L'Avenir du Nord, 11 décembre 1908, vendredi 11 décembre 1908
Douzième année — No Journal hebdomadaire — Deux cents le numéro Vendredi, 11 décembre 1908 I % ORGANE LIBERAL do'DISTRICT ot ERREBONNE.LC /NOT D! L'AVI N.9 C$T OAtQ LC PfBPU MlM iHaui vwmkj PHojPtmn uq, ou sj i^uaojrr 1ER.Abonnement : Un an [Canada].$1.00 “ [Etats-Unis].1.50 Strictement payable d’avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : IJ c.la ligne agate, par insertion.Annonces légalos : 10 c.la ligne nonpareil, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.«CSUSSZk SOMMAIRE La vérité sur la Chine : J.-L.de Lanessan -es idées en politique : Ji p Législation intéressant le travail La politique libérale : Notre bétail Méli-Mélo.Poésie : •• la mort ” : E.de Nevers Chronique, •• Egoïsme ’’ : Lh-nri Koullaud Saint-Jérôme il y a trente ans .Nouvelles.de Lia-Toung et, à Port-Arthur, l’Angleterre La vérité sur la Chine Il n’y a pas un pays sur lequel autant d’idées fausses et d’erreurs de tous genres sont répandues que la Chine.Sans vérifier les renseignements que l’opinion publique nous apporte, sans étudier ou du moins sans examiner avec attention et un esprit fibre la vie et le caractère des Chinois chez eux, nous nous contentons, la plupart du temps, de jugtr ce peuple d’après les ou-dit et principalement d'apres les piètriê spécimens que l’émigration conduit sur notre sol.Est-il étonnant que les jugements que nous portons dans de telles conditions soient erronés et injustes > Nous voulons aujourd'hui mettre sous les yeux de nos lecteurs désireux de s’instruire et de s’éclairer afin de mieux juger hommes et choses, l’opinion d’un journaliste renseigné sur Ja Chine.Elle n’ira pas sans nous surprendre, car elle apporte à la question de la Chine et des Chinois un atpect peu banal, qui sort de l’ordinai re et contredit les idées répandues partout sur eet empire vers lequel le monde a les yeux tournés en ce moment.M.J.-L de Lanessan, ancien ministre do la marine en France, directeur politique du Siècle, de Paris, écrit l’article suivant sur “ la situation en Chine ” : o C O LA SITUATION EN CHINE La disparition simultanée de l'empereur de Chine, que remplace un enfant ce trois ans, et de l'impératrice douairière Ts’eu-hi, qui, [depuis de nombreuses années, était la souveraine véritable de Umpire du Milieu, attire naturellement l’attention de l’Europe sur la situation de la Chine.L’empire chinois va être gouverné par le prince Tchouen, père du nouvel empereur, appelé à la régence par l’impératrice douairière, dont il avait toute la confiance et dont il est probable qu’il continuera la politique intérieure et extérieure.C’est dite que, d’une part, il se montrera favorable a la réalisation des réformes demandées par le peuple chinois et que, d’autre part, il poursuivra l’œuvre d emancipation de la Chine, par rapport aux étrangers, que l’impératrice LVu-lii avait entr» prise.Ce furent lu.en effet, les deux traits caractéristiques de la conduite tenue, pendant pics de quarante ans, par l’impératice qui vient de mourir.Et c’est par là que s’explique lauto rite considérable dont elle a joui aux yeux du peuple chinois.Celui-ci, en effet, n’a rien de commun avec le portrait que 1 ou s’est plu à en tracer, en Europe, jusqu’à ces dernières années.Quoique très attaché à sa religion, qui est le culte des ancêtres exercé par le che-f tie la famille, à ses mœurs, à ses traditions nationales, à son costume et à sa longue tresse, il n’est nullement, comme on l’a tant de fois répété, hostile au progrès.Ni sa religion, ni ses traditions ne contiennent lien qui le rende conservateur à outrance.Il adopte volontiers ce qui, dans les usages quotidiens, lui paraît bon.chez les étrangers avec lesquels il est en relations.De plus, son esprit est essentiellement démocratique.11 n’a jamais connu d'aristocratie terrienne et s’est toujours montré tellement hostile à la formation d’uno aristocratie militaire qu’aucun lettré no s’abaissa jamais à solliciter les grades et les fonctions de l’armée.On me fera peut-être remarquer que le peuple chinois s’est, toujours montré peu favorable à la pénétration des étrangers dans 1 intérieur de son territoire et l’on tentera d’on conclure que sa conduite était inspirée par une hostilité très prononcée a l’égard dts mœurs européennes et de la civilisation occidental.C est la thèse que soutiennent volontiers les ni.naires, dont l’intérêt est de la soutenir, voyageurs qui ont vu la Chino a traven préjugés.La vérité est que, si les Chinois se sont toujours défiés et se défient encore des étrangers, c’est qu’ils ont eu cruellement a souffrir do leurs relations avec eux Au dix-neuvième siècle, plus la Chine se montra bienveillante à l’égard des étrangers et plus elle en souffrit.En 1839 pour avoir sais, quelques caisses de l’onium indien avec leq n 1 ?Angleterre ompoiso|.e les populations ch,-ernemoftt de les mission-et les leurs - f“'t céder le port de Weï-Hai Wri, a la pur te du go fl- du IV-Tihili et à deux pas de Pékin tan-lis que l’Allemagne prend Kiao-Tchéou, dans le Chan- ! >ung, que la Franco so fait donner lvouang-Tehao-AVang, en face de i’ile de ilaï-Nan, et que tous les oouvernements contraignent celui de Pékin à concéder des chemina de fer à leurs nationaux.l*aut il s’étonner qu eu 19u0, avec la complicité, dit-on, de l’impératrice Ts'eu-hi, I’insur-rection dite des n Boxers a ait tenté de rejeter les étrangers hors de Tien-Tsin et de Pékin J N y avait-il pas dans ce fait, pour les observateurs attentifs, l’indication du réveil patriotique d’un peuple résolu à ne plu» se laisser dépouiller par hs étrangers et à défendre son territoire contre le dépècement dont l’Europe lo menaçait ?Hostilité contre le progrès ?Non.Hostilité contre l’étranger spoliateur et conquérant?Oui.Voilà ce que contenait et ce qu’indiquait très manifestement l’insurrection des Boxers.Lt voilà ce que signifie par-dessus tout le mouvement réformiste actuel.La partie violente, révolutionnaire des réformistes a déjà succombé sous les mesures de répression prises par l’impératrice Ts’eu-hi, mais sa partie modérée était manifestement encouragée par cette dernière.C’est pour lui donner satisfaction qu’elle avait fait préparer les bases d une Constitution, tandis quelle travaillait à la création d’une armée assez forte pour protéger l’indépendance de la Chine et assurer l’intégrité de son territoire.Cette armée apparaîtra formidable le jour où son organisation sera complète, car les Chinois sont aussi patriotiques que courageux, et la population de la Chine est ia plus nombiffu-se qu’il y ait au monde.Ajoutons que, grâce à l’immense étendue de ses côtes et à l’habileté de ses innombrables marins, la Chine pourra, quand elle ie voudra, sc doter d’une marine de guerre de premier ordre, et l’on aura une idée de l’importance du mouvement à la fois patriotique et réformateur dont los populations chinoises nous donnent, depuis quelques années, lo spectacle.11 y a des gens, en Europe, qui nient l'importance de ce mouvement, parce qu’ils croient la Chine incapable de réorganiser son gouvernement et son administrai ion et de trouver les ressources financières indispensables à la création de l’outillage économique d’un empire de 400 millions d’individus.Eh bien ! ceux-là se trompent, parce qu’ils n’ont que des idées fausses iclarivcim-nt à l’oiganisation actuelle de la Chine et au caractère de ses populations.Notons d’abord que le peuple de Chine est entièrement homogène.Les dialectes qu’il parle varient de province à province, mais sa langue écrite est la même sjr tous les points de l’empire, tous ses lettrés reçoivent la même instruction avec la même éducation morale, civique et politique, tous ses enfants savent lire et écrire et tous l’ont appris de la même manière, dans les mêmes livres.Aussi n’y a-t-il pas de peuple dont l’unité morale soit comparable à la sienne et n’y en a-t-il pas eu dont la marche vers le piogrès se soit réalisée avec l'ensemble que nous constatons aujourd’hui en Chine.Tl faut noter encore que l’organisation politique et administrative de la Chine est loin d’être aussi défectueuse qu’on le croit généralement en Europe.Tous les progrès pourront y être réalisés sans qu’on ait à modifier ses rouages essentiels.Ties solidement fondées sur la religion des ancêtres, les familles chinoises Tepiéscnteut beaucoup mieux qu’en aucun autre pays, les molécules sociales dont l’association harmonique est indispensable à toute société humaine.Ces familles, à leur tour, trouvent dans des communes fortement constituées et jouissant, à tous égards, de droits très étendus, un moyen d’action puissant sur les pouvoirs publics.Ceux-ci sont suffisamment décentralisés pour que les affaires puissent être conduites avec rapidité et leur puissance est assez bien contre-balancée par les libertés communales pour que leurs abus ne dépassent pas certaines limites.Il suffira d'introduire dans cette organisation l’activité qui lui manque et de la faire contiôler par des assemblées électives, provinciales et nationales pour que la Chine n’ait rien à envier aux gouvernements du l’Europe les mieux constitués.Il n’y a pias aujourd’hui un seul Chinois instruit qui no reconnaisse la nécessité de ces réforme' ot qui no soit prêt à donner son con-cour- à leur réalisation.Is» Chine entière veut être forte et veut posséder dos institutions libérales ; elle est assez intelligente pour atteindre rapidement son but île liberté et assez ri-cho pour faire face aux nécessités do la puissance qui assurera son indépendance.Il faut donc s’attendre à ce que l’ouverture d’un nouveau règne soit marquée par une accélération do sa marche vers le progrès.J.-L de Lanessan nantes.C’est ce qui explique pourquoi, en vérité, elles u’ont jamais surpris personne et pourquoi, même avant le vote, on pouvait prédire le résultat.Evidemment, pendant le combat, les conservateurs n’ont pas voulu admettre leur pauvreté et leur faiblesse.Mais maintenant que la poudre de la bataille s’est dissipée et qu’une fois de plus le champ reste couvert des cadavres conservateurs, débris décimés de l’ancienne grande armée de Sir John MacDonald, nos adversaires cherchent les causes de leur quatrième défaite.Ceux qui sont sincères se rangent enfin de notre avis et avouent qu’ils ne sauront jamais vaincre tant que leur programme restera vide d’idées larges et nouvelles.Ecoutez un conservateur qui a écrit dans la Patrie plusieurs articles " sur les causes “ de ia décadence du parti conservateur en “ l’an 190S ” : La politique libérale Notre bétail Av at 1S9G, il était presque impossible do vendre notre bétail canadien.Notre marché était encombré ot les cultivateurs, fatigués do .aurifier à vil prix lours produits, allaient aban donner cette branche importante de l’exploitation agricole.Deux grandes causes contribuaient à cet effet : l’interdiction dont nos bestiaux étaient I frappés en Angleterre nous empêchait d’expor- iuventeur ingénieux qui suggère d’introduire i ter sur ce marché notre bétail destiné a l’on- J’ai, par devers moi, lo manifeste de 1904 de Borden, et son programmo de 1908, et j’y cherche en vain un idéal.un idéal susceptible de remuer les masses, d’enthousiasmer la jeunesse, de convertir les hommes d’affaires, en un mot d’emporter haut-la-main le suffrage populaire ; mais non, c’était un semblant de programme, un programme va coin me-je-te pousse que nous avions.Aussi, je ne crains pas d’af-firuier ce fait patent, c’est à savoir : peut-être dans aucun des comtés que nous avons gardés ou enlevés, nous no pouvons dire avec certitude que c’est la politique du parti qui a remporté la victoire ! ! Tels Jacques-1.'artier, Charlevoix, Terrebonne, Argenteuil, où lonk, Forget, Nau-tel et Perley ont eu un succès personnel.J, kin LES IDÉES Efi POLITIQUE C’est une profonde satisfaction pour nous d’entendre un conservateur affirmer et con-limier ce que depuis longtemps nous nlhr-mons nous-même sur le compte du çarti conservateur.' , Bien des fois nous avons écrit que la ‘ irrandc faiblesse de l’opposition était dans ’ ' son programma- De 181)6 à 1908, les con- uomos, le gouvernement oe - «j»» guerre où .1 ^ni l’île de Hong Kong.En Ko(, l’assassinat de missionnaires par de.lions que le prosélytisme chrétien exaspérait est suivi d’une guerre violente, au cour, do U- ont filit la lutte avec des cris r!e" T*,n’ffé/ n*les^TsIphJt.U qu’avec des idées.Or.le peuple, et lea palais impériaux piHA* P*r ,es.1 * • ourop^piïfîc^» tandis MlïC qucllo Canton _ .""’emparait j ù moins'd’être entraîné dans une panique ouropee,«.ce, •«- v k |ft nulle de par des voix puissantes portant aux quatre do territoires sur 1 Amour- U d(1 ju ,,aVs des cris étourdissants soule- ccttc guerre que nous „„.,bi- | vant „„ préjugé popuhure, le peuple, d.- En 1884, nous nous j^^nous.ne se contente pas de cris, il lui Chine Cochinchino ot que se lions sur l’Tndo Chine.du Tonkm et nous forçons la emparons au iuiism •• , • -, à nous céder la suzerainot- qu > 1 .].j„ • , _ .:1,1m sur l’cniDite d Aunam.m puis des siècles sur l’empne o-—-1895, à la suite de la guerre s.no-japonai.O, lo sons faut autr Le parti conservateur, déclare cet écrivain, se doit à lui-même de se présenter devant le peuple avec autre chose qu’une critique de mal-administration, une kyrielle de scandales et des promesses d’économie.Enfin, l’opposition s’aperçoit qu’il faut des idées à un programme politique et que le sien n’en comporte aucune vraiment digne d’attirer les suffrages populaires.11 n’est pas trop tôt pour les partis politiques de comprendre que les idées plutôt que les hommes et surtout plutôt que les préjugés doivent dominer un parti et constituer un programme.Le bien public comme l’éducation inorale et l’avancement intellectuel de chaque citoyen l’exigent.Les deux partis ont ici à s’améliorer, à s’élever davantage et à se rendre plus dignes du grand rôle qu ils ont à remplir.Nous nous réjouissons de l’éclat jeté sur le parti libéral et tout le Canada par la haute personnalité de Sir Wilfrid Laurier.Mais nous sommes fiers surtout des grands projets, des idées de large politique nationale, des vues profondément libérales que cet homme d’Etat a fait pénétrer dans le programme de notre parti.Que les conservateurs quittent les bas-fonds où ils piétinent depuis près de quinze ans ; ou’ils s’unissent autour d’un homme capable de leur fournir un programme à Idées, et nous en serons heureux.Car, si nous aimons notre parti nous donnons certes la préférence à notre pays dont le développement dans le présent, et surtout dans l'avenir, demande des hommes et des idées chez ceux qui gouvernent aussi bien que chez ceux qui aspirent ù gouverner.Jep.graissement, et les règlements de quarantaine fermaient l’accès des Etats-Unis à nos exportations do jeunes bestiaux.Le gouvernement libéral ne tarda pas à apporter le remède au mal.Les conservateurs avaient essayé do faire abolir ces réglements de quarantaine.Li s cultivateurs canadiens savaient parfaitement qu’il existait sur lo marché américain une vivo demande, à des prix rémunérateurs, pour notre jeune bétail canadien.Ils murmuraient de se voir exclus de ce marché, à cause de l’obliga-I tion qu’il y avait de détenir le bétail à la frou-tièro pendant quatre-vingt dix jours.Ces règlements absurdes empêchaient l’acheteur américain et le vendeur canadien, également avides de nouer ensemble des relations commerciales, de se rapprocher en vue d’un résultat pratique.Soit ignorance, impéritie ou incapacité, le gouvernement conservateur prétendait qu’il était réduit à l’impuissance.Le gouvernement libéral sut mieux faire que do désarmer.Eu 1897, il députait à Washington lo ministre de l’agriculture, qui, après quelques pourparlers, conclut une entente qui faisait disparaître l’obstacle réputé iufranchissa-ble.Le lésultat ne trompa point l’attente.L’engorgement de notre marché canadien cessa tout à coup, le prix du bétail haussa d’une façon considérable, et depuis lors, notre marché a permis à l’exploitation de cette branche do l’indus trie agricole des développements inattendus.Durant les cinq années qui suivirent l'abolition de la quarantaine, nos exportations atteignirent un chiffre énorme.Au lieu d’une exportation de 3,737 têtes do bestiaux, valant $64,216, pour los cinq années terminées le 30 juin 1890, on comptait, pour les ciuq années suivantes, terminées le 30 juin 1901, une exportation de 339,970 têtes, évaluées a $5,339,000.En 1896, la moyenne du prix par tête était de $5.40.En 1901, cette moyenne s’élevait à $19.27.La catégorie do bestiaux exportés dans la suite a été d’une qualité bien supérieure, comme l’indique ie prix moyen obtenu ces dernières années En 1906, les 4,720 têtes de bestiaux que nous avons exportés ont rapporté $206,000, ce qui fait une moyenne de $40.00.En 1907, le prix d’exportation n'a pas été inférieur a $58.00 par tête, les 0,071 têtes de bestiaux exportées, cette année-là, étant évaluées à $558,000.Quelques tories signalent le fait que, ces années dernières, nos exportations de bestiaux aux Etats-Unis ont décliné.Nons donnerons, dans un article subséquent, les raisons de ce déclin, et nous verrons que ce fait n’amoindrit nullement l’importance de la réforme de 1897.Législation intéressant le travail Le travail des prisonniers Iæs prisonniers condamnés à l’incarcération dans la prison commune sans mention de travaux forcés dans Québec, peuvent aussi faire et accomplir des travaux, au dehors comme dans les limites de la prison, sous l’autorisation du lieutenant-srouverneur-en-conseil.Les personnes condamnées pour une première offense ne peuvent faire de tels travaux qu’en dedans des limites de la prison.Les personnes condamnées à l’incarcération sacs qu’il soit mention de travaux forcés dans le jugement les condamnant, peuvent être employées tel que pourvu audit paragraphe 1, pourvu qu'elles y consentent et que le géofier n’y voit pas d’objection.Le paiement des gages des prisonniers incarcérés tombaient précédi minent dans le trésor provincial, mais en vertu d’une disposition nouvelle, “ quand un délinquant condamné à l'emprisonnement pour une infraction quelconque, a une femme ou une femme et des enfants qui dépendent de lui pour leurs besoins, les gages gagnés par ce prisonnier sont payés par le shérif à la femme ou à la femme et aux enfants, selon le cas En vertu d’une loi violée touchant 'l'inspection des prisons, les inspecteurs ont le pouvoir do faire des règlements pour l’administration dos prisons commun»* do la province, touchant l’emploi dos prisonniers dans l’intérêt du trésor public.dans le tube conducteur de la fumée un bouchon de inoollo végétale, saturé de sulphate de fer (couperose), substance qui a la propriété d’absorber la nicotine.Comme la fumée passe à travers le tube, toute la nicotine qu’elle contient est recueillie ot retenue par le bouchon de moelle, et lo système du fumeur en devient exempt Lorsquo le bouchon est saturé, ou l’ôte aisément et on en met un autre.Cette invention est applicable aux porte-cigares, aux porte-cigarettes, aussi bien qu’à la pipe, do sorte que, quelle que soit la méthode do fumer que l’on adopte, on pourra toujours jouir do cet exercice, abhorré do plusieurs, mais chéri du plus grand nombre, sans danger pour lu santé, giàce à ce nouveau désinfoctaut.On pourra même dire, après cotte modification, que l’usage de fumer deviendra chose bienfaisante, en autant que, d’après l’assertion des chimistes, la fumée de tabac est un puissaut antiseptique.En effet, lo tabac qui brûle produit, ou quantité considérable, une des substances germicides los pluH fortes quo l’on connaisse, la formoldehyde, dont une partie, au moins, est nécessairement absorbée par lo fumeur.Donc, s’il n’est pas à souhaiter que tout lo monde fume, est-il grandement désirable que tous ceux qui fument aient recours au salutaire bouchon de moelle.Intéressant à savoir Il y a 2,750 langues.Il meurt 2 personnes par seconde.La moyenne de la vie humaine est de 31 ans.Un vent modéré souffle sept milles à l’heure.Une tempête parcourt 36 milles à l’heure.Un ouragan parcourt 80 milles à l'heure.Lo son parcourt 744 milles à l’heure.L’éclair parcourt 192,000 milles par seconde.L’électricité parcourt 288,000 milles à l’heure.„Le premier bateau à vapeur traversa l’Hud-son en 1807.Le premier bâteau en fer fut bâti en 1830.On fit usage de la locomotive aux Etats-Unis en 1829.La première presse à imprimer fut introduite aux Etats Unis en 1629.Lo premier almanach fut imprimé par George Von Furback en 1480.Jusqu’à l’année 1777 on a fait le coton avec “ le rouet à la main.” Le premier engin à vapeur fut importé en Amérique on 1752.Un acre contient 4,840 verges carrées.Un mille carré contient 640 acres.Il y a dans un mille, 8,580 pieds ou 1,760 verges de longueur.I! y a 2 pieds qans un cube.La main mesure 4 pouces.Un baril de fleur pèse 196 livres.Un baril de lard pèse 200 livres.U n baril de poudre pèse 25 livres.Une belle manifestation d’amitié Les nombreux amis de M.Victor Gaudet, avocat, de Montréal, lui ont fait, jeudi soir de de la semaine dernière, une fête splendide qui démontre en quelle haute estime ils tiennent ce jeune et brillant compatriote Le président du club Choquette et le président du club Décary, entourés de nombreux amis dont iis se sont fait les interprètes, pré- < )VÏ eli | jsentèrent deux adresses à M.Victor Gaudet.Ce dernier remercia ses amis avec l’éloquence charmeuse qu’on lui connaît.Plusieurs autres discours furent aussi prononcés o cette fête de l’amitié, à laquelle prirent part des personnalités marquantes de la politique.# ï'irèyi i'i Vi,'.ItV.V i «rVrêri rV'ÎTïriTÏtïr ViV,,’» y.ViSÏ lil'iVî IfWW î Chaleur de la terre Des savants de haute position nous promettent que, dans un avenir assez rapproché, la chaleur intérieure de la terre sera utilisée comme force industrielle.Une comparaison des températures souterraines a été faite, en ces derniers temps, et l’on a trouvé une augmentation d’un degré par chaque espace de 60 pieds en profondeur.Toutefois, la croûte terrestre est plus chaude en certains endroits qu’en d’autres.Un thermomètre, abuissé dans les puits à proximité de Pittsburg et de Wheeling, accusa 129 degrés, tandis que le même instrument, à 4,900 pieds de profondeur, dans la mine Hécla et Calumet, n’enregistra que 100 degrés.Le professeur Hallock, de l’Université Colombia, affirme qu’il ne serait guère difficile d’obtenir de la vapeur des entrailles de la terre.Ou sait que de l’eau chaude, tirée d’un puits, est employée à chauffer uue maison dans la ville de Boise, état d’Idaho.La difficulté ne servit pas d’obtenir la vapeur, ce qui ne serait qu’une question do dépense et de forage ; elle consisterait à trouver une méthode par laquelle on pourrait faire touiller l’eau ordinaire à une profondeur où elle deviendrait bouillante et remonterait eu cet état, sans interrompre son cours, Lo professeur Hallock a un projet pour rendre la chaleur terrestre d’un usage commercial.Cette entreprise, quelqu’immense qu elle puisse être, no serait pas, prétend-il, au-delà des principes qui règlent les grands travaux de nos jours.La révolution haïtienne Comme nous le disions ici la semaine dernière, Nord Alexis, le président de la république Tabac rendu îuoftensif Généreuse ! mut, .y ’chose : et depuis douze ans les conservateurs n’ont rien eu autre chose t\ lui offrir., __ Les défaites successives essuyées par co parti politique ne sont donc pas surpre- Notro consœur la Nation annonce qu’elle '* tirera à une couple do mille exemplaires un superbe calendrier ecclésiastique qui sera envoyé à tous ses abonnés ”.A ce compte-là, chaque ahotiné en aura an moins deux 1 Le jeune garçon qui tire une bouffée de fumée de sa cigarette, la souffle à travers un mouchoir et montre celui-ci taché de jaune, explique à ses compagnons que cotte tache est produite par la nicotine du tabac retenue par la toile.Ceci est une expérience familière aux enfants des écoles.Toutefois, l’explication est fausse, puisque la substance déposée sur le mouchoir n’est pas de la nicotine, mais du goudron de bois La nicotine qui, comme on le '•ait, est l’alcaloïde caractéristique du tabac, ne se sépare point si facilement de la fumée.Une méthode, relativement simple, pour obtenir .-e résultat, vient d’être propct.ee par un d’Haïti a été forcé par la révolution de céder •sa place à un autre.Cet autre, selon toutes les probabilités, sera le général Simon et non le général Légitime, comme on l’avait cru tout d’abord.Nord Alexis, qui compte plus de 90 ans, gouvernait en dictateur.De plus, les finances du pays, qui ne furent jamais bien brillantes, étaient compromises par la mauvaise administration du vieux président.Toutefois, Nord Alexis a déployé, surtout dans la crise actuelle qui termine sa carrière, une énergie et une ténacité admirables et rares chez un homme do sou âge.Il est à craindre, maintenant, que les rivalités, les différentes factions qui divisent la population, ne troublent, pendant quelque temps encore, la paix et la concorde de la république d’Haïti.Nous avons entendu quelqu’un s’étonner du fait que les principaux chefs de cette république noire portent des noms français.Il faut se rappeler que cette Ile d’Haiti fut, il y n un peu plus de cent ans, une colonie française.I/îs Haïrions sont des Français à peau noire ou brune et leur civilisation, si elle est rudimentaire, n’en est pas moins d’origine purement française.11 n’y a pas que les noms de famille qui rappellent aux contemporains de notre époque que cette île fut la florissante Saint-Domingue du dix-huitième siècle.Sachons que la langue française est la langue officielle du pays, comme elle est aussi la langue du clergé et des instituteurs.Le.patois même des nègres illettrés des campagnes est un patois dérivé du français.Les quelques journaux qui se publient à Haïti sont rédigés en français, c’est aussi en français que sont imprimés le papier-monnaie et les timbres-poste du pays.Le peuple haïtien, plus d’un siècle après avoir conquis son indépendance, cherche encore péniblement sa voie.Les autres mondes LA MORT .Oui, la mari, c'est la rua', sans réveil, sans aurore, Au il où luule beauté, tout rayon s'engloutit, C'est le dernier sommeil qu'aucun lève ne dore Qu’aucun espoir humain ne trouble ou n'a/faiblit.Quand sur un être cher la tombe s’est fermée, Aos larmes sunt en vain, nos regrets super/tus.Itien ne peut rappeler ta pauvre dmc envolée.Ceux gui nous oui quilles ne nous reviennent plus.Pourtant, au champ de deuil, près de l'église, « l'ombre De l’humble croix de.bois, sous les épais gâtons, La mort me semble envoi e moins cruelle et moins f sombre Que ncsl la vie au sein de ccs mornes prisons Ou grouillent, entassés, sans amour, sans famille.Sans espoirs, sans regrets, appelant la pitié, — Tels des flambeaux éteints oii nul rayon ne brille,— Ces pauvres malheureux dont l esprit a sombré.Le cadavre a du moins sa pudeur ; — la poussière, Les ossements noircis se cachent sous les /leurs ; Kl la brise embaumée, en passant sur la bière, Aous en fail oublier les mortelles horreurs.Kdmcnd d; AEYERS.Ce poème inédit do notre regretté compatriote do Nevers, vient d’ôtro communiqué par Henri d’Arles à M.de Tonnancourt, rédacteur de Y Indépendant, de Fall River.plus houreux que ses dovanciers, car en n-sts-o-uoroie, comme en toutes choses, la chance joue un rôle prépondérant.Ces huit satellites, retenus dans leurs orbites par la puissante attraction du monde qui porto le nom du dieu des dieux de l’Olympe, sont, pour les jupiterrieus, s’ils existent, une source continuelle dos plus pures jouissances, le spectacle de ces huit lunes se levant sur l'horizon de l’astre-roi devaut être véritablement magnifiques.Quelques astronomes supposent que le huitième satellite n’est autre que la comète 11 Lexell ”, qui n’a pas donné de ses nouvelles depuis un siècle, èî qui aura été retenue dans le rayon de l’attraction do Jupiter en passant à quelques ccutaiues do millo lieues de lui.l.a chose n’a rien d’impossible, mais reconnaissons que nos petits intérêts, nos puériles ambitions sont bien peu do chose lorsqu’on les compare à ces gigantesques drames de l’espace infini I L’état des récoltes Iji récolte dans la province do Québec a ea à soupir d’un double désavantage.D’abord, la belle saison a été tardive et lorsque les beaux jours sont venus, nous avons eu à traverser une trop longue période de sécheresse.Des régions entières de la province en ont considérablement souffert et il n’y a rien de surprenant que les statistiques accusent une moyenne de rendement inférieure aux prévisions du mois de juin dernier.Toutefois, si pour les grains et fourrages, la récolte a été moins abondante qu’on ne le pensait, il faut dire que la qualité est bonne.La récolte dos pommes do terre a été cause de déception en plusieurs endroits.Toutefois, le prix de 70 à 75 cents qu’elles atteignent sur les marchés n’est pas si élevé que l’on puisse dire que la récolto a été manquée.Nos cultivateurs ont d’ailleurs vu leurs denrées ee vendro pendant toute la samon des prix élevés, qu’il s’agisse du beurre, du fromage, des œufs, des volailles.Les'exportations du fromage dont le prix a été soutenu étaient, pour les ports de Québec et Montréal, fin octobre depuis le premier mai : Montréal., Québec ., 1908 .$2,164.626 ,.60,202 1907 $1,912,247 55,792 82,224.828 $1,967,039 Jusqu’au bout La Nation dit “Une loi qui forcerait les contestations “ (d’élection) à se rendre jusqu'au bout ne se-“ rait-elle pas un moyen des plus effectifs pour “ endiguer les progrès grandissants du mal de “ la corruption électorale 1 ’’ Nous sommes de cet uvis : quant à contester il faut aller jusqu’au bout.Elle n’est pas contente On dit que la Nation est enchantée de voir que l’élection de M.Bruno Nantal comme député de Terrebonne est contestée.Mais, peur parler comme elle-même, c’est de la blague.Il ne faut pas ajouter foi à de pareils on-dit.La récolte de l’Ouest M.W.-U.Fowler, secrétaire de la Northwest Grain Dealer’s Association, vient de communiquer à la presse les évaluations suivantes de la récolte dans le Manitoba, l’Alberta et la Saskatchewan : Blé : 6,055,600 acres, rendement moyeD, 16.4 boisseau par acre, soit 99,311,840.Avoine : 2,607 acres, rendement moyen, 34.6 boisseaux, soit 90,202,200 boisseaux.Orge petléo : 855,550 acres, 24.4 à l’acre, soit 20,S77,S60 boisseaux.Lin : 123,420 acres à 9.3 boisseanx à l’acre, soit 1,147,806 boisseaux.Le géant do notre système : Jupiter, qui est quatorze cents fois plus gros que notre minuscule planète, possède huit satellites, le huitième venant d’être découvert par un observateur Ridicules réactionnaires Les préjugés cléricocaux de la Vérité ot de la Croix ont été remués par l'entrée du jugo Martineau dans le conseil de l’instruction publique.Pensez donc, ce monsieur s’est déjà déclaré en faveur de l’enseignement obligatoire, de F uniformité et de ia gratuité des livres I Les droits de l'Eglise en sont ébranlés, sans donte.Mais heureusement que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle, puisque Tardivel et Bégin sont là.- En vérité, ccs inquisiteurs égarés dans notre siècle sont abs"' .ment ridicules. L'AVENIR DD NORD 14 DECEMBRE 19C8 Aux amateurs de légumes Après l'hydrothérapie, l’éloctrothérapie et la musicothérapie, voici le tour do la lugumothé-rapio.Les légumes influent sur la santé physique et morale ; employés judicieusement, ils guérissent bien dos maladies et changent notablement notre manière d’être.Ainsi, 1# prmmo do torrü équilibre l’esprit, calme la pensée, mais, à la longue, provoque l’apathie et l'indifférence.Les gros mangeurs de ce tubercule ont plus do raisonnement que de cœur.Avez-vous uno maladie de foie 1 Etes-vous bilieux, jaloux, atrabilaire, rancunier, rageur?Mangez des carottes, olles vous adouciront, le caractère, vous deviendrez aimablo, bienveillant, do rapports facilos.Les épinards développent les rêves ambitieux, leuergio, la constance de la volonté.Ceux qui préfèrent i’oseillo tombent dans lo découragement, la tristesse et dos sommeils fatigants.Les haricots verts et les crosnes du Japon procurent des rêves aimables et élargissent los pensées et les sentiments artistiques.Travailleurs manuels et intellectuels, mangez des haricots blancs, ils sont réparateurs du système nerveux, plus riches et plus toniques que la viande elle-mèine.Attention ! Que le correspondant de la Pairie fasse bien attention aux renseignements qu’on lui donne.Ainsi, quelle garantie a-t il quand pour publier une nouvelle il se base sur les affirmations de ceux qui ont perdu un paii de $1,000 en soutenant uno fausseté.Les propos de telles gens ne sont pas des critériums de véracité.Petits cadeaux Lee petits cadeaux entretiennent l’amitié, dit-on ; maie il est un pays où ils entretiennent plus que l’amitié : ils donnent à leurs h'-ureux bénéficiaires les moyens de mener une existence fastueuse, témoins les “ petits cadeaux " que vient de faire à l’occasion de ses noces d’or M.Singer, un des rois do l’acier, aux Etats-Unis.Ce nabab généreux a distribué à ses enfants et aux membres de sa famille présents au diner qu’il a offert à cette occasion pour quatre-vingt millions de titres et de valeurs qui étaient placés en petits paquets devant chacun des convives ! On peut se figurer l’ahurissement de cette famille, qui ne s’attendait guère à ccttc pluie bienfaisante.M.Singer se retire des affaires ; mais, malgré ses » petits cadeaux il garde encore une centaine de millions qui lui permettront sans doute de ¦> vivoter n ! Plus catholique que le pape La Croix, de Montréal, persiste à dire que les catholiques de l’Ouest n’oat même pas, dans leurs écoles, la substance de leurs droits.Si les éternelles doléances des cléricaux excentriques de la Croix sont fondées, comment se fait-il que Mgr Sbaretti, le fondé de pouvoir du Pape au Canada, n’a jamais protesté et ne proteste pas ?Le délégué du chef suprême de l’Eglise laisse donc fouler aux.pieds les droits substantiels et essentiels des catholiques ?Répondez-nou8, o Crux ! k&b&sbss x-xx-x x-z-s-z r-x-x-x z-x-x-xx-x-z-r x-xx-x H w - I z-z-x-zz-z-z-z zz-z-z x-xx-x rx-z-z-zx-zx x-xx-x si*» g CHRONIQUE -Cl- EGOÏSME nA C’EST un fait irrécusable et d’une 2 constatation aisée, que rien ne rani- mo ]0 sentiment de la vitalité chez les gens comme d’apprendre que cette vitalité vient d'être lésée chez autrui.Après la première stupeur qu’inflige toujours l’idéo que nous ne sommes ni invulnérables ni immortels, la satisfaction do nous sentir indemnes se multiplie par la vivacité des sensa- la victime tions pénibles quo doit éprouver malchunceuse.Ce que gagnent les chanteurs célèbres en Amérique.On sait que l’Amérione s’accapare les grands artistes, entre autres les plus célèbres chanteurs de l’Europe.Il faut savoir quels salaires fabuleux les grands opéras de New York payent à ces célébrités du gosier On apprendra avec stupéfaction que durant le court espace de quatre mois, M.Enrico Caruso gagnera cette année $120,000; Melle Mary Garden, $80,000 ; M.Renaua, $00,000.Caruso reçoit à l’Opéra Metropolitan, de New-York, un cachet de $2,000 par représentation, mais aussi, la recette du Metropolitan atteint, ces soirs-là, $12,000.Pensées Les tyrans ont opprimé la pensée humaine en l’empêchant de se manifester, ils ne l’ont jamais gouvernée.Lacordaibz.ooo On est sublime quand on ne craint pas d'être ridicule.Georges Sand.Pour rire Fin de conversation dans un salon.— Quand chacun aura son aéroplane, dit Plaisantin, la philosophie y gagnera, car les caractères s’adouciront.— Comment cela ?s’exclame-t-on de toutes parta — Dame, avouez que l’on s’habituera à passer par-dessus bien des choses ! J’ai assisté récemment à une petite scène qui vient confirmer cette maladie morale.J’étais invité à un repas dans uue maison aimable, à l’occasion d’une fête do famille.Los convives étaient assez nombreux et l’on n’attendait plus, pour se mettre à table, que l’arrivée d’un vieil ami do l’amphytrion.Seulement, le vieil ami, contre ses habitudes, se faisait attendre.L’attente a toujours quelque chose do pénible ; elle se gradue du petit désagrément à l’angoisse vive.Elle dérange l’harmonie supposée des choses.Elle éveille l’inquiétude du mystère.Elle froisse notre sons le plus intime de confiance en la bonne foi du prochain.Elle nous apparaît comme un manquement à un pacte sacré.Elle blesse notre égoïsme, elle irrite notre sensibilité.Par elle, une porte secrète s’ouvre sur le noir, sur l’incounu, Que! malheur va nous frapper, se demando-t-on ?Tel était l’état des convives, ce jour-là.Je ne jure pas, par exemple, que la faim n’avait aucune action sur la mauvaise humeur dissimu-mulée de tout le inonde.— Comme c’est fâcheux d’attendre ainsi, dit la maîtresse de maison avec un sourire moitié figue et moitié raisin.Cette simple observation donna corps au malaise latent dont tout le monde souffrait.— Lui toujours si exact ! ponctua l’amphytrion.Personne ne répondit d’abord.La qualité d’invité mettait un sceau sur toutes les lèvres, mais, Evant faim, chacun maudissait l’absent.Un silence plein de gêne régnait dans le salon, et l’on sentait que la minute était proche où l’on passerait à la salle à manger en dépit de l’absence du vieil ami.Soudain, un des familiers s’écria : — Chez moi, par principe, passé l’heure je n’attends personne : tant pis pour qui manque.C’était raide, convenez-en, et je ne sais trop comment la chose aurait pris fin, si une servante alerte et mutine n’était entrée à cet instant, présentant un billet à Madame.— Ah ! mon Dieu ! fit-elle en passant le billet à son mari.Celui-ci ie lut à son tour, sans tenir compte des interrogations qui lui étaient posées : Est-co de lui?— Est-il malade?— Vous paraissez ému.etc., etc.Monsieur ne se presse pas de répondre.Avec le sentiment inavoué d’importance que nou3 inspire toute nouvelle à effet dont nous sommes détenteurs, il parcourut le salon d’un coup d’œil circulaire, toussota, passa la main sur son front et dit, en s’efforçant do mettre un trémolo dans sa voix : — Notre vieil ami s’est démis l’épaule.Après tout, le vieil ami de la maison n’était pas le vieil ami des personnes présentes ; la plupart même ne le connaissaient que de nom.Aussi cette nouvelle fut elle accueillie avec une sorte de béement, avec cet air de désarroi que prennent, faute d'expression émue, ceux qui apprennent un malheur qui ne les touche en rien.Cet air un peu hagard marque du moins au naturel qu’ils sympathisent à leur façon avec l’idée d’un accident malencontreux dont eux-mêmes, après tout, pourraient encourir le risque.Une jeune dame jeta un : !‘C’est affreux ! ” assez réussi d’intonatnn, mais son visage resta froid, et un avocat rourit péniblement, avec l’intention évidente que ce sourire fût douloureux, amer, résigné, à la hauteur des circons tances.La manifestation générale fut un stoï cisme élégant.Monsieur lut alors le billet à haute voix.Le vieil ami, qui avait la vue mauvaise, avait glissé sur une pelure de banane et s’était fracturé l’épaule droite.—Franchement, dit madame, c’est un grand malheur.Ce mot résumait tout : le mécontentement d’avoir attendu, ce qu’il y a de désobligeant à apprendre uno pareille nouvelle en se mettant à table, et tous les pourquoi que l’on adresse.mentalement, à quiconque a eu la maladresse ou la bêtise de forcer les gens à s’occuper de lui par un accident, dont il semble qu’il ne soit ni la seule victime ni le principal intéressé.Enfin, à la satisfaction générale, on se mit à table.Naturellement, le blessé fut l’objet de la conversation, et, dès que les appétits furent satisfaits, on trouva une note touchante pour plaindre le pauvre écloppé.— Pauvre vieil ami, dit la maître de céans, il faudra que j’aille prendre de ses nouvelles d’ici à demain.Marthe, donnez-moi encorJ un pou de Sauterne.—et dire quec’cst peut-être ma faute s’il est blessé.— Comment cela ?— Eli i oui, il est resté tard hier a causer avec moi, lui qui rentie toujours avant la tombée de la nuit.Je me rappelle maintenant.Il a paru mquiet et a dit en me quittant : — Comment, il fait déjà noir dehors ! Mais je vais me casser ie cou.Ce n’est pas le cou mais l’épaule qu’il s’est cassée, le pauvre vieil ami ! — Pourquoi n’a-t-il pas pris une voiture ?— Pourquoi?ah! pourquoi?.Marthe, faites passer le ris de veau — parce quo ! Et l’amphytrion, sans perdre une bouchée, essayait de faire croire qu’il se considérait vraiment comme la cause inconsciente de l’accident.Aussi répétait-il à tout moment: — C’est ma faute ! c’est certainement de ma faute ! Et telle est la vanité ordinaire do l’homme qu’il tirait de là, en toute bonhomie, une sorte d’importance, ou ne sait quelle supériorité d’avoir été, sans ie vouloir ni s'en douter, l’agent du Destin.Par politesse, chacun lui off'ait des objections consolantes, qui n’eurent un plein effet qu'au moment de l’apparition des canetons au sang.— Mais, dit le loquace avocat, qui savait si bien sourire à propos, est ce que cela n'arrive pas très souvent ?On porte bonheur ou on porte malheur à son prochain sans lo vouloir et sans le savoir.Je suis sûr que chacun de nous, sans en avoir le moindre soupçon, est le grain de sable providentiel ou fatal, qui tantôt cède pour faciliter un travail imprévu, tantôt résiste pour qu’un malheur éclate bien à point.Vous croyez que ^la plupart des actes journaliers sont sans conséquence ?Erreur, grande erreur ! Tout se tient, tout s'enchaîne, tout découle d’un concours de circonstances.Ainsi, vous envoyez une dépêche aux Indes.Le facteur qui la porte à domicile est un enfant mu-sard.En accomplissant sa tâche, il se fait écraser par une voiture que traîne un cheval emporté.Vous êtes cause de sa mort, mais vous n’en êtes pas responsable.Ainsi consolez-vous rie l'accident arrivé à votre vieil ami.Vous n’avez, dans cette aventure, rien à vous reprocher et vous n’encourez aucune responsabilité civile.— Ça, c’est très vrai, dit madame.Ainsi, moi qui vous parle, j’ai été cause qu'une petite amie — j’étais alors enfant — s’est fracassé le crâne.Madame crut devoir prendre une expression apitoyée.Mais il est certain qu’elle considérait ce souvenir comme un de ceux qui rehaussent la conscience de notre valeur propre et l'enorgueillissent vaguement.— Mon Dieu, fit-elle, si je n’étais nas fier-, uadée que j’agissais alors pour son bien, i! n’y aurait pas de remords assez vifs pour moi.Cette petite fille, moins âgée que moi de deux ans, venait passer tous les dimanches à la maison.Elle était très gâtée, mal élevée et avait un détestable caractère.Quoique bien jeune, je comprenais les choses et je m’étais imposé de ne lui céder jamais, corrigeant ainsi, chaque dimanche et dans la mesure de mon pouvoir, tout ce que son éducation avait de défectueux.Un jour, elle voulut s’emparer d’une cordelette pour jouer avec.Je m’y opposai.Elle insista Je pris un bout de la cordelette, elle tira sur l’autre, et nous voilà jouant au •> tug of war 11 sans nous en douter.Tout d’un coup la cordelette cassa, et comme nous étions arrivées sur le palier, ma petite amie fut précipitée au bas de l’escalier, et elle se tua net Un silence gêné accueillit cette confidence.— Que voulez-vous, ajouta madame, si je n’avais pas voulu corriger cette enfant, le mal heur ne serait pas arrivé, c’est vrai ; mais qui vous dit que l’année suivante ma petite amie ne se fût pas noyée avec son père et sa sœur dans une partie sur le Saint-Maurice, où ils faillirent rester.On convint généralement que la destinée humaine est régie par la fatalité, et l’on se sépara.Moi, j’étais furieux, furieux surtout de n’avoir pu protester contre toutes ces bêtises cyniques et je me disais : — Quelle sale bête que l’homme ! Henri Rocllaud Saint=Jérome il y a trente ans Le Nord, 15 mai 1879 : “ A la demande de Sa Grandeur Mgr Fabre, i) a été chanté aujourd’hui une grand’messo so-•ennelie â Saint-Jérôme, pour demandera Dieu le succès de la société de colonisation, formée sous les aussices de l’évêque et du clergé du diocèse de Montréal.“ A cette messe, un magnifique sermon sur la colonisation a été fait par le Rév.M.Labclle.L’assistance était nombreuse.” Imprimé sur demande Mélangez les ingrédients suivants en agitant bien la bouteille et prenez-en une cuiilérée à thé après les repas et au coucher : Une demi-once d’extrait liquide de dandelion ; une once do Kargon composé ; trois onces de sirop composé à la salsepareille.Un phar-cien local déclare que l’on peut obtenir ces ingrédients inoffensifs à un prix nominal de no° pharmaciens.Ce mélange, dit-on, nettoie et r< nforce les teins engorgés et inactifs, prévenant le mal de dos, la faiblesse de la vessie et les maladies uri n ai res de toutes sortes, si on le prend avant que la maladie ait atteint la phase de mal de Bright.Ceu.£ qui l’ont essayé disent qu’il fait disparaître absolument le mal de dos, débarrasse l’urine des sédiments et régularise l'urination, surtout la nuit, guérissant la pire forme de fai-Ll'ase de la vessie.out homme ou toute femme constatant que ms reins ne sont pas forts on sont dans un mauvais état de santé, devrait faire ce mélange à la maison et l’essayer, car on dit qu’il a fait des merveilies pour nombre de personnes.Le “Times”, de Scranton, (Pe.), a été le pirenjier à imprimer cette remarquable ordonnance en octobre 1906, et depuis tous les grands journaux de New-York, Boston, Philadelphie et autres villes l’ont annoncée à leurs friimn.A A PRETER par divers montants J *—r hypothèques, achat de créances, etc, 4 J.-E.Parent, N.P., Saint-Jérôma Les Pilules de Genievre Sont tout aussi bonnes pour la Vessie Qu elles le sont pour Ira reins.RI voua avez quelque difficulté A, retenir 1 urine, si vous avez du vous lever trois ou quatro fois ou plus Souvent pendant la nuit, si l'urine rat chaude et brûlante, les pilules de Genièvre guériront rapidement cela.Elles truériasent les reins et adoucissent l'Irritation d* la vessie.50c la boîte.f> pour 12.50.C^ez tous les marchands on expédiées sur réception du prix.S?S3r"0nn DEFT QF —KÂflONÂL DRUG £ GH EM.CO.ce Journal __________ LIMITED.TORONTO IME Wlifnfpc's* C°" Le Sauveur de la Chevelure TEL EST [ Le Restaurateur de Robson Un signe avant-coureur de la calvitie Témoignage important he M.O.-R.Fréchette, représentant de la maison Ira Gould k .Sons Messieurs, Permette z-moi de vous féliciter au sujet de votre excellente préparation.!>• RESTAURATEUR DE ROBSON est tout à fait merveilleux dans ses résultats.Sur la recommandation d'une personne qui s’en servait, j’en achetai une bouteille pour enrayer la chute de mes cheveux.Cinq ou six applications sufllrent.Mes cheveux cessèrent de tomber et semblent avoir puisé une vigueur nouvelle par leur apparence soyeuse et luisante.(Signé) O.-R.FRP.OHETTE II se vend 50 cts la bouteille.Densandez-le à votre marchand.SEUL PROPRIIÎTAiriE : Tùe Juliette Chemical Co.Ltd., Juliette, P.Q.M.S.Gilbert, pharmacien, est notre dépo.itairc pour le détail à Saint-Jérôme.he Nord, 1! juin 1879 : “ Un bazar pour venir en aide au collège commercial de Saint-Jérôme, aura lieu le premier juillet prochain et les jours suivants.Flous avons vu les objets offerts jusqu’à présent pour ce bazar et, si le zèle ne se ralentit pas, nous sommes certain du succès do cette louable entreprise.Nous avons l’intention de publier la liste de ces objets avant quo le bazar ait lieu ; mais nous attendons pour cela que chacun ait fait son offrande.Bon nombre de personnes à l’aise n’ont encore rien envoyé ; nous ne saurions trop les engager à ne pas retarder plus longtemps leurs envois, afin de stimuler les retardataires par leur bon exemple.” Une bonne médecine pour les enfants Si vous consultez votre médecin au sujet d'un laxatif, il vous recommandera les Pilules du Dr Hamilton.Elles guérissent les maux de tête, la constitution bilieuse et les maux d’estomac.Jamais d’oppression, parce qu’elles sont douces et curatives.En vente à la pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.SANTA CLAUS Est arrivé à la LIBRAIRIE PRIA OS I avec " tout un paradis de Jouets et de belles choses pour les enfants sages.Saint-Hernias — Le jeuno Armand Paquette, fils de M.Moïse Pager, maître cantonnier sur le Canadien Pacifique, s’est fracturé la jambe gauche en assistant à l’abattage d'un arbre dans le bois! de M.Robert Roy.Il était à un mille de chez lui quund l’accident est arrivé et ou a dû le transporter sur un brancard, chez M.St Jacques, père, où le Dr Pager a réduit la fracture.— M.Hector Levert, fils de M.Chs.Levert, est tombé victime de la phtisie pulmonaire, lundi après-midi.C’était un jeune d’un carac tère doux et affable, bon chrétien et bon citoyen.I! ne laisse que des amis et une famille, père, mère, frères et sœurs dans un chagrin profond.Il est mort âgé de vingt-et-un ans Nous donnerons la semaine prochaine ie rapport des funérailles.Nos sympathies à la famille.— Mme Pierre Lafond a donné naissance à un garçon qui a été baptisé samedi der- nier.i m Noël et le Jour de l’An sont proches.Hâtez-vous tous d’aller choisir vos cadeaux à la LIBRAIRIE PRÉVOST.Ceux qui achètent les premiers ont plus de choix.— Pendant que l’on s’approvisionnait d’eau chaude pour le repas des animaux, chez M Jos.-P.Cyr, une de ses petites filles, âgée de quatre ans, tomba dans le seau et se brûla tout le bas du corps.Elle succomba des suites de ses blessures mardi matin, quatre jours après l’accident.Nous sympathisons avec la famille qui a perdu uue geutille petite enfant.Peur de dormir Mlle Norma K.Shaubenside, bien connue à Bidford, Ont., dit : “ Tous les ans, j’étais atteinte de l’asthme.J’employais toutes sortes de médecines et je fus soignée par ies meilleurs médecins.Quand j’avais de ces attaques, je craignais de me mettre au lit.Le Catarrhozoue m’r guérie en moins d’un an et depuis je n’ai jamais souffert de l’asthme." Le Catarrhnzone guérit infailliblement l’asthme et Ile catarrhe.Prix : 25, 50 cts et $1.00, ce dernier est garanti.En vente â la pharmacie Gilbert, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.Lac liésert, (Minerve) 24 novembre 1908.parois- — Le 23 novembre courant, M.Alfred Nan tel conduisait à l'autel Melle Rose-Anne Nan tel.Le mariage a eu lieu en l’éj siale de La Minerve.La mariée portait un riche costume blanc, avec un long voile et une splendide couronne.Un chœur puissant de jeunes filles, sous la direction de nos deux institutrices, Melles Marie-Rose Ouimetteet Augustine Beliefleur, exécuta du très joli chant.A l’arrivée des nouveaux mariés dans l’église, l’organiste joua une marche nuptiale Le templs était décoré pour la circonstance.C’est le Rév.Père Bertin qui officiait.Mme Lavoie et Melle Juliette Bourdeau ont grandement contribué à la beauté de la musique.Les nouveaux époux sont immédiatement partis pour leur voyage de noces.— Le 24 novembre, à 7 heures, a eu lieu lo mariage de M.J os.Bissonnotte et de Melle Adélia B >audette.Nos meilleurs souhaits aux nouveaux époux.— Mme Arthur Sauriolle vient de donner le jour à son sixième enfant.Parrain et marraine, M.et Mme Francis Fa-fard.— La semaine dernière, une très belle taure appartenant à M.Laporte a été dévoréo par les loups.C s vilaines bêtes commencent à faire des ravages ici.— M.Michel Libelle, hôtelier de Sainte-Agathe, est venu â la chasse avec plusieurs do ses amis, au club Nantel.— M.le co'onel Libelle, du G5ème régiment, était â la chasse, au club Chapleau, cette — M.Raoul Després est venu s’établir parmi nous.Nous lui souhaitons du succès.J’étais à deux pas de la tombe et les Pilules Moro m’ont guéri.Je souffrais tellement de Dyspepsie, dit M.Coderre, qu’il m’était impossible de travailler.J’ai même gardé le lit pendant quatre mois.“Trois médecins m’avaient traité sans résultat heureux.—Les médecins de la Compagnie Médicale Moro me soulagent immédiatement.AINSI PARLEZ IV1.CODERRE La dyspepsie n’a pas d’ami, elle torture ses victimes sans merci.Tout est triste pour un homme qui souffre de l’estomac ; une mauvaise digestion remplit ses journées de craintes et ses nuits de mauvais rêves.Chez l'homme qui souffre de dyspepsie, la langue est épaisse, la bouche amère, l’haleine fétide, l'estomac est rempli de gaz et les intestins sont constipés.Le cœur est aussi troublé, les rognons fonctionnent mal et la faiblesse générale s’eu suit.L'homme avec des dispositions gaies devient sombre ; rien ne l’intére-se Occupé qu’il est tout le temps de son estomac, il peut à peine appliquer son esprit ailleurs que là où est son mal.Hommes, soyez forts, la faiblesse chez vous n’attire que la pitié et ne peut amener que des désagréments.La bataille de la vie est rude, préparez-vous.Si votre constitution est bonne, conservez-la bonne ; si vos nerfs sont sains et fermes, gardez-!’s ainsi, vous en auiez besoin pour la lutte ; s’ils sont faibles, veillez-y journellement et voyez à ce qu’ils reçoivent le traitement voulu.Si votre digestion; va mal, si votre estomac vous fatigue, si vos vivres au lieu de vous fortifier, sont une cause d’ennuis et de malaises pour vous, prenez les Pilules Moro, elles feront de vous un homme plein de courage, elles vous donneront apjiétit, aideront à votre digestion, chasseront les idées noires de votre cerveau, car elles sont une sauvegarde contre le dépérissement et la décadence de la constitution.Elles ont guéri des milliers d’hommes avant vous, elles vous guériront aussi.M.Coderre, qui nous a appris sa guérison T V- ;; v v "iffijfoii'"’i était obligé de travailler b aticoup et de subir i beaucoup de fatigues.Il était devenu malade, souffrait surtout de l’estomac puis de grande faible se.Il avait pas^é quatre mois au lit et trois médecins qui l’avaient traité ne lui avaient fait que très peu de bien.Il a pris ensuite les Pilules Moro et voici maintenant ce qu’il dit : *'J’étais malade depuis tn.is ans et il y avait onze mois que les médecins me soignaient lorsque j'ai commencé à prendre les Pilules Moro.Si j’ai employé ce remède, c'est parce que les trois médecins que j'avais consultés auparavant ne m’avaient pas guéri.Je souffrais terriblement de l'estomac, ma d gestion se faisait toujours bien mal et j'étais devenu si faible que je ne pouvais travailler, que je tremblais de tous mes membres au moindre mouve M.MBDÉRIC CODERRE, Ste-MarieSaJoinéo.Qué.i.tuio c uno boito do Pilules Micro.Fac-SImJlô d'uno ,1 il *t/iy »/»*»»»".• nu • "/.• , ; , I il hfHXSOf.LA B OITü S!/ 30lTSSP0unf2S(X « I j* distributes p-sr /- New York Branch OClco, 626 F b L, Washington.D.C.PALAIS D3 MUSIQUE ^KURTEAU^ PSarços et Phonographes 2 Magasins dans la Pat lie Est de Montréal Le plus grand choix d’instruments de musique nu Canada.nUSIQUE EN FEUILLES Dernières nouccautés reçues tous les jours Toujours en magasin un grand choix de PIANOS, ORUUES des plus célèbres manufactures canadiennes et américaines, vendus â des prix spéciaux pour urgent comptant ou avec conditions pour convenir aux acheteurs.Agence géndralts pour le Canada du merveilleux et incomparable PHONOGRAPHE PATHE Avec ce Phonographe, vous pouvez entendre les plus grands artistes d’Europe, le grand Opéra de Paris, la Garde républicaine.Le seul phonographe français parfait vendu phonographe français par' â Montréal.Venez l’entendre, c’est le théâtre à domicile.J.-A.Kurteau & Oie Ltéc.Coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis Succursale : 310, rue Sainte-Catherine Est MONTREAL *La * à suivre pour devenir riche, c’est de faire de l’épargne.— LA — BanqueiTHochelaja prendra soin de vos économies et les fera fructifier en vous payant l'intérêt sur vos dépôts Quatre fois par année.Votre argent est toujours fi votre disposition ; 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