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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 29 juillet 1910
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1910-07-29, Collections de BAnQ.

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Quatorzième année — JNo.30 Journal hebdomadaire— Deux cents le numéro Vendredi, 29 juillet 1910 m ORGANE LIBERAL ou DISTRICT de BONNE.ut mar 01 l'avenir est oaks le peuple Mlmt 1 EtoMJ VU» ROM} PROSPERED LES EILS Pus?L/'uAEJff Çfi~ SL'L.'tto) 3 CHEW 1ER., & SOMMAIRE I-es mauvais payeurs : Henri Roulhiud.Méli-Hèlo.Le vrai sens de l’évolution : Le Sihil.Le coût de la vie.Plébiscite injustifiable : X Le progrès de la colonisation.Poésie.•• Immortalité” : Aimattd Silvostre.Récréations.Pages inconnues.Quelques obligations des commerçants.Le prochain recensement.Saint-Jérôme autrefois.Nouvelles.•zzzz zzzz z zz z zzzz zzzzzzzz zz-x-z zzzz LES MAUVAIS PAYEURS Abonnement : Un an [Canada].$1.00 “ [Etats Uni-].1.50 Strictement payable d’avance.Jules-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : IA c.la lig m agite, pu insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne nonpareil, 1ère insertion ; Oc.la ligne, insertions suOséquenu».TOUS ceux i|ui ont retenu les enseignements du cntécliisine pourront vous dire que l’un des pé-elles graves est de “ retenir le salaire de l’ouvrier”; et pourtant combien n’eu est-il pas parmi ceux qui ont retenu cet enseignement, qui font attendre indéfiniment le paiement des factures de leurs fournisseurs et le compte des artisans qu’ils emploient.Ne pas payer comptant est, semble t-iI, un signe d'aristocratie: et comme, dans ce bas monde, les médiocres aiment à singer les habitudes, même mauvaises — surtout mauvaises — des gran is, les abus du “ crédit forcé” ne font que s’accroître.11 arrive maintenant que, chez beaucoup de débiteurs, la mauvaise foi succède à la mauvaise volonté.Après avoir remis de semaine en semaine, de mois en mois, les règlements de compte, on liait par ne plus rien payer du tout Le pauvre créancier ainsi berné veut-il recourir à la protection de la loi, aussitôt les scandaleux frais de justice et les incroyables lenteurs des procès le font hésiter : il se demande si mieux ne vaudrait pas perdre son dû plutôt que d’accroître sa perte.Il en est pourtant qui se lâchent et, coûte que coûte, risquent l’épreuve judiciaire.Tôt ou tard — et plutôt “ tard ” que “ tôt” —ils obtiennent un jugement.Reste à l’exécuter.Le débiteur, la mine souriante se déclare (^s ' oleurs, alors insolvable.Ses meubles et ses biens SR’1'” ^ '"j111 'Avait dans I impossibilité de la payer, soit en employant des moyens frauduleux pour mettre son avoir hors de l’atteinte des créanciers.Surtout, ne me parlez nas de “ rigueur inutile.” LVmprisonm nio.it “subsidiaire ” est prévu par le code pour remplacer l’amende lorsque le condamné ne peut la payer.Qu un pauvre diable de colporteur soit condamné a un dollar d’amende pour avoir ’’circulé sans permis, il devra, s'il ne paie principal et accessoires, subir quelques jours de prison.Qu’un cabaretier verse un verre de boisson à un agent provocateur habile après 1 heure fixée pour la fermeture de son établissement, il paiera une forte amende et, à défaut de paiement, l'emprisonnement qui devra le remplacer pourra être de trois mois.Je ne dis pas que c’est injuste.Je dis que la loi devrait être égale pour lotis.Malhüuremeniént dans notre situation actuelle, les situations des divers “ coupables ’ apparaissent avec un caractère révoltant d inégalité.Voici un honnête commerçant.11 se met en contravention parce que son étalage déborde sur le trottoir d'un pouce de plus que ce que concèdent les règlements municipaux.l’as d'excuses : une piastre ou huit jours.Correct.Mais voici un gentleman, voici une élégante dont le luxe et le train de vie éblouissent les badauds et font envie aux petites gens.Seulement, leurs voitures, leurs toilettes, leur mobilier ne sont pas payés, et, grâce à leur “ habileté ”, ne le seront probablement jamais.Ils se sont fait leur bien-être de la gêne, de la misère, de ia ruine des honnêtes travailleurs dont ils ont capté la conliance.Pour eux, des tribunaux civils — pour rire — pas de tribunal correctionnel, pas de prison, pas de geôliers.Us sont habiles voilà tout.Et les lois, loin de punir l'habileté l’encouragent.11 faut qu’il en soit ainsi, paraît-il.Mais si, perdant patience, une de leurs dupes leur crie, publiquement, qu’ils sont lie apprendra à ses dépens ” est punie, tout au moins sont mis sous le nom de su femme, séparée jd 1,110 amende, suns compter la juste et l ede biens par contrat de mariage, ou lui parai rice indemnité, et qu à défaut du paie-son t donnés à bail par quoique maison 11,0111 de Ennemie le condamné règle son d'affaires ayant la spécialité d’organiser ces sortes de combinaisons.Parfois aussi, entre compte aux dépens de sa liberté.N est-ce pas qu’il y a là un petit problè- ?»i-rVrrMWVvtrtrti »-» ¦*'rriî mt.Vit~» »Vv*r» V»V O < peli-Wielo » | llilll LU.U r » » UU »?« ¦i»*r-»l»liUJ. irrtTt .«t r i LAI -nrrrmi UIUUIUI.UI.'I « la date de la prise d'action et le jugement, llle sociale dont i équitable solution sciait le débiteur est mort.ou envolé.' I vraiment intéressante, et pour l’économie Le créancier en est pour sa créance et |générale, et pour la moralité publique, pour une somme de frais relativement fa- ^ 11 J a donc pas que la politique au bilieuse inonde pour passionner les âmes droites.Ne conviendrait-il pas de mettre un frein Henri Roullauil.à ces pratiques malhonnêtes, ou du moins i____________________„ _________ de les rendre plus difficiles ! Ne pourrait-on, par exemple, passer une petite loi se résumant ainsi : “ Tout compte de fournisseur ou d'artisan qui n’est pas paye dans le mois de la facture ou du relevé de compte, produit de plein droit un intérêt de un et demi pour cent par trimestre .De plus, si le délateur se laisse assigner en justice après les trois moi:, écoulés, une indemnité, à iixer par le tribunal, sera ajoutée à la dette pour couvrir le créancier de scs peines, attentes, pertes et débours.Il no s'agit ici, naturellement, que de ceux qui surprennent la bonne foi du fournisseur: non de ceux à qui on consent, 80us Iganisation .des conditions an ôtées, un credit fixé dans j Apièi l’expo-.- dix théories d sc.s termes.lier, le limite n’est plus permis s Mais, dira-t-on, les malhonnêtes gens qui poitée de se font métier et même gloire de ne pas | tains payer leurs comptes, paieront-ils davantage parce qu'un intérêt légal, >1 office, s’ajoute- j ni à leurs factures ?Non, certainement.Les gens inallionni' liints scientifiques — plus spécialement dans les branches de la mécanique —- d’un caractère national p’us vaste, au moyen d’un système convenable et spécial d’enseignement ; qu’il soit ré-olu que le Congrès îles métiers et du travail du Canada fasse connaître qu’il e»t en faveur de [’établissement d’écoles industrielles techniques dans toute l’étendue du Dominion, et par lu présente résolution il est donné, un ordre impératif au comité exécutif du cotig.èi d’avoir à faire lous ses efforts dans un bnf délai pour attirer sérieusement l’attention du gouvernement fédéral sur l'importance du sujet eu ayant en vue l’établissement d’un tel système u ’enseignement spécial dans tout le Canada.Et à la .suite do cette résolution, le Congrès présentait au gouvernement un mémoire dont nous détachons ce qui .suit : Les ouvriers du Canada sont fortement d'opinion que le bien-être et le développement du Canada nécessitent un vaste système d’enseignement technique, non seulement dans l'intérêt de la prospérité et des ouvriers ou des patrons, mais pour le peuple canadien tout entier.N ous désirons que le Canada soit au premier rang dans les arts et tes manufactures et nous sommes précisément arrivés à cette période de notre développement industriel où rétablissement d’écoles techniques seraient de la plus liante impôt tance.Voici encore une résolution dans le même .sens adoptée par le Board of Trade de 11 ali fax : Qu’il soit résolu : Qu’en vue du fait que les nations les plus avancées du monde ont prouvé d’une façon définitive que l'enseignement technique est l’arme la plus sérieuse des luttes de l'iudustrie moderne ; et que les immenses ressources naturelles du Canada devraient être développées d’une manière intelligente et i lficace pur les méthodes les plus modernes ; Et attendu que le Canada est tenu de fournir ai: x Canadiens un enseignement technique approprié à un semblable développement ; Q le le gouvernement fédéral soit invité à nommer une commission d’enquête pour s’assurer d-s méthodes à adopter en vue de Rétablissement de Renseignement technique dans tout le Canada.(1 âce à Sir Lomer Gouin, la province de (Québec ti pris les devants dans cette oeuvre d'intérêt national en créant à Montréal aussi bien qu’à Québec des écoles techniques qui répondront aux besoins mentionnés plus haut.! ces qu'il y en a toujours quelqu’une qui manque.BossfET Les années sont des degrés qui croulent à mesure qu’on les monte.M me Swi.kiviii\K Pour rire Accusé, votre profession ?—- Archéologue.— Vous avez été surpris la u la poche du plaignant.— C'est le métier qui veut ça des fouilles !.lain dans je faisais Le La politique dans les collèges Le Sol- il dit avec raison : Qu’on défende Renuée des journaux dans les collèges, nous n’y avons aucune objection ; mais qu’on accueille, qu’on propage ces deux feuilles : R J etiim Sociale et surtout le Dr.cnir, en infusant I nitiée à tous les autres journaux indistinctement, voi'à qui est iiuidims-ibh- et «lui ne se peut justifier, sinon par un parti-pris bien arrêté de propagande en faveur d'une or- Rubbé Char-1 la véritable la tendance qui inspire et guide cer-iuetitvuis de notre jeûneuse.Cxt-il néi I danger La Lauriero-phobie de M.Bourassa Parlant du voyage de Sir Wilfrid l ier dans l'Ouest, M.Bourassa.tourmenté par sa phobie, prétend prouver que le premier ministre “ a réussi à familiariser la conscience nationale avec ce système de corruption ” qui consiste à “engloutir dans “ des entreprises d’une portée purement “ locale, ou même à les faire servir à la “ fortune de ses amis et, par suite, à l’ali-“ mentation des fonds secrets.les mil-“ lions destinés aux grands travaux _ es, “ aux intérêts généraux du pays.” t’est ainsi qu’il qualifie les promesses faites par Sir Wilfrid au cours de son voyage dans l’Ouest ! Et quels sont ces sujets d’intérêt purement local qui, au dire de M.Bourassa, ont servi exclusivement de textes aux discours du premier ministre ?Lui-même en fait l'énumération : " Transeoti!mental, canal Haie Géorgienne, chemin de fer Baie d Hudson, élévateurs à grains, abattoirs, rapides de Saint-André.canali-ntion de la Saskatchewan, exposition universelle de Winnipeg, tarif douanier, réciprocité américaine.” Et ce sont là des entreprises d’intérêt purement local qui excitent l'indignation de César Henri ! vrai sens de révolution Quand il s’est agi, au temps de l’union des deux Canada, de passer des paroles aux actes et d’assumer la charge des obligations dont le Canada avait admi,s le principe, des négociations furent entamées entre le gouvernement canadien et le cabinet anglais au sujet du meilleur mode de coopération à la défense territoriale par le Canada.En 18li2, M.Monk l'a rappelé lui-même, le duc de Newcastle proposait au gouvernement canadien de faire trois choses.11 proposait que nous organisions au Canada un effectif militaire de 50,000 homines, que nous le placions sous la direction des autorités impériales et que nous votions les ; iR ipiè, les avis dos officiers expérimentés, dans la .îesure où le ) ormettra la pratique de l'ail-uiiomie loca'o qui a été un facteur tellement puissant dans la constitution impériale.C'est là un exposé clair et net du programme que s’était fixe le gouvernement libéral.Nous verrons par la suite que la loi navale qui a été adoptée cotte année, n’est que la mise eu application rigoureuse des • tes principes énoncés dans cet exposé de 1902.Notons en passant nous y reviendrons que dès 1902 le gouvernement canadien, par ce document, exposait la politique qu'ii entendait suivre à cet égard et que l’una-nitiie approbation qu’il reçut alors est la plus indéniable réfutation des prétentions de ceux qui basent leur opposition sur le prétexte que l'électorat canadien n’a pas été consulté sur ce point.Le principe de l’obligation à pourvoir à notre défense en aidant à soutenir les intérêts de la métropole, est resté le même, immuable, admis et reconnu de tous depuis lSiiS : il a suivi progressivement son application, au fur et à mesure que l’état de notre développement le permettait.Dès 1902, le gouvernement libéral amené par cette évolution à considérer la question de la defense navale, a énoncé clairement un programme délimitant exactement ce qu'il se proposait de faire conformément au principe établi au Canada, et ce programme reçut l’adhésion unanime de notre peuple.11 reste à voir si l’application qui en a été faite par la nouvelle loi navale est bien conforme à ce programme de 1902.Ajouterons-nous que la résolution unntti- subsides nécessaires pour cinq ans.Sir John Macdonald et Sir Etienne Car- - nie votée l’année dernière par notre parle-tier se refusèrent à accepter ces propositions.Ils posèrent pour principe que les forces navales et militaires du Canada ne pouvaient ni ne devaient être contrôlées par un pouvoir autre que la législature qui les a établies.C’est exactement le principe proclamé et rigoureusement observé par Sir Wilfrid Laurier en 1902 et en 1907, lorsqu’il dut faire face aux propositions concernant la défense navale.ment, expression nouvelle et non moins définie du programme du gouvernement sur cette question, résolution qui complète si nettement la permanence et l’immutabilité de notre politique canadienne en ce qui touche la défense nationale, résolution qui est le dernier maillon de cette chaîne, n’a provoqué, en 1909, aucune critique de la part même de M.Monk ’ C’était alors le temps ou jamais, en 1902 et surtout en 1909, de s’inscrire en faux l’as plus que «Sir John Macdonald ni que contre le principe de ce programme.«Sir Etienne Cartier, Sir Wilfrid Laurier I En 1902, M.Bourassa félicitait le gou-n'a dévié du programme adopté par le C’a- verncinent de son attitude à la conférence nada : il a suivi jalousement la même ligne i coloniale : en 1909, M.Monk votait sans de conduite.Mais tout en se refusant à adopter le mode de coopération que l'on tentait de lui au-j faire accepter, Sir Wilfrid, non plus que Sir John Macdonald ni que Sir Etienne Cartier, n’a songé à renier le principe de l’obligation pour le Canada il coopérer à la défense “ en vue rateur M Georges Du- 'exprimer leurs vues, est fort net : pont, ingénieurs civil, sur l'utilisation des J Actuellement, les frais que fait le Canada puissances hydrauliques.| pour 1» défense du pays sont restieints à l’ar- Cette brochure est maintenant en vente mio de terre; le gouvernement canadien est dans toutes les librairies de Montréal et au disposé à faire des frais également en vue de bureau de notre journal.| l’organisation d’une marine.Lu presse en général lui fait un excellent En son,m(N les ministres répètent que, s’il accueil et reconnaît (pie l’étude de M.Du On peut donc affirmer sans hésitation que «les appointements annuels de $1,500 de nos jours, ne permettent que l’existence que procuraient, il y i\ dix ans, des appointements de $ 1,000.De sorte que nos fonctionnaires en sont réduits à la portion congrue : tout juste le vivre, sans rien pouvoir faire de convenable pour insu uct ion de ï» urs enfants, irl se garantir contre les vicissitudes de leur condition naturellement précaire.Ce qui est vrai des juges et des magistrats qu ’on a largement prébende*, pour cette seule raison du coût croissant rie la vie.n’est pas moins vrai des autres fonctionnaires dont quelques-uns, du reste, à la dernière session ont hérité d’une forte partie de la besogne judiciaire qu’ils partageaient déjà à plus d’un titre Ignorer les besoins de nos fonctionnaires, c'est ignorer leur utilité et en faire douter le publie.Un sait à l’occasion se montrer sévère à ieur endroit ; sachons dès lors également nous montrer justes.Croirait-on que nos registrateurr, shérifs, protonotaires, gr» Hiers, vivent encore sous les tarifs d’une époque où le lard se vendait 5 ets.j ia livre, le beurre 15 cts., les œufs 10 et*, la «restions analogues au domaine, pt ,r Williams avaient faites pour moi, je les recommande rincèrement à toutes les personnes faibles, nerveuse» et abattues.\ endues par tous les marchands de remède» ou par la poste à 50 cents la boite ou six boîte» pou; §2 50, de The Dr \\ ilüams’ Medicine Co., Brock ville.Ont.1 ) M.Alphonse Nantol, alors député du c< mté de Terrebonne • SUR L’EAU Des rires, de* cri?, dus larmes et des rires encore, avec *• une petite tasse de café api es îe théâtre " ; ce fut une charmante soirée, accompagnée de bien des émotions et des trouble*, mais qui se termina calme et serein»*.Les plus fiévreuses agitations s’amortissent d'ailleurs lentement, par degré, comme elles sont venues, et l’on se voit entrer dans l’habituel repos des choses sans aucune brusque» ie.C'était une promena Je sur Peau, sept dans la chaloupe : cinq jolies filles, deux garçons.Le ciel avait des étoiles partout, comme aussi la rivière ; c’était pre^qu’une volupté de s’y pio-mener, et l’eau se fendait au passage, le»- petites étoiles se poussaient sur la pente des ri/le*, faisaut des feux en ligne et se rejoignant derrière nous.Sur les bords, l'herbe humide penchait la tête, les branches d’un arbre se couchai nt sur le courant comme pour endormir leurs feuilles ; la chute du moulin grondait là bas et c'était une longue chanson monotone, accorn- J.u .il i entre Le.cheveux e* du cuir '‘Levelu cr.iu tiîuc- Je k-isr pré-v'ci.i.i contre !:i calvitie Une nj>.élection < .i.sioni./ih; de Bearine ’ çV v.*u-: t n: > à l'huile :::U::r • de V> chevelure.La , i' wari ne arrête n u seulement la • des cheveux, mais cY • stimule leur croissance.50 sous îe ]jot chez tous les marchands de produits de toiiette.C*tst un rcto»Uîw ‘iajpîc et r -T- ca.-c contre licaiic>.ni p /îç petit « ujux »«*gue, mais un peu moins grave a la main ihoi-te.— M.I fermas L .fond, d< Montréal, eTVon épouse, süut en vi»ite ici d» puis quelques jours.— Passent l’eté à Saint-1 fermas : .MM.Ai-b**rt P.iulne 1.G., J os St.-J nuques, avouai i-t Kdn o’id Pigé», instituteur a Montréal, tous trois avec leurs familles.— M.l'abbé Sauvé, de Guyon Ont., était fie passage à S dnt-Hennas la semaine dernière.— M.Pi lier et sa famille, Mme Tou taut et M.Thomas St .Jacques d’Escanaba, Michigan sont, en promenade » le /.leurs nombreux parents de Saint-1 fermas.— M.O arceau nous donnait mercredi une conférence sut la nécessité des bons chemins.Si les g-ns donnaient trente sous chaque fois qu’ils maudissent les routes affreuses dues \ leur incurie l’on pourrait créer un fonds pour l’amélioration rapide de nos routes qui nous permettrait clnque année d’améliorer trois milles et demi de chemins.Pas de badinage : ce calcul est basé sur les statistiques d’un observateur sérieux.Pieri facias de bonis et terris Distri' t île Terrebonne | COUR Sainte^Scholast i' 1 u‘ ’ j- SUPERIEURE ISIDORE BOUCHER, Demander — conlre — Darne MALVINA TI 1 i BAU DEAU et vir, I léfendi u Comme appartenant, à ladite Darne Malvi Thiliaudcau.Un eertuin lot de terre ou emplacement »-t ritue en la paroisse de Sainte*.S h.jlasti.p f lUIle-Iïivierej, lam 1 ¦ comte des Dsux-M.'agnes, «ii-trict de Tenelionne, connu et dé tpié mix plan et livre rèa Amhem.327 fioul.ST-LAURENT, prè* Ste-C»thcrine.MONTREAL — M.le mrgistrat Saint Cyr, do S iint-Jian « st venu présider la cour «iu magistrut, samedi demie r — Les membres de la Société do concerts viennent.«1«* mettre, à l’étude, pour la fin d’août une très bonne comédie “ La perle noiie, ” par Victorien Saniou — Li train «lu dimanche est une aubaine pour notre village et nous arrive toujours bondé de voyageur?, la compapnie ne doit pas s’en p'uindre.— C’est mardi prochain, le 2, que nous al lons l’a van tag»» d’assister aux courses organisées par nos hôlelliers.Plusieurs bons coursiers (b» Montréal, .Saint Jérôme, Terrebonne, Saint-Lin, Morin Flats, Calumet ont promis leurs concours.11 y aura aunsi une classe pour certains chevaux nommés du comté et ce ne sera pas la classe la moins intéressante.— La compagnie (l’Assurance du la paroisse de Sainte-Scholastique est durement éprouvée cette année.Après l’incendie de la grange de M Trudeau, il y a environ un mois, la foudre mettait aussi le f«*u à la grange de M.Orner Carrière, à la Relie-Rivière, et cette fois le feu a tout rasé.— La récolte du foin est abondante et le grain nous promet do la paille dans tous les cas — Parmi ceux qui villégiaturent : M.le Dr Claude Lamarch**, chez son père : M.Avila Pressault, de Montréal, ch *z son père; Melle Lucie Lalande, ch* Saint-Jérôme, en vacances dans sa famille ; M.et Mme A.Grattoir, chez M.F.-X Grattoir ; Melle Albina Chevrier et M Albert Chevrier, de Rigaud, ch z M.J -K.Chevrier, hôtelier.— MM.Jos.Ernest Lalande I île Jones.Savage, Achille Rrisebois et sont revenus de leur camp, à Mou-Mourn k.Jeune fille pale et fatiguée Si la jeune fille que vous voyez toujours pâle, abattu»* et découragée faisait usage de Ferro-zone son état serait tout autre, car ce tonique merveilleux rein! la force et l’appétit et donne des couleurs aux pet sonnes pâles Ses vertus curatives sont sans pareilles.Des milliers «h* femmes malades se sont guéries en prenant du Ferrozone.Pourquoi ne pas l’essayer .*i vous en sentez le besoin.Il fera pour vous ce qu’il a f *it pour d’autres LA VIE EST TRISTE.Pour le Dyspeptique — Comment Rendre Heureuse.la J’ai été très malade, pondant Il y a quatre ans, je croyais il y a deux ans, je fus atteinte avoir perdu ma santé pour toujours, anSj de désordres particuliers d’une grande faiblesse.Je sou f- et ne pouvoir vivre que quelques i graves dûs, disaient les médecins frais continuellement de douleurs années, malgré ma jeunesse, j consuJtés> à la faiblesse et à l’itn-dans le dos et dans 1 estomac qui p>epUis quatre longues années, je me faisaient craindre la terrible ffr^ du beau mal qul me consomption, à laquelle je sembla» rendajt incapable de vaqnerà tous avoir une grande tendance.De travaux1dc mon ménage.Je plus, je ne digérais neu de ce que .sous]es soinsd.uil^dccin je prenais et cette dyspepsie qui ( ui lne flt Rendre plusieurs remè-me faisait perdre le sommeil m f- * me jr;dla ail‘ssi pour je dia-faiblissait davantage.Ma n ère b£ Jc ne remarquai cependant qui avait employé les Pilules !lllcnne amélioration, et lomque je Rouges de la Compagnie Chimique me décidai d’aller voir les Médecins Franco-Américaine avec un grand delaCoalpagniechimique Franco-succes, me conseilla d en faire AméricaiL.J’étais dans un grand usage.Je men procurai quelques! de faiblesse.Ces médecins bo tes, et dès la première j éprou- donnèrcnt plnsienrs conseils vai un grand soulagement; ce que je sllivis fidèlement, et je pris les Pilules Rouges.J’éprouvai beaucoup de mieux dans les pre- mieux s’accentua chaque jour et à la cinquième boite j’étais parfaitement bien.“Je me sens aujourd’hui plus forte que jamais, grâce aux “Pilules Rouges” que je considère le meilleur des toniques et que je nie plais à recommander dans l’occasion.” Madame WILFRID LFCLAIRK, No 63S rue Panet, Montréal, O ué.et si heureuse que je recommande de grand cœur les Pilules Rouges.Mme THOMAS PELLETIER, i rue Vinet, Longue-Pointe, Montréal.MA I III T.i J NERVINE POWDERS For Hfand Neuneu - T j nuront jf^nérntptncnt raison ; livre d’aliments.Le remède "No 11” du Père Morriscy a soulagé et guéri des milliers de malades qui avaient essayé inutilement tous les autres remèdes.11 soulage instantanément et avec le temps, il redonne à l’estomac sa vigueur d’autrefois.Si vous souffrez do temps en temps ou régulièrement d’acidité, de malaise d’estomac, «le dyspepsie, essayez le remède No 11.et vous verrez qu’il vous permettra rapidement de manger avec appétit et vous pourrez de nouveau jouir de la vie.En boites plates commodes a 50c chacune.Achetez-en une chez votre marchand ou de la Father Morriscy Medicine Co., Ltd.Chatham, N.B.y IF La Minerve — lXipim quelque temps la mort fauche sans pitié ni merci ; elle n’a pas eparyné les jeunet.Kneoie c.BRUNO BEAULIEU TS / T \ X" \i/ Importateur de Clievaus belges et français ZZ-ZÏ ZZX-Ï Z-X'X-I XXXI M S25.000 M M ?4 Z'Z'ZZ Z Z Z Z X'Z'Z Z Z-Z-Z Z de chevaux importés de France et de Belgique.Les plus beaux types des races ardennaise, perche- :i*z*zrz-zzzrzï il H M U Z-ZZ-ZZZZZZZZZZIZZ $25,000 ronne et brabançonne.T ous chevaux de choix pour la reproduction, à vendre à des conditions très faciles.Chevaux ages de 3 a 5 ans.JUBILA 7.8 T) h RO b IL Ll DE COURSL très rapides importe1 s tlrru lercment dis Etats - Uj REPRESENTANT DES CELEBRES MAISONS SUIVANTES: Cette institution est une des banques tes plus anciennes et les mieux connues du Canada.Ayant 140 succursales réparties entre Québec et Victoria, et des correspodants dans toutes les autres localités, elle offre des avantages exceptionnel pour la collection et l’échange.gramophones Gramophones Victor, Berliner; disques simples et doubles, albums pour disques, aiguilles, etc.A vendre ch- z LE DR J.-EM.FOURNIER lôl rue Saint-Georges Saint Jéiôme Dcpartemant d’Epargrje On y reçoit des dépôts de SI 00 en montant et ’intérêt est alloué au plus haut taux courant.SUCCURSALE SAIN!-JEROME L.-A.MICHAUD.Gérant International Stock Food Co.( Poudre de Condition) Pratt’s Stock Food Co.(Poudre de Condition) Hackney Stock Food Co.(Poudre de Condition) Beaver Stock Food Co.(Poudre de Condition) .Meunier & Rolland.MANUFACTURIERS Portes et Chassis, Jalousies, Moulures Bois de charpente, Bois préparé, Tournage Dicoupaqe, Ac.Ancienne manufacture Limoges, prés du moulin à farine de M.Maillé.SAINT-JEROME Dr.Panl Ostiguy DCS HOPITAUX OC PARU SPECIALISTE.— Maladies des Yeux, des Oreilles, da Nez et de la Gorge.255 RUE SHERBROOKE EST PM» DK LA OUI KT-OCWU MONTREAL J.C ORBE IL Ajieiit d’Assurancea ATI.AS — BRITISH AMERICA —CALEDONIAN COMMERCIAL UNION— LIVERPOOL LONDON Gi.OHK LONDON te LANCASHIRE NEW-YQKK UNDERWRITERS INS.CO.OF NORTH AMERICA NORTH BRITISH te MERCANTILE NORTHERN NORWICH UNION FIDELITY PHENIX IMICES’IX OF HARTFORD QUEEN ROYAL SUN WESTERN THE STANDARD LIFE ASS.CO.GUARANTEE ACCIDENT PLATE GLASS Sherwin-Williams : Peinture Canada Paint Co.: Peinture i ¦wnnTOBasHf ¦zse&tÇfëi} ( lé un * >fi: -.?> ¦?.-JK Éuffliiî a Mofiat National St< Poêles d
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