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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 14 juillet 1911
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1911-07-14, Collections de BAnQ.

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Quinzième année—No 2S Journal hebdomadaire— Deux cents le numéro ÿ m sjj Vendredi, 14 juillet 1911 ORGANE LIBERAL du DISTRICT deTERREBONNE.If U mur DI L'AVIMIR 1ST 0AN5LE PRlPLI m£«K 1 VtRROWJ PROSPtRia FILS DOS! (^URLKT CR- jkotJ d CHENIER., Abonnement: Un O « Strictement an [Canada].$1.00 : [Etats Unis].1.50 payable n’avance.m w Juies-Edouard Prévost, Directeur ADMINISTRATION : SAINT-J KKOM E (T K HR E ! îO N NE ; ÏA W Annonces : LJ e.la ligue ligate, par uiaertiuu.A11 nonets légale» ; 10 c.la ligue nonpareil, lore insertion ; 6e.la ligne, insertions .subséquentes.Sir Wilfrid Laurier Est acclamé partout à soq retour d’Angleterre.Grandioses réceptions àQuébec, Montréal & Ottawa ''?4yËÊ&', • ' 55 •' » - ' WW /M* : ’ ¦ ¦ f /f ' .! ' / 70’-' Le chef libéral a été l’objet d'une série de triomphes à son retour d'Angleterre où, il a si brillamment représenté le Canada aux fêtes du couronnement du roi et où il a si vaillamment défendu les intérêts du Canada à la Conférence impériale.Dimanche après-midi, près de 20,000 personnes ont salué avec enthousiasme 1 arrivée à Québec de V/impress of Brit tin.portant Sir Wilfrid Laurier.Lundi soir, des milliers et des milliers de personnes [ massées sur la terrasse Dufferin, ont souhaité la bienvenue au premier ministre du Canada.La ville de Québec, ainsi (pie les libéraux de la ville de Champlain, lui ont présenté des adresses Sir Wilfrid Laurier y répondit par un discours plein de feu, d’énergie et d enthou-¦ «insure communicatif.Mardi matin, le Druid portant Sir Wilfrid Laurier et un grand nombre d hommes po!iti(|ues en vue, quittait Québec.Tous les villages qui bordent le Saint-Laurent étaient pavoises.A Trois-Rivières et à Sorel des réceptions furent faites au chel libéral.De la Point,e-aux-Trembles jusqu à Montréal, le Druid fut escorté par une nombreuse flottille de bate aux et île yachts.L'arrivée de Sir Wilfrid Laurier à Montréal fut vraiment triomphale.Les deux rives semblèrent tout il coup s embraser et «le toutes parts des fusées multicolores illuminèrent le ciel tandis que les sirènes des bateaux «pli suivaient le Druid fonctionnaient sans arrêt, annota,*aut à la population de Montréal que le premier ministre serait bientôt au milieu d’elle.Le parc King Edward, le parc Dominion, le parc Sohmer, l'ile Sainte-Hélène, n’étaient qu line masse lumineuse, et sur les deux rives les projecteurs de 1 .1 Indot, et de 1 finjte-rial laissaient apercevoir une longue ligne noire : c’était une partie de la population «le Montréal qui s’y était portée pour acclamer le premier ministre.Le «pmi laite, «•litre autres, était noir «!ritanni(/ues ; ~o.La revendication de nos droits comme ci-tio/ens du Canada.C’est là la colonne de feu qui m’a guidé pendant la nuit, c’est la la colonne de nuée qui m'a guidé pendant le jour.Mes adversaires ne pouriont jamais prouver que j'ai, à un moment quelconque, dévié de ces deux principes.A la Conference impériale, c’est encore cette double inspiration qui a été mon guide.Il s’y est agi de nos relations avec l’empire biitannique.Nous sommes sali*faits de nos relations présentes avec l’empire britannique, mais idles peuvent évidemment être encore améliorées.Les propositions qui ont été faites no constituaient pas des améliorations.On proposait la création d’un parlement impéiial permanent.On suggérait de créer un autre parlement représentant les colonies et la Grande-Bretagne, et au-dessus du premier parlement ; ce parlement se serait occupé de questions militaires et navales et nous auiait transmis ses décisions.Je me suis prononcé contre ces propositions, car mon but est le gouvernement du Canada par les ministtes avec la responsabilité ministérielle envers le peuple du Canada.LES IM PERI Al 1ST ES ET NATIONALISTES LES Si ies électeurs du Canada mé prouvent par la grande manifestation de ce soir qu’ils approu- vent ma conduite, j’ai eu, par contre, le malheur d’offenser deux classes d’hommes : les jin goes de l’impérialisme qui m’ont pris à partie dans leurs journaux, ce qiii n’a d’ailleurs ni affecté ma bonne humeur, ni altéré ma santé ; mais ce n’était pas assez, paraît-il ; j'ai encouru la déguise et les unalhèmes des jingoes du nationalisme.Les impérialistes et les nationalistes se tendent la main, se donnent le baiser ue paix.Qui aurait jamais cru, il y a quelques années, qu'un tel évènement se serait produit ?Ces gens-là n’ont rien de commun ; mais non, ils ont cela de commun que, comme les extrêmes, ils se touchent, qu i s sont des tuibulents, les uns à l’extiême gauche, les autres à l’oxtiê* me droite de la Chambre.Ce qu'ils ont aussi de commun, la seule chose uui les allie, le seul but qu’iK poursuivent, leur seul but, c'est de ten verser Laurier.Ce n’est pas encore fait.(Rires et applaudissements).Je ne suis plu** jeune, mais j’ai plus de santé que quand j'étais jeune : j’ai encore bon pied, lion œil.Cette alliance hybride ne durera que jusqu’aux pioehainea élections, puis ci s alliés s'entredévoreront.LA POLITIQUE DE SIR WILFRID LAURIER Il y a des gens qui m’accusent d’opportunisme ; je voudrais bien qu’on me définisse ce mot d’opportunisme.Ceux qui me traitent d’opportuniste sont plus opportunistes que moi ou plutôt, ils ne comprennent pas ce terme Ma politique est celle du bon sens, celle que j’ai toujours suivie.Il y a des hommes trop bornés pour la comprendre.(Applaudissement*).Je ne dis pas que depuis plus de quinze ans que je suis au pouvoir, ma politique a toujours été* compiise du premier coup, mais j’ai toujours fait appel au bon sens de mes compatriotes e* si cette politique n’a pas toujours été comprise tout d’aboi d, elle a été compiise du second coup, et elle a toujours triomphé.LA RÉCIPROCITÉ Je viens de terminer une tâche importante en Grande-Bretagne, je reviens ici en entreprendre une autre : celle qui doit aboutir à l’entente de réciprocité avec nos voisins des Etats-Unis.Depuis "»0 ans, nous avons représenté au peuple des Etats-Unis que son attitude n’était pas celle qui convient à deux peuples civilisés, notre politique à ce point de vue a été celle du parti libéral et aussi celle du parti conservateur.Nous avons été à Washing on ; en 189S, j y ai été moi-même ; je n’ai pas réussi dans mon ;*n-t reprise.Nous avons dit alors que nous n’irions plus à Washington, que les représentants des Etats Unis viendraient a Ottawa ; ils y sont venus l’hiver dernier et nous ont offert de conclure un» entente.Nous y avons consenti en ce qui concerne les produits naturels seulement.C’est à ce moment que le parti conservateur nous a tourné le dos.On a prétendu que c’était l’Association manufacturière qui combattait nos idées ; tout me prouve que j’ai raison de n'en pa* croire un mot Quels sont ceux qui ont inspiré le parti conservateur, qui l’ont amené a lenier son pa*sé ?Il devient de plus en p’us manifeste que ce.sont les jingoes de l’irn péi ialEine en Angleterre et les jingoes de l’impérialisme au Canada.N’est-ce pas là, citoyens, une raison de plus de rester fermes dans les principes que nous avons défendus depuis 23 aus.Je cherche à faire des actes qui compteront dans l'histoire du Canada et qui assureront la prospérité du peuple canadien.Comparez l’état de Montréal aujourd'hui et il a quinze ans I>e port était dégarni, il n’existait que rie nom.Ce port est maintenant l’un dus mieux équipés du monde entier.La dernière chose que j’ai f iite avant île partir poui Londres a été, avec l’assentiment des autres ministres, d’autoriser M.Graham à étudier les travaux de construction de la ligne du Canadian Northern.( )n parle de la j«lou>ie qui existerait entre Montréal et Québec ; il n'y en a pu*», mais il y n beaucoup a faire pour ces deux villes.Messieurs les électeuis, j’arrive d vant vous plein de courage et de zèle pour déf.mire la cause du peuple canadien tout entier.Je n’ai plus longtemps à vivre, mais je soutiendrai la lutte jusqu’au bout.Quand je ne serai plus, ce sera à mes jeunes amis d’accomplir ma tâche Je dis aux vieux comme aux jeunes ce que disait Henri IV: “Suivez mon panache blanc, vous le tiouverez toujours sur le chemin de l’honneur et do la gloire.” Suivez mon panache blanc, c’est ma chevelure de 69 ans ! Je ne saurais‘m’exprimer comme je le voudrais, mais je vous dis du fond du cœur que la manifestation faite ce soir en mon honneur est la p us belle démonstration à laquel.e j’ai assisté pendant macairière, au cours de laquelle j’en ai vu bon nombre.Quand le premier ministre eut achevé son discours, des applaudissements frénétiques éclatèrent de toutes parts Fuis M.Fete Murphy lui offrit un bouquet.Après Sir Wilfrid Laurier, l’hon.L.-F.Brodeur, ministre de la marine, l hon.Mackenzie King, ministre du travail, adressèrent la parole.Lliou.sénateur Dandurand demande ensuite à la foule de pousser trois hourras en l’honneur de Sir Wilfrid.Ce fut une scène d’enthousiasme indescriptible.Sur proposition de l’hon.L.-F.Brodeur, la foule poussa trois hourrahs en i’honneur du maire suppléant.M.J.-A.-G.Gauvin et du conseil municipal de Montréal.Fuis, Sir Wilfrid Laurier, accompagné des ministres, sénateurs et députés, remonta en voiture pour se rendre à T hôtel Viger.au milieu des acclamations de la foule.Ce fut vers les onze heures et demie que Sir Wilfrid Laurier Ht son apparition sur le balcon de l’hôtel Viger, au milieu des applaudissements d’une foule délirante.Le premier ministre n’avait pas l’inten- tion d’adresser la parole, mais devant les cris enthousiastes des spectateurs qui voulaient l’entendre à tout prix, il.se vit obligé •le dire quelques mots: •• Je suis profondément touché, déclara* t-ii, de lu démonstration que vous m’avez laite ce soir.C’est la plus belle qui m’ait été offerte au cours de ma carrière politique qui dure depuis plus de quarante ans.Je n’ai jamais rien vu de plus grandiose et de plus enthousiaste et je vous en suis infiniment reconnaissant L’hon.M.Brodeur, 1’hon.M.Graham, ministre des chemins de fer, M.L.-A.Rivet, député d’Hochélaga, prononcèrent aussi des discours qui furent applaudis par la foule enthousiaste.COURAGE ! Une crueile épreuve frappe en ce moment les citoyens «le Saint-Jérôme.En effet, le désastreux incendie de mercredi n’attriste pas seulement les malheureux sinistrés, mais tous les citoyens, puisqu’il atteint les intérêts et le progrès de la ville de Saint-Jérôme.C’est une largs blessure qui nous fait dnis souffrir et navre toute notre population.Nous sommes persuadés, toutefois, (|ii’il se trouvera à Saint-.lérômo assez d’énergie, du courage, de bonne volonté et do confiance en nous-mêmes pour que des cendres dont l’aspect nous désole renaissent de nouveaux espoirs et un nouvel élan vers un avenir prospère.C’est dans l’adversité «pie les caractères bien trempés donnent leur preuve et que les âmes énergiques démontrent leur valeur.Saint-Jérôme possède une puissante vitalité et a droit de compter sur de beaux lendemains.Il est impossible «|Ue notre progrès n’aille pas croissant, puisipie nous possédons, tout connue les autres villes, ce qui est la base du progrès : des industries et des moyens de transports faciles et nombreux.Malgré les obstacles heures du malin à 6 heures du soir, au No.274 rue Saint-Denis, Montréal.Aussi consultations par lettre pour les femmes qui ne peuvent venir voir nos médecins.Les I ilulcs Rouges sont eu vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi, par la malle, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boite, $2.50 six boites, foutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE 274» rue Saint- Denis, Montréal.# derangement* d’e.tomac chez bébé, .bourdonne L'AVËN'IK l'O "NOftÜ — H JUILLET 10U Notes brèves Le feu ! i,es meilleures choses i [lia rut elles dépassent la mesure et cessent d'etre maîtrisées deviennent mauvaises, redoutables et une source de calamités.U'est ainsi ipie nous nous parlions à nous-mêmes, mercredi, en assistant, impuissant et désespère, aux ravages causés par le l'eu dans notre jolie et encre ville de Saint-Jérôme.Le feu est un élément bienfaisant, quand ou sait et cpte l'on peut s'en rendre mai-•,tre et tirer de son action juste ce ipi'tl nous faut.1! en esl de même de l'eau, du vent, tie l'électricité, etc., toutes choses excellentes eu soi, éminemment utiles quand un maître en dispose dans les limites du î é essaire.Hélas! quand le malheur veut que ces éléments échappent au contrôle tie l'homme, ils deviennent tics llétiux tpii sèment la mortel ht misère surleur passage fatal.Il en tst ainsi tic tout dans le monde.Il taul tpie tout soit soumis a l’empire de la raison et de l’équité.Sinon c’est la détresse et le désordre.Ut cela est vrai thins tous les ordres d'idées aussi bien dans le monde moral que dans le monde ties atïaires et de la politique.C' est pourquoi l'on n’a jamais exprimé avec plus d'envergure la toute puissance tie I lieu, ie grand maître tie tout, que dans ces beaux vers : l’iiui qui nu l un frein ù In furtur tics /luis Sim aussi îles mecliantls arrêter tes complots.Valet de Cœdu — 'y/u le manque d’espace, nous regrettons d’être obligés de remettre à la semai-n; prochaine la suite de l’intéressante circulaire du surintendant de l’intruction publique, dont nous avons commencé la publication dans le dernier numéro de 1’ •• Avenir du Nord Mort d’un vieux patriote Le 9 juillet est décédé à Québec, M.Louis Pelland, chez son tils M.Alfred Pel-land, publiciste du ministère de iu colonisation.M.Pelland était originaire de Berthier et l’un des vieux patriotes qui ont joué un rôle dans les luttes politiques de sa génération.Le défunt était le père de M.J.-O- Pelland, avocat, de Montréal, de M.Louis Joseph Pelland, du département du receveur, à la corporation de Montréal, et de M.Alfred Pelland, publiciste du ministère de la colonisation.Il habitait avec celui-ci depuis une couple d’années.Il était aussi le beau-père du Rév.Père Désy, curé de Notre-Dame du Chemin.M.Pelland était âgé de 77 ans.Ses obsèques ont eu lieu, le 13, en l’église paroissiale de Notre-Daïue-du-Chemin, ville Montcalm.L’inhumation a eu lieu le même jour il Berthierville.Nous prions la famille d’agréer l’expression de nos condoléances.Nouvelles de St.Jérôme •— M.C.-K.Marchand, avocat, qui a été anse/ sérieusement malade, est maintenant rétabli.— .M.Fernand K infret, directeur du Ca-ntulu, à passé quelques jours à Saint-Jérôme, cette semaine.— On trouvera à la librairie Prévost, des embouchures antiseptiques pour téléphone.Prix GO c, — M.Guillaume Beaulieu, ctrt venu passer quelques semaines dans sa famille.Il retournera à Chicago bientôt.— .Mlles Lafrtnière et.Mlle Tardif, de Montréal, sont chez M.Giroux, gérant de la banque dTlochélag», — Lundi pioi bain, M.Kiplu ge l^*page fils de .M.U Lepage, épousera Mlle Sarah Clair-mont, fille de M.Aldrien Clairmont.Nos souhaits de bonheur aux futurs époux.— lx) pèlerinage a Saint Joan d'Iberville, organisé* par M le curé de Saint-Jérôme, à eu lieu dimanche demi r.Il a remporté un grand Huc»ès malgré quelques contretemps.Plus de 1000 personnes y ont pris part.— La chaleur est moins accablante depuis deux jours.Perronne s’en plaint ! .— Lundi dernier, M Camille de.Mart’gny, avocat, a été» léélu sans opj o it ion commissaire d’écoles pour la ville tie Saint* J t 61110.— AU» z vite faire votre choix de tapisserie a la librairie Prévost D’ici à un mois un supeibo lot de tapisserie y sera vendu au pii\ coûtant.— Les fumeurs, désireux d'acheter une très jolie et tiès bonne pipe, sans dépenser beaucoup d'argon», doivent alle r à la Libn irie Prévost, où ils auront le choix dans un magnitique assortiment d’articles pour fumeuis qui vient d’y arriver.La nouvel D de l'effroyable incendié de mercredi a attiré on grand nombre d’étrangers a Saint J fn" me, surtout de Sh iwbri-ig* .Dans la veillée de- c ruaines et des centaines de p«*i-sounos n’ont cessé de citculer autour des ruines fumantes.— M Georges de la Durantaye, f.ère de M.l’abbé de la Durantaye curé de Saint Jérôme, est décédé au p* e Jiyierp, le 13 du courant, à 1 age de *»» an*.L** G.f :*j?était marié et.vivait a Montrée I n était ici que d» puis quelques jours.Li dépouille mortelle sera transporté sam* di matin a Montréal par le train qui laisse .'Lint Jerome a Gh.30.L«* serviio funèbre sera célé- bré samedi, a Sh.L», en Péglige Saint-Denis.L'inhumation se fera au cimetière do la Côte-dos- Neiges.Nous présentons à M.l’abbé de la Durantaye nos profondes sympathies.— Que le puiiiic de Saint-Jerôme et le public voyageur remarquent bien que P1 Intel Bellevue tenu par M.LA POINTE est très recommandable sous tous les rapports.Site enchanteur vis-à-vis de la rivière du Nord ; 11S et 120 rue I.abelle.Table excellente, chambres spacieuses;éeuries fort bien aménagées.Un omnibus est à la disposition des voyageurs à 1 arrivée et au départ de tous les t rains Sainte-Adèle — Les jeunes prairies sont très belles tandis que les viei les prairies sont sales Les dernières pluies ont fait beaucoup de bien.Quand les lâcherons-nous une bonne fois cos vieilles prairies de plusieurs années qui diminuent en rendement, empestent ma terres de mauvaises limbes et ruinent le sol.Je constate avec plaisir que dans plusieurs endroits on j ne garde les prairies que 3 ans qu’on fait pac-cager ensuite 2 ans et qu'on recommence en culture sarclée.Il est compris par un grand nombre que la lutation de -r> àG ans est la meilleur.Les pâturages sont les plus beaux que je n’aie pas vue depuis 20 ans ici à S un te-Adèle ; cependant en certains endroits du sud du comté j’ai remarqué le I juillet que si la .sécheresse continue ils set ont compromis a\unt longtemps.L’avoine, l’orge, le sarrasin les fourrages verts promette beaucoup.I^e blé-d’inde est liés beau.J ’ai semé G variétés de blé-d’inde que je vuis suivre de piès.J'ai semé du blé-d’inde sic, du blé-d’inde qui a trempé J jouis, d’autres qui a trempé G jours et en dernier lieu S jours apiès, j’ai semé 5 rangs de blé-d’inde absolument sec.C’est le plus beau, de sorte que je suis convaincu qu’il est inutile de faire trempé le blé-d’inde avant de le semer.Ce qu’il faut au blé-d’inde c’est de la chaleur.J’ai semé le mien h*.‘J0 de juin et il est infiniment plus beau que d’autre qui a été semé plus à bonne heure.Même il y en a qui ont cumplèteini nt perdu leur semeuse pour avoir ensemensé trop à bonne heure.Les betteraves, carottes, navets, pommes de terre, tomates, sont de toute beauté.Le tabac pr< in ‘t beaucoup.Lis petits fruits sont en abondance et ont mûri 15 jouis plus tôt que l’an dernier.Les vergers lais.-ent à désirer ; les pommes s' -ront plus petites et en moindre quantité que l’an dernier, cela dépend en partie des chenilles qui ont envahi nos veigers.Cette année les chenilles ont été un véritable fléau.Plusieurs érables et pommiers dont 1» s feuilles ont été d *vorées avec rage par les chenilles périront.Jusqu'à présent on en fuirait peu de cas, mais plusieurs se proposent de les combattre à outrance Fan prochain.Quelques-uns ont parfait! nient réussi à empêcher les chenilles de re monter dans les aibres en entourant ceux-ci d'une lisière de papier à mouche.Le printemps nous e^t arrivé 3 semaines plus tard que l'an dernier mais le mois de mai ayant été infiniment p’us chaud et ayant eu plusieurs bonne pluies chaudes, les récoltes ont une bit-n plus belle apparence que l’an dernier à cette époque de l'année.Jusqu’à présent tout nous fait espérer une belle et abondante récolte.Lv nx Uq bel exemple Un père a commencé l’achat d’une K ente Viagère du gouvernement cauadien, pour son fi s âgé de 20 ans, à condition que celui-ci paie une partie du prix, jusqu’à ce qu’il puisse! se charger entièrement du paiement annuel de £50.somme requise pendant.10 an«, de 23 a 00 an:.voit que le piix total des pai* menus atteindra $2,000, et quo le revenu d**p-«-"*Pi •, chaque année, le qnai i.de cette somme, toute la vio durant du (ils, quand il aura atteint G0 ans.8 il meurt a.ant que la rente commence, tous ses paiements avec intérêt composé à 3 , jusqu'au jour de sa mort, seront remboursés à ses représentants légaux.S’il meurt â 30 ans, ceux-ci recevront.8 590 00 35 “ '• 44 .957.85 10 “ “ “ .1,383 80 45 “ “ “ 1,877.(55 50 ‘ •* “ ______ 2,450 00 55 “ “ “ .3,113.80 (50 “ “ “ .3,883 15 On peut avoir tous renseignements sur cet excellent système, en s'adressant au surintin dant des Rentes Viagères du gouvernement umadim-q n O'tawa, à qui les lettres arrivent sans affranchis-einent.Propriété à vendre Uni* belle propriété, ruo Sainte-Virginie, avec maison à tiois logis et dépendances.A proximité île I ’église, du marché, du bu* reau de poste et de la gare.Conditions faciles.S’adresser a .M l’hilias Cusson, 126, Saint-Georges, Saint-J érôme.AGRICULTURE FROTTEZ CET ENDROIT ENDOLORI AVEC LE UNIMENT DU PER?.M0RR1SCY.Et Arrêtez la Douleur Immédiatement.Dans toute maison.Il arrive que les habitants souffrent de maladies, douleur**.contusions, engelures, brûlures, roldeur des jointures, rhumes de poitrine, maux île gorge douleurs musculaires *t autres maux semblables.Il faut manquer certainement de jug**-nu-nt si on souffre même du moindre do ces maux, quand il existe un remède sûr et effectif.Le Père Morriscy, re fameux prêtre-médecin, a réussi spécialement â préparer uno prescription pour le soulagement Immédiat île ces maux.Des milliers de familles garde constamment N la maison, en cas de besoin urgent, une bouteilles de Liniment du Père Morriscy.Ce Uniment, différant de la plupart des autres, produit une sensation agréable e» possède une odeur pure et hygiénique.C'est un splendide Uniment pour faire des frictions, vu qu’il rond la peau douce et souple en ne la brûlant pas.Plus encore, il va directement au hii'gt* du mal • t il n’en re.sto *qu’une infime quantité sur la peau.Pour le rhumatisme et le mal de dos, le r* mode No 7 du Père Morriscy est un aide puissant; pour les cas de mal de gorge et de rhume de poitrine, il se complète par le remède bien connu “No 10.” On devrait toujours avoir le Uniment K la portée en cas de besoin, 25c La bouteille, chez votjm pharmacien OU do Father Morise» y .Medicine Co.Ltd., Montréal.Le Gaulois Le plus grand journal Français du matin.Hue Drouot, Finis, (France; Directeur.Arthur MuVt*r.Puhlio chaque mardi un suppFmout contenant des correspondances dp l'Yu'ioe et de l'etranger, et, chaque samedi, un supplement littéraire iKu>lr«\ gracieux pour ses abonnés.Abonuemeuis.Union postale: cîaulob quotidien, un an, $li,50.Raulois du Dimanche seul, un an.$3.00 60 YEARS' EXPERIENCE Sommes qui Pliez so'js le Juug de la Maladie, Ke!evez-vons ! Soyez Forts et Courageux.A l’exemple de M.X.s!in, de Québec, Prenez ths F! LU LES MORO Tout le monde s'intéresse aux r-jlevés de pro ductiou des vaches laitières, non seulement ic propriétaire du troupeau t)ui dé-ire en augmenter la production, mais le laitier voisin.qui veut avoir une base de comparaison pour juger du rendement de scs vaches Par exemple, près de Biruam, Ont., un tioupenu de vaches a donné, pendant le mois d’avril, 383 livres de gius de bourre, tandis qu’il fallait 21 vaches de la société de B ibcaygron, Ont., pour produire la même quantité.Dans un an ou deux, il est tout probable que le propriétaire de ces pauvres vaches aura doublé la pi o luction tie sou troupeau, car il aura trouvé, dans l'intervalle, les bêtes qui ne méritent pas d’être conservées.Partout, dans toutes les provinces, des cultivateurs laitiers en ont déjà fait autant ; il y en a qui obtiennent trois fois plus de lait et de gras de beurre qu'ds n'avaient l’habitude d’obtenir avant qu’ils se soient décidés à recli 'relier les mauvaises vaches qui se cachaient lâchement deriière une bonne moyenne du troupeau ou derrière la forte production J’tine ou deux j très h innés vaches.Une vaclie métisse de sept ans, près de Woorlstte k.Ont., a donné, pendant le mois de mai, 3,161 livres de laîtdosunt 3.3 pour cent de gras, soit plus de 73 livres de gras de beurre en tin mois, presque le double de la bonne moyenne de production de Biruam cité ci-dessus.Et vos vaches, que sont-elles?Courageuses et lionnes productrices, ou poltronnes î Assurez-vous de cela en contrôlant la production de chacune d’elles ; vous avt z tout à y gagner.C.-K.\V.— A VENDUE : D.'ux poêles, l'un à la ga-zoline, l’autre à l’alcool, ainsi qu’une chaufferette au pétrole.S’adresser à la librairie Prévost.Conditions faciles.Un homme malade ne doit jamais s’illusionner au point de croire que le mal "se passera comme il est venu".On ne se guérit jamais sans le vouloir cl surtout sans se bien soigner à propos 11 n’est pas de maladie qui tienne ou puisse résister à l’influence d’un remède préparé expressément pour les hommes.Encore, ce remède, faut-il que ce soit le bon, car U n’y en a qu’un seul qui soit propre à toujours soulager, puis à guérir infailliblement toutes les maladies chez les hommes ; ce sont les Pilules Moro.Eu dehors des Pilules Moro, les chances de salut sont plutôt rares, et surtout si les médecines liquides se mettent de la pai’lie, il y a à parier un contre 11.XAVIER ASIAN, cent que le mal empirera.63 eue llonaveuture, Québi't*.Pourquoi?“Je ne pouvais plus rien di- Tout simplement parce que la iP’1’1’1’- iHleinciil mon estomac plupart des médecines liquides 1
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