L'Avenir du Nord, 10 novembre 1911, vendredi 10 novembre 1911
Quinzième année—No 45 Journal hebdomadaire— Deux cents le numéro Vendredi, 10 novembre 1911 W ORGANE LIBERAL ou DISTRICT oc BONNE.lx men oi cavenir est oaks le peuple m£m* I HDVJ VIRRONJ PROSPERER U^, Du SI LAURUTT Q5- 3i>enc-) S CKEf/lER.Abonnement: Un un [Canada].$1.00 “ “ [Etats Uni:].1.50 Strictement payable d'avance.& TS4 Jules-Edouard Prévost, Directeur A DM I N 1 STRATTON : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : 11c.la ligne.agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne nonpareil, 1ère insertion ; Go.la ligne, insertions subséqueutos.LES FAUX NEZ DE LA POLI Les hommes qui gouvernent maintenant le Canada lurent victorieux, le 21 septembre, grâce aux préjugés sans nombre qu'ils ont exploités Chaque province de la Confédération a été dupe dune mystification particulière, conduite par une tourbe spéciale de politiciens a faux nez.Là, les conservateurs se couvrirent du masque de l'impérialisme : ici .I plus doux que rialisme ; ailleurs, ce fut le faux nez de j Ah 1 que le faux nez 1 annexion aux Etats-1 nis qui servit leurs 1 cachait de piètres gi 1 les ! fins .ailleurs encore, ce fut U* taux nez de laj M.iîowrassu, qui cherche religion dont ils couvrirent leur den qui veut établir une marine impériale et qui l’établira.Au lieu de s affliger de voir des impérialistes, des tories, des orangistes et des fanatiques tenir les leurs (111 pouvoir, le D< roi r, 1 organe de .M.Boura-sa, s’en réjouit.Les convictions de ces agitateurs n’ont pas I g™ j politiques du mariage d’un premier mitiis-l1^ in- étrange r, ne peut-on atten Ire d’eux une expression d’opinion sur le mariage du tils du chef conservateur catholique de cette province, contracté au mépris du décret AV te mere 1 (La Vigie) Sinistres farceurs Lu S'maint', journal conservateur de • irand .Mère admet et affirme que sur toutes les estrades, au cours de la dernière catvipa- grande valeur puisqu'on les voit oublier jgtie électorale, les adversaires du gouverne-_ , .i .leurs violences antimarinistes pour devenir ment libéral, “ r mservulcurs et nat iont'ilis- ils 3 affublèrent du faux nez de 1 antiimpé-, plus doux que des bergers.les s'engageaient à ilétruire la loi infâme rirent leurs figures de tartufes.L’élément tory s’unit à l'élément conservateur et nationaliste de lu province de Québec pour renverser Laurier.Cette grande o-uvre accomplie, voici ce qui devait en résulter d’après ce parti hybride et incohérent: Le Canada cesserait d’être conduit par Rome (voix orangiste et tory-).Le Canada cesserait d’être trahi par un mauvais catholique (voix des castors).Le Cam id a aurait une marine impériale (voix de M.Borden).Le Canada n’aurait pas de marine du tout (voix de M.Bonrassa).Le Canada éviterait l'annexion aux Etats- Unis ( voix des conservateurs anglais ) Le Canada éviterait l’impérialisme britannique (voix des conservateurs français).leîs sont, nous le répétons, autant de faux nez dont se sont servis de vulgaires arrivistes pour donner le change à l’électorat canadien.Il fallait escalader le pouvoir et pour cela détruire le gouvernement Laurier par tous les moyens, honnêtes et malhonnêtes, surtout malhonnêtes.Les badauds et les naïfs ont été facilement trompés par tous cos comédiens grimés et costumés selon les besoins du moment.11 était à prévoir que les associés de cetio triste besogne s uniraient ensuite pour manger à la même crèche.Nous l’avons prédit à nos concitoyens de la province de Québec.Us n’ont pas voulu nous croire, eh bien qu’ils regardent ce qui se passe maintenant sous leurs yeux.Les faux nez tombent aujourd'hui et nous voyons de farouches catholiques, d’ardents antimarinistes et de soi-disant vieux-rouges, se donner l’accolade avec les Hughes, les Foster, les Sproule, les Rodgers et les Borden.¦ La marine, surtout, qui fut tant critiquée par les conservateurs et les nationalistes, demeure au premier rang du programme de M.Borden qui reçoit pourtant l’appui de ces politicii us hier encore si oui brareux et si ennemis d'une marine.Toute la politique des Monk, des Nantel et des Pelletier, si longuement et si astu-cieusi ment échafaudée avec 1 aide des nationalistes, s'est écroulée, et leur indépendance s’est évanouie comme la brume du matin.Tout cela n’était donc qu’une colossale plaisanterie et tous e» s jocrisses bleus seraient comiques s’ils n’avaient pas etc et n’étaient pas encore aussi hypocrites ou ils sont audacieux.Nous savions à qui nous avions affaire; ¦ quand nous disions, avant le vote du 21 septembre, que ces patriotards n'étaient que des cabotins.Pour nous, leur faux mz nationaliste a toujours dissimulé insulli-samincnl leur ; "ce conservateur.h 1 lahilh z.-les comme vous voudrez,— disait le roi de Naples François 1er en par-huit de ses soldais —en vert, en jaune ou en bleu, ils ne tiendront jamais au feu." Il en est de même des acteurs de la comédie nationaliste : ils ont beau se déguiser en patriotes, en indépendants, en| des nationalistes ;de la marine) et à tuer la i ran te.” i faire croire j Depuis lors, des conservateurs antimari-|U d est 1 ennemi de I esprit de parti, a non nistes ont accepté des portefeuilles dans le en cinquante ans.I! regrette que le gouvernement n’ait pas.ordonné à tous les régiments de Québec de prendre part à cette cérémonie.Le Dr Thornton, en portant le toast au Canada, préconise l’achat de vastes terrains dans le nord d’Ontario pour y installer des colonies orangistes.Il ne serait admis, en ces endroits, que d'-s immigrants d’Angleterre Le frère II.Push, approuve cette idée '¦t cçndanme vigoureusement l’usage des deux langues, le français et l'anglais au Canada.11 consei le aux m.mbres de I O dre,d’obtenir des candidats, durant les procli lines élections provinciales, l'engagement formel marine il ai:- qu’il voteront pour l’abolition du système bilingue dans les écoles publiques.seulement créé l'esprit de parti pris des nationalistes - le pire de tous—mais il soutient, de plus, le gouvernement Borden, asservi à la politique du parti conserva-teui-tory el qui exploite déjà le pouvoir au bénéfice unique d’une famille politique.M.Bonrassa sait bien que le gouvernement Borden est resté un parti, une séquelle égoïste, bornée, jalouse, avide, accapareuse et monsieur Bonrassa est content : il approuve et applaudit.Que penser de tous ces fourbes ?Et nV.st-ce pas le temps ou jamais de se demander: Qui trompe-t-on ici ?M.Monk, M.Pelletier et M N'antel ont fait litière de leurs soi-disant principes pour entrer dans le cabinet Borden.Car, enfin, ces hommes-là ne sont pas attelés au char de l'Etat, qu'ils ne sauraient conduire, mais à un omnibus ministériel ou se prélassent un Foster, un Hughes, un Rodgers, sous l'œil paterne d'un Sproule.M.Bruno Nantel, alors qu’il n’était que député de Terrebonne, n’avait que des paroles de colère contre la marine; il est en- j proche — et j’espère, dans l’intérêt meme tré avec un geste apaisé dans le cabinet de la paix et du bonheur du pays que ce Borden, partisan d'une marine et d’une j sera dans un avenir fort reculé — le parti contribution directe à la défense de l’em- ! conservateur revenait au pouvoir, et qu’un pire: petit à petit, il a subi 1 influence du grand militaire comme le député de Victo-milieu, a restreint l'ampleur de ses gestes j ria-Nord (M.Hughes) obtint le portefeuille irrités, atténué lï-chu de sa parole, et, fine- de la milice, à quoi ne pourrait-on pass’at-lement, s est endormi dans le fauteuil ran- tendre, si la loi lui mettait en mains pareil ministère Borden qui ne veut pas entendre parler de détruire la loi de la marine.M.M.Monk, Nantel et Pelletier ne sont que de sinistres farceurs.Le canal de la baie Géorgienne Tout indique que 1912 verra le commencement de la construction du canal de la baie Géorgienne.Les ingénieurs du gouvernement qui ont fait les relevés et préparé les plans de cette gigantesque entreprise, sous le gouvernement Laurier, travaillent actuellement jour et nuit à préparer un rapport au conseil des ministres, afin qu’un vote soit demandé à la prochaine session du Parlement, pour les travaux préliminaires.On croit que le gouvernement fera bientôt une déclaration officielle à ce sujet.La sincérité des nationalistes Si dans un avenir plus ou moins nip- pon voir r C’est M.Bonrassa lui-même qui, en 1904, parlait ainsi de Sam Hughes, en pleine Chambre des communes.Et M.Hughes est devenu un homme fortable du ministère du revenu de l’inté-rie jr.Il en est de même de M.Monk et de M.Pelletier.Bref, nos ministres eanadiens-français bafouillent entre leur programme politique inolletisif et doux, aux yeux de et leur siège de ministres, ne sachant à ; listes.quoi se résoudre, et pour éviter de se pro- j _________ noncer et de s'expliquer devant ie public scandalisé, ils chantent à demi-voix ce refrain emprunté à une pièce d OfLubaeh : Fermons tes yens', fermons les yens' ! et puis la bouche, ajouterons-nous.Et I beau ! nationa- L’ouverture de la session La rentrée des Chambres fédérales aura lieu le 15 novembre.L’ouverture de ce Parlement promet d’être la plus brillante depuis la Confédéra-pnrs nationalistes de trouver ça lion à cause de la présence de Leurs Altes- ! ses Royales le duc et la duchesse de Conu-Lo piuple, dont on se moque si effronté- aught, ment, comprendra-t-il enfin à quels corné- j Ce fait amènera à Ottawa, des milliers dïens il a affaire .' i de visiteurs de toutes les parties du Cana- Oui.le moment est arrivé pour tous de da., 1 constater que le parti conservateur et ses _________ alliés ont escamoté le verdict du 21 sep- Bossuet poète tembre sous de favx pntextes, .Le carnaval est Uni.les masques tom- 1 >ans quelques jours sera, commeon le sait, faux nez ne tromp ,,t plus per- 1 ">™b'”ré dans la cathédrale de Meaux le {monument- de Bossuet.On a tout dit, tout Ipp [exprimé sur le sublime orateur chrétien.Son vaste génie a embrassé tous les genres, .let dins tous i! s est élevé au premier rang.Philosophe, historien, prédicateur, panégyriste, eontroversiste, int rprète des écritures, le grand évêque a été tout cela avec j une incomparable maîtrise.“ Qu’un hotn- r - inc de goût lise ses discours, a dit La Har- Une autre opinion conservatrice j i c, il en sera “ terrassé d admiration, La Patrie, oui a fait une lutte acharne an cours de la dernière campagne èlecto bent, et sonne.• in ' • i il1 wuaea ; uii.iwiiu» J.ium R Si t » irv inn ’ v- v* « t ri r» t t «% rm < M**mm »i»-r ri y rsti €/ % lüeli-JVSeïo 5* f Mais on sait peu en général que Bossuet ’ ] a composé d’admirables poésies.Ls pre- .itniers éditeurs de ses œuvres semblaient rn e, en laveur de .M Borden, n envisage., ., , , , , ,, .1 s etre entendus pour en dérober la connais- nas lavorablement la composition du non- | , ,.T 1 .I sauce au public.Les autres avaient craint probablement qu’elles ne parussent indi veau cabinet ; elle dit entre antres cliost peu agréables pour les nouveaux ministt “ vieux-rouges , en antimarinistes, en antiimpérialistes, en soldats du I hrist, on les reconnaît à ce je ne sais quoi par lequel ils se trahissent, et tout observateur intelligent leur applique l’étiquette qui leur convient, à savoir : conservateurs, libéraux mécontents, farceurs ambitieux, ratés, envieux, tartufes.Nous devons arracher le faux nez des nationalistes de l’école de Bonrassa avec autant d’indignation que.celui des conservateurs genre -Monk ou Nantel.Ces histrions Hypocrisie se valent.La faillite est complète des idées qui (urinaient le bagage du groupe de M.lîouras-sa sur les deux grandes questions politiques discutées durant la dernière campagne électorale.M.Bonrassa et ses suivants étaient, favorables à la réciprocité et absolument opposés à la marine.Or, ils n auront pas la réciprocité et ils auront la marine ! Le programme du gouvernement Borden ""t donc vide de re qui fut la plateforme d’où les bôùrassisles s'élancèrent i i 1 assaut du gouvernement libéral, t e qui n empoche pas ccs antimarinistes, qui sont seme Hier la terreur dans la foule, d entonner des hymnes à l'adresse (lit gouvernement Bor- •• M Hazeti, qui brillait au premier rang dans sa province, atteindra-t-il au même niveau sur le théâtre fédéral t “ M Foster, à cause de sa carrière acci dentée, sera l'objet d’appréciations contradictoires.L'avenir seul nous dira s'il doit être une force dans le ministère.•• Quant au colonel Sam Hughes, dont I le choix causera quelque surprise, il sera sûrement un element de faiblesse, à cause de ses idées étroites et de son caractère I intolérant.'¦ Jeudi, M F -A.Monk, fils de 1 lion.l'\-l> Monk, ministre des Travaux publics, a épousé M iss Mabell Kathleen, fille de M S.Whitley.'• La cérémonie a eu lieu à la résidence de M.Whitley, en présence du pasteur Carmichael.Les journaux qui critiquent le récent mariage de M.Caillaux, le chef du gouvernement de France, avec une divorcée, ne devraient-ils pas un peu s’occuper de ce qui se passe sous leurs yeux ' Ne savent-ils pas qu’un des principaux collègues de M Borden, M„ Foster, est.l’époux d’nne divorcée americaine ' S’ils ont droit de tirer des conclusions gués de leur illustre auteur.Bossuet, lui-mêine, en 11e les montrant qu’à quelques amis, avait pour ainsi dire autorisé dans ses œuvres la suppression de ces morceaux poétiques dont quelques-uns sont d’une magnifique envolée lyrique.Certes, ees poésies fugitives, délassement du grand prédicateur sont loin de la magnificence de ses discours.La langue de Bossuet, c’est la prose, et une prose qui n’est qu’à lui Mais on ne saurait lire sans un frisson de pieux enthousiasme ces poésies de l’Aigle de Meaux.L’influence des orangistes.Un banquet d’orangistes a eu lieu le sa- ; medi soir 4 novembre, au Victoria Hall, dont l’hôte d honneur était le lieutenant-colonel J.-H.Scott, de Wajkerton, Ont., suprême grand maître de l’ordre d Orange.Le commissaire Hocken, de Toronto, en proposant un toast, a dit que l'influence de l’ordre s'est fait sentir dans tout le Dominion dans les dernières élections.C’est surtout grâce aux efforts des membres que le gouvernement Laurier a été défait.Le frère Fred Dane, d’Ontario Ouest, parlant du Congrès Eucharistique, de Montréal.prétend quo cela a plus fait pour i’a-vanceii.ent de la cause orangiste, que les orangistes auraient pu faire, eux-mêmes, L’hon M.Lemieux Mardi de la semaine dernière, au club libéral Saint-Louis, à Montréal, devant un nombreux auditoire, M.Rod.Lemieux a fait une très intéressante causerie.C’était la première fois depuis le 21 septembre que l’ancien ministre de la marine prenait publiquement la parole.En exposant les motifs qui ont causé la défaite du parti libéral, M.Lemieux démontra que nos adversaires avaient pour armes fie combat la question de religion et les préjugés de race.“ Lorsque l’électorat se sera ressaisi, dit l'ancien ministre, il reviendra au parti libéral, et nous reverrons encore le triomphe de la politique canadienne de Sir Wilfrid Laurier.” Cue déclaration de M.Caillaux.Le premier ministre Caillaux a prononcé, hier, le discours que le premier ministre de France a l’habitude de prononcer, quelques jours avant l'ouverture de la Chambre des représentants.Les principales remarques de M.Caillaux se rapportèrent naturellement à l’entente franco-allemande, relativement au Maroc.La premier ministre a déclaré, que cette entente était profitable pour les deux pays, et qu’elle pouvait difficilement être plus avantageuse dans les circonstances.La France a constaté qu’il était impossible d’admettre la prépondérance d’une grande nation européenne au Maroc.Les théories d’une nationalisation du Maroc ou du Maroc pour les Marocains sont de simples formules, dénuées de tout sens commun, car rien ne peut l'emporter sur les droits de la civilisation contre la barbarie.Quand a ce qui regarde la politique intérieure, le premier ministre a déchiré qu’il entendait suivre la politique de la taxe sur les revenus.Cela promet ! On savait déjà par les journaux que depuis le 2L septembre certains chefs de file eu parti conservateur, dans le cointé de Soulanges, considérant sans doute le canal du même nom comine un nouveau Pérou exploitable à merci, ne songeaient rien moins qu’à remplacer tous les anciens employés soupçonnés du libéralisme, par cl’au-ti ei (le teinte bleue pomme m un percepteur des péages ou un pauvre diable d’tchisier était soudain frappé d’incapacité dans se.-fonctions par le fait que l’hon.R -L.Borden a remplacé sir Wilfrid Laurier au timon des affaires canadiennes.Il y a 50 emplois, au canal de Soulanges, et '.’organisation conservatrice avoue qu'elle a déjà reçu 450 demandes.Certains même prétendent que ce nombre dépasse G00.Mais ce qui est plus intéressant et plein de promesses pour l’avenir, c’est que l’organisation conservatrice du comté de Soulanges, n’acceptait que Ks sollicitations d’emploi, qui étaient accompagnées d’un dollar, et adressées au notaire Gladu, beau-frère de.M.le Dr Lortie, candidat malheureux aux dernières élections.Ce sont vraiment de fâcheux symptômes, signes avant-coureurs de scandales retentissants dont les conservateurs étaient si friands.Toute élévation, tout agrandissement est une capacité de plus de souffrir.Mon Burn ai-n.Pour rire — Tu devrais te marier — J’ai horreur de l’esclavage — Il te faudrait, comme à moi, une femme douce, aimante, excellente ménagère.C’est bon.J’attendrai que ta femme soit veuve.POLITIQUE ETRANGERE La révolution chinoise OBSESSION - - Pensées.Quand nous attendsns quelque évènement heureux, le plaisir qu'il apporte paraît généralement moins grand que le déplaisir d'en être privé.Dr Toui.ousk.En 1904, dans son manifeste électoral, M.Bruno Nantel disait, entre autres choses : •• Un juge ne devrait pas descendre du banc pour revenir dans la politique militante, ce qui laisse supposer qu'il n'en est jamais sorti.” M.Nantel, fidèle à ses principes de 1904, va sans doute protester contre l’entrée dans le cabinet Borden, de M.Doherty, un ancien juge.Nous attendons.w •ww w¦« Les nouvelles que nous possédons mettent on pleiuo lumière la gravité do la révolution chinoise.Les rebelles sont maîtres de Wuchang, résidence du vice-roi îles provinces de Hou-Pé et de IIuo Si-n la ville où la révolte a éclaté, j de la grande ville de Han Keou, de Hou-Yang qui fait vis-à vis à Wu-Uhang, sur le Yang-Tse-Kiang.Certains télégrammes vont même jusqu'à dire que tout le pays situé à l'ouest de, la rivière Min est aux mains des révolutionnaires.Dans ce cas, ils pourraient se joindre aux révolutionnaires de Se-Tchouen.Le centre de la rebellion, quoi qu’il en soit, restera à liait-Ivoou.La po-i'ion (le cette grande ville est comparable à celle de Chicago en Amérique : ouverte au commerce européen depuis cinquante ans, elle est située au carie-four formé par la toute de Han-Kéou à Pékin et par la grande voie commerciale du Yang-Tse-Kiang.Des districts vont été concédés à l’Angleterre d’abord, puis à l’Allemagne, à la Russie, à la France et au Japon.Le quartier anglais a sur le fleuve une façade de plus de deux milles.L’agglomération Ilau-Keou, AVu Chang, Hou-Yang est l'un des centres les plus importants de la Chine : filatures de coton, aciéries, fonderies.Les Allemands y ont réalisé de très grands progrès au cours de ccs dernières années.Telle est la capitale de l’émeute.Si, comme le dit une dépêche, Yang-Hbi-K ni, le ministre à velléités réformatrices, est Venu se mettre a la tête de la révolte et lui prête ses talents d’organisateur, le gouvemeineut de Pékin aura affaire à forte partie ; il est vrai qu’un autre télégramme dit que Yang Slii-Kai a reçu du rég-nl l’ufirj du gouvernement militaire des provinces du Yang-Tse- Kiang.Le gouvernement impérial paraît frappé de panique.La loi martiale a été proclamée à Pékin; le légeut a suspendu ses audiences; toutes les portes sont gardées.1, escadre de l'amiral Sha est partie pour Shanghai.Be mi ttistre de la guerre, Vin-Chang, a, parait-il, gagné Puo-Ttng- Fou, ville voisine de Tien-Tsirt, où il prendra le commandement do deux divisions Que veulent les révolutionnaires?Leurs tendances sont si multiples qu’il est difficile do se prononcer, mais on peut dire qu’ils représentent une réaction nouvelle de l’élément proprement chinois des provinces du -ud et du centre contre la dynastie mandchoue.Puis, il y a certaine histoire du chemin de fer de Pekin à il tut-Keou peur lequel de nombreux actionnaires chinois ont depuis longtemps vidé leur bas de laine et souscrit des sommes importantes.Des emprunts ont même é é consentis par les autorités provinciales et les villes qui s'a t ndateul a être desservies par la ligue ; même on a levé des taxes spéciales et des impôts, tout cela pour créer un chemin de fer purement imaginaite, qui n'existe même pas sur le papier.Que 8'est-il donc passé?.Les administrateurs tie la ligne féerique ont, parait il, bien encaissé les sommes sousetites, mais, entraînés par la fièvre du caoutchouc, qui sévissait l’ail dernier à Shanghai, i|s ont absorbé tout l'argent confié à leur honnêteté, et voilà pourquoi tes malheureux actionnaires attendent encore sous l’orme leur chemin de fer et les dividendes qu il devait leur rapporter.C’est à ce moment que le gouvernement impérial crut devoir intervenir, non pas pour faire rendre gorge aux administrateurs infidèles, mais pour annuler les concessions précédentes, aux tins tie conclure un emprunt étranger destiner à réaliser la ligne de chemin fer projetée.Ce geste mulheurejx a mis le feu aux poudre.Un comité de protection des premiers actionnaires sacrifiés a soulevé les populations contre le gouvernement central qui veut donner les bénéfices du railway à des étrangers.C'est la-dessus qu’a commencé le mouvement révolutionnaire contre lequel les autorités de l’empire ont dû sévir.Certaines dépêches signalent l’activité déployée, sur certains points, par des meneurs japonais.D'autres annoncent l’entrée eu scène pour prendre la tête de l’état qui tend à se for mer, de Ilvvang-Shing, révolutionnaire fameux qui a longtemps résidé au .lapon.D’autres renseignements parlent de l'anivée de Suu-Yat-Son, le fameux républicain, dont, au temps de lord Salisbury, la légation chinoise de l.ort-dres s'appliqua vainement a opérer 1 arrestation clandestine et le trauspott eu Chine.Jusqu’ici, aucun sentiment hostile aux étian gets n’est marqué par les révolutionnaires.Mais on sait qu’en Chine l’élément populaire est très accessiDln aux excitations xénophobes.Aus-i la panique est extrême.U est certain maintenant que lo mouvement est surtout diri gé contre la dynastie inan iclioue, dont l’impopularité a grandi ces dernières années.On ne doit pas non plus douter que le Japon ne soit dans la coulisse, soufflant l’huile sur le feu, pour eu profiter au moment favorable.Grand bois, ruui m'effraye/ comme des cathr.lralei ; Vous hurle/ cotrnnr l’nrçue ; rr dans uni nrurt maudits.Chambres d’ctrrneii deuils, o i »ibr/ut de virus râles.Répondent 1rs écho» de vos " Dr prolundis *’.Je tr hais.Océan ! res bonds et te» tumultes.Mon esprit le* retrouve en lui 1 t'e rire amer De l’homme vaincu, plein de sanglots rt d’iusuites.Je l'entends dans le rire rnofinr *1e la mer.Comme tu me plairai», û Nuit ! -tau» ce» étoiles Dont la lumit .-r parle un lançage connu ! Car je cherche ir vide, et le nu r.rt le nu ! Mais les ténèbres sonr elle* tufmr» des toiles Où vivent.Jaillissent de mon iril par milliers.Des êtres disparut au\ regards familiers : Charles BAUDELAIRE Sir Lomer Gouin et l‘instruction publique L’université McGill a conféré à Sir Lo-tner Gouin le titre de dootuur-en -droit en reconnaissance de ses efforts pour promouvoir l’instruction publique dans notre province.I>a cérémonie de réception a eu lieu vendredi an Royal Victoria .College, en présence de tons les professeurs de l’Université et d un grand nombre d'étudiants.M.Gouin a prononcé en cette occasion un très Itetui discours dont nous détachons le passage suivant : “ Dans tous les services publics que j’ai pu rendre je n’ai jamais éprouvé plus vive satisfaction que dans mes efforts pour faire progresser la cause de l’éducation.Car l’instruction est le principe fondamental d'une nation, c’est sa pins grande richesse et c’est elle qui paye les plus forts dividende.Et c'est cette appréciation des responsabilités qui nous incombent de promouvoir la diffusion en aidant t’t l’éducation de la jeunesse, qui m’a poussé, à mon arrivée au pouvoir en 1905, à annoncer parmi les plus important's mesures du programme de mon gouvernement : “ Le développement de l'éducation primaire, ’éducation primaire, l'établissement de nouvelles écoles normales, le paiement de salaires plus élevés aux instituteurs et institutrices pur les commissions scolaires, l i création d'écoles techniques, la création d’une école de hautes études commerciales et le-développement des connaissances agricoles.” “ Nous avons travaillé à accomplir ces refermes.“ Pour nous permettre d'exécuter notie programme éducationnel, la Législature a voté chaque année depuis six ans, une contribution de plus en plus forte à l’instruction publique, de sorte qu'aujourd’hui cette contribution s’élève à plus de Sl.lôO-000, alors qu'elle n’était (pie de S483.4G0 èn 1905, date à laquelle le gouvernement actuel arriva au pouvoir.“ Votre approbation de l’intérêt que le gouvernement provincial porte à la cause de l’éducation n'en est que plus apprécié parce que vous n’y êtes pas directement intéressé : en effet, sur les :?Ü7U,000 additionnels attribués dernièrement aux institutions d’éducation de cette province McGill n’a jamais reçu ni n’a jamais demandé un sou.- •WW -KT ^ ' 5irop du Dr Fred Demers pour les enfants est un trésor pour le sommeil, la dentition, cou tre les colique-, la diarrhée, et pour tons les besoins des Itéltés et enfants.Dcniandez-le toujours.En vente partout et au dépôt, 309a, rue Saint-Denis, Montréal.Un lion au repos (Du Canmla) On a vivement remarqué, dans le discours que lo chef nationaliste a prononce au “Nomads’ Club,” la façon prudente et adroite dont M.Bouras-a a parlé de la franc-maçonnerie.Ou avait déjà constaté que ce “ champion do notre race et de nos croyances,” comme l’appellent volontiers ceux que son verbe a fanatisés, devenait singulièrement conciliant et doucereux quand il s'adressait à un auditoire anglais et protestant ; et que ce lion, si teirib'e à d’autres moments, déposait avant de passer la frontière, sa crinière, ses griffes et son rugissement.C’e-t en cet état inoffensif qu’il s’est présenté au ‘ Nomads’ Club,” et o'i y a fort admiré sa mansuétude, la douceur do sa voix et la courbe enveloppante, presque fraternelle, de son geste.Et M.Bonrassa a parlé de paix, de bonno entente, de concorde, de conciliààûtion même ; seulement, pour la circonstance, il avait supprimé les accents circonllexes.Dans cette veine profonde d’amour et de bienveillance où se trouvait M.Bourassa, il a même eu des mots tendres pour.les francs-mnçons.Oui, M.Bourassa a sonné, si i on peut dire, le triangle de la paix.Il a déclaré qu’il n’avait rien à voir aux moucltariiisos et au vilebrequinagc dont ils ont été les victimes ; noblement, il ajouta qu it avait refusé de toute façon son aide aux mouchards.Il oublia naturellement d’ajouter qu’il leur avait tout de même donné asile au Devoir, pour leur permettre d’insulter ceux que leur conduite avait dégoûtés.Qu’importe ! enregistrons ce tardif hommage du Maitre aux protestations quo nous faisions alors entendre ; et regrettons seulement qu’il lui ait été arraché, non pas par un besoin do vérité, mais par le désir de plaire à un auditoire antipathique.M.Bourassa alla plus loin ; il fit une distinction entre les franc-maçons françsjs et les francs-maçons anglais.A la vérité, il ne déteste pas ces derniers, il se sent même de ia 0847 L’AVENIR DU NORD — 1 NOVEMBRE 1911 sympathie pour eux ; n’en doutez pas, ils étaient dans lu salle.Cette déclaration est inquiétante.Elle nous remet en mémoire l'accusation quo portait Mgr Fallon contre le Devoir, de travailler dans l’intérêt de la franc-maçonnerie.Mgr.Faiion ne se serait-il trompé que de nationalité 1 GRAINDORGK.Qu’on en juge ! Ces mauvais farceurs, ces sinistres farceurs de nationalistes, voulez-vous apprendre à les connaître ?Le 25 septembre dernier, le rédacteur parlementaire du Devoir, discutant les personnalités tories susceptibles d’être appelées dans le ministère Borden, appréciait comme suit MM.Bob Rogers, G.-E.Foster, Dr Reid et Sam Hughes : “BOB ” ROGERS Mais il y a là aussi un point noir.Et ce point noir, c’est M.Robert Rodgers, le procureur général innnitobain, un homme aux allures de félin, organisateur de lu lutte dans cette province, et qui guette certainement sa part de butin, et luttera pour l’obtenir.II convoite le ministère de l’Intérieur, qui a.un puissant attrait pour tous les politiciens de l’Ouest, depuis que MM, Sifton et Oliver s’y sont si mystérieusement enrichis.Il faut dire aussi que c’est de tous les ministères où lin homme peu scrupuleux peut le mieux s’enrichit- en dépistant l’adversaire.Et c’est pourquoi M.K.-E.Borden ferait bien de peser soigneusement le passé et de jauger le sens moral des candidats il ce poste, sans quoi une nichée de scandales aura tôt fait d’y mitre, au grand désavantage du ministère Borden.M.GEORGES-KOLAS FOSTER Mais M.Foster est l’un des hommes les plus combattus par la presse de M.Laurier.Et il a dans son passé l’affaire de la “ Union Trust ” où il ne semble pao qu’il ait agi avec toute la prudence désirable.Aussi ne manque-t-il pas de gens — et des conservateurs en vue — pour-dire que M.Foster n’aura pas de portefeuille.On le nommerait au Sénat a la première vacance.et, cette fois-ci, comme il fut souvent dans le passé, le Sénat serait le refuge de quelqu’un qui ne peut passer ailleurs.Mais M.Foster ne l’entend certainement pas de cette oreille, et s’il n’a pas de ministère, il se pourrait bien qu’il manifestât son mécontentement ; car.au point de vue pécuniaire.M.Foster n’est pas riche, et il appartient, uu surplus, à la classe des politiciens qui mettent parfois au tout premier rang les services qu’ils ont pu rendre au parti afin d’obtenir une reconnaissance de leur dévouement.Il ne manque pas de gens (pii ne donnent rien pour r ien dans la politique.C’est une vérité de La Palisse, mais ia formation du nouveau ministère pourrait bien en démontrer l’éternelle vér ité.Dr REID Le docteur Reid.de Grenville, à la parole fougueuse et il l’esprit retors, et M.Blain.de Peel, un ancien " clergyman ", ont tous deux aussi des prétentions, mais il ne nous semble pas qu’ils sont du bois dont on fait les ministres de grande valeur.Nous pouvons nous tromper, mais depuis trois ans que nous avons pu étudier et voir à l’oeuvre ces deux hommes, ils ne nous ont jamais paru sor tir de l’ordinaire.Col.SAM H CGIIES Keste, dans l’Ontario, Sain Hughes, le colonel orangiste qui a accompagné M.laiurier à Londres comme conseiller militaire, lors de la dernière conférence impériale, et qui fera valoir des titres plus ou moins justes au poste de ministre de la milice.M.R.-L.Borden le lui donnera-t-il?Ce serait certes un geste de nature à faire beaucoup de tort au nouveau ministère chez tous les gens modérés du pays qui n’aimeraient guère voir dans le cabinet un véritable fantôme, ennemi de tout ce qui touche à la religion d’une masse de nos compatriotes et qui n’a même pas le mérite d’être convaincu, car s’il est déclnnmtoirement orangiste.c’est afin d’arriver mieux à la députe-’ iar.ï son comté, jaune à fond.(Le Devoir, 25 septembre ÎOVI).Avez-vous bien lu ces appréciations ! Vous avez alors le témoignage de la piètre estime en laquelle les gens du Devoir tiennent ces gros bonnets du parti bleu.Or, ces quatre personnages sont membres du cabinet Borden.Trois d’entre eux.Rogers.Foster, Sam Hughes sont les plus beaux ornements de ce cabinet que le Devoir, sans hésiter ni sourciller, a déclaré accepter et approuver avec satisfaction.Est-ce assez net et assez instructif > faits du 1911, qui ne nous abandonne pa», alors quo tous, pour lui échapper, nous acceptons du vieillir.Dix nuuf-cent-onze !.cela sont lu tragique début d’une ode.On aurait dû frapper une médaille, comme les anciens prenaient des cailloux noirs ou blancs.Voilà bien une dos plus curieuses anomalies de notre époque.O a prodigue à tous les citoyens les prétextes de se distinguer les uns des autre», sinon individuellement : titre», honneurs, fonctions, déco rations, rubans et jusqu’aux palmes.Or, quel parlementaire a pr oposé de décorer les Parisiens qui ont résisté à l’été de 1911 i Aucun.Connaisse/.-vous cependant beaucoup d’exploits aus-i magnanimes î Songez que cet uutoinne, malgré lu lyrisme doré dos poètes, en est encore comme uu hammam et que nous n’y respirons que par la force de l’habitude héréditaire.Les éditeurs de l’almanach nouveau, psychologues expérimentés, ont résumé la nécrologie des espoirs que nous avions formés l’année dernière.Il faut laisser aux revuistes des music-halls et des grands tiiéâties le soin de ressusciter ce qui fait l’actualité parisienne, la vie de Paris.1911 ne s’annonçait pas comme une année exceptionnelle.M.Henri Brissou fut nommé président de la Chambre : M.Munis fut nom -mé président du Conseil et ne révéla que le sourire de M.Malvy, les convictions du général Goiran, l’ingénuité de M.A Perrier, le garde des sceaux savoyard.Mais les journées de Champagne éclatèrent : délimitations, délimitations 1 Après des inleruré les réu-sis d'aéroplanes, Paris-Madrid, Rome et Londres, l’été vint et la /‘anther s'embusqua devant Agadir.Ça chauffa.Comme des grenouilles réclamant leur roi, nous nous étions plaints de cotte pluie intarissable de 1910 qui nous inondait et nous ramenait au limon originel.L’été nous lit souvenir que nous ne sommes que poussière.- L'homme est le .roi des amphibies : il a pu résister à la sécheresse comme il avait résisté à la pluie.xVvec les menaces de guerre, il se faisait .froid dans le dos.La guerre n’a pas éclaté et l’automne est venu — avec les bruits du canon italien chargé de poudre de.tripoli L’hiver sera, paraît-il, très sévère et aussi sec que l'été ; il n’est pas affirmé, à l’heure où j’é- ou’on ne se battra pas pour le sence d’un entrepreneur notoire de Toronto, de garde à la porte des bureaux publics à Ottawa, pour veiller à ce que personne, sauf les “ Romanistes” ne fut nommé à un emploi dans le service fédéral.Une autre preuve est fournie par le secrétaire d’Etat qui, sollicitant une réélection, donnait le nombre de Canadiens-français qu’il avait placés à l’imprimerie du gouvernement.Eli ! les prêtres on soutane étaient aussi nombreux dans les couloirs du parlement et dans les galeries que les députés eux-mêmes.On faisait sortir de leur siège, dans la galerie, des ministres protestants, pour y placer des prêtres.Tout cela — et combien d’autres faits sem Failles — s'est gravé dans l’esprit de la population d’Ontario et s’y est conservé jusqu ’au jour du vote.Sir Wilfrid T-aurier avait si bien réussi à persuader les libéraux protestants qu’il n’était pas sous le contrôle de l’Eglise qu'il ne voyait pas qu’il y avait une limite au-delà do laquelle ils ne voudraient pas le suivre.Cette limite a été dépassée lorsqu’il a permis à ses ministres do parader dans la procession eucharistique dans leur costume officiel, et a refusé de réprimander le juge-en-chef Girouard pour avoir offert l’homuiage du Canada au délégué papal.Ces incidents les ont convaincus que Rome avait trop d’influence à Ottawa.C’est pourquoi les protestants qui sont libéraux en politi que sont responsables dans une grande mesure du revirement électoral.Ils ont dans cette élection démontré que lorsqu’ils sont unis pour U défense des intérêts protestants, la puissance politique si vantée par la Papauté n’est qu’un roseau brisé sur lequel on s’appuie.Avis à M.Borden Et ici se trouve la leçon pour le successeur Sir Wilfrid Laurier.Les protestants ne désirent aucunement restreindre les libertés des catholiques.Comme toute classe de la population, ils doivent avoir des droits égaux aux autres.La province française doit être représentée équitablement dans le nouveau gouvernement.Ils sont citoyens canadiens et, comme tels, ils ont.droit à une juste coosidération.Mais nous croyons nous faire l'interprète du protestantisme qui retrouve son union, en disant qu'il va falloir adopter une politique dont le but sera de développer le canadianisme et uotr pas de faire progresser le romanisme, si nous voulons qua l'harmonie règne dans la vie politique du Dominion.M.Borden a été choisi pour premier ministre de notre pays par les électeurs de naissance et d’origine britanniques.Son impérialisme a reçu leur approbation.Ils croient que sa poli- ture les cœurs de ceux qui l’entendent, et quand il eut fini de parler, ses adversaires eux-mêmes l’applaudirent frénétiquement.” Voila un portrait de Sir Wilfrid Laurier tracé par une main indépendante et dont personne ne songera à constester l’exactitude.II ne sera pas sans inspirer aux Cancdiens-fran-çais un nouveau regret d’avoir contribué avec une si extraordinaire insouciance à renverser la plus belle incarnation de leur race et de leur prestige.M.T.-P.O’Connor en spécifie d’ailleurs la raison (Lus le passrg ' suivant do son renin r-quable article : “ 11 est fort douteux que le Canada revoie jamais à sa tête un premier ministre canadien-français.La vague du sentiment anglais et protestant a balayé le libéralisme dans Ontario, tandis que dans Québec, les libé'aux ont eu à faire face à un nouveau parti dont lecii principal était que Sir Wilfrid Laurier n’était pas assez catholique et anti-anglais.A mesure que l’ouest anglais se développe, il devient plus certain que l’avenir des Canadiens-français au Canada sera simplement celui d’une minorité combative.” M.T -P.O’Connor n’a que trop raison.La chute de Sir Wilfrid Laurier marque un nouveau tournant de l’histoire.UN REfUfDE INAPPRECIABLE cru ces lignes réchauffer.Cette aunée s’arrête à l’automne dans le deuil épouvantable de la Liberté et la transe terrible d’hier du SitJJ'ren, et nous offre en outre la rencontre italo-turque, la révolution des Chinois en Chine, la perspective de discussions orageuses à la ChunOre, etc.Ce n’est pas drôle d’apporter tout ce bagage à l’année nouvelle.Si vous songez que nous avons encore deux mois de bail, vous souhaiterez, pour reste»* en i tique est connue de la bonne façon pour édifier vie, que 1912 garde toujours des pages aussi une grande nation libre et autonome sur Mme \V.Arnold, Edmonton, Alberta., écrit : “ Veuillez m’envoyer une boîte de Tablette* Baby's Own.Elles ont été inappréciables pour moi et je ne sais réellement comment je ferais pour m’en passer.Mon bébé était malade sa digestion était mauvaise et i! était constipé.Je lui donnai d»*s Tablettes et elles m ont fait un garçonnet bien portant.Maintenant, toutes les fois qu’il est maussade ou qu’il souffre de constipation, je lui donne toujours des Tablettes et elles le soulagent immédiatement.J'ai essayé un grand nombre d’autres remèdes mais rien ne semblait lui faire du bien avant de lui donner les Ta bettes Je ne m’en passerai-pas ” Le témoignage de Mme Arnold, est celui de milliers d’autres mères.Toutes celles qui ont employé les Tablettes Baby’s Own en font l’éloge.Les Tablettes sont vendues par les marchands de remèdes ou par la poste à 25 cents la boîte de The Dr Williams’ Medicine* Co., Erockville, Ont.blanches que celles de son almanach.A.-Léo Ley marie.I qy a quun rqoyeq de guérir l’anérqie -« > C'EST DE PRENDRE LES PILULES ROSES DU DR WILLIAMS QUI RENDENT LE SANG RICHE ET VERMEIL.[ fondements de liberté civile et religieuse que ! les générations passées du peuple britannique ont établies pour l’empire au prix de tant de labeurs et de sacrifices.Il peut être certain que si, un j >ur néfaste, il cédait aux demandes de l’église romaine, comme l’a fait Sir Wilfrid Laurier, îa fin de sa carrière ne serait pas éloignée.Les élections canadiennes Vues du dehors rs Plus de sang riche et vermeil, c’est tout ce , qu’il faut pour guérir l’anémie.L’anémie est >¦ os lecteurs nous saurons gré, sans aucun simplement un manque de sang et uu état d’é- i doute, de leur signaler l’article suivant que puisement.Le corps devient faible par le sur- j vient de publier T.-P.O'Connor, le célèbre menage, les tracas ou la maladie ; le sang est ; journaliste et parlementaire irlandais, dans sa pauvre et aqueux, — un simple examen vous i brillante revue >• T .p.’s Weekly ’.C’est peut-le démontrera.Voici leu symptômes ordinaires : I ., .pâleur des lèvres, des gencives et des joues, ; Allez y donc plutôt à coup sûr, prenez immédiate ment un remède rpii a fait ses preuves et oui -ou procurera de suite beaucoup de soula en ent et Ftitis dc cc,lt quarantt-cirq livret i J’étais vous guérira en peu de temps.Oui, prenez de .‘-‘We, niais elles m’ont donné de la vigueur et Pilules Rouges.II arrivera alors qu’au lieu de péricliter, vos forces augmenteront graduellement et (nie tous vos malaises, même les plus fortes douleurs, disparaîtront ;«mi à peu, car 1 Influence "¦1011$ ’ Il est impossible d'employer la MAUVAISE tuinturr {unir les marchandises que l'on a a teindre, toutes 1rs couleurs, de votre pharmacien ou de votre marchand.Livret et Carte Echantillon GRATIS 103.The Johnson-Richardson Co., Limited, Montréal, Que.-ON DEMANDE- Deux commis d’expérience dans le commerce, sachant parler anglais et français et pouvant fournir de bons certificats.Bonne position permanente.S’adresser chez C.-If.Laflamme.— Vous trouverez des huîtres, dVxcellents do beaux fruits au restaurent •fuv< lias, me .S tinte-J u lie.élevée que l’an dernier.A ceci, il y a plu sieurs for j causes.D’abord, les Fi ères ont demandé une augmentation de salaire qui leur a été accordée ; puis on a renouvelé lus appareils de ch iuf fage du collège, et enfin, il a fallu réparer les dégâts causés par l’ouragan de l’été dernier a la toiture du collège, qui.à eux seuls, ont nécessité une dépense de 81 "000.xeelh-nte, eliau» t>re< s|>.« rieiîse.s: ecu ries iii’ii aménagées.Un omnibus est a la disposition des voyageurs it 1 arrivée et au départ de tous les I rains — Nous sommes heureux de constater qui la plus grande activité: règne à notre manufacture de caoutchouc.De nombreux employés y travaillent sans relâche, et les salaires payés dépassent déjà la somme exigée par le reglement) qui lui accorde une subvenlit*).Nous pourions, bientôt, du reste, en parler plus pertinemment, puisque MM.les cou tillers Latlarnine, Vatiier.Gougeon et Sitnard, ont été délégués par le conseil pour s’enquérir des affaires de cette compagnie, et doivent faire rapport de leur visite.— M.Geo.Lepage .» ouvert «ie nouveau sa.buanderie et dt inatulu à ses Hiici«*ns clients du vouloir bien lui continuer leur patronage j\l.Lepage est un homme consciencieux qui ' a toujours su plaire à sa clientèle, nu -i est-il 1 certain de voir son industri • prospérer de plu- j en plus.— A Y l’N DK E : Maisons et lots à bâtir à Saint-Jéi «une.et à Montiéal.Les propriétés augmentent, c’est le temps de devenir propriétaire et du se ei«Vr un chez-s«»i.Ceux qui ont des argents â piêter sont priés du donner leur nom au soussigné.J.-K.PARENT, N.P.•Saint-Jérôme.Cachets du Dr Fred Deniers contre le mal de tête Guérison «*n minutes «lu tons maux «le tète, (’«•sont lus s* ul > vraiment bons.Exig.œ t«m-jouj's 1«* nom du Dr Deniers gravé sur chaque cachet.Kn veille partout.Dépôt : .'îOO.i, rue Saint-Denis.Montréal.Chinois d'hier et d'aujourd’hui ie premier Chinois que j’ai vu de près - j étais bien jeune et lui déjà mûr — lut — M.Emile Prévost, le JcJiutte, tait en notre ville j* uct i dernier.A VENDRE — *2 chaises dt* barbè-r recouvert ntt en peluche en putfivil ortlie, a vendre à très bon nmiebé.S’adresser à U.LEPAGE, Man b and de ne U hle-b uint- Jérôme.— Al.A.Bcauchosnn, commis-voyageur de la librairie lïeaucheniin, était.i i, *11«¦ .semaine.__ Une nouvelle qui ne déplairai personne, c’est que notre trésor municipal couine nce d.ji i ressentir le bienfaisant résultat dis « il nique l’on a faits pour établit de nouv.I es industries a Saint Jétôine.En 1909-10, de novembre i mai, le socretai-re-trésorier a envoyé GSS comptc-i pour la pet ccption de la taxe de l’eau ; en 1910-1 I, de novembre à mai également, il a envoyé i lb's romp tes pour la même taxe : soit une augmentation de S0, représentant un aecioissement proportionnel de populat ion.Si l’on évalue cbucime de ces feuilles de perception à 8LU0 pins 20 sur la valeur d* la propriété, occupée pat ces SO nouveaux contribuables.(81.00 environ en moyenne nous avons 8100 qui viennent s ajouter aux §4,252 encaissées ch ique setnrst re — Un choix considérable de romans et (le eai tes-postaI(s vient d’être reçu a la librairie l*i évost.Qu’on se bâte d’aller faire son choix.j le fâcheux, tils du Ciel dont s'embarrassa Théophile < otutier.L’excuse du grand prtè-I te était, si je m’en souviens bien, i|tie ce ! spécimen de la race jaune donnait des leçons de sa langue maternelle à Mlle Judith (huilier, qui fut plus tard Mme Catulle Mendès et qui sait, paraît-il le chinois à la perfection, ce qu'au surplus j aune mieux croire (pie d'aller comparer sur place, surtout en pleine insurrection.Le Chinois de Théophile Gautier ne lue donna pas une idée esthétique très réjouissante de sa race et je doute qu'il ait fait tourner beaucoup de tètes de Parisiennes Avec cela un air en dessous qui explique qu’il quelques années de là il ait été compromis dans je ne sais quelle atlaire de filouterie commise .-lu préjudice d’un grand magasin.Passons sur ce magot qui no lit pas grand honneur à l'Empire du Milieu pour arriver, à quelques années de là, au général Tcheng-Ki-Tong, attaché militaire à Par!-'.Celui-là fut tout-à-fait un homme d’esprit, parlant français comme vous et moi, ayant été uti des plus brillants cloves des missionnaires de ['ien-Tsin li a même écrit sur Paris un livre narquoisement spirituel, un peti* ‘cousin des •’ Lettres persanes comme il a été dit de lui ti soit apparition.Teheng Ki-Tol'g fut a joie de.- salons perdant quatre ou cinq uns.l ies parisienne, il plaisantait volontiers son accoutrement traditionnel.Aux dames, auptès desquelles i! se montrait galant et qui lui demandaient pour s’amuser une mèche de ses cheveux, il offrait volontiers toute la natte, quitte tout de même à ne point «’exécuter car il savait qu’on ne badinerait pas citez lui avec sou boulevtudisnte exagéré.Tcheng-Ki-Tong, revenu en Chine, eut le malheur de prendre avec les finances de je ne sais quelle administration des libertés analogues à celles du Chinois de Théophile Gautier avec les étoiles du magasin de nouveautés.Mal lui en prit.J’ai ouï dire que ses supérieurs lui donnèrent du mauvais thé, mode desupplice du reste préférable au pal.'Toujours est-il qu'il mourut disgracié.A j tou près à la même époque, je fis la connaissance d'un troisième Chinois.Celui-là était un homme âgé qui riait peu.Je le vis dans un milieu austère de savants.Sa particularité était d’être l’unique auditeur du cours de chinois au Collège de France alors tenu par le marquis d’Hervey Saint-Déni-, parfait gentilhomme, qui avait obtenu cette chaire, grâce à de précieuses relations mondaines.M.d’Hervey Saint-Denis avait été victime d’une suggestion assez, étrange.De ce qu’il avait lu deux ou trois livres sur la Chine, il s’etuit imaginé d abord qu'il savait le Chinois, ensuite qu’il était en mesure de l’enseigner.Le ministre qui le nomma n'eut pas à le convaincre de son erreur, ignorant lui-même la langue de Confucius, et le cours s’ouvrit.M.llervey de Saint-Denis y parla consciencieusement pour son unique auditeur, et ce dernier ayant dû un jour s’absenter, il continua la leçon pour toutes les banquettes vides.Le jour oit je fus présenté au vieux Chinois qui à lui seul constituait tout le public du cours de chinois, je lui demandai avec intérêt si le professeur savait congrûinent la langue qu'il enseignait.11 tue répondit diplomatiquement après m’avoir regardé dans Jes yeux, et avoir pris une pause : - 11 me semble qu’il parle français comme vous et moi.Comme ce temps semble loin aujourd’hui (pie la Chine est à la veille — à en croire les gens qui -e flattent de pronostiquer en politique — tie se constituer en républi-j que.Le dernier Chinois, considérable ce: lui-là, que j’ai vu, tout simplement, dans le corridor d’un sleeping-car entre Florence 1 et Route au mois de mai dernier, circulant I dans son costume national du lavabo à son j compartiment, est l’etiibassadeur du Céles-i te- Empire auprès du Quirinal.Il a résolu.! parait-il, le mois dernier, de s’habillera l’européenne et de couper cette natte que le parisien Tcheng-Ki-Toug ne promet-j tait aux beile- dames qu’avec l’arrière pensée de n’en pas même distraire une boucle.Révolution plus profonde peut être encore que celle qui menace en ce moment Canton, voire Pékin, et qui est d’ailleurs l’a-vaut-courière certaine do ce mouvement insurrectionnel.La Chine a décidé d’entrer dans la voie européenne où l’a précédée le Japon, Jusqu’à ses usages les plus invétérés parce qu'ils sont les plus stupides qu'elle a commencé de proscrire.Théophile Gautier ne dirait plus dans une charmante pièce de vers de celle “ qu’il aime ” et qui “ est en Chine ”, qu'elle a “ le pied petit à tenir dans la main ou du moins ce pied ne seyait plus le moignon meurtri inteidt-sant toute marche, exigeant la chaise à porteurs.Et voici du coup démodé un chœur d’entrée de personnages dans je ne sais plus quelle opérette : Montée sur ce palanquin que surmonte un baldaquin.Mais de ce qu’en cas de victoire de l’in- surrection la femme d’un des chefs triomphants fera son entrée dans Pékin conquis non plus en palanquin, mais en auto à vingt chevaux, n ations pas nous imaginer que la Chine deviendra moine xénophobe.Pour vous mettre en garde contre cette espérance, il me suffira de vous dire qu'un de mes amis revenu de cet empire récemment, racontait qu'ayant été admis à visiter une caserne, et ayant remarqué tut grand dessin appendn au mur, très en vue, représentant une bataille où les Chinois fuient avec dans les reins des crosses île fusils européens, eut, l’explication que voici sur cette leçon de choses : — Nous voulons par l’image, lui dit son cicerone, faire pénétrer plus profondément dans l'esprit de nos officiers et soldats le souvenir de nos hontes militaires, afin qu’ils apprennent à les mieux venger.AUX CORPORATIONS MUNICIPALES ET SCOLAIRES ¦ |£v A AÏ& —— t-»* Mr*/ V ->* /t»,i nï .-Yè* u\k ., ’ Canada Province de Québec I riot du Terrebonne COUR SUPERIEURE DAME AURELIE (J K AV ELLE, épouse de Antoine: Lanoukvillk dit Gauthilr, entrepreneur du la paroisse do i$te- Agathe, dit district.Demanderesse, (vs) Ledit Antoine: Lan orkyilli: dit Gautiiikr, Défendeur.Uti“ action en séparation do biens a été instituée en cette cause le *2‘J octobre 1911.Ste Scholastique, 7 novembre 1911.J.-A.DAVID, Avocat de la demanderesse.«••g'"-¦¦¦'* r'4'i,d v.*£.'**£-~~~- '"' Durant Quarante Siècles, le Blé a Nourri l’Humanité Nourriture des Peuples, „iOTdx„.».« t-.H., r"— H- — u ¦“ J' La Farine St.Lavrrcncc *^fi.-assœ y“*• rW “ QUATRE MARQUES D ECALE PUREî£ QUAIKt.tvt/ww,'*-'*—’ - - n Regal "National' Lauroatia’ 'Daily Bread Tl» ST.LAVt RENCfl FLOUS MILLS COMPANY.LIMITED TS(|W DrU M.j.7CW II >0 R- N* D"°J L - *• La Farin* S«.L»wr*nc* k“ -' ^ «t l'ura comma* la - - iaama«MM t .i i ¦«¦***¦*¦»*•¦—*»— 1 - U Fartrw S«.L«*rw* ?•« BUochm il Pur a commo la Lya* CHASSEURS cxpôdioz-nous vos FOURRURES et nous vous 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sommes les courtiers.René-T.Leclerc, Gérant CANADA INVESTMENT, LIMITED.8 B’I’v’d St-Laurent Montréal, * PUNAISES, COQUERELLES, MITES, PUCES et autres INSECTES détruits radicalement par l'ÎNSECTICIDE ^ —, •r:**'N Sans danger, Désinfectant.Ne Tache pas les Tissus les plus fins, ni lesTentures, ni les Tapisseries.EK VENTE PARTOUT en canlstrss Ce 25c., 75c .$1.25 et i2.0C arc: PEUT VJPORISAIEUfl GRATIS THE SAPHO MANUFACTURING Co.Département S Montréal pwbi Hommes Qui souffrez ie Douleurs de Bfiins, Méfiez-Vous de vos Rognons Pourquoi se méfier do ses rognons si on souffre de douleurs de reins?’ Parce que les rognons sont placés au bas du dos et que les douleurs dans celte région sont une bonne cause de craindre des maladies de rognons.Lorsque les rognons se congestionnent.enflent, ils causent des élancements douloureux, et* c'est ce qu’on appelle généralement avoir mal aux reins.Si vous désirez acheter, vendre ou changer, terres, propriétés, hotels, restaurants ou autre commerce quelconque ; ou si vous avez à louer une maison, clans la ville de Saint-Jéiôme.veuillez vous adresser à moi au plus tôt.J’ai besoin actuellement de dix logements dans la ville de Saint-Jérôme et de 50 terres.Ecrivez, téléphonez ou venez me soir.J’aurai certainement votre affaire.Pour tou» renseignements, adressez-vous t.EDOUARD DROUIN, No 111, rue Saint-Georges Saint-Jérôme.Téléph.No 101.DAME DELIA BEAUCHAMP, de St- Adolphe-di-Howard, dans le district de Terrebonne, épouse commune en biens de JEAN-BAPTISTE BERTRAND journalier, du nié m ?lieu, dûment autorisée à tster en justice, a intenté une action en séparation de corps et de biens contre le dit J -B.BERTRAND, son époux, sous le No.298 des dossiers de la Cour Supériure du district do Terrebonne.Sainte-Scholastique.27 juin 1911.PREVOST .t MARCHAND.Procureurs de la demanderesse ¦* ******** A- NOTRE BEAU GALENDrtlLH POUR 5 1912 Sora envoyé* prnti* en (Change «le deux (T étiquettes rouges de» sac»de 6 it»adelu ÇÎ 1 FARINE PREPAREE XXX | £ de BRODIE & HARVIE > 5 14 RUE BLEURY MONTREAL Q ¦ty "¦ La Farina Brodlc as* la meilleure ^ ^¥¥VW¥¥¥¥¥¥V¥V¥¥¥¥¥¥W^ Les hommes qui souffrent du mal de reins se courbent difficilement e( lorsqu’ils sont courbés, ils -e relèvent avec peine; des douleurs aiguës accompagnent chaque mouvement et l’urine se charge de sédiments.L'urination esl fréquente, douloureuse et iustiffisatilo ; l’urine est de couleur foncée, et si vous la laissez déposer, vous y trouverez une couche de grains semblables à de la brique pulvérisée.M.I .I VDOUCEt n.Monté-llello, Québec.Conipaqtiie Médicale Moro, .Montréal.Messieurs, Il esl ju->te que je vous remercie île la (jtiérixMl que je tlois à vos excellentes Pilules Moro; elles ont réussi là oit tonte autre espèce de remèdes tuait échoué, et je leur dois d'avoir pu reprendre mon travail, que depuis longtemps j’avais abandonné.Je suis encore jeune, mais j'avais tout à coup ressenti des douleurs dans les reins et dans tout le corps, qui m'cmpcchaicnt Idc.travaillée; j'avais de mauvai- ses transpirations; je digérais mal; j’étais toujours mal à l’aise, Les rognons malades n'ont pas |a douleur se déplaçait d’un côté le temps de se reposer et de guérir; ils sont occupés, jour et nuit, à filtrer le sang et à le débarrasser de ses impuretés.Aidez-leur; prenez les Pilules Moro pour les Hommes, c’est une médecine qui soulage et guérit les rognons malades, rétablit le cours normal de l’urine et guéril le mal de dos.à l’autre du corps et ne me laissait aucun repos.C’est alors que j'ai écrit aux .Médecins de la Compat|iiic Médicale Moto et pris leurs pilules qui m’ont remis sur pied et m'ont rendu, la force, l'appétit et la santé.Maintenant je suis fort et bien portant et j’enqraisse à plaisir.Je le dois aux Pilules Moro.Voire dévoué I.AC TANCE LA DOUCEUR, Montr-Bcllo, Qué.Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro donnent îles consultations gratuites à tous les hommes malades qui s’adressent à eux.Leurs bureaux, au No 272 rue Saint-Denis, .'Montréal, sont ouverts tous les jours, excepté le dimanche, de ù heures du malin à S heures du soir.Les hommes malades qui ne peuvent s’y rendre, sont invités h écrire à ces médecins.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands do remèdes.Nous les envoyons aussi, par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c une boîte, $2.50 six boîtes.Toutes les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE MEDICALE MORO, 272 rue .Saint-Denis, Montréal,.1 900.Supérieur au Gin Importe.’ CHU.Il GENEVA Goûter au Gin Canadien M etchers P.SIMARD SAINT=JEROME, P.Q.ROUGE.Une fois, c’est connaître le Type Parfait d’un Gin Pur et Vieux.C’est le seul Gin qui soit distilltS, vieilli et embouteillé sous le contrôle du gouvernement et dont la qualité, l'âpe et la pureté soient garantis sur chaque flacon par un timbre officiel.Geneva La meilleure maison et la plus considérable au nord de Montré a Epicerie* Grains, Fleur, Fruits maison Pierre Simard représente les meilleures marques de Vins et 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