L'Avenir du Nord, 26 février 1915, vendredi 26 février 1915
Dix-neuvième année — No.9 Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro WW - ' A Vendredi, 26 février 1915 ORGANE LIBERAL du DISTRICT de .BONNE.u men os ca /ihik aST oakj lî otupli mImi VTK HOwy Mt^ MP QœilUU€t CR- \iLr{ i fc >U.^ Abonnement : U„ .M H Strictement pay ^Canada].Si.00 ^-.J |Etat* Unis].1.50 able d'avance.• i Jules-Edouard Prévost.Directeur ADMINISTRA T TON : SAINT-JEROME (TE HHEBON N K) ta :rt?F Annonces : 1 J c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère .insertion ; Gc.la ligne, insertions subséquentes.I Les responsabilités du gouvernement Borden Une certaine presse ministérielle s’oll’en-j D’après le professeur Shortt, président sc et s offusque parce que l’opposition Iil>- - de lu commission du service civil, le gou-rale reproche au gouvernement Borden d e- ' verni ment Borden a ajouté le nombre éuor-tre en grande partie responsable de la si- me de 8,000 employés dans les bureau de tualifjïi financière très critique qui existe i l’administration En comptant au Canada.J leur salaire à une moyenne de S 1.000.cela j Ces parti-ans sont aveuglés par fait une addition de $S,000,000 aux dépen- I l’intérêt de parti et croient pouvoir mettre ses du pays.sur le ci mpte île la guerre les pénibles con- J Nous disons que par sen inhabileté et séquences de la mauvaise administration son manque de clairvoyance le gouverne-conservatrice.j ment Borden n’a pas su maintenir la pros S imaginent-ils, ces bons a) otres, que la j périté du Canada, que.de plus, par son ex- il) 1R .12.000,000 10,000,000 1014.12,000,000 12,000,000 Comme question de fait, dit M.MacLean, le département des postes est administré connue une » machine électorale".Touchant à la question du tarif, M.MacLean se prononce en faveur d’un réajustement.C’est là un tarif de protection et non un tarif de revenu.Les taxes que lu gouvernement impose sont malheureuses.tis qui existent déjà, d’arriver à ce que ses idées politiques soient partout : autour, au-dessous et au-dessus des partis ! Mais il ne veut pas d’un parti nationaliste et pour cause.11 Fondé dans les conditions actuelles ", écrit-il, “ un tiers parti nationaliste recru" ternit sans doute de précieux éléments; " mais il deviendrait inévitablement le r.tu-11 ge des fruits -t-t-s, des têtes eh m ies et guerre européenne et la trêve des partis au Canada font oublier aux Canadiens que la crise dont ils souffrent a commencé bien avant la déclaration de guerre entre l'Allemagne et les Alliés ! Deux ans et plus avant le ler*août 1914 — date du début des hostilités — le.s affaires étaient mauvaises et l’administration fédérale se précipitait vers les déficits que nous déplorons aujourd’hui.Sans doute, la guerre lia pas amélioré les choses et le.s a plutôt agravées, mais elle n’est pas la cause d’une crise qui a débuté bien avant elle.Jl y a des faits qui crèvent les yeux.Est-ce dû a la guerre si la dette nationale n’a cessé d’augmenter sous l’administration Bordeiv si, depuis l’avènement des conservateurs en 1911, les dépenses nationales n’ont cessé de s’accroître et le revenu national a sans .esse diminué l Est-ce à cause de la guerre, si, en 11)13, il y a eu une augmentation de $21,6G5;032 dans la dette nationale, soit environ $3.00 par tête de la population canadienne ?Dans le mois de juin 1914, immédiatement avant la guerre par conséquent, les chiffres officiels démontrent que la dette a augmenté de près de $0,000,000, soit $200,000 par jour.Et la diminution des recettes est loin d’être uniquement due à la guerre.En effet, pendant les sept mois qui ont précédé immédiatement la guerre, les revenus avaient déjà diminué de $29,000,000 sur la période correspondante de 1913; et la période de guerre ukst responsable, pour les trois premiers mois, (pie d’une diminution de $8,000,000.Fendant le.s premiers trois mois de l'année fiscale 1914, toujours avant la guerre, le revenu national a baissé de $7,002,301 pur comparaison avec le revenu de la période correspondante de 1 année 1913-14.La vérité, vérité aussi indiscutable qu'alarmante, c’est que sons l'administration Borden, l’état financier du Canada, qui avait été si prospère pendant les quinze années du régime libéral, est tombé dans un gâchis pitoyable Avant et sans la guerre notre dette augmentait, notre revenu diminuait et nos dépenses montaient toujours.En effet, malgré la baisse alarmante dans le revenu, le gouvernement a continué à jeter joyeusement les millions par les fenêtres.Fendant les derniers trois mois Seuls qui ont précédé la déclaration de la guerre, les frais ordinaires d’administration ont augmenté de $2,209,031 par comparaison avec les mois correspondants de l’année précédente.Au moment où il importait au plus haut point ,750,000.Pourquoi, alors, le ministre des nuances vient-il d’imposer de nouvelles taxes qui, d’après lui, devront produire $30,000,000 chaque année, si ce n’est pour aider le gouvernement à combler les déficits où son administration inhabile et imprévoyante nous a entraînés depuis 1911 ?En 1911, la dernière mirée du regime libéral à Ottawa, les dépenses du budget ordinaire du gouvernement lédéral ont été de $87,740,000, En 1914, après deux ans du régime conservateur, les dépenses de la même catégorie ont été de $127,334,000 En 1915, d'après les prévisions de l'honorable M White, ministre des finances, ces dépenses at teindront $140,000,000.Ainsi, en quatre ans, le gouvernement Borden a augmenté les dépenses annuelles de not rc budget administratif de $5 2,260,000, sans parler du budget de la guerre.Et pendant ce temps-là nos revenus ont toujours diminué ! riche qui aurait été atteint au lieu du pau-I vrn comme la chose existe aujourd’hui.Le gouvernement, dit 51.MacLean, prête "1 qu'il est forcé d'imposer des taxes :ilit» de combler les vides dans son budget, mais le gouvernement ne se rend pas compte qu'il aurait pu éviter cette situation, [s’il avait lui-même pratiqué l’économie et Le parti libéral ne veut pas créer d’ein- j diminuer ses dépenses inutiles, barras au gouvernement, en ce temps del guerre, il ne s’oppose pas aux sacrifices que les circonstances demandent au Canada.( Iles sont mal accueillies par le peuple, sur- les intrigants qui, n’ayant plus ri» n à tout en ce qui concerne les matières ali- " attendre des autres partis, se serviraient meut aires.On aurait pu imposer des taxes «du nôtre pour satisfaire, les uns, leur pru-Mtr des objets de luxe, et c’eût été alors le | » rit de popularité tapageuse, les autres, travagance il a gotillé les frais d’aduiinis-tiatiou des divers services de l’Etat.Son attitude a la Chambre et dans tout le pays le démontre abondamment.Mais il ne i Lqlon.V Oliver est convaincu que le laissera pas le ministère Lordcn fuir ses |gouvernement a été non seulement extra responsabilités et attribuer à la guerre le » leur soif de vengeance ou kur espi it d’in-« trigue.Les expériences que nous avons m faites nous ont éclairés sur ce que l’on “ peut attendre des protagonistes d’indé-" petulance et même de nationalisme.4‘ électoral.» Mécomptes, désenchantement, désillusions, échec ont rendu pessimiste et misanthrope le grand utopiste et l’idéaliste Henri Bournssa Que nous sommes loin du politique du gouvernement et a exprimé | temps oit M Olivar Asselin annonçait com-l’opinion que l’imposition des taxes était me prochain-: l’éclatante manifestation du chose nécessaire.[parti nationaliste naissant sur le Champ L’hon.M.Oliver 51.Macdonald, de Toronto, a défendu la conséquences désastreuses de administration.sa mauvaise Le Franc Lettre d’Ottawa vagant, et a courte vue, mats encore d une imprudence impardonnable.Il eut été si facile d’établir tiu équilibre entre 1rs dé- le Mars! Antre chose r très assaisonnées 51.Bourassa, 51 M.Bruno Nantel, Blondiu Sévïgnv, Coderre, Rainville et autres i x-na latis le plat d'épithètes que leur sert plus haut Les extravagances du gouvernement penses et les revenus^ que le gouvernement j tionalistes à faux n ex n’ont quel’eutbarrasdu ne saurait trouver grâce aux yeux du peu- choix.pie, pour justifier sa conduite coupable.Le j _________ M.5IacLean.député de Halifax, a prononcé un discours sur le budget dont ks idées pos de pressurer principales sont celle-ci : ]classe pauvre, A la dernière session dite "session de guerre", le parlement a voté à l’unanimité, la son.me de §50,000,000.Aujourd'hui la gauche ne veut pas créer d’embarras au gouvernement à l’occasion de son nouveau budget de la guerre.C est que la gauche se rend facilement compte que si l’Angleterre est en guerre au jourd’hui pour défendre des droits sacrés, gouvernement u’a pas même le mérite d’avoir fait une tentative pour étab'ir cet équilibre.51.Oliver proteste énergiquement centre l’imposition de la taxes directe et déplore le fait que le gouvernement ait jugé à pro- clü isse ouvrière et la % nimiuif iiiiiiiiiiiiiinidiiM'iniii.'iiiniiistniti iii Titii îmiii ¦ ,.»»» •- .mmvnmrr rrTTT» rrrru rrrrn # rrr» t >-rm » ‘îr«ïr iyti » » fin •* r < ]\7Eeli b Pas d’alcool pendant la guerre La ligue " Anti-Liquor » vient d’entre-le Canada, comme colonie, a un devoir à | prendre une campagne sérieuse contre l’aI-remplir et ce devoir est également sacré.coolisme dans la province et adresse à tous C’est donc dire que le parti libéral pré- scs membres, toutes le.s sociétés et toutes tera son concours à la droite dans ces cir- ï les municipalités, une circulaire dans la-constances difficiles ou les différences de quelle toutes les familles sont priées de se partis politiques doivent s’effacer.Il y a j joindre au mouvement et où l’on demande tout-Fois une condition au jeu, c’est que aux grands corps sociaux d’endosser une I argent qui sera voté soit dépensé d’une requête qui le, ou avant le 1er mars, sera façon judicieuse et qu’il n’v ait pas de spé- présentée à la législature provinciale à I c-f- Pensées.La jalousie est le plus grand de tous les maux, et celui qui fait le moins de pitié aux personnes qui la causent.De La ltoCHEKOlTCAL l.D La mort n’arrive qu’une fois et se fait sentir à tous les moments de la vie: il est plus dur de l'appréhender que de la souffrir.La Bkcvkre Pour rire Bébé à un moment d’oubli et il lui échappe un son qui jette un froid.L'enfant, aptes un moment de silence : —- Quand c'est-y donc qu'on dit : » Dieu vous bénisse ! » eolations._ M.MacLean a touché à la question financière du Canada et a rappelé les principaux points sur ce sujet indiqués par le ministre des finances.Le Canada, dit 51.MacLean, est sous le coup de nouvelles conditions économiques, les revenus diminuent considérablement, pendant que les dépenses augmentent.Les revenus do l’année fet d'obtenir la prohibition complète pendant tonte la durée de la guerre La requête que l'on propose de présenter à la législature se lit comme suit ." Vu (|ue la puissance du Canada, une partie de l’empire britannique, est en état de guerre ; et, " Vu que le gouvernement de ce pays a besoin de tous les hommes, et de tout l’ur- so:it, fixés approximativement à $130,- igent, de tons les vivres et autres matériaux 000,000; les dépenses ordinaires à Si40,-000,000: les dépenses du capital à $50,000,000.Ceci représente un déficit de $üt),-000,000 pour l’année courante.L’année de la guerre europe-le commerce des li- necessatres au succe enne; et, » Vu que l’usage et queues alcooliques, 1 o.sont la destruction de l’humanité: 2o.sont la destruction des re»sources capacité de nos citovens CHRONIQUE prochaine, on u\>it que les revenus seront de $120,000,000, et le déficit en considération des dépenses de la guerre sera proba- j naturelles ; b'ement de $144,000,000 ou de $44.000,-1 3o.nu elles déprécient la 000, si l’on ne compte pas les dépenses de combattre et de travailler de _ la guerre.Il faudra donc (pie le gouvi me- et de nos soldats ; ment augmente la dette publique afin de 4 >.(pi elles augmentent la pauvreté et combler le vide.JI est indispensable, dit M.la détresse et, pour bien d autres raisons MacLean, qu'on allège la situation en éta- non moins sérieuses.hlissant un nouvel équilibre entre les dé- j " Nous les membres de (telle ou telle au-petises et le revenu j tre société, s -ete ou municipalité), attirons 51.MacLean met le gouvernement (il fortement I attention de votre honorable garde contre la situation financière criti- corps.sur la sagesse et la nécessité, dans (pie.Nous sommes, dit-il, sur une pente l’intérêt et pour la protection de notre pro .-'lissante qui conduit à la banqueroute, vince et de 1 empire, d’autoriser et de com- “!111 fu ,an=' on amour propre et ses inté-Lu 1.910, le gouvernement Lamt.-r depen- mander la suspens,on de toutes k s licences , u si,UMil,n privilégiée d’insulaire à I abri sait pour le service publie la somme de et de tous les privileges permettant la fa- ,|es j,ratlf)„ coups de surprix — le coup de Z -p $79.000,000.Aujourd'hui, le gouverne- biteation ou tout autre t rafic ou commerce | p .!ilis a fliit |ünK ftU _ lui doni e un6 m, mali.ment Borden a.porte celle somme à $140,- de boissons alcooliques dans la province de 000,000, ce ipii est extra valant, si l’on tient Q léber, en autant que celte législature en compte des circonstances.ja la juridiction, cette suspension devant 51.MacLean remarque en passant que, prendre effet ie 1er mai 1915 et devant depuis un an, le commerce du Canada a être en vigueur pendant toute la duree de la guerre entre la ( k-ande-Bretagne et l'Allemagne.« L’Angleterre et la guerre fPcint L'AVENIR DU NORD! L’Angleterre a gai dé tout son calme, et même le fl gme dont elle s'honore, devant le for-mm.ible ouragan qui fait rage autour d’elle.Au sortir du Paris si nouveau, si émouvant, qui ne veut pas être triste malgré ses deuils — la tristesse est une faiblesse — mais qui lié-ite à se permettre quelques detractions recueillies - t porte sa confiance avec une dignité si souriante, Londres surprend par son indifférence ap patente et le tianquille souci des plaisirs.Les 'Inà'tes sont pleins ; on soupe au Carlton et au Sa»-» y dans le décor habituel.I-es finîmes ont des toilettes neuves, les hommes ne sont pas tous au front.Dans la journée, la cité est vibrante et bruissante.La guerre continentale u’a pas encore soulevé, parmi les masses populaires, les grandes ondi s émotives de la campagne du Transvaal.Msi“, sous ce dilettantisme à la su>face, les f rmrnis nouveaux s’agitent et lord Kitchener a recruté sans peine sa seconde armée.La viii.le Ang’eterre prend goût peu à peu à la terible lutte qui lui fut imposée.Elle s’accoutume aux conditions de ce match gigantesque, elle ne voudrait plus en diminuer l'ampleur Rien nu contraire, pressée de n’êtro pas inférieure à se- partenaires, elle se bâte (le consolider le rei fort imposant qui la met sur le conti- et reines par 10,576 nouveaux employés, I .— -,.le gouver- iit ment Borden administre nos affaires.diminué de $150,000,000, et le gouverne ment semble prendre la chose bien à la lé gère.| —- A propos des dépenses pour k s employés Leur œuvre permanents du gouvernement, XI.MacLean i , ., V , ,, .r ., , -,.l u rapport du gouvernement fédéral, «ht .in elles etaieiit.cn 191 I-1912, de $4,- , .1 1 ,, , , .i depose u la Chambre îles communes, eta-(44,000, pendant ou au ourd Uni, elles ont » , -., > , > ,,,, , „ , , .1 , •' ., .bill que, d octobre 1911 a mars 1914, 2,1 15 grossi au cloître de 02»,000.I.a paru- .' ' .1 employés et vos ont etc congédiés sanncrie et le a rouage pe iv» nt seuls ex» , " .1 ^ 1 , , plat piquer cette augmentation mutile dans ces j ‘ .¦ dépenses.51.,Mat-1.an a passe brièvement en revue les dépensés des eiiflérenls départements de l’Etat et en a conclu que, dans de nombreuses brandies, il v a beaucoup „ v , ¦ —> .' - .1 I eonoranle liruno Nantel, < .i ont été con- U-op d employes pour le travail a «cconi- ^ K „0UVWUIX employes ont été Aux travaux public-, -lit M.MneL.-a,.^ “ ^ .celll> M It'S dépenses ont augmente d«* i* ni plnir v» , .» • r -, j , -, .1 » , , Nantel n n rien fait pendant qu il a etc mi* cent en trois ans Au departement m*s pos- njs(lv • tes, on est rendu au point d’avoir un chit- j fre de dépenses égal a celui «tu revenu.Voici, du reste, ajoute 51 MaeL no, un ta nationalisme n'est qu’un esprit hlcau qui se passe I commentaires M Henri Bourassa a déclaré récemment Années K venus Dépenses et écrit sons sa signature dans le Devoir té pic f-’is ri.tfi île à comprendre pour ceux qui su trouvent au cœur ek- la lutte.Quand on a ch r soi, sur une partie du territoire, un adversaire qui ne ménage pas, i! est malaisé ,1’a imet-tro cette attitude spéciale du joueur bien installé dans son camp, qui distribue, de (boite et do gauche — en parfaite liberté d’esprit — les coups savamment combinés pour démolir l’équipe livale ; mais, on ne «aurait a«sex le dire, si le peuple anglais as-iste imperturbable à ce confiit universel, ceux auxquels il s'eu remet du soin d’appuyer le destin travaillent sans jir-lût, avec une ténacité inlassable et ne man bandent ni la peine, ni l’aigent, ni les hommes.Lord Kitchener et l’amiral Jolicœ sont les deux maîtres de l’heure.Ils se partagent les deux grands rouages de l'énorme machine (l fensive et defensive.Leur double dictatuie Notons quo dans le ministère .seul du {coordonne sur terre et sur mer l’iufiuie variété revenu de 1 intérieur qui était dirige j>nr [des efforts individuel*, jusque dans les colonies les plus lointaine*.Lord Kitvh ner, le héros du Soudan, celui que la défaite n'atteignit jamais, plaît à 1» fou-B ! 'e par son énergie silencieuse et cet.entêtement a froid contre lequel tant de résistances vinrent se brisei.1 y a quelque temps, des ch fs du trade-union se plaignirent du travail inusité que les usines d’une célèbre manufacture de biscuits, imposrient à leurs ouvriers.Ceux-ci travail-laien* jour et nuit pour le ravitaillement de l’aimé-, laird K it vh -ne.' fit appeler au War pliqué l’état de 'iège, nous le t'-ious peut être Ce jour-là il se pourrait que je fusse obligé do faire quelques exemples.Alors-, vous seriez 1rs premiers que je forais pendre ".Quelques fleure» plus tard, les industries vi«ées travaillaient sans p u» réclamer Un soir les dépêches nfiiunnt au War Office, le peisound étant débordé.Kitchener fit téléphoner au postes centrales et demander d’ur-genc" une vingtaine de télég âphistes.On répondit: "Impossible".flpiii l'appareil, et de sa loix précise : " $i, dans une demi-heure, je n’aï lias ce que je demande, je viendrai le chercher uioi-même ", Que’ques instants après, les télégraphistes étaient là.Dos traits semblables, propagés par la gazette parlée, enchantent le» foules et leur donnent l’impression d’une force irrésistible K ich -ncr est l’âme de son armée.Elle ap-Ipié.-i en ni le lutteur heurt ux, l’officier qui cunni.toutes lis rudesses du tneiier, tous sis r.que» pour les avoir éprouvés dans les ci i cons tances U plu» divers?*, l.e grand public aime c :» favoris du destin auxquels tout a toujours i réussi Four comprendre la vital té d’une résistance ; que rien no saurait entamer, il f>ut avoir en; tondu un Anglais de cette b migt oiaie supérieure esquisser avec l'extraordinaire acuité de [jugement qui caractétise ces i lit-fs de l’Ang’e-terre impéria ist-, les causes do l’attaque allemande et sa lente prépal alien.Voici des années qu’ils suivent pias à puis le prologue du drame, disputant eux-mêmes sur tous les terrains a des rivaux tenaces l’hégémonie commerciale.— Et pourtant vous ne semble-z.pas éprouver de la haine contre ces envahisseurs t — De la haine, non, pourquoi ?Quaud i!s auront rct;u la solide h i;on qu’ils méritent et que leurs grilles seront li gnées, ils deviendront beaucoup plu» acceptables.Comment douterions-nous du succès pui-que nous avons résolu d'y mettre le ptix.Comme le disait Lloyd Georges : " Celui qui vers la fin sera eu état d’apporter la dernière réserve d’hommes et le dernier penny, celui là l’emportera.Or, nous aurons toujours des hommes et toujours de l'ai gent ", — Et i invasion?— Voici qui ne fait plus peur à personne.L°s V.-ppelins, (,-a no conte pas.Nous avons vu, à nos dépens, ce qu’il faut surmonter d'obstacles pour transporter en vitesse une armée -ur le contin nt quand tout s’accorde à faciliter a tâch -, L"s cent mille hommes envoyés eu août sur ceut transports, avec leur artille-! ri , leur intendauce et le reste, ont nécessité un ptod ge d’organisation précise.Que serait* ce eu sens inverse pour une armée d'invasion menacée dans sa march - ! Une pure impossibilité.L’Allemagne pourra nous taquiner, nous ir.ll g-r quelques piqûres cuisantes, ce ne seront que des désagréments sans lendemain.A la méthode allemande, l’Angleterre répond par sa manière pratique et sûre qui tient déjà sans effort apparent toutes ses promesses et plus encore.Les renforts embarqués par petits paquets sont dirigés presque journellement sur le front aven une rapidité, une discrétion qui met en déroute l'espionnage embusqué un peu partout.Le War Office fonctionne sans ariê'.Oxford et Cambridge ont donné aux écoles d’utticiers la moitié de leurs élèves.L’a inirauté fait., poor combler ses vides, un effort aussi tenue nient poursuivi.Le service ob’i-gatoire redouté par le peuple, très jaloux do scs franchises, ne sera pas nécessaire.L’Angleterre tient à prouver qu’elle p-ut vaincre sans y être contrainte.Chaque soldat, continuera comme auparavant, être un objet do luxe, à coû’cr fort cher, mais il donnera le maximum de rendement et se fera tuer sans objection : c’est compris dans le contrat.Jamais l'Anglet r.e ne s’est sentie plus sûre d’elle-même.Elle ne veut pas encore admettre qu’on puisse perdre - on calme olympien en l’honneur d’un ennemi qui s'est montré fort inférieur, moialemeut au moins.A l'orgueil germanique, elle oppose sa fierté d’essence si différente.Fierté d’un peuple protégé par la mer et qui garde !e loisir d’examiner en paix les raisons d’un conflit.Cela lui permet d’écouter jusqu’aux dissertations du camp opposé et même, si l’un des siens, un Bernard Shaw, s’avise de soutenir qu’elles ont une.valeur quelconque, nul ne se fâche, la discussion est ouvorte.Cette mentalité insulaire se transformera peut-être après quelques mois de lutte, le sentiment se fera moins objectif, Ch-z les Anglu-bixon», le» évolutions s’accomplissent lente ment, mais elles ont dt s conséquences incalculables et la guerre leur donnera le temps d’évo lut-r.Paul de flerry Est-ce orientation nouvelle?Petit poème a dire I.KS DEUX MIRES /."-(i/.x, ///en loin, sourit une maison tris hlunchc ; l.ù-has, bien loin.s Vplorc une mire au front yrix.t.n maison >c trznntc.r1 ta mire se /tenc/te : ' t.une brunir sa trie rt faith c ses lambris.Je suis le fits i*ter aux mariages.bapièuies et enterrements et traiter ri’nf faites sans être en contact forcé avec l'hôtel, sans être n»z à nt z avec l’alcool, il n’en faut pas plus a Sainte-Aga:lie pour rendre d’éternelles actions de giàce à sa patrmtique instira-ration, de supplie le gouvernement de venir au secours des bons citoyens de Sainte -Agit he.Il y a quelque temps, il y faisait opérer des confiscations considérables de liqueurs.Le lendemain les délinquants vendaient à buff t ouvert par pur défi.Que cette localité ait eu raison ou tort de supprimer complètement ses d«:-bits d’alcool, là ne peut être la question pour • autorité.Siinte-Agatlu* a voulu faire une ex périence anti-alcoolique.Il incombe à l’autorité de nese donneraucunen là h que les inf>actions n’y aient été répiîmées avec la plus g.ande ri gueur.A ors seulement, on pourra se prononcer en connaissance de cause.R.",r «L t ; jinop t- % 'Hâd9 ’(GOUDRON ; |:| D MUtLt ar j! î ?-FOIE DE MORUE N n.katiihd : t » j.fi.i i M.vrwru s ij I; jj Syrup pf Tar j1 k.A H1EU Saint-Janvier — L’épouse de M.Arthut Cardinal a donné le jour à deux jumeaux.Parrains et marraines ; M.l'abbé Xrôion Alarie, oncle «le Mine Cardinal, et Mlle Agnès Cardinal ; M C.Char trand et Mile Bernadette Chartrand.— Le lundi 15 février, Mlle Donalda Clou tb r, fille de Mme Janvier Cloutier, épousait M.Jos.Touchette, fi!g de M.Stanislas Tou-chette, de Sain te-Marie.— Le 22 février ont eu lieu les funérailles de M.Pierre Forget, déccJé a l’âge do 86 ans.i Le service a été très imposant, l^es porteurs ¦ étaient quatre des petits-fils du défunt.— Le 22 février, a été inhumée Mile Posa j -arose, fille de feu Guillaume Larose, décédée SIROP MATHIEU au Gouàron.à l’Huile de Foie de Morue et autres Extraits Médicinaux Quelques doses calmeront l'irritation des Muqueuses, guériront le Rhume, préviendront la Consomption.En vente partout Il est un sujet de réflexions particulièrement à l'âge de 32 an».Un grand nombre de parents Si vous ôtes fiévreux, vou* activerez votre guérison en associant eu "SIROP MATHIEU” le* POUDRES NERViNES MATHIEU souveraine* contre l’Etat Fiévreux, I s Maux de tctc, L Migraine, la Névralgie.En Vente Partout: 25c la Boite d» 18 Poudre?CIE.J.L.MATHIEU, Propnétai.^, * SHERBROOKE.Qui.M.LUDGER AYOTTE WOONSOCKET, R.I.t oriuré pendant huit mois par le rhumatisme incapable de marcher sans s*aider d9une cantte -ayant perdu ses forces, prend beaucoup de remèdes, mais inutilement.cédente.•• Mai-, lui dis-je, ces gens ont dû s’insurger contre une mesure qui crjntrecarrait tant leurs h * bit u des de vio et leur tempérament ?•» *• Oh, Monsieur, c’est la vieille histoire.Il y eut bien, cjmtoe on s’y attendait, des impré cation- et de- grimace-, mais n’oubliez pas que la sobriété même forcée recule devant la loi L’alcool qui brine l»*s vitres, qui tue, ce n'est pas le.liqueur dont les réductions brillent à l’étalage et dont la privation ne cause qu’un ma-| Ui-e pas-ag*r L’alcool dangereux, l’alcool j hoo.icid *, c’est l’alcool ingurgité : ia soif cri mi-¦ nelle, c'est la soif -ati faire.D.ns une autre localité de la Ganpé-Ie, j«?fus témoin d'un f*it réconfortant pour les amis de la race.Un cu:t vateur d’une paroisse avoisinant Québec était devenu alcoolique.To it trouver daus le-s homme, ayant déjà six mois | s’en allait à la débandade, argent, san é, bonde campagne et qu’un avancement progressif’ h-ur dorne-tique.Litre filée jaillit dans ma cei-permettra d'utiliser en ce sens.Eo ce qui con j velle fiévreuse.L rama-se «*n soubresaut son cerne le rnateri* 1 de guerre, la fabrication » st, reste d’énergie, vend **a terre, prend le peu que comme en trance, pous-ée de f*ç*on intensive 1 lui lai-sent le* hypothèques acquitté-**, charge et doit répondre aux besoins envisagés.Pour ce qui est de l’Angleterre, on «ait que le gouvernement refuse de publier le chiffre «les enrôlement- volontaires pour la grande armée anglaise qui est en formation pour le printemps prochain Tant à la Chambre do* communes qu’à la Chambre des lords, certain» députés ont demandé des renseignements à ce -ujet, mais les ministres ont refusé de répondre.On ne connaît donc psa exactement le nombre dliommes dont dispose lord Kitchener.Mais voici qu** lord Kbeebery, Jan* un dis cours prononcé récemment en Eco**e.donne à ce sujet une indication qui peut *»rvir de base a une évaluation as-ez prêche des forces anglaises : tout -on frusquin sur le bateau et émigre avec -a famille «lans cette Ga-pésie prohibit too nie te «Ai j*?le retrouve Hori-s int, heureux «*t ne gardant de colère, que pour leb timides et bien clnii-Hemés parti-ans Je la ré-urrecti«>n du cabaret.Ne croyez pas que j’ignore les récits fantaisistes de nombre de voyageurs de commerce qui érigent en système universel les quelques traces d’abus qu'on voit s’infiltrer part 1C I N K CO.U M ITED, Toronto, Canada Succursale pour la province de Québec : 829, Ht E CA 1)1 El X, Montreal.Agent général pour le comté de Terr* bonne : «te.^L.-C, TAILLON Argli) dos rues libelle ot Sftiul-Goorgos (ancieuno maison .Mayor) Till.Boll 111, SAINT-JÉKOM!¦ léancea.— De passage dans notre ville, cette semaine : le Dr T.A.Brisson, do Laprairie AI.Joseph Fortier, protonotaire, M.N.Forest, notaire, de Sainte-Scholastique.— Mercredi prochain, les terres vendues par le conseil du comté de Terrebonne seront mises à l’enchère.— Dimanche dernier, le club de hockey de Saint-Jérome a battu ie club McGill, de Montréal.Nos félicitations au “ Jéromien.” — Deux grandes retraites auront lieu à Saint-Jérome, dans le mois de mars.L’une pour les daines et les demoiselles, commencera le 21 et se terminera le 28; l’autre, pour les hommes et les jeunes gens, durera du 28 mars au 4 avril, dimanche de Pâques.Ces retraites seront précitées par des pères Ciblais.-Les règlements du conseil d’hygiène de la province de Québec disent formellement ceci : “ 11 est interdit de vendre ou de mettre en vente les boissons ou les aliments altérés ou gâtés, la chair des animaux morts ce maladie ou abattus en mauvais état de santé, des veaux, des porcs et des agneaux abattus avant Page de trois semaines au moins, le lait falsifié ou provenant de vaches tuberculeuses ou atteintes d’aucune autre maladie.” Quel système avons-nous pour surveiller I ! observance de cel te loi à Saint-Jéiome ?i Aucun.Noe» lisions dernièrement que l’inspecteur de la viande, pour la ville de Sherbrooke, déclare dans son rapport pour 1914 qu’il a saisi 4,470 livres de viande non mangeable.Notre département d’hygiène est tout à organiser à Saint-Jérome.— Mlle E Pilon, garde-malade diplômée, de l’hôpital Notre-Dame, 1 hôpital de Saint-Paul et de l’hôpital de la Maternité, de Montréa1, vient d’établir son domicile en notre ville.Les médecins et les familles de notre ville et des paroisses environnantes pourront bénéficier de ses services, à des prix populaires.Pour plus amples renseignements s’adresser aux bureaux du notaire Sigouin, rue Sainte-Aune, ou appeler par téléphone No.99.— Mercredi soir, dans une des salles du palais de justice, des conférenciers euivoyés par le gouvernement fédéral ont parlé d’agriculture devant un auditoire mnlheureu-s ment trop restreint.Au nombre des conférenciers se trouvait le I)r T - A.Brisson, de Laprairie, dont la compétence est bien connue Augmente j notre production agricole, accroître l’ap-j provisiomnent des vivres, surtout en temps de guerre, tel a été le thème des discours.— Le chœur de l’église a mis à l’étude une magnifique messe pour la fête de Pa-pies.— Il y a beaucoup à étudier, à réfléchir et à dire sur le règlement municipal des licences et taxes d'affaires que le conseil municipal veut r ni nier.D’abord, la taxe imposée aux marchands n’est pas facile à déterminer sur une base équitable, qui puisse protéger chaque branche de commerce sans en entraver la liberté.Puis, beaucoup de catégories de commerçants on de métiers ne payent rien quand les autres sont taxés et surtaxés.Nous reviendrons sur cette question.— Que L* pu (il ic de Saint- J*»rAine «*t l
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