Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 16 juillet 1915
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Avenir du Nord, 1915-07-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Dix-neuvième année — No.29 Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro Vendredi, 16 juillet 1915 ORGANE LIBERAL mi DISTRICT b 1 5|l U CHERIE R,.ERREBONNE.u mcrr os r*vi mi* ut oakj u ptuîx» mImi Wvi »d»»okj rnojvlma mjj fiq, ta y Abonnement : .jUinada].$1.00 I Etats-Unis].1.00 Strictement payable d'avance.Jules-Edouard Prévost.Directeur ADMINISTRATION : SAINT-JEROME (TERREBONNE) Annonces : 1 h c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligue, insertions subséquentes.V- *V ft ^ Mi Hr — ^ L’AME FRANÇAISE la vierge do Domrémy, dans Joanne d’Arc.D’âme française, par moments, prend ainsi u-ie figure miraculeuse, et cette unie française u’est le cri de la race française, c’est le cri de t »utes les gouttes de noire sang, de tous nos ancêtres en nous, ijui, en temps ordinaire, nous laissent tranquilles.Mais quand la race est en danger, toutes ces gouttes do sang remontent en nous, la race crie : On veut m?assassiner, je no veux pas mourir, défendez-moi ! Et alors tout le monde se lève, tout le monde se trouve à l’état sublime, à l’étal héroïque où nous somme»*, à l’état miraculeux, et voila précisément pourquoi le sentiment religieux et le miracle actuel vont, ensemble, et pourquoi nous avons débuté patio miracle do l’Ourcq et Je la Marne, et pourquoi nous continuerons par tous les miracles, celui qui réunit les Anglais et les Français, qui ont ensemble brûlé Jeanne à Rouen, sous la bannière do Jeanne d’Arc Ce miracle a commencé a la Marre et va continuer demain, comme celui de Jeanne à Orléans quand les Anglais se sont sauvés ; de même les Allemands sont partis a 1a Marne ; et d- main le miracle continuera à s’accomplir ; et aptes avoir, avec Jeanne d’Arc, bouté l’ennemie hors de France, nous ferons le dernier miracle, celui qu’il faut pour que le monde puisse enfin continuer à marcher à l’Etoile, le miracle qui consistera à bouter l’Allemagne hors de l'humanité.* fcW**XïiV; Wÿfrfl «! I •< Wleli-WSelo s- 1 3t » MMM ULM4UMM nmrtrmn f A .H T iT i i f 11 rrrrm rrrmm rtvvttttt • Le 14 juillet a été célébré avec un enthousiasme peu ordinaire eu France, cette année.A Paris, ce lut véritablement la fête de lame française incarnée dans sa vaillante et invincible année.Jamais la France n’a paru plus belle, plus forte, plus valeureuse et plus grande quen cette année 11)15 où elle tient en échec un ennemi envahisseur puissant et formidable comme il n’en fut jamais.Notre admiration et notre amour pour elle grandissent en proportion des dangers qu’elle a courus, en raison de sa résistance opiniâtre et triomphante, de son héroïque énergie, des hauts laits d’armes qui la couvrent de gloire et lui assurent la victoire définitive contre la nation de proie qui veut en vain la vaincre et l’amoindrir.La France marche vers le triomphe comme elle a tou jours marché vers tous les progrès et toutes les beautés.C’est ce que 1 abbé Sertillanges, dans un mémorable sermon récemment prononcé en l’église de la Madeleine, à Paris, a appelé la “ Marche à l’Etoile.” A l’occasion de la fête nationale de la France, — fête qui vient d’être célébrée à Paris par la solennelle translation aux Invalides des restes de Rouget de l’Isle l’auteur de la Marseillaise — nous ne pouvons mieux faire que de laisser ici la parole à l’abbé Sertillanges qui a fait l’éloquent éloge du chant national français et de citer les commentaires où Jean Richepin, au cours d’une conférence récente, a magnirié I âme française.Ecoutons d’abord Jean Richepin : Qu’est-ce que l’abbé Sertillange» appelle la March*' à l'Etoile ?C’est ce que d’autre» appellent la niurclie ver» le progrès.Quel que soit le mot, la pensée, le sentiment qu’il y a là-di-dan», c’est que nous cherchons tou» a manli-r vei a plu» de lumière, plu» de bonté, plu» de tendresse pour le» pelit».Nous voulons que le» petite» nation» puissent vivre comme Ips grande», nous voulons que le» petite» gens puissent vivre aussi comme si elles étrient de grande» gens.Il n’y a pas de petites gens ! Dans une foièt, il n’y a pas uniquement des chênes, de» sapin» et des cèdres, il y a aussi de petites herbe», il y a de petite» fleurette» ; une violette a le droit de vivre, comme on le voit telle a le devoir de vivre, de parfumer l’air autour d’elle, une petite pâquerette au»si a sa beauté.D.n» Hugo elle dit à l’étoile: Moi aussi je -ut» une étoile ’ Mais oui, c’est un étoile de l’herbe.Il faut que tout cela ait le droit de pousser, de monter, il faut que s’il y a, dans la tète d’un enfant du peuple, un giaiti d’où peut sortir un Pasteur, un Victor Hugo, il puisse sortir.Il faut donc la bonté, la tendresse, la charité, la solidarité, appelez cela «le n’importe quel nom, au fond c’est l’amour.] faut aimer ses semblables comme soi-même ; ce n’est pas assez, il faut les aimer plus que soi-même.Voilà ce que c’est que cette marche à l’Etoile.Voici maintenant quelques phrases extraites du sermon de l’abbé Sertillanges qui fut applaudi en pleine église de la Madeleine : Pour marcher à l’Etoile, il faut un chant.Quel sera ce chant î Ce sera un chant national, lequel 1 Celui qui résonne le plu» haut parce que l’âme qui s’y exhale fut la première touchée par l’esprit de résistance aux tyrans do l’idée.Alors, ce chant, deinandez-lo au régiment français qui s’avance, aux recrues que la guerre appelle pour remplacer nos morts ou doubler nos vivants, à l’assemblée voulant vibrer a l’uni-son des pensées qui, dans la partie saine du inonde, sont désormais les pensées communes.II fut longtemps, ce chant, l’apanage d’un pai- I ti, le cri de ralliement d’une faction contre une’0qo qoO d ûmes et ont 1,150,000 kilotnè- autre, mais aujourd’hui c’est l’hymne saint do tres Clim;s Un empereur-arlequin Le 18 août prochain, François-Joseph 1er, empereur d’Autriche, atteindra ses quatre-vingt-cinq ans, si le vieux Dieu des armées allemandes lui prête vie.Nous verrons alors ce qu’il y aura de vrai et de réel dans tous les titres dont s’affuble le vieillard sanglant.D'après les chartes et les actes officiels et surtout d'après le Gotha : François-Joseph 1er Charles serait roi des Romains (?), empereur d’Autriche, roi de Bohême (pas pour longtcmjts !), de Dalinatie, de Croatie, d’Esclavonie, de LoJotnérie et d’Il-lyrie, roi de Jérusalem ( il ne l’a jamais été, mais peut-être que ses amis les Turcs lui ont promis de le restaurer), archiduc d Autriche, grand-duc de Toscane (vraiment I) et de Craeovie, duc de Lorraine (Uciti '(), de Salzbourg (vous croyez ! I.de Sivrie, île Carinthie, de Cnrniole et de Bu-kovine (quen pensent le général Cadoma et le grand duc Xi col as ! ) ; grand prince de Transylvanie, margrave de Moravie, duc di- la Haute-Silésie, de la Basse-Silésie ( (), de Modène (ah!), de Parme (oh! oh!).Plaisance (hein ?) et Guastalla, d’Ausclnvitz et Zator, de Teschen.Frioul, Ruguse et Zara ( il se.répète, puisqu’il est roi de Dalmatic et d'Illyric, in ut de d'énumérer lis villes), prince de Trente et lîrixen (pas pour longtemps!), margrave de I(auteet de Basse- Lusabe et en 1st rie, comte de Hobenembs etc., seigneur de Trieste (pas pour longtemps!), de Cattaro et de la Marche Wen-de ; grand voy.vode de la voyvodie de Serbie (il y a là îles sujets bien indisciplinés il me semble !), etc.Il pourrait tout aussi bien se déclarer empereur de Russie !.En ce moment, où la carte de l’Europe se remanie, le Gotha est un ouvrage plein d'humour.Il est plus inexact qu’un communiqué de l’agence Wolf ! Chiffres et dates à retenir L'Allemagne et l’Autriche comptent 12 s- 1» délivrance, c’est le cri do la foi morale, c'est la puissante aspiration d’un peuple et par lui de tous le.» peuple» attaché» au droit, c’est la clameur, c’est la huée, c’est l’appel, c’est le iel Carnot en 1-rance.L’alliance franco-russe date de, 1891 et fut conclue sous Alexandre III en Russie chant de triomphe anticipé que le» sentiments du héros de justice arrachent a sa poitrine quand «un creur bat la chatgp, quand son fin til a be .soin de s’ixhuler ilari» une tempère de son» Ali ! ce n’e»t plus un Niéi touchant, on n’y dit plus la nuit qui flotte, ni le paifum d A ru -bie et l’or il’Omphyre consacié à un fiêlo enfant ; C'est l’écho terrifiant de» balai les, on y parle île sang et il’égorgemcnt, oh en veut à des traître», a des rois conjurés.Oh ! étrange actualité de ce eh tnt, ou y appelle sous les tira peaux une victoire vengeresse autant qu’on veut la laisser magnanime ; on fait briller enfin au-dessus des héros tombés et de» hommes abattus le jour de g’oire.Eli bien ! fût-on chrétien et fût-on pretre, fût-ce a l’église et fût-ce en chaire, confiant dans le commentaire averti de l’auditoire V //¦ ¦¦ ami ms&ï 'Mit/; iï;M L’Année de l’élan agricole L* Exposition Provinciale DE QUÉBEC EST UN TEMPLE C'est le RENDEZ-VOUS de tous les - Cultivateurs progressif* - Ri 7 Tiennent chercher it leori efforts de* récompensée EN ARGENT VIVE L’AGRICULTURE ! Taux Réduits sur tous les Chemina de Fer et Biteaux.PROFITEZ-EN ! POUR PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS LW CrriB.F.DCLKOJirf.PrénOttU | B'utresaaa- i ILÛ.O.USrMABCE.ll T.Vic+Pr+Utnt R-V- CASAKT, ffLnii, Tréwrttr.K?i.V*PrrE ioo*»»0 21 A««t! 5 licu.ii oioiuc iwxcm 0 eoroeoer i M.J.E.MARIKR.mlrtber.71 rut du Poet.Onlbœ.Marine!, Secrétaire hOteu-ds-vuxa, octazc.TTTTTTT iiiiiiu lïT7n,lllmr JlMwama 'V' :_V.•-rcv-.y- » • » ' ‘ "*i > ¦¦ LE PLUS GRAND EVENEMENT ANNUEL DE LA PROVINCE iii»tiiiiTMiimnMinmiiiMiï7^tTîîîjiîTîîîîi7tiîiî?îiïÎMÎmi>î?îtiê /•v.'.y.v de ducs, étaient de grands ; l'un d’eux, l’archevêque je ne suis qu’une pauvre fille et je n’aurti pas la force de.supporter un tel martyre.Pourquoi voudriez-vous quo j'endure la prison et le fou 1 seigneurs ans, ne peut devenir une femme heureuse el robuste sans un approvisionnement de sang re- venue des Allemands les a incités au bombardement des villes du front que leur artillerie Maintenant, c’est entre les deux paysannes une conversation abondante et paisible.Pus d’effusions éloquentes, pas de caresses super-fiues ; on ne dit que des choses ties communes, mais les yeux sont contents et les regards se mêlent avec tendresse.Jeanne n’a oublié personne, ni ses frères, ni aa sœur, ni sou amie, la douce Ilauvietle, tu ses autres compagnes.Même le» bêtes do la maison avec lesquelles elle vivait en amitié ont pris part à ses souvenirs.— Le chien voulait nous suivre, dit la mère, nous avons dû le chasser à coups de pierres ; il revenait toujours.Le père donne dos détail* sur les champs et les récoltes.L’année sera bonne : les gerbes sont lourdes ; les prés commencent à souffrir de la sécheresse, mais ceux qui sont, au bord de la rivière se sont jusque-là assez bien défendus.Maintenant ils sont à table, et l'on vient de leur servir à manger.— J’ai du pain do reste dans mon bissau, dit le père, il est un peu sec, co n’est pas une raison pour le laisser perdre.Il va chercher le chanteau, et, après avoir fait dessus le signe de la croix avec la pointe de son couteau, il le partage.Jeanne porte à sa bouche le pain gris et rude.Dieu, que c’est bon, le pain de la mai-on ! Les yeux mi-clos, elle savoure jusqu'au fond de l’àme le parfum nourricier.Elle est tentée de joindre les mains sur sa poitrine, comme au retour de la communion ! Mieux que toutes les paroles, la saveur de ce pain fait lever eu elle la vision de tout ce qu’elle a quitté.Elle évoque la salle enfumée où l’on se réunit pour manger, et la huche qui sert de table, et les cloches qui sonnent midi pendant qu’on récite le llvnedicile.— A présent, dit la mère, nous espérons bien que tu vas revenir avec nous., .— Maintenant que le toi est sacré, ajoute le père, il va se mettre à la tète de se* troupes, et tu n’as plus rien à faire parmi les hommes d'armes.— Père, répondit la Pucelle, je serais bien heureuse, en effet, de m’eu aller avec vous-, .Elle demeura pensive un moment, puis elle ajouta : — Cependant je ne sais pas si mes Voix me le permettront.Je les invoquerai cette nuit, et demain peut-être je saurai.II Au pied de son lit, dans la petite chambre qu’elle habite près de celle de ses parfiits, Jeanne est en prière: — Jésus, mon doux maître, Saintes qui m’avez en votre garde, et vous Monseigneur Saint Michel, assistez-moi de votre conseil ! Me permettez-vous de m’en reioarner à Domrémy avec mon père et ma mère 1 L'œuvre à laquelle vous m’avez appelée n ’est-elle pas accomplie ?Charles, mon gentil dauphin, n’est-il pas couronné roi de France, et ne peut-il, sans l’aide de personne, reconquérir son royaume î Longtemps Jeanne pria dans sa chambre toute noire ; le couvrc-feu était sonné depuis des heures, et la cité dormait.Cependant, par les carreaux de sa fenêtre, la Pucelle entrevoyait les combles de la cathédrale et, dans la nuit transparente, les grandes tours couronnées d’étoile».Soudain, près d’elle, Jeanne entendit une voix — l’une des Voix qui avait coutume de lui parler — qui disait : — Jeanne, il t'est permis si tu le veux, de retourner dans la maison de ton père.Delongs jours suivis d’une mort pieuse t’y sont réservés.Cependant tu peux choisir une autre voie.— Seigneur, je suis votre servante ! Quelle est donc cette voie qui m’est offerte ?— La voie des opprobres, des douleurs et du sacrifice.Tu seras trahie, vendue comme le divin Maître.Tes amis te renieront ; tes ennemis ajouteront la perfidie à la haine pour humilier ton âme et torturer ton corps.Dieu même et les Saintes paraîtront t’abandonner.Tu agoniseras dans l’angoisse et les dérélictions Enfin tu mourras d’une mort ignominieuse et cruelle sur un bû- her ! La voix n’annonçait pas seulement de terribles choses.Sa puissance miraculeuse les faisait, au plus profond de l’être, éprouver à celle qui l’entendait.En quelques instants, Jeanne vivait toute.8 les phases de sa passion ; elle souffrait la trahison, l'abandon, le cachot, les chaînes.et toutes les tribulation», et toutes 1rs af-fies du procès inique A l’annonce du bûeh-r.eiie eut sur son corps virginal la morsure atroce des flammes.Elle ne put retenir un cri d'épouvante : — Mon Dieu, épargnez-moi ces tourments ; endure la prison et le teu I ’ui-je pas accompli les choses que vous m'aviez.ordonnée;, 1 La Voix répondit: .—- Un jour viendra que la France aura besoin d’être sauvée encore.Au même instant, Jeanne eut une vision.Comment exprimer avec des mots successifs, et en phrases lente», l’immense et terrifiant spectacle qui lui apparut • Tout piès d'elle, la cathédrale des sacres biûlaic?Les flammes, avec des fouettetnent», des allongements, des torsions de reptiles, étreignaient ses murailles, en • veloppaieut son toit et léchaient ses tours qui, a leur contact, s’empourpraient et semblaient saigner par tous leurs pores do pierre.Et, de très loin, avec des rugissements aigus, d’énormes projectiles arrivaient, ajoutant des flammes aux flammes, défonçant les voûtes, abattant les piliers, broyant la grâce fragile des ciselures.Et les statues s’abattaient, lis unes sans tète, les autres sans bras, avec des gémissements presque humains.D’autres et d'autres incendies faisaient flam boyer l'horizon.Jeanne voyait la rouge dévastation bondir à travers ie pays de France, d'église en église, de village eu village, de maison en maison.Les pauvres demeures paysannes bru aient comme les habitations des riches, mail leur écroulement était plus tragique et leur plainte résonnait plus poignante.Los premières étaient généralement vides, au lieu que les autres avaient gardé, jusqu’au dernier moment, sous 1’uuiitié impuissante de leur toit, les hommes et les bêtes qui les habitaient.Jeanne entendit les hurlements de ceux qui bru aient vivants sous les décombres embrasés ; elle entendit les cris des femmes violentées et la clameur des mères dont oil eventrait les eu-fants sous leurs yeux.Elle vit, levés vers le ciel, les moignons sanglants des petites Fran-çai-es aux mains coupées, .Qui donc promenait par le pays de France de tels épouvantements î A la lueur des incendies, la Pucelle vit s’a vaucer l’immense invasion des Barbares gris.Us étaient si nombreux que la terre semblait se déplacer et mari her avec eux Les collines bougeaient, les plaines grouillaient, tous les chemins et toutes les routes étaieut des fleuve» charriant des flots poussiéreux d’hommes, de chevaux et de convoi.».Parfois une foiêt absorbait telle ou telle partie de celtecmatée mon tante, mais elle était bien vite submergée, et l’on voyait, peu aprè», déboucher des arbres et déferler par les terres la hideuse multitude.IU martelaient la terre de leurs pas lourds ; leurs monstrueux canons hurlaient comme de» molosses autour de la curée.Leurs drapeaux portaient des vautours à deux tètes.Pat fois, ils chantaient, et, dans un rauque langage, ils acclamaieut leur Dieu carnassier et insultaient à la France vaincue.— Doux Seigneur, murmura Jeanne d’Arc, faites-moi souffrir mille fois le bûcher et la mort, mais ne permettez pas que succombe la France ! Si vous ne m'en jugez pas trop indigne, prenez-moi pour rançon, et uélivrez- à, une fois de plus, de la grande pitié qui est sur elle.La voix ne fit aucune réponse, mais une paix soudaine descendit dans l’âme de la Pucelle ; e'ie eut la certitude que son sacrifice était accepté, et que ses souffrances étaient nécessaires au salut de la France future.Le lendemain, elle dit adieu à son père et à sa mère, et se rendit auprès du roi pour se remettre à 'a lête de son armée.Or, elle savait que la trahison la guettait, et que chacun lie ses pas la rapprochait du bûcher.Louis Mercier (De la Revue Hebdomadaire) che et rouge dans les veines.C'est le manque de ce bon sang qui est la grande maladie, chez neuf filles sur dix.Elles deviennent faibl.es et déprimées : perdent leur appétit, deviennent essoufflées après le plus petit exercice et souffrent de maux de tète et de maux de dos Lorsque les jeunes filles sont dans cet état il n'y a pas de remède comparable aux Pilules Roses du Dr Williams.L’emploi de ce» pilules procure une splendide et vigoureuse santé, avec des joues rougeaudes et dts yeux étincelant», à tou te fille malheureuse et délicate qui s’achemine vers la nubilité dans un état de santé délabré.Voilà pourquoi des millier» de filles et femmes, maintenant robustes et atttayante», recommandent les Pilules Roses du Dr Williams à celles qui soufflent.Mlle Edith lîroiisseau, Savona.C.A., dit : *‘A l’âge de quatotze aus je devins très anémique.J'étais j âle comme un spectre, soufflais de maux de tête, de grave palpitation du coeur au plus léger exercice.J’avais peu i u pas d’appétit et semblais tomber dans l'abattement.J’allais au High Sihoolà Va icov-v.r a ce moment-là, et le médecin me conseilla de discontinuer.C’est ce que je fis et je suivi» •sou traitement durant un certain temps, mais il ne me fit aucun bien.Sur le conseil d’une amie je commençai à prendre lies Pilules Roses du Dr Williams et en liés peu de temps elle» nie redonnèrent une santé complète et me permirent de reprendre mis études.J’ai joui de la meilleure santé depuis et je la dois entièrement aux Pilules Roses du Dr Williams.’ » Ces pilules sont en vente ch z tous les marchands de remèdes ou vous pouvez les avoir par la poste, franco, moyennant 50 cents la boîte ou six pour $2.50 de The Dr \\ il hams' Medicine Co., .Brock vil le, Ont.peut atteindre.Tonus à distance des places fortes, telles, que Verdun, ils ne sont vengés sur les villes ouvertes d’où ils avaient été chassé», y accumulant les ruine» sans avantages militaires.en attendant leur retraite définitive.C'est tout d’abord la belle et riche cité de Reims, ville principale—quoique simple sous-préfecture de la Marne — de la vaste région qui s’étend do Lille à Nancy, qui a subi au plus haut degré la dévastation causée par les canons allemands.Elle a du être évacuée par la plupart de ses 115,000 habitants, malgré leur courage devant l'ennemi, et les luines de sa magnifique cathédrale, détruite par des hordes qui ne craignent pas le sacrilège do se dire sous la protection de Dieu, ne dominent plu» qu'une ville en partie incendiée ou détruite.Dans la plaine ouverte tù elle s’élève, entre la faleise de File de France et le massif arden-nai», Reims occupe uue position très favorable, à un carrefour de toutes, et elle fut dès l'anti-I quité une métropole des Gaules.Le» Romains 1 en firent une de» bases de leur occupation et y | fondèrent un établissement durable, comme | l’attestent de nombreux vestiges et surtout un imposant Arc de Mars, de 33 mètres de long | et 1-1 de haut, dressé sur la voie césarienne à | la gloire des armées lomainis.La cité de I Reims devint un f, yer d'art et de civilisation, jusqu'à l’arrivée des barbare», contre lesquels il fallut se fortifier.Heureusement que sa bonne situation y urnena les Fiancs, maître de la Garlr aprè e Romain», et s i ,t Rerni bapti-i sa le toi UloVts à Reims en 490.E le devenait i ensuite comme uup ville sainte uu trois dynas-! ties de souverains furent sacrées tour à tour : les rois s'y r< ncoutraient et ou y tint des conciles.Sts pontifes, que Louis VII éleva au UN PETIT PRODIGE Pourquoi les jeunes filles deviennent-elles pales et faibles Un ami nous écrit de Rome : Au milieu de mes nombreuses occupation», j’ai eu l’autre jour uue diversion d’un genre bien différent.J’ai vu un petit prodige misted, un enfant de neuf"ans dirigeant un orchestre de ciny cents musiciens ixecutant les mor-c ajtx les plus difficiles de la musique classique.Avec sa baguette magique il a dirigé cette exécution pendant une heure et demie, au milieu d’un silence religieux auquel succédait cita que fuis uu véritable délire d’enthousiasme.Je n’ai jamais vu un directeur d’orchestre aussi remarquable, saisissant avec autant de talent les uuancos les plus variée», conduisant avec une science plu» complète ct-s masses de musiciens électrisés par l’ascendant de cet enfant merveilleux se jouant eu quelque sorte au milieu des difficultés les plus grandes de l’art musical.Dès que ce petit enfant aux longs cheveux et aux bras nus, hissé sur l’estrade dans les bras de son protecteur, parce qu’il est trop petit pour y monter, a saisi sa baguette, promené son regard sur les exécutaul» et levé ses petits bras en l’air, les tenant immobiles ju»qu’au signal d’attaque, il est transfiguré.Ce n est plus un enfant, c’est un esprit qui anime un corps qu'il hypnotise.On sent un petit être qui n est plus de la terre et qui suit dans sa tète toutes les phases et tontes les nuances de la tuu-dque compliquée qu’exécutent les artistes qu'il dirige des bras, de la lête et de tout le corps comme uu musicien consommé.Il » perdu son père mais il a encore sa mère qui l’accompagne partout.11 a l’air de beaucoup aimer sa mère ; car, pendant que l’immense foule ne cessait de l’acclamer, après chaque morceau, il envoyait de* baisers enfantins à sa maman placée dans une loge en fac- de lui.4 mai 1915, M.E.CHRONIQUE L’approvisionnement du sang est insuffisant et à moins d’y remédier la consomption peut se produire Lorsque les jeunes filles deviennent faible», pâles et rai»érables, c’est le niomeuf pour les pirents d'y voir promptement.Les délais sont synonymes de danger—peut-être la consomption.La jeune fille, entre les âges de 13 à 19 VILLES HARTYRES (Po«r L'AVENIR DU NORD) Depuis la victoire de la Marne, qui obligea les armée.-* allemande* non seulement à ariécer leur marche sur Paris, mais ù reculer en pleine défaite >ur des positions retranchées, la décon- X, i arcnc'equL- .Champagne, accorda aux bourgeois, en 113-’.une charte communale.Alors se dressèrent le» merveilleux édifices religieux qui allaient être line de» pâtures historiques de la h rance, en r*:ême temps que la ville » embellissait.^ Le» vieille» églises de Saint Rr mi et de Saint Nicai-e, et -urtout la cathédrale, sont juste ment, célèbres.C-tte dernière basilique est un véritable chef-d'œuvre, le plu» pur du sîy e ogi va) en France ; la construction fut entrepris* en 1215, et on était près de l’achever en 14 31 lorsqu’un terrible incendie la détruisit en partie.Le» tour» »ont re»tées privées de leurs flèche», niais des réparations habiles u’avaiem cessé ju-qu’ici de maintenir l’intigrité du magnifique édifice.La va»te cathédiale de Reine, admit able dentelle de pierte, mesure 500 pied» du long sur 150 de large ; elle comptait 210 grand*-* statues et un» multitude de petite», -oit en tout plus de 2300 figures sculptées.Il a fallu le bombardement et l’incendie, par lesquel» les Allemands se sont déshonorés aux yeux du monde entier, pour compromettre l’ex ist, nce de ce merveilleux monument de la vieil le France.Reirn» était au tnoy -n âge le siège des fa-ineu-e» foires de Champagne qui furent de brillant-» kermesses internationales ; elle était en même temps la ville île la laine, déjà réputée pdur son industrie des tissus, qui atteignit au siècle dernier, uu giand essor.En 1547, le ton dînai de Lorraine y fonda l’université, pui-le développement des arts concourut à l’tmbel-li-Bernent lie la cité.Un u rbe h -tel de ville fut commencé en 1027 et n’a été terminé qu’au XlXètne siècle.La ville affecte la forme elliptique, avec au centre la belle place Royale, et pos-é Je de splendides promenade» ; o • y voit plu-i'-urs monuments pubh'cs remarquable», et il reste de la Renaissance quelque, joins hôtels.Reims a été la patiio de Coibeit le grand ministre de Louis XIV Elle est enfin le centre célèbre de l’industrie et du commerce des vins de Champagne, et sa vie éconu.inique était ries plu» actives avant la guerre.C’est Arras, apiè» Reims, qui a le plus souf.f-rt de l’aiharnentenl dévastateur de l'ennemi.Ch f-lieu du Pa-de-Calais, Arras, avec »,.» 26,900 habitauts, se compose de deux ville» : la vieille cité gallo-romaine, devenue ensuite ville épiscopale, et la ville neuve, groupée autour de l’ancienne abbaye de Saint- Waast et d’un splendide hôtel de ville du X VIème *ié.cle, le joyau réputé d’Arras, avec sou haut bt-f.froi, dominant la pittoresque graude place aux marions à a c ' s t à pignons, < ù les obus allemands oui fait d’énormes dégâts.Aprè/avoir été un centre important de lissage au moyen âge, Arras est devenu uu gro» marché agricole.Plu» au nord, nou loin de Lille, sur la Lys Armer,tièies, 29,000 âmes, centre ouvrier moderne, ville de tissages et de filatures, demeure sur le front de combat, à la frontière belge, et en a supporté lei souffrances et les dangers.Sur les confins de lorraine, Lunéville a vu s’accumuler les ruim a Sou -préfecture de Meurthi -et-Moselle, ayant 26.UÛ0 âmes, elle était au Xème siècle le siège d'un puissant comté.Les derniers ducs de Lorraine l’habitèrent de préférence à Nancy, e leur va-te château orne encore la ville, ainsi que la belle ég’-ise Saint-Jacques.C’est un centre indu;, triel actif et un mat thé agricole très fréquenté.Au n ird de Lunéville, sur la Moselle, Pont-à Mousson, piès de la frontière et des forts de .Metz, ne cesse guère d’être bombardé.Avic 14,000 habitants, c'est une vieille ville de pas-uge, commerçante et industrielle, qui posséda Etes-vous pâles et faibles ?— Vos lèvres sont-elles incolores ?— Vous sentez-vous fatiguées, abattues, sans force ?Jeunes filles, jeunes femmes, suivez l’exemple de Mme J.DUPONT CHAMPLAIN, N.Y.Et de tant d’autres qui se sont guéries en prenant les PILULES ROUGES MADAME T.DUPONT Les jeunes filles marquées par la chlorose et fatiguées par une croissance trop rapide ; les adultes qui ont de la peine à se former ou à se développer ; les femmes qui relèvent difficilement de couches trop souvent répétées ; les femmes d’âge mûr qui approchent de la nténoiiause ; les femmes d’âge avancé affaiblies par le poids des années ; toutes enfin trouvent dans ce merveilleux remède, les Pilules Rouges, uu puissant réconfort.Les Pilules Rouges, d’une façon générale, sont recommandées à toutes les convalescentes.Eiles réussissent toujours et suffisent à rétablir en peu de temps les forces des malades les plus épuisées et à I guérir sûrement et sans secousse les maladies de langueur et les cas d’anémie les plus anciens et les plus rebelles à tout autre remède.Voici un certificat en particulier qui donne des notions très exactes des merveilles obtenues par les Pilules Rouges : “J'avais eu une grave maladie et je fus si longtemps ensuite languissante et sans force aucune, que l'on craignait que Je n'en guérirais pas et que la consomption me gagnerait.Pendant dix mois, 1e fus la moitié du temps au lit, étouffée par les points, souffrant du mal de tête, de douleurs dans les membres, ne pouvant remuer sans que la tête tourne, étant sans goût, sans appétit, toujours frileuse et chétive, ayant le teint jaune, les yeux cernés, les lèvres pâles, enfin, dans un bien triste état, malgré de bons soins et aussi do bons remèdes que mon médecin me donnait.A ia fin, mon médecin lui-même me conseilla de prendre des Pilules Rouges et, le dirai-je, ce fut le meilleur de tous les remodes que J’avais employés.Naturellement ies premières boîtes ne m'ont pas guérie, mais elles m’ont donné plus de vigueur, un bon appétit, plus de chaleur naturelle et en en continuant l’emploi, J'ai recouvré la santé et meilleure apparence.Depuis, J'ai conservé bon souvenir de ce remède et si je me sens moins de force, tout de suite J'en prends quelques boîtes et cela me réconforte.Que de bien ce remède m'a fait alors ue le travail et la famille m'avalent abattue." "me J.Dupont, Champlain, N.Y.E CONSULTATIONS GRATUITES.— Le Dr E.Simard, qui a passé près du trois années en Europe, à étudier les maladies des femmes, sous la direction des célèbres docteurs spécialistes Capelle et De Vos, est maintenant de retour et continuera de donner des consultations au No 274 rue Saint-Denis.Comme par le passé, cés consultations se donneront tous les jours, dimanche excepté, de 9 heures du matin à 8 heures du soir, et seront absolument gratuites.L’expérience acquise par le Dr Simard, dmant son séjour en Europe, est une sérieuse garantie de succès ; nous espérons donc que toutes les femmes qui souffrent sauront profiter des avantages que nous mettons à leur disposition, en venant le consulter ; celles qui en seraient empêchées peuvent lui écrire, en lui donnant une description complète de leur maladie et elles recevront des conseils qui leur seront de la plus grande utilité.Avis IMPORTANT.— Les Pilules Rouges j>our Femmes Pâles et Faibles 6ont en vente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c la boite, ou six boîtes jxiur 82 50; elles ne sont jamais vendues autrement qu en lioitcs contenant 50 pilules, jamais au 100 ; elles portent â un bout de chaque boite la signature de la CI K CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE et un numéro de contrôle.Nous engageonsnotre nombreuse clientèle à refuser toute SUBSTITI I ION.Lorsque vous demandez les Pilules Rouges, n’acceptez jamais un autre produitquc 1 .r _ _ l'oici Dr.A.P.HkauBIKN, Dr.o.Raymond, Dr.A.P.DIXVKCCmo, Dr.11 i:CTl> R Pri.tj KR Dr.A.I!.CKAir.Dr, G.O.ItKAunRV, Dr.Ei.zrah P AQUIN, Dr.J.B.JitBAun, et Cul- Dr.p.Munro, Dr.L.It.Durochrr, Dr.D.\V.A ri:h a m BAUI.T .i!r- I, 0l,,tT d'orsonnkns, | Dr.A.T.Hrosskau, I Dr, Alex.Cbbmain, Dr.J.A.Roy, ~, ,, .• Dr.Iî.H.Trudkj,, l'rljurc ,m In C?DLRRI’ polir !.o’.,!, *• w-= -.est B telles que .Rhume, Etc.coderre"jTaTuKmre P°Hw?e“'""mît o°"nc ,e 8lro‘* du °'- Vendu par loua le.m.r'cD.ud, de remW^àzjcu'tuUffu; • L’AYENIR DU NOPD - 1G UILLET 1915 Laurier à Saint=Lin Le 7 août prochain Sir Wilfrid Laurier, le chef vénéré de» lihr raux du Canada, aéra l’objet il'une grande réception le samedi 7 août prochain, à Saint Lin, s.place natale.Cette manifestation do tytnpaihie et d'adiui rmion, dépourvue de tout caractère politique, est due à l’initia’ive des conseils municipaux et des conseils du comté qui ont eux-mêmes prié sir Wilfiid d’être leur hôte le 7 août prochain- L’ancien premier ministre prononcera ce jour-là uu grand discours de circonstance et il sera accompagné do plusieurs ai» ions collègues de son cabinet, de nombreux sénateurs, conseille.s législatif-, députés fédéraux et provinciaux, etc.Des trains spéciaux partiront de MoDtréal au jour de la grande démonstration Laurier et des excursions vont s’organiser de tous les centres environnants, lîref, c’est une manifestation sans précédent que l’on veut faire à l’éminent chef du parti libéral.RÉCRÉA T IONS ANAGRAMME » Ami», je veux mourir », disait-il en délire.Eh bien, qu'il soit donc tait ainsi qu'il le désire.Vans le sum/, dans le lait, certain/liquide aqueux.Emits fjoi t's Mes enfants, J suits des plus savon- [re«æ.Ayant sure le lait d’un animal, nu homme, té ai lit beaucoup parlor de lui, jadis, à Rome.S’amuser à des riens explique le suivant Et, pour finir, chef-lieu d'un arrondissement.METAGRAMME ./ habile /'espace éthéré, Chacun malmire et me ventre.* Retournez mon cœur, oh ! misère ! de perds ce que j'ai de sacré.Je, tombe à l'état de matière ; Et pour comble de maux.Je donne ta pâture aux plus vils animaux.* AIStiANCE :— Le 8 juillet l’épouse do M.Honorât iV|.-i;i.a donné naissance à un» tide Daptisêc M e HARCHANI) de J.-CD.DORION agent général d« la Sun Life Office (A.D.1710), actif $25,000,000, dépôt au Canada pour garantir les perte» cau-éw» par le feu, $425000, est à Saint-Jérôme toutes les semaines En face du marché meubles Conn urn mont on magasin un lxjftu choix de meubler, tela que Amin/j^ementM (a*t*) rie salon, d* salUdt manger, iL chambre à couchert de cnùfyu Lift.corniche Couehrt/e.* e.n /rr, Sommier*] Meuble* & /antavtir, Matelas.Oreiller» Lite de plume*, | -— SPÉCr ALITÉS-2 li paratioim
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.