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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 22 mars 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1918-03-22, Collections de BAnQ.

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vsea—-— Viu^t'd>:*UXjCiTW âHfi^ mvtwwiwmiwitvtwiv.ï j «i JVicli-]WIelo c | • MMtt f* Aî‘ MMM MMM MMM MfAM '» Sir Lomer Gouin Sir Lomer Gouin a célébré, le 19 mars, lu cinquante-septième anniversaire de sa naissance.A cette occasion, il a reçu de ses nombreux amis les meilleurs souhaits de prospérité et de longue vie.L’Avenir du Nord se joint à eux pour souhaiter, en toute sincérité, une longue continuation de sa brillante carrière à I homme d'Etat dont la province de Québec a tant de raisons de s’enorgueillir.Car si, aujourd’hui, elle peut marcher, le front haut, à la tête des provinces du Dominion, si son crédit est le meillem, si sa population est heureuse et prospère, elle le doit à l'administration de sir Lomer Gouin.L’eoole du crime Un correspondant écrit dans le Ditroit News une lettre qui montre bien les ravages causés chez les jeunes par le cinéma.La ville, dit-il, a élé émue d’apprendre qu’un jeune garçon de 13 ans a été tiré et tué pendant qu’il volait dans nue buvette.Est-ee que nous pouvons nous attendre à autre chose, continue le correspondant, quand nous avons au moins une centaine de cinémas quotidiennement ouverts à Détroit, et quand la plupart de ces scopes-sont des écoles de crime, montrant au jeune garçon au moyen des paroles et des images, jusqu’aux moindres détails du crime.Ces représentations diaboliques font plus de mal que les églises et les écoles, — dont le maintien coûte des sommes considérables, — peuvent faire de bien .Et malgré tout on permet à ces cinémas particuliers de continuer leur oeuvre.Le correspondant du Detroit News a parfaitement raison de s’étonner.Augmentation du tarif des chemins de fer La commission des chemins de fer n, par son jugement du 14 mars, accordé aux chemins de fer une augmentation de tarif d'environ quinze pour cent.Cette décision a été rendue malgré ies protestations des gouvernements provinciaux de l’Ouest, de la Chambre de commerce de Winnipeg, et d’autres organisations.On a cependant déclaré et ajouté, que les taux fixés d“«ront cesser un an après la signature du traité de paix général.Ceux qui en appelaient de la décision prétendaient que les recettes du Canadien Pacifique, compagnie prospère, en seraient augmentées.On a, en conséquence, passé un arrêté en conseil taxant les revenus de cette compagnie, de sorte que le gouvernement retirera sa part de ces revenus additionnels.Le gouvernement avait promis à ceux qui avaient appelé de la première décision, que les taux ne seraient pas augmentés avant le 15 mars 1918, ce temps est écoulé, et—les taux, nouveaux sont uiaiutexiunI, en vigueur.* avocat ” en affirmant que le Parlement n’a pas été régulièrement convoqué puisque 1 s rapports officiels du vote militaire en Europe ne sont pas encore arrivés, M.Laurier a tiré le meilleur parti possible des arguments que sa prudente sagacité lui permettait de mettre eu branle Avocats et conscrits M.Camille de Murtigny, avocat, avait présenté à l'honorable juge Robidoux une requête demundaut que seuls les avocats paraissent pour les conscrits devant les tribunaux d'appel.L’honorable juge, ayant transmis cette requête à Ottawa, vient de recevoir la décision des autorités fédérales qui fait droit à la demande de M.de Martigny.Ainsi les avocats seuls ont droit de représenter les conscrits devant les tribunaux d’appel.Oit donc est le bonheur ?- o:- Le nouveau vice-président de la Chambre M.Jules-Edouard Prévost, député, nous télégraphie, ce matin, pour nous apprendre que, sur proposition de sir R.Borden.M.Geo.Boivin, député libéral de Shefford, a été choisi comme vice-président de la Chambre des communes.Ce choix nous paraît très heureux et il a été approuvé par sir Wilfrid Lautier.OPINIONS LIBRES Le trilinguisme universel Etranger, donc ennemi, fut do tout temps la cruelle traduction de la maxime antique : Homo homini lupus.Ni océans, ni altitudes sauvages ne séparent aussi profondément et, partant, ne fout les hommes aussi étrangeis les uns aux autres que l'idiouie.La langue est l’âme des peuples.Coin ment espérer l’avènement de la paix universelle à toujours aussi longtemps que l’humanité .t’auru pus son âme, à.«He, sa langue- universelle ?Assez longtemps nous avons attendu de la science de l'échiquier politique, cette réalisation du plus grand lève ; la faillite est patente et coûte trop cher au inonde.D'autre part, i n admet la faillite d'un autre rêve, bien géué-ueux : l’utopie des philanthropes qui ont tenté d’introduire un médium linguistique ingénieux mais illusoire parce que artificiel.Force est de se rabattre sur la conquête du monde par une langue vivante et régnante.Quelle doit êtro cette langue ?Lui cherchera-t-on des attributs de délicatesse, do finesse, de musique, de poésie, d'éloquence l Fatal byzan-tisnie qui remettrait tout en question en con-nénihle trttr',,nt au plus sensible l’amour propre netio-mil F faut de toute nécessité que ce choix se f i su eu di hors de toute préoccupation esthéti-| que aussi bieu que patriotique.Il faut que le : j u i y prononce inflexiblement sur des attributs juuiquemënt caractéristiques de l’universalité.Afin de faire connaître les faits de notre histoire La plupart des conflits de race, parmi les nations bilingues, naissent de l’ignorance de l’histoire.Cette ignorance est peut-être involontaire ; souvent l’occasion, les avantages, le milieu font défaut.Et pourtant ce ne sont pas les écrits qui manquent, c’est plutôt le moyen de les répandre et de les diffuser en pleine lumière pour les rendre avérés, irréfutables et admis.Il n’y a rien de comme de discuter indéfiniment et de ne pouvoir s’entendre à cause de l’ignorance du sujet (j>er ignorabtià elenchi).Mais il y a plus—et c’est une grave objection dans un pays bilingue—c est la lait- | Le besoin suprême commande le suprême sacri gue.De là naît une partialité cjui prête i souvent à l’incrédulité.C’est-à-dire que si j lo — Cette langue doit présenter la struc-le lecteur vient à découvrirr qu'un fait est ! tare mécanique la plus simple.Qui ne voit que sournoisement tronqué ou malhonnêtement "j)tre cher veiba français est du coup élimine î falsifié, il'est pour toujours prévenu et ses ,us trouverons une revanche.-_.« ; , ___ '2o — Cette langue doit avoir i langue doit avoir depuis longtemps retenti sur tous les points du globe et être celle des peuples les plus commerciaux.objections naissent à chaque page.Il faut donc que notre histoire devienne populaire et impartiale dans les deux I™- ; qui couimuniqui.nt ,9 pIus assiduement avec le gués.C est une obligation u école dont une i n;>te de l’humanité.injustitiabe jiaresse fait souvent fi.J ;io— Point capital.L’âme allemande est Certains faits surtout restent ignorés qui ; ceile qui a le plus besoin d’être désarmée, donc gagneraient beaucoup à être mis en luntiè- cette langue doit être celle qui lui ait le plus re devant nos concitoyens anglais spéciale- | d'affinité, surtout si elle s’allie en même temps nl3„p à une langue morte fondamentale.C’est pourquoi, l’honorable L -O.David,j Cette lanRue cVst demi saxonisant.en sa qualité de président de la section littéraire de la Société Royale, se jjropo.se d'avoir, à la prochaine séance de la société, une soirée française où sept ou huit de ses Conference des Allies à Londres Après une session de deux jours à Londres, sous la présidence de Lloyd-George, le conseil suprême de guerre des Alliés a publié une déclaration condamnant les crimes politiques dont l’Allemagne s'est rendue coupable vis-à-vis la Russie et la Itou-manie et refusant de reconnaître les traités do jiaix qui out été signés entre ces nations.Les Alliés accusent F Allemagne d’avoir profité du désarmement de la Russie pour in forcer à signer la j>aix.La paix allemande a consisté à envahir lo territoire russe, à capturer et à détruire tous les moyens de défense de ce paya, et à s'emparer des terres pour le plus grand profil de l’Allemagne." Nous nous battons, dit en résumé cette déclaration, et avons l’intention de continuer à nous battre afin de mettre fin une fois jiour toutes à cette _ ’ de pillage et la remplacer jtar le règne paisible d’une justice organisée." A cette conférence assistaient les premiers ministres de France, d'Angleterre, d’Italie ainsi que leurs conseils militaires.membres seront appelés à faire connaître quelques-unes des pages les jdus intéressantes de notre histoire.Dans quinze ou vingt minutes, chacun d’eux pourra faire connaître certains faits troji ignorés spécialement de ceux qui n’out jets l’avantage de jtarlcr notre langue et de connaître nos origines françaises.Ce sera aussi un excellent moyen de donner à la section française de la Société Royale l'occasion dc se signaler à l’attention publique.Sir Wilfrid Laurier au Parlement Le correspondant parlementaire du Devoir apprécie ainsi le discours que sir Wilfrid Laurier a prononcé lors du débat sur le discours du trône : “ Si l’on pouvait éprouver hier l'impression que le chef libéral a un jteu vieilli, cotte intjtression s’est dissipée aujourd’hui dès qu’il a commencé de parler, tranquillement, se ménageant au début, mais en possession de tous ses moyens, et les faisant donner graduellement avec une force grandissante.Tour à tour railleur ou sérieux en parlant de ceux qui l’ont abandonné, fidèle au souvenir d'nu ami tombé en faisant acclamer I demi latinisant, Impossible de se rt fuser à le j pceonnaitre en face de son manque do coin pli-j cation grammaticale, de sa maîtrise dc l'immense empire britannique et de nos innombrables voisins, avec leurs flottes et comptoirs dans tous les recoius du monde, enfin do sa visible consanguinité avec 1’idiôine germain, à côté des origines romaines.Doue, s’il est une langue universelle à décréter, soyons généreux, nous tous de la latinité, soyons au premier rang de ceux qui fout taire les rancœurs séculaires, décrétons Lan glats.Pour l’incomparable verbe des Gaules, qu’est-il besoin de convention î De par sa pro pro splendeur incontestée, la paix du monde le fera monter au sommet de toute vie intellectuelle, artistiqee, littéraire et scientifique.Il restera l'éternel lien de la fiaute pensée internationale.L’idiôme régional so conservera aussi longtemps que le patriotisme.Donc l’anglais à l’école, dans une page du journal, dans les communications foraines du commerce ; le français, au salon, sous la coupole universitaire, dans la grande revue, au tribunal d’arbitrage international ; l’idiôme national partout où la nice s’affirme, formeront la trinité linguistique qui sera l’un6 des plus sûres garanties do la perpétuelle fraternité des peuples.Nature Où donc, est le.bonheur?disais-je.— Infortuné! Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.Naître, et ne pas savoir que l'enfance est éphémère, Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère, Est l'âge du bonheur et le plus beau moment Que l'homme, ombre qui passe, ait sous le.firmament ! Plus tard, aimer, garder dans son cœur dc jeune homme, Un nom mystérieux que jamais on ne nomme, Glisser un mot furtif dans une tendre main, Aspirer aux douceurs d'un ineffable hymen, Envier l'eau qui fait, le nuage qui vole, Sentir son cour se.fondre au son d’une parole.Connaître un pus qu'on aime et que jaloux on suit, Rêver le.jour, brûler el retarder la nuit.Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes, Toujours souffrir, parmi tous les regards de femmes, Rons les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil ! Puis effeuiller en laite et d'une main jalouse Les boutons d’oranger sur le front de l’épouse; 'Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé ! Re tourner presqu’en pleurs vers le malheur passé ; Voir aux feux du midi, sans espoir qu'il renaisse, Re faner son printemps, son matin, sa jeunesse, Perdre l'illusion, l'espérance et sentir Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir : Effacer dc son front des tâches et des rides ; Reprendre d'art, de vers, de voyages arides, De deux lointains, de mers où s’égarent nos pas.Redemander cet âge où l'on ne dormait pas ; Re dire qu'on était malheureux, bien triste, Rien fou, que maintenant on respire, ou existe, Et p'us vieux de dix ans, s'enfermer tout un jour Pour retire avec pleurs, quelques lettres d’amour ! Vieillir enfin, vieillir! comme des fleurs fanées Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années, Rappeler noire enfance et nos beaux jours flétris, Boire le reste amer de ces parfums aigris.Etre sage et railler l’amant et le ]>oèlc.Et lorsque nous touchons à la tombe muette, Ruivre et les rappelant d'un œil mouillé de pleurs Nos enfants, qtn déjà sont tournés vers les leurs! Ainsi L’homme, ô mon Dieu! marche toujours plus sombre.Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d'ombre, C'est donc d'avoir vécu ! c'est donc d’avoir été ! rfuïés ta joie' et l’dniour et la félicité.C'est avoir eu sa part ! et et plaindre est folie.Voilà de quel nectar la coupe-était remplie ! Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort .’ Grandir en regrettant l'enfance crû le cœur dort, Vieillir en regrettant la jeunesse ravie.Mourir en regrettant la vieillesse et la vie! Où donc est le bonheur, disais-je .\ — Infortuné ! Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné ! 1 V/CTOir/lUGO Chronique d’Ottawa — Un comité spécial do l’Association américaine des marchands d’articles d'art a décide , .de mettre à l’index les objets d’art allemands, le nom île I rank Oliver, indigne lorsqu il i j| „ proposé de commencer une campagne, aux parle (le !» lui électorale avec laquelle le ; Etats-Unis, pour mettre Qu à l’abus du grotes-cabiuet s’est fait ramener au pouvoir par .que et de l’horrible qui marquent, les œuvres un électorat “spécial”, puis raisonneur et1 des artistes allemands.L’ouverture de la première session du treizième Parlement et l’absence du ministre des finances sont les deux évènements de la semaine, et tous les deux se sont déroulés sans bruit.Dejruis 1915, l’ouverture des sessions est dénuée des pompes d'autan et, cette année, le gouverneur-général a même abandonné son escorte de dragons, sè contentant do l’auto de Rideau-Hall pour venir lire son discours aux ministres, sénateurs et députés.Ce petit bijou d éloquence rédigé jjttr le secrétaire du gouverneur, inspiré par le premier ministre et traduit dans la langue de Racine par le ben monsieur De Celles s’est terminé, coniine d’habitude, par un appel à la générosité des députés qui voudront bien voter des crédits suffisants pour permettre de jtayer toutes les fantaisies coûteuses du gouvernement.L’huissier de la verge noire a fait les saluts qui sont ie secret de ses succès féminins ; le nouveau greffier a pris la place de l’ancien et tout marche comme sur des roulettes.Mais il n y a pas de lui-nistre* dos ÜDRncsîi.Et nous voici au secoud évènement.Si vous interrogez les bons et les purs, ils vous diront que M.\\ bite est malade, que son voyage de Washington l'a fatigué, qu’il a la grippe ou qu’il souffre de ses cors, mais ils ne vous diront jias la vérité et c’est que M.White boude dans son coin et ne veut plus faire risette au colonel Borden, au cauteleux Meighen ni au bouillant Carvell.C’est surtout ce dernier qui a irrité notre financier national par ses critiques souvent trop justes des emprunts considérables consentis j>ar le gouvernement sur les instances du ministre des finances.M.Carvell croit qu’il n’est pas juste d'engager le crédit des générations futures quand trop d'individus de la génération actuelle font leur fortune dans les dépenses de guerre.A la première séance, et tandis que M.Fielding prenait son siège du côté de l’opposition, eu ne voyait pas M b\ hite et c’est à son collègue A.-K.McLean qu incombera l'honneur fort problématique de présenter le budget.Les discours ont corn mencé dès la première séançe et c’est l’in sipide H.-M.Mowat, dc Parkdale, qui présenta l’adresse eu réjiouse au discours du trône.Il fut secondé pnr Jerry Chabot.La session actuelle s’annonce probablement orageuse et, comme nous le laissions pressentir la semaine passée, l’accord parfait ne régnera pas dans les groupes dont les éléments aussi divers qu’hétérogènes ont appuyé la jjolitique de Borden.Il s’agira donc pour les 62 libéraux du Québec de se serrer les coudes et de présenter un front solide, n'oubliant pas que le mouvement unioniste est avant tout dirigé contre notre province, notre lsngue, nos convictions et tout ce que nous avons de plus cher.La conduite du gouvernement et son favoritisme éhonté au détriment de l'élément francophone l’ont surabondamment prouvé Si nous restons unis et si nous demeurons solides au poste, il n’y a pas de doute que notre influence à la Chambre sera plus grande qu’on pense, la zizanie no pouvant manquer de se produire chez ces ministériels unis parle seul appât du pouvoir et de l’or Le directeur de l’AVENIR nu Nord sera à son poste, nous le savons, et plus à même do renseigner les lecteurs du journal sur les faits et gestes du nouveau Parlement, Un procès intéressant se terminera cette semaine devant les tribunaux.Il s’agit do l’évêque Horner, de la secte Hollîness, que les grands marguilliers veulent mettre à la porte et qui ne veut pas s'ett aller.L’an dernier, un vote fut pris chez les divers marguilliers et commissaires du mouvement au Canada, aux Etats-Unis, en Egypte, en Chine et en Irlande, et on élut le révérend J.-C.Warren au poste d’évêque.Mais Horner refusa de quitter son poste ou de remettre les livres et archives du mouvement.C’est là-dessus que lo procès s’est engagé et que le jugeClute a donné ordre de recommencer l'élection.L’évêque devra se soumettre à la décision du tribunal ou risquer la prison pour mépris de cour.^ V j.> X .! 7416 l5d»*Ç LAi EMF* Do .jSOr.i/ —22 iiiAr.S J ISIS Les Canadiens-français d’Ottawa sont justement indignés de la conduite de l’oran-giste Fergusson, ministre dans le cabinet Hearst.Cet individu a déjà fait ses preuves en fait de haine des Canadiens de langue française et sa sortie de la semaine passée, où il les assimile aux Prussiens et aux Autrichiens, est digne de ce personnage dont les collègues gouvernent la province tout à fait à l'instar d’un duché d’Allemagne.Comme les Allemands, ces gens tien nent pour des chiffons de papier les droits des Canadiens-français et ils oublient que ce sont eux qui, les premiers, ont colonisé le pays, bien mieux que tous les blokes et autres épaves anglaises que le gouvernement d’Ontario importe à grands frais.Leur haine aveugle de tout ce qui est latin les égare et ils seront surpris le jour des représailles qui se préparent contre toute cette clique de chiens jaunes agissant sous les ordres d’un Hocken, d’uu Fergusson ou d’un Hearst.M.Samuel Gencst, président de la Commission des Ecoles séparées et ses collègues ont décidé d’ouvrir des classes du soir qui seront spécialement destinées aux soldats des deux langues revenus du front et qui ont le désir d’améliorer leur instruction.“ La seuls difficulté importante que nous ayons, a dit M.Genest, c’est que, à cause de la persécution dont nous sommes l’objet, par Toronto nous n’avons pas de professeurs du sexe masculin et les classes devront être faites par les professeurs religieux dont nous disposons qui, malgré ce que peut dire le ministre d’Education de Toronto, sont parfaitement compétents à enseigner dans l’une eu l’autre des deux langues.Nous croyons que les soldats désireux de parfaire leur instruction devraient avoir une occasion de le faire et c’est pour cette raison que nous avons organisé des classes pour eux Le bureau tasse de thé fut donc le frugal menu qu’il pria la bourgeoise de lui servir au désespoir, toujours grandissant, du gros André, qu’un appendice na«al un peu allongé, et partant un oiorat plus perspicace, mettait quelque peu à mal.C’était comme manière de représailles, et le père Br’bam savait en user.Saillies et quolibets de pleuvoir sur la chi-cherie du bonhomme, ses habitudes do chantier.à quoi le vieux répondait en pelant son oignon sans mot dire.Sans root dire le vieux pelait son oignon et, hi-toire de temporiser, soulevait lentement la cloche de la fromagière pour se tailler un morceau.Eufin, d’hors d’œuvre en entremets, on en arrive au dessert pour eusuite grignotter des friandises, et la conversation s’engage plus suivie, le repas traîne eu longueur, c'est le temps des histoires et des prises de bec épiques.le vrai plaisir.Pour toute brioche, le père Br’harn se fait passer le plateau aux noix.Il en broie plusieurs sans manger les amandes qu’il entasse pics de son assiette et qu’à son insu André lui chipe à mesure.A son insu André lui chipe à mesure les a-niaudes, cependant que les hôtes voyant le manège, se promettent déjà de rire dès que le père Br’ham constatera la disparition de sa récolte.A un geste d’André, le père Br’haui tourne la tète, s’aperçoit du larcin, et.les rires commencent à fuser, mais le bonhomme ne bronche pas ; piuce-sans-rire, il broie toujours des noix.Tombant tout-à-coup sur des jumelles : —Prends donc celle-là aussi, lance-t-il à son voisin, en lui tendant l'une des amandes.Et le fameux ultimatum lancé, les adversaires commencent à s'observer.Les lazzi succèdent aux escarmouches.Les escarmouches succèdent aux lazzi.La conversation des convives distrait quelque peu les combattants, ai bien qu’Audré se fait prendre.res de plus de 1000 tonnes et un rie moins.Uu vaisseau italien a été attaqué sans succès.— L'£veniri(/ Actes, de Londres, annonçait, jeudi dernier, que tous les prisonniers de guerre allemands, en Angleterre, seront disséminés uu -peu partout daus les villes soumise- aux raids aériens.Ceci, par manière de repré-ai'b », car ! s gouvernements allié- sont informé- que I-s Al emands ont aiit-i ép-itiMé ieer- pti-nnnieis drns les villes su-ceptibles d être attaquées par les aéroplanes alliés.' ' — A.Coring’ou (Kentucky), une foule t’e dix mille personnes, dans laquelle s- liouv .ii nt des hommes, des femmes et des eufants, a pris p rt, dimanche, à une manifestation publique cintre la piopagatrde allemande aux Etals-buis.On a découvert que cinq cents chevaux de l’armée avaient été empoisonnés, aloig qu'ils étaient en route pour un port de mer.On a failli lyncher un jeune homme du nom de Richard Schmidt, qui était soupçonné du méfait.La foule a décidé d’envoyer une requête au Congrès demandant l’internement immédiat de tous Ds sujets ennemis qui demeurent aux Etats-Unis.— Passe donc le sel à Baptiste, interrompt (Pour L’AVENIR.OU NO?.U) en voici une, s’écrie Quand vos pieds vous font souffrir, il est très important que voua consultiez un spécialiste, car le moindre malaise peut avoir de graves conséquaoces.Dr A.-D.BERGERON LK SEUL CHIRURGIEN CHIROPODISTS LICEVCIÉ, DK MONTRÉAL Au magasin Walk-Over — Tel, Up 4908 {$5.rue Sainte-Catherine ouest, MONTREAL*.e fâchait jaroaU” et acceptait "tout Tiens ! en voici une, s’écrie le pere Br’ham, montrant à son voisin de table les amandes jumelles qu’il venait enfin de décou vrir, après avoir éparpillé autour de son cou vert les coquilles d’une bonne douzaine de noix piquées.Et la guerre d’éclater, dès le partage des dé pouilles, sans autre ultimatum que ce seul mot accepté de part et d'autre : — A présenter ! — A présenter 1 Tel est l’ultimatam accepté de part et d’autre.Cétaii à une fête de famille, de ces intéres «antes réunions patriarcale» où toutes les générations sont représentées et qui ont force de tradition dans nos mœurs canadiennes, un vrai fi icot.Le vieux Br'ham était de toutes ces fêtes chaque fois que quelqu’un de la parenté conviait les membres de la famille.Ce soir-là il était l’hôte de son neveu, Baptiste Décompté, un des plus jeunes habitants du rang de Saint- Ymaue, qui recevait sod monde pour la première fois depuis son mariage.Le père Br’ham était à la fois le boute-en-train etle ' paùra”de ces soirées intimes.An-si figurait-il en tête de toutes les listes d’iuvité-.En tête do toutes les listes d'invité-, le père Br’ham était aussi toujours le premier rendu, car il aimait prendre part à ces agapes familiales où la franche et honnête gaieté le dispute à la succulence des ragoûts.Une fois de plus on avait eu le soin de lui flanquer, comme un voi-in de table, le gros An drée Lafrance, pas parent celui-là, mais tout comme ; sympathique, brave homme, jovial et taquin, il cadrait a merveille dans ce cénac e où il complétait la paire avec le vieux Br’ham Pour être de la famille, il ne loi manquait que la lignée.— Ces deux-là, ils sont toujours pris, disait-on à la ronde.Comme on disait à la ronde, ces deux là étaient toujours pris.A table, voisins, l’occasion s’y prêtait à merveille, aussi l’on en escomptait uue nouvelle pat tie de plaisir.j » n a pas manqué.André étrivait le vieux j Br ham à tout instant.j Mais le borhomme avait ça d’épatant, il ne - - Rveo ,,air — Depuis une quinzaine de jours, les.raids se sont multtiphés au front français, mais rien n'indique encore que les Allemands soient sur le poiut de livrer une grande offensive.Le moral des troupes françrises qui, sous tout rapport, ont établi leur supériorité sur l’ennemi, ne «aurait être meilleur.Les officiers et soldats .français attendent l’ennemi avec la plus grande confiance.le père Br’ham, il grimace sur ses oranges.André passe le sel à Baptiste qui grimace sur ses oranges.— Philippine ! lance le bonhomme victorieux.— Ah ! non ! non ' c’pas juste.proteste André, appuyé par l’assistance.Et toutes les voix eusemble assurent le vieux que le fait de servir d’intermédiaire ue constitue pas faute.Ta politesse exige, au contrai' re.— C’est bon ! accepte le bonhomme sans insister, comme s’il était certain de la victoire définitive.Comme s’il était certain de la victoire défi nitive, le bonhomme reprend l’histoire où il l’avait laissée.Et l'instant a’aprè-, il offre vivement une banane à André qui u’avait plus rien à man ger._ Dépaysé par la facilité avec laquelle il venait à si bon compte de «e tirer d’uff .ire, An dré tend la main et, sur un nouveau philipi no! du père, il retire aussitôt -a main qui tenait déjà, distraite, le fruit.défendu.Les protestations de l’assemblée appuient de nouveau cet étourdi d'André disant qu'l n’avait pas pris la banane,.puisque le père Br'ham ne l’avait pas lâchée.— C’est vrai ! cède encore le vieux, mais non sans grommeler un peu.Tout est encore à recommencer.Tout est donc encore à recommencer.Clopin-clopant la jasette reprend, s’attarde, pais se ranime.André essaie l’attaque à son tour, mais ls bonhomme n’entend rien Ça ne prend pas.Enfin il semble qu’sucun dénouement ne s'amènera.On voudrait tant voir le " Br'ham perdre la bataille.On se lève de table André vient de constater que sa pipe est éteinte.— Une allumette ?offre le bonhomme prévenant.Elle est acceptée.Cette fois le geste est complet.Simultanément le vieux Bi'ham crie : Phili-pino ! et André laisse tomber l’allumette.Nouvelles objections, générales.Ah ' Ah !.«i bien que le père, de guerre lasse, reprend fâché : — Mais dis-donc, toi, faut-il que je te présente une adresse ?Et, ronchonnant, le bonhomme s'esquive en un coin où il a passé le reste de la veillée à bouder.- DONT ACTE — Deux explosions d’une extrême violence se sont produites ; le 15 mars, dans une usine de la Courneuve, localité au nord de Paris.Seize ouvriers ont été tué», et un grand nombre d’autres blessé-.Des maisons ont été.démolies, des toits eulevés, dans uue périphérie de plusieurs milles.Un millier de personnes sont sans abrh — En rentrant en possession de Trébizonde, en.A«ie Mineure, les Turcs se sont rendus coupables des pires atrocités.Des Russes, capturés par des cavaliers turcs, ont été noyés, fusillés ou biûlés à mort.Les Arméniens ont été soumis à des tortures indescriptibles : Des enfants enfermés dans des sacs et jetés à la mer, des vieillards crucifiés et mutilés, et les jeunes femmes et les jeune» filles emmenées eu esclavage.— Le navire-hôpital “Guilford Castle” a été attaqué sans succès par un sous-marin allemand dans le, Canal de Bristol, la semaine dernière.C’est la seconde attaque de ce genre en quel-oups inurs et elle a été faite en violation des lois internationales et de l’engagement particulier pris par l’Allemagne de respecter les navires-hôpitaux dans cette région.Le Canal de Bristol est situé entre le de Galles et l’Irlande.pays Le moral du soldat canadien pere Le monde à vol doiseau — 1.-P Barlow, de Philadelphie, a inventé une torpille aérienne pouvant contenir livres de trinitrotoluol.Il dit que cette torpille pourra semer la terreur en Allemagne, détruire l’empire du K»i»er et chasser les ouvriers des centres industriels.Le» nouvelles torpilles Bar low lancées par millier-, pendant la nuit, produiraient uu effet épouvantable.Les autorité» mi itaires sont à se rendre compte de leur valeur.Le lieutenant Eug.Nantel, qui a passé trois ans au front et qui fut blessé une fois à Vpie-et une autre fois à Virny, eu avril 1917, alors qu’il commandait la compagnie A de l’héroi que phalange canadienne française, est en congé de repos chez sa mère, Mme Alex.Orsali, rue Durocher, Outremont.Le lieutenant Nan-te! qui u’t-st âgé que de 23 an», était daus l’enseignement avant de s’enrô er.Capitaine daus l'armée canadienne, le jeune militaire préféra accepter le grade de lieutenant afin de pouvoir servir dans l’herûque 22-, cù i! s’est signalé dan» maintes circonstances tragique-, "Le moral du soldat canadien français est excellent, dit M.Na.-itel à un journal!»'*'.Joyeux boute en-ti ain, d’une éner gie iiidoiu, -rable, merveilleux rie ressource-, notre soldat canadien ne se lai-.e jamais abattre même par la souffrance phy-ique qui esi iuevilab - dao-la vie des tranchée-.Vivant en commun, de-, -naril vraiment frère», encourages par leur- officiers qu’ils estiment et apprécient comme ils -ont aimés et appréciés eux-mêmes, no- gar» trouvent aux heures où l’esprit s’abandonne, des ami» pour les encourager, pour les consoler.Officiers et soldats ont un commun idéal, parce que les uns et les autres réalisent qu’ils ne -auraient poursuivre leur grande tâche qu’en répondant à un mutuel enthousiasme, a un rapprochement de tous les cœurs.” Le lieutenant Nantel dit que les soldats ca nadiens-français n’oublient pas " les gens de chez nous A mesure qu’ils sont éloignés de leurs parent-, exposés à tous les dangers, que la séparation se prolong-, le sentiment familial se développe plus profondément en eux.Aussi, quelle joie pour eux, c’est de recevoir une lettre d’un parent, d’un ami.Là-dessus, M.Nantel dit que l’on né devrait pas manquer d’écrire à nos gars, que c’est là un excellent moyen de les encourager, de les consoler.S’étant illustré à Courcelette, à Vimy, à Len», à Pa-chendaele, le 22e est devenu la vedette des régiments au front et en Angleterre.1-es Canadiens français sont considérés comme nul autre là-bas et la population ang'aise ne sait comment les accueillir quand, blessés ou en congé, ils vont à Londres ou daus les centres du pays.Il est faux do dire que le -22e n’est ni considéré, ni bien traité.D'ailleurs, c’est l’un des régiments où l’on compte le plus de décorés et en Angleterre on le sait.Le lieutenant Nautel retournera en Angleterre dans quelques semaines, heureux de rejoindre ses camarades et surtout heureux d’a-uoir revu les siens.Le jeune officier est le neveu de l’honorable M.Bruno Nantel nt de M.le juge Maréchal, et le frère do M.Napoléon Nantel, ingénieur de la ville.• — L’important secteur de la côte Je Flandre occupé depuis si longtemps par le» Français, vient d’être passé aux Beiges.Le fait que 'armée du roi A.bert a été Jugée capable d’a«-sutner celte lourde charge prouve que sa condition s’est considérablement améliorée comme nombre et comme qualité.K,-s progrès matériels et son état moral font des soldats belges les égaux de leurs alliés.La Minerve — M.et Mme J.-L.I-étourrieau ont eu la douleur de pe.rdro leur fil- Mare, décédé le mardi 26 février.Ses funérailles ont eu lieu le lendemain aprU-midi.Les porteurs étaient : -QQ | A.Champagne, A Du may, L.Bergeron, C-1 Emile Letourneau.I-es fillettes qui accompagnèrent le» restes mortels en portant des fleurs étalent Mlles Jeanne B-rgeron, Françoise et Mariette Létourn, au, Nie la Durnay Raymonde et Andiéa Letourneau.1,’iustitutrice du village.Mlle Augustine Bulle fleur, et ses élè ve» ainsi que plusieurs parents du petit chérubin, ont assisté aux funérailles.Nos sincères sympathies à M.et Mme Lé tonrneau.— Le» i s.ous-rnarin» et les mines sous-marines ont causé quelques dommage» à des navire» marchand» français et italien-, annonce une-dépêche de Pari» et de Rome, durant la semaine du 9 mars.La Irance n'a perdu aucun navire de lus de 1600 tonneaux.L’Italie a perdu deux navi- — Mlle Anna Larivière, de Hpencer, (Mass.) est l’hôte de M.Grronard pour quinzaine.Nous lui souhaitons la bienvenue.jour» — M.Roméo Bruneau, a ouvert, ce» ci, un salon de toilette pour hommes.«accès pos-ihle Brunette Nous lui souhaitons tout le — L'hôtel Bellevue, tenu par M.P.Lapointe est.un établissement recommandable sous tou» b- rappor ts.Hile enchanteur, près de la rivière du Nord, 'l'aille excellente, chambre» spacleu* ne-, écuries bien aménagées.Un omnibus e*l à la disposition de» voyageur* à l’arrivée et au détruit de U Kl» les trains.118 et 12U, rue libelle.Saint-Jérôme, 4* * 4 4 4 4 4 4 4* 4* Durant la GUERRE places vos ECONOMIES sur OBLJGA TI ONE MUNICH1 A LES CO NS U L TE Z Votre NO TAIR E VERSAILLES, V1DR1CAIRE & BOULAIS, Limitée 90, rue Saint-Jacques MONTREAL it-?- «f* 4 4 «f- 4 4 4 4 4 4 4 44 4* 4 4 44 ^ PRENEZ GARDE ! Ce rhume bénin peut vous conduire à la consomption qui débute presque toujours par une bronchite, lin rhume négligé, cclà parce que les sécrétions bronchiques offrent aux microbes, un excellent milieu de culture et l'inflammation des muqueuses permet facilement leur inoculation.Soignez votre rhume dès le début, vous éviterez ainsi non seulement bien des incommodités et des malaises, mais vous vous préserverez aussi de complications souvent fatales.Pour que votre guérison soit assurée, employez le Eu vente partout 25 cls la bouteille Le véritable spécifique des affections des voies respiratoires, qui doit son efficacité au choix des halsamo-antiseptkjues, des expectorants, des téd.itifs, etc., employés dans sa fabrication.EMPI.OYEZ-I.K EN TOIITK CONFIANCE, car il est préparé, d'apr^M les formules de médecins célèbres, par M.Gauvin, chimiste canadien dont la réputation est universelle.ELLE LE RECOMMANDE COMME SPECIFIQUE “.1 la suite d'un refroidissement grave je fus prise d'un rhume opiniâtre que ni tes prescriptions de médecins, ni les différents sirops pour le rhume employés ne t assirent à foire dis paraître.J'employai le Sirop Gauvin pour le Khîimc et a\ .les mit res doses, les symptômes s’améliorèrent, la toux diminua, le sommeil revint, et au hou.de quelques jours je fus complètement guérie.l'otre sirop pour le rhume est certainement un spécifique." Mde A.TIIIBODEA U, St-Biaise, Que.Le Sirop d’Anis r* • rouit les o auvm e n i A n ts Soulage coliques, duiileurs delà dentition, indi on.diarrhées, et a-tire au bébé un fomrne l naturel.Les Cachets /"» • Pnru le UûUVin MAL de TETE Soulagent et guérissent I-*i»niptexnent, maux de tête, migraines, névralgies, et toutes les douleur-» Prix : 25 cents la boite.P*"* : 25 cts.la bouteille.© J.A.E.GAUVIN, Fharmacien-Chimisfe, MONTREAL, Can.Æ Les PILULES MORO gitérîss eut toujours le mal de reins chez les hommes.* «Îyîâi-.Sfta V .?v à'Xsïê M.J.GIROnC.Le mal do reins est fréquent chez “vrai dire, Ils ne connaissent pas la une foule d’hommes qui travaillent .“souffrance.Quand cet' violentes fort.On le rencontre- aussi très sou- “douleurs me prenaient, je ne savais vent même chez ceux dont les oc “jilus que devenir; Je perdais pres-cupations sont sédentaires.Ce maljJ’qu-B ma respiration, Je nie tenais est excessivement douloureux et “tout courbaturé, je me traînai.» pé-ceux qui en sont atteints perdent “nlblement nu lieu de marcher, je vite toute énergie au travail; comme “ne mangeais pins, je ne dormais résultat de leur manque d'appétit et “plus, je n’avals plus de courage et do sommeil, Ils deviennent faibles “bien des fols J'étais complètement et parfois découragés.Ils devien- “empêché de travailler.I.e résultat.nent aussi prédisposés à d’autres maux beaucoup plus graves, tels que: rhumatisme, goutte, lumbago, albuminurie, hyrlroplBte, diabète, vomissements, violentes migraines, frissons, fièvre, etc.Autant de malaises graves qui, lorsqu’ils ne sont pas prévenus ou soignés à point, “c’est que J’étais très faible et que “Je voyais bien que je ne pouvais “vivre longtemps comme cela.En “jour, il y a environ quatre mois, un “ami me conseilla de prendre des “l’IlnJes Moro en me garantissant lu “gnérlsot presque Immédiate- Je me “laissai convaincre, et voilà qn’nprè» • .*.1 «i peuvent entraîner les conséquences “en avoir pris dix-huit boites seule les plus fatales.|“menf, Je puis me déclarer tout à Il existe différentes manièros de] (tnérl.J'ajoute que le soulage-traiter ces maux de reins, mais 11 j“n,ont »e fit sentir immédiatement, b’y en a certainement pas de plus pfèmiêrc boite.Je me sens recommandable, ni de plus efficace ““tttlntenant robuste comme avant, que l’usage des Pilules Moro.Et il !“j** ,7u .S *>“.- El I ’ - Spécialiste pour Dentiers e COIN SAINT-DENIS BT BACHf.T» " Téléphone.N’nt Louii *70 MONTREAL | Dr.Leon Archambault I m J L'AVENIR DU NORD est pu' jblié à Saint-Jérôme, par J.-E.Pré-I vost, editeur-propriétaire.~- —— MALADIES DES —=*=*» YEUX, OREILLES, GORGE, NEZ Br fisrre-S.B0SEM1EX »ÎHK5SS23.-* viédvcin apdcioliair des SS.de Suinte-Anne, assistant t) l Inst, firuchési CONSULTATIONS TOUS LES JOU218 DK 1 A 4 I’.M.(TEL.EST 21)) 490, rue Saint-Denis (prés Sherbrooke) MONTREAL Eugene Rrevost LICENCIÉ INSTITUT COMPTABLE COMPTABLE ET VERIFICATEUR Spécialité: Liquidation de faillites.Compositions obtenues sous le plus court délai.Règlements promptement effectués.Suite 506, Edifice Royal Trust 107, rue Saint-Jacques - - - - - MONTRÉAL , , n .f Bureau : Main 1056 téléphone Bell ., , ,no.Residence: Rockland 20.14 -k - © ¦ X^aviolette, Ltée Quincaillerie, Peinture, Vernis, Faïence, Poterie, etc.POELES EN ACIER UNIVERSAL -FAVORI TE-— POELES ROYAL FAVORITE Nous donnons avec chaque poeie vendu uu certificat garantissant pleine et entière satisfaction.COURROIES de toutes sortes, SOIES RONDES.HORLOGES, CHARBON, DYNAMITE.POUDRE A FUSIL Choix considérable de MONTRES à des prix défiant toute compétition.LAMPES ELECTRIQUES de lire qualité, à 25 cts.5.-0.LAVIOLETTE, Ltée., Angle des rues St-Georges et Ste-Anne SAINT-JEROME «ses py'( A tout age, ayez soin de vos yeux ! 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