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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 17 mai 1918
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1918-05-17, Collections de BAnQ.

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Vingt-deuxième année — No.20 Journal hebdomadaire Deux sous ie numéro DISTRICT diTERR VJ»*' ORGANE LIBERAL w BONNE.Ut PXTT DI L'AVE NID UT DA*a U PtUJ>U mIjU Mm} vt* *o*»y f»oreb *• s: Qô- lüOTLV Abonnement .^Canada].$1.00 “ lEtata-Uuife].1.50 Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction JULES-ÉDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JÉROME (Terrebonne) P.Q.___ "Annonces : 1J c.lu ligne ugato, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligue agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertion* subséquentes Vendredi 17 mai 191$ rf.-, Les noces d’or de sir Wilfrid et de lady Laurier A l’occasion du cinquantième anniversaire de leur mariage,—le 13 mai 1868 M.Wilfrid Laurier épousait, à Montréal.Mlle Zoé Lafontaine — le vénérable et il ust -p homme d’Etat canadien et sa noble cami a gne ont reçu les hommages d’une n uhitu de d’j.mis auxquels s’associent par la pensée tous les Canadiens.Après un demi-siècle, les deux vénérables époux peuvent refaire par la pci a ;e 1 chemin parcouru et constater quelle immense place ils ont toujours gardée dans la mémoire et le coeur du leurs compatriotes et du peuple canadien en général.11 est loiu le jour où le jeune Laurier, dont les brillants débuts faisaient présager les triomphes futurs, unissait son sort à celui de la femme qui n’a jamais cessé d’être pour iui une compagne douce et dévouée, une intelligente et discrète conseillère.Et, pourtant, à distance, en faisant la somme des joies qui ont suivi cette union, les années ue paraîtront avoir été que des instants.Nos annales politiques nous montrent que pas un homme n’a, à un degré égal que Laurier, conquis l’affection de toute la nation.Depuis longues années, il a été l’idole de la province Je Québec ; mais le charme attirant de sa personne, sa haute éloquence, son blason immaculé, sa dignité sans pareille lui valurent l’admiration des provinces anglaises.En Angleterre, et en France, où sir Wilfrid Laurier représenta ie Canada à différentes reprises, il s’imposa à l’attention de tous ceux qui vinrent en contact avec lui.Comme chef du parti libéral, il administra le Canada pendant quinze ans, et son passage au pouvoir fut marqué par une ère de prospérité inconnu jusqu’alors." La carrière do Laurier, dit la Patrie, de Montréal, conserve l’éclat radieux d’un soleil couchant.Laurier a atteint au faite de la popularité, du pouvoir et des honneurs ; au terme de sa carrière, il possède encore l’admiration et i’atfection do tout lu peuple, qui le ceignent d’une incomparable auréole." L’Avenir du Nord joint sa voix à celle des innombrables admirateurs du plus grand homme d’Etat canadien qui demandent à la Providence de lui accorder encore de longs et heureux jours, ainsi qu’à sa dévouée compagoe, pour le bien et l’honneur du paye, et la gloire de la race canndieune-frttntu.\’'Wé\tt-bri^t du gouvernement leurs besoins dans la 'crise actuelle, les difficultés que leur crée le manque de main-d’œuvre: et demander de laisser au pays les jeunes gens, cultivateurs et ouvriers agricoles, atteints par la conscription.Comme il fallait s’y attendre, après les déclarations du premier-ministre à des fermiers de l’Ontario qui étaient venus réclamer aux membres du gouvernement l’exécution de leurs promesses d’exempter du service militaire les cultivateurs, M.Borden, qui a assisté à l’assemblée des délégués, et reçu leurs demandes, a refusé d’accéder aux voeux de la délégation.L’honorable M.Curon, ministre de l’agriculture de Québec, avait cependant représenté éloquemment au premier ministre les besoins des travailleurs de la terre : “ Nous ne pouvons pas produire si on nous enlève les ouvriers de la ferme,” dit-il en substance.M.Borden a fait la sourde oreille ; solennellement il a dit que les années avaient besoin d’hommes, et que ce besoin primait tous les autres.Il a même refusé aux délégués des cultivateurs de se présenter devant la Chambre des communes, et d’y exposer leur cause.Un bon nombre d’entre eux, habitant l’Ontario, n’ont pas caché leur intention de se mettre, aussitôt do retour chez eux, à organiser un pétitionnement adressé au député du comté de chacun d’eux (presque tous des unionistes) le mettant en mesure de donner sa démission, puisqu’il ne tient pas la promesse à la faveur de laquelle il a été élu.Le comté de Terrebonne était représenté dans cette délégation, qui restera comme tin évènement historique, par une centaine de citoyens influents nu nombre desquels figuraient les maires de plusieurs paroisses.Les incidents de Terrebonne A la suite des incidents causés par la police fédérale, à Terrebonne, incidents sur lesquels M.J nies-Edouard Prévost, député do Terrebonne, a attiré l’attention du gouvernement, l'honorable M.Dolierty, ministre de la justice, a fuit, le 2 mai, à la C bambre, la déclaration suivante : " L’honorable député de Terrebonne (M Prévost) a posé une question concernant un incident qui serait survenu dans la ville de Terrebonne.Ou a prétendu quo ties agents de la police fédérale miraient accosté un jeune homme dans la rue, lui auraient en-b*vé scs certificats sous prétexte qu'ils ne-lirient pas en règle, et l'auraient retenu prisonnier, pour ne le remettre en liberté que dans la soirée après avoir communiqué avec le registrairo.Un autre motif de _ e, c est qu’il y avait un trop grand nombre d agents do la police fédérale à Terrebonne." J’ai institué une onquôte à co sujet, et voici les faits que je relève daus le rapport que j’ai reçu : L’inspecteur de la police fédérale à Montréal s’efforce, chaque fois que j la chose est possible, d’obtenir le concours du chef de police de l'endroit.Pour une raison ou pour une autre, ce système n’a pu être suivi à Ttrrebonne.Or l’inspecteur, ayant été informé qu’il y avait un bon nombre de déserteurs dans la ville même et aux environs, a pris des mesures pour se rendre compte de la situation." On a fait rapport que les papiers en-pas en bonne et due forme et que, pour ne pas lui faire perdre de temps, un constable les lui avait enlevés, puis avait téléphoné au régistrairc dans l’après-midi et les avait ensuite remis au jeune homme à son retour." Le débat sur le budget Discours deM.Jules - Edouard Prévost ( Suite J La guerre devient de plug en plus un problème économique plutôt qu'une lutte exclusivement militaire.Cette guerre qui dure depuis bientôt quatre ans et manace do durer encore aussi longtemps, est une guerre d’endurance.Elle est plus vraie que jamais la parole de Lloyd Georgo : “ La victoire appartiendra à In dernière pièce d’or, à la dernière gorbe de blé ” Agissons-nous de manière à être réellement utiles aux alliés, et pour cela, cherchons-nous à maintenir notre prospérité nationale, qui leur importe autant qu’à nous 1 Assurons-nous notre surproduction agricole?Nous mettons-nous en mesure de jouer notre tôle — important certes, — dans I tflort économique des nations li-pu *es contre l’Allemagne ?de parlerai tout à l’heure de l’insutfisance de la maiu-d’oeuvre au Canada.Pour le montent, je veux dire un mot de notre état financier.la! Canada est tin pays milliardaire, nu point de vue des richesses et des ressources naturelles, mais peu richo en argent Sir George Paish, réputé la plus haute autorité en économie politique * î a n s l’Empire Britannique, a estimé a dette totale du Canada, à la veille de la guerre, à 83,000,000,000, soit plus de .8100 par tête île la population.Sur co montant, •8300,000,000 représentent l’augmentation de la dette dans les 50 ans précédents.Or, en Dois ans et demi, la guerre a ajouté un billion Je dollars à notre dette, soit trois fois plus que le Canada a dépensé en 50 ans pour des oeuvres de construction publique.D’après le premier ministre et le ministre les finances, nos dépenses de guerre s'élèvent jusqu’à présent, au Canada, à 8875 000,006, Et cela ne comprend pas les pensions de ret raite, lis indemnités aux invalides, les charges d intéiel sur la dette de guerre.Nos intérêts annuels s’élèvent à 878,000,000 ! Ch qui représente plus de la moitié de nos revenus douaniers, y compris la surtaxe do guerre.Etablissons tie nouveau uno comparaison avec les Etats-Unis : si Ton estime que la fortune globale des Etats-Unis est 74 fois plus élevée que celle du Canada, cela équivaut à une dépense de guerre de plus de 80 milliards de dollars pour la nation américaine.Nos chemins Je fer, à uno exception près, font en banqueroute.Le gouvernement est oliligé de recourir à la taxe sur le revtnu, c’est-à-dire à In taxe directe que nous n’avions jn mais connue jusqu’ici.Et nous empruntons toujours.Il nous faut trouver 980 millions pour boucler le budget do celte année.Où allons-nous ?que! avenir nous préparons-nous I La guerre demande des sacrifices, soit ! mais elle ne demande pas le suicide national, Si, Chronique d’Ottawa La semaine au Parlement.— Sam Hughes fait des siennes.—M.Albert Sévigny.—Toujours la conception.— Les sénateurs et la loi du divorce.— Les dettes de Mackenzie & Mann.—A propos de pensions.— Le député de Laurier-Outremont et la taxe sur le tabac.— La loi du service civil.— M.R.-I I.Labatt donne sa démission.-Rationnement.La semaine presque toute entière u été prise par les discours sur le budget et celui-ci a été adopté sans subir autre chose que de petites améliorations sans itnpor- ] tance.Ou a beaucoup parlé des deux côtés de la Cambre et presque tous les députés ont saisi 1 occasion de donner leur opinion, mais cela n’a pas changé grand’chose au résultat Deux incidents se sont produits nu cours de la semaine : la jolie fessée que l'honorable R.Lemieux a donnée à l’orangiste IIoc-ken, puis la rebellion de Sam Hughes.Vendredi dernier, tout était terminé et la Chambre commençait la discussion de la loi du service civil.La plus forte opposition rencontrée par cette mesure est venue de la droite et MM.Sutherland et Nickle ont attaché le grelot en dénonçant la loi comme une centralisation du patronage que le gouvernement prétend supprimer.Il est certain que bon nombre de députés voient avec douleur se : »:-••• • 111- • urique source de bienfaits, de .o.ttpl -h-doux égards et de votes, un 1>.m.Le imputé qui pouvait disposer d’utio 'douzaine de bureaux de poste, de trois ou quatre j>t’è' ' p .an dans des ministères divers, d’une périt ion de gardien de nuit a'J canal et d’autres petit benefices de ce genre, était bien vu dans son comté.Les électeurs le traitaient avec égard, les électeurs ordinaires avec respect et.les énouscs rie ces deux catégories de citoyens avaient des bontés pour lui.A sou passage dans les paroisses de son comté les fillettes lui présentaient des lleurs ou lui lisaient un compliment rédigé par la maîtresse d’école.C'était charmant, quelque chose tjui nous rappelait cette petite opérette : " Le Droit du Seigneur ".Hélas ! tout cela n’est plus et le député, si la loi est mise en vigueur, ne pourra plus s'occuper que de politique sérieuse.11 ne pourra pas même placer le fils Je son épicier, " un garçon ben instruit, m’sieu, et qui a fait le tour des chiffres ", ni ia fille de son boucher qui rêve un poste de buraliste eu jouant au piano la l’rière d’une Vierge.C’est le cas de dire avec un orateur jadis célèbre : " 0 tempora ! o mores ! Oui, messieurs, les temps sont durs : " Far bonheur, nous voyons luire un peu d’espoir pour les députés entreprenants et nous avons peine à croire que la loi du service civil, telle qu’elle est, sera mise en vigueur rigoureusement.II y aura bien des petits passe-droits pour les amis, les amis de nos amis et les messieurs dont la main, d’abord fermée, s’ouvre doucement et avec mansuétude pour laisser tomber un peu de ce vil métal.Il en sera peut-être des places comme des titres.Ou cessera la fabrication pour quelque temps, afin de faire monter les prix, puis on reprendra le commerce quaud le bou peuple aura oublié.tous les points de vue.L’ancien ministre de la guerre a péremptoirement refusé d’obéir au président de la Chambre après avoir été deux fois sommé île le luire et il a fallu l’intervention du premier ministre pour le.sauver d'une expulsion.Le côté bouillant du caractère de ce guerrier lui jouera un jour quelque mauvais tour.Les règlements de la Chantuie ont été établis par les députés et pour les députés, et si l’un d’eux y manque il ouvre la porto à des abus sans tin.M.Hughes peut se considérer infiniment supérieur ou président-, nous n'y pouvons rien, chacun étant libre de s’évaluer à sa propre mesure, mais il doit néanmoins ne pas lui manquer de respect en pleine Chambre.Cet incident a fait voir que Sam Hughes n’a rien perdu de sa vaillance d’autan et c’est sans peur qu’il a fait face au colosse de Rhodes." Il eut été extrêmement drôle de voir le sergent d’armes Bowie “sortir” l'ancien ministre de la guerre et M.Borden a eu tort d’intervenir, car nous avons ainsi manque un spectacle amusant.En attendant, Sam ne s’est pas rétracté.Cependant, nous ne pouvons nous empêcher de nous demander si le prunier ministre serait intervenu dans le cas ou un brave “ Canayep ’’ se fut trouvé dans une impasse aussi ennuyeuse.o (V o M Albert Sévigny, ex-député, ex-président de la Chambre, ex-ministre et ex-candidat battu, va changer de métier.Il sera peut-être bibliothécaire et bibliothécaire du gouvernement.Nous comprenons bien que ce poste devait aller à un ami du gouvernement à une époque où le patronage tTexiste plus : mais, vraiment, nous savons dans les rangs des conservateurs une foule de gens qui eussent pu remplir ce poste mieux que l’ancien député de Dorchester.La bibliothèque du Parlement passe à juste titre pour une des plus riches d’Amérique.Elle contient des trésors ignorés du profane et qui font le bouheur des vrais amis du livre.Pour avoir la garde de ces trésors, pour les cataloguer, les conserver, les restaurer nu besoin, il fallait un bibliophile comme Test M.De Celles.Or.d’après ce que nous connaissons de M.Sévigny, avocat entré tout jeune dans la politique, il n’a pas ouvert un livre depuis sa sortie du collège ou de l’université.Il est au courant de la littérature ancienne et moderne à peu près autant qu’un conducteur de tramway peut l’être de la métaphysique.Les richesses en tout genre que possède notre bibliothèque nationale tombent en d’étranges mains et, sans parler des droits que les assistants de M.De Celles avaient à lui succéder, nous croyons qu’on aurait pu très facilement trouver mieux que cet ancien politicailleur qu’il faut caser à toute force puisqu’il ne peut pas gagner sa vie comme un honnête homme ordinaire.o o o Le petit incident soulevé par Sam Hughes, mercredi dernier, est regrettable à Les conscrits de 19 ans La proclamation appelant les jeunes gens de 19 ans a été lancée laaemaine dernière et ces jeunes gens auront jusqu’au 15 juillet, probablement, pour se rapporter et se mettre en règle avec la loi.L’intention du gouvernement semble être de suivre la marche adoptée en France et en Allemagne en ce qui regarde la conscription.Déjà, ces deux pays ont appelé la classe de 1919 (c’est-à-dire les jeunes gens nés en 1899) mais ils ne seront pas encore au front et n’iront probablement pas avant cet été.Notre pays peut fournir ainsi un nouveau contingent de 25,000 hommes environ, tous les ans Sans critiquer en rien la politique du gouvernement, nous tenons cependant à faire remarquer qu’il n’existe que peu de points de comparaison entre un jeune Français ou un jeune Allemand de 19 ans et nos enfants de cet âge.Eu Europe, tous les éducateurs l'admettent, les enfants sont plus précoces, plus développés et surtout possèdent, pour la plupart, cet entraînement semi-militaire qui existe dans toutes les maisons d’éducatiou européennes.Beaucoup de nos jeunes gens de 19 ans sont en-coro enfants dans le véritable sens du mot.Que fera-t-on de ces " moutards ” daus uue armée ?C’est ce que nous ignorons et, surtout, ce ^ue noua redoutons.o o o Le Journal, d’Ottawa, prend la défense de sir Joseph Flavelle, attaqué par les députés Charles Murphy et D.-D.Mackenzie.Le bon journal ne trouve qu’une erreur dans toute la carrière de ce philantrophe : c’est d’avoir accepté ( il veut dire acheté ) un titre honorifique.A part cela, tout ce qu’il a fait est parfait.Quand il a réalisé 8700,000 en vendant du bacon à l’Angleterre et en nous faisant incidement payer ce produit 00 cents la livie, c'était pour rendre service aux cultivateurs canadiens et on devrait Ten féliciter au lieu de l’attaquer.Décidément Flavelle ne possède pas le monopole de ia pieuse hypocrisie, les gens du Jotn~nal \n pratiquent aussi.no o La proclamation ordonnant aux jeunes gens de 19 ans de so rapporter aux autorités militaires a été signée et elle sera probablement suivie d’une semblable proclamation concernant les jeunes gens de 23 à 24 ans.Il est bien entendu que cette proclamation s'adresse à tout le monde, exemptés ou non précédemment, fils de cultivateurs ou autres.C’est pour tout le inonde, sans exception, riches comme pauvres, et c’est du reste la seule chose qu’on puisse trouver de bon daus cette loi : l’égalité de tous devant elle., jntjis aquae funs, ••El pautium sylvac super hisljorel.( Horace, Sal II, 17.) C’est demain que je devrai partir.Il me reste encore une nuit à passer ici, dans cette chambre où j ai vécu des heures si douces et si courtes.Mais avant que de quitter ce lieu très cher qui m’a vu naître, je vdux une dernière fois causer avec vous, mou père, et vous’o vrir tout giand mon cœur.Par le calme de cette délicieuse nuit de tuai, à travers la croisée entrouverte, j ’aperçois ces vieux saules qui se relié eut dans l’onde du ruisseau charmant qui traverse le jardin.Le souvenir des soirées si douces d s moi passés me revient à la mémoire, et il me sem-blo entendre encore le timbre de votre voix lorsque sous la tonnelle nous venions nous asseoir.Ah ! ees chers entretiens avec vous, mon père, comme je les aimais ! comme ils me rendaient bon ! Et, pourtant, mon Dieu ! que de fois je vous ai vu triste et fatigué.Vous disiez alors que le travail des champs est le tueur des pauvres gens ; et que si vous avez taut peiné et tant labouré pour no trouver que misère dans le sillon, vous rêviez au moins pour votre fils, votre Jean-Marie, une autre existence,.cel les des heureux mortels des villes, où tout u’est que plaisir, vie facile, bonheur po»-ib!e Oui, mon pauvre père, vous disiez cela ; et, chose incroyable, vous l’avez, fait.Vous avez voulu que votre enfaut étudiât durant huit an- Il faudrait des PILULES ROUGES à toutes les femmes parce qu’il leur faut toujours du sang, beaucoup de sang.Faire prendre les Pilules Rouges h une femme anémique, névrosée, c’est comme si on lui transfusait du sang neuf, exceptionnellement riche et chaude.Voilà pourquoi nous ne cessons de recommander aux femmes qui souffrent d'appauvrissement duj sang, à celles qui redoutent les faiigues de la maternité, du travail, de se fortifier d'avance contre toutes ies épreuves en prenant quelques boites de Pilule» P Depuis il n o vingtaine d’an, nées je ne passais pas une journée sans avoir des maux de tète et je ne savais quelle en était la cause.,, nu- nin- si sujette à des douleurs dans le côté gauche; je manquais de force pour mon travail, d'entrain et de gaieté dans la vie.Je me décidai un jour d'essayer les Pilules Uougcs et.avec seulement quelques boites, je me suis débarassce de mes souffrances, al augmenté mes forces.Je suis heureuse de recommander les Pilules Rouges qui m'ont été d'un si grand secours.Mme Augustin Dumas, 28 Charleston, Southbridge, Mass.' * Depuis trois ans que mes forces déclinaient, j’étais devenue pâle et très maigre; j'avais des étourdissements, des pnlpitations de coeur, des maux de tête et de reins; ma digestion se faisait mal et l'appétit faisait défaut.Mon mari m'apporta un jour quelques boîtes de Pilules Rouges.J’ai donc pris ces pilules et après quelques semaines fêtais très heureuse de lui annoncer que je me portais mieux.Cota fiait visible d'ailleurs.Mes forces ont continué à s'augmenter; tout ce qui me faisait souffrir est disparu et j’ai, depuis un an, une bien bonne santé.Si j'annonce aujourd'hui ma guérison opérée par les Pilules Rouges c'est qu'eiie est bien réelle et dans le but de venir en aide aux femmes faibles et malades.Je n'a! d’ailleurs aucun intérêt à les tromper.Mme I- Perrier, 131 Yliet, Cohoes, X.Y.Mme L.Perrier CONSULTATION'S GRATUITES.— Consultations gratuites au No 27C rue Saint-Denis, tous les Jours, excepté les dimanches c-t jours de fête de 0 heures du matin à 8 heures du soir.Les femmes malades, qui ne peuvent venir voir notre médecin, sont invitées à lui écrire.Les Pilules Rouges sont en Tente chez tous les marchands de remèdes au prix de 50c, une boite, $2.50 six boite».Elles ne sont Jamais vcnduca autrement qu’en boites de 50 pilules.Jamais au 100; chaque boite porte à un bout le nom de la Compagnie Chimique Franco-Américaine limitée et un numéro de contrôle.Refusez toute substitution.Lorsque vous demandez des Pilules Rouges, n'acceptez Jamais un autre produit que l’on vous recommanderait comme étant aussi bon.Défiez-vous des colporteurs; les Pilules Rouges ne sont Jamais vendues do porte en porte.SI vous ne pouvez vous procurer les Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faibles dam votre localité, écrtvez-nous, nous vous les enverrons sur réception du prix.^ Toutes* les lettres doivent être adressées: COMPAGNIE CHIMIQUE FRA-NCO - AMERICAINE (limitée), 274, rue St-Denis, Montréal "TS, S Sans exception LES 80GNGNS entre 50 et 40 A va ut tout, maintenez vos rognons réguliers et actifs.Leur fonctionnement est (Tune Importance capitale pour votre santé.IV.*> les premier?» indices de malaise—ce qui arrive souvent entre la trentième et la quarantième année, suivez un traitement au moyen de POUR £]» LES ROGNONS La tonction des rognons consiste A dégager le sang des im pu ri tés.U est trC s facile de constater M les rognons sont en mauves ordre—des douleurs duns le dos et les côtés, des élancements do rhumatisme, des maux de tête permanents.des Jointures enflées, un sommeil nglté et des troubles urinaires.Les ••Gin sont lo remède le plus prompt et le plus efficace que vous puissiez prendre.50e.la boite ou six boîtes pour $2.00 clic* tous les pharmaciens.Echantillon gratis en écrivant & National Drug and Chemical Co.of Canada, Limited - Toronto Adrcue aux Etats-Unis,Na-Dru-Co Inc., 202 Main St., Buffalo, N.Y.F le meilleur placement C/A/Q ANS 6 P, C.municipal au Canada OBLIGATIONS DE LA Cité de Montréal .Remboursables dans cinq ans, le 1er décembre 1922.En coupures de 8100, 8500 et 81,000.Titres nu porteur ou nominatifs (enregistrés).Intérêt payable semi-annuellemenl : les 1ers juin et décembre.avaptage s T IT DUC .Ces obligations sont payables au PORTEUR mais peuvent être * * * fv * - oie .enregistrées, sans aucun frais, au nom du DETENEEUR.Elle» -ne peuvent alors être vendues ou transportées sans lo consente- nient de co dernier, co qui comporte en mémo temps uuo PROTECTION EFFICACE contre toute perte par le feu ou autrement.Ce privilège d’enri gi» tic ment.est tui A V A N TAG E qu’offre RAREMENT une OBLIGATION MUNICIPALE.DEMANDEZ NOTRE CIRCULAIRE RENE-T.LECLERC Courtier en valeurs de placement |SO, iruc 3air»t«Jacques : : JVIoptreal Téléphone • Main 1260 et 1261.( Maison fondée en 1901) J.~A.BBAlJIvIEU AVOCAT Immeuble Banque u’Eptugne— Tel M.-1503 180, rue Saint-Jacques MONTREAL — M.Hector Migneron a transporté son étalage d’appareils électriques dans une des vitrines do l'ancien bureau de la corporation.Comme par le passé, il sera à la disposition de ses nombreux clients pour les installations et reparations électriques qu’on voudra lui confier.Ouvrage fait avec promptitude et à prix modéré Résidence, 252 rue Saint-Georges.Tél.Bell 130.Enseignez aux Enfants à Epargner Les habitudes se prennent dans le jeune âge.Les enfants, à qui on enseigne la valeur de l’argent et 1 habitude d épargner, deviennent des hommes d’affaires excellents et des femmes capables.La méthode la plus facile d’enseigner l’économie aux enfants, est d’ouvrir un compte d’épargnes, pour chaque enfant ($1.00 chacun suffit).Dès qu’un enfant a économisé un autre dollar pour ajouter à son premier dépôt, il, ou elle, apprécie mieux ce que représente un dollar, et ce qu’il représente en travail et abnégation.IA BÂMQVE MARCHANDS Bureau Chef: Montréal.DV CANADA Etablie en t 864.SUCCURSALE DU ST-JEROME.- .I vr T OR R MV luCCURSALE Bl It-JOVMT E DES MONTS- " A LcM&URmR.’ «ran! SUCCURSALE DE -SI -JO\ 11 !.P.A.BARRETTE, Gérant.________Boues Je Sûreté à louer A la Succursale de St-Jérome.bien armé pour la lutte Urtible que l’on doit engager avec la vie.Quelle vie I quelle lutte ?que voulez-vous dire ’ Ah ! mon pète, je -ni» de ceux qui croient que les sciences, les lettres ou les arts n’ont rien ajouté à notre bouhei r , et je suis ~ùr que les peuples les plu- tranquilles et les plu- heureux ne soit f .s les plus instr.it>.Je sais bien, en tout cas, que moi, fits de paysan, j’aurais goûté un parfait bonheur .-ur le plus petit coin do terre et je ne croi» pas qu'il eût été nécessaire de traduire pendant des années Homère ou Horace pour atteindre cette félicité.Ah ! mon Dieu, avec quel courage, avec quel orgueil il me seaibe, j'irais au combat aujourd’hui.si c’était pour défendre un lopin de terre, celte patrie qui est la seule qui compte, parce que c’est la -cule qui nous soit très chère Mais aujourd’hui sais-je seulement pourquoi je vais combattre 1 Pour me protéger! Mais que suis-je î Un bachelier! ('a no vaut pas la peine qu’on se dérango.Ah ! que ne flonue-rais-jc pas pour voir attaché à mon nom le beau titre de paysan ! Celui-là même que dix générations ont porté avec tant de gloire et de fierté parce que ce titre était l’expression du travail et l’amour de la terre, de cette belle t rre maternelle qui nous a donné la vio et qui servira a nous ensevelir un jour î Comme je l’aurai» aimée cette terre de chez nous ! Comme j’aurais marché gravement, i.me semble, dans le sillon d'où est sorti notre langage à nous, Latins et Français ! Oui, mon père, j’étais fait pour grandir au milieu des blés et pousser comme eux en pleine nature.J’avais so f d’air pur et l’« d ur si'agréable tic-foins coupés m’enivrait étrangement.Eh bien 1 mon père, est-ce que vous avi z tout fait pour développer en moi les instincts naturels qui m’appelaient vers la terre ’ Non Vous avez tout fait, au contraire, pour arrêter la marche des sentiments et des pensées qui nourrissaient mon être; vous avez tout fait pour m'éloigner de la terre, et vous m’avez mis au collège parce que vous vou i / faire de moi un «avant, un homme heureux Pauvre f/ère ! je n’imagine pas que vous ayez pj commettre au cours de votre vie une erreur aussi irréparable.Mais je sais que anus n’êt s pas le seul coupable — et n'e-t-ce p >» la -c-cié.té d'abord qui doit être jugée et punie î Le temps et les guerres se chargeront do remplir ce grand devoir.Sachez mon père, et vous tous, braves laboureurs de mon pay«, que -i comme écolier j’ai beaucoup appris dans !>- gros livre», j’ai aussi beaucoup «oofferr.Le collège était trop sombre et trop triste pour moi.J avais trop couru autrefois dans les bois et ies plaines de " chez nous 11 pour demeurer p Us longtemps entre ces quatre murs.Et, pourtant j’y suis resté au col-!èg-) ; vous savi z que je ne me «uis jamais plaint ; je faisais c - que vous vouliez.Et toujours j’endurais, je patientai*, je souf frais.Aussi ce n’est pas -ans une sorte de crainte que je touche à cette partie de ma vie, la p»lus douloureuse, la plu- sombra, |n plu, poignante.Et c’est en vain que je fai- effort pour m’imaginer que j’ai pas-i- de» h ures agréables durant ces longues années tie collège.Tous le» souvenirs, les fait» et jusqu’aux moindres détails tie ce temp»-là me chagrinent toujoor» aussi fortement quand je me les rappelle Jo revois touj mis cette glande «al eti’étude, plan -ilencieu-e qu'une chapelle, où j’ai passé tant heure», le coude appuyé -ur mon pupitre a regarder le» ramures d’un vieux «aule qui se balançaient mollement.Province de Québec I District de Terrebonno / Cour Supérieur;! No 1097 ) Frank B.Allan, de la cité do Toronto, pto-1 vince d’Ontario, manufacturier, Demandeur, vs Thomas Young, de la cité de New-YorLl l’un des Etats-Unis d’Amérique, Défendeur, Il est ordonné au défendeur de comparaître f dans un mois.Sainte-Scholastique, 7 mai 191S.GRIGNON et FORTIER.Protonotaire G.S.L.-ï .LEG AU LT, Procureur du demandeur.Manufacture à vendre de faire mes devoirs pour m’abandonner plus vite et tout à l’aise à cos chères rêveries qui rempiissuit-ut toute ma vie d’écolier.J’éprouvais alors un grand charme a rester ainsi des he ne à songer au beau pays du Nord qui m’a donné le jour et où j ’auiais voulu mourir dans la paix et la douce tranquillité de la nature.Je me rappelais toutes c* s promenades que je taisais a travers le» prairies embaumées de mon pays-natal.Toujours il ,me semblait entendre cette mélancolique chanson fie mon ruisseau qui coule «i paisiblement parmi les herbes tendres.Et ainsi tous mes souvenirs d’enfance me revenaient, à la mémoire avec la plus grande nette é ; c’ét i jour moi un vrai ravissement que de i a i -er mon pauvre cœur errer autour de la vieille maison gri-o.Alors, j’espérais v vivre -u: cette terre paternelle ; y- désirais ardemment y passer le reste de mes jours.Mais le doux e-poir qui berçait mon âme d’enfant devait « éteindre peu a peu pour ne plus jamais revenir adoucir mon existence.Les années ont pa-sé et avec elle» toutes mes illusions, tous mes lève», toute ma vie.Je sais bien maintenant que j») ne serai jamais un paysan ; il est trop tard.Non pa» parce que j’ai perdu le goût du travail de» champs, mais ! a ce que j ai perdu le- forces que ce travail nécessite.Quand on a passé huit ans à faire des vers ou de 1 lii-toire, on n'est plu» apte à labourer la terre.Il se peut qu’on l’aime encore, oui, a la façon de ces beaux ( oèt s qui piéchent le retour à la terre, mai» qui se défendent bien, par exemple, de la travailler et d’y fourrer leurs mains blanche» d’homme de lettres.Jamais le bacln-licr ou l'homme de profession ne redeviendra paysan.i’.-t-ce que jo pourrai» prendre les mancherons do la charrue" que je n 'ai jamais touchés 1 Son, je n'en aurais ni in firce ni l’habileté, ni le courage.Lt je servirai beaucoup mieux mon pays en allant combattre sur les champs étran-gei» qu eu essayaut du labourer les champs de " chez nous ".Ali ! pauvr • père, pourquoi ne m'avez-vous p.a¦ gardé a»ec vue ! Comme jamais été le-u-reux -ur mare belle li ne do labour 1 Et le bonheur que j’aurais trouvé au sein du la nature r.c nous aurait pas coûté bien cher.A vie le» deux mille piastre» quo vous nvt z dépensées pour me faire apprendie le grec «L le latin vou-auriiz.pu acheter la petite terre du Jenn-B.ip-ti-te L.qui aurait été assez grande pour me nourrir moi et la petite famille.Ah ' je dis bien » toute ma famille - , car à dix huit nus je me serai i mûrie : le paysan ne peut vivre sans f mine et «an» enfants.Oh ! comme j’aurais été MBii-fait de mon sort ! M ais maintenant jo ne songe guère plus à ce bonheur possible ; je sais qu’il me faudra fair* encore île longues éludos avant do pouvoir gag ter de quoi suffire à moi-même.Je n • me nia.rierai don c?pu» avant I âge de 32 ans environ : je trouve que c’esi entrer nu peu vieux dans une vie paisible, tranquille et In ureuse.D ici la, mon Dieu ! que do douleurs mon creur va endurer ! Pourra-t-il en supjsjrtei tout lo poids et toute l'amertume I Je le voudrais ; c’est la vie ; c’est Ja lutte terrible av-'c la vie |, .Demain pronr.eru épreuve.Hans def- illir, je qiiil.tcirii mon père, ma mai-•on, mon cimetière et.le beau champ paternel d' il j • suis sorti t Voi.il la conf «sion qu'a < u io co rage d’écri re ie bachelier -l-au-Marie D.l‘u »*e-t-elli rester longtemps gravùo dans h coeur des psysans de ch-/.nous I Clnudc Bâcle Dans l’affaire do : La C ie Nationale Manufacturière de Pianos, Idc.En liquidation SAINT JÈROME.P.Q.Des soumissions cachetées seront reçues au bureau fie V.Lamarre, 83 rue Craig Ouest, Montréal, jusqu au 23 mai, pour l'achat der tiiens meubles et immeubles de la compagnie eu liquidation, scit pour le tout en bloc comme fwmtm-suu— —•¦———¦ —*-z-.-r L'Immeuble, Muiiinkkik Je OüTit.i.Af/ircomprenant : 1 .Terrain et Bâtisses dont la description suit : Un terrain, rue Saint-Louis, ville de Saint-Jéiôme, comprenant quatre lots : Nos 284 A-20, 284 A-21, 284 A 22, 284 A-23 du cadastre de la paroisse de Saiut- Jérôme, avec bâtisse de la manufacture de 31, étage», lambrissée en brique, mesurant 80 x 34 pieds et chambre à sécher lambrissée en tôle do 48 x 11 piedH, et annexe pour bouilloire et eugin et cliambro à charbon lambrissée en brique, de 33 x 20, et chambre à déchets de 20 x 12 pied», valant suivant l'évaluation municipale.2".Machinerie appartenant à l’immeuble Un engin No 5 “Jewel” 35 forces.350.00 Une bouilloire “ E.Léonard Fils".150.00 Un dynamo 300 lampes fie 25 watts et installation.400 00 8,000.00 3 .Equipement de manufacture suivant inventaire Machinerie.3,369 88 Outillage.1,014.43 Biens Mobiliers do la manufacture suivant inventaire : lo.Marchandises et matériel.3.442.58 Matériel en voie de fabrication.5,483 98 2o.Ameublement de bureau .3J.Charbon.900 05 4,381.31 53.60 105.00 8,920 55 15860 11.3694' Pour information et pour voir lo Cahier d" Charges ou pour visitor la manufacture, veoil-h z vous adresser â M.Alfred Lambert, à .Saint-Jf-rôtne, ou au bureau des liquidateurs à Mont réiil.La vente est 'proposée fi la charge d'uni*®!” potin ¦que de 85,000 00 et autres obligation*-La balance f J u piix fie vente r,cra comptant^4 pourrait être offerte partie comptant cl par*** a terme» avec garantie «ulli-iiute.Un i-I»eque de 10 de l'offre devra accompagner cli*qae soumission.VINCENT LAMARKF * ALFRED LAMBERT Liquidateurs conjoint* Bureaux : K20 Edifice "Power" i Montréal, 3 mai 1918 IH;S FLEURS NATURELLES Avez, vous besoin île Heurs naturellesJp0** quelque m ra»|i>r.que re soit : fêles, iiuisM*"*1*' iiiarliigi'H, ilécès, etc.’t AiIii-mmi-z vous a la PHARMACIE l'OÜI»-N'ILU, qui repi-ékeiite ici la fumeuse m*1*0 Mi-Kenn.-t, >’•• Montréal.Choix sur catalog'1*-Prompte livraison.MATERIEL PIIOTOORAPIUQUrc On lioiivi'ifi aussi n lu pharmacie FuUtnl* des kodaks et tous les accessoires voulus P0»* faire de la photographie, W! •'< me .mil;.AMES HOLDEN McCREADY Cordonniers de la nation ST-JF.AN MONTREAL TORONTO WINNIPEG EDMONTON VANCOUVER Et.ftt cat It marque jouj la Mamelle— —de toute oAotuiuri çu« vouj ochetet.hwM fc Ml FABRIQUE DC MONTREAL r«S!0«Dt STWACNTM .Illlllllllllll K NOUVELLES - DE —• Saint-Jérome — M.JuIgs-Edouard Prévost, notre direc-Unir, est parti lundi mutin pour Ottawa.De là il eut allé à Québec, mercredi, pour assister à la session du Conseil de l’instruction publique.Il est retourné ensuite à Ottawa.— M.l’abbé F-G.Caissf, ancien vicaire à Saint-Jérôme, et maintenant curé de la paroisse de Notre-Dame-de-la Paix, près de Montréal, était en notre ville, hier.— La société des Artisans Canadiens-français, à sa dernière réunion a voté, à l’unauiuii-té des membres présents, une résolution de condoléances, à l'occasion du décès de M.Narcisse Béiisle.M.Bélisle était un des fondateurs de la succursale de Saint Jérôme de la société des Artisans.—Pour dimanche prochain, les Forestiers Catholiques organisent une graudo démonstration.Le programme de la fête est ainsi réglé : Le matin, tous les membres de celte société de bienfaisance se rendrout en corps et bannière en tête à l’église pour assister à la grand'messe.Lu fanfare les accompagnera et le choeur de l’église cliantei'a une messe en musique.Un prédicateur de reuom prononcera le set mou de circonstance.Dans l’après-midi, à deux heures, le.s Forestiers Catholiques se réuniront à lasalledu marché.A cette réunion, où le public est invité, il y aura des discours, du citant, de la déclamation, de la musique de fanfare, etc.Ou présentera à deux des plus anciens Forestiers de la cour de Saint-Jérôme, MM.Octave Gin-gras et R.Castonguay, la médaille qu’ils ont méritée par ieur zèle et leur succès dans le grandi concours de recrutement organisé par leur société.Cette fête sera rehaussée par ]a présence de plusieurs dignitaires de la haute cour provinciale des Forestiers Catholiques.— Dans la nuit de-mercredi à jeudi, vers 2 heures, un incendie, qui a causé des dommages considérables, s’est déclaré rue Labelle, dans le haut de îa ville Le feu a pris naissance dans la buanderie de M.L.-A Fontaine, qui a été complètement détruite avec toutes les machines qui y étaient installées.La demeure de M.Fontaine a été également consumée ainsi que son mobilier.De là le feu s’est étendu aux bâtiments voisins.Les dépendances de la maison de Al.Ur-gèle Lepage, hangars, écuries, ainsi qu’un garage appartenant à Al.A\ iifrid Lepage et où il remisait son automobile, ont été réduites eu cendres ainsi que des hangars faisant partielle la propriété de Aime Vve Authime Lorrain.AI.Fontaine, sa femme et leurs enfants se sont sauvés a grand’peine et en vêtements de nuit, de leur maison en flammes.‘ Les pompiers, avertis par téléphone, se rendirent sur les lieux, mais l’incendie était alors dans toute sa violence ; iis tirent cependant de leur mieux pour t-mpê.-lier les flammes de faire des lavages plus grands.— La pêche est ouverte depuis le commencement du mois ; aussi les amateurs de la ligne .(contentent, pour leurs exploits,’dès bords"accT-¦*- dentés et pittoresques de la rivière du Nord ; mais le poisson qui habite ses eaux tourmentées semble bien connaître les ruses du pêcheur et, méfiant, se laisse rarement prendre aux appâts qui lui sont tendus D’autres, voulant un théâtre plus vaste et uno pèche plus abondante, vont camper sur le rivage d’un des beaux lacs du nord, aux eaux claires et poissonueuses Là, le poisson se laisse plus aisément prendre et souvent les pêcheurs reviennent, le teint hâlé par le grand air, avec des pièces qu’ils sont fiers de montrer à leurs amis et connaissances.A VENDRE— Un grand emplacement avec maison, situé dans le bas de la vilh, est à vendre à de bonnes conditions.S'adresser à Olivier Guny, Saint-Jétftme.— A VENDRE.— Lots a ha tir dans i.k Romaine Parent, piès de la gare du C P.R., del'église, l’un des plus beaux quartiers de Saint Jérôme.Aussi plusieurs terres à vendre, à conditions faciles.J.E.PARENT, N P., Saint-Jérôme.TABAC A CHIQUER COPENHAGEN L/usa^o du tabac h.Chiquer Copenhagen diffère entièrement du tabac A.chiquer sous sa form© ordinaire.Prenez-en uno petito pincée pour commencer, placez-la entre la lèvre inférieure et la gencive, au milieu.Ensuite, voua pouvez augmenter la quantité graduellement Jusqu’il ce quo le goût soit aussi prononcé que vous le désirez.Le Tabac A chiquer Copenhagen étant granulé, produit son effet immédiate ment j*ar le fait mémo.Par conséquent, une pincée vous suffira pour on apprécier la saveur et durera longtemps; ce qui démontre que le tabac A chiquer Copenhagen est économique et de qualité supérieure.Sainte-Scliolastique A uno assemblée des citoyens tenue à Suinte- Scholastique, le 12 mai 11)18, sous la pre-i douce do M Télesplioro Lnfond, pro-tnaire d« la paroisse, il a été résolu et adopte unanime ment que les membres du conseil do la paroisse et du village de S tinle-Sehobeuiquo, soient délégués à la réunion des cultivateurs a Ottawa, le 1 I mai prochain.Ont aussi été choisis comme devant être adjoints à ces délégués : MM.Petrus l'ortier, cultivateur et nombre de la Chambre dn rom-nieroe do Montréal, N.Forest, N F, X N-Kiyinond, N.F.et J.-W Cyr, shéiif.fcSur proposition de M Fétrus Fortier, secondée par M, El hier, député, un vote do remerciements a été adopté à l'unanimité remerciant la Ch» m hr o do commerce et le Comptoir coopératif do Montréal, pour l'inter At et le dévouement portés à la classo agricole, et.rassemblée etidoea leurs délibérations.Il a aussi été décidé d'adresser uno copie de ces résolutions à la Chambre de commerce de Montiéal, au Comptoir eoopéiatif et aux journaux.Uni adressé la parole, au cours de 1 assemblée: MM.Et hier, député, Fortier et H«y moud, molaire.f L’AVENIR DÜ NORD 17 MAI 1918 Exiger cette marque de commerce sur vos chaussures LA MARQUE de commerce équivaut à la signature du fabricant.Si .J une maison produit un article dont elle se prévaut auprès des consommateurs, elle y affixe une marque de commerce par laquelle cet article sera reconnu de l’acheteur.Ainsi, il va de soi que le public a plus de sécurité en achetant toujours des chaussures portant une “marque de commerce connue,” plutôt que d’acheter celles qui sont “anonymes.” Chaque jour ouvrable de l’année, la marque de commerce A.H.M.est empreinte sous la semelle de milliers de pairès de chaussures pour hommes, femmes et enfants, afin que vous reconnaissiez nos chaussures à première vue.Notre signature apparaît sur nos chaussures comme une garantie de notre application constante à produire un article de bonne valeur, et comme une preuve de la certitude où nous sommes que.satisfaits de nos chaussures, vous n’en achèterez plus d’autres.Ames Holdcn McCrcadv sont les plus forts fabricants de chaussures en Canada.Sous la marque A.ll.xr.scs produits sont vendus par des milliers de détaillants disséminés par tout le pays et par les mar- chands les plus en vue dans presque toutes les villes.! La part que nous revendiquons dans la production totale des chaussures portées par le peuple canadien est telle, que probablement vous êtes en ce moment chaussé d’une A.H.M.Quoiqu'il en soit, lors de votre prochain achat de chaussures, exigez l’empreinte de cette marque sous b semelle.Notre fabrication de chaussures, quant à la qualité et au prix, varia à l’infini; mais peu importe le prix que vous y mettez, vous êtes assuré d’avoir une valeur correspondante à vos déboursés.A l’avenir, vous aurez piofit et contentement, si vous prenez cette marque pour guide, dans vos achats de chaussures pour votre famille et pour vous-même.Les arteries d’urj journal » {o r y Le Journal, d Ottawa, orgjatie unioniste, hésitait depuis quelque temps entre la nécessité qui existe de trouver des renforts pour les trouper, et la ueetFï ité non moins grande de cultiver nus terres.L’attitude de son maître 1 a décidé et voici les fineries qu’il publiait samedi dernier ; *< C’est du pur humbug que de prétendre que, à moins de laisser tous les cultivateurs à leurs fermes, la cause alliée sera perdue ou compromise.La production de la nourriture est vivement n desirer ce qui n’empêche pas qu’on pourrait envoyer au front la moitié des cultivateurs du Canada et des autres alliés et ces derniers pourraient encore résister ( tough it ) pendant plusieurs années.Ils seraient peut-être à demi affamés, tuais il y a une vaste différence entre la famine et la demi-famine.On peut être à demi-affamé et se battre encore comme des tigres, indéfiniment.L’Allemagne et l’Autriche en ont, depuis deux ou trois ans, donné fa preuve.11 Nous allons prendre la peine de relever les multiples bêtiàes amassées dans ces quelques lignes d’un journal qui cherchait sa voie et n’a su qu’obéir à la cravache du maître.D’abord, quand il parie de la moitié des cultivateurs alliés, il oublie de dire que TOUS les cultivateurs d’âge militaire de France sont sous les drapeaux et nous croyons que la France est à peu pi ès le seul allié qui compte aujourd'hui pour quelque chose sur le front Ouest.Il oublie aussi de dire que, en France, il y a de nombre do femmes connaissant la culture tandis qu’on n’en trouverait pas dix au Canada, nous parlons des femmes nées au Canada.Il oublie aussi de faire remarquer que, malgré ces courageuses femmes, les técoltes françaises sont presque diminuées de moitié et quand il compare le Canada aux pays d’Europe il fait montre de toute sa splendide ignorance d’anglo-saxon canadien.Quant aux gens à demi-affamés qUi se battent comme des tigre*, nous voulons voir là une figure, car les fermiers ou cultivateurs qui demeureront ici pour subir la famine que nous annonce le Journal n’auront pas à se battre, ni comme des tigres, ni autrement.L’organe de M.Borden ne devrait pas non plus oublier (pie, quoi qu’il arrive, le cultivateur ne manquent de tien, ce seront les gens des villes et les ouvriers qui pâtiront.• — L'hôtel Bellevue, tenu par M.P.Lapointe est un établissement recommandable sous tous le.rapport s.Site enchanteur, pi ès de la rivière du Nord.Table excellente, chambres spacieuses, écuries bien aménagées.Un omnibus est à la disposition îles voyageurs à l'arrivée et au départ de tous les trains.118 et 120.rue Labelle.Saint-Jérôme.La rnutfi Montréal Mont-Laurier Ce que déclare r.r* Thomas Pot vin du can-tou Loranger Le projet de la rout • Montréal Sainte-Agathe-Mont-Laurier est accueilli av.c enthousiasme dans toute la région iaurentienne.Voici, par exemple, un nouveau témoignage d’approbation de ce projet, dans uno communication reçue du nord.Cette intéressante communication est de M.Thomas Potvin, maire de la municipalité du canton Loranger (No rainingue).M.Potvin dit ; " Co mouvement,; pour décider le gouvernement à hâter la construction du grand chemin d’automobiles entre Montréal et le noid do la région Labelle, est uno entreprise digue de tous les éloges.Si l’affaire est jorssée avec 11 vigueur nécessaire, je ne doute [ as qu’il en résulte un développement cxceptioune de la partie parcourue par cette voie."C’est élémentaire de lo dire, mais il faut parfois le rappeler : la circulation est lo moyen le plus approprié pour le développement d’un pays neuf.li y a, dans le nord, d'incroyables ressources do toutes sortes gui restent inexploitées faute de moyens suffisants do transport.Et attendre cette amélioration des particuliers est perdre son temps et son avenir.Je sais, par expérience, dans quel désarroi tombent les ehe-inins quand ils sont i.ban on nV â l’initial ve privée ; nous avons assez, lutté, u i contre cette I ru neuso routine, pour comprendre toute la va- ! Ells utilise toute la chaleur Le jus du citron fait disparaitre les taches de rousseur — Jeunes filles, préparez cette lotion qui éclaircira et blanchira votre teint Pressez deux citrons pour en extraire le jus que vous verserez, dans une bouteille contenant S déjà trois onces de “ orchard white ” j agitez1 bien ce mélange, et vous aurez un quart de pinte de la meilleure lotion pour le teint à très bon morclié, Votre épicier vous vendra les citrons et votre pharmacien vous fournira 1’ " orchard white ” pour quelques sous.Employez cette lotion pour des massages quotidiens sur la figure, le cou, les bras et les mains, et les taches de rousseur disparaîtront, de même que votre peau deviendra douce et brillauto.Elle est inoffensive.McClaiys Sunshine Furnace London Toronto Montréal Winnipeg Saskatoon St.John, N.-B.Calgary Hamilton Edmonton Vancouver A vendre chez Toute fournaise consommera le combustible et produira de la chaleur.Mais seule une fournaise bien construite avec un foyer proportionne répandra le maximum de chaleur pour chauffer une maison.La fournaise McOlary, installée selon les indications de son constructeur est garantie pour chauffer toutes les pièces de votre maison.LA VIOLETTE Ltée.Ce r.e devrait être un secret pour personne que les PILULES MORO guérissent le mal de reins.M.JEAN-B.DESROSIERS Beaucoup d'hommea se plaignent de douleurs de toutes sortes et spécialement dans les reins, passent leur temps à se plaindre an lieu de rechercher la cause de leurs souffrances.Ces douleurs, les hommes les attribuent souvent à leur ouvrage, au lieu de réfléchir que les nervosités, le mal de dos, le teint jaune, le sentiment de lassitude et d’abattement, les maux de tête, les insomnies, les raideurs dans le dos et dans les articulations sont sous ia dépendance du mauvais état des reins.Combien d’hommes devenus neurasthéniques parce qu’ils ont méconnu cela.Soignez les reins par les Pilules Moro et le mal passera.Les Pilules Moro opèrent des guérisons durables parce qu’elles débarrassent le sang des impuretés qui empoisonnent l’organisme.Tel fut le cas de M.Jean-15.Desrosieis, 399, Alden, Fall River, Mass.“Malgré ma solide constitution, ayant à travailler chaque jour assez rudement, mes forces diiiii-nuèrent et j'eus à souffrir de douleurs de reins que je négligeai longtemps de soigner.Ma santé devint donc de plus on plus mauvaise et c était très péniblement que je pouvais me maintenir au travail.On me recommandait les Pilules Moro; J'avais été mis au courant, par los journaux, de quelques-uns de leurs succès, et, confiant dans leurs bons effets, je me mis à en prendre.Au bout de quelques semaines je me trouvais déjà plus fort et j’avais moins de maux de reins.Lc-s Pilules Mcro ont parfaitem ^nt rétabli ma santé ; j'en ai fait mou remède favori et je l'emploie aussitôt que je ne me sens plus la vigueur accoutumée.”—Jean B.Desrosiers, 399, Alden, Fall River, Mass.ECRIVEZ NOUS.—Si vous avez besoin de conseils, écrivez-nous en nous donnant des détails sur votre maladie.Par le retour de la malle, vous recevrez UC Dv>lie U1CUCUU v»v -¦» vvuoctr» qui • VZUV seront cFunc grande utilité.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Nous les envoyons aussi, par la poste, au Cai.1° •'* »ur Etats-Unis, sur réception du prix, f)0c une ia-.u., AO six boîtes.Toutes les lettres doivent être sées ; COMPAGNIE MÉDICALE MORO, 272, rue Saint-Denis, Montréal.leur d’une oeuvre pareille.La construction de cette route nationale, outre le service immense qu’elle rendra au développement du nord, sera d’un exemple salutaire â tous.Souvent le» membres des corporations municipales, au lieu de promouvoir les intérêts de la niasse, ne peu-seut qu’à appliquer los fonds votes per lo conseil municipal dans les chemins qui lôs intéressent personnellement, et laissent le public barboter dans dos ornières pendant qu’ils ont lourdement taxé la masse des contribuables sous prétexte de l’intérêt public.C’est ce régime décourageant pour tout le monde et dont trop de parois-es du nord, en particulier la né ire, ont souffert, que j’aime vuir disparaître, par suite de l’exemple que donnera le gouvernement provincial.“A part cola, il y a le développement du pays au point do vue attractif, l.es Laurenlid s sont le joyau do la province et même du Dominion.-Mais, comme toutes les richesses enfouies, personne ne pense à les faire connaître, elles sont trop iguorées Ce sera utr acte de justice do la part du gouvernement provincia , que de placer notre légion sur lo r ltemin qui amènera les voyageurs et le» tourismes étrangers.Ce Bcra la justification des efforts, multipliés depuis des années, pour fat e ressortir cette superbe contrée ju.-qu’ici abordée par de trop rares mortels.“ Longer la belle nappe d’eau qui s’appelle le Grand Nominingue, et traverser le canton Moutignv dans le chemin déjà eu activité, pout y jouir encore dos nombreux lacs qui bordent ce chemin, il n’y aura certainement pas de meiileur parcours ni do plus intéressant eu passant par les villages dn Nomininguu et de l’Annonciation.“ 8i un chemin tel que projeté était déjà construit, la population des l.aurentides serait de quatre fois ce qu’elle est aujourd’hui.Les bons chemins sont la principale richesse d’un Femmes martyres Les cors aux pieds les font souffrir, mais un moyen de guérison leur est offert Les femmes qui portent des chs.ussures A talons hauts souffrent beaucoup des cors aux pieds.Elles croient supprimer La cause de leur mal en coupant r es cor», mais elles ne songent pas nu danger de l’infectjon, dit.une autorité du Cincinnati.Les cors peuvent facilement s’enlever avec les doigts, si vous le voulez.Achetez chez votre pharmacien un quart d’once d’un remède appelé fret-zone et dont volts appliquerez 'quel." ques gouttes sur le cor qui vous fait souffrir ; la douleur (.'essora aussitôt et bientôt le cor se détachera et tombera avec sa racine sans que voua ressentis" le moindre mal.Le freesone ¦ titre substance collante qui séché en un moment.Elle agit sans enflammer ni irriter la peau.Dites-le à votre femme.3 Y-à.V—_ LS PC c.< S cien (i fïq uemênF.préparé.Saveur plaisante.Tabacà Chiquer Ce tabac est économique parce que vous ne le mâchez pas, il est simplement placé entre la lèvre inférieure et la gencive; par conséquent, il dure longtemps.* FIERI-FACIAS DE BONIS et de TERRIS •»»¦¦¦•«» ¦»» -o» -.«¦ 4» «» :: Placeinepts de fnai |9fS - ?0 Nous offrons suffit à vente | ' Province de Québec— échéant en 1936.Prix pour rapporter ô \ o/o \\ Cité de Québec échéant 1er :na: 1822.Prix pour rapporter 6 o/o Cité (lf* Trois-Rivières — échéant en 1027 Prix pour rapporter 6 o/o Ville de Montréal-Est ((») Garante — échéant 1er novembre 11)22.Prix pour rapport er 6\ o/o Ville de Shiiwinigtin Falls — échéant, en 1927.Prix pour rapporter G o/o Cité de Lévis — échéant en 1929 1933.Prix pour rapporter C o/o Village de Val-Jaibert*-—échéant en 1931.Prix pour rapporter 0 o/o préalable les obligations suivantes : Cité de Montréal — échéant en 1022 J [ Prix pour rapporter (J o/o Cité d'Qutremoüi — échéant 1er- nnv.1922 Prix pour rapporter (i o/o Ville de Oourville — échéant en 1923 ( r Prix pour rapporter (i o/o , Ville de Montréal-Est (3) garante—éché- 11 mit lcr mai 1932.Prix pour rappor- ,, ter (i i o/o < » Ville de Juliette — échéant en 1941.Prix " pour rapporter 5 J o/o ' ' Ville Laval de Montréal—échéant 1er g décembre 1922.Prix p.rapp.0 o/o Village de Montmorency — échéant en u 1237, Prix pour rapporter 5 J o/o Ces obligations sont, par dénominations de $100, $599 et $1,000.Nous donnerons sur demande tous les détails des émissions décrites sur cette feuille.N.15.Nous ne sommes pas îles courtiers, ni ne vendons sur marge, mais nous achetons et vendons.pour notre propre compte toutes les débenlures que nous offrons.Canada Province de Québec District de Terrebouue No 177 COUR SUPERIEURE Dame ALLIIONS] N K SAINT-JEAN et vie Demandeurs, vs Dame SCHOLASTIQUE PRUD’HOMME et vir Défendeurs ; Un lot de terre sis et situé dans le canton de Wentworth, dans le huitième rang dudit canton, connu et désigné aux plan et livre de renvoi officiels du cadastre fait pour ledit canton de Wentworth, comté d’Argenteuil, district de Terrebonne, sous le numéro 20-A avec les bâtisses y érigées.Pour être vendus au bureau d’enregistrement du comté d’Argenteuil, eu la ville de Laclrute, dit district, lo VINGT NEUVIÈME jour de MAI prochain 1918, entre DIX et ONZE heures de l’avant-midi.Le shérif, J.-W.GYR Bureau du shérif, Sainte-Scholastique, 23 avril 1918.;; La Corporation des Obligations Municipales, Limitée RENÉ DUPONT, Gérant Bâtisse Banque d’Hochelaga, 132 rue Saint-Pierro Québec Nous prions nos clients de transmettre leurs commandes par l'entremise de nos correspondants, cela leur permettra d’avoir tous les renseignements dont ils auraient besoin et leur épargnera des retards c-L l’échange de correspondance.8240 56^867795 L’AVENIR DD NORD -MALADIES DES OREILLES, C Cachets du Dr Fred Demera contre le mal de tête Guérison on 5 minutes de tous niatrx de tête ce sont les seuls vraiment bous.Exiger toujours le nom du Dr Demers gravé sur chaque cac hc t.Eu vente pm out.Dépôt : 309 .rue Suint-Denis.Montréal.YEUX D5U]SïH ]VIEf?E LE NUJOL est merveilleux pour les enfants .P MM: S Of PispfB-S.BCHEMIEfi DANS VOUES Mères, assurez à vos enfants une santé robuste—santé due à des fonctions intestinale régulières—en guérissant leurs constipation avec le Nujol, le remède sûr et efficace recommandé dans les lettres suivantes : EUGENE PREVOST i AVONS I Des Bas Prix H Das Trains Modernes La Honte Scenique w et le service aussi i Saint-Jérôme (arrivée joui n.dim.exe.11.11 a.ui •• excepté le di- mauche.5.23 p.m.“ exc.samsdi A dimanche 11.15 p.ni.le samedi.Saint-Jérôme (départ) .Montréal (arrivée) (1.20u.ui.excepté le dimanche.7.45a.m.8.17 a.m.“ “ .9.15 a.m.5.58 p.iu.11 “ .7.23 p in.UCEN'Clf: INSTITUT COMPTABLE COMPTABLE ET VERIFICATEUR Spécialité: Liquidation do faillites.Compositions obtenues sous 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I*.L.DURAND, L.L.IJ.JEtliier & Durand Avocats Sainte-Scholastique, P.Q.T éphoce Bell 17-2 Aiguilles de F Horloge bhw•* T dont l’Influence bienfaisante s'étend à toute l’économie : il la retrempe, il la régénère et.Rrftre au fer, au tanin et aux sels essentiels il la vie qu'il rontlent, il purifie, enrichit le san
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