L'Avenir du Nord, 21 février 1919, vendredi 21 février 1919
Vingt-troisième année — No.8 Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro Vendredi 21 février l9l9 v » ORGANE LIBERAL do DISTRICT otTERREBON NE, S u u men ji i avi mi* m dakj u ptupvi mlmt *scvty rut nowy encart rua uq nxy m y i^unurr Qy ax>o~0 Abonnement: u ÇHE>/>£R.] Canada] ., .| Etats-TJ nis] .Strictement payable d’avance.Si.00 1.50 SIR WILFRID LAURIER Sir Wilfrid Laurier vient de mourir ! Aucune nouvelle ne pouvait provoquer une plus douloureuse surprise par tout le Canada.Quoiqu il eut terminé son troisième quart de siècle, il avait encore la pleine force de corps et d esprit, l’inlassable activité, la soif de vivre qui sont les belles qualités de la jeunesse et qui en faisaient l'un de ces hommes qui, selon l’expression de Taine, '* ne sont pas faits pour la mort.” C est une grande figure qui disparaît, un Canadien dont le nom illustrera 1 histoire politique et nationale de notre pays, un homme dont le cœur et l’intelligence étaient également nobles.Le Canada tout entier pleure Laurier et c’est le plus beau tribut qui puisse etre rendu a un homme politique qui, durant toute sa vie, a cherché à unir les cœurs et les esprits, à concilier les opinions, les races, les croyances, à cimenter les aines par un même sentiment canadien.Ce «|u il n a pu, hélas ! obtenir durant sa vie, s'accomplit autour de sa tombe : le Canada n a qu’un cœur et qu’une âme pour déplorer sa perte.Le parti libéral qu’il a conduit avec tant de sagesse, et sur lequel il jeta tant de gloire, regrette la disparition d’un guide aussi sûr et aussi brillant, mais le Canada aussi bien que le parti libéral a raison de pleurer la mort d’un homme d Etat aussi éclairé.Après plus de quarante ans de vie publique et quoique descendu du pou-vot, il meurt dans toute la plénitude de son prestige, duns toute la grandeur du rôle bieniaisant qu il a joué dans notre vie nationale et avec une réputation sans tache.Aucun Canadien n’a été inspiré par de plus hautes pensées que sir Wilfrid Laurier qui continua, compléta l’œuvre politique des hommes d’Etat canadiens les plus patriotes et les plus clairvoyants du passé.lout homme de valeur suscité la contradiction et la poliquc de Laurier eut ses adversaires.Mais, personnellement.Laurier n'eut que des amis.Un a pu et on pourra encore discuter ses actes, ses attitudes, ses opinions, mais Laurier restera dans 1 histoire comme l’un des meilleurs guides de la nation canadienne.Il professa la doctrine libérale dans son sens le plus large et le plus ample, s adressant toujours aux principes d’éternelle justice et d’immuable vérité qu’il disait exister chez tous les hommes.Il fut un homme d’action autant qu’un homme d’idées et de principes.Son passage aux affaires fut signalé dans le pays par une prospérité sans égale.Les quinze années d’administration du gouvernement Laurier sont au nombre des plus fécondes et des plus heureuses du Canada.Ce grand homme d’Etat fut aussi un homme de grand cœur et d’exquise bonté.Il fut toujours d’une impeccable courtoisie : jamais une injure ne sortit de sa bouche et il dédaigna toujours de répondre à celles que sa délicatesse â l’égard de tous ses adversaires ne parvint pas à lui éviter île la part de certains d’entre enx.Il était tier d’être Canadien-français et catholique, ne laissant jamais passer 1 occasion de se proclamer tel et toujours prêt à défendre ses compatriotes et ses coreligionnaires lorsque le fanatisme déchaînait contre eux la calomnie.Notre race n aura pas de sitôt un si noble et si éloquent défenseur.Nous ne voulons ni ne pouvons, aujourd’hui, retracer une vie aussi bien rpmplie, nous tenons seulement à rendre un hommage d’attachement fidèle et de doulouicuse émotion à celui qui fut un illustre Canadien, un chef qui avait toute notre confiance et qui voulait bien nous porter une affection quasi paternelle.En vérité, il nous semble que dans le cercueil où gît cet homme jusqu’à son dernier jour si plein de force et d’ardeur qu’il semblait délier la vieillesse, c’est notre jeunesse à nous qu’on ensevelit aussi, puisque ce conseiller si sûr disparaissant, nous n’avons plus l’enthousiasme réconfortant qu’éveillait en nous un chef dont nous étions si fier et qui a toujours guidé nos pas dans le périlleux sentier de la politique.Laurier était le phare sur lequel nous attachions nos yeux et qui nous montrait la route à suivre.Pendant près d’un demi-siècle, ce grand politique a tenu une place marquante dans la vie canadienne.Chaque session, depuis plus de quarante ans l’a vu debout au milieu des représentants de la nation, pour travailler au progrès de son pays qu’il a toujours tant aimé.Les années ont passé, l’automne de la vie est venu pour Laurier.C’est alors que nous l’avons mieux connu et vu de plus près.Nous regardions le vent précurseur de l’hiver dépouiller lentement cet nrbre si profondément enraciné dans le sol canadien.L’hiver est venu, mais nous avions du moins la consolatiou de voir le chêne découronné demeurant droit, robuste.inébranlable, et, cette année surtout, nous espérions que bientôt il retrouverait sa splendeur première, sa magnificence rajeunie, et (pie longtemps encore il dresserait sa silhouette rassurante sous le ciel tranquille et sous les nuées de l’orage.Et le voici lui-même abattu : le sol retentit encore de sa chute, et ses racines si profondes sont arrachées.Ah ! un cercueil ne suflit pas à remplir le vide causé par une telle catastrophe ; dans la fosse qui vient de s’ouvrir la mort peut descendre et nous pouvons nous-même y jeter à pleines brassées nos souvenirs, nos regrets, nos espérances ; rien ne saurait la combler.Et.nous reviendrions des obsèques de Laurier à jamais découragé si une éloquence semblable à la sienne devait s’éteindre avec le souille sur ses lèvres glacées.Par ses exemples, pnr les leçons qu’il nous laisse, par les conseils qu’il nous a donnés, connue du haut des tribunes où le suivait l’acclamation po-pu aire, Laurier nous enseigne la foi en notre pays, l’espoir en un Canada grand, prospère, uni.Uni dans la mort à cet autre grand patriote, Mercier, comme lui il nous crie de sa tombe : cessez vos luttes fratricides.11 nous reste à conserver pieusement )o souvenir de cet illustre compatriote, à profiter des leçons qui se dégagent de sa longue et fructueuse carrière, à continuer sa politique essentiellement canadienne qui fut de constituer un parti libéral canadien, planant au-dessus des divisions de races.Mais, taisons-nous et laissons parler Laurier lui-même.Le 25 novembre 191 .S, il écrivait à M.Jules-Edouard Prévost, une lettre où il affirmait sa confiance dans le programme politique qui lui tenait tant au cœur : » Ottawa.25 novembre 1918.» Mon cher Prévost, *• Je viens de lire l’article que vous m’avez consacré dans I’Avkxir 1>U NokD.» Puis-je vous dire combien je l’apprécie et combien je suis fier d’un tel témoignage.•«Faisant la part de la place qu’y tient l’amitié, combien je vous suis reconnaissant d’avoir fait ressortir l’efiort constant de ma politique : la nécessité d’un parti libéral canadien, planant au-dessus des divisions de races." Hélas ! cette politique a reçu de rudes échecs ces dernières années.Mais il ne faut pas désespérer.L’idée est vraie ; c’est la seule qui puisse assurer lo salut de ce pays.Il faut sans cesse la poursuivre, avec fermeté dans le but, modération dans les moyens, >• Croyez-moi bien toujours, mon cher Prévost, •• Votre ami dévoué, » WILFRID LAURIER C’est avec piété que nous relisons et reproduisons cette lettre qui contient, pour nous.In dernière volonté de celui que nous pleurons et, pour tous une sage direction venant d'outre-toinbo ci à laquelle tout Canadien clairvoyant doit se conformer.Le parti libéral, quel que soit son nouveau chef, devra continuer d’être le parti libéral canadien avant tout.Nous déposons l'hommage de notro profonde sympathie aux pieds do Directeur : Secrétaire de la rédaction JULES-ÉDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT __________ SAINT-JÉROME (Tc.rrebonrU) P.Q.Annonces :• TJ c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligno agate, 1ère insertion ; Gc.la ligno.insertion* subséquentes If, 4» L1B1Q.1.L.S.lady Laurier, la compagne courageuse de celui que nous pleurons et qui fut pour lui le bonheur et le réconfort quotidien.Le sort qui brise un ménage à l’aurore de son bonheur n’est peut-être pas plus cruel quo celui qui enlève au vieillard tout désir et presque toute raison de vivre plus longtemps, en lui enlevant l’être qui fut tout.Sir Wilfrid et lady Laurier, formaient, après cinquante ans de vie commune, le plus magnifique exemple d’union chrétienne et d’amour conjugal qu'il fut possible de voir.On les regardait passer dans la vie avec admiration et un surcroît de respect.Aucune émotion n’est plus sincère et plus attristée que celle dont nous offrons ici, à lady Laurier, la publique expression.- JULES-EDOUARD PRÉVOST LA POLITIQUE Au moment où ces lignes paraîtront, la| ment que la possibilité de voir modifier le ^seconde session du treizième Parlement ^canadien sera commencée.Le gouverneur Jgénéral aura exposé, dans un discours ter-lne, ce que l’on croit être le programme du ¦gouvernement moribond qui n’a plus sa «raison d’être, mais qui se cramponne avec •U,.Sir Wi frid Laurier n’est plus.L'illustre jhotnine d’Etat, dont la carrière politique de près d'un demi-siècle fut si brillante, est mort, jlundi après-midi, vers trois heures, après avoir été, la journée précédente, atteint par la fatal maladie, au moment où i! se préparait à aller la messe.Il avait passé la journée de samedi à son bureau de la Chambre des communes, se pré- T parant déjà aux travaux de la prochaine ses-don.Il a succombé on un peu plus de 24 heures-ià trois hémorragies cérébrales et à la paralysie qui eu a été la conséquence inévitable II avait perdu presque complètement l’usage de la pa- : lors de cr role dès la première attaque du mal qui emporté, mais conserva toute sa lucidité d’esprit.Pas un instant il ne se fit d’illusions sur i la gravité de son état et ses premières paroles, péniblement articulées, quand il reprit connaissance après la première syncope, furent : “ c'est la fin ’’.Ce furent aussi ses dernières paroles i lady Laurier, la fidèle compagne.Vers minuit, dimanche soir, à la suite d’unt nouvelle hémorragie cérébrale, la troisième, il Canada.Il attira ici une population nombreuse, qui aida à la grandeur, au développement et à la prospérité du pays.Et, comme chef d’Etat, Laurier figura avantageusement en Euro-,‘pe, à côté des ministres de la Grande-Bretagne et de la France.La conférence impériale de 1902 a marque Tune époque dans la vio de sir Wilfrid Laurier.C’est alors qu'il s’est révélé comme le défenseur de l’autonomie canadienne.Lui et ses collègues subirent les assauts do impérialistes.¦ Sir Wilfrid Laurier représenta le Canada nu jubilé de la reine Victoria, en 1S97.Il obtint oyuge, l’abrogation des traités qui empêchaient le Canada de conduire comme il T'entendait ses affaires commerciales II assista, j,en 1898, à la conférence tenue à Wa-hiugton Jpour discuter les problèmes intéressant le Ca-juada, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.S U a assi-té à trois conférences impériales, eu 0902, en 1907 et eu 1911.A chacune, il prit ila défense des droits du Canada et il résista :aux entreprises faites contre notre autonomie.i II a été créé Grand Officier de la Légion entra dans un état comateux.Jusque-là il jtd’Honnour, en France, en 189 avait fait preuve d’une résistance physique ex ïjtraot'diuaire, mais à partir de ce moment se: Sifortes se mirent à décliner lentcmant jusqu'au dénouement fatal.Quand il rendit le dernier soupir, lady Laurier, énergique malgré sa faiblesse physique et jsa poignante douleur, était à son chevet avec Ile R.F.Lejeune, son directeur spirituel, quel pues parents et des amis intimes.novembre 1841, du mariage de Carolus Laurier, arpenteur, et de Marcelle Martineau.Son j |pèro était un homme intelligent et robuste dout |0ôté do la frontière et même d’outr'e-mer ' I I ¦ ¦ T * • a , 1 n « t /set n n leA , J ( à 1 1 , a a a Il a été reçu en audience par tous les souverains de la Grande-Bretagne sous le règne desquels il a vécu : par la reine Victoria, en 1897; par le roi Edouard VII, lors de son couronneraient, en 1909 ; et par le roi Georges et la reiue Marie, en 1911.Il obtient trois audiences du pape, à Rome, en 1897, en 1902 et en 1907.Il fut fait membre du conseil privé eu 1897.Plus it-urs villes européennes lui ont tlouné 1 préjugés populaires contre les étrangers i Cette violation des lois de l’hospitaliit ajoutée à la violation d’une entente bien comprise lors de leur arrivée au pays cons titue un crime contre la civilisation et ceux quf sont responsables devraient avoir à en répondre devant la Ligue des Nations.A l'extérieur, il fit connaître et respecter le^plus de ICO \illes du Canada.] Le Toronto iVctcs, sans doute pour faire [peur aux libre-échangistes, nous dit grave La discussion au sujet des téléphones continue devant la Commission des chains de fer et la compagnie Bail vient de soumettre un nouveau plan qui lui permettra de ne pas diminuer ses dividendes énormes tout en augmentant ses taux.Au lieu d'augmenter de 20 pour cent partout, on oq Sip?'—-r: LAVENIR DU NORD — 21 FEVRIER 1919 propose d’augmenter un peu les taux dans les petites villes pour les augmenter considérablement dans les grandes.Ainsi, dans l’est du Canada, Montréal, Toronto et Ottawa supporteraient le plus lourd fardeau d’une augmentation qui n’est nullement justifiée quand on sait que les recettes nettes de la compagnie ont atteint plus de cinq millions pour un capital jui n'atteint pus 25 millions.Voici quels seraient les taux nouveaux comparés aux anciens : Population Suuveau taux Taux actuel eles villes Affaires-flêsiitcnce A/faii es-HcsiiIcnce 6,000 et moins £24.£18.$20.£20.6 à 15,000 30.21.22.18.15 à 40,000 36.27.25.20 London 48.30.45.25.Québec 48 30.45.30.Ottawa 54.33.45.25.Hamilton 54 33 45.30.Toronto 66.36.50.30.Montréal 66.36.55.35.Un coup d’œil sur le tableau ci •dessus dément certainement le proverbe qui dit que le profit se trouve dans le débit, car nous voyons les taux augmenter en raison directe de la population, ce qui semble indiquer gué cette utilité publique est soumise simplement à la question de l’otlre et de la demande et que la compagnie augmente ses taux partout où lu telephone est indispensable.M.Middleboro, whip unioniste, est à Ottawa depuis quelques jours et s’occupe de préparer l’organisation de la sessiou.Les députés sont divisés en six groupes : les libéraux “Jauriéristes”, les libéraux-unionistes, les conservateurs-unionistes, les unionistes purs de tout mélange, les conservateurs et les ouvriers.Ou dit qu’il y aura aussi probablement un ou la moitié d’un indépendant, mais rien n'est moins certain La Meilleure Référence d’un Jeune Homme 25F Un compte d’épargne», c’est quelque chose de mieux quo le premier pas vers l’indépendance financière—c’est une marque d’énergie.Le jeune homme qui peut produira un carnet de banque de la Banque des Marchands, accusant un mémoire d’épargnes stables, ne saurait fournir de meilleure référence, au point de vue des affaires.Un compte d’épargnes peut être ouvert avec $1.00, ce qui prouve quels égards nous avons pour les comptes de ceux qui désirent économiser.LA BANQUE ms MARCHANDS Bureau Chef: Montréal.D\/ CANADA Etablie en 1864.«iiircURSALE DE ST-JEROME.- - J.N.LORRAIN, Gérant.SUCCURSALE DE ST-AGATHF.DES MONTS.W P.LcMESURIRR.Gérant.SUCCURSALE DE ST-JOV1TK, - - P.A.UAURETTE, Gérant lîottcs tie Sûreté 5 louer 5 la Succursale tie St-Jérome._ d'hui nécessaire à la campagne comme a |a ville.Et pour permettre à notre nationalité de jouer le rtile prépondérant qui lui est réservé, ne uég igeons pas le grand devoir de l’éducation de nos enfants.M.Magnan a fait un appel pressant et chaleureux en faveur du progrès scolaire, progrès qui dépend de la bonne volonté des commissaires d’écoles, de la compétence des maîtres et du zèle des parents, qui doivent favoriser avec intelligence la fréquentation scolaire, et encourager leurs enfants dans l’accomplissement de leurs devoirs d’écoliers.CHRONIQUE D’OTTAWA Le retour du contingent canadien de Sibérie est annoncé officiellement et le gouvernement dit que les officiers, sous-officiers et soldats commenceront à revenir vers la fin de mars ou le commencement d’avril.r tTrr- fnr»ttir»vrv* 3 Zt $ | s JVIeli-Hflelo r • WW’.’rffimfiTwî 1 rrr/rmnrrrrrm La commission des écoles séparées vient de décider de publier dans les journaux les noms des catholiques qui payent leurs taxes scolaires aux écoles publiques au lieu de les payer aux écoles qui donnent l'instruction à leurs enfants.Le relevé préparé | par la commission indique qu’il y en a i 1.001 (les mille et uu réfractraires) et que sur ce nombre 754 sont de langue anglaise et 247 de langue française.Encore une preuve de plus que les Irlandais veulent contrôler des écoles qu'ils ne se donnent pas la peine de supporter.La décision a été l’objet d’une longue discussion au cours de laquelle le président Samuel Geuest n’a pas hésité à déclarer que les catholiques qui donnaient leur appui aux écoles publiques volaient le trésor des écoles séparées.Formidable réquisitoire M.River-Hall, avocat, a fait samedi, au Club de Réforme, uu réquisitoire formidable contre la loi dt conscription.11 a prouvé que cette loi a coûté une somme exhor-bitante et qu'elle n’a pas donné les résultats pratiques qu’on en attendait.M Hall a également démontré que la province de Québec n’a mérité en aucun temps les reproches qui sont venus des autres provinces.L’histoire impartiale dira que la province de Quebec a fait son devoir, comme tout le reste du pays Des politiciens et des faiseurs étaient intéressés à nous calom- nier : Ce qui découle de la prohibition Un décret de l’exécutif adopté cette semaine frappe des peines les plus séveres (infligées par un conseil de guerre) les personnes qui vendront ou donneront des bois-s ms spiritueuses aux soldats.Commentant la loi, le généra! Mewburn a déclaré que le décret avait été mis en vigueur pour la protection même des soldais qui sont les vielimes de trafiquants éhontés qui leur vendent à des prix fous des alcools frelatés et même empoisonnés, comme l’alcool mé-thylique, par exemple.Le ministre a oublié de dire que cet état de choses est un des résultats directs de la prohibition et qu’il ne pouvait en être autrement.Des terres pour les soldats Un autre décret de l’Exécutif (c’est aujourd’hui la forme la plus commode et la moins embarrassante de gouverner) ordonne l'expropriation des terres dans l’Ouest pour y établir des soldats.Ces terres sont justement celles dont le gouvernement s’est jadis dépossédé pour enrichir les écumeurs de chemins de fer.Nous allons probablement savoir combien sa générosité vis à-vis des Mackenzie, des Mann et “ tutti quauti’’ va coûter au pays.Les ministres qui n’ont pas uu sou à débourser se contentent de faire signer ie décret par le gouverneur dont la responsabilité au peuple est complètement nulle.Au risque de passer pour perturbateur des choses établies, nous protestons contre la manière dont on administre la justice dans notre beau pu y s, (this Canada of ours, comme disent les députes à court de lieux communs).Il y a quelques jours, un jeune employé de banque d'Ottawa disparut en oubliant de remettre à la caisse SB,000 qu'il y avait empruntés.Les journaux ont publié la chose à grand fracas et ont accompagné la nouvelle de commentaires.Le nom de la famille (famille anglaise fort ho-j norable du comté de Compton) a été traîné dans la boue et un mandat d’arrestation a été émis contre le fugitif.Or, ou sait maintenant que ce jeune homme avait risqué les fonds de la banque dans un tripot dont le propriétaire n'a pas été inquiété beaucoup puisqu'il s’est contenté de p#yer £500.d amende et de retourner il ses petites affaires.Une semaine auparavant un inspecteur de police, sur la plainte (i’une victime, vidait un tripot et les propriétaires de la maison de jeu “ pour ne pas être ennuyés” payaient chacun 8500.sans comparaître devant un juye Ainsi on flétrit la victime malheureuse, le jeune homme dont l’avenir est maintenant a jamais brisé, et on ne marque pas au front celui qui a été l’instigateur du crime et qui en a seul profilé.Telle est l'hypocrisie et le “ cant ” de nos puritains qui ne veulent pas voir les lupanars qu’on trouve à deux pas des églises et les bouges qui envahissent nos clubs jadis de bonne société.lice a aussi saisi de l’alcool dans divers “hôtels de tempérance” de la localité et a transporté le tout à Hull où le percepteur du revenu en a pris charge.On a été tout surpris d’apprendre que cet échevin de Toronto qui se fournissait de whiskey a même des saisies opérées par les vaillants agents de la police, ne pourra être inquiété, car, dit la loi prudente, il s’est écoulé plus de trente jours depuis que le délit a été perpétré et le recours n’existe plus.Comme c’est beau d’être échevin, d’avoir de l’influence, des amis et de savoir utiliser ce tout complet ! ra une lacune et le gouvernement devra dot-n t aux élèves de ces écoles l’occasion de se « réciaüser en les dirigeant vers l’un des foyers de la science intellectuelle.M.David voudrait, que nous ayons aussi des spécialistes des questions sociales pour lésoudre les problèmes éminemment actuels qui résul tent des revendications ouvrières • L'arbitrage, dans le- conflits industriels est de plus en plus appelé à jouer un grand lôle Celui qui aura la science de (’économie rociale verra ies décisions acceptées d’une âme plus docile par l’élément ouvrier.Le dépulé de Terrebonne croit qu’il serait injuste d'oublier la littérature, l'histoire et les beaux-arts daus celle téfonue.I* serait même profondément injuste de ne pas saluer le p» ( -g à- immense oue nous avons accompli dans ie , (l-idl p.L’a ver ir est fonction de notre volume, dit M.David eu terminant.Souhaitons que e gouvernement entende notre vceu e t favorise a formation de cette elite.Tabac b Chiquer Capeit/tsg^it Sainte-Agathe — La mort de sir Wi frid Laurier a causé une profonde émotion au milieu du notre population.Il était le rempart de la race canadienne-française contre le fanatisme des francophobes d Ontario.Qui nous protégera maintenant contre leur fureur î C’est un tabac manufacturé, sous sa forme la plus pure.Etant granulé, il produit son effet immédiatement.C’est le tabac à chiquer le plus économique.— Uuo requête signée par pius d’un millier de personnes a éLe envoyée uu premier ministre à Québec, lui demandant de ne pas rendre effectif le projet de loi de la prohibition totale, mais de permettre l’usage du viu et de la bière.La plupart des citoyens importants de cette ville, même parmi ceux qui sont eu faveur de la tempérance, out signé cette requête.L’Association des Vétérans a été saisie du triste cas d’un soldat revenu mairie de la guerre et qui a commis l’atroce, i’horri-ble crime de s'acheter une bouteille de brandy qu’on lui avait offerte dans le train.Le pauvre diable relevait ' de maladie et avait besoin de se.réchauffer, mais la pro- j viuce d'Outario ne comprend pas le calori-1 que de cette manière et ce soldat, qui a été blessé trois fois devant l’enuemi, a été envoyé en prison parce qu’il ne pouvait pas payer les £202.d’amende qu’un magistrat lui demandait pour aidera l’administration de la justice.On espère obtenir sou pardon.— Nous sommes heureux d’apprendre que le Rév.M.Bazïnet, cuié de Saint»-Agathe, actuellement à Ttuapa, (floride), t ins l’intérêt do sa sauté, prend b- ai coup de m.eux.La rumeur court que le gouvernement va porter à £6.000 le traitement des sous-ministres qui n’ont que £.5000 par année.Les employés gagnant £1,800 et plus n’ont rien reçu mais il faut d’abord servir les messieurs de £5,000.Descaves — Mme J.Lee et si n fi s, qui nous avaient quittés l'automne dernier pour ai er demeurer aux Antilles et y culti- er sur une grande échelle le coton et la canm à sucre, sont revenus au milieu de nous, do plus en plus enchantés de Saiute-Agutlie et de ses montagnes.M.Lee a décidé d'acheter une grande ferme dans les environs de notre ville et d'y faire l’élevage du mouton.Nous souhaitons beaucoup de succès à notre jeune compatriote.— Depuis deux mois nous avons joui d’une température idéale ; nos chemins n’ont jamais été si beaux, et les autos eu ont profité pour prendre leurs ébats ; plusieurs de nos sportmen sont allés jusquà Montréal et même jusqu’au Lac Ouareau, sur leur- autos à patins.Mais le bonhomme Hiver, endormi dans ses diaps blancs, vient de s’éveiller tout eu colère et, en se secouant, il nous a ensevelis çous une trombe de neige.Dr Alfred Lapointe nédecin-Vétérinaire L’instructiorç publique BUREAU A L’HOTEL BELLEVUE SAINT-JEROME, P.Q.Mort ge sir gotioipiie Forget Saint- «J ovite Sir Rodolphe Forget est décédé, mercredi soir, à sa demeure avenue Ontario, à Montréal.Sir Rodolphe Forget était âgé de 57 ans.il naquit à Terrebonne,-!-» lU riécenibre 1 MS 1, du marisge de David Forget et d’Angèle Limoges.Sir Rodolphe Forget était reconnu co niuo l’un des plus experts eu matière de finances.Plusieurs de nos grandes corporations lui doivent leur existence.En politique, sir Rodolphe Forget était conservateur.Sir Rodolphe Forget était bien connu pour sa libéralité envers nos institutions de charité Il avait épousé en premières nocos M le Alexandra Tourville et en secondes noces, Mlle Blanch" McDonald, fille de feu M.Robert M -Donald, de Québec.Il laisse pour le pleurer sa femme et deux filles, Mmes Alexandre Martin et Pierre Casgrain, femme du député de Charlevoix, aux communes, ainsi que trois fils, MM.Gilles, Maurice et -Jacques Forget.Son pè e lui survit aussi, aiusi que sa mère et dtux sœurs, Mmes Bélanger et Dauteurl, femme du député de Charlevoix à Québec.Nous offrons à la famille en deuil nos plus sincères sympathies.Daus la nuit du 18 au 19 février, vers trois heure-, un incendie a détruit de fond eu comble la maison de pension ternie par M.Abon-dius Coupai.Il y avait un grand nombre de pensionnaires, et malheureusement, on a â déplorer la mort de cinq personnes.Ce sont MM.Aboudius Coupai, J.-B.Thibault, Ant.Léonard, Isidore Tassé et M le Aurore Lauzon.Mme Coupai, horriblement brû'ée, et portant un enfant do 18 mois daus ses bras a échappé aux llammes en sautant du deuxième étage de la maison en feu.Ou craint que d’autres personnes aient perdu la vie daus ce sinistre.Le Dr Lodger Labelle, coroner, a tenu une enquë e, et les jurés ont rendu uu verdict de mort accidentelle.AVIS AUX LOCATAIRES — Vous pouvez acheter une maison et jardin avec trè- peu de comptant en vous adressant au sous-igué avant de louer et vous ne serez plus exposé à déménager ou voir votre loyer augmenter indéfiniment.Aussi lots à bâtir à bonnes condition-.J -E PARENT, N.P, -Siint-Jérôme — On trouve une variété considérable de parfum, de poudre de toilette, de lotions, de savons, pâte à dents, etc., â la librairie Prévost, rne Saiute-.l ulie.-Urji:- DOULEUR?HIRST L’ARRETERA f 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liqueurs faisait lui-inétne la distribution aux échevins et aux agents de police assez heureux pour être comptés au nombre de ses amis.C'est comme cela que la prohibition encourage la tempérance.Encourageons la fréquentation aux écoles Le 19 janvier, au cours d'une conférence, où il a parlé d’instruction publique, M C.-J.Magnan, inspecteur général des écoles de la province de Québec, a insisté sur l’importance d’une bonne fréquentation scolaire, surtout chez les enfants de huit à seize nne.La fréquentation régulière des classes jusqu'à l’âge de quatorze ans, assure le progrès des élèves- Les parents qui négligent ce grave devoir en retenant pour des riens les enfants à la maison ou en les retirant trop tôt de l'école, font un tort irréparable fi leurs enfants.L'instruction est aujour- Lc maire de la Pointe-Gatineau, ce magistrat qui s'est rendu célèbre parses poursuites acharnées contre les marchands d’al- ^ cool'et aussi par la perte étrange de sou i carnet de notes, vient encore de faire parler de lui, mais en mal.Alors qu’il avait été se promener au bord de l’Outaouais, des agents de police provinciaux sont entrés chez lui et ont -ai-i pour £200.de liqueurs enivrantes qn’rl avait serrées comme précaution contre une grippe possible.La po Le député de Terrebonne déclare qu’il croit refléter l’opinion de la Chambre en général en remerciai t M Letourneau d'avoir attiré l'attention du gouvernemeut sur uu besoin de l’heure présente auquel il importe de ne pas rester indifferent.Pour lui, il croit que l’élite intellectuelle existe déjà ch-z nous ; il n’nnpor-te donc pas de la créer.Ce qu’il faut, c’est développer et l’orienter en lui offrant les moyens d’atniudre la supériorité de la compétence par la spécialisation.M.David s’indigne que l'on colporte cn- z nos ennemis la légende d’une nationalité canadicnne-fiançaise se comp-j-ant en majorité de «cieurs de bois et de porteurs d’eau, ce qui est commettre une très grave injustice envers les fiis des psys»ns d'autrefois qui ont compris les bienfaits ne i’éducation et qui ont fart pour eiie des sacrifices admirables.L'orateur croit que ie grand malheur de notre vie nationale c’est que nous avons donné à des politiciens ie sorti d'en accaparer l’expression, d’en défiuir le concept.Puis il revient à sa pen-ée msûre««e: développer l’élite que nous possédons déjà, bâtir sur les matériaux que nous avons.M.David réclame le désencombrement des professions libérales auxquelles conduit presque inévitablement notre enseignement supérieur.Il faut diriger notre jeunesse vers les industries et le commerce.Notre territoire est assez grand pour offrir un champ (l'exploitation très va-te.A 1 h-ure actuelle, nos rich-sses naturel!»-, faute d’initiatives et de compétence-, -ont aux mains des étranger» ; nous nous content .ns de fournir la main-d'œuvre.La création d’experts que nous d-vrons à nos écoies techniques et connu rcias -, combie- NOUVELLE EMISSION CINQ ANS es v° US avez épuisé vos forces par un excès de travail au foverouà la manufacture.Vous étiez vigoureuses et vous êtes faibles.Votre activité était sans 1 .ornes, et vous voilà abattues, découragées et sans entrain.autour do vous, peut-être chez des membres de votre propre famille, et sachant aussi qu’elles n’ont jamais failli de soulager et do guérir.Prenez-en aujourd’hui, de crainte que, demain, il ne soit trop tard.Vous avez une tâche à remplir.Votre famille réclame des soins que vous ne prouvez prlus leur don» ner.Le moindre effort vous fatigue et vous n’en pouvez plus après avoir gravi un escalier.Votre devoir saute aux yeux.Il vous faut redevenir ce que vous étiez jadis ; robustes et courageuses, ardentes au travail et d’une activité qui ne se lasse jamais.Vous avez une mission à remplir et vous n’y faillirez pas.Car vous avez le sang pauvre et l’anémie vous expose à des maladies plus graves encore.D’autres qui ont négligé de se soigner à temps ont prayé de leur, vio leur insouciance coupable.Ne les imitez pras.Prenez des Pilules Rouges pour les Femmes Pâles et Faible?, sachant les cures qu’elles ont opérées Pour l’amour de vos enfants qui ont besoin do vous, ne tardez pas d'avantage.Car, dans l’état où vous êtes, tout retard serait dangereux.Chaque jour votre mal s’aggrave et, demain, il sera plus difficile à guérir.On ne badine pras avec sa santé.FRETEZ SE3E3 tü23 «mu a 2 ds Ea Compagnie Chimique Finança-Renericahse Obligations Garanties ^\°/c - Cinq Ans de hr Montreal Tramways & Power Company Limited propriétaire de la majorité du Capital-Artions de la Compagnie de» Tramways de Montréal, Datées du 1er mars 1919 - Echéant le 1er mars 1924 En coupures de : 5100, 5500 et 51.000.Titre : Au porteur ou nominatif enregistr* ï le pair (100 plus l’intérêt couru.En vertu du nouveau contrat passé entre la Cité de Montréal et la Compagnie dcH Tramways de Montréal, ces obligation* wont pratiquement garantie* par la ( ité, attendu que la franrhine assure â la ( ompagnie le* passait e* néee**ainn pour gagner à r.» foin lintérôt et Je dividende wur non capital.DEMANDEZ NOTRE PROSPECTUS ET NOS FORMULES DE SOUSCRIPTION PAR TELEPHONE OC TELEGRAMME.A NOS FRAIS.RENE-T.LECLERC BANQUIER ET COURTIER 160 rue Saint-Jacques, Montreal.Téléphone: Main 1260 et 12GI.Maison fondée en 1901) •-o> Mme J.CHAUVETTE 1, rue St-Roch, Trois-Rivières, P.Q, J’étais chétive et faible ; ma digestion se fsi-sa.it difïicil e -ment malgré le peu d’aliments que j’absorbais.J’étais sujette à des maux de tête et de dos.Souvent, j’étais en proie à des tristesses et des découragements incontrôlables.Les Pilules Rouges de la Compagnie Chimique Franco -Américaine, Après un travail de plusieurs es années dans manufactures, j’eus bien peur d’être obligée de laisser ma position, parce que je me sentais lasse, toujours lasse,
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