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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 20 juin 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1919-06-20, Collections de BAnQ.

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WWW Vingt-troisième année — No.25 Jonrnal hebdomadaire — Deux sous le numéro Vendredi 20 juin 1919 wm w s ORGANE LIBERAL t» DISTRICT dsTERRÈBOMNE.Lt msrr ex f *vs wm ajv &Attj u pcupii m1m Kc*4j vc*nowj mdjHui F113 m?i^vMujrr QS- 5A»s3Tt-) X" C~"~> - )V t E K.“ ^ Abonnement : ~C î'Jsn&da].' “ I Etats-U ni»].Strictement payable d’avance.SI.00 1.50 «M DIRECTEUR : SECRÉTAIRE DE LA RÉDACTION JULES-ÉDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JEROME (Terrebonne) P.Q.L-j.Annonces :t 1J c.la ligue agate, par insertion.Aunoucoa légales : 10 o.la ligne agate, 1ère F insertion ; 6c.la ligno, insertions subséquente» LE GOUVERNEMENT GOUIN .RESTERA AU POUVOIR 43 LIBERAUX ELUS PAR ACCLAMATION Le comté de Terrebonne se montre reconrçaissarçt Le peuple de la province a prouve, lundi * M, Jules-Edouard Prévost, député au dernier, que sir Lomer Gouin et son gou- i Parlement fédéral, lit une jolie allocution vernement avaient conservé toute sa confiance.Le gouvernement libéral reviendra certainement au pouvoir avec une majorité considerable, si l’on en juge par les résultats de la journée du 10 juin, alors que 44 députés ont été élus par acclamation.Sur ca nombre, il n’y a qu’un seul député conservateur qui ait été élu, c’est le général Smart, député de V estmount, et encore s’est-il dernièrement déclaré hostile à la politique de M.Arthur Sauvé, chef de l’opposition.Il y a 81 comtés dans la province de Québec, ce qui fait qu’il n’y a plus que 37 collèges électoraux oil il y aura scrutin le 23 juin : dans plusieurs de ceux-là la lutte se fait entre libéraux.Combien M.Arthur Sauvé — à qui M.Douât Lalande dispute ie mandat du comté de Deux-Montagnes — aura-t-il de partisans dans la nouvelle Chambre ?Nous pouvons donc, dès maintenant, saluer la belle victoire du gouvernement, dont se réjouissent à bon droit tous les libéraux.Le gouvernement de sir Lomer Gouin, qui a fait de notre province la plus prospère et la plus puissante du Canada, méritait cette grande marque de confiance de la part de l’électorat.'En 1916.le gouvernement Gouin obtenait, le jour de l’appc! nominal, 22 élections par acclamation ; ce nombre est maintenant presque doublé, preuve que les efforts bienfaisants du gouvernement sont de plus en plus appréciés.Les dernières années de l’administration de sir Lomer1 malgré les difficultés que suscitait la guerre, ont été tout particulièrement fructueuses et les électeurs de la province, qui ont joui de si grands avantages, avantages que le gouvernement entend encore augmenter, ne peuvent qu’appuyer j chaleureusement et sans réserve libéral.pour féliciter .M.David de son succès, si bien mérite, il lit également l’éloge de sir Lomer Gouin et de son administration.Chaleureusement applaudies, les paroles de M.Jules-Edouard Prévost terminèrent l’assemblée qui se dispersa non sans avoir poussé d enthousiastes bravos, en l’honneur du candidat élu.Jacques Lev rai.Sir Lomer Ûouin au Monument Rational Sir Lomer Gouin, premier ministre de la province de Québec, a parlé mardi soir au Monument National, où malgré une chaleur suffocante, une immense foule était réunie.Au début, on semait comme une certaine réserve qu’on n’avait pas l’habitude de constater dans ces grandes réunions, mais à la fin cette réserve avait fait place à un ardent enthousiasme qui rappelait celui du 7 décembre 1917.¦ Dans son discours,qui a duré près de deux heures, Sir Lomer Gouin a expliqué en détail l’œuvre de son gouvernement depuis 1905 et a annoncé ce qu’il avait l’intention de faire au cours des amiéestjui vt>rrt> enivre.Le premier ministre a surtout traité des affaires qui concernent spécialement Montréal.Personne plus que lui ne désire l’autonomie de la métropole, et il a annoncé lent de la Jeunesse Libérale, de M.Atha-iase David, de l’honorable Napoléon Séguin, de M.Thibaudeau Rinfret, de M.Ch.W.Taylor et de M.Henry Miles ont été très applaudis et très écoutés.Le malaise ouvrier et’le gouvernement En face de la crise qui menace la stabilité industrielle du Canada le gouvernement actuel languit et semble atteint au cœur.Poursuivi par les malheurs il ne peut gagner la confiance publique Comment le contraire aurait-il pu se produire ?Les tories n’en veulent pas, de fait, ils le renient ; les libéraux n’en ont jamais voulu et le monde ouvrier est en lutte ouverte avec lui.Cependant, et malgré ces signes de l’hostilité générale, le gouvernemant ne vit ni ne meurt mais végète sons la forme d’un parasite de la vie publique qui a fini son temps et dont personne n’a besoin.L’administration du gouvernement unioniste s’est si intimement alliée au droit et à la force qu’elle a souvent pris l’un pour l’autre.Son régime entier a été en désaccord avec les idées d’un peuple autonome.Les décrets du conseil ont envahi la vie des forçats.Le peuple a souffert de l’excès comme de l’absolutisme.Dans son esprit étroit et tyrannique le gouvernement a oublié cette vérité fondamentale de la législation, c’est que la crainte et la terreur n’ont jamais formé de base suffisante à l’observance des lois.La doctrine de la terreur crée plus de rage que d’effroi.Les arguments de la violence échouent et échoueront toujours tant que l’esprit dominera la matière.En Canada ces arguments n’ont provoqué que des protestations et de la colère et ils ont augmenté la fièvre de la nation.Enragé et aigri par des prescriptions pénales le peuple du Canada est décidé à conserver ses libertés au risque de violer quelques-uns des innombrables décrets du conseil.Quand la loi et la liberté cheminent de concert, la liberté domine.- Semblant oublier les signes des temps et ( ans tin esprit, de fatalisme, le gouvernement joue du violon tandis que Rome brûle.Il ne prend qu’un intérêt du moment à En eff.-t, après avoir admis que les profits de sa maison, qui confectionne des étoffes pour vêtements, ont passé de moins de 7 pour cent en 1914, à plus de 26 pour cent en 1915, à plus de 3.5 pour cent eu 1916.à tout près de 47, en 1917, et eut à 72 pour cent en 1918, cet industriel ajoutait : “ Notre fabrique n’est pas construite pour la plus grande gloire de Dieu ni de qui que ce soit, mais pour rapporter des bénéfices aux actionnaires” L’admission, si elle est cynique, n’en était pas moins inutile, après la constatation des profits annuels de la compagnie depuis 1914.Le bilan annuel de cette maison indique bien l’une des causes de la cherté du vêtement : l’âpreté au gain de certains industriels.Les bénéfices de plus de 31 pour cent de la Dominion Textile Co., de Montréal, ne paraissent pas au premier abord trop extraordinaires,—même s’ils le sont,— en regard de ceux de cette industry?de Sherbrooke.A y regarder de près, cependant, les opérations de la Dominion Textile.Co.offrent un aussi bol exemple de profits extraordinaires ; car les 5 millions de capital-actions ordinaire de la compagnie, qui ont touché 8400,000 de bénéfices, représentent en réalité un deniiatnillion d’argent placé en tout dans l’entreprise.Ue qui, par ailleurs, démontre aussi que les intermédiaires dans l’industrie du vêtement se taillent de beaux bénéfices, c’est le témoignage'd’un fabricant d’étoffes de l'Ontario, d’après lequel un complet qui se vend 865.à Toronto, coûte au plus pour l’étoffe de laine dont il est fait, 814 50 au manufacturier.Si ce sont là des profits “ ordinaires” et courants, il n'est pas surprenant que l’habit soit hors de prix.(Le Devoir) 3IMWSH -K W W iWttW WW» WVirt WWW VW1,1-; WWW WWW -¦ I « ]¥leli-]Vieio >?I ¦c Jttï.-M !AtAU, MMM fcWAM «AMM MMM Umt MMM tmt* • Pas de militarisme (Du Canada) Nous protestons énergiquement contre le bill présenté par le ministre de la milice, le général Mcwburn, qui veut doubler l’armée permanente du Camilla durant la paix.Nous ne savons comment une idée aussi bizarre a pu germer dans le cerveau du ministre, à moins qu’elle n'y ait été implantée par les énergumèues et les partisans du militarisme à outrance que l’armistice île novembre dernier n'a pas encore réussi à calmer.Les dépenses militaires de notre participation à la guerre, qui ont grevé le Canada d'une deite énorme, étaient une nécessité de la situation ; mais pour nous c’est un fardeau immense à porter.Ce serait pure folie que do vouloir cou tinuer à l’augmenter en doublant le chiffre de notre milice permanente.Les bonnes routes Dans la paroisse de Saint-Jérôme, la réfection des chemins est enfin commencée ; les travaux se poursuivent sur la route a partir de chez M.Frédéric Labelle, en venant vers notre ville.l’imbroglio entre le capital et le travail.Tous ses efforts pour solutionner les questions d'urgence ne sont que des représenta que le mode actuel du gouvernement tnu-itions cinématographiques : il semble s'in- nicipal—qui n’est que temporaire—sera prochainement remplacé par* lei^ système d’administration qui répondra le mieux au désir du peuple.Quand à l'affaire du parc de Maisonneu-lè ^ parti ve, Sir Lomer Gouin s’est expliqué franchement et énergiquement à la satisfaction .Sir Lomer Gouin reçoit donc de l’électo- f*,us: rat l’hommage dû à son génie .” ’ .et | “ Drtns le P,lblic et Ls grands et pe- ii son constant dévouement pour son pays, i tits journaux dit le premier ministre, on a Aussi M Allianase David pouvait-il dire : beaucoup lait de train autour de cette af-avec raison, à l’assemblée du Monument National, mardi dernier, en s’adressant à 1 illustre premier ministre de Québec : » Il n’a pas été donné à tous les hommes publics de connaître la reconnaissance totale de tout un peuple.•' Vous demeurerez, sir Lomer Gouin, dans la province do Québec, l’exemple de I homme qui, au jour d'une nomination, a entendu une immense acUnmntion monter vers lui de.toutes les parties de son domaine politique.C'est la reconnaissance d’un peuple qui vient de passer.“ Et nous n’avons pas raison d’en être surpris Pourquoi ?Parce que s’il est des hommes qui, dans ic passé, ont pu produire sur l'imagination populaire une impression plus vive, il n’en est pas qui projetteront une impression plu» profonde, plu» forte et pins vigoureuse que celle que vous avez donnée dans votre politique de Quebec." faire.On a crié au scandale et on a essayé | île ternir des réputations d’hommes publies.On a voulu enfin renouveler ce qui avait eu lieu jadis dans les officines du "Mail".Comme toujours, on n’a pas voulu porter aucune accusation spécifique.J’ai dit dans le temps à quelqu’un : "Si vous avez des accusations h porter contre un ministre ou un député de cette Chambre, faites-le, et tout de suite vous aurez une enquête.Celui à qui j'ndtessais ces paroles n’en a rien fait, et il n’en fera rien." Au début de son discours, le premier ministre, après avoir résumé les mesures que ses collègues ont préconisées durant ces dernières années, a parlé du rétablissement ei du réajustement des finances de la .ince et île la diminution du budget de- La nomination dans le comté de Terrebonne provu j ficilaite.Il a proclamé ensuite le retour à la terre et a assuré que son gouvernement combattrait l’emprise des villes Sur les campagnes.En cette circonstance, M Gouin a promis que le gouvernement dépensera de fortes sommes pour vulgariser cette migration vers la terre.In “grande amie'.En terminant, il a traité de colonisation et a chanté la région immense, fertile et A trois heures, lundi après-midi, nul adversaire ne s’étant présente pour disputer au candidat libéral le mandat de député du comté de Tern bonne, M.J.-A.T héberge, officier-rapporteur, proclama élu M.Atha-ilHse David.D y avait dans la grande salle du palais de justice, un grand nombre d i li cteurs représentant.toutes les paroisses du comte, et 1 élection par acclamation de M.David lut saluée par des applaudissement» enthousiastes de cette foule.H y eut ensuite une assemblée qui fut présidée par M.le Dr Km.Fournier, president de l'Association libérale du comté de Terrebonne; ce dernier fit un superbe éloge de M.A David.Le député provincial de Terrebonne prononça un magnifique discours pour remercier les électeurs , il rappela ce qu il avait fait pour eux, les as»ni a de sa bonne volonté à promouvoir leurs intéièts dans I avenir comme par le passé.Comme toujours fis paroles de M.David lurent accueillies par d’enthousiasus upplaudisseiuejits.térèsser mais fait tête à queue devant les obstacles.La plainte actuelle du travail vient du cœur de la nation : le foyer ouvrier.La nourriture, le loyer et les vêtements atteignent des prix qui dépassent les moyens du travailleur.La ménagère, incapable d'équilibrer son budget de mui-on avec l’enveloppe de paye insuffisante quitte la direction financière de la maison.Et, comme elle représente 85 Ya des femmes du Canada il est facile de voir comment le ressentiment général contre le gouvernement grandit tous les jours.On lui en veut parce qu’il protège et favorise l’élite mais néglige les masses.La plus grossière et ridicule farce du siècle est encore de voir le gouvernement faire do la propagande d’économie chez la ménagère canadienne.Après avoir sacrifié les articles snperllus et.une partie du né-cesMiire, après avoir enduré les privations du régime de la commission des vivres, il est plaisant de lui demander d’économiser.Pourquoi ne pas dire à un malade qu’il ne devrait pas respirer l’air de la nuit quand on le force à sortir le soir ! Les femmes du Canada poussent la nation à la grève.Les faux-fuyants du gouvernement n’ont plus leur raison d'être, cette farce ne tient plus debout.Le pays est énervé au point d’une crise.Le ressort ne revient pas toujours doucement quand on le déclanche.Les ouvriers harassés n'ont aucune sorte de confiance dans le gouvernement.C’est le “ bordenisme ” qui est la source de tout le malaise et le malaise se créée dans le foyer où la ménagère ne peut plus rejoindre les deux bouts.La part des femmes qui ont une famille à élever n’est riche du Témiscainingue, qui au lieu d’avoir probablement pas comprise par le gouver-a population de 10,000 âmes, qu’ello a uc- | nemeut mais c.-lui-ci ne peut s’illusionner mollement, devra en avoir une de 400.000 j sur la menace de grève Il a promis qu avant peu de temps, cette partie de la province sera sillonnée de routes et qu'un chemin de ter la .sillonnerait pour le plus grand avantage des colons d'hier, d'aujourd’hui et de demain 1>> premier ministre du Québec a aussi touche à la question ouvrière et a démontré que son gouvernement s'était intéresse d line manière toute particulière à cette classe si intéressante de la société II a rédigé des lois spéciales, établi des mesures de protection pour l’ouvrier et 1 usinier.Ii a nulle de faire communier, dans un même sentiment, le patron et son employé Demain, il verra â faire cesser le malaise d’aujourd'hui La crise inévitable de l’après-guerre diminuera d'intensité, à mesure que générale qui a été mise à exécution depuis quelques semaines.(Toronto Statesman, 7 mai 1919.) 0.0 Saint-Janvier doit se mettre à l’oeuvre sous peu.Eu outre de la route qui cotisti tue un chaînon de la grande route des Lau-rentides, la “ montée du dépôt ”, qui conduit de la gare au village, sera refaite.Le gouvernement paiera 50 V, du coût de ces travaux.Le contrat, pour la route de la Grande-Ligne, entre Sainte Thérèse et .Saint-Janvier, a été accordé à M.Blanchard, de Sainte-Thérèse, pour la somme de 829 000.Le gouvernement paiera 60 °/o du coût de C.-S travaux, capital et intérêt ; il paiera également la balance du capital, mais les municipalités intéressées devront en payer l’intérêt, soit 3 % sur J0 p.c.du coût des travaux.Si le gouvernement a montré une telle bienveillance â l’égard du comté de Terrebonne, nous le devons à son esprit de justice, mais aussi et surtout aux efforts et à l'influence de M.Athanase David, notre député, que l’on ne saurait trop remercier.La traversée de l’Atlantique Pour la première fois dans l'histoire du momie, des aviateurs, en un seul voyage, sans arrêts, ont traversé l’Atlantique.Les aviateurs Aleock et Brown, avec une mu-chiue Vickers-Vitny, sont partis de Terre-Neuve et ont atterri en Irlande après être restés seize heures et douze minutes dans l’air.C'est mie victoire pour la science que de faire en quelques heures ce que Colomb prit trois mois à accomplir et que les transat lantiques les plus rapides ne peuvent franchir en moins d’une semaine presque complète.Le jour n’est peut-être pas très loin où ce ne sera plus que l’affaire de quelques jours de se rendre en France, de vaquer à ses affaires et de revenir passer le dimanche dans sa famille.Le prix de 850,000 du Daily Mail sera remis aux deux aviateurs pour leur heureuse traversée sans arrêt.Le vote sur le budget Lo vote sur le budget a été pris, jeudi, à 2 heures 30 du matin.Quatorze députés unionistes, se sont, en celte circonstance, séparés du gouvernement et ont voté pour l’amendement McMaster qui a été rejeté par 121 voix contre 70.Le vote sur le budget a donné le résultat de 120 votes pour le gouvernement et 70 contre.IVj.Thibaudeau Rinfret Industries payantes Personne de sensé n’ira prétendre que les industriels et les marchands doivent vendre leurs marchandises au prix coûtant.Ils ont droit â lin profit légitime.La qualité de celui-ci dépend des capitaux placés dans leur entreprise et des risques encourus.Par ailleurs, cependant, on ne saurait prétendre que les industriels et les marchands ont droit d’exiger n'importe que! profit de leurs produits.Ce sont là vérités élémentaires ; les conditions normales re viendront et que niais le gérant d'une industrie de Sherbroo* le bouleversement sVIlncera devant la paix, ke, la Patan Manufacturing Cu., no paie concorde et I harmonie paraît pas s’en être sotncmi, an cours de Les autres discours, ceux du sénateur sa déposition devant la commission parle-Rioul Datidurand, du l'honorable M Wal* 'mentaire d’enquête sur la cherté de la vie, ter Mitchell, de M.Ernest Bertrand, prési- |à Ottawa, mardi.M.Thibaudeau Rinfret, qui est candidat libéral, dans le comté de Laval, fait une belle lutte qui lui attire des sympathies et des marques de confiance.de pins en plus nombreuses.En diet, s'il est un candidat qui mérite la sympathie et la confiance du peuple, c’est bien M.Thibaudeau Rinfret., Son intelligence, son esprit éclairé, ses profondes connaissances légales, sa culture intellectuelle, le placent au premier rang de cette brillante phalange de jeunes libéraux où se recrute l’élite de nos hommes publics.M.Thibaudeau Rinfret sera un député idéal.Il apportera aux débats de la Chambre celle éloquence, cette dignité, et cette droiture qui lui valurent de si grands et de si durable succès au cours de sa carrière déjà si remplie.Nous espérons que les électeurs du comté de Laval, comprenant qu’ils auront en M.Thibaudeau Rinfret un député qui peut aspirer aux plus hautes fonctions publiques, un député qui pourra rendre d’éminents services à son comté et à sa province, un député qui leur fera honneur, — sauront donner une majorité imposante au candidat libéral et la victoire qu'il mérite si bien.J.L.L’oeuvre des boches en F-rance Le service des ponts et chaussées de la Meuse, sur l’initiative do M.Lambert, ingénieur en chef, a dressé une carte du département.De cette carte, on peut établir la très intéressante statistique suivante : Nombre des immeubles dans la Meuse an 1er août 1914 : 59,225.Immeubles démolis ou irréparables: 30, 7)26.Immeubles endommagés, mais réparables: 10,541.Immeubles restant intacts: 18,158.Sur 586 communes de la Meuse 413 ont subi des dégradations plus ou moins iuipor tantes, soit 70 p.c.Sur ces 413 communes, 63 ont été entièrement détruites, 38 ont des immeubles complètement détruits ou endommagés, soit 101 communes dont, les immeubles sont totalement irréparables ; 291 communes ont une partie de leurs immeubles réparables ; dans 21 communes seulement, la totalité des immeubles n été épargnée ou a subi des dégradations insignifiantes.c -tte compagnie pieuvre aura bientôt absorbé Toronto.C'eut ce que les député» voulaient empêcher quand ils ont amendé la charte eu 1917, mais le Sénat a rétabli la clause et renvoyé le projet do loi.Après un second es»ai inutile, le ministre de» chemins de fer a cru pouvoir faire passer la pilule en déguisant la clause dangereuse sous un appel apparent à la commission des chemins de ter.Mais la OliHinbre n’a pas voulu entendre parler de co déguisement et, par un amendement de M.Mowatt, elle a rétabli les choses telles qu’elle les voulait, c’est-à-dire en obligeant la compagnie pieuvre à demander la permission pour s’emparer des rues.Les ministres qui ont voté eu faveur des compagnies contre le peuple sont MM.lleid, Siftou, Carvel I, Rowell, Mewburn et Ballau-tyne, mat» tou» ont été battus pur uno assez bonno majorité.Le public fera bien de ne pas oublier los noms des députés qui ont voté contre l’amendement Mowatt, c’est-à-dire on faveur des monopoles et surtout de penser que c’est le Sénat, corps irresponsable qui usl au fond do tout c» mal.En i ffi-t, et pour la troisième fois, le Sénat vient de refuser du ratifier lo projet d» loi.Encore une fois les sénateur» et avec eux quelques ministres viennent do déclarer que les intéièts du capitalistes comme Mackeuzie passent avant les intérêts du pays et du peuple.Les promoteurs do la compagnie ont vendu —ou donné — pour 35 millions d’obligations garantissant uue compagnie dont tout le capital est d'un million et demi.Le peuple a été dépouillé d’avance et quand ses représentants protestent et modifient lu loi pour nous rendre nos droits, on voit les sénateurs prendre fait et cause pour los détrousseurs et los aventuriers do la finance politique.La Chambre a maintenant le droit de passer outre et de forcer l’adoption du piojet de loi malgré les membres du Sénat et il est à espérer qu’elle le fera.Les soldats revenus La démobilisation se fait si rapidement qu’ou compte que tous les soldats canadiens seront de retour dans leurs foyers à la fin du mois prochain.Les chiffres donné» par le ministre de la milice, au sujet du rapatriemout des hommes, montrent quo la plu» grande énergie a été déployée par le département.A la date de l'armistice, il y avait sous Iph armes le nombre de soldats suivant : 277,439 Prisonniers et manquants.3,043 280,482 Total.Revenus, du 11 nov.1918 au 31 mai 1919.185,216 Libérés en Angleterre durant cette période.Libéré» en mai 1919 en Angleterre Libérés depuis le 31 mai " Porte» rapportées après le 11 nov.1919.Pertes estimées uvril et mai 1910, .Soldats à revenir le 1er juin 1919.Expédition de Sibérie.Non enregistrés.4,459 2,700 2,500 2,757 350 80,760 500 1,240 — M.Albert Ménard a ouvert, à Saint-Jé-tôme, un atelier pour la fabrication des meuble», voiturettes, jouet», etc.Il fait aussi les réparations de toutes sorte».M.Ménard qui est établi au No.36 rue Sainte-Virginie (Tél, Bell 174) sollicite l'encouragement de tous.Le bill des chemins defer Ea loi refondue des chemins de fer a été de nouveau modifiée et de nouveau adoptée à la Chambre de manière à ce que les intérêts des municipalités soient protégés contre l’envahissement des compagnies monopolistes.C'est la troisième fois que cette loi fait la navette entre le Sénat et la Chambre.Au fond, la question est celle de la compagnie Toronto et Niagara qui, au capital de 81,500,000, fut fondée par le fameux Mackenzie, associe ou complice du non moins fameux Mann.Le but de la compagnie était simplement de transmettre l’euergie électrique des chutes Niugara à Toronto, mais, avec une habileté consommée, Mackenzie composa un syndicat de directeurs qui s’emparèrent peu à peu de la Toronto Light, de la Toronto Street R i‘-way et de ia Niagara Development Co., trois compagnies qui distribuent la lumière, fout circuler dos tramways et transmettent ia force motrice.De cette manière le monopole se trouvait entre les mains des même» directeurs et les quatre compagnies u’en formaient en réalité qu'une seule, ce qui a permis à la compagnie Toronto et Niagara de vendre 835.000,000 d’obligations malgré sa faible capitalisation de un million et demi.Or, la compagnie avait dans sa charte une clause qui lui permettait de passer dans les municipalités sans demauder permission.Tant qu’elle se contentait d’être compagnie do transmission, la chose était parfaitement raisonnable, mais du moment qu’elle vend la lumière et pote des voie» de tramways, la question n’est plut du tout la même et, si on n’y met halte, 280,482 Total.Les chiffres du 1er juin sont déjà sujets à correction car au moins une demi-douzaine de transports remplis de troupes canadiennes ont quitté l’Angleterre depuis cette date.LETTRE OUVERTE En marge d’uq article M.Claude Bâcle, critique littéraire à I’Avenir au Noun.Cher monsieur.J'ai lu avec un vif intéièt votre article intitule 11 1, abbé Camille Roy et nos Boileaux canadiens ”, paru dans les numéros du 2 et du 9 mai de ce journal.Je vous suis reconnaissant des bonnes paroles que vous avez pour moi et du bon souvenir que von» m'y accordez.Voua me ressuscitez un peu, mou ami.J’étais mort, bien mort pour tous.Malgré mes travaux et mes 1 uttes du passé, malgré mes incursions assez fréquentes et parfois trop profondes sur des terrains dangereux, tels que ceux de la critique littéraire, du théâtre, do l’économie sociale, voire même politique.J 'étais tellement mort daus la mémoire de mes contemporains que Jean Cliarbonneau qui, dans ses influences française», a salué tout le monde, grands et petit», jeunes et vieux, n’a pas eu pour moi on signe de tête mémo imperceptible.Oii i je no m’en plains pas ; je constate, c’est tout.Je n’si jamais cherché la réclame.Dieu le sait, parce que c’est un feu de paille qui flambe trop vite, et les étincelles qui s’en détachent sont des étoiles qui s’éteignent trop brusquement dans ie noir permanent de l’oubli.Franchement, une page comme celle que vous me consacrez vaut mieux que tous les saluts protecteurs parce qu’on y sent la spontanéité, ce subtil parfum do la sincérité.J ’ai pourtant queiquo choso à reprocher à votre article : vous vous montrez injuste à l’égard de l’élément laïque.J’ai bataillé toute ma vie contre toutes les injustices.Souffrez, mou ami, que je m’attaque à la vôtre.Voua êtes injuste quand vous ditos que “ les religieux do notre pays sont, à l’heure présente les plus intéressants et le» plus forts de nos écrivain»” ; vous êtes doublement injuste quand 'ou» affirmez que 11 la force intellectuelle n’est pas en ce moment du côté des l»ï que* ”, Et, comme vous adores le par&doxe au point de vpus y baigner à nomade, von» dite» j «• JRlfjj 8416 l’avenir du jsq|d - 20 juin 1919 rnrtnir 11 mtu ^HOmm.n’rst plus facile à prouver et c'est ce que je ferai d’ici peu”.Voua n’oD ferez rien, mon ami.Ou ai vous en faites quelque chose, votre preu ve sera tellement paradoxale, tellement, que ce sera un coup d’assommoir sur la tête des gen-de lettres en soutane.Vous ne voulez pas, vous vous en dêf.-ndtz, qu’on vous accuse de vouloir vous attirer les faveurs des cléricaux.On va encore m’accuser, moi, de vouloir faire de l’anticléricalisme.Mais je m’en moque.Je me bats pour la jus tice.Et je me bats pour elle, de quelque côté qu’elle se trouve.Tant pis pour ceux qui méjugent mal.Quand je me suis battu dans 1 intérêt de la classe pauvre et que j'ai travaillé au-delà même de mes forces et de mes moyeu» à la réforme scolaire et particulièrement à la gratuité de renseignement et à l’uniformité de-livre0, j’ai été accusé d’athéisme et de franc maçonnerie ; je ne suis pas sur si, même, on ne l’a pas prouvé : ce «ont choses si faciles à prouver, dans notre pay0, quaod on veut pendre quelqu’un ! Pour expier un crime si affreux que de piêcher ia réforme °eolaire, j’ai dû aller vivre sept années dans exil.Et quel l’exil, mon Dieu ¦ Pire que l’iie du Diable ! Ottawa, puisqu’il faut l’appeler par son nom ! J y ai pris une neurasthénie qui m’a défiguré pour le reste de mes jours.Me sentant tiès laid physique meut, et d'une laideur à laquelle aucun f ird ne saurait remédier, je lâche de me rattraper en me fabriquant une certaine beauté morale.C'est une b-auté sans doute moins pri-ée que l’autre ; elle passe inaperçue dans les salons comme dans les tramway-.Mais il faut bien que je me consote : je ne suis plus jeune.Non, mon ami, les religieux ne sont, à l'heure présente, ni les plus intéressants, ni les meilleurs de nos écrivains et ils u’out pas le monopole de la force intellectuelle.Remarquez que je ne dis pus qu’ils ne sont pa» intéressants et qu’ils n’ont aucune force intellectuelle Je ne leur en concède pis plus qu’aux laQues ; voilà tout.E; en quoi donc sont-ils plus forts que nous î Ce n’est certainement pas en poésie.Le seul de nos poètes piètres doué d’uue réelle inspiration, l’abbé Melançnn, ne chante plus, ou, du moins, n’a presque pas chanté depuis - qu'il porte la soutaue.La soutane ne tue pas le sentiment poétique, mais elle l'étouffe ; elle lui sert de boisseau.L’n piètre ne saurait décemment faire vibrer toutes les cordes de son âme.Le stul amour qui ne se puisse chanter eu beaux vers, c’est celui de Dieu.L'amour di-viu ressemble aux grandes douleurs ; il est muet.Si Lozeau, si Ferlant!, si Doucet,si Des-aulniers, si B auregard, si Tremblay, si ChopiD, si Chauvin, si Gallèz", si Dreux étaient prêtres, notic poésie pleurerait la perte de tous ces amants qui la courtisent avec plus ou moins d’assiduité.Quel dommage que Baker n’ait jamais songé à embrasser le sacerdoce ! Ce n’est certainement ni dans le roman, ni dans le théâtre que nos religieux sont plus iu-téressanta et plus forts que les laïques.La soutane leur interdit d’aborder l’un et !'autre de cos genres, et pour cause Ce n'est- pas dans le journalisme non plus.J’espère bien qu’on n ira pas comparer un abbé Damours, à Bourass Prévost ou Rinfret.A moins qu’on ne prétende quç les Denault, les lléroux.les Tardivel méritent de porter l’habit religieux et qu’on les classe comme tels.A vrai dire, c'est dans les écoles scientifique et didactiques que nos écrivains religieux -em blent l'emf orter sur nos écrivains laïque».Mais, là encore, si nous allions au fond des choses, nous nous apercevrions (l’une illusion li'opti que.Le livre signé d'un nom d’abbé aura tou juurs, ch.z nous, une meilleure presse que celui quesigueun laïque, pour la rai-ou que l'on croirait faire de !’anuc!érica!i«me que d'aller soutenir qu'un piètre puisse écrire des idioties Un abbé Laçasse quelconque pourra écrire eu uu style rococo les choses les plus saugrenue», ou trouvera toujours le moyen de faire di-tri buer en prix à no» élèves ces horreurs d’un abbé Laçasse quelconque.Assommer un laïque qui maitiaite la grammaire et le bon sens, c'e-t iogique, c'est faire œuvre pie ; mais dire, même très respectueu-ement, à uu abbé Baillargé qu’il ferait mieux de manier le goupillon que la plume, c’est commettre un péché morte) dont i est bien difficile de se faire absoudre.Or, nos écrivains religieux pouvant compter sur une meilleure press-, leurs oeuvres, quelles qu’elles soient, trouvent nécessairement un public mieux disposé.I/étude d- de Montigny sur ia langue française vaut, certes, infiniment mieux que les petits opuscules de l’abbé Blanchard.Or, pendant que les petits opuscules de l’abbé B anchard s’enlèvent comme des petits pains chauds et sont en train d'enrichir leur homme, le livre de de Mont gny s’enlise dans la poussière et les toiles d’araignées des arrière rayons des boutiques de nos libraire».Pourquoi î Si je répondais à ce pomquoi, une bos»e de plus me pousserait sur le crâue.Et j’ai le ciâue si sensible pour y avoir reçu tant de coups de massue ! Une simple illusion d'optique, voua dis-je.Combien de manuscrits de toutes sortes dorment et jaunissent au fond de nos tiroir», pauvres laïque», parce que nous savon» qu’ils n’auront pas la faveur populaire, n’étant pas signés d’un nom d’abbé ! Q l’on me pardonne de me prendre pour exemple : ii»n qu’en critique littéraire, j’aurais de quoi faire cinq ou -ix volumes.Mai» est-ce bien facile pour nous de faire imprimer 1 D’un autre côté, quel éditeur osera s’en charger quand il con-tatera que je n’ai pas changé d’opinion sur Chapman et que ce uVst pas avec des lunettes à verres my-tique» que je juge de la valeur d une œuvre î Ce n'est pas parce que Routhier écrit de pieuses chose* que j'irai proclamer son style celui u’un écrivain de génie.Parce que j’affirme que sa prose ressemble à une pâte de pain de guerre, on ira m’accuser de sacrilège.Et quel» cris de fureur ne pousserait-on pas dans nos couvents et n03 collèges «i on allait lire dans mes livres que Lozeau, qui fut bon dans non •• Acné Solitaire ", est simplement médiocre dan» le "Miroir des jours *> et tout à fait mauvais dans •• Laurier et Feuilles d’Erable ", que Doucet est devenu, depuis qu’il habite O ié.hec.une espèce de Chapman qui se figure que faire des ver» par centaines chaque jour c’est app-ocher de Victor Hugo pour le génie, que les “Disques d'airain” de Biker sont un monument de divagations p»euao-philosophiques rimées 1 Dans quelque sphère que ce 6oit, il nous est interdit à nous, laïques d'exprimer une opinion qui soit véritablement la nôtre Si nous complimentons, on nous accuse de vouloir nous attirer des faveurs, si nous 4 .gelions, on nous accuse d'ètre des jaloux, des fielleux, des vindicatifs.Et si nous nous taisons, on nous accuse de paresse intellectuelle et d’inertie cérébrale.Il n’y a que deux genres de littérature qui réussissent bien dans notre pays : celui que l’on cultive à la VériU ou au Canard et celui qui eu en train d’immortaliser les Timothée et le» Nézitne.Hors ces deux genres point de salut.PdtilL z une brochurette sur «aiute Emilie de I Energie ou un gros volume sur les exploita de Ltdébaache, vous serez Ju, toutes 1st commis nions scolaires s’arracheront votre œuvre pour l’édification de nos fils, filles, neveux et nièces.Mais arrêtez-vous là si vous êtes BOucieux de conserver vos écu» et votre renommée littéraire.Vous êtes injuste, mon ami, parce que vous n'avei pas pensé à faire la part de toutes ces choses quaod vous affirmez que les religieux de notre pays sont, à l’heure présente, les plus intéressants et les plus forts de nos écrivain».Bins compter que les soucis matériels, ce struggle for-iife si pénible pour nous, laïque» -ont nuis ou presquo pour l’élément ecclésiastique et religieux.Mais à quoi bon m'étendre là-dessus ! Dans tous les cas, soit dit avec cette franchise qui m’a valu tous mes déboires, vos arti clés, mon ami, s’inscrivent singulièrement en faux contre votre propre affirmation.Germain Beaulieu Moutréal, le 12 mai 1919.Un cas édifiait Des profits nets de plus de 300 p.c.et du stock ayant sur le marché une valeur de $4,500,000, mais pour lequel pas un sou ne fut jamais déboursé, telles sont les révélations faites devant la commission chargé de faire enqnête sur le coût de la vie, par Francis-G Daniels, gérant général de la Dominion Textile Company.Cette compagnie a été organisée en 1905 avec un capital de $7,500,000 dont $2,500,000 de stock de priorité et $5,000,000 de stock commun.Du stock préférentiel, $1,940,000 ont été émis.Tout ce stock, moins $500,000, a été émis aux compagnies qui se sont fusionnées pour former la Dominion Textile Company.Les cinq millions de stock commun représentent seulement un déboursé de $500,000.M.Daniels.a déclaré que les recettes brutes de la compagnie, pour les douze mois terminés le 31 mars 1919, ont été de $3,434.752, et alors une balance de $2,109,104 fut portée au crédit, formant un total de $5,623,856.Le paiement des dividendes et des taxes a été fail à même ce montant et $1,100,000 ont été portés au fonds de réserve.Les profits des parts communes sont de $400,000.— Alors, dit M.Tringle, l’avocat de la commission, ves profits ont été de $400,000 sur un stock de cinq millions qui représente un déboursé de $500,000.M.Daniels répondit que les recettes nettes du stock commun ont été de 31 p.c.M.Stevens, député de Vancouver, en examinant ie bilan de la compagnie, découvrit que les $3,434,752 mentionnés par M.Dauiels comme étant des profits bruts sont en réalité des profits nets.En 1918, la compagnie a payé 7 p.c.sur les parts communes ou $350,000 et par là obtenu un surplus de $1,144,166 Les profils pour l’année furent de $1,873,371 ou 21 p.c.M.Tringle a calculé avec M.Daniels que la compagnie a fait en somme $1,559,888 sur le capital réel de $500,000, ou 300 p.c.Le 31 mars 1918, la compagnie avait en magasin 13 millions de livres de coton brut acheté à raison de $22 les 100 livres, mais peu âpre», le prix courant de ce produit était de $36 les 100 livres.Naturellement, la Dominion Textile augmenta les prix de ses produits en conséquence.G’est ce qui explique, dit M.Daniels, que nous ayons fait de si gros profits.C'est aussi ce qui démontre à l’évidence que le consommateur canadien est la victime de la cupidité des manufacturiers.CHRONIQUE D’OTTAWA de fréquenter les écoles d’Ottawa qui sont] éloignées et oïl ils ue trouvaient pas toujours ] de la place.Malgré l’opposition de quelque» encroûtés de Hull, la majorité s’est déclarée pour le progrès., o o o La situatiou est toujours loiu d’être calme dau» les écoles séparées d’Ottawa et la bande de fanatiques irlandais continue ses menées pour forcer M.Uenest soit à démissionner soit à faire au goût de quelques ennemis de la lau-gue française.Le prétexte de gièvu ayant été reconnu subtil ut inutile on u recours mainte mint aux menaces directes contre les institutrices qui sont demeurées fidèles à la commission et certains individus poussent les éleves a les injurier et même à ie» attaquer dans les classes.C’est l'anarchie pure dans cette école Saint-Patrice où la plus jolie baudo do voyou-qu’on puisse imaginer vient soi-disant se faire instruire.Le président de la commission tient ferme et a commencé par suspendre une insti tutrice du uom de O’Meara, meneuse des révoltées et instigatrice des tioubles.En attendant, l’ancien ptiucipil renvoyé, un individu du nom de Kelley, est parti eu emportant les clef» et il est probable qu’il sera poursuivi s’il ne les îemet pas.C’est ainsi que les Irlandais remercient le» Canadiens f.auçais de leur avoir obtenu des écoles de leur religou.Descaves Saint-Jérôme fête sor| dévoué pasteur Saint-Jérôme a voulu fêter son curé, M.Tubbe F.-X de la Durautaye, qui vient d'être élu à la dignité de prélat de la maison du pape Lundi matin, notre curé partait pour Montréal.Dans la journée, la nouvelle ;e répandit de l’honneur qui était confère à notre paste.ur.Ou résolut alors d’orgauûer pour son retour une manifestation duut l'initiative revient à M.l’abbé Matte, vicaire, et aux principaux citoyens de Saint-Jérôme.A l’arrivée du truin de Montréal, nue foule nombreuse s’était rendue à la gare pour saluer Mgr de la Durantaye.Le nouveau prélat descendit du train aux acclamations de la foule, pendant que la fanfare Saint-Jérôme jouait une marche enlevante Immédiatement un imposant cortège d’automobiles ornées de drapeaux se mit en marche et, fanfare en tète, défila, dans les rues de la ville.Mgr de la Durantaye avait pris place dans l’automobile du Dr Em.Fournier avec son honneur le maire Legault, M.Janvier Corbeil, maire de la paroisse, et les deux députés du comté de Terrebonne, MM.Jules-Edouard Trévost et Athaua.se David.Au presbytère, M.le maire prit la parole pour'féliciter le nouveau prélat et lui dire combien les citoyens de Saint-Jérôme étaient heureux et fiers de l’honneur qui était fait à leur curé.Dans sa réponse empreinte d’éinotion, Mgr de la Durantaye dit la surprise toute agréable qu'il éprouvait et il en remercia s‘s paroissiens; il déclara qu’il avait accepté la dignité de prélat romain surtout parce que ses paroissiens en seraient heureux et qu'il désirait demeurer “le curé” de Saint-Jérôme.MM.Jules-Edouard Prévost et Atlianase David, eurent d’éloquentes paroles a la louange de Mgr de la Durantaye.Cette manifestation impromptue si réussie laissera dans le cœur des Jérômiens.uu souvenir ineffaçable.Protection et Bénéfice 36F IABANQVÊws Lorsque l’argent est déposé comme compte d'épargnes a la Banque des Marchands il est en sûreté parfaite, pour ce qui vous regarde.U porte intérêt tant au’il est là—de sorte que la banque vous naie pour ainsi dire, pour avoir som de votre argent.Ne portez pas sur vous des sommes d'argent dont vous n avez pas besoin ni ne les cachez dans votre maison.Protégez-ies contre les voleurs et le feu, en ouvrant un compte d ’épargnes.Bureau Chef: Montreal.DV CfA.NlA.DlA.A VENDRE — 3 mai»on», près du centre de la ville de Saint-Jérôme.Une à deux loge-••>t .y- iySà l *; f -Vvf.fc&aRS&ÿ SfcÆ ¦ *î U- h SES ÜS52 «BS mtllJlllIiii QbftY* üü itrwn ægapaæssgi' .9*7-7.:-.;' 2 J V KS» *5?» 3 Véritable Spécifique contre la Grippeest undesprin-cipaux ingrédients du Sirop Gauvin pour le Rhume, ; -t provient du Japon où il est extrait des feuillesde la menthe (voir illustration^.Associé à Cucalyptol.à la Gomme d ’Eplnette.au CerificrSauv et autre .médicaments tirés du règne végétal, il fait du Srrup Gauv.n le rttr.-l-.eri Le VIN ST-MICIIEL sc prend à la dose d'un verre à vin avant les repas et chaque fois que le besoin s'en fait sentir.BOIVIN, WILSON & CIE, Limitée, (Se.li A irait), 468, St-Pau! Ouest, Montréal EASTERN DRUG CO., Boston, Mass.’, (Agents pour les Etats-Unis.) q VJftW ¦ t -.-r.¦ 'Skte tyh 'r~A L’AVKNIR 1)0 «OKU WW wwwwwwwwww A»-F*.LARLANTE Agent d’Assurances' contre l’incendie 228, rue Lnbelle, [Saint-Jérôme iuiuiuiuiaiuiuiuiuiaiuauu Klie Meunier MANUFACTURIER Portes, Chassis, Jalousies, Moulures B,is de charpente, Bois préparéJ Tournage, Découpage, etc.Ancienne roanuf.Limoges, près du moulin a farine Jules Drouin SAINT-JEROME Atmlez-vous acheteTt à.des prix modérés, des marchandises de qualité fiiipérieureJ Le Sirop du Dr Fred Demers pour les enfants est un trésor pour le rorameil, la dentition, contre les* coliques, la diarrhée, et pour tous les besoins des bébés et dr.< enfants.Denmndez-le toujours.En vente partout et au dépôt, 3Û9 rue Snint-Denjs.Alontréul.Cachets du Dr Fred Deniers contre le ma! de tête Guérison en 5 minutes tie tous maux de tête ee sont les seuls vraiment bons.Exiger îutt-join-s le nom du l)r Demers gravé sur choque cachet.En ventq,partout.Dépôt : IflMl .rue Suint-Denis.Montréal.L’AVENIR DU NORD est publié à Saint Jérôme, par J.-E Prévost, éditeur-propriétaire.Aiiezà^ ja Librairie Prévost Rue Sainte-Julie Saint-Jérôme ¦ Province de Ouébec Municipalité de la paroisse de L Ascension A une session spéciale du coDseil municipal do la paroisse de L’A-c-ensiou tenue au Heu ordinaire des délibérât ions dudit conseil, lundi, le deuxième jour de juin mil neuf cenl dix-neuf, conformément aux dispositions du Code -Municipal de la province de Québec, et à laquelle tession sont présents : M.le tuaire I-nuis Séguin et MM.les conseillera Joseph Rohi-chaud, Arihur Sarrazin, Augustin De«or-meaux, Isidore Carrière, Patrick Sarrazin, formant le quorum dudit conseil sous le présidence de M.le Maire.REGLEMENT No 31 Abrogeant le règlement No 26 de prohibition relativement à la vente des liqueurs enivrantes et alcooliques.Attendu que le résultat du vote sur le plébiscite en avril dernier démontre que la grandeT majorité du p-uple de la province est en faveur de la bière et des vins légers ; Attendu qu'il est ju»te et rai-onnable de donner aux contribuab.es de cette municipaiiié l’avantage de se prononcer sur cette question de bière et de vins légers pour leur localité ; Il est ré-olu et -tnlué par règlement (Nu 31 ) comme suit, sur proposition ou con-ciiler Augustin Desornuaux, secondé par le conseiller I-idore Carrière comme suit, savoir : L lys règlement No 26 de ce con-eil relatif à la prohibition de la vente des iiqueurs enivrantes et alcooliques est par le pié-ent règlement révoqué et annullé à toutes fins de droit*.2.Cerègemiut sera soumis suivant la Ici aux électeurs municipaux de ladite municipa lté pour approbation et n’entrera en vigueur qu’après telle approbation seulement conformément aux dispositions de la loi de Tempérance de la province de Québec.3.J-e secrétaire-trésorier de ce conseil s* ra tenu de faire publier le présent règlement i-vant la loi, et d'en transmettre »u-i suivant la loi une copie au Percepteur du Revenu Provincial pour le di-trict de Montcalm.(Signé) LOUIS SÉGUIN, maire, C.LEONARD.Sec.Trés.Je soussigné, Cyriac I-éonard, ‘¦ecrétaire-lré-gorier du conseil municipal de la paroi-e de L’A-ceusion, certifie que 1a copie du règlement ci-dessus est une vraie copie du règlement passé par ledit conseil à sa session spéciale du deuxième jour de juin 1919.C.LÉONARD.Secrétaire-tré orier.Province de Québec j Municipalité de la paroisse de L'Ascension I Aux habitants de ladite municipalité de la paroisse de L’Ascension AVIS PUBLIC est par le présent donné par le soussigné, Cyriac Léonard, secrétaire-trésorier du conseil municipal de la paroi.se d>-L’Ascension que le règlement ci-dessus (No 31) sera pris en Considération par les électeurs mu uicipaux de ladite municipalité qualifiés suivant la loi poor approuver ou désapprouver ledit lé glement, le vendredi 4 juillet 1919, étant un jour de la semaine suivant la dernière semaine de la publication du règlement dans les journaux, à dix heures du matin en la salle ordinaire des délibérations dudit conseil en ladite municipalité, auquel jour il y aura votation su scrutin secret pour ladite municipalité aux fins de décréter si ledit règlement doit être approu- vé ou désapprouvé, suivant le ca«, par les électeur.Donné à L’A.cemion, ce trobiètne jour de juin 1919.(8igné) C.1.KONARD, Sec.-Tré*.( Vraie copie) C.I.f.ON'AItD.Secrétaire tré-urier.COUR SUPERIEURE Canada Province de Québec District de Terreboom-No 1364 Dame ALICE TKUDK'., éj.:.-.utractu-l- ie/nent séparée rie bien* de II.-A.p.é i-le, de la vil> de Sainte Aga'b r-dt -, Mont., di-trict.de Terrebonne, domiciliée av.c son époux, et ledit II -A.Béi-ie, en autant que besoin est pour autori .tr son épouse aux fins des présentes, ¦ Demanderesse vs W AC LOW PAZ US IS, tu inlian 1-r dll-tir, de ia vile; de Sainte- Agathe - des - Mont-, et maintenant de lieux inconnus, Défendeur Il est ordonné au def -ndeur de compand te dans le mois.Saiute-S.bol i«tiqoe, 27 mai 1919 (Sgné) GRIGNON A FORTIER, Protrmotaire C S (Vraie copie ; .Joseph ürtotix, Procureur de la demanderesse.Canada i Province de Québec Cour Supérieure District de Montcalrn ! a jMont-Laurier No 491 CHARLES E LOGUE, marchand, du canton de Manrwtk:.Sir h Harvey, v-uv-de feu W .barri Digue, Marguerite Ixtgue, épou-e rie James B.eunan.Je Ar nprior, provioce d’O narks, et dûment aotori-ée.par son mari aux fins des présentes, Margueri’o- S artery, veuve do f u John-P D gu., ,.f, son riv nt m tr hand do Mauiwnki.Kalit- • > ri I»gue -t May Logue.toutes deux fi.è- tnuj un - u -a’i' tit- eut s dr oit-, tou- six en leur qualité d'héritiers de ia S recession de feu Ch ns- Log je, en -n vivant marchand de Mariiw .ki, (b-trict «le H , 1 Drtnan leurs vs Flora coggins, épouse d« E g” >¦ Grondin, et ledit Eugène Grondin, autrefois du canton d’Egan, district de H ill ; Catherine Coggins, épouse de Dollard Borrattd.et ledit Dollard ILnatto, aulr> fois de The-aîon, province d'Ontario, bl maintenant tour» quatre de lieux inconnus.Défendeurs I est ordonné aux défendeurs de comparaître dans le mois.Mont-Laurier, ce 1 mai 1919.RODOLPHE ROBERT.P.C S.A.-A.L-gauit, Procureur des demandeurs.— Iyr* odeurs les plus -iiave-, les plus délicieuse.semblent avoir été concentrées dans le nouveau [ni m “ Lilas"’ d’Arly.Un échantillon vous coûtera 2-0 ct«.Connais-i z vous le parfum “ Sweet Kiss ” ?Es-ayez-le et vous en serez contant.Ces parf um*, et bien d’autre», sont en vento à la librairie Prévost.Dr Alfred Lapointe .riédecin-Vetérlnaire ELKEAU A I/UOTEE EEU.EVUE SAINT-J K HO.MK, P.Q.| L’hôtel Helle.vut», tenu par M.P.ïvipninto est mi eticbiisfeeihént i eromin.iiiilalile sou.- tous l«\s ! appi •: l -, Site eiu hanUMir, pi ès (le la rivière du Nord, 'l'ahit* excellente, ehamhies spacieii-se', écuries bien aménagées.Un onmihus est à la disfositioTi des voyageurs à l’.arrivée et au départ de tous les trains.IIS et lliü.ru r Libelle.Saint-Jérôme.Or Allb.Laroche M E DECIN CHIRURGIEN Rue Labelle, en face (le la banque cl’ILoch"laga Téi.éphoxf.Beu.No.159 SAINT-JEROME - - 1’.Q.^mendemeni:, Engrais, Remède Dernière création /- O.A.ïiO|'Tair1 Agent general d’Assurances Téléphoné Bell Xo.ôS 157, rue Saiot-Georges SAINT-JEROME, P 0 EXTRAIT D"ANALYSE CHIMIQUE Carbonate de calcium.9-.Il P- c.Insoluble dans 1 acide (sable, argile .1 ** ’ 1 Oxyde de fer et alumine.80 » Carbonate de magnésium.• 1 •’ " .10Ü.Ü0 « PHYSIQUE Quan’ité passant le tamis de 100 mailles au pouce 99.59 p.c.DESCH/\MBAULT 52, rue Saint-Paul “Calco” comme amendement La texture du sol est très favorablement af-f-ctée par l’application de " Calco ”.Les terres fortes deviennent plus porvuses et plus facilement perméables phi’ l’air et par 1 eau.I,a condition physique des terrains sablonneux est aussi fort avantageusement améliorée p.u T addition de calcaire : la chaux leur donne plus de catisistance et plus de corps.“ Calco” comme engrais L’introduction 'lu carbonate de calcium dans le sell augmente considérablement la proportion , j * » posasse et d’acide pbospborique solubles et met de la soi te la terre en meilleur état do servir à l'alimentation des p'autes et de produire d’abondautes récoltes.“Calco” comme remède La réaction chimique, entre l’acide do la terre et le calcium appliqué, produit un composé neutre qui corrige l’acidité du sol.Les principes ferrugineux nuisibles qui s’y trouvent sont trail-fo’iués, sous Tiufiueuce du calcaire, eu coranosés inoffensifs et le sol est conséquemment rendu apte à la végétation des plantes.Tout renseignement sur demande par quarry corporation ., .Québec Eugene Hrevost LICENCIÉ INSTITUT COMPTABLE LIQJIDUTEUr! DE FAILLITES Compromis obtenus sons le plus court délai.Règlements} proinptemeut effectués.‘Suite 500, Immeuble Roval Trust 107.rue Saint-Jacques .MON TRÉAL TénSpuovv Rrrr f Bureau: Main 105G ( Residence: Rockland 2934J A qui n’arrive-t-il pas de laisser l’ouvrage un moment et de lâcher ia 'bride ù son imagination, de laisser la pensée, lasse des réalités, se promener dans le pays des choses qui auraient du — auraient pu être.Ces rêveries nous font rentrer en nous-mêmes et nous font souvent cïïo'iger de route avant qu’il soit 4 7*f s »> i r • ’ %.till .Cet homme dont le rêve était de devenir un ingénieur célèbre, un maître de l’industrie, de savoir, de réussir, d'accumuler, a vu, faute de santé, toutes scs ambitions, tous ses projets s'écrouler comme un château de cartes.Dévoré par l’amour de l’étude, épuisé par un travail intellectuel audessus de s s forces, il est abattu, ruiné.Avant quarante ans, il c-ht usé, sa vie n’est plus qu’une fièvre, ses ambitions qu’un rève, il r.c faudra plus qu’un souffle pour briser sa frêle constitution au moment même où il croyait mettra en exécution ses beaux projets, récolter les fruits de ses durs labeurs.Il a tout appris—il n'a pas appris à soigner son corps.I! croyait pouvoir vaincre sa maladie sans aide- la maladie l'a vaincu.\ ous qui faites ces beaux rêves pour l'avenir, qui voyez déjà sourire Ta .fortune, mais qui comment ez à sentir les ciïets du surmenage mental et physique, allez-vous compromettre votre avenir, voir s'é< rouler vos beaux projets, en ne vous soignant pas temps ?Arrêtez considérez un moment qu.‘b seront les ré abats de cette négligence—considérez ce que l’existence vous réserve si la santé, la force, l’énergie viennent à vous faire défaut.Vous ne pouvez pas toujours dépenser et toujours avoir vos succès vous ont coûté cher en force, énergie et vitalité—vous avez même dépensé votre réserve—si vous continuez, c'est la faillite.y Commencez donc dès aujourd'hui à réparer les dégâts causés J votre système par le surmenage, purifiez, enrichissez ce nierveijleux liquide qu’est votre sang.Jetez les bases de ce fonds de réserve de force et d’énergie qui servira A combler le déficit que pourra causer le surcroît de travail ou la maladie et pour cela employez régulièrement le célèbre 3 « 131 CEi a l^avïoletlc, Ltée Quincaillerie, Peinture-, Vernis, Faïence, Poterie, ct& • POELES EN AU 1ER UNIVERSAL t—-FAVORITE- .V_1 POELES ROYAL FAVORITE ’tAjjjèb _j_yJ Nous donnons avec chaque pot» 7t.ear 'P»'vendu un certificat garantissant pleine et entière satisfaction.tiw) Bl COURROIES de toutes sortes, SOIRS » IB & lit RONDES.HORLOGES.CHARBON, DYNAMITE.POUDRE A FUSIL Choix considérable de MONTRES à des prix défiant toute compétition.LAMPES ELECTRIQUES de lèn qualité, h 2ü Cts.S.-ti.LA VIOLETTE, Ltée., Angle des rues St-Georges et Ste-Anne SAINT-JEROME La meilleure politique à suivre pour devenir riche c’est de faire de l’épargne.La Banque d’Hochelap prendra soin de vos économies et les fera fructdier.Votre argent est toujours à votre disposition ; vous pouvez le retirer en tout temps sans avis.Capital payé : S-4,000,000 Fonds de réserve : S3,700,000 Total de l’actif, $39,000.000 DIRKCTKCns J.-A Valllancourt, président Hon, F.-L Beique, vice-président A.Turcotte, E.II.Letnay lion.J -M.Wilson, A.-W.Bonner A.-A.Larocque Beaudry Leman, gérant général SUCCURSALE SAINT-JEROHE A.-C.HÉBERT, gérant le plus puissant tonique naturel, et alors vous pourrez continuer Ran s crainte, fcanfl défaillance la route de la vie et atteindre le but que vous rêvez le ’ aureès.Iæ Vin St-Mirhcl est un vin pur, délicieux, réconfortant fait avec des raisins do choix provenant du domaine de St-MIchel et reconnu par les sommités médicales comme riche en fer, en tanin et en sels essentiels il la vie employez-lo régulièrement, la cure se fera agréablement et sûrement.’ § .Protégées en tous pays Si vou3 ave-.: une Invention J développer et a protéger, une marque de commerce a faire enregistrer, veuillez communiquer avec noua.Noua nous charcerona de faire pour vous les recherches nécessaires.Nous voua aiderons de nos conseils et nous vous donnerons tous les renseignements que vous désirez.___ [PIGEON &LYMBURNER AUTREFOIS J PIGEON, PIGEON & DAVIS ^Edifice “Power” MONTREAL — Voici h* nouvel horaire* train1*
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