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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 4 juillet 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1919-07-04, Collections de BAnQ.

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monts et merveilles et il serait plus juste d’aflirmer qu’elle n’a rien fait du tout, si ce n’est d’affirmer davantage la force des réactionnaires contre les influences démocratiques pour lesquelles nos frères ont été se faire tuer en Europe.Le résultat le plus clair de cette session et des travaux accomplis par le ministère, c’est que les intérêts financiers du pays ont maintenant la haute main sur toutes les fonctions administratives et même judiciaires d’une partie du pays.L’Ontario et les provinces de l'ouest s'en ressentent plus que la province de Québec pour la raison que leur désorganisation est plus grande et qu’elles n’ont pas ces bases solides d’une société établie depuis trois siècles et attachée au sol La besogne accomplie par le cabinet est mince et, sauf des mesures absolument essentielles et le vol organisé en faveur des compagnies de chemins de fer, ou plutôt de Mackenzie &z Mann, les Chambres n’ont rien accompli Un a étubli un divorce qui existait déjà et supprimé des titres qui existeront toujours, du moins tant que la vanité et la bêtise humaine seront là, l’une pour les adorer, l’autre pour les désirer 000 Les réformes au service civil ont été reléguées dans le trente-sixième dessous, comme nous l’avions toujours dit et comme il fallait s’y attendre.Là-dessus nous ne pouvons trop blâmer le gouvernement, car il eut été vraiment absurde de sa part d’accepter le soi-disant barême présenté par ses soi-disarits experts (ainsi que le- ministre MacLean les a |ualifiés).Le gouvernement devait se douter des conclusions du rapport qui a coûté $4-5.000 au pays, car il a pris la précaution d augmenter par avance les employés gagnant plus de $3,500 et d’accorder une allocation de vie chère aux employés gagnant moins de 81,800 Ceux que le sort ou la malchance ont placés entre ces catégories ignorent lés besoins de l’existence et point n’était nécessaire de leur donner quoi que ce soit.Ils ont en partage la misère, simplement, rien autre.o o o Les trois experts qui ont fait le rapport (à raison de 845 par tête et par jour) sont retournés aux Eiats-LTnia qu ils n auraient jamais dû quitter et nous ne croyons pas que leur succès leur mérite dee ovations Isbas.Le jour est déjà venu où les Américains s'aperçoivent des défauts flagrants de ce “system ” emprunté aux Allemands et: qui veut tout classitier.tout organiser sans jamais tenir compte du facteur le plus essentiel, c’est-à-dire l’élément humain.Le système d’expertise en affaires existe et prospère aux Etats-Unis, mais on demande à des individus spécialisés dans telle ou telle industrie de s’occuper uniquement de l’industrie qu’ils connaissent.11 n'y a que le gouvernement du Canada pour demander à deux commis en épicerie el à uu ministre protestant de faire le classement de son administration parce qu il est trop veille polir l’entreprendre lui-même.Nous avons au Canada «les douzaines de personnes qui eussent été et sont encore parfaitement à même d'organiser un classement intelligent des divers services administratifs.Ce sont d anciens fonctionnaires ou des ministres retirés ou des juges qui ont une profonde connaissance des hommes et des choses et qui pourraient procéder selon la méthode rationnelle du bon sens sans chercher à mettre une étiquette sur tous les postes et tous les individus comme ces trois étourdis ont tenté •Je U faire.L’administration a besoin d être refon due, remaniée, réorganisée, il n y a aucun doute là-dessus, mais ce n’est pas par de jeunes collégiens à qui l'expérience fait complètement défaut et qui ignorent tout «le notre pays et de ses gens.Deux choses étaient à remarquer duns co classement ; c'est que tous les travaux " pratiques ”, comme disent les Anglais, étaient grassement payés tandis que les fonctions scientifiques ou administratives ne l’étaient pas du tout.Un sous-contre-i nsi tri; relieur gagnait plus qu un archiviste ou un archéologiste, pour no citer que ces exemples et un ingénieur de troisième ¦ordre touchait le montant donné à un rédacteur do ministère ou à un traducteur.De plus, la langue française était ignorée avec la plus grande désinvolture par ces ignorants qui, est-il besoin de le d*re, savaient tout juste que cette langue existait, i'ous les services français voyaient leur personnel descendu au dernier degré de l’échelle administrative et, il est honteux de le dire, mais c’est vrai, personne n’a encore protesté.o o o La discussion sur le projet de loi modifiant la vieille loi des grains a été l’occasion pour les députés de l'Ouest de montrer leur science en fait de céréales en général et de filouterie au détriment des cultivateurs en particulier.On sait maintenant que ces grands entrepôts appelés “élévateurs” réalisent des millions avec le grain qu’ils volent aux cultivateurs sous le prétexte de retenues pour impuretés dans le grain ou de criblage.On a su que les compagnies qui exploitent ces élévateurs touchent des dividendes fantastiques et le débat a même souillé la robe jusqu’ici sans tâche de l’ex-ministre Crerar, qui est, diton, l’âme dirigeante d’une de ces compagnies.Les révélations faites devant le comité de la cherté des denrées ont été surprenantes pour tous ceux qui ignoraient encore jusqu’à quel point notre pays est devenu la proie, du commerce et de la finance organisés en bandes de brigands.Le commerce du gros et celui du détail s'entendent pour voler le consommateur et le lendemain du jour où nous avons connu les profits honteux de la Dominion Textile, un marchand de chaussures d’Ottawa a tranquillement déclaré qu’il gagnait 60 °/n sur les chaussures qu'il vend au public.Du haut en bas de l’échelle, c’est la même chose et chacun s'entend pour piller et rançonner plus faible que lui.L’ouvrier organisé se défend avec l’arme terrible des grèves, mais le salarié demeure écrasé entre ces forces du capital et du prolétariat qui se disputent les lambeaux d’une démocratie avachie, pourrie, gangrenée et devenue pire que la plus détestable obligarchie.o o o Les sénateurs ont gagné leur point et le bill des chemins de fer sera adopté avec la modification qu’ils y ont apportée et qui assure l'immunité dans le vol et la rapine à une puissante compagnie électrique d’Ontario.Combien cette compagnie, valant 81.500,000 et capitalisée à 845,000,000, a payé pour en venir à ses fins est plus que nous ne saurions dire, mais le fait patent c’est qu’elle a su acheter les consciences qu’il fallait acheter et convaincre celles qui pouvaient se laisser convaincre.Le ministre Reid a promis qu’il présenterait à la prochaine session un projet de loi pour remédier à cet état de choses, mais nous savons ce que valent les promesses des unionistes.o o o On ne touchera pas à la loi électorale mais, cependant, le gouvernement a l’intention de faire quelques modifications à la foi d es élections en temps de guerre pour la rendre davantage favorable aux unionistes dans les élections partielles qui pourraient se présenter d’ici aux élections générales.C'est un indice certain que le gouvernement va lancer des ballons d’essai pour voir de quel côté souille le vent et s il serait sage de mettre à la voile avec le navire unioniste percé, mal radoubé, mal gréé et faisant eau de toutes parts.Il y a encor re dans le cabinet des ministres nui conservent cette douce illusion que le gouvernement unioniste est populaire ailleurs que dans les loges orangistes et dans les bureaux de l’Association des Manufacturiers ou de la Rauque de Commerce.Laissons-leur l'illusion et préparons-nous simplement mois efficacement pour les élections générales de 1920.o o o Devant une Chambre hostile et peuplée en grande partie de députés de langue anglaise, l’honorable Jacques Bureau a prononcé en français les énergiques paroles qui suivent : o Monsieur le président, je crois que le moment est mal choisi pour doubler les forces militaires dans le pays.Comme l'a dit l'honorabie député de lled-Deer.il y a un instant, nous avons confiance dans le peuple et nous croyons que la meilleure police que nous puissions avoir pour tenir lu peuple dans l’ordre est son bon sons et son amour de la paix.L’honorable député d'Edmonton (M.Grics-bach) vient de dire tout à l’heure que c’é-tuii l'augmentation de la police du pays que l’on voulait en doublant le nombre.L’honorable M Lemieux —- Do la milice.M.Bureau — Non pas do la milice, mais on doublant le nombre de la police militaire.D'ailleurs, si le grand conflit, qui vient d’avoir lieu, si les sacrifices que le pays a faits, si les sacrifices que tous les alliés ont laits pour établir et maintenir la démocratie, pour maintenir la liberté et établir la jaix universelle ne servent à rien, il est inutile de dire qu’en mettant 10,000 hommes sous les armes, dans un pays pacifique comme le Canada, nous allons gagner quoi que ce soit.La position prise par ceux qui s’opposent dans le moment à l’augmentation de l’eflec-tif est sage, et je crois que le meilleur moyen de mettre tin au malaise qui existe dans le pays est de mouirer au peuple que nous avons confiance en lui.Et je ne crois pas que les paroles prononcées par l’honorable député d’Edmonton soient des paroles sages dans le moment, quand il dit, à propos de la grève qui a lieu à Winnipeg et du mécontentement qui s’est manifesté à cause de cette grève monstre que, s'il y a eu de la tranquillité relativement — parce que, dans ces temps mouvementés, la tranquillité est un mot qui doit s’employer relativement à l’état d’esprit dans le moment — c’est dû au fait qu’il y avait tant d’hommes de cavalerie prêts à frapper et qu’il y avait 9,000 hommes sous les armes.Ces paroles ne sont pas de nature à établir la paix et l'harmonie dans le pays.Nous ne devons pas faire croire aux citoyens du Canada que si, aujourd’hui, pour une raison ou pour une autre, l'on veut augmenter les effectifs militaires, c’est parce que l’on n’a pas confiance dans leur patriotisme et dans leur patriotisme et.dans leur loyauté et que l'on ne croit pas qu’ils sachent apprécier le précieux don de souverain té dont ils jouissent au pays.Et, par conséquent, en suivant les sages couseils que nous donne l’honorable député de Red Dccr d’avoir confiance dans le peuple, que la masse est assez sage pour maintenir la paix et l’harmonie dans le paj's, je m'opposerai au bill qui propose de doubler les effectifs militaires du Canada o o o Voici un exemple que beaucoup de députés de la province de Québec devraient suivre, nous voulons parler de l’emploi de la langue française à la Chambre.Notre langue est assez belle, assez noble et assez vibrante pour qu’on ne rougisse pas de l’employer sans attendre le jour de la Saint-Jean-Baptiste.Si les députés anglais ne veulent pas l’apprendre ce n’est pas lie notre faute, mais il est temps d'affirmer que la langue parlée par Viviani à la Chambre des communes d’Ottawa est aussi celle de tous les députés de notre plus belle et de notre plus riche province.o o o Quant à la question de doubler les forces militaires du pays comme le demandent le ministre Mewburn et le prussien manqué qui a nom Griesbach, eile ne devrait pas être présentée en ce moment.Il est admis qu’une force militaire de 10,000 hommes est aussi coûteuse que parfaitement inutile.Si les Etats-Unis se mettaient en tète de nous attaquer, ce qui n’arrivera peut-être jamais, nos dix mille héros auraient à peine la elisnce de jouer le rôle des Spartiates.S’il s’agit de créer uue occupation pour les soldats revenus du front, cherchons autre chose et nous n'aurons pas loin à chercher pour découvrir uue besogne plus utile que celle de traîneur de sabre dans uu pays qui ne veut pas de militarisme.o o o Les malfaiteurs du Sénat ont tué le bill de la prohibition et ce n’est pas leur plus mauvais coup, car on sait maintenant que ni l’Ontario ni les autres provinces ne peuvent appliquer convenablement cette loi dont les résultats ont toujours été le mensonge, l’hypocrisie et la délation.U serait plus que sage de faire l’éducation populaire et de mettre la jeunesse en garde contre les dangers de l’ivrognerie que d’imposer des lois draconiennes que personne ne songe à observer.L’hypocrisie de la Chambre des communes qui comptait sur le Sénat pour faire sa sale besogne est remarquable et, sauf les députés de langue française, nos représentants se sont conduits eu tartufes et en couards.Plusieurs sénateurs ont déclaré avoir tué la loi parce qu’ils savaient ainsi faire plaisir aux députés qui n’avaient pas osé eux-mêmes lui porter le coup de grâce et ils en ont été remerciés par un désaveu parti du premier ministre lui-même, le chef des hypocrites du parti uniono-conservateur.Spectateur a mwt vtviwrtvat sas virasvi ww* «m m-morsex » | s jVIeli -JVlelo s | Ce serait un assassinat A la convention libérale de l’Ontario, M.W.-T.-R.Preston, un politicien très en vue de l'Ontario, a déclaré ce qui suit et que nous traduisons du la Gazette du 27 juin : n II y a des Canadiens qui sont maintenant enterrés dans les champs de bataille des Flandres pour la seule raison qu'ils ont voté pour le parti libéral.•I Je suis prêt à prouver devant u'impbr-te quelle commission royale que quinze hommes d’uu régiment de forestiers out été < i « ' i > « » • i i > i > U I > U .I I ' 'll II 11 0 11 u < i 11 11 1 » 11 11 « » 11 U POUR TOUJOURS "l\mr toujours!" vie dis-tu, le front sur mon épaule; ( Vpendant, nous serons séparés.C’est le sort.L'un de nous, le premier, sera pris par la mort Et s'en ira dormir sous l’if ou sous le saule.Vingt fois les vieux marins qui fanent sur le môle Ont vu, tout.pavoisé, _ce brick rentrer au port; Puis, un jour, le novice est parti vers le nord.Plus rien.Il est perdu dans les glaces du pôle.Sous mon toit, quand soufflait la brise du printemps, Les oiseaux migrateurs sont revenus vingt ans ; Mais cet été, le nid n’a plus ses hirondelles.Tu me jures, maîtresse, un éternel amour ; Mais je songe aux départs qui n’ont pas de retour.Pourquoi le mot “ toujours ” sur des lèvres mortelles ?François COPPÉE «» ?«i sa menacés, s’ils ne votaient pour le gouvernement, d’être envoyés dans les tranchées de première ligne.Ces quinze hommes n’ont pas tenu compte de la menace.Je crois cela parce que j’en ai la preuve et que le gouvernement n’a pas répondu aux affidavits de ces hommes Tout commentaire est inutile.Nous savions tous que l'élection de 1917 avait été une infamie ; est-il vrai qu’elle ait été un assassinat ?L’honorable S.Létourneau Nous offrons nos sincères félicitations à M.S.Létourneau, ancien député d’Hoehe-laga, qui vient d’être nommé conseiller législatif.C’est ià une nomination excellente.Comme député, l’honorable M.Létourneau a occupé une place éminente à la Législature ; comme conseiller législatif, il ne pourra que faire honneur à la Chambre haute.Protection inutile L'industrie des lainages et du coton est protégée au Canada par un tarif moyen de 35 y'a C'est grâce à cette protection que la Dominion Textile Co.et la compagnie Baton ont pu contrôler le marché et fait faire les profits exorbitants qui out été récemment révélés devant un comité de la Chambre.Ce fait seul devrait suffire pour démontrer l’injustice et le désavantage d’un système protectionniste qui permet à certains industriels d’encaisser des profits de cinq pour cent pendant que le gouvernement ne reçoit rien.Il serait absurde de prétendre que ces deux compagnies avaient besoin de ce tarif de protection pour se maintenir.Les droits établis en leur faveur n’ont servi qu’à empêcher la concurrence, et ils en ont profité pour exploiter honteusement le public déjà chargé d'impôts.L’histoire de ces deux compagnies est celle de douzaines d’autres semblables qui battent monnaie injustement, grâce à un système de protection que rien ne justifie.Ne serait-il pas temps, en bonne vérité, pour ce qui -concerne la protection, du songer à protéger le grand public et non pas exclusivement les industriels et les commerçants ?La paix est er|fif] signée La plus "lande guerre des temps a pris officiellement fin avec la signature du traité de paix, samedi apiès-midi La cérémonie s’est faite dans le palais historique de Versailles et eile s’est déioulée avec une régularité d'horloge.Il a fallu exactement quarai te minules pour la compléter.Les rie égués allemands, le ministre des affaires étrangères Mueller et le ministre des colonies Bell, furent introduits dans la Salle des Glaces à 3 08 heures.Immédiatement npiès, le premier ininistie Çléinenceau ouvrit l’assemblée en assurant les délégués allemands que lu texte du traité était identique à celui qui leur avait été présenté.Mueller fut le premier à apposer sa signature sur le document, à 3.12 heures.Bell lu suivit de près.Puis, le président Woodrow Wilson fut le premier représentant des Alliés à signer le traité, soit a 3.14 heures.Le premier ministre d’Angleterre, Lloyd Georges apposa sa signature deux minutes plus tard.Seuls, les délégués de la Chine refusèrent de signer le document.Le général Smuts représentant le Sud Africain, a signé sous protêt, déclarant plus tnrd ses objections au traité de paix tel que rédigé.Puis signèrent dans l’ordre suivant les Allemands, les Américains, les Anglais, (y compris les délégués coloniaux) les Français, les Italiens, les Japonais et les autres petites nations.M.Border], profiteur! ( Du Soleil ) Personne no s’en serait douté, mais M.Borden, notre premier ministre, appartient à l’intéressante coterie des profiteurs de guerre.Nous avons raconté, l'autre jour, comment cette étonnante révélation axait été faite au "Comité du Coût do la Vie", à Ottawa.Il manquait cependant un détail que nous avons nu depuis Co détail, c’était le montant des profits encaissés en 1918, par M.Borden, comme actionnaire d’une compagnie d’entrepôts froids, À Winnipeg.Nous l’avons maintenant 11 s’élève uu chiffre respectable du $4,840 00 qu'on a payées à notre premier ministre, ce qui représente, dans uno seule année, cinquante-deux pour cent (52 p.c.) de l’argent., $9,500, qu’il a mis dans la compagnie.Et ces profils scandaleux so sont faits, giâee à une accumulation exagérée, de provisions, alors que la population de Winnipeg manquait du nécessaire et que tout se vendait à un prix exorbitant.Voilà du propre, n’est ce pas 1 On s’explique maintenant pourquoi le gouvernement d’Ottawa s'est ob tinément refusé d'arrêter les manoeuvres des accapareurs.Faut-il s’étonner si, après cela, nous avons des troubles sérieux, à Winnipeg 1 M.Borden, qui est plu-ienrs fois millionnaire, a-t-il beaucoup d’aigout placé comme cola et qui lui rapporte cinquante deux par cent 1 Si notre premier ministre s'était contenté d'un profit raisonnable de six pour cent, ainsi que ses associés, il n’aurait retiré, il est vrai, comme dividende dans sa compagnie, que $570 00 au lieu de $4,940.00—c’eût été moins payant, mais plus honorable et plus humain.Qu’en pense sir Thomas AVhite, qui déclarait, en 1916, que "personne,— à moins qu’il ne fût uu mauvais patriote,—n’avait le droit de faire des profits durant la guerre." Et maintenant que le pot aux roses est découvert et qu’il seul mauvais, M.Borden va-t-il verser au trésor public l’excédent du dividende au-dessus de six par cent qu’il a retiré, lequel se monte à $4,370 00 1 Va-t-il forcer ses co-actionnaires, —qui avec lui ont empoché leurs profits de cinquante-deux pour cent, à dégorger I Voilà uutant de questions que le public se pose et auxquelles M.Borden (levtait répondre de suite.Formation d’urne élite canadienrie-française On se rappelle l'intéressant débat auquel cette question donna lieu à la Chambre prcviucia le M.Sévérin Létourneau, député de Montréal, pout rendre pratique l'idée générale préconisée par lui-même et plusieurs jeunes dépu-i tés, dont M.Athanase David, député de Tei-rebonne, avait alors exprimé le voeu qu’un crédit annuel de $25,000 00 fût affecté à une politique de développement intellectuel par le moyen des foyers de culture française.Or, à la même époque, la Commission canadienne du Comité France-Amérique, à Paris, tenait deux séances auxquelles assistaient les personnages les plus importants de l’enseignement, des lettres, de l’industrie et de la finance françaises.M.Balbaud, chargé do cours à l’Université de Toronto, avait été prié de présenter à la Commission te point de vue anglais.Prié d’exprimer son opinion sur le sujet, M.le major Olivar Asselin fit devant la Commission un rapport verbal dont un résumé qu’on nous ait exact forme l’article que vient de publier la “ llevue France-Canada”.M.A“seliti s’est placé uniquement au point de vue canadien français mais il a déclaré nettement que quant a lui il verrait avec grand plaisir assigner quelques-unes dos vingt bourses à créer à des étudiants de langue anglaise pour leur permettre d’aller compléter leurs études— leur éducation, précise-t-il, à Paris ou à Oxford.A titre documentaire, à cause des discussions salutaires qu’il provoquera sauu doute sur un sujet de si grande importance, uous reproduisons partie de cet article.Nous noua proposons, dans cette étude, d’indiquer comment, selon nous, le Canada français pourrait devenir une force intellectuelle et comment il y parviendrait s’il entretenait avec la France des relations plus suivies.Notre but n’est pas d’opposer l'une à l’autre l'élite des Canadiens-français et celle des Canadiens-anglais, mais simplement de dire comment, à notre point de vue personnel, on pourrait développer chez les nôtres un plus haut degré de culture pour le plus grand bien de la nation tout entière.Examinons d’abord quels sont les jeunes gens quele Canada français envoyait autrefois en France pour y achever leurs études.Ou venait en France dans un but surtout utilitaire, pour se mettre en état de mieux gagner sa vie.Il y avait, en assez grand nombre, des étudiants en médecine, parce que la médecine est une science qui fait vivre son homme ; quelques étudiants en peinture, parce que la peinture, à condition de n’être pas trop savante et pas du tout révolutionnaire, peut faire l’objet de commandes assez importuules, même dans les pays neufs et sans culture artistique ; quelques étudiants en musique vocale ou instrumentale, parce que, au Canada, grâce à certain goût inné du peuple pour cet art, un bon professeur de musique instrumentale ou vocale peut gaguer sa vie.La sculpture a attiré deux ou trois étudiants seulement parce que les sculpteurs, au Canada, doivent compter uniquement sur l’encouragement officiel et que l'opinion publique u approuverait pas qu’on atiect&t de fortes sommes à un genre de monuments qui, forcément, ne s’affirment pas on volume.11 n’y en a eu que deux ou trois également.en architecture, malgré les sommes considérables qui se dépensent pour les bâtiments du culte dans un pays où la foi est vive et l'Eglise bien organisée.En général, on n’a pas encore appris à distinguer entre un bel édifice et un édifice moins beau, et l’architecte qui fait les plus belles affaires n’est pas toujours celui qui fait les plus belles œuvres.Les sciences sociales et politiques ne rapportent rien dans un pays où la science du gouvernement n’est pas encore très compliquée ; résultat : le Canada français n'a encore envoyé en France qu’un ou deux étudiants en sciences sociales et politiques.Four le génie civil, science éminemment utilitaire, ou a fait mieux qu'envoyer des étudiants, ou est venu chercher des maîtres qui ont fait de l’Ecole polytechnique de Montréal une des bonne» institutions du genre au Canada ; mais pour les lettres, sujet d’études désintéressées, presque personne.On s’est presque toujours borné aux études utilitaires, parce que, presque toujours, on venait en France à ses propres frais et qu’en fait de richesse, en Nouvelle-France, si tout le monde a le nécessaire, peu de gens ont le superflu.Les études désintéressées, qui n’auraient le plus souvent conduit qu’à la misère matérielle, n’ont séduit personne.Et comme les études désintéressées sont essentielles à la création des élites pensantes, sans la direction desquelles l’action n’est que mouvement désordonné et stérile, le Canada français, en 1919, possède bien, il est vrai, dans quelques sphères de l’activité intellectuelle, des hommes relativement remarquables, mais au sens propre du mot, il n’a pas d’élite.Or il semble incontestable au point de vue intellectuel un peuple qui n’a pas d’élite n’existe pas.u o o Quelle élite faut-il au Canada français ?A cette question nous répondons : 1.Une élite de formation anglo-sascnne ne servirait qu’à propager dans le Canada français l’anglomanie, au moment précis où notre race commence à se rendre compte du profit, même matériel, quelle retirerait d’une forte culture latine.—Et donc, l’élite doit venir se former en France, où même l’enseignement scientifique restera longtemps encore nourri d’humanités et subordonné aux idées générales.Qu'un enseignement français doive fatalement désintéresser les Canadiens-français de la vie anglo-saxonne, dont l’étude est pour eux une véritable nécessité nous ne le croyons pas.Nous posons au contraire en principe que, toute culture intellectuelle digne de ce nom avivant la curiosité de l’esprit, le Canada français sera d’autant plus attentif à observer le inonde anglo-saxon, et en particulier le Canada anglo-saxon, qu’il se sera d’abord développé davantage dans le sens de ses traditions et de ses aptitudes.De fait, les Canadiens-français qui comprennent lo mieux leurs concitoyens anglais, et js ne vois pas qu’on puisse nous demander rien de plus que de les ‘'comprendre," sont précisément oeux qui possèdent la plus haute culture française ; le snobisme ou la haine sont au contraire en raison directe de l’ignorance.2.Uno élite séparée de la race en matière religieuse serait fatalement portée à chercher ses points d’appui dans le Canada anglo-protestant ; partant, commencerait par se mettre en antagonisme avec la race qu’elle aurait charge do diriger.Et donc, l’élite canadienne-française devra devra demander sa formation à la B'rance catholique, ou tout au moins à ceux des maître» français qui ne font pas, sous une forme ou sous uno autre, de la propagande autica-tholique.3.Une élite de formation purement intellectuelle, qui perdrait de vue les réalités économiques et sociales du Canada français, serait uu mobilier de luxe dans uue mai» L'AVENIU DU NOUU — 4 JUILLET 1019 so-a pauvre.— Et donc, notre élite devra re former par l’étude tout à la fois de3 lettres, des arts libéraux, de la science pure, de b> science appliquée, en un mot de tout ce qui peut, en même temps que cultiver et omet l’esprit, le rendre plus apte à un intelligent asservissement de la matière.Nous estimons qu’en envoyant chaque année, ave.la direction intellectuelle et morale itères scire, une vingtaire ’y rattachent, et enfin les usines de la Compagnie de Pu’pe de Chicoutimi, tout est solidement construit, disposé avec goût et respire le progrès et ht prospérité.Les visit eu» s ont pu, en parcourant les usine1*, se rendre compte des procédés d** fabrication uui transforment les aibres de** forêts qui encerclent Se lac Saint-Jt-an, en pâte de bois ou pulpe, que nous retrouvons dans le papier de nos livres et de no- journaux.Les épinettes et le* sapins abattus durant l’hiver ?ont flottés sur les rivières, gor fiées des eaux du print* mps, Celle-ci est alors soumise à l’actiou des pres-«*•- hydrau iques très puissantes qui éümineut uu • partie considérable de l’eau et terminent les opérations de fabrication ; il ne reste plus qu’à emballer le produit qui e*t alors prêt a expédier en Angleterre, en France et aux Etats-Unis.E l descendant du bateau “ Le Saguenay ” à 1 i baie des lia ! Ha ! on entre dans le pays de la pulpe et de tous côtés on apeiçoit les produits de nos forêts sur les quais (rembarquement, sur les wagons de chemins de f**i heures du matin à 8 heures du soir.C'est toujours, depuis vingt an?, le même médecin qui préside :.ce?consultation?.Les femmes, qui ne peuvent venir au bureau, sont invitée?à lui écrire.% Les Pilules Rouges sont en vente chez, tous b ?marchande de remèdeR nu prix de 50c., unoboit •, 32.50, six licites.Elles sont • crjour - vendu.- i boites, jamais au cent.Si v i | • r.• • • les procurer dans votreloo.-, t-', >ri v.• .; vous les enverrons sur réi.ion d- .Toutes les lettres doivent être r b • ' ' PAGNIE CHIMIQUE KUA bCO A .ri .lipût^e.274.rue gt-DeoU.îluôt.L; , PREMIERE EMISSION j La Compagnie tie Pulpe et de Pouvoirs d’Eau du Saguenay $5,500,000.OBLIGATIONS GARANTIES 6 lO; 'O Remloursables par série?annuelle?inécales, depuis le 1er Juillet 1921 Jusqu'au 1er Juillet 19.T1.GARANTIE DES OBLIGATIONS: f ette émission est garantie par $7, 125,000.de valeurs portant 1ère hypothèque et par $10,621.000.d’actions préférentielles et ordinaires des compagnies suivantes, représenlant le contrôle absolu des dites compagnies.COMPAGNIES CONTROLEES I.A COMPAGNIE DE PULPE DE CHICOUTIMI; LA SOCIETE D’ECLAIRAGE ET D’ENERGIE ELECTRIQUE DC SAGUENAY; LA COMPAGNIE DE CHEMIN DE FER ItOBEItVAb-SAGL’ENA\ LA COMPAGNIE GENERALE Dl PORT DE i HICOUT1MI; LA ST.LAWRENCE PULP AND 1.1 MBEIt CORPORATION: LA COMPAGNIE DE PULPE DE CHBCOUTHVBi est 8e p3us grand fabricant de Pulpe au monde.Coupures: $100., $500., $1000.OL PAYABLES ; Le Capital et le» intérêts «ont payables en OH.au choix du porteur ou K LA BANQUE D’HOCHELAGA LA BANQUE MOLSONS AGISSANT e(,l.k LE COMETE DES MEMBKi.S DU KVSOtCAT UE SOI.S.Klf rlOM. L'AVENIR DD NORD— -1 JUILLET 1019 2 et 2 font S Nous donnons ci-dessous, un court extrait du h&ns&rd où il est démontré que la science des chiffres n’est pas le plus fort de nos dirigeants.Il s’agit d'une discussion au sujet de la gratification aux soldats : “ M Tobin : Je préférerais que le gouvernement donnât aux vétérans une gratification de S 1,000 à $2,000 chacun.Cela représenterait, en payant cette somme ù chacun" des 300,000 à ->00,000 hommes, un million de piastres.•- L'honorable M.MacLean : Cent millions.“ M.Tobin : Bien cent millions.Je vous demande pardon, monsieur le président, je pense (pie mon honorable ami fait erreur.Un million de dollars divisé entre 500,000 hommes donnerait 82,000 à chacun.“ L’honorable M.MacLean : Ce serait 82.chacun.“ M.Tobin : J’ai les chiffres devant moi, bien que je ne les-aie pas regardés bien attentivement ; j • dirai à l’honorable ministre que si l'on donne une gratification à ces hommes (pii se sont dévoués entièrement, etc., etc.” Une demi-heure plus tard et sans doute après mûres réilexions : “ M.Edwards: Si la proposition de mon honorable ami était adoptée et si l’on donnait $2.000 ii chaque soldat, cela représenterait un billion.Eu leur accordant $1,000 chacun, ce serait 8500,000,(>00.L’ho lorable député a-t-il calculé l’intérêt de cette s mme ?“ .M.Tobin : Je vous montrerai mes chif 1res.” Débats du 2+ juin, page 4257 hunsard.Comme on le voit, M.Tobin n'a pas encore reconnu son erreur et l honorable Mael jean (un ministre, monsieur '¦ ) ne sa t pas encore que 2,000 multipliés par 500,000 font plus (pie cent millions.— * ” e NOUVELLES — DE — Saint = Jérome — Des courses de chevaux auront lien ici, mardi prochain, 8 juillet.Au cas où le temp* ne sei ait pus favorable, ce jour-là, elle seront retardées au jeudi suivant, 10 juillet.— Mme Ferdinand Lachance est.décédée le 2 juillet, après une longue et douloureuse mala die.Elle était âgée de 02 ans et 10 mois.Les funérailles auront lieu demain, samedi, à 9 30 lira, du matin.Nos condoléances à la famille.— On nous demande d'annoncer que M Wilfrid Dugas .s’est *?epare de son associé, M.J.Dalton ; leur association est maintenant dissoute.— Ces jours dernier, à Montréal, est décédé, à l’âge de 12 ans et 7 mois, Charles Obry.fil-de Mme Vve Louis Obry, autrefois de îS tint -Jéi ôme.Nos condoléances — Le 7 juillet, à 7 hrs 30 du soir, les ci toyens de Saint-Jérôme sont convoqués en assemblée, à la salle municipale, pour prendre »*o considération le tèghm nt concernant la refection des rues Saint-Sauveur, Labelle et Suint G orges — Mercredi soir, Mme Vincent Lamarre a été victime d'un pénible accident.Elle se promenait à cheval avec son mati, h rsque Ja hèle qu’elle montait fit un faux j as et lui fit perdre l‘équilibre M me Lamarre fut jetée pur terre et dans sa chute s’iuHigea d» douloureuses blessures.Iqu un la relev^ elle était privée de conuais&ance ; les premier?* soins lui furent dot.nés par le Dr Ludg t Label le.Un nous dit que cet accident n’aura pas de conséquences fatales.— Mercredi après-midi, 11?rouleau a vapeui que la ville a acheté pour la construction de> routes, «’est promené dan* nos rues.Ce spectacle nouveau a éveille la curiosité ties gens qui semblaient s’intéresser au fonctionnement de cette énorme machine.— Samedi dornier, après quelques jours d line chaleur torride, la température s’est soudainement abaissée et, en certains endroits, il y a eu, chose incroyable, une gelée qui a cause quelque» dommages aux jirdins.Ce froid subit n’a pas persisté, et le soleil darde impitoyablement sur nous sea rayons le*, plus ardents.Nous diet chons vainement un* fraîcheur, que môme h* feuillage épais de no-arbres ne peut itou** donner.Ce n’est que le soir «pie nous pouvons respirer à l'aise, et encore 1 — Dimanche dernier, ries artistes «le Mont real sont venus donner ici une representation et ont remporté un franc su«:ve .L'auditoire usiez nombreux a tort g h «• b trois pièce* au programme " Consultai ions «le 1 à 3 h ", •• L Eté de la Saint-Martin ” et un*hî prématurément ouverte.Nous plions M.J.-D.Guay et sa famille u ugré«‘r l’exprr s-ion de nos vives condoléances A VENDUE.- 3 maisons, près «lu centre d'* la ville «h* Saint-J< i ôme.Une à deux logements et ilt-uv autres à un logement chaque.Conditions faciles.J.- K PARENT, N.P.Suint-Jérôme.— M.A’b- rt.Ménard a ouvert, à Saint-Jé-rôm , un attain* pour la fabrication d«’* m«*u-bo**», voirurett* v, join t*, etc.Il fait aussi le»* répar tions Ht' toute s sortes.M.Ai»-nard qui est établi au No.36 rut' Saint» Virginii» (TéJ.liell 174) sollicite l’en couragement «le tous.CORSE I 5.— La seule chose qui vous donnera m la fois urn* mint* «ilég.info et gracieuse et le en u fort f l'être t ri s à f'ainr-, c’est un bon corset approprié à votre taille.Nous serons heureux de vous faire voir l«*s modèles les plus nouveaux «•t dui-alée*.dans les meilbuires marques, tels «iu»* : C 1ii la (l'nice.Il timer1», et autres.You* ne pouvez- les porter sans éprouver une g amie satisfaction.l*]n vente chez E L.AUGEll, M vitriiANi» Tailleur, pour Dames et M essikprs — M.Ft'lix Giroux annonce au public qu’il repi»A r»te la Ci»* d’assurance contre le feu "La C mtinental» de Nt-w-York, ayant un capital autorisé, souscrit «*t payé de £ 10,000,000,00 S idresser à Ô lî>m Saint-Juvite, Saint-Jérôme ; téléphone No.192.PILULES enisàre32teest gzsérs les £u ''UY.Kjlz -C qizâ oui ^-n^ES d&ssi Ses témoignages szdvszât, 1 Les PILULES mQRQ possr tes réussissez: h j ' - nt d*autres re: 3è des éck&ueni.ijjvM ^ M.OVILA AÜDETTE 317, rue North (7r- iveuordale, Grosvenordale, Conn.Comme chez beaucoup d'homme* qui travaillent aux moulins, mon sang était devenu pauv re et des boutons me couvraient la figura et une partie du corps.Avant de prendre les Pilules Moro, j'avais essayé un grand nombre do lotions et d’onguents.lorsqu’on me conseilla do prendre les Pilules Moro j’en étais rendu à douter do ma guérison.J’ai pris de ce hou remède pendant longtemps, un an je crois, et sous leurs bons oints toutes mes humeurs disparurent et je 6Uis devenu bien portant U y a de cela deux ans, et de temps en temps encore je prends les Pilules Moro.Elles soutiennent mes forces et empêchent, je suppose, cette vilaine éruption de revenir.M.Ovila Audi tte, 317,rue.North Grosvenordale, Grosvenordale,Conn.$i aujourd’hui je suis en bonne santé, je le dois à l’exactitude que j’ai apportée â prendre les PiluE-s Moro et à suivre les conseils reçus de la Compagnie Médicale Moro.Je suis convaincu que co remède constitue le remède lo plus puissant contre la faiblesse, l’appauvrissement du sang et les malaises qui s'en suivent.Pour moi, outre la faiblesse, j’avais eu A souffrir de maux do tête, de reins, do bien mauvaises digestions.De plus, j’étais très sensible au froid ; je rue sentais toujours les mains et les pieds comme dans la glace.Tout cela m’empêchait d’étudier avec profit, car j’étais au collège.Au-si j’avais dû retourner dans ma famille pour y prendre un repos de quelques semnines et c’est alors que j'ai commencé à prendre les Pilules Moro.Lorsque je retournai au collège, j’étais beaucoup mieux et en continuant le traitement, je.me suis rétabli complètement.M.Théodulo Desrosiers, St-Damaso, (Matane) P.Q.J’ai une grande confiance dans les Pilules Moro et je les recommande beaucoup.Il va quelques années, je souffrais souvent du mid de reins et de douleurs dans les membres.Ma digestion se faisait parfois difficilement et mon système s’affaiblissait.Je me mis > Pilules M< ro« d mh • ii» nt r« ommandt.s .-t ne s - ou- leurs do reins disparurent bientôt, mon appétit fut meilleur et ma digestion plus facile.Enfin, je me sentis vigoureux et fort comme un jeune bomma J’ni ensuite employé les Pilules Moro pour relever mes forces et toujours elles ont eit les plus heureux effets.M.Alphonse Around, 610, rue Beaudry.Montréal.HOMMES MALADES qui désirez n voir des conseils des médo-cins de la Compagnie Médicale Moro, décrives-nous, dans une lettre, la maladie dont vous souffrez et demandez notre questionnaire.Nous vous indiquerons, par ln retour do la malle, la manière do recouvrer la santé et de refaire vos forces.’ Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes Elles sont aussi envoyées par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réception du prix, 50c.une boite, $2.50 six boites.Toutes les lot trou doivent être adressées: COMPAGNIE MÉDI-CA.tJa MORO, 27U ruo St-Doniv Montréal Opii|ioq d’Ontario Sir Lomer G juin a- iviupotté udp éolatanto victoire daiiS L province d«* Québec.C’est à un l«*g'é uiaïqué qt.e -ir JiUiner po*?ède la toofi anen «lu peuple »i»* QmSbcc II u’v .t p is «le ^r»v cret dans «u* in«*iho«|é».il donm» aux geua «•«?«|u«t ceux-ci dé.siretit : un bon gouverne¦ment, l’as mu» province .tu Uaïuuia i.’a tuoiriK d’agi- tatinns ou .Une des t éfo: m •*¦• proniis«*s par sir I.unor Gouin a «:t«; l’aboiitinn «lu gouvernement par vouimissioii dans la ville du Montréal et un retour vers l’ancien >y tème municipal.Lo soiitiment liberal prononcé «le Québec est une garanti»^ que nous un gouvornoineut fé«lé-ral vraiment libéral et.démocrate «L* plus étn i-tes relations - e;.iléirai< nr etitro Quôb’ «: et •«* reste «lu C-tnada.Cet «*tat de* choses est à dé-'irer non seulement pour i’affcruiisscment «i«*s 1 intétôLs libéraux dans tout
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