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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 3 octobre 1919
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1919-10-03, Collections de BAnQ.

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Vingt-troisième année — No.40 Journal hebdomadaire — Deux sous le numéro Vendredi 3 octobre.1919 à W f u ORGANE LIBERAL w DISTRICT dc BONNE.u mtr’ 31 L'AvtKia ut dams u mun.1 mIm «d«S vw»OKj pnojrtm» m p C K IL > E Elk Abonnement II Strictement payable d’avance DIRECTEUR : JULES-EDOUAR1) PUlîVOST ^SECRETAIRE DE ¦ A REDACTION VNDRE MAUNANT S AlW T- J E RO ME (Terrebonne) P.Q.O ta Au i Canada].$1.00 IEtats-Unis].1.50 Annonces : U c.la ligne agate, par insertion.Auuouces legales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligue, insertions subséquentes «g.uArPt.uùlL- * Le Semaine Parlementaire Les seances de la Chambre continuent mornes et courtes, aussi courtes que possible, ce qui fait bien I affaire des députés qui se rendent compte de l'inutilité absolue de cette session.En dehors du traité de paix, qui fut signé et paraphé avant que la Chambre fasse semblant de le discuter, on n a adopté aucune loi importante, on n’a tien fait.La seule proposition ayant du bon sens, celle de M.Jacobs demandant des élections automatiques chaque fois qu'une vacance se produirait, a été repoussée au moyen d'un ajournement intempestif.Pour satisfaire les électeurs de la Colombie-Anglaise, on a enlevé le droit de vote a d’autres sujets britanniques habitant cette province et c'est, sans doute, l’un des résultats de la lutte de cinq ans en faveur de la liberté et de lu démocratie.La maladie réelle ou diplomatique du premier ministre semble heureusement terminée puisqu'il a siégé au conseil des ministres, samedi dernier, et qu il a pu révéler à ses collègues les propositions qu’il a soumises au caucus unioniste de cette semaine, propositions tendant an maintien du malheureux parti d’union, plus malade que le ministre lui-même.Après le caucus le prfinier ministre quittera Ottawa poulie sud des Etats-Unis et l’importante session qui traîne de l’aile en ce moment n’aura plus le bénéfice de ses conseils ni le charme de sa sympathique présence.Le premier ministre dit que si la guerre est tinie et si la paix est sur le point d'être déclarée, cela ne doit pas empêcher le parti unioniste de s’occuper activement de la réorganisation militaire et civile du pays C’t-st un nouveau prétexte pour demeunr à la cièelie et M Calder, qui n attendait que cette déclaration pour avoir une raison de ne pas libeller prise, doit être bien satisfait de son chef.Le caucus doit aussi s’occuper des huit élections partielles que le gouvernement a eu bien soin de ne pas faire au cours do la session et des candidats unionistes seront découverts pour au moins sept des circonscriptions électorales, car il est pieu probable que la candidature de M Mackenzie King — probablement dans Prince, I.P.E.— soit combattue.Il se peut néanmoins que cette manière de voir ne soit pas admise par certains libéraux unionistes qui croient que la mission (?) du parti unioniste est enfin terminée et qu’il vaudrait mieux retourner à l'ancien système île deux partis II est aussi des conservateurs de 1 ecole Hob Rogers qui sont de cet avis.La survivance du parti unioniste signifierait évidemment la mort du parti conservateur, puisqu’il y a surtout des conservateurs dans cette faction hybride Inutile de dire que le caucus n'a pas l’intention de tenir compte de (Québec qui ne sera pas représenté au caucus, sauf par l'ancien juge Doherty, ministre de la justice.Les Canadiens de langue française savent ce que vaut la représentation du ministre.laveur du candidat unioniste, le pauvre Rainville, de si triste mémoire.Sans attaquer le caractère ou la réputation du commissaire MacLcnnan, M.Archambault a lait voir comment son attitude dans 1 enquête s'est modifiée du jour où le gouvernement eut nommé cet individu président permanent du tribunal des différends industriels.Avant sa nomination, il cherchait a savoir la vérité, mais cette soif de vérité et de justice s’est apaisée le jour où il se sut "casé” et il ne fit ensuite que mettre des entraves aux recherches de l’avocat de la poursuite.Jl n'y a pas de doute que tous ces oili-ciers, ainsi que les soldats qu’ils avaient sous leurs ordres, se sont parjurés avec un ensemble touchant, .nais ce ne fut pas l’avis du commissaire qui présidait l’enquête et qui a mis ces mensonges au compte d'un zèle patriotique extraordinaire.On sait aussi que les principaux officiers | ont été récompensés par le gouvernement comme l’a été le docile commissaire et M.Archambault a dit vrai quand il citait cet-parole de Sénèque : " Les gouvernants sans conscience prodiguent à leurs abjects serviteurs la nourriture, le vêtement, l’or et les honneurs " S’ous tournons sans avancer et nous n’avancerons jamais tant que le peuple n’aura pas compris définitivement que l’argent par lui-même est sans valeur et que les pièces il or ou les billets de banque ne valent en réalité que la proportion de produits qu’ils représentent.Ce sont des jetons, rien de plus, et on ne fait que diminuer leur valeur en en augmentant le nombre.Le gouvernement semble décidé à abandonner sa commission du commerce et h la noyer comme une portée de petits chats.C est mollement que M.Doherty a défendu SHWWWHtWIHWWIWWHIWtWiWWtWWWWtW.HWWWWHt î s jVIeli-jVIelo e f • hWrfA WWAte fAMW MMM fAfAM MMM NVAM • -««- Organisation formée pour promouvoir le concorde au Canada Une organisation ayant pour but de promouvoir la bonne entente entre les deux Bfiuci paies races au Canada vient d'être, formée.Cette association portera lu nom de " Ligue Nationale Canadienne ".Outre ce premier but la Ligue Nationale Canadienne travaillera à l’avancement de l’unité nationale, à la sauvegarde de l’autono- cette commission gouverueinentale attAijuée Dominion et au plein déxeloppe- par les deux eûtes de la Chambre à In fois.jlnei,t tio >(liante de la faiblesse des défenses .monts-les ou de l’épaisseur du cuir de M Rowell.Le brillant discours prononcé a la < liam-brr, jeudi dernier, par le député de ( luirn-h’v-Vercltèies, M Archambault, a enfin mis a jour la cynique conspiration électorale de ,017 ,.t dévoilé les dessous de cette organisation politico militaire qui cherchait a voler un siège de député en faveur de l.x-président Rainville.‘ M Archambault » établi, pre.nes en mains comment des liomm.s — des otb-ciers, s'il vous plaît étaient nés au Cumula et l’avaient habite toute leur v ; avaient juré froidement ne pas as ou de domicile nu pays et u'v conn»" re total •.Un nomme lv tter, STSrÆ,.».r-rt1.:.T: „„„ n lt.Tkl.ie-.un- 11 , et une troisième à 1 bel ville, es sous serment qu il Sea - Lake ' IIm.i ville est venu dire troisième n I bel \ un • ' ' , B se connaissait pas ili il voulait voter Ils ont déjà cotVé deux ou trois cent mille dollars au pays et recommencent actuellement tout le travail qu ils ont lait it qui est inutile.On croit cependant que pour s'en débarrasser le gouvernement forcera l’adoption de ce projet de loi avec une disposition ad dit tonnelle p rmettant de changer les arti des du nouveau classement au fur et â mesure que des ditlioiriés se présenteront.Nous aillions pu faire eela sans demander l'avis de commis épiciers de Chicago.Quant à l'allocation aux soldats, cette question est toujours à l'étude et sait rien de ce qui se passe té spécial qui doit faire rapport ou ne devant le comi- I,a question de donner une les soldats revenus du .^ratification le $2,000.00 à tous ’ front a été discutée la semaine passée cette proposition a été repoussée et comme die le méritait du reste Userait futile de donner cette somme aux soldats mais très utile de leur proen- du travail.Le fait de lancer 5 ou 000 millions de plus de numéraire dans la ctr dilation n’aurait qu’im effiA ¦ augmenter encore le coût de la vie déjà insupportable Les ouvriers se sont déjà aperv'w 'l"': k's augmentations de salaires ne leur servent nas à grand chose puisque les tarifs coulants des objets de pi entière necessue augmentent plus rapidement que les salaires sauraient le faire.Lest un cercle \ deux qui ne nous avance a rten et le cap -|e travail semblent un manege de dieviiix de bois dont les salar.es propre-nidit dit, commis, employes de bureaux, oud‘mulâtres, supporterait tout le poids.(Du Canada) Ce fut là une des principales questions discutées au cours du débat parlementaire sur le traité et la ligue des nations.Nous avons maintenant sous les yeux l’excellent discours prononcé à ce sujet par M.Jules-Edouard IVévost, député de Terrebonne, et qui l’a traité avec une clarté et une logique parfaites.M.Prévost a rappelé quels furent les progrès de notre autonomie sous le régime Laurier et comment au contraire lu parti tory voulut toujours nous en éloigner pour nous jeter dans ia voie impérialiste et tributaire.“ Depuis pies d’un demi-siècle, a dit M.Prévost, le Canada a marché vers un guu-ernement autonome plus complet et c < st pourquoi nous avons eu raison de dire qu il devenait une nation.‘ Sous le gouvernement Laurier, le Canada s'est orienté de plus en plus eu ce sens vers la pleine autonomie et la gestion de ses propres affaires, et cela au point que la Grande-Bretagne peut faire des traités qui ne lient en rien le Canada s'il ne le veut pas, et il peut intervenir dans les traités dont bénéficie à certains égards le Canada, ans application à d’autres parties de Tempi re." C’est pourquoi nous avons eu raison de lire que, par cette évolution, le Canada était une nation." Et lorsque le gouvernement Laurier a voulu organiser notre défense sur mer, par l'établissement d’une marine, cela signifiait encore le développement de la vie nationale et du gouvernement autonome de l’empire.Cela signifiait la dépensé de I argent à notre guise, l’emploi de nos propres marins et de nos propres artisans et I ouverture de nouvelles carrières à 1 fictivité et à $.55(3,975,057 le chiffre d’affaires de 191 Pas de Canadien-français ! Il y avait jusqu’ici, au tribunal fédéral de commerce, établi par M.Borden, il y a quelques mois, deux commissaires, J1M.Robsou et O’Connor, tous deux de langue anglaise.On croyait — et l'on y était autorisé par une promesse du ministre de la justice, M.Doherty — que le troisième scrub choisi parmi les industriels, les coinmen; mts ou les économistes canadieus-fram,-iis.Il n’en est rien.Ottawa annonce en effet qu’un M.Murdock, du syndicat des employés de chemins de fer, vient d’être adjoint définitivement à MM.Robson et O’Conner.Encore une commission créée par le gou-jveruement Borden et dont les Canadiens-fram; iis sont exclus ! Pour nous, rien ne nous surprend plus de la part du gouvernement Borden, et le fait est, si coutumier qu'il est à peine nécessaire de le souligner.Les compagnies d’assurances D’après le rapport annuel du département fédéral des assurances, qui vient d’être déposé à la Chambre des communes, les pertes subit s par les compagnies d’assurances contre le feu au Canada, en 1918, se chiffrent au montant de S 19,359.252.En 1917, ces pertes étaient de $16,372,102.Les primes perçues pendant Tannée 1918 atteignent le montant de §35,954,405, contre $31,240, 530, en 1917.Le montant total des polices nouvelles et renouvelées durant le cours de Tannée est de $4 600,035,056, ce qui dépasse de l'ambition des jeunes Canadiens." Cela valait mieux, certes, que le tribut de 35 millions de dollars que le gouvernement B jrden proposa de payer à 1 Angleterre, nous mettant ainsi au simple rang de vassaux et de sujets taillables et corvéables à met ci." Toutes ces évolutions reposent sur le principe fondameudal du gouvernement responsable, c’est-à-dire le régime d'autonomie pour le Canada.M.Prévost a raison de dire que c'est sous le gouvernement Laurier que nous avons atteint le plus complet épanouissement de notre autonomie.Mais cet héritage précieux, le gouvernement Borden Ta compromis ; et il est à craindre que les obligations encourues dans le paix ne viennent un jour se heur Les primes en 1918 sont de $48,770.1 12, c’est-à-dire $5,254,289 de plus qu’eu 1917.La suprématie du français Le texte du traité de paix avec l'Autriche est rédigé en trois langues: eu français, en anglais et en italien.Le français a-t-il donc décidément cessé d’être la langue diplomatique, qui suffisait, il y a peu lie temps encore, à toutes les chancelleries ?l’as tout à fait.Dans les "déclarations” jointes au traité se trouve cette formule : "La présente déclaration faite en français, en anglais et en italien, le texte français faisant foi en cas de divergence.' 'Tout de même ! O C T O B R E 1 Avant q ut: le froid glace les ruisseaux, Et voile le ciel tie vapeurs moroses, Ecoute chunter les derniers oiseaux, Regarde Jleu-rir les dernières roses.Octobre permet un moment encor Que dans leur éclat les choses demeurent ; Son couchant de pourpre et ses arbres il’or Ont le charme pur îles beautés qui meurent Tu sais que cela ne peut pas durer.Mon cieur ; mais, malgré la saison plaindre, U n moment encor tâche d'espérer Et saisis du moins l’heure fugitive.Rôtis en Espagne un dernier château, Oubliant l’hiver qui frappe à nos portes Et vient balayer de son dur râteau Les espoirs brisés et 1rs feuilles mortes.François COPPEE *- 4» 4» »»» -*?•-«» « » -«» tout l’union des cultivateurs.Dans les cercles ministériels, on exprime une crainte pour la réélection des candidats unionistes dans les comtés d’Assini-boine, Victoria, Ontario-nord, Glengury, Carleton et Prince.Naturellement, il n’est cette partie de la ville, inutile de dire qu’elle est candidate conservatrice.Le chef de police de Hull est en bisbille pas question de Québec-est où les unionis- T* le ,na,re ^ lu c0,îHe'1 mun,c,Pal et la tes u'auront pas de candidats.Les unionis- dl8P,lUe v?eat d attelndre an caractère a.gu tes croient a la certitude de l'élection dc sir !Car Je mn,rc a tout «mplement suspendu Henry Drayton à Kingston.L'élection partielle dans le comté de Té-miscamitigue, devenu vacant par la mort de l'honorable Frank Cochrane, ne pourra pas avoir lieu le 27 octobre, eu même temps que les huit autres, pour lesquelles les brefs ont été émis le mois dernier.Le délai est trop court pour préparer les listes, mais cette élection aura lieu probablement à la (iu de novembre.On 11e peut voir cela qu'à New-York Mike” Hickey, ex-roi des pickpockets qui fut la terreur du Bowery pendant des années, vient d’être l'objet d'une fête que lui ont offerte ses amis, sous forme d’un banquet.Il y avait là des anciens forçats, experts de la pince-monseigneur, voleurs de grand chemin et autres gibiers de prison.Ce banquet a eu lieu à New-York, dans la salle du Y M.C.A., succursale du Bowery.Il y a sept ans, "Mike" abandonnait sa carrière du crime et on célébra l’anniversaire de cet évènement par des agapes fraternelles.Le discours que prononça le héros de la fête ne fut pas banal.“ J’ai 54 ans, dit Hickey, et j’ai passé 30 ans en prison.Ma première arrestation date de 1882, lorsque j’attaquai un vieux capitaine de navire Je fus condamné à Sing-Sing pour dix ans.En prison je fis la connaissance du fameux John Blaum, briseur de coffre-forts.J’étais un tout jeune homme alors et je ne sais pas le chef de ses fonctions, alléguant qu’il s'était absenté dc Hull sans permission pendant huit jours.A ceci le chef répond qu’il a été voir ses parents malades mais le maire prétend que le voyage du chef n’a été qu’une partie de pêche en haut de la Gatineau, même qu’il s’est mouillé les pieds et a pris un rhume carabiné.La vérité sortira peut-être d’une enquête faito-par le conseil municipal sur la conduite étrange du gardien de la morale publique, surtout celle de Hull.Vendredi soir dernier toute la ville d’Ottawa a été privée d’eau pendant deux heures à la suite de la rupture d’une conduite de 30 pouces au coin des rues Waller et Daly, dans la côte de sable.La rupture a causé dans le sol qui ressemblait assez fort à un cratère d’obus et dans lequel une vingtaine d’hommes pouvaient trouver place.L'inondation qui s’est produite dans le quartier a causé des dommages considérables dans plusieurs maisons et particulièrement au couvent de la rue Rideau qui est à quelques pas.Les domtnrges ont été réparés en vingt-quatre heures mais on ne sait pas encore la cause de cette rupture survenue dans un système qui n’est en usage que depuis quelques années.Une pétition signée par des centaines de pourquoi ceux qui administraient la loi à citoyens du comté de Pontiac a été présen- ¦ téc la semaine dernière au ministre de la justice dans le but d'obtenir la révocation du juge de district, le magistrat Weir.La pétition a été présentée par une délégation conduite pat Mire Barry, C.R.traité d , ter à ce principe autonome qui doit être la QUej sera ie verdict du peuple base de notre vie nationale.C’est pourquoi les libéraux ont voté pour l’amendement Fielding Lapointe.•* Nous voulons rester sujets britanniques.dit encore M.Prévost, mais nous demandons que le Parlement canadien et le le de ce pays restent les maîtres de peup .leurs propres deslit ce- Nous entendons résoudre nous-mêmes les proh èmes sur lesquels nous possédons mieux que I électeur, et même mieux que le parlement anglais, ,nalité pour nous prononcer.’Telle est la volonté de la nation." ____ odeurs les plus suave», les plus délicieuses semblent avoir été concentrées dans le nouveau paifum " Lilas” il'Ariy.Un échantillon vous voûtera 25 cts.Connaissez vous le pat Lun "Sweet Kiss’ 1 Essavez-le et vous en serez contant.Ces paifum-, et bieu d'autres, sout en vente à la librairie Prévost.On cause beaucoup dans les cercles politiques vies huit élections partielles, dont la date est fixée au 20 octobre, pour la nomination, et au 27, pour la votation.Six provinces sont intéressées dans ces élections, qui sont considérées d'une importance capitale pour l’avenir politique du gouvernement.Toutes les sections de la population sont intéressées, soit la classe ouvrière, la classe agricole, et la classe commerciale.Les vieux parlementaires ne se basent guère sur le vote des élections de 1917, mais ils prennent note de celui de 1911, alors que les libéraux eurent une majorité d’au-delà de 2,000 voix dans les huit comtés, à savoir : Assiniboiue, Victoria, Ontario-Nord, Kingston, Carleton et Prince.On laisse de côté Québec-Est où l'élection de sir Wilfrid Laurier eut lieu par acclamation.En 1911.cinq sur les huit comtés élirent des libéraux Mais on compte aujourd'hui avec le vote des femmes, et sur» cette époque me mirent en contact avec les pires criminels du pays.J’ai terminé ma carrière du crime et je suis maintenant le droit chemin.” Une montre d’or Fut présentée au héros do la fête par ses amis réformés, au nombre desquels se trouvaient John O’Connel, un ex-voleur de profession qui a débuté dans la carrière du crime à l’àge de dix uns et qui a passé 31 ans en prison ; Frank Keegan, âgé de 62 ans dont 32 ans ont été passées à l’ombre ; les deux frères Murray qui ont servi 22 et 27 ans de prison respectivement ; et Harry Courteney.En remerciant ses amis Hickey dit: "C’est la première fois que je possède une montre.honnêtement.” Lu femme de Tcx-forçat, qui tenait un bébé dans les bras, assistait à ce banquet.Position des partis politiques dans l’Ontario La date des dernières élections générales en Ontario fut le 19 juin 1914.Après le comptage des bulletins la position des partis était comme suit: Conservateurs, 84 ; libéraux, 25 ; libéraux indépendants, 1 ; ouvriers, 1.A la dissolution de la Législature, la position des partis est la suivante : Conservateurs, 76; libéraux, 30: fermiers-unis, 2 ; sièges vacant3, 2 : ouvriers, 3.CHRONIQUE D’OTTAWA Madame J -C S«ars sera la prochaine candidate dans Ottawa-Ouest aux élections provinciales.Madame Sears a eu sa part dans le mouvement des “ Win the war”, cette association créée dans le but d’aider à la guerre et de calomnier la province de Québec et nous ne doutons pas de ia voir recueillir tous ies bous voice oraugistes de Descaves Mieux que lor en barres Jusqu'à ces dernières années le public souscripteur était très restreint dans notre pays : il semblait que seuls les hommes d’affaires fussent capables d’acheter des valeurs et do devenir dta actionnaires ou des obligataires.Les Emprunts de la Victoire, surtout celui de 1918, ont été l’occasion de la propagande la plus opportune parmi le grand public.On lui montra qu’uue obligation est gagée, aussi bien qu’une hypothèque, sur uue valeur réelle ; qu’elle assure un bon rendement ; qu'elle est facilement négociable , qu’elio est à la portée des bourses les plus modestes.l*a démonstration fut si concluante qu’en l’espace de trois ou quatre aus, elle provoqua non pas une évolution, mais une révolution dans nos mœurs financières : les petits épargnant» — c’est-à-dire une partie notable de la population —souscrivirent en masse aux émissions de l’Etat.Satisfaits de leur initiative des anuées passées, il est hors do doute que les petits épargnants voudront, cette année encore, convertir en " bon papier ” toutes leurs disponibilités.Ce titre de l’Emprunt de la Victoire 1919, c’est mieux que de l’argent en banque ou de Tor en barre».Soldats de retour Ecrivez pour détails vous disant comment gagner $10.par jour en vendant les produits Rawleigh ; renommée bien établie.Ouvrage sain, plaisant et permanent.Donnez votre âge et aussi références W.-T.Rawleigh Ca Ltée, Dépl.Nu 65, Toroutu, Ont., L’AVENIR DU NORD 3 OCTOBRE 1919 Instruction et éducation Discours de Flionorable Athanase David au banquet du 24 septembre 1919 (Suite) M H- well a volontairement abandonné tout vestige d’esyoir qu'il pouvait entretenir d’avoir le respect des gens quand ii a tenté de répondre aux accusations portées contre lui par Phonotable Charles Murjhy en mars 191S.Il s’est plaint du fait que M.Mutj.iy avait | arlé en son absence mais il avait é é à la Chambre l’api è-midi, savait que M, Murphy avait la parole à ta rep rise de la séance, connaissait le sujet du discours de M.Muiphy et, cependant, s’est absenté de laséaucedu soir.De plus, pour prouver la sincérité de sa plaiute, M.Rowell a choisi le jour < ù M Murj hy était absent d’Ottawa pour répondre à ses accusations.M K well a déclaré qu’il ne dt vait pas prendre part au débat puis il nous a donné un discours préparé de longue main et entrelardé de documents qu'il avait par hasard dans sa poche.li convient avoir dit dans son discours de North Bay (6 déc.1917) ce dont M.Murphy l’accuse et qui se lit : A n’en pas douter, ils étaient encouragés daus celte attitude par les membres d?s ordtes religieux Vtnus de France, qui avaient trouvé un asile au Canada et s en servaient pour saper les fo ci s du pays daus la lutte.Il est à ri ter qu'ils n’uieut pas suivi l'exemple des très de l’Eglise catholique de France.En répouse à cette abominable calomnie M.Murphy a cité une foule de chiffres donnés par les divers ‘ ordres religieux ” et démontrant que ceux desmtmbres de ces oidres aptes au service étaient retournés eu France, avaient pris du service et avaient été, dans beaucoup dans notre province î Ne j de cas, blesiés ou tués.Sans boute aucune, M.Rowell admet que les chiffres de M.-Murphy étaient exacts et voici ce qu’il offre pour se défendre : A l’époque cù je parlai à North Bay, j’iguo-rr.is que la loi française du service militaiie obligatoire portait sur 1rs membres du ciergé de iangue française d’âge inidlaire, et qui étaient restés citoyens firrçds, que cette loi les obligeait de repasser eu Fiance pour y faire du set vice militaire et que ceux qui étaient physiquement aptiset n'étaient pas exemptés temporaiit-nu iit ou d'autirs manières, étaient retournés en France sur les oidres de leur gouvernement.Eu d’autres termes, M Itoweil ne savait pas que ce qu’il disait était faux et, conséquetnent, il ne savait pas que cela fût vrai.Et sans s’in-quiéier de savoir si c’était vrai ou faux il a dé c aié que des hommes qui avaient -acrifié leur vie pour lu France s’occupaient de faire une agitation antipat riolique au Canada Et M Un romancier italien publiait durant In guerre un volume auquel il donnait pour litre : “ La vie commence demain *’.C’est là le cri de tous les peuples que la guerre a touchés ou qu’elle a meurtris, et Guido da Vi ro a n’a f kit eu somma qu’exprimer le sentiment de tous.1-a vie commence demain, car les nations qui.aujourd’hui, sf, contentent de l’armature que le pus'é leur a faite risquent d’être devancées daus la course qui se poursuit à travers le monde vers la supériorité intellectuelle.Supériorité intellectuelle, soit.Mais surtout direction, orientation de cette supériorité une fois acquise, spécialisation de la puissance céié-brale, direction rt fléchie donnée aux compétences, aux inclinations, aux vocatious.A cette époque de perturbation mondial», c’est, peut-être encore là que ré-ide le préventif le plus certain de la lutte îles clauses.Car cette direction réfléchie donnée aux inclinations, aux compétences et aux vocations mettra chacun à sa p ace daus la société, tmiè.ii-ra l’encombrement d’une classe et l’insutiisauce d’une autre.Qui de nous n’admettia pas qu’un des plus grands dangers de l’heure pour notre pian inciserait l’abandon de la campagne par les jeunes gens sur les forces et l’énergie desquels repose la production intensive, devenue nécessaire si nous voulons faire face à la hausse exagérée des jrix des choses nécessaiies à la vie.Je n’ai pas l’intention ni la pietentiou o entrer ici daus la discussion des causes de la cherté de la vie dont l’une en particulier a été maintes fois uotée • l’exportation de uos produits avant qu'une réserve suffisante ait été faite pour pourvoir à la consommation cie notre pays.De plus, il ne faut pas que nos jeunes gens cie la campagne, quittant la terre, vu une lit grossir daus les villes le nombeesans ce-*e augmentant des ouvrir rs qui s'étiolent et |àib»eul sur les machines modernes que la science a substituées a l’effort humain.Pour cela ne faut il pas que daus la petite maison d'école de campapue où le père envoie son fils, ou lui appitune la beauté du lûle que joue le cultivateu faut-il pas qu'ou le fasse se rendre de la mi — s ou de l’agriculture dont on a ait qu'elle était un art ?Ne faut-il pas aussi qu’il se pénètre de sa fonction dans l'agencement de nos fotees écoi cliniques et nationales 1 Je i.e voudrais pas que l’on di?e dans notre province, que nos Cultivateurs quittent la campagne emportant leur- champ- dans leuis goussets, comme sous la France monarchique l'on affimiait que “ la uoble-se s'en allait à la cour portant ses champs sur ses épaules L’amour du sol, le respect di s traditions terriennes, du sentiment du devoir national, l’obligation économique, autant de hçous que l'instituteur ayant apprises lui-même dt-via avtc enthousiasme enseigner aux peut- enfants de notre race.Agis-ant ain-i, le- mod -te- in-ti-tuteurs et institutrices qui sont le- grands professeurs du patrioti-me, fai-ant incliner, dau-in salut quotidien, n-r si I le» pe'it» r n * qu i ous leur confions, créeront pour it ur raep.leur province, leurs pays une force -ur lequil e louent droit de compter.A ors, meublant c— pe ti.s cerveaux comme il le font aujouidhui de connat-sances nouvelles, ils eu feront des cultivateurs insiruits, qui, ajoutant au jug tuent il au taisoumment splendide que donne à rh rn-me des champs la cont» inplation de la b-lie et grande nature, leur f ra entonner la chm-on de ri connaissance au soi a oui nous devons o’ê lie devenus ce que nous sommi s.Combien serait belle, disque année, dan- no-paioisse-, la fête de l’agiîcuiture A l é.t que où les épis mûris par le ihvud soleil de juillet n'attendent plus que la f-ulx du moissonneur, les filies et les gaïqons, portant le- épi- doré-, comme au printemps, les pieu u r- b ins de mn guet, homme- et femme-, ayant pi iné, portan daus leurs liait- ia preuve de h ur i ude et ardu labeur, vieillards qui ne peuvent plu- di-pen-eer au sol la vitalité qu’il leur a pri-e, mai-ton-, se joignant eu un superbe cortège pour entonner l’hymne de reconnaissance.Selon leur croyance, le matin au pi*-d de l’autel, il- auraient remercié la Providence et nous les retrouverions le -oir, au moment t ù le soleil en te couchant f itt iui-seier -ur l'herbe les diamants d’une fine rosée gage des splen- f pc n nîél i t'PK fin deurs nouvelles que le Soleil veut donner à la "" terre.Tous réuni- au pied d’un mai, sou- un I drapeau flottant a la bri-e, drapeau que leur coeur leur inspirera, i s entonneront l’hymon i national qui montant de la piaine jusqu’au s unmet des mon's iéveillt r.t de -on écho sonore, le courage et l'énergie dans le coeur quelque fois défaillant du colon, que l’éloignement du centre aura empêché de venir.Ce chant, né d’uti patriotisme vrai, «iricère, éclairé, fera tressaillir les ancêtres endormis et qui pourtant veillent encore -ur nou-, car il sera l’écho du baiser qu’un peuple agenouillé a daus le pas é donné au sol de son pav- Sol canadien où la Fiance a semé avec la première moi-son une parcelle de son immortalité, au jour de cute fête, permets au soleil de juillet d’aller dan- tes entraides réchauffer la poussière d'o-sement- de ceux qui furent te* premiers amants.Ce sera le trioinjhe de l’école et celle qui produira une telle fête, nous la saluerons, ia vénérerons, laissant a d’auires cette mission de la bénir.Petite école de csiupague dont l’cejvrp i s-admirable, permet- que j» t’offre le- prérni-se-de ma volonté, de mon énergie, de mon amonr de ma race.Dans les villes, là, le problème est tout autre.La guerre était à peine terminée et nous voyions avec contentement se retirer lavagu-qut avait ensanglanté le monde lor-que, subite-meut, avec la force d’un rcs-ac, l’univers de n niveau hou» ses pieds sentit le sol se déiober.Vne force longti mps compiimée, se dégageant des étreintes du pissé, mécontente, irritée, comme un torrent débordant, avait envahi 1 Europe : la vague du travail pénible et ardu se réclamant du mot démocratie dont on l’avait enivrée, se souvint que le mot ne veut rien dire s’il no signifie pa 1 Amélioration constante du sort de ceux qui portent le poids le plus lourd et qui n'ont que leurs bras pour vivre.1-9 mouvement était parti des couches prof 'tides qui, pendant des siècles, avaient semblé dormir.Le Russe, secouant les colonnes du temple, avait, dans un • dort nouveau, secoué Jo monde tout entier.Il vint en Amériqnt où ri créa la situation que nou» vivons.Le- tenaille» se serrrtii chaque jour davantage et l’on est a >e dcoiaudcr si vraiment c’est une doctrine que l’on agite ou si ce n’est pas un état d'âme qui se traduit.Fini le temps où l’ouvrier était une bête de somme dont on pouvait abuser sans crainte qu'il ii’u àt de sa force — il ne l’avait ta- comprise.Finie l’épeque où il se contentait de demander comme tin bienfait lo pain nécessaire à sa famille.Fini le temps où l’on pouvait impunément faire entrer au logis du travailleur la inhere et la famine par un renvoi illégal ! ( à suivre ) La défense de M.Rowell lions, je ne ressentirois aucune joye de ces avantages si ce n”estoient des ach-minemens a la tranquillité generalle que je tache, avic mes Alliés, dobtenir du Koy d’E-pagne, la prise de Foutaiabie ne me flatte donc point par la globe de la conqueste, niais seulement par l’esperan-ce de parvenir a une Paix egallement avanta gouse aux deux Nations ; Et pour rendre grac< s a Dieu de la protection dont il favorise mes entreprises, je vous écris cette lettre de l’avis do mon oncle le Duc d’Orléans Regent pour vous dire que j teris au s' Evesque rie Quebec rie faire chanter le Te Dkpm dans I'Eglise Catli -dralle de cette ville et que mon intintion est que vous y as-istié-, que Vous y fissiés assister le Cm.*1 Supérieur, que vous fas-iés eusuilte allumer le- feux, tirer le canon et donner en nette occa-ion les marques de réjouissance accoutumées et.la presi nte ii'étant à autre fin.Je piii- Dieu q1 vous ait Mods' le Marquis de Vaudreuil en sa sainte garde.24 J uin 1719 Signé Eci it à l’ai is [ I.OUIS M O’ivar Asselin, dont IVrg-igrment volon taire â l'âge de 11 ans, eu 1914, fut si vivement commencé, continue de faire mentir toutes les prédictions.y compris les siennes.On avait dit : “Ce diable de nationaliste s'est emôlé par gageure, pour faire jaunir de dépit les impérialistes qui ne vont pas à la guerre ; il n’aura pas été tiois mois dans l’armée qu il sera en chicane avec tout le mondé et répandra scs grit fs dans les journaux.’ — Quand il rentra au Canada en juin dernier apiè- tiois ans d’absence, il avait paru de lui daus la piesse ces quatre choses exactement : une lettre du front, remplie de compliments à l’adresse de tous ses camarades, d’ailleurs pub iée sans son assentim ut ; un discours fait à Ptwis au cours d’une permis-ion, et -i modéré que des journaux dis nuances les plus diverses —’e Canada, le Pays, VÉvénement, — furent h-ureux de le reproduire ; un article sur a France prolectrice de l’ordre de l’Europe, du-ret- q tel personne ne pouvait prendre ombrage ; et piê- 1 e lin, une étude sur les relations intellectuelles franco canadienne- à laquelle ni la presse ca-iholique ni la presse anticléricale n’ont encore rien trouvé à reprendre.“ Mais attendrz qu’il soit démobilisé !” di saient les prophètes.M.Asselin fut démobilisé le 8 juin : aux environs du dix septembre, il n’avait pas encore dessert é les dents ; bien plus, il avait fait ce tour de force de se soustraire corps et âme à la curiosité bien naturelle des n porters I se décide • i.fiu à parler, à agir ; il Va publier h- Garde-l'uu—Feuille ultra impérialiste, dit la Gazette ! — Feuille nationaliste ! riposte de l’autre bout de la piovince le Progrès du Golfe, qui par e comme s’il était dans les secrets.Le Garde Fou approch», il e-t sur cous; toute une papeterie, toute une littérature en annonce la naissance pour le 4 octobre au No 72 do la rue Saint-Gabriel, a Montréal.Et tout à coup, le lundi 22 septembre, sans crii r gate, M.Asudin annonce à ses amis qu’il n’y aura pas de Garde Fou, qu’il entre eh* z MM.Versailles, Vidricaire a: Boulais, et il ue p end même pas la peine de dire qui avait rai son, de la Gazette ou du Progrès du Golf Q n nous rendra le pittoresque matador d'aucri foi- 1 On nous a chipé notre AsSe in, le vrai Asselin.Et apiès tour, qui sait -i ce n’est pas le véritable Asselin qui se révèle depuis bientôt quatre ai - 1 Si le 8en8 pratique qu’on croit dé c mvrir aujourd’hui au premier directeur du Nationaliste u’i st pas précisément, malgré les apparence-, ce qui a pertni- a cet ai cien ouR well n’a fait c-tte a-sertion canaille que ; v ier a’usine d’atterrir tiaus une maison de paice qup des élection- se préparaient rt qu’il b nque après une promenade à tire d’aile a voulait avoir le vote urangiste.“Si j’avais su," a t - i 1 ajouté,” quelle était la position du clergé français, j’aurais fait son é’oge.” FVut-êire, mais pas avant ia fin des élections.Tantii- que M.R wdl tentait ainsi de soulever l’antipathie protestante en Ontario M.M-igher, au Nord Ouest, se setvait des méthodes qui lut étaient facilitées par la loi des éectiou- en temps de guerre et télégraphait au prr mier ministre de lui expédier mille voles aux tndioits où l’on en avait le plu» besoin.S: la guerre a été faite dans le but de rendre au monde ia justice, la liberté et ia democratic, elie a été inutile.Le» nalfaiteurs et les truqueur- sent toujours à l’u.uvre.• Toronto Statesman.27 -ept.1919) district de Terrebonne Le 25 -eptr inbre, l’As-ociation des Notaires du distr ict de T rn bonne tenait a Saint Jovite sa réunion trimestrielle à laquelle étaient présents : les notaire- Jos Girnuard, de Saint-Benoit ; J.E Parent, cie Saint-Jérôme ; Albert De?jardin-, ne SaiDte-Théi èse ; Daina-e Gauthier, de Sainte-Anne des P.aiue» ; -T.-A.-G Bélisle et J.-A.Chaurette, de Saint-Eustacbe; G èian V a 11 i , de Lachut» ; Vine nt Fortier, Narcisse Fore-t et Jos.O ignon, p:otonotaire, de Sainte Scholastique ; Dr Edmond Gr'guon, de Sainte-Agtihe ; le notaire P.-A Barrette elle D Henri Grignon de Saint Jovite.M.Vincent Portier a donné une très jolie conférence sur “ l>e» notaires au lutrin ”.La pro-ch line réunion aura heu à Saint-Eustacbe ; ia conférence y sera donnée par M le notaire J -E.Desjaidin-, de Sainte-Théièse.LETTRE DU ROY t aver* tous les domaines l M.A^elin donna, c imine juurnali'te, une attention parlicu ière a-x questions économiques qui intéressent par-tk'ulièr* ment notre province.Ii possède â fond; le frau«feuUlesdc|amenthe (voirillustration!: iyp,* ’ à ,a Gumi 10 rxe.des Bronches, des Poumons—de tout appareil respiratoire, menacé aujourd'hui par le microbo de la Grippe J.a.e.gauvin, hartnacien-rhimiMio Montréal I-e Sirop Chauvin pour le Rhume est en vente partout à 25c la bouteille.Rê«Jte Je la rnetilhe foire ft ou Japon.Pourauoi sou^111 dune vue défectueuse t .f ï ;?-Cct Les jeunes et les vieux dont In vue est défectueuse doivent supprimer cette "rave incommodité.Nous somme* a leur disposition pour remédier au défaut dont iis souffrent et.notre grande expérience est une garantie do succès.L’INSTITUT D’OPTiQUE 1 H, rue Sainte-Cal lrtrine Est Angle avenue J lôtel-do- ville MONTREAL Spécialiste Beaumier “s meilleur de Montreal te annonce vaut 15 cls par dollars sur tout achat de lunetterie."^£31 Pas d'agents sur le chemin pour notre maison responsable.«4 i : \ v t.:y mm ff-.i a A L ; 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