L'Avenir du Nord, 23 juillet 1920, vendredi 23 juillet 1920
Vingt-quatrième année — No.30 Journal hebdomadaire =*— Cinq &ftus le numéro Vendredi 23 juillet 1920 w V ORGANZ LIBERAL do DISTRICT et lx mar bi cave ni* UT dans U peuple «iu Wvj vt*wo»rj r »o«,rt m» u$ nv> mpi^uaurf ÇB.3U>cne_) E.R,.Abonnement : U._________________ “ " | Etats-Unis].Strictemont paj'able d’avance., ^ Canada].$2 00 I TTin ra.Tl ni>.l 2,ij0 Directeur : Secrétaire de la rédaction : JULES-EDOUARD PREVOST ANDRÉ MAGNANT SA /A T-J KROME (Terrebonne) P.Q.fl Annonces :“1 J-c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère in-.'rtion ; 6c.la ligne, ineartions subséquentes, L’histoire de la question navale _________j_ Pour rectifier et compléter le récit de M.Henri Bourassa M H enri Bourassa vient d’écrire dans le Devoir doux articles sur lord Fisher, articles numérotés qui auront sans doute une suite et constitueront peut être deux chapitres d’une nouvelle brochure en préparation.! Dans ces articles, comme dans tout ce cju’il écrit, M.Henri Bourassa parle du haut de sa science et de sa prescience; il formule des jugements qu’il entend être definitifs et sans appel.Parlant de l’avis qu’entretenait lord Fisher sur la politique navale du Canada, M.Bourassa rappelle quelques souvenir», raconte une entrevue qu’il eut jadis avec lord Fisher et résume les étapes de la question navale au Canada.Il le fait à la manière de quelqu’un qui écrit ses mémoires et croit fournir des matériaux à l’histoire politique de sou pays.(Quoique très intéressants, les articles de M.Bourassa sont incomplets et inexacts sur certains points.Il convient de ne pas laisser le directeur du Devoir tirer des conclusions et porter des jugements mal fondés, sans combler les lacunes de son récit.Puisqu'il prétend faire œuvre d’historien, M.Bourassa nous saura gré de redresser quelques-unes de ses atlirmations et de compléter sa documentation.Le Canada a déjà protesté contre les erreurs et les préjuges du chef nationaliste qui persiste à vouloir accréditer dans l’histoire qu’il eut raison el tit acte de patriote en combattant Laurier et en aidant Borden à s’emparer du pouvoir ! Nous ne voulons, aujourd’hui, que relever quatre points où la mémoire de M.Bourassa est infidèle et ses jugements sont faux Tout d’abord, rappelant les étapes de la politique navale, M.Bourassa, qui est toujours obsédé par l’idée de donner tort à Laurier—il le faut bien pour que Lui, Henri Bourassa, ait raison 1— écrit : En murs 1909, sir George Foster, aujourd'hui ministre ilu commerce, soumettait a la Chambre un voeu favorable à l’adoption de mesures proptes à Assurer la défense des cèles du Canada.M.Laurier suggéra d'impérialiser la proposition en faisant décider que les torces navales uu Canada seraient organisées »n coopération et eu relation intime avec la (lotte impériale.M.Bourassa ne se rend-il pas compte qu’en mettant en face, comme il le fait, M.M.Laurier et AL Foster, ceux qui le lisent en concluront que Laurier, en cette occurrence, fut plus impérialiste que Foster et qu’il entraîna le Canada dans une politique nouvelle dominée par le souci impérial ?C'e3t faux et injuste, pourtant.Ce qui est vrai, c’est que Laurier, en 1909 comme en 1910, ne lit que donner suite à une politique navale annoncée par lui dès la conférence coloniale de 1902 et hautement approuvée par AI.Bourassa lui-ruèuie.Comblons les lacunes qui existent ici dans le récit de M Bourassa.Le rapport ofliciel de la conférence de 1902, tenue à Londres, donne un rapport du lord de l’amirauté.Ou y voit que sir W ilfrid Laurier l’avait, informé que le gouvernement canadien avait L’INTENTION DEJA BLIR UNE FORCE NAVALE LOCALE DANS LES EAUX CANADIENNES.C même rapport ofliciel contient un mémoire présenté à ladite conférruce par les ministres canadiens sur la défense du pays.On y lit que : Jusqu’à présent, les dépenses faites par le Canada pour sa défense, se sont restreintes à l’armée de terre./.e gouvernement canadien est tout autant disposé à donner ton attention à la partie navale de cette de fente.lia (les ministres canadiens) désirent au plus haut point voir exécuter ces projets de défense.en coopération avec les autorités impériales et sous la direction dofficiers impériaux d'rxpe rience, on tant que la chose sera conforme aux principes de gouvernement autonome qui a été un si puissant facteur dan» le développement do l’unité de l’ciupirr.AI.Bourassa félicita les ministres canadiens de leur attitude à cette conference coloniale de 1902.Voici, en effet, ce qu’il disait à la Chambre des députés, le 1» mars 1903 : En somin».le résultat de !n conférence impériale (de 1902) et l’attitude do nos délégués me paraissent tout à fait satisfaisants-La très grande majorité du peuple décidera que nos représentants ont accompli lent le'oit < mm inos d’Etat canadiens et do citoyens britanm-quos.Au mois de tnr.i 1013, Al Bourassa écrivait dans le Devoir, à propos de 1 altitude do sir Wilfrid Laurier et de scs collègues a cette même conférence : Le» ministres tinrent parole.Ils résistèrent à toutes les propositions de Ohumberlaiu et de ses collègues.Al.Fielding alla même jusqu'à laisser prévoir l'abrogation ou la modification du tarif de faveur accordé aux marchandises anglaises.A son retour d’Angleterre, je fus un des premiers à féliciter le premier ministre sur son ut-tilutle ferme à la conférence.Et, pourtant, les documents démontrent que ce fut à cette conférence de 1902 que sir Wilfrid Laurier et ses collègues annoncèrent leur politique navale et leur intention » d’établir une force navale loctde dans 11 les eaux canadiennes, en coopération avec » les autorités impériales." La résolution (le 1909 ne fut donc que que ht conséquence du principe émis à la conférence de 1902, approuvé avec enthousiasme par AL Bourassa.Comment, après cela, celui-ci peut-il y voir une politique nouvelle inspirée par l’impérialisme ?A le lire aujourd’hui, on croirait que Laurier dama le pion à Foster en fait d’impérialisme et que la politique navale de Laurier prend son origine en 1909.Or, ceci est contredit par les faits que nous venons de rappeler.Puisque Al.Bourassa écrit pour l'histoire, il doit être plus exact et tout dire II est nécessaire que l’on sache que la résolution de 1909.d’où est sorti le hill de la marine eu 1910, fut la conséquence logique et toute naturelle de l’attitude prise par Laurier à la conférence impériale de 1902, et qui reçut alors l’approbation de AI.Bourassa.Et d’un.Nous lisons encore dans le.Devoir : En janvier 1910 M Laurier dépose son projet de loi navale.Son principal lieutenant, AI.Fielding, ministre des finances, en donne la plus exacte definition, conforme au voeu du 29 mars 1909 et à lu décision de la conférence impériale : c’est, dit-il, la création d’une flotte " canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre » Ce que AI.Bourassa veut insinuer dans l’esprit de ses lecteurs, évidemment, c’est que la marine de Laurier, non seulement devait agir, en temps de guerre, en coopération avec la marine britannique, ce qui est trop sensé, mais que cette marine devait servir à toutes les guerres justes ou injustes de l’Angleterre.C’est le sens que AI.Bourassa et les nationalistes ont toujours donné aux paroles de AI.Fielding.AI.Bourassa l’a écrit en toutes lettres dans le Devoir à plusieurs reprises, notamment an mois d’août 1913.Or, la conclusion que tire Al.Bourassa des paroles île AL Fielding est contredite par M.Fielding lui-même, qui disait à la Chambre, en 1910 : Si la Grande-Bretagne est en guerre avec une autro nation, le Canada, en tant que partie de l’empire, est eu guerre.Vais il ne s'ensuit pas i/ue dans tous les cas nous devions automatiquement on autrement, placer nos navires de manière à ce qu'ils prennent part à la guerre.(Hansard, 19 avril 1910).AI.Bourassa devrait être assez soucieux de la vérité complète et précise pour trouver une place, dans ses mémoires, à ces paroles de AI.Fielding que nous lui avons déjà mises sous les yeux mais qu’il nu jamais citées - Et de deux.Plus loin, AI.Bourassa écrit .Aux élections de 1911, les candidats libéraux se déclarent, favorables à une marine " canadienne " dans la province de Québec, impériale dans les provinces anglaises, lors candidats of ficiels du parti conservateur escamotent la question navale derrière le rideau de projectiles enflammés qu’ils lancent contre le traité de réciprocité avec les Etats-Unis.Les candidats " autonomistes " (lire " nationalistes ”, du groupe Monk (lire Bourassa) condamnent sans réserves la loi uavale et la » politique non moins néfaste urs en attendant la venue de AL Lassalle auquel il avait eu la bonté d’écrire, ayant lu sur le collier du chien, son nom et son adresse à Montréal.• Nous joignons nos félicitations aux remerciements du professeur Lassalle à l’endroit de M.Adrien Laurain.La Commission Tarifaire La nomination de la commission tarifaire du cabinet, qui doit traverser le pays et prendre une décision avant que le parlement se réunisse l'hiver prochain, peut être ministre Aleighen a annoncé la Formation complète de son ministère.Sir Henry Drayton sera sans doute président de la Commission tarifaire.Alainte-nant que l'honorable R-W.Wigmore est nommé ministre des douanes, il sera aussi un des membres de ce corps.Il est presque certain aussi que l’honorable AI.Calder représentera i’ouest canadien.Ce sera la troisième commission de la sorte depuis 1896.La première fut constituée sous la présidence de l'honorable AI.Fielding.Elle eut pour résultat la révision tarifaire qui amena l’inauguration du système fiscal canadien basé sur le principe du tarif préférentiel pour les marchandises importées de Grande- Bretagne.La seconde enquête tarifaire du cabinet «¦mimiença en 1906, encore sou» la prési-uence de AI.Fielding, et so termina en 1907.Cette enquête amena un triple tarif : intermédiaire, général et préférentiel.•• Les Annales ” AI.Louis Barthou, ancien président du Conseil, leader politique des Annales, trace aujourd’hui dans son article hebdomadaire si remarqué et paru dans la dernière ivraison de cette revue, la physionomie de se» collègues de la Chambre.Cette étude psychologique soulèvera de vifs commentaires.Ce numéro très varié contient la critique ries livre», de Henry Bidou ; la lettre à la cousine, d’Yvonne Sarcey ; des pages signées Alfred Capns, Sacha Guitry, Henri Lavedan, J.Truffier, Gaston Sevret-te, les notes de Cbrysales.les échos de Sereines et de nombreuses illustrations.Pensées Un bienfait reçu est la plus sacrée de toutes les dettes.Mme Necker Il vaut mieux mériter l’estime des hommes que leur admiration.J.Simon Tout savoir provient d’observation et d’expérience.Sainte-Beuve Pourquoi l’économie ?Oui, pourquoi l’économie ?se demande pins d’un néo-physiocrate improvisé, trop certain de rencontrer chez nous un auditoire gagné à ses théories.» Le gouvernement, s’exclame-t-il, les hommes d’Etat, le clergé, les journaux, qui lancent continuellement le cri d’économie, savent-ils qu’ils commettent la plus flagrante comme la plus déplorable erreur ?Vous souriez ?Voyons en deux traits.Que veulent-ils, sinon abaisser le coût de la vie ?Or, vous admettrez sans peine que c’est la multiplication exagérée du papier-monnaie, pour fins de guerre, qui a contribué au plus haut point à l’élévation des prix.La demande disposant de trois fois plus d’argent, l’offre a diminué en raison directe, de sorte que le produit a nécessairement obtenu triple valeur.Donc, si le luxe n’absorbait pas, disons la moitié du papier-monnaie, le nécessaire coûterait encore le double -Ju prix actuel.Est-ce assez clair ?Et avez-vous quelque peiue à comprendre qu'en admettant comme exacte la statistique qui établit à vingt-deux milliards de piastres la dépense du luxe américain pour l’an dernier, il r.’y a qu’à se réjouir de ce que ic nécessaire ait coûté 22 milliards de uioius à nos voisin» ! Et encore, n’est-il pas de la dernière évidence que si uu vendeur de patates les offre à 87.00 le sac à uu public dont chaque individu disposait de 810,00 pour ses patates, mais a eu l’imprudence d’en dépenser cinq pour le luxe, notre veudeur ue trouvant pas d’acheteur à plus de ciuq piastres, les sacrifiera à ce prix ?Donc le luxe abaisse le coût de la vie.Et voilà.» Rien de plus spécieux à l'imagination du jouisseur, rieu de plus faux à la simple réflexion de la prudence ordinaire.La loi économique qui veut que la seule richesse consiste dans la production utile est d'une vérité éternelle et immuable.La richesse de la ruche ne peut être que son miel, produit de l’épargne individuelle et non dans !a consommation extravagante de ce uectar.l>a réponse péremptoire aux mi sérables arguties de uotre partisan du luxt est : lo Que les 22 milliards dépensés aux Etats-Unis, comme les 3 milliards dépeusé-au Canada, pour le luxe, représentent U travail de millions d’ouvriers, mécaniciens, chautleurs, domestiques, en pure perte poui la production utile, et que ces millions de faux travailleurs non seulement diminuent énormément la production agricole et industrielle des nécessités de la vie en lui dérobant sa maiu-d’œuvre et eu faisaut déserter la culture pour l’usiue du !uxo .mais ajoutent daus la même proportiou à la consommation, devenant ainsi un facteur traus Cendant de l'élévation du coût de l’exiaten- sentielle, appauvrissement de la population travaillante du sol d’un côté, et de l’autre, accroissement désastreux de la consommation inutile.2o.Que l'énorme quantité de matériel, bois, fer, métal, que demande la fabrication et la construction de luxe, ajoute directement et démesurément à la cherté de la vie ; et que la dépense de guzolino pour la promenade de plaisir, soit en auto, soit en chaloupe à moteur, enlève à la production agricole sa seule chance de remplacer la main-d’œuvre absente à des prix abordables pour l’achat du combustible d’engins stationnaires.3o.Que les cinquante ou soixante millions d'individus qui s’adonne au luxe sont eux-mêmes des manipulateurs des choses nécessaires à la vie, soit à l’usine, soit dans le commerce, ou ailleurs, et qui sont disposés à toutes les cotnbiuaisous possibles pour élever le coût du nécessaire, au niveau qui équilibrera leurs dépeuses do luxn.Pour opposer un exemple à celui des pommes de terre, demandez aune à un bouclier d’abaisser le prix de sa viande, quand même ses taux d’achat le lui permettraient, lorsque ses dépeuses de voyage de plaisir ont passé d’une centaine de piastres au temps de la traction chevaline, à près d’un millier de piastres depuis qu’il s’e-sc pourvu d’une automobile, de ce phenomenaï véhicule mondial, que le député fédéral de Staustead, AI.Baldwyn, a eu le courage, à la dernière session, d’appeler : “ le plus grand fléau de la civilisation moderne”.Nature Cuite sous peu, maiuteuaut que le premier ce, Doue, perte do uiain-tj’ftnmv utile, es- dopVer la loi créaaV 00 bureau U'achwta gég CHRONIQUE D’OTTAWA En attendant des élections partielles qui arriveront dans deux mois ou plus tard, le gouvernement Heighen, puisque cette chose existe, continue à faire semblant d’administrer les affaires publiques.Cédant aux instances des courtiers en grains de Winnipeg, le gouvernement a déjà déclaré que la bourse des blés serait do nouveau ouverte er.que les spéculateurs seraient libres de toute entrave.Comme l'approvisiounement mondial du blé est loin d’égaler la demande ou peut s’attendre à voir de jolis tripotages et uu beau gâchis.Par bonheur, le gouvernement a entre les mains une loi qui lui permettra de fermer la bourse sans avis et si yez certain qu’il s’en servira dès que ses petits amis auront fait leur fortune.AIM.McCurdy, (Colchester), et Wigmore, (Saint-Jeau et Albert), sont les deux députés unionistes-conservateurs ou conservateurs-unionistes que AI.Aleighen a choisis pour l’aider daus la formation de son cabinet et pour remplacer les deux lâcheurs qui ont nom Rowell et Burrell.Le premier, qui représente un pays célèbre pour ses tomates, a fait ses preuves au comité de Rétablissement des soldats en ne rétablissant rieu du tout mais en y établissant le désordre.Le second, a été nommé par M.Archambault, au cours de son célèbre discours, comme uu de ces industriels assez heureux pour avoir reçu des contrats garanti» du gouvernement pour la livraison de nos produits en Roumanie.Le gouvernement a payé pour les marchandises de AL Wigmore et ue sera probablement jam iis remboursé, mais c’est bien le moindre souci du député de Saint-Jean qui, de ce jour, a juré une foi éternelle à tout ce qui était unioniste ou crapule.Tous les deux ont fait leurs preuves et sont dignes de s’asseoir aux côtés de M.Aleighen et de ses complices.On'annonce le départ prochain de AI.Calder pour l’Europe.Notre ministre de l’immigration et de la colonisation s’en va là-bas jeter les basses d’un systems qui amènera au pays de bons immigrants, sages, instruits, travailleurs, persévérants, économes, tempérants, sachant parfaitement l’anglais, etc, etc.Nous ignorons où il pourra bien les trouver, mais cela le regarde et nous inquiète fort peu.Les catholiques ou les gens qui parlent des langues latines n’ont pas besoin de s'offrir, leur offre serait repoussée, car le Canada n’en a pas besoin.Tel est l’esprit de notre politique d’immigration.Pour faire comprendre au public combien il est nécessaire d’accorder de nouveax tarifs iux chemins de fer, la commission des chemins de fer public, aux frais des contribuables, d'immenses réclames qui couvrent ics (uotidiens bien pensants et qui vont coûter encore quelques cent mille dallera II aérait tout aussi court de nous imposer les nouveaux tarifs sans enrichir pour' cela les directeurs de la presse quotidienne qui s'engraissent déjà suffisamment aux dépens du bon public dont la seule utilité est de payer, payer encore, payer toujours.o oo Ou Bait que le Parlement a refusé d’a* L'a Venir dü isoKd - és it/iLLEi 1950 a-i.—à.-:——- HfîhaMW néral pour tous lesmiuistères, jugeaut que ce bureau n’était pas nécessaire et qu’il coûterait plus cher qu’il ne causerait d'économies.Le gouvernement vient de remédier à cet oubli volontaire du Parlement en créant le bureau en question au moyen d'un décret-loi.C’est un procédé simple, expéditif et peu coûteux, mais on se demande alors pour quelle raison les députés et les sénateurs viennent perdre leur temps ici pendant quatre ou cinq mois.C’est le 4 août prochain que «’ouvrira ici la Conférence des journalistes de l’empire britannique.Les délégués, au nombre de 130, y compris les Canadiens, se réuniront sous la présidence de lord Burnham, du London Telegraph, après un discours de bienvenue par le gouverneur général, uu autre du premier ministre et un autre en core du chef de l'opposition.On discutera de la question des services des nouvelles (probablement de la manière de les truquer), des câbles et des saus-tils.L’après midi sera consacrée à discuter la question du papier et ou en viendra ensuite aux subventions postales accordées aux quotidiens pur notre généreux gouvernement.Le dernier bilan financier du p3y s me le montant de notre dette nationale à son chiffre réel en faisant disparaître les chemins de fer et autres entreprises qui sont pour ainsi dire des dettes non actives.Ainsi diminuée, la dette du Canada n’est que de 2,300 millions une bagatelle qui signifie simplement 8287 50 par personne, homme, femme et enfants, si nous mettons notre chiffre de population à 8 millions, ce qui est douteux étant donné le nombre incalculable de gens qui ont quitté le pays depuis la fin de la guerre.C'est donc une dette de SI,437.50 par familles de 5 personnes, ce qui est tout a fuit raisonnable, n’est-ce pas ?Sir George Foster a annoncé que le ministère avait résolu de ne pas établir de commission de blé cette année pour le contrôle de la vente de la moisson de 1920.Les raisons apportées par le ministre du commerce pour motiver ce changement dans l’attitude du gouvernement qui a adopté une mesure à la dernière session pour l’établissement d'une commission, sont énumérées dans une déclaration.Le ministre déclare qu’actuellement l’achat des blés en Europe est soumise au con trôle de l’Etat et que nos principaux clients sont la Grande-Bretagne, la France et l’Italie.Il ajoute ensuite que les Etats-Uni ont discontinué le contrôle des blés.Etant donné ees conditions du marché il ne semble pas nécessaire pour le Canada d’avoir à soumettre le blé à un contiûle trop sévère.Le ministre rappelle que la loi passée à la dernière sessirn, établissant une commission, sera mise en vige.ur si la situation l’exige.On aura aussi recours aux arrêtés ministériels au cas où il y aurait des injustices à redresser.Descaves Pages oubliées LE NORD AUTREFOIS Une émulation louable chez les agriculteurs Nona avons d’excelleutea nouvelles du cou-c >ure du Mérite Agricole qui.cette année, lieu daus la région des environs de Montréal.On sait que la province de Québec est divisée en cinq districts pour le coucou» du Méri te Agricole, de sorte que ce concours a lieu tous les cinq ans dans le même district.Cette année le concours a lieu dans le district No.fi qui comprend les comtés des environs de Montréal, hors du dernier eoncours dans ce district, eu 1915, il y avait eu dix concurrents dans ce même district, cette année, il est de quarante-deux, J.* nombre des concurrent.» a donc plus que quadruplé depuis le dernier concours.C’est un succès sans précédent pour cette admirable institution qui s’appelle l’Ordre du Mérite Agricole qui, comme on le voit, est plu* vivant que jamais.Cette émulation ch( z les cultivateurs est bien de nature à relever le niveau de la carriè re agricole et à donner aur agriculteurs un< idée plus exacte de la noblesse de leur état.Les juges du Mérite Agricole, MM.Thomas .Drysdale, A.-N.Deland et Arsène Denis, avec M.I.-J.-A.Marsan comme trerétaire, et M Charles-A.Fontaine comme assistant, ont- commencé à Howick, les visites des termes des concurrents.Rappelons que les vaiuqueurs de ce concours seront couronnés au parc de l’Exposition Provinciale de Québec, !o mercredi, 8 septembre prochain, lors de la célébration du 30e anniversaire de la fondation de l’Ordre du Mérite Agricole.f (TABLETTES) CONTRE LA DYSPEPSIE Aucune des maladies de l’estomac ne résiste à leurs bienfaisants effets : Indigestion, Somnolence, Gastrite, Pituite, Vertige* Après un repas qui fatigue, une ou deux PAP-SAG prises suivant la direction, éviteront ces indigestions si souvent fatales, % SO KMt U botte, ou six pour $2.50, chez tou* les mudundt, ou envoyée* parle poste.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMÉRICAINE Liait*.*74, R01VtY CA VINT»iv»» |M * * * s mmi Æl:-C KSp - i gy-j* » .mm.'-wU-i* par rlldo-«TUMV, «Vi prrirudM- i un 1>aimju«L donnA an PWwinu'tr do Hir Aw-ltlarv) f:-ddo, Cle Canadian Clali do Iy»ndr— J,.du voynRu du duo (liait toutofoi, fmntn au m»nago rlo aa Iillo IVnnthy OtvnadMi, au aarxtainn Harold Mo.an, man d vnufatt profiter dr ”0000-
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