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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 3 septembre 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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L'Avenir du Nord, 1920-09-03, Collections de BAnQ.

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Vingt-quatrième année — No.36 Journal hebdomadaire -— Cinq sôüS le numéro Vendredi 3 septembre 19 2d ORGANE LIBERAL w DISTRICT et i LE MOT B>( CAVE Ml» 1ST DAJQ LC PEUPLE Ml»! nom vt»eokj p*9jHku Lfimj»y Q&.SjjLTtlQ Abonnement J CHEKiER.Uu .u ] Canada].$2 00 ‘ “ | Etats-Unis].2.50 Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction JULES-EDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SA iy T J K no MK (Terrebonne) P.Q.Annonces : 1J c.la li«nn agate, par insertion.Auuoucoh légales : 10 c.lu ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes, aras» ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE Pour ceux qui se destinent aux carrières commerciales C'est ce que donne l’Ecole des hautes Études commerciales, fondée par le gouvernement provincial.— One belle institution.l’ne grande variété de cours (Suite) EXAMENS D’ADMISSION Les examens d'admission en première année et en préparatoire ont lieu dans la dernière quinzaine de mai et dans la semai-uutiiie qui suit le prunier lundi de septembre.L’examen d’admission à la première année se passe sur les matières suivantes : comptabilité, arithmétique, algèbre, physique, chimie, Irai çiis, dessin et écriture.Pour être admis, il faut obtenir les G 10 sur l’ensemble des points et les 5-10 en comptabilité, arithmétique, fraisais, anglais.sténographie, dessin et écriture ; les 5 10 sur le groupe composé tie l’algèbre, de la chimie et de la physique et sur l’autre groupe composé «le lu géographie générale et de l’histoire universelle.LES COURS En première année, on enseigne les matières suivantes : opérations commerciales, comptabilité commerciale et industrielle (théorie), arithmétique commerciale, algèbre, correspondance commerciale anglaise et française, économie politique, géographie physique, physique et laboratoire, chimie et laboratoire, technologie et produits, dactylographie.Eu deuxieme année, on enseigne les matières suivantes • opérations commerciales de banque, opérations cou mercialcs d'assurances, bureau commercial, comptabilité commerciale et industrielle (théorie), algèbre, correspondance commerciale française et anobiise, documentation économique, travail ties chambres de commerce, technologie et produits couiinerçables, économie politique, géographie économique, éléments du droit civil, chimie et laboratoire.Les élèves visitent aussi des institutions industrielles.Eu troisième année, on enseigne : opérations de bourse, bureau commercial, comptabilité commerciale et industrielle (pratique), organisation des entreprises modernes, arithmétique commerciale (questions spéciales), technologie et produits commerça-bles, géographie économique, éléments du droit public, droit commercial, droit industriel, science financière, histoire du commerce, statistique, législation douameie, politique commerciale des principaux Etats, philosophie morale.Pendant la deuxième et la troisième année, les élèves visitent des maisons industrielles dont les directeurs ouvrent gracieusement les portes aux étudiants de 1 Ecole des hautes études commerciales.CONFÉRENCES Chaque année l’Ecole organise des conférences qui se donnent, dans ie grand amphithéâtre.Les sujets traités ont une portée économique, commerciale, industrielle et sont en rapport étroit avec 1 enseignement de l’école.bibliothèque L’Ecole des hautes études commerciales possède une bibliothèque spéciale des plus intéressantes.Elle est accessible aux etudiants tous les jours de 4 â 8 heures du soir, ainsi que le stimuli après-midi de - a G.Les personnes, étrangères â l’Ecole, qui désirent fréquenter la bibliothèque, peuvent en obtenir la permission en s’adressant au directeur «le l’Ecole.La bibliothèque compte a présent 4.828 ouvrages «|ut tous se rapportent nu commerce, a la banque, u l’industrie, il l'économie politique, a la sociologie et autres sciences .Elle reçoit régulièrement 2G4 périodiques: LABORATt>1RKtET MUSÉE ' Le matériel d’enseignem-nt «le l’Ecole est très perfectionné et ti««s moderne.11 tj’s inférieur à aucun «le ceux t es autres oco.es du mémo genre aux Etats-Unis ou consommateur ne sera pas fâché de cette nouvelle.Il reste à voir duns ci mbien de temps les boulangers nous feront profiter de cette réduction du prix de la farine, eux qui, chaque fois que celle-ci a monté de quelques sous, se sont empressés, même quaud ils avaient en entrepôt de quoi faire du pain pendant quelques semaines encore au même prix de revient, de nous avertir que nous devions tout de suite leur payer plus cher leur marchandise.A la veille de la nouvelle récolte et de l’expiration des pouvoirs de la commission des blés, ils n’ont pas dû entasser dans leurs magasins de la farine achetée au plus haut cours du marché; nous sommes donc eu droit «le nous attendre â ce qu’ils nous fassent profiter de la baisse au plus tôt, puisqu’ils u’ont jamais tardé à nous faire porter, dès qu’elle s’est produite, chaque hausse de la farine.Le relèvement économique de la France # “ La victoire pacifi«[ue remportée par la France dans sa reconstruction réduit ii néant le mensonge qui cousiste à dire que le peuple de ce pays n’est pas travailleur”, déclara Herbert-S.Houston, uu publiciste de N.w Yoik, après un séjour à Paris.Les statistiques qu’il soumet à l’examen général démontrent surabondamment que es régions où les divisions allemandes portèrent la dévastation et le chaos, se réorganisent de remarquable façon.M.Houston définit le retour de la France à la postériié comme un “ autre miracle de la Marne ”.Dans une édition récente du World's Work, il dit : “ Avec l’appui du gouvernement,c'est-à-dire à l’aide d’emprunts s'élevant au total de 9,609,082,915 francs pour la reconstruction agricole et industrielle des départements dévastés, les populations françaises ont ouvert de nouveau 5,445 des écoles qui existaient avant la guerre : elles ont construit et reconstruit 28.200 demeures temporaires en bois et 16,800 demeures permanentes en pierres; elles ont nettoyé 3,339,000 hectares (un hectare est environ 2 acres 1 ) des 3.950,000 hectares encombrés par les barbelés et bouleversés par les tranchées; enfin, elles ont rëédifié 475 des G00 ponts qui avaient été détruits.Aujourd’hui, c’est-à-dire moins de deux aus après l’armistice, la population des pays envahis s’est élevée de 2,000,000 à plus de 4,000,000, ttpnrn«rït;;o*i»»çnïor»t les trois quarts de la population d’avant-guerre.L'industrie de la pulpe au Cnnada La production du bois, de la pulpe et du papier a [iris une extension si considérable qu'elle surpasse absolument toutes les autres industries canadiennes.Durant les 12 mois finissant la 31 juillet, nos exportations «le papier d’imprimerie, de papier ordinaire, de bois brut, de bois à pulpe et de bois manufacturé atteignirent une valeur de $250,689,648 alors que l’année précédente.nous n’exportâmes que pour $132,028,978.Parmi les produits du bois, le papier augmente d’une façon extraordinaire, alors [uo les autres produits des manufactures montrent une tendance à la diminution.Nos exportations aux Etats-Unis ont pris d’énormes proportions et furent évaluées, pour les quatre mois finissant au 31 juillet, à $20,998,774, alors que pour la période correspondante «le l’aimée dernière, elles ne furent que de $14.053,312.Ce sont là des statistiques qui démontrent clairement l'importance de nos richesses forestières dans notre commerce avec l’étranger.Pensées Qu’est-ce que se résigner l C’est mettre Dieu entre la douleur et soi Mme Svvetchine Pour monter, où ne detçend-on p&s ?C.Dolavigqe « * ?• FEMME RÉ VÉE 1 « 1 « • > A Mlle Jeanne G.< « > * C'est elle que j'avais rêvée, « ?Me suis je dit en te, voyant.« Je.ne te cherchais j>as pourtant, i < ?En mon chemin je t'ai trouvée.< ?Ce s'ont tes yeux que j'adorais « » Dans les crépuscules d’octobre Où le couchant, de teinte sobre, « » Dorait la sente où je marchais.< • - Ce sont tes lèvres appcleuses ?De baisers tendres et muets Qui m'attiraient, silencieuses, ?Fers les roses et les muyuets.l'on sourire était dans l’aurore » Et ta douceur hantait la nuit ; 1 ?Et tes tendresses d'aujourd'hui < Dans chaque nul devaient éclore.- < » ?Car je t'ai vue et m'en souviens.Pourtant lu m'étais inconnue ?Avant que tu fusses venue 4 Du fond de mes désirs anciens .i * ' En mon chemin je t’ai trouvée.< ?f Je ne te cherthais pas pourtant « > .'\fais me suis dit, en te voyant : « « ?C'est elle que j’avais rêvée ?* Jean GA UD 4 < i A A «C.O *>• »l L’amour-propre est la seule chose dont on ne vient jamais à bout.Nivernais Les onyssioqs de N|.fVleigljeri (Du Soleil) Ce que nous avons trouvé de plus intéressant.dans le discours que le premier ministre a prononcé en inaugurant sa campagne ce sont les omissions.C’est ce qu'il n’a pas dit «]ui nous revient le plus à la mémoire.Ça peut paraître paradoxal : mais enfin c’est comme celu, et on ne nous en voudra pas, espérons-nous, de remplir les vides du discours de M.Meighen.Ainsi, puisque ie premier miuistre endosse toute 1k politique du gouvernement dont il a usurpé le pouvoir, c’est donc qu’il se tient aussi responsable des forfaits de ce gouvernement, qui en a tant commis, et que M.Meighen a bien soin de laisser dans l’oubli.M.Meighen fait partie du gouvernement depuis 1911, si nous ne nous trompons pas: or, il évite de remonter jusqu’à cette date.11 ne faut pas oublier que c’est la succession de sir Robert Borden qu’il a recueillie ; c’est le mandat qui avait été confié à M Borden dès 1911 que M.Meighen s’est approprié.On se rappel e bien qu’en 1917 toute l’élection n’a porté que sur notre participation à la guerre et que c'est une élection organisée par la fraude et gaguée par la corruption que nous avons eue Alors, il semble, que M.Meighen aurait pu déclarer bien franchement pourquoi la dette du pays a commencé à monter depuis le jour où l’administration dont il fait partie a pris le pouvoir.Pardonnons-lui cette omission.Restreignons-nous à la période du gouvernement unioniste qui couvre les années écoulées entre 1917 et 1920 et demandons compte à M.Meighen des actes de ses collègues du parlement.Founjuoi a-t-on établi la conscription ?Pourquoi a-t-on bâillonné ies représentants du peuple au parlement ?Pourquoi a-t-on fait voter une loi électorale toute à l’avantage du parti au pouvoir ?Pourquoi avoir empêché la presse d’é-c'.airer l'opinion publique ?Pourquoi avoir trompé l’électorat ?Pourquoi avoir acculé le pays presqu’à la banqueroute ?Pourquoi avoir laissé la nation en proie aux divisions et attisé dans le pays la haine et le ressentiment ?Pourquoi avoir lié le sort du pays au sort de l’Angleterre et lui avoir fait assumer des obligations qui amèneront sa ruine économique î Pourquoi uvoir laissé les profiteurs exploiter le peu pis depuis si longtemps ?Pourquoi n’avoir pas voulu rien faire pout soulager le consommateur l Pourquoi avoir jeté encore sur le dos du contribuable la dette des chemins de fer pour sauver des amis du pouvoir ?Dans son discours de Stirliug, M.Meighen n’a rieu dit de cela ; u'avons-nou* pas le droit de lui reprocher ces omissions ?Le premier miuistre se rend compte du malaise qui règne dans le pays ; mais ne sait-il pas que ce malaise vient précisément du fait que lui M.Meighen et les siens se cramponnent au pouvoir malgré le peuple?D'autres ne manqueront pas, au cours de la campagne qui préparera le prochain appel au peuple.,de relev.er les omissions de M.Meighen et ce sera le temps pour le premier ministre d’expliquer en conduite.N jus l’attendons.Le gouvernement provincial et les cultivateurs L’honorable M.Taschereau a reçu, ces jours derniers, en même temps qu’un témoignage de félicitations à l'occasion de son évènement au poste de premier ministre de notre province, un message de confiance dans l’avenir de la part des fermiers qui font partie du Comptoir Coopératif de Montréal, dont le président est M.Rémi-B.Décary.Le texte même du message que nons publions aujourd'hui, est une preuve bien évidente qu’ici, daus la province de Québec, le mouvement fermier, loin d’être hostile au gouvernement lui est très favorable et met toute sa confiance en lui.On u’aura, du reste, qu’à lire le communiqué pour s’en rendre compte.“ Montréal, 13 août 1620.“ L'honorable L.-A.Taschereau, Premier ministre, Hôtel du Gouvernement, Québec.“ Honorable Miuistre, “ Les directeurs du Comptoir Coopératif de Montréal, réunis eu assemblée régulière, ont tenu à vous exprimer leurs félicitations à l’occasion de votre nomination connue premier ministre de cette province.Au nom des 32,000 cultivateurs que nous avons l’honneur de compter dans notre société, il nous a tait particulièrement plaisir de recevoir “ l’assurance que le gouvernement n'épargnera aucun sacrifice pour les cultivateurs, conscient que vous êtes que l’agriculture est la plus forte racine de notre arbre national ”, “ Nous vous remercions d’avoir exprimé à Québec dans la même circonstance votre létermination “ de garder nos fils attachés aux champs'paternels, de donner à nos cultivateurs de bonnes routes et des facilités de tmnsport, de leur enseigner les meilleures méthodes de culture, d'améliorer leurs troupeaux sous la direction d’inspecteurs compétents, de les encourager à pratiquer l’industrie laitière, d’annoncer et de placer leurs produits sur les marchés étrangers, de les protéger contre les exploiteurs et de leur procurer une saine administration municipale”.Ce sont autant de problèmes dont la solution intéresse au plus haut point la cl»s;îe agricole.Nous avons consulté avec bonheur l’attentiou immédiate que vous entendez leur accorder.“ Dans l’espérance que votre administration sera ainsi bienfaisante à la classe agricole, veuillez agréer, honorable mintttre, nos meilleurs vatux de succès," L’AVENIR DU NQP.D — 3 SEPTEMBRE 192C Pages oubliées LE NORD AUTREFOIS Payes extraites d'un ouvrage publié snr le Nord, en 1SS6, par feu M.lienja-min-A.-T.de Montigny, ancien recorder de Montréal.( Suite) Mettons-nous en route pour Sainte-Agathe.Pour s'y dirigor ou s'enfonce dans une gorge profondo que semble avoir cronséo la rivière du Nord ; le chemin principal s’en éloigne à tort dans le canton Morin pour s’en rapprocher on-8>ile dans le canton Berenford où est situé le village de Sainte-Agaiho.J’ai dit à lorr, car en suivant la rivière on éviterait des côtes dont quelques-unes sont formidables.L’une d’elles est remarquable et a été longtemps lu terreur des colous.On l’appelle la montagne du Sauvage, parce qu'un sauvage Iioquois du nom île Commauaeur s’y était établi il y a bien des années.Il avait bieu choisi son site, le u.û'.in, car du haut de ce mont on toise dix lieues à la ronde et la vue donne sur la rivière du Nord, à l’endroit tù elle se divise eu plusieurs branches.C’était alors un lieu de délices pour les castors, les canards, les rats musqués, etc.Cette montagne du Sauvage nous offre, du côté du sud, une montée de quelque vingt arpents, rocailleuse, et tout à fait impraticable à des charges tant suit peu pesantes.L'honorable M.Ifsaubitn, qui s’est préoccupé pendant tout son voyage, d- la possibrlilé de faire arriver un chemin de fer ju-qu’au fin nord, « constaté qu’il est facile de contourner cet te effroyable montagne.Et la preuve, c'est, qu’aprè-l’avoir montée il faut la descendre.De fait, du côté du nord, où elle plonge a pic 'fans cette plaine qu'arrose la rivière, elle forme un vrai casse-cou qui donne le vertige Cette moutugne du Sauvage est vraiment un ob - , * ’ vl- ' - l »• • iQ :;rn -7V „ .« * .\ \ ,-V.L’Industrie Canadienne de la Chaussure DEU de gens se rendent compte du développement prodi- ^ gieux de l’industrie de la chaussure au Canada.C’est aujourd’hui la sixième en importance au pays, comprenant 1 50 fabriques, représentant un capital de plus de trente millions de dollars et produisant chaque année quatorze millions de paires de chaussures d’une valeur de cinquante millions de dollars.La Province de Québec est le principal centre de cette industrie puisqu’elle possède 82 des 1 50 fabriques de chaussures; c’est l’industrie qui dans cette province paie le plus fort montant de salaires—une industrie où l’élément canadien-français occupe une place prépondérante.COMME OUTILLAGE , nos manufactures de chaussures ne le cèdent en rien aux fabriques les mieux outillées au monde.COMME QUALITE, les chaussures canadiennes se comparent favorablement aux meilleures chaussures importées.D’autre part, le Canada étant grand producteur et exportateur du cuir, le manufacturier achète à la source première des marchandises de choix, ce qui lui permet de confectionner des chaussures de haute qualité à un prix raisonnable.COMME STYLE, la chaussure canadienne est exactement la même que la chaussure importée; cela s’explique par le fait de la proximité de notre province de Boston, le centre de la fabrication de chaussure dans la Nouvelle Angleterre.COMME PRIX, les chaussures de fabrication canadienne, sont, prix pour prix, supérieures aux chaussures importées.Aujourd’hui vous pouvez acheter une chaussure de fabrication canadienne qui satisfera complètement vos exigences quant au style, au confort, à la qualité et au prix.i -, \ >!- SP* Achetez donc en toute confiance des chaussures canadiennes qui, prix pour prix, sont de meilleure qualité et coûtent moins cher que l’article importé.’ .’ .v f v- - > Y";i.; t&fa.: ¦ru » * j Th«avioïette5 Ltée Quincaillerie, Peinture, Vernis, Faïence, Poterie, etc.POlïl.ES en ACIER UNIVERS41 -FAVORITE- POELES ROYAL EVVOKITE Noua domines avec chaque n.u,, vendu un c« i l dirai garantissant et entière sat isfael ion.le COURROIES de toutes sortes Suive RONDES.HOELOOKS, UllÂ.HIVit?DYNAMITE.POUDRE A FUKIL ' Choix considérable «le MONTRES à des prix déliant toute compétition, * LAMPES ELECTRIQUES de lèrB qualité, il 25 cts.‘ B S.-Li.LAV10LETTE, z des troubles de la vue, venez nous consulter.L’INSTITUT D’OPTIQUE 1 44.rue Sainte Catherine Est Angle avenue Hôtel-iie.ville MONTREAL Spécialiste Beaumier Le meilleur rie Montréal CrjF*Cette annonce vaut 15 ots par dollars sur tout achat de lunetterie, Pas d'agents sur le clvunin p iur notre maison responsable.mm?J te 'J VVA, f Venez faire vos achats d’automne à Montréal Tout notre immense assortiment de marchandises est à votre disposition et vous pouvez venir faire vos achats d’automne à Montréal sans qu'il vous en coûte rien pour vous déplacer.Nous voui rembourserons vos frais de chemin cio fer, aller et retour, d’après la cédule suivante: Rayon de 100 milles, sur achats de $70.Rayon'do 75 milles sur achats de $55.•Rayon de 50 milles, sur achats de $35.Rayon de 25 milles, sur achats de $20.Ces remboursements se feront à notre bureau d informations sur présentation des billets de retour et des factures le jour même des achats seulement.s> Lr Magasin du Peuple 447-449 **t, rus 5t«-Csth«rîns, coin St-Andri, MONTREAL Association des Fabricants de Chaussures du Canada % \ - .- .* W*.- .i .! t .¦ .i - *•, * ., •* - * K- ê • ¦ ta/,pii.iji ¦¦¦¦.- •.U .; 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