L'Avenir du Nord, 22 octobre 1920, vendredi 22 octobre 1920
AMOUR CRUEL Pour elle désormais je veux être si bon, Si bon quelle se sache aveuglément chérie ; Je ne lui dirai plus : “ Il faut ”, mais “je t’en prie Et je prendrai les torts, lui laissant le pardon.Mais quel âpre murmure au fond de moi rit : “ Contre un servile ' amour toute ma fierté crie Mon ! je veux qu’étant mienne, à ma guise pétrie, Ce soit elle et non moi qui craigne l’abandon.Tantôt je lui découvre en entier ma faiblesse ; Tantôt, rebelle, injuste et jaloux, je la blesse, Et je sens clans mon coeur sourdre lu cruauté.Elle ne comprend pas, et je lui semble infâme ! Oh! que je serais doux si tu n’étais qu’une âme! Non ! •me rend méchant, vois-tu, c’est ta beauté.ORGANE LIBERAL m DISTRICT okTERR Un ballon d’essai vite crevé En ce temps-là, après avoir été longtemps écrasé par les impôts et le haut coût de la vie, le peuple canadien allait enfin voir baisser le prix des vivres, notamment du sucre, i un des objets de premièro nécessité pour la nourriture.Pendant de longs mois, les familles avaient vu augmenter le chiffre de leur budget qui, en moyenne, était passé de $7.à §15 par semaine.De toutes parts, on avait réclamé l’intervention du gouvernement pour qu’il protège le consommateur contre les appétits des profiteurs, des trusts, des accapareurs et des grosses compagnies boulimiques, vampires jamais rassasiés qui réalisaient des bénéfices scandaleux pendant que la masse du peupi ?payait les né-cités de la vie un prix exorbitant.Le gouvernement était toujours resté sourd à cet appel du peuple.Le Canada est le seul pays qui n'a pas sévi contre les profiteurs qui out pu exploiter le peuple tout à leur aise.Eu l’an de grâce 1920, nous voyions enfin poindre un abaissement probable du coût de la vie qui commençait d’abord à se produire dans le prix du sucre que nous payions 25 et 26 c.la livre, alors qu’en 1914, il coûtait 5 sous ! Le prix du sucre diminuait sensiblement aux Etats-Unis et il avait, au Canada, une forte tendance à suivre le même courant.Le peuple, opprimé et pressuré par la vie chère, sentit reuuître uu peu d’espérance et crut que le problème de l’existence compliquée et difficile créée par la guerre allait enfin se résoudre.Hélas 1 il n'en fut rien ; il avait oublié que le gouvernement tory-unioniste était là pour sauvegarder les intérêts des gros et leur sacrifier l’intérêt public.Qu’avons-nous vu ?La commission du commerce fédéral, institution ciéée par le gouvernement Borden et maintenue par le gouvernement Meighen, survint et tous les espoirs du peuple s'évanouirent comme la brume du matin.Cette commission qui u’a assurément pas agi et pris nue aussi grave décision sans en conférer avec les ministres du cabinet Meighen, couvrit de sa protection les raflineurs, prohiba l’importation du sucre et uous livra piedH et poings liés aux raflineurs en fixant le prix du sucre à 21 sous alors qu’il se vend 16 et 15 sous aux Etats-Unis et 17 sous rendu au Canada.Que cette décision ait d’ubord été prise au sein du gouvernement dont la commission du commerce ne fuit qu'exécuter les hautes œuvres, personne n'eu doute parmi ceux qui Havent ce qui se passe, qui connaissent l'esprit inspirateur du cabinet et qui se rappellent que le gouvernement uniouiste n’a jamais fait autre chase, depuis qu'il existe, que de prendre sous sa tutelle les gros financiers au détriment des masses.Le gouvernement Meighen, ajoutant l’hypocrisie à son mépris des intérêts généraux de la nation, a fait agir la commission du commerce pour, ensuite, faire seaiblaut de la désapprouver si cette mesure soulevait trop de réclamations dans le pays.C’est bien ce qui est arrivé.Quand la décision extravagante de U commission fut connue, une clameur de protestations s'est élevée et a parcouru le Canada de l’Atlantique au Pacifique.Toute la presse a critiqué cette attitude, les associations ouvrières et autres 1 ont vertement blâmée ; de toutes parts, des villes et des plus modestes hameaux, le nom du gouvernement, déjà si impopulaire, fut honui et maudit.__ M.Meighen, malgré l’amour tendre qu'il porte aux profiteurs, a dû.a son tour, esquisser un geste de désapprobation et 1 arrêt de la commission du commorco a été suspendu.Son ballon d’essai a donc crevé avant, de monter bien haut et le gouvernement Meighen qui, en sous-mains, l'avait lancé avec l’espoir de le voir planer au-dessus du pays, croit pouvoir s’échapper dans un mauvais parachute, puis déclure effrontément qu'il n’était pas dans la nacelle et que seule la commission du commerce est responsable.Quelle farce cousue de fil bleu ! A-t-on jamais vu le gouvernement tory-unioniste prendre fait et cause pour le peuple contre les profiteurs 1 Allons donc 1 Les membres de la commission du commerce sont ses créatures.Le gouvernement a toujours voulu les conduire et les empêcher d agir dans le sens des intérêts du consommateur.C'est pourquoi, tant de fois, ils ont démissionné, car des commissaires consciencieux n’ont pas voulu «e faire les instruments d’un gouvernement protecteur des gros contre les petits.Et ce fut la démission du juge Robson, et celle de M.Murdock et celle de M.O’Connor.M.Murdock, en sortant de la commission, an mois de juin dernier, a publié un formidable réquisitoire contre les agissements du cabinet fédéral qui nu voulait en aucune manière que la commission du commerce ira-v ai liât dans le but d’empêcher le» profits exagérés, but qui est pourtant sa raison doire, paraît-il.\ , , 4pp*rerowsut, les cpmwiwiairpa act«»U sont plus dociles et se font les complices du gouvernement dans son oeuvre de protection à outrance des gros intérêts particuliers.Nous n’avons pas besoin de rappeler que les raffineries ont.ces années dernières, réalisé d’énormes profits, quoi qu’en disent ceux qui les ont empochés.Il suffit, pour s’en convaincre, de se rappeler la hausse notable et continuelle de leurB vuleurs à la bourse, pendant la guerre et depuis, jusqu’à dernièrement.Nous sommes absolument convaincus que si la décision de la commission du commerce au sujet du sucre n’avait pas provoqué le toile général qui s’est heureusement produit, le gouvernement Meighen l’aurait laissé suivre Bon cours, sans sourciller.En vérité, c'était bien lui qui tenait les ficelles de ce ballou captif qu'il a fait essayer par la commission du commerce, mais qui, heureusement, B’ést dégonflé, pour le plus grand bien du peuple canadien.Toutefois, soyons sur nos gardes et défions-nous.Les raftineurs vont revenir à la charge et le gouvernement n’a assurément pas renoncé à protéger ses amis, quand même le peuple canadien devrait en souffrir, ce qui est le cadet de ses soucis.JEP L’amélioration des routes Lundi dernier, au cours d'une grande fête organisée par M.J.-W.Lévesque, préfet du comté de Laval, à l’occasion de l’inauguration du nouveau chemin Masson, des discours intéressants ont été prononcés par l’houorable M.Tessier, ministre de la voirie, l'honorable Médéric Martin, M.J.-W Lévesque, MM.Calixte Etliier, D.-A.La-fortune, députés, et autres.Nous tenons à signaler les paroles suivantes de l’honorable ministre de la voirie : in province de Québec a fait des progrès immenses dans la voirie, qui compte aujourd’hui un ministère spécial, des lois justes et raisonnables et est administré par un personnel compétent et expérimenté.Depuis 1014, nous avons construit dans cette province plus de cheipins que toutes les autres provinces du Dominion réunies et, l’automne prochain, la province de Québec comptera plus de 4.000 milles de chemins exclusivement construits en mucadum ou en béton.Les dépenses de cette année que, d'après le budget, nous avions estimées à $2,500,000, s’élèvent jusqu’ici à plus de 34,000,000 et les projets de constructions nouvelles que nous avons formas pour l’automne prochain nécessiteront encore des sommes considérables.Plusieurs routes régionales sont déjà commencées et je puis certifier dès maintenant que les routes de Montréal-Ottawa et Montréal-Mont-Laurier, que réclame M.Etliier, seront commencées incessamment, vu le fait que leur construction, décidée depuis quelque temps déjà, avait tout simplement été retardée à cause de certains préparatifs qui ont nécessité un temps plus long que nous ne l'avions prévu tout d'abord.Nous sommes heureux d'entendre dire et confirmer une fois de plus que la route Montréal-Mont-Laurier sera construite et parachevée sans retards.M.Guy Vauier, avocat, licencié en droit : Finances privées ( Législation et économie commerciales).Répartition des richesses.M.Georges Pelletier, avocat, membre do la Société royale du Canada : Rédaction et composition du journal.M.Victor Doré, professeur à l’Ecole des hautes études commerciales : Pratique financière.M.Fernand Rinfrot, député, membre de la Société royale du Canada : Fonction sociale du journalisme, M.Noël Fauteux, avocat: Histoire du journalisme.M.Emile Miller, attaché au secrétariat de la Société Saint-Jean-Baptiste : Géographie humaine.wmNMWWWHWVIHWWWWWHWl'IWWaiWWHHWWWHWi» I -a JVIell -]Ÿlelo e I -tir.- Une conférence sur l'Ouest canadien M.Fernand Rinfret, directeur du Canada et député do Saint-Jacques (Montréal), a été le conférencier au lunch-causerie du club de Réforme, samedi dernier.L'auditoire nombreux a fait une cordiale réception à M Fernand Rinfret qui a parlé de l’Ouest canadieu.Avec précision, clarté et sa verve habituelle, il a fait dérouler devant ceux qui l’écoutaieui les richesses et les curiosités des provinces agricoles du Manitoba, de la Saskatchewan et de l’Alberta, ainsi que les beautés de la Oolombie-Britaunique.La conférence., frappée au coin de la plus fine observation, a intéressé et instruit les auditeurs qui ont vivement applaudi M.Rinfret.Le cinéma Les capitaux engagés dans l’industrie cinématographique forment un total do trois milliards de dollars.Ce chiffre place le cinéma au troisième rang des commerces mondiaux, aussitôt après le blé et le charbon.Uue récente statistique établit qu’il y a actuellement, sur la surface du globe, soixante mille salles affectées nu cinéma, parmi lesquelles : 25,000 aux Etats-Unis, 4,000 en Angleterre, 3,000 en Allemagne, 2,000 cti France.Une chaire de Journnllsme dans la métropole Uue chaire de journalisme avec MM.Feruaud Rinfret et Pelletier pour titulaires, a été créée et de nouveaux professeurs nommés à l’université de Montréal, Ce •ont ; Pour calculer l’Impôt sur le revena Ajoutez d’abord votre revenu à celui de votre femme, x'tViScZ par i »i|{ô 06 Vût?6 iilri àîüd, Ajoutt z votre numéro de téléphone, Soustrayez le numéro de votre patente d’auto, Ajoutez votre compte d’électricité, Divisez par le nombre de kilowatts, Multipliez par l’âge de votre père.Additionnez le nombre de vos dents aurifiées, Additionnez le numéro de votre maison, Soustrayez (approximativement) l’âge de votre femme, Divisez par le Dombre de tantes que vous avez.Soustrayez le nombre de vos filles.Multipliez par le nombre de fois que vous êtes allé en aéroplane, Soustrayez votre meilleur pointage au golf.Ajoutez une pincée de sel, Alors, empruntez l’argent voulu et payez votre taxe.— Boston Record.Oh ! les souvenirs.quel charme ont ces visions voilées de crêpe ! Karlim On aime mieux dire du mal de soi-même que de n’en point parler.La Rochefoucauld Pour monter, où ne descend-on pas ?C.Delavigue.A la glorieuse mémoire de Laurier et Mercier Si les peuples qui honorent leurs grands hommes s’honorent eux-mêmes, les Canadiens-français se sout grandement honorés en célébrant la mémoire de Laurier et de Mercier à Iberville et à Sabrevoie, lundi dernier.A Iberville, le monument élevé en souvenir de l’illustre sir Wilfrid Laurier fut dévoilé par lady Laurier, sa digue et vénérable épouse.Lady Laurier a été l'objet d'une enthousiaste et longue ovution lorsqu’elle monta sur l’estrade d’où devaient descendre d’élo-gieuses paroles prononcées par les collaborateurs et les admirateurs de sir Wilfrid.Immédiatement après l’allocution de son honneur le maire Régnier, d’Iberville, lady Ijiurier descendit majestueusement les degrés de l'estrade pour aller dévoiler le magnifique monument que les citoyens des comtés d’Iberville et de Saint-Jean ont élevé à la mémoire de celui que toute la na-tiou pleure aujourd’hui.Un silence impressionnant planait sur la foule.Lady Laurier était, visiblement émue.Elle tira, avec un tremblement nerveux, le cordon rouge : le tricolore tomba et la figure majestueuse de Laurier apparut, gravée dans le bronze.Un enthousiasme indescriptible s’empara de l'assistance et les cris de “ Vive Laurier " retentirent sous le ciel ensoleillé L'honorable M.Lemieux, avec son éloquence ni impressionnante, rappela les grandes heures de la carrière de celui que toute la nation a tant aimé.Sa chaude parole, son beau geste, surent émouvoir la foule, et d'aucuns purent voir bien des larmes humecter les paupières.Les vieillards, ceux qui ont connu Laurier dans l'apogée de sa gloire, ne pouvaient empêcher leurs larmes de monter du coeur vers leurs yeux à l’évocation des souvenirs rappelés par l'éminent orateur.Sir Lomer Gouiu, ancien premier ministre de la province de Québec et auii intime de sir Wilfrid Laurier, prononça également un éloquent discours.Il sut trouver des parolas et des accents qui émurent profondément l'assistance.M.Joseph Dt-mers, député de Saint-Jean et Iberville aux commune», fut le premier orateur à la cérémonie de l'après-midi.Il félicita les membres du comité et particulièrement son président, M.le maire Régnier, pour le couronnement de leur oeuvre.Dans la matinée, on se rendit à Sabre-vois, pays natal du regretté Honoré Mercier.Devant la maison où naquit l’ancien premier ministre de la province de Québec, on a élevé une pierre commémorative en forme de tronc d’arbre sur laquai» •• trpu- ve une plaque rappelant la naissance de l'homme d’Etat.Une émouvante cérémonie eut également lieu à cet ei.droit.L’honorable Honoré Mercier, ministre des terres et forêts dans le cabinet Taschereau, exprima avec émotion les remerciements de la fnmille de son illustre père pour ce témoignage de reconnaissance et d’appréciation de l’oeuvre d’Houoré Mercier.Le docteur Oscar Laberge, secrétaire du comité d’organisation, a droit aux plus vives félicitations pour le succès qui a marqué cette double fête du souvenir.Le professeur Lassalle Son œuvre — Son jubilé Qui ne connaît l’oeuvre étuinemineut pa triotique en même temps que ment éducative accomplie dans notre province par le conservatoire Lassalle ?Depuis près de 15 ans, le professeur Eugène Lassalle et sa compagne aussi distinguée que dévouée, Madame Lassalle, s'appliquent à conserver chez nous la langue française dans toute sa pureté et sa beauté.Dea élèves nombreux ont été formés par eux uu bon langage, à la saine diction, à la culture graduée et pratique de taleDts véritables qui seraient demeurés inconnus.-Le conservatoire Lassale est devenu une institution nationale, grâce au travail intelligent et à la competence de M.et Mme Lassalle, ainsi qu’à l’appui efficace que lui a accordé le gouvernement Gouin et que lui continuera le gouvernement Taschereau, dans une mesure plus large encore, ei c’est possible.On ne peut assez apprécier et encourager une école dont le but est de protéger, d'étudier, de cultiver la belle langue française, d’en maintenir la pureté, den enrichir le vucuuulaire et d'en assurer l’excellente diction parmi nous.M.Eugène Lassalle, le fondateur d’uue telle maison d'enseignement à Montréal, jouit dans la métropole et dai s tous les milieux intellectuels de notre province, d’une estime bien méiitée.Ou s’apprête, eu ce moment, à célébrer le jubilé de sa carrière artistique.C'est, en effet, dès l’âge de 11 ans que M Lassalle débuta dans l’interprétation des œuvres théâtrales, au collège d’abord, puis sur une plus vaste scène.Il y a quinze ans passés, cet artiste arrivait à Moutréal et jouait aux Nouveuutés d'une manière remarquable qui n’a jamais été oubliée.Depuis plusieurs années, il a quitté la scène pour se livrer totalement à son œuvre du Conservatoire.A l’occasion de son jubilé, le professeur Lassalle réapparaîtra dans dea rôles d’un grand intérêt, au cours d’une soirée qui aura lieu le 1er décembre prochain.au Monument National.Ou aura plaisir à l'entendre et à l’applaudir dans “ Ruy Bias,” de Victor Hugo, et " Les Ouvriers ”, d’Eugène Manuel.La question de l’anglais et l’honorable M.David ('Du Daily Telegraph) L’honorable M.David viont de donner une autre preuve de sa largeur d’idées en parlant de la discussion qui s’est élevée dernièrement dans les cercles de l'éducation au sujet de l'enseignement de l’anglais dans les écoles primaires.L’honorable secrétaire provincial, dont les opinions sur la question acquièrent de l’importance par sa position comme chef d’un département qui a à s'occuper de l'instruction publique, a franchement exprimé sa pensée.*’ Quant à moi, a-t-il dit, j'ai trop souffert dans ma jeunesse à cause de ma connaissance imparfaite de l'anglais.Si nous voulons remplir un rôle important dans les affaires publiques du pays.Il faut nécessairement que nous parlions la langue de la mnjorité, et ceux qui nous sont chers ont le droit d’exiger de nous qu'elle leur soit enseignée.” L’honorable ministre est plus attaché que jamais à sa langue et tout aussi intéressé à son maintien, mais il est persuadé que si ses compatriotes veulent faire concurrence en affaires à leurs coucitoyens d’origine auglaise, ils doivent parler leur langue.Il est difficile d’admettre les raisons qui pourraient motiver une attitude différente, bien que certaines personnes se soient opposées à l’enseignement de l’anglais dans les écoles primaires françaises.Uonnne M.David, nous avons foi en l’enseignement bilingue et, contrairement aux vues exprimées parfois dans l’Ontario, nous croyons que le système contribuera à assurer le bonlieur et l'harmouie parmi le peuple canadien.Sully PRUD'HOMME.UNE ŒUVRE NECESSAIRE Seigneur ! préservez moi, préservez ceux que l j'aime, Frères, parents, amis, et mes ennemis même Dans le mal triomphants, De jamais voir, Seigneur, l'été sans fleurs [ vermeilles, La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, La maison sans entants 1 Eh bien ! pour que se réalise ce voeu du poète, n'est-il pas évident qu’il faut diminuer, chez nous, le nombre des tout petits qui meurent, chaque anuée, quand, peut-être, il eut été possible de les sauver ?Veut-on des chiffres ?Leur éloquence est forte.Leur hrutalité s’impose.Voyez plutôt.Il y eut en 191G, dans la province de Québec, 80,327 na°sances.La même année, mouraient 13,273 enfants de moins d’un an.C’est uue proportion de plus dé 16%.e L’année suivante, 1917, ou compta 15,000 décès d’enfants âgés de moins de cinq ans.Il y avait progrès.La proportion, cette année-là, fut eu effet de 138 décès par 1,000 naissances, ou approximativement.Certaines âmes croient peur-être inappréciable le bienfait de la vie ?Elles ont raison.Cependant, nos voisins des Etats-Unis, qui sont des gens d’affaires, — oh ! mais d’affaires '—ont su trouver un moyen d’évaluer leur capital humain.Un homme, pour eux, ça vaut §4.720.A ce compte-là, ia province de Québec aurait perdu, eu 1917, une somme globale de §70,800,000.C’est quelque chose.Or, pendant que messieurs les économistes se livraient à de très savants calculs,— s'alarmant à bon droit et jetant les hauts cris,—il arriva que quelques personnes charitables trouvèrent le moyen de faire avec leur coeur ce qu'eux ne pouvaient faire avec leurs chiffres.—“ Or moi, je vous commande de vous aimer les uns les autres.Ce que vous ferez au plus petit d’entre les miens, mon père vous le rendra ”.Le problème devenait plus facile.Et c’est ainsi que, entre autres oeuvres nées de cette pensée, fut fondé l’hôpital Sainte-Justine afin de venir en aide aux petits enfants, ces chers petits qu’il faut aimer d’abord et secourir ensuite.Cette institution a pour seul but de procurer aux enfants malades ou infirmes les soins hygiéniques, médicaux et chirurgicaux qui leur sont nécessaires.Dans des salles où pénètrent abondamment et l’air, et la lumière, des femirns admirables, religieuses, gardes-malades ou femmes du monde, ainsi que des raédecius de la plus haute compétence prodiguent sans compter leur dévouement et leurs talents pour soulager et guérir.Là sont égaux riches et pauvres.Là viennent, de tous les coins de la province et même du pays, les potit dires souffrants qu’on veut garder à la vie.Des lits tout blancs les attendent.Les attend aussi le sourire maternel de celles qui les soignent comme des mamans, et même mieux bien souvent.Là, c’est l’auiour, et l’on se dévoue parce que l’on aime.C’est aussi la foi, et l’on espère parce que l’on croit.Là encore ou connaît les secrets de la science, et l'on guérit parce que l’on sait.Telle a été.depuis sa fondation, l'oeuvre de l’hôpital Sainte-Justine : travailler à la conservation de nos enfants.Et comme cette oeuvre répondait à l'un dos plus profonds besoins de notre temps, chez nous, voici que son succès fut immense.Imtnou-te à ce point que ses salles et dispensaires, ' vastes pourtant au diljut,—sont main- tenant trop exigus pour donner asile à tous ceux qu’il faudrait y recevoir.Et c’est pour cela, pour faire plus grand, pour travailler davantage, pour loger plus de petits malades et teuter de les guérir que l’on fait appel à notre générosité.Si nous songeons un peu que tout cela, c’est pour nos petits, pour nos tout petite, qui souffrent si souvent autant que nous et ne savent pas le dire, nous nous oublierons pour ne penser qu’à eux et donner largement.Oui, c’est bien cela.L’oeuvre de la Sainte-Eufnuce, c'est chez nous d’abord, en Chine ensuite.Donnons sans compter ! Donnons pour que nombreux soient les berceaux, vigou» reux les enfants, et saine et forte la race Donnons pour que les mam&DS pleurent moins souvent.Donnons, si vous le préférez, pour que nos économistes s’alarment moins.Donnons surtout pour obéir à la divine loi d’amour: “Et hoc manda vobis ut diligatis invicem ’.XXX CHRONIQUE D’OTTAWA Cette chronique est arrivée trop tard pour être publiée dans notre dernier numéro.Nous sommes ici en pleine semaine de précautions contre les accidents.Les rues centrales ont été bariolées de blaDC, pour indiquer les traverses où les piétons ont le droit de ne pas se faire tuer.Hors de ces endroits.il est évident que les piétons u’ont pas affaire ; et tant pis pour eux ai les autos bienveillants les changent en charpie.Tout est rempli d'affiches : à tel point que les gens, en regardant cas affiches, oublient de se garer des voitures, et il s’ensuit que les accidents sont plus nombreux qu’avant.Il fallait s’y attendre.Il y a dans cette semaine de précautions une caractéristique bien étrange de notre vie factice.Tout se fait à grande vitesse, même les mariages, et l’on a pas le temps de voir ce qui se passe.Aussi, ne faut-il pas s’attendre que le public, après avoir occupé ses loisirs à parer les coups du pro-fitage, ait encore assez d’énergie pour éviter les accidents.Il faut lui dire : Voici une auto, voici une bécane, voici une tue-femme, voici un équipage de parvenu.Toutes ces choses ont pour mission d'écraser le piéton ; et la mission du piéton semble être ici de se faire charcuter par la vé-hiculerie de plaisir.C’est surtout sur les routes convergeant à Ottawa que la vitesse a besoin das avertissements salutaires de la police vqyère.Le soixante à l’heure n’est pas rare.La plupart du temps, ce sont lea joy-riders qui sont les coupables ; et dans ce Cas, il y a toujours dea femmes, surtout dea filles, dans les autos.Pourtant, le bon juge Choquette avait déjà dit, à Montréal: “Ça.commence par un tour d'automobile Sans doute l'avertissement est bon con-tre les accidents possibles.Un peu d’attention peut éviter bien des desagréoaeuta.Mais comment veut-on que le public énervé pense à quelque chose, par le temps qui court.Tout est contre lui.Les loyers usa-rairemenl et scandaleusement majorée, le prix dea dearéos maintenu au Canada 4 qna «.lUtudç de vertige, Vingt-quatrième année — No.43 Journal hebdomadaire — Cinq sous le numéro Vendredi 22 octobre 1920 r_„ ~ F.rf 1ER.^ Abonnement : U».1 Canada].$2 00 ^ " “ |Etau-Unis].2.50 & Strictement payable d’avance.©i Directeur : Skc*w>taikr db rédaction JULES-EDOUARD PRBV06T ANDRÉ MAGNANT SAINT-JAM*#*' fÇenrchcxvne) P.Q.NE.¦vx Mia uv DAM» U RWU mIm , u$ ncj a» s- uuhiamt Annonces :-l J c.la ligne agate, par insertion.Annonce* légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6a la ligne, insertions subséquentes, L'AVENIR DÜ NORD_— 22,_OCTOBRE 1920 mm qui se fait sentir partout aux Etats-Unis, les séries mondiales du base-bail, la saison de Rugby, les propositions de Meighen aux Canadiens, et les ennuis de Me Louis Cousineau, maire de Uull—voilfi bien des choses qui empêchent de regarder où l’on va.La question des sucres, qui apte» tout vaut toute autre question au point de vue du trésor domestique, est en voie de se ré gler.Nous pourrons peut-être en acheter l’an prochain.Maintenu à 23c la livre à Ottawa, il se détaille h 14c en plein Toronto ; le gros le fait à 13c.Malgré cela il n’y a pas de profitage, puisque la commission de commerce a dit qu’il u’y en avait pa Or la commission de commerce ne saurait dire ce qui n’est pas, puisqu’elle doit son existence à un gouvernement unioniste ; et chacun sait qu’un gouvernement unioniste est incapable d’un mensonge, même microscopique.Cependant, ce n’est ni la précaution contre l’accideut, ni la baisse des sucres qui réglera la question irlandaise.Je tiens cette affirmation d’un mien ami qui depuis longtemps a trouvé la corrélation des évènements politiques et des faits écouotniques Il avait déjà déclaré que la conduite de la flotte britannique, lors de l’incursion des Boches sur les côtes d’Angleterre, ne saurait pas résoudre la question bilingue.Toujours est-il que les affaires d’Irlande ne sont pas roses pour Westminster.M.Lloyd George appuie les reprësail’es sanglantes contre les patriotes de là-bas, et il affirme, pour s’excuser, que les Irlandais— non pa» les Irlandais, mais bien l’Irlande, — ont conspiré contre l’Empire avec l’Allemagne.Cette accusation nous rappelle si Lieu les invectives lancées aux Canadiens-français pendant la guerre, que nous sommes portés à ne pas trop prendre sans sel l’attestation du premier ministre britannique.On avait dit que les Canayens conspiraient contre l'Empire avec l'Allemagne, pendant lq guerre ; et l’ou avait dit cela pour expliquer la méprisable conduite du gouvernement autocratique contre la province de Québec.Il faut donc bien peser ce que dit le petit Gallois au sujet des affaires d'Irlande avant de jeter la pierre aux accusés.Malgré tout cela, le gouvernement de la Saskatchewan recommande la diminution du tarif douanier et l'acceptation de la convention réciprocitaire canado-américaine que proposait en 1911 M.Fielding.L’Ontario ne l’entend pas de même façon, car l’Ontario est le centre du protectionisme à outrance ; il lui faut protéger 1 Ontario.Le reste ne compte pas.Qui sait si cette convention ne finira pas par entrer dans nos statuts, une fois que l’ouest aura compris son utilité économique.Madame Clément a eu une surprise 11 Je uo croyais pas qu'il y ait au luuude un médicament qui aurait pu me rendre la sauté usai vite et aussi complètement que le Taulac Je déclare que je jouis maintenant d'une vanté aussi parfaite qu’il est possible de le souhaiter ”, déclarait récemment Mme Clément, demeurant rue des Inspecteurs, No.90, à Montréal •' 11 y a environ deux ans que l'estomac commet y i à me faire souffrir.Mou mal empira jusqu’au moment où je ne pus plus rien mander sans soulfrir atrocement par U suite.Alun appétit disparut rapidement et un jour viut où l'odeur des aliments sutli-ait à me courtier le coeur.J’avais des gaz dans l’estomac eu quant -fé énorme et j'avais des crampes et des dou burs atroces dans tout mon appareil dig-stif.Mes uetfs étaient tout à l’envers et il sutli-ail du froissement d’un journal pour rno mettre hors de moi.Mon sommeil était agité et interrompu de longues insomnies.Le malin je me levais avec le sentiment uè» net que je n’aurai» jamais la force de me rendre ju-qu'au bout de la journée.Je ne pouvais plus faire mon ménage et je me rendais compte que je m’affaiblissais chaque jour davantage.J’avais perdu tout courage et je commençais à me demander coimneut tout cela allait Unir." Je décidai finalement d’essayer encore nn médicament et que celui-ci serait le Tanlac.Je voulais me tendre compte s'il me ferait autant de bien qu’il en avait fait aux autres.Je fu» étonnée dès les premiers jours de la rapidité avec laquelle mon état de sauté s’améliora, j’ut donc continué à ou prendre jusqu'à aujourd'hui, et je n’hésite pas à déclarer que je ne crois pas m'être jamais aussi bieu portée que je me porte maiuteuaut.Ma digestion est put faite et Je peux manger sans crainte de tout ce qui me fait envie.Je peux manger tant que j’en veux sans craindre par la suite la moindre douleur.Mes nerfs sont parfaitement calmes et je dors d’un bon sommeil réparateur.C’est un plaisir pour moi que de me mettre au lit, alors que c’était autrefois uu véritable supplice quu rie voir arriver l’h-ure où chacuu se couche.Je suis maintenant si robuste que je fais moi-même mou ménage sans fatigue.Je garde au Tau-lac une telle reconnaissance du bien qu’il m’a fait que je crois bien que je ne l'oublierai jamais et que jamais je ne cesserai d’en faire des louanges.” Le Tanlac est maintenant en vente à Suint Jérôme chez M.Ceo-A.Langlois ; et à la principale pharmacie de chaque ville.sympathie l’hôpital Sainte-Justine, en faveur duquel ou désire faire appel à notre population.La campagne que l’on ae propose d’entreprendre est assurément justifiée et je lui ai donné mon entière apptubaliou.Cet hôpital voua cal couno.Vous Bavez la hollo oeuvre qu’il accomplit depuis treize ans.Y a-t-il à Montréal uue seule paroisse où plusieurs familles ne lui soient pas redevables du soulagement ou de la guérison d’un de leurs enfants] C’est pour les petits enfants que cette maison a été foudés Elle est,’ce me semble, l’objet spécial des prédilections de Notre-Sei-guuur qui a dit : “Coque tons faites au pius petit îles miens, c’est à moi-même que vous le faites ’ A nous aus i elle doit ê’re parlinuliè renient chère.Ou ne saurait trop louer le zèle et le dévouement des persouues charitables qui se sont consacrées à cette oeuvre si importante ut «i touchante à la fois.Jour et nuit, c’est, une sollicitude, que je pourrais appeler maternelle, qui veille sur des berceaux.J'ai sous les yeux le rapport auuuel de 1919 II donne dos chiffres plus éloquents que tous les discours, oui-que 1,134 petits malades ont été traités à S tinte-Justine dans le seul cours d'une année, ce qui repré-ente 27,918 jours d’hospitalisation.Au dispensuire de médecine on a donné 9.895 consultations.Mais depuis longtemps, le besoin d’agrandissement se fait sentir.On est tellement à l’étroit dans les chambres et les salles, et l’ou se voit si souvent forcé, hélas ! de ne pas accéder aux demandes de pauvres pa rents éprouvés dans ce qu’ils ont de plus cher ! Une aile nouvelle permettra à la charité de s'exercer plus librement.Les ressources m *n-queut pour la construire, et l'on va tendr la main à nos concile yens dont la générosité en faveur des pauvres ne se lasse jamais.Les directrices de l’hôpital vous verront et solho.seront votre appui.Veuillez faire à leur requête le plus cordial accueil, et, dans le temps opportun.recommander chaleureusement leur oeuvre à vos puroissieus qui, je n’en doute pa*.y répondront avec empressement et avec joie.Agrét-z, monsieur le curé, l’assurance de mon affectueux dévouement en Notre-S?igneur.(Signé) t PAUL, arch, de Montréal.Noos attirons l’attention de nos lecteurs sur l'article que nous publions ailleurs au sujet de cette oeuvre nécessaire.ries les gens du Canada : ceux qui sont les partisans du gouvernement actuel — et conséquemment les partisans de l'ordre—et ceux qui sont ses adversaires, c’est-à-dire les boichévistes, les anarchistes, les rastas, les crapules, les gens trop bêtes pour se servir de télégrammes chiflrés en temps utile.M.Metghen n’a pas l'habitude de ménager ses expressions quand il parle de ses adversaires ; il a l’ironie facile et le sarcasme explosif.Mais est-ce bien digne d’un homme d’Etat ?Nous voulons croire qu’il y a eu méprise dans l’interprétation de ses paroles.Depuis l’aventure de Zidig (et bien avant), il ne faut pas trop se hâter de juger les textes à vue.HYGIENE Prophylaxie de ia tuberculose CHEZ L’ENFANT EN BAS AÜE Foui L'AVENIR DU NORD On prétend que les ravages causés par la tuberculose ont doublé en France et en Belgique depuis la guerre.Il n’y a pas lieu d’être surpris de cette tecrudescenco si l’on pense aux déchéances physiques et morales qui résultent de la guerre, aux privations multiples qui résultent de la rareté et de 1a cherté des premières nécessités le la vie et de la pénurie des logements dans les centres populeux 1-ss famil- le qui, il y a qoelqnes années, vivait dans le bien-être t st réduite à 1 observance de la plus stricto économie.* Que la tuberculose ee trouve en présence de sujets à l’organisme moins résistant, qu'elle lea fauche plus facilement et en plus grande quantité, c’est à prévoir.Il convient donc de combattre ce fléau avec plus d’ardour et de la manière, la plus pratique possible.• La tuberculose mérite tous les soins, on ls sait et cm le répète.Dans le verger on dau-la forêt, il nous fait peine de voir l’arbre déchiqueté par l’oyage ou rongé dans ses racines et de prédire sa chute prochaine.Instinctivement nous regardons ses voisina, nous souhaitons de les voir entourer de plus de soins, de les v dr émonder a l'apparition de la moindre fissari.Prévenir vaut mieux que guérir.Il paraît qu'une croisade do prévention de la tubsrculo e, étudiée dans s.a détails, mise en action par lies esprits av :rtis et zélé», avec un plan d’ensemble où toute bonne volonté serait utilisée, peut amener d’heureux résultats.Pensons à l’arbte condamné, empêchons que par ses branches ou son tronc il blesse ses voisins et, dès ce jour, prenons «oin de ceux-ci Parlons de la ptopbylaxie do la tuberculose dans le premier âge de ia vie.Marfan soutieut que : “ Le nombre des décès de tuberculose, à pru ptè* nul pendant les tioi» premiers mois de la vie, augmente ensuite progressivement ; progression lente de trois mois à un an, plus rapide de un an à 2 ans, qui atteint son premi r maximum de 2 à 4 ans.Puis elle diminuerait et serait très faible de 6 à 12 aus et augmenterait à pat tir de la puberté." Son maximum est de 18 à -.5 ans.Oit remarquerait à la suiti d’autopfie i que, pat mi les enfants qui succombent à une >flection autre que la tuberculose, les trois-quo is sont atteints de tuberculose latente et so.l âgés de un à 6 ans.Matf tu conclut : lo.que, chez l’homme, la tuborculos i est except’ mollement congénitale et presque toujours acquise ; 2->.que le un à C ans, l’enfant, est plus disposé à contracter la tuberculose ; 3d.que dans un assez grand nombre des cas où la tuberculose se mauifoste dans l’adolescence ou dans I âge adulte, les accidents ne sont pas dus à une contagion récente, mais dépendent d’une infection qui existait à l’otât latent depuis des années.Donc, ia période qui s'étend de 1» naissance à la sixième année est celle qui réclame le plus impérieusement des mesures de prophylaxie contre la tuberculose.L’enfant vit au foyer, la contagion est presque toujours familiale, mais il faut compter sur !a contagion qui peut se faire daus les sortie», dans les promenades et sur la contagion par le lait.La contagion devient plu» facile si le sujet est prédisposé, si le terrain est favorable.La prophylaxie comprend donc deux parties : lo.La plus importante consiste à poser une barrière contre la contagion.U faudra donc la connaissance de tous les moyens possibles de coutagion, surtout de ceux qui interviennent daue les premiers âges de la vie.2o.L’autre consiste à modifier l’oigauisme qui oflre quelque prédi-position de manière à le rendre le plus réfractaire possible.Il faut donc conoaî tre lea condition» qui favorieeut la germination du bacille dans l'organisme du jeune enfant.CONTAGION.— noyen de la prévenir Noos savons que les matières qui renferment le bacille de Koch et servent de véhicule à la contagion sout : Protection et Bénéfice 2*F Lorsque l’argent est déposé comme compte d’épargnes à la Banque des Mur-chands, il est en sûreté parfaite pour ce oui vous regarde.Il porte intérêt tant nu’il est là—de sorte que la banque vous Saie pour ainsi dire, pour avoir soin de votre argent.Ne portez pas sur vous des sommes d’argent dont vous n avez pas besoin ni ne les cachez dans votre maison.Protégez-les contre les voleurs et le feu, en ouvrant un compte d épargnes.MARCHANDS Bur.au Chef: Montreal.D\7 CANADA EtabMcen.804 SUCCURSALE DEST-JÊRÔME, • A uue* Suociu*»!**, id>,t'.AsVhV;'Uy „i Jlt.,¦,,,„*•o» volailles pendant l'hiver—employe» I» INTERNATIONAL POULTRY TONIC .Le fameux producteur d’oemfi - Positivement U f.il pondre le» e»uïeo.Il excite leur appétit, fl ur donne des forer» et if le» préserve de» maladies.Indications complètes en fronçais.Commandée su fournisseur dsFla-terrmüonal dans votre vtlie ou éexè- ver h INTERNATIONAL STOCK *OOB CO„ LIMITED _______ Tarant.fl Marchands de Saint-Jérôme, L.-C.Taillon, A.-C.Huot, J.-A.-W.Johnson, Alex Villeneuve.Pnnrnnni ?******* i uurquoi .pilule».pour™ QUfl lflfl promesses soient suivi ta de résultat* prompts et permanents.Lies Pilules Beecham sont en usas* dans le monde entier et il s'en rend plus qu« de tout autre remfrds au monde! BEECHAM’S (Pilules Beecham) •Vendors partout BÿBH I En bôlitldczÊe, 50e.^ I Su U rrw Le plus bel assortiment d'articles pour cadeaux Bijouterie, Parfums, — à la - -i1.C.-A.Lorrain, agent d’assurances THERE IS ONLY ONE GENUINE ASPIRIN A VENDUE.— Histoire chronologique de la Nouvelle-Fraucu ou Canada, depuis aa déooiverte jusqu’en l’an mil six cent* trentp-deoï, par le Itév.Père Sixte le Tac (Récollet).Edition en parfait état (No 26 d’an tirage de 300 ) suivie d’un appendice contenant des do* cuments très curieux sur l'histoire des Receipts.Prix $6 00 net.S'adresser M Marcel Bernard, 108 Sweetland, Ottawa, Ont.Cl~.A, ___a rep- entants est un trésor pour le sommeil, la dentition, con-tro Ira coliques, la diarrhée, et pour tous les besoins des bébés et des enfanta.Demandez-Ir toujours.Eu vente partout et au dépôt, 300 rue Haint-DctMB.tfoatréuL /A VIS PUBLIC est par le présent donné ¦* que le chemin de fer Canadien-Nord do Québec s'adressera à la Commission des chs-rnins de fer, en vertu de la section 181 de la loi des chemins de fer, cb.68 des Statats du Canada 1919, pour faire approuver l'emplacement projeté an mille 35 1, subdivision de Lstcbute, au mille 1.6 subdivision de Moutfort, paroisses de Saint-Caunt et de Saint-Jérôme, comtés de Daux-Montagnea et de Terrebonne.A VIS PUBLIC est par le présent donné **¦ que le chemin de fer Canadien-Nord d’Ontario s'adressera à la Commission des che-uriua de fer, en vertu de la section 181 de la loi des chemins* de fer, chapitre 68 des Statuts du Canada 1919, pour faire approuver remplacement projeté au mille 23 de aa subdivision de Grenville, d'un embranchement à Sainte-Monique, paroisses de Saint- Kunache et de Saint-Augustin, comté de Deux-Montagnes.C’est ça, dite* "Je veux du Celery ^” _ , .1 teotssg «a ôaetaar la (arc* àr péaloAer **¦ attaqoes d* l’b&flsaoaaa aa 4* la tripf» siorUr-ci mr psésnats.Cast le osai gsaaé iaaarsf végétal st II ss vans «a iwétsra que aanlrpans ssas peser veaa rssérs ««pit a* « 'seIssir.Las tsiuta aimât la Cftary Kiisg.4» Only Tablets with "Bayer Crow" V* Aspirin—No other» I S 15 sous le paquet 85 Sous La boite x/% ¦BmiBBDIiiK BAVISE3 HUH F3 Charles Larin Peintre - Décorateur Entrepreneur général Téléphone St.Laois 2291 I6é.ru» Christophe-Colomb, MONTREAL DYE RIGHT Buy only ' ‘Diamond Dyes’* ‘i Si voua n« voy
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.