L'Avenir du Nord, 27 janvier 1922, vendredi 27 janvier 1922
Vingt-sixième an,née — N.o.4 Journal hebdomadaire «— Cinq sous îe numéro Vendredi 27 janvier ; 1 9*a f (• ORGANE LIBERAL t» DISTRICT tt ERREBÜN LA «jr et CA.Vt MIR UT OAJQ ls ptus>li *d*u Hstfj vtn ROn> ««jrttiS uçj «L5 ms P lAtwuJ** -* ÇA- ü'OxJ à Ç.HE.1^ * £R».^ Abonnement : ?.^Canada].$2 00 11 " | Etats-Unis].2.50 Strictement payable d’avance.Directeur: t Secrétaire de i,a rédaction JULES-EDOUARD PRÉVOST ; ANDRÉ MAGNANT ¦ SAINT-JEROME {Terrebonne) P.Q.Àriiloï?êsÿV*T£ c.K ligne agate.’ par insertiou.Annonças légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes, Sacerdos Magnus Un demi-siècle d’histoire aura vu passer quatre des successeurs de Pierre.Le dernier d’eux, Giacomo della Chies?., vicaire du Christ et chef de son Eglise, de 1914 à 1922, sous le nom de Benoît XV, repose présentement en la chapelle ardente que des mains pieuses lui ont dressée, sous la coupole dont Buonarotti jeta génialement la gloire au ciel de Rome.Tour à tour, eomme des feuilles mortes, ils se sont, l'un après l’autre, détachés de l'arbre do vie.Leur chute se para, un moment, du souvenir de leur éclat.Puis, redevenus poussière, retournés à l'humus dont ils étaient sortis, voici que d’eux montera désormais une sève nouvelle vers les impérissables rameaux dont ils tirent, un jour, la gloire et dont ils assureront la pérennité.Devant la dépouille du Pontife disparu, l’esprit monte d’un bond jusqu’au sommet de la pensée.Par delà les hommes périssables, au-dessus des choses éphémères, il entrevoit les vérités qui demeurent.L’homme qui vient de s'éteindre fut grand entre les grands.Dans la solitude de son palais, il attira à lui l’attention du monde qu’il ne désirait pourtant pas.De lui émanèrent des enseignements, des doctrines et des ordres qui furent une merveilleuse continuité de l’oeuvre commencée depuis vingt siècles.Il fut en quelque sorte le centre de la pensée humaine et le point où celle-ci rencontre la pensée divine.Son royaume fut dans les intelligences et dans les coeurs.Il les gouverna, avec pour ministres, la raison, la foi et l’amour.Dans le moment même qu’il disparaît, son départ vient prouver l’éternité de ce qu’il représentait.Comme ceux qui l’ont précédé, il n’aura été qn’un moment dans l’histoire de l’oeuvre a lui confiée.Lai parti, l’oeuvre subsistera toujours, car elle fut dans toute sa plénitude dès le premier moment qu’elle fut.Né de l'Eglise, il en devint le chef.Aujourd’hui qu’il s’en va, l’Eglise recevra quand même de lui l’apport dont elle a besoiu et qui se manifestera chaque jour par l’intime communion des vivants et des morts.Il était dans le monde l’image de l’ordre.Ordre des intelligences, des coeurs et des vies, ordre de la société, harmonie nécessaire de la raison dans l’individu, de l’individu dans la société et de la société dans la nature.Sa grande ligure illuminait la course des hommes et les guidait, tel uu phare, dans la recherche de la paix qui n’est qu’ordre.L’histoire n’aura pas connu de secousses plus terribles que celles dont le monde sort à peine, tout défaillant encore.Il faut voir plus loin que les choses qui frappent l’oeil.Les faits restent des contingences.Les causes qui les déterminent obéissent à des lois immuables.La grande misère que les hommes viennent de traverser est née de leur désordre.Le désordre s’est glissé dans les esprits qu’il a faussés, dans les coeurs qu’il a corrompus.L’homme, cessant de reconnaître en lui l’harmonie qui fait le Calme des vies, a tenté de rejeter les lois dont la voix s’adresse au coeur et à la raison : il a voulu se manifester dans l’indépendance erronée que lui créaient des libertés fictives.Et parce qu’il alla aux excès de ces libertés, ses relations avec la société furent changées.L’idée lui vint de n’avoir plus de maîtres.Il se débarrassa de ceux qu’il avait et chercha à s'en donner d’autres avec des pouvoirs affaiblis II se réserva de les renverser au gré de ses caprices.Pour diminuer la somme de ses devoirs, il supprima des droits sacrés qu'il lui fallait respecter.Nous avons eu, que dis-je, nous avons encore le spectacle d’une anarchie insensée.L'homme a déchaîné ses passions.L'autorité a été diminuée dans la famille et dans la société.Dans la décadence sociale, l’individu n’a plus, pour s'appuyer, les règles qui sont à l’homme ce que l’air est à l’oiseau.Pasteur des hommes, Benoît XV tenta, pendant la douloureuse période que fut son règne, de ramener parmi eux une paix qui semblait avoir quitté le monde.C’est ainsi que, dès son avènement au trône pontifical, aux premiers jours de la guerre dont nous soutirons encore, il entra sans tarder dans la grande souffrance que lui durent être ses efforts perdus pour nous redonner la paix.Placée au-dessus des intérêts des individus et des nations, sa foi s’inspirait aux sources d'une intelligence libre d’elle-même.Il connut la déception, venant prêcher l'amour dans un monde de haine, la paix dans un règne d’anarchie.Sa voix ne fut pas entendue de ceux qui cherchaient dans les choses humaines la conservation ou l’acquisition d’un bonheur qui s’apprécie au poids de l’or.L’Eglise demeurera.Rien ne peut la détruire.Elle est nécessaire aux hommes.Elle leur restera.Celui qui l'a fondée a aimé les hommes.Il les aime encore, comme il les aimera toujours, et l’Eglise aura la charge de le leur rappeler.Et même si cette Eglise n’était pas l’oeuvre d’un Dieu, elle subsisterait encore, parce que nécessaire aux hommes.Je n’en veux pour témoignage que celui d'un historien dont les appréciations sur ce point ne peuvent être taxées de partialité, puisque c’est Guizot qui a dit : " L’Eglise a dû exercer une très grande influence sur l’ordre moral et intellectuel dans l'Europe moderne, sur les idées, les sentiments et les moeurs publiques." Et, uu peu plus loin : " A tout prendre, cette inlluence a été salutaire ; non seulement elle a entretenu, fécondé le mouvement intellectuel en Europe, mais le système de doctrines et do préceptes, au nom desquels elle imprimait le mouvement, était très supérieur à tout ce que le monde ancien avait jamais connu." Si Guizot a porté un tel jugement sur l’oeuvre de l’Eglise, quel ne doit pas être celui que nous serions en droit de porter, nous qui en sommes les fils, qui en avons la foi.L’Eglise est l’image de l’ordre.L'ordre est la loi du monde ; et parce qu'il est essentiel aux sociétés, et parce qu’il est encore l'air qui seul peut animer et vivifier la raison humaine, son règne sera éternel.Inclinons-nous avec respect devant celui qui est venu joindre son effort à ceux de ses prédécesseurs pour préserver dans le monde le règne de l'ordre qui prend sa source en Dieu et se termine à lui.Devant sa tombe, reviennent tout naturellement à la mémoire ces lignes que Camille Bellaigue écrivait en ]910,au souvenir des émotions qu’il avait eues et) voyant Pie X prier pour l’Ame de Léou XIII : " Et devant l’héritier des héritiers de Pierre et de Pierre lui-même, le regardant prier pour eux tous, avec eux tous, je croyais voir et toucher la seule chose immuable qui nous soit montrée ici-bas parmi toutes les cho-es qui chan-gi-nt : l'Eglise une, constante et qui ne doit pas finir." JEAN SOL Y ^ Saint-Jérôme, ce 25 janvier 1922- aarBxtaitsesrvmi La n|ort de Benoît XV Le souverain pontife Benoît XT est mort, dimanche matin, 22 janvier.Le pape était malade d’une pneumonie depuis quelques jours.Jacques, marquis della Chiesa, qui a gouverné l’Eglise sous le nom de Benoît XV, était né à Pegni, près de Gênes, le 21 novembre 1854.Il était archevêque depuis sept ans et cardinal depuis trois mois quand.Pie X étant mort.le conclave l'appela à lui succéder, le 3 septembre 1914.La mort du pape jette l’Eglise catholique dans uri grand deuil.Les restes de Benoît XV ont été déposés dans un tombeau de l'église Saint-Pierre, à Rome.Dans quelques jours uu conclave élira son successeur.——a——mb—jbbbb—an Les finances de la province de Québec L’honorable Jacob Nicol, le nouveau trésorier de la province, a fait, mardi dernier, à l’Assemblée législative, une éloquente revue de nos finances.Même en laissant de côté le surplus de près de quatre millions que donnera le contrôle du commerce des liqueurs, contrôle qui, on le sait, a obtenu tout le succès qu'on en attendait, le surplus de la dernière année fiscale se chiffre à SI,230,433.05, ce qui, au mois de mai prochain, lorsque la commission des liqueurs fera une reddition de ses comptes, portera le revenu total de la province à plus de 5 millions.L’honorable M.Nicol fait aussi ses prévisions pour l’avenir et déclare qu’avec uu grand nombre d’autres il a le ferme espoir que les affaires de la province continueront à progresser et d’une façon très considérable.Il faut avant tout que l’industrie de l’agriculture remonte au pinacle.Les pronostics sont incontestablement meilleurs pour l'année 1922 qu'ils ne l’ont été pour 1921, a déclaré l'honorable- M.Nicol qui a l'aie preuve d’un optimisme encourageant et d’un espoir en l'avenir qui réchauffera le coeur des plus pessimistes.Le trésorier provincial a également donné des conseils que l’on fera bien de inédi-tsr.Nous voulons tout particulièrement signaler celui où il déclare que l’on doit pratiquer l’économie la plus stricte si l’on veut surmonter les difficultés du moment, le chaos, résultat du la guerre, qui est loin d’etre aplani ; et cet autre où il recommande à toute la population de se remettre résolument au travail : cultivateurs, industriels, commerçants, etc.Nous devons tous envisager l’avenir avec sérénité car Québec conservera sa place de première province de la Confédération.Mais pour cela il faut continuer l’effort.3 ï V* ŸiVXX ^ « ]V8eli-FSelo ?f • «WW KWB* »;,W.• flort de l’archevêque d’Ottawa S.G.Mgr Charles-Hughes Gauthier, deuxième archevêque d’Ottawa, est décédé le 19 du courant, à l'hôpital général d’Ottawa, à la suite d’une longue maladie.Il était âgé de 78 ans.Mgr Gauthier fut nommé archevêque d’Ottawa le 16 septembre 1910 et intronisé eu 1911.Il succédait à Mgr Joseph-Thomas Duhamel, décédé l’année précédente.Mgr Gauthier se rit surtout remarquer par ses qualités d’administrateur.C’est gi Ate à ses efforts qua fut fondé le diocèse de Mont-Laurier formé de la partie nord du diocèse d’Ottawa.Les obsèques de Mgr Gauthier ont eu lieu, mardi dernier, a la basilique d’Ottawa.Son éminence le cardinal Bégin était présent ainsi qu’un grand nombre d’évêques et de notabilités civiles.Le banquet offert à H.Joseph Archambault " Québec n’aspire à aucune domination, mais tout ce que nous voulons c’est que la province de Québec collabore avec les provinces-soeurs pour assurer la grandeur et le progrès do notre pays à tous, le Canada." Telles sont les pai ol-s que prononçait M.Joseph Archambault, député de Chambly Verchèros à la Chambre des communes, ludi soir, à Longueui), alors qu’il était l’objet d’une fête de la part de ses électeurs.Ce banquet fut couronné de succès.Il était sous la présidence de M.Alexandre Thurber, maire de Longueui).On remarquait à la table d’honneur, sir Lomer Gouin, l’honorable Jacques Bureau, MM.Andn-w-R.MacMaster, Herbert-M.Marier, Pierre Cssgrain et le Dr Arthur Denis, tous députés à la Chambre des communes ; l'honorable J -L.Perron, ministre de la voirie dans la gouvernement Taschereau, la Dr Merrill Detaueiers, député de Cb&mbly, Dans son éloquent discours, M.Joseph Archambault a parlé de la construction d'un pont entre Montréal et Longueuil qui sera " la principale artère entre le Canada et les Etats-Unis." Sir Lomer Gouin, l'honorable J.Bureau, l’honorable J.-L.Perron, MM MacMaster, Herbert Marier et le Dr Désaulniers prononcèrent aussi des discours.Lft production du Canada se ^maintient La valeur totale des produits canadiens sous lehrn formes diverses asmeitit.vit E&2+» le grand total de S3,710,247,141.Dans ce total les produits agricoles entrent en ligne de compte pour un montant de $1.940,648,000, réparti comme suit: récoltes des champs, §1,455,244,000 : animaux de la ferme, 5140,083,000; laine, 85,321,000: produits laitiers, 5250,000,000 : fruits et légumes, 540,000,000 ; volailles et oeufs, 550,000,000.Les produits manufacturés représentent une valeur de 53,240,391,591, chiffVts publiés en 1918, parce que les résultats de 1920 ne sont pas encore connus.Ces chiffres comprennent 534.007,628 pour le poisson en boîte et en conserve ; 5146 333,492 pour le bois en billes; 530,895,656 pour le bois à pulpe, et ^56,409,005 pour produits argileux.Les autres produits les plus importants qui ont contribué au total de l’année sont : les produits des pêcheries, 549,247,249 ; produits minéraux, 5227,859,065; fourrures, pour la saison 1919 20, 521,387,005, et produits forestiers (1919), 5230,713,597 environ.La dette nette du Canada Le rapport mensuel pour le mois de décembre, publié par lu ministère des finances, indique que pendant ce mois la dette totale du Canada a diminué de 51,925,893.Le 31 décembre, la dette nette :lu Canada était de 52,366,861,252.A la fin du mois prêta lent elle était de 52 368,787,146, tandis une le 31 décembre 1920, elle s'élevait à 52.303,218,462.L’augmentation de la dette nationale pendant les doux: mois a donc été de 558,642,790.tal, 81,790,325 ; coût par mille, 810,605.Ile du Prince-Edouard.— 181 milles; coût total) 8329,565 ; coût par mille, 81,818.Québec — 243 milles; coût total, 82,712,226 ; coût par mille, 811,116.Ontario.— 603 milles ; coût total, 813,863,155; coût par mille, 822,980.Le gouvernement fédéral paie 40 p.c.du coût des bonues routes, mais les plans doivent être approuvés par ses ingénieurs.Pensées —- Ce sont les hommes qui assemblent les nuages et ils se plaignent ensuite des tempêtes.De Maistre — Les petits talents comme les petites tailles se haussent pour paraître grands, ils craignent toujours de n’être pas aperçus.De Bonald La plupart des hommes, pour arriver à leurs tins, sont plus capables d’un grand effort que d’une longue persévérance ; leur paresse ou leur inconstance leur fait perdre le fruit des meilleurs commencements.La Bruyère Le juge Létourneau L’honorable Séverin Létourneau, conseiller législatif, vient d'être nommé juge de la cour du banc du roi pour Québec.Le gouvernement King a fait une excellente nomination.Homme d'étude et avocat d'expétience, doué d’un esprit clair et d’un jugement solide, le juge Sévetin Létourneau est eu tous points digne de la magistrature.On reproche quelquefois aux gouvernements de considérer, dans le choix des juges, plutôt les services politiques que la compétence légale.Un tel reproche n'aurait pas ici sa raison d'être.A une carrière politique pleine de mérites, l’honorable Séverin Létourneau joint une haute réputation de jurisconsulte éclairé.Nous prions le juge Létourneau d’accepter nos sincères félicitations.LES BONNES ROUTES Ce qui a été dépensé dans chaque province en 1919 Depuis 1919, le gouvernement fédéral a donné 811,699,066 aux provinces pour leur aider à construire de bonnes routes.Les travaux généraux, représentant 4,730 milles, ont coûté, depuis deux ans, 829,247,667, soit une moyenne de $6,182 par mille.• L’Alberta est la seule province qui n’a pas demandé à bénéficier de cet avantage.Voici ce qui a été dépensé dans chaque province : Colombie arglaise.— 337 milles; coût total, §2,612,683; coût par mille, 87,731.Manitoba.— 764 milles; coût total, 83, 478 902 ; coût par mille, 84.546 Nouveau - Brunswick.— 1,200 milles ; coût total, 83,085,708; coût par mille, 82,571.Nouvelle-Ecosse, —r-168 milles; coût to- Wf&Tt du séqateur Boyer Nous avons le profond regret d’annoncer la mort du sénateur Arthur Boyer survenu?subitement à Montréal, mardi soir.Le sénateur Boyer était âgé de 71 ans.I lomine d'affaires, esprit cultivé, libéral de tradition et par conviction, le sénateur Boyer joua \tn rôle actif dans la politique et occupa une place marquante dans la vie publique.• II fut l’un des collègues d’Honoré Mercier en 1890.Pendant plusieurs années, il représenta le comté de Jacques-Cartier A l’Assemblée législative.En 1909, il fut nommé sénateur pour la division de Ri-gaud.Nous déposons sur la tombe de cet homme distingué nos regrets et nos prières.A sa famille nous offrons l’expression de nos vives condoléances.\ QUEBEC L’honorable M.Davüd Nous lisons dans la Presse : L’honorable M.David, l’entreprenant secretaire de la province, est bien le ministre le plus occupé qu’il y ait à l’heure qu’il est.A lui seul, il parraine près de la moitié des mesures ministérielles que nos législateurs sont appelés à voter cette année.Quelques-unes de ces mesures ont été annoncées dans le discours du trône, d’autres l’ont été récemment par le premier ministre; lors du débat sur l’adresse et voici }ue le secrétaire de la province en annonce aujourd’hui plusieurs autres qui, sans avoir tout l’intérêt des premières pour le grand public, ont cependant leur importance.Les dernières qu’il annonce ont trait aux écoles d’industrie, aux écoles techniques tie Hull et de Trois-Rivières, à l’entretien des enfants indigents dans les hospices, aux statistiques, etc.Le secrétaire de la province est à mettre la dernière main à la préparation d'un projet de loi qui lui est cher, celui ayant pour objet d’encourager la production des oeuvres littéraires et scientifiques.L'idée de ce projet est superbe.Son exécution est plus difficile qu’on ne saurait imaginer à première vue.Voulant donner à sa loi toute l’ifficacité possible, l’honorable M.David a voulu consulter nos hommes de lettres, Plusieurs projets lui ont été soumis et il en attend encore d’autres avant de choisir celui qui devra être accepté par le gouvernement.Dès maintenant le chiffre du prix de littérature qui sr ra offert chaque année est fixé, et cela t.ès généreusement, comme nous l’avons dit : Ce prix sera de 85,000.Mais convient-il qu’il y ait un prix unique ?Ne vaut-il pas mieux diviser cette somme pour offrir plusieurs prix ?Et puis le jury qui sera appelé à juger de la valeur des oeuvres produites.corameut le former ?Faudra-t-il un jury mixte pour juger à la fois les ouvrages de langue française et ceux de langue anglaise eu bien deux jurys, l’un pour juger les oeuvres de nos litterateurs de langue française, l'autre pour juger celles de nos littérateurs de langue anglaise ?Autant de problèmes complexes qui ne se po~-seraient probablement pas dans un pays unilingue, mais avec lesquels il faut compter chez nous.Le projet de loi qui sera déposé à ce sujet dans que'ques jours devant la Chambre ne sera d’ailleurs pas définitif.Il provoquera un débat qui fournira sans doute I occasion de le rendre le plus parfait possible, tout connue cela se fera pour le projet de la création d’écoles de beaux-arts à Montréal et à Québec.Le projet de loi David sur les collèges classiques est peut être celui qui sera élaboré le plus tacitement.Il ne s’agit que de reconnaître les innnemse services rendus à la population de notte province par nos collèges classiques en augmentant l’octroi qui leur est accordé annuellement.Le prix David Comment il sera décerné.— Un intéressant débat en perspective au Parlement La prochaine semaine do la session sera marquée par î'un des plus intéressants débats qu'il y ait eus b la Çjjambrc des dé* pûtes.C’est cette semaine, en effet, que l’honorable M.David soumettre au parlement son projet de loi qui pourvoit à la création d’un prix de littérature.Le secrétaire provincial a consulté la plupart .les société littéraires et des hommes de lettres de la province et il fera connaître cette semaine, les grandes lignes do son projet.Il semble entendu qu’il y aura trois prix, un premier, un deuxième et uu troisième et trois mentions.Le premier prix sera peut-être de 83,000 et pourra être décerné à un auteur français ou anglais.A moins que la Chambre n'v mettre des objections, on no divisera pas le prix en deux.Un pour le français, un pour l’anglais comme on l’avait pensé tout d’abord.Deux conditions essentielles seront mentionnées dans le projet île loi, l’auteur devra être sujet canadien et son livre aura dû être publié dans la province de Québec.Le jury sera formé d’un professeur des trois universités de lu province; Laval, Montréal et McGill, triais le sr-créiaire provincial pourra adjoindre à ces trois members du jury les personnes qu’il voudra.Cette disposition sera mise dans la loi afin de permettre au ministre de demander, par exemple, à uu homme de lettres qui serait de pnssage au pays de faire partie du jury.Mais toutes les conditions seront discutées à la Chambre après le discours do l'honorable M.David.Biographie des ministres (Suite ) L’HONORABLE RAOUL DANDURAND Ministre sans portefeuille L’honorable Raoul Dandurand, de Montréal, est membres du Sénat depuis 1898; il est très bien connu.Né en 1861 à Mot -tréal, de Œdipe Dandurand et de Marit-M, Roy, il reçut son éducation au collège de Moutréal et à l’université Laval, cù il fut diplômé eu 1882, fut admis au barreau en 1883, pratiqua le droit et fut créé conseiller du roi en ÎS88, puis sénateur eu 1898.Il remplit la fonction de président de cette Chambre de 1905 à 1909.En 1907, il fut président de la succursale canadienne de l’Union de Paix Interparlementaire.Deux ans plus tard, il était appelé au Conseil Privé.Après une vigoureuse campagne, il réussit à faire passer une mesure supprimant l’usure.Cette réforme a amené par la suite des réformes considérables au Canada En 1909, il représenta le Canada au dévoilement du monument Montcalm en France.Quelques années plus tard, le gouvernement français lui conféra le titre de Chevalier de la Légion d’Honneur, et en 1907 et en 1912 il fut successivement élevé au rang d’OfEcier et de Commandeur.Le sénateur Dandurand a encore occupé nombre de charges publiques, tant scolaires que fédérales.Il est directeur de plusieurs corporations financières importantes et président de la Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal.L’HONORABLE J.-A.KOBB Ministre du, commerce L'itouorable James-Alexander Robb est représentant de Chateauguay-Huntingdon à la Chambre des communes.Il a une expérience parlementaire qmjremonte à 1908.Il est natif de Huntingdon, QuébiC, et fils de Alexander Robb et Jennie Smith, tous deux écossais.Il est né le 10 août 1859.Il a fait ses études à l’école de district et à l’académie de Huntington.C’est un homme d’affaires d’expérience qui a beaucoup de relations dans le commerce, l’agriculture et les finances.Il est de plus meunier et fait le commerce des grains à Valiey-tield.Il fut maire de cette ville de 1906 à 1910.A l’ouverture de la première session du 15ème parlement, en mars 1917, il fut choisi whip en chef du parti libéral.M.Robb parle le français facilement et s’intéresse à .tout ce qui a rapport à la proviu-ce de Québec.L’HONORABLE CHARLES MURPHY Maître-général des pestes L'honorable Charles Murphy est né a Ottawa, le 8 décembre 1863.Ses parents venaieut d Irlande, son père de Birr, et sa mère de Limerick.Il fit ses premières études à l’Ottawa Collegiate Institute, obtint son titre de bachelier ès-arts à l'Université d’Ottawa où il gagna la médaille donnée par le pape Léon XIII, pour l’élève qui aurait soutenu la meilleure thèse en philosophie.Après avoir termiué ses études de droit, il fut admis au barreau, à Osgood Hall, Toronto, puis il retourna à Ottawa, où il partiqua su profession, et où il fond» une étude légale prospère.Eu septembre 1908, il était nommé secrétaire d'Etat, soua le gouvernement Laurier, et fut é'u aux élections générales de ’>& même anaéo dans le comté de Russell.Il fut secrétiira d'Etat jusqu’au 6 octobre 1911, alors qu’il démissionna avec les autres rqiniitreq du safeiBOt Uw il rWa sw«e ils n’hêsîtcraicrï a accepter ".‘'ers cà’rc dcebtr.r.'don gratuit tic "Cia Pills." Mm.E- W.Harlctt du V.lr.dasr.Ont., Écrit: "Mon expérience est que "Gin Piib1 est ic remède infaillible pour le rhumatisme et le3 maladies des reins, il m'a guérie après des moi3 de souffrances, j'ai essayé plusieurs autres remèdes, mais sans effet; j’ai ensuite essayé ‘Gin Pilla,’ ci aujourd'hui, je suis très bien.” “Gin Pills” guérit en enlevant la cause.Demandez un échantillon gratuit à National D.ug & Chemical Co.of Canada, Limited, Toronto, Ont Adresse aux E.-U.: Nu-Dru-Co., lui., 86 88 Ki.hauge St., Buffalo, N.V'.même dans le comté de Russell ans: élections générales do 191 1.1 î) 17 et 192.1.L'HONORABLE W.-R.MOTHERWELL Minietie de l'agriculture L honorable W.-R Motherwell est d’origine irlandaise et anglaise, quatrième tils de Johu et Eliza Motherwell, né à Perth, comté de Luttai k, Ont., le 6 janvier 18G0.Il lit ses études au collège agricole de Guelpli et de bonne heure s’occupa do culture dons la Sat katehewan.Se» grands succès dans l’ugriculture qui, alors, n’était pas aussi développée qu’aujonrd’hui, l’élevèrent à la présidence du International Dry Farming Congres».Il a toujours été un admirateur des méthodes scientifiques destinéses à faire donner son plein rendement au sol, mais il est aussi en faveur des petits jardins à la mode chinoise.51.Jlotherwell a été toute sa vie un lutteur et un partisan du gouvernement de partis.Il croit fermement que seul le gouvernement de partis pourra nous donner dis réformes utiles et nécessaires.Il lut élu en 1905 dans Qu’Appeîle-Nord, lors des élections générales qui eurent lieu pour la première fois en Saskatchewan, Il fut ensuite nommé commissaire de l’agriculture lors de la formation du ministère de cette province par l’honorab'e Walter Scott.Il devint plus tard ministre de l’Agriculture, plus il fut défait aux élections générales de 1 DOS, réélu à une élection partielle dans liumblot, le 7 décembre 1908, élu en 1912 et en 1917 pour Kinderslty, et démissionna en décembre 1918 dans le gouvernement de Saskatchewan parce que le premier ministre Martin avait refusé de faire une déclaration dénonçant le gouvernement d’union d’Oita-wa.En 1917, il se présenta ù l’élection partielle fédérale dat.s Assiniboia, mais il fut défait par U -R.Gouid, progressiste, puis aux dernières élections, il fut élu dan-Régina.51.Motherwell est le fondateur de la Grain Growers’ Association de Saskatchewan.(à euivre) so* i ch's et brillantes dr.ns noa pensionnats ru raux que dans certains couvents ou collèges des grand» centres et souvent plus pratiques ; sachons en faire la sage distinction- Gréons cette mentalité vraie qui place comme lo premier drs biens terrestres la possession d’un ch* z soi qu’on peut léguer eu propre à ses docendants N'est-ce pas la yo»ession du toi qui assure d’une façon pénmptoire la jouissance du home tant désiré.Et combien lo poète GtO'gefi Battanchon, qui tomba en héros pour la défense du -ol fiançais, avait raison n’écrire dans scs “ Ut urnes et Reflets ” ces vers admirables : Vous que lasse parfois la i:u*b - héréditaire, Et qui courez vers les mirages des cités, Laboureur.», moissonneurs, vendangeurs, écou- [tez ! Vers vous le cri d’un Dieu s’élève de la Terre.Je suis la Terre.Il faut m’aimer d'un coeur [puissant.Avec orgueil j’abreuve et je nouiri- la race.Travaille, mange et bois ! Sois joyeux, sois vu.[race ! Homme, voici ma chair, homme, voici mou saug.Nobles vers, largement, mais nettement ry limé» et qu’autme un sentiment ptofoud delà pérennité des choses opposées à l’inconstance de nos destinées humaine».Aimer son pays, c’est s’attacher à son so'.Armand do Val-Joli N.B.— Toute personne désireuse de se prit-cuter les nouvelles brochures de colonisation pourra s'adresser à l’honorable J -E Perrault, ministre de la colonisation, des mines et des pêcheries, ou à L.-H.Carufel, 82, rue Saint-Antoine, Montréal, Emparons-n,ous du sol Il Jaut souscrire à la vaste campagne de RETOUR A LA TERRE gui seule peut ramener les jours prospères d’autan La banque Nationale La direction remplace deux vacances et porte le nombre de ses directeurs de sept à onze Heureuse nouvelle pour les actionnaires et clients de notre vieille institution canadienne-française L’Avenir du Norii dé-ire initier se3 nombreux lecteurs aux résultats que le gouvernement provincial, avic l'aide du cletg», veut ob tenir tu organisant dans la presse du pays une vaste campagne de RETOUR A LA TEUKE Parler agriculture tt coloni-atiou dans le» colonnes de notre journal s’impo-e, ear on constatera que c'est dans no» campagnes, cl» z nocolons, que nos mœurs canadiennes savent gar der toute kur saveur, toute leur originalité S’intéresser à leur sort nou» semble donc “ digne d'envie ” ; voilà pourquoi, dan» presque chaque numéro, nous prêcherons le *• retour à la terre ” ancestrale, toujours si générées -, si féconde pour eeux qui l'aiment bien.La proMtice de Québec doit sou pre tige à sou développement agraire surtout, à sa population relativement considérable, laborieuse et hardie, forte de ses traditions nationales et religieuses.La race Canadienne fi at çe:S8 sait que pour vivre sur ce soi d’Amérique, « lie a dû voler son domaine à la lorêt vierge et demander son existence au sol.Québec est devenu son berceau tout comm» Sun foyer.Elle sait qu’elle ne vivta prospère et indépendante qu’eu s’tmparant chaque jour d’une lisière de terre nouvelle, d’un sol riche qui produira, aidant à résoudre le grand pic-blème de l’existeuce quotidien!» • Coloniser et produire, \oi.'a tout le prob^rr-qu’il lui faut envisager rt tout tonner si « e vaut tenir la tôle dans la Confédération ea a-dieune, sauvegarder ses droits et ses prérogat -ves.Ce que la race canadienne demande, c’est que ses jeunes enfants s’emparent du sol ancestral, créent des foyers indépendants et libre», agrandissent le domaine national et vivent heureux et prospères eu fiai fuies citoyen .Ce n’ist point faire de la politique que de demander aux ouvriers des ville», que le chômage terrassp, d’aller se procurer des lot» de colonisation pour y vivre plus heureux avec leur femme es leurs enfant».Ce n’est point faire de la politique que de rappeler aux jeunes fils de cultivateur» qui ue peuvent se procurer le bout de terre désirée pour s’y établir, de se diriger ver» les terres nouvelles do préférence aux grandes villes, centres de déceptions et do corrnption souvent.La vie rnrale est non seulement nécessaire comme production collective mais encore comme sauvegarde de l’harmonie et de la prospérité dans l’ordre.Dès maintenant, il faut réagir contre l’éducation que l’on donne dans certains milieux, éducation fausse qui tend à faire croire que le sort du cultivateur ou du colon est misérable et presque méprisable.Par orgueil, on fait instruire jeunes garçons et jeunes filles dans des pen-ionnat» trop chics où notre jtnaesse ouvrière oa rurale contracte des goûts et des habitudes qui ne concordent pas avec l’état et la fortune de leur milieu ; de là le* désillusions et une de» grandes causes de la désertion de nos campagne».L’instruction et l’éducation sont toot aussi Québec, le 21 janvier 1922 Notre estimable concitoyen, 51 J B L‘il i bsrté directeur de cette institution depuis nombre d’années et actuellement son président, ne pouvant plus, pour cause de santé, donner son temps uux ail'.iire» toujours grandissante» do la banque Nationale, a donné sa démission, et comme uue autre vacance viont d’être ctéée par la mort de notre regretté concitoyen, M.Chas.Pettigrew, le bureau de direction de la banque Nationals a eu à r-mplir ce» deux vacuum-.Vu l’impoitauce que la banuue a prisa depuis que'que» année» elle a décidé de porter io nombre de ses directeur» de sept à onze, et à cette tin elle a appelé à faire partie du bureau de ditection 1 honorable Georges-E ie Arnyot, conseiller législatif, président de la Dominion Corset Co., qui est la plus grande mtnuf ieture du genre nu Canada avec des succursale» a Montréal, à Toronto, ain»i qu’en Australie.Il est aussi pié»ident de la Caisse d’Economie de Notre-Dame de Q ébec et de plusieurs autres compagne s locia 8 et directeur de planeur» compagnies industrielles.Il fut président de la Chambre de Commerce de Québec et de l’Association de.» Manufacturier» Canadien-.Sir Georges Garneau, ancien maire de Québec, piincipal oig»ni»ateur et président du io uiité exécutif du T-icentenaire de Q jébec, président de Garneau Liée, directeur de *a j Cai»-o d’E onoutie de Notre Dame de Québ c et intéressé aussi nans plusieurs autres entre- ] prises commerciale-.Il occup» une po-ition j élevée dans la vie «octale a Québec tt dan» i toute la province 51.J.II.Fortier, vice-président et gérant- j général de ta oiai«on P.-T.Iagiré, Lté», et ; président de la Chambre de Commerce de Que- 1 bec, pré-ident de Ptrcival Plow and Stove Co.51erri< k ville.Ou'., vice-président de la Don» oion Carriage Co, de Montréal, et pré«ide» de l’A»soctation des 5I.auufacturiers Canadiens, division de Québec.51.C.E Taschereau, notaire, frè-e du premier ministre de la province de Québ c, président de Eastern Canada Steel and Iron Work*, Ltd., directeur des Cies d'a»»uranc»», la Sauvegarde et i’Industriel le, et aussi directeur d'autres compagnies.Nous n» pouvons trop féliciter le- directeur» de la banque Nationale de s’être a-suré le concours o’homm-s aus-i bien qualifié» et coté-dan» le commerce, lesquels joiuts aux dtrec-teur» actuels, JIM J.B.Latibsrté, Manufacturier de fourrures, Q tébec, Nazair» Fo ti r, marchand de cuir, de Québ c, Napoléon Drouin, président de la Rock City Tobacco, ancien maire de Québec, A.B.D.ipui», marchand de gros de Québec, A.-N.Drolet, ssso cié de P.G Bussières ,fc Cie, provisions et grain» en gros, de Québec et Nap.l»avoie, gé-rant-généial de l’institution, font du nouveau bureau de direction de la banque Nationale un de» plus forts bureaux de direction de banqae» canadiennes et nous a»»ur _ ^ Quand la Tête est Lourde 3i j* —la langue chargée, le* intestins ^ ^ reserrés; quand l’appétit et le Zz < courage vous manquent, et que ^ la vie semble insupportable, c’cst :5j que l’estomac est en défaut.Pre- ï; ^ nez du Sirop de la Mère Scigel qui i* contient des essences médicinales :$• extraites - plus de dix racines, ^ }Z écorces rt feuilles différentes et 2z > qui exercent une action bienfai- r* santemerveillcuse sur les organes -J; digestifs En vente en bouteilles S* > de 50c.et $ ! dans les pharmacies 3^ 5 7-0?1 “RANCH” NOUVEAU GENRE DANS L’ALBERTA d illicite a Pua, hdtrft«e ranch Mi Préparatifs Ceux qui sont allés visiter tes monta- Pne* Kocneusci cet été ont pu faire expérience de la véritable vie des w co w-boys” s'arrêter Quelque temp* nu " ranch'’ do Guy Wcadick et do Flore La Duc A High Rivert flans l’Alberta.Wendick est cet organisateur fameux de "ntampede.V’ connu dans tout l'Ouest et Miss I^adue est la femme qui détient le record de son •exe, pour jeter le lasso et.monter un bronco indompté.Ces deux artistes de la selle se sont en effet portés acquéreurs du "ranch T.S.”, flans le but de procurer à
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