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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 28 avril 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1922-04-28, Collections de BAnQ.

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+• J Viflgî^W^e Annéte — No.17 Journal heb.domadalre — Cinq sous-le numéro - Vendredi 28 avril 1922 8 ORGANE LIBERAL ta DISTRICT si k II iji *»î »« r»*ï A.U «.iT'CAJQU æ»ll *1,A2 \ Vx* uj *• S3 t/itmc.i*?¦* CHEKtER., fe Abonnement: Uu^Canada].$2.00 " “ |Etats-Unis].2.50 Strictement payable d’avance.Directeur : Secrétaire de la rédaction JULES-EDOUARD PREVOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JÉROME (Terrebonne) P.Q.ATrrfd'rlcesC^l J’S.'TS R'gnOTigMnr par insertion.Annoncos-légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.*la ligue, insertions subséquentes, LE COUVERNElVjENT LIBERAL SA TACHE - SON BUT Le gouvernement libéral lait face vaillamment il la double opposition qu’il a devant lui à la Chambre des communes.La session parlementaire se déroule dans une atmosphère nouvelle et au milieu de circonstances qui ne se sont jamais vues au Canada.Le gouvernement, c’est-à-dire la droite, compte 117 partisans; la gauche compte 118 membres.Jusqu’ici, un seul vote strictement de parti a été pris à la Chambre et a donné au gouvernement une majorité de 120, les progressistes votant avec les ministériels.Dans d’autres votes moins importants et provoqués par des questions libres n’impliquant pas un verdict de non confiance dans le cabinet, les majorités ont varié : tantôt les conservateurs s’unirent avec les libéraux contre les progressistes, tantôt les progressistes se joignirent aux libéraux contre les conservateurs.C’est la première fois, daus notre histoire politique, que la Chambre des députés est divisée en trois groupes aussi nombreux.C’est dire que jamais il n’a fallu au gouvernement autant de prudence, d’habileté et de sagesse.Jusqu’ici le gouvernement King a été à la hauteur de la rude tâche qu’il a à remplir.L’ère nouvelle où la politique canadienne est entrée, au point de vue des partis, et qui place le gouvernement en face de deux oppositions, est due sans doute aux idées nouvelles que la guerre a fait uaître dans notre pays comme ailleurs.A la complication et aux difficultés de cette situation s’ajoute la liberté d’opinion inhérente à la doctrine libérale.En effet, le parti libéral qui, évidemment, a besoin de discipline pour exister, laisse toutefois à ses adeptes une indépendance de pensée inconnue dans le parti tory.C’est ainsi que sur certaines questions on voit des libéraux différer d’opinion avec leurs chefs, avoir le courage de le dire et d’émettre librement leurs idées.Le peuple, tout en comprenant que la discipline est l’épine dorsale d’un parti qui veut vivre, être vigoureux et accomplir des œuvres utiles, demande plus que jamais pour administrer les affaires publiques des hommes de conscience qui ne suivent pas aveuglément les chefs qui les guident.Les libéraux répondent à cette attente légitime du peuple canadien.Cette liberté d’allure qui a toujours caractérisé les libéraux est plus prononcée que daus le passé et tant qu’elle ne dégénérera pas en révolte, en anarchie, nous sommes loin de la blâmer.C’est une des marques distinctives du parti libéral et l’un de ses plus beaux titres que de laisser à ceux qui y appartiennent, leur conscience, leur personnalité, leur pensée libre.Toutefois, il faut bien admettre que cela rend encore plus difficile et plus délicat le rôle du gouvernement.Ce qui lui donne sa force et le rend capable de gouverner le pays c’est qu’il possède réellement la confiance de la majorité des représentants du peuple.Et il en est assurément digne.Succédant au pouvoir à un gouvernement tory qui a saboté la constitution et engagé le pays dans des mesures, des aventures et des entreprises qui ont jeté le désarroi dans les finances de l’Etat et divisé profondément la nation, le cabinet King, qui n’est au timon des allaires que depuis à peine quatre mois, n’a pu évidemment porter remède à tous nos maux.Il lui a été impossible de développer sa politique et de réaliser tout son programme Eu hommes sages, ennemis des résolutions et des mesures radicales, nos gouvernants, tout en orientant la politique canadienne vers l’idéal qu’ils out en vue, cherchent, dans le moment, de tirer le moins mauvais parti parti possible de la pitoyable situation où ils ont trouvé nos allaires, C’est ainsi que nos chemins de fer nationaux sont administrés, en attendant qu’on trouve une solution au terrible problème créé par la malheureuse nationalisation où les tories nous ont engagés.C’est ainsi que nos dépenses sout.comprimées dans toutes la mesure possible.Le gouvernement libéral peut compter sur l’appui de la grande majorité des citoyens de ce pays, aussi longtemps qu’il maintiendra la politique prudente, sage et pondérée qu’il a adoptée dès son arrivée au pouvoir et qui lui permettra d’atteindre le but poursuivi et de réaliser graduellement etsûremeui le programme complet qu’il s’est tracé.Les dépenses militaires Des députés libéraux de la province de Québec ont demandé au ministre de la milice de restreindre davantage les crédits de la milice qui sont déjà diminués de $1 700,000.Ils demandent que les dépenses des exercices militaires annuels soient réduits de $1,400,000 à t.100,000.La presse tory déchaîne à ce sujet les préjugés militaristes et impérialistes.Le Star et la Gazette, de Montréal, sont en tête de cette propagande insensée.Pourtant les libéraux qui demandent une compression plus considérable des dépenses militaires sont logiques avec eux-mêmes.Ils ne reflètent pas seulement l’opinion de la province de Quebec, mais celle de la majorité dos Canadiens.A moins que le ministre de la milice n’apporte de bonnes raisons pour refuser de diminuer les crédits do son ministère, soit en accordant la réduction mentionnée plus haut, soit autrement, nous croyons que cette demande est légitime et dans l’intérêt bien compris du Canada.IjCh représentants dus provinces de Ouest renouvellent leurs tentatives auprès ii gouvernement pour faire donner à ces rovinecs non seulement la direction coni-,lètc do IcurR ressources nnrurelles, mais ussi rendre cette décision rétroactive, il y encore loin.Cette question épineuso est ileine d’embarras pour le gouvernement et nue solution ne se découvrira pas de sitôt, bien que les négociations soient actives des deux côtés.LA SEMAINE PARLEMENTAIRE o o o —" Le Tanlsc t»’a donné de merveilleux résultat* alor* quo mus les autres médicaments avaient échoué.” De« milliors de personnes ont dit cola.Vous lo dire: aussi.Geo.-A.Langlois.La question de l’embargo placé par l’Angleterre ‘sur le bétail canadien n’est pas neuve, mais elle sait revenir tous les ans avec une vigueur nouvelle, car il est encore impossible d’expliquer cette anomalie si coûteuse aux éleveurs canadiens qui se trouvent dans l’impossibilité de vendre du bétail sur pied en Angleterre sauf avec cette stipulation que les animaux seront abattus à l’endroit de débarquement et dans les dix jours suivant son arrivée.Tout ce qu’on comprend à cela c’est que les éleveurs anglais out fait élever cette barrière contre la concurrence qui pourrait leur venir du Canada et ils agissent en cela comme les manufacturiers canadiens le font pour les Etats-Unis.Cette année, la question a été soulevée par le ministre de l’agriculture lui-même quand il a parlé d’envoyer deux fonctionnaires en Angleterre pour aider le commissaire Larkin à faire disparaître cet embargo, si c’est possible.Là-dessus est venue la question du voyage fait l’an dernier par un ministre ontarien, M.Manning Doherty, et au cours duquel, paraît-il, la situation s’est encore compliquée au lieu de se simplifier par l’intervention ministérielle.M.Tolmie a été dur pour le ministre ontarien et AI.Meighen a été encore plus loin en disant que M.Doherty avait été le seul obstacle à la levée de l’embargo.M.Motherwell a défendu le ministre ontarien et la plupart des députés progressistes ont pris part au débat dans un sens ou l’autre.M.Sutherland en a profité pour sortir son homélie annuelle sur le choléra des porcs et le mauque de protection des vaches dont le lait alimente les.villes.C’est un sujet qui lu: plaît particulièrement et il |y revient une ou d ux fo s chaque session.11 faut dire que M.Sutherland élève des porcs et nourrit des vaches laitières.o o o Le comité d’agriculture a commencé à s'occuper de la question de la commission des blés, mais les progressistes nombreux qui en font partie semblent recevoir peu d’encouragement.Il est beaucoup de gens — et même de députés — qui croient que le Parlement constitue l’autorité suprême et qu’il peut adopter toutes les lois et règlements qui lui plaiseut.Or, il n’en est pas ainsi et les légistes qui ont été consultés à ce sujet disent qu’il serait illégal pour le gouvernement de constituer actuellement une commission ayant les pouvoirs extraordinaires de la commission formée lors de la guerre.La situation est modifiée du tout au tout et il faudra trouver uu moyen terme pour plaire aux progressistes qui ne jurent que par cette commission et veulent l’avoir à toute force.On dit que le gouvernement en est venu à un accord au sujet de l’allocation de vie chère accordée aux fonctionnaires, mais on ne sait pas encore si l’allocation ou bonus sera donnée à ceux des employés dont les appointements dépassent un certain chiffre.o o o Le crédit de $325,000 destiné au service géodésique du Canada a provoqué une suggestion de M.Guthrie demandant que le service géodésique et celui des cartographes soient réunis en un seul de manière à éviter tout double emploi et à simplifier le fonctionnement administratif de ces services.Aux Etats-Unis, ces services sont sous la dépendance du ministère de la guerre et où ils fonctionnent parfaitement.o o o On a su par le ministre de l’intérieur, l’honorable Chas.Stewart, que les travaux entrepris pour établir une ligne de démarcation entre le territoire du Canada et celui des Etats-Unis tirent à leur fin.11 ne reste que quelques relevés de peu d’importance et la construction de bornes indicatrices aux endroits voulus.Ces derniers travaux exigeront encore cette année $35 -(iSO mais il est tout probable que c’est la dernière fois que ce crédit figure au budget.Le ministre du travail a annoncé à la Chambre que les mineurs de Cap Breton ont abandonné leur système do sabotage et que l’ouvrage va bien.Un nouveau tribunal d’arbitrage sera formé ces jours-ci pour entendre les plaintes des employés et les prétextes qu’out les patrons pour baisser les salaires.Cette annonce a provoqué une prise de bec entre le ministre du travail et M.Mci-gliou, qui devient de jour en jour plus difficile de caractère et do pire humeur.Quand sir Lomer Goum lui a dit qu il était mauvais perdant il a trouvé le juste qualificatif pour expliquer l’attitude étrange de l’aucieD premier ministre.La première séance de cette semaine a été la plus longue de la session actuelle, du moins jusqu’ici.Nos députés ont siège jusqu’à passé une heure du matin, chose que les progressistes ne trouvent pas du tout de leur goût et qu’ils espèrent bien ne pas voir, se renouveler.Il ,;st peu probable que cette séance vaille jamais les compliments du parti libéral à uu de ses membres, M.McMaster (Brome), car il s’est arrangé pour mettre le premier ministre dans une position assez difficile, pour ne pas dire embarrassante.On sait que, l’an dernier, ce député a présenté une résolution demandant l’adoption d’une loi qui défendrait aux directeurs de banques, sociétés d’assurance et compagnies financières de siéger au cabinet des ministres.L’an dernier, cette résolution était dirigée contre M.Ballantyne et le gouvernement de l’époque combattit ferme et avec succès pour repousser la résolution.Aujourd’hui que les rôles sont changés et que les libéraux sont au pouvoir, voici M.McMaster revenant avec une résolution presque identique avec cette seule différence quelle semble surtout dirigée contre sir Lomer Gouin.La tâche était difficile, mais l’honorable Mackenzie King s’en est tiré, sinon avec facilité, du moins avec mérite et le petit chemin pierreux que le député de Brome lui avait imposé s’est traversé avec le résultat d’uD vote de 142 à 5!) en faveur du gouvernement M.Guthrie a soutenu le gouvernement comme aussi M.Meighen.Celui-ci s’était opposé à la résolution de l'an dernier et il a pu ainsi tirer parti de cela pour se faire gloire de principes solides et faire de l’ironie facile au dépens du chef du gouvernement.Sauf ces deux députés conservateurs, les tories en général ne se sont pas occupt s iïJVJÏiViVi* | « ]Vle!i-]Vle!o ?I Al.Poincaré parle clair et net M.Poincaré, premier ministre de France, a déclaré, au cours d’un important discours prononcé devant le conseil général de la Meuse, que, s’il le fallait, la France se chargerait seule de voir à ce que le traite de Versailles soit exécuté, au cas où l’Allemagne manquerait à scs engagements de payer ce quelle doit." C’est le devoir de la France, a-t-il ajouté, d’assumer en toute indépendance la lâche de maintenir l’intégrité du traité.Tout ce que nous avons jamais demandé et tout ce que nous demandons c’est l’exéôu-tion du traité.C’est cela qu’il nous faut et nous l’aurons.La paix de l’Europe le demande.Notre avenir et notre prospérité nationale en dépendent.Ce n’est pas en agissant avec précipitation ou en décidant sans réfléchir que nous l’obtiendrons.C’est par l’action persévérante et méthodique.Mais il faut agir." .Le premier ministre a exprimé le vif désir de voir les alliés agir de concert si l’Allemagne faillit à ses engagements, mais, aux termes du traité, dit-il, chacun peut, en cas de besoin, prendre respectivement telles mesures qu’il croit nécessaires et nous ue souflrirons pas que notre malheureux pays succombe sous le poids des réparations, à côté d’une Allemagne qui ne veut pas faire ce qu’il faut pour acquitter ea lette.» Nous défendrons en toute indépendance la cause française et nous ne renoncerons pas aux armes que le traité nous donne." Le banquet offert à l’honorable Athanase David Le banquet que les artistes, les intellec tuels et leurs amis offriront à l’honorable Athanase David, en reconnaissance de tout ce qu’il a fait pour les arts et la littérature, promet de faire époque dans 1rs annales de la métropole.Cette fête du 13 mai groupera l’élite de la société montréalaise à !a-luelle se joindront plusieurs personnalités politiques éminentes.L’honorable L-A Taschereau et plusieurs sénateurs et ministres ont déjà promis d’as-ister à ces agapes, de même que AI Emile Naggiar, consul de France.On y verra aussi dis membres de la magistrature et autres personnes qui portent à l'avancement des «rts et de la littérature un intérêt particulier.— L’on déshonore sa plume en la trem-paut dans du poison.Florian — Qui vent s’enrichir en un an risque de se faire poudre en six mois Proverbe persan — Celui qui n'achèvo pas n’a rien fait.Le mérite n'est pas de commencer une chose, mais de la termiucr convenablement.La Beauté du Printemps A insi, quand j'aurai dit combien je vous adore, Combina je vous désire et combien je t’attends, Ivresse de l’année, inejjable Printemps, lu seras plus limpide et plus luisant encore Que mon rêve volant, éclatant et chantant.• - -Le délicat sureau et la pervenche blanche Me surprendront ainsi que des yeux inconnus.Les lilas me seront plus vivants et j)lus nus, Le rosier plus empli du parfum qu’il épanche, Et le gazon plus droit, plus lisse et plus ténu ; Lai printanière odeur, aiguë, acide, Jréle, Des feuillages naissants, tout en vert taffetas.Sera plus évidente à mon vif odorat, Que n est aux dents le goût de la fraise nouvelle, Que n’est le poids charmant des bouquets dans les bras Devant un si fécond et si profond spectacle.Je resterai, les doigta disjoints, le cœur épars, Sentant que le bonheur me vient de toute part, Que chaque grain de terre a fait le doux miracle D’etre un peu de pistil, de corolle et de nard.Et je le vois, un clair, un frais, un chaud vertige Fait plier le branchage et ses bourgeons naïfs ; Une vapeur d’extase émane des massifs.L’on sent irradier de la plus humble tige Quelque parfum hardi, insistant, incisif.Puisque mes mots chargés de pollens et d’arômes, Puisque mes chants toujours troublés jusques aux pleurs, 0 mon j)rintemps divin, n’auront pas le bonheur De pouvoir égaler la saveur de tes baumes.Je m'arrête et soupire au milieu de tes fleurs.Je te dédie alors ma cinquième année, Le temps où mes chapeaux étaient clairs comme vous, Où mon front était haut comme vos lilas doux, Où mes jeux s'endormaient sur votre herbe fanée, Où mon cœur infini battait à petits coups.Là o-ù, pressentant ce qui serait ma vie, Jhonorais ma tristesse et ma faible beauté.Et, les deux bras croisés sur ma robe d'eté, .Éécoutais, effrayée, amoureuse et ravie.Le bruit que fait l'immense et vague volupté.Comtesse MATHIEU DE NO A ILLES F, Gratry de la question de priucipe, mais ont tenté de démontrer une volte-face des libéraux.Avant ce débat prolongé, M.Woods-worth (Winnipeg Centre) le député travailliste, ou plutôt l’un des deux députés travaillistes, a demandé au gouvernement d’intervenir dans le problème du chômage, soit en faisant travailler les chômeurs au taux de l’uniou, soit en entretenant ceux qui n’ont pas de travail aux taux prévus par l’union, soit en créant et mettant en vigueur uu système d'assurance contre le chômage.A la fin de la séance de lundi, le ministre des finances a annoncé que le gouvernement avait vendu à la maison Morgan, de New-York, 100 millions de débentures à 5 pour 100.30 ans, mais rachetables au bout de 20 ans à l’option du gouvernement.On ignore encore quelle commission est payée pour cet emprunt qui permettra au gouvernement de faire face à certains remboursements urgents.o o o Les crédits de la milice n’ont pas été tout seuls et l'honorable M.Graham a rencontré des brises adverses et des vents con traire» un peu de tous les côtés de la Chambre.Alors qu’au temps de la guerre la Chambre votait des millions et des milliards sans même prendre le temps de voir la différence entre les uns ou les autres, voici que certains groupes pensent que la paix doit être un prétexte de supprimer toute milice et do laisser la défense du pays aux boys scouts et probablement aussi aux giris guides.La situation était rendue plus ditlicile encore par le fait que beaucoup do députés qui se sont élevés contre les crédits en 1921 se trouvent aujourd’hui obligés de les défendre.Cependant les dépenses ont été diminuées et au lieu des $11,954,178 que M.Guthrie nous demandait l’an dernier, M.Graham se contonte de $10,788,-40Q.n o o M.Martell (liants) s’oppose à tout galon, tout uniforme, tout ce qu’on voudra.C’est un nouveau député un peu fougueux et décidé à chercher des moulins à vent un peu partout pour leur livrer combat.Le Dr Chisholm (Inverness) est aussi mécontent et il y a eu même des critiques parties du major Vien (Lotbioière) qui demande la réduction des étaLs-majors.M.Good (Brant), un progressiste, voudrait voir donner les crédits de la milice aux 3ans travail.Cependant M.Graham a trouvé un appui assez solide chez les oppoaitionnistes.Tour à tour MM.Meighen, Guthrie, Baxter Mewburn et l’irrépressible Tommy Church sout venus parler en faveur de la milice, des soldats et de tout ce qui s’y rattache.C’est cependant la fin de la séance qua choisit le major Power (Québec-sud) pour présenter un amendement pour foire réduire à 300,000 dollars le crédit affecté aux exercices militaires et aux camps annuels, c’est-à-dire éliminer les camps d’entraîae-ment.Le major prétend, — peut-être avec beaucoup de raison — que l’entrainement de deux semaines est complètement insuffisant et qu’il sutlit à peine pour inculquer à un homme les premiers principes de l'exercice.Il a eu l’appui de M.Fernand Rin-fret, député de Saint-Jacques (Montréal) et de plusieurs autres députés libéraux.Ls Dr Deslauriers (Sainte-Marie) doit présenter une résolution demandant que l’on défende l’exportation aux Etats-Unis de l’énergie électrique créée au Canada.C'est une manière comme une autre de protester contre le projet de canalisation du Saint-Laurent projet qui est tout à l’avantage de nos voisins du sud.Ceux-ci ne sont pas iuactifs ; il y a longtemps qu’ils rêvent d’accaparer les millions de chevaux de force motrice qui se trouvent à l’état latent dans notre grand fleuve et on leur prête mémo l’intention de s’adresser directement à Londres au cas où les négociations actives qu’ils pouruivenb actuellement à Toronto n'aboutiraient pas.Il ne faut pas oublier quelle a été la conduite de l’Angleterre chaque fois que les intérêts des Etats-Unis sont venus en conflit avec les nôtres.On n’a qu’à se rappeler de la décision touchant la frontière du Maine, celle du Yukon et les réglementa au sujet des pêcheries de la mer de Behring pour savoir d'avance que, chaque fois, les intérêts canadiens seront sacrifiés.En ce moment, la campagne faite pour entreprendre la canalisation du Saint-Laurent est dirigée par des Anglais et des Américains aidés de quelques impérialistes ft ¦¦I-'-'- ¦ !."*¦" &mw Shiloh Arrête ette To Chez tou* 30c, 60c.et $1.20.Est sans riOale! Faite pour 1'expovtahon Dun stimulant-d’une saûeuret d’ungoüt qui on!- conquis le JjSsayeï-la.ijlle eh )/aul fa peine* t 'A V > rif>cciAur rom EXPORT -gg-r*~P* l W-.’Tr* V; ï*xo»tcnacTi po^enac EXPORTAIT gjEXPORTAtt L'OIA PALE ‘Frontenac A EXPORT ALE hronîcnac EXPORTAU EXPOKït-A, c 5* 6Ari;i\iA PALf INDIA PMC SSSZi INDIA PALE ."' V > ’ u»* sms Hem - i- atëÇSK Æïr4l Industry and Humanity SfluTs 'Jus m*i*-rii« d* »'*» plat haute «jaaî?5 s?r-Trr.t > la fabrication de* 4Ï3F JERSEY CREAM SODA ¦ -¦ gs&stf rV*-.* ’AT' •••;•••:• ;Y !ptpl ! AMSLAS DS*Sfl0MPAIIY.*?Q rn* St.f ntito tai ns c« u.n__ Canada j Piovince do Québec COUR Distiict do Terrebonne ) SUPERIEURE No.2175 SUCCESSION VACANTE uk FEU EME-ltY GRATTON, on sou vivant de la ville de Saint-Jérôme, district de Terrebonne, & VIAUVIL1.E LANDS LIMITED, Requérante, AVIS Avis est par le présent donné que le 6 juin 1922, à 10 30 heures du matin, il y aura à la salle d’audience de la cour supérieure, au palais de jusi ice, dans la ville de Saint-Jérôme, district de Terrebonne, une assemblée des parents et créanciers de feu Emery Gratton, pour nommer un curateur à sa succession vacante, suivant le jugement de l’honorable juge Mc Dougall, rendu le 12 avril 1922.Sainte-Scholastique le 15 avril 1922.CRIC NON Si FORTIER, Protonotaire C.S.Beaulieu, Gouiu, Marin A Mercier, Piocureurs do la requérante.— L’hôtel Bellevue, tenu par M.P.Lapointe est un établissement recommandable sous tous les rapports.Site enchanteur, près de la rivière cln Nord.Table excellente, chambres spacieuses, écuries bien aménagées.Un omnibus est A la disposition des voyageurs à l’arrivée et au pépart île tous les trains.118 et 120.rue Labelle.Saint-Jérôme.DES FLEURS NATURELLES Avez-vot-s besoin de fleurs naturelles pour quelque occasion que ce soit : fêtes, naissances, mariages, décès, etc.?Adressez-vous il la PHARMACIE FOURNIER qui représente ici la fameuse maison McKenna, de Montréal Choix sur catalogue.MATER 1 EL PHOTOGRAPHIQUE On trouvera aussi à la pharmacie Fournier des kodaks et tous les accessoires voulus pour aire de la photographie.S.».,-~ -« *«;.y3, st-Jerome.j.a.BRUNET, rue St-Vlnce.it, Tel, 62-R-2 StcT™, » Distributeur*-» pour le comqicrec A Aga Chez les adultes ou chez les enfants.Sans danger, sûr et efficace.Une petite dose signifie -économie et dérange pa* l'estomac, les marchands.EVALUATIONS SVR PROPRIETES ET FEUX 61 RUE ST.JACQUES-MAIN 5191 æ MONTREAL fü tionales et surtout des industries canadiennes-françaises.“ Avec le sol, les industries et la finance, nous serons vraiment les maîtres chez nous.’’ Ces lignes contiennent tout le programme do notre maison, Nous nous spécialisons dans l’étude et.le placement des titres — surtout des OBLIGATIONS — d'iudustries de la province de Québec.Placer de l’argent dans nos valeurs, c’est aider à assurer au Canada français l’égalité économique, condition essentielle de l’égalité politique A part grande variété de fonds-publics (municipaux, scolaires, paroissiaux), recommandons obligations Lamontagne, Lt-garé, Saguenay-Pnlpe, Jlratserie Frontenac, Compagnie hydraulique du S.-Françoi*.Versailles - Vidricaire - Boulais (limitée ) Montreal, immeuble Versailles, rue Saint Jacques, 90 ; tél.M.70SO.— Ouèbec : rue Saint-Pierre,
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