L'Avenir du Nord, 8 septembre 1922, vendredi 8 septembre 1922
Vingt-sixième année — No.36 Journal hebdomadaire — Cinq sons le numéro Vendredi 8 septembre 1922 sr ORGANE LIBERAL.‘ DISTRICT de I li m*yr en cAvtMiR ut bajq u cwu mIm \ ftowj vuaokj mo *¦ y utwiuurr * Ç&.avions-) J CKEJ/tER., fo Abonnement: Uu «.[Canada].$2.00 ^ " “ | Etat» -ü nia].2.50 Strictement payable d’avance.UlKEGTEUH : SeCRÉTAIUE I)E LA RÉDACTION JULES-EDOUARD PRÉVOST ANDRÉ MAGNANT SA ry T-JÉROME ( Terrebonne) F.Q.Annonces": 1^ c.la ligne agate, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes.C L’immigration ne doit pas être la désagrégation du Canada Que le Canada ait besoin du concours de l'immigration pour prospérer, exploiter ses grandes ressources naturelles et travailler à l’accroissement de la richesse nationale ; pour, aussi, nous aider à porter le poids de la dette et des lourdes obligations d’un pauvre budget, conséquences de la guerre, cela est indiscutable.* D un autre côté, ce qui n’est pas moins évident, c'est que l’immigration comporte plusieurs dangers pour notre pays.En effet, si nous n’y prenons garde, le Canada peut être facilement envahi par des individus p^u désirables et au point de vue moral et an point de vue physique.Combien de rebuts des autres pays, combien de rastaquouères, d'hommes et de de femmes tal és, portant dans leur corps et leur esprit la trace ineffaçable de vices incurables, combien de ces gens sans aveu ne demandent pas mieux que de fuir la loi de leur pays aussi bien que le mépris de leur concitoyens pour venir tenter fortune en Amérique, notamment au Canada où ils espèrent «cacher leurs souillures, voiler leur passé et se refaire une réputation superficielle.Nous voulons bien aider à la réhabilitation des malheureux et des misérables du genre humain, niais non pas au détriment de la nation canadienne.Or, c’est un danger sérieux qui menace notre population si nous ouvrons les bras à une telle immigration.Les Etats-Unis, qui en ont souffert, l’ont enfin compris et sont maintenant d’une extrême sévérité dans le choix des immigrante qui veulent pénétrer cher eux.Le devoir de notre gouvernement est donc de trier sur le volet les étrangers qui entrent chez nous dans l’idée d’y rester.Un autre danger non moins redoutable que celui que nous venons de signaler provient de l'immigration.Ces milliers d’étrangers que nous recevons chez nous, chaque année, et à qui nous donnnons droit de citoyenneté au Canada, transformeront ou mieux déformeront notre caractère national, si nous n’avons pas les yeux constamment ouverts sur le choix, le nombre et le groupement de ces immigrants.¦ Cette œuvre néfaste de déformation de l’esprit et du sentiment canadiens qui doivent dominer en notre pays, est (féjà commencée, hélas ! Ici encore le gouvernement a un devoir à remplir : il doit choisir avec intelligence les immigrants qui s’assimileront le plus facilement le sentiment national canadien.Or, est-il possible de nier que l’élément canadien-français est celui qui représente dans ses traditions comme dans son tempérament, dans son passé comme dans son présent, le véritable sentiment canadien, l'amour le plus vrai, parce que le plus ancien, du sol canadien ?Le Canadien-français n’a qu'une patrie et c’est le Canada.Il nous paraît superflu d’insister sur cette vérité qui éclate aux yeux de tout observateur sérieux.Nous concluons donc que le gouvernement canudiert agirait avec sagesse et clairvoyance en encourageant une immigration qui serait un appoint à l’élément canadien-fraDçais.Par là, il renforcerait la digue que cet élément dresse contre des étrangers de toutes sortes, de toutes nationalités, de toutes mentalités, de tous calibres qui envahit le Canada.Pour faire contre-poids à une immigration disparate, le gouvernement canadien a ouvert toutes grandes les portes du pays à l’immigration britannique.Le résultat a-t-il répondu à l’idéal que tout gouvernement vraiment canadien doit poursuivre.?Notre pays est une possession britannique, soit ; mais il est aussi et avant tout : LE CANADA.Il faut continuellement veiller à protéger notre patrie contre un esprit national étranger à ses intérêts, à son avenir comme à son passé.Le premier devoir, pour un pays comme pour un patriote, c’est d’être fidèle à lui-même.Eu favorisant l'immigration anglaise en ce pays, le gouvernement ne fait qu'une partie de son devoir.Il lui faut aussi travailler à établir vers nous un courant de plus en plus fort d’immigration de langue française.C'est ainsi qu'il solidifira pour l’avenir ce qui fut la sauvegarde de la nationalité canadienne dans le passé.Que l’on ne nous réponde pas que l’on n’émigre pas des pays de langue française.De la France, de la Belgique, de la Suisse partent chaque année des milliers d’excellents agriculteurs que l’on devrait attirer vers le Canada.Nous avons sous les yeux un journal belge: l'Avenir Agricole, qui dit à ses compatriotes cultivateurs : ." Au lieu de rester entassés en Belgique et de vous y entredévorer, allez planter vos exploitations dans des contrés où l'espace ne manque pas, où vous ferez mieux vos affaires et où vous pourrez jouir d’une vie plus large, plus confortable et plus agréable.” Le journal belge mentionne le Canada et surtout la province de Québec où il engage ses compatriotes d'aller s’établir.Il ajoute que des milliers de cultivateurs belges et de fils de fermiers pourraient être riçus cln-z nous.C'est dire qu’en Belgique comme en France, nos gouvernements fédéral et provincial ont un vaste champ d'action pour attirer au Canada une saine immigration qui ne soit pas une cause de désagrégation pour la uatiou canadienne.J El*.D’un autre côté, nous avons dit et non répétons que le conseil municipal devrait au plus tôt réviser le taux qui sert de base à la contribution qu’il demande à la fabrique et aux communautés religieuses.Nous reviendrons sur ce point tout à l’heure.Nous voulons, auparavant, toujours par esprit de justice et par amour de la vérité, aborder un autre aspect de la question.ün dit que, par reconnaissance pour les Frères et les Soeurs, nous devrions les exempter de cette contribution.Nous reconnaissons, certes, le rôle bienfaisant rempli au milieu de nous par ces éducateurs et ces éducatrices qui, depuis tant d’années, instruisent nos enfants et forment leur caractère avec un dévouement admirable.L’œuvre éducationnelle est tellement méritoire quelle peut tiès diflicilenient être rémunérée comme il convient Cela est vny surtout des religieux et des religieuses qui, plus désintéressés et étant en butte à moins d’exigences que les lut ques, demandent et reçoivent moins que ces derniers, ordinairement.Nous ne voulons pas un seul instant mettre eu doute le dévouement de nos communautés ni refuser de reconnaître ce que nous leur devons.D'un autre côté, nous croyons qu’elles ont, comme tous ceux qui font partie d’une famille municipale, certaines obligations équitables, nécessaires au bien-être général ; nous pensons que lti ville, dans les circonstances.a raison de solliciter leur concours au budget municipal et que la part qu’on leur demande n’est pas de nature à les ruiner.S’il en devait être ainsi, nous penserions et agirions autrement.Nous donnons’aux Frères $5,400 par année, plus environ $100 pour acheter des prix à la tin de l’année, plus $150 pour encourager les exercices gymnastiques, plus environ $1170 comme extra pour le surplus d’élèves externes dépassant le nombre de 350.Ce qui fait une somme totale annuelle de plus de $0,000.Mais tel n’est pas tout le revenu des Frères.Puisque l’on veut grouper ensemble, par exemple, les dépenses de chauffage et les impôts qui couceruent TOUT le collège, il convient d'ajouter à ce que la commission scolaire verse aux Frères ce que les Frères reçoivent de leurs pensionnaires.Autrement, le calcul est boiteux.Or, il y a du collège au moins cent pensionnaires qui payent $20 par mois, ce qui donne un revenu annuel de $20,1/00, sans parler de ce que rapportent les demi-pensionnaires et divers extras.De même pour les SS.de Sainte-Anne.La commission scolaire leur paye par année $1,800 pour l’externat.Il faut prendre garde d’oublier de dire qu’en plus nous donnons aux Soeurs, depuis quelques années, mi bonus de $500, puis, que pour les deux religieuses qui enseignent à l’école maternelle, nous paytn $000.Le qui lait une somme de $1,400 qu’il faut ajouter à $1,800, soit un total de $3,200 que nous versons aux Soenrs chaque année.Mais ce n’est pas tout, car les Soeurs, elles aussi, ont un pensionnat qui leur rapporte des revenus.Il ne serait pas correct de l’oublier quand on parle de dépenses tu d’im(.6ts qui ue concernent pas seulement les huit classes de l’externat mais tout l'immeuble des Soeurs.Si on laissait de côté les revenus du pensionnat, ici comme pour les Fi ères le calcul serait boiteux.Or, il y a au couvent une centaine de pensionnaires qui payent $15 par mois, ce qui fait un revenu mensuel de $1,500 et Les obligations municipales La part de chacun Depuis 1001, la fabrique et les Soeurs de Sainte-Anne payent une contribution spé ciale pour certaines fins d utilité publique et que les autorités municipales leur demandent en vertu d’un texte de loi qui est (fans notre charte depuis 1804 et qui se trouve, du reste, dans la loi générale des cités et villes depuis 1003.Les Frères des Ecoles ¦Chrétiennes payent cetto même contribution depuis 1015, alors tpi ils devinrent propriétaires à Saiul JéiOrne, Ce n’est que depuis quelques semaines }uc nous entendons une protestation retentissante contre cette contribution.Dans I’Avenik du N°RD du 18 août dernier, nous avons cru devoir parler de cette question et.avec modération, nous avons établi des faits indiscutables qui justifient la ville de demander cette contribution, vu les gro'scs dépenses encourues par elle depuis peu d’années, dans l’intérêt général, et vu ses nombreuses obligations budgétaires qui font peser sur les contribuables de lourds pré 'évoluent» annuels.Au surplus, nous rappelions que la légitimité de cette contribution avait été oflicielle-, nient admise par l'ordinaire de notre diocèse lorsqu'un arrangement est intervenu avec la vide an sujet du tenain où est aujourd'hui le parc Label le.par conséquent un revenu annuel (10 mois) de $15,000, sans parler des demi-pensionnaires, des académiciennes et des extras.Rappelons qu’il y a cinq ans, la pension n’était que de $9.par mois.Elle a donc été accrue de $G, soit, pour cent pensionnaires, une augmentation de $000.par mois ou de $6.000 pour l’année.Nous donnons ces chiffres uniquement pour l’information du public qui est peut-être incomplètement renseigné.Ah ! nous savons bien qu’avec tous ces revenus ni les Frères ni les Soeurs ne font fortune.Mais nous savons aussi qu’ils ne sont pas ici pour cela.En ces années de 'de chère, la pension qu’ils demandent u’est certes pas trop élevée.Les Frères et les Soeurs ont un budget à boucler, nous le savons, mais nous croyons que dans leur budget il est juste de faire rentrer la contribution nécessitée par des travaux publics dont tout le monde profite, les communautés comme la fabrique.Sans doute, les profits des communautés sont légers.Rendons-nous bien compte qu’il en est de même pour tous les contribuables, surtout pour les pères de famille La contribution dont en se plaint pèse encore plus lourdement sur les épauies des contribuables.Ainsi, un père qui a une famille à soutenir, de nombreux enfants à nourrir, à vêtir, à faire instruire, qui a le médecin à payer, etc., doit, chaque année, verser dans la caisse publique non seulement la contribution demandée à la fabri que et aux communautés, mais de plus : lo) Le prélèvement général pour l’administration régulière de la municipalité ; 2o) Les taxes scolaires : 3o) La rétribution mensuelle ; 4o) L’annuité des syndics de l’église ; 5o) Le prélèvement des marguilliers.Go) Pour plusieurs, une taxe d’affaires qui n’est pas la moindre.Tous ces impôts et le ccût de la vie jettent le-malaise, la gêne et l’angoisse dans plus d’un foyer.Ajoutons que les contribuables paient le taux régulier pour leur éclairage électrique tandis que les Frères et les Soeurs ne payent qu’un prix infime.Bref, les familles de Saint-Jérôme ne font pas p'us fortune que les Frères et les Soeurs, loin de là.A Saiut-Jéiôme, à part de très rares exceptions, si toutefois elles existent, personne ne thésaurise.C’est pourquoi tous ont toujours compris, jusqu’ ici, que chacun devait prendre sa part dans les dépenses occasionnées par des travaux nécessaires, d’utilité publique, dont tout le monde a besoin et profite.Seulement, le conseil municipal se doit à lui même de respecter la stricte justice et de ne pas outrepasser le droit qu’il a de demander une contribution à la fabrique et aux communautés.Nous voulons âtre clairs.La part annuelle que le conseil demande à la fabrique et aux communautés dans le prélèvement du système électrique est, d’après nous, trop élevée.Les calculs qui servent de base à ce prélèvement portent sur le coût total de nutre système électrique.Or, dans ce calcul se trouve le coût de l'installation destinée à l’éclairage des maisons.Il faudrait, pour la fabrique et les communautés, déduire le coût de Cette installation puisque os propriétés ne sont imposables que pour l’ECLAIRAGE PUBLIC, ce qui veut dire l’éclairage des rues.La loi et la 6 tuple justice demandent que le conseil municipal fasse, sans larder, cette mise au V"t VELLF.Enl 5x58,000 VILLE SAINT-JEROME Obligations 5}i% 173,50) jouissance 1er juillet 192- Échéance 1er juillet 1933 $33,500 jouissance 1er juillet 1922 — éch .mce 1er millet 1951 TITRES: $100, $500 e $1000 nu | o.leur o j rominatifs.Capital et intérêts -emi-annuele (janvier et juillet) payable* iu siège social de la Banque d'Hochelaga.à Montréal, ou A sa succursale de ^’aint-Jérôme.SAINT-JEROME est à l'entrée de cette magnifique région des Laurentides.Sa situation lui a valu d’être surnommée “La Reine du Nord”.Ville moderne, pourvue de tous les services nécessaires: eau, téléphone, éclairage électrique, protection contre l’incendie.En plus d’un commerce prospère, la vie économique de Saint-Jérôme est alimentée par plusieurs grandes industries, dont les usines de papier Rolland, établies en 1882, celles de la Ccr tolidated Rubber et de la Regent Knitting, qui emploient 1200 personnes.Tojs ren cignemcnts, sur demande, à nos bureau* ou s*ad*csse." nu Trésorier de n Ville.RENE-T.LECLERC BANQUIER ET COURTltK MONTREAL QUEBEC 160, ruo St.Jncquo* 74, rue St.Plorro émahion 'osnttr rn Les moujicks et le lac à brochets ( Apologue sibérien) En un lac de commune, inconnu do maints lieux, Sardines et brochets communisaient au mieux, C’est-à.dire selon la mode poissonnièro : Au fretin, les amours de la dent carnassière, Au fort, l'honneur d’un goût des boyards recherché, (Avant que les boyards eussout déménagé).La pèche à la sardine était jeu populaire : Eu mangeait qui voulait, gros et petit salaire.Autre chose, la pêche au bourgeois le brochet.Il éventait l’appât, la maille et le crochet.Sa capture coûtait des dizaines de roubles, Tout compté, temps, déveine et divers autres troubles.Lo soviet voulut statuer sur le cas.Pour statuer poisson pas besoin d’avocats ; Jincore moins pour un poisson capitaliste.“Faisons nique aux ventrards et reformons la liste “Des comestibles plats”, dit un sage en haillous."A l'uniformité pieds et mains travaillons, “Supprimons le brochet à nos gueules trop fines, “Que tous, pour quelque temps, ne mangent que sardines, “Et lo jour est proche, où, je m’en porte garant, “Ou prendra lo brochet comme on prend lo hareng.“Tant, le filet proscrit, il accroîtra sa race.“Et des vieux préjugés, ne trouvant plus la trace, “Le prolétairo alors se gavera du mots “Qu’à l’époque maudite, il ne goûta jamais." J/ukase promulgué, le communisme en acte Ne tarda guère à voir l’effet du nouveau pacte.Le brochet, à loisir, pullulant et chassant, N’ayant nul ombrage et, le muffle présent, Partout ou la sardiue errait à l'avanturo, Eut bientôt ruiné sa sguIb nourriture, La sardine partie, on deviue la fin.L’autre, mauvais jeûueur, mourut de male faim.Ce Inc, où, de brochets, on voulait une mine, On n’y prend aujourd’hui ui brochet ni sardine.00-00 Contre les lois do Dieu que peuvent ios humains ?Leurs rêves de révolte ont de noirs lendemains.Des myopes mortols, qui scrute la Sagesse ?Quelques-uns de ses dons ne vont qu’à la richesse.Le diamant des rois s’élabore au charbon, La perle, au creuset d’eau do l’huitre en sa prison.L'eau coule en tout paya et lo charbon aflljure.Mais perle et diamant cachent souvent un leurre.Au couvert d’ici-bas, chacun mange à son pot : Au peuple, la merluche, au riche le turbot.Pourquoi vouloir commun ce que Dieu voulut rare, Et prodiguer ce dont la nature est avare ?La richesse en commun, le plus sot des projets.Témoins ces fous moujicks et leur lac à brochsts.Natuiu.p tint.Autre chose : la ville demande à la fabrique et aux communautés une contribution pour l’aqueduc qui a été construit en 1900.Or, les revenus de l’aqueduc sont maintenant plus que suffisants pour rencontrer l’intérêt et le fonds d’amortissement de l’emprunt de $90,000 eflectué en 1900.Nous nous demandons si, dans ce cas, la ville peut quand même décréter un prélèvement spécial pour rencontrer des obligations nue les revenus réguliers de l’aqueduc suffisent à payer ?Il peut y avoir un doute sur ce point et il nous semble que le conseil devrait sans retard obtenir l’avis de jurisconsultes afin de s’éclairer et de prendre une attitude conforme à la loi et à l’équité.Nous comprenons que pour les contribuables en général il importe peu qu'ils aient à verser leurs taxes municipales sous forme de “ prélèvement de l’aqueduc” ou de “ prélèvement d'administration générale ’’.En effet, si la ville n’avait pae les revenus que lui donne le prélèvement de l'aqueduc, elle serait obligée d’augmenter le prélèvement général.Mais cela n’est pas indifférent pour des contribuables tels que la fabrique et 'es communautés religieuses qui, elles, ue sont obligées de payer que les prélèvements concernant l’aqueduc, les rues, les cours d’eau et l’éclairage public.Nos impôts municipaux sont lourds, c’est entendu, et nous ne cessons de le sentir et de le répéter.C’est pourquoi nous prêchons avec sincérité et conviction la solidarité juste, équùable et nécessaire de tous ceux qui composent la famiile municipals.Mais nous disons à ceux qui gèreut nos affaires publiques que, pour eux, il serait économique, habile, pratique, utile et juste de considérer attentivement les points que nous venons de soulever et d’étudier la répartition des impôts à la lumière de la loi, du bon sens et d’uue saine équité.LE FRANC ^ 1W«V* rîvMViriWî ivtsiv* ^xïîrxrrrxÿni nYHTY rrrm rmri •>•••¦ * è i JVleli-IVlelo | En Australie Lo premier ministre de l’Australie, M.Hughes, a déclaré que les élections générales auront lieu à la date la plus rapprochée possible.La position du gouvernement Hughes est assez précaire, par suite des attaques incessantes et énergiques d’une forto opposition.Le chômage Toutes les provinces sont représentées à Ottawa, où se tient en ce moment, sons les auspices du gouvernement fédéral, une conference dont l’objet est de parer ù la crise de chômage qui s'annonce pour cet hiver.La plupart des provinces sont représentées par leur ministre du travail.En plus des projets soumis à la conférence par le ministère, on s’attend à ce que plusieurs provinces présentent des suggestions comme va le faire le Manitoba qui désire soumettre une résolution concernant l’aide financière aux chômeurs mariés qui seraient disposés à s'établir sur des terres.Le Manitoba, dit-on, ue se propose pas d’accorder aucun secours aux chômeurs célibataires durant l’hiver prochain Pendant que les représentants des provinces seront dans la capitale, le ministère fédéral du travail se propose de discuter avec eux certaines affaires du Bureau international du Travail, dont quelques-unes ont été, par ordre en conseil, placées sous la juridiction des gouvernements provinciaux, aiors que les autres relèvent toujours du gouvernement fédéral.Le congrès des médecins Lo congrès de l'Association des médecins de langue française de l’Amérique du Nord s’est ouvert à 9 heures du matin,, hier, à Montréal.A 10 h , à l’université, rue Saint-Denis, a eu lieu la séance d’inauguration.M.David, secrétaire provincial, a ouvert le congrès et le Dr Léo Parizeau, radiographia de l’Hôtel-Dieu, a fait leloge de Pasteur.Les séances d’études ont commencé dans l'après-midi.La soirée a été réservée aux délégués français qui donnèrent lecture do leurs travaux.A cinq heures, aujourd’hui, aura lieu la bénédiction et la pose de la première pierre de l’hôpital Notre-Dame, à l’angle des rues Maisonneuve et Sherbrooke.Un banquet sera douné à 7 30 heures à l’hôtel Windsor.Ainsi qu’il a déjà été annoncé, l’après-midi du samedi sera consacré à une visita suivie du’une démonstration à Saint-Jean de Dieu.Un concert boucane terminera le cougrè au Cercle universitaire, avec nos meilleurs artistes français et canadiens.Effets pour le Canada du tarif Fordney Les effets du tarif Fordney continuent & être contraires aux exportations do produits agricoles canadiens, d'après un rapport publié, ces jours-ci, par le ministère du commerce.Néanmoins, il y a une amélioration dans la situation comparée à l’annéo dernière.Exportations juillet 1920 .$9,010,216 Exportations juillet 1922 .2,634,463 Exportations juin et juillet 1920 .14,398.017 Exportations juin et juillet 1921 .Exportations juin et juillet 1922 .6,625,889 3,478,753 L’AVENIIÎ DU SÜRlj —
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