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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 20 octobre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1922-10-20, Collections de BAnQ.

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Journal hebdomadaire — Cinq sous le nnméro «a Vingt-sixième année — No.42 Vendredi 20 octobre 192a ( £ ÇhELKtER., fo DISTRICT Dr.TERR Abonnement : U 'L Canada].$2.00 ‘ “ | Etats-Unis].2.50 Strictement payable d’avance.Æ, Dikecteuk : Secrétaire de la rédaction : JULES-EDOUAltD PREVOST ANDRÉ MAGNANT SAINT-JÉROME (Terrebonne) P.().Annoncés*: lie.la ligné agate,* par insertion.Annonce» légales : 10 c.fla ligno agate, 1ère insertion ; 6c.la ligno, insertions subséquentes, ORGANE LIBERAL BONNE.Xomj vt*»»o*rj r a eyethti¦ •» dt^umurr * Ca.jtknJ Paroles de vérité et de combat Le cercle libéral des Femmes de Montréal a donné, lundi dernier, à l’hôtel \\ indsor, son premier déjeuner-causerie.Le succès en a été brillant et complet.Sir Loiner Gouin, ministre de la justice, était l’hôte d’honneur du ceicle.11 fut présenté eu termes heureux par Mme Joseph Archambault qui présidait le déjeuner.Mme Alphonse Brodeur a remercié sir Lomer Gouin d’une manière fort gentille et très agréable.Le ministre de la justice, ou plutôt l’ancien premier ministre de la province de Québec, car c est comme tel que nous le connaissons mieux et qu’il s’est conquis son prestige et 1 admiration de tous les Canadiens, a prononcé un superbe discours.Il a dit des choses qu’il faut retenir.Nous lui laissons donc la parole et nos lecteurs liront avec profit et intéiêt les copieux extraits que nous donnons de son discours.Us y retrouveront la clairvoyance, la pondération, la clarté, la juste vision des choses politiques, l’esprit public qui distinguent sir Lomer Gouin et qui lui valent avec raison la confiance de ses compatriotes.Après avoir souligné le rôle important de la femme dans la politique, surtout maintenant qu’elle a droit de suffrage, sir Lomer Gouin traça à grands traits la physionomie du Canada au point de vue des partis politiques.DEUX PARTIS POLITIQUES Jusqu’en 1917, nous n’avions eu ce pays que deux partis, deux grands partis : libéral et conservateur.Les choses ont changé depuis.Ce n’est pas le parti libéral qui en est responsable.Les libéraux ont aujourd’hui 338 députés au fédéral et dans les législatures; les conservateurs 119 ; les fermiers 188 ; les ouvriers 34 ; les indépendants 43.C’est dire que nous ne sommes plus au jour où deux partis seulement avaient la responsabilité de la chose publique en ce pays et pouvaient construire, réaliser quelque chose de solide.Je crois fermement aux partis.Je suis démocrate comme la majorité de ceux qui m’écoutent et je considère qu’un gouvernement démocrate ne peut vivre que par les partis qui sont les organisateurs de l’opinion publique.Nobs devrons revenir à ces deux vieux partis.Notre pays n’est pas encore mûr pour les gouvernements de groupes ; nous avons trop à faire pour perdre notre temps en vaines discussions et en intrigues.Notre majorité n’est pas grande, mais j’espère fermement qu’elle augmentera.Ou parle beaucoup d’élections autour de nous, mais sir Lomer Gouin assure son auditoire que personne, à Ottawa, n’en veut actuellement.Il est d’opinion qu’ils sont très rares ceux qui, dans les oppositions, en désirent.Pour ce qui est du parti libéral, il possède la confiance du pays, de la députation fédérale ; et, tant qu’il pourra la compter avec lui, il entend remplir le mandat que le pays lui a confié.Le jour où il devra de nouveau se présenter devant le peuple, c’est avec confiance qu’il ira, convaincu de retourner au pouvoir avec une majorité accrue.RACONTARS DE FUSION Sir Lomer Gouin parle des racontars au sujet d’une fusion possible, mais il déclare que le creuset qui fusionnerait deux partis d'une nuit à un matin, n'est pas encore inventé.Ces fusions, tel qu'on en parle, sir Lomer Gouin ne les croit pas réalisables.Ce qu’il nous faut en ce pays c’est un gouvernement fort, vigoureux, en état de faire face aux problèmes de l’heure.NOS CHARGES FINANCIÈRES Changeant de sujet, l’orateur parle des obligations financières du inonde bouleversé par la dernière guerre.Les dettes pourront être payées, mais ce qui ne le sera jamais ce sont les neuf millions de morts recrutés parmi la Heur et la vigueur de l'humanité.Nous avons notre part rie ces pertes en morts, en blessés, en obligations monétaires.En 1913, notre dette nationale était de 8330,000,000, soit une dette per capita de 848 environ ; eu 1921, cette dette était augmentée de 82,500,000,000, soit une dette de 8275.Eu 1914, nos revenus étaient de 8163,000,000 avec un surplus de 835,000,000 ; eu 1921, nos revenus ont été de 8381.000,000, le double de ceux de 1914 et cependant notre dette augmentait de 839,000,000.En 18GG, les Etats-Unis avaient une dette bien plus lourde encore, mais leur population était beaucoup plus considérable que la nôtre.Nous avons ici deux habitants par mille carré ; aux Etats-Unis ils en ont 30 et en Angleterre 482.C'est en faisant comme les Etats-Unis que nous traverserons notre crise ; en augmentant notre population par la natalité d’abord, par une saine immigration ensuite, en luttant — chose qui est déjà faite dans Québec — contre la mortalité infantile ; en luttant contre l’émigration des nôtres.L’IMMIGRATION Nous avons besoin d’une saine immigration.De 1901 à 1911, notre population a augmenté de 2,000,000 d’âmes tandis que de 1911 à 1921, elle n’a augmenté à peine que de 1,500.000 âmes.En 1911, nous avions une population de 7,200,000 âmes.Depuis, la natalité a fourni 1,826,000 sujets ; nous avons reçu au pays 2,000,000 de citoyens ce qui devait nous donner une population do 11,000,000 d'âmes.Cependant le dernier recensement ne nous en donne que 8,769,000.Nous avons perdu tous nos immigrants plus 300,000 de nos enfants.Pourquoi les nôtres nous ont-ils quittés ?Serait-ce en vain que nos pères ont.défriché et développé nu prix de leur vie notre sol ; serait-ce eu vain que depuis 300 ans les deux plus belles races de la terre se sont dépensées en eflorts pour développer cctic terre canadienne ; serait-ce que cette dernière ne serait pas assez féconde ?Nous pourrions nous le demander en regardant ces statistiques.Mais non.Nos pères avaient raison, leur vision était juste, leurs eflorts étaient raisonnés et ils n’ont pas été inutiles ; notre terre peut nourrir tous ses enfants et des millions d’autres Ses charmes captivent ceux qui restent chtz elle; et ceux qui l’ont quittée en gardent toujours le souvenir dans leur coeur.La cause du mal se trouve dans un vico de nos gouvernements.Le public ne demande pas aux gouvernements d’assumer des tâches qui sont du domaine de l’entreprise privée, mais qu nd il s’agit do l’immigration, cela devient une tâche qui échoit au gouvernement.Et pour ma part, je n ai pas d objections â accepter cette responsabilité.Nous allons être ou pouvoir â Ottnwa nu moins dix nns.Nous aurons un recensement en 1931.Je déclare aujourd’hui qu’à celle époque nous aurons une population do 12 à 13.000.000 d'âmes.En gardant chez nous nos enfants et en appelant des immigrants désirables, si nous n’obtenons pas ce résultat, vous aurez raison de changer do gouvernement et nous devrons partir sans récriminer Nous avons nos immenses richesses naturelles à développer ; et pour Jcela il nous faut des bras.C’est ainsi que nous réglerons nos obligations.’ Nous devons poursuivre l’oeuvre des Pères do la Confédération qui.il y a plus do cinquante ans, ont voulu réunir des territoires séparés par divers éléments pour en faire un grand pays.Us avaient alors des problèmes de races : nous lus avons encore.Avec ces problèmes nous avons recueilli ceux des con- flits économiques nés des nouvelles provinces.Nous devons les régler.Malgré toutes les difficultés surmontées, nous pouvons dire que bien des aspirations des Pères de la Confédération se sont réalisées, puisque nous avons aujourd'hui neuf provinces, nos chemins de fer, le creusement de nos rivières, l’outillage perfectionné de nos ports, nos canaux ; nous avons créé une belle industrie et un commerce dont nous pouvons être fiers.L'ESPRIT NATIONAL Mais il y a un champ où il reste beaucoup à faire : c’est celui du patriotisme, de l’esprit national.11 y a trop de différence de mentalité entre l’Est et l’Ouest.Chacun de nos groupes ethniques a ses qualités qu’il n’oublie pas quand il s’ügit de lui-même, et des défauts qu’il oublie devant les autres.Sir Wilfrid Laurier à la fin de sa carrière, dans l’un de ses derniers discours au parlement, disait : “ Il importe de cultiver nos terres, de défricher nos forêts, d’exploiter nos mines, nos pêcheries, d’agrandir nos villes, d’augmenter notre populatiou.Mais il importe surtout de faire du Canada un pays uni.” C’est la tâche à laquelle nous nous dévouons.Fasse le Ciel que cet esprit d’entente et d’harmonie qui règne entre toutes les races se prolonge sur tout le territoire canadien.C’est dans cet esprit qu’en janvier dernier, la province de Québec offrait un siège au ministre de l’intérieur.Sir Lomer fait ensuite appel aux femmes et leur demande de bien remplir leurs fonctions d’électrices.Mais il leur dit aussi : Faites cela pourvu que ce ne soit pas au détriment du grand rôle que la femme canadienne a toujours joué dans nos destinées.Soyez libérales, die-il, soyez libérales constantes, impénitentes, mais soyez avant tout ce qu’étaient vos mères, nos aïeules : formez sur vos genoux des hommes, de bien honnêtes hommes, de bien honnêtes et belles femmes pour la patrie qui vous en sera profondément reconnaissante.Une salve d’applaudissements souligne les dernière paroles de sir Lomer Gouin qui reprend son siège au milieu d’une vive ovation.I s jVIeli-jVlelo » | —wn—* L’incendie de Smyrne Les Ang'ais ont cherché à accréditer la version de l’inceudie de Smyrne par les Turcs.Ifs avaient besoin de cette fausseté pour soulever le sentiment public contre les Turcs, leurs amis d’hier, pourtant.La vérité est toute autre.L’envoyé spécial du Matin, de Paris, après enquête dans la ville sinistrée, a envoyé ce compte rendu à son journal : » Smyrne, 20 septembre — L’incendie qui s’est déclaré à Smyrne, le mercredi 13 septembre, à 11 heures, était maîtrisé dès le jeudi 14.11 fut activé par un vent vio- lent du sud-ouest qui rabattait les flammes vers la mer.Les maisons ont été détruites sur une superficie de 2S0 hectares.Les deux tiers de la ville ont été anéantis.a Poussée sur le front de mer, la population fut prise de panique.Un grand nom-1 bre de personnes tombèrent dans l’eau ou s’y jetèrent par frayeur.Hier eucore, de très nombreux cadavres flottaient dans le port.ii Je me suis promené longuement parmi les décombres qui recèlent aussi des cadavres.La puanteur est affreuse.a Mon enquête personnelle confirme ab-so ument que l’iucendie fut allumé par les Arméniens dans leur quartier avant de l’abandonner.Le pillage qui suivit fut l’œuvre des Kurdes qui suivent l’armée turque et de la racaille de Smyrne sans distinction de nationalité ni de race.a Mustapha K-mal pacha semble avoir gardé un parfait contrôle sur les troupes régulières sur lesquelles les Arméniens, tous armés et surexcités par leurs prêtres, out tiré et jeté des grenades.¦I Les Français ont été respectés et écoutés par les Turcs.Pendant l’incendie, nos marins ont eu toutes les facilités pour procéder au sauvetage des réfugiés ; aussi travaillaient-ils sans relâ-he et avec un dévouement admirable â transporter des réfugiés à bord du “ Jeen Bart ” de 1’ "E lgar Quinet” et des autres navires de guerre.a Le général l’ellé est venu conférer avec l’amiral Dumesnil et les autorités kémalis-tes au sujet de l’évacuation des réfugiés." Mise en vente de 20,000 lots Dans une interview accordée aux journalistes, mardi, l'honorable M.Perreault, ministre de la colonisai ion, des mines et des pêcheries, a annoncé que le transport â son ministère des lots offerts en vente jadis par le ministère des terres et forêts est maintenant un fait accompli et que son ministère a aujourd’hui â vendre deux millions d’acres, soit 20,000 lots II prend des mesures pour favoriser la colonisation dans toutes les régions do la province.L’honorable M Perreault annonce aussi qu’il présenteia, â la prochaine session de la Législature un projet de loi important pour favoriser l’expansion de nos pêcheries maritimes.Conférence retardée On craint que la crise politique en Angleterre et celle qui existe en ltnlio n’aient pour effet de faire retarder la conférence pour la paix dans le Proche-Orient jusqu’à ce que la situation sc soit éclaircie â Londres et à Rome.Discutant cette éventua-liié, l’expert en diplomatie du Daily Tcle-graph dit ce qui suit : K Les désavantages d’un retard pourraient, cependant, être compensée jusqu’à un certain point si cela a pour effet de remettre la conférence après les prochaines élections aux Etats-Unis et de permettre â l’administration de Washington de s’assurer de la véritable fcrce de l’opinion publique américaine au sujet de la participation des Etats-Unis à cette conférence, au moins dans certaines limites." En plein progrès Pour le premier semestre de l’année en cours,—semestre qui finissait le 30 septembre dernier—le commerce extérieur du Canada accuse une augmentation de 837,064,156 sur le premier semestre de l'année dernière.Le chiffre total de notre commerce extérieur est passé de 8721,710,724 â 8759,374 880.Voilà une preuve fort décisive de la reprise d’activité économique, et d’autant plus probante que, durant ce premier semestre, l’exportation de notre nouvelle récolte n’entre que fort peu dans ce résultat, pour le mois de septembre seulement.Etant donnée l’importance de la récolte dont la Providence a gratifié le Canada cette année, on peut, à coup sûr, prédire que le mouvement de hausse de nos échanges commerciaux sera encore plus accentué pour le second tri.nestre.La fusion du service naval et de la milice L’acte qui permettra la fusion complète des départements de la milice et du service j naval sous le même ministère de la défense nationale ne recevra pas de sanction ofli-cielle avant le premier de l’an prochain.Le travail d’unification prend plus de temps que l’on ne s'y attendait et les officiers militaires avec la collaboration de la commission du service civil s’occupent activement de cet ouvrage.L’enseignement du français dans les écoles d’Ontario 11 est probable que la lutte scola re dans l’Ontario reprendra bientôt avec toute sa violence.Il y a quelque temps le sénateur N.-A.Belcourt, président de /Association d’Education canadienne-française d’Ontario, écrivait une lettre circulaire aux professeurs et aux institutrices des écoles séparées ontariennes, ainsi qu’aux contribuables canadiens français.Cette lettre contenait une invitation aux parents,aux maîtres et aux enfants de refuser l’entrée des écoles à l’inspecteur Walsh, délégué par le gouvernement ontarien, pour faire observer le règlement XVII.En réponse à cette invitation l'association des professeurs et des institutrices de 1 est do l’Ontario adoptait récemment une résolution approuvant cette politique.Une copie de cette résolution a été envoyée aux inspecteurs d’écoles, et a été remise au ministère de l’éducation ontarienne’ dont on attend bientôt une réponse.Au graud ralliement libéral qui a été tenu, mardi, à Casselman, le sénateur Belcourt a déclaré qu’il n’y aura jamais d’unité de race au Canada tant que les Canadiens-français n’auront pas reçu la liberté complète de l'usage de leur langue maternelle et du choix de l'éducatiou pour leurs enfants.Tous les autres orateurs ont déclaré que l’administration du gouvernement Drury n’était qu’une question secondaire dans la présente élection partielle dans Russell et que le point principal était de savoir quelle attitude les électeurs du comté prendront à l’égard du règlement 17 et du double sys- Les chefs-d' œuvre inconnus DOUBLE RÊVE Sans partage une femme occupe ma pensée, Et je liai qu'à fermer les yeux pour la revoir, Bien que j'allasse vite et que ce fût le soir, La seule fois que sur ma route elle est 'passée, Une autre vision que n’ont point effacée De longs jours, c'est, couchée au pied d'un vieux manoir La paisible bourgade aux toits de chaume noir Que je n’ai qu’en voyage une fois traversée.Et ces deux souvenirs, mêlés, font la douceur D’un songe où je me vois cachant sous l'épaisseur Des chaumes un amour que la mort seule achève, Consolé de ne pas m’être arrêté devant Le doux site et le beau visage décevant, Puisqu'il n'est de bonheur ici-bas que le rêve.Léon VALADE terne d’inspecteurs appliqué aux écoles bilingues.historique et d’y ériger un monument commémorai f.Résultats heureux de la création des parcs Il est surprenant de constater comme les animaux sauvages prennent avantage de la protection qui leur est accordée dans les endroits établis à cette tin.Ce fait est démontré par l’accroissement considérable du nombre des individus de toutes espèces d’animaux des bois dans les limites du parc national de Kootenay (C.-B.) La création de cette réserve est de date récente.Elle se trouve sur la grande route d’automobiles qui traverse la chaîne fie» montagnes Vermillon et va jusqu'à la vallée de Windermere.Cette région, pour ainsi dire encore à l’état de nature vierge, était naturellement l’habitat du gros gibier ; celui-ci, -depuis que cette étendue a été réservée et qu’une protection rigide a été établie, a augmenté à tel point que l’on peut prévoir que la faune sera l'une des plus puissante# attractions pour les touristes quand la route sera ouverte à la circulation, le printemps prochain.Les passants pourront voir, de leur char, des moutons sauvnges.des chèvres, des ours noirs et des bruns, des daims, des orignaux, des caribous, le long de la voie ou sur les pentes des montagnes voisines.Des titres français, s’il vous plaît ! Naus croyons justifiée la protestation de certains journaux et de certaines associations contre l'oubli du miuistère des finances qui a omis de publier des titres français pouqle nouvel emprunt fédéral.Cet oubli devrait être réparé sans délai.Outre les droits indiscutables du français, qui est ici langue officielle aussi bien que l’anglais, des raisons d’utilité et de simple bon sens exigent qu’on livre à ceux qui le désirent et ne comprennent pas l’anglais des titres français de l’empruut fait par l’Etat.Nous sommes sûrs que le ministère des finances s'empressera de remédier à la lacune dont ou se plaint justement.Nouveau juge * M.Auguste Tessier, député de Rîtnous-ki, a été nommé jugé de la cour supérieure de Québec en remplacement de son père, le juge Auguste Tessier, démissionnaire.Ou parle de M.Henri Gagnon, administrateur du Soleil, comme candidat libéral dans Rimouski.Sites historiques du Nord-Ouest Le service des Parcs nationaux du Canada est à réunir les matériaux d’histoire relatifs aux sites historiques qui peuvent être retracés dans le Nord-Ouest, dans l’intention de les préserver de la destruction it d’y ériger des plaques et des monuments commémorant les faits de l’histoire canadienne.L’un des épisodes les plus dramatiques de la rebelliou de Riel, en 1885.a été la bataille de Fish Creek, entre Saskatoon et Prince-Albert, sur la rivière Saskatchewan, où les rebelles arrêtèrent la marche des troupes du général Middleton vers leurs quartiers généraux à Batoche, et de leurs lieux de retraite dans les ravins, tuèrent à coups de fusil dix hommes de l’avant-garde et eu blessèrent beaucoup d’autres.Après le combat, les volontaires enterrèrent leurs camarades morts et, après avoir transporté à l’endroit une centaine de charges de pierres, ils y érigèrennt un immense cairn surmonté d’une croix de bois où furent inscrits les noms des morts.Le service des Parcs nationaux a l’in! teutioa de préserver et d’entretenir ce site •• Le Larousse Mensuel ” Sommaire du numéro d’octobre Fouilles d’Aquileia, par M.A.Dauzat.— Duc d'Aumale, Hist, et Litt., par M.Pierre Rain.— Ecoles de plein air et préventoriums, par Maurice WolfF.— Petites I.oco-motive8, Indus, et Méc., par M.Marcel He-gelbacher.—La Philosophie au moyen âge, par Roger Tisserand.—Politique intérieure et extérieure, août, par Jules Gerbault.—¦ Radio-goniométrie, par M.J.-J.Verdier.— Vautrin, Théà.-Com., par Léo Claretie.Etc.Le numéro illustré de 70 gravures.En vente chez tous les libraires.Les Annales Très varié le numéro des Annales de cette semaine consacre deux pages abondamment illustrées au Concours Lépine avec un article de Gaston Gillot et deux pag s aux jardins d’enfants de Jérusalem que Marriam Harry décrit avec l’art qu'on lui sait.Il contient en outre une nouvelle très divertissante de Léon Frapié, le célèbre auteur de la Maternelle, les mémoire» de Baret et des pages ou des poèmes signés Henri Levadan, de l'Académie frauçaise, Edmond Haraucourt, Fernand Gregh, Sl-Georges de Bouhélier, Henry Bidou, etc.Eu vente partout.Pensées — Le bonheur de l’homme ne consiste pas dans les biens qu’il a, mais dans le bien qu’il peut faire.Fléchier — L’esprit oisif est une maison ouvert® â tous les malfaiteurs.Blackie — L’éducation ne change pas nos instincts, elle nous enseigne à les masquer.Marbeau — Plus un coeur se prodigue, plus il est riche.Mme d’Alvantès — Une femme n’est vraiment belle que quaud elle se sait belle pour quelqu’un.H.Lucenay L’abbé Nantel Bous ce titre, l’honorable sénateur David écrit dans le Devoir un article où, à propos du soixantième anniversaire du chanoine A.Nantel, il dit de ce vénérable prêtre : C’est un érudit, un littératonr, un savant, le type du piètre dévoué à toutes les bonnes causes, soucieux du salut de ses semblables, du bonheur de ses compatriotes, possédant à un haut degré le sons du devc-ir, re pensant qu’à être agréable à Dieu et utile aux hommes.Agé de S2 ans, il a conservé toutes ses facultés intellectuelles et peut encore so livrer aux travaux qu'il poursuit depuis des années.La maladie m’ayant obligé, en 1856, d’interrompre mon cours d’études, j'entrai, l’année suivante, dans la classe dont l’ablté Nantel était l'élève le plus brillant.Le fait est qu’il prit, en entrant au séminaire, l’habitude d’être toujours le premier dans toutes les matières, de remporter tou9 les premiers prix à la fia de l’année et il la garda jusqu’à la tin.La vie dans les collèges était dure, à cette époque, les punitions nombreuses et sévère», mais le jeune Nantel en fut toujours exempt ; sa conduite était absolument irréprochable ec nous était souvent donnée comme modèle, comme modèle, comme exemple.D'aspect sévère, toujours sérieux et méditatif, ao mêlant peu aux conversations et aux jeux de ses condisciples, il jouissait néanmoins do l'estime et du respect de ses maîtres et des élèves, car il était bon, charitable et u’aurait jarnai» dit ua mot t]uj i» • L’AVENIR I)tf NORD — 20 OCTOBRE 1022 pût offenser quelqu’un.Il a été touto sa vio ce qu’il promettait d’être, et il n'y a qu'une voix pour rendre hommage à ses vertus, à ses talents, à sa droiture d’esprit, à bou amour du beau, du vrai, de tout ce qui est juste et bon.On no songe pas assez au bien que fout au monde, dans les collèges et les couvents, ceux et celles qui passent leur vie à former l’esprit et le cœur de la jeunesse.Leur iô!o est modeste, il se fait peu do bruit autour de leurs ?oms, mais leur oeuvre n'en est que plus méritoire, plus digne d’admiration.Il ne faut pus s’imaginer que.leur vie est sans épines, que l’enseignement pendant 25, 30 ou 40 ans, n’a pas ses ennuis, ses privations, ses déboires, ses heures de décourageaient, d’impatience même.Là comme ailleurs le zèle et le dévouement ne sont pas toujours appréciés et à l'abri de l’injustice, do l’ingratitude.Aussi il est bon, utile et juste de montrer que la société apprécie les services que lui rendent les éducateurs de la jeunesse, de leur donner des témoignages do confiance, d’estime, d’admiration.L’abbé Nantel appartient à l’une de cos familles honorables de cultivateurs qui Ont donné tant d’hommes utiles à 1k religion, à la patrie.Deux de ses fièros ont été ministres, l’un à Québec, l’autre à Ottawa.J’ai déjà fait daus le passé l’éloge de l’honorable Aljh inse Nan-tei qui fut pendant plusieurs auuées député de Terrebonne, ministre, et l’un des journalistes les plus instiuits, les plus vigoureux de son temps.Le meilleur médicament qui soit au îuundc pour les reins.L’abbé Trefflé Ouimet FOR THE Un soulagement est trouvé aux maux d’estomac Nous no voulons pas laisser tomber dans l'oubli le nom de l'abbé Tri filé Ouimet, enfant de Saint-Jetôme, qui eut ses années de brillante renommée, mais que la maladie a tenu iuac tif de 1905 jusqu’à sa mort survenue le 2 octobre 1922.Nos lecteurs liront avec intérêt les notes suivantes que nous puisons en grande partie dans une biographie publiée eu 1893 par le Dr Elzéar Paquiu, de Chicago, L’abbé Tri filé Ouimet naquit à Saint-Jérôme le 4 août 1847.Il était le deuxième d’une famille de quatre enfantP.Son père appartenait à cette généiation de Canadiens forts de caractère et de corps.Haut dé six pieds et deux pouces, il avait une force herculéenne qui le faisait rechercher durant les jours des élections.Sir Lafontaine l’appelait son “ grand Français ”.Lorsque les Glengai ya tenaient à l’état de siège le poil de votation à New Glasgow, le “ grand Français ” était à ses côtés, vêtu à la façon du temp-.Ce grand ami de Lafontaine était établi à Saint-Jéiômp, lorsque le cuvé Georges Thibault le sollicita d’aller passer ses jours avec lui, à Longueuil, où il y avait un collège et un cou vent.A peine âgé de 1C ans, en 1SG3, le jeune Ouimet quittait ses parents et entrait au noviciat des Fières des Ecoles Chrétiennes.i-e cé lèbro institut de la balle a eu le bénéfice des talents de ce jeune religieux pendant dix ans.En 1874 son frère bamuel fut ordonné pré tre.Alors Tri filé, se eentant appelé au sacer-dc«i, abandonna avec regiet l’enseignement des enfants du peuple et commença, au collège de Sainte-Thérèse, l’étude du latin.En ce temps-là, 1’abbé Marcel Richard fou dait un collège classique à Saint-Louis (N.-B ), pour relever le niveau intellectuel de ses corn patriotes acadiens.L’histoire de ce peuple martyr, les infortunes de cette race dépouillée et si mélancoliquement chantée par Lengf-fflow avaient trouvé un écho dans le coeur ardent et vraiment chrétien du nouvel aspirant à l’état ecclésiastique.En 1S76, il se dirigea Jans le pays ü’Evan géline où il enseigna tout en poursuivant ses études théologiques.Les luttes religieuses et politiques lui fournirent une occasion de déployer les talents dont le public avait déjà eu des preuves non équivoques.Il écrivit dans le Moniteur Acadien des articles qui eurent du retentissement dans les contrées maritimes.Il se hasarda à parler aux masses du haut des tribunes électorales et il réussit si bien dans ce genre d’éloquence que la Chambre des communes d’Ottawa virent apparaître M.Girouard comme député acadien du comté de Kent.Cependant il dit adieu eu monde une seconde fois en endossant l’habit ecclésiastique, et cela à la grande surprise de ses amis politiques.Mais il se vit alors en face de puissants con tradictenrs qui ne voulaient pas que i’ex-fière des Ecoles Chrétiennes parvînt au sacerdoce Monsigoor labelie, alor9 curé de Saint .lé rôme, Js’était épris du talent oratoire du jeune lévite.Celui-ci, ennuyé, découragé par une lutte vraiment ÎDégale vint annoncer à son curé et sou meilleur conseiller qu’il renonçait à ses aspirations.Mais le vaillant apôtre de la coionisation reçut cette nouvelle avec cette re-maïque digne d’attention : “Tes puissants ad versaires sont décidés à te fermer les portes du sanctuaire, maÎ9 si tu as un peu d’énergie rien ne peut t’empêcher d’y entrer dès lors que tu as la vocation.La terre est grande et i! est triste de.s’exiler, mais pour obéir à la volonté de Dieu, soumets-toi à cette nécessité.” En mars 1878, il arriva à Bourbonnais (Illinois) sans tambour ni trompelte, poursuivant avec tou ami Gosselin l’étude de la théologie.Ce fut en juillet 1883 que M.Tri füé Ouimet reçut le sacrement de l’Ordre.Ce même jour, il fut appelé à desservir, comme assistant, !a paroisse canadienne de Chicago.Comme sa réputation d’orateur avait devancé sou arrivée en cette ville, ses compatriotes avaient hâte d’entendre le premier de ses ser-.nions et il ne se passa pas un temps bien long avant qne l’église de la rue Halsted devint insufflante pour contenir la foule venue pour entendre la parole chaude et patriotique du jeune abbé.Fendant les cinq années qu’il a travaillé au milieu de nos nationaux du M'est Side, il a parlé sur tous les sujets do la doctrine chrétienne.En 1887.il est nommé vicaire à Saint-Mary, dirigée alors par un des prêtres les plus remarquables de l'archidiocèse, l’abbé Roles, né à Halifax, et converti au catholicisme.Le nouveau vicaire avait vécu trois ans dans cette ville en y exerçant les fonctions' de principal de l'école Saint-Patrice.Ses succès dans sa nouvelle paroisse où il devait parler < laos uno langue étrangère furent relativement brillants.On aimait à entendre lo '* French Father ” débiter ses sermons avec cette chaude conviction et ce sas°-gêne français.La partie déclamatoire fascinait les jeunes étudiants américains.Un vieil avocat me disait “ that be likes to hear a clergyman apeak ing a Christian lawsuit from a catholic pulpit.” Les Canadiens de Pallmun désirant s’ériger eu paroisse nationale, demandèrent un piètre à l’Oidinaire., Le 1er mai 1889, i’abbé Tréfilé Ouimet arriva dans la ville aux chars palais.Il se mit au travail, lutte, visite les familles, organise la nouvelle congrégation ot, dix-huit mois après son arrivée, l’église sortait de terre.Plus tard, elle fut dédiée sous le vocable de Saint-Louis.Le jeune curé n’avait pas mesuré ses forces avec la grandeur do l’entreprise.Il fut soudainement frappé d’hémiplégie.C« fut un coup de foudro pour la population canadienne-française des Illinois.Les meilleurs médecins lui conseillèrent de se préparer à touto éventualité et il reçut les derniers sacrements de l’Eglise.On le transporta à l’hôpital de la Mercy.Le célèbre docteur Davis dit qu’il n’y avait chez lui aucune maladie orgauique et que la paralysie seule était à guérir.Quatre mois après, J le curé Ouimet reprenait la route du Canada, avec la prescription de garder un repos corn pltt pendant au moins deux ans.Ce qu’il observa scrupuleusement sans pouvoir s’i nq êcher de prêcher daus les villes et les campagnes de la patrie.Aussitôt qu’il fut rétabli, l’abbé Ouimet retourna à Chicago Toutefois, sa santé ne tarda pas encore une fois à laisser a désirer et il revint parmi nous en 1095 pour y demeurer jusqu’à sa mort.Madame Marie-Louise Laurin, 140 rue Lafontaine, à Montréal, prononce des paroles d'espoir pour les millions d’infortunés hommes éris-snit graduellement.Finalement en désespoir de «musc, nous fîmes venir un spécialiste qui déclata que mon bébé se mourait «l’inanition.Il lui «ionna un médicament et prescrit un certain régiuuL 1,’étnt ue l’enfant s'améliora mais pourtant il ne paraissait pas prendre «le forces.c«'la dura quatre ou cinq ans et 1 enfant était toujours faillie et d’apparence frêle.11 ne pouvait jouer longtemps avec les autres enfants sans se coucher et se reposer.Ma soeur qui vit dans une ferme près de la mer, me dit qu’elle pourrait le remettre si je voulais le lui confier, ltien qu’il m’ait été péni-lile «le me séparer «te lui, j’étais prèle A faire tous les sacrifices j>our lui redonner des forces.Il fut absent pendant trois mois et c’est avec la plus grande nnxiété que l’attendais son retour, car m*.soeur m’avait écrit model tes debuts du Pacifique Canadien en matière de transport maritime.Il y a 36 ans, c’est-à-dire le 28 juillet, 1886, que le “W.B.F’iint,” un cargo d’importance s«?condairo nolisé par la Compagnie, partit de Yokohama pour mouiller dans les eaux de la Colombie Anglaise, transportant une cargaison de thé.Depuis ce temps la flotte du Pacifique Canadien s’est considérablement accrue, et aujourd’hui elle occupe une pince ei'viable dans le monde maritime.En 1887, le premier service transatlantique régulier fut établi avec trois vaisseaux connus sous les noms de ‘Batavia”, “Partha” et “Abyssinia”.Trois ans plus tard, en juillet 1890, le Pacifique Canadien passait un contrat avec le g.-vernement anglais pour l’usage de trois navires à raison de £60,000 par année, qui feraient la navette entre la Colombie-Anglaise, le Japon et la Chine.L’année suivante, le premier des trois “Empress” faisait escale à Victoria, peur son premier voyage.Depuis cette date le Pacifique Canadien a tenu la première place pour e trafic de l’Orient sur le Pacifique.L’ “Empress of Japan”, le dernier des trois en service a terminé sa carrière dans le service transpacifique à son arrivée à Vancouver la semaine dernière, après avoir effectué 158 voyages aller et retour, couvrant une distance de 2,500,000 milles.Le ’’Monteagle” a continu© le service sur l’océan Pacifique.Il a été ajouté à la flotte du I’aciftaua en 1906.Pendant trente ans, 1’ “Empress of Japan” a été on service continuel sans aucun accident.Bien qu’à! cotte date, il était considère comme le plus beau navire, puisqu’on le surnommait le “Roi du Pa«rfiqiie”, il perdit cet honneur quand 1’ “Empress of Russia” et 1’ "Empress of Asia” furent mis en service en 1913 entre Vancouver et l’Orient.Depuis quelques semaines P “Empress of Canada” et 1’ “Empress of Australia” ont été ajoutés à la flottille du Pacifique Canadien pour lo service de l’Orient.De nos jours, les successeurs du.petit navire “Flint" promènent le pavillon du Pacifique Canadien sur l’Atlantique, sur le Pacifique, sur la Mediterranée, sur la mer Adriatique, et dans les eaux inUirieurca du Canada.Alors que le "Flint” traversait l’océan Pacifique en 85 jours, an-jourd’hui nos géants des mers ne prennent que 8 jours, 18 heures et 31 minutes pour effectuer le même trajet Maladies de la Femme oeoosoccoeoeoeefe Toutes les maladies dont souffre la femme protiennent de la mauvaise circulation du sans:.Quand le sang circule bien, .tout va bifen; les nerfs, l’estomac, le coeur, les reins, la tête n'étant pas congestionnés ne font pas souffrir.Tour maintenir cette bonne harmonie dans tout l’organisme, il est nécessaire de faire usage, à intervalles réguliers, d'un remède qui agisse à la fois sur le sang, l’estomac et les nerfs,, et seules les PILULES ROUGES peuvent remplir ces conditions parce qu’elles purifient le sûng, rétablissent la circulation et décongestionnent les organes.Les mères de famille font prendre à leurs fillettes les PILULES ROUGES pour leur assurer une bonne formation.Les femmes en prennent pour éviter les migraines périodiques, s’assurer des époques régulières et sans douleur.Les malades qui souffrent de maladies intérieures, de métrites, d’anémie, etc., trouveront la guérison en employant les PILULES ROUGES.Celles qui craignent les accidents du retour de l’âge doivent recourir aux PILULES ROUGES pour aider la sang à se bien placer et pour éviter les maladies les plus dangereuses.CONSULTATIONS GRATUITES.— Les méde-clns spécialistes de la Compagnie Chimique Franco-Américaine donnent des consultations gratuites à toutes les femmes qui viennent les voir ou qui leur écrivent.Les Pilules Rouges se vendent 50 centins la boîte.Tous les pharmaciens et les marchands de remèdes les ont.Cependant si quelqu’un ne pouvait les trouver dans sa localité, nous les lui enverrons sur réception du prix.COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, limitée, 274, rue St-Denis, Montréal.BRIÇUE/V,' MXRÇUE nm.uo: é.vt'iiy’r vir:s\ * ///'«• /y.vy»*/.*t•,///>¦ E y • '• >*•> *.’$ r/v • n £ Prix 50 Cents la Boîte manufacturées pour la Com pa owe ch/m/
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