L'Avenir du Nord, 23 février 1923, vendredi 23 février 1923
Vingt-septième année — No, 8 Jfocurnal hebdomadaire — Cinq sons le numéro Vendredi s 3 février t ORGANE LIBERAL DISTRICT de LX «MOT DI C AV* MID UT IUUQ U NDDJ «IM V.Wauj /uiowj uy *s sj uuMUjcr m Çô.sx>ox4 J ÇriDYiE) U3& Abonnement : Uu .Canada].$2 00 11 “ | Etaw-Unih]., .2.50 Strictement payable d’avance.ImtECTEUR : Il U LE S- EDO U A II 1 ) PRÉ VOST Secrétaire de la RÉDACTION .fi* ANDRÉ MAGNANT A LA CHAMBRE DES DEPUTES Le service civil :: La représentation proportionnelle Il a été de nouveau question de la Commission du service civil, à la Chambre des député-, il y a quelquen jours.Nos lecteurs savent quelle situation anormale est faite aux ministres et aux députés par la loi actuelle du service civil.Nous en avons parlé ici même à plusieurs reprises.Tout en reconnaissant qu’il est opportun qu’une commission se rende compte de la compétence des employés de l’Etat, nous n’admettons pas que les représentants du peuple n’aient rien à dire dans le choix et le salaire des 00,000 employés civils.Quand un comté élit un député, il exprime sa confiance en lui tant pour légiférer que pour administrer les affaires publiques.Or, l’administration d’un pays comporte le choix des employés, des titulaires aux dittérentes fonctions.Ceux qui sont élus par le peuple ont le devoir et le droit d’exercer un patronage raisonnable et rationnel.C’est une part notable de leurs responsabilités.Au ueni de quel principe enléve-t-on aux ministres et aux députés le droit de choisir ceux qui doivent travailler à l’administration de la chose publique i La Commission du service civil, formée de trois membres qui ne sont ni députés ni ministres, a l’autorité de faire les nominations qui contribuent à la bonne ou à la mauvaise administration publique; pourtant, ce sont les députés, ce sont les représentants du peuple qui portent vis-à-vis de leurs électeurs, la responsabilité de cette bonne ou mauvaise administration.C'est insensé.Sans demander que l’on rétablisse le patronage exclusivement politique, nous réclamons, au m m du gouvernement responsable, que ceux en qui le peuple a rois sa confiance, aient le plein pouvoir qui découle de leur responsabilité.Quand une nomination est à faire dans un comté, le député doit avoir son mot à dire dans le choix du titulaire.C est non seulement son droit mais aussi son devoir.Qu’une commission se rende compte de la compétence du titulaire propo-é par le député, très bien.Mais du moment que cette compétence est constatée, le choix du député doit prévaloir.Le premier ministre a proposé qu’un comité parlementaire soit nommé pour étudier la proposition de M Power, député de Québec Sud, qui veut que ion revienne à la loi du service civil de 1908.Espérons qu'un tel comité finira par convaincre les conservateurs et les progressistes qui jusqu'ici s’opposent à tout changement à la loi iâtarde qui régit le service civil.o o o été remise devant la La question de la représentation proportionnelle a Chambre par M.Gnod, député de Brant.Le principe de la représentation proportionnelle est accepté par les libérau:: qui l’ont inscrit, dans leur programme à ia convention nationale de 1919.loute-fois, l’application de ce nouveau système électoral devra se faire graduellement-La Chambre a accepté l’idée du vote alternatif qui permet à l’électeur de dési-l’ordre de ses préférences sur vin bulletin de vote qui comporte le nom de plus de deux candidats.Mais la Chambre a rejeté la motion de M.Good qui demandait que l’on fasse l’essai de la représentation proportionnelle en certaines villes seulement.Les libernux qui ont voté contre cette proposition n’ont pas rejeté le principe de la représentation proportionnelle, mais n’ont pas voulu d uu essai partiel, incomplet et non équitable pour toutes les villes du pay-.Nous reconnaissons que la représentation proportionnelle est plus juste que notre système actuel et qu’elle permet aux minorités d'être représentée dans les conseils de la nation.D'un autre cêté, la mise en pratique de ce principe est quelque peu compliquée et ne pourra se faire que par étapes.Le vote alternatif qui vient d'être approuvé par la Chambre est une de ces étapes.Le gouvernement réduit les dépenses de $51,660,150 Les prévisions que l'honorable W.-S.Fielding a présentées aux communes estiment à -127 millions et demi les dépenses du pays pour l'exercice 1921.Comme l’an dernier, le ministre a opéré d'importantes réductions dans les dépenses et cette économie totale est de 51 millions et demi.Pour les deux années de régime libéral l’économie se chiffre à tout près de 200 millions, soit une réduction d’un quart sur les dépenses de la dernière année du régime conservateur.En effet, sir Henry Drayton demandait, en 1921.des crédits de 005 millions, tandis que M.Fielding ne demande que -127 millions et demi, cette année.Dans ce total, l’intérêt sur la dette publique entre pour 138 millions.D’autre part, il convient de signaler que les chemins de fer exigent une dépense de 77 millions, les pensions 33 millions et le rétablissement des soldats dans la vie civile 21 millions ; et si l’on ajoute à cela •! millions pour les réclamations de guerre, on arrive à un total de 137 millions.On voit par là ce que la guerre nous a coûté et ce que nous coûte la nationalisation des chemins de fer.La dépense pour l’administration reste à 52 millions.Le gouvernement a tenu surtout à réduire sa dépense extraordinaire afin de ne pas compromettre la bonne administration des affaires.Ainsi il est parvenu à faire une réduction de plus de 23 millions pour les chemins de fer, de 0 millions pour le rétablissement des soldats, de 2 millions sur l’intérêt ; il a fait sur diverses dépenses une économie de 15 millions.En somme, la dépense totale qui était de 605 millions sous le régime conservateur n'est plus que de 425 millions dès la seconde année du régime libéral A mesure que le budget s'équilibrera avec le retour à la prospérité, le fardeau de la taxe pourra être allégé d’autant.Si, d’autre part, l’on parvenait à se débarrasser des chemins de fer de l’Etat, le budget serait soulagé d'une dépense annuelle de 100 millions.Mais il reste que le parti libéral, en dépit des obstacles, a fait un effort décisif vers la réduction de la dépense et cette politique d'économie ramène sensiblement l'administration du pays dans la voie normale dont elle s'était (jeanée sous le régime de l'extravagance.'Annonces Qljfc.la Sgneaggto, par insertion.Annonces légales : 10 c.la ligne agate, 1ère iniertion ; 6c.laàigne, insertions subséquentes Aux électeurs du L’honorable Ernest Lapointe, ministre , ’ de la marine et des pêcheries, prit à cette _ _ j _ occasion la parole en français pour remer- COli 10 ÙB S errSu0r|ne deria France au nom des Canadiens-fran- _______ ças.Il dit que ce don généreux de notre _ ., ., , .; ancienne mère-patrie avait vivement ému Quoique certain et glorieux de la victoire tous les canadiens.Il constituera une sor-que vous m avez assurée, le 5 février, j’ai te de petite patrie canadienne sur le sol de voulu attendre le dépouillement officiel du la belle France.M.Jean-G.Robichaud, député de Gloucester, N.B., se dit heureux d’ajouter un mot au nom des populations acadiennes qui sont reconnaissantes à la France de ce don de 250 âcres de terre.non scrutin par l'officier-rapporteur pour vous remercier à bon escient.Dans la belle majorité que vous m’avez donnée, j’ai trouvé la récompense de ce qui j’ai pu faire pour le comté de Terrebonne Une motion qui fit un peu de bruit, c’est et l a p but a ont j ai besoin pour continuer ^ de M dépijlé tra vailüste.de à travailler à la prospérité de notre belle ) Calgary.Il propose que “de l’avis de la région Chambre, la défaite d’une proposition mi- b ’ .nistérielle ne devrait pas être jugée suffi- Jc vous / emcrcie de votre confiance qui santé pour entraîner la démission du mi- m’honore et vous réitère l'assurance de mon nistère, à moins d être suivie d un vote de .non confiance .nlier devoi ment.j M.Irvine croit que les Chambres de- Cordialement à vous, vraient décider si une mesure doit être A T it a V 4 e nAVTD adoptée ou non, sans que le gouvernement v -• t ozi j en fasse pour lui une question de vie ou de mort.Il voudrait enlever au gouvernement le contrôle des affaires publiques pour les abandonner au caprice des groupes qui pourraient, comme en France, par exemple, renverser un gouvernement presque sans avis.Cette motion est appuyée par M.Shaw, autre député de Calgary.Ce dernier, plus philosophe, va au fond de la question.Il .admet qu’elle vise directement le principe îai a preeeue, a sa , de ja responsabilité ministérielle, en vertu la classification des | cjUaue-l ]e gouvernement est responsable » tsnzit»?# nvvm&en e.ntivtvvv; • « |Vle!i b § • toiftf *iVL* *f r.v.vî:*.^Vf *li*.f LA CLASSIFICATION DES ROUTES Le cabinet provincial a procédé, dernière réunion, à .routes, conformement à la nouvelle Id de au Parlement de la législalion quJi pré.la voirie qui met 1 entretien de ces routes \ t el des crédits qlyü fait voter.a la charge du gouvernement de Quebec.| M Shaw cite quelques exemples, pour Les routes qui sont proclamées régionales : faire ]a preuve du précédent, tirés de This-en vertu de 1 arrête en conseil adopte par toire politique en Grande-Bretagne.Il ca':>1IleL \om Jv suivantes : Montreal- ' énumère cinq ou six exemples fameux où Mont-Laurier, Montreal-Hul-Ottawa - j Un gouvernement anglais s’est trouvé en Richmond—\ arnaska; Montreal-.herbroo- nûnorité et n’a pas offert sa démission au ke ; Marieville-Cow'ansville ; Montreal- Poj Toronto ; Drummondville-AnnaviUe ; La- j Le îrès honorabie M.King répond im-colle-Knowlton , Levis-, am: - Lambert .:médiatement et déclare que cette motion Lev.s-Rn mre du Loup-Runouski , Rn le- n'est pas acceptable.Il ne serait pas sage re du Loup-Edmunston ; Quebec - Saint- de ^ouc]ier ^ ce principe fermement établi Simeon 1 ,^aint - hyacinthe -Rougemont ; au Canada delà responsabilité ministéri- PRÉMÉDITA TION “ /Ve mentons point dans l’étreinte Nos coeurs ne sont plus unis .— Lequel des deux a gémi L’une si dolente plainte 1 Cost le tien, et dans tes yeux Qui se voilent de tendresse, S'amasse un lac de tristesse Où tout est silencieux.Puis tu caches dans tes tresses, Car ta peine fond en pleurs.Ton visage et ta détresse En maudissant le bonheur.Mais j’ai froissé ta chère dme Pour atteindre un but voulu : Sonder l'amour éperdu Dont est plein ton cœur de femme.Ma bouche, dans tes cheveux Encor tout mouillés de larmes, Reste fidèle à tes charmes Et module ses aveux.Gaston GIBEAÜLT Montréal, décembre 1920.Victoriaville - Woburn ; Sherbrooke - Norton Mills.Toutes ces routes seront désor- elle.Il croit qu’il vaut mieux ne pas innover trop rapidement, détruire l’oeuvre des mais entretenues aux fiais de la province, générations passées, surtout en temps de ______________________ ’crise.; Il répond à M.Shaw oue les exemples LES PENSIONS MILITAIRES (cités sont des exceptions et que.pour sa Dans un travail qu’il a présenté devant P^t.il lui répugne de faire de certaines lia commission royale chargée d’enquêter exceptions une règle nouvelle de procedu-j sur les défectuosités du système actuel des ! re parlementante.véritables nationalistes.Il faut donc être reconnaissant à la jeune revue française Les Lettres d’avoir posé nettement la question en ouvrant une large enquête sur le nationalisme.“ La doctrine que ce mot désigne, écrit très justement l’enquêteur, M.Maurice Yassard, et qui a rarement été définie en dehors de toute considération d'intérêt politique immédiat, rencontre en plusieurs pays la faveur d'un grand nombre de catholiques, tandis que d’autres y dénoncent la renaissance d'idées païennes, anormales et contradictoires à la notion même de civilisation chrétienne.” A l’appui de cette dernière conception, M.Vaussard reproduit cette formule frappante, extraite d’une revue belge, la Revile catholique des idées et des faits : “ Le nationalisme sera la prochaine hérésie condamnée.” Nous nous rappelons, d’ailleurs, avoir personnellement entendu, il y a quelques mois, un 'pensions militaires et du rétablissement: Les fermiers, en général,—ils n’ont pas i prince de l’Eglise d'Allemagne s'exprimer.| civii dessoudais; ie major Camille Lavio- l'habitude déjà procédure et s’y enten-Uette, ancien ma jur du 22ème régiment, a ^eut encore peu en matière constitution-demandé la réforme presque complète de j pelle et politique,—manifestèrent 1 mten-la loi actuc le des pensions et du rétablis- Lion de voter pour la motion, alors que les sentent.Le Dr Laviolette dit qu'un grand Partis traditionnels, libéraux et conserva-nombre de vétérans n’ont pu, à leur re- teurs, votèrent en masse contre cette mc-tour au pays, obtenir les pensions aux- sure.La majorité du gouvernement fut de quelles ils avaient droit ou, du moins, .ni voix., .n'ont pas reçu des autorités fédérales la; .Le très honorable M.King mente de protection ;* laquelle ils étaient en droit !vives Solicitations pour son attitude ferme de s’attend e.el énergique A OI TA Y A j Pn projet dc ]0; des pius importants est Les différents comités pour la session celui de la redistribution des collèges élec-, fédérale or t été formés la semaine derruè- Jrc.M.JuLs-Edouard Prévost, député de 'a soumis cette législature aux Chambres, j Terrebonnifait partie des comités sui-1 On procédera à la redistribution comme jvants: coi: ité des impressions, comité de sous l'administration Laurier, au moyen fagricultur.et de la colonisation, comité d'un comité parlementaire, ces mines, comité des débats.j Celle méthode a donné les meilleurs ré_____________________ _ ______ ! sultats en 1904 et elle a été suivie par les au sujet du nationalisme, presque dans les mêmes termes.Qu'est-ce donc que le nationalisme ?L’une des premières réponses reçues par la revue Les Lettres, est celle du très savant et très distingué évêque d'Arras, Mgr Julien, dont le zèle apostolique s’exerce parmi ces infortunées populations du nord dévasté de la France.Sa consultation n’en est que plus intéressante et plus significative.“ Le droit moderne, écrit Mgr Julien, en réaction contre les abus de l’impérialis-_ ( me antique et même, hélas ! contre l’idéal t oraux.Le très honorable Mackenzie-King (moyenâgeux de la chrétienté, le droit mo: .1 derne a eu le tort de creuser un fossé entre o o o Lettre Politique Hebdomadaire A la Chambre des députés.— Pour nos soldats morts en France.— La responsabilité ministérielle.— Ln redistribution des sièges électoraux.OTTAWA, le 16 février, 1923.La semaine politique a été fort intéressante.On peut en juger par les quelques débats dont nous donnons un résumé.Pendant les vacances parlementaires, le très honorable premier ministre invitait l'honorable Rodolphe Lemieux, membre de la commission des cimetières de guerre et des monuments commémoratifs, à négocier avec le .gouvernement français au sujet des sites où le Canada désirait ériger des monuments à ses braves tombés en France.Nul n’était mieux désigné que le président des communes qui a donné son fils à la France, pour mener une telle entreprise à bonne fia.L'honorable M.Lemieux n'eut pas si tôt fait connaître l’objet de scs démarches que le gouvernement et le peuple français firent cadeau de 250 âcres de terre sur la crête de Vin-.y où les soldats canadiens remportèrent de si brillants succès.Ce don fut immédiatement JConnu au Canada et notre peuple tout entier en exprima sa très vive reconnaissance.C’est pour faire acte formel d’acceptation que le gouvernement, par la bouche du très honorable Mackenzie-King, proposa un vote de remerciements au gouvernement et au peuple français.De toutes parts, de tous les partis, on n’entendait qu'une seule voix, celle de la reconnaissance envers la France, conservateurs en 1911.Elle permet de ^r considérer les changements nécessaires dans le meilleur esprit de justice.Plusieurs villes se sont dév eloppées depuis le dernier recensement.Des groupes | u.‘ ,, - comme ceux de Montréal.Québec.Trois- i'Soyons d un meme paysentreeux, Rivières.Toronto.Ottawa et autres ont JJ droit à une plus grande représentation, .'alorsque certains comtés ruraux ont per-j du une bonne partie de leur population.Il faudra faire un rajustement équitable donnant justice à la campagne et aux villes.Ce sont surtout les provinces de l'Ouest qui accusent une augmentation de population.Elles auront droit à une dizaine de sièges de plus.Les derniers votes indiquent clairement que le gouvernement Mackenzie-King prend tous les jours dc la force par sa direction claire, ferme et énergique.G.Vu.LETTRE DE FRANCE NATIONALISME Nationalisme, impérialisme, militarisme.On a tôt fait de prononcer l’un ou l'autre de ces mots, à l’heure actuelle, pour en flétrir les théories, les intentions ou les agissements d’un adversaire.Nous en savons tout particulièrement quelque chose, nous Français, auxquels certaine propagande intéressée tend à faire, hors de nos frontières, la réputation d'un peuple toujours prêt à troubler la paix du monde.L’agression monstrueuse dont nous fûmes victimes en 1914 serait-elle déjà oubliée ?Nationalisme : c’est bientôt dit, mais qu’est-ce que nationalisme ?Quand on aura pris soin de définir le mot, on pourra voir alofs, pveç certitude, quel* sont lç^ les nations." 11 en est arrivé à vouloir reconnaître à chaque nation une indépendance complète.On aboutit ainsi à une sorte de divinisation de l'Etat selon la formule païenne.L'intérêt de l’Etat est sa seule loi ; il l’autorise à recourir à tous les moyens ; il justifie même l'injustice ; il exclut la morale universelle, qui doit régler les rapports des .du domaine des relations internationales, Cette conception a exercé ses ravages dans tous les pays, mais plus particulièrement dans ceux qui se laissèrent enivrer par le vin capiteux des conquêtes et de la gloire militaire, au dernier siècle.Quand le chancelier allemand Bethman-Holveg.par exemple, le 4 août 1914, au Reichstag, s’efforçant de légitimer la criminelle violation de la neutralité de la Belgique, s’écriait ; “ Nécessité ne connaît pas de loi,” il mettait en pratique cette abominable théorie nationaliste.Au reste, on se souvient que le Saint-Siège, prenant acte de la déclaration du chancelier, indiquait dans un document officiel, dès 1915, que l'invasion de la Belgique était l'une de ces injustices qu’il se devait de réprouver hautement.Quelle est donc la saine doctrine en matière de patriotisme ?“Le droit est au-dessus des peuples comme il est au-dessus des individus, écrit Mgr Julien.En pleine guerre, face à l’envahisseur, l'héroïque cardinal Touchet avait déjà proclamé : “ Il n'est pas vrai que la patrie soit un dieu Moloch sur l'autel de qui toutes les vies puissent être légitimement sacrifiées.” Car, ajoutait-il.l'Etat n’est pas omnipotent et son pouvoir discrétionnaire ne crée pas le droit.¦ Il y a donc une conception chrétienne du patriotisme contre laquelle se dresse la théorie païenne d’un naturalisme qui veut trouver sa fin en lui-même et qui prétend justifier tous moyens lui permettant d’atteindre cette fin.Hélas ! notre pauvre humanité, quatre années après la fin de la guerre, est plus que jamais troublée par les nz tionalistes tantôt en révolte contre la plus stricte justice, tantôt en conflit violents entre eux._ K Y.& C CAUSERIE =3>-d Gonslinlinople et let gilkani Par M.ALBERT THEBERGE ( Suits ) Le Coran tient la femme masulmaa* prisonnière.A peine est-elle âgée de seise ans qu’on la revêt du féredjé et du tehar-chat.Il s’agit d’uue étoffi qui, en été, est le plus souvent satinée ou soyeuse, et qui, recouvrant les cheveux, se replie à la nuque et st déploie sur les épaules jusqu’à la taille, en forme de mante, avec jupe de même matériel, de couleur sombre où le noir domine.Le tcliarchaf est un voile tonjonrs noir, quelle que soit la couleur du vêtement, et qui retombe en bas dn menton.Ce voila 8:mble varier en épaisseur, selon l’âge et la b.-auté.Les g-ands yeux noirs ne réussi-sent jamais à cacher le feu de leur regard sons des tcharchafs transparents.¦ Le yachmak est une gaze blanche composée de deux bandes, laissant voir les yeux par une étroite ouverture; les annonces américaines ont l'habitude de montrer les odalisques en ce costnme.Il est regrettable d’en voir si peu, car le yachmak ajoute la grâce au mystère et n’a pas l’apparence funèbre du voile noir dans lequel il n’y a ancune ouverture.Ce nuage blanc u’encadre que la figura des hanounes—femmes du harem dee Fae-chas—et les cadines—femmes du sérail des Paddichas.Pour la villégiature lea Hnmn iinrtenh un vêlement ties ample, de couleur claire, sorte de dalmatique qu'elles nomment mt-chla et qui ne nécessite pas le voile.Les jeunes filles turques ne sont pas env~ ployées dans les magasins, lea hôtels, les restaurants et autres endroits publics, ou ne sont que par exception et très rarement.Il est inutile de mentionner le trâvail féminin dans les naines, l'industrie étant réduite à sa plus simple expression.L's musulmanes, depuis la grande guerre où elles ont servi dans les corpe d’ambulance du Croissant Rouge, ee sont beaucoup émancipées.La grande majorité à Constantinople, relèvent volontiers leur tcharohèf, tout en conservant une certaine timidité à l'égard des étrangers ; elles ont des regards de gazelles effarouchées,détournent la têteet baissent le voile de peur d’avoir peur.—La chasse à la gaz :11e est défendue en Turquie, mais c’est un sport d'autant plue passionnant qu'il est difficile et dangereux.— Sur la rue, la femme turque ne peut parler qu’à ses plus proches parente, ce qui no comprend même pas an cousin.Depuis un an elles peuvent aller au cinéma et elles poussent la coquetterie, son seulement à se blanchir la peau et à se faire les yeux, mais même jusqu'à risquer une pointe de rouge aux joues.Le Sheik-ul-Islam us parvient prs à restreindre ce mouvement libertaire.La morale, dans l’acteption la plus l^rge dn mot, est mieux observée ehes' les Turcs que chez les Grecs, les Arméniens et les Russes.La femme turque accepte la polygamie par conviction religieuse et comma un priucipe enseigné par le Coran.Cette mentalité, ce code de morale ne semble pas entraîner la corruption des mœurs cause pas le désordre et le mal social qu'oo est convenu d'appeler la prostitution.Sous ce rapport, oes descendants de Tsrtarca peq« vaut favorablement soutenir la comparai* «M wrwio» payplt trfc airilty* ' 'J ' L'AVENIR NORX) — 23 FEVRIER 1*23 état de choses vous paraît peut-être étrange, tuais la Turquie est le pays des contrastes et des paradoxes.La polygamie est presqu’inconnue, quoique le divorce soit facile.Il est permis d’avoir jusqu’à quatre femmes légitimes et autant de favorites qu'il y a d’étoiles dans le ciel d’Orieut.Les favorites ont tous les droits et sont traitées avec tous les égards de l’épouse lorsqu’elles deviennent mères ; va sans dire que leur enfant est légitime.Mais on m’assure que pour des raisons financières et pour d’autres que je ne saurais vous dire, le Turc se contente d’une compagne et qu’il est mouo-game, Il n’y a que les paschas et les sultans qui sont de l'opinion de Voltaire et qui trouvent que "le superflu est chose très nécessaire".La musulmane est très gracieuse, malgré les restrictions apportées à sa toilette ; peut-être faut-il ajouter que le mystère est un charme dont l’illusion nous conserve tout le prix.Mais les beaux yeux noirs, fendus en amande et voilés de langueur des désenchautées sont, pour notre regard, un enchantement.Vous pourrez les admirer d'autant mieux que vous porterez vous-même le fez.ce que je vous conseille de faire saus hésitation.î O O O 5" i La question 4dlitique a pris des aspects nouveaux depths'notre visite; il eut été facile alors, selon de Général Pellé, Haut Commissaire de France, d’en arriver à une solution, en donnant l’Asie Mineure à la Turquie, et en rectifiant les frontières de Thrace afin de mettre Constantinople à l’abri d’une invasion, tout en conservant la neutralité des détroits.La victoire éclatant» de Kémal Pascha a brouillé les cartes et je n’ose prédire ce qui sortira de la conférence de Lausanne.Puis-je me permettre une digression On se complaît volontiers à juger les gens plutôt par leurs défauts que par leurs qualités; c’est un travers inhérent à la nature humaine.Or.les Turc sont les victimes toutes désignées de ce mode injuste de procès, et comme ils ne défendent pas leur réputation et n’ont aucun système de propagande à l’extérieur, soit par la diplomatie ou la presse, ils sont généralement condamnés sans que même les circonstances atténuantes, ne soient reconnues.On ne connaît que les méfaits des anciens sultans, les récents massacrés d’arméniens, l'hostilité de la Turquie pendant la grande guerre et leur système matrimonial qui répugne à nos moeurs.Sait-on qne les intrigues allemandes depuis nombre d’années, et les erreurs de la diplomatie française, ont fourni à deux chefs du parti Jeune Turc, Enver et Ta-laat, l'occasion de placer leur pays au rang de nos ennemis, malgré le sentiment populaire qui était sympathique à la France.Sait on que de l’aveu même du général anglais Townshend — le même qui capitula à Kutel-Amarra, avec ses dix mille hommes — que les.Turcs se battent et se sont battus en " gèntlemen ", à Gallipoli et ail leurs, qu'ils ont “traité leurs prisonniers convenablement (on ne pent en dire autant des allemands), et qu’ils sont gens d’honneur, préférant la mort à la honte et au déshonneur national.(Voir revue "Asia", fascicule de décembre 1922/ Ce même général prend les troupes anglaises à témoin de ses assertions et rend hommage à la bravoure indomptable d’un adversaire qui sait se battre loyalement et courageusement.Est-il besoin de vous rappeler la défense de Gallipoli et la campagne d'Anatolie ?La perte des provinces de Syrie, de Palestine, de l’Arabie, de l'Irak et du Hedjaz était nn désastre, mais la frontière de Thrace ramenée tout pies .de Constantinople avec l’occupation de cette dernière ville était une humiliation nationale pour tous les vrais Osmanlis.Il était facile de se rendre compte que la parlement de la Sublime Porte D’était qu'un simulacre, que les vrais représentant» du peuple étaient à Angora où le Croissant brillait dans tout 80b éclat La politique pro grecquejda Lloyd George avait rendu l’Angleterre tiè» impopulaire mais n'avait pa» abattu l’énergie et la volonté de vaincre des.Turcs qui se sentaient appuyés moralement par la France.Il faut se rappeler que le traité de Sèvres n'a jamais été approuvé par la Palais-Bourbon et que l’entente négociée par Franklin-Bouillon, était en opposition directe à la politique ang’p.ise en Orient.L’héroisine de l’armée turque infligea une défaite écrasante aux Grecs, fit tomber un premier-ministre jusqu’alors très puissant en Angleterre et chassa deux souverains de leurs trônes.La diplomatie fran-çai ;e avait raison da compter sur la valeur et la bravoure ottomane.La France pœsède encore beaucoup d’influence auprès des Ottomans; on y enseigne le français dans les écoles et le nom des rues est inscrit en français et en turc.La laDgue frarçaise est, en outre, officielle Le roi de Grèce et le Sultan de Turquie ayant tous deux déménsgé depuis notre visite, je n’ai aucune envie de monter sur le trépied de Delphes pour prophétiser.Ce qui doit arriver arrivera ;—ce qui est écrit est écrit.o o o Nous devons donc quitter Constantinople puisque mon heure de causerie est terminée.i Le bateau vogue sur le Bosphore, un fleuve très large, au courant rapide, bordé de côtes verdoyantes, de palais et de yalis (maisons de plaisance).Voilà Doulma-Batché, immense palai9 d'été des Sultans, vaste colonnade blanche qui se mire dans l’eau bleue.Plus loin, Tcheragan et Tchanlidja sur la côte d’Asie, palais en marbre blanc d’un style sobre et qui auraient pu - être des résidences de fées si ça n’avait pas été des prisons luxueuses pour les familles de sultans ombrageux ÿllfji endroits de villégiatura qui ee nomment Beicos, Candilli, Thorapia ; les fortificaitons et les bastions de Routnélie Hissar et Anatolie-Hissar, près desquels les petites maisons turques se blottissent.Toute une série de nids coquets cachés dans la verdure.Nous voilà à» l’entrée de la Mer-Noire.N’est-ce pas que vous avez la sensation d’être allés assez loin et.de m’avoir écouté assez longtemps.Après toute une nuit, abordons à Cous-tanza, sur le littoral de la Roumanie ; n’arrêtez pas à Bucharest, comme j’ai fait (je n’ai pas le temps de vous présenter les belles dames roumaines qui sont le principal ornement de ce pays).Roulez en Orient-Express pendant quatre jours et trois nuits jusqu’à Paris où l’accueil se fera aux cris de "ALLAH ! ALLAH !" auxqu-.-ls vous répondrez par uu grand salamaiek.Je vous invite à séjourner en France aussi longtemps que vous voudrez ou que vous le pourrez, car si l’on est chez soi en Canada, dans notre pays d’adoption, on est chez soi dans le pays de nos ancêtres, dans la douce France.M./\sseliq et l’œuvre de M.l’abbé Groulx Le 15 février, M.O ivar Asselin a fait une causerie, à la salie Sjaint-Sulpice, à Montréal, sur l’oeuvre de l'abbé Lionel Groulx.Il parlait sous les auspices du Cercle d’Actiou française, forme parmi les Etudiants de l’Université de Montréal, et il fut présenté par M.Jean Bruchési, président du Cerc.e.Lis conférencier étudia surtout “ L’Appel de la Race." faisant bon marché des reproches qu’on adresse à i’abbé Groulx à ce sujet.11 loue saus réserve le caractère des divers personnages et il approuve toutes les attitude» que l’auteur leur fiit prendre.L’intrigue est, affirme- c-il, paifaitement logique et les développements psychologiques ne blessent pas la vraisem blance.Les types se créent, se manifestent, se conditionnent par l’ambiance.C’est ce qui arrive dans la famille de Lantagnac, selon que les enfants tiennent du père ou de la mère.Considérant ensuite les défauts de forme de >• L'Appel de la Race," le conférencier est enclin à plusieurs admissions.Les discours sont long», encore que le livre doive les autoriser puisqu’il défend des idées loin d’être partagées partout.Les genres littéraires sont mê és : le roman à l’histoire, à la façon de Barrés, poi-l’auteur nous présente la conversion de Lantagnac comme l’occasion de la rupture du foyer, tandis qu’il ferme le livre sur un discours et place l'apoihéose à ce momeut-la, da telle sorte que Lantagnac est ravalé au niveau des discoureurs.Mais ce défaut, les critiques de l’abbé Groulx ne l’ont pas vc.l,e conférencier aborde ensuitê l'œuvre his-rique de l’abbé Groulx.Il relève ce qu’il croit être des erreurs de dé-ail.Par contre, il loue la documentation abondante et inattaquable de l'historien.Son histoire, dit-il, est bien une enquête loyale faite avec beaucoup de soin et une absolue probité.M.Asselin a raillé les sollicitudes d& M.Gustave Lâu ctot au sujet de certains textes employés par M.l'abbé Groulx.A en croire M.Asselin, le tort de l'abbé Groulx à c»t égard serait d’avoir résumé des documents diffu».Oj ne doit pas tenir rigueur a l’abbé Groulx, dit-il encore.d’avoir fait de l’histoire régions-liste.Pour être impartial faut-il être neutre 1 Un lui oppose la " belle sérénité de M.Cha-pai»." Mai», dit M Asselin, M.Chapais fait de l'histoire de fonctionnaire.L'abbé Gioulx, écrivain, est inégal, déclare le conférencier qui «’attaque un peu au régionalisme, non pas au genre, mais à la manière En terminant, M.Asselin a signalé l'heu-rense influence intellectuelle et morale qu’exerce l'œuvre de l’abbé Gioulx destinée à remettre notre classe dirigeante dans la tradition et la cubure frar-çai-e.M.Antonio Perrault, président d’honneur de la soirée, a remercié le conférencier.êWiSf é; flipsiÈp >5 ?V.- iÿ *5:' ifera r ‘1 & Mi =è# »i M =ttii < I m Ül WÊÊÈÊ’>&ai.n âme exulterait de joie, si, Plaint-»; président actif J.E.Parent, Saint- Ses étUC elle et méchante ie les avais Jérôme: vice nrésident II S Mathieu Terre, et ritirnnt terais, combien mon âme exulterait de joie si, en cette heure cruelle et méchante je le» avais tou* autour de moi, se réchauffai)r.à la flamme du feu qui danse, buvant à cette coupe deltor-dante d’ivresse qui est la mienne, se berçant comme moi de souvenirs, de lèves et de chao-sons !.LAURENCE Sainte-Adèlp, 13 février 1023.Sainte-Scholastique Le Cerc'e des notaires du district de Terrebonne, a tenu une assemb'ée trim strie le, au palais de justice, dimanche après-midi, sou» la présidence de M.Jo».Girouard, notaire, de Saint Benoît.Les autres confrères présents é taient MM.Narci»»e Forest, Vincent Fortier, de Sainte Scholasiiou-, Gaétan Va’ois, secrétaire du cercle, /C.-N.Raymond, Félicien Lavi-gne, de Lachute, et J.Marc Vermet'.e, de Saint-Janvier.M.le notaire Forest donna une causerie sur la rédaction de l’acte de tutelle, sur laquelle il v eut discus-ion fort intéressante entre les ui- ni bres présent», puis on a procédé aux électif, s qui ont donné le result* t suiv .nt: Président h -ooraire, Damase Gauthier, Sainte Anne des FROIDURES Vos maux de tète sont un avertissement C’est une habitude dangereuse de chercher le soulagement à ses maux de tête dans des drogues qui engourdissent le mal mais ne réussissent pas à en supprimer la cause.Quatre-vingt-dix pour cent des maux de tête nerveux et des étourdissements qui les accompagnent sont des symptômes qui indiquent que les reins, inactifs, laissent du poison dans l’organisme.Vous avez besoin des Gin Pills.Quelques doses dégageront la congestion des reins et supprimeront la cause de vos maux de tête.Des milliers de personnes ont obtenu des résultats bienfaisants et durables de l'emploi des Gin Pills.Vous le pouvez aussi! Fabriquées par la National Drug & Chemical Co.of Canada, Limited, Toronto.50c.chez votre pharmacien Plaint»; président actif J.E.Purent, Saint Jérôme; vice président K S Mathieu, Terrebonne; conseiller, Victor Léonard, Saint-J érôme.I.a prochaine réunion aura lieu dans le cours de mai à Sainte-Anne d»» Plaines et la conférence sera donnée par M.N.Riymond, sur l’inventaire.M.Avila Landry, un des vieux citoyen» de Sainte-Scholastique, e-t décédé lundi, après une très courte maladie, à l'àga de 5S ans 1: était à l’emploi du gouveroem -nt fédéra! comme distributeur de la malle rurale, et il avait au »i été conseiller du vill»g-> de Sainte Scholastique durant plusieurs années.La cour de in.»gi»traT siège actuellement sous la présidence de Sou Honneur le m»g »-trat Emile G tgoou, de la B-.ie Saint Paul Les exercices des Quarante- Heures, de la pa-rois»e de Sainte-S-holauique amont lieu le 28 février et les 1 er et 2 mats.80,000,000 do livres 1 de moins Le commerce du thé, comme tous le* nu* très commerces a traversé de rudes épreuves depuis la guerre.Le mauvais temp**, de grèves parmi !¦*• travailleurs de* plantations et i’at-uiosphère incertaine «ie la po’itique out m é-rieu^cment contribué à réduire la dernière té coite que uous sommée en présence d’une diminution de plus de 80,000,000 de livres de ihé, uue quantité qui suffirait a la consommation ie-tale du Cauarii pendant plu* de deux ins Le résultat inévitable a été un" augmentation Z ‘ft* duelle dans le» prix, à tel point que le ihé coûte aujourd'hui énormément plus cher qu’il n’a jamai* coûté.Au Cana l i, la Compagnie de Thé Salade, notre plus gro^M* maison de ie*, s’e*t trouvée dan- F obligation d'aygm n i-r le i rix de toutes **ej marque-* pour miiiiteni.la qualité invariable du Thé Salaria.Sainte Adèle Nons avons appris avec peine la mort de Mlle Alice Lamoureux, survenue à la demeure de son père, mardi.20 février.Elle souffrait de la grippe depuis une dizaine de jours et commençait à se remettre, quand elle retomba, et en moins de vingt-quatre heures, la mort la terrassa.Elle était âgée de vingt trois ans et outre son père, sa mère, des frères et des soeurs que sa disparition jette dans le deuil, elle laisse aussi pour la regretter bien des amis.Son stage ici-bas r.e fut pas long, mais sa couronne sera belle tout de même, parce que sa vie fut active et pleine de dévouement 1 Elle poursuivit jusqu’au bout ses études modèles au couvent tic la Providence, à Sainte-Adèle, sous la direction d’éducai rices qui l’estimaient parce qu’elle était un élève sage, vertueuse et aimant son devoir.Elle fut pour ses compagnes qui la recherchaient une amie sérieuse, sûre et dévouée.Ses études furent couronnées de succès et durant trois ans elle se dévoua de toute son âme à l’instruction de jeunes enfants qui la regretteront parce qu’ils ne trouveront sans doute pas chez une autre cette douceur qui la caractérisait et dont elle ne se dépai tait jamais.Elle prit tellement à coeur cette noble tâche et travailla si ferme jusqu’au bout qu’elle y gagna cette méchante grippe qui ne pardonne pas et fauche cruellement parmi les plus beaux épis.Nous n’oublierons pas dans nos prières quotidiennes cette bonne amie qui nous j fut chère et que la mort a ravie â l’afïec-j tion des siens : Son image vivra dans nos i coeurs et nos mémoires conserveront tou! jours fidèlement le souvenir de sa douceur et de son infatigable bonté.A cette famille attligée nous offrons nos 'sincères sympathies mêlant ù leurs larmes, nos larmes et nos prières pour le repos de l’âme de leur chère morte arrachée si vite A leur amour.Une amie de Sainte-Adèle.faisant partit) do la manufactura éligéo »ur la dit immeuble, et en la possession de Louit-Jo.yeph Fauteux comme propriétaire, pendant le» trois dernière» année» ; et toute» personne» qui réclament quelque privilège ou hypothèquo sur le dit immeuble immédiatement avant l’en-régistrement ilu dit acte, par lequel le dit immeuble u été acqui» par le dit.Loui» Joseph Fauteux, sont averties qu'il sera présenté à la dite Cour du district do Terrebonne, à Siinte-Schnlastique.lo sixième jour d’avril, mil oeuf cent vingt-lroi .à dix heure?du matin, une demande en ratification de titre ; et qu'à moins que leurs réclamation ne soient telles que le ré-gistrateur est tenu par les dispositions du Code de procédure civil?, de les mentionner dans son certificat il être produit dans ce cas, elle» sout par lo présent requises do siguifi r leurs Dépositions par écrit, et de les produire au greffe du dit protonotaire dan» les six jours, après lo dit jour, à défaut du quoi elle» seront pour toujours forecloses du droit de le faire.Sainte-Scholastique, le 17 février 1923 GRIGNON A FORTIER, Protonotaire C.S.Il nous a été impossible, dans le temps, de mentionner spécialement le travail et le dévouement de tous nos amis dans le comté de Terrebonne, lors de la dernière campagne électorale.Nous les en remercions de nouveau bien sincèrement.Le dimanche précédant la votation, une assemblée eut lieu à Saint Hippolyte, à laquelle parlèrent MM.Emile Lauzon, de Saint Jérôme, et Jos.Goliier, de Saiut-Hippolyte.Ce dernier, dans un discours chaleureux, exposa toutes les raisons qne les électems avaient de voter pour l'honorable M.David.Sa parole convaincante a porté d’excellents fruits, de même que celle de M.Lm.zon, puisque Saint-Hippolite a donné une majorité de 59 à M.David.Bravo ! Canada j Province d" Québec Cour Supérieure District de T-rreboune ! No 2200 Avis “»t par le pré-ent donné qu'il a été dé-po-é au gr- S; du protonotaire de la Cour Supérieure.du district de Terrebonne, un acte pxs-é devant Victor Morin, notaire, le ving'-troi-ieme jour de janvier, mil neuf cent vingt-trois entre Louis-Joseph Fauteux, de Saint-B*noit, district de Terrebonne et Jean Fauteux, de la cité et du district do Montréal, étant uue vente par le dit Louis-Joseph Fauteux, au de Sain» i lisant j ving"-n.' voi uffi ¦ ayant u .e largeur de cinq e nt quarante-deux [ pieds »nr une nouvelle prof uideurde deux cent cinquante-trois pi*-d», auquel eDdroit il joint 'e nutnéio deux cent soix mte-seizo (No.27C; | le» dits plan et livre de renvoi officiel.» qui le | borne vers ie nord-e»t, I** dit emplacement étant borné à un bout par partie lu dit lot numéro deux cent quatre-vingt-d* ux (282), vendu a [ Hauiue1 I auteux, et à t’est, partie par le ter-j tain vendu au dit S'inuel Fauteux, et partie ] par un ~uir« terrain appartenant au dit ven-icu* : ie tout avec une maison, boutique et au! r?» oépondanc**» rli-»-u» construites, ainsi que I 1“» e ¦* hineries., bouilloires et autres objets dit Jean Fautoux, de un iinmeub e la run S «into* An g.île, dans le village 13 HiOit, comté do.*» D ux M oiitagafa, •artifi «lu nf.numéro d *ux cent quatre- •>x, (N .¦J-S2) dos pl an «*t livi ri?de ren- fU do la paroisse d- .S iint- B nnoit * u ur mi dt •i x c^nt t ju itorz** pii-ds de ¦ la dite ruf Saint” -Angôle, par cent e mx pie i-t de pro •fondeur et de la C’est l’hiver, c’est la froidure ; au dehor* la neige tombe lourde et pressée, la bise est piquante et le givre dessine aux vitres de» arabesques mer veilleuses.Mon petit lac Rond, à l'onde bleuâtre et limpide, est devenu un uniforme vallon tout blanc ; au vert inaltérable des fiers eapins qui le bordent se mêla une mousse de frimas oui tombe comme des boules d onate au rude baiser de la bise.Mes pauvre» arbre» sont dénudé», ils frissonnent; je les entends sc plaindre: les vignes vertes et rouges qui enchevêtrent et capitonnent les montants usés de notre pai-ible demeure, pendent, inertes et sans g'âce, s’accro-chint là où le vent les pousse, ne se souciant plus comme jadis d’ê.re fière», de se sentir be -les et admirée» ! Dans l’épaisseur neigeuse qui recouvre mes montagnes si vertes l’été, je ne retrouve plus la trace de cea petites routes d’ombre et de rêve qui se perdent sous le feuillage et qu'on rétro -ve dans la mousse, ces petits coin?de verdure, ce rocher dérobé, ces bouquets d’arbre» parsemés çà et là.ce ruisseau serpentant qui coule toujours et ne tarit pas, je ne reconnais plus rien de tout cela, mais je sais qu'ils existent Dans ma pensée je les retrace et je sen?que bientôt je les retrouverai, toujours joli*, toujours immuablement le* mêmes et c’est unique ment pour cela que i’hiver me fait rôrer et que la neige ne m’attriste pas.Chaudement abritée derrière mes fenêtres voilée» d’étamine, je regarde !e* peavres passants qni vont grelottant sous le froid : ils courent.les larmes aux yeux, ie souci au coeur, poussés comme des feuilles par l’âpre vent qui perce, s’engouffre et siffl- aux portes une chanson macabre.Je sui» heureuse, moi, dans la tiède douceur de notre vieille maison, entre ces murs bien clos, tapissé» de souvenirs, balançant me* illu sions dans ces lourds fauteuils 'd’osier où ma grand’mère s’asseyait souvent pour prier, rêver ou songer près de ce feu toujours vivant qui réchauffe mon cœur et alimente ma vie de sourire?et d’espoirs.Et à cette, détresse poignante de ces pauvres déshérités qui ch-vauch»ut transis daus la neige et le froid, je sens mon coeur se serrer, et à îiOler de (i ptè» cette rai ère vivante, il tne vient ce besoin fou d’étendre la main et de leur ouvrir à deux battants ma porte et mon coeur, Ab I combien de douceur» nouvelle» je ‘E PAQUET METALLIQUE, h ermétiquement cio-, renfertno le meilleur THE DE NOIR ou VERT * otSTntnujECRS : AN ET DE-S INDES.La Semence Supérieure 16-18 Place Jacques-Cartier, .Main 4923 Montreal.GRATUITEMENT.Demande* notre nouveau catalogue illustré, en français, contenant tout ce qu*il faut pour la ferme, le jardin ®t les parterres.Arbres, arbustes et plantes de toutes sortes.L Cnaput fils & Gie, limitée Montréal .’OTIJ b» 309 *30f ’p |UV]Uil l’JJUtjjjrnon^y aiÿjia irpyurui lujriijHw|no« un itiauÿtu» ’sur f)Ç op snatA op^uijj ->| op uiinolt wnbpnÇ) asnai^flusp ^IIT 'SIUJS BOA JJ «nOA * Q JO p «nOA d|J3 XnOl 8U9Q Z8}0JJV •SUJTJI?UJJnrjd kjj oq£ 'xnamoMiA jj ÿjjiaAÿ Jijuas jibj uoijswfttp vj ajnujija j-> atoj aj j»|tj*»j -yy -xnop jtjinnrlyp ja jijvxuj un — fcajjajnjvu w^utjRj jj sjcjjjtj — Mui^ Xjjjj^ jp jssv/j jun iijjfnoq eajisj xnaïuq sp jein nn Jnoj Tl 1 ?T \ Une boisson canadienne :>aino et réconfortante, adaptée au climat du pays.Fabriquée à Bcrthiervillc, Qué., bous la surveillance du Gouvernement Fédéral.p\ riatiT CANADIAN GENEVa vr^l Le Gin le plu* pur qui existe.Rectifié quatre fois, vieillit en entrepôt* 3 GRANDEURS DE FLACONS, GROS - MOYENS - PETITS.THE ME1XHERS CIN h SPIRITS DISTILLERY CO.LIMITED, Msoinil* JE REGAGNAI 65 LIVRES "Dans les premiers temps de mon ninriag- Ü Y a cinq ans, j’avais une énergie merveilleuse.Je pouvais aller toute la journée sans ressentir la moindre fatigue* J ’avais un bon npp^ut et je pouvais manger «’importequoi.Je pesais 117 livres.J’étais très occupée toute la journée et lorsque le soir arrivait je me mettais au lit et je ne me réveil!.iis pas une s.t;le fois dans la nuit.Il y a treize mois mon premier bébé naquit et aussitôt après, mon énergie •s*‘ ttbla in’abandon tier.J’étais conti-nuTlenient îatiguée et j’étais obligée (le nie i er j 11 ¦ er les tr vaux du ménage.Au livu »i‘être un plaisir 1 ni ie nt cestm (étaient pour moi une corvée.Je perdis toutappétit et ri.n ne me tentais, j’étais obligée nie : ¦ r potirm mger.Lu soir je me m.-ttais au ht et nie tournais et me r< tournas.; pvn»! A’rt* les heures.Knûn je ûniss ùs par m'endormir mais pour me réveiller dix ou quinze minutes après.Naturelle ment lorsque le jourarri vait, n avant pas dormi, je commençais la journée avec une fatigue complète.J étais agitée et nerveuse.Le moindre bruit mVffrayait et me faisait battre le coeur.Je voyais que mon iinri était très anxieux.Je perdais du poids toiîus 1rs semaines et déjà j'avais perdu •'! livres.J essayai toutes sortes de toniques mais ils ne me firent aucun effet.Un soir que je n'oublierai ja-nrus, parce que cVvt à ce moment qn* ie retrouvai leche uiu de la santé et «lu bon h et: r mon mari m’apporta une bouteille de Carnol.Un ami lui avait dit que b* U a rnol avait s utvé sa femme, et ;1 in -i*ta pour que j en fasse l'essai.Au bout de six semaines mon poids a .puent ait et de f>3 livres passait a 158, ; e augmentât ion d e05 ! i v res.Anjonr-n*-gre-piel , .laque minute de la jo irné • c-at |x>ur moi uue minute île lto: îi-.-ar.” Le Carnol est en vente chez votre pharmacien.Si après en avoir fait 1 c-s.-ii vous pouvez affirmer en toute conscience qu'il ne v*.usa fait i.vcim bien, ren voyez la bontcille vitïeà votre pli innacien et il Voua remettra votre DE3 FLEURS NATURELLES Avez-vous besoin de fleurs naturelles ; quelque occasion que ce soit ; ff-tes.n&issar mariages, décès, etc.?Adressez-vous a la PHARMACIE PO NIER qui représente ici la fameuse m, McKenna, de Montréal.Choix sur catalogs MATERIEL PHOTOGRAPHIQUE On trouvera aussi A la pharmacie Pour des kodaks et tous les acceasoires voulus i aire de la photographie.' AVANT LA NAISSANCE DE MON BEBE >• ’•-•ïuigm-niitioiwiiïUjjivres.Anjou d'imi je suis t?.’ •; bien, je saute allegr ’ - • j rte q u tr.iv i : 1 et aujourd'hui chaque minu Le Composé Végétal de Lydia E.l’inkham n'a été d’un bénéfice i nmense.Sydenham, Ontario- “J’ai pris votre remède avant l;t naissance de mon bébé, à mon grand avantage, car j étuis misérable avant d'en prendre.Je me sentais constamment épuisée, faible et anéantie.J'étais nerveuse, no reposant' ni la nuit ni lo jour.Une amie me conseilla de prendre le Composé Végétal de Lydia K.l’inkham, j'en ai pris quelques bouteilles, et l’effet n été excellent.Je lo recommande à toute femme.Jo vais prêter la petite brochure quo vous m’avez envoyée, à toute femme souffrante.Vous pouvez publier mon nom, au sujet du Composé Végétal, s il le faut pour en secourir d’autres.”—Mme Harvey Milligan, Sydenham, Ontario.Une foule rie cas do ce genre nous ont été rapportés.Beaucoup de femmes sont misérables à cette périodo et elles deviennent faibles, épuisées, et pourtant il est essentiel pour la mère et pour l'enfant, quo ses forces soient soutenues.Le Composé Végétal do Lydia E.Pinkhan, est, un excellent tonique pour la mère, à cette époque.Préparé do racines et herbagos médicinaux, ne contient aucune drogue dommageable.La mère peut en prendre, sans crainte, tout en allai» tant le bébé.j L’AVENIR DU NORD— 23 FEVRIER 1923 Contente d’avoir suivi le oorçseil du njédeciq Elle a pris Tunlac sur l’avis du médecin, et le remède l’n rétablie complètement, déclare Mme Coles."Le Tartine est certainement un remède idéal", disait récemment Mine Bessie Coles, une résidente très estimée de 1851, rue Lome, Région, Snvk.“J’étais dans un état si épuisé que, tout le temps, je me seutnis malade.Mon appétit était si diminué que je perdais constamment du poids.Mes notfsétnient affreusemeut détraqués; que de nuits j’ai passées sans pouvoir même dormir uno heure seulement, et je ne me sentais jamais disposée à f tire mes travaux domestiques."j’avais grandement besoin de quelque ohose pour me refaire, et lorsqu’uu médecin me coït seilla de prendre du T.mlac, je n’ai pas perdu de temps, et tout de suite j'en ai eu une buuteil e.Aujourd’hui, je me sens léellemeot une toute autre personne, le remède m’a fait tant de bien J’ai engraissé de plusieurs livres, et je me sens très bien portante.Connaissant la valeur merveilleuse du Taitlac, je puis sincèrement le recommander à tous.Le Tanlac se vend cb z tous les bons pharmaciens.Il s’en est vende, plus do 35 millions do bouteilles.Qualité Supérieure Saveur Délicieuse Prix Raisonnables et très Economiques —telle est la combinaison qui fait du ALÂM le thé de “tout le monde”.Il NOUVELLES — DE — Saint-Jérome —Le plébiscite au sujet du service de l'électricité aura lieu le 28 février.Nous avons lieu de croire que les électeurs repousseront l’idée de vendre notre usine électrique et d'accorder uu privilège exclusif à une compagnie pour l’éclairage et la force motrice dans notre ville.Il vaut infiniment mieux, tout en conservant le statu quo, négocier avec une compagnie solidement établie qui nous vendra à des conditions raisonnables l’énergie électrique pour nos besoins présents et futurs.— Les retraite pascales sont common cées en notre paroisse.Cette semaine, a lieu celle des gens de la campagne.Elle est pré.liée par le It 1’.Marion, dominicain.— Nous sommes heureux d’aprrendre quo M.J.-A Théberge, régislrateur,™st rétabli d’une attaque de grippe qui l’a retenu à la maison pendant quelques semtünes.— Une assemblée a été tenue, mercredi dernier, à.laquelle les contribuables de notre ville ont été mis au courant des projets que notre conseil municipal a en vue pour améliorer notre service d’électricité Ont pris la parole : M le maire Caston- guay, M Aubut, le Dr Vanier, le notaire Tarent et M.C.-E, Marchand.Ce dernier, dans un discours bien au point, a exposé les raisons pour lesquels, suivant lui, nous ne devons pas vendre notre usine électrique.M.Marchand a démontré les désavantages nombreux que nous aurions en nous livrant pieds et poings liés à une compagnie contre laquelle nous deviendrions impuissant.",, et qu’il est préférable de conserver notre système électrique tel qu’il est et d'acheter à une compagnie sérieuse, respon sable, la force motrice qui nous manque.Le discours de M Marchand, appuyé sur lies chillies, a été fort apprécié et a éclairé les contribuables et le projet de vente de notre usine semble rencontrer la défaveur générale.— Les Chevaliers de Colomb offrent leurs remerciements : Aux dames qui ont bien voulu prêter leur généreux concours à l’organisation du euchre qu’ils ont donné le 12 février, et plus spécialement à Mme Jos Lebeau et à la Chorale Sainte-Cécile.Aux généreux donateurs des prix remarquables par leur nombre et leur valeur ; A tous les Chevaliers qui, par leur travail, ont concouru au succès de cette fête; Enfin, » tous ceux qui ont bien voulu encourager les organisateurs par leur assistance à cette belle soirée.— Mlle Malouin, de Québec, est chez, sa sœur Mme C.-L.deMarligny.— A leur dernière réunion, les Chevaliers de Colomb ont exprimé leurs condoléances à M.Raoul Giroux, à l’occasion de la mort de son père ; ‘ A M.Delphis W fe, à l’occasion de la mort de son père.Un four lent ne gâtera pas votre cuisson si vous employez EGG-0 Baking Powder (LEVURE EN POUDRE) DEMANDEZ-LA A VOTRE EPICIER LES PRODUITS Balsamiques — Antiseptiques — Germicide* Contre les toux chroniques et aiguës, les bronchites, laryngites, rhumes, grippe et maux de gorge, SIROP, 25 sous — CAPSULES, 50 sous.Envoyés par la malle.CIE DES CAPSULES CRESOBENE,274,rue St-Denis,Montréal A M Da-na“e Desjardins, à l’occasion de la mort de >on beau-père, M Alfred-P.Giroux.A M.Antoine Vaiilancourt, à l’occasion de la mort de sa belle-sœur.A M.Felix Giroux, à l’occasion de la mort de son père.ON DEMANDE un représentant local, qui consacrera tout ou une partie de son temps à agir comme agent correspondant d’une compagnie prospère, pour placer des obligations Un homme sérieux peut se créer une bonne situation avec un bon revenu.Références exigées.Pas de capital requis.S’adresser : Durant Motor office, immeuble Canada Cernent, Montréal.Terrains a vendre.50 par 100 pieds, avec solage et bois de construction.Beau site.S’adresser à 286 rue Labelle, deuxième étage, Saint Jérôme.Entrée dans la cour.Une nouvelle lampe il l’huile qui donne une lumière étonnamment brillante, douce, blanche, même meilleure que celle du gai ou de l'électricité, a été essayée par le gouvernement et par 35 des principales universités et qui a trouvée supérieure il 10 lampes ordinaires à l’huile.Elle brûle sans odeur, fumée ou bruit, rien à pomper elle est simple, propre, sûre.Brûle 04%d’air et 0 l’.C.de pétrol ordinaire (huile de charbon.) 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