L'Avenir du Nord, 16 janvier 1925, vendredi 16 janvier 1925
Vtrtjjh!iôüvlbi\fe tiiu\éd Mo.3 JuuhWi helkiuiHiuJûik — Cintj feüùa le numdu VttftdFcdl ié Jaftvitf tçij e* y J y ORGANE LIBERAL DISTRICT de U LC mere ni v *vt mis ut mjq lï wmi kIm Mdmj vT**owy n^Hui mj*»si j/toiuucr LTx4 Abonnement ¦ / > e r U,.; Canada].82 00 • “ | Etat»-Unis].2.50 i-itrictomont payable d’avance.DIRECTEUR : JULES-EDOUARD PRÉVOST Secrétaire de la rédaction ANDRÉ MAGNANT SA I ST.! ÉRO ME ( Te rr< bonne) P.Q.Annonces : IJ c.la ligne agate, par insertion.Annonce» légales : 10 c.la ligne agate, 1ère insertion ; 6c.la ligne, insertions subséquentes UNE POLITIQUE ENERGIQUE Telle est celle que pratique l’honorable M.Taschereau, premier ministre de la province de Québec.Il vient d'en fournir une preuve nouvelle dans le discours qu’il a prononcé à la Législature en réponse à celui du chef de l’opposition.On sait, par le passé, que les déciarations du premier ministre s’appuient sur des faits, des décisions, des mesures et des lois qui démontrent sa sincérité et sa ferme volonté de réaliser ce qu’il promet.Nos richesses naturelles, telles que nos forces hydrauliques, nos forêts, nos mines, nos pêcheries, doivent être exploitées et développées dans l’intérêt de la province et du Canada en général.Le premier devoir du gouvernement provincial est donc de protéger ces richesses contre la dilapidation et l’avidité de capitalistes étrangers cherchant à les capter à leur profit.11 y a douze ans, le gouvernement Gouin a prohibé l’exportation du bois ù pulpe des terres de la couronne.Cette politique a eu pour résultat la création de grands centres industriels et de nombreuses manufactures de pulpe au grand bénéfice des ouvriers, des cultivateurs et de toute notre province.De même, aujourd’hui, l’honorable M.Taschereau se dresse contre ceux qui voudraient s’emparer de nos forces hydro électriques et les exporter.Le premier ministre a dit : “ Le réveil industriel de notre province, son élan commercial, les capitaux individuels qui soutiennent les grandes entreprises, datent de notre développement hydraulique.C'est l'énergie électrique qui meut nos industries, actionne nos tramways, éclaire nos villes, et qui devient l'élément de plus en plus précieux de notre vie économique.•• Si, en dix ans et sans augmenter le taux ce la taxe, les corporations commerciales nous ont rapporté $2.322,000 au lieu de $910,000, les successions $3,000,000 au lieu de $1.001,000.les automobiles $2,152,000 au lieu de $72.000, la forêt $3,300.000 au lieu de $1 000,000.l’emmagasinement des eaux $000,000 au lieu de quelques dollars, n’est-ce pas là une preuve frappante de l'accroissement de la richesse nationale et de notre développement industriel et commercial ?Je n'ai aucune hésitation à rattacher cet énorme accroissement à l'utilisation de nos forces hydrauliques qui, .non seulement ont permis au capital canadien de se multiplier, mais nous ont attiré des centaines de millions de capitaux étrangers.Le Saint-Maurice et le lac Saint-Jean en témoignent hautement.•• Ces laits étant acquis, est-ce profiter de nos avantages, est-ce aider notre province que d’exporter de l’énergie électrique pour faciliter la production étrangère qui en manque déplorablement, et pour lui permettre d’activer sa concurrence sur nos marchés et contre nos produits ?“ A mon sens, une haute muraille tarifaire autour de Québec ne nous protégerait pas à l’égal d’une vigoureuse politique de conservation de notre énergie électrique, surtout si nous y ajoutions une imitation aux étrangers à tenir développer et faire fructifier chez nous nos forees hydrauliques.Nous obtiendrions ainsi quatre avantages marqués au point de vue économique: exclusion de la concurrence étrangère, création de centres industriels pour nos ouvriers, ouverture de marchés pour nos produits agricoles, ce dont nos paysans ont si grand besoin, et enrayement de l’émigration par le fait que nous fournirions à nos jeunes gens des usines et du travail.” Que des naïfs, voulant être spirituels à la façon de M Renaud député de Laval, n’essayent pas de mettre en confradiction le premier ministre avec son collègue, l’honorable M.David.Les paroles que nous venons de citer contiennent la même idée que l’honorable M.David a émise dans son discours prononcé à Sainte-Thérèse, en juillet dernier.Pour les forêts comme pour les pouvoirs hydrauliques, le député de Terrebonne a demandé une exploitation rationnelle, raisonnable, prudente mais active.qui assure, grâce même à des capitaux étrangers, le développement de nos immenses ressources naturelles, la création de foyers industriels nouveaux et nombreux dont ouvriers et cultivateurs profiteront et qui retiendront ici notre population.Avec l’énergique franchise qui le caractérise, l’honorable M.Taschereau a déclaré : •• A quoi bon pour nous de décréter l’embargo sur l’exportation de l’énergie électrique, si Ottawa l’autorise ?•• Je tiens cependant ù affirmer ici que la province de Québec entend conserver U*plénitude de ses droits dans ce domaine, et j’avertis ceux qui seraient tentés de se faire concéder des titres par une autre autorité que la nôtre de considérer ces titres comme précaires.” Nous aimons à croire que l'exportation de l’énergie électrique ne sera jamais une cause de conflit entre Ottawa et Québec.Of /O Of /O La province de Québec doit être heureuse d’avoir à la tête de son administration un homme possédant le courage et la prudence de l’honorable M.Taschereau.Le cultivateur comme l’industriel, le citoyen des campagnes comme celui des villes bénéficient de la politique du gouvernement libéral.M.Arthur Sauvé est là pour dire le contraire, mais les faits sont là pour l'affirmer et le confirmer.•* Le discours du trône — a dit lë premier ministre — n’annonce pas de grandes pièces de législation et pour cause : “ Si nous avons résolu chez nous le problème de la vente de l’alcool alors qu’ailleurs on est encore à tâtonner, si l’agriculture et la colonisation bénéficient d’une vigoureuse impulsion.si nos grands barrages sont presque tous construits, si l’assistance publique a fait surgir comme par enchantement des oeuvres de bienfaisance et de charité dans toute la province, si la forêt est mieux protégée, si la législation ouvrière n’attend que le rapport d’une commission pour se compléter, si l’instruction publique, les arts et les lettres peuvent compter sur de généreux octrois, si nos municipalités sont sagement aidées et protégées, est-ce une raison de nous lancer dans de nouvelles entreprises ?Ne vaut-il pas mieux perfectionner toutes ces oeuvres, pratiquer une sage économie et attendre, pour faire davantage, que luisent des jours de prospérité mondiale qui, malheureusement, tardent beaucoup à venir ?” Travailler à assurer à notre province la stabilité économique, à réaliser tous les bienfaits des lois et des mesures adoptées depuis quelques années ; activer le développement de l’instruction publique dans tous les domaines, depuis l’école primaire jusqu'à l’enseignement supérieur, passant par les écoles spéciales, professionnelles, techniques, comportant l'éducation hygiénique, l’organisation de la défense sanitaire ; surveiller la protection et encourager l’exploitation de nos ressources naturelles ; aider la colonisation et l’agriculture ; conserver en bon état notre voirie améliorée ; tâcher de maintenir les revenus de la province sans créer d'impôts ; mais c'est là une politique de sagesse, de prudence, une tâche considérable et qui demande toutes les énergies de nos gouvernants.Cette politique énergique de réalisation est celle du gouvernement Taschereau.JEP furent prononcés pur l’honorable l’.- Georges Graham, les sénateurs Oasgrain, Dan-durand, l’honorable J.-L.Perron, MM.Fernand Rinfret, H ctor Authier, députés, le colonel O-F.Brothers.Le nouveau conseiller législatif a prononcé un intéressant discours où il a fait a grands traits l’histoire du journalisme dans notre province.• Wi rvVrW iWVÉVtf 1 | s JVleli-JVlelo e ! 3 WWftW ht ?JWft X O de la santé publique, en s’adressant comme suit :— Welfare Division — Metropolitan Life — Jackson Bldg, — Ottawa.Chaque brochures renferme des reuseignements précieux sur la conservation de la sauté.Ecri'e dai s un style clair, semple et attrayant, elle pique la curiosité et I ï itérèl des enfants.En même temps, les mères y puiseront des renseignements utiles sur les moyens à prendre pour conserver leurs enfants eu bonne santé.Une conférence do M.Laurent Beaudry M Laurent Beaudry', rédacteur en chef du Soleil de Québec, était le co.iférenen r au diner hebdomadaire du club de Reforme, samedi dernier.Il fut présenté par M.A ijutor Savard, rédacteur à la Patrie, et remercié par le président du club, M.Raoul Grothé.M Beaudry a parlé de M.MacKenzie Kin du Canada.Il “ Quelques idées Les produits de l’érable En 1924, le Canada a produit pour 85,991,141 de sucre et de sirop d’érable.La récolte du sucre est estimée à 9,385,415 livres, estimées ù 81 907.-542 et 1,970,696 galions de sirop, estimés » 84,083,542 Far province, la production a été comme suit : Québec, 8.876 526” lbs de sucre, évaluées à $1,775,505 et 1 176,656 gallons de sirop, évalués à $2,235,646 ; Ontario, 407,280 lbs de eucre, évaluées à 897,747 et 776,826 ^allons de sirop, évalués à$l,795,-276; Nouvelle-Ecosse, 51,500 lbs de sucre, évaluées à 817,510 et 9,565 gallons de £, premier mimntre avait intitulé /su causerie d’un politique ”.En choisissant un tel sujet, le comfé-rencier voulait révéler, en même temps que le caractère et la pensée de l’homme public, „ „ • > ï 1 * .i PflStîGS la conformité de ses actes avec ses principes, la stricte unité Je sa carrière en rapport avec le gouvernement de son pays.Voici 1er.quatre idées maîtresses de ce travail : 1.— Le premier ministre actuel a rétabli la souveraineté parlementaire et la responsabilité ministérielle; 2.— Il a voulu faire rentrer la fonction gouvernementale dans son tôie essentiel; 3 —Sou esprit de justice et de saine démocratie l’a porté à détacher la politique des iuteiêts particuliers au profit du peuple entier ; 4 —Son inaltérable respect de l'autonomie parlementaire lui a dicté, dans les relations interirnpériales, mie ligne de conduite qui sauvegarde les droits du Parlement et du peuple.sirop, évalués à 825,252 ; Nouveau- Brunswick, 50 110 lbs de sucre, évaluées à 817.037 et 27,368 gallons de sirop, évalués à $44,405.Le mot de la langue le plus difficile à placer convenablement, c'est: moi.A.de Vigny.— La liberté ue s’emprisonne pa“, et les fers qu’on lui forge servent quelquefois à éteudre son empire.Lacordaire.— Les méchants sont dans ce pour exercer la patience des bons.monde S Augustin.— Dans les sociétés corrompues et blasées, le plaisir s’estime par ce qu’il coûte.A Tournier.* * * * * * * * * * + 4» * * *2* * * * 4» * * * * * * * + 4» * * * * * * * * * * * Quand nous serons vieux En fermant un peu les yeux Je nous vois, moi déjà vieux Et toi déjà presque vieille ; Ils seront loin nos beaux jours.Mais je te dirai toujours Des mots très deux à l'oreille! Ah! certes, l’on changera Quand la vieillesse viendra Avec son triste cortège! Le temps ridera ton front Et tes cheveux noirs seront Comme saupoudrés de neige.Ta taille s’alourdira.Mais mon vieux cœur t’aimera Plus que je ne puis le dire.Car, malgré tes cheveux gris, Ta bouche ’ et tes yeux flétris Auront le même sourire! Puis.«•’ Dieu daigne bénir Les r aux qu’il vient d'unir, Il nous enverra ses anges ; Et nous verrons, triomphants, Les enfants de nos enfants Bégayer parmi leurs langes! Mais, en attendant demain, Cueillons les fleurs du chemin, Oublieux des immortelles.Car, lorsque nous partirons, Là-haut nous rajeunirons Pour des amours éternelles ! Théodore BOTREL * 4- * 4» * 4* 4» 4- 4- 4* 4- 4- * 4* 4» 4* 4- 4* 4* 4- 4- 4» 4» 4- 4* * 4- 4- 4- 4* 4- 4* 4- 4* 4* 4* 4» 4- 4* 4» 4» + 4- + + + + + + + + + 4*4* 4* — Après conde arme la parole le silence estlsse-de la femme.Ph.Gerfaut.La Grande-Bretagne et le coton.L’industrie textile de la Grande-Berta-i'ne uli ise i qu’elle fait | E'at le balles de coton, les trois quarts des M./\rtf}ur Beauchesne M.Arthur B auehesne vient d’être nom- U'.ll! ! les 1 ides i Mais les E'ats Unis développent leurs fiia Itures et leur tissages : ils ont tendance à | ne pins exporter de matière première, niais des produits terminés.D’autre part des parasites ont sensiblement diminué la production des plantations américaines.Pour assurer ce qui lui est nécessaire, la Grande-Bretagne a fait un effort considérable et cherche à développer la culture du cotonnier dans ses différentes colonies où le climat est fa or.ible.C’est ainsi que la Nigeria ou Nord a fourni 17,000 balles en 192-1: l’Ouganda, 125.000 , le Tanganyika, 10000;les Antilles (Saint-Vincent).5,000.Des cultures sont entreprise au Nyassa-land ; on s'efforce de réunir la main-d’œuvre nécessaire pour entreprendre des plantations de cotonniers dans la Rhodésie et l’Afrique du Sud.Et.fin, les Anglais ont entrepris, en Mésopotamie, ce que la France fait en Syrie: irriguer des terres aujourd’hui incultes pour pouvoir y assurer l’existence du cotonnier: c'est de lù (inc, dans quelques années, viendront les plus grandes quantités de coton de l’Empire britannique et de la France, pour peu qu’on prenne les mesures nécessaires.L'Angleterre reçoit dès maintenant de ses colonies 275,000 balles de coton.Dans dix ans, elle produira la moitié de ce qu'elle consomme annuellement.Brochures de la Metropolitan Life 1 tnillio is venir pour (le reste lui étant fourni par i lné greffiîr de la Chitnbre des députés à et l'Egypte principalement), jo.taw.i Depuis quelques années, il y occupait le poste de greffier-adjoint.La promotion de M.Arthur Beauchesne l’honore ainsi que le gouvernement.Le nouveau greffier de la Chambre des j communes possède une compétence indiscu- j table.Nul n’est mieux que lui au courant j des règlements, de la procédure, et nous al- j lions dire des chinoiseries parlementaires.Ce n’est pas là un mince mérite.Il a mê i me publié sur les règles de la Chambre un | manuel d’une grande sûreté d’i:.formation et une l’on consulte à tout moment.M Arthur Beauchesne est aussi un fin lettré, un écrivain soigné et, par surcroP, un causeur spirituel, un genti homme dont le commerce est rendu fort agréable par une afiabililé qui ne se lasse jamais.Son mérite et ses qualités le rendaient donc digue de la haute fonction qui vient de lui être confiée.Le gouvernement doit être félicité deux fois de cette nomination, puisque non seulement il a su recommî re la valeur de M Arthur B amhesne en même temps que les droits des Canadiens frarçiis au poste laissé vacant par la retraite de M Northrop, mais aussi puisqu’il n’a pas été art été par la considération des antécédents politiques de M.Arthur B auehesne, jadis un conservateur militant.Qui ue sait que dans les administrations une telle générosité est rare ?Nous sommes doublement heureux que ce soit un gouvernement libéral qui et: donne l'exemple et que M.Arthur B an i Depuis quelques années, au Canada ehesne soit celui qui en profite, car nous le tenons comme supérieurement qualifié pour sa nouvelle fonction où il honorera le nom canadieu-frat ç iis.Le club des journalistes fôte l’honorable M.Du Tremblay ntimoel cordiale, le clnI de Montréal, a célébré lu Par une fête des journalistes pomiuuliou de M.P.-R, Du Tremblay, di recteur de la Presse, comme conseiller législatif.La fête a etl lieu samedi soir.Atl magnifique i!i ier d'honneur qui fut offert à l'honorable M.Du Tremblay, qui fut présidé par M.P.Arthur Côté, des discourt quelques années, au comme aux Etals Unis, on semble avoir pris, dans les écoles, un intérêt croissant au mouvement éducationnel 'le la santé publique.Durant la dernière année, plus de vingt-cinq millions de brochures de la compagnie d’assurance “Metropolitan Life” ont été distribuées aux Etats Unis, sur demande, aux instituteurs et institutrices, de même qu’aux détenteurs de polices d'assurance de la Metropolitan.Parmi ees publications, mentionnons les suivantes ; "Le Livre de Bébé”, “La Rougeole —j Protégez votre E ifant”, "Comment Vivre Longtemps", “La Conquête de la Fiève Typhoïde”, “Accidents Chez Soi", "La Tuberculose Peut-Etre Evitée et Est Guérissable", “La Coqueluche", “L’Enfant", “Premiers Soins Chez .Soi", “Sauvez Votre Enfant de la Diphtérie", et un bon nombre d’autres.Toutes ces publications peuvent être ob tenues, sur demande, (en langue française) par les instituteurs et institutrices en Canada, do même que par les détenteurs de polices d'assurance de la Metropolitan, on toute personne c^ui travaille daus l'iutérêt Lettre de France Après les élections allemandes ai- de Les élections allemandes n’ont, pas porté, aux partisans d’une j oli ique conciliation et de collaboration internationales, les apaisements qu’ils étaient en droit d’en attendre.Ils pouvaient espérer, en efîet, que la situation européenne, depuis les élections précédentes qui eurent lieu le 4- mai 1924, s’était suffisamment transformée pour que l’Allemagne, Mi elle voulait enfin faire preuve de bonne volonté, pût s’arracher facilement à l'emprise des partis de force et de revauche, Certes, les élections du 7 décembre sont meilleures que celles du 4 mai, en ce sens qu’elles ont élé nettement favorables aux partis extrémistes de droite et de gauche.Les » racistes « ou ultra nationaliste®, dont Ludendovff est le Dieu et le prophète, ont perdu plus de là moitié de leurs sièges.Quant aux communistes, adeptes de la dictature moscovite du prolétariat, ils en ont perdu le tiers.Mais, à peu de chose près, les mandats abandonnés par les racistes ont é:é repris par les nationalistes, leurs voisin® immédiats, uni rentrent plus nombreux an Reichstag.En outre, le parti populiste toujours hésitant, comme son chef lui-même, M.Stresemann, entre la politique d’entente et la politique de résistance, qu’il pratique l’une après l’autre suivant les opportunités, il sort, lui aussi, fortifié des élections et ce n’est pas un symptôme très rassurant.Or, dans le même temps, la Commission de contrôle interalliée sur le désarmement de l’Allemagne, publie son dernier rapport qui, lui aussi, peut nous causer quelque anxiété.Nous y lisons, en ettet, que les officiers chargés du contrôle se sont trop souvent heurtés, daus leur mission, à une obstruction commandée en haut lieu.D’autre part, la Commission a pu se convaincre que des armements cachés subsistaient sur le territoire du Reich et que certaines destructions qui avaient été ordonnées en 1922 n’ont pas été effectuées.Dans d’autres cas, ch 7.Krupp, par exemple, la fabrication des armes, qui avait été interdite, a été reprise.On a beaucoup dit que, de ces agissements antimilitaristes, était surtout responsable une caste qui n’avait rien appris tii rien oublié, mais qu’a la faveur des évènements de la Ruhr, cette caste avait réussi à conquérir uue influence sérieuse sur une grande partie de la population.Toutefois, iijoutail-on, ces agissements sont formellement condamnés par les Allemands rnDon-nables et clairvoyants.Nous le savons, en elf.t, et nous n’avons pas oublié la très courageuse attitude du professeur Quiddes, au debut de cette année, qui n’hésita pas à dénoncer, nu péril de sa liberté, les armements clandestins de ses compatriotes.Toute la question est donc de savoir laquelle de ces deux minorités—la caste pangermaniste ou la phalange des hardis pacifistes allemands — est capable de s’imposer à l’âme allemande et de lui imprimer une direction décisive.Jusqu’ici, i! faut bien le dite, c’est la première, la caste militariste.qui l’a emporté le plus souvent.Mais on pouvait penser qu’à la suite des accords de Londres qui out amené déjà l'évacuation économique de la Ruhr et qui ont fixé les délais de l’évacuation militaire complète, à la suite également de l’assemblée générale de la Société des Nations, à Genève, qui a mis en évidence, une fois de plus, les dispositions conciliantes des Alliés, le peuple allemand comprendrait mieux en quel sens i! devrait orienter sa politique s’il voulait retrouver la confiance des autres nations.Lea dernières élections allemandes n’at- testent pas vraiment cette meilleure com préhension du peuple allemand.La politi que que va suivre désormais le Reich pr< cisera, sans doute, le sens de la consulte cion électorale.En tous cas, de l’&ttitud de l'Allemagne dépendra plus que jatnai celle de la France et de ses alliés.X.Y.Z.Chronique judiciaire CONTRE L’ABUS DES FRAIS, AU CRIMINEL Notre digne magistrat en chef, M., Slarchand, a résolu de sévir contre l’exc des frais dans les causes sommaires, On sait que, dans ces causes, le défe deur assigné par simple sommation, pe être jugé et condamné par contumace, a sent aussi bien que présent.C'est pourqu le magistrat s’est hautement et à plusieu reprises insurgé contre l’usage courai dans de simples causes d’assaut, même £ compaguées de menaces prétendues gravi de débuter par l’arrestation de l'accusé q le dénonciateur veut toujours sensatio uelle, arrestation généralement très dispe dieuse.I! ne s’est pas contenté d'un mo veinent platonique en ce sens.Dans une cause entre indiens d’Uka,,1'a cusé fut trouvé coupable de menaces, condamné à donner caution de garder paix et, en plus, aux frais, moins ceux, l'arrestation jugée inutile.Ces frais s’él vaut à plus de 870, demeurent à la char, du plaignant qui, en fin de compte, su! plus de dépenses que l’accusé pour avr trop passionnément recherché un déploi ment pompeux de l’appareil judiciaire.Avis aux nombreux plaignants qui i ment particulièrement à faire passer u nuit en prison à leurs adversaires.o o o ALAMBICS ET PRISON Séance mouvementée, tragique.( Un fils, à ehargs de son père «qui .deme re avec lui, a maintes fois signifié àce^pè de cesser de fabriquer du whiskey sur 1 prémisses ou lieux habités; et voilà qi des agents du revenu de l’intérieur se pr seuteut, par hasard, au domicile où seule ce moment se trouve la jeune épouse, exh inent d’un hangar un appareil de distill; lion réputé parfait dont ils Bout même a pelés à goûter le produit.Une preuve assez forte, où se mêla ui crise de larmes féminines,, ne put t^issipi tout-à-fait la présomption que l’accusé coi naissait l’existence de cet alainbio et < avait la possession.Le père parut heurec de se faire entendre et il le fit du ton c sacrifice propitiatoire : Adsum qui fees in me convertite.Il déclara sons amb ges la raison exceptionnelle qu'il àvaitd’ei freindre secrètement la loi : .• — Je ne puis, dit-il, me passer d’alco< Je suis un homme malade depuis qüfrau *0», ’ ./ - t,- 1 •: .*v -vr: L’AVENIR Dr NORD - Hi JANVIER 1925 A ces mots foudroyants tous les regards convergèrent vers le magistrat dont les traits n’en restèrent pas moins impassibles et qui n’eu fut,pas atari meut impressionné.Il obligea même le témoin, sur l'insistance d i procureur de la poursuite, à déclarer qui avait fabriqué l'alambic, bien que le témoin fcù protesté à trois reprises qu’il ¦ doit lié par serment (encore une société s .‘Crète : les Chevaliers de l'Alambic) et l’on p it savoir que la Italie ville de Saint Lin r vendique cet honneur.Mais le point capital fut la dissertation du tribunal sur la sentence à appliquer, à savoir si l’emprisonnement est facultatif, à défaut de paiement de l’amende, ou cumulatif avpc l'amende.Dans le district de Québec, on n’hésite pas à interpréter la loi comme imposant les deux punitions simultanées datischaque cas : le coupable paie l’amende et fait de la prison, en sus de l'emprisonnement subsidiaire pour défaut de paiement des frais.L'interprétation est, p.iraiî-il, moins rigoureuse dans le district de Montréal.Le savant mr gist rat, reconnaissant les cticonstances atténuantes, s est prévalu de cette dernière interprétation, mais il semble bitn incliner à l'application de la plus rigoureuse à l’avenir.Ainsi, bouilleurs de cru, gare la cellule pour la prochaine rencontre judiciaire.U s’en remet aux GjnP>ttsP°y^e •U y 1 Uue 3;^maüsroe-_3*.p„oir.Economy De ta't que j’*' mon o jccomV ve te P'u5 tt.E.CV*t aiitM qu’?n s’envo^mu rasant non front**, f Ô Hiit nos cœur**, sol HI nt sur nos illusion'*, eîle« les brisent t*t en envoient au vt nt les de foii- ! .Et on s'attache à la vie et on l'aime, et de la voir s'en idler de nous, on la regrette, on lu pi» urc .rout pourtant » o *»iil!i u-», aux tour nai't“ de Inquclh* les tOM »» n ationdrot pa*.>0 nous attachons pns à lu vit- qir n us .»i•» Laissons le u mo>* opérer *ur nous son œuvre.La v o est plus bePe, plus doue* * les h‘*ures.plus durable le bot h h*» u» .ù I out soli rit.>Ù tout de^n ur** éterm lî» tnt ni S.L.s Chrcntc»'- C">°[„«- Ligue est de vu-giriser le- notions d’hyg è te tn-fantile et de diminuer la mortalité i; 1"in-tile p»r dé location.Dans les louz is I çotis que comporte -ou programme sont i-xpo -é -, dans un langage simple, le- questions d’un intéiè'.tout pratique louchant i ny-de l'enfance: croissance, dentition.thérapeutique, alii» n- tation, régime.Ces c nrs que des médecins ou des gir di-tn tlad - compétentes donneraient dans | no-école» sont conformes au programme scolaire qui cherche déjà à donlier aux enfant.» les notions é ém maires de la déf- n-e sanitaire par l’hygiène et qui 'eut indique l'importance de- devoir» qu’ils ont et auront à remplir au point a ¦ vue de la santé publique.Les cour» de la L’gtie de» P.-tites Mères aideront grandement à l’orgmi-ation d’une campagne inten-ive d'éducation en matière d’hygiène et de puériculture.innoncer la lé a a q i - (i,-Put tnt-nf.notre géraut eu ou- Nous avotl» le regret il’avoi limit de M Midi I l.i-v.i> é cl SI an- el 1 i mois, le 7 jn V - r, S -s ob èqui-s ont i u lieu le 10 M.Midn'l l.évi i ié était le père ami et concile y-n, M.A ci le Level de )a inanuf-ic: ure .I C W.-on.[.vécut p u-n urs années u S int Jé ôm i! a lai-sé b aucuup d amis et d'excellents venir-, C était un ln inme doué de grandes qua!i;é-, possédant l’énergie des \i.-ux CaiiHiiii-n-f< an ç u-, leur gaieté »-t leur ni b oii t é midi: ionnelle.Nous ptious M.Alcide Léveillé d »g éer nos sincère» condoléaiic -.Province de (é tébec | District oc Motitcxlui.| No 1253 Cour S-iv'érieure.Johm y Ttudel, cubivateur, de Ferme Neuve, district de Montcalm, Demandeur, % v«« Henri Miron, nutr*f.*m de I' rni- N uvo, et maintenant en pny-» inconnu, l)‘fvri leur.Il ordonné hu défendeur de corn arbitre dan* le moi-.Mont* Laurier, Il janvier lOJf) LAMA HC fl E & BOUDREAU, B» olouotaif » > C.S.Wi f ; id LaLmde, Avocat du demandeur.LOTS A BATIK Oti p°ut «e proc»irer de-» lots à l â'irdnn** le-» plus belies parties de la m.!«.* »it* S nt-Jé-i6mp, en •*'*idrp- anr au J K.Parent.Qu'eu se prépare un ch* z -i pour le pr»-mier de m «i prechiin.Ou vu un les fera construire au besoin.Pour refaire ses forces et stimuler son estomac, M.Raoul Jette, de Woonsocket, R.L, prend des 'fmù ; >- * -1*.-\ m v w.“Depuis quelques sentai-nes, je me sentais moins fort; le soir, lorsque j’avais fini ma journée de travail, j’étais excessivement fatigué.I,’appétit me manquait, ma digestion se faisait moins bien et souvent j’avais des maux de reins.Le matin, je n’étais pas complètement remis et peu disposé rt me mettre à l’ouvrage.Je me suis procuré des Pilules Moro parce que ce que j’en avais entendu dire avait gagné ma confiance.Je les ai prises régulièrement et, en quelques semaines, j’ai augmenté mes forces et depuis je me porte bien’’.M.Raoul Jette, KM, Brook, Woousocket, R.I.Il n’existe pas de remède comparable aux Pilules Moro dont les eftets sur les nerfs et sur le sang sont merveilleux.Les hommes affaiblis dont l’estçmac est détraqué devraient eu prendre pour s’éviter les ennuis de la dyspepsie et de l’épuisement.Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes.Noua les envoyons aussi par la poste, au Canada et aux Etats-Unis, sur réc-ption du prix, 50 sous la boite.COMPAGNIE MEDICALE MORO, 274, St-Denis, Montréal.; M.RAOUL JETTE.104, Brook, Woonsocket, R.I.v v - j*—u i Tlb'-vn-** \if 70 Rut Shekqrooke.Ouist.Montreal COURS D’AUTOMOBILE Un cour» complet d'entretien et de réparation, compr n.-.r't la mécanique et l électricité commencera le 26 janvier.Ce cours prépare à la licence de Mécanicien en véhicules-moteurs •• accordée par le gouvernement provincial.Ce cours a lieu le jour, de 9 h.du matin à 1 h.30 de l’après midi.wr~^crp7j',wr 7 — jgz nr Un «ou» comité dit Const il (K l’instruction pub'ique norntn» à la dernière session dn comité Catholique dtidit conseil, s'.rst rènni à Montréal, vendredi d -mi-r.Etaient présents : l’honorable Cj'rille-F.Dvlâge, su intendant de l’instruction publique : S G.Mgr Forbes, évêque de Jnlietie; l’honorable docteur J.J.Guerin.M Jul- E Ion ard Prévost, député, i honorab - juge A.i Tessier et M.J.N.Miller, secretaire du département de l’instruction piibliqne.aux écoles Les rhumes % opiniâtres constituent un danger réel ¦¦ b.^ rn::i * 1 ' CwmdA ai LE MEILLEUR GIN Fabriqué a Bcrthierville, Qué.xous la sux-veillancc du Gouvernement Fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant de» années.¥ & TROIS CRAMOtURS DE FLACONS: Gros 42 onces - Prix $3.?0 i/îoyens 2S Petits 10 The Mclchm Cin ùc Spiriis r>isi»llcry CV»., Limited - Montréal DISTILLERIE BERTHIERVILLE Où les Chasseurs ont Remplacé les Chercheurs dJ0r n .«p r*>» dent 'e.îeg courent M ninten per^^inre- dn danser jçrAvp* qi, »;é^!»*îie quVcii-f* or ginaire- .trarjîj^ exemple «l’alcf*-»] ou (W dro- • t uu a 1 f d f nt e-entie • t Statistique judiciaire du district de Terrebonne / - Les ofliciers du district de Terrebonne viennent de terminer les «tutistiques pour -l’année 1924 et les avocats dont les uorns suivent ont obtenu le nombre de brefs et ¦ de défeuESS comme suit: To.A LA COUR SUPERIEURE ,C.-iE| Marchand, c.r.Saint Jéiôme JL^kippld Nantel, Sa«nt-Jérôme Hcrmao Barrette, Saint-Jérôme ^ •1/,-L.Lïgaült c.r.Lachute '‘Bélair Si de Martigny, Saint-Jérôme ,J.-= A.G.- Ethier, c.r.Sainte-Seholas-.[tique "i'onat Lalabde, Saiute-Sehblastique 21 Lavery & Demers, Montréal Pouraasa Si G.bault, Montréal Sassoville, Montréal ^Wile 17 14 13 C’est la moindre de vos dépenses de Tannée! Vous rendez-vous que le plus petit item du budget familial est le compte du téléphone?I! n’est en moyenne que de 1%.¦ ITno étude ooigr.euse du budget de fe:r:ill -s aya.-.t des rercr.ua .“.nnuehi de Î1,5C0 à.$0,000 indique que ia nourriture coûte •î37c, le loyer et les taxes, environ 17%, le vêtement, 13%, lo téléphone, 17c, et les dépenses diverses, 20% i 2(5%.En plus du temps que le téléphone économise a ton* le monde, la pensée a besoin d'être stimulée par le contact avec l’extérieur, tout comme le corps t besoin de vitamines.L’isolement ne peut être un moyen de progrès.Ajoutez un nouveau sujet d'in-tlrll dans votre existence en les appelant quelquefois en 102B Sainte-Adèle — L»* C rc * L'-^g: a t • jt ion de » fli i -r- : P Lucir vico pré-:* il.K n-«t \) -jardin-, >r.’r.t o ri *r, U n»; DfjHf iin*', dirrci dar artD»tiq»ie, P tu Di-non, Ir*‘r;é- Auber r, gérant, (j ;i ÎHiiin»* l^H-nrd, ’accen ef de H p -tiMg» y, as-LHtanf gérant .IL rvé iJe-jitr-riu»*.— M.Kimoori U U'Ixjm a éré é!u lif*r en remp’acfrnent de M Jl -noré I) Hortant fie chu ^ .rnarg .1 • Chaque newt abonné ajoute à la valeur de Voire Téléphone ré 1 Au pre*by*èrf, M J B Üup»ii-, de Mont- — Nous f T03H i i, fllflH !»» COUTH jp- t ’érection (i'an** croix en f r *ur lu j rin 1» mon tagne derrière iV*g i-* .C» Lt.e croix •** ra i îumi* né'* par la Ci** Laurentifo» ** Hydro.M.o eu* ré a r< *’ h f canyon 1’Va.sc r.lo célèbre?jKiur I or
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.