L'Avenir du Nord, 13 juillet 1928, vendredi 13 juillet 1928
rf-ÿ?;-vr,; ' V ¦•¦-••••’•'• ->p 1 .V:V- - .-.• ;.'., •.' > ' TBBNTE-DEUXIEME ANNEE —— NUMRm/ JOURNAL HEBDOMADAiKU — CINQ SOUS LE NUMERO.’ : .„ VENDREDI, IS JUILLET 1928.-~ - -.'.'O' 1897-1928 SEUL JOURNAL ou DISTRICT deTERRÉBON NE T* "IT T O TANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS.1897-1928 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) Editeur-Propriétaire : LUCIEN PARENT.CHENIER Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.S \ - ¦ ' : ' '• ' .- LABBLLE LA CRITIQUE DES TORIES Lu presse tory, à lu suite du chef conservateur, persiste à dire que le gouvernement King méprise le marché domestique, parce qu’il veut assurer aux producteurs canadiens de nouveaux débouchés dans tous les pays où le Canada peut étendre avantageusement son commerce.Lu prétention tory est vaine et absurde à sa face même.En ellet, on jicut et on doit élargir le commerce du Canada sans porter atteinte nu marché domestique.Et e’est ce que fait le gouvernement King.L'excellence «le sa politique est prouvée par ses magniliques résultats.Notre commerce augmente chaque année dans des proportions qui étonnent le monde.Nos industries sont plus prospères que jumuis.L’exploitation de nos ressources naturelles prend chaque jour une plus grande importance.IjCS producteurs canadiens voient s’ouvrir devant eux, cil plus du marché domestique, des marchés nouveaux à l’étranger, grâce aux ententes commerciales conclues par le gouvernement.Notre balance favorable est lu plus élevée de tous les pays.ïios manufactures ?Ce qui nous permet de conclure que l’accroissement de nos importations, loin de prouver que nos industries sont entravées dans leur élan, démontre plutôt leur plus grande activité.LES COMMISSAIRES D’ECOLES 1st bureau officiel de la statistique déclare, en effet: ‘‘Le déclin dans la balance commerciale du Canada ne si-gnilie pas un relâchement de notre activité industrielle, car l’industrie s’est considérablement développée depuis une couple d'années.Ce phénomène du commerce canadien est dû à une plus grande puissance d’achat du Canada nu pays et à l’étranger”.Tout cela n’empêche pas les tories de gémir et de prétendre (pic la politique du gouvernement est mauvaise.Pensez donc, disent-ils, notre balance commerciale favorable n’est plus cpie de 87 millions de dollars! Elle a diminué.Ce qui prouve, continuent-ils, que le gouvernement King ne se soucie nullement du marché domestique, (pie nos importations sont trop considérables, que nos industries et notre classe agricole manquent de protection ! Et voilà pourquoi votre fille est muette!.‘‘Si nous avions eu une protection adéquate — selon l’antique formule — notre balance favorable de commerce ne diminuerait pas”, uffirme candidement un journal tory.Mais que se passait-il donc nu temps où un gouvernement tory protectionniste administrait nos affaires?Sous le gouvernement Borden, alors que les principes économiques du parti emiscrvatcur-tory dominaient en notre pays, la balance de notre commerce était de 200 millions de dollars contre nous.Les journaux conservateurs ne font jamais allusion à ce fait historique.Et pour cause.D’abord, il démontre que leur raisonnement est faible, puéril et n’est inspiré ipie pnr le désir de critiquer le gouvernement libéral envers et contre tous.Puis, tout observateur sérieux des faits économiques sait qu’il n’est pas possible (le tirer de la balance commerciale d’un pays des conclusions absolues et d’y trouver des raisons péremptoires pour ou contre une politique tarifaire déterminée.Au surplus, la base de la critique tory manque partout du solidité.Son argumentation pêche par tous les côtés.Quand ils trouvent à redire, surtout, contre le fort volume de nos importations, ils ne sont ni sincères ni exacts.Ainsi, dire que nous avons importé, l’année dernière, 200 millions de denrées agricoles ,et s'arrêter là, ce n’est pas dire toute la vérité.11 convient d’ajouter que sur ces 200 millions plus que les trois-quarts concernent des articles que le Canndn ne produit pas et ne peut pas produire.Nos importations générales augmentent, donc notre marché domestique est négligé, donc nos industries sont compromises, donc nos ouvriers manquent d'ouvrage, disent les conservateurs.L’honorable M.Malcolm, ministre du commerce, a dit, dans un discours prononcé, au cours de la dernière session, qu’au moins 30 pour cent de nos industries dépendent d’importations de matières premières.Citons quelques exemples.Nous importons actuellement 50 millions do livres de caoutchouc brut.Cotte industrie a produit l’année dernière, an Canada, pour 100 millions de dollars dont 30 millions ont été exportés.Qui ne comprend que plus nos importations de caoutchouc brut augmentent plus s’accroît cette industrie canadienne qui procure déjà de l’ouvrage à plus de 15,000 ouvriers.Il en est de même de manufactures de cotonnades.Pourraient-elles exister si nous n'importions pas du coton brut des Etats-Unis?Evidemment non.C'est donc grâce à ees importations que cette industrie vit, se développe et fournit de l’ouvrage à plus de 22,000 ouvriers.' 11 en est ainsi pour plusieurs autres industries: le charbon américain, le pétrole américain, le cacao brut, le sucre, etc., nous sont absolument nécessaires.Nous en importons pour plusieurs millions, chaque année.L’accroissement de ees achats dénote une plus grande prospérité au Canada.Que les tories cessent donc, une bonne fois, d’essayer de bourrer le crâne des citoyens canadiens en leur disant (pie le parti conservateur détient la seule doctrine économique qui convienne à notre pays et que les libéraux sont des malfaiteurs politiques parce que nos importations augmentent.AU PUBLIC VOYAGEUR Le département de la voirie snit que scs ordres sont exécutés et (pie son personnel n à coeur d’offrir tnt public des routes en lion état et offrant toutes les conditions désirables de sécurité.Evidemment, il est difficile de faire disparaître simultanément tous les endroits qui peuvent constituer un danger sur les routes de toute une province.1st ministère de la voirie améliore constamment Is routes.Il est inutile de répéter ce qu’il a fait encore dans ce domaine.Los faits prouvent-ils qu’ils raisonnent bien?D’abord, l’augmentation do nos importations ne démontrc-t-cl-le pas le bien-être général et que, comme conséquence, notre pouvoir d nclmt devient plus grand t Lt puis, ne sait-on pns qu’une forte proportion de nos importations consiste en matières premières qui sont ensuite transformées ici, dans La sécurité des automobilistes est surtout une question de bon sens et de prudence de tour part.Le ministère de la voirie est au service du public, mais il a besoin de sa coopération.Si toutes les routes, en supposant,que cela puisse arriver, n’offraient en elles-mêmes aucun danger, il resterait le danger de la vitesse excessive, lequel est la cause directe ou indirecte de la plupart des accidents d’automobiles.C ’est ce danger qui doit disparaîtra.Lundi dernier était le jour de la mise en nomination des commissaires d’écoles pour la ville et lu paroisse de Saint-Jérôme.Dans la paroisse, Mil.Joscphat et Henri Corboil, démissionnaires ont été remplacés par MM.Raoul Thérrien et F.Bélanger, sans opposition.Pour lu ville, MM.J.-V.Léonard, président de la commission scolaire, et M.Emile Linizon ont été proposés pour continuer à occuper leur poste.Us ont comme opposants, le premier, le Dr Ludger Libelle, et le second M.\V.Poirier.Nous regrettons vivement cette opposition que nous trouvons inopportune dans les circonstances.Nos vieilles chansons en chars allégoriques La commission .scolaire de la ville de Saint-Jérôme se compose actuellement de M.J.V.Léonard, président, de MM.C.E.Marchand, Jules-Edouard Prévost, Emile Lanzon et J.If.Desjardins.Tous ces messieurs ont, croyons-nous, démontré leur compétence, leur esprit public et leur prudence.Us ont, depuis quelques années surtout, déployé un travail constant, une activité inlassable et un zèle éclairé dans l’intérêt de l’instruction publique à Saint-Jérôme.Forcés pur l’accroissement de la ville et la rapide augmentation du nombre des enfants, de faire face à des obligations nouvelles .ils ont su trouver de bonnes solutions et réalisé des oeuvres nécessaires._ Tout en assurant des institutrices compétentes et le local voulu à nos nombreux enfants qui sont en âge de fréquenter l’école, les commissaires se sont efforcés de ne pas surcharger les contribuables.A tel point que-, proportion gardée, la taxe scolaire est moins élevée à Saint-Jérôme que dans aucune autre ville de lu province.MM.J.V.Léonard et Emile Lntt-zoit ont consciencieusement rempli les devoirs de leur charge, comme commissaires d’écoles, accordant leur concours intelligent et leur active collaboration à leurs collègues.Dans toutes les décisions qu’ils ont prises, ils ont agi avec le souci de l’intérêt général, sans parti pris, avec intelligence et bonne volonté.Nous n’hésitons pas à dire que les contribuables de la ville de Saint-Jérôme ont profité de leur travail et doivent leur en être reconnaissants.En vérité, nous tic voyons aucun reproche que l’on puisse adresser soit à la commission scolaire dans son ensemble, soit aux commissaires J.V.Léonard et Emile Lauzon individuellement, si l’on se place sur le terrain de l’intérêt public.Présentement, la commission scolaire a décidé d’agrandir les écoles de quartier.Le contrat est donne et les travaux doivent commencer sans délai.Une propriété (l’uncieunc propriété Craig) a été achetée en vue de doter le quartier Saint-Louis d’utie c-cole pour les jeunes enfants.De plus, le contrat conclu avec les SS.de Stc-Antie, eu 1903, pour l’école de leur externat, étant à la veille île se terminer, un nouveau a été mis à l’étude.Plusieurs pourparlers ont déjà eu lieu à ce sujet avec lu communauté des SS.de Sainte-Aune.Ce sont là autant d’excellentes raisons de plus de ne pas changer cette année, les commissaires qui ont commencé tous ces travaux et étudié ces projets que lions devons les laisser conduire à bonne foi.La procession accoutumée de la St-Joan-Bnptisle à Montréal a eu lieu cette année le dimanche 1er juillet.Le jour même du 24 juin, le dimanche précédent, le mauvais temps avait obligé les organisateurs de surseoir.Tout était si bien préparé que c’eût été dommage vraiment qu’elle n’eut pas lieu.Notre bon peuple aurait été privé d’un magnifique spectacle, éminemment instructif et édifiant du point do vue patriotique.Heureusement il a pu en jouir, par cette après-midi du 1er juillet, richement ensoleillée et que seule une ondée (l’un quart-d’heure est venue rafraîchir jus te au moment du départ du délilé.Et, de toute évidence, nos gens l’ont joyeusement apprécié.Depuis quelques années, cette procession du jour de la fête nutiouule à Montréal n’est pas quelconque ni banale.Des hommes au courant des fastes de notre histoire et fervents de l’art sous toutes ses formes savent lui donner un sens et en faire une é-voention qui dit quelque chose à 1 Time populaire, l’instruit et l’élève.Cette année, ce fut le délilé figuratif en chars allégoriques de nos vieilles chansons du terroir — un peu plus (l’une trentaine.Ca été un beau stte- “Tantôt gai, sentimental et joli — dit un compte rendu — tantôt guerrier, patriotique ou religieux, à l’instar, des vieilles chansons qu’il interprétait à sa façon, le défilé traditionnel de la Suint-Jean a eu lieu â Montréal en présence de milliers et de milliers de spectateurs.” On estime, en effet, qu’une dizaine de mille citoyens ont ainsi proeessionné, avec pas moins de -35 chars, formant autant de tableaux allégoriques, chacun évoquant l’une ou l’autre de nos vieilles chansons, cependant qu’une foule de cent cinquante mille personnes les regardait passer et les admirait fervemment.en fredonnant tout bas l’air connu.Nous faisons appel à l’esprit civique et au désintéressement dos candidats oppositionnistes et à leurs pro-posenrs, pour qu’ils retirent leurs candidatures.Mettnnt au-dessus de toute autre considération le bien commun, ils comprendront, comme la majorité des citoyens de Saint-Jérôme, que, dans les circonstances, leur opposition n’a pas sa raison d’être.Le parcours se faisait sur la rue Sherbrooke, du Pare Lafontaine à la rite Atwater, et le délilé a duré un peu plus de deux heures.Les ‘‘sections” de lu Saint-Jean-Baptiste sont nombreuses dans la grande ville.11 y en a une par paroisse à peu près, et il y a bien soixante paroisses canadiennes-françaises dans Montréal.L’une ou l’autre de ees sections, ou deux ensemble, tiraient ‘‘leur char” ou ‘‘leur elm-son”, que les membres de chaque section accompagnaient dans la procession.Comme le choix des sujets a-vuit été judicieusement fait, que tout était ordonné selon un plan il’ensemble et que les figurations et décorations de chaque ‘‘char” illustraient intelligemment et gracieusement chaque ‘‘chanson”, ce fut superbement évocntcur'et même émouvant.Une simple énumération des sujets, ainsi évoqués allégoriquement donnera à mes lecteurs une idée de ce vaste tableau.Jji voici sans plus do phrases: Nos vieilles chansons (théine général), Le troubadour, C’est notre grand père Xoé, Les chevaliers du guet, En roulant nia boule, Le foulon, I>a Saint-Nicolas, Sur le pont d’Avignon, Anne de Bretagne, Le joli tambour, Il était un petit navire, Malborottgh s’en va-t-ou guerre, A Saint-Malo, beau port de mer, A la claire fontaine, Jsnbonu s’y promène, Il pleut, il pleut bergère, La guigno-lée, Au clair de la lune, Marinnnc s’en vn-t-nu moulin, Le drapeau de Carillon, Alouette, gentille alouette, Mari ez-moi, Le retour des chantiers, Un Canadien errant, Dans les chantiers, La voix des clochers, Vive lu canadienne, Savez-vous plnntcr les choux, Jadis, la France sur nos bords, Dieu protège le roi, O Canada, terre de nos aïeux.Et j’en oublie, évidemment, puisque je n’ai là que trentc-ct-un titres et qu’il y avait trente-cinq chars.Quand même, mon énumération donne un aperçu du tableau général.GRANDES FETES A SAINTE-ADELE Deux événements ont eu lieu, dimanche dentier, à Suintc-Adèle, qui feront date dans l’histoire municipale, savoir: la bénédiction et inauguration officielle, au cours de l’après-midi, d’une école au quatrième rang ou Sainte-Adèle en Bas, cérémonie à laquelle assistèrent les honorables J.L.Perron, ministre de la voirie, et Athanase David, secrétaire provincial, et le soir grande assemblée au village à laquelle les deux ministres adressèrent lu parole.L’assemblée était sous la présidence de M.l’abbé Juntes Lesage, curé de la paroisse.De même qu’à la cérémonie de bénédiction et d’inauguration de l’école, on y remarquait tous les notables (le la localité ainsi que plusieurs visiteurs étrangers, dont MM.E.Nolin, maire du village; Geo.Legault, maire de la paroisse; Joseph H.Beauchamp, président de la commission scolaire; Joseph Legault, Dieudonné Vuliquette, Joseph Desroches, Alfred Gagnon, Joseph Raymond et Wilfrid Millette, ocnseillers de la paroisse; D.Richer, M.Desjardins, N.aVillancourt, J.L.Dumouchel et B.Parenteau, conseillers du village; MM.les abbés C.H.Robil-lard et Albert Frattcoeur, respectivement assistant-procureur, et professeur au séminaire de Sainte-Thérèse; René Desjardins, secrétaire de la municipalité; Joseph Jean, aviseur légal et Alfred Roy, ingénieur; Charlemagne Campeau et Sigefroi Desjardins, commissaires; C.11.Robillard, maire de la ville de Sainte-Thérèse; G.Legault, maire de Val Morin; Ernest Bélisle, préfet d tt comté, et plusieurs attires des paroisses avoisinantes.Quelques visiteurs venus d'Ottawa et de Montréal étaient également présents dont l’lion, juge Thibaudeau Rinfrct, le Dr Jcnn-P.Décarie, Alt', lii'gault, etc.M.LE CURE LESAGE AI.le curé Lcsnge ouvre lui-même l’assemblée qui, commencée eu plein air sur le terrain de l’école du village, se termina dans la salle de ladite école à cause d'un orage imprévu.1! souhaite la plus cordiale bienvenue aux deux ministres et les remercie d’avoir bien voulu assister tout d’abord à la bénédiction et inauguration de l’école du quatrième rang, l’après- Ilourouse idée, en vérité, que celle d'avoir du ht sorte représenté et fait revivre pour ainsi dire en tableaux vivants nos vieux chants du terroir! Lu chanson populaire exprime un état il'âmc, parfois elle peint â sa manière toute une époque et la ressuscite.Elle est, a-t-on dit, comme un miroir où se reticle Panic du peuple â un temps donné.Il est certain, en tout cas, que, dans les vieux refrains de chez nous, se retrouvent tantôt la gaieté de nos anciens (A lu claire fontaine, Vive la Canadienne), tantôt leur tristesse et leur mélancolie (O Carillon, Un Canadien errant), ou encore leur culte à la France et l’amour du pays, (Jadis, la France sur nos botds, O Canada terre de nos aïeux)___ Nos vieilles chansons constituent, dans leur ensemble, des excitants à un patriotisme du meilleur aloi.lai Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal — la mère de toutes les autres — mérite donc les plus chaudes félicitations pour avoir su choisir, une fois de plus, dans notre histoire — cet écrin de perles ignorées, comme disait Fréchette — le thème des réjouissances nationales.Cette initiative pittoresque, dont l’exécution a été, grâce à MM.Massicotte, Lnga-é et Roy, si parfaitement réussie, est de celles qui contribuent sûrement ‘‘à rendre le peuple meilleur”, comme le veut le motto de notre société nationale, et tous les vrais patriotes se doivent de s’en montrer tiers et reconnaissants.Rien mieux que ces défilés ou représentations historiques no saurait instruire la niasse et, dans le sens profane, édifier la jeunesse.L’abbé Elic-J.AUCLA1R.midi, et venir ensuite nilresser le soir la parole.L’orateur rappelle les grandes transformations que Sainte-Adèle a connues surtout depuis quelques années et il ajoute que, sans vouloir faire de politique, il convient de reconnaître que c’est grâce à lu généreuse intervention du gouvernement provincial.Il déclare n’avoir pas besoin de présenter les deux ministres présents, qui sont bien connus de tous ainsi que leurs oeuvres, et il termine par un bref éloge du chacun d’eux.L'hon.ATHANASE DAVID L’iton.Athanase David, député du comté do Terrebonne, à l’Assemblée législative, est l’orateur suivant.Le secrétaire provincial remercie ses compatriotes de l’endroit de la chaleureuse réception faite à son collègue et it lui-même, réception dont ils garderont le meilleur souvenir.S’ .aquuiit à une thèse qui lui est chèi , l’hon.M.David parle de l’oeuvre de l’éducation dans notre province.11 n’hésite pns à poser une lois de pi us eu principe qu'on n’a pas le droit de priver les enfants de nos campagnes pas plus que ceux des ou-vreirs des villes du pain de l’intelligence, c’est-à-dire de l’instruction.Ce qu'il importe, c’est de leur donner l'orientation intellectuelle qui répond à leurs aptitudes et aux besoins de la classe sociale à laquelle ils appartiennent, puis d’éviter de les diriger inutilement vers les villes où la tuberculose et autres maux attendent malheureusement un trop grand nombre.Faisant allusion à la campagne d’embellissement et d’assainissement do notre province entreprise par l’honorable M.Perron, le secrétaire provincial dénonce avec énergie le caractère grotesquement exotique de plu-(icurs de nos habitations modernes.On construit de façon atroce, dit-il, un lieu (l’imiter la vieille architecture canadienne.Il conseille à scs auditeurs de revenir à nos vieilles traditions d’autrefois,' car nous sommes en train de déflorer nos muisons canadiennes en construisant des habitations sans style et avec des escaliers, ou plutôt des échelles extérieures.” Il n'y a pas de pays au monde et jeune comme le nôtre où on se permettrait les horreurs que l’on voit dans certaines de nos campagnes.Il ne s’agit pas, dit l’hon.M.David, d'être des artistes ni d’être très instruits, mais de comprendre l’erreur commise et d’y remédier, si on veut conserver à nos campagnes leur beau, leur pittoresque caractère.L’hon.J.L.PERRON Comme la pluie commence de tomber, l’hon.M.David brusque la fin de son discours cependant que la foule réclame que l’assemblée se continue dans une salle voisine.Tous s’y dirigent ,et l’hon.M.Perron est invité à adresser la parole à son tour.Le ministre de la voirie se dit heureux d’avoir pu assister, l’après-midi, à la bénéditeion et inauguration d’une ‘‘école de rang”.Fils lui-même de cultivateur il a fréquenté une telle école de rang, maison qu’on n’oulbic jamais.On y forge scs premières armes, on y reçoit l’éducation nécessaire qui permet à nos compatriotes des campagnes de conserver la place importante qu'ils occupent dans notre province.C’est de l’école du rang que sont sortis la plupart de nos gouvernants actuels et que sortiront ceux qui seront apitoies à continuer l'oeuvre commencée.LA BASE DE LA PROSPERITE .GENERALE LES MIENS Mes enfants, pour jouer ensemble, Ont mille jeux étourdissants, Ils gambadent, le parquèt tremble, L’air est plein do leurs cris perçants.Les voici qui livrent bataillo Au mur, l'ennemi supposé; Les joujoux servent de mitraille, Et plus d'un retombe brisé.Je redoute que leurs vacarmes Ne s’interrompent brusquement Par un chaud déluge de larmes Ou des discordes d'un moment.Quand ils sont calmes, chose rare, Je flaire quelque guet-apens, C’est qu’une farce se prépare, Dans le silence, à mes dépens.Mais je n’en suis pas la maîtresse, Us sont trop tendres, trop malins, Et j'aime comme une caresse Leurs airs suppliants et câlins.Je deviens, alors, leur compagne, Ma présence excite leurs jeux, Leur bruyante gaîté me gagne, Je chante et je danse avec eux.Et je les appelle des anges, Et la voisine des bandits.O goûts différemment étranges, Son enfer est mon paradis.Madame Gustave MESUREUR.sur l’avenir do la province de Québec.Bref, ce dont nous avons exclusivement besoin dans nos campagnes, e’est l’école du rang, la bonne école du rung.” Le ministre de la voirie ,faisant allusion à son discours prononcé trois semaines auparavant au lac Supérieur à titre d’inauguration de sa campagne d’assainissement et d’embellissement de la province, rappelle les avantages que nous retirerons du tourisme si la propreté, l’hygiène et la beauté régnent dans nos campagnes.Nous u-vons eu, l'an dernier, 375,000 automobiles venant îles Etats-Unis et nos visiteurs ont laissé $02,000,000, et cette année il en viendra 400,000 cependant qu’on prévoit que les touristes dépenseront dans notre province au bas mot 75 à S0 millions de dollars.Mais les étrangers continueront do nous visiter à une condition, c’est que l’attrait et le caractère hygiénique de nos campagnes les attirent.Il faut donc que celles-ci soient belles et propres, et que nous offrions à nos visiteurs une cuisine française.Us ne viennent pas chercher ici du luxe, ils s'attendent de voir des maisons blanchies, des fleurs, des arbres, de la verdure.ACTES DE VANDALISME L’hon.M.Perron, certes, n’est pns contre l’enseignement supérieur.Il est cependant convaincu que la base de la prospérité de notre province et de ses habitants, dos progrès de la race canadicuuc-française, c’est l’instruction élémentaire que distribue l’école du rang.‘‘Donnez-nous, procln-mc-t-il, de bonnes écoles de campagne avec des institutrices compétentes et bien payées, formotis-y les fils de cultivateurs, et je n’ai aucune inquiétude Suite à la dernière page ^ L’hon.M.Perron profite de l’occasion pour protester avec toute l’énergie dont il est capable contre cette haine des arbres que plusieurs manifestent.Des 165,000 arbres plantés pur son département, 1,361 furent détruits au cours de l’an dernier.La chose, dit-il, est incroyable mais exacte.Aussi, afin de mettre fin à ees actes qu’il qualifie de vandalisme, le ministre de la voirie annonce avoir résolu que dans les municipalités où on mutiler» ou détruira les arbres, le département de la voirie refusera désormais un seul sou de subvention.Une paroisse non loin de Montréal où ce département devait dépenser cette année $50,000 ne le fera poiut, précisément parce que l’hiver dernier, 114 arbres furent détruits inutilement.L’hon.M.Perron, après avoir vanté l’intelligence et l’énergie du curé do Sainte-Adèle, réitère que pour que sa campagne d’assainissement et d’embellissement de notre province aboutisse à des résultats pratiques et réels, la collaboration des membres du I L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 13 JUILLET 192S.La Réfrigération Electrique Produit un froid commode et continuel qui met fin au gaspillage des aliments.Permettez-nous de vous renseigner plus complètement.Arrêtez à notre magasin local ou écrivez-nous afin d'obtenir tous les renseignements voulus concernant les nouvelles méthodes de réfrigération électrique.Nous vous expliquerons comment, avec une glacière électrique complète ou simplement avec une unité électrique installée dans votre glacière actm lie.vous pouvez vous dispenser de glace, de tuyaux de drainage ou de bassin d'égouttage.Avec la réfrigération électrique, vous obtenez un degré de froid constant qui vous permet de conserver en parfait état tous vos aliments.Vous évitez ainsi des ennuis, des frais et des pertes inutiles.Nous pouvons aisément vous démontrer la supériorité de l’électricité pour la réfrigération.Gatineau Electric Light Company Limited Le Congrès de l’Union des Municipalités Nous continuons cette semaine, la publication des résolutions adoptées au récent congres de l’Union des Atu-nicipalités: Une résolution proposée par M.P.A.Longpré, maire de Sainte-liose, appuyée par M.W.Auelair, de St-\ incent «le Paul, a trait à l’hospitalisation des malades pauvres cl demanda au gouvernement : lo.—Les règlements de l’Assistance publique devraient être amendés pour «pie les personnes pauvres ou dont l’état de fortune est inconnu au moment d’un accident grave occasionné par «les causes physiques ou pathologiques et nécessitant une intervention chirurgicale ou une hospitalisation immédiates, puissent être admises dans les hôpitaux sur la simple déclaration d’un médecin ou d’une personne digne «le foi, les.frais de la dite hospitalisation devant cire mis à la charge «lu département de 1 ’Assistance publique et de la municipalité où l'accidenté a sa résidence au sens de la loi, sauf tout recours du département et «le la nmnreipalité contre le dit accidenté ou ceux tenus en loi à .son entretien pour U* remboursement 11 «les «lits frais.2o.—La Loi «le l’Assistance publique devrait être amendée pour permettre aux indigents temporaires d’être admis dans les hôpitaux aux frais «le l’Assistance publique et «les muni-ci pâli tés, les municipalités ayant le droit de se taire rembourser le plein montant des frais de l'hospitalisation du malade ou «le ceux astreints en loi à son entretien «g devant remettre n l’Assi>tnnce publique 50 pour cent «le toute somme «pi'elle aura perçue en remboursement.3o.—La formule «l’admission des patients devrait être modifiée «le manière h ne pas exiger que le maire ait une connaissance jversonnellc de certains laits «pii peuvent être hors «le cette connaissance personnelle mais dont il peut tout simplement être informé.J.-IEyrnle Lalapde T^oTnipiipigue, f3.Q.Spéciaux pour Vendredi et Samedi OKn I pruneaux, q ; En livre.t/e.25cnS.n»,.35c TOMATES, 2 boites pour .RAISINS, 2 livres opur .ALLUMETTES, 3 paquets pour ! VERMICELLI:.Macaroni.La livre SI vous pouviez avoir exactement l’auto de vos désirs, quelles sont les caractéristiques que vous exigeriez de cette voiture?La performance serait votre première considération .vous voudriez avoir du pouvoir en abondance et toute la vitesse possible .vous rechercheriez une voiture capable d’une prompte accélération .une voiture d'une exceptionnelle robustesse, capable d'accomplir de très longs trajets sans jamais perdre de sa puissance.Puis vous considéreriez le style, le dessin de la carrosserie.Vous choisiriez une carrosserie moderne, avec lignes basses et sportives, décorée de couleurs harmonieuses et dernier cri.Vous ne seriez satisfait que d’une élégante carrosserie par Fisher.Vous voudriez ensuite une voiture luxueuse .une voiture possédant un compartiment intérieur superbement aménagé, avec élégants capitonnages et coussins moelleux .une voiture vous offrant le maximum de protection contre les intempéries en meme temps que le parfait confort et la plus grande souplesse de roulement.Et enfin, vous demanderiez un article de qualité .un véhicule de construction substantielle .un auto possédant entre autres caractéristiques des freins aux quatre roues, un épurateur d'air, un filtre d'huile, un système de ventilation du carter, un système d’alimentation par le vide, un réservoir de gazoline à l’arrière .un auto sur lequel vous pourriez toujours compter, peu importe les conditions climatériques ou l’état des routes.Ce sont là les qualités que chacun désire dans un auto et que chacun PEUT avoir, pour la première fois dans l’histoire de l’automobile, au bas prix du “plus gros et meilleur” Chevrolet.c-u-7-ïscf Reutim • • • • • £625.00 Touring.625.00 Coup# - .• .740.00 Co#dg .740.00 S#dan- .8 J 3-00 Tomt les prix è F usine, Oskosra— Texts dm gouvernement, port-chocs ci pneu de rechange en plus./5SS^x S*dan Impérial - • • £890/HJ Cabriolet convertible - 863.00 Châssis commercial - 470.00 Routier» ds Simiioa - 625.00 Châssis-camion 1 tonne 635.00 Routière express • - 650.00 Tous les pris à Cusine, Oihtrxa— Tares du gouvernement, parc-chocs et pneu de rechange eu plus.OLET « H.A.McCUBBIN SAINT-JEROME, Qué.;- - v - -y , / ;\ 1 ¦ ¦ ~ ‘ -¦ PRODUIT DE LA GENERAL MOTORS OF CANADA,-, t nurrrpn Sur proposition île MM.A.Desinti-tiers et -Ios.Lnbrecque.délégués de lu cité de Sherbrooke, il est résolu: Que l’Union des Municipalités de lu province de Québec recommande à la législature d'amender les elmpitres 159.100 et 190 des Statuts Retondus de 1925 de manière à ce que le traits-port des aliénés on des enfants condamnés à l’école de réforme soit fait par les officiers de la force constabulaire de la municipalité dans laquelle l’aliéné ou le condamné a son domicile légal.M- Oscar Augé, maire de Québec, appuyé par M.l’échevin Gabias, do Montréal, a fait adopter la résolution suivante: Que le gouvernement de la province de Québe- soit prié d'adopter le plus tôt possible une législation d’urbanisme alin de donner aux municipalités tant rurales qu’urbaines des plans d'ensemble, de développement et d’embellissement et do créer en même temps un organisme provincial destiné à contrôler ees plans d’ensemble et de développement et à aider les municipalités à promouvoir l'urbanisme sous toutes ses formes.M.A.iJ.Labcllc, de Hull, appuyé par l'échcviii Garcau, de Longucuil, ont présenté une résolution du conseil de la paroisse de Rcpcutigny demandant que le gouvernement se charge, de l’entretien des ponts situés sur les routes entretenues par le gouvernement.M.Léon Trépanior, de Montréal, appuyé par M.le maire Parent, de Kte-Agathc, a proposé: Que la loi de l'Assistance publique soit amendée de manière à instituer un tribunal qui pourrait être le directeur de l’Assistance Publique ayant pour mission de décider sans appel après enquête si itn malade qui se «lit i indigent et qui est refusé comme tel 1 par sa municipalité doit ou non être | mis sur la liste de l'assistance publi-! que.Que la loi de l’Assistance publique soit amendée de façon à permettre de placer à la charge de l’Assistance publique les frais d’hospitalisation des maladies indigents dont le domicile est en dehors de lu province ou inconnu.Propos»?par M.llidolu Duchesne, échevin, La Tuque.Secondé par M.A.-W.Bourasan, gérant municipal, La Tuque.Considérant (pie certaines municipalités sont appelées à faire des dépenses considérables concernant l’assistance publique; Considérant que suivant leur situation géographique en rapport avec les travaux considérables qui sc font dans les territoires non organisés et «lui n’ont pas d’autre solution «pic de s'adresser à la première ville soit pour hospitalisation, cas d’indigence, (personnes n’ayant pas do lieu de résidence stable) soit pour tout autre cas semblable, et que, pour les villes précitées ceci entraîne des dépenses considérables et trop onéreuses dans certains cas: Qu’il soit résolu que l’Union des Municipalités de la Province de Québec recommande fortement an gouvernement provincial de passer à la prochaine session une loi pour protéger les villas affectées dans les cas ci-haut mentionnés.SON HONNEUR LE MAIRE L.-E.PARENT Nos lecteurs liront dans une autre partie du journal, le compte-rendu de la belle démonstration en l’honneur de M.le curé Lajeunesse, de Sto-Lu-cie, à l’occasion «lu 25ème anniversaire de son ordination et du SOètito anniversaire de la fondation de la paroisse.Au nombre des citoyens de Sto-A-gathe qui assistaient à la fête, l’on remarquait AI.le curé J.B.Ba/.inct, >on honneur le maire L.-E.Parent, Al.Ernest Bélisle, préfet du comté, les ccbevins P.Betliumcur, O.Liboiron, 1’.E.Ixtrtie, AI.Cyrille Guiudou, maire de St-Adolphe, etc.I/C principal discours prononcé lors du banquet, du côté laï«iue , fut celui de son honneur le maire Parent.Après avoir lu à l’assistance un message d’excuses de l'honorable Al.A.David, secrétaire provincial, «lui ne pouvait assister à la fête, étant retenu à Sie-Adèle, pour l'inauguration d'une école, Al.Purent fit en quelques lignes l’historique du coquet village de Ste-Lucie qu’il appelle paroisse-sueur de Ste-Agathe et félicita AL.le titré La jeunesse au nom «les citoyens de sa ville.Puis, avec l’éloquence qu’on lui commit, il «lit combien les citoyens «le Ste-Agathe, représentés par les membres du conseil présents, étaient heureux de venir manifester au jubilaire leur estime et leur admiration, en cette fête mémorable.Passant à un autre ordre d’idées, l'ofaleur parle du développement du nos paroisses «les Laurcntidcs.Plein d'optimisme, il a confiance en l’avenir «lu nord en général et eu celui do Ste-Lucie en particulier.Eu effet, dit-il, vous aurez bientôt une ligne-ceinture de bonnes routes «pii reliera Ste-Lucie, Rawilon, Joliette «pii vous amènera les touristes en grand nombre, contents de séjourner parmi vous, grâce à votre courtoise hospitalité, à la propreté «le votre vilage, à la verdoyante attraction de vos bois et à vos magnifiques lacs poissonneux.Vous avez toutes les ressources de villégiature qui plaisent tant aux citadins, et la.coopération de la ville de Ste-Agathe vous est acquise pour It'S y attirer en plus grand nombre.Car, no l'oublions pus, le progrès de l’un tait celui «le l’autre et vice versa.Ste-Agathe a donné ic signal, Ste-Lucie a emboîté le pas avec un succès remarquable, de même St-Fuustin, St-Jovitc, etc.; et bientôt tout le nord de Alontréal sera le paradis des touristes «pii viennent chercher le calme, le repos, las divertissements sains et salutaires au milieu d’une nature incomparable.Puis AL le ntnirc Parent, a l’instar do l’honorable Al.Perron, insista sur l'importance primordiale de tenir les alentours «les demeures très propres, frais, de les ombrager de jolis arbres, et de les orner de délicieux petits jar-lins aux allées droites et nettes.Les étrangers seront impressionnés «1e tant de beautés, de confort et d’une si bonne hospitalité et voudront y revenir.Tous ces avantages, dit l’orateur, Ste-Lucie les possède déjà et nous 1rs en félicitons, mais il faut travailler à aller toujours de l’avant, et à ne pas s'arrêter dans la voie du progrès.L'orateur fut vivement applaudi et nous regrettons de n’avoir pu donner ici qu’une pâle eseprisse de son discours.A LA BANQUE PROVINCIALE Visite de l’ancien immeuble de la Banque Royale que la Banque Provinciale occupera d’ici quelques jours.— Travaux «1e réfection.Un groupe de journalistes a visité dernièrement l’ancien immeuble do la Banque Royale, qui sera occupé à la lia du mois par lu Banque Provinciale.Les travaux «le réfection avancent rapidement et d’ici une quinzaine de jours le déménagement pourra s’effectuer.Il n'y a pas un coin de cotte bâtisse qui n’aura pas été retouché, nous disait AI.Paul Favreau, surintendant «k's immeubles «le la Banque Provinciale, qui servait «le cicerone aux journalistes.D’abord, c’est le marbre «le la façade, du marbre «le Géorgie, qui a été nettoyé au sable par pression d’air.A l’intérieur, c’est du marbre italien et africain, ntt peu plus pâle que le marbre statuaire.Les comptoirs sont en marbre noir et or belge; le bronze est d’un fini vieil anglais; les chapiteaux «les colonnes de la grande salle «lu rez-de-ebatissée sont finis vieil argent.Tout cela a été rafraîchi.Toutes les boiseries sont en acajou espagnol.Au fond du rez-de-chaussée ,on ti substitué aux anciennes verrières en verte poli au sable de nouvelles verrières en verre cathédrale.La “Banque Provinciale’’ occupera le sous-sol, le rez-de-chaussée et le premier étage.Le deuxième sera probablement converti en bureaux.Lo dernier sera occupé par les avocats de la Banque, Kavanagh, Lacoste et Lajoie, comme l’immeuble actuel.Au rez-de-chaussée, eQst le bureau de la succursale principale.La clientèle «1e la Banque et les employés seront bien à l’aise «iatis cette vaste salle.De chaque côté de l’entrée, ce sont les bureaux du gérant de la succursale, «lu gérant adjoint et «la comptable.Au sous-sol, sont les voûtes pour la caisse et les valeurs de la Banque, les voûtes pour les vieux documents.Dans la partie avant du sous-sol, se trouvent les coffrets «le sûreté à l’usage de la clientèle.Ces coffrets de sûreté seront d’un nouveau genre, encore inconnu ici, nous dit-on.Us serviront à la fois de filière et de classeur.Encore dans le sous-sol, une salle réfectoire pour le personnel.Le premier étage sera occupé par le personnel du bureau-chef: bureau «lu conseil «l’administration, bureau du gérant général .des comptables, etc.L’immeuble fut construit en 1907, pour la “Banque Royale’’, par II.C.Stone, un architecte d’Angleterre.La construction «1e la bâtisse et l’achat du terrain coûteront $800,000.; w» mWWWWMWWWWWVMWWVmWWWWSMWWVMI ¦p" T T | Supposez que votre maison brûle cette nuit, vos pertes seraient-elles couvertes par les —¦ .assurances ?C’est le temps de penser à L’ASSURANCE-FEU Demain, il sera peut-être trop tard.LAURENT DUBOIS 150, RUE LABELLE (Tél.214) SAINT-JEROME Représente les compagnies suivantes : The Yorkshire Insurance, Home Insurance, Occidental Fire, National Ben Franklin, Assurance du Canada.American Equitable de New-York, Provincial Fire, Cornhill Fire, Fidelity Phénix, Caledonian, etc., etc.aussi Assurance accidents et maladie: Merchants & Employers j; Assurance-vie : Confederation Life Association.-MH 1*1 I I M I HV A L’OCCASION DE LA SORTIE DES CLASSES I La MAISON LESAGE de STE-THERESE I a le plaisir d’inviter les amateurs de musique à visiter sa manufacture de Pianos .Toujours prêts pour la livraison, PIANOS AUTOMATIQUES et ORDINAIRES ou quelques uns de seconde main.Nous manufacturons 15 différents modèh s.Tous ces pianos sont absolument garantis.Catalogue sur demande Tel.27-R 2 et 27-R3 A.Lesage Etabli en 1S91 STE-THERESE, Co.de Terrebonne, P.Q.G.p.L.©7R|=Ï/*TT4 «St FJL.S ASSURANCES DE TOUS GENRES Vendeurs d’automobiles Dodge, et Star.Jf2, rue Saint-Oeorges, Saint-Jérôme r> Téléphone No S Service courtois MANOIR SOUMIS AUTREFOIS MANOIR 1-ACHAPELL.E E.-W.SOUMIS, Prop.ST-JOVITE, F>.Q.M-m+H I I 1 1 l 'M 'l-l-l-i-î-l-l-M-M-b-M-MH 11111 M-MH-MHM-M-MH LE GOLF A SAINT-JEROME Los amateurs «lu club «le Golf de Saint-Jérôme ont ouvert leur saison par un concours préparatoire, samedi dernier, et les autres concours «jui sont organisés sont les suivants: Juillet 7: Concours préparatoire; Juillet 14: Concours mixte; Juillet 21: Concours préparatoire; Juillet 28: Club de Golf St-Jean vs Club de Golf St-Jérômc; Août 4: Concours Handicap; Août 11: Concours mixte; Août 18: Equipe du Président vs Equipe du Vice-Président; Août 25: Concours championnat.Le terrain est dans un état tout à fait intéressant et les amateurs «le Montréal et des environs qui voudraient aller passer une journée à la campagne, en ayant l’avantage de se livrer à leur sport favori, seront certainement.satisfaits de leur visite à ta Reine du Nord.Les visiteurs trouveront aussi deux hôtel» absolument recommandés et où la table et le confort des chambres ne laissent rien à désirer.Ceux qui voudront apporter leur panier et pique-niquer sur le terrain seront aussi les bienvenus et trouveront des bocages où là famille pourra passer un agréable après-midi.On peut communiquer à ce sujet n-vcc M.Joseph Fortier, le président «lu Club, ou avec M.Jean Simard, h?secrétaire-trésorier.BULLETIN DE LA VOIRIE QUI DOIT S’OCCUPER DE SECURITE Vous devez considérer les automobilistes i lu |«.piu(s tli'sn grénbh* 0, ST-PAUL EST, MONTREAL.Mine J.Lahaie Jeune bébé.Travail interdit.Ne pouvait manger.Digestion mauvaise, Maux de Tête.Etat triste.Lamentable.Une soeur.Pilules Rouges.Santé bien rétablie et conservée.**J’avais un jeune bébé qui réclamait toute mon attention et aussi toutes mes forces.Mon épuisement était tel que tout travail m’était interdit.Je ne pouvais manger parce que tous les aliments me dégoûtaient; ma digestion était mauvaise et je souffrais affreusement ,/, de maux de tête.J’étais triste, mon état était lamentable et je ne savais comment le changer.Une de mes soeurs, qui venait souvent m’aider et m’encourager, me suggéra d’employer les Pilules Rouges auxquelles elle devait elle-même sa bonne santé.Immédiatement je me suis procuré quelques boites de ces pilules et bientôt j’ai constaté quelles relevaient mon appétit, activaient tna digestion, augmentaient mon endurance.J’en ai continué l’emploi pendant un certain temps; nia santé s’est bien rétablie et depuis s’est bien conservée".Mme J.Lahaie, 69, rue Laviolette, Trois-Rivières, P.Q.Il n’y a sûrement pas dcmeilleur remède pour les femmes, de tout fige, en tout temps, dans les cas de; Anémie, Chlorose, Pertr» d*appétit.Faiblesse d'estomac.Mauvaise circulation.Troubles nerveux.Maux de tête.Irrégularités, Douleurs internes.Troubles du retour d'âge.CONSULTATIONS GRATUITES:— I.cs femmes qui désirent consulter nos Médecins peuvent le faire tous les jours, de 9 heures du matin à 8 heures du soir (excepté les dimanches et jours de fêtes religieuses) it nos bureaux, No 1570, rue St-Denis.Que celles qui ne peuvent y venir, nous écrivent tous les détails de leur maladie et si, après avoir minutieusement étudié leur cas, nos médecins jugent la maladie trop sérieuse, ils indiqueront à chacune le meilleur médecin de sa localité pour nous aider à la soigner.Voilà donc pour toutes un moyen économique et certain de se traiter.s-is Protégez-vous en exigeant tes véritables Pilules Rouges Prix partout ou par la poste, 50 sous la boite.3 boites, f 1.25, 6 boites, $2.50.Cie Chimique Franco-Américaine, Liée.1570, rue Sl-Denis, Montréal ETAÜLfE EN tUI2 FABRIQUA DC ST-HYAClNTMC DEMANDEZ A VOTRE FOURNISSEUR NOS COMPLETS ET PARDESSUS POUR HOMMES ET G a RCONS MODES NOUVELLES — QUALITE SUPERIEURE - PRIX POPULAIRES NnTTTïïl/ NOTR£ MARÛUE DE COMMERCE est une garantie de Longue duree Elegance Confort L.E.CHARRON & COMPAGNIE FABRICANTS DE VETEMENTS ST-R Y A CINTRE, Que r L’AVE NTH DU NORD, VENDREDI, 13 JUILLET 1928.Vos enfants le trouvent si bon! SHREDDED M Avec fraises, lait ou creme.Hatte le paîais des plus dîfficles.Du bon bïe entier, très bien cuit TRISCU1T-Plus mince, dore* et bon fails par The Canadian Shredded Wheat Company.Ltd.Conduisez votre propie Auto » "POURQUOI marcher et dépendre sur a les moyens de transport public lorsque vous pouvez si facilement conduire votre propre auto .aller où vous voulez, quand vous voulez et comme vous voulez.il n’y a pas de barrière de prix entre vous et la possession d'un bon auto usagé.Nous avons actuellement le plus beau choix de voitures usagées qu’il nous ait encore été donné d’offrir au public .et les prix sont les pius bas que nous ayons encore consentis.Ces autos ont été acceptés en échange de nouvelles voitures Chevrolet.Ils ont été soigneusement examinés et marqués à des prix qui ne peuvent manquer d’intéresser les acheteurs avertis.\ enez les voir et vous apprendrez comme il est facile de posséder aujourd’hui son propre auto.Conditions de paiement faciles au besoin.cj.it tecr BONS , AUTOS USAGES H.A.McCUBBIN SAINT-JEROME, Que.DISTRIBUTEUR AUTORISE LE ROLE DU SOURIRE Le .sourire est le langage universel.U n’est jamais semblable à lui-même.On s’étonne de ce qu’il peut dire et de ee qu'il peut faire Mais eut é-toiinerneiit a tort il n’est pas de voea-bulaire plus riche.Pensez en effet, qu’il est le jeu île onze muselés.Or, il existe en mathématiques un divertissement qui est.l’étude des arrangements, combinaisons, permutations.Imaginez donc les combinaisons de tendresse, de raillerie, et quelque-lois de fierté, de colère et de peur que lois de fierté tie colère et de peur que peuvent composer onze muscles, mobiles et légers, sur la mouvante figure humaine.Le sourire, décharge diffuse provoquée par tous les sentiments et le langage de tous, a beaucoup plus île mots que la langue française, que lu russe ou la chinoise.Et quoi qu’il ait ses idiomes nationaux et ses patois des champs il se comprend à peu près en tout pays.Il y a trois mille cinqt cents ans environ qu'Andro-inaque, aux portes de Seées ,disant u-dieu à son épouse, tint dans ses bras l’enfant Astyanax ellrayé tout à coup par le cimier paternel, pour apaiser sa peur, elle sourit en pleurant, comme ilit Homère; et, après trente-cinq siècles, il n’est pas une mère qui ne le comprenne.Ce langage a une éloquence délicieuse: peut-être cette détente légère évoque-t-elle secrètement en nous les sentiments do la paix, de la joie et de l'amour.Mais ce symbole est si fort qu’on ne résiste point.C’est le sourire tics vendeuses.Notre bienveillance augmente sans cesse si notre choix hésite, il ne faut que deux yeux adoucis et deux lèvres ourlées dont la pointe tremble un peu sur un sourire blanc: il ne faut que l’humidité du regard et des dents, et les roses des joues pleines où les ritics s'effacent.Nous voilà déliés.1-u sélection s’est communiquée à la marchandise.La marchande le sait c'est pourquoi elle tient les doigts en guirlande et parle un langage sacré; elle contagionne île grâce les fonds il’ateliers qu ’elle écoule.C’est une arme défensive.Est-cc parce qu’il montre un peu de joie qu'il serait cruel de détruire?Est-ce parce qu’il montre un peu de confiance qu’il serait brutal de repousser?hue femme sait qu’elle échappe pur un sourire à une menace, à une difficulté, à une dette.Qui doue a déliai le sourire: ‘‘lue monnaie fausse qui a cours forcé ?’ ’ Je crois savoir d’où vient le charme du sourire.C'est qu’il csi un commencement.Il participe île la jeunesse ties choses, et il est la forme physique de l’espoir.C’est pourquoi il est si beau.Il n’est pas la parole, mais il est le messager du verbe et son avant-coureur.On goûte en lui ee qui sera, ce qu’on pressent et ee qu’on ne sait pas.Il est un rêve très fugitif, qui précède la réalité.ù oilù le rôlç social du sourire, il met au point la vérité; il ressemble à ces graduations secondaires que portent les instruments de mesure et qui permettent de lire les dixièmes.£r*r» rmmn ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ nTimnin m rnnmn NOUVELLE EMISSION (Traduction) $2,500,000 La Compagnie de Papier Rolland (Limitée) Obligations-or Sy2% — 20 ans, 1ère hypothèque et fonds d’amortissement, série “A’ En date du 1er juin 1928, échéant le 1er juin 19-18.Principal et intérit semestriel (1er juin et 1er décembre) payables en monnaie d’or du Canada ou l'équivalent aux puichets de la Banque de Montréal à Mont /et, f uébcc, Toronto, Halifax, Sain.-Jean, Charlottetown, Ottawa, Hamilton, Winnipeg.Edmo'cotl, Calgary, Régie a, Vancouver ou Vit ¦ ta.- u bien au choix du parteiir, r.t monnaie d’or des Etats-Unis on l’équivalent à l'Agence de h: Banque de Montrénl, à Neu-Yot!:, t a ta t .mitait sterling à I .Banque ce Montréal, à Londres, Angleterre.à raison de $9.86 2-3 la livre.Obligations à coupons du nanti! al ce 1.000 t t NfiGO, avec privilège d'enregistrement du principal.Racbetabies en tout ou en partie nu gré de la Corrp tguir, en tout ten I s, à .10 jours d'avis, avec une prime tie 5' , jusqu'au 1er juin 1929 inclusivement; puis, jusqu'au 1er juin 1997 inclusivement, avec ta Par ROBERT CHOQUETTE ça veut dire ee PREMIERE PARTIE CHAPITRE VII (Suite) No.10.— Qu'est-ce que train-là?Avant de commencer, ne savez-vous pus que Denis est couché?C’est encore pour celle-là ?C'a fait longtemps que je veux t’en parler, mon “raidtm”.— Pas si fort, sa mère, interrompit Toinette en jetant un coup d’oeil vers le passage.Elle pourrait nous entendre, elle est dans sa chambre.— En tout cas, reprit l’autre avec lu pédale douce, tu le prépares un beau dégât.Comment crois-tu que ça va finir?pur un mariage?Tant pis pour toi si tu te damnes; on l'aura averti.Une femme mariée., qui manque la messe ! Ce n ’est pas tie notre momie d’abord.Elle rit de toi, tu est trop dinde junir t’en apercevoir.En tout cas, couche-toi pour ce soir.• Marcelle avait entendu.Elle sc mit nu lit sans avoir bien classé ses sentiments.Cette scène de famille l’avait émue.D'abord elle avait été flattée de la violence même de Rosaire comme d’un hommage; mais les paroles de la bonne femme avaient é-vcillé en elle une sourde colère qu’elle ne voulait pas s’expliquer à ellc-mêine.Car, si elle ne riait pas de Rosaire au sens littéral du mot, elle sentait bien qu’au tond cultiver la compagnie de ee naïf, lui faire ouvrir son coeur, sans autre motif que la curiosité, et mettre à jour ses pensées intimes, c’était so moquer de lui.Et Marcelle ne pardonnait jamais qu’on mît le mot juste à une situation où elle ne tenait pas le beau rôle.Ensuite où cela mènerait-il?— Comment cela luiira-t-il ?répétait Marcelle, surprise elle-même de cette picstion si simple, qu’elle ne s’était pas encore adressée pourtant.Marcelle s’était attendrie en constatant qu’elle faisait naître chez l’a-delescent une adoration si complète.Mais elle ne sût pas mesurer le mal qu’elle causait.Ah bah! cela finirait au petit bonheur, comme avaient fini les autres aventures.Se défendrait-elle le parler aux hommes maintenant, sons prétexte qu’ils pourraient se mettre à l’aimer?Aussi bien se cloîtrer! D’abord, Rosaire l’aimait-il d'amour?Et si cela était?Les hommes en arrivent si vite ù la convalescence.Lui surtout : une santé rougeaude ! Ce n ’était jtas un nerveux, pus un imaginatif, “pas, comme nous, un fruit île la culture outrée”, ajoutait elle naïvement.Elle croyait que les natures comme celle tic Rosaire ne souffrent jais profondément.N'ayant connu tinc les souffrances psychiques, elle admettait mal qu’on pût souffrir en dehors du cerveau.Et comme à scs yeux Rosaire n'avait pas d’imagination -a revendre, il guérirait snns peine, pensait-elle.Il pleurerait pendant uui! heure tout en mangeant sa tranche do lard salé.Elle se fit un sourire ù cette idée, et aurait voulu en user pour mettre en fuite les mauvaises impressions qui aboyaient derrière elle.Un autre sentiment remuait au fond du coeur, là où il fait demi-jour: Marcello se réjouissait de que, grâce ù cette histoire, 1'amide commande qui flânait depuis années entre elle et Berthe eût reçu le dernier coup.Ce sentiment Rosaire, lui, s'endormit bien plus tard que de coutume.Des sentiments moins complexes l’agitaient, mais violents.Comment cela finirait-il?Lui non plus n ’y avait pas songé.Est-ce qu’on parie de la lin quand rien n’est commencé?11 y aurait une fin pourtant.Il eut froid, physiquement froid.Puis ce fut une détresse sournoise qu’il repoussa d'avance de toutes ses iorées, une détresse qui semblait surgir des quatre coins de la chambre à la fois, et qui prenait son temps, malicieusement, comme un homme retrousse ses munches avant tic fruj»-per un plus faible.Rosaire courut au-devant «lu monstre en aveugle, pour n’avoir pas à le regarder venir, lut révolte gronda dans sa poitrine, et la passion, attisée par les paroles de sa mère, s’érigea crépitante, inex-tinguiblc, plus décoratrice qu’un incendie.Non, non ,il n’y aurait pas de fin! Qu’est ce que cela faisait le manque d’instruction, les beaux habits qu’il n’avait pas?L’amour ne tenait-il pas lieu de tout?Comme au jour de sa première communion, un enivrement pur, un besoin il’épanche ment immense gonflèrent «l’abord son coeur d’enfant.Il n’aurait pas osé toucher sa robe, il la vénérait comme In Sainte-Vierge; elle était quelque chose qu’on adore ù genoux, sans parler, avec son âme.Mais Rosaire n’était pas un mystique.Sa chaude nature sensuelle mêla bientôt le désir ù ces extases.Le souvenir de certaines «le ses robes vint ù l’obséder jusqu’à la souffrance.Il nurait voulu maintenant y porter la main, brutnlc-«nent.Ix>s tempes en sueur, les lèvres sèches, il grillait dans son lit.Il appelait Marcelle, il lui parlait, lui marmottait des mots d’amour.Elle était si proche— 1 Parents, réputation, rien au monde ne saurait l’arrêter! t A autoriser A émettre $5,000,000 $2.500,000* 2,500,000 1,500,000 100,000 pt rts 60,000 parts •Série "A", 5 ' , • i.t présente émission.La circulaire détaillée, dont on enverra un exemplaire si r demande, contient une lettre de AI.Jean Rolland, président de la Compagnie, qu'il résume ainsi:— LA COMPAGNIE: La Compagnie de Papier Rolland, Limitée, a été constituée suivant les dispositions de la loi fédérale «les Compagnies, en vue d’acheter comme entreprise en exploitation les usines, propriétés et affaires de la compagnie du m-'me nom qui pendant 45 ans, prédécesseurs compris, s'est adonnée avec succès à la fabrication et au commerce des papiers à écrire et à registres de haute qualité.Le nom des Rolland est associé à l'industrie des papiers fins au Canada depuis plus de 85 ans, d'abord en qualité d’importateurs en la cité de Montréal, et comme fabricants depuis 1882, époque où la Compagnie de Papier Rolland fut constituée et construisit sa première fabrique à St-Jérôme, Que., fabrique qui fut la première au Canada à donner des papiers à écrire.Trois générations de la famille Rolland ont participé activement à la direction de l'entreprise.USINES ET PROPRIETES: Les propriétés dont on fait l'acquisition comprennent une papeterie à Mont Rolland, Que., au rendement annuel d’environ 5,300 tonnes de papiers au sulfite et de chiffons, et une fabrique à St-Jérôme dont le rendement annuel atteint environ 1,600 tonnes de papiers de chiffons de haute qualité, encollés à la cuve et séchés en chambre.Une partie du produit de la présente finance servira à l’installation à St-Jérôme d’une nouvelle machine à papier fin de 86 pouces et de l’outillage auxiliaire, ce qui.estime-t-on, portera la capacité globale des usines de la Compagnie à plus de 8,200 tonnes par année.Aux deux fabriques l'outillage est mû hydrauliquement grâce aux aménagements que possédera la Compagnie, lesquels ont une puissance globale installée d’environ 2,200 cv.VALEUR DE L'ACTIF : Les propriétés, pouvoirs d'eau, usines et installations ont été évalués par The Management Engineering and Development Co.de Dayton, Ohio.Leur valeur, y compris le coût de l’installation de ta nouvelle machine à papier à l’usine de St-Jérôme, qui sera réglé à même le produit de la présente finance, s’élève à $3,985,000.L’actif liquide net (capital d’exploitation), d'après le bilrn au 30 avril 1928, après la présente finance, tel que certifié par M.M.George A.Touche & Co., comptables agréés, s’élevait à $792,562 soit pour l’actif immobilisé et l’actif liouide net réunis une valeur globale de $4,777,562 (sans aucunement tenir compte des marques de fabrique et de l’achalandage créé en plus de 45 ans), ce qui représente $1,911 par $1,000 des obligations de la présente émission.PROFITS: Les profits nets de l’ancienne compagnie pour l’année terminée le 31 décembre 1927, ainsi que l’attestent MM.George A.Touche & Co.,-—déduction faite des dépenses d'exploitation et d'entretien (en tenant compte des dépenses qui ne doivent pas se reproduire et disponibles pour l’intérêt, la dépréciation et l’impôt sur le revenu,— ont été de $331,353.13.D’après les profits des quatre mois tetminés le 30 avril 1928.on estime que les profits nets, arrêtés de même façon, pour l’année finissant: le 31 décembre 1978.seront d'environ.$400,000 Contre la somme nécessitée annuellement par l'intérêt sur les obligations 1ère hypothèque.137,500 —soit 2.90 fois l'intérêt annuel.Après ’.'installation de la nouvelle machine à l'usine de St-Jérôme, on estime que les profits nets d’après les mêmes calculs, pour l'année finissant le 31 décembre 1929, dépasseront .$500,000 FONDS D’AMORTISSEMENT: L’acte de fiducie stipule la création d'un fonds d’amortissement annuel et cumulatif de 2%, plus l’intérêt sur les obligations rachetées, en vue du remboursement des obligations de la série “A”, à compter du 1er juin 1931, et stipule également que le fonds d'amortissement des séries subséquentes ne devra pas être inférieur à 2%.DIRECTION: L’entreprise restera sous la même direction qui en a assuré le développement continu pendant de nombreuses années.De plus, le Conseil d’Admir.istration comprendra des personnalités éminentes intéressées à d’autres papeteries prospères du Canada.Les principales variétés de papiers à écrire et à registres de la Compagnie se vendent avec les marques et filigranes de “Superfine Linen Record”, “Earnsciiffe Linen Bond”, “Empire Linen Bond”, “Colonial Bond”, “Service Bond”, “Mount Royal Bond” et “Rockland Bond”.Ils sont réputés par tout le Canada pour l’excellence et l’uniformité de la qualité, et pour les mêmes raisons, iis sont l'objet d'une demande de plus en plus grande sur les marchés d’exportation.Les usines de la Compagnie, bien qu’elles fonctionnent à plein rendement, sont actuellement en retard dans l'exécution des commandes.La nouvelle machine qu’bn installe sur la recommandation de la direction et de personnes indépendantes qui font autorité dans le monde du papier, permettra à la Compagnie d’étendre davantage ses débouchés.Nous ojjrons ces obligations à condition qu’elles soient émises cl que notre aviseur reconnaisse la légalité de l’émission, dans la forme et aussitôt que nous les aurons reçues, à— 97^2 et l’intérêt couru, pour rapporter plus de 5.70% Royal Securities Corporation, Limited MONTREAL QUEBEC TORONTO HALIFAX SAINT-JEAN WINNIPEG VANCOUVER NEW-YORK CHARLOTTETOWN OTTAWA HAMILTON CALGARY EDMONTON REGINA VICTORIA ST-JF.AN, T.-N.LONDRES, ANGLETERRE Noos ne garantissons pas les affirmations ci-dessus.Elles reposent toutefois, sur des renseignements que nous croyons dignes de foi et qui nous ont guidés dans rachat de c es litres.atfjinitiit tiiutuu ¦ il x ¦ i j Kiiiitiilill tu itinifi i, uiju, iiiiii.u.I Il savait, bien, le pauvre fou, «ju’il n’oserait jamais un seul pas.Pourtant il se leva, le plaisir de se leurrer, s’approcha tic la porte, toussa légèrement, comme pour avertir.Rien ne bougeait.11 pensa au plancher du passage, qui craquait, et même singea une mine de dépit.Mais il ne savait plus que faire.Il s’en voulait maintenant «le s’être ainsi placé sous l’oeil ironique de son amour-propre; et trop poltron pour avancer, trop gêné pour retourner ù son lit, il restait le nez vers la porte eutr’ouvorte, éprouvant dans les muscles de petites contractions qui se déplaçaient.Soudain il se rappela la lucarne de l’écurie.Et, phénomène subtil de l’inconscience, à peine s’en était-il souvenu que, sans aucun acte de réflexion de sa part, un plan tout mûr étuit dans sa pensée: jmr la lucarne il regarderait Marcelle se baigner.A cette seule jiromesse il se sentit défaillir, et peut-être aurait-il gémi de «lésir, quand quelqu'un remua sur son matelas.Peut-être M.Goudron qui changeait de côté! C’était M.Gendrou qui avait cassé la rame, la veille.Rosaire se recoucha.On ne l'avait pas «lit ù la bonne femme, que la rame était cassée.Les paroles de sa mère lui revinrent.Et revint la détresse de l’âme, envahissante comme une marée, noyant les pensées impures sous ses flots de ferveur et de tendresse désolées.Bien avant dans la nuit, Antoinette, s’étant éveillée, prêta l’oreille, mit ses pantoufles roses tricotées.— C'est toi, Rosaire?Es-tu malade?dit-elle à mi-voix.Tu pleures?Qu’est-ce que tu as, pour l’amour?Puis, se ravissant, elle s’assit au bord «le In couchette.— Tu l'nimes donc tant que ça?I! faisait noir.Pur la p«irie entrebâillée, la lampe qui veillait dans le passage, sur une vieille malle, traçait un filet de lumière pâle en travers de la chambre.La jeune fille se leva.— Dis-le pas à personne, hein, Toi-nette?CHAPITRE N Les jours qui suivirent, Rosaire se rapprocha de Marcelle et chercha plus ouvertement les occasions «le la voii et de lui parler.Elle l’accueillait d’une façon inégale, selon l’humeur ou l’occupation du moment.Rosaire soignait de plus, en plus sa tournjiro.Depuis ses quinze ans le garçon portait la chevelure rejetée en arrière.Un matin il'se présenta ù table avec une raie vis-à-vis l’oeil gauche.On lit des mines étonnées, la bonne femme recula le buste.— Prête donc plus de coeur ù ton travail au lieu de bâiller aux corneilles devant l’amour.C’a fait trois jours que tu n’as pas étrillé Ben! Rosaire, au hasard, jeta un coup «l’oeil vers s«>n père.Le bonhomme, avantage par la direction que prenait 1 orage depuis une semaine, marmotta: — Tu es assez vieux pour te défendre, arrange-toi ! Et d’une fourchette allègre attaqua sa trnficlio de lard salé.Rosaire n'avait jais besoin tie j>ro-teetion.Dejiuis une semaine il avait bridé ses vaisseaux.Ce n’étaient plus les regards pris ù la dérobée, par In porte battante de la cuisine, les phrases Wr.tives volées ù la surveillance de la mère, les prétextes candides qui lui ouvraient le salon.Troji heureux pour penser, trop aveuglé pour .calculer, insensible aux contre-coups que soi) émaneijiatiou amenait chez les autres, il y allait franchement, naïvement; sa passion n était un secret pour personne- Florida avait mémo prévenu Toinette qu’ils commençaient ù faire parler d'eux au village, que si M.le curé savait ça.Mais, au regret tie Monda, qui avait cru apporter un argument suprême, Antoinette n’en dit rien à son frère.Toute la demière semaine Florida avait souffert en silence, espérant que le lundi offrirait une explication possible avec Rosaire.Le lundi était venu.Florida avait aperçu Mme Nan-tcl avec une nouvelle robe; et ne sa- chant que faire, voyant Rosaire sortir du hangar les rames sur l’épaule (il ju'omenuit Marcelle en chaîoujte maintenant), ht pauvre tille l’avait apjtelé : — J’ai quelque chose à te dire! — Tantôt ! répondit-il sans même tourner la tête.Le temps tpte Rosaire et.l’autre furent sur l’eau, Florida, ayant hâte titles voir revenir et n’ayant pus hâte, s’était consumée ù trouver le quelque chose à dire.Elle n’avait su Trouver rien de mieux que ar Denis et h: petit.Couture, qui souvent y jouaient au couteau.Collie, parfois les précédait, levant la tête à chaque oiseau qui filait eu travers de la route.De temps à autre une voiture les rencontrait, un tombereau ville secoué dur par les chocs du chemin, et.qui faisait le bruit d’une suite de casseroles dégringolant l’escalier Le soleil, selon les soirs, descendait comme un immense ballon rouge qui allait rebondir en touchant la ligne de terre, on bien s’enfoncait dans les paquets de nuages blanchâtres éboulés sur l’horizon.Le veut tombait subitement.Ijc crépuscule glissait dans les arbres, de branche en branche, et les oiseaux surpris, s'obstinant encore sous les feuilles, 11e poussaient plus, pnr çi par là, que de petits cris sans musique, irrésolus et perplexe».Marcelle s’étonnait des choses les moins étonnantes.Chaque jour it fallait apprendre la différence entre les pins et les sajiins.Rosaire trouvait ù ces questions une joie orgueilleuse qui s’épanouissait sur son visage.Il parlait avec ferveur, promenait ses veux alentour, cherchant d'autres phénomènes à lui expliquer.Mais Marcelle n’entendait déjà plus.Devant le sjieetaele de la nature, -i nouveau pour elle, à se trouver à a me celte nature, elle ht fille des villes, elle se sentait toute dépaysée, comme un enfant qu'on a changé tie chambre pendant qu’il dormait.Elle s'en voulait «le n'êtrc jais jilus émue, de ne |ms éprouver ht même ivresse que devant une page tie Tolstoï.Elle 11 u-vnit jais de coeur, jirnsait-elle.Ar-coiilumcc de voir la nature à lr.-t\- is les arts‘et les livres, elle communiait mal avec le monde des choses inanimées.Son ivresse n’était pas pare.La nature n’était qu’im tri'mj'tm d'où Marcelle s'élançait dans des ravissements d'un autre ordre.Cette existence calme, dans les montagnes du Nord, avait reposé ses nerfs aigu» par le tumulte de la ville et le canioii-llage social.Elle avait pris meilleur contact avec elle-même, et c'e.l du s|iecluch- tie son âne qu’elle jouissait.Rosaire la regardait, qui marchait toujours un peu en avant.Une f*‘l 1-cilé sans bornes, indicible, lui amollissait le coeur comme une pêche trop mûre.La seule présence «le Marée-• le était un ensorcellement.Chaque jour il la trouvait plus belle, nullement belle fjue les portraits du Sup-[ilément.Il lui semblait que le moindre de ses gestes déplaçait l’air alentour.Mais, s’il s’arrêtait nu pli 0® la robe battant contre In jambe, il prouvait, un étourdissement, h* sang lui mettait des jilmptes rouges au ' >• sage ;vel tout le temps de la promenade — snns savoir pourquoi, puisqu’elle était là, — le pnuvre garçon sc sentait immensément malheureux.(A suivre) -t L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 13 JUILLET 1928.Bélec Frères Rapide de l'Orignal AUX CLIENTS SATISFAITS De notre; expérience île cinq minées de commerce, qui a prouvé un succès, nous avons appris coinhicn iï était essentiel d’étudier la demande des clients et par ce fait acquérir leur continuée et bon vouloir.Four accomplir ce fait notre expérience a prouvé qu’il était absolument nécessaire d’avoir des marchandises de qualité, et de les vendre à juste 71rix.C’est avec plaisir que nous avons réalisé que nos efforts n’ont pas été vains.Nos ventes augmentent de mois en mois, ce qui nous donne une grande facilité de faire des achats pour que notre clientèle puisse en bénéficier, ayant en mains les plus nouvelles et les meilleures marchandises.Nos ventes d’avenir sont aussi importantes pour nous que celles d’aujourd’hui, parce qu’elles veulent dire: “lions achats, bons prix et satisfaction aux clients.SPECIAUX DE LA SEMAINE du 10 au 21 juillet.Souliers pour dames, en cuir verni noir, et en chevreau champagne, gris etc.Très jolis modèles.Valeur régulière de *1.0(1 à *(i.ü(l, Spécial de la semaine Bottines pouv hommes et garçons.Valeurs vraiment spécia les, à.BAS DE SOIE.— Balance de notre lot de bas de soie.Grand choix de nuances.Spécial à .SOIE RAYON.— Nous avons reçu cette semaine un lot de soie rayon rayée, très jolies nuances.Spécial à.PANTALONS de travail.En très grand choix.Eu cotonnade pesant.32 it 41.Valeurs ordinaires de ~2.no.Spécial.2.98 et garçons.2.98 (*(! il«» notre lioix «le un- 25c .uns reçu iic» ravou 39c Fn t n s 'osant.3J 1.39 Bélec Frères, Rapide de l'Orignal MAGASIN INDEPENDANT VICTORIA St-Faustin Station Spéciaux du 14 au 21 juillet sucre granule, 30 livres pour .Au sac île 300 livres.] » Il U R R F .ic Crvnicrii», Lu livre.KROMAGK Casino, La livre.FROMAGE doux Canadien, La livre.RALAIS, 1 cordes, Chacun .SOUPE Aylmer, 3 pour .RXBrinee s, Vanille 3 bouteilles pour.PRUNEAUX et DATTES, 5 livres pour.POIRES L.M.L., 2 livres, 2 boîtes pour.TOMATES et RLE DTXDE, 2 boites pour.3?IX SO, Gros paquet.66c 6.55 40c 30c 29c 29c 29c 29c 29c 49c 29c 25c 27c 29c 3.40 , .19c.41c 150 complet de SAVON” Palmolive, 4 pour .GRAISSE pure, Seaux de 2*» livres.Rîoes de 3 livre.VERT de PARIS, En boîte do métal de 1 1b.l'LATKE à patates, Le sac* de 3.00 livres J’ai un assorti nient iaulx, manches, fourches, rateaux, pierres à l’anlx, meules à aiguiser, etc.FLEUR A PAIX,.$3.70 AV (J IXE à soigner, sacs de 2 60 Beau lit en fur fini brun avec ho.' sommier et bon mate las, pour.Extra spécial cette semaine.3 livres do bon tabac pour .Si.00 2 gros paquets d’allumettes pour 15c Noix Grcnobles, 2 livres pour 35c Peanuts (Arachides) 2 livres pour 25c Notez que j'achète la laine non la vée an prix de 20c la livre.17.50 CONSEILS UTILES AUX CULTIVATEURS ETABLI EN 1S.S1 C.E.LAFLAMME MANUFACTURIER de PIERRE ART1FICIELE TUYAUX pour Canaux, — TUYAUX de Drainage, — BLOCS pour Constructions, —- BLOCS pour Mur de Séparation.— GARAGE, - BLOCS pour Cheminées, — BRIQUES.MONUMENTS FUNERAIRES et PIERRES TOMBALES.MARBRE ARTIFICIEL, TERRAZO, Etc.C.E.LAFLAMME MANUFACTURIER Bureau .* 54 Résidence .07 Manufacture 328 Boite Postale 47S ST-JEROME, P.Q.LA PRODUCTION DE TOMATES MURES (Notes des fermes expérimentales) Presque partout dans l'Est du Cumula la ipiantitc de tomates mures que l’on obtient varie suivant la pré-eoeité des variétés.Les variétés dont tous les fruits mûrissent avant les gelées sur la plante même, sans aide, sont bien pou nombreuses.Quelques unes mêmes sont si tardives que l’on n’arrive pas à augmenter la production île fruits mûrs quels que soient les soins que l’on apporte à la taille ou à la fertilisation.Le choix de la variété est donc l’une des choses essentielles dans la culture des tomates.L’Alaerity est l’u-ue des espèces les plus précoces.Elle est aussi également très productive.Mal heureusement les fruits sont portés à être grossiers.La Ronny Rest n’est pas tout à fait aussi hâtive mais ses fruits sont plus lisses et ont une meilleure qualité.Les différentes espèces d’Krliana sont aussi très bien vues par beaucoup de maraîchers.Le type des plantes île tomates exerce aussi un effet important sur la précocité de la maturation et sur la quantfté de fruits qui mûrissent avant les gelées.Ce type dépend de la date à laquelle les semailles et les repiquages ont été laits, il dépend aussi des soins qui ont été apportés à toutes les autres phases de la culture des plants.I*our obtenir des plants bons et robustes la graine devrait être semée sur tablettes au commencement de mars.On commence à repiquer les plants après quo les premières vraies feuilles sc sont formées, généralement trois semaines après que la graine est semée.Le deuxième repiquage se fait environ deux semaines plus tard, lorsque les plants ont atteint line bonne dimension dans la boîte.Le nombre habituel est de 24 plants par tablette.Le troisième repiquage, en pots ou en tablettes, se fait généralement environ deux semaines après le deuxième.Rendant les deux premières semaines la température devrait être maintenue à environ 7Üo F.Vers l’époque du troisième repiquage on la laisse baisser jusqu’à ôOo F.aiin d’endurcir les plants.11 faut aussi activer la ventilation à cette époque.I*os plants ne devraient jamais recevoir plus d’eau qu’il n’est nécessaire pour la végétation.En fait on devrait les laisser se faner légèrement avant de leur donner de l’eau.On les rend ainsi plus rustiques.Les tomates exigent un sol modérément riche.L’emploi «le superphosphates stimule généralement la production îles fruits mûrs.Les plants ne devraient être transplantés dans le champ que lorsque tout danger de gelée est passé, e’est-a-dire vers le 3U juin dans les années moyennes.On les met en rangées espacées de 4 pieds et environ 1-S pouces d’écartement dans la rangée.Lorsque la culture sc fait à plat on pout planter à 4 pieds d’espacement en tous sens.Ix.*s essais conduits à la station expérimentale de Charlottetown ont fait voir que l’on obtient la plus grande quantité de fruits mûrs lorsque les plants sont réduits par la taille à une tige unique et attachée à des tuteurs ou à des liîs do fer.G.C.Warren.GARAGE EMILE GIROUX Ouvert JOUR et NEXT Il nous fait plaisir de vous annoncer que nous sommes en position de faire tout ouvrage concernant l’automobile avec l’outillage des plus modernes tel que Soudure à l’oxigène— Ouvrage général sur tour — Perçage de cylindres sur toutes marques de chars.— Réparation de batteries.— Rcdressa-ge des roues à disques.—• Ouvrage général de garage.— TOUT OUVRAGE GARANTI Nous avons toujours en magasin toutes grandeurs de Pneus et Tubes à un pris défiant toute compétition ' GAZOLINE, HUILE ET ACCESSOIRES Coin St-Greorges et St-Sauve r Tel.Bell 181 SAINT-JERQME COMMENT COMBATTRE LE MILDIOU DES POMMES DE TERRE.(Notes des fermes expérimentales) Le mildiou qui cause la pourriture des tubercules île pommes de terre, e.~t la maladie la plus destructive de cette récolte.C’est en août et eu septembre, lorsque le temps est humide, que le mildiou cause le plus de ravages au Canada, spécialement dans les Provinces -Maritimes.11 peut laite son apparition eu juillet, lorsque les conditions de température sont favorables, mais il reste inactif tant, que le temps est clmud et sec.Les taches brunes ou noires, qui naissent généralement au bord ou à la pointe do la feuille et qui se propagent sur toute la surface de celle-ci, permettent généralement de reconnaître cette maladie.Ces taches paraissent, être imprégnées d’eau eu temps humido et sont recouvertes, par dessous, d’un fin mildiou blanc grisâtre.Les régions atïeetées s’amollissent et dégagent une odeur désagréable, l’odeur des tiges pourries.Ces symptômes, qui s’accompagnent de la Uétfissure des feuilles, fournissent un moyen facile de diagnostic.Dans les cas graves, la maladie se propage aux tiges.Les tubercules des pieds affectés sont exposés à contracter la maladie, lais spores qui tombent des feuilles sont entraînés jusqu’aux tubercules par l’eau îles pluies et propagent i’infection, qui se développe sous forme de taches violettes, déprimées au moment de l’arrachage ou plus tard en cave.La chair des tubercules prend une couleur brun de rouille qui s’étend normalement dans les tubercules sur une distance de un quart de potter.; e’est ee qu’on appelle lu pourriture sèche.la; seul moyen de combattre cette maladie est de pulvériser parfaitement les plants avec de la bouillie bordelaise.De 5 à 7 applications do bouillie sont nécessaires; on commence lorsque les plants sont de six à huit pouces de hauteur et l’on continue à intervalles do huit à dix jours pendant toute la saison.Lorsque lu temps est couvert, on pulvérise toutes La pulvérisation si; fait avec trois becs par rangée.Un bec projette la bouillie vers le bas, tandis qui; les ileux autres sont ajustes pour pulvériser vers le hnul, de iaçon à couvrir • a surface inférieure des feuilles.La pompe devrait pouvoir lancer la bouillie sous une pression d’au miiius 150 livres.Voici la formule pour la fabrication de lu bouillie: Couperose bleue (sulfate de cuivre), 4 livres; Chaux en pierre 4 livres; Eau, 40 gallons.11 ne sert à rien d’employer une solution plus fol'te.Si l’on veut obtenir une action encore plus efficace, on peut augmenter la pression et le nombre des becs par rangée, et parcourir le champ une deuxième fois en allant en sens opposé.La couperose bleue doit être dissoute et la chaux éteinte dans des contenants différents.Un dilue chaque solution avec la moitié delà quantité d’eau soit 20 gallons.Pour compléter le mélange, on verso les deux solutions diluées ensemble dans la cuve du pulvérisateur, en su servant d’un tamis pour éviter que l’orifice du pulvérisateur ne se couche.Lorsqu’on veut avoir de grandes quantités de bouillie bordelaise, on fera bien de préparer des solutions-mères de coupe-rose bleue et de chaux >t, eus solutions, qui si gardent indéfiniment ,sc préparent comme suit: Un fait dissoudre 40 livres de coupe-ruse bleue et de chaux.Ces subirions, qui se gardent indéfiniment, se préparent comme suit : Un fait dissoudre 40 livres de coupe-rose bleue dans 4u gallons d’eau en suspendant la coupe rose dans un suc, juste à la surface de l’eau.Chaque gallon d’eau contiendra une livre de coupe-rose bleue.Un fait é-teimlre 40 livres de chaux en pierre dans une petite quauuté d’eau pour faire 40 gallons.Chaque gallon d’eau contiendra ainsi une livre de beaux.On peut alors faire la bouillie bordelaise directement dans le pulvérisateur en remplissant celui-ci à moi-rié plein d’eau; s’il a une capacité de 10 gallons on ajoute ensuite lieux galions lie ht solution-mère de coupe-rose bleue et deux galions île la solation-mère de chaux, après quoi on remplit lu baril à peu près complètement avec de l’eatl et l’on ajoute deux autres gallons de chacune des solutions-mères.Si le contenant n’est pas plein, on ajoute la quantité d’eau nécessaire.Si la cuve du pulvérisateur eonticnl pilus de 40 gallons, il suffit d’ajouter des quantités proportionnelles des solutions-mères.La pulvérisation- est le facteur essentiel dans la lutte contre le mildiou mais il y a d’autres pratiques très ti tiles également.Les recherches laites au laboratoire de pathologie végétale, à la station expérimentale de Charlottetown, Ilc-du-Prinet-Edouard font voir que l’ou peut prévenir b-mildiou, lorsque celui-ci est.grave, en tenant les tubercules bien recouverts de terre.Vers la.fin de septembre ou au commencement il’octobre on a constaté qu’il est utile do détruire les tiges avec une forte solution de eou-pe-rosc bleue, soit 15 livres dans 40 gallons d’eau.Un attend deux semaines après la mort des tiges pour faire l’arrachage et l’on évite ainsi beaucoup de pourriture!.Les planteurs de pommes de terre levraiont considérer la pulvérisa t i on comme une pratique essentielle.C’est en effet l’une des opérations indispensables dans la bonne culture îles pommes de terre et qui ne doit jamais être négligée.H.R.Hurst.NOUVELLES DE MONT-LAURIER — M.Alcidi» riiîirhonwuu, Je Xn-trc-Daim» «lu Lau>, était t i.i seule serviette JUnil.tlP’ nui »!•'•>« >durisr complt-tt-incnt.Avantage qui vous soulage de tout souri et de toute crainte d'i.commodcr.Ç^sNAO.OTES DU (C^ MAMTE/VAm QUE VOUS UES HQM W WS D£ B16 BI4< THOMRSOtf et DE M.VOLSTEAD, ‘W: ¦fs 5s VOUS POUVEZ.600TER A OWE MAROOE DE LIBERTE Q0\ EST LE HODèlE \92& EXACT DE LA.CÉLÈBRE MARQUE T ^Bll 8.(eMP\R£-BWAmQUE).APRÈS VOTREWAGt PAR ^ OU VOUS SEREZ SAXS VOUTE DISPOSE’ À ABSOPBER ÜH Of CETEC LÔIÔBÔEêRâTêÉ SOUS fORME UQO/OE, MAIS MOUS WAUREZ PAS EESO/H DU BOOTLEGGER, ^ HI DE RAMPER OANS LES RUELLES S0MBRES,^«l^^| N/ DE DON/VER LE 5/6WAU, IgUt.N/ 0'À£?CUN£ AUTRE FOilE SEMBLABLE.VA PLUPART DES HÔTELS |J, ET DES SALLES À MANGER SERVENT LA BIÈRE M0LS0N ET VOUS POWEZ EN GOÛTER À LOISIR LA SAVEUft RAFRAICHISSANTE ,rlh ET ODORANTE.Par toute la province de QUÉBEC, VOUS TROUVEREZ \ CETTE^ RICHE.DOUCE ET PE'T ILLANTET^ffÇv 1E / L L E BIÈRE BRASSÉE À MONTREAL"^DEPUIS 1*42 ANS.u MOLSON LA B/ERE QUE VOTRE ARRIÈRE-GRAN0-PÈRE BUVAIT L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 13 JUILLET 1028.LAVIOLETTE LTEE MARCHAND DE Ferronneries, Peintures, Faïence, Poêles, Charbon, Dynamite, etc.Machines à laver : A B C, Super-vat, Rotarex et autres.Absolument garanties.Conditions très faciles.Tél.20 SAINT-JEROnE Tél.CRescent 0S81 CHARLES LARIN Représentant Cie Massey-Harris Ltée MACHINES AGRICOLES Agent exclusif pour fournaises à air chaud •• GURNEY ” Succursale Nord : 7IV2, boulevard St-l.aurent V B MONTREAL BjH Ei M.P.-E.LORTIE Il nous fuit plaisir de présenter aujourd’hui un des citoyens les plus populaires et les plus en vue, de même
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