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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 20 septembre 1929
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1929-09-20, Collections de BAnQ.

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ÏEENTE-TEOISIEME ANNEE - NUMERO 38 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOWS LE NUMERO VENDREDI 20 SEPTEMBRE, 1929, iVcX „ U'A W w CHENIER 1897-1929 SEUL JOURNAL du DISTRICTdeTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS.1897-1929 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VER RONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" Editeur-Propriétaire: LUCIEN PARENT.ABONNEMENT : $2.par année.(Benjamin Suite) Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER: $2.50 par année.LABELLE L’Agriculture et les Affaires II Grâce à l’essor actuel remarquable de toutes nos industries — ruines, forêts, pêcheries, énergie hydraulique, construction, etc., et à la prospérité qui en résulte, notre peuple achète largement, et il ne le cède peut-être à aucun autre sous ce rapport.La Canada consomme, en fait, à l’heure actuelle, 85% de son boeuf; 93% de son bacon; 95% de ses volailles; 97% de ses agneaux et 99% de ses oeufs, et la production de toutes ces denrées devra être largement augmentée si nous voulons resier un facteur dans le commerce d’exportation de ces produits.Mais si nous voulons profiter de la demande au pays, même, qui se développe rapidement, et de notre commerce de touristes, qui croît de plus en plus ,il faut que notre système de production soit organisé en vue d’offrir ces produits pour lesquels le marché paie les plus hauts prix.Que l’on ne se fasse aucune illusion sous ce rapport.Il y a encore beaucoup trop peu de produits de choix dans l’univers et l’offre n’est pas soutenue, elle est irrégulière.Il y a eneore un excès de produits inférieurs de toutes sortes — céréales, légumes, fruits et animaux.Le cas du bacon nous fournit un excellent exemple de ce que la prospérité et la demande au pays peuvent faire pour un produit.Le Canada produit d’excellent bacon.Il y a quelques années, nous en exportions 245,000,000 de livres en Grande-Bretagne et nous étions obligés d’accepter de 25 à 30 shillings par cent livres de moins que la Grande Bretagne ne payait pour le bacon danois.Naturellement, le bacon canadien n’était pas alors aussi bon que le bacon danois, mais le Canada s’est mis à l’oeuvre; il a appris à élever de meilleurs porcs et à en faire de meilleur bacon, si bien qu’il est admis aujourd’hui que notre bacon ne le cède en rien au produit danois, et les Anglais sont prêts à nous payer à peu près le même prix qu’ils paient pour le produit danois.Mais nous n’en expédions plus aujourd’hui que 40,000,000 de livres par an, contre 245,000,000 de livres il y a neuf ans.Pourquoi?Ce n’est pas que notre production ait diminué d’autant — en fait, notre population porcine a augmenté.Nous produisons tout autant que jamais, mais nous mangeons plus de bacon nous-mêmes.Le Canada est prospère, nous aimons la bonne nourriture et nous avons l’argent pour l'acheter.Les progrès extraordinaires de la consommation des oeufs nous fournis- sent un autre exemple de l’effet de la qualité sur la consommation.Depuis que le triage et la standardisation des oeufs ont été mis en oeuvre il y a six ou sept ans, notre consommation d’oeufs au Canada, qui était alors de 16.6 douzaines par tête, s’est montée à 30.6 douzaines par tête, et nous consommons aujourd’hui dans notre pays 99% des oeufs que nous produisons.Examinons donc la situation où nous nous trouvons.Si ce pays veut profiter des avantages que lui offrent les marchés domestiques impérial ou étranger, il ne peut se contenter des lents progrès que nous faisons actuellement, spécialement dans la production d’animaux et de produits d’animaux.Mettons donc tout en oeuvre pour satisfaire la demande du marché, qui exige de meilleurs produits et une fourniture plus régulière.Sans une fourniture régulière, il est impossible de prendre pied sur le marché d’exportation et de s’y maintenir.Si les prix que nous recevons ne sont pas satisfaisant, que les cultivateur perfectionnent leurs organisations de vente; le grand mouvement croissant de vente coopérative parmi les cultivateurs canadiens n’a jamais eu de meilleures chances de succès qu’à l’heure actuelle.Il faut insister sur le besoin de la qualité, et tout autant sur le besoin de volume.Nul pays ne peut espérer se faire une réputation pour lui-même sur le marché d’exportation si le volume de ses produits est irrégulier ou trop faible pour permettre un ravitaillement régulier.Le ministre fédéral de l’Agriculture, s’adressan aux consommateurs leur dit : qui ont été prises pour mettre sur vos ables de meilleurs produits de ferme on eu votre approbation.J’appelle votre attention également sur les mesures que nous prenons acuellement pour sauvegarder la santé de nos troupeaux, et notamment l’extirpation de la tuberculose bovine, du choléra des porcs et l’absence de fièvre aphtause.Je pourrais mentionner d’autres travaux importants, tels que l’introduction de nouvelles et meilleures variétés de blé, d’autres céréales, de graminées, de fruits, de légumes, de fleurs, etc., et la protection de toutes ces récoltes contre les maladies et les insectes, très nombreux, que nous rencontrons de temps à autre sur notre chemin.Nous voyons donc que l’agriculture, dans un pays relativement jeune comme le Canada, est, elle-même et dans une très large mesure, l’affaire de la nation, car elle représente la moitié de la population canadienne et nourrit la population tout entière.UN PRETRE-ARTISTE AU CONSEIL municipal: Mardi, le 17 septembre 1929, le Conseil se rassemblait.Etaient présents : Son Honneur le Maire Léopold Nantel et MM.les éclievins .A.Briè-re, A.E.Lebeau, F.X.Moreau, C.Aubry, C.Simard et J.E.F.Lebeau.M.J.C.Légaré ayant demandé au Conseil de visiter les lieux avant de décider la construction du trottoir le long de sa propriété sur l’avenue du Palais, le Conseil décide de maintenir sa décision précédente de construire ce trottoir en prenant le terrain qui appartient à la rue, ce que M.Légaré conteste.La ville ayant nivelé la rue du Palais et abaissé la dite rue vis-à-vis la propriété de M.Henri Daoust, ce dernier demande de nouveau que la Ville voit à lui faire des entrées convenables.Le Conseil autorise donc l’ingénieur à faire les travaux nécessaires pour établir des entrées faciles à la propriété du requérant et faire un mur de soutènement en béton de deux pieds de hauteur.M.Willie Labelle ayant demandé la continuation des conduites d’aqueduc jusqu’à sa résidence Ave.Parent, le Conseil charge l’ingénieur de faire exécuter les travaux en tuyaux de 6 pouces de diamètre.Sur demande de M.S.Boyer l’ingénieur est chargé de faire faire les travaux nécessaires pour rendre l'avenue St-Hubert à l’ouest de la rue Saint-Léandre, carossable.La même décision est prise pour l’avenue Meunier.Depuis que les ingénieurs Baulne et Léonard ont pris les niveaux de l’élévation de l’eau de la rivière du Nord en vue de la construction du pont en béton de l’avenue Castonguay, la com-gagie Regent Knitting Mills Limited à ajouté une élémation de 2^4 pds sur sa chaussée, ce qui change le niveau de l’eau.Les ingénieurs ignorant que la compagnie devait ainsi changer l’élévation de l’eau, avaient préparé leurs plans avec une corniche à la tête des pilliers du pont.Cette corniche serait maintenant en partie sous l’eau et n’aurait aucune apparence.Après étude de la question, le comité recommande que les ingénieurs soient autorisés de modifier leurs plans de façon à tei'miner ces pilliers jusqu’à la naissance des arches, sans corniches.Trois actes de répartitions sont approuvés : 1.— Pour les travaux d’égout de la rue Melançon, 2.— Pour construction de trottoirs rues Melançon, du Palais et Parent, 3.— Pour construction do trottoirs Rodrigue Danis, Sigefroid Fiiion Piei're Champagne, Roméo Hùot et Hidas Laroche.Un permis de construction est ac-coi-dé à M.Odile Danis, sur une rue nouvelle et ordonne à l’ingénieur de faire construire les sei'vices municipaux dans cette rue.L’Ingénieur est chaigé de surveiller la taille des arbres que la compagnie Gatineau doit commencer.M.le Sous-Ministre des Affaires municipales avise la ville que les règlements No.185 et 186 N.S.avise le conseil que les dits règlements sont approuvés par le Lieutenant-Gouverneur.M.Chs.Aubry est nommé pro-maire pour le trimestre octobre, novembre et décembre 1929.Le rôle d’évaluation étant déposé le conseil procède à l’étude des plaintes et homologue le dit rôle.Ecrit pour L’AVENIR DU NORD Je parlais aux lecteurs de l’Avenir, l’autre semaine, dans un article trop long pour une page de journal et cependant trop court pour que j’aie pu épuiser le sujet, de l’oeuvre picturale de mon confrère le curé Maillard, écrite ou fixée, d’un pinceau si habile, sur les murs et dans la voûte de son église de Gravelbourg.Parlons, cette semaine, du prêtre-ax-tiste lui-même.J’ai connu l’abbé Maillai'd, encoxo séminariste, à Lille, en France, il y a trente-trois ans, en juin 1896.Je venais de terminer mes études à Rome et à Paris, et je me trouvais à Lille, pour y visiter quelques amis du Canada, alors étudiants aux facultés catholiques, dont M.le docteur Damien Masson, l’un de nos médecins les plus en vue.et M.Beaudry-Leman, directeur gérant de la banque Cana-dienne-Nationale.Le jeune abbé Maillard, étudiant en théologie aux mêmes facultés de Lille, apprenant qu’un prêtre canadien était de passage, se fit présenter à moi.Nous eûmes une entrevue qui m’a laissé de bien charmants souvenirs.Il projetait à ce moment, de venir au Canada, avec l’autorisation de son évêque, Mgr d’Arras, et de se donner peut-être à Mgr Langevin, de Saint-Boni-face.Je ne l’en dissuadai pas.tout au contraire.Il m’assure maintenant que je ne fus pas étranger à sa décision de donner suite à son projet.Je n’ai, évidemment, qu’à m’en féliciter.Né à Montreuil-sur-mer, dans le Pas-de-Calais, au diocèse, d’Arras, le 11 mars 1873, Charles Maillard a vait, à cette époque, 23 ans.Il avait suivi ses premières classes à Sainte-Austreberthe, une dizaine d’années, puis à Arras et à Lille, de 1891 à 1894.Son année de service militaire faite, en 1894-1895.à Saint-Omei', au 8e de ligne, il terminait sa première année de théologie à l’Université de Lille, et il avait reçu déjà les ordres mineurs.Il était orphelin de père et de mère.Jules Maillard son père, musicien distingué et journaliste i-éputé, directeur de La Montreuilloise, une feuille catholique et royaliste, était mort, relativement jeune, à 48 ans, en décembre 1888.De même, sa mère, Clémence Didier-Willox, elle aussi de famille très croyante et pieuse, était partie, à 48 ans, poux; un monde meilleur, en octobre 1893.Son unique frère, Emile, d’un an plus vieux que lui, était décédé en 1892.Il n’avait plus, au foyer familial, que ses deux soeurs, l’une mariée, l’autre jeune fille, émigrées toutes deux, avec son beau-fx-ère, Louis Worms, instituteur, en avi’il 1896, à Saint-Boniface, au Manitoba.Quand je le rencontrai, à Lille, quelques semaines plus tard, l’abbé Maillard se demandait précisément s’il viendrait les rejoindx-e au Canada, et c’est ce qu’il fit.Mme Maillard, la mère, était morte en offrant à Dieu ses souffrances et sa vie “pour le bonheur de ses enfants’’.M.Jules Maillard, le père, aussi fei-vent catholique que fidèle royaliste, avait eu, en mourant, ces dernières paroles, toutes simples, mais significatives: “Tant que j’aui'ai une goutte de sang, je travaillerai pour la cause de Dieu.” Il était naturel que la vocation sacerdotale germât, comme d’elle-même, dans l’âme de Charles, leur seul fils survivant.Mais Charles avait également un autre attrait.Il était né peintre.Dès ses jeunes années, à Montreuil et à Sainte-Austreberthe, il n’avait cessé de erayonner et de dessiner.A Arras, où il avait plus tard suivi les classes du petit séminaire, il s’était cultivé à l’école d’un maire-amateur du pinceau, M.De Retz, élève lui-même de Bi-eton.Peut-on être à la fois du sanctuaixo et de l’école des arts?Le jeune Maillard le crut et il ne se trompa point.D’autres le pensèi-ent pareillement, Mgr Dei'amcoui't, par exemple, directeur du séminaire d’Aras et vicaire général, qui l’encouragea dans cette I voie, et aussi son chef militaire au 8ième de ligne, à Saint-Omer, le commandant Marginez.Celui-ci lui écrivait, à sa sortie du service, en le remerciant de lui avoir peint le portrait de sa mère, les lignes que voici: -Cher Monsieur l’abbé, pourquoi ne m’arrêterais-je pas sur ce souhait : | Soyez prêtre-peintre, ne soyez pas paintre-prêtio !-Je prie Dieu et la iVierge de faire que vous soyez l’un , do ces bons prêtres, dont nous avons tant besoin, et aussi l’un de ces bons peintres religieux, qui puisent leurs ocuvi-es dans l’inspiration de leur foi chrétienne, et qui, avant tout, cherchent, par la peinture, à faire un véritable bien au plus grand nombre d’âmes possible- Je parle au sol- dat, Monsieur l’abbé, mais le clerc comprendra-” (8 octobre 1895).Eu effet, le clerc a compris, d’au- Les gagnants de notre concours remercient “L’Avenir du Nord” Lettres de M.Henri Gareau et de M.labbé Lussier M.LU CI EU PARENT, Editeur-Proprié taire de « L’Avenir du Nord» Cher Monsieur Parent, C’est avec une agréable surprise que j ’ai reçu votre chèque au montant de $1200.représentant le premier prix de votre concours de circulation.Je vous félicite de l’initiative dont vous avez fait preuve en organisant cette campagne de recrutement d’abonnés, Vous méritez de réussir dans votre entreprise de faire un journal intéressant e t, je le cons ta te tous les j ours avec plaisir, « L ’ Avenir du Nord» voit sa popularité s’accroître sans cesse.Je vous souhaite un succès encore plus grand et, pour ma part, j e vous y aiderai autant qu’ il me sera possible.Veuillez accepter mes sincères remerciements et me croire Votre bien dévoué, HENRI GAREAU St-Faustin Station, 10 Sept.1929 Ë g 1 | te I s P g 5 Ë Ë Ë 1 te P 1 M.Lucien Parent, Saint-J érôme.Cher Monsieur, J ’accuse réception de votre chèque de $460.comme deuxième prix du concours d’abonnements de « L ’ Avenir du Nord » .J e vous remercie de votre empressement âme faire parvenir ce montant et je vous félicite de 1 ’ initia-tive dont vous faites preuve pour la prospérité de votre j ournal.J e vous souhai te le succès que vous méritez .Je profite de l’occasion pour offrir mes'remerciements à toutes les personnes qui m’ont aidé à gagner le second prix.Très reconnaissant aux abonnés et au journal.- .D.LUSSIER, Ptre tant mieux au reste qu’il était déjà un convaincu.Assistant-secrétaire de Mgr Langevin, puis étudiant au grand séminaire d’Ottawa, une fois arrivé au Canada, tout en se formant à la i vio cléricale et aux sciences ecclésiastiques, il ne délaissa pas son pinceau.Cela le mit en mesure de cultiver davantage son beau talent et de subvenir à son propre avancement et à l’éducation de sa plus jeune soeur.Il fut ordonné prêtre le 19 mai 1901, par Mgr Langevin, à Saint-Norbert, chez le vénéré Mgr Ritchot, dont il resta le vicaire pendant un an.En avril 1902, il devint curé de Saint-Lazare, au confluent des rivières Assiniboïa et qu’Appelle.Trois ans plus tard, en septembre 1905, il passait à la cure de Wolseley.Enfin, le 1er octobre 1917, il devenait curé de Gravelbourg, |où il est encore.En 1911, Mgr MaI thieu en faisait l’un de ses conseil-jlers et, en 1920, il le nommait vicaire forain.Or, au cours de cette carrière curiale, tout en remplissant avec zèle et fidélité ses fonctions pastorales, tout en se dévouant aux âmes et en veillant à l’administration des paroisses à lui confiées, M.l’abbé Maillard a eontinixé de manier le pinceau et de vivre vraiment une belle et édifiante carrière d’artiste.Ses pieux parents, s’ils vivaient encore, seraient fiers de le voir digne prêtre et grand artiste tout ensemble et le brave soldat qu’était le commandant de Saint-Omer, s’il revenait en ce monde, verrait avec joie son souhait chrétien parfaitement réalisé.M.le curé Maillard, sa décoration de l’église de Gravelbourg, dont je parlais l’autre jour, le démontre magnifiquement, est d’abord prêtre et ensuite peintre, ainsi épie le voulait le commandant Marginez.Cela lui fait grand honneur et ce sera sa gloire devant l’histoire.Ses oeuvres, en effet, lui survivront, en le faisant se survivre à lui-même.L’abbé Elie-J.AUCLAIR L’AVENIR DU NORD, avec sa circulation qui atteint près de 5,000 abonnés, est un médium de pubVUvVk de premier ordre.NEW-GLASGOW Nous avons eu nos Quai-antes-Heures la semaine dernière, de nombreux fidèles ont assisté aux offices divins.Les prêtres, de nos paroisses voisines sont venus porter aide à notre dévoué curé, M.V.Robert.Samedi dernier a eu lieu en l’église de Sainte-Sophie, le mariage de Mlle Laurette Racine fille de M.Anthime Racine, avec M.Georges Paquette, fils de M.Victor Paquette, après le maiiage, î-éception chez M.A.Racine et le soir, il y eut chant et danse chez M.Paquette.Nos meilleurs souhaits aux heureux époux.M.et Mme Léonard Plourde, ont le plaisir d’annoncer, la naissance d’un fils, baptisé sous les prénoms de Joseph, Philippe, Robert.Parrain et mari-aine: M.et Mme Philippe Lafrenière, oncle et tante de l’enfant, pox-teuse, Mme Lafrenière, gi-and’mère de l’enfant.Plusieurs enfants de la paroisse, nous ont quitté pour aller continuer leurs études: Mlles Agathe Pauzé et Jeannette Pauzé au couvent de Saint-Lin des Laurentidcs.MM.André Lamarche, Alphonse Varin, Gérald Renaud et Camille Laçasse et Conrad Bernard au Juvénat de Berthier, Mlles AnnettteR Laçasse, Fernande Placide et Jean-Paul Plourde à Saint-Ursule.Nous leur souhaitons succès.M.et Mme Jos.Renaud, Mme R.Laçasse et Mme Alfred Bernard, sont allés visitex-, dimanche leurs enfants à Berthier.M.Albert Pauzé et son fils Solano, et M.Donat Gagnon et Walter Tet-ford sont allés à l’exposition de Ste- ' Scholastique, la semaine dernière.M.L.-H.Hébert, I.S.de Saint-Jérôme, était de passage à l’Hôtel Gagnon Mme Donat Gagnon, prie l’Avenir du Nord de remercier ceux qui ont bien voulu l’encourager dans le concours de L’Avenir du Nord.Une belle assemblée libérale A SAINT-EUSTACHE “Nous avos pour politique fiscale de balancer tous les intérêts”, disait, dimanche dernier,_ l’honorable Fernand Rinfret, secrétaire d’Etat et représentant du gouvernement fédéral, au ralliement libéral qui eut lieu à Saint-Eustache-sur-le-Lae en l’honneur du député de Laval-Deux-Montagnes, M.Liguoi-i Laconxbe.Plusieurs milliers d’électeurs et de représentants des divers clubs et associations du comté et du parti s’étaient réunis dans le parc apparte-nan a M.Y.Bx-unette.On remarquait aussi la présence de l’honorable J.E.Perrault, ministre de la Voirie et de la Colonisation, représentant le gouvernement provincial, M.Law-l’ence A.Wilson, député de Vaudreuil-Soulanges, ainsi que plusieurs députés et maires ou échevins du comté et de la région.L’HONORABLE M.RINFRET Nos adversaires nous reprochent, dit M.Rinfret, de ne pas adopter une politique qui mette en échec le nouveau tarif américain.Sachez que le gouvei-nement n ’a pas voulu aller trop vite, il n ’a pas voulu devancer la mise en vigueur de la nouvelle loi que nos voisins préparent.Qui sait si elle pas-sex-a au sénat cette nouvelle mesure?Même les hommes politiques les mieux renseignés des Etats-Unis n’en savent encore lien.Nous aurons encore le temps d’agir s’il y a lieu.Se que nous voulons c’est une politique tarifaire d’affaires, basée sur les intérêts de la communauté canadienne, non inspirée par la crainte, mais par la saine compréhension des intérêts et des besoins du pays.Nous ne sommes pas pour déclarer une guerre fiscale sans raison.Nous devons attendre pour voir ce qu’il y aux-a à faire.Le secrétaire d’Etat fit un bel éloge de M.Liguori Lacombe, et fit bien voir qu’il était l’un des jeunes députés sur lesquels le parti comptait pour l’avenir'.M.Rinfret donna les raisons du prétendu exode des nôtres et montra que ce départ des nôtres vers le pays au sud du nôtre était plutôt une preuve de la force et de la vigueur de notre population que de sa faiblesse.Il fit aussi un saisissant tableau de la position qu’avait prise le Canada pax-nxi les nations et exposa las avantages de la politique iternationale du gouvernement King.L’HONORABLE J.-E.PERREAULT L’hon.J.E.Perreault fit une revue de la politique libérale provinciale, il rappela que les revenus de la province qui étaient de $5,000,000 il y a 25 ans sont maintenant de $40,000,000 et que les surplus augmentent chaque année.Il insista surtout sur la politique de la Voiiïe qui a amené l’industrie du tourisme.Il invita de nouveau les automobilistes à user d’une plus graixde prudence sur les routes.Les honorables Rinfret et Perreault avaient reçu une véritable ovation en se levant pour prendre la pai'ole, mais les électeurs de Laval-Deux-Montagnes furent aussi prodigues de leurs applaudissements à l’égard de leur député, et même Mlle A.Brunette de 'Saint-Eustache, lui offrit une abondante gerbe de fleurs.M.L.LACOMBE M.Lacombe se déclara très touché de la prompte manifestation qu’on lui faisait.Il salua la présence des ministres et autres personnes présentes et fit le tableau de tous les octrois qu’il avait obtenus pour les diverses municipalités et routes de son comté.Il fit surtout connaître tout le ti'avail qu’il avait fait à Ottawa comme dans sa région pour un meilleur écoulement des produits des cultivateurs de Laval et des Deux-Montagnes et les assura de son dévouement inlassable à l’avenir.Ont aussi pris la parole Mme J.Kent L’Espérance, MM.J.C.Gui-mont, avocat; C.E.Ferland, M.P., Antoine Chauvin, avocat; les maires Wilfrid Auelair, de Saint-Vincent-de-Paul; Georges Méthot de Saint-Her-mis; Wilfrid Laurin de l’Abord-à-Plouffe; N.Turcot, échevin de Laval-sur-le-Lac; Vincent Dupuis, M.P., Arthur Denis, M.P., et quelques autres.M.L A.WILSON M.Lawrence-A.Wilson qui fut vite distingué parmi la foule fut appelé à monter sur l’estrade et à la fin de la réunion, il dit quelques mots.M.le maire Caron, du village de St-Eustache, reçut à sa demeure, le groupe d’honneur de l’assemblée.Une seconde réception attentait les invités chez M.N.Turcot, échevin du même endroit.La fanfare Saint-Martin de Laval et la Garde Indépendante de Sainte-Philomène étaient présentes et la première reçut la promesse d’être aidée par M.Wilson.MELI-MELO UN NOUVEAU TRESORIER PROVINCIAL L’honoi'able Jacob Nieol a donné sa démission comme trésorier de la province et député de Compton.Il a été nommé conseiller législatif en remplacement de feu l’honorable M.Gosselin.L’honoi'able M.Nicol a été un tré-réal, succède à l’honorable M.Nicol comme trésorier provincial.Une élection complémentaire aura lieu, le 30 septembre, dans Compton où l’honorable M.McMaster sera candidat.L’honorable M.Nicol a té un trésorier heureux et habile.Il laisse une succession florissante.L’honorable M.McMaster possède de brillantes qualités qui en feront un excellent ministre.Nous le félicitons de sa nomination comme trésorier de la province et comme tel, nous sommes certains qu’à l’exemple de ses prédécesseurs il continuera à nous assurer des surplus.LE JUGE EDMOND PROULX M.Edmond Proulx, avocat, de l’Orignal, et député de Prescott à la Législature de Toronto, a été nommé juge à Sudbury par le gouvernement d’Ottawa.M.Edmond Pi'oulx a l'epi'ésenté le comté de Prescott pendant de nombreuses années tantôt à Ottawa, tantôt à Toronto.Son père fut aussi député du même comté.C’est dire que M.Edmond Proulx est d’une lignée libérale de vieille roche.Avocat do talent, homme intègre et laborieux, M.Edmond Proulx s’est acquis l’estime et la confiance publique tant dans la vie politique que dans la pratique de sa profession.Le gouvernement King a fait un excellent choix en l’élevant à la magis-tratui'e.Il a, de plus, l'endu justice à l’élément canadien-français de cette partie de l’Ontai'io, en leur donnant un juge de leur nationalité.Nous prions l’honorable juge Edmond Proulx d’agréer nos chaleureuses félicitations.DES ELECTIONS DANS L’ONTARIO Des élections générales auront lieu dans la province d’Ontario, le 30 octobre prochain.La mise en nomination des candidats se fera le 19 octobre.La législature actuelle a siégé tx'ois fois, et abandonne son terme d’office un an avant la limite statutaire.La dernière élection eut lieu le 1er décembre, 1926.C’est à cet appel au peuple qu’il présenta sa nouvelle politique des liqueurs.Cette question semble devoir être encore un des facteurs importants dans la prochaine canxpa-gne.Une forte opposition est à s’organiser chez les progressistes et les fermiers unis contre le contrôle gouvernemental.La campagne électoi'ale sera eoui'te, mais prendra un eai’actère combatif, car tous les partis sont prêts à entrer en lice.Les conservaeurs détiennent actuellement 77 sièges sur 112, les libéraux, 17, les progressistes, 11, les fermiers unis, 3, tandis qu’il y a 4 libéraux indépendants.“LES ANNALES” Quel beau voyage on fait avec le dernier' numéro des Annales ! La Tunisie, avec les “Voleurs de cha-meaxxx”, contes de Montherlant; le Canada, avec “La clairière”, de Constantin-Weyer; l’Afghanistan, avec Raymond Boinet! l’Angleterre, avec “Dimanches de Londres” de Jacques Dyssoi’d et les Scouts d’Arrow Park par Jeannine Chabrol; la mer avec lé roman de Paul Hauxizot : Cavalier seul, sans préjudice des articles de Mauiice Bedel sur Van Dongen; d’André Billy sur les goûts littéraires de la jeunesse; d’Yvonne Sarccy sur les jeux des enfants; de Claude Roger-Marx sur “l’Eté au Musée”.Le numéro, richement illustré, en vente partout: 2 fr.50.SAINT-JOVITE Mercredi dernier le 11 courant avait lieu l’élection des officiers des Chevaliers de Colomb Conseil Saint-Jovite, No.2377 — avec le résultat suivant: Grand-Chevalier, F.A.Desjardins, réélu pour un 2ème ternie, Député Grand-Chevalier, J.A.Clermont, Chancellior, P.E.Robei't, Céré-moniaire, H.E.Rochon, Sec.-Archi-viste, Calixte Proulx, N.P., Sec.-Fi-naneier , Ernest Dufoux-, Avocat, Gaston Gibault, Garde-Intérieure, Antonio Foxget, Garde- Extérieure, Arné-dée Jeanrie, Syndict, Henri Saint-Louis.L’Intendant sera nommé prochainement, Chapelin, Rév.H, Monty, curé de Conception. ï L’AVENIR DU NORD, VENDREDI 20 SEPTEMBRE, 1929.BOULANGEZ VOTRE PROPRE PAIN , LES GALETTES ! DE LEVAIN ' ROYAL - IA QUALITE PLU5 ELEVEE POUR AU-DELA DE 50 ANS?LE FAIN DOMESTIQUE EST LE MEILLEUR DE TOUT Ttr »C" 7* ' —p \ in SC.L/j i n (Pouvoir qui dit "suivez le premier à tout auto sur la route Remarquable parmi les nombreux perfectionnements dans le nouveau McLaughlin-Buick est l’augmentation marquée de pouvoir fournie par le nouveau moteur McLaughlin-Buick à soupapes en tête.Ce fameux nouveau moteur développe 98 chevaux-vapeur dans les séries de 124 et de 132 pouces, et 80 '/-j chevaux-vapeur dans la série de 118 pouces, assurant ainsi une réserve surabondante pour tout besoin de l’automobilisme.Cette augmentation considérable dans le pouvoir, réunie à d’innombrables raffinements, non seulement dotent le nouveau Mc-Laughlin-Buick d’une accélération sans rivale, d’une facilité dans les côtes et de vitesse, mais lui assurent une nouvelle souplesse, et une douceur veloutée .sans aucune augmentation dans la consommation de l’essence ! Voyez le nouveau McLaughlin-Buick aujourd’hui ! Comparez la beauté de ses nouvelles Carrosseries par Fisher.Eprouvez l’essor, la vitesse, le pouvoir dans les côtes, la douceur, la flexibilité! Alors, vous aussi, acclamerez le McLaughlin-Buick comme la plus grande valeur d’automobile au monde.M.U-9-29CF NOUVEAUX BAS PRIX Renseignez-vous sur le Mode d* Achat à Crédit G MAC PRODUIT DE LA GENERAL MOTORS OF CANADA, LIMITED DUBOIS & BELANGER, Saint-Jérôme, Qué.MOÏSE PAQUETTE SAINTE-AGATHE-DES-MONTS IL EST MEILLEU R__ P A R CB QU’IL EST CANADIEN SAINTE-ADELE Nous avons le regret d’annoncer le décès de Mlle YYvonne Marin, fille de M.A.Marin, propriétaire de la Maison Blanche de Sainte-Adèle.Mlle Marin est décédée après quatre jours de maladie à l’âge de 13 ans.Elle a été inhumée mardi de cette semaine dans le cimetière de Ste-A-dèle.A la famille en deuil, l’Avenir du Nord offre ses plus sincères sympathies.La famille Marin désire remercier par la voix de notre journal tous les parents et amis qui leur ont témoigné leur sympathies, soit par offrandes de fleurs, bouquets spirituels, ou assistance aux funérailles.Dimanche dernier, à la fin de la messe, les doyens de Ste-Adèle, en la personne de MM.J.E.Poirier, M.D., maire du village et Georges Legault, maire de la paroisse, offrirent une bourse à M.le Curé James Lesage dont le changement indiqué par Monseigneur l’Archevêque cause un grand regret parmi ses ouailles de Ste-Adèle.Dans l’après-midi, MM.les mar-guillcrs Rodrigue Campeau, Alfred Cousineau, Albert Lessard et MM.J.H.Legault, J.L.Dumouchel, Armand Marinier, Lucien Lessard, Jos.Boisseau de Saint-Sauveur.E.Emond, J.A.Matte, agent du C.P.R., Dr.J.E.Poirier, Tancrède Legault, Iré-née Aubin, J.H.Beauchamp, Famille Wilfrid Corbeil et plusieurs autres au nombre de 200 à 300 rendirent visite à M.le curé avec MM.les curés de Saint-Sauveur, Val-Morin et Lesage.M.l’abbé Alphonse Gibeau est le remplaçant de M.le curé Lesage.Les citoyens de Sainte-Adèle, souhaitent la plus cordiale bienvenue à leur nouveau curé.• M.J.L.Dumouchel était à Mont réal au commencement de la semaine en voyage d’affaires personnelles et pour les intérêts de la Municipalité, Est décédée, mercredi matin, à l’âge de 95 ans, Madame Maxime Gagné.Madame Gagné était la personne la plus âgée de la paroisse.Nos sympathies.L’Excursion des Artisans A HUBERDEAU BELLE PARTIE DE BASE-BALL A MONTREAL SI QUELQU'UN A Donné un concert, Commis un suicide, Noyé un chat, Fait un voyage, Réintégré domicile, Reçu une raclée, Fait un pari, Perdu ce pari, Reçu un cadeau, Tué un cochon, Assasiné sa femme, Epousé quelqu’un, Emprunté un timbre, Prononcé un discours, Volé une banque, Vendu un chien, Perdu sa valise, Eté à la pêche, Voilà des nouvelles; envoyez-les à votre journal.Jeunes Lauréats Canadiens-Français i .(Photos Canadien National) Il y a quelques années M.W.D.Robb, vice-président du Chemin de fer national du Canada en charge de la colonisation, agriculture, etc., prit l’initiative d’organiser des concours annuels pour les éleveurs de jeunes porcs.Devant le succès rencontré par son idée il décida d’établir un autre concours pour les jeunes éleveurs de veaux.Ce concours fut accueilli avec la même faveur et l’on vit bientôt surgir, dans tout le pays, des centaines de ces clubs de jeunes éleveurs, anxieux de mériter les récompenses offertes par M.Robb tout en aidant au progrès de l’agriculture.Les concours d’élevage et d’examen des animaux exposés a lieu chaque automne dans les diverses provinces.Les vainqueurs de chaque province sont ensuite 1 es hôtes du Canadien National à la grande foire d’hiver de Toronto °ù 1i?rC wC°r,ren*' en*'re eux Pour le championnat du pays et les coupes, emblèmes de ce championnat, offertes par M.W.D.Robb et M.W.J.Black, directeur du service de la colonisation au Canadien National.D’autres trophées sont aussi offerts aux vainqueurs de ces intéressants concours, entre autres celui offert par le president du réseau national, Sir Henry Thornton.Cette année les champions des jeunes éleveurs et juges de veaux de la province de Québec sont des Canadiens-Français, Emile Petit et Irénée Rouillard, jeunes éleveurs d’Ayrshire de Waterville, qui iront représenter la province a la foire de Toronto, en novembre prochain, et concourir pour le trophée offert par M.W.J.Black.Nous les voyons ici dans le médaillon, à droite.A gauche, M.W.D.Robb, vice-président du Canadien National est photographie avec Beatrice Little, de North Hatley, P.Q., la jeune fillette a exposé des veaux à l’exposition provinciale de Sherbrooke.1 La photographie du haut montre de gauche à droite: lè Dr.W.J.Black, directeur du service de la colonisation, etc.au Canadien National, P.M.April, agronome, W.D.Robb, vice-président du C.N.R.et Narcisse Prud’homme, Fabien et Henri Tremblay, du comté de Chateauguay qui ont remporté à la foire provinciale de Shâf» Jgroqke le trophée Sir Henry Thornton pour le meilleur groupe de trois veaux.Le 8 septembre, avait lieu le 2e piqeu-nique annuel des Artisans Canadiens Français.240 personnes en-valurent le .train spécial du C.N.R.qui amena les excursionnistes à Hu-berdeau.A 9.15 heures précises nous quittions la gare et nous entrions à Hu-berdeau vers 11 heures moins le quart.La route à suivre est très’ jolie.Beaucoup d’eau, de montagnes.A Huberdeau, M.le curé Pilon nous attendait sur le seuil de l’église et ceux qui y tenaient purent entendre une messe basse dite à leur intention.M.le curé s’avança à la balustrade et souhaita la bienvenue à peu près en ces termes: “Mes chers amis, je vous souhaite la bienvenue parmi nous.J’aurais voulu vous recevoir dans une belle église comme celle de Saint-Jérôme.mais la paroisse est moins considérable ici il faut espérer qu’avec le temps nous pourrons aussi offrir à Notre Seigneur un temple plus digne de lui.Je demande au Bon Dieu de vous bénir et à la Sainte Vierge de vous combler de bienfaits.’’ Durant la messe trois dames nous donnèrent des cantiques accompagnés par l’harmonium.A la sortie de la messe, nous nous rendions au terrain obligeamment prêté par le Docteur Turcotte pour le dîner champêtre.En un clin d’oeil provision, napperons, rafraîchissements attendent les convives.Nous dinons de grand appétit: le grand air et le trajet ont fait des leurs.A une heure et demie deux équipes de balle au camp vinrent aux prises.Un joli prix était destiné au club gagnant.Les joueurs firent de leur mieux, malrgé Phebus qui n’a cessé de chauffer, mais de chauffer! A la fin de la journée on n’en était plus à compter les “coups le soleil’’ parmi ceux qui ne sont pas habitués à se faire “griller”.Il y eut ensuite divers jeux: diverses courses: à trois jambes, à la patate, coures ordinaires pour hommes et pour femmes, une trentaine de beaux prix furent distribués aux différents gagnants.t Par groupes on se dispersa dans le village nous avons visité l’Orphelina tenu par des frères Belges.C’est un vrai bijou de propreté.Les élèves y apprennent la coupe la couture, un peu d’agriculture et sont, en sortant de là, un peu habitués à se tirer d’affaires.Le frère Ange Albert nous donna aussi une exhibition du solfège couramment usité en Belgique.Cette méthode consiste à remplacer les formes de notes par le chiffe correspondant.Ainsi sol est 5, mi, 3 il n’y a que deux rangées.C’est très ingénieux.Nous avons visité ensuite le calvaire qui est vraiment (malgré qu’il ne soit pas fini) quelque chose de remarquable.Les statues représentant les diverses stations sont de grandeur un peu plus haute que naturelle et sont véritablement animées.Les gestes sont aisés et naturels, prêts à se déplacer.L’impression des divers personnages est saisissante qu’elle exprime la joie, la haine, la douleur, le désespoir.Une des scènes: Jésus mis au tombeau est des plus juste pour la reconstitution.Les deux Juifs portant Notre Seigneur mort, suivis de Marie et Madeleine sont arrivés à l’entrée d’une grotte en pierre un véritable sépulcre de l’Ancien temps dans lequel se trouve une sorte de lit de pierre destiné à recevoir le corps du Christ.Le crucifiement est aussi frappant, peut-être le tableau où les divers personnages ont le plus de variété.Ces statues se détachent sur le ciel et de loin on en aperçoit les divers groupes.Elles sont faites par “L’Union Artistique” Vaucouleurs (Meuse) France.(Elles ont bien raison d’être superbes).Un peu en bas de la montagne du Calvaire, les Orphelins sont à construire une grotte à Marie.Le “projet” nous montre une grotte en pierre (surmontée d’une niche contenant une statue de Marie Immaculée), dans lequel un autel sera érigé.Ce sera superbe.Il y a des instruments telle une “grue” qui sont fabriqués de toutes pièces et mus par les enfants.Les stations qui manquent ont leur emplacement marqué dans le bois et couvrent bien la surface d’un bon demi-mille.Nul cloute que le Calvaire d’Huberdeau, une fois fini, sera une merveille.A 7 heures tout le monde courait au train qui revenait vers Saint-Jérôme et 8V2 heures, chacun regagnait ses penates les jambes endolories d’avoir tant grimpé mais le coeur léger et content de sa journée.Nous devons remercier M.le Président des Artisans, ainsi que les membres qui se sont occupés d’organiser cette fête, qui fut vraiment une belle fête.Us ont lieu d’être contents de leur idée.Espérons que l’an prochain ils nous offrirons encore pareil régal et mériteront encore nos félicitations.CHANTAL Une assistance.tout à fait remarquable est attendue au Stadium mardi prochain le 24 septembre pour voir Connie Mack et ses fameux Athletics de Philadelphie, les champions de la Ligue Américaine lesquels joueront une partie d’exhibition contre les Royals.Nous apprenons que le gérant Connie Mack doit recevoir une garantie de $5000.pour amener son club à Montreal, eu en retour il a garanti son équipe régulière et exactement le même alignement qu 'il aura pour la première partie dans la Série Mondiale.Rommell, depuis des années le meilleur lanceur de Mack probablement commencera la partie, et Walberg et Shores y participeront aussi.L’alignement pour la partie tel que garanti par Connie Mack est comme suit : Bishop, 2b; Haas cc; Cochrane ou Perkins r; Simmons cg; Eoxx lb; Miller cd; Dykes 3b; Boley ac; Rommel, Walberg e Shores, 1.C’est une chose vraisemblable, mais tout de même bien vrai que Connie Mack n’a jamais fait jouer ses hommes à Montréal.Mack a été avec les Athletics depuis plusieurs années et c’est lui qui a été le premier gérant de la Ligue Américaine lorsque celle-ci commença il y a trente ans.Connie Mack fera le voyage avec ses hommes, et un diner est arrangé en son honneur lorsqu’il sera ici après la partie.Nonobstant la bonne garantie que ECHOS DEMACAZA Dimanche dernier dans notre petite paroisse eut lieu de grandes fêtes.“La fête patronale”.Il y eut basse-messe avec cantiques.M.l’abbe Pei-reault officiait, Mlle Véron touchait l’orgue.Les solistes étaient Mmes Pierre Lapointe, Gertrude et Gilber-te Dumouchel, Clémence Coutuiier et i Alice Rapatel.Le soir à 7y2 heures la fête se termina par un salut du St-Sacrement solennel.Cette fête restera longtemps gravée parmi la petite population de Macaza.M.Albert Coulombe de Nominingue était de passage à Macaza dimanche dernier en route pour Québec.A son retour il arrêtera à Montréal pour visiter ses parents et amis.M.G.M.Strong et des amis sont à leur camp au Lac Cinq-Doigts il a fait le trajet de Montréal au Lac Chaud en automobile et de là une aéroplane l’attendait pour le conduire à bon port.Les travaux de l’école du village sont terminés.Mlle Adrienne Charet-te de l’Annonciation a pris la classe pour cette année.Nous lui souhai-ons succès dans l’enseignement.Le plus gros jamais vu les Athletics recevront il n’y a pas eu d’augmentation de prix et ils seront les mêmes que ceux des fins de semaines Réservations pour loges et sièges réservés sont maintenant reçues par téléphone et par malle aux bureaux du Stadium, mais comme il y a des sièges pour plus de 20,000 personnes, tout porte à croire qu’il y aura de la place pour tout le monde.Hélène demande à Jos., quel est le plus gros animal qu’il ait jamais vu.Naturellement, la réponse se fit attendre un peu.Hélène dit qu ’elle pouvait nommer le plus gros animal, et au moyen d’un crayon vous pouvez le voir, en suivant les points de 1 à 48.Téléphones 65 et 246 Hôtel Lapointe Alf.Lapointe, Prop.255-257, RUE LABELLE Saint-Jérôme, P.Q.Toiture Le Nouveau Clou “Led Hed".Scelle parfaitement le trou du clou.Ni rondelles.ni perte.Equipez votre grange avec et de ces efficace* ventilateur* urable* “Rib-Rolï” La plus grande valeur du Canada en fait de toiture Augmentez la valeur de votre propriété.Embellissez-lt.avec la jolie, durable et permanente Toiture “Economie” Rlb-Roll à l’épreuve du feu.Fabriquée dans la marque “Council Standard” en feuilles de 5, 6, 7, 8, 9 et 10 pieds de longeur, avec sept côtes seulement.Ne coule pas.Facile de posage.Se recommande pour couvrir et lambrisser les maisons, granges, remises, garages, etc.Nous fabriquons aussi la marque “Superior” à cinq et sept côtes.En vente partout.Pour estimé gratuit donnez la lon-.ueur du faîte et des chevrons.Mallez le coupon pour chantlllons, etc.Quelques-uns de nos produits MURS LATERAUX METALLIQUES DALLES ET DALLOTS Plafond Métallique.A l’épreuve du feu.Facile de posage.Jolis dessins.wgjrmmi ¦âtasMemn Umm Lauc métallique "Economie’'.Est la seule qui puisse être fournie, posée et plâtrée aussi bon mar- , che que la latte de bois, j PLAFONDS METALLIQUES GARAGES METALLIQUES TOITURE "ECONOMIE” LATTES METALLIQUES MOULURES D’ANGLE PLAQUES "CANADA" NICHES BARDEAUX METALLIQUES TOLE ONDULEE ET UNIE LAMBRIS METALLIQUES PUITS DE LUMIERE CHASSIS D’ACIER VENTILATEURS RESERVOIRS Eastern Steel Products Jimited 1335 Ave.Délorimier - Montréal Autres usines à Preston et Toronto Veuille* envoyer des imprimés descriptifs ainsi des échantillons de: Clou “Led- S;Tolture“Eco-: Lattes _ .______ Eco- nomie tems désirés, marquez aussi les produits qui vous intéressent sur la liste cl-jointe et attachez au coupon Bureau de Poste Comté Paquebot de 20,000 tonnes dans le port de Montréal Î:|lp:î y- 7; Æ!pf Kmmm D emarquable photographie du “Duchess of Bedford” du Pacifique Canadien, prise récemment au moment où le gigantesque paquebot do 20,000 tonnes sortait du port de Montréal pour entreprendre la traversée de l’Atlantique.Ce navire est l’un dos quatre du même tonnage que la Cie du Pacifique Canadien a mis en service l’été dernier.La présence do ces puissantes unités sur le fleuve Saint-Laurent démontre la popularité croissante de cette route auprès des touristes, en même temps qu’elle témoigne de l’esprit d’entreprise de la grande compagnie de transport canadienne.^ iBgsa.t ! L’AVENIR DU NORD, VENDREDI 20 SEPTEMBRE, 1929.y ! M I ROYAUME DE ! DZINî —— ' oj SOUVENIR j suis sûrè.bien certain.etc.sont si vides de sens ! Et par tout le Couvent, dans les - .~ - cours de récréation, les grandes clas- Ces jours derniers, je lisais une pe-, ses, les sombres corridors la chanson t.ite pièce de vers dans un recueil d’I- dola Saint-Jean.Le titre “Bonjour Philippine” me rappelait un jeu bien connu des pensionnaires.Au couven , souventes fois lorsque du philipineau vibre, gaie et joyeuse, comme l’âme des petites pensionnaires.Les rires fusent, les bravos retentissent, les mines s’allongent, les images pleuvent dans les missels et le j’étais petite,'le dessert du samedi é- ; temps de la messe est vite écoulé l'e tait servi en “pistaches” pour les jlendemain matin.On s’amuse à regarder les nouvelles recrues que renferment les livres de messe, sans souci dès gros yeux de la religieuse surveillante qui voudrait happer au passage toutes ces images: angelots et chérubins, petits Jésus adolescent, blonds Saint Jean-Baptiste, jeunes vierges martyres, causes de tant de distraction pendant le Saint-Office.grandes, en “peanuts” pour les plus jeunes, les moins habituées au bon parler français, en “arachides” pour les demoiselles graduées.Si la friandise portait plusieurs noms, par contre, le jeu qu’elle favorisait n’en avait qu ’un à son crédit : il se nommait tout simplement “philipineau” et grandes petites et graduées s’amusaient follement en sa compagnie.Vous ne connaissez peut-être pas ce jeu?Je vous l’explique on quelques mots.Une pistache est partagée entre deux partenaires qui mangent leur part instantanément.L’une dit: prenons “en criant” ou encore “ni oui ni non ”.“ En criant ’ ’ veut dire : après m’être séparée de toi, quand je te reverrai je devrai dire philipineau.Si nous le crions ensemble, la partie est nulle et nous recommençons le stratagème jusqu’à ce qu’une seule dise le fameux mot du gain.Bien plus difficile et bien plus longue est la partie ‘ ‘ ni oui ni non ’ ’.On doit éviter de prononcer ces deux mots en parlant.Or vous connaissez le proverbe: oui et non sont petits et très grands; petits par le nombre de leurs lettres, grands par leur signification et par l’habitude que les gens on de les employer continuellement.Voilà donc nos pensionnaires aux prises avec leurs petites langues très légères quelquefois et qui laissent facilement passer le oui et le non bien vite prononcés! Les peut-être.je ne crois pas.je le pense.j’en Petites pensionnaires, faites encore résonner les murs de votre couvent de vos cris joyeux.Quand après vos études, le gai philipineau viendra frapper votre coeur, il éveillera en vous une moisson de souvenirs tous teintés de l’atmosphère du pensionnat qui recueillit les courtes journées de votre enfance.DZINN COURRIER GUY M.SAINT-JEROME Bonjour, Guy, vous êtes facilement ironiste.J’avais donc raison do constater que vous en viendriez là.Puis je l’avais toujours pensé ainsi, vous savez ?Bon succès dans votre entreprise, les prières et les voeux de Dzinn accompagnent votre désir et vos espérances.ANNY MIA, MONTREAL: Bienvenue, petite Anny, vous êtes C.E.liffFUAWSFÊ® MATERIAUX de construction en général, FOURNISSEUR des contracteurs, PAPIERS de toutes sortes, BARDEAUX d’asphalte, .PLANCHES de plâtre “Gyproc”, GOUDRON, PITCH TAR, Etc.Etc.473, rue Labeîle St-Jérome *?charmante et je suis sûre que vous serez bientôt “Mia”.' ' Votre désir d’entrer au Coin des Polémiques, est satisfait, je vous en aime doublement.- Revenez mais n’oubliez pas de passer par le courrier.Vous y serez attendue avec impatience.DZINN Hull, 11 juillet, 1929.Aimable Dzinn, Heureux hasard, étrange coïncidence, nommez comme vous voudrez l’indiscrétion qui m’a valu la bonne fortune de faire la connaissance de M.“L’AVENIR DU NORD” et du sympathique personnage qu’est Dzinn.Laissez-moi d’abord, je vous prie, résumer ma petite aventeure d’une journée chaude.¦ Phébus avec toute son ardeur de juillet semble vouloir embraser, même la fraîche verdure du parc, d’en face.C’esCsi invitant le gazon et puis les bancs rustiques ne nous tendent-ils pas les bras d’un air accueillant,?Quoi de plus amusant que de chercher la vie dans la nature quand partout l’Angélus sonne le repos.Au-dessus de ma tête les oiseaux modulent une berceuse à.leur nid quand là, tout près, Dames les Erables seCouent leurs falbalas émeraude, esquissant le pas d’une gavotte sur les douze ac-, cords que frappe leur Maître de Céans, M.le Cadran du Bureau de Poste.Cette étroite nappe verte me fascine; elle semble l’oasis perdue, entre l’asphalte et le ciment des rues de ma ville natale.Et puis, le vert, n’est-ce pas là l’espérance?1 qu’espère le coeur à vingt ans 'si ce n ’est le bonheur?_____ Des pas dans le vestibule; vite ma plume, un moment distraite et rêveuse, se remet à l’oeuvre; C’est le courrier que l’on apporte; je le reçois.Il n’est pas très volumineux: lettres à MM.les Journalistes (car c’est au bureau d’un quotidien), une petite boîte assez pesante'(une vignette, je suppose), un journal plié.Je regarde le nom ‘ ‘L’AVENIR DU NORD”; très joli titre, pensais-je.Je poursuis mon inquisition à l’intérieur; l’offen-de constater que c’est là le but de fin, je trouve le “Coin” avant même de constater que ce’st là le but de mes recherches.Je lis, une ligne, deux lignes, trois lignes, mais que c’est joli___ (Je vous prie, Dzinn, n’arborez pas ec sourire moqueur; n’est-ce pas sincère ce que je vous débite là).A lire le second paragraphe je rougis de plaisir.Mais O ! malheur.Un énorme pâté d’encre bleue vient justement de choisir, non pas des nues, mais bien de ma plume Sur l’article si intéressant.Vite je replie le journal révélateur de mon indiscrétion et le remets sur le bureau de son propritaire.Tout émue je continue mon travail, anxieuse de voir le dénouement de l’aventure.Je suis vraiment confuse, non pas du foudre de colère qu’insensiblement je viens de déchaîner sur ma tête (car je ne crains pas les tempêtes de M.le Journaliste, et puis un gentilhomme ne se permet-il jamais de battre une femme même avec une fleur) mais bien plutôt du vilain défaut que je viens de dévoiler.Ne croyez-vous pas que la perfection ne se trouve guère plus que la chemise de l’homme heureux?Lendemain, même heure, même tableau.En arrivant je trouve sur mon bureau le fameux numéro du fameux journal avec une note du fameux journaliste.“Avec permission de revoir votre ami Dzinn” De la stupeur plus, c’est de la joie, et ti ti mon conte est fini.Quel bonheur; je vais maintenant vous revoir chaque semaine.Mais je vous en prie, prolongez ce bonheur en me faisant l’honneur d’accepter le babil d’ue fleurette trop expansive qui se blotira dans votre ‘ ‘ Coin ’ ’ sous la corolle d’une NIGELLE EN FLANANT fia peur qu’elle s’esclaffe en m’appelant.Flic: Qui, elle?Eloc : Françoise, pardi.Flic: Bien moi, j’ai rencontré (ne t’en déplaise vieux linguiste) Madame Exalem (ex elle l’aime) Fortin.Sais-tu que je ne ferais pas bon ménage avec cette dame.Pristi.J’aurais peur qu’elle n’oublie plus jamais son “ex amour” et ne s’aperçoive pas que j’existe, moi, le présent.* * * SUR LA PLACE DU MARCHE, SAMEDI: Juste sur le coup de sifflet de midi, des nuages s’entrouvent et laissent tomber sur nous, pauvres mortels, des trombes d’eau.Va et vient parmi nos maraîchers.Un monsieur tempête sur la fuite des acheteurs qui laissent s’imprégner d’eau les patates qui “seront trop pourrites la semaine prochaine ’ ’.Mais\u milieu du branle-bàs général, les cris suraigus d’une vieille fille, le chapeau de travers et la figure toute en larmes, s’imposent aulx passants abrités sous les paraplies.Et mes prunes, mes jolies petites prunes.Personne n’en voudra.maintenant qu’elles sont ainsi abi-mées.GUY M.Que de choses entendues en nant !.Au retour de la Messe des Morts! Monsieur X et Mme Z se rencontrent, l’un veuf et l’autre veuve, après plusieurs années de séparation.La présentation des enfants s’impose.•—Ca c’est Ti-Jean le plus vieux, pi Ti-Pierre, Celui-là c’est François, y est toujours malade, pas moyen de le guérir.-—Coudon.Essayez donc l’abbé Warré sur la Presse.Y est bon.pour les vieux pi pour les jeunes ! ?.* * * AU THEATRE Harassés de fatigue après leur travail de la journée, Flic et Floc viennent se reposer dans “l’ombre et le silence”.Mais Flic et Floc sont deux bons copains, employés aux listes d’abonnés d’un grand quotidien.Il est donc écrit dans leur code mutuel qu’ils doivent se chicaner tout en restant de bons amis.Flic: J’ai rencontré un vrai nom dans nos listes du Nord aujourd’hui.Floc: Oui, qu’est-ce?Il ne doit pas approcher de celui que j’ai vu (pas rencontré, avale mon vieux) dans nos listes Calumet-Ottawa.Il prêtait diantrement matière à des jeux de mots Flic: Et à observation-.¦ Floc: Monsieur Jeanine (J’en ris).Ecoute, mon vieux, je n’aimerais pas m’appeler ainsi.J’aurais toujours PETITES POLEMIQUE “Que feriez-vous si vous étiez riche*” * * * “Pourquoi les femmes sont-elles plus pieuses que les hommes”.* * * A JEAN HARDI Jean, la joute n’est pas finie car me voici.J’ai des remords, de terribles 'remords____ Vous avez affirmé comme mots évangéliques, cette parole supposée dite par Notre Seigneur: “Qui sauve l^âme de son prochain, sauve la sienne”.En vain ai-je feuilleté mon évangile, je n’ai pu y lire cette parole.Ne germe-t-elle pas de votre cerveau en quête d’arguments convaincants.Puis, qui vous assure que l’âme de votre prochain est sauvée?Ce n’est sans douté pas la Révélation.Malgré son grand coeur, la femme doit prier pour son âme et laisser ses amis du sexe opposé aux prises avec la leur.Et sur ce, Maître Jean, je vous salue et vous défie d’approcher la femme dans la prière.Vous savez qu’on a dit: “3 femmes en prières valent mieux que dix hommes à genoux ! ’ ’ DZINN GEOFFRION & CIE VALEURS DE PLACEMENTS Membres de la Bourse de Montréal Membres du Montreal Curb Market 231, rue Notre-Dame Ouest.Tel.HArbour *2291.MONTREAL MONTRÉAL SUCCURSALES: OTTAWA Immeuble “Canada Cernent” 18, rue Elgin PARIS, FRANCE 4, rue Vignon QUÉBEC, P.Q.93, rue Saint-Pierre “Im Sultana Epargne votre Temps et vos Forces” Faites du Nettoyage du Poêle un Agréable Passe4emps La Sultana donne à votre poêle le poli noir et brillant d’un neuf —vivement, sans corvée pour vous et sans que vous vous abîmiez les mains.Les ménagères d’expérience en font usage depuis 25 ans.LA MINE A POELE SULTANA Sultana Limitée, Montréal T’AS-PAS DÉJÀ, EN MONTANT SUR LA BALANCE, CONSTAT TU PRENAIS DE L'EMBONPOINT ET DÉCIDÉ, POUR RETROUVER TON ELEGANCE, DE RECOURIR A/' L'EXERCICE ET AUX 5P0RT5-__________ ' Manufacture de PORTES et GQASSIS à Saint-Jérôme / Portes, Chassis, Jalousies, Tournage, Découpage, Bois préparé Bois de charpente, etc.Toute commande sera remplie dans le plus court délai et à très bas prix.ELIE MEUNIER, 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Mme Arthur Desrochers, M.et Mme Maxime Lortie, M.et Mme Elorimand Lortie, M.et Mme Jean Latreille, M.et Mme A.Lachaîne, M.et Mme Z.Desroehers, Adrien et Blandine Paquette, Maurice Guindon, Mlles Yvonne, Marie-Ange et Germaine Lachaîne, René Saint-Louis, Angèle Desrophers, Antonio Paquette, Hervé Champagne, Jean et Emile Desroehers, M.et Mme Midas Lortie, Blanche Lachaîne et E.Ethier.Tous retournèrent enchantés de la soi- Quelques jeunes filles se sont assemblées pour fêter les 23 ans de Mlle Yvonne Lachaîne et les 18 ans de Mlle Jacqueline Brosseau, la semaine dernière.Assistaient à cette fête qui a été un succès: Mlles Marie-Ange Lachaîne, Eliane Legault, Agathe Bazinet, Elzire Lachaîne, Colette et Angèle Desrochers, Gilberthe Plouffe.J’ai le plaisir d’annoncer à la population jérômienne que j’ai ouvert un magasin de BIJOUTERIE J’ai toujours en mains un bon assortiment de Montres, Horloges, Bijoux, Verre taillé, etc.Spécialité : Réparation de Montres, Horloges et Bijoux.Chs.Ed.flENARD 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alors, on comprend mieux la terre.Et toutes les chansons qui montent de la plaine, on en saisit mieux les notes, parce qu’en montant, elles se purifient au contact du ciel.Mais, vous le savez, il faut comprendre l’âme des choses et c’est tout un art.Il faut avoir assez souffert pour comprendre la solitude, il faut avoir le coeur assez sensible pour percevoir les mille petites chansons des êtres, et pour s’interroger soi-même, il faut demeurer immobile dans l’immensité des choses.Vous le savez, Erotique, vous qui aimez Mont-Laurier .Les montagnes ne vous chantent-elles pas des chansons ?Les cascades moutonneuses de la Lièvre qui roulent terribles, près de la cathédrale, n’ont-elles pas une mélodie qui vous est chère?Et ces odeurs que la brise soulève des grands bois ne valent-ils pas pour vous tous les parfums du monde?Le laisseriez-vous votre coin?Je dis non et votre lettre n’est qu’un cri d’amour au nid où vous avez grandi.Laissez vos montagnes, venez vous abattre dans le roulis fiévreux des villes, et vous mourrez.Pourquoi ?Parce que tout jeune, vous avez vu le printemps poser ses bourgeons sur les arbres aux écorces sombres, parce que tous les long sur la mousse, à laisser le soleil pénétrer mon dos d’une chaleur tiède et à fouiller indiscrètement du regard les touffes de gazon.Un jour, j’y vis tout un monde : il y avait des rues, des villes, des places publiques.Des milliers de fourmis' y construisaient sans doute un immense palais, car elles venaient chercher des grains de sable.Et à les voir ainsi aller, au milieu des tiges d’herbe qui se levaient et s’allongeaient, ils semblaient des pauvres enfants perdus en une immense forêt.Puis, j’aime la forêt quand elle est touffue.On y va, on suit des allées solitaires avec leur chemin de ciel : entre les cimes des grands arbres puis on s’asseoit dans un décor de verdu-! re, un salon sous bois.Le silence se peuple de murmures dont on reconnaît la musique : oiseaux et insectes, NOTES EPARSES A JEAN: J’ai reçu ta lettre: elle m’a émue.Tu sais que l’émotion me gagne facilement: toutefeis, je ne t’en veux pas si tu m’as fait presque pleurer.Ton sujet est grandiose: je le traiterai en octobre une semaine où les feuilles auront de la tristesse dans les arbres mourants.Puisque c’est toi qui l’as vécu, il me faudra dissimuler les choses pour ne pas trop te mettre à blanc.Ma foi! Jean,, tu es amoureux comme Don Juan.Attention de ne pas te damner! J’ai vu, dimanche soir, sur le train venant de Saint-Jérôme, vers les huit heures, une demoiselle jéromienne dont les deux yeux avaient charmé un bon petit térésien.Lundi matin, j’ai eu au bureau la visite de ce jeune homme, qui venait aux renseignements sur sa nouvelle amie.Comme je sais que mademoiselle lit, chaque semaine, mes pauvres écrits, je prends ce jours, vous avez suivi le travail cons- j vie secrète des herbes, un nid qui ga- ffant de la nature dans sa loi immuable, parce que vous vous êtes laissé griser par l’air pur qui descendait des cimes, parce que l’âme des choses s’est glissée dans votre coeur et l’a forcé d’aimer.Comme vous j’aime la nature, cette “grande amie” comme vous l’appe- LES FEMMES.C’EST DEMON — Rien n’est habile comme une femme?.C’est tout puissant, disait Oscar à son voisin Simon.— Tu sais bien qu’on dit: Ce que femme veut Dieu le veut.C ’est-à-dire.c’est comme si Dieu le voulait, on ne peut résister.— Tiens, la semaine dernière, il est passé un vendeur de pianos et il a mis dans la tête de ma femme qu’il nous en fallait un.Depuis ce temps elle m’en parle.J’ai beau lui dire: Mais puisque nous ne savons pas jouer, pourquoi un piano.Elle n’a rien dit tout d’abord.Elle s’est mise à me faire des façons.A mon retour du travail elle venait au devant de moi, bien peignée, bien vêtue, puis Annonceurs, .Sachez que notre circulation.a triplé.Les sommets les plus élevés produisent ce thé n SALAM Tout frais des plantations H pk , -v zouille, une guêpe qui bourdonne, une feuille qui tombe, la sève qui bredouille dans l’aubier, le balancement des cimes au passage des brises.J’aime aussi les allées dont les méandres multiples ressemblent à l’esprit en proie à ses soupçons; j’aime les sentiers nombreux et bas où filtrent à peine ^ __ des rayons discrêts et qui, paraît-il, lez.J’aime a m étendre de tout mon J enchantent l’amour.J’aime tout ceci, ' parce que j’ai grandi en les aimant.Vous connaissez Saint-Jovite, mon pays natal.La vallée où coule frileuse “la Diable” fut à moi jadis; je l’avais conquise avec mes jambes et j’en étais le vrai propriétaire, par droit d’amitié.J’en connaissais tous les caprices, les colères, les grâces, les physionomies diverses à chaque heure de la journée.Près d’elle, j’avais alors treize ans.je vécus ma première soirée d’amour.Mes souvenirs m’ont gardé cette causerie, dans sa religieuse innocence.Et ce furent des serments salennels, des aveux naïfs, des projets sans fin.Il y avait un grillon derrière la haie qui accompagnait notre entretien de son chant d’espoir, et toutes les fois que j’entends le grillon, je reviens lire à cette première page.La nature est souveraine, et c’est à vingt ans, qu’on commence à le comprendre.Il est certairu que l’oeuvre du monde a demandé un Créateur sublime.Vous aimez le soleil, et dans nos Laurentides.il se fait si beau: sur les lacs, il pose ses rayons et le soir, il s’accroche aux montagnes en s’en allant ailleurs.Et quand la nuit vient, comme le ciel est pur, les étoiles limpides, et comme il fait bon de se sentir seul.Stendhal a dit : Il faut la solitude pour jouir de son coeur et pour aimer.Et ne l’avez-vous jamais senti?Moi qui vous écris, je puis vous dire : la nature est une reine aux grandioses trésors.Quand je suis triste, je vais m’asseoir sous la feuillée, et là.j’écoute.On dirait que les arbres ont une voix; les branches se penchent et murmurent l’espoir.L’oiseau dans son nid appelle le bonheur et la petite fleur qui se cache sous l’herbe, se hausse sur sa tige pour dire aussi son petit mot.Et si un ruisseau babille quelque part, j’y cours: je lui parle, il me répond, et le grand coeur, sur son onde il amène mon chagrin.Et quand la muse est avare, quad elle refuse son inspiration, c’est dans la forêt que je la trouve, au milieu des nids, dans les ruisseaux, les sapins, les buissons, la mousse.Tenez, je vais vous narrer un fait.J’ai connu une demoiselle qu’on nommait Madeleine.Son existence se stagnait en d’immobiles heures: elle avait été trahie.Sans cesse en attente de l’impossible, son esprit chimérique était ramené implacablement aux rives du réel.Plus de chansons autour d’elle, plus de bonheur au foyer paternel, plus d’espoir, pas de nouvelles du fugitif dont personne ne pouvait l’instruire et qui devait l’oublier en des amours plus faciles.Ses yeux éaient plus creux, ses chairs plus transparentes: on disait qu’elle ressemblait à une “âme du purgatoire”.Sa vie s’écoulait en de secrètes alarmes, en des passes d’humeur sans motif, des heures d’espoir et de joie, des heures de désespérance totale, puis c’était à nouveau l’insensibilité : Elle agrippait ses mains à line surface glissante___ Elle tentait parfois de chanter, mais peut-on chanter, la gorge sèche, quand une fois on a mis ses lèvres à une source d’amour toute parfumée?Sans la connaître, cette source, on peut vivre mais comment vivre en la connaissant privé de ses délices ! Sa mère souffrait aussi, mais davantage.C’était elle qui l’avait chassé, cet amoureux, parce qu’elle avait connu tout son passé, histoire lamentable du jeune homme qui dégoûté de la fan- ai’essuyait le front en me disant: Tu dois être bien fatigué, mon Oscar.Elle .a , appelait les petits enfants les faisait moyen de lui faire connaître le résu- | me caresser; pUjs ^ table, j’avais tourne de notre entretien.Mademoiselle j jours des mets délicieux, — elle sait inutile d y mettre même un pré- ; (-out ee qui me plaît, — puis elle est ¦ nom puisque ceci n’est que de moi à j revenue sur }a question du piano, que MAGASIN INDEPENDANT VICTORIA «AT St-Faustin Station Spéciaux du 23 au 28 septembre POUR DU COMPTANT vous —: il vous aime.C’es un enthousiaste, mais je le crois sincère.Sur vous, il a eu tous les compliments possibles, et j’ai moi-même, pardonnez-moi, fait l’éloge de vos yeux.Je me dois de vous dire qu’il attendait une lettre de vous lundi soir, ce veux-tu quo je fasse?Je vais lui en acheter un.Il faut bien.— La mienne, dit Simon, c’est différent.Elle voulait une robe.Je lui en avais acheté une déjà, cette année, mais il paraît qu’il y a une nouvelle mode.Eh bien, elle a commencé par qui 1 a chagriné; rien, mardi, mercre- i me dire que je devais m’habiller, que \fendezvou8 Chevrolet vous-même IES possesseurs de Chevrolet se vendent eux-J mêmes le Chevrolet.Us apprennent au volant du Nouveau Chevrolet, juste ce que cela signifie de conduire un vrai six .un six avec un moteur à haute compression et à soupapes en tête, avec une Carrosserie solide et de style par Fisher .et pourtant, un six au prix d’un quatre.Us goûtent les joies de la douceur et du pouvoir d’un six cylindres .la vivacité et l’accélération d’un six cylindres.Us font l’expérience du confort merveilleux du Chevrolet.Us réalisent que cet étonnant nouveau Chevrolet leur donne chaque caractéristique de commodité moderne .par exemple, double rayon, contrôle par le pied, pour les phares; coussins bien capitonnés, profonds et luxueux; régulateurs rapides aux fenêtres; ferronnerie de qualité Ternstedt; panneau d’instruments complètement équipé, éclairé indirectement, comprenant indicateur électrique de la température et serrure Electro contre le vol.Mettez-vous au volant du Nouveau Chevrolet et faites les épreuves de votre choix.Décidez-vous ensuite pour le Chevrolet seulement après vous être donné la preuve qu’il vous offre plus pour votre argent que n’importe quel quatre auto dans le domaine des bas prix.O14-8-X0O* Renseignez-vous sur le Mode de Paiement Différé GMAC PRODUIT DE LA GENERAL MOTORS OF CANADA, LIMITED GRENON AUTOMOBILE REG’D SAINT-JOVITE, P.Q.di, sa boîte postale vidç, et jeudi, il m’a demandé: “Quand vas-tu à St-Jérôme?” Vous avez du recevoir sa lettre, lundi soir ou mardi matin.Curieux tout de même comme les jéro-miennes suscitent de sublimes attraits pour les petits coeurs térésiens ! Un de mes amis m’écrit la note suivante: “Veux-tu me composer une lettre d’adieu triste au possible.J’ai aimé une jeune fille: elle me trahit”.Puis une foule de détails suivent ce prologue: serments envolés, disputes de coeur, déserpoir.etc.Je me rendrai à cette demande la semaine prochaine, mais je me réserve aussi le droit de publier cette lettre en mon coin, de sorte que la jeune fille qui la recevra pourra s’adresser à moi pour les détails supplémentaires.Mais, je défends aux amoureux blessés de se servir de ma lettre sans mon pantalon était trop vieux et dé j modé, qu ’un homme de mon impor-! lance devait mieux paraître.Elle m’a amené chez le marchand, puis m’a affublé à son goût d’un pantalon aux jambes larges à les mettre toutes deux I dedans.Puis, elle s’est acheté la robe ! qu’elle voulait, je ne pouvais pas refuser.J’ai voulu grogner un peu .Elle a fait mine de pleurer.Les femmes,.C’est démon.Ca arrive toujours à leur but.Non les femmes ne sont pas des démons, elles sont divines.quand elles je veulent.Elles ne sont pas toutes revêches aux nobles sentiments.Les grands sacrifices, c’est elles qui les assument.Elles peuvent avoir le plus relevé des idéals.Parce qu’elles sont puissantes, elles peuvent faire beaucoup de mal com-m’en avoir au préalabïe’demandé” l’a, me beaucoup de bien.Leur faiblesse permission.SUCRE gx-anulé la lb.Au sac 100 lbs pour.BEURRE DE CREMERIE la lb.FARINE D’AVOINE Quaker pour.SAVON BLANC P & G 7 morceaux pour.SPAGHETTI Clark 2 bts pour.DINER BOUILLI Clark la bt.SAVON PALMOLIVE 4 pour .PAPIER DE TOILETTE 10 rouleaux: pour.FROMAGE Victoria la lb, .FROMAGE L.M.L.la lb.ESSENCE VANILLE Princess 3 pour .MOUTARDE PREPAREE 3 verres pour.Les Chevaliers de Colomb, paraît-il, attendent cette semaine un magistral bouc.On sait qu’il y aura une initiation à Saint-Jérôme, le 6 pro-| chain, et J.P.Bélair.le nouveau grand Chevalier de concert avec M.J.W.Cÿr, sortant de charge, ont décidé d’amener la bête sacrée à St-Jérôme, immédiatement, pour la dresser d’une façon parfaite.C’est dire que l’animal sera en forme : bien que je sois chevalier de Colomb, qu’il me soit un devoir de garder le secret, je me donne le prévilège d’écrire la semaine prochaine ou la semaine suivante, un article spécial dont le but est de bien diriger les candidats__ Je leur donne ma parole d’honneur: mes conseils ne seront pas à dédaigner.Qu’ils les écoutent ou non: j’aurai fait mon devoir de bon samaritain.CELIBER IL EST „.MEILLEUR__P.A_RCB_Qy’IL EST CANADIEN 1 ge> cherche à travers le monde la jeu- UNE ETUDE OPPORTUNE SUR IMPERIAL OIL Des profits phénoménaux ont été faits dans l’Im-perial Oil, maintenant une des compagnies canadiennes peu nombreuses dans la catégorie des billions de dollars.La hausse dépasse de beaucoup celle du Nickel.Les possibilités de l’Imperial Oil sont-elles pleinement escomptées?ou doit-on détenir ces titres pour profits futurs?L’étude sur l’Imperial Oil qui est publiée comme le principal article dans la Revue Minière de Mount, est très opportune.Elle contient des informations très intéressantes pour les épargnants.Des copies en seront adressées gratuitement sur demande.MOUNT CIE LIMITÉE Membres Consolidated Mining and Oil Exchange de Montréal, Inc.Imm.Ga in^.u, St'.Jerome.Téléphone 441 ADRESSEZ VOTRE ETUDE SUR L’IMPERIAL OIL A: Nom., Adresse.ne fille honnête pour lui présenter sacrilègement un coeur désabusé et un corps sans beauté.Ce jeune homme lui avait demandé de n’en rien dire : il avait préféré laisser à Madeleine l’impression d’une trahison.La discrétion touche la probité, la pro» bité touche l’honneur.Un jour, elle prit tout son courage pour oser faire la blessure qui devait tuer ou guérir sa fille, mais l’enlever à eete incertitude cruelle, le pire des supplices que chaque minute renouvelle.L’amoureuse ne fut que plus mortellement blessée___ Elle vint alors à Ferme-Neuve, près d’un lac lointain, se glisser dans une petite villa, blottie sous un bouquet de sapins.Elle oublia: la vérité le lui imposa.Puis la nature fît sa part: tout y contribua depuis le brin d’herbe jusqu’au plus altier des sapins: ce fut un ramage constant de la forêt pour la petite princesse qui venait l’habiter et dont la beauté avait la pâleur de la lune et le parfum d’une rose mourante.Madeleine ne com-prî pas d’abord ce qui se disait: elle entendait bien des bruits vagues dans les buissons, une sorte de frémissement passionné, comme un large battement d’ailes qui aurait passé sur sa tête.Puis, elle fut séduite, impressionnée, et sans savoir exactement ce qu’elle éprouvait elle sentit à ce contact une douceur, un apaisement extraordinaire.Elle respira, comme alléguée du poids que portait son coeur et sa vie depuis si longtemps troublée lui parut ensoleillée comme si une main amie lui eut jeté des corbeilles de joie.Et Madeleine guérit, Erotique.Aujourd’hui, son coeur qui aurait battu sans cesse s’il n’avait connu la triste vérité qu’on ne pardonne pas, s’est planté dans un autre jardin.Mais tous les ans, elle revient aux Laurentides, comme j'y reviens iuUr même puiser à l’ombre des grands bois, au sein de la nature la plus exquise qui soit, des bribes de foi, d’espérance et d’amour.Seul, dans le silence de la nature, on croit en Dieu car elle Le proclame; on espère, car tout meurt pour renaître, et on apprend l’amour.Pour vivre, l’amour doit comme les hautes montagnes toucher le ciel, comme les lacs refléter le bleu du firmament, et comme les oiseaux qui se font un hid bien caché dans les hautes branches, fixer les'' coeurs dans ce sublime refrain rPs ! hauts sentiments, principes sublimes des éternelles amours., CELIBER apparente est redoutable.Que de femmes ont causé la ruine de leur famille pour avoir entraîné leur mari en ville.Elles ont tellement rechigné sur les misères de la vie rurale qu’elles ont enfin persuadé leur mari de tout vendre pour venir manger en ville ce qu’ils avaient de bien puis de la vache enragée.D’autres, plus nombreuses, encouragent leur mari.Celles-là sont récompensées par le bonheur de leur vieillesse.Elles ont accompli une tâche qui ne manquait pas d’être rude parfois, mais les enfants qu’elles ont formés sont travailleurs, sobres; ils ont du coeur et souvent c’est là que Dieu va chercher ses vocations sacerdotales.Oh! vous les mères qiu avez encouragé vos époux, les avez soutenus au prix de vos propres sacrifices, vous méritez qu’on baise vos cheveux blancs.Vous avez mis votre toute-puissance au service de votre Dieu et de votre patrie.Vos jours d’automne et d’hiver ressemblent aux jours de printemps.Et vous les jeunes mères qui les imitez, sans ambitionner les étourdissements de la vie urbaine, jeunes femmes, jolies, élégantes, qui méprisez volontiers les succès des salons et les amusements que la ville menteuse vous promet, vous êtes adorables.La Voix Nationale Jacques DELAROCHE ÎTTTTXTTTT Z Z 6c 5.90 43c 27c ,27c 27c 27c 27c .27c 35c 29c 27c 27c PRUNES BLEUES Lombard 2 pour .THE NOIR VICTORIA la lb.THE VERT VICTORIA la lb.27c 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T'XANS la première effervescence de la jeunesse, ., 1 amour ignore le lendemain (et il est tout naturel qu il en soit ainsi).Mais l’amour .le mariage .les enfants .apportent leur contingent de responsabilités.Alors l’amour sc prouve et se mesure par les efforts et les démarches du gagne-pain qui procure aux siens ce dont ils ont besoin.Et voilà comment 1 amour peut, un jour, devenir une question de dollars et de bon sens prévoyant.Ce n est pas a dire qu un homme doit se refuser ab-somment tout confort de l’existence pour ménager une assurance à ses enfants.C’est cependant une marque de sagesse et d amour paternel que de savoir economiser une partie de ses revenus pour constituer un avoir qui deviendra disponible au besoin.On ne peut mieux atteindre un pareil objectif qu’au moyen d une police de la Confederation Life dont le produit serait payable par versements, garantissant un revenu régulier tout en sauvegardant le capital.Demandez dès maintenant notre circulaire "La Police Dotation.Vous la lirez avec intérêt.Confederation Life Association Bureau Chef: TORONTO Aiîsnts cénéraux L.Dubois, F.Giroux St-Jérôme to-Tliérèse, adressée au gérant Si-gouin, de l’équipe des Quatre-Tours.LUe intéressera à mon avis tous les amateurs du base-bail.M.et Mme Arthur Paré sont revenus, vendredi dernier, de leur voyage de noces.En automobile, ils ont visité New-York, plusieurs autres villes américaines et sont revenues par les chutes Niagara.Ils sont partis pour Cornwall, mercredi matin, là où ils habiteront.THEATRE R0XY Depuis hier soir, la célèbre vue de Billy Bennett “Mother Machree” est à l’affiche du théâtre Roxy.Une foule très nombreuse a envahi à sa pleine capacité, jeudi, le populaire cinéma de la rue Turgeon.“Mother Machree ’ ’ est une épopée sublime où l’amour du pays et l’amour du coeur se rencontrent dans la plus sentimentale histoire jamais filmée.A Bo-Kou, le célèbre dompteur de la roulette de Monte-Carlo donne un numéro de vaudeville de 40 minutes: c’est un jongleur de première force qui a été très applaudi sur toutes les scènes du monde.Ce programme est à l’affiche jusuq’à samedi soir, inclusivement., LUNDI, MARDI ET MERCREDI La direction annonce un grand programme double, comprenant une désopilante comédie et deux pièces de haute valeur: “Varsity” avec Charles Roger, Mary Brian et Chester Couk-lin “le petit vieux tricoté au crochet”, et Sawdust Paradise” avec Esther Ralston.La première qui à pour cadre un collège, est l’histoire d’un jeune qui voulait monter mais qui ne le pût à causé d’un vice qui le ravageait sans cesse.Voyez cette histoire et vous serez heureux.La seconde vous jettera dans la vie des cirques avec tout leur brouhaha et leurs mystères.Ne manquez pas ce programme: il est d’une grande valeur et il ne reviendra plus.Admission: 25 ci JEUDI, VENDREDI ET SAMEDI “The Lilac Time” avec Colleen Moore et Gary Cooper.Une histoire de première grandeur au sein de la grande guerre.Voyez l’aviation en marche, le courage d’une petite garde-malade, l’assaut pour la victoire et ensuite.?Voyez “Lilac Time”: c’est un grand spécial au prix régulier de 25 c.Samedi 35 c.Jeudi dernier, le 12, a été célébré en l’église paroissiale le mariage de Mlle Charlotte Lesage et de M.Georges Vanderdonckt.Le mariage a été béni par l’oncle de la mariée, M.Jim- my Lesage, curé de Sainte-Adèle.Réception ù la villa d’été Lesage, souper à l’Hôtel Windsor.Quatorze automobiles ont accompagnées les époux jusqu’au bateau, après la soirée.Vendredi matin, à bonne heure, le “Montrose” amenait les nouveaux époux eu Europe.Ils passeront quelques mois à Bruxelles où demeurent les parents de M.Vanderdonckt.Le magasin des “Quatre Saisons Ltée” est maintenant installé dans l’édifice Lefebvre, près de la rue Turgeon.M.Rosenthal, le propriétaire, se dit très enchanté de son nouveau site.Jeudi prochain aura lieu à l’Académie Sainte-Thérèse, le grand euchre organisé par l’association du baseball.Beaucoup de billets sont vendus et on compte sur une foule-record pour le 26 courant.L’équipe du baseball mérite d’être encouragée: allons à cette soirée.Une partie des bénéfices ira à la Fabrique.La soire sera présidée par M.l’abbé Labelle, vicaire.Qu’on se donne la main! Le Sainte-Thérèse aura dimanche prochain, un digne adversaire: le LaSalle dont les victoires successives lui assurent une grande chance pour le championnat de la ligne du Commerce de Montréal.La batterie Car-bonneau et Frères est appuyée par urne équipe de solides joueurs.Que fera le Sainte-Thérèse?, Vaincra-t-il?Je le crois, car sa valeur est maintenant de première instance, et le Sainte-Thérèse, le 29 courant, affrontera sans peur l’équipe du- Saint-Rose, au Stadium de Montréal, pour une partie de détail.Raoul BRAULT L’Avenir du Nord est en vente chez M.A.Cyr, restaurateur.GRATIS Magnifique Plat à Viande de 12 pouees (Valeur $1.25) donné gratis avec le Thé et Café MIKADO Meilleur que tout autre produit au même prix.En vente partout Demandez-le à votre fournisseur GLOBE TEA CO.MONTREAL Propos à Propos/ r - FPrtixCE Le Renard :- Adieu, animaux sauvages, Je vous quitte pour me civiliser.N a ye-3 «donc pas peur.Je ne suis plus a craindre- PËD~WHfÀT ~i^ÿ| Avec tout le son du blé entier a ¦:
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