L'Avenir du Nord, 24 janvier 1930, vendredi 24 janvier 1930
TRENTE-QUATRIEME ANNEE — NUMERO 3 JOURNAL HEBDOMADAIRE —CINQ SOUS LE NUMERO U VENDREDI, 24 JANVIER 1930.1897-1930 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS.1897-1930 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT’ (Benjamin Suite) CHENIER Editeur-Propriétaire: LUCIEN PARENT.ABONNEMENT : $2.par année.Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER: $2.50 par année.LABELLE L’ACTION DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE [A PROPOS DE M.“ CAMILIEN BOUDE Le rapport du ministère de l’agriculture, pour l’année 1929, déposé sur la table de l’assemblée législative, de même que l’important discours prononcé à la chambre des députés, à Québec, par l’honorable M.Perron, ont remis en vedette la question agricole et l’activité aussi pratique que bienfaisante du nouveau ministre de l’agriculture.Nous disions ici.il y a quelque temps, que le programme-manifeste de l’honorable M.Perron, publié en juin 1929, n’avait pas été lettre morte.Nous avons commencé, au cours de deux articles publiés dans l’Avenir du Nord les 6 et 13 décembre dernier, de prouver la prompte action du nouveau ministre de l’agriculture et d’énumérer quelques-unes des principales choses déjà réalisées par lui.Nous avons parlé de la compétence de tout premier ordre du personnel de son ministère; de la connaissance plus parfaite des richesses et des ressources naturelles de notre province, organisée en vingt-trois zones agricoles; de l’organisation coopérative poussée avec méthode, prudence et énergie.Nous avons ensuite mentionné de nombreuses initiatives prises sans délai par le ministre de l’agriculture en se tenant dans les grandes lignes de son vaste programme.Nous avons dit, par exemple, ce qu’il a fait pour améliorer les troupeaux et encourager un bon élevage.Voyons aujourd’hui, ce que le ministre de l’agriculture a fait pour l’amélioration de la terre et de la culture.Dans son programme, M.Perron, envisageant les intérêts et les besoins de la grande culture, traitait des sujets suivants : L’égouttement des terres qui permet l’adoption de la rotation.“Je désire me rendre au voeux très cher des cultivateurs”, déclarait le ministre, “en les informant que des subsides substantiels seront accordés pour le meilleur égouttement de terres, partout où les cultivateurs voudront s’entendre dans leur travail de cours d’eau”.Un expert en drainage a été attaché au ministère.La politique du minstère, en ee qui regarde l’égouttement des terres, surtout lorsqu’il s’agit de cours d’eau d’intérêt commun, s’applique d’après l’ancienne formule (40% à 50% du coût total des travaux exécutés), mais elle se vulgarise beaucoup plus rapidement.Un plan d’ensemble a été étudié pour rendre le travail plus systématisé.On délimiterait des régions de drainage et les travaux d’intérêt commun y seraient faits d’une façon aussi permanente que possible au lieu de distribuer ici et là le travail et l’argent, et affaiblir ainsi l’efficacité des deux, Les concours d’exploitation ration nelle de fermes, tel qu’il en existe un dans le comté de Terrebonne, ont été favorisés et seul le manque de per sonnel a empêché d’en organiser un plus grand nombre en 1929.Tout concurrent d’un concours de ee genre a droit à un octroi de $25.00, s’il se construit un silo ou un caveau à légumes; et s’il entreprend du drainage souterrain sur sa ferme, le fret sur les tuyaux lui est payé jusqu’à concurrence de $150.00 par individu, du moment que les quantités achetées représentent un char complet.En vue de promouvoir un meilleur égouttement des terres dans tous les comtés de la province, l’honorable M.Perron permet aux agronomes d’organiser un concours d’égouttement des terres dans leur district.En plus de l’octroi de $150., mentionné plus haut, un octroi de $15.00 est accordé à chaque concurrent qui conserve 60% des points alloués.Dans son programme, M.Perron faisait remarquer que presque toutes nos terres pauvres manquaient d’en-gra.s et de chaux.Il promettait alors un encouragement spécial à ceux qui se construiraient des remises mo dèles pour la bonne conservation des?engrais de ferme.Cotte promesse est un fait accompli.L’honorable M.Perron, depuis le 1er août 1929, accorde une subvention de $25.00 à tout cultivateur construisant une remise à fumier conforme aux plans approuvés par le ministère de l’agriculture.Quant aux engrais chimiques et à la chaux, le ministre déclarait dans son manifeste qu’il ferait tout son possible pour en diminuer le prix et en simplifier la manutention afin que leur transport soit moins onéreux.Là encore, le ministre de l’agriculture n’est pas resté inactif.De puissantes compagnies ont été approchées en vue de les inciter soit à fabriquer des engrais chimiques au pays, soit à organiser une meilleure distribution des engrais chimiques.On comprend que ceci aura pour effet de diminuer le prix de vente des engrais ch iniques.Dès l’automne dernier, les cotations faites par certaines maisons de commerce furent notablement plus avantageuses que celles de l’année précédente.Dans un prochain article nous continuerons de démontrer que le ministre de l’agriculture ne s’en tient pas à de belles théories, mais qu’il réalise graduellement et aussi rapidement que la sagesse le permet, les saines réformes préconisées et annoncées dans son programme.JEP L’ACTION SUR L’OPINION [Ecrit pour l’AVENIR DU NORD] L’on reproche souvent aux grands journaux ainsi dits d’information leur tendance trop marquée vers tout ce qui est sensatonnel et alimente les goûts ou les passions moins nobles de la masse populaire.Je sais là-dessus quelle haute et sage direction l’Eglise, par la voix du pape et celle des évêques, ne se lasse pas d’adresser aux directeurs et rédacteurs des grandes feuilles catholique, direction qui, dans l’ensemble, je le crois, produit d’excellents effets, bien que je pense aussi qu’elle n’est pas toujours suivie comme elle devrait l’être.N’est-ce pas là déjà, de la part même de l’Eglise, la reconnaissance du doit de vivre et de l’importance sans cesse croissante, par l’action sur l’opinion, de la presse moderne?Qu’il existe une presse foncièrement catholique ou, si vous voulez, une bonne presse, qui s’efforce de bien suivre cette direction, au meilleur de sa connaissance, en dehors ou au-dessus de toutes les contingences des attaches politiques et autres, souvent au détriment de nombre d’intérêts matériels, c’est un fait évident, dont il convient de se louer.Encore faut-il que ces journaux catholiques eux-mêmes n’abusent pas de la confiance que l’Eglise leur marque.Us exercent un sacerdoce, dit-on souvent.C’est une noblesse qui oblige.Us peuvent se tromper parfois, sans doute.Mais il est certain quand même que les catholiques convaincus et sincères leur doivent et se doiveit de les encourager par tous les moyens possibles.D’autre part, la presse d’information quelle qu’elle soit, me paraît être une exigence de plus en plus indéniable de nos temps.C’est l’un de ces grands courants qu’on ne saurait indigner par quelque boycotage que ce soit.Il convient plutôt de cher- cher à le canaliser et à le diriger le mieux que l’on peut, comme l’on fait pour les fleuves et les pouvoirs d’ean au risque de gâter le pittoresque de la belle nature, et de s’efforcer de le convaincre —- car ce courant est un être intelligent — qu’il doit éviter le mélange à fortes doses de choses bonnes et édifiantes avec d’autres qui le sont moins si même elles ne sont pas hélas ! dangereuses et déprimantes du point de vue moral.Ces réflexions d’ordre général me sont suggérées par un fait que je cueille dans les journaux de Montréal d’hier.Récemment (7 janvier,) M.le chanoine Nepveu, l’ancien supérieur de Sainte-Thérèse, bien connu dans la région de Saint-Jérôme, aujourd’hui curé de la cathédrale de Valleyfield, dans un banquet de sa localité, parlait du besoin que nous avons de multiplier nos écoles d’agriculture — il exprimait le désir d’en avoir une à Valleyfield même ¦— au moment précis où le Frère Léopold, de l’institut d’Oka, par radio, à l’heure provinciale, donnait sa suggestive leçon sur l’enseignement agricole supérieur.Quelles puissances que celles que la presse à fort tirage et la radiodiffusion mettent à notre disposition pour la propagande d’aussi saines et d’aussi instructives manifestations d’idées pleines de promesses pour l’avenir! L’enseignement, à tous ses degrés, tout le monde en parle et le réclame ! Eh ! sans doute, avant de faire trop grand, il est nécessaire d’avoir le bien cela, .Et trop que M.Aldéric Blain, député conservateur de Dorion, (Montréal), s’est plaint, dans un discours prononcé à l’assemblée législative, d’un article de l’Avenir du Nord sur son chef, M.Camilien Houde.Nous n’avons, pourtant, aucun mot à retrancher de cet article où nous a-vous tracé le portrait véridique d’un chef qui jusqu’ici a si peu su se montrer digue et de sa fonction et de son parti.Nous persistons à croire et à dire que plus d’un conservateur pense comme nous sur ee point.M.Blain aurait-il voulu nous voir écrire que M.Camilien Houde était un homme d’Etat de haute distinction, un politique de large envergure, un orateur délicat, respectueux de ses adversaires, ennemi de l’invective et de l’injure, un homme d’une vaste culture, d’un caractère trop noble pour accuser sans preuves ses adversaires d’être des voleurs, des prévaricateurs, des traîtres, etc.etc.Mais, cher M.Blain, qvand même nous aurions écrit tout personne ne nous aurait crus .pour cause ! Le député de Dorion est intelligent pour ne pas savoir l’opinion que nous avons exprimée dans l’article qui l’a ému est partagée par la grande majorité des citoyens de la province de Québec.Si les conservateurs veulent voir changer cette opinion, qu’ils obtiennent d’abord de leur chef qu’il cesse d’être un politicien de carrefour.Autrement, nous serons bien obligés de continuer à l’apprécier et à le décrire tel qu’il est.LE CONSERVATOIRE DE MONTREAL Monsieur Arthur Letondal, docteur en musique de l’Université de Montréal, vient d’accepter de donner un cours de piano au Conservatoire National de Musique et, tout à la fois, de présider semi-annuellement les examens pianistiques imposés au élèves par la direction.Cette précieuse adhésion porte à 25 le nombre dés professeurs du Conservatoire.On sait que depuis plus de trente ans M.Letondal s’emploie à relever le niveau des études musicales chez nous.M.Arthur Letondal s’est aussi activement accupé de l’oeuvre philanthropique fondée par son père à Nazareth.Ainsi, le Conservatoire continue à réaliser peu à peu.un ralliement de tous nos meilleurs professeurs canadiens pour organiser enfin l’enseignement musical public de plus en plus nécessaire à notre pays.L’opinion publique lui en saura gré.Nous exprimons aussi l’espoir que le gouvernement de Québec subventionnera cette oeuvre éminemment re-mandable pour non seulement assurer son existence mais activer son développement.Nous savons que l’honorable M.David, secrétaire provincial et ministre des beaux-arts, est tout acquis à la louable entreprise du Conservatoire de Montréal.La contérence du désarmement naval Le roi George V d’Angleterre solennellement ouvert la conférence navale les cinq puissances, mardi dernier, à Londres, en prononçant une allocution de six minutes qui a été irradiée à travers le monde.Il a promis la coopération de la Grande-Bretagne à seconder les efforts de la conférence pour limiter les armements navals; il a exprimé l’espoir qu’on en arrive à un-accord qui préparerait la voie à un traité de désermement géné rai.Immédiatement après l’allocution du roi, la conférence s’organisa selon toutes les règles.Le premier ministre de Grande-Bretagne, M.Ramsay MacDonald, fut élu président, sur proposition de M.Stimson, chef de la délégation américaine.L’ordre des allocutions a été le suivant à l’ouverture de la conférence: é roi George V; le premier ministre de Grande-Bretagne, M.Ramsay MacDonald; M.Stimson,- secrétaire américain des affaires étrangères; M.Tardieu, premier ministre de France; M.Grandi, ministre des affaires étrangères d’Italie.; M.Wakatsuki, ancien premier ministre du Japon; M.Ralston, ministre de la défense du Canada; M.Fenton, ministre australien du commerce; M.Wilford, de la Nouvelle-Zélande; M.Water, de l’Afrique-Sud, et M.Chatterjee, de l’Inde.“Hors une petite oscillation des ondes sonores la réception des discours arradiés de Londres à l’occasion de l’ouverture de la Conférence sur le désarmement naval a été excellente.Le programme a été entendu parfaitement dans tout le Canada” dit M.E.-A.Weir, directeur du service de la radio .du Chemin de fer national du Canada qui a joué un rôle important dans la radiodiffusion faite de Moncton à Vancouver.Au Canada, la réception a commencé à 6 heures 08, mardi matin, avec le discours de Sa Magesté le Roi qui a duré cinq minutes et fut ensuite traduit en français.Sa Majesté fut suivie par M.J.Ramsay MacDonald et les autres orateurs.Toujours d’après M.Weir, on entendit très clairement M.Ralston, ministre de la défense nationale du Canada, et M.Tardieu, président du conseils de France.Les autres orateurs furent aussi facilement entendus, même à Vancouver où la réception était ausi bonne qu’à Montréal.Le service de la radio du Canadien National et la Cie Marconi ont reçu de nombreuses dépêches et de nombreux appels téléphoniques les félicitant de leur succès.Outre ces deux compagnies, la British Post Office, la British Broadcasting Corporation, la Cie des téléphone Bell et la Cie des télégraphes du Canadien National ont participé à l’irradiation.UNE ENERGIQUE PROTESTATION faut compter sur les secours que peuvent assurer les “pouvoirs publics”.Le temps n’est plus, pour nous, où la charité et la générosité de quelques prêtres ou de zélés laïques suffisaient à des installations nécessairement pauvres et plutôt rudimentaires.L’étatisation de l’enseignement et de sa subsistance n’en constitue pas moins un danger, à cause des fluctuations troublantes de la politique des partis et de ses exigences.En tout cela, s’il est bon de faire confiance à l’avenir, il est tout aussi bon, sinon plus, de s’assurer des garanties de durée et de paix selon la loi de Dieu et les préceptes de son Eglise.La prudence, la mesure, le dosage, si j’ose dire, s’imposent à ceux qui pensent et réfléchissent, à ceux surtout qui ont la lourde charge de diriger les destinées j du peuple, tout autant que le bon propos, le courage et l’enthousiasme dans l’élan à prendre.Il existe que l’instruction des mas- En face des graves événements qui agitent les esprits, en Saskatchewan, l’épiscopat a voulu, comme il est habituel à l’autorité ecclésiastique, faire preuve de calme et de prudence.Toutefois, S.G.Mgr J.-H.Prud’homme, évêque de Prince-Albert et Saskatchewan, dans mie circulaire adressée au clergé en date du 22 déc.1929 se fait l’interprête de la foi chrétienne dont il a mission de revendiquer l’héritage, et proteste avec dignité, mais énergiquement, contre tout projet d’amendement à la loi scolaire, qui tendrait à faire disparaître des écoles les emblèmes religieux : il est clair que par emblème religieux on entend le crucifix et le costume des communautés enseignantes.Nous publierons la semaine prochaine cet important document.MELI-MELO HOSPICES POUR VIEILLARDS Le gouvernement de Québec est loin de se désintéresser des secours nécessaires aux indigents et aux vieillards.On sait l’aide généreuse qu’il accorde en vertu de la loi de l’Assistance publique.Le gouvernement Taschereau veut faire davantage encore et il a décidé de puiser largement dans les millions provenant des revenus de la Commission des liqueurs pour assurer la fondation et le maintien d’hospices, d’hôpitaux, d’institutions de charité.Le gouvernement paraît tout particulièrement favorable à un système de placement familial pour les vieillards dans des refuges où ils peuvent continuer de vivre ensemble jusqu’à leur mort.A ce sujet, le premier ministre a dit, dans son dernier discours prononcé à l’Assemblée législative: .“Ce il’est pas après une vie de labeur commun qu’on doit séparer ceux qui, courbés sous les ans, restent profondément attachés l’un à l’autre et aiment peut-être à se rappeler ensemble les jours ensoleillés ou peut-être aussi les dures misères d’autrefois, quand on défrichait la forêt et que le pain était rare.J’oe espérer que la Chambre nous donnera son concours dans l’étude et la solution de.ces intéressants problèmes.” Nous croyons qu’il est nécessaire de fournir à nos vieux un refuge qui, sans les désunir, leur assure une vie de paix et de confort.Chaque comté de la province de Québec devrait avoir une telle maison de refuge.A ce propos, nous croyons que l’idée d/établir un hospice à Saint-Jérôme devrait être mise sérieusement à .’étude et réalisée le plus tôt possible.‘L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE” Nous offrons nos félicitations et nos meilleurs souhaits à l’Enseignement Primaire qui entre dans sa cinquantième année.L’Enseignement Primaire dont M.J.-C.Magneau, inspecteur général des Ecoles normales, est le propriétaire et le directeur, est une revue d’éducation de tout premier ordre.Depuis un demi siècle, surtout depuis une trentaine d’années, elle accomplit dans notre province une oeuvre saine et grandement utile dont a surtout profité le personnel de notre enseignement primaire.Nous souhaitons encore de longs jours à cette excellente revue et à son éminent directeur.LA CONSTRUCTION D’UN VASTE SANATORIUM VIEUX CONSEILS Il est certains esprits dont les sombres pensées Sont d un nuage épais toujours embarrassées.Le jour de la raison ne le saurait percer.Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.Selon que notre idée est plus ou moins obscure, L expression la suit ou moins nette ou plus pure.Ce que 1 on conçoit bien s’énonce clairement.Et les mots pour le dire arrivent aisément.Surtout qu’en vos écrits la langue révérée, Dans vos plus grands excès, vous soit toujours sacrée.En vain vous me frappez d’un son mélodieux, Si le terme est impropre, ou le tour vicieux; Mon esprit n’admet point un pompeux barbarisme, Ni d’un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme.Sans la langue, en effet, l’auteur le plus divin Est toujours, quoi qu’il fasse, un méchant écrivain.Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse, Et ne vous piquez point d’une folle vitesse.Un style si rapide, et qui court en rimant, Marque moins trop d’esprit, que peu de jugement.J’aime mieux un ruisseau, qui sur la molle arène, Dans un pré plein de fleurs lentement se promène Qu un torrent débordé, qui, d’un cours orageux, Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage, Vingt fois' sur le métier remettez votre ouvrage.Polissez-le sans cesse, et le repolissez; Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.BOILEAU “LE DEVOIR”.i A l’occasion de son vingtième anniversaire, le Devoir a publié, samedi dernier, un magnifique numéro rempli d’articles variés, substantiels et d’un vif intérêt.Nous prions notre confrère d’accepter nos félicitations et nos souses et la formation des élites, et donc ^aits de longue vie, à l’occasion du - - i_____- bel anniversaire nn’il céletire l’enseignement à tous ses degrés, anniversaire qu’il célébré, souci d’équilibrer le budget éventuel doivent être l’une des plus fondamen- ! Sans avoir été et sans être encore dont on pourra disposer.Ce n’est taies préoccupations des construe- toujours du même avis sur le Devoir, pas tout d’avoir de beaux et coûteux teurs de la nation de demain.Et, nous aimons à reconnaître la haute édifices, il y faudra des maîtres et pour cela, je le répété, on ne sourait qualité de sa rédaction, la distinction des revenus.Avant de multiplier ses trop utiliser tous les moyens de dif- qui le caractérise et qui fait un activités, il est plus qu’utile de cal- fusion de la pensée et d’information journal de premier ordre, dans le do-culer jusqu’où nous portera l’élan des esprits dont on dispose, ce qui se maine de la pensée et des idées, qu’on se propose de prendre.De plus fait surtout par l’action sur l’opinion I Le Devoir fait éminemment hon-en plus, de nos jours, pour l’alimen- publique au moyen de Ta presse, tation des budgets éducationnels, il Le projet de construction, par l’Institut Bruchésie, de Montréal, d’un vaste sanatorium va bientôt se réaliser.Les directeurs de cet institut ont eu une entrevue avec l’honorable M.David, il y a quelques jours.Ce sanatorium aura une capacité de 400 lits et coûtera approximativement $1,600,000.Le site de la nouvelle construction sera choisi, prochainement.Des experts ont déjà visité quelques terrains, mais on n’a pas encore décidé si l’on construira sur l’île de Montréal ou en dehors.La délégation qui s’est présentée chez l’honorable M.David a reçu ’assurance que le gouvernement contribuerait dans la mesure de 60 pour cent du coût de la construction et de ’entretien de ee sanatorium.On sait que la ville de Montréal s’est déjà engagée à payer 40 pour cent, pour sa part, et c’est l’échevin A.-A.DesRoches, président du comité exécutif de la ville, qui s’est engagé lui-même à obtenir cette contribution de la vilLa délégation était composée de MM.Louis Lumberner, Dr J.-A.Guay, Théo Trudeau, Emile Massi-cotte, secrétaire.Elle a été présentée par l’honorable J.-L.Perron, ministre de l’agriculture.On a appris, que le camp Bruchésie sera en mesure de recevoir, l’été prochain, 250 garçonnets, grâce au don de la propriété Shaw, par l’honorable M.Perron.ti-ôleur des finances de la Compagnie, grâce à l’exemption d’impôts jusqu’en 1932, a réalisé 6 pour cent de la mise et a pu mettre de ctôé une somme supplémentaire pour amortir la valeur comptable.‘Les compagnies d’assurance qui retirent de la masse des sommes considérables, dit M.Asselin, pourraient placer des capitaux dans la construction de logements.Seulement, la loi e permet pas ici aux compagnies de se lancer dans de telles entreprises.Il y aurait un amendement à apporter à la loi, par le gouvernement fédéral, pour éviter toute spéculation, la législature provinciale pourrait permettre à ces compagnies d’assurance le droit d’expropriation lorsqu’elles auraient acquis 51 pour cent de tout le terrain nécessaire à ces construction”.M.L.-A.Forsythe, avocat, remercia le conférencier.PROGRES DE L’INDUSTRIE AU CANADA Un rapport sur la situation industrielle au Canada préparé par la Metropolitan Life Insurance Co., en collaboration avec la National Electric Light Association, démontre que durant 1926 et 1927 l’armée des travailleurs canadiens a augmenté de 15,357 unités, tandis que le nombre des usines croissait de 290.Ontario a joui du plus grand développement, suivie de près par Québec et la Colombie Anglaise.99 usines nouvelles furent ouvertes durant cette période dans Ontario, employant un total de 6,047 personnes; Québec reçut 71 nouvelles usines employant 6,149 ouvriers.Cependant tandis qu’Ontario perdait 28 usines donnant du travail à 1,975 personnes, Québec ne voyait que 9 usines, employant 585 personnes, fermer leurs portes.La Patrie, qui a souvent des poussées de pessimisme et des attaques de neurasthénie tarifaire, trouvera dans ces faits un puissant moyen de combattre les maux imaginaires qui la tourmentent.L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE Voici le contenu du numéro de janvier : Mgr Camille Roy fait un examen critique des vers publiés par M.Alfred DesRochers, sous le titre L’Offrande aux Vierges folles, et du livre de M.H.Bastien, Itinéraires philosophiques.M.l’abbé Alexandre Vachon, Directeur de l’Ecole Supérieure de Chimie, écrit un bel article sur le sel marin, sa nature, son symbolisme, etc.Le Rév.Père J.Benoît, jésuite, professeur à Sudbury, expose la question du théâtre au Collège.Un autre jésuite, le R.P.Jombart, expose les exigences du Droit canon par rapport a l’éducation des jeunes gens.Pour abonnements ou autres renseignements, s’adresser à M.l’abbé A.Maheux, Université Laval, Québec.‘LA RUCHE ECOLIERE’ CANDIDATS LIBERAUX Une convention libérale a été tenue a Huntingalon, lundi dernier, pour le choix d’un candidat à la prochaine élection que rend nécessaire la mort de l’honorable M.Robb.M.J.-Deunis O’Connor a été choisi et sera probablement élu sans opposition député de Chateauguay-Hun-tingdon.M.Cyrille Dumaine, notaire d’Upton, a été choisi, mardi dernier, par une convention tenue à Saint-Liboire, comme candidat libéral pour la prochaine élection partielle fédérale de Bagot.On s’attend à une élection par acclamation.Ces deux conventions furent présidées par l’honorable Fernand Rin-fret, secrétaire d’Etat.UNE NOUVELLE REVUE .La “Revue des éleveurs d’animaux rement la Metropolitan, d’investir à fourrure” vient de naître.Elit leurs capitaux dans la construction lest publiée à Montmagny, est d’un de logements.La, Metropolitan fit 'aspect attrayant et est la seule revue eontruire 55 maisons comprenant du genre dans la province.t , , _.T ATT„T neur au journalisme canadien-fran- 2,125 logements dont chaque pièce se Nous lui souhaitons succès et pros- L abbe Elie-J.AUCLAIR çais.louait $9.00 par semaine.Le con- périté.LE PROBLEME DU LOGEMENT M.Olivar Asselin, vice-président de la ligue du Progrès civique, de Montréal, a fait au déjeuner-causerie du club de Réforme, samedi dernier, une conférence sur le problème du logement.“En 1922, à New-York, il y avait, dit M.Asselin, disette de logement.Le loyer moyen d’une pièce, par semaine, était de $25.La législature de l’Etat de New-York demanda aux compagnies d’assurances, particuliè- Avez-vous lu La Ruche Ecolière du 15 janvier?Elle en vaut la peine.Le frontispice nous montre une belle scène en couleurs: la partie de skis.Puis, à la première page, une charmante gravure de famille.Nous trouvons ensuite une fascinante histoire sur Jacques Cartier intitulée: L’orphelin de Saint-Malo.Et puis nous retrouvons la suite des hilarantes aventures de Bamboulo et Bamboula, illustrées en deux couleurs.Après la chronique régulière des Avant-Gardes, nous pouvons lire une charmante légende d’Andersen: 1 Histoire d’une mère.La page franco-américaine nous montre la part prise par les Français lors de la guerre de l’indépendance américaine.Nous trouvons ensuite une belle chanson illustrée et une fable de LaFontaine en deux couleurs.La chronique A travers le monde nous dit l’histoire d’un Pin de la forêt canadienne.Nous trouvons aussi une nouvelle tranche du beau roman canadien Les Chercheurs d’or.Puis le couiner de Reine-Abeille, la page des bons mots et la page des concours.Tout cela pour cinq sous.Rappelons que La Ruche Ecolière paraît tous les quinze jours à 32 pages illustrées, grand format.Abonnement : un an $1.00 ; un spécimen cinq sous en timbres postes.Adressez: LA RUCHE ECOLIERE, 36, ave Sterling, Montréal.PENSEES .Veut-on savoir ce qui fait une nation?C’est le coeur des femmes.C’est le coeur des mères, des soeurs, des fiancees.Donnez à ùu peuple de fortes et eouraguses mères, et l’on répond de ce peuple.Henri Perreyve H y a des chaînes qui sont d’or quand on les voit de loin, de plomb quand on les porte, de fer quand on veut les rompre.___.r Sribe uctnaMI L’AVENIR DD NORD VENDREDI, 24 JANVIER 193.Q.PROPOS LITTERAIRES NOTRE LITTERATURE i EST-ELLE “MORTE?” C’est un article de M.Claude Bâcle, récemment paru, [1] qui me suggère cette angoissante question.M.Bâcle, lui, ne la pose même pas : il la résout d’avance de la façon la plus carrée.En fait, toute son étude n’est qu’un chant funéraire sur l’état trépassé de la littérature canadienne.Elle n’est même pas morte, d’après lui, elle n’a jamais vécu: elle a péri en germe avant même d’arriver au jour.Et voici les principes qui basent un si cruel diagnostic: “Toute l’écriture qui veut être artiste, absorbée dans l’étude des grands ouvrages passés, définissant l’homme, mais se gardant de calquer des observations directes ou réalistes sur le caractère du personnage désormais établi, vivant dans un décor déterminé, et lequel, depuis toute éternité, marche vers la lumière, est une littérature morte que les snobs de lettres peuvent exalter surabondamment, mais qui n’étonnera plus les générations prochaines.Toute écriture qui se meut d’après des règles irraisonnables, dictées par un système d’enseignement classique suranné, où la rhétorique fait l’office de dictateur ; cette écriture, disons-nous, qui s’écoule par le canal encombré, malsain et nauséabond des clichés, des feuilles mortes, des grammaires soporifiques, est et demeure une littérature morte.” — “C’est là presque en bloc, ajoute-t-il, la littérature canadienne, c’est-a-dire une littérature morte, morte dans l’oeuf.” Ces négations géantes, ces obituai-res démesurés, qui se rencontrent parfois aussi sous d’autres plumes, ne doivent pas nous faire trop frémir.Il semble passé en mode chez une certaine classe de critiques de proclamer ainsi l’absolue nullité de tout ce qui s’écrit chez nous.Avec un dédain qu’ils jugent de haute mise, ils promènent un monocle sur l’assemblée de nos historiens, de nos romanciers, de nos savants, de nos poètes, imposante au moins par son nombre, et prononcent sans hésitation: “Il n’y a là personne.” Pas même entre les oeuvres de gradations, de différences: le néant les fait toutes égales.Ce n’est pas assez d’affirmer que nos lettres sont faibles, malades peut-être, mourantes au pis aller: il faut qu’elles soient “mortes, mortes dans l’oeuf.” Je ne rencontre jamais de ces diatribes sans songer au mot de Mark Twain: “La nouvelle de mon décès est grandement exagérée”.Et je crains que toutes ces boutades ne soient que les humeurs d’une digestion pénible, maudissant une diète qu’elle ne s’assimile pas assez.Il y entre certaine bile rageuse en chicane avec l’univers et aussi beaucoup de paresse.Car avez-vous remarqué combien cette critique est facile?, Elle dispense d’étudier, de commenter, de discerner: il lui suffit de condamner et de pourfendre.Avec un vocabulaire épicé, hérissé de sarcasme, on s’en tire à merveille sans avoir besoin d’une idée.La virtuosité qu’il y faut, c’est celle du mot fort, de la pointe, non celle du jugement, de la compréhension, de l’analyse.Il est évidemment plus simple, au lieu d’interpréter les oeuvres, de les rayer d’un trait de plume.Et puis, n’est-ce pas d’avance une présomption de supériorité que de pouvoir ainsi mépriser tout le monde?Il faut voir cette critique à l’oeuvre en face de tout écrit nouveau, de l’effort, par exemple, d’un jeune a son debut.Vous croiriez que la tentative mérite une certaine bienveillance, un brin d’indulgence dans l’accueil.Pour nos railleurs ce n’est qu’une proie.On dirait que ces gens, souvent bien élevés, personnellement aimables, redeviennent hommes des cavernes à la seule présence du volume.Sa vue leur fait chercher leur javelot ou leur massue, soulève en eux l’instinct primitif de “taper.” Il n’y a pas de charge, d’insulte, de huée, qui ne tombe sur le pauvre hère coupable d’avoir brouillé son verbe ou disloqué son hémistiche.“Tu as voulu écrire, crétin, eh bien, attends!” A l’instant on le coiffe d’une forte potee d’eaux de cuisine chargées de pelures avancées.Il se relève plus mumilié, plus honni, que s’il avait tué sa mère.Ces exécutions, il est vrai, plaisent aux goûts cruels de la foule; on court à ces é-reintements comme on s’empressait autrefois à voir administrer la roue.La critique même peut y gagner du piquant et de la saveur; mais où est en cela la proportion et la mesure?En livre, même sans grande valeur, est-il un attentat, qu’il faille le dénoncer avec cette indignation, le punir avec cette férocité?Ne peut-on dire qu’il est insipide, avec les précautions et les formes d’une conversation polie?Et ne peut-on, même sans le dire, le faire voir et toucher du doigt, le démontrer si clairement que personne n’en aura le moindre doute ?Je n’accuse pas M.Claude Bâcle de ces violences.Il est outré plutôt qu’outrecuidant, et poli autant qu’on peut l’être en traitant les gens d’imbéciles.Mais c’est bien le portrait de son ecole.D’ailleurs, il a lui-même de jolis spécimens du genre.Il parle d’un livre canadien “épouvantable, assommant, ridicule, qu’un farceur lui a adressé.” Et la citation qu’il en fait est peut-être assommante, mais quant à être “épouvantable!” Il cite des phrases d’un autre ouvrage “extra soporifique” qui, selon le lui, “s’effondre dans l’obscur et gâchis le plus invraisemblable:” et c’est tout simplement un exemple, ; égal à bien d’autres, de ce style décadent qu’on peut discuter, mais dont la mode existe, et qu’on voit employé même dans le “Secret de Lindbergh’ ’.Le mystère, c’est que ces deux extraits sont condamnés aux gémonies, l’un pour être vieillot, l’autre pour être moderne; alors c’est à désespérer de jamais trouver la “formule!” Je voudrais que notre eritique, avec la hardiesse de Daudet, eût aussi un peu de son style.Mais il faut regretter que ses sévérités soient coulees dans un moule très lâche, et que sa langue, sans être “pauvre”, soit si brumeuse et si opaque.Le sens i réel des mots lui échappe souvent ; j leur amalgame forcé forme parfois un vrai gâchis.Ses constructions sont emmêlées, ses phrases intermina-blés.Il dit : ‘ ‘ soit que nous cher-Le qui importe, c est la thèse elle- : chons.” Je signale ceci en passant même.M.Bâcle soutient que nos let- ; pour montrer la distance possible entres sont mortes: mais le prouve-t-il j tre la perfection qu’on prêche et cel [1] Voir L’AVENIR DU NORD du 10 janvier J.930.vraiment?Il ne l’essaie même pas Il lui faudrait pour cela démolir du faîte à la base tous et chacun de nos auteurs: ce qu’il nous offre, c’est deux exemples d’oeuvres obscures et inconnues.Le reste est affirmation pure, dont la généralité reste en l’air, balancée au fil des nuages.Ces principes même qu’il invoque sont discutables et brouillés.Il a l’air de blâmer une écriture de “vouloir être artiste, d’être absorbée dans l’étude des grands ' ouvrages passés ’ ’ : mais est-ce là une cause de reproche ?— Il veut qu’elle “calque des observations directes ou réalistes.sur le caractère du personnage désormais établi, vivant dans un décor déterminé et lequel, de toute éternité, marche vers la lumière:” mais ceci est-il lumineux?— U lui défend de se mouvoir “d’après des règles irraisonnables, dictées par un système d’enseignement classique suranné”; et ce péril pouvait régner il y a quarante ans, mais nos rhétoriques, il me semble, sont maintenant presque à la page.— U voudrait voir nos intellectuels “s’embarquer au petit jour vers des rives lointaines, absolument inconnues, qui limitent les mers les plus tourmentées”; pratiquement, qu’est-ce que cela veut dire?— Sa théorie de formation littéraire est des plus simplistes, d’ailleurs: “On écrit on on n’écrit pas.C’est dans le sang.On est sain physiquement ou on ne l’est pas.La nature est terrible: le sol ne pardonne pas.Défiant l’univers, il enfante des génies.Du coup, s’établit une littérature.” Mais alors, si la nôtre est morte-née, il ne faut s’en prendre qu’à la Providence! U nous adresse deux reproches directs, les seuls qui méritent d’être discutes.“Nous ne savons pas voir,” et “notre langage reste toujours pauvre, sans vocabulaire.’ ’ Et ceci pourrait être admis si on l’énonçait avec mesure et avec réserve.On pourrait concéder qu’en général nos oeuvres ne témoignent pas d’idées très pénétrantes et d’observations très aiguës: encore faudrait-il y mettre des degrés et des exceptions.Il y a, par exemple, dans nos historiens des aperçus réfléchis et larges; chez certains de nos romanciers, une bonne dose d’observation et de réalisme.Plusieurs de nos poètes “voient” leur âme d’un oeil très clair.Ce n’est pas tant, en fait, la vision qui nous manque que l’audace de dire ce qu’on voit.— Notre parole se laisse enser-ler de tant de lisières, borner de tant de conventions étroites, que son essor en est grandement alourdi.— Un peu de liberté mentale, morale et esthétique, c’est ce qu’il nous faudrait surtout.En tout cas, on n’est pas aveugle pour n’avoir pas un regard d’aigle.Quant a la pauvreté linguistique, c’est chose fort relative.S’il s’agit de correction, on peut dire qu’un grand nombre de nos auteurs, a plupart même, ont écrit dans une langue suffisamment pure, grammaticalement orthodoxe.Et ce ne fut pas un mince mérite, avec le provincialisme les guettant d’une part et l’anglicisme de l’autre.S’il s’agit de brillant, eh bien, ils n’ont pas tous brillé-; nous avons eu cependant d’excellents stylistes : nous avons eu Chauveau, Buies et Fournier; nous avons Bourassa, Asselin, de Montigny, Edouard Monpetit, l’abbé Maurault, et le frère Marie-Victorin.— Il en est de nous comme du reste du monde: il y a des pauvres et des riches.On admettrait d’ailleurs l’accusation entière que cela montrerait une littérature anémique : cela la ferait-il morte jusqu’aux racines?L’erreur fondamentale de cette critique est dans son excès.C’est le système du tout ou rien.Il n’y a pas de milieu entre l’admirable et l’insuffisant, le sublime et le ridicule.Le talent ne compte pas; pour minimum il faut le génie.Ce qui n’est pas complet, intégral n’existe pas, tout simplement.Mais où est la littérature sublunaire qui survivrait à cette épreuve?Croit-on que la France, ou 1 Italie, ou l’Allemagne, ne produisent que des chefs-d’oeuvres.?Deux ou trois génies pour un siècle, perdus dans la masse du pecus, c’est à peu près la statistique; cela suffirait-il à vivifier tant de cadavres?Il faudrait dès lors refuser le souffle à la littérature française! Cette absurdité même n’effraie pas nos absolutistes.Ne voit-on pas de jeunes écoles faire dater la littérature de l’avènement du dadaïsme ?Léon Daudet ne vient-il pas, d’écrire “Le Stupide XXXème Siècle”, où il démontre que toutes les gloires de cet âge sont truquées, et que les génies prétendus ne furent qu’un ramas d’imbéciles?Il les passe tous en revue; il les rend tous à leur atome.C’est tout juste s’il ne nomme pas son propre père Alphonse.Et comme Daudet est passé maître en paradoxe, en esprit, en verve, il nous amuse extrêmement à suivre ce massacre.On est convaincu presque; on en vient à se dire: “Etaient-ils bêtes, vraiment!” Mais tout-à-coup on se réveille; on se rappelle Eloa, Jocelyn, Les Misérables, la Comédie Humaine, Sapho, Madame Bovary, La Débâcle, Pêcheur d’Islande, Cyrano.Cent cinquante quolibets n’arrivent pas à détruire cela.Ce qu’on a admiré reste grand: c’est le persifflage qui est stupide.le qu’on pratique.Si nos lettres sont mortes, ce n’est pas une telle prose qui les ressuscitera.Quel but utile peuvent, en tout cas, atteindre ces hyperboles fantasques?Est-ce former le jugement public que de lui faire jeter dans une hotte commune le bon, le meilleur, l’excellent, le nul, le médiocre, comme les équations d’un même zéro?Encourage-t-on la littérature canadienne en l’assurant que, depuis cent ans qu ’elle s’efforce, elle n’a absolument rien faiti?Rend-on par là justice à Gar-neau, à Benjamin Suite, à Fréchette, à Alice Lemieux,?Est-ce la mission de la critique que d’aller ainsi, sabrant tout, telle SIVA, la déesse terrible, parcourant le monde pour détruire, pour faire table rase?Répétons donc une fois de plus que notre littérature, si elle ne mérite pas encore qu’on s’en extasie, est au moins digne qu’on la respecte; qu’elle a exprimé depuis cent ans, à travers mille obstacles, l’idéal de nos âmes latines qui sans elle eût péri très probablement; que, partant de très bas, idle est montée durant cette ère en progrès constant; qu’elle offre à cette heure des espoirs meilleurs qu’à aucun âge de son existence.Ce n’est pas la flatter que de trouver en elle la marque multiple dû talent; ce n’est pas la nier que de constater ses faiblesse.On peut la comparer, sans grand préjudice, à d’autres littératures latérales issues comme elle de la souche française : aux lettres suisses, aux lettres Delges.Dans celles-ci pas plus que dans les nôtres le génie ne s’offre à chaque pas: elles ont pourtant des plumes sincères incarnant la pensée, les aspirations de leur race: cela suffit pour les faire vivantes.Il LA JEUNESSE CANADIENNE D’AUJOURD’HUI ‘1- > > > :< ?CONFERENCE FAITE, LE 15 CEMBRE 1929, AU CLUB VID-PREVOST, DE SAINT-JEROME, PAR M.CLAUDE PREVOST, DE MONTREAL, ETU DIANT EN DROIT ET FILS DE FEU L’HONORABLE JEAN PREVOST.[Suite] Et la guerre de 1914, qu’en pense la jeunesse, comment envisage-t-elle les évènements terribles qui ont eu pour effet de changer la carte de l’Europe et la face du monde?Comme une époque qu’elle n’a pas vécue, sur laquelle l’histoire incomplète n’a pas encore pu l’éclairer, et c’est ce qui explique chez elle un certain militarisme.Elle constate les effets et les “à côté” de la guerre avec une connaissance imparfaite de la cause, explication plausbile de son scepticisme à l’égard des traités de renonciation et des délibérations de la société des Nations.En plus sa philosophie rationnelle donne justice et consistence à son attitude ; c ’est la doctrine qu’on lui a enseignée, que pour faire respecter la loi il faut une sanction et que cette sanction ne peut être appliquée que par une force supérieure.Un tr.bunal d’arbitrage peut siéger avec pompe et majesté, édicter des lois internationales,, rendre des décisions mais s’il n’a pas une force armée capable d’imposer ses vues il est réduit à la plus complète impuissance.Il est vrai que les grandes puissan- ces pourraient toujours intervenir DE- intervenir puisque çe sont elles qui DA- représentent la force.Les traités, on sait ce qu’on en fait; n’est-ce pas Von Bulow lui-même qui, lorsqu’on lui faisait remarquer que l’Allemagne elle-même avait signé le traité garantissant la neutralité de la Belgique répondit avec un cynisme machiavélique, que c’était un chiffon de papier.A voir ces tendances militaristes chez les jeunes, les pacifistes parmi eux ne peuvent s’empêcher de penser que leurs idées de paix ne prévaudront que lorsqu’on se rendra compte qu’elles doivent être le fruit d’une longue éducation des individus.Un autre grand trait caractéristique de notre jeunesse universitaire canadienne-française, c’est cette position intermédiaire qu’elle occupe entre la civilisation Européenne et la civilisation Américaine.Elle tient de l’une et de l’autre, elle ne balance pas mais semble être un trait d’union entre les deux; c’est le résultat de deux éléments combinés, d’une première éducation sur un plan purement européen et du voisinage des Etats-Unis et de leur idées de pragmatisme, c’est ce qui explique son attitude.Quand elle envisage l’avenir, elle cherche et aime les professions libérales à cause des satisfactions intellectuelles qu’elles peuvent lui procurer mais aussi elle se dirige de plus en plus vers le commerce et les affaires car en général elle considère comme louable la soif de la richesse parce qu’elle voit Réparations générales.Assortiment complet de parties *-* d’autos, Accessoiree, etc.$ i * GASOLINE, HUILES * dans les démêlés des petits états et les tenir en respect mais quand elle-mêmes auront des droits à faire valoir, des injures à venger, qui pourra là le seul moyen de pouvoir satisfaire est bon, sans nul doute, que la critique se tienne très haut, qu’elle ne soit jamais molle ou dupe : encore faut-il qu’elle sache tirer deà oeuvres les sucs réels qui y circulent, plus ou moins riches ou abondants.Une cri.tique en tont négative, toute faite de dédain et de blâme, c’est là vraiment la critique morte.Louis DANTIN rESTleTEMPSdesLOÏEES Etes-vous muni de Formules de Bail, Affiches de Maison à louer, Logement à louer?Afin de répondre aux nombreuses demandes, nous avons augmenté considérablement notre Assortiment d’Affiches qui est maintenant le plus complet possible, depuis l’affiche de MAISON A VENDRE jusqu’à celle de REPAS A TOUTE HEURE, etc.Prix modique à l’unité.Prix spécial par quantités et assortiment spécial pour les marchands.IMPRIMERIE DE L’AVENIR DU NORD ou chez Henri Parent PRES DU MARCHE SAINT-JEROME s h : s % 5 [3 ti* i 3 i 3 3 3 ?i m Institut D'Optique Ouimet a R.OUIMET.Optométriste LABORATOIRE BElair 1661 4228.rue ST-DENIS (prés Rachel).MONTREAL les besoins nouveaux de la vie moderne.Une autre des tendances les plus caractéristiques de la jeunesse de notre époque, une autre manifestation profonde de son être collectif, et peut-être la plus significative, c’est ce patriotisme tout nouveau qui enflamme chez elle, l’idée s’infiltre de plus en plus que nous sommes des canadiens d’abord; la distinction des races existe encore certes mais elle est un signe de plus en plus par des concessions mutuelles et surtout par le fait marquant que le Canada devient de plus en plus une nation aux yeux des autres pays.On s’est rendu compte depuis quelques années, de l’importance de notre pays, ses richesses naturelles et ses hommes d’états l’ont mis en pleine lumière.Le Canada figure parmi f ;Ies premiers pour l’importance de son I commerce et il a forcé l’attention des v i grandes nations commerçantes.T Le Canada siège à la Société des Nations sur le même pied que les f grandes puissances, notre pays a des % légations à Londres, à Paris, à J.Washington et à Tokio sur lesquelles * flotte le drapeau de notre marine marchande que nous considérons comme le notre, et permettez moi mcs-^ sieurs^ de vous citer ici la définition, %1 celle-là toute nouvelle, que donne la ; ; | conférence impériale de 1926 du statut des dominions dans l’empire: “Ce sont au sein de l’empire britannique des collectivités autonames de statut égal; elles ne sont d’aucune manière subordonnées les unes aux autres à aucun point de vue domestique ou extérieur; mais elle sont unies par une allégeance commune à la même couronne et associées librement comme membres du Commenwealth britannique.’ ’ Et à qui devons-nous cette nouvelle position dans l’empire, cette position d’associés je suis fier de le dire: ;; à la politique extérieure du parti libéral.Sir Wilfrid Laurier commença par obtenir la liberté pour le Canada de faire ses traites de commerce et le gouvernement actuel poussa encore plus loin cette politique bienfaisante et vraiment patriote d’entériorisa-tion.De tontes ces tendances de la jeunesse que faut-il déduire ?Son grand bonheur de vivre et de vivre la vie moderne, la pratique qu’elle accepte sans sourciller, le scepticisme joyeux qu’elle affecte, le grand élan de tout ¦ son être vers l’avenir qu’elle voit brillant et facile révèle sa force et sa confiance.Et les idees qui peuvent les séduire seront celles des hommes qui attendent beaucoup du futur parce qu’ils veulent surtout influencer sur lui et le façonner par leurs mains ; et ne sont-ce pas là les idées de notre libéralisme, n’est-ce pas là la politique de la jeunesse! 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L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 24 JANVIER 1930, Dom Apolinaire Théberge DE L’ORDRE DES CHARTREUX Dom Apollinaire Théberge, frère de M.J.-A.Théberge de Saint-Jérôme, percepteur de l’enregistrement pour le comté de Terrebonne, vient de mourir, à l’âge de 88 ans, dans un monastère de chartreux de Yougoslavie.Il avait quitté le Canada il y a 63 ans pour entrer dans l’ordre des Chartreux en France.Nous reproduisons de LA SEMAINE RELIGIEUSE, de Montréal, cette notice biographique qu’elle a reçue, dit-elle, d’un monastère de Yougoslavie.* * * Exilé de France depuis 1903, Lean-dre-Charles-Ludger Théberge en religion dom Apollinaire, est mort à la Chartreuse du Trône de la Très-Sain-te-Trinité, en Yougoslavie, un jour avant d’entrer dans sa 88e année, (le 26 nov.1929).Il naquit le 26 novembre 1842 au Canada, à Saint-Joseph de Chambly, dans le diocèse de Montréal, de parents profondément chrétiens.Son père, qui dirigeait un atelier de ferronnerie, avait une supériorité intellectuelle remarquable, une mémoire prodigieuse, une véritable érudition qui le firent nommer conseiller des écoles, bien qu’il ne sût ni lire, ni écrire, étant né à une époque où, dans beaucoup de campagnes, les écoles n’existaient point.A l’âge d’homme, il ne voulut pas apprendre à lire et à écrire, par une extraordinaire humilité; mais il comprit l’importance capitale des études et depuis son mariage, il ne cessa de charger sa femme ou l’un des enfants de lui lire quantité de livres excellents, pendant des journées presque entières, le§ dimanches et fêtes.Aussi, son commerce ayant prospéré, il fit donner, dans des maisons religieuses, une très bonne éducation à ses nombreux enfants.Il avait sollicité et obtenu la petite main d’une toute jeune fille, Catherine Dufresne, vraiment digne de lu'.Mariée à treize ans, elle lui donna quinze enfants, parmi lesquels deux prêtres, une religieuse, et d’autres qui, entrés dans la sainteté du mariage, demanderont à Dieu et obtiendront des vocations dans leur postérité ou leur parenté jusqu’au lointain Manitoba et jusqu’à New-York.Comme son époux, Catherine Du-fr esne comprit l’importance d’une instruction très chrétienne et complète, et cette jeune dame eut la haute sagesse de continuer à venir en classe chez les soeurs, au lendemain de son mariage.Son fils Charles, le futur prêtre Chartreux, fit de sérieuses études au collège de l’Assomption.Il tenta un premier essai de vie religieuse dans la Compagnie de Jésus, où il resta dix-huit mois.Ensuite il vint en France, à la Grande-Chartreuse.Le 21 juillet 1866 il reçut l’habit de novice et le nom de dom Apollinaire.L’année suivante, il fera ses voeux simples en la solennité de l’Assomption, et en la même fête quatre ans plus tard aura lieu sa profession solennelle.En différentes résidences il aura 63 années de vie cartusienne.Cette longévité extraordinaire, il l’attribuait lui-même à trois causes : lo Dès son enfance, il avait eu le bonheur d’être habitué à une vie d’endurance et de travail, et rompu à tous les exercices du corps ; à onze ans, il savait, ainsi qu’une, de ses soeurs, se tenir debout, sans selle ni bride, sur un cheval lancé au grand galop.Aussi plus tard, après examen devant l’autorité militaire, fut-il nommé capitaine du bataillon scolaire de l’Assomption.2o A l’exemple de son père, il demeura fidèle presque toute sa vie, à s’abstenir de n’importe quelle boisson alcoolique.3o Jusqu’à une attaque de paralysie du côté gauche survenu en 1928 conformément à la règle des Chartreux, il ne manqua jamais de se servir lui-même, de consacrer quelque temps chaque jour aux occupations manuelles, telles que, non pas le balayage,- mais le lavage de sa cellule, la menuiserie, le tour, la ferronnerie : ou le jardinage.D’une étonnante dextérité, il réussissait dans toute sorte de travaux | manuels, et, avec grande obligeance I il rendit quantité de services à ses j confrères, malgré une raideur très ac- ! centuée, qui, de son propre aveu, lui j avait mérité, dans les pièces de théâtre au collège, les rôles de brigands.Il avait pris et il garda toujours le ferme propos de ne perdre aucune minute de son temps, et, pour éviter de longues lettres, il aimait à répondre à ses amis intimes par de petites poésies qui révèlent son esprit enjoué et sa piété aimable.Voici en quels trames à l’âge de 84 Uns, il payait sa cotisation d’ancien élève du collège.J’ai, pour vous rembourser, des [trésors sans mesure, Où je peux, sans argent, puiser à [pleines mains Pour dûment vous payer en bons [de capucins.De mes vers montrez-vous plus ! [flatteur que censeur Le vieillard, vous savez ,est parfois [radoteur.Il faut lui pardonner sa vanité secrète, Et lui laisser penser qu’il est [vraiment poète.De même que son père, il eut une réelle érudition, qui le faisait considérer comme un prêtre de bon conseil.Il conserva toujours un véritable enthousiasme pour les oeuvres de.saint Augustin et de saint Thomas d’Aquin.A l’exemple de son père et de sa mère, il se fit remarquer par sa droiture et sa loyauté.Signalant une lois quelques abus à un supérieur, il ajoutait : ‘‘Tous pouvez communiquer ma lettre à celui dont je vous parle”, et, avant de signer, il terminait sur ces deux vers de Gresset, qui peignent exactement son caractère : Un rapport clandestin n’est pas [d’un honnête homme Quand j’accuse quelqu’un, je le [dois et me- nomme.Enfin il mérita cet éloge, l’un des plus beaux qu’on puisse faire d’un prêtre : Afin de s’unir au témoignage d’amour infini que Notre-Seigneur nous a donné sur le Calvaire, il demeura fidèle, pendant assez longtemps, à jeûner au pain et à l’eau le vendredi.‘‘Très âgé, accablé d’infirmités et malgré les rigueurs de l’hiver, il montrait un grand zèle pour célébrer le saint Sacrifice, pour assister aux messes conventuelles toujours chantées et aux Offices de jour et de nuit, intégralement exécutés en chant grégorien, pendant lesquels son attitude était admirable et pleine d’édification.” l.M.LAC MERCIER Nous ajoutons ceci aux nouvelles parues dans notre numéro de la semaine dernière et qui traitaient de la Messe de Minuit célébrée dans la nouvelle église: ‘‘La chorale se composait de douze voix d’hommes et près de vingt-cinq jeunes filles sous la directions de M.Paul-Aug.Barbe.Ce sont MM.Philippe Lapointe, II.Carrière, A.Boi-vin, A.Richer, A.Dauphin, A.Binette, R.Dubois, J.-Z.Bisson Marcel Lapointe, Raoul Meilleur et Félix Calvé.Parmi les jeunes filles on remarquait Mlles Claire Deslauriers, soeur de M.le curé Deslauriers; Laurette Meilleur, Thérèse Meilleur, Florence La-belle, Bernadette Dubois, Laure Lapointe, Jeanne Sigouin etc.etc.Le Minuit Chrétiens a été rendu par M.Paul Aug.Barbe, directeur de la chorale.Le choeur des hommes a rendu la messe royale de H.Dumont en chant grégorien.Les solistes furent MM.A.Boivin, P.Lapointe, H.Carrière, A.Richer, A.Dauphin et P.A.Barbe.A la messe de l’Aurore, les jeunes filles ont chanté les cantiques de Noël et les solistes furent: Mlles Thérèse Meilleur, Laurette Meilleur, Laure Lapointe, Florence Labelle et Bernadette Dubois.Mme Paul R.Descary, de Dorval, touchait l’orgue.Aux cantiques, accompagnement de violon pas M.R.Meilleur.MONT ST-MICHEL Dernièrement à neuf heures ont eu lieu les funérailles de Mme Félix Bissonnette née Mériza Amarhenger, decédee mardi le 31 décembre.Le service fut chanté par M.J.-A.Latour, curé de la paroisse.Conduisaient le deuil : son époux, son père, ses frères France et Jose-phat Amarhenger, ses beaux-frères Louis, Télesphorc et Armand Bissonnette, Donat Papineau, M.-E.Labelle, Adélard Chatillon, Placide Chatillon.On remarquait encore dans l’assistance M.et Mme Florand, M.et Mme Ernest LaPalme, MM.Oscar Quevil-lon, Orner Quevillon.Alph.Legault, M.et Mme St-Louis, Mlles Geneviève Etirer, Laurette Lantliier, Agathe et Alice Villeneuve, M.Léveillé, M.et Mme Lanthier, M.et Mme Maillé et un grand nombre d’enfants de la paroisse.Nos plus sincères sympathies à la famille éprouvée.10NT LAURIER Récemment, avait lieu chez M.Félix Lajeunesse, une soirée intime.Parmi les invités, on remarquait:: M.et Mme Jos.Lajeunesse, M.et Mme Isidore Lajeunesse, M.et Mme Alexis Chénier, M.et Mme Edouard Laforest, M.et Mme Charlemagne Lajeunesse, M.et Mme Auguste Lajeunesse, Mlles Bernadette et Gilber-te Lajeunesse, Reine-Aimée, Fleur-Ange et Juliette Jolicoeur, Agnès, Lucie et Germaine Chénier, Jeanne Marcotte, MM.Wilfrid Poupart, Lorenzo.Henri et Emile Demers, Léo et Auguste Chénier, Achille et Gérard Lajeunesse, Edgar et Lionnel Joli-coeur, Eméry Marcotte, Charles, Alfred Bock, Aristide Prévost et quelques autres.Il y eu chants, musique, déclamations.A minuit, un délicieux goûter fut servi.Tous s’en retournèrent à une heure assez avancée emportant un agréable souvenir de la soirée.Etaient de passage dans leurs familles à l’occasion des fêtes: Mlles Reine-Aimée Jolicoeur.Bernadette et Gilberte Lajeunesse, Bernadette Demers et Jeanne Marcotte.Présid nt de la Compagu e Firestone RECONSTITUANTS ALIMENT PUR F PAS DE DROGUES MEDICINE M.et Mme Maxime Dinelle, un fils baptisé Joseph-Régent-Germain.Parrain et marraine, M.Jean La-fleur, Mlle Jeannette Dinelle.Porteuse: Mme Roger Whissel.Ëâù i ESSAYEZ LA MAGNESIE CONTRE LES MAUX D’ESTOMAC HARVEY-S.FIRESTONE Il y a quelques vingt ans un jeune homme du nom de Eearl W.Besaw, entrait dans le bureau de Harvey S.Firestone et demandait du travail.Je veux vendre des pneus de voire fabrique”, demanda-t-il au pionnier du caoutchouc.‘‘Pourquoi?” lui fut-il demandé.‘‘Parce que j’ai confiance en vous M.Firestone et que mon jugement me dit que j’aurai toute facilité en travaillant pour vous à vous aider à améliorer cette grande et prospère industrie et que le champ est vaste”.Besaw eut du travail.Depuis 20 ans il fut un travailleur infatiguable.Cette semaine, Monsieur Besaw assistait à la convention annuelle des' actionnaires et à la sortie de l’assemblée M.Firestone le prenant par le bras lui dit : “ M.Besaw vous avez été nommé Président de la Compagnie Canadienne”.L’histoire de Besaw est celle d’un garçon de .‘‘high school” dont les parents n’ont pas l’avantage de donner à leur fils la chance de s’instruire M.E.-W.BESAW de longues années, mais le jeune Besaw étudia jour et nuit même les jours de fêtes et de vacances pendant qu’il vendait les pneus dans les grands Etats de l’Ouest.Si bien qu’en peu de temps il devint gérant de la branche de Des Moines.Son ascension fut rapide et en 1914 il était promu gérant de tout l’Ouest puis en 1919 il devint gérant général des Ventes.En 1920, Firestone décida de répandre son industrie dans tout le Canada.Il voyait un vaste territoire d’action pour Besaw et le nomma vice-président de la Compagnie Canadienne.Besaw prit sa nouvelle position en 1922 à Hamilton et donna un des plus forts rendements jamais vus encore dans la compagnie Firestone.M.Besaw nous dit que la compagnie canadienne est maintenant organisée complètement et superbement d’une rive à l’autre de notre Dominion et que 1930 s’ouvre sur une des plus grandes industries jamais vues au Canada.Pour neutraliser l’acidité et la fermentation.Elle prévient l’indigestion et les gaz aigrissant l’estomac.Les gens qui souffrent d’indigestion ont généralement essayé la pepsine, j le charbon de bois, des drogues et di-jvers adjuvants digestifs pour n’en I obtenir guère plus qu’un soulagement | léger et temporaire — et parfois mê-1 me moins que cela.Mais avant de vous résoudre à endurer une dyspepsie chronique, faites donc l’expérience de l’action d’un peu de Magnésie Bisuratée — non pas le carbonate ordinaire du commerce, le citrate ou le lait, mais bien la Magnésie Bisuratée pure que vous pouvez vous procurer chez presque tous les pharmaciens sous forme de poudre ou de pastilles.Prenez une pleine cuillerée à thé de poudre ou quatre pastilles avec un peu d’eau après votre prochain repas, et voyez le merveilleux effet qui en résultera.La Magnésie Bisuratée neutralisera immédiatement ce dangereux et nuisible acide de l’estomac dont la présence fait fermenter et surir les aliments, produit des gaz, des éructations, de la flatuosité, des ! brûlements, du ballonnement ou cette sensation de pesanteur ou d’obstruction qui semble suivre toute ab-I sorption de nourriture.Vous pouvez éprouver le plaisir de manger sans craindre d’indigestion.MORIN HEIGHTS M.Delphis Forget a été élu eon-seller avec 48 votes de majorité.Samedi soir, le 18 courant le Club de hockey Adanac de Montréal est venu rencontrer notre club local.Ce dernier a été défait cinq minutes avant la fin de la dernière période.M.Arthur Finck du club local a été la victime d’un accident heureusement non grave.Samedi prochain le 25, le club de hockey de Arundel doit venir rencontrer le club local qui a déjà défait “Arundel” chez lui.Plusieurs jeunes garçons et filles des collèges et couvents sont venus passer les vacances de Noël et du Jour de l’An dans leurs familles.Nous avons remarqué MM.Jean Léveillé, Guy Alarie et Claude Aubry, élèves de Montréal, MM.Gérard Bouchard et Jean-Paul Aveline à St-Jérôme et Mlle Aline Alarie du couvent de St-Jérôme.M.Josaphat Alarie, propriétaire de la boulangerie de Morin Heights est retenu tous les jours à Saint-Jérôme pour remplir son devoir de petit Juré.Samedi, le 18 courant, M.le Dr Bourdon recevait quelques amis pour féliciter M.Delphis Forget à l’occasion de son entrée au conseil.Comme toujours M.le Dr Bourdon et sa digne épouse ont reçu leurs invités avec cette chaude hospitalité et cette grâce charmante qui les caractérisent, discours qui se prononçaient se soir là au Stade à Montréal on vida le beue de vin traditionnel et on se sé-MM.Dr Bourdon, Adonias Forget et M.Beaumel déjà conseillers dans des discours bien intéressants, surent donner des conseils pratiques et sages.Parmi les invités on remarquait: outre le héros de la fête, M.le conseiller Delphis Forget, MM.J.-A.Bouchard, Albert Aubry, Adonias Forget, P.Guénette, Legault de Christieville.M.Bassler, M.Jos.A-larie et le Dr Pontbriand et M.Robert Kennedy.LABELLE Ces jours derniers, des skieurs de Wesmount dans les personnes de Mesdemoiselles Pierrette Legault et R.Chartier, Messieurs Maurice Fortin, Pierre Lapierre ont fait un court séjour ici et se sont fort amusés.Ont en lieu les élections municipales dans notre village, pour la charge de conseillers.Ont été élus : An siège No.4: M.Ubald Marinier, élu par acclamation.Au siège No.3 : M.J.Ovila Matton, avec une majorité de 45 voix sur M.Joseph Paradis.Au siège No.5: M.Arthur Alarie, avec une majorité de 43 voix sur M.John Vallée.Tous deux étaient conseillers sortant de charge.Agissait^ comme président d’élection, M.Alf.Bélisle- Agissait comme secrétaire d’élection, M.J.-B.Cédillotte.ECHOS DE U MACAZA Mme Justin Rapatel et sa jeune fille Clémence sont revenues d’une promenade de quelqus jours à Montréal.M.Georges Lessard nous a quittés pour aller passer quelques mois à Doheny à l’emploi de M.G.M.Strong.Nous lui souhaitons succès.De passage à Saint-Jovite la semaine dernière, Mlles Gertrude et Gilberte Dumouchel et M.Raoul Varin.M.et Mme Euclide Nadon de Mont-Laurier et M.Renaud était de passage chez M.Ath.Dumouchel lundi.Mlle Joséphine Lavoie de Montebello est venu passer une semaine de repos chez sa soeur Mme Joseph Gravel.M.et Mme Aldéo Dumouchel étaient de passage à Saint-Jérôme la semaine dernière les invitées de Mme A.Tassey.M.Raoul Varin de Weir et M.Albert Coulombe de Nominingue étaient à l’Hôtel des Lacs il y a quelque temps.M.Ath.Dumouchel, Mlle Yvonne Dumouchel sont allés à Mont-Laurier ces jours derniers reconduire Mlle Georgette qui allait reprendre ses classes.M.et Mme Euclide Nadon, M.Euclide Renaud de Mont-Laurier de passage à l’hôtel des Lacs.M.et Mme Henri Ouellette sont heureux de faire part à leur parents et amis de la naissance d’un garçon baptisé sous les noms de Joseph-Robert-Maurice.Parrain et marraine, M.Albert Ouellette et Mlle Annette Desjardins, oncle et tante de l’enfant.Porteuse, Mme J.-A.Lapointe, tante de l’enfant.M.Cléophas Dumouchel de Cochrane, Ont., était chez son frère, M.Ath.Dumouchel, ces jours derniers.M.Delphis Dumouchel, d’Aylmer est venu passer un mois chez son frère, M.Ath.Dumouchel.Mme Wilfrid Pilon et sa jeune fille Mlle Anita sont revenues d’un court séjour à Montréal et Saint-André Avelin.M.Paul Savard a été nommé mar-guillier en remplacement M.Michel Desjardins sortant de charge.M.Alfred Gratton est revenu samedi dernier d’une quinzaine passée à Montréal chez ses fils MM.Azarias et Honoré Gratton.NOUVELLES DE , STE-AGATHE Vendredi le 10 janvier dernier.M.et Mme J.-Albert Cloutier ont fait baptisé un fils, Albert-Joseph-Pliilip-pe-Rémi.Parrain, le Rév.A.Bazinet, curé de St-Philippe, grand-oncle de l’enfant; marraine, tante Annette Ques-nel.Porteuse, tante Clairette Cloutier.Dimanche dernier le Ste-Agatlie est allé visiter le St-Jovite pour la première fois cette saison et la partie a été très brillante.Le Ste-Agathe a remporté une victoire facile en battant le St-Jovite par 7 à 2 devant une assistance nombreuse.Les spectateurs ainsi que les joueurs de Ste-Agathe félicitent les joueurs du club local à cause du beau jeu qu’ils ont fourni.Dans les années passées le Saint-Jovite avait le jeu le plus brutal de tous les clubs des Laurentides mais grâce à la nouvelle administration ce club a progressé et il continuera à progresser.Dimanche le 12 janvier dernier avait lieu la première course éliminatoire en skis entre Val-Morin et Ste-Agathe pour la coupe offerte par M.Parent, maire de Ste-Agathe des Monts.Le départ avait lieu en face de l’hôtel Pinehurst Inn à Val-Morin et alignait onze concurrents.1er Joseph Pierrotti, 1.22.02.2e Richard Grignon, 1.22.15 3e Paul Pierrotti, 1.23.30 4e Maurice Laramée, 1.25.11.5e René Laramée, 1.25.46.6e Jean-Ls Belhumeur, 1.30.04.7e Kenneth Agnew, 1.37.13.8e Antoine Hamel, 1.37.30.9e Marcel Bertrand, 1.38.10e Rolland Belhumeur, 1.39.Ile Jean Marchand, 1.52.05.Les quatre premiers arrivants de cette course se trouvent à être classés pour la course finale de Val-Morin à Ste-Agathe, qui aura lieu dimanche le 9 février prochain.Dimanche, le 19 janvier dernier, durant la course en skis de Val-Morin à Ste-Agathe des Monts, avait lieu une course en skis pour dames et demoiselles autour du Lac des Sables sur une distance de deux milles, laquelle course à laquelle prirent part dix concurrentes.1ère Mlle Lucie Larivière, 17 mi.1ère Mlle Dorothy Collett, 17 mi.2c Mlle Barbara Wight, 18 mi.2e Mlle Eméline Parent, 18 mi.3e Mlle Agathe Tourangeau, 18.15.4e Mlle Germaine Hamel, 18.30 5e Mlle Estelle Marchand, 19.30.5e Mlle Laurette Belhumeur, 19.30.5e Mlle Lucile Belhumeux-, 19.30 5e Mlle Yolande Murray, 19.30.Cette course est une • éliminatoire pour une coupe qui sera donnée à celle qui gagnera la course finale qui aura lieu dimanche le 2 février prochain.Dimanche prochain, il y aura une autre course en skis pour dames et demoiselles.(2e course éliminatoire).Même parcours que la dernière fois.Distance deux milles.Les cinq premières de la dernière course détailleront avec les trois premières arrivantes de la course de dimanche, Dimanche le 2 février 1930.Après la course des dames et des demoiselles, le café fut offert par Mlles Laurette, Germaine et Lucille Belhumeur, à toutes les concurrentes.Toutes acceptèrent l’invitation et s’amusèrent bien tout en se reposant de la course auxquelles elles prirent part.Outre la course des dames et des demoiselles qui doit avoir lieu dimanche, il y aura la deuxième course éliminatoire pour la coupe offerte par la ville de Sainte-Agathe des Monts, emblème du championnat des Laurentides.Le parcours de la course comprend un “Cros Country” de cinq milles dans les montagnes laurentien-nes aux alentours de Ste-Agathe des Monts.Le départ de la course se fera en face de l’Hôtel Laurentide Inn à Ste-Agathe des Monts à une heure et demie P.M.Plusieurs concurrents ont déjà fait enregistrer leur nom.Cette course est la deuxième éliminatoire.La troisième et dernière éliminatoire aura lieu dimanche le neuf février prochain.La finale sera le 23 février 1930.Tout ceux désirant s’inscrire pour ces courses devront se faire enregistrer avant le jeudi matin de chaque semaine respective en s’adressant soit à M.Albani Lefebvre ou à M.Belhumeur, tous deux de Sainte-Agathe des Monts.Ces jours derniers est décédé à Ste-Agathe des Monts M.Wilfrid Cloutier, autrefois entrepreneur de pompes funèbres, décédé le 14 janvier dernier à l’âge de 62 ans.Pour déplorer sa perte le défunt laisse, outre son épouse née Marie-Louise Monette, dix enfants : Mme Vve Rosario Reid, de Mont-Laurier, MM.Charles, Auguste et Aimé de Montréal, Patrick, de Mont-Laurier, Jean-Louis, d’Hawkesbury, Joseph, Gustave, Emest, Rolland, Gérard de Ste-Agathe.Il laissé aussi deux soeurs : Mme G.Guénette, de Verner, Ont., et Mme F.Loiseau, de Ste-Agathe et un frère, Gédéon, de Verner, Ont.Les funérailles eurent lieu le 17 janvier 1930 au milieu d’un grand nombre de parents et amis.Le corps fut porté par des amis du défunt: MM.Clodomir Forget, Exalaphat Forget, Hormisdas Monette, Joseph Laporte, Ernest Marchand et Rodrigue Touchette.• *| Offrandes de Messes : — Famille Rodrigue Touchette.Bouquets spirituels : — M.et Mme G.Jubinville de Mont-Laurier, les élèves du High School d’Hawkesbury, Ont., les profeseurs et les élèves de l’Académie St-Joseph d’Hawkesbury, les élèves des Frères du Sacré-Coeur, (3ième année) Famille J.-A.-C.Beaulieu, Famille Exalaphat Forget, Famille Delphis Côté, Famille T.Guin-don et Mlle Rita Monette.Offrandes de fleurs: — M.Emest Rochon, de Montréal.Sympathies : — M.C.Guénette, de Verner, Ont., M.et Mme G.Quénette, de Verner, Ont., M.et Mme M.Roy, d’Hawkesbury, Famille M.Gaudette, Famille Arsène Boucher, Famille Eugène Guay, M.Michel Bellerose, M.Gaston Gibeault.Télégrammes: — M.l’abbé E.Vé-zina, vicaire d’Hawkesbury, Mme O-vila Gervais, d’Ottawa, Mlle Ida Por-telance d’Ottawa et M.Girard Godin, de Montréal.ROLAND LIBOIRON SAINT-FAUSTIN M.et Mme Jos.St-Jacques font part à leurs parents et amis de la naissance d’un fils baptisé sous les noms de Joseph-Hervé-Gérard.Parrain et marraine, M.Hervé Ouimet et Mlle Laurette Ouimet, cousin et cousine de l’enfant.Porteuse, Mme Ho-norius Ouimet, tante de l’enfant.M.et Mme Aquila Penault, de Witherbee, ainsi que Mlle Berthe Penault, de Montréal, étaient les hôtes de MM.W.Penault et Noé Desjardins.MM.Rodrigue Warlme et son fils Patrick Grand’Maison ainsi que M.et Mme Aurèle Desjardins sont allés passer l’hiver à Quénette.M.et Mme Théodore Legault sont les heureux parents d’un fils nommé Martial, Gérard.M.F.St-Louis ainsi que Mme 'Antoine Warlmne sont actuellement très malades.A VENDRE MAISON dans village de Mont-Rolland, 2 étages, 2 logements, eau, électricité; en face de l’église, 2 arpents de la gare; emplacement près de la rivière du Nord.Vendra à moitié prix, $2,500.avec conditions.MAISON avec emplacement, village de Saint-Sauveur, pour convenir aux rentiers.Prix $700.00 pour régler succession.MAISON à 2 étages, emplacement avec verger, dans village de Sainte-Adèle; belle vue sur le lac, près de l’église.Prix $2,500.00 dont $500.comptant, balance $200.00 par année, 4% d’intérêt.MAISON MODERNE 3 étages, près de la station du C.P.R.à Shawbrid-ge, eau, électricité, fournaise à air chaud, jeu de tennis.$5,000.00 avec conditions.MAGASIN GENERAL, sur route nationale, dans le village de Shawbrid-ge.Prix $2,000.00 comptant.ACHETEURS, qui désirez acheter des propriétés à bon marché, considérez l’annonce ci-dessus, voyez Jos Gohier, Saint-Hippolyte, Tél.601-s-42.Téléphones 65 et 246 Hôtel Lapointe Alf.Lapointe, Prop.255-257, RUE LABELLE Saint-Jérôme, P.Q.STOCK* Minier; et pétrolier; Achetés — Vendus — Cotés STATISTIQUES FOURNIES sur demande Mount Cie limitée Membres du Consolidated Mining and Oil Exchange 204, rue Hôpital, Montréal MArquette 6193* Fils privés directs à Montréal Si-Jérôme, Edif.Gatineau, Tél.441 -ENVOYEE GRATIS- Envoyez “MOUNT’S MINING REVIEW" à Nom.Adresse.DES SOUMISSIONS CACHETEES, adressées au Ministre des Postes seront reçues à Ottawa, jusqu’à midi, vendredi, le 14 février, 1930 pour le tranport des Malles de Sa Majesteé, sous les conditions d’un contrat pour nn terme de quatre années six (été) 3 (hiver) fois par semaine sur la route entre LES HAUTEURS ET SAINT-JEROME à commencer le 1er avril, 1930 prochain.Des avis imprimés contenant des renseignements plus détaillés au sujet des conditions du contrat projeté peuvent être vus aux Bureaux de Poste de LES HAUTEURS ET SAINT-JEROME et au bureau de l’Administrateur du District où l’on pourra aussi se procurer des formules de soumission.Bureau de l’administrateur de district, Montréal, 4 janvier, 1930.J.TAYLOR Administrateur de District.GRATIS Magnifique plat à patate non couvert—10 pouces—valeur $1.00, donné Gratis avec le Thé et Café r sfr MIKADO meilleur que tout autre thé et café djï même prix.En vente partout à .76là livre.Dcmandez-le à votre fournisseur GLOBE TEA CO.MONTREAL Wm?- Votre Café et Barbecue Le restaurant le plus attrayant de St-Jérôme.Ouvert jour et nuit.Dîner table d’hôte, llj^ à 2:00 Souper, 5:00 à 8.00 KF- Dîner et souper au poulet ou dinde, le dimanche, 75 cts.WM.BOWMAN.PROP.39, Ave.LEGAULT Phone 444 MAGASIN INDEPENDANT VICTORIA St-Faustin Station POUR DU COMPTANT SUCRE GRANULE f* la lb.OC Au sac p* AfY de 100 lbs.pour .Oeï/ U BEURRE VICTORIA \ ^ la lb.45 C FARINE D’AVOINE Quaker, avec cadeaux pour .OîJC THE NOIR SALADA H ~\ r* la lb.i 1C BLE D’INDE en épis Victo- qff ri a pour.OOC BLE D’INDE en épis Do- 6\ A mestie 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L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 24 JANVIER 1930.Le Coin de Gelibar tlWMMMWWWUWWtWWWWWMWWVWWWWVMWi ST-ADOLPHE DE EDWARD CONTE A NINON Comme j’entrais au bureau de poste, hier, vers cinq heures, je fus accosté par mon ami Jean qui me glissa à l’oreille : — Viens-tu faire une promenade en ski, après souper?, Une tournée dans les bois du coteau te mettra juste en forme pour mieux écrire demain .Et d’ailleurs, je suis seul.Il y avait dans sa demande tout autant de supplication qu’il y en avait jadis dans tes yeux, Ninon, quand tu voulais que je te parle d’amour.Cela ne me disait rien.11 faisait tout d’abord un froid de loup, et bien que je ne sois pas frileux, je ne me sentais guère l’énergie de l’expédition.Toujours est-il que j’acceptai.A huit heures, nous partîmes.J’y allais presqu’à contre coeur.C’est to.qui disais que les soirées qui nous attirent le moins sont toujours celles qui nous favorisent le mieux.Tu as presque raison, Ninon: je parie que c’est le Bon Dieu qui arrange ça.Le c.el était beau clair, berceur.Dame la Lune épousait le firmament; reine, elle glissait souriante, presqu ’heureuse, seule, ayant chassé les étoiles.C’était aussi superbe que ce certain soir où tous deux, sur le flot calme du Lac Tremblant, nous parlions d’amour.La température seule y était dissemblable: tes petites mains se seraient gelées, Ninon, et il t’eût fallu, mon Dieu ! tout un convoi de lainages pour enrouler ton coips qui craint tant le thermomètre qui baisse.Et là encore je dis: — Jean, c’est pour te faire plaisir que je t’accompagne.J’aurais préféré pour ce soir, le coin du feu, une page d’Ernest Hello, la caresse de ma cigarette.— Bah! tu es rêveur comme Musset, vieux garçon.Nous ne serons pas longtemps.et.Et nous partîmes, lui devant.C’est un gros garçon qui depuis longtemps n’a plus vingt ans.Tu en tomberais amoureux, Ninon, toi qui aimes tous les garçons.Contrairement à tes principes, tu ne pourrais peut-être plus t’en arracher.Il a sur la lèvre d’en haut une petite moustache blonde, d’un blond de tire, qui a deux ans do vie et qui semble ne pas vouloir mourir.C’est vrai cpi’il lui apporte tout un soin, le soin que tu mets à rougir tes lèvres, à tailler tes cils et à barbouiller tes yeux, coquine! Il en est fier comme un roi l’est de sa cour.Ne va jamais lui dire que sa moustache est laide, tu verrais la colère dans tous ces poils dorés.Peut-être n’en dirait-il rien, car il sait qu’elle est jolie: toutes les térésien-nes s’en disputent l’honneur.Pauvre moustache, que de regards jaloux tu fais dépenser! Puis, toi qui aime les yeux bleus, il en a une paire, lui, et le magiques! Us sont terribles d’expression délicate.Rien ne leur échappe.Si ta robe par hasard laisse' voir trop de genoux, regarderaient-ils ailleurs, ils ont vu.Il a des yeux.Tu en serais amoureuse, Ninon, je te le jure.Puis, un sourire d’artiste, deux rangées de dents blanches (lui te croqueraient d’un seul coup toi si menue dans ta taille de fourmi, railleur, taquin, et avec cela comme supplément, amoureux.Son amour est si grand que pour l’épuiser il faudrait un million de femmes.Tu souris et tu dis: “Je voudrais bien le connaître ce type-là!’’ Ne te prétends pas trop: tu fondrais sous ses mots puissants, tu t’en irais comme en un souffle, sur un rayon de lune.On dit qu’il embrasse très bien, et toi qui fais, en ta chambre, une collection de toutes les belles lèvres de l’écran, tu devrais ma foi ! collectionner aussi celles de l’ami Jean.C’est du velours, que dis-je c’est du satin! 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Y penses-tu encore à cette vivante poésie de notre en-fane*)?Tu oublies hier, j’en suis sûr.Qu’importe, je te le rappelle.•—¦ Tu ne parles pas, me crie mon copain.— Je pensais à Ninon, mon vieux.— Ninon qui?, — Ninon tout court.Une vieille amie à moi, une amie d’enfance, un ange dans une petite demoiselle.— Poète, va ! Et sur ce dialogue, nous arrivâmes à la grande côte.On l’appelle ainsi, non qu’elle soit très longue, mais parce que c’est la seule que nous : yons qui ait quelque bon sens.Si el-ie pouvait parier, Ninon, cette côte qui depuis vingt ans sert de rendezvous aux fervents de l’hiver, que d’histoires elle pourrait dire! Ne l’interrogeons pas.Dirait-elle qu’elle a vu des amoureux se dire des poëmes?Disait-elle qu’elle a assisté en riant à des culbutes magistrales ou à dés descentes vertigineuses ?Dirait-elle que parfois elle s’est fâchée, cassé des jambes ou brisé des ‘traînes’’?Non, mais elle pourrait tout simplement te dire que Jean s’en allait rencontrer sa ‘ ‘ blonde ’ ’.Il lui avait donné rendez-vous, et Mademoiselle Lise nous attendait, pas seule, en compagnie d’une amie.Comprends-tu maintenant le plan infernal de mon eopain?Il lui avait dit: “Rends-toi avec Jeanne: Je me rendrai avec un ami de sorte qu’il me sera possible d’être avec toi”.Et c’était moi que le sort avait choisi pour tenir compagnie à Jeanne.Jean aime Lise, c’est naturel, et moi je devais intéresser Jeanne ce qui n’est pas normal.Jeanne a un ami ce qui complique les choses, et Jean me lance à brûle-pourpoint, ce qui m’effraie : ‘ ‘ Pais-lui la cour ! ’ ’ Us s’éloignent.En regardant le ciel je vois la lune qui rit.La lune rit aux larmes devant la trame d’une histoire dont je joue le premier rôle.Je suis l’intrigue; le dénouement repose sur moi, pauvre Lazare, qui ne recueillerai que les miettes de ce festin d’amour.Jeanne est une demoiselle de la plus parfaite essence.Elle est femme sur tous rapports.Sa figure comme la tienne est un reflet du ciel.Deux yeux qui semblent des étoiles sont d’un effet magique: ils ont du frisson, de l’émoi, de l’inconnu.Elle a vingt-trois ans et on dirait d’une poupée.Dans son accoutrement de jeune sportive, elle paraissait une fée.Elle souriait comme sourient les fleurs.A la regarder ainsi, maintenant que nous étions assis sur nos “skis”, il me semblait que l’hiver n’existait plus, que le froid avait cessé et que la lune n’éclairait qu’un tapis de roses jeté dans la plaine.Je voyais du blanc mais on aurait dit que ce n’était plus de la neige: les arbres encapuchonnés conversaient entre eux ce qui faisait un murmure doux et tendre.Le ruisseau qui coûle au fond du ravin causait avec les sapins verts do la beauté de la nuit, et la lune dessinait des maisons, des lumières vagues, bref une peinture in- :: 122, Ave Parent * St-Jérôme La semaine dernière chez M.Syratt pension a eu lieu une veillée d’amis.A minuit un bon réveillon fut servi.Assstaient : M.et Mme Adélard Charron, M.et Mme E.Alary* M.et Mme A.Larose, M.et Mme Jos.La-jeunesse, M.et Mme René Lajeunes-se, M.et Mme A.Massé, Mlle Marie-Ange Bertrand, Mlle Ida Bertrand.Léo Corbeil, M.Georges Charron, Mlle Germaine Bergeron, M.Willy Syratt, Mlle G.Bertrand, Jeanne Bertrand Lucia Bertrand, Mariange, Marie-Jeanne Massé, Mile Cécile Doré, M.Léo Doré, Gabriel Massé, Cécile et Irène Leblanc, Rosaire Beauchamp avec Mlle Marguerite Leblanc, Oscar Beauchamp avec Mlle Délia Allard, Wilfrid Gratton, Mlle Annette Paquette, Magnus Corbeil, Oscar Paquette, Odessa Bertrand Rolland Bertrand, Marie-Ange Gratton, Thérèse Gratton et M.Aimé Bélisle, Mlle Lucienne Larose, M.et Mme Fredy La-.îeunesse, Mlle Winnie Syratt, Mme Syratt.M.Philias Guénette do Morin He;gths manufacturier de portes et chassis fait beaucoup de ventes ici à Saint-Adolphe pour les cottages d’été.f A l’occasion des fêtes du Jour de |l’An, M.Prudent Tessier et Mlle An-jna Tessier accompagnés d’amie, Mlle -Ga a Savoie, allèrent chez leurs parents, M.et Mme William Beauchamp.M.^et Mme Absalon Lajeunesse ont passé quelques jours chez leurs parents, a Ste-Scholastique.M.Aldéric Brière et sa famille ont passé leurs vacances à Montréal.Dimanche dernier, une veillée récréative donnée par M.Godfroid Massée et à laquelle assistaient: M.et Mme Ferdinand Larose, M.et Mme Albert Larose, M.et Mme Aldéric Bassée, M.et Mme Adélard Charr on, M.et Mme Henri Lajeunesse, M.et Mme Absolon Lajeunesse, M.et Mme Raoul Pager, M.et Mme Honoré Corbeii.Mme Vve A.Gratton, M.Wilfrid Gratton, M.Roméo Millette, Miel Herméline Lajeunesse, M.Léo Corbeil, Mlle Annette Paquette, M.Maseine Guénette, Mlle Cécile Doré, M.Léo Doré, Mlle Marguerite Leblanc, M.Odessa Bertrand, Mlle Marie-Ange Gratton, M.Rosaire Beauchamp Mlle Thérèse Gratton, M.Hervé Desjardins, Mlle Délia Massée, Mme Evariste Alarie, M.Ladouceur de Ste-Agathe, M.Magnus CorBfùl M.Georges Charron, M.Oscar Paquette.Mlle Albina Paquette était chez sa grand’mère, Mme Paquette, lundi dernier.M.et Mme Raymond Bergeron de Montréal était chez son père, au château Argenteuil à St-Adolphe.4 __ Fredy Sénécal de Shawbridge était au château Argenteuil la semaine dernière.M.et Mme Catanelli de Montréal était chez M.Jos.Roy, la semaine dernière.M.Mac Guénette de Morin Heigths était l’invité de Mlle Cécile Doré, dimanche dernier.U1U1L3 VICTORIA LAC A MARDIS M.et Mme A.Galardeau ont visité leurs parents de Nominingue et .sont revenus ravis de leur voyage.Mlle B.Gagnon, institutrice du Lac Marois, est revenue parmi nous après avoir passé ses vacances à Montréal et à'Chennevlle.Ce voyage très court l’a fort réjouie.Mlles G.et J.Lessard sont retournées, à.Montréal après avoir passé d’excellentes vacances chez leurs parents au Lac Marois.AVIS PUBLIC AVIS est par les présentes donné que demande sera faite à la Législature de la Province de Québec, à sa prochaine Session, par Dame Honorine Melançon, épouse de J.-Edouard Parent, Notaire, et ce dernier pour autoriser son épouse aux fins des présentes, tous deux de la Ville de Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, pour l’adoption d’une loi ratifiant les titres de l’immeuble No.231 du cadastre de la paroisse de Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, et autorisant la perception de la balance des prix de ventes dues sur le dit immeuble rt pour autres fins.Saint-Jérôme, 14 janvier 1930.CE PROCUREUR DE LA REQUERANTE, ALPHONSE DECARY décise sur laquelle planait un parfum fait on ne sait de quelles senteurs.Nous ne parlions pas: le rêve, Ninon, nous contenait toux deux.Jean était disparu avec sa Belle-au-Bois-Dormant, et nous étions seuls.Les anges assurément devaient rire de l’aventure pendant que tout-bas, je maugréais contre l’ami qui m’avait jeté dans le guet-apens.Que faire ?Tu dirais: “Faire bonne figure dire des mots d’amour, broder de petits poemes.’ J’en étais encore à rie le demander quand.Jeanne souligi a: CELÏBUR [A suivre] De nombreux parents et amis assistaient à un magnifique souper servi dimanche dernier chez M.et Mme Joseph Desrocherr.de Chutes Victoria.Etaient présents: M.et Mme Joseph Desroehers et leurs enfants: Lionel Madeleine, Ange-Emma Syl-vio, Alcide, M.et Mme Edouard Ba-zinet, M.et Mme Wilfrid Guindon M.et Mm : Léo Guindon.M.et Mme Henri Bélec, M.et Mme Hector Bélec, M: m Joseph Jolicoeur et sa fille Marie, M.et Mme Alphonse Rancoeur, M.Maurice Guindon et Mlle Blandine Paquette, M.Albert Paquette et Mlle Cécile Tessier, M.Georges Paquette et Mile Fabiola Tessier, M.\ ieior Paquette et Mlle Ange-Emma Larente, M.Théodore St-Amour et Mlle Marguerite Guindon; M.Henri Jolicoeur et Mlle Eva Guindon MM.Jos, pli, Oscar, Aurèle et Léon Charles Paquette, M.Gérard Guindon, M.René Rancourt, Lucien Forget et Honoré Charbonneau.U y eut chant, musique et danse.A minuit un goûter fut servi.Tous se séparèrent à une heure assez avancée apportant avec eux le souvenir de cette soirée.M.Hector Bélec, forgeron du Lac des Ecorces, et.La famille sont venus visiter des parents de Chutes Victoria.M.Henri Bélec et M.Joseph Jo-licoeur.NOUVELLES DE SAINTE-ADELE Le 12 ''dernier eut lieu une agréable soirée chez M.Honoré Desjardins de Sainte-Adèle qui en fut l’organisateur exceptionnel.Un grand nombre d’amis et de parents assistèrent à ce véritable bal où figuraient toutes les danses modernes qa exécutaient les gaies jolies filles de la région et leur “cavaliers” tenaces qui ont fait preuve d’une galanterie et d’une endurance bien canadiennes-françaises.Parmi les invités on .a remarqué M.Honoré Desjardins et Mme Desjardins, M.et Mme Ernest Aubry, M.Edmond Brisebois, M.René Desjardins, M.ét Mme Philippe Bertrand, M.Henri Desjardins et Mlle Edna Cloutier de Sainte-Agathe, M.René Bourgeois, Mlle Lamoureux, M.Gaston Charpentier, M.Rodrigue Pagé, M.Emile Marin et un grand nombre d’autres.Lo bal se termina comme l’aube se levait et les invités se rappelleront longtemps de cette soirée toute à l’honneur de M.Honoré Desjardins et de sa famille.CURIEUX Vous pourrez vour procurer des copies de 1 Avenir du Nord, au prix de 5c., au Bureau de Poste, en vous adressant à Mlle Marie-Anne Cour-chesne.GRATIS Vous pouvez gagner facilement la montre-bracelet ci-dessus, ou n’importe quelle autre de nos primes dont la valeur va juscu’à $20,.en vendant quelques bouteilles de parfum.Vous n’avez pas un sou à débourser.La Parfomerie Canadienne 2010, ST-ANDRE, MONTREAL STE-ANNE DU LAC Lundi le 6 janvier en lieu chez M.Alfred Lebeau une réunion intime de parents et d’amis.U eut souper, chant et musique.Parmi les invités on remarquait: .MM.et Mmes Médéric Coursol, maire, Alphonse Groulx, Albert Court; manche, Orner Beauvais, Gérard Touchettc, Alfred Léonard, Martin Labelle, Calixte St-Jean, Camille Chalifoux, Charles Bolduc, Cléophas Plouffe, Georges Désourdi, Alfred Lebeau, Exavier Courtemanche.MM.Henri Groulx, Joseph Tourenjeau, Achille Courtemanche, Wilfrid Daoust, Aldéric Labelle, Arthur Chalifoux, Elzéar Roy, Emile Lebeau.Mlles Jeanne Marcotte, institutrice; Blanche Labelle, Donalda Lebeau, Eugénie ; Carrière, Jeannette Labelle, Flore Groulx, Alice Coursol, Yvonne Tourenjeau Bernadette Beauchamp, institutrice ; Ida Groulx, Rose-Anna St-Jean.M.Ernest Miller est revenu d’une longue promenade avec sa petite famille.U a visité tous ses parents de Montréal et d’Ottawa.Dimanche soir un grand nombre de par.uts "t amis se rendirent chez M.Albert Giroux pour prendre le souper.Après le repas, il y eut chant, musique et danse.M.Alphonse Groulx est parti pour aller demeurer à Paumin.U a vendu son magasin général à M.Victor Courtemanche de Mont-Laurier.M.et Mme Arthur Miller sont heureux d’annoncer la naissance de deux fils jumeaux.Le premier baptisé Joseph-Hector-Firmin.Parrain et marraine M.et Mme Hector Charron de Ferme-Neuve.Le second: Joseph-Honorius-Ray- înohd.Parrain et marraine, M.et Mme Honorius Giroux de Mont St-Michel.SAINT ES 0 P HIE M.Edmund Kirk de Flint, Mich, est venu passer le temps des Fêtes chez son frère M.Walter Kirk.Mlle Laurence Carey est allée passer quelques jours à Saint-Barthéle-mié, l’invitée de‘M.et Mme Barthélé-mie Plante, à l’occasion du mariage de leur fille Cécile.M.William Lajoie de Saint-Barthé-lémie épousait Mlle Cécile Plante, le 4 janvier.Après la bénédiction nuptiale donnée en l’église paroissiale, il y eut réception chez les parents de la mariée, puis l’heureux couple partis en voyage.Mlle Laurence Carey est revenue enchantée de sa promenade.SAINTE-MARGUERITE DU LAC MASSON Elections Municipales Réélus par acclamation M.Raymond Pépin, conseiller, Elus par acclamation M.Léon Masson, conseiller.M.Oscar Ouimet a remporté la victoire par 3 voix sur M.François Labonté, ancien conseiller.Une grande fête a suivi ce triomphe au Manoir où il y eut discours par l’élu et par M.Léon Masson, suivis de chants et danses.On s’amusa fort tard dans la nuit.Nos meilleurs souhaits de succès à nos deux nouveaux conseillers.GUELPH M.Victor Laçasse a reçu avec la dinde de Noël, la famille de Monsieur Eugène Pascal de Hamilton, ains que sa famille et son gendre, quelques amis.Ce fut un dîner du bon vieux temps, suivi de musique et chant.Etaient présent: M.et Mme Paul Laurd, sa femme, Marie Roméo Laçasse, Yvette, Pauline.jj-, V îctor juuuasse et sa famille sont allés à Hamilton chez M.Eugène Pascal, la veille du Jour de l’An au soir.Une veillée du bon vieux temps comme on en rencontre rarement dans l’Ontario, s’organisa.Les instruments de musique étaient: v'olon, musique à bouche, accordéon, banjo et piano.A minuit on se souhaita la bonne année et les jeux et les amusements continuèrent de plus belle.On ne regretta que l’absence des parents et amis de Saint-Jérôme.‘ Le Jour de l’An au soir, le même groupe d’amis allèrent souper chez M.Thomas O ’Brien et s’amusèrent aussi bien.Le dimanche, 5 janvier, ils allèrent chez M.Léonard Klein.Soulagement Rapide de la TIHSX prenez MIXTURE AqU cmnme t eclair UNE SEULE GORGEE LE PROUVE', SAINT-JOVITE .Le 6 janvier, avait Heu à la Villa Bellevue chez M.Henri Carrière, un souper de famille et amis.Parmi les invités on remarquait M.et Mme Eu-dide Dubois, M.Stephen Carrière et sa fille Alice, de Coteau Lauding, M.et Mme Félix Calvé, M.et Mme Thomas Emond, M.et Mme Hector Calvé, M.et Mme Donat Miron, Mlles Bernadette Dubois, Clémentine Boi-vin, Irène Saint-Germain Yvonne et Ernestine Miron, OLve Emond, MM.Octavo Dubois, Claude Forgot, Léon Miron, Rosario, Trefflé, Léon et René Dubois, Raoul Emond.On fit honneur au traditionnel gâteau des Rois et Mlle Bernadette Dubois et M.Claude Forget furent proclamés Roi et Reine de la soirée.U y eut chant, musique, et déclamations : La soirée se termina à une heure fort avancée, et chacun se retira, emportant les meilleurs souvenirs de cette fête: Mlle Odette Carrière, a su distraire tous les assistants par ses charmantes chansonnettes : M.E.Dubois commencera son char-royage de bois le 13 du mois.Avis aux intéressés.Le 4 janvier avait lieu chez M.Hector Calvé un joyeux souper de famille : Les invités étaient : M.et Mme E.Dubois, maire et ma.russe de la paroisse, M.et Mme Félix Dubois, M.Stephen Carrière, de Coteau Landing, Mlle Alice Carrière du même endroit, M.et Mme Henri Carrière, M.et Mme Josaphat Charbonneau, de Saint-François de Sales M.et Mme Donat Miron.Mlles Irène St-Germain, Bernadette Dubois, Clémentine Boivin, Aline Emond, Yvonne et Ernestine Miron.MM.Claude Forget Octave Dubois, Rosario Trelïlê, Léon et René Dubois.II y eut chant, musique et déclamations.Tous eu garderont un très bon souvenir.Mlle Lilianne Meilleur, et Simone Vanier, partiront lundi prochain po Montreal.STE-SCHOLASTIQUE M.Roch Thibodeau a été élu conseiller par acclamation en remplacement de M.Josaphat Lalande.Une agiéabie soiree tut organisée en son honneur dimanche dernier.Parmi les nombreux invités nous remarquions: M.P.Fortier, maire de la paroise, M.Lafond, M.et Mme Josaphat Lalande, M.et Mme Horace Lalande, M.Jos.Lacroix.M.Carrières, M.et Mme O.Desrausiers, M.et Mme Dupras, M.Henri Léonard, M, et Mme Jos.Clément, M.et Mme Ernest Leroux et Mme Vve Samuel Leroux de Sainte-Monique, M.Forget de Saint-Janvier, M.et Mme Osias Théoret, MM.Albert Dufour, Hervé Raymond, de Pile Bizard.Un magnifique réveillon fut servi.U y eut partie do cartes et chants.Après une heure assez avancée tous se quittèrent en félicitant et remerciant le nouveau conseiller.VAL-BARRETTE M.et Mme Adrien Meilleur, pro priétaire du “Electric Power of Va Barrette”, donnaient le Jour des Roi une soirée récréative.Chants, musi que, danses se succédèrent et à mi nuit, on servit un copieux réveillon Y assistaient: M.et Mme Adélan Lortie du Lac des Ecorces, M.et Mm Jos Dufour, M.et Mme Charles Pa quin, M.et Mme Isidore Desjard.ns M.et Mme David Flamand, M.e Mme A.Trempe, M.et Mme Epipha ne Pilote, M.et Mme Ferdinand La moureux, M.et Mme Moïse Descham beault, M.et Mme Romulus Rivet M.Forget, Mme G.Albert Guérin M.Paul Bédard, de Québec et MU Eliane Meilleur de Saint-Jovite, M Eddy Duncan et Mlle Aurore Meil leur de Saint-Jovite, M.Robert Meil leur de Saint-Jovite M.Isidore Meil leur et Mlle Laurette Lajeunesse d< Mont-Laurier, M.Paul Paquin, M Raoul Cloutier, M.Emile Brunet M Robert Lamoureux, M.Oscar Fia mant, M.Maurice Forget, M.Luciei Deschambcault, MM.Zénon et Théo dore Rivet.Mlles Alice Cloutier, Dé licia Paquette,- Thérèse, Bertha Bru net, Oréa Flamand, Béatrice Desjar dins, Gabrielle Deschambeault, Jean ne Tessier, Gertrude Lamoureux.Mlles Aurore et Laurette Mcilleu: de Saint-Jovite, sont de passage, che; M.Adrien Meilleur et chez-M.Josep! Dufour.HOPITAL PRIVE CRESCENT Chirurgie : Hernie, Appendicite, Maladies de la Femme, etc.Service Spécial d’Accouchement Dr.G.E.MILETTE Chirurgien-Chef 1535, rue Cre cent, près Ste-Catherine MONTREAL EUGENE LEVEILLE N.P.LIQUIDATEUR Edifice Parent Tél.55 Saint-Jérôme ; H”- V .S.-FAUSTIN STATION Nous sommes heureux d’apprendre c;ue Madame Joseph Fleurent, fils est maintenant rétablie d’une grave maladie qui l’a retenue quelques jours au repos.M.E.T.Gameys a fait l’aequisi-ton d’un joli radio dernièremnt.Nous apprenons avec-regret que notre dévoué curé l’abbé Génier doit partir pour l’hôpital ces jours-çi •— subir une grave opération.Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.vv.mvBViViVBvHBiW.vBvBB.v taviolette Liee MARCHAND DE Ferronneries, Peintures, Faïence, Poêles, Charbon, Dynamite, etc.Machines à laver : A B C, Super-vat, Rotarex et autres Absolument garanties.Conditions très faciles.Tél.29 SAINT-JEROME wvmw.mvmw^Mv, tsfsij®m msm rnmmm iÈËI 5) 1 ' ;:v®X w___ ; :¦¦ :-T±v«:SÇWS!^«;raWE: >-*/
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