L'Avenir du Nord, 7 mars 1930, vendredi 7 mars 1930
i'Ii 1 '.NTI, QLA't'lü LliU ANN tit — JOURNAL HEBDOMADAIRE —CINQ SOUS LE NUMERO VENDREDI, 7 MARS 1930.Of f* S?1897-1930 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS.1897-1930 CHENIER “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Publié par la Oie de Publication de Saint-Jérôme Ltée.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.ABONNEMENT : $2.par année.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER: $2.50 par année.ill r.A-RTîT.T.T! LA MARCHE DU PROGRES DANS LE NORD C’est le cas ou jamais de s’exclamer : que les temps sont changés ! Qui a connu Saint-Jérôme, le comté de Terrebonne et toute cette belle région située au nord de Montréal, il y a trente ou quarante ans, et qui regarde aujourd’hui ces villes, ces villages et cet immense territoire de plus en plus peuplé et en plein progrès, ne peut faire autrement que d’être surpris et émerveillé du changement qui s’est opéré.Les citoyens du comté de Terrebonne, en particulier, les vieux surtout, s’ils s’arrêtent à réfléchir, doivent tomber dans l’étonnement et l’admiration quand ils constatent et contemplent les progrès de leur comté, l’avancement des paroisses du nord comme du sud, la prospérité qui règne partout et l’éclair prodigieux du commerce, de l’industrie, de la colonisation sportive, de l’agriculture, de l’accroissement de la population, du bien-être général de la vaste région du Nord autrefois si pauvre et si misérable.Il faut bien convenir que cette prospérité incroyablement rapide et qui se manifeste de plus en plus est due tout d’abord à l’apôtre de la colonisation, le curé Labelle, qui a ouvert cette belle région à tous les progrès en y fondant plus de vingt paroisses, en construisant des routes et surtout en y faisant pénétrer h chemin de fer.C’est la réalisation de cette grande entreprise qui a permis le développement de nos pouvoirs hy-drauliqus, l’exploitation des forêts et des mines que recèlent les Laurentides, l’établissement d’industries de Saint-Jérôme jusqu’à Mont-Laurier, à 160 milles au nord de Montréal.C’est encore l’oeuvre et la propagande du curé Labelle qui ont ouvert le nord si pittoresque aux touristes qui le fréquentent et l’enrichissent.Il faut admettre aussi que le gouvernement de la province et nos députés ont travaillé ferme au développement du comté de Terrebonne.Chapleau et Nantel ont aimé et secondé l’oeuvre du curé Labelle.Après eux, Préfontaine et Jean Prévost ont su par leur travail et leur influence accélérer la marche du progrès dans nos Laurentides.Aujourd’hui Athanase David et Jules-Edouard Prévost sont certes dignes de leurs devanciers ; ils continuent la lignée des députés qui ont loué le comté de Terrebonne et la région du Nord sur la voie de tous les progrès.Au courage, au labeur énergique, à la ténacité des braves colons du Nord, au zèle dévoué des curés de nos paroisses, sont venus se joindre l’aide pressante de nos députés, l’initiative d’hommes d’affaires éclairés et le concours généreux du gouvernement.C’est ce qui explique l’essor extraordinaire qu’a pris f'oeuvré du curé Labelle en si peu d’anées.Si ce grand patriote et cet homme d’action infatigable renaissait de ses cendres, il n’en croirait pas ses yeux devant la richesse de ses pauvres paroisses, devant l’expansion de ses premiers établissements, l’augmentation de la population, la multiplicité des industries, l’affluence des touristes qui envahissent ce que, avec sa clairvoyance, il appelait dès 1881 “la future Suisse du Canada”.De paroisse en paroisse, d’étape en étape, notre race a déjà réalisé une partie du rêve du curé Labelle : la prise de possession du sol par les Canadiens-français, l’établissement définitif de notre race dans le nord et le nord-ouest de Montréal jusqu’au Témiscamingue et même plus loin vers l’ouest.Le comté de Terrebonne fut le point de départ de ce vaste plan.Il faut que les enfants de la nouvelle génération apprennent ces choses, pour admirer avec les anciens la perspicacité, le courage du curé Labelle et 'des pionniers du Nord, la rapide croissance de leur oeuvre.En 1875, le Nord était une vaste solitude.Pensons-y bien.De nos jours, le nord est peuplé Sans interruption jusqu’à plus de 175 milles de Montréal; à l’est, vers le Saint-Maurice; à l’ouest sur la Gatineau et vers l’Outaouajs, les villages se multiplient.Dans toute cette rég:on règne et brille la prospérité.On trouve de tout, dans le nord : de l’agriculture, de la colonisation, des ressources naturelles: mines, forêts, pouvoirs hydrauliques; des industries du commerce, des sites enchanteurs, des sports, du tourisme, de la santé, des routes splendides, des montagnes, des lacs, des rivières, des forêts gibojmuses, des vallées fertiles, des amusements, du repos, des solitudes, des hameaux, de coquets villages et des.villes prospères.Le Nord n’a pas dit son dernier mot.Le titre de notre journal, qui se justifie depuis trente-trois ans, a toujours sa raison d’être.L’Avenir du Nord sera de plus en plus grand.Nous continuerons de voir prospérer cette belle et riche région.LA VILLE DE SAINT-JEROME LA LANGUE FRANÇAISE AUX ETATS UNIS Une enquête vient d’être menée ces derniers temps aux Etats-Unis, grâce rux fonds Rockfeller, pour établir quelle part se taillent les langues étrangères dans les écoles secondaires publiques du pays : ffu0',000 élèves suivent les cours de français; 305,000 les cours d’espagnol; 35,000 seulement ceux d’allemand.La part qui revient à l’espagnol s’explique par la proximité du Mexique, de Cuba et de plusieurs pays de l’Amérique du Sud où l’on parle cette langue.On ne peut qu’être agréablement .surpris des chiffres que nous venons de citer.Il est incontestable que dans les milieux cultivés de l’Amérique au Nord, dans les universités en particulier, le français jouit d’une popularité dont nous ne pouvons que nous réjouir.REINE DU NORD .Saint-Jérôme, qui porte si bien son titre de reine du nord, est aux portes des Laurentides.Sa population dépasse 8,000 habitants, sa superficie est de 9,404 acres carrés.La rivière du Nord passe à travers la ville, y forme un joli bassin et de nombreux pouvoirs hydrauliques; sept ponts unissent les deux rives.Située aux pieds des Laurentides, à proximité d’un beau territoire de chasse et de pêche la ville de Saint-Jérôme d’un climat salubre, possède dans le voisinage, de riches forêts en essence de toutes sortes.Sur les bords de la rivière, sur les pentes de ses coteaux et de ses montagnes, la ville offre des endroits idéals pour demeures privées.Les compagnies de chemin de fer C.P.R.et C.N.R.desservent la ville; qui est à 33 milles de Montréal, et la mettent directement en communication avec le nord, le sud,' l’est et l’ouest du Canada.Saint-Jérôme possède plusieurs industries dont les principales sont: la Dominion Rubber Co., employant 1300 mains et en emploiera bientôt 1500; la Cie de Papier Rolland, employant 300 mains; la Regent Knitting Mills Co.employant 700 mains; la Eagle Lumber Co, la Fonderie Viau.plusieurs manufactures de portes et chassis, de ciment, plusieurs minoteries et scieries.Plusieur maisons d’enseignement existent à Saint-Jéiôme : une grande Ecole primaire complémentaire pour garçons avec pensionnat et externat, tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes; un couvent académique avec spacieux pensionnat, dirigée par les Soeurs de Sainte-Anne; une Ecole normale pour filles, dirigée par les même religieuses; une Ecole primaire élémentaire pour filles et trois écoles mixtes de quartiers, encore sous la direction des “Soeurs de Sainte-Anne.On trouve à Saint-Jérome des hôtels de tout premier ordre, un magasin de la Commission des liqueurs, FEU DAMASE LEONARD DOYEN DES NOTAIRES DU DISTRICT DE TERREBONNE trois clubs sociaux, un club de golfe, plusieurs clubs de hockey, un théâtre de cinéma, un champ de course, et plusieurs autres amusements.Les ._ _ banques de Montréal,1 Canadienne- ^e doyen des notaires du district Nationale et Provinciale y ont des de Terrebonne, Me Damase Léonard, succursales.La ville compte un es^ décédé a Saint-Monique, comte grand nombre de magasins: de nou- de Deux-Montagnes, dimanche le 2 veautés, d’épiceries, des restaurants, courant, âgé de 84 ans.etc.| .______________________ Durant l’été, un service d’autobus établissait des communications faciles avec le nord et le, sud.L’église de Saint-Jérôme est l’une des plus belles de la province.Une association chorale, établie depuis quatre ans, est déjà célèbre dans toute la province: Des cours gratuits de solfège, d’histoire de la musique et de chant grégorien se donnent chaque semaine, l’hiver.Depuis 1924, la ville de Saint-Jérôme est le chef-lien du district judiciaire de Terrebonne.Tous les services d’utilité publique sont excellents.La ville exploite elle-même son aqueduc et l’éclairage électrique est fourni par la Gatineau Electric Co., qui procure également la force motrice électrique aux industries.Un marché public a lieu tous les samedis et est hautement achalandé par une foule de vendeurs et d’acheteurs.La ville est fort bien protégée contre le feu et tout désordre par un poste de pompiers très moderne et un excellent corps de police.Une chambre de commerce ,s’y intéresse aux affaires publiquést Les rues de la ville sont munies, dans les principales artères, de chemins en asphalte et, partout, ombragées par de beaux arbres.Deux parcs embellissent Saint-Jérôme.Cette ville est appelée à devenir sous peu un des principaux centres industriels de Ta pr Hh
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