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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 7 mars 1930
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Avenir du Nord, 1930-03-07, Collections de BAnQ.

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i'Ii 1 '.NTI, QLA't'lü LliU ANN tit — JOURNAL HEBDOMADAIRE —CINQ SOUS LE NUMERO VENDREDI, 7 MARS 1930.Of f* S?1897-1930 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE ANS.1897-1930 CHENIER “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Publié par la Oie de Publication de Saint-Jérôme Ltée.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.ABONNEMENT : $2.par année.SAINT-JEROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER: $2.50 par année.ill r.A-RTîT.T.T! LA MARCHE DU PROGRES DANS LE NORD C’est le cas ou jamais de s’exclamer : que les temps sont changés ! Qui a connu Saint-Jérôme, le comté de Terrebonne et toute cette belle région située au nord de Montréal, il y a trente ou quarante ans, et qui regarde aujourd’hui ces villes, ces villages et cet immense territoire de plus en plus peuplé et en plein progrès, ne peut faire autrement que d’être surpris et émerveillé du changement qui s’est opéré.Les citoyens du comté de Terrebonne, en particulier, les vieux surtout, s’ils s’arrêtent à réfléchir, doivent tomber dans l’étonnement et l’admiration quand ils constatent et contemplent les progrès de leur comté, l’avancement des paroisses du nord comme du sud, la prospérité qui règne partout et l’éclair prodigieux du commerce, de l’industrie, de la colonisation sportive, de l’agriculture, de l’accroissement de la population, du bien-être général de la vaste région du Nord autrefois si pauvre et si misérable.Il faut bien convenir que cette prospérité incroyablement rapide et qui se manifeste de plus en plus est due tout d’abord à l’apôtre de la colonisation, le curé Labelle, qui a ouvert cette belle région à tous les progrès en y fondant plus de vingt paroisses, en construisant des routes et surtout en y faisant pénétrer h chemin de fer.C’est la réalisation de cette grande entreprise qui a permis le développement de nos pouvoirs hy-drauliqus, l’exploitation des forêts et des mines que recèlent les Laurentides, l’établissement d’industries de Saint-Jérôme jusqu’à Mont-Laurier, à 160 milles au nord de Montréal.C’est encore l’oeuvre et la propagande du curé Labelle qui ont ouvert le nord si pittoresque aux touristes qui le fréquentent et l’enrichissent.Il faut admettre aussi que le gouvernement de la province et nos députés ont travaillé ferme au développement du comté de Terrebonne.Chapleau et Nantel ont aimé et secondé l’oeuvre du curé Labelle.Après eux, Préfontaine et Jean Prévost ont su par leur travail et leur influence accélérer la marche du progrès dans nos Laurentides.Aujourd’hui Athanase David et Jules-Edouard Prévost sont certes dignes de leurs devanciers ; ils continuent la lignée des députés qui ont loué le comté de Terrebonne et la région du Nord sur la voie de tous les progrès.Au courage, au labeur énergique, à la ténacité des braves colons du Nord, au zèle dévoué des curés de nos paroisses, sont venus se joindre l’aide pressante de nos députés, l’initiative d’hommes d’affaires éclairés et le concours généreux du gouvernement.C’est ce qui explique l’essor extraordinaire qu’a pris f'oeuvré du curé Labelle en si peu d’anées.Si ce grand patriote et cet homme d’action infatigable renaissait de ses cendres, il n’en croirait pas ses yeux devant la richesse de ses pauvres paroisses, devant l’expansion de ses premiers établissements, l’augmentation de la population, la multiplicité des industries, l’affluence des touristes qui envahissent ce que, avec sa clairvoyance, il appelait dès 1881 “la future Suisse du Canada”.De paroisse en paroisse, d’étape en étape, notre race a déjà réalisé une partie du rêve du curé Labelle : la prise de possession du sol par les Canadiens-français, l’établissement définitif de notre race dans le nord et le nord-ouest de Montréal jusqu’au Témiscamingue et même plus loin vers l’ouest.Le comté de Terrebonne fut le point de départ de ce vaste plan.Il faut que les enfants de la nouvelle génération apprennent ces choses, pour admirer avec les anciens la perspicacité, le courage du curé Labelle et 'des pionniers du Nord, la rapide croissance de leur oeuvre.En 1875, le Nord était une vaste solitude.Pensons-y bien.De nos jours, le nord est peuplé Sans interruption jusqu’à plus de 175 milles de Montréal; à l’est, vers le Saint-Maurice; à l’ouest sur la Gatineau et vers l’Outaouajs, les villages se multiplient.Dans toute cette rég:on règne et brille la prospérité.On trouve de tout, dans le nord : de l’agriculture, de la colonisation, des ressources naturelles: mines, forêts, pouvoirs hydrauliques; des industries du commerce, des sites enchanteurs, des sports, du tourisme, de la santé, des routes splendides, des montagnes, des lacs, des rivières, des forêts gibojmuses, des vallées fertiles, des amusements, du repos, des solitudes, des hameaux, de coquets villages et des.villes prospères.Le Nord n’a pas dit son dernier mot.Le titre de notre journal, qui se justifie depuis trente-trois ans, a toujours sa raison d’être.L’Avenir du Nord sera de plus en plus grand.Nous continuerons de voir prospérer cette belle et riche région.LA VILLE DE SAINT-JEROME LA LANGUE FRANÇAISE AUX ETATS UNIS Une enquête vient d’être menée ces derniers temps aux Etats-Unis, grâce rux fonds Rockfeller, pour établir quelle part se taillent les langues étrangères dans les écoles secondaires publiques du pays : ffu0',000 élèves suivent les cours de français; 305,000 les cours d’espagnol; 35,000 seulement ceux d’allemand.La part qui revient à l’espagnol s’explique par la proximité du Mexique, de Cuba et de plusieurs pays de l’Amérique du Sud où l’on parle cette langue.On ne peut qu’être agréablement .surpris des chiffres que nous venons de citer.Il est incontestable que dans les milieux cultivés de l’Amérique au Nord, dans les universités en particulier, le français jouit d’une popularité dont nous ne pouvons que nous réjouir.REINE DU NORD .Saint-Jérôme, qui porte si bien son titre de reine du nord, est aux portes des Laurentides.Sa population dépasse 8,000 habitants, sa superficie est de 9,404 acres carrés.La rivière du Nord passe à travers la ville, y forme un joli bassin et de nombreux pouvoirs hydrauliques; sept ponts unissent les deux rives.Située aux pieds des Laurentides, à proximité d’un beau territoire de chasse et de pêche la ville de Saint-Jérôme d’un climat salubre, possède dans le voisinage, de riches forêts en essence de toutes sortes.Sur les bords de la rivière, sur les pentes de ses coteaux et de ses montagnes, la ville offre des endroits idéals pour demeures privées.Les compagnies de chemin de fer C.P.R.et C.N.R.desservent la ville; qui est à 33 milles de Montréal, et la mettent directement en communication avec le nord, le sud,' l’est et l’ouest du Canada.Saint-Jérôme possède plusieurs industries dont les principales sont: la Dominion Rubber Co., employant 1300 mains et en emploiera bientôt 1500; la Cie de Papier Rolland, employant 300 mains; la Regent Knitting Mills Co.employant 700 mains; la Eagle Lumber Co, la Fonderie Viau.plusieurs manufactures de portes et chassis, de ciment, plusieurs minoteries et scieries.Plusieur maisons d’enseignement existent à Saint-Jéiôme : une grande Ecole primaire complémentaire pour garçons avec pensionnat et externat, tenue par les Frères des Ecoles Chrétiennes; un couvent académique avec spacieux pensionnat, dirigée par les Soeurs de Sainte-Anne; une Ecole normale pour filles, dirigée par les même religieuses; une Ecole primaire élémentaire pour filles et trois écoles mixtes de quartiers, encore sous la direction des “Soeurs de Sainte-Anne.On trouve à Saint-Jérome des hôtels de tout premier ordre, un magasin de la Commission des liqueurs, FEU DAMASE LEONARD DOYEN DES NOTAIRES DU DISTRICT DE TERREBONNE trois clubs sociaux, un club de golfe, plusieurs clubs de hockey, un théâtre de cinéma, un champ de course, et plusieurs autres amusements.Les ._ _ banques de Montréal,1 Canadienne- ^e doyen des notaires du district Nationale et Provinciale y ont des de Terrebonne, Me Damase Léonard, succursales.La ville compte un es^ décédé a Saint-Monique, comte grand nombre de magasins: de nou- de Deux-Montagnes, dimanche le 2 veautés, d’épiceries, des restaurants, courant, âgé de 84 ans.etc.| .______________________ Durant l’été, un service d’autobus établissait des communications faciles avec le nord et le, sud.L’église de Saint-Jérôme est l’une des plus belles de la province.Une association chorale, établie depuis quatre ans, est déjà célèbre dans toute la province: Des cours gratuits de solfège, d’histoire de la musique et de chant grégorien se donnent chaque semaine, l’hiver.Depuis 1924, la ville de Saint-Jérôme est le chef-lien du district judiciaire de Terrebonne.Tous les services d’utilité publique sont excellents.La ville exploite elle-même son aqueduc et l’éclairage électrique est fourni par la Gatineau Electric Co., qui procure également la force motrice électrique aux industries.Un marché public a lieu tous les samedis et est hautement achalandé par une foule de vendeurs et d’acheteurs.La ville est fort bien protégée contre le feu et tout désordre par un poste de pompiers très moderne et un excellent corps de police.Une chambre de commerce ,s’y intéresse aux affaires publiquést Les rues de la ville sont munies, dans les principales artères, de chemins en asphalte et, partout, ombragées par de beaux arbres.Deux parcs embellissent Saint-Jérôme.Cette ville est appelée à devenir sous peu un des principaux centres industriels de Ta pr Hh
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