L'Avenir du Nord, 27 juin 1930, vendredi 27 juin 1930
TRENTE-QUATRIEME ANNEE — NUMERO 25 JOURNAL HEBDOMADAIRE CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 27 JUIN 1930.r 1897-1930 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-TROIS ANS.1897-1930 CHENIER “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) Directeur politique: JULES-EDOUARD PREVOST.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.ABONNEMENT : $2.par' année.SAINT -J„EROME, Comté de Terrebonne.A L’ETRANGER: $2.50 par année.LABELLE QUESTIONS ET REPONSES DE QUOI S’AGIT-IL?Le seizième parlement du Canada, scepticisms, il n’a pas été sans défaillances.Depuis quelque temps les conser- élu aux élections générales du mois vateurs n’ont pas de chance avec de septembre 1926, à la suite de la leurs chefs.M.Sauvé n’étant plus crise dont on se souvient et sous la “possible” à Québec, ils ont réalisé gestion du ministère-fantôme du Très, l’impossible en lui substituant l’iné- Honorable M.Arthur Meighen, a été narrabb M.Camilien Houde.A dissous le 30 mai 1930, en même Ottawa M.Meighen était pas trop temps que l’on prorogeait sa quatriè- | faible et catastrophique; ils ont vite, me session.En ce moment,, quoiqu’il, à Winnipeg, choisi M.Bennett, pour existe toujours un gouvernement, ce- [ aucune raison particulière, si ce n’est lui que M.Mackenzie King a formé1 qu’il fallait bien choisir quelqu’un et après avoir décisivement défait M.qu’il était un de ceux qui étaient là.Meighen, le pays n’a plus de députés, ill est avocat, il est riche, il est ba-C’est pour établir un nouveau parle- vard, il parle rapidement et long-ment que des élections fédérales au- temps n’importe quand et sur n’im-ront lieu le 28 juillet prochain.I porte quoi, il est remarquablement in-Les votants des neuf provinces du signifiant.Le pays n’en voudra pas Canada sont appelés à se choisir si- comme premier ministre, vous ver- mutanénunt, ce jour-là, dans 235 circonscriptions électorales, les représentants qui constitueront la nouvelle Chambre des Communes.Le vote est individuel et uninominal, le scrutin secret et l’élection de chaque député se fait à la pluralité des voix.A la dissolution, trois partis politiques se partageaient la presque totalité des sièges de la Chambre: le parti libéral tout couft, dont le chef est l’honorable M.King, actuellement premier ministre depuis l’année 1921; le parti libéral-conservateur protectionniste antiministériel tout au long, que l’honorable M.Bennett dirige depuis la convention de Winnipeg, tenue en 1928, et le parti agraire, dit progressiste, que mène plus ou' moins M.Gardiner.Quelques députés travaillistes, et un seul véritable indépendant, M.Henri Bou-rassa, ne commandent et n’obéissent qu a ’à eux-mêmes.QUAND?Le vote sera pris, de l’Atlantique au Pacifique, le lundi, 28 juillet 1930, soit au milieu de la belle saison.Personne n’aura à s’en plaindre., Il fera peut-être un peu chaud par moments, mais il fera beau.Les assemblées se tiendront pour la -plupart, en plein air, dans la pittoresque exubérance de la nature canadienne.Depuis 1917, alors que le gouvernement unioniste, mais anti-national, de M.Borden, ne négligea aucun des plus infim.s détails de tactique machiavélique pour s’assurer une victoire écrasante, et cependant si truquée qu’elle n’était plus que poussière quatre ans plus tard, trop de campagnes électorales ont dû sj débattre dans les mois les plus rigoureux de l’année.Cette fois-çi, il fera beau et lumineux.Le gouvernement King n’a pas craint de se présenter devant l’électorat dans la pleine splendeur de l’été.Il donne à ses adversaires tout le temps, tout le beau temps, qu’il leur faut, pour le critiquer.Mais n’ayez aucune pitié; cette générosité est lucide, elle n’est ni naïve ni entièrement désintéressée.Le gouvernement libéral a un bilan de progrès spirituel et matériel qui s’accommode de l’illumination des jours clairs.Le soleil de juillet fera reluire la parole libérale.Il ne pourra que nuire,aux arguties crépuscuaires, douteuses et blafardes d’une opposition diffuse et contradictoire.Dans la transparence de l’air, les arrière’ pensées resteront voilées ; les feux follets et les spectres, dont notre très déloyablc opposition semble avoir un charnier unique au monde, ne pour ront jias se hasarder au grand jour; la brièveté des nuits écourtera la ca baie insidieuse.Les nocturnes aveuglés, la victoire libérale est assurée QUI?M.1.— Pour tout le Canada?— King ou M.Bennett?2.— Pour la province de Québec?— Messieurs Lapointe, Cardin, Cannon, Rinfret, Robb (il est encore si vivant) Dandurant et Kay ou Messieurs Jos Rainville, Patenaude, Bum-bray, Sauvé, Barrette et Gauthier?.2.—• Pour le comté de Terrebonne ?.M.André Fauteux de Montréal ou M.Louis Parent de Sainte-Agathe?.Je ne répondrai pas à mon “Secundo”.Votre éclat de rire, cher lecteur, èst trop amusant pour que je l’interrompe.Je vous en félicite.J’exige presque des remercîments: c’est une si bonne farce! Si M.Bennett était plus connu dans cette partie du pays, il ne serait pas moins drôle de le comparer à M.King.Nos adversaires, les conservateurs, peuvent préférer M.Bennett à M.King —¦ de gustibus, etc.— mais ils savent fort bien qu’il n’en a ni l’intelligence, ni la culture, ni la patriotisme.Quant à l’appui que lui don-dent seg partisans, il n’est pas sans rez; il y a des choses qui n’arrivent pas ! Et dans le comté de Terrebonne, maintenant, chez nous, qui devrait, succéder à M.Jules-Edouard Prévost, notre sénateur?.Monsieur Fauteux ou monsieur Parent?, M.Fauteux, qui est candidat conservateur on ne suit trop ni pourquoi ni comment, ou M.Parent qui a été choisi candidat libéral par une convention extraordinaire de deux cents délégués, venus de tous les coins du comté, choisi parmi sept concurrents, après trois tours de scrutin, serrés, ardents, mais honnêtes?M.Parent est un industriel de Sainte-Agathe, il est le maire de sa ville, où il demeure depuis pr'ès de quarante ans.Il y a les liens de sa famille, de ses souvenirs et de ses intérêts.Par contre, M.Fauteux, tout avocat qu’il soit de droit et tout honorable qu’il soit devenu par hasard, n’a rien, ni de près ni de loin, qui k rattache au comté de Terrebonne.En 1921, les électeurs qui lui ont fait perdre son dépôt lui ont bien ru-d.ment montré qu’il ne leur disait pas grand’chose.Us pourraient bien s’obstiner à prouver qu’ils prenneu pour un précédent ce qu’il considère évidemment, lui, comme un titre.Que vient-il faire ici?M.Fauteux est un avocat de Montreal, qui demeure à Montréal.Il j pratique sa profession, il y gagne sa vie, honorablement sans doute, il y a ses amis, ses clients, sa famille, set succès et ses déboires, ses joies et ses peines, il y passe tout le temps de sa tenace ambition politique et tout le temps surtout, tout le temps immémorial de ses deuils électoraux.Que vient-il faire ici?Périodiquement, mais quasiment avec la fixité de l’astronomie céleste, il court se faire écraser dans quelque corconscription rurale, puis, contint de sa plus récente fessée, il retourne à Montréal se repréparer à se faire rebattre.Depuis quinze ans au moins, il essaie une fois, deux fois, jusqu’à trois fois, le même comté.Une fois, deux fois, trois fois, le même comté l’abat implacablement.Il est déjà venu ici; pourquoi revient-il?Il veut être député, il a été ou plu tôt il croit qu’il a été ministre, mais toujours il n’est resté que candidat.C’est le candidat-type, c’est le candidat përpctuel, le candidat parfait et perfectionné, le candidat spécial! sé.C ’est le candidat idéal ; il ne faudrait pas toucher à un aussi boi candidat; il faut qu’il serve encore plusieurs fois de candidat.Quand oi.a un vrai candidat, il ne faut pas h gaspiller, il faut le soigner, il ne faut pas le plaindre, il faut le féliciter il ne faut pas l’élire député, il faut le battre et le garder comme candidal pour les générations futures.Il faut laisser M.André Fauteux, l’honorable André Fauteux, aVocat, ex-ministre mais toujours candidat.Qu’a-t-il à faire, qu’a-t-il à voir dans le comté de Terrebonne?Quand l’y rencontrons-nous?.-.Il n’y pas se pas trente jours par lustre.Il apparaît sur quelques tréteaux pendant la période électorale, et des plus modestes.C’est un humble, Quand, en 1921, deux mille électeur l’attendaient, à la salle publique n’a-t-il pas préféré aller se réfugie: dansa une classe du collège et pérorer devant soixante-trois désespérés .Les jours de convention, tous les trois ou quatre ans, il est là; le jou de la nomination, il est quelquefoi: encore là, mais les soirs d’élection; vous pouvez être certains qu’il n’est plus là.Le 28 juillet 1930, les électeurs de Terrebonne seront contents d’être assurés de ne plus le voir pour un bout de temps.Il reviendra inévitablement pour la prochaine convention, il disparaîtra à la prochaine élection .et ce sera comme ça dans les siècles des siècles,.ainsi soit-il.POUQUOI?paraît-il, longuement lu un.long document : c’est le programme conservateur.Qu’y a-t-il là-dedans?— La ruine ! — Le programme conservateur, c’est la ruine, c’est le désespoir noir, c’est l’impénitence finale, ’est la fin du monde, c’est la vallé de Josaphat, c’est la damnation éternelle !.Tout marche mal, a lu M.Bennett, tout est de travers, tout ’en va chez l’diable.Le pays est dans le marasme; l’agriculture est ondamnée, l’industrie est inerte, les finances sont à vau-l’eau, le comhier-e est mort ! Il faut un Messie, dit .VI.Bennett, fort en Bible,, et M.Ben-îett, fort en Histoire, dit humble-nent, comme un ‘ ‘mea culpa” : “Le Messie, c’est MOI!” Je changerai tout •—- L’agriculture ’a jamais montré d’aussi substan-iels profits (les chiffres sont là) “Il aut changer cela tout de suite”, dit M.Bennett.—- Les industries arrivent à lutter, contre une crise univèr-elle, mieux que n’importe quel pays [ans le vaste monde (les chiffres sont neore là).— M.Bennett clame: “Il aut changer, cela!” — Les finances, oujours d’après les chiffres, sont plus prospères qu’elles n’ont jamais té — M.Bennett crie : “ Il ne faut tas que ça continue, je changerai ce-Le commerce a doublé en dix ns de régime libéral (les chiffres in-istent avec férocité).M.Bennett se amente: “Uon, ce n’est pas tolérable, ’est honteux, il faut en finir; éli-ez-moi et vous allez voir comment je ais vous virer tout cela bout pour tout ! ’ ’ Dans l’esprit du pays comme à la onnaissance de chaque électeur, le anada continue son ascension vers ne plus grande expansion, un plus table équilibre, une aisance, un bien-tre plus général.“Vous êtes tous l.s idiots”, rage M.Bennett; ‘C’est peut-être vrai, mais ça ne fait ien, il faut changer cela!” M.King a donné des preuves de on habileté et de son savoir-faire; M.îënnett n’en a pas à offrir.M.King; tout un passé de succès; M.Ben-ett en a tout un de désastres.M.ling a des hommes remarquables au-our de lui; M.Bennett n’en a pas.Donc”, dit M.Bennett, “flanquez J.King par la porte de derrière et aites-moi entrer par la porte de deant ! ”.“ Ca va bien, dites-vous ?Donc il faut que ça change.Et e vous donne ma parole d’honneur je ne la donne pas souvent, mais e vous la donne cette fois-ci sans rrière-pensée, -— je vous jure que ça m changer!” v Comment?.Ah! ça, je ne vous le lirai pas.“I shall minister when I m called upon.” Ce qui veut à peu très dire ceci: “Quand vous m'allez élu, sans savoir pourquoi, je ferai ies choses colossales, dont je ne vous •évèle rien maintenant, narco QUe.>arce que.mais je ne le dis pas, ce erait comme avouer que je n’en sais rop rien moi-même.” En regard de cette pose, toute en onitruations indécises, artificieuses ét véhémentes de M.Bennett, voyons m peu l’attitude découplée, robuste d claire de M.King.Au programme ie M.Bennett, qui est comme les gaz, instable, incolore, inodore et sans sa-eur, M.King, dans son discours de irantford, a magistralement opposé elui que préconise le parti libéral, juand M.Bennett dit: “Vous al-ez voir ce que vous allez voir,” M.Cing répond: “Voyez ce que vous voyez.’ ’ M.King a parfaitaement défini la aison d’être de la lutte; il a énoncé es trois principales questions aux-(uelles l’électorat doit répondre.Il .ut passer jugement sur l'administration libérale depuis neuf ans qu’el-e est au pouvoir; voilà pour le pas-e.Il.faut accepter ou rejeter le >udget Dunning de 1930 ; voilà pour e présent.Il faut enfin se camper olidement devant les prochaines con-érencos impériales de Londres et ussi bien savoir que dire ce qu’on eut qu’on y fasse en notre nom; et .’oilà pour l’avenir.Je n’insisterai pas aujourd’hui plus au long sur le programme libé-al.J’aurai l’occasion prochaine le me reprendre.Qu’il me suffise, pour le moment, de signaler les ré-jonses qu’a faites M.Bennett aux pestions de M.King.Devant le passé, M.King ayant lit: “Voilà ce que j’ai fait”, M.Jonnett a répondu: “Mais j’aurais pu faire bien mieux encore.” Devant le budget, M.King dit: “Voilà ce que je vous offre.” et M.Bennett de rechigner: “Mais il me a vole, ce n’est, pas franc, c’était à moi et je voulais le garder.Ca fait cinquante ans que c’est à moi; vite, L-emettez-moi ça! Vous m’otez nf&n meilleur appât.Qu’est-ce que je vais levemr à présent que je ne pourrai plus promettre ce que je ne donnais jamais.” Devant l’avenir, M.King affirme : UN PEUPLE DE GENTIL-HOMMES [Ecrit pour L’AVENIR DU NORD] Nous avons entendu l’autre soir — 2 juin —, à une émission radiophonique, donnée d’une salle de Montréal, un fort joli concert exécuté paies “Petits Chanteurs” du collège Notre-Dame de la Côte-d s-Neiges.Que'ques-uns de nos meilleurs solistes de la grande ville leur prêtaient d’ailleurs leur précieux concours et ce fut en somme aussi varié qu’harmonieux.Vers la fin de l’émission, M.Aegi-dius Fauteux, conservateur de la Bibliothèque Saint-Sulpice, notre président de la Société Historique de Montréal, dans une brève causerie, vivant.- et spirituelle, faite en une langue élégamment nuancée, a fait lancé un appel à la bonne volonté de tous pour la célébration prochaine do notre fête nationale de la Saint-eJan-Baptiste, le 24 juin.Avec beaucoup de raison, M.Fauteux a souligné l’importance d’évocation historique qu’on donne depuis quelques années, exactement depuis 1924, à nos processions de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal.Les défilés de chars allégoriques ne sont plus quelconques en effet.Ce que nous en avons eu dans le passé de ces processions insignifiantes, baroques et choquantes ! Chaque char n ’était à vrai dire qu’une vulgaire annonce commerciale, sans goût et sans art, qui ne voulait rien dire du point de vue historique et qui ne rappelaita rien de nos beaux souvenirs.Si l’on n’y met pas le holà, disons-le par parenthèse, il en s.ra de même bientôt de nos émissions à la radio.Ce que c’esi déplaisant d’entendre un Monsieur, entre deux “numéros’1’ de musique ou de chant d’un goût douteux, nous vanter telle maison ou telle marchandise, une cigarette, un savon ou une chaussure ! C ’est pourquoi, il convient de se féliciter d’une initiative intelligente comme celle de l’émission deux fois la semaine de l’heure provinciale.Mais, fermons vite la parenthèse et revenons à nos célébrations de la Saint-Jean-Baptiste.En 1884, je me souviens, nous avions eu quelque chose de très bien: une cavalcade historique qui évoquait toute une page de l’histoire de France au temps du roi saint Louis.J’étais alors encore jeune et j’ai conscience que ce défilé du roi Louis et de ses chevaliers, partant pour la Croisade contre le Turc, m’a gravé à jamais dans le’sprit ce brillant haut fait de nos aïeux.Il a dû en être ainsi pour plus d’un autre.Depuis sept ans, on est revenu à ce programme instructif et intéressant, et la procession nous donne, en tableaux vivants, chaque année, une page d ¦ notre histoire.C ’est excellent, digne, convenable, évocateur et significatif.Cette année 1930, nous aurons le défilé de nos vieilles coutumes, notre maître d’école ambulant d’il y a cent ans par exemple, ou notre veillée dans les chantiers au temps des bûcherons et des cageux d’autrefois.Applaudissons à ce geste intelligent et allons voir ça ! Nous avonsa do si belles traditions! Ne sommes-nous pas, selon le mot connu, un peuple de gentils-hommes?M.Fauteux, dans sou allocution de l’autre soir, l’a précisément rappelé.A ce propos —ce sera une autre parenthèse — j’ai entendu beaucoup de gens attribuer ce mot aimable à notre adresse à lord Elgin ou à lord Dufferin, tant il est vrai que, avec le temps, bien des choses s’embrouillent dans la mémoire des gens.C’est sir Charles Bagot, notre gouverneur général du Canada-Uni de 1842 à 1843, et non pas lord Elgin (1847-1854) ni lord Dufferin (1872-1878), qui a qualifié ainsi notre peuple.Chouinard, l’ancien greffier de Québec, que cite E.-Z.Massicotte dans son recueil d’Anectodes canadiennes (1913), raconte ainsi le fait (page 17) : ‘1 Qui a pu oublier la belle démonstration (de la Saint-Jean-Baptiste) DANS TERREBONNE A line réunion du comité exécutif de l’Association libérale du comté de Terrebonne, le Dr Alfred Cherrier a été choisi comme organisateur en chef de la présente campagne électorale, avec M.Adélard Legault comme adjoint.Le comité libéral central sera ouvert, à partir du 1er juillet, dans la salle de l’hôtel Lapointe, à Saint-Jérôme.Les 30 juin, 1 et 2 juillet, les ré-gistrateurs .qui ont confectionné les listes électoral, s, reviseront lesdites listes.Ceux qui- ont des corrections à faire faire à la liste, des noms à ajouter ou à faire retrancher, devront s’adresser durant ces trois jours-là, à celui qui a fait la liste dans leur arrondissement.M.Louis-E.Parent, candidat libéral dans Terrebonne, s’est mis activement à l’oeuvre.II a déjà visité quelques paroisses ; un comité a été ouvert en permanence à Sainte-Agathe.Dans, quelques jours, il annoncera la série des assemblées qu’il tiendra dans le comté.QUESTIONS A POSER AUX CANDIDATS DE M.BENNETT M.Bennett a ouvert sa campagne à ne répond RIEN.— Eh ! bien, nous voici en pleine campagne électorale pour le renouvelle-nent de la Chambre des Communes.Nous voterons le 28 juillet prochain.Qu’allons-nous faire?Nous allons voter pour M.King et le programme libéral contre M.Ben- de juin 1842 à Québec?Toutes les sociétés national, s de notre ville étaient réunies pour recevoir notre nouveai gouverneur général, sir Charles Bagot (arrivé au pays en janvier 1842), renu prendre part à notre fête patriotique.Sur la Place d’Armes, nous défilâmes d.vant Son Excellence, qui se tenait sur le balcon de l’hôtel du gouvernement, avec, à ses côtés, h maire de Québec ,aussi président de la Saint-Jean-Baptiste, l’honorabl René-Edouard Caron.Sir Churlet Bagot admira la belle tenue de, nos gens, qui défilaient, au nombre de quinze cents, ayant en tête une fan fare, que précédait un imposant tambour major, Louis Blanc.En voyant passer devant lui nos sociétaires, parmi lesquels l’oeil le plus scrutateur u’aurait pas su distinguer l’homme de profession de l’habitant ou de l’ouvrier tant ils avaient tous grand air, sir Charles dit à notre maire: “Mais, c’est là un peuple de gentils-hommes ! ”.L’une des raisons peut-être pour lesquelles notre habitant des campagnes et notre ouvrier des villes, une fois endimanchés, ont ainsi bel air — l’habitant canadien diffère par là notablement du paysan de France -— c’est que, chez nos gens, nous avons beaucoup de nobles d’autrefois devenus terriens tout simplement.Je le constatais récemment, en écrivant l’histoire des de Jordy de Cabanac, une ancienne famille noble arrivée en Nouvelle-France en 1685.Ruinés par l’infortune de nos armes, en 17601763, nos officiers et nos seigneurs de jadis se sont fondus dans la masse populaire, en contractant des allian ces avec les familles bourgeoises ou paysannes, et notre peuple s’est trouvé anobli d’autant, gardant dans son sang ,pour le retrouver à l’occasion ou à l’heure voulue, quelque chose d la dignité ou de la fierté d’allures des ancêtres et des aïeux .Me voilà loin de notre Saint-Jean Baptiste et du programme de se processions! Je viens d’insérer une parenthèse dans la parenthèse.Il n’importe! Ce que je voulais dire est dit, aux dépens peut-être de la belle coordonnance du discours ou du' récit.Nous avons donc de riches et pittoresques traditions, c’est là ce sur quoi je voulais insister.Il nous sied de ne pas les perdre et d’en vivre pour que ceux qui viendront après nous en vivent également et s’y retrempent.Or, comme le disait M.Fauteux nos r.vues historiques des processions nationales du 24 juin à Mont réal, en ces dernières années, sont é minemment propres à aider nos gens se prémunir contre la vulgarité, à se maintenir dans le rang et à mériter d’être dignes du peuple de gen tils-hommes dont ils sont issus.Et c’est ce qui fait que nous devons en être fiers et ne pas manquer d’y prendre part M.Fauteux mettait de l’avant trois noms — ceux de MM E.-Z.Massicotte, l’archiviste, Jean Baptiste Lagacé, l’artiste, Elzéar Roy, l’animateur —¦ de concitoyens nett et la politique conservatrice.Nous allons voter, dans le comté de montréalais à qui nous sommes sur-Terrebonne, pour M.Parent, de Sain- tout redevables en l’occurrence.Ce Orateurs libéraux comme orateurs onservateurs vantent la politique de leurs partis respectifs, les uns et les autres avec autant d’éloquence et de conviction plus ou moins désintéressée.Nous no pouvons toutefois juger, cela va sans dire, delà sincérité des candidats de M.Bennett, qu’en opposant à leurs deux principales décla-ations que “ça va mal au Canada” et que la “protection” constitue l’unique, remède à tous nos maux actuels, quelques statistiques qui permettent d’établir les résultats de administration King comparés à ceux des administrations Borden-Meighen.Or, nous demandons à nos lecteurs de leur poser les quelques pestions suivantes qui, nous semble-t-il, sont à la fois bien simples et bien légitimes: N’est-il pas vrai: 1.— Qu’au 31 mars 1911 la dette nette du Canada était de $336.000,000 et au 31 mars 1922, soit après les égimes Borden et Meighen, de.12,427,000,000; 2.— Que durant les deux derniè-es années do l’administration con-ervatrice, ladite dette fut augmentée le 17*000,000; 3.—• Que le gouvernement King, au ours des cinq dernières années, a éduit cette dette de plus de.$258,.100,000 ; 4.— Que, dans le même laps de emps, les taxes furent réduit s de 118 000,000., savoir: en 1926, de $25,000,000; en 1927 de $27,000,000 n 1928, de $19,000.000; en 1929, de (>25,000,000, et en 1930, de $22,000,000; 5.— Que, durant la dernière anné ¦ fiscale, un emprunt de $80,000,000 fut emboursé à même les revenus ordi-laires cependant qu’on annonçait un urplus (le $44,000,000, cela après a-oir payé la modeste somma de, .>158,000,000 en intérêts et obligations lérivant directement de notre parti-ipation à la guerre?Autres questions à poser égale-nent à ceux qui se proclam nt les hampions de la “protection”: panel et sur quel article, de 1911 à 921, c’est-à-dire alors qu’ils en a-aient l’autorité puisqu’ils étaient au mouvoir, ont-ils augmenté les droits, t sur quel article entendent-ils ma-orer le tarif si leur parti est victo-ieux le 28 juillet prochain?LE BUDGET DE 1930 Dans son discours de Brantford, le premier ministre, l’honorable Mackenzie King, parlant du budget Dunning, a dit que les politiques doivent être tracées do telle sorte qu’elles puissent convenir aux conditions existantes dans un pays au moment de 1 >ur mise en vigueur.La politique nationale de 1878 ne peut pas convenir au Canadien do 1930.De plus, la vieille politique nationale préconisée par les conservateurs n’a pas toujours été appropriée aux besoins du passé.Quand nous avons augmenté la préférence britannique, dit M.King, quand nous avons augmenté le degré de préférence sur les produits amenés au Canada par les ports d’entrée canadiens, quand nous avons réduit les droits sur les matériaux et les appareils de construction, quand nous avons abaissé les droits en rapport avec l’entrée au pays des véhicules-moteurs, et quand, dans une multitude d’autres cas, nous avons fait des remaniements tarifaires que nous croyions opportuns, les conservateurs nous ont accusés de détruire la politique nationale et de ruiner le pays.Je n’ai qu’à montrer les conditions au Canada telles qu’elles ont été d puis quatre ans pour demander si une politique de restrictions ou une politique de plus grandes libertés commerciales mérite davantage d’être qualifiée de politique nationale, ahms que nous approchons de la troisiè ne décade du vingtième siècle.Une politique-nationale, aujourd’hui eu matière tarifaire comme en tout autre hose, est une politique qui a pour but de donner au Canada la place qu’il mérite parmi les nations du monde.Ce n’est pas une politique concentrée de prime abord sur les marchés domestiques.C’est essentiellement une politique qui tient compte des marchés du monde entier.“Avec le développement rapide de l’ouest du pays et l’apparition d’une grande population agricole engagée dans la production d’un produit qui doit chercher ses marchés à travers le monde, la haute protection et une augmentation générale du tarif ne peut plus être nommée une politique nationale.‘Mais si une protection élevée est une politique particulière, dans les bénéfices qu’elle apporte, il est exact aussi, si l’on tient compte du présent développement industri 1 du Canada central, qu’une politique de libre échange serait au détriment immédiat d’une partie du Dominion, même si cela devait amener d s bénéfices à ceux de nos contitoyens qui sont obligés de rechercher des narchés à l’étranger pour leurs produits agricoles et qui ne sort nt pas grand chose, ou même rien d’un haut tarif.‘Il est donc visible qu’un tarif protecteur, élevé, ou le libre échange, sont tous deux des politiques' particulières, lorsqu’on les .envisage au point de vue des conditions existant au Canada.Quelle doit être donc la réponse au problème ?Celle donnée (Suite à la dernière page) te-Agathe contre M.Fauteux, de sont eux qui conçoivent ou imaginent Montréal.nos instructives et intéressantes ma- Et pourquoi encore?|nifestations du 24 juin.Gardons leurs D’a-jord, parce qu’il vaut mieux noms devant l’histoire et profitons le voter pour quelque chose que voter moins mal possible de leur initiative >our rien; ensuite, parce qu’il est intelligente et éclairée pour rester Je ferai cela”, et M.Bennett, le issez intelligent de ne pas voter d’u- toujours un peuple de gentils-hom- verbeux M.Bennett, l’expansif M, ne manière inconsidérée; enfin, parce mes.Winnipeg., Il y a parié, ü y n, Bennett, à cette troisième question,.,que tout |e ppude va fatie comme p MELI-MELO L’AFFAIRE DE MONTEBELLO Des plaintes ont été formulé s au sujet des travaux qui se poursuivaient, le dimanche, à Montebello.Des personnes peu ou mal renseignées iccusaient le gouvernement Taschereau de négligence, sur ce point.Dans une lettre que le premier mi-listrè, l’honorable M.Taschereau, vient d’adr sser à l’Action Cathcù-que, de Québec, il met les choses au point.Il y est démontré que le premier ninistre a demandé et obtenu de la ompagnie Lucerne, la cessation de ses travaux le dimanche.On n’a, pour s’en rendre compte, qu’à lire ce passage de la lettre du :uré de Montébello, M.l’abbé Charn-jerland, au premier ministre : ‘ Honorable Monsieur, J’accuse réception des documents relatifs, à la “loi du travail” le di-nanche, à Montébello.Comme je me défiais de mon jugement, j’ai cru de-oir recourir aux lumières de l’auto-ité diocésaine qui a été heureuse de constater, par la teneur de ces documents, que vous n’étiez nullement à blâmer, jusqu’à date, pour ce qui se passe, ici le dimanche, vu l’ordre formel donné à la Cie Lucerne, d’avoir à respecter la “loi du dimanche”, vu aussi et principalement l’entente qui s’en suivit entre mon remplaçant et la Cie Lucerne, laquelle entente était de nature à suspendre l’ordre donné ’ ’.Et ce mot définitif du même curé le Montébello: “Je suis heureux de vous dire que la Compagnie Lucerne a cessé tout travail le dimanche.Hi r tout s’est passé dans l’ordre.Merci.” LE CHAUFFEUR IVRE Nous lisons dans le Bulletin officiel du ministère de la voirie: “Les statistiques des accidents d’automobiles dans la province de Québec démontrent que, de 1928 à 1929, le nombre des accidents dûs à l’ivresse a passé de 505 à 208, soit eu lieu jeudi demi r, dans l’Alberta, une diminution de 297.Cette dirai- ont laissé le pouvoir entre les mains nution est un d.s rares signes d’amé- des fermiers Unis.Le premier minis-lioration dans la circulation et elle tve, M.Brownlee, détient 39 sièges loi à l’égard des chauffeurs pris en tat d’ébriété.“Malgré l’amélioration constatée en 1929 il y a beaucoup de travail à faire pour réduire ce genre d'accidents à sa plus simple expression.“S’il est une chose qui ne doit pas être tolérée sur la route, c’est un conducteur en état d’ébriété.Les automobilistes sobres ont assez de s’occuper de la conduite de leur machine et de surveiller les mille et un détails de la route sans avoir à se défendre contre des chauffeurs irresponsables et des automobiles lancées à l’aventure.“Le ministre de la voirie est bien décidé de sévir avec toute la rigueur nécessaire et à appliquer toutes 1 s sanctions que la loi met à sa disposition.Il a donné les ordres voulus à ses officiers de vitesse, et il est entendu qu’il n’y aura ni excuse, ni tolérance aucune dans le cas d’un chauffeur ivre.” LES ELECTIONS DU NOUVEAU-BRUNSWICK Des élections générales ont eu lieu dans la province du Nouveau-Brunswick, jeudi dernier.Le gouvernement Baxter, conservateur, a été maintenu au pouvoir avec une majorité réduite.Les libéraux ont gagné six sièges.DANS L’ALBERTA Les élections provinciales, qui ont L’abbé Elie-J.AUCLAIR est due surtout à la sévérité de la Page 2 L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 27 JUIN 1930.Si RECETTES Soufflé au chocolat Faire fondre, dans deux cuillerées à soupe d’eau, deux tablettes de chocolat; le travailler avec cinq cuillerées de sucre en poudre et une cuillerée à café de fécule.Ajouter trois jaunes d’oeufs puis les trois blancs battus en neige, ne pas cesser de travailler.Quand le mélange est bien lisse, beurrer un moule à soufflé et faire cuire à four doux pendant quinze minutes.Filet de boeuf rôti Trois livres de filet (de façon à en avoir pour le repas du soir), lardons, sel, poivre, beurre.Parez le filet des nerfs qui le recouvrent.Puis, à l’aide d’une fine lardoire, piquez le dessus de lardons et de la grosseur d’un minuscule crayon.Piquez ces lardons assez rapprochés et de façon régulière; au second rang, les lardons doivent être piqués de manière à se contrarier.Continuez ainsi jusqu’à ce que la surface de votre filet en soit garnie complètement.Si vous préférez ne pas le piquer extérieurement, lardez-le intérieurement au moyeu d’une grosse lardoire ou d’un couteau pointu avec de gros lardons de la grosseur du petit doigt.Vous pouvez, si tel est votre goût, piquer l’inté- VAL-DAVID — Dimanche, 29 juin 1930, sera eé lébré la fête de Saint-Jean-Baptisti à Val-David.A 9.30 heures, une messe solennelle sera chantée.Le sermon sera donné par le Révérend père Monty, Dominicain, Le chant sera exécuté pai la chorale militaire de Sainte-Anne de Bellevue.\ Une procession de chars allégoriques aura lieu immédiatement après la messe.Un dîner champêtre suivra.Des courses variées seront organisées.Discours patriotiques sur le champ.Le soir, la distribution des prix sera donnée à la Salle Paroissiale.Elle sera suivie d’un Feu d’Artifice.rieur de la viande de filets d’ail.Il ne vous reste alors qu’à le faire rôtir à la broche, au four ou à la casserole, et le servir ensuite avec une saure madère.¦ Tél.WAlnut 8991 L.J.T.DECARY ARCHITECTE Expertises et Evaluations ;; 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$1.50 relié.EN DEUX TONOS L’argent parle, dit un proverbe anglais, et il se fait entendre en toutes les langues, vivantes on mores.Mais l’argent chante aussi, comme le savent trop bien ceux qui s’approchent de cette boîte sonore qu’on appelle la Bourse.L’argent chante en majeure ou en mineur, selon la hausse ou la baisse des valeurs, mais il liante en anglais.seulement, ou plutôt en “américain”.Il nous sera'!, liffieile de noter cette musique con-me comme, mais en voici les paroles : ‘Buy, buy!” pour le ton majeur et )our le ton mineur: “Bye-bye!”.GRATIS Nouveau service à dîner (semi-porcelaine) 97 morceaux, valeur $30.00, donné CRATIS avec le THE et CAFE MIKADO Meilleur que tout autre thé et café du même prix.En vente , à 75c.la lb.aux endroits " suivants:- J.C.LAUZON RAOUL HAMEL L.P.DESJARDINS EMILE DESORMEAUX JACQUES LECLAIR A.PAQUIN O.QUENNEVILLE L.VALIQUETTE P.PAUZE POURRIRE Quand elle est gaie, la vie paraît si courte ! Il faudrait pouvoir bannir de nos existences, le chagrin lo souci, la crainte, le découragement, la tristesse, la mélancolie, on un mot tous les ennemis de la gaieté.Car la gaieté, c’est la santé, c’est la force, c’est l’influence souveraine.Etre gai, c’est être artiste, c’est faire oeuvre sociale.Cultivons donc dans nos esprits cet état merveilleux.Que l’enfance soit gaie.N’allons pas briser l’élan joyeux des jeunes.Et si le rire n’a qu’un temps, comme le chante Sully Prud’homme, entourons de nos rires joyeux ou iffutôt sourions doucement à ceux pour qui la saison du rire est passée.La santé, par le rire, voilà une médecine pour tout le monde et à bon marché.Elle a été prescrits de tout temps puisqn ’il existe un proverbe hébreu qui déclare qu’un coeur joyeux est un bon remède”.La gaieté est le remèdj de Dieu, écrit le Docteur Holmes: chacun devrait en user.Lo souci, l’anxiété, l’humeur chagrine, toute la rouille de la vie devrait être enlevée par l’huile de la gaieté”.Et il ajoutait en badinant: L’attitude sereine d’un médecin vaut mieux parfois que ses pilules ! ’ ' Je lis dans une revue médicale, que “le rire stimule les centres vaso-moteurs et la contraction spapsmoditpie des vaîsse„ux sanguins accélère la circulation du sang.Le rire accélère aussi la respiration et communique de la chaleur à tout l’organisme.Il donne de l’éclat aux yeux, augmente la transpiration, élargit la poitrine, expulse l’air vicie des cellules pulmonaires et tend à rétablir cet équilibre bienfaisant que nous nommons la santé et qui résulte de l’harmonie de toutes les fonctions du corps”.Le rire tonifie la santé et prolonge la vie?8 X’est-il pas vrai qu’une âme déprimée, aigrie, mélancolique, une vie qui a cessé de croire à sa valeur sacree, à sa puissance, à sa mission, une vie qui se confie dans l’égoïsme ou dans l’inertie, n’a plus aucune utilité.Nous devrions combattre en nous toute influence qui tend à déprimer l'esprit, c.r ce ui-ci aurait la puissance tie prolonger la period do la force, de la maturité et de la beauté, en préservant et en renouvelant la vie physique par une vigoureuse santé mentale.Notre attitude dépend de notre lmj meur.Un coeur joyeux donne une allure gaie”.La joie conserve jeunes le corps et le visage.Je trouve les bouffonneries singulièrement rafraîchissantes” disait Tallyerand.Et Lycurgue ne faisait-il pas placer le dieu du rire dans Ls salles à manger des Spartiates?Le rire serait un merveilleux appé- ritif et le grand remède à la dys-p.psie! La santé par le rire, voilà un remède numéro un que ne désapprouverait pas l’Abbé Warré! Préféré 123d Et plus — F.O.B.à l’usine Comprenant l’équipement régulier.Freight et taxes extra.Construction Unisteel du chassis et de al carrosserie.Carburation Down-Draft.Lubrication à pression.Pompe à essence mécanique.Filtre à essence —- Nettoyeur pneumatique.Contrôle thermostatique de chaléur.Freins hydrauliques, Amortisseurs de chocs hydrauliques, etc., etc.pour la qualité Le succès est venu rapidement pour le De Soto Huit-en-ligne.Le public demandait à l’industrie de produire un Huit vraiment b^au à bas prix, à la portée d'un revenu modéré.De Soto l’a construit et le De Soto Huit-en-ligne a de suite obtenu un succès remarquable.Cependant, c est la beauté, la richesse et la merveilleuse performance du char — c’est la qualité plutôt que le bas prix - qui a placé le De Soto Huit au premier rang parmi les Huit du jour.Le De Soto Huit s acquiert la faveur du public plus par ce qu’il est, par ce qu’il accomplit, que par son prix peu élevé.Vous vous en rendrez compte en le voyant et en le conduisant.Avec un peu de bonne ^ peinture, on peut faire des merveilles.On peut transformer la laideur en beauté et assurer à la surface la protection la plus efficace et la meilleur marché contre la détérioration.Depuis près d’un siècle, la Peinture Ramsay est employée pour protéger et embellir la propriété canadienne et, durant cette période, sa qualité lui a valu une enviable réputation.Dans la construction Unisfreel, la carrosserie et le chassis sont construits comme un tout, éliminant les longrines et les parties en bois.La carrosserie est boulonnée directement i au chassis, et les deux forment un tout complet., ©TO STRAIGHT / y / EIGHT CHItYSLEB MOTORS PRODUCT Le De Soto construit au Canada pour les Canadiens HECTOR M.MILNE 254, rue St-Georges Saint-Jérôme MAINTENANT UN DES AUTOS LES MOINS CHERS AU MONDE I Qua tre s tyles de carrosseries, $735 à $775.Tous prix f.à b.à la fabrique, comprenant l’équipement régulier de la fabrique (transport et taxes en plus).PLYMOUTH UN PRODUIT DE CHRYSLER MOTORS VENDU PAR LES VENDEURS DE SOTO PARTOUT 735 et plus, f.à b.à la fabrique En vente chez: I.Auger & Cie, St.Jérôme, Qué.H.Morin, Shawbridge, Qué.| A.E.Proulx, Lesage, Qué.H.Béliveau St-Sauveur-des-Monts, Qué.J.L.Aubert, St.Adèle, Qué.J.O.Proteau, Mont Rolland, Qué.J.M.Vanier, Val Morin, Qué.R.Touchette, St.Agathe, Qué.• H.Gareau, St.Faustin, Qué.J.R.Lavigne, Lac Mercier, Qùé.G.H.Denis, L’Annonciation, Quà.J.E.Lalande, Nominingue, Qué.J.B.E.Major, Barrette, Qué.E.Lauzon, Mont Laurier, Qué.B.Laurin, Mont Laurier, Qué.Donat Cossette, Sixteen Island Lake, Qué.E.F.Brosseau, Huberdeau, Qué.W.D.Graham, Arundel, Qué.DAMS CEMT __.UNE ASSEMBLEE POLITIQUE D’ICI JE vous le répète MESSIEURS, NOS Hommes Politiques sont trop en l’air, pour faire Retrouver a Notre beau Pays sa prospérité dYy A CENT ANS, IL N0Ü5 FAUT UN HOMME FORT - - -^ UH HOMME QU! PE V^DiRe NOM/ RLCULéL-VOUS UN PEU - CÏTYPê -Lft N'A PA^ DE MAUVAISES INTêN- TiüNs-c'est seulement UN orateur J c'êst BIEN O # BRAVo/ bravo/ « Vous votere3 pour la Frontenac Quand vous l'aurez essayée/ frSntenac g* y\le r.fAVFVTTf nn notm VENDREDI, 2?JUIN 1980.*•»*¦! 8 Le Coin de Céliber M.E.LOUIS PARENT M.Etienne Louis Parent, maire ds la Ville de Saint -Agathe a maintenant 55 ans, mais à le regarder on ne lui en donnerait que trente.Fils de Etienne-H nri Parent, ingénieur civil, il a h rite de son père d’une ponctualité bien tranchée, peut-être trop sévère.Son caractère d’un seul jet se p int si je vous dis que cette ponctualité a des mouvements d’horlogerie.Méthodique, conciliant dans les détails, violent quand il s’agit de principes attaqués, Parent est un lutteur qui nusure sa force à la hauteur de l’adversaire et ne recule pas.Homme d’affaires, industriel, il a comme principe que l’homme de commerce doit déployer dans sa sphère respective une activité absolue, un intérêt primordial et suivi, et un rendement total de ses énergies.Voilà pourquoi Parent a réussi.Ce succès a été avare à certaines heures, mais la lutte héroïquement menée a franchi les obstacles.Il est le président et gérant-général de la Cie de Construction et de Bois de Sainte-Agathe.Simple scierie en 1898, incorporée en 1900, dévastée par un incendie en 1913, reconstruite la même année sur un pian considérable, cette usine florissante a été édifiée par quelqu’un qui voulait vivre.En 1925 même, un incendie dévastait la partie principale de l’immeuble, et malgré toutes ces épreuves, Parent ne voulait pas connaîtra la défaite.Connu de toutes les Lau-rentides, cette usine peut se passer d.mes commentaires qui seraient superflus.Père dj dix enfants vivants, Parent a un passé.Sainte-Agathe lui doit beaucoup, je dirais trop pour qu’elie puisse jamais le remercier.C’est sur cette p.tite ville du Nord, si florissante, si gaie et vers où se portent chaque année des milliers de touristes que M.Par .lit a déployé le grand zèle qui l’honore.En 1902, il est élu conseiller, et pendant vingt ans, il occupera le siège de la mairie, ne cédant sa place qu’en deux occasions, soit à MM.Gocion et Forget.Toujours élu par acclamation, les électeurs de Sainte-Agathe lui ont donné confiance.Une fois cependant, il dut faire la lutte.Le dossier d’élection avait été égaré, un président d’élection fut assermenté.Parent fut élu, mais il y eut contestation.La Cour à Saint-Jérôme décida en sa faveur ce qui lit mordre la poussière à quelques adversaires.Des citoyens bien pensants de Sainte-Agathe, des conservateurs ce qui prouve qu'ils sont plus sincères, m’ont déclaré dernièrement que M.Parent avait fait pour Baintc-Agathe une oeuvre qui restera.Sous se» différents règn-s, ont vu s'accomplir toutes les organisations munie.paies: service de protection contre ies incendies, hygiène, service d’aqueduc amélioré, services d’éclairage et force motrice dévMop-pés, trottoirs, vom , égouts, erection de l’Hôtel de Ville avec installation de bureaux municipaux, corps de policiers, etc.C’ust sous son organisation, que Sainte-Agathe fut incorporée en ville, en 1924.Dans le développement des sports d’hiver à Sainte-Agathe, M.Purent a joué un rôle.Aujourd’hui, la petite ville du Nord est le rendez-vous favori de tous les sports d'hiver, et nul doute que Sainte-Agathe deviendra un des centres les plus achalandés de la province.Mais ceci ne se À TRAVERS LA SEMAINE LA FETE DIEU A ST-JOVITE La Fêt -Dieu est une des fêtes ca tholiques les plus solennelles qui soient.C’est une des fêtes où le sentiment religieux s’épanouit d .ns toi.t : sa splendeur.Car il no faut pa l’oublier, l’âme catholique n’est pa morte chez nous : elle’ vibre, constan te et solide et ede d meure toujou: l’apanage glorieux de notre race.Je suis arrivé à Saint-Jovite, dimanche, comme la procession montai ; gr.nd : rue.De loin, c’était imposan et majestueux, et quand la foui priant et chantant, se rangea autou: du reposoir, que les bannières flot taient au vent, que 1 s voix des enfants acclamaient le Christ-Roi, je ni sais, mais il y avait devant moi un de ces spectacles uniques, qui sont ter-restr s pourtant mais qui contiennent en eux des bribes d’éternelles visions.A la campagne surtout, loin des centres bruyants, loin des grandes organisations où la splend ur amoindri: la piété; rien n’est.si beau que la procession de la Fête-Dieu.On m r-che sur le sable ou sur le gravier.era pas fait d’un coup do baguette.Dans la politique fédérale ou provinciale du comté, M.Parent a été que’qu’un.Il a débuté en 1918, alors que sa ville était une forteresse de “bleus”.Une organisation solide un.- persévérance opiniâtre, un flot de comités ont changé le courant.Ce fut l’âge d’or, de la politique chez nous et ceux qui s’en souviennent le diront.Ce fut l’époque de luttes héroïques, comme le soulignait un jour, M.Emile Lauzon.Deux luttes électorales ont été fructueuses surtout à M.Parent: Préfontaine remportant 1.: comté avec une majorité de 72 à Sainte-Agathe, et l’honorable A.David obtenant dans la ville de Sainte-Agathe, une majorité de 499 ne laissant aux conservateurs que tr.ize votes.Chiffre malheureux qui présidera maintenant à toutes les débâcles conservatrices.Juge d.i paix et maire de la ville de Sainte-Agathe, M.Parent est quelqu’un.Industriel, il a pris une part active aux intérêts des Marchands de Bois Détaillants de la Province dont il est un d s membres, et le président actuel.Politicien, il a fait ses marques à travers le comté.Membre fondateur du Club Libéral David-Prévost, il adore la politique t ne s’en se lassera jamais.Son sport favori est la pêche; l’hiver, la raquette et le ski se partagent ses loisirs.Ami de l’ouvrier, il prend toutes les directives pour améliorer son sort.Bon garçon, sociable, éduqué et poli, jeune malgré l’âge, plein de santé, il est par son passé une des belles figures du comté.La semaine dernière, le 19 courant, les libéraux du comté, réunis en convention à Saint-Jérôme, ont choisi M.H E.Parent comme candidat libéral aux élections de juillet.On sait que le poste de député est laissé vacant par M.Jul.s-Edouard Prévost, appelé au Sénat.On concède à M.L.E.Parent une magnifique victoire au soir du 28 juillet.Nul doute que la bataille électorale qui va s’engager mentot trouvera en M.Parent un ua-taüleur de premier ordre qui remettra au premier ministre le cadeau d’une éclatante victoire.CELIBER ‘ MAGASIN INDEPENDANT VICTORIA Henri Gareau St-Faustin Station Spéciaux du 30 juin au 5 juillet POUR DU COMPTANT du.-, recueillis, plus pieux.Tout y est ; niple, mais le Bon Dieu n’en est tas moins content.Le reposoir, oons-ruit chez M.Lafleur, tout en haut du village près des chutes Eorg t, etu.avissant.Véritable bijou où l’osten-oir entrera quelques minutes, devan.equel la foule à genoux pri ra I leigneur de bénir le village.Et savez-vous, il passe du frisson dans le oeur de celui qui a d s yeux pour voir.L’âme est ainsi faite qu é.le est sensible au beau, et devant une proc.ssion de la Fête-Dieu quel est celui qui n’a pas senii monter en son coeur de doux et harmonieux sentiments î Quant à moi, que de souvenirs dimanche ne m’a-t-il pas donnés?Autrefois, j’ai suivi moi aussi les processions de ïnon village nat 1 : comme le jeune Sylvio Vanier, je portais jadis l’encensoir, et je fus de plus cérémoniaire.En surplis, je m’en souviens, c’était toute un joie profonde que d’escorter le Saint-Sacrement dans sa promenade annu lie.J’ai assisté à beaucoup de grandes processions, mais je dois 1 avouer, je préfère celles de mon village nata : la piété y est plus forte, le mi y gne moins, le cadre d ¦ la nature y est plus splendide d’ailleurs et il me semble qu'on est plus en cumum t.qu’on parle mieux à Dieu.C’était un enfant de Saù.t-Jovj: qui portait le Saint-Sacrement, dimanche.Edouard Léonard, un de mes compagnons de classe un ,n sincère du temps jadis, a chanté il y a quinze jours, sa première messe dans l’église paroissiale.Commmoi, il officiait jadis à l’autel, et Dieu, l’ayant choisi comme son prêtre, il est devenu supérieur à nous, ses amis d’autrefois, car maintenant il parle et touche Dieu.Je le voyais dimanche, et je me disais qne les villages qui donnent des prêtres à l’Eglise doivent être bien considérés dans Ls secrets de l’Eternel, que ce prêtre qui passe sur le sol d’où il est sorti est un semeur de bénédictions et de bonheur.Saint-Jovite, tu n’es pas le moindre des villages du Nord: de toi sont sortis dç grands coeurs, et tu demeures toujours le coin de terre idéale où la foi est vibrante et le patriotisme solide! MARIAGES Je souhaite à mes deux amis jérô-mient Ethelbert Saint-D.nis et Lu ci.en Saint-Michel qui entrent dans la vie à deux, le 1 juillet prochain, tous les bonheurs possibles.Le premier 6-pouse une jérômimne, Mlle Katy Robert et le second prend nue jovitien-ne, Mlle Léonne Bisson.Voilà quatre jeunes qui quittent ies rangs de la jeunesse et fondent des foyers.Comme je les connais tous quatre, ils me permettront de souligner leurs noms, en mon coin, comme un gage d’amitié personnel de ma part.Une autre d.mes amies d’enfance, Mlle Eliane Meilleur de Saint-Jovite s’en va aussi dans la vie conjugale, vers la même date et une seconde, Mlle Ange-Emma Laçasse y est entrée ces jours derniers.Vraiment la conclusion s’impose: nous, célibataires, il est temps d’y songer.Tous les amis s’en vont.Avant longtemps nous serons, des orphelins.SAINT-AGATHE Sainte-Agathe jubile par le temps qui court.Le candidat qui fera la uae a 1 honorable haineux et qui succédera, c’est certain, à l’honorable Sénateur Prévost, est de c.tte ville.Il faut dire que depuips longtemps, M.Parent est le maire de Sainte-Agathe, qu’il y est estimé et que la population n’a.pas craint d’aller à sa rencontre, le 19 courant, après qu’il ait été choisi comme candidat, par une convention tenue à St-Jerômé.On trouvera dans ce numéro de journal un article sur M.Parent.En 1929, le chroniqueur qui trace ses iigii-s avait fait la silhouette de M.Parent: il a voulu la reprendre, y ajouter des commentaires, la rendre complète.Elle ne manquera pas d’intéresser tous les lecteurs du journal, puisqu’elle est le résumé de la vie du nouveau candidat libéral.CELIBER Sixième Excursion A travers le Canada SUCRE GRANULE r Qr 1U lbs.pour.SUCRE GRANULE pr yr „ 1U lbs pour .(.O OC/ BEURRE DE BEURREKIE la lb.0£àC Savon PALMOLIVE 'VtJ B/".3 pour.4mi\JC/ FEVES Clarks grosses "Vj O/s boîtes pour.JLî/L FEVES Clarks petites Tj fj | boîtes pour.JL vIL PISTACHES Coties (pea- uK ( nuts) 2 lbs pour .KETCHUP grosses bouteil- 6 S "g les pour.^ JLL K ETC! 1 UP petites bouteil- -jjj 6 B les pour .1.JL.%_/ GELEE L.M.L.V Q 4 pour._L t/ L CORNED BEEF Fray Bentos pour/.BALAIS, 5 cordes rouges Qi) pour.OOC BALAIS 5 cordes No 1 pour.Oï/L CONFITURES pures framboises 40 oz.pour .O O U BISCUITS Jelly finger Dr 2 lbs pour.EAU DE VICHY Limonade ou ordinaire cy p- pour.COCOA Balter i/2 lb.Pour.ORANGEADE Victoria Pour.CERTO pour gelee Pour .CIRE PAR A WAX pour POMPE A GAZOLÏNE 23c .Zùc .ÔÔC .14c seconde main pour .10.UO RESERVOIR A LTLUiJUR, 4U gallons, en- tôle galvanisée O u pour.Je vends les MEUBLES aussi bon marché que vous pouvez les avoir d.s maisons vendant par catalogues, et quelquefois je fais encore mieux.— N 'achetez pas avant de voir mes prix.Un beau POELE de cuisine avec réchaud pour.GLACIERE en acier petites pour.J’ai en mains plusieurs milles pieds de plancher en érable ou embouveté dans les bouts.Mes prix sont avantageux.J’ai aussi les portes d’intérieur en pin rouge pour.Bois pour escaliers, moulures et toutes sortes de bois préparé en pin rouge et épinette.29.50 14.00 3.50 avec rUniversit?de Montréal du 5 au 26 juillet 1930 Direction personnelle de M.Victor Dore, prolesseur à l’Ecole de: Sciences Sociales, Economiques ei Politiques de Montréal, et prési dent de la Commission des école: catholiques de Montréal.Par train de luxe du Pacifique Canadien Un voyage de vacances instructif et agréable, organisé pour facilite! aux Canadiens la visite de leui pays, de ses industries, de ses sites pittoresques.Les Grands Lacs, l’Ouest Canadw Banff, Lac J.nuise.Vancouver Victoria de MONTREAL tous frais compr Pour renseignements complets s’; dresser à l’Université de Montré! 1265 rue St-Denis, à M Vicu Doré, directeur du voyage, cash postal 476, Montréal, ou aux ; gents du PACIFIQUE GANAOIEi SAINTE-MARGUERITE DU LAC MASSON — Lundi, eur ut lieu les examens des élèves du couvent des Soeurs de la Providence et la distribution des prix a eu lieu lundi, le 23 courant.— Etaient de passage, dimanche demi r, chez M.James McGuire, M.et Mme T.Legault et leur fille Mlle Jeanne M.et Mme Rock Beauchamp de Mont-Rolland, et M.et Mme A.Desjardins de Saint.-Adèle.•— M.Anatole Décari, de Sainte-Thérèse, a fait l’inspection des hôtels.LAC DES ECORCES -— Mmes À.Beaubien et A.Joli-coeur de Montréal, étaient chez leur mère, Mme A.Lachaine.— MM.et Mmes Dr Ernest Mar- ; cotte et Laporie d' Dmoi’^omlvrle passaient chez M.A.Plouffe, samedi dernier.— MM.Lucien et Charles Bros-seau, Eugène Lortie, Pierre Lachaine, du Séminaire de Mont-Laurier sont revenus parmi nous, joyeux de prend e ^eurs vacances.— Mlles Lucie Brosseau et Yvonne Yiger qui ont passé l’année à l’école normale de Mont-Laurier, sont arrivées, jeudi dernier.—• M.et Mme Marc >1 Lanthier sont allés voir leurs parents à Sainte-Agathe et à Montréal.—- Sont allés prendre le dîner sur les bords enchanteurs du Lac Vert (Gauvin), MM.et Mlles Gérard Plouffe, A.Desroch rs, Lucie Forget, Jean et Emile Durochers, Gilher-the Plouffe.Tons passèrent un après-midi agréable et tous furent fiers, en revenant, de montrer la jolie bro-chetée de maskinongés aux amis.Les Papiers à Mouches WILSONS Tueront bien plus de mouches pour le prix que tout autre attrape-mouche.Chaque papier tuera de» mouches toute la journée, chaque jour, pendant trois semaines.Dans les épiceries, pharmacies et magasins généraux—10c et 25c le paquet.* 4, *-fa ?Mr— et le lendemain, souffert le martyre bar suite de cette imprudente exposition de.ton ànatomie sur lapUçe- Tas-pas déjà attrapé un beau coup de solei certaine -fin de- Tas-bas ensuite essayé une BLACK WORSt?C'est S rai rach is S fcnt I ' 92 F •naustc comble, c'est lorsqu.’u.r\ vieil ôsni V inter pcll e joyeusement .sur là raC- en i‘ôdrnini5t rant , o_x lendroit He t>lus Sensible, une à.démolir un éléphant Eh';- À lïyt-' saÉa mm dites simplement ."“jSièU jDatvea s-v-p*y FAITES-EN UNE ANNEE DE POELE ELECTRIQUE ^Orjfr 3§rj53 wmk mm \" Jk - y-• pSIi mMm wm/ Vous serez fières de votre cuisine et des repas que vous y préparez î .CUITS A L’ELECTRICITE SEULE- MENT Rehaussez davantage votre réputation de parfaite hôtesse.Faites les délices de vos invités et de votre famille en leur servant des repas appétissants et nourrissants cuits à l’électricité sans le moindre effort ou inquiétude, $5-00 comptant Equipez votre cuisine d’un poêle électrique qui vous assurera du confort pour votre vie entière dans la cuisson des aliments.Par cette méthode moderne et efficace vous pouvez faire rôtir, frire, bouillir, griller et cuire tout ce que vous voulez.Jouissez de plus de loisir.Bannissez le charbon, les cendres et l’allumage.Choisissez le poêle qui convient le mieux à votre bourse et à vos besoins.Payez seulement $5.00 comptant, la balance répartie sur 18 mois SANS INTERET.Frais de raccordement spécialement réduits.Gatineau Electric Light Company Limited sSç* r.&\& ; Kv'>:>\v«ÿ IfâA Mâfcmm mmrnm Protège ¦¦1 SURER/ORà I0NTREAI mm t®$ë ¦ ' ¦ ¦ ¦¦ ¦?¦¦¦¦ ¦¦ f Vt’ç£ * y A v! ¦'; Ml PÆ ,¦ Td T U PE ECONOMIE '¦•( g»; P^fGf f.4 V/f ff £A PROPRIETE BIERE Page 4 L'AVfiKM Dtr NORD' VENDREDI, 27 JUIN1 1930.FINANCIER l'n lecteur avait écrit à l’Information financière : Je viens d’apprendre, par la voie ¦des journaux, que la XXX (ici le nom d’une maison connue) est en faillite.J’ai en ma possession des obligations que j’ai achetées en 1927 par l’entremise de cette maison, à savoir Srs Saint-Joseph de Toronto et du Manitoba, ainsi que des obligations de Mgr Seollard (diocèse du Sault Sainte-Marie).Les coupons de ces différentes obligations et même le capital, je crois, sont faits payables aux bureaux de la dite corporation, soit à Québec ou à Montréal.Maintenant que cette firme a failli, savez-vous si la banque continuera à m’échanger ces coupons comme elle le faisait par le passé?Dans le cas contraire, voulez-vous me dire où m’adresser pour remédier à cet état de chose?Le journal répond: Si ce sont des obligations authentiques que vous avez en mains, vous n’avez pas à vous inquiéter.On vous avisera en temps et lieu de l’endroit ou il faudra faire payer vos coupons et votre capital.Après tout ce ne sont pas les Srs de Saint-Joseph qui sont en faillite mais bien la XXX____ Ce petit échange de correspondait ce nous fournit l’occasion de revenir sur diverses questions de première importance pour les acheteurs d’obligations et qui sont : la représentation des porteur!, l’aménagement du service de la dette et la nature même des titres (provisoires ou définitifs).Quand une société privée emprunte par obligations, il fui faut donner des gages; c’est du moins ce qui a lieu si les banquiers invités à souscrire l’emprunt ou désireux de le souscrire sont aussi soucieux de l’intérêt de leur clientèle que de leurs bénéfices.(Il va en effet sans dire qu’on règle générale les emprunteurs feront la part d’autant plus grasse aux banquiers que ceux-ci se montreront moins exigeants sur les gages.) Comme il y aura peut-être éventuellement autant de souscripteurs que d’obligations, il ne saurait être question d’attacher des gages distincts à chaque titre.Toutes les'obligations sont donc gagées collectivement et au même degré sur les mêmes biens : de là la néces-cité de confier la garde des gages à un tiers qui représentera la collectivité des porteurs et qui, en cas de défaillance, fera valoir les droits de cette collectivité après l’avoir consultée en assemblée générale sur l’opportunité, soit d’une liquidation, soit d’un compromis.C’est ce gardien des gages qu’on nomme eu anglais le trustee et en français, selon le goût ou la fantaisie des emprunteurs ou des banquiers ou même le degré de leurs connaissances linguistiques : le fiduciaire, le mandataire des porteurs, le conservateur des gages, le fidéicommissaire.De plus, les souscripteurs ou porteurs, au moment de l’emprunt, n’existant encore qu’en puissance, ce ne sont pas eux qui désignent leur mandataire, mais les emprunteurs.Et comme les futurs obligataires sont au fond les principaux intéressés, les emprunteurs eux-mêmes, dans la pratique, ne procèdent à cette désignation que sur l’avis et presque toujours sur l’indication des banquiers.Les obligations sont presque toujours émises au porteur, avec faculté pour celui-ci de les faire convertir en titres nominatifs par voie d’immatriculation, ou, comme on dit le plus souvent, d’enregistrement.C’est dire que le contrat d’emprunt doit prévoir, outre la garde des gages par un tiers, la tenue d’un registre d’immatriculation à l’usage des porteurs.La tenue de ce registre par les emprunteurs (comme dans le cas des emprunts de municipalités et autres corps publics) ne présenterait en soi aucun inconvénient.Dans la pratique, et par raison de commodité générale, emprunteurs et banquiers s’entendent pour la confier elle aussi à un tiers, qui pourra être et qui le plus souvent sera le, fidéicommissaire lui-même.indispensables, les.services comptables, juridiques et autres, nécessaires pour assurer dans toute la mesure du possible la protection des porteurs.Naturellement, les organismes en question ne travaillent pas pour la gloire, et ceux qui leur confient des mandats doivent les rétribuer.C’est sous prétexte d’épargner cette rétribution aux emprunteurs, en réalité pour s’assurer un avantage sur leurs concurrents dans la soumission des emprunts, que certains banquiers se sont désignés, eux-mêmes, leurs amis, leurs commis, leurs pédicures (ou presque), pour la garde au rabais de gages évalués dans leurs prospectus à des centaines de milliers, à des millions de dollars.Il se peut que durant tout le temps qui s’écoulera entre l’émission des titres et leur remboursement le gardien des gages n’ait jamais à intervenir.Le plus souvent, cependant, il y aura des services d’assurance contre l’incendie, même contre la mort, à contrôler, des mainlevées à donner, des changements d’affectation ou de destination immobilière à surveiller, et que sais-je encore.Si c’est un particulier, son absence, son décès, sa négligence, son incapacité et à plus forte raison sa malhonnêteté, entraînera presque fatalement des complications préjudiciables aux porteurs, dont la détérioration ou la dissipation des gages.ne, seront pas les moindres, ni la non-négociabilité du titre la moins fréquente.De là le soin dés banquiers consciencieux de ne commettre a de pareilles fonctions que les sociétés de fiducie reconnues par l’Etat — organismes possédant, outre les ressources pécuniaires La personnalité de l’agent d’immatriculation n ’importe guère moins au porteur que celle du gardien des gages.Si en effet celui-ci ne saurait faire honneur à sa charge sans remplir certaines conditions de longévité, de santé, d’assiduité, de compétence, de probité, de simple honnêt*-té, qui se trouvent assez rarement réunies chez un même individu, il va sans dire que ces mêmes qualités devraient être requises de la iiersonne à qui il faudra remettre les titres pour les faire convertir du nominatif au porteur, ou vice versa.Or, dans bien des cas, non seulement on a fait préposer à l’immatriculation de simples particuliers de, qui on n exigeait pas un sou de cautionnement, mais ces agents eux-mêmes ont délégué leur signature à des subalternes avec une imprudence ou une inconscience qui aurait suffi à les rendre indignes de la confiance des porteurs.CHEZ LA MODISTE Soyez assuré que sa qualité ne varie Jamais LE THÉ P 730 ‘Tout frais des plantations’ Et ce que nous disons de la garde des gages et de la tenue du registre s’applique également à un autre service, qui est le paiement du capital ou de l’intérêt des obligations à l’échéance.Or, ce service, dont seules les banques d’escompte ou les sociétés de fiducie, chez nous, sont en état d’assurer la ponctualité et la continuité, des banques privées — ou, P°ur employer le terme courant, des “maisons financières”, ont pris sur elles de l’assumer, sans s’inquiéter de savoir si elles no seraient pas forcées un jour ou l’autre de s’en décharger sur d’autres, au risque d’embarrasser inutilement les porteurs.Parce qu’ils présentaient un danger pour l’épargne, qu’ils menaçaient de discréditer des titres excellents en soi, qu ils exposaient au mépris plus ou moins mérité du Canada anglais les banquiers en valeurs canadiens-français pour leur légèreté et l’épargnecanadionne-française pour sa naivete, nous n’avons cessé de protester contre ces abus : ils ont continué.Au moins pouvions-nous refuser d’acheter les titres qui on étaient entachés: c ’est ce que nous avons fait.Quant aux “titres provisoires” qui ne sont en réalité que des récépissés des émetteurs, ils valent ce que vaut le crédit matériel et moral de ces derniers.Et cela revient à dire une fois de plus qu’avant de traiter avec une maison financière l’épargnant devrait s’enquérir si elle est vraiment, foncièrement, solvable.L.-G.BEAUBIEN & Cie, Limitée.On sonne.Du haut de l’escalier, une personne toute menue, vêtue de noir invite de monter.C’est Mademoiselle la modiste ou plutôt la 1 ‘ chapelier e”, puisqu’elle confectionne uniquement des chapeaux.Elle a l’oeil vif; en nous regardant une fois, elle semble faire une classification de notre personnalité et du couvre-chef qui dit s’y adapter.C’est la chapelière accueillante aux clientes et même aux chapeaux qui lui sont apportés pour le ‘ ‘ reblocage”.Il n’est pas de couvre-chef, si vieux soit-il, auquel elle n’accorde une attention et souvent.une résurrection.Cette indulgence nous étonne d’abord mais de savoir découvrir quelque ressource dans les vieux chapeaux mis au rancart nous invite à conclure, jsar là, du caractère de la chapelière, aussi affable aux humains qu’à leurs chapeaux.Et c’est un art qu’elle exerce autant qu’un travail lucratif qu’elle exécute.Son goût inné de l’esthétique ne lui peprmet pas ces mensonges audacieux que l’on rencontre sur les lèvres de toutes les “bonnes vendeuses”.Ce n’est pas de la marchandise qu’elle veut écouler ce sont des personnes qu’elle cherche à satisfaire, en essayant de les bien coiffer.Sa spécialité, si elle en affichait une, se traduirait: servir le bon goût d’abord et les caprices mêmes des gens qui veulent être coiffés avec goût.__ Ta souplesse de son caractère doit égaler au moins celle de ses doigts, car jamais elle n’argumente à celles qui lui infligent la tâche, parfois très difficile, de dissimuler un défaut grâce a l’habile tournure du chapeau! Elle n’épargne ni démarche ni fatigue pour quérir soit le jretit ruban de la garniture, à la teinte exacte, ou pour terminer à temps le feutre, de la voyageuse.Accablée de besogne, elle a toujours le temps de sourire et de nous satisfaire.A la surprise qu’on lui témoigne de cette vie de labeur acharné, elle répond énergiquement : U le faut bien”.La vivacité de qa démarche dénote do sa vigueur morale; comme tout le monde elle a ses tracas et elle accepte en plus tous les tourments des clientes — car c’est souvent une cause de tourment de trouver la coiffure, qui apparente la physionomie, plus ou moins jeune ou jolie.Sa maison n’a ni vitrine ni annon- LA REINE ET SON IMPORTANCE DANS LA RUCHE (Notes des fermes expérimentales) “Tant vaut la reine, tant vaut la ruche”.Voilà une maxime que tous les apiculteurs devraient avoir constamment présente à IV sprit.Une bonne reine féconde donne une colonie qui produit bien, tandis qu’une reine stérile ne le fait jamais.De même, les reines provenant d’une souche qui possédé des caractères peu désirables, comme les tendances excessives à l’essaimage, l’irritabilité, etc., sont très aptes à transmettre ces caractères à leur progéniture, reines ou ouvrières.C’est J a reine qui a la première responsabilité pour le peuplement de la ruche, et la popu-altion de la ruche est un facteur important dans la récolte du miel.La leine est la seule abeille de la ruche qui peut pondre les o.ufs qui produisent des ouvrières, et les recherches faites par le Service d’apiculture à Ottawa, ont démontré qu’une bonne reine, au maximum de sa production, peut pondre plus de 2,000 oeufs par jours; évidemment les reines de ce genre peuvent peupler une colonie à son maximum en beausoup moins de temps que les reines moins fécondes.Eli moyenne les jeunes reines pondent mieux que les vieilles; d’ailleurs, les vieilles reines sont très aptes à devenir stériles à une période critique de l’année.L’essaimage naturel est un sérieux inconvénient; toutes les abeilles essaiment lorsqu’elles sont exposées à des condu- ces; malgré cela son renom s’étend bien au-delà le quartier qu’elle habite.Sa bonne réputation a franchi les distances et lui a conquis toute une pléiade de privilégiées.Le défilé de ses clientes serait intéressant à noter: on y voit la dame aristocratique qui veut de “l’nédit” pour figurer à telle réception officielle; on y voit des mondaines désirant une coiffure différente pour chaque toilette; on y voit des demoiselles qui tiennent autant à leur personnalité extérieure qu’à celle de leur caractère; on y voit des dames respectables et âgées qui viennent faire encadrer convenablement leurs cheveux blancs et la trace des ans qui sillonne leur visage; on y voit encore.^ On sonne.Mademoiselle la Chapelière dit: “montez”.• MARYEL tions qui excitent cet instinct, mais il y a cependant des races ou même des espèces d’abeilles sur lesquelles ces causes d’excitation ont plus d’effet que sur les autres et c’est aggraver le désir de l’essaimage que de reproduire constamment ces espèces; par contre en choisissant les colonies qui ont le moins de tendance à l’essaimage et en les reproduisant, on obtient une espèce qui r-pond à de très simples manipulations préventives.11 en est de même des abeilles qui ont une tendance à être irritables; enlevez la reine, remplacéz-la par une reine d’une espèce.plus douce et la manipulation de la colonie sera beaucoup moins difficile.La reine n’est iras la gouvernants3 de la ruche, mais elle en est la mère; choi-sissez-la donc avec soin.VENDRE à des conditions très avantageuses Plusieurs couples de Renards enregistrés pour la reproduction Tous renseignements conduisant au succès donnés gratuitement.Voyez-moi ou écrivez-moi pour informations sans obligation de votre part.— Faites de l’argent.J, E, LEVESQUE„ SAINTE-ADELE, Co Terrebonne, P.Q.The Eagle Lumber Go.Ltd Marchands de Bois de Construction Bardeaux, Pin rouge, Planchers en bois franc, Lattes, Moulures, Etc.CONSTRUCTEURS Economisez 15% en achetant notre bois préparé spécialement pour lambris extérieur et intérieur.Telephone 60 ST JEROME OIR^ Vos sandwiches favoris et votre bière favorite .voilà sur quoi il vaut la peine de vous attarder .même au moment oü aujourd’hui est sur le point de devenir hier.La Bière India Pale de Molson .très vieille et très fine .avec sa saveur merveilleuse développée par les procédés parfaits de brassage et de maturation .est la Bière des bonnes journées et des bonnes veillées.pour tout temps et toute occasion.“La Bière que Votre et 10 pieds de longueur.Autres Produits Murs métalliques Tôle unie et ondulée Dalles Dallots Garages métalliques Canada Plates Lambris métalliques Réservoirs Encoignures Corniches Bardeaux métalliques Plafonds métalliques Ventilateurs Fenêtres d’acier Puits de lumière Eastern Steel Products Limited 1335, ave.Delorimier, Montréal Montréal Preston .Toronto ti'AVKNttt DÛ NORD, VENDREDI.2?Jüïtt l$âô.S»age S INAUGURATION DES ORGUES à Sainte-Agathe des Monts, le 30 juin 1930, à 8.V2 hrs, P.M.(heure solaire) sous le haut patronage de Mgr J.E.Limoges.PROGRAMME 1ère partie 1.— Ouverture: MARCHE PONTIFICALE, Chs.M.Widor.2.— PRELUDE et FUGUE en Sol majeur, J.S.Bach.3.CONCERTO: Coucou et Rossignol, Handel.Bienvenue à Sa Grandeur Mgr J.E.Limoges.2ème partie I- — TRIO de violoncelles: RE-« QI'IEM, David-Popper.Exécuté par MM.J.B.Dubois, Jules Dubois, Prof, et Geo.Hébert, E.E.M.2.— FUGUE en Do mineur, J.P.Riopelle.3.— TROLDANS, Grieg.4.— NOCTURNE, Grieg.5.— MARCHE du CENTENAIRE, B.F.Poirier, M.A.0.— SOLO de violoncelle: ELEGIE, Gabriel Fauré.3ème partie Bénédiction des Orgues.Salut du T.S.Sacrement.1- — Cor Jesu Sacratissimum, J.P.Riopelle.2.— O Salutaris, Gabriel Fauré, interprété par Auguste Paquette.3.—• Ave Maria, J.B.Dubois, exécuté par Mme Euclide Forget.4.— Ecce Fidelis, J.P.Riopelle.5.— Tantum Ergo, 6.— Laudate, E.Gounod.MARCHE FINALE: Toeatta, Clis M.Widor.La chorale est sous la direction do M.J.P.Riopelle, prof., maître-de-ehapelle et organiste de Saint .-Agathe.Il accompagne les solos de violoncelle et de chant.Au clavier: M.B.F.Poirier, M.A.organiste de Notre-Dame, Montréal.Les Billets sont en vente au presbytère de Sainte-Agathe au prix unique de 50c.Le Curé et les paroissiens invitent tous leurs amis sans autre faire-part.Lisez nos annonces ! SAINT-FAUSTIN — La solennité de la Fête-Dieu fut célébrée d’une manière grandiose.Plusieurs fidèles ont suivi la procession avec recueillement.La route était bordée de draperies papales et tricolores.Les dem lires étaient aussi bien décorées de banderolles aux couleurs nationales.Des petites filles voilées jetaient des fleurs.Des pe- its garçons habillés en page portaient dos drapeaux.M.le maire F.Sigouin, portait le drapeau de Saint-Faustin.M: l’abbé Lalonde portait le Saint-Sacrement.La garde d’honneur composée des pompiers volontaires et de trois supplémentaires en costumes rehaussait la Fête en accompagnant le Saint Sacrement.Ils étaient au nombr de dix: E.Grand’Maison, A.Dufour, A.Doré, O.Boivin, A.Daigle, O.Q Millette, H.Sarrazin, E.Lyrette, W.Perrault et Joseph Bastion.U11 joli reposoir était érigé chez M.Osias Desjardins.Enfin le temps merveilleux se prêta pour compléter c tte fête imposante.— M.Henri Gareau accompagné de son fils Maurice, sont actuellement en voyage à Terreneuve, que nous leur souhaitons heureux.— Sur la route entre Saint-Faustin et Sainte-Agathe, un tragique accident a coûté la vie à un jeune homme de Saint-Jovite, M.Arthur Lalonde.M.Lalonde était a l’emploi de la Gatineau El ctric.Etant dans un poteau à réparer un fil, il fut foudroyé.Le Dr Normandeau pratiqua en vain la respiration artificielle.11 laisse son père, des frères, et soeurs, et 2 fillettes.Il était veuf de Mina Brise-bois.Nos sincères sympathies à la famille éprouvée.— Les examens des écoles ont eu lieu ces jours demi.rs.Comme des oiseaux sortant d’une cage, les enfants sont heureux de s’envoler en liberté apportant les récompenses bi n méritées par leur labeur.M.le curé et M.le vicaire ont paru satisfaits du résultat de ces examens.— Il nous fait p,’aisir de voir revenir parmi nous, pour la belle saison, notre dévoué et charitable Docteur E-thier, spécialiste de Montréal.Sa villa est sise sur une des montagnes qui domine notre village où 011 peut contempler à loisir le spectacle fééri-que de nos couch xs de soleil.Amateur de pêche à la ligne nous voudrions que ces excursions soient toujours fructueuses.Il vient goûter l’air pur de notre campagne dans l’intérêt de sa santé mais e.pendant se dépenser sans compter pour le bien de tous.Il est accompagné de son épouse, son fils et sa fille qui viennent prendre leurs ébats sur 1, s bnrtm enehan- SAINT-JOVITE — Lundi dernier, à 10 hrs, dans l’église paroissiale avaient lieu les funérailles d • Mme A.Richer, décédée le 19 juin à la demeure de ses parents après une longue maladie.Le service fut chanté par Mgr C.Proulx, accompagné de Ml l’abbé E.Léonard comme diacre et de M.l’abbé Ed.Léonard comme sous-diacre.La chorale exécuta une messe en partie et “Les Adieux’’ de Schubert furent chantés par Paul Harkins.Parmi les assistants, 011 remarquait : MM et Mmes N.Rochon, A.Rochon, E.Rochon, MM.A.Richer, Israël Rochon, Mme A.Bouvr.tte, Mlles Marie-Ange et Olive Rochon., M.et Mme P.Jeter, M.Israël Rochon, M.Carbonneau, M.A.Richer, Mmes Jolicoeur, Z.Filion, J.Forget, H.Richer, C.Richer, E.Campeau de Brébeuf, J.B.Rochon, M.I.Allard, Mmes .1.Allard, N.Huot, Mlles Alice, Thérèse et M.Huot, Mme D.Iluct, Mme W.Middleton, Mme Z.Bisson, Mme Sarrazin, Mme Ladou-cenr, Mme Carrière, Mme Cuff, M.Groseigner, Mlle Thérèse Cyr, Mlle Barbe, M.W.Lalonde, Mlles Eugénie Lalonde, Mlles Lilianne Meilleur, Mines J.Provost, D.Miollis, MIL s L'onard, M.Robbi, M.Jos.Léonard, Mlle Véronique Charbonneaii, M.et Mme Brown, M.T.Meilleur, M.J.A.Marchand, M.Grenon, Mme Henri Boivin, M.P.Robert, M.et Mme J.A.Clermont, M.et Mme P.E, Charbonneau, Mme Jules Lapointe, M.O.Edmond Grégoire, M.Ed Bisson, Mme J.Lafleur, Mlle Lafleur, Mlle E.Fortin, Mlle L.Vaugcois, Mlles Annette Watchorn, A.Boivin, E.Pilon, Simone Vanier, M.et Mme Soupère, M.et Mme Jules Boivin, M.I.Paquette, Mme Paquette, M.le notaire C.Proulx, Mme Barrette, Mlle Charbonneau, Mlle Waehesteing et un grand nombre d’autres.Tributs floraux : Sou époux, Mlles Florida et Louise Campeau de Montréal, son frère Israël, ses soeurs, Marie-Ange et Aline; ses neveux, Claude et Bernard.Offrandes de messes: Son époux, sa mère, Mme N.Rochon, Achille Rochon, Eugène Rochon, Mme Paul Jeter, Mme A.Bouvrette, Mme Carbonneau, M.A.Richer, Mme Magnan.Bouquets spirituels : J.Asselin, A.Rochon, Mlle Lee, Noé Jolicoeur, Mme Z.Filion, Antoinette Bouvrette, Mme O.Forget, H.Richer, C.Richer, teurs de nos lacs bleus.Nous sommes heureux de leur souhaiter la plus cordiale bienvenue.Eddy Campeau, A.Campeau.J.-B.Rochon, Fr.Allard, Mme N.Rochon, Mme N.Huot, M.et Mme et Mlle Cardeau.Sympathies: Familles Dr II.Grignon, Chs Saint-Aubin et C.Bouvrette.L’Avenir du Nord se joint aux nombreux parents et amis pour offrir à la famille éprouvée, ses plus sincères sympathies.— Nous avons le regret d’annoncer la mort de M.Arthur Lalonde, fils de M.A.Lalonde marchand, décédé ai» lidentellement samedi dernier, à la suite d’un choc électrique.Les funérailles eurent lieu mardi, à 9 hrsl/2 dans l’église paroissiale.Le service fut chanté par Mgr C.Proulx^teeom-| pagné de l’abbé Er.Léonard diacre, i et l’abbé Ed.Léonard sous-diacre.La chorale exécuta une messe en partie .et 1 s Adieux de Schubert furent chantés par M.I.Cloutier.De nombreux tributs floraux furent offerts ainsi que des offrandes de Messes, bouquet spirituels, et sympathies.Nous prions la famille en deuil d’accept _r nos plus sincère; sympathies.— M.Arthur Brisebois demande à son atelier, un nouveau barbier.Pour lous renseignements, on n’aura qu’à s’adresser à M.Arthur Bris, bois, St-Jovite, Comté de Terrebonne.— Mardi prochain à 10 hrs, heure solaire, sera béni en l’église paroissiale de Saint-Jovite, le mariage de Mlle Léonne Bisson, fille de M.Ed.Bisson, avec M.Lucien Saint-Michel, fils de M.Chs Saint-Michel de Saint-Jerôme.Pas de faire-part.— M.L.Grégoire accompagné de quelques parents, se rendaient lundi dernier, à Montréal.— Mlle Dorothé Sainte-Croix a passé quelques jours de vacances chez ses parents à Montréal.—¦ Mme A.Bertrand accompagnée de ses deux fils, arrivait dimanche avant-midi, à Saint-Jovite, conduite en automobile, par son fils Lionel, “Célibcr”.— Mlles Laurette et Aurore Meilleur, ont passé la semaine dernière à Montréal.— Le Dr Normandeau, accompagné le sa petite famille, rendait visite à ses parents demeurant à Beauharnois, pendant quelques jours.— La distribution des prix des élèves du pensionnat avait lieu lundi .vant-midi.— Dimanche après-midi à trois heures avait lieu la clôture de la retraite prêehée par les Rvds Père Lor-tie et Pratt, O.M.I.La cérémoni fut des plus touchantes, et chacun en gardera un inoubliable souvenir.— M.Lucien Saint-Michel de St-Jérôme, rendait visite à sa fiancée, dimanche dernier.*2'*I*,3'a$*’S**!**S**S"2"£'*£'(’2"3**î**$"2* pg?^ iirUrt1 Pg?^ iirUrt1 Autres raisons pourquoi trois fois plus de Frigidaires que toutes les autres marques de réfrigérateurs électriques sont en usage aujourd’hui: Porcelaine sur Acier à l’intérieur comme 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candidat libéral, avec M.Arthur Sauvé, candidat conservateur.La réunion fut présidée par MM.Daniel Duquette, maire de Sainte-Monique et préfet du comté, et Pé-trus Forti r, maire de la paroisse de Sainte-Scholastique.M.Arthur Sauvé, qui parla le premier, s’attaqua avec violence à M.Laeombe, lui adressant maints reproches, notamment de n’avoir rien fait pour son comté et d’avoir négligé les intérêts des agriculteurs.La foule fut surpris r et mal édifiée par la violence de M.Sauvé qui chercha surtout, par des attaques personnelles, à discréditer son adversaire et parla peu des questions générales de la politique fédéral .Plusieurs auditeurs se plaignirent que M.Sauvé s’adressait trop directement à M.La-combe et leur tournait le dos.M.Liguori Laeombe reçut une belle ovation quand il se l.-va pour répondre à M.Sauvé.Nous sommes ici, dit-il pour renseigner le peuple.Nous avons assez de problèmes à discuter sans perdre notre temps à-, de bassas attaques personnelles.Il donna un témoignage de 'a confiance que son chef avait en lui en lisant un télégramme de félicitations de l’honorable Mackenzie King à l’occasion de son choix comme candidat- libéral.On m’accuse de n’avoir rien fait, continue-t-il.Voyons un peu.Et M.Laeombe rappelle qu’il a obtenu la reconstruction d’un quai dans Saint-Placide au coût de $17,000; $10,000 pour la Société d’agriculture du comté Laval-Deux-Montagnes, c’est-à-dire pour l’exposition.Il a obtenu 1.paiement d’arrérages dus à l’exposition agricole.Il rapp lie par dessus tout qu’au moment où M.Sauvé faisait partie du directorat de la Société d’agriculture, celle-ci fit faillite.Qu lques-uns durent payer des centaines de piastres pour combler le déficit, tandis que M.Sauvé se retirait tout simplement.11 a ajouté qu’il a obtenu pour Sainte-Rose la construction d’un bureau de poste au coût de $25,000, bureau de poste qui sera inauguré dimanche prochain par l’honorable Cardin.Dans Saint-Vincent-de-Paul, il a obtenu que le ministère de la Justice dépense des centaines de mille dollars.En rapport av.c la tuberculose bovine, il a fait verser une somme de $71,000 en compensation aux cultivateurs do l’Ile Jésus.Les électeurs de Laval ont cons.nti à avoir la zone de tuberculose bovine, tandis que ceux de Deux-Montagnes n’y ont pas consenti encore.J’ai obtenu un tarif saisonnier et déjà à l’heure actuelle, il y a un tarif en opération sur les fraises, la laitue et les tomates venant des Etats-Unis afin de protéger ces produits venant du Canada.J’ai obtuiu tout ce que mes électeurs m’ont demandé et la majorité est avec moi.D’autre part, M.Sauvé ne mention- ne pas le 110m de son chef, mais je n'ai pas honte de celui du mien.Je n’ai pas honte du programme du très honorable W.-L.Mackenzie King, celui-là même qui, depuis cinq- ans, a réduit la dette de plus de $257,000,000, ^qui l’a réduite de $90,000,000 : au cours de la s-ule année fiscale dernière, qui a annoncé un surplus de $44,000.000 pour 1929-30, qui a réduit les taxes de $22,000,000 par année.Je suis fier de mon chef parce, qu’il est un grand Canadien, parce qu’il a un programme de paix, tandis que M.Benn.tt a un programme essentiellement impérialiste.Je suis fier de King parce qu’il est Canadien et je combats M.Bennett parce qu’il est impérialiste.Je n’ai jamais donné de coup de marteau sur la tête de mes chefs.M.Sauvé, en 1921, en 1923 et en d’autres circonstances a dénoncé le parti conservateur fédéral.Aujourd’hui il vient d vaut vous et vous demande de voter pour le plus grand impérialiste que nous ayons eu au Canada, M.Bennett.Abordant la question de l’industrie laitière, M.Laeombe dit que si nous avons eu une grève du lait c’est la fant.> à M.Ernest Chartrand, organisateur du député de Laval à la Légis! ature.M.Jos Renaud se leva et voulut prendre la parole, mais après quelques mots feulement, le trouble commença pour ne pas cesser.“M.La-combe, dit en commençant M.Jos.Renaud, a déclaré que si nous avons eu une grève du lait, c’est la faute à M.Chartrand et au député de Laval.” .— C’est faux, je n’ai pas dit cela, dit M.Laeombe.Ici les huées commencèrent.Des gens criaient à M.Renaud de s’en aller, pendant que M.Laeombe affirmais avoir accusé M.Chartrand seul.M.Renaud voulut laisser passer la tempête; il attendit, mais en vain.Il laissa finalem nt la tribune, mais revint quelques minutes après ,et le tapage reprenait.L’un des présidents déclara alors Rassemblée close et les g'ens se dispersèrent.MAISON DE PENSION PENSION PLCUFFE Au petit Lac Long, Ste-Agathe des Monts.Pension de première classe.Chaloupes.Bon lac pour la pêche.Prix modérés.Examinez nos Bas Prix pour Momoles et Camions livrés à St-Jérôme NOUVEAUX DURANT 4 cy.Sedan.$995.00 ô cy.Sedan.1210.00 6 cy.Sedan 4 V.Avant 1425.00 GRAHAM-PAIGE 6 cy.66 C.V.Sedan .1295.00 6 cy.75 C.V.Sedan 4 V.Av.1755.00 8 cy.100 O.V.Sedan .223±.Û0 8 cy.100 C.V.134-7 Pass 2695.00 MARMON 8 cy.77 C.V.Sedan .1625.00 8 cy.84 C.V.Sedan .2400.00 8 cy.107 C.V.Sedan .3300.00 CAMION RUGBY I cy.Livraison 36 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publique, la sincérité et les vastes connaissan-cesc de M.Bourassa sont bien connus.Tout en maintenant sa liberté de penser et d’action, M.Henri Bourassa donne sa confiance au gouvernement King et il dit pourquoi.Voici quelques-unes des déclarations qu’il a faites dans un discours récent prononcé dans le comté de Labelle : “En 1926, j’ai dit que jë ne serais pas l’instrument d’un parti, mais que je resterais indépendant.J’ai dit que de façon générale je donnerais mon appui au gouvernement King, parce qu’il me paraissait être le meilleur ou, si l’on veut, le moins' mauvais des deux partis.Je ne le regrette pas.Non que j’approuve tout ce qui s’est fait par le gouvernement et chacun des ministres car j’ai dit en temps et lieux ce qu’il fallait dire.* * * “Le budget Dunning va sans doute faire les frais de la lutte actuelle.Le budget Dunning aura en l’effet dit-on, de faire remettre au rancart une énorme quantité de littérature bleue préparée à l’avance, sur la sublimité de la protection.* * * “Nous ne sommes pas seuls dans le monde, et le tarif n’est pas un remède universel.Il faut se rappeler que de nos jours la concurrence très vive et le développement extraordinaire des transports permettent les échanges faciles entre les pays les plus lointains.* * * “En réalité, notre pays souffre surtout des conséquences de la guerre des dettes énormes quelle a entraînées.* * * “Depuis la guerre, les taxes ont été décuplées et le coût de la vie a haussé et pour le cultivateur et pour l’ouvrier de la ville.Le cultivateur ne vend pas assez cher pour les dépenses qu’il fait, et l’ouvrier paie trop cher pour son pouvoir de gain.Ce n’est pas le tarif qui va régler tout cela.?* ?“Que les électeurs votent pour qui ils voudront, ce n’est pas le tarif qui va révolutionner le monde et guérir en un an les maux de quatre années de guerre et ses dettes folles.?* * “Cultivateurs, ouvriers, tout le monde a besoin de rapprendre l’économie, d’un bout à l’autre des classes sociales.Le tarif n’est donc pas la seule question que l’on doive considérer dans la politique que nous prêchent les partis politiques.?* * “Depuis cinq ans, le gouvernement libéral a pu commettre des er- reurs;-je les ai dénoncées chaque fois parce que j’étais libre, mais tou; les gouvernements font des erreur;, et celles qu’a pu commettre le gou virilement libéral ne sont pas à comparer aux dépensés de guerre, elles n’ont fait tuer personne.‘ ‘ On 11e porté contre le gouvernement et s.-s ministres aucune accusation de malversation, ce qui 110 s’était jamais produit.$ H* ¥ “C’est là un beau sujet de fierté pour le gouvernement King et Lapointe, c’est un joli plumet à mettre à leur panache.“Comme nos maux actuels sont les résultats des folies de guerre, c’est pour cela que les électeurs ont le droit et le devoir comme Canadiens de soutenir le gouvernement King contre l’opposition dirigée par M.Bennett.* * * “M.Bennett est un impérialiste, quoiqu’il semble revenir en question tarifaire à la politique conservatrice d’autrefois.C’est son droit d’ailleurs.?* “Nous aurions tort de nous fier à la politique de guerre de M.Bennett, en cas d’un nouveau conflit.Il reste quoique à un moindre degré que ses prédécesseurs, apparemment dominé par l’impérialisme.* * * “Lorsque M.Ralston, ministre de la défense, au retour de la conférence du désarmement de Londres, a fait un rapport au parlement sur les travaux de la conférence.M.Bennett et ses amis se sont moqués du gouvernement qui parlait du désarmement alors qu’il n’avait pas de flotte de guerre.* 1 * * “On voit que le parti conservateur est encore animé de cette notion fausse, d’où le parti libéral est sorti pour de bon depuis la guerre, que nous avons envers l’Angleterre dos obligations autres que celle de défendre le sol canadien en cas d’agression.?“On n’a pas le droit de compromettre l’avenir d’un pays immense et jeune comme le nôtre, qui a besoin de toutes ses réserves de forces économiques et morales dans des aventures où il n’a que faire.* ?“Les électeurs ne doivent pas prêter l’oreille à ceux qui viendront leur prêcher hypocritement cette doctrine qui aboutit à une hypothèque sur le sang de nos enfants.La situation qui existe aux Indes, à l’heure présente, devrait 'être de nature à les faire réfléchir.Ÿ •!• $ “Si la situation devient grave aux Indes, il se trouvera au Canada des gens qui viendront pour dire aux gens Canadiens comme jadis Meighen, “qu’il faut mettre le Canada en banqueroute pour sauver la mère-patrie.” .* # * “Prenez vos précautions et n’envoyez 'au parlement que des gens Est-ce que ZZ vous quittez la ville pour vos vacances?iïtÉËI ÉiSiS BB MM ; us lirai! ; Si oui, n’apporte?pas plus d’argent que vous ne deve?.Nous pouvons vous fournir des chèques de voyage, qu’on accepte dans les banques, les hôtels, les entreprises ferroviaires et autres, ou encore, si vous le désire?, une lettre de crédit.Il y a aussi d’autres façons pour nous de vous aider à financer votre voyage, quelle que soit l’importance des sommes requises.BANQUE DE MONTRÉAL " Fondée en 1817 -L’actif dépasse $960,000,000 J.V.Rabouin, Gérant St-Jérôme Succursale de Ste.Therese: G.E.WURTELE, Gér Succursale de Ste.Agathe A.S.MAGUIRE, Gérant Succursale de St.Jovite: J.O.R.MARCHAND, Gér.LES EFFETS DU NOUVEAU TARIF AMERICAIN Le sénateur Reed de la Pennsylvanie disait dans son discours la semaine dernière, lorsqu’il annonça qu’il voterait pour le tarif douanier, avec son collègue le sauvant ainsi de la défaite: “Je crois que les taux sur les produits agricoles généralement sont ridicules”.Mais dimanche, le président Hoover déclarait que la plupart des relèvements dans le tarif sont “en grande partie dirigés dans les intérêts du fermier”.Enumérant les avantages du bill, en regard de ce qu’il admettait être ses nombreux ‘compromis inéquitables,” il exal- qui sauront sauvegarder vos biens et la vie de vos enfants.* * * “J’admire l’Angleterre, mais pas au point de lui sacrifier les intérêts et le sang de nos enfants, pour lesquels nos pères ont fait tant de sacrifices, de lui sacrifier la paix pour se développer, pour fournir de la chair au minotaure de la guerre impériale afin d’enrichir quelques centaines d’individus.* * ?“M.King s’est montré bon Canadien et il a su repousser courageusement les exigences impériales de l'Angleterre.Il a donné la main à l’Irlande et à l’Afrique du Sud, poulie développement et l’égalité des Dominions., .?“Il y aura au lendemain de l’élection une conférence à Londres.Etant donné l’attitude des deux partis, j’enverrais M.Lapointe poulie domaine politique.?* “Depuis la guerre M.King appuyé par un homme que je ne saurais trop louer pour ses grandes qualités et son patriotisme, M.Lapointe, a inauguré une politique franchement canadienne, MM.King et Lapointe nous ont fait honneur à Londres où ils ont parlé et travaillé comme de véritables Canadiens.tait le fait qu’il “donne protection à l’agriculture pour l’écoulement de ses produits”.Mais la question est de savoir quel prix le fèrmier vendra ses produits.Le sénateur Watson qui, avec une belle assurance, prédisait que le tarif ferait immédiatement monter le prix de toutes choses, a dû être désappointé eu lisant les dépêches de Chicago montrant que la baisse du blé à 959 cents le boisseau y est attribué en partie à lh ffet de la législation douanière qui devait relever le prix de tous les produits agricoles.Le nouveau bill devait aussi consolider fortement le marché financier -t le débarrasser de toutes les incertitudes qui l’accablent.Mais qu’a-t-on entendu dans Wall Street?Un concert de malédictions.C’est une bonne chose, dit un journal de New-York sympathique à l’administration Hoover, que ces antiques superstitions au sujet du tarif aient reçu un si rude assaut au moment où le nouveau bill doit devenir loi.Les prétentions qui ont été exprimées à son égard ont été “ridicules”, et il est maintenant prouvé qu’elles le sont à la satisfaction même do l’homme dans la rue.Un économiste impartial et réfléchi ne prétendrait pas que le tarif a eu quoi que ce soit à faire avec la dépression générale dans les affaires ou avec la nouvelle débâcle sur le Stock-Exchange et le déclin dans les prix des commodités.Mais les grands prêtres du protectionnisme à outrance ont voulu faire une épreuve du fait, et maintenant ils sont confondus par leur propre logique erronée.Ils devront avouer qu’ils se sont trompés, ou ont voulu tromper le peuple.A Washington et dans chaque ville où il y a un marché pour les titres, les grains et le coton, les doctrinaires du haut tarif ont de ce temps-ci une terrible somme d’explications à donner.Comment expliquer la baisse des prix des commodités et la nouvelle dégringolade du marché dos stocks simultanément avec la signature par le Président de la nouvelle loi douanière,?Si le ridicule peut tuer politiquement, en ce pays, | comme l’on dit que le ridicule tue en 1 France, le parti républicain aura à 1 nayer une très haute m-ime pour ’ l’assurance sur sa vie.Mais tout le N0M1NINGUE LE PARADIS DES TOURISTES Le temps des vacances approche.Les citadins vont pouvoir prendre leur essor vers le bon air et les campagnes ensoleillées.Les collégiens et étudiants s’apprêtent à prendre leurs libres ébats vers les riants paysages.Parents sérieux, pour qui les vacances sont une source de multiples inquiétudes, en raison des dangers de toute nature auxquels vos enfants vont être .exposés, veuillez nous faire l’honneur de nous accompagner et nous vous conduirons vers un lieu de prédilection.Prenez votre billet à la station Vi-ger ou Mile End à destination de No-miningue.Quelques dollars vous suffiront.Ce montant sera largement compensé par le plaisir que vous éprouverez dans le cours de ce charmant voyage.Voici d’abord les champs vastes et luxuriants de la vallée du Saint-Laurent à Saint-Jérôme, le sol devient moutonnant, les ondulations vont toujours eu s’accentuant, au point de rendre la nature tourmentée, turbulente.La voie ferrée et la route nationale le côtoient sur une distance de cinq milles.Plus au sud, à un demi-mille environ, le Petit Nominingue est remarquable par ses îles, ses falaises et ses plages.Viennent ensuite, réunis par des canaux et décrivant un cercle autour du village qu’ils entourent comme une ceinture, toute une série de lacs poissonneux d’une variété infinie.Tous ces lacs sont situés à quelques parti républicain n’est pas responsable do ce qui est arrivé, et dans le partage des responsabilités il serait injuste d’englober tout le parti.Mais il y a une chose certaine, c’est que tout nouveau tarif douanier n’a jamais donné satisfaction à tout le monde.Tant d’intérêts divers viennent en conflit qu’il devient pratiquement impossible de les concilier.Ce qui contrecarre les desseins dos uns favorise les intérêts des autres.minutes seulement du village et de la station, constituant un séjour de vacances par excellence.Dans la direction de' l’est, sur les bords du Grand Nominingue, l’on a-porçoit, blotties dans la verdure, quelques coquettes villas aux toits d’un rouge vif.C’est Bellerive avec sa station, son hôtel et ses maisons de pension.Il convient d’ajouter que les abords de Nominingue sont devenus le rendez-vous d’été de ce que la Métropole de Montréal renferme d’élite intellectuelle, et des familles des mieux connues.Si vous aimez îe grand, le beau, arrêtez-vous et contempler.Tout vous invite au repos.Voici le Grand Nominingue “Joyau des Lauivntides”, aux eaux d’un bleu d’azur, toujours accueillant et facile d’accès, avec ses vastes plages, sans danger et du sable le plus pur.Les religieuses de Ste-Croix, acceptent d.:s pensionnaires pendant les vacances.Leur couvent est bâti près .le 1’ mt la vue s’étend sur toute la vallée.Un hôtel est établi tout près de la station.Plusieurs maisons de pension dans le village et sur les bords des j lacs sont à la disposition des villé-giateurs et à des prix modérés.Citons les R.R.Pères J .suiies, les Clercs de Saint .Viateur les Per s de Sainté-Croix, les Pères Oblats, les Soeurs Missionnaires de l’Inmiaculée-Conception, des Professeurs de l’Université MacGill qui ont, sur les bords de nos lacs, de belle colonies de vacances.Cette classe de touristes constitue un entourage de premier ordre.Nominingue est donc vraiment, pour la jeunesse et pour les gens hounetes, un séjour de prédilection , “le Paradis des touristes”.Des lots de grèves sont offerts gratuitement, à tous ceux qui voudraient se bâtir une maison d’été.Pour tous renseignements s’adresser au Bureau du tourisme de Nomi- Mesdames, voici les beaux jours Il faut mettre votre logis en harmonie avec la belle saison.Peut-être voudrez-vous remplacer votre PRELART un peu défraîchi par un neuf.Je vous invite donc à venir voir mon assortiment de ^t^RUGS^à^ comprenant les patrons les plus jolis et les plus nouveaux que je vends à une grande réduction.J- BQI3PT IVIarchapd de JVIeubles Ameublements de Salons, de Chambres, de Salles à manger, Rugs et Prélarts, Encadrement de tableaux, Laveuses électriques Beatty, Poêles à l’huile Red Star sans mèche — Radio Sparton Spécialité : Réparation de Meubles 313, fiis Labelle tel.iôp Saint-Jerome : s»,.».-; ' INTERNATIONAL PAPER and POWER COMPANY Cet organisme, y compris ses filiales, est la propriété de 79,000 action-naires répartis entre le Canada, la Grande-Bretagne et les Etats- Unis.Les titres de la Compagnie sont inscrits au tableau officiel des Bourses de Montréal et de New- York et négociés sur ces parquets.L ¦A INTERNATIONAL PAPER AND POWER company est, de façon très appréciable, une entreprise dont les employés sont en même temps les propriétaires.Le nombre toujours croissant des actions ordinaires et privilégiées détenues par ses fonctionnaires executifs, ses commis et ses salariés démontre à quel point ils sont associés de la Compagnie, tout en travaillant pour elle.Tous les ans, depuis cinq ans, la International a donné à son personnel l’occasion d’acheter les actions privilégiées de la Compagnie.A la suite de l’offre de 1929, à elle seule, 3,677 employés ont acheté 12,313 actions, et le total des achats, pendant cette période de cinq ans, a excédé 49,000 actions.En plus des dividendes réguliers sur les actions de la Compagnie qu’ils détenaient, ces employés-actionnaires, en 1930, recevront environ $80,000 sous forme de boni.Les employés canadiens comprennent plus d’un tiers de tous les employés qui détiennent les actions privilégiées de la Compagnie Plus de mille ont participé à l’offre de 1929 -—jusqu’à concurrence de 3,546 actions—-et le total de souscriptions, pendant la période de cinq ans, se monte à 13,827 actions.Cette annonce est la troisième d’une série qui explique au public ce qu’est la International Paper and Power Company, à qui elle appartient, et quels sont les principes qui la dirigent, son œuvre, son but.m INTERNATIONAL PAPER and POWER COMPANY CANADIAN INTERNATIONAL PAPER COMPANY NEW BRUNSWICK INTERNATIONAL PAPER COMPANY RIORDON SALES CORPORATION LIMITED SAINT JOHN RIVER POWER COMPANY GATINEAU POWER COMPANY CANADIAN HYDRO-ELECTRIC CORPORATION LIMITED GATINEAU ELECTRIC UGHT COMPANY LIMITED CONTINENTAL PAPER PRODUCTS LIMITED INTERNATIONAL FIBRE BOARD LIMITED NIPIGON CORPORATION LIMITED V ITERNATIONAL PAPER AND POWER SECURITIES LIMITED 3F L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 27 JUIN 1930.Page 9 LE PROGRAMME LIBERAL LA CONVENTION LIBERALE NATIONALE DE 1919 ET LE .TRAVAIL La résolution relative au Travail et à l’Inrlii trie adoptée par la Convention libérale nationale de 1919 se lit comme suit : Résolution concernant le travail et l’industrie Résolu que le Comité recommande que la Convention libérale nationale accepte dans leur intégralité, comme partie du programme ilbéral| dans l’esprit qui a présidé à leur rédaction et dans la mesure que le permettront les circonstances particulières au pays, les propositions de la Convention du travail et les principes généraux associés à la Société des nations et insérés dans les conditions de la paix.' * Ces méthodes et principes, qui ont pour but la réglementation de la situation ouvrière et ainsi énoncés dans le traité, sont comme suit: “Premièrement — Le principe fondamental que le travail ne devrait lias être considère simplement comme une denrée ou un article de commercé: “Deuxièmement — Le droit d’association pour toutes fins légitimes, par les employés, aussi bien que par les patrons.‘ ‘ Troisièmement — Le paiement aux employés d’un salaire suffisant pour leur permettre de se maintenir dans un mode d’existence raisonnable selon ce que l’on entend par là dans l ur époque et dans leur pays.‘Quatrièmement — L’adoption d’une journée de 8 heures et d’une semaine de 48 heures comme période réglementaire de travail.“Cinquièmement —• L’adoption d un repos hebdomadaire d’au moins vingt-quatre heures, lequel devrait eomprepndre le dimanche lorsque cela est pratique.“Sixièmement — L’abolition du travail des enfants et l’imposition, sur le travail dos -enfants, de restrictions qui leur permettront de continuer leur éducation et d’assurer chez eux le développement physique convenable.‘ ‘ Septièmement — Le principe que les hommes et les femmes devraient recevoir le même salaire pour un travail d’égale valeur.“Huitièmement — Dans chaque pays, le code de lois relatif aux conditions d’emploi devrait faire entrer en ligne de compte le traitement industriel équitable de tous les travailleurs résidant légalement dans c
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