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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 6 novembre 1931
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1931-11-06, Collections de BAnQ.

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i 1897-1931 SEUL JOURNAL ou DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-QUATRE ANS.1897-1931 LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) CHENIER ABONNEMENT: $2.par année.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Q.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.LASELLE NUMERO 44.L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE A L’ECOLE PRIMAIRE RURALE JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 0 NOVEMBRE 1931.IV (1) Saclmnt que nos lectteurs comprat-ï.cnt bien la primordiale importiince dp l’enseignement agricole pour les enfants de cultivateurs; certains qu’ils sont comme nous convaincus qm* l’éducation reçue à l’école rurale peut et doit entraver la désertion ,le la terre paternelle, si cette éducation est imprégnée de l’esprit approprié à nos milieux agricoles, nous n’hésitons pas à.appuyer de nouveau sur notre programme d’études pour démontrer «pi'il est orienté vers le but que nous désirons.Dans les articles précédents, nous avons vu ce que l’on doit enseigner, — au point de vue agricole, — dur.ni les six années du cours primaire élémentaire.Les matières inscrites au programme sont multiples et variées, bien enseignées, elles préparent le (ils de cultivateur au rôle qui l’attend, lui ouvrent des horizons sans le déclasser, It i font entendre l’nppcl île la terre, lui inspirent le désir d’être fidèle à la vocation agricole, lui donnent une idée de la noblesse et de l’importance de la profession d’agriculteur.Dans le: deux années (7e et 8e) du cours prima/re complémentaire, le programme donne* un peu pDtS d’i.m-nlcur à cet enseignement.Us sont sans doute rares les comtés de notre province qui n’ont pas une ou plusieurs école; primaires complementaires.Ces écoles, qui, comme on le sait, comportent un cours de huit ans, sont ordinairement établies dans les centres les plus populeux et les plus faciles d’accès du comte.Plusieurs fils de cultivateurs et les enfants des villages environnants vont y compléter leur cours primaire élémentaire, de six ans suivi à la “petite école.’’ Or, pour l’école primaire complémentaire le programme établit des sections spéciales.Ce sectionnement, lisons-nous dans le programme d’études officiel, se fait d’après le.nature même du milieu où évolue l’école, d’après l’orientation probable îles élèves qui la fréquentent.Le programme poursuit un double but: Cultiver les aptitudes particulières îles élèves tout en élargissant les connaissances qu’ils ont acquises à l’e-oole primaire élémentaire; 2° Orienter dans une direction professionnelle plus accentuée l’enseignement générai et théorique et, dans une certaine mesure, préparer aux écoles spéciales, agricoles, techniques ou autres, qui demandent des études préparatoires appropriées.Il j a quatre sections principales: agricole pour les coles rurales de garçons, ménagère pour les écoles -de lilies, commerciale et industrielle pout les écoles urbaines.L choix de la section, pour chacune des écoles complémentaires, est du ressort de la commission qui s’r",,>,id.au préalable, avec la direction de l’école.Les instructions du programme a,joutem: “Pour faire ce choix, on tiendra compte des aptitudes et du nombre des élèves, du milieu social où fonctionne l’école, de la volonté des parents des élèves.’’ Les sections comprennent les matières destinées à spécialiser le,-, éle-'cs.Elles donnent à l’école son cti-lactère propre et son orientation.Le programme est surtout direct il, laissant aux maîtres et aux maîtresses une certaine liberté d’interpretation et d’application.Par exemple, dans les écoles rurales, les travaux pratiques au jardin scolaire, prennent plus ou moins de temps suivant les saisons.Ainsi, chaque comté peut avoir mie ou plusieurs écoles primaires complémentaires; de plus, presque chaque comté devrait en avoir au moins une avec lu section agricole.Dans le comté de Terrebonne, nous 11 vous mieux encore.Comme nous le disions dans notre article du 2 octobre, à notre école primaire complementaire, située à Saint-Jérôme, et qt» a adopté la section commerciale, d y a plusieurs années, nous avons é-•ahli, pour les mois d’hiver, avec l’aide du gouvernement et du conseil de comté, «les cours d’agriculture pont parfaire l’instruction et l’éducation des Ills de cultivateur dans le sens de leur vocation agricole.D’autres peu-'eut suivre cet.exemple en su prévu '«ut de | ’article IS!) de la loi de I instruction publique.Après avoir rappelé le cadre où se trouve placée l’école primaire complémentaire, voyons, poui celle qui adopte la section agricole, les niatiè '•‘s spéciales indiquées nu programme.UN NOUVEAU LIVRE DE MGR PAQUET En 7e année, l’enseignement de l’agriculture comprend: (a) la physique du sol.Climat, ses rapports avec l’agriculture.Sol, nature, composition, classification.Texture et structure, mod ideations qu’on peut lui faire subir par les façons de culture: labours, hersages, binages, ioutages; divers instruments aratoires.L’eau, son rôle, ses mouvements dans le sol.Moyens de contrôler l’humidité du sol; façon de culture, drainage.L’air, son rôle — Matière organique végétale ou humus, son rôle, sa déperdition et sa restitution.(h) Grande culture.- Sol, climat, variétés, soins, récolte.Céralcs d’automne et de printemps.Graminées annuelles et vivaces.Légumineuses annuelles, bisannuelles et vivaces.Prairies et pâturage: formation et entretien.Semences; choix et préparation.Plantes sarclées: choix, préparation du sol, entretien, conservation et préparation pour le marché.Mauvaises herbes: espères existant | dans la rgion, moyens préventifs, leur destruction.Collection d’herbes et de graines de la région.(e) Fertilisation (les sols.— Amendements argileux, calcaires, silicieux; leur action chimique et mécanique.Engrais animaux et engrais végétaux; différentes sortes; valeur et mode d’emploi.Engrais mixtes: fumier de ferme, litières, résidus et déchets.Elements fertilisants de ces substances; préparation, entretien, emploi.Engrais minéraux azotés, phosphatés, potassiques, calcaires; guano, cendres de végétaux.Composition, dosage, valeur et emploi des engrais chimiques.Assimilation des matières minérales par les plantes.(d) Eléments (le botanique.— Plantes de la région.— Description et rôle des parties d’une plante: racine, troue, branches, feuilles, tleurs et fruits.Parties essentielles, aeccssoi-tes: leurs fonctions.Multiplication des plantes par semis, greffage, marcottage, bouturage.Modifications et améliorations des espèces par les procédés de culture: sélection.Les grandes divisions du règne végétal.Maladie des plantes, des céréales, des arbres fruitiers, des arbres forestiers,.• • • Pour ne pas allonger outre mesure cet article, nous remettons à la semaine prochaine le programme de la huitième aune du cours primaire complémentaire, section agricole.Plus on avance dans la leetuie de ces pièces documentaires, plus on doit se rendre compte que les lacunes de notre enseignement agricole à IV-colo primaire — puisque lacunes il v a ___ ne sont pas dues au pro- gramme d’études si complet, ri pénétré d’un esprit vraiment et sainement agricole.JEP Lion de l'aine vers Dieu, pour recon-miîlrc a maîtrise souveraine, le remercier de ses bienfaits et implorer son secours et son assistance.(Ecrit pour L’AVENIR DU NORD) -Mon ancien professeur de littérature à l’institut catholique de Paris, l'abbé Georges Bcrtrin, l’auteur de plusieurs livres fort beaux et très son secours et son assistance.Et connus, dont l’un sur Lourdes, écri- cela se peut faire très vite et de cent vuit, dans une etude destinée à la col- ' manières diverses.Mais, je dis là trop lection dite des Grandes figures ca- imparfaitement ee que Mgr Paquet tholiques de France (d’il y a quaran-jécrit si fortement, si heureusement, te ans), consacrée à Mgr d’IIulst, no- si justement et si élégamment.Qu’on tre recteur d’alors, député à la Cham- s:e procure plutôt son beau livre, qu’on lire Iranç.iise et prédicateur de No- le lise, qu’on s’en pénètre et qu’on tre Dame, que ee si distingué prélat , en vive ! On s’apercevra tôt qu’tt-était sûrement, par la notoriété et Ici près tout ee n’est pas si difficile, talent, le premier des ecclésiastiques quand ou est homme de bonne volon- (1) Voir l'Avenir du Nord des 2 il et 23 octobre 1931.UN APPEL A _ LA CHARITE Dans toutes h-s villes, on fait un chaleureux appel à la chante en laveur des familles indigentes pour les secourir nu cours de l'hiver qm "P* proche., Partout mù il existe une conference de ln Saint-Vincent de Paul, on s a-dressc ù elle pour recevoir, organiser d distribuer h-s secours nécessaires.Un manifeste préparé par M.O.-,-Magnan, président général du Goupil supérieur de la Société de Suint-Vincent de Paul au Canada, vient d’être adressé au publie de la "H” de Québec.A Montréal et .liais les autres villes on confie a la Samt A m de Paul les souscriptions en laveur des pauvres.Dans beaucoup d’endroits des !«’»-sonnes fortunées et généreuses s engagent à soutenir une ou plnsiouis» t.i-milles durant l'hiver eu versant a la Saint-Vincent de Paul $5 00 chaque semaine par famille._ A Saint Jérôme, la < .ronce d, S liai V i.il traité dès le printemps prochain ; 4.— e’est l’intention des deux gouvernements (l’entreprendre les travaux dès l’été prochain ; 5.— les Etats-Unis sont disposés à payer le coût entier de lu canalisation qui reste à faire pour rendre cette route navigable aux paquebots océanique.’’ Nous nous demandons de quelle mouche a été piquée M.Bennett pour se lancer ainsi dans une si gigantesque entreprise, au moment où l’univers, notamment les Etats-Unis et le Canada, traversent une crise économique comme il ne s’en est jamais vue.Nous nous demandons encore ce «pie fait le gouvernement d’Ottawa des droits provinciaux, ce que fait le chef tory de la solennelle déclaration de la convention (le Winnipeg où fut choisi comme chef du parti conservateur ?Selon cette déclaration, qui apparaît au programme des conservateurs, le projet de canalisation du Saint-Laurent ne doit être réalisé qu’à la eomlitioii (l’être exclusivement anadien.Est-ee bien un tel projet que les E-ats-Unis veulent réaliser et financer 7 NE DIMINUONS PAS DES SALAIRES DEJA TROP BAS.A sa dernière réunion, le comité catholique du Conseil de l’instruction publique s’est inquiété à juste raison (le la tendance manifestée en certaines Municipalités scolaires à diminuer les salaires des institutrices.La crise présente ne peut justifier rabaissement de salaires déjà bas et souvent dérisoires.Dans l’Enseignement Primaire, M.C.-J.Magnan crit à ce sujet: ‘ Payer des salaires (le famine aux institutrices; remplacer des institutrices compétentes par des médiocres en vue (l’épargner quelques sous à chaque contribuable, est-ce là, nous le “Il y a quelqu’un de responsable du gouvernement, et ce quelqu’un, ce ne sont pas des particuliers mais le gouvernement.Après, voyez ee qui se passe: Crise plus aiguë que jamais; — les industries périclitent; — le commerce dégringole; le chômage augmente.La Gazette du Travail elle-même, publiée par le gouvernement d’Otta-ivu, admet, «huis sa livraison de septembre dernier, que la situation de l’emploi ne s’améliore pas, mais qu’au contraire elle s’aggrave puisque le pourcentage du chômage était îi 1G.2 eu juillet 1931, alors qu’il n’était que de 9.2 en juillet 1930.Cea ressort des données communiquées par 1,862 syndicats locaux groupant 199,923 adhérents.D’ailleurs, qu’est-il besoin de citer des statistiques f Est-ec que tous les Canadiens ne se rendent pas compte que les affaires vont plus mal que jamais, qu’ils ont moins d’argent dans leur gousset î Est-ce que les ouvriers de nos villes en savent pas que le travail est plus rare que amais.11 ne faut pas se décourager, non.Le Canadien est tmp énergique pour eela.Mais, il est bon de rappeler aux politiciens leurs ftillucien-es promesses et de leur dire qu’ils ont agi en mauvais Canadiens en spé-«ilant sur le malaise du peuple et les misères des citoyens.En vérité, la recette politique de M.Bennett, pour faire disparaître le chômage et ramener la prospérité n’a lias fait merveille.M.Bennett peut être un bavard éloquent, mais pour combattre le chômage il ne vnut pas mieux qu’un certain autre contre le fléau des sauterelles.' Le Franc répétons, bien servir la cause des é-eoles catholiques chez nous 1 “Nous disons épargner quelques sous, et e’est bien cela.“En effet, une municipalité scolaire dont le rôle d’évaluation s’élève à cinq eent mille piastres ($500,000), renfermant six écoles, et qui paye $300.00 à chacune d’elles (ee qui n’est pas exagéré) débourse chaque année pour salaires à ses institutrices: $1800.00, soit 36 sons dans le cent piastres.En réduisant ces traitements à $250, la municipalité a c-pargné G sous dans le cent piastres.Ainsi, ntt cultivateur évalué à $5,000 aura à payer $3.00 de moins par année pour l’éducation de ses enfants.Si ce contribuable a trois enfants qui fréquentent l’école, il épargnera 10 sous par enfants, par moi.N’est-ec pas une mesquine économie 1 “Cette maigre économie ne pourrait-elle.pas se faire aux dépens d’autres choses moins importantes que ne l’est l’éducation de la jeunesse: l’alcool, la cigarette, les objets et toilettes de luxes, par exemple 1 ” CORRECTIONS A la 2e page du dernier numéro de l’Avenir du Nord, une transposition de lignes a mêlé les témoignages de M.Blanchard et (1e M.Maisonneuve rendus en cours dans la contestation de l’élection de Terrebonne.D’abord les deux xdemières questions qui apparaissent comme posées à M.Blanchard font parties du témoignage de M.Maisonneuve.Puis, à partir de la question: “A “quel moment fut prise la décision “de contester l’élection dans Torrc-“bonne jusqu’au témoignage de M.Houdc, on a, par erreur, attribué à M.Maisonneuve ee qui fait partie de la déposition de M.Blanchard.LA NATIONALITE D’HAYND Vienne s’apprête à célébrer, l’an prochain, le centenaire de la naissance du compositeur Haydn.Trois pays revendiquent François-Joseph Haydn pour leur compatriote: l’Autriche, parce qu’il est né dans le village de Rolnau sur la frontière de Hongrie; la Hongrie, parce que Rolt-rau était, à l’époque, du côté hongrois de la frontière; la Croatie, parce qu’un savant de ce pays prétend que la famille est d’origine croate et portait précédemment le nom croate d’Hacdcn.Ce qui est admis, c’est (pic le petit “Scppi” (abréviation du prénom Joseph), premier fils d’un pauvre charron qui devait devenir père de 19 autres enfants, fut enfant de choeur à la cathédrale de Vienne et qu’il y apprit le chant, le clavecin et le violon.C’est à Vienne que Beethoven devint son élève.François Haydn avait un frère, Jean, excellent organiste, qui fut aussi un compositeur de talent.L’ENIGME AMERICAINE Sous ce titre, un rédacteur de la Croix, de Paris, M.Jean Carret, se d( mande eo qui résultera de la visite de M.Laval à Washington et si les Etats-Unis pourront longtemps se tenir à l’écart et, apparemment, au-dessus des difficultés qui agitent les autres pays.Il écrit: “Arc-boutés sur la masse de leur richesse et de leur puissance, ils se butent ainsi devant des contradictions, d’où la force des choses les fait sortir par des méthodes brusquées, comme ee fut le cas lors (lu moratoire Hoover.“La fores des choses, ce fut alors la crise financière allemande.Mais où en est l’armature de leur industrie, formidablement “soufflée” pendant ecs dernières années î Où en est l’armature sociale de ee pays qui a G millions de chômeurs, où l’on dit parfois (pie la charité privée est à bout d’efforts, où on chauffe des ma-[nommer ceux qui chines avec du blé, où on parlait de fonds électoraux t détruire un tiers de la récolte (lu colon i Ce sont des questions dont on - ne nous parle guère et qui correspondent pourtant à des lézardes dans le PENSEES magnifique édifice si vite grandi.“Quelle est la force exacte de celte construction éblouissante, su prestige d’ailleurs justifié.%” LA SESSION PROVINCIALE La première session de la 18e législature s’est ouverte à Québec, mardi dernier.l.n nouvelle assemblée législative est composée de 79 libéraux et II conservateurs.Le cabinet Taschereau resto le même avec, en plus, M.C.-J.Arcnnd, ministre du travail, et M.George Bryson, conseiller législatif, nomme ministre sans portefeuille.Le discours du trône annonce d’importantes mesures concernant l’aide aux chômeurs, l’cxtcntion de la colonisation et de l’agriculture.Une nouvelle loi du crédit- agricole sera mise à l’étude.Un projet do loi sera présenté favorisant le retour à la terre.La semaine prochaine, nous publierons sur le livro de M.Edouard Montpetit: “Pour une doctrine’’, une étude de Louis Dantin.On y trouvera des aperçus d’un grand intérêt sur la question économique et sociale.nistre du Canada, qui “est trop pressé de convoquer la conférence économique impériale le plus tôt possible".Ce journal dit que les difficultés qui entravaient l’action de cette conférence ne sont pas encore disparues.C’est M.Snowden, dit ee journal, qui proclamait qu ’on n’allait pas modifier le système fiscal pour plaire à M.Bennett, et les dernières nouvelles nous apprennent que M.Snowden fera partie du nouveau ouvemement.C’est M.Thomas qui parlait de humbug, et il ne semble pas qu’on l’ait rélégué à l’arrière-plan.M.Bennett sera sans doute désappointé de les trouver encore là, et nous l’espérons, aussi critiques qu’avant.Pour conclure, le Guardian (lit: “M.Bennett lui-même n’a pas changé.Son programme est toujours: Los manufacturiers canadiens d’abord, le cultivateur canadien ensuite, puis l’Angleterre si elle le veut”., LES ELECTIONS ANGLAISES Le résultat définitif des élections générales en Angleterre est comme suit : Conservateurs, 473 députés (gain de 207); Travaillistes nationaux, 12 (gain do 13); Libéraux nationaux, G7 (gain de 27, perte de 12) ; Parti rtavaillistc, 59 (perte do 235) ; Libéraux de Lloyd George, 5; Indépendants, 7 (gniu de 3, perte ,lc3); ' .i Total : G15 députés.«¦¦ ’ LE CHEF DES PURS ! Et les objections préliminaires dans les contestations en bloc de G5 élections se continuent (levant les tribunaux.Il apparaît de plus en plus clairement quo cette tactique à la Camilicnnc est un véritable défi à la loi dont, elle abuse et dont elle fausse l’esprit.Les requêtes en contestation ont ét fabriquées en série dans l’officine houdistc, à Montréal, à l’insu des 6-lectcurs intéressés et, bien pis, des pétitionnaires oux-mêmes qui out signé et assermenté des documents sans les avoir lus.On leur n dit: “nous contestons les rouges, signez, nous nous chargeons «le tout.” Mais il fallait, dans chaque contestation, un déboursé de $1020.M.Ca-milicn Houdc, le chef au double mandat doublement battu, admet cyniquement que c’est lui qui a fourni les fonds.Mais cet homme d’Etat ( I ! ) déclare qu ’il ne dévoilera pas ceux qui lui ont fourni l’argent.Est-ce par honte pour eux ou pour lui que le chef des purs no veut pns alimentent scs ¦’"Si.{ .‘f M.BENNETT CRITIQUE EN ANGLETERRE Dans un article éditorial paru le 1er novembre, le Manchester Guardian critique M.Bennett, premier mi-.G’est par pitié pour les riches qu’il y a des pauvres.Mme Swethcine.Nous ne devons réfléchir sur les dfauts des autres qu’autant qu’il faut pour nous en préserver nous-mêmes.Marie Leczinska La gloire de la charité, o’est do de-.viner.« Ernest Hello L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, Ci NOVEMBRE 1931.L’AFFAIRE DE LA BEAUHARNOIS EXTRAITS DU DISCOURS DE M.MACKENZIE KING A LONDON (Suite) LES CAISSES ELECTORALES I Oe qui a donné au mot “Beauhar-i;ois” duna son application à la politique sa signification péjorative, c’est qu’il représente quelque chose qui a été trop fréquent dans la vie politique de ce pays et des autres aussi, l’acceptation par des partis politiques de contributions à leurs fonds de campagne, par des individus ou des corporations.C’est le problème qui se pose dans son sens le plus é-tondu.Ce problème n’est pas particulier au parti libéral, mais à toute la démocratie.” Bien qu’un tel danger puisse ne pas se réaliser en pratique, le principe d’accepter des contributions de la part des corporations ou d’individus, contributions s’élevant à des sommes importantes, pourrait, selon I‘ opinion de beaucoup, mettre la Chambre des Communes à la merci des intérêts d’argent et des capitalistes.En un mot, ce principe ouvrirait la porte à une lutte de l’argent contre le peuple.Le parti libéral n’est pas le seul à accepter des contributions de la part de compagnies, même en sommes importantes.Je ne demande pas que mon parti échappe à des critiques qui pourraient être utiles à ce point de vue.La justice, autnnt que les intérêts publics, exige que l’origine, le sens et l’importance de cette pratique soient connus pleinement et que la responsabilité de cette pratique retombe sur qui de droit.Il serait injuste do faire endosser cette responsabilité à un parti politique, à une compagnie ou, à fortiori, à des individus.Il serait plus juste de la faire porter à tous ceux qui, de près ou de loin, ont été intéressés dans la garantie ou dans l’acceptation de sommes importantes provenant de compagnies on de particuliers et destinées à servir à des campagnes politiques.Si le principe de telles pratiques est condamnable, cela reviendrait à (tire que celui des fonds électoraux est également à examiner.Il serait intéressant de savoir comment ils ont été obtenus dans le passé, dans quelle mesure ils étaient nécessaires, et comment il serait possible d’en éliminer les abus par voies législatives ou autres.En d’antres termes, la question tic la Beaulmrnois touche u-nc question beaucoup plus vaste laquelle est solidaire des fondements mêmes de nos institutions démocratiques.La vérité sur la question est que l’affaire de la Beauharnois n’a qu'une valeur symptomatique, indiquant la nature de la maladie dont les corps publics, non seulement dans ce pays, mais dans tous, sont aujourd’hui affect's.Il nous reste, s’il est possible, à y remédier.Il n’y a aucun avantage à rendre une ma’adie ou une situation grave, pire o i u re qu'elle ne l’est en réalité.La p:\ uiière chose qu'il sied de ruett.o a point c’est qu'il n’y avait rien d’il! rai, «le la part d’aucun parti poütiq-e, à accepter une somme quebotuire de la Beauharnois, paur scs fonds de camp gne.Comme la loi l'indique, toute compagnie aussi bien que tout particulier possède le droit le plus strict à faire un don quelconque à un parti politique et le parti d’autre part, à le même droit d'ac- cepter de tels dons.Il est donc de la plus haute importance de mettre en valeur que ies sommes acceptées par le parti libéral ne l’ont pas été illégalement.Un autre point à noter est le suivant ; ces contributions étaient faites par la Beauharnois aux deux partis politiques, aussi bien au parti conservateur, aux membres de ce parti au fdéral, qu’aux membres de ce parti dans l’Ontario et dans le Québec.Il ne faut pas oublier non plus (pie le refus de ces contributions faites eux fonds du parti conservateur était plutôt une attitude diplomatique qu’une question de principes politiques.Aussi M.Bennett voudra peut-être nous dire quel a été le montant de ses contributions à son propre parti et si son organisateur a sollicite ou accepté des fonds de campagne d'autres compagnies, et si enfin il lui a donné l’ordre de les refuser.Le relus d’une seule contribution d’argent dans une campagne, refus motivé pur la crainte (le se voir découvert n’est pas un titre suffisant à l’élection au titre de chevalier de la politique.Je tiendrais à ce que notre premier ministre ne perde aucun des honneurs auxquels il a droit.Le parti de M.Bennett fait parade de ce geste alors que pour ma part je suis puni et condamné pour n’avoir pas eu pleine connaissance de toutes les contributions qui étaient faites aux fonds de campagne du parti et de n’avoir pas agi comme M.Bennett l’a fait relativement aux contributions émanant de la Beauhar-nois.LA FIN SOUDAINE DE L'ENQUETE ‘‘La presse conservatrice proclame que M.Bennett a apparemment pris la peine de chercher qui contribuait h la caisse de son parti et qui désirait y contribuer.“M.Bennett, dit-on, a fait exception à la règle de conduite des leaders de parti eu éclairant l'opinion publique concernant ’•> contribution aux partis.” ‘‘Tout ce que je demande à M.Bennett c'est que, si le rôle qu’il s’est lui même choisi est celui que son parti nous décrète, qu'il le joue jusqu’au bout.Je.l’invite à m’accompagner dans l’achèvement du travail, afin de trouver qui, aux trois dernières élections générales, a contribué à la caisse des partis politiques.Qu’il soit dit en public quelles sont les corporations, quels sont les intrêts et les individus qui ont contribué aux fonds de campagnes politiques.” ‘‘Le gouvernement avait le pouvoir (l’agir comme il l’entendait, et les trois membres de l’opposition qui faisaient partie du comité d’enquête ne pouvaient rien contre lui, dans aucun cas.Tous les pouvoirs étaient entre les mains du président, de l’avise u et de la majorité gouvernementale du comité.’ ’ ‘‘L’enquête en était arrivée à un point où l’on allait prouver q.e les $125,000 souscrits par John A id jr, et que M.Sweezy avait distribués selon ([u’il l’entendait, étaient pour le parti conservateur; l’on en était aussi rendu à un point où l’on touchait à 1a part fournie par la Montreal Cotton Company, et où l’on allait déterminer qui, de cette firme, avait directement ou non, contribué au fonds du parti.Si l’enquête avait continué, il aurait été possible de prouver s’il est vrai que M.Bennett a ou connaissance de ces dons, et qu’il ait ordonné qu’ils fussent retournés aux généreux donateurs.” DEMANDE D’ENQUETE ROYALE ‘‘A la fin de la session, alors que le rnpport d’enquête du comité spécial était devant le Parlement, j’ai demande qu’une commission royale soit formée qui enquêterait dans toute cette affaire de contributions aux fonds électoraux.Comme leader du parti libéral, je désire réitérer cette demande ce soir, et exprimer le voeu que cette commission soit immédiatement formée, que ses délibérations et son rapport soient prêts pour la prochaine session du Parlement, au début de l’an prochain.” La Cour de Magistrat Soils la présidence du juge J.-A.Métayer, de Québec, les causes suivantes furent entendues: Re LE PERCEPTEUR DU REVENU vs CHS.A.KELLY Le défendeur est accusé d’avoir dépassé quatre véhicules dans une courbe dangereuse sur In route entre Sainte-Agathe ci Mont-Laurier.11 est condamné à $10.00 et les frais ou 15 jours de prison.Re LE PERCEPTEUR DU REVENU vs BENNY MOSKOKVITCH Le défendeur a conduit un auto sans lieenee de 30 août dernier.Il est condamné à $10.00 et les frais ou 15 jours de prison.Re LE PERCEPTEUR DU REVENU vs J.DAY Le défendeur a dépassé un véhicule h la tête d’une courbe dangereuse près de Piedmont.Il est condamn à $10.00 et les frais ou 15 jours d’emprisonnement.Re SINAI CONSTANTINEAU vs FREDERIC BRATBERC-H Le demandeur réclame sa chaloupe, un aviron, des rames et un fanal, ((lie le défendeur lui a enlevés sur le îae Morin, à Piedmond, et qu’il estime à la somme de $25 00 en tout.Il appert que le fils du témoin, Marcel, âgé de 1-1 ans, avait conduit à la j>êche, sur le Lac Morin, le 23 septembre dernier, MM.Mathias Le-elair et M.Millette, de Montréal.Au retour, vers 8'/-> lires, ils furent accostés par le défendeur et de: x autres hommes qui leur dirent de s’en aller, qu’ils n’avaient aucun dioit de pêcher à cet endroit.Joignant le geste à la parole, ils leur enlevèrent leur chaloupe et le fanal et s’éloiirnè rent au large.D’un rut re côté, il resort du té moignage de Richard Johnson, de Montréal, qu’il est le président d’un club à q::i appartiennent les % du tel rain autour du 1 e et qu’ ls ont des droits spéciaux de pêche r !r Lac Morin.Le dernier témoin, le défendeur Bratbcrgh, est un garde-chasse et g :rde-pêche provincial attaché au club, et il prétend qu’il n’a fait que si u devoir en cette oee: sion, car il avait précédemment donné plusieurs avis à M.Constantineau et à son fils de ne pas faire la pêche .sur ec lac.Le juge prend l-f cause en délibéré.Mtre Allan, de M'ont :éa| et Mtre Eélair étaient procureurs respectifs.NOUVELLES DE SAINTE-ADELE BENEDICTION D’UNE GROTTE DE NOTRE-DAME DE LOURDES AU SANATORIUM DES SOEURS DE LA CONGREGATION DE NOTRE DAME A SAINTE-ADELE.Le jeudi, 22 octobre, fut une journée vraiment mariale à Notrc-Damc-des-Monts, une journée rayonnante de foi et d'allégresse, irradiée de soleil et azurée de ciel.Dans un cadre que nos montagnes rendent grandiose l’on taisait la bénédiction d'une grotte en l’honneur de la Vierge de Lourdes.Les couleurs de l’immaculée drapaient les abords dit Sanatorium et y mettaient une note de fête.Dès a-vaut deux heures, les paroissiens de Sainte-Adèle s’y' étaient groupés nombreux.Le cortège, formé de prêtres et de religieuses, défila au chant de ‘‘l’Ave Maria” de Lourdes avec strophes appropriées à la circonstance.Monsieur le curé Gibeault, du haut d’une chaire improvisée (une grande roche), s'adressa à la foule.Avec quel respectueuse attention on l’écouta: enfants, jeunes gens, hommes, tête découverte, mères portant entre leurs bras les tout-petits sages comme des anges ! Monsieur le curé redit l’histoire toujours ravissante des apparitions de Massabiellc qui nous ouvrent, dit-il, la porte du paradis.Il tira une leçon de confiant abandon et de détachement des paroles de la céleste Visiteuse à Bernadette: “Je vous promets de vous rendre heureuse non en ce monde mais dans l’autre”.Marie pent semer scs bienfaits et ses miracles partout et certes Elle le fait.Lourdes n’a point de limites pour sa puissante bonté.Mais il importe de se bien convaincre que les faveurs temporelles ne sont pas toujours celles que Notre-Dame donne.Ce qu’il y a de plus beau, de plus heureux est du domaine des âmes.Là, toute prière est entendue.O’est cette pensée que le pieux prédicateur voulut développer d’une voix vibrante et convaincue.Les prières liturgiques de la bénédiction, prières si belles d’expressions, et partant, si imposantes, suivirent le sermon.Puis ce fut le Magnificat, ce sublime merci de la Très Sainte Vierge que l’âme lui emprunte pour dire le meilleur de sa reconnaissance.La cérémonie finie, l’on resta longtemps encore piès de la Madone qui revit là, dans la blancheur du marbre, en sa niche de pierre.Sous peu une autre blanche figure, Bernadette à genoux, viendra compléter ce tableau des apparitions.La grotte est adossée à un tertre •le terre avec un massif d’arbres, à !'arrière-plan, Un gracieux pèlc-mê-b de mousse, de verdures et de fleurs -e faufile un peu partout entre les roches.A côté, un mince filet d’eau descend — prcsqii'un Gave en miniature, ce rui seau ! Pour le traverser et arriver à la grotte il a fallu y jeter un pont, et o.i 1 ’.; fa t rust’qne n-\ec de> tronc.»ns de Ixni’eau.Qu nd j I** printemps aura touché toutes ce ! choses il est pc.mii (l’augurer les charmes p.ennuis de ec d Leiiu; coin.j La grotte fait face : ux -olnria de Notrc-Ifame-des-M.uts.L*s malades la pourront voir toujours.Elle sera là comme une perpétuelle voix leur pariant de force et d’espoir.I)e plus elle est un geste de gratitude pour la merveilleuse guérison qui favorisa line jeune religieuse le 14 août, 1930.Notre-Dame fit alois chez nous ce qu’en ses Pyrénées Elle a si souvent fait depuis que jaillit a ses pieds la fontaine du miracle.La privilégiée, Soeur Snint-Philip-pe-du-Cénacle, était immobilisée depuis deux ans.Une sinusite maxillaire commença une série de maux qui résistèrent à toute science médicale: polynévrite, ostéomyélite, infection générale, et contraction des mâchoires que deux opérations ne parvinrent pas à ouvrir d’une ligne Au bout de neuf mois, il fut décidé de scier cinq dents afin de passer par cette brèche une parcelle de la Sainte Hostie et un tube dont la patiente usa pour s’alimenter un peu.En mai, la petite malade fut transportée, en ambulance, au sanatorium Notre-Dame-des-Monts afin de la faire bénéficier nu soleil et de l’air des montagnes.Les fatigues du pénible voyage passées, elle parut d’abord moins souffrante.Mais à la fin-juin une haute température avec acuité de souffrances firent craindre un dénouement fatal.N’espérant aucun soulagement (lu côté de la terre, l’on se tourna vers le ciel.Une nenvaine à Notre-Dame de Lourdes fut commencée le 9 août.Chaque soir les prières récitées, lu malade prenait quelques gouttes de l’eau envoyée de lu grotte par une pèlerine de Lourdes.Le sixième jour — c’était la Vigile de l’Assomption — ayant fait des onctions, avec l’eau miraculeuse, sur les mâchoires closes, Soeur Saint-Philippe-du-Cé-nacle ouvrit la bouche sans effort.Puis, en appliquant pareillement sur le dos, sur les genoux et les jambes elle s’assit droite sur son lit.En quelques minutes, la ]terclusc était sur pied.Nulle trace de douleur et tout rentra dans le normal sur l’heure.L’aumônier de la maison, le médecin de l’endroit, la communauté entière, témoins du fait extraordinaire n’eurent qu’un cri de foi et d’action de grâces pour traduire leur admira tiou.Aujourd’hui la jeune religieuse guérie travaille dans le champ du Père de famille à l’oeuvre de la Vénérable Mère Bourgcoys.Evoquer le nom de Marguerite Bonrgeoys, c’est mêler aux grâces de Marie le souvenir d’une âme mariale par excellence.La dévotion à la .Sainte Vierge est la flamme qu’elle laissa à ses filles avec charge de l'activer dans les coeurs.Faut-il s’étonner alors taie Notre-Dame, toujours chez elle à la Congrégation, soit descendue dans ee coin des Laurentidcs pour y apporter un message (l'amour et de confiance scellé par une merveilleuse faveur.Sainte-Adèle, Octobre, mil neuf eent trentc-et-un.MONT SAINT-MICHE — Samedi dernier, dans notre salle paroissiale, nous avons eu une jolie soirée qui a obtenu un grand succès jet nos oeuvres paroissiales ont bénéficié d’une jolie recette.Il y eut partie de cartes, au cours de laquelle Mlle Agathe Villeneuve et ses élèves ont donné mi programme de musique, chant et déclamation, j Voici le nom des jeunes acteurs qui ont fait applaudir leur talent : Cécile Laurent ci Geo gc.s Lapnlme, M.o' C.Ch rlionnean, Ber.miette, M -Ko-sc, Aline, J.-Louis, Etiiuui et Ma i Villeneuve, Paul Bourguignon, Thérèse, Lucienne, Simone et René Le brun.On a remarqué la piésenee de beau- AU CLUB DE GOLF LA SAISON DE GOLF EST OFFICIELLEMENT CLOTUREE A SAINT-JEROME ON Y FETE L’HALLOWEEN Le chalet du club de Golf offrait un aspect des plus attrayants samedi soir: à l’occasion de 1’Halloween, les directeurs avaient organisé une fête mondaine qui réunit l’élite de la société jéromienue à laquelle s’était joint un groupe de la jeunesse montréalaise qui apprécie l’hospitalité et tout le charme des réunions de notre club sportif.Les décorations aux couleurs traditionnelles de 1’Halloween donnaient un cachet tout spécial à la salle de danse parsemée ici et là de lutins, (P‘‘old witches” et de chats, en relief noir sur fond jaune orange.Voile même, sur la véranda, suspendue face à la lune qui mettait un reflet d’argent sur le “green”, une énorme citrouille-lanterne grimaçant à l’astre nocturne !.Un orchestre nègre.jazz langoureux et exotique___ Des couples enlacés qui se meuvent en cadence.toilettes féminines exquises, ravissants minois.serpentins aux multiples couleurs, huilons que des mains de dominos mystérieux lancent, trompettes qui sonnent lu gaieté et le rire.Joie délirante.C’est soir de fête.Halloween ! Fête des âmes et un tout petit peu.des coeurs ! Une assistance nombreuse parmi laquelle nous avons remarqué: le président du club M.L.Mareoux, le vice-président, M.Jean Rolland, le secrétaire-trésorier, M.Clis.-Ed.Marchand, le shérif J.-W.Cyr, M.et Mme Eugène Marchand, M.et Mme Jean-Paul Rolland, M.et Mme Léopold Nantel; M.et Mine Edouard Rinfrct, Montréal; M.Paul Doyon, Montréal; Mlles Suzanne et Camille Fortier, Hollande et Louise Marchand, Jeanne Lorrain, Jeanne Duquette, Reine, Ré-jnne et Pierrette Bertie, Symonc Cns-tonguay, de Saint-Jérôme, Mlles Branda Fox, Ida Milieu, Aline et Géraldine Holland, Evelyne.Mann, Marg.Quenneville, Margot et Françoise Desrosiers, Cécile et ( inbriellc •Dansereau, Louis,, ^ymhnrner, Mar got Filion, Lucette Deniers, Vucilô Tremblay, Fernande Millette, i^ne Lnbcrge, Berthe Mongeau, rtiil B rousseau, Y'vette Orsnli, Irène Cbo! ‘luette, Jacqueline Murphy, jacqne£ ne Brossard, Louise Quenneville, ,;ap quclinc et Madeleine Filiatraûh Jeanne Gagné, Flore Lebel, do Mont-rénl, Mlles Aline Marchand et Claire Langlois de Québec.MM.Gérald Desmarais, Georges Dansereau, Louis Clerk, Jean Prévost, Jacques Rolland, Marc de Rouie, Lucien Dumcsnil, Lu-cicn Gndbois, J.Dansereau, Jcan-B.Paul, Maurice Ducharmc, Gérard I), S-rosiers, P.Bureau, Lucien Roux, Pau! Goulu, John Marchand, Jacques Deniers, Lionel Pelletier-Maillot, Jack Murphy, Albert Gervais, Albert G rot lié, de Montréal.MM.Guv Michaud, Nap.Castonguay, Dr Chs Contant, Jean-Chs.Marchand, L L.Ray, Andy Gallant, Bobby Waugh dément Fortier, de Saint-Jérôme.M.Marc Rolland de Trois-Rivières.MORT DU DOCTEUR SIMEON LAMARCHE M.Siméon Lamarelie, médecin à Sainte-Scholastique, est décédé subitement lundi matin.11 a donné plus de 51 années de pratique à la profession médicale dont 43 à Sainte-Scholastique même.I! a occujk* des postes honorifiques importants; ses concitoyens Payant toujours tenu en liante estime.Il a été intimement lié aux activités paroissiales depuis sou établissement à Sainte-Scholastique.Lui survivent: sa femme, née An-gélina Brazean, trois filles: Adrienne, Mme Elzéar Faquin; Laurence, Mme Valmore Gmtton, et Georgette, trois fils: Claude, médecin à Sainte-Thérèse, Adélard, surintendant à la Banque Provinciale du Canada, et Raymond, médecin à Montréal.Les funérailles ont eu lieu, mercredi, à l’église de Sainte-Scholastique.Nos sympathies à la famille en deuil.— Rien n’est plus dangereux qu'un bon eonseli accompagné d'un mauvais exemple.Mme de Staël JULES O am ILLE Lorrain ENTREPRENEUR GENERAL Spécialité: Béton armé Prix modères 474, rue Fournier Tél.233 Saint-Jérôme Couvertures ci gravier Soleges Poufs Trottoirs ¦l-U'fci •H-4-I -1 -l-I I I Iri -I l-I-H-M IHI M .000,000 dont faisaient partie, des hommes tels que: .1.l’ierpont Morgan, Henry Villard, fîrosvenor-P.Lowery "t lldotiard-l).Adams, Edison, étendit considérablement le.rayon de es expérimentations.Le premier résultat qu'il obtint.tre population soit puiser de jouissances au sources de l’art, so- vez.l’estomac développé comme tant lire, recherché et «le bon goût qu’in- «le femmes à l'heure actuelle.La jupe carne le film Lançais.en forme et qui s’évase graduellement fut une lampe composée d’un fiia-petite et surtout si vous a- ""-ut de platine protégé par un globe de verre «lnns lequel ou avait fait lo vide.1 ! poursuivit ses expériences n-vec d’autres matériaux, mais c'est C.P.-L.s'harmonise avec la taille haute, en 1ST!) «gii'if fit la découverte du pro- LAROUSSE MENSUEL : Sommaire du No.296 — Octobre 1931 mieux qu'avec la plupart différents pays jours chaudes et moites, les microbes 0]|t Mt parlé» ne sont pas celles ‘peuvent y vivre pendant longtemps, oü s’est produite d’ailleurs avec le J Tous les jours, nos mains saisissent eonccnrs des siè !es l’évolution du , de dissemblances entre notre l'i'eMite et ce’oi des Français.Ces dissemblances qui sautent aux yeux uft .,j on feuillette les dictionnaires, ,|uaml "U cause avec les Français, et encore plus quand ou séjourne en France, ont contribué pour une grande part à répandre à l'étranger l'opinion 'l"e nous ne parlons pas le français de Paris.pu mot e t un son ou une réunion de sons correspondant à une idée.Or, pourquoi tant de mots, bien l'ran-ç.,js pm- ailleurs, signifieraient il une chose en France et une autre j,é j Prenons pur exemple les par-tj,.s (j.n forment l'accoutrement d'un lu ,,uoe.Nous disons un “casque a palette’ ' pour un bonnet à visière, nu “capot” pour un pardessus, un "gild" pom un veston, une “veste” pour un gilet, un “corps” pour un plol ,1e dessous, un “ collet “ pour un fjuix col, un “coi” pour une enraie, ,|rs “poignets” pour des mnmholtes, une “jaquette” pour une n ia de tliaiabre, des “chaussons” pour des chaussettes, des “chaussettes” pour dis chaussons, des “claques” pour des caoutchoucs.Seulement duns le vêtement il un homme, voilà douze mots que unis avons tous les jours dans la bouche, douze .a !s bien français, mais aux- quels no ; ilonu nis un sens que le-Français ne leur ont jam; is donné ou ne leur donnent plus.1! en I- ainsi dans à peu près tous les domaines.Nous disons “audièn-p,.aiitoire, “bande” pour fanfare, “auditeur' ‘en bon ordr leur, i tat.tear' pour soin ‘bande' pour vériliea-'* pour en bon ••.•aîbi” pour poupée, “eollee-po ri jierei pti t r, “ collections’' re.oavremcul , “introduire ' p,mr p, Veut; r, “int odnctîon" pour posent at ion, “ma place" mita c pour i.io.i \ill .-je.ma puioi- s* natale, être •'• - ili \ ir" pour de s.'rvicc, un "depot '’ pour nue gare, de lu Heur" pour de la faune, île 1'''"de de "castor” pour de l'huile île ricin, une "pioche” pour une binette, un “pie” pour une pioche, lettre "enregistrée” pour lettre recommandée, “marchandises sèches” pour nouveautés, “pamphlet” pour brochure, “patente” pour brevet, ''resilience" pour maison ou demeure, “tapisserie" pour papier peint, "valise pour malle.Voilà pourquoi un t'a .^dii-n qui voyage en F ranee doit eoust ainmeot se surveiller.Il parlera fi.minis, e vitrin avee soir, les anglicismes et les cauailiauismi’s, u'emploiera que îles mots bien français; cependant, i ees mots ne signifient pas la meme chose qu'au Canada, ne désignent pis lis mêmes objets, il en résultera une irritante confusion bnhélique.l'ai entendu un compatriote très instruit, grand voyageur devant I F* terni*!, déplorer ce fait.Demandant ua jour .à un préposé aux bagages il’une gare d'enregistrer sa "valise , alors qu'il s'agissait d'une malle, il (lit le éaV; gréaient de voir 1'employ protisti r devant taint tu i le moud assis! alu e, pi>-¦ à témoin dll tait *tn il s' 'g - ait bien et lion d'une valise, s lutbrioaiit auprès il là d'une malle Une mit re foi 'un chef de ga si "l'express de I.yon allait an \ i bien vite”, il s’attira cette ré pmi e qui le urprit fort : - Ma - non, lentement, eomme tous les autres trains.Il oubliait que, en France, bien vite n’a pi, le sens de bientôt.Ij' même voyageur me rapporta ce fail ; -•le me trouvais un jour sur 1*' quai il'mie gare, aUendant le tram qui euh., i ai laissant échapper de lujUiagine i clieiniurc de la locomotive une nuc*' | •le vapeur et de suie.Un enfant de six ans, qui tenait son père par la •s’ccriu ; Papa, regarde done la locomotive coinmo elle fume.A sa place, un petit garçon du Canada nu-rait dit: Poupa, regâde-don l’engin comme a boucane.ne chose regrettable, e 'est que nous employons souvent des mots à contresens et de sorte que, strictement parlant, ils expriment tout le contraire de notre pensée.J’ai entendu cent lois le président d’une réunion, présentant un conférencier dire ; -—Mesdames et messieurs, je ne dirai lieu île plus; je suis que vous êtes anxieux d'entendre le prochain orateur et je lui laissa la parole.Que veut dire eu français “être anxieux" > Cela veut dire: “être dans l’inquiétude, dans le malaise.Or, < t-ee bien agréable pou- un orateur de se faire dire que 1 assistance est duns 1 inquiétude, dans le malaise à sou sujet ?•tu entend souvent dire, d’un air uinieal et protecteur : Si on vous attaque, je prendrai votre “part”.Que veut dire prendre la part de quelqu’un 7 C est lui enlever ce qui lui appartient, ce qui lui revient eu toute justice.Ce malheureux ne souffre-t-il pas suffisamment d’être attaqué, 1 nul-il que, sous prétexte d’amitié, en lui enlève sou bien / Tout le monde devrait savoir que quand deux personnes ne sont pas du même avis, elles forment chacune un parti, et que ceux qui veulent intervenir prennent parti pour l'une ou l’autre, et non "la part” de l’une ou de l’autre.* • • Quelle impression voulez-vous que notre désignation des objets par des mots différents, bien que français, crée chez les Français qui nous visitent ou qui demeurent parmi nous, chez les Anglais qui apprennent le 1 lançais dans leurs écoles, chez les Américains qui viennent chaque été à l'université McGill suivre des cours universités américaines 7 Nous iivims la prétention d’etre bilingues; i oailiien de nos gens sont proicsscurs dans ces divin ses institutions ! Très peu.Pourquoi ! Parce que notre palier n’a pas bonne réputation aux Etats-Unis On préfère faire venir des proie—cnrs de Franco.Après la guerre, beaui'ouji de millionnaires a-mérieailis ont ju'is à leur service des gouvernantes françaises, |»ur que leuis enfants n|ipiciment tout jeunes le français.Ces gouvernantes n-\ nient un salaire princier, étaient portées sur la main, faisaient avee leurs inaître- ci élèves de 1res beaux villages l'onrqiiei les faisnit-on venir d'Europe.7 Tout simplement ,.ii-,-, que not ri langage a très mau-• ai- pre-seaux Etats-Unis.Oc défaut de lung ge a fait perdre à nos je, Il.gens et à nos jeunes tilles d'excellentes positions de professeur et de gouvernante.On lit dans un des ouvrages de J.-P Tardivel: “Lorsqu'un bon Canadien de lie s campaniles dit : c.est dit l ied, à croire : il fait fret aujourd'hui: !" chemin esl éfret.ici; il ne j eut pas marcher dret; .j’ai failli me noyer ; il faut neteyer cela; que le hou 1 tien soc béni; toè "t moè, ou i' m’il jtiirle horriblement mal.( Y-t ce appelle par dérision du canayen l’imitant, cet habitant Toujours frais Toujours savoureux Enveloppe hermétique, en nium — jamais vendu a la pesee *Frali des Plantation! s exprime absolument comme s’expri-maicnt ceux qui, au commencement du X\IIe siècle, se piquaient do parler io beau langage.Cotto prononciation 4 louisquator zienne9’ tend heureusement de plus en phis à se rapprocher de la raoder no; peut-on dire qu9il en est ainsi du sens que nous donnons aux mots ?En cela, nous allons certainement moins vite.Si l’on retrouve en France quelques-uns de ces archaïsmes, c'est au tond des campagnes, dans la bon che des illettrés seulement.Ln Anglais jovial, qui avait ac quis de notre langue une connaissance auditive plutôt que livresque, disait un jour a lui de scs clients: Assis-toé ‘rite, pis attends.•Son visiteur lui dit en souriant que e ’était là le langage du siècle de Louis XIV.Louis Xl\ parlait comme cela ?dit l’Anglais surpris.Kh bien ! je ne demande pas à faire mieux que lui.Cela mo suffi t.F h non ! coin no iloif pan nous suffire.Il faut être tlo notre siècle, (le notre temps.Si, en Franco, on a évolué, la même évolution doit se fai-i'c ici.Si les Français de passage dans notre province écoutent avec plaisir notre langage, c’est que son originalité les amuse.De.retour dans leur pays, jamais ils ne voudraient employer nos mots et nos expressions.Le Français est poli, c’est notre visiteur, il se garde bien de nous froisser.Nous sommes chatouilleux sur lu question du parler français, c’est connu.De ce langage démodé, voici ce.que dit Théodore Jorau dans son ouvrage: “Le péril de la Syntaxe et la crise de l’Orthographe”.“Ou m'a reproché aussi.de ne pas pratiquer suffisamment dans mon recueil ce respect de la Tradition dont je me réclame dans cette préface.La vieille langue avec ses malgré que, à cause que, davantage que, aussi ou autant connue, etc., cette laugue-là fait son tenqis.Nous pouvons admit cr nos grands classiques sans servilité.Autrement, nous devrions coût inner à appeler nos fiancées nos maîtresses, et, pour signifier que nous .-munies frappés d’étonnement, nous écrier: Je demeure stupide ! Bon pour le Canada, dont le français retarde de trois siècles sur le français moderne, de parler encore la langue du temps de lands XIV.” Quelque “piquants et savoureux” que soient nos “archaïsmes pittoresques”, quel est celui d'entre nous jui tiendrait à faire son compagnon habituel et à recevoir souvent chez lui quelqu’un qui dirait; Onsque tu vau ?— Mes amiquiés — Ma taba-quière — Y fait frotte — C'e.,t é-trette ?En juin 11127 avait lien à l’Université de .Montréal un C'.uigrès pédagogique de la Faculté des Arts.Voici ce qu’y disait le rapporteur chargé de traiter de la question du Bon Langage ; 'Un troisième moyeu de hien parle français, c'est d'éviter judicieusement les canadianismes.Ou entend par canadianismes de vieux mots d'un usage courant aux XVc, N\ F lus facilement accessible garni que de prendre les mots i raillais consacrés par l’usage en France, leur donner ici un sens qu'ils ii'ont j»as ou qu’ils n’ont plus, de leur imposer une signification vieillie, d’en étirer ou d’en rétrécir le sens et de les revêtir de la camisole de force les obligeant à subir le sens qu’on xige d’eux ?Ne faisons pas des mots français des esclaves; la signiii-ation qu’ils ont dans leur pays d’o-igïne, qu’ils l’emportent et la gardent ici.Aucunement., c'est la confusion et l’obscurité du discours qui par là cesse d’être français, car, comme le dit le poète, ont ee qui n'est as clair n’est jias français.L'abbé Etienne BLANCHARD à l’netion îles sues digestifs.Le >e-vain agit ims-i sur le gluten de la farine, l’assouplit, et en facilite la digestion.il existe aussi certains sous-produits, formés durant le procédé de fermentation, qui donnent au jiain une uiveur caractéristique très agréable.Le levain accroît encore la valeur nutritive du pain, étant iiès riche en protéines et vitamines.Plus grande est la quantilé de levain employée dans la fabrication du jiain, plus «•ourle ci la jiériode de fermentât ion et j il u s: grande est la valeur alimenta ire.1! y a plusieurs années, le houlnu-ger et la ménagère devaient faire eux-mêmes leur levain, utilisant des pommes de terre, du malt et du liim-lilou.Aujourd'hui, le levain leur est présenté sous une forme commode et jimliqui' et.leur assure toujours des résultat- uniformes.La consotoma-tion du blé, sous forme de jiain, est, d.’inijiortanec vitale jimir le cultivateur.Savez-vous, par exemple, que si chaque |icrs«inne au Canada mangeait une tranche de jiain de jiltis par jour, cela permettrait d’utiliser en une nu-née une quantité additionnelle de (>,000,0(111 de boisseaux de blé ’ LA SECURITE AU FOYER A l’uppiocln* tic la saison froide, les «lirecteurs tie la Ligue tie Sécurité : le - : r.i.-entrai ¦: ai iànd sont Ica.i • •• ! eoiiipri.¦ ¦ ’.taxis Lrs • • avtueUiu.’.ti'' : t, irnt le dit.nouvelle rue c : are de l'Av* r-.cx O.'ilvy i'.Jqn.Le : soi '.e du l’arc, y d tramways et i , * (pii tournent .MJe Knd t itee-ir formé par la • e à l'ouest de la *'¦- du Bare et les ¦ :o;lxs et Jean .i .il le.ranV.iqucs téléphoniques sont aussi cen mais un bureau d'affaires est cependant maintenu au Mile End pour desservir cette partie de la ville.Comme point d'arrêt pour tous les trains du Nord et do l’Est entrant ou sortant des gares Vigor (t Windsor, la gare de l’Avenue du l'arc sera d'une grande commodité pour les résidents du nord do la ville, et surtout d’Outromont, Ville Mont-Royal et Parc Extension.La nouvelle gare, édifice imposant construit on pierre, au coût de $750.000 et s'inspirant des styles moderne et classique, fait fa.e à l'A \ enue du l’arc c-t à la rue lean Talon.Les autos particuliers pourront stationner dans un espace réservé xp,« iah ment à leur usage en face delà gare.I-C3 taxis prendront leurs vu, a goura en arrière de la fare, où un espace leur C3t exclus! , emejlt consacré.< La | artie principale de la pure n une façade d une longueur totale de 234 pieds, une p rofondeur de 87 piciis et une hauteur maximum de dont les deux supérieurs serviront de bureaux pour les surintendants des termini de Montréal et de la division des Laurentides, ainsi que pour leurs employés subalternes.L'aménagement intérieur comprend une grande salle des Pas Perdus, avec guichets des billets; téléphones et télégraphes; un kiosque de journaux, les bureaux du chef de gare et du préposé aux bag apes et une consigne.On y voit aussi une spacieuse salle d’attente; un salon de repos pour dames, un fumoir, un salon de coiffure et un restaurant.Un passage souterrain, d’une longueur de 135 pieds, conduit les voyageurs à une va3te plate-forme de 1200 pieds de longueur par 30 pied.-, do largeur, permettant de monter sur les trains ou d’en descendre.Les travaux de construction de la nouvelle gare, qui furent confiés à la Anglin-Norcross Limited, durèrent exactement 39^semaines et on y' employa une moyenne de i rA Ln^vnvn* *->'H H'W< I I t NOUVELLES DE SAINT-JEROME Wwwwwww» a » I I r LA MANECANTER1E — Nous sommes au regret il ’annoncer que le récital îles Petits chanteurs ù la Croix île Bois n’aura pas lieu, tel qu’annoncé dans notre dernière édition.Des circonstances fortuites et incontrôlables sont survenues pour contrccarer ce projet qui soulevait beaucoup d'enthousiasme parmi l’élite de notre population qui sc plaît à toute manifestation d’art.• • • COUR DE MAGISTRAT Dans la cause de BEAUDOIN et DE GRAND'PRE vs JACK LOVE, de Saint-Jovite, accusé d’avoir pénétré avec effraction dans la demeure de AL de Grand'Pré et qui a été arrêté dans le moment où il était encore dans cette maison, le juge condamna l’accusé au temps passé en prison, soit 15 jours.Quant à l’autre accusation d’avoir défoncé deux portes à la demeure de M.Beaudoin, la poursuite n’apporte pns de preuves suffisantes ]>oiir faire condamner l’accusé cette fois.UN RECIDIVISTE EST CONDAMNE Alcide Ouimet de Saint-Jovite, sui qui pesaient deux accusations de vols avec dommages aux propriétés, est condamné par le magistrat Métayer à passer quatre mois à la prison de Saint-Jérôme pour la première offense et deux ans au pénitencier pour abus de confiance envers son patron et comme récidiviste.LUCIEN DESJARDINS de Sainte-Thérèse, accusé de tentative de viol sur une fillette de 13 ans devra subir son procès aux Assises de Janvier.Il été admis à caution pour la somme lie .*500.00 C.P.-L.* • • — Faisaient lu quête dimanche dernier: 7.30 lires: Mlles Jeanne Raymond, Lauretto Charette.5.30 lires: Mmes J.Gauthier, Rodrigue Boivin, Mlles Marcelle Pelletier, Alma Dufour.9.30 lires : Mmes Edouard Luuzon, René Gauthier, Ovila Guay, Mlle Lva Larocque.• • • ZONE DE TUBERCULINATION — Une proclamation du secrétariat d’Etat annonce que les comtés de Terrebonne et île Deux-Montagnes forment maintenant une zone dans laquelle le bétail sera soumis à l’épreuve de la tuberculine.* * • — Un groupe joyeux de fillettes se sont costumées fort joliment pour ia syrée d'Halloween.Elles ont fait quelques visites impromptues dans quelques familles amies puis terminèrent la fête chez Mlle Jacqueline Bé lair, à la résidence de ses parents, M.et Mme Jos.Plessis-Bélair, rue Label le.• • • — Le terme de la Cour Supérieure, sous la présidence de l’honorable juge Louis Coderre, commencera le 30 novembre courant.• • « — Miles Magdeleine et Thérèse Lamarre ont lait un court séjour en fin de sein lie, à Montréal, chez leurs grands-parents, M.et Mme \V.Lamarre.• « • — Le 39 octobre 1931, a été bapti-: é Jo .cph-Rosiiire-Ghislain Lapointe fils d .1) Rosaire Lapointe et de feu Mme Irène Pirdaluc.Parrain et marraine, .'.1.et Mme Napoléon Lapointe de Yeul n, oncle et tante de l’enfant.La po.le.-e • t„it garde Alice Theas-dale de Saint-Jérôme.* * « V.I DUAU GESTE DE GENERISOTE L s Dames Patronucs-.es de la Conference de Saint-Vincent de Paul de Saint-Jérôme, ont été très heureuses, cotte semaine, de recevoir un magnifique cadeau )jour le vestiaire des pa uvres.Ce cadeau, consistant en une grosse pièce do lainage, va p: rmettre de préserver du froid nombre d’enfants cet hiver.La Regent Knitting Co, par l’intermédiaire de son dévoué gérant, M.Marcoux, e.-t la généreuse donatrice en la circonstance.Les Daines Patronnesses prient M.Marcoux de vouloir bien agréer leurs remerciements empressés.Voici un geste qui va certainement, nous l’espérons, susciter des imitateurs.Plusieurs familles, du reste, ont déjà pris les devants et méritent des éloges.Les vieux vêtements se défont et cm les utilise pour les enfants.Ou constate avec admiration un excellent mouvement de charité à Saint-Jérôme.A titre de renseignement, voici un conseil.Que l’on vienne faire une visite au vestiaire et que l’on interroge le3 Daines P-tronncsses sur lo3 nécessités les plus urgentes.Nombre de dames, ne pouvant lais ser le foyer à cause de leur lourde besogne et participer aux activités du Vestiaire et de l’Ouvroir, fabriqueront ainsi h la maison, avec le linge usagé, des vêtements des pins nécessaires aux pauvres.Bienvenue donc au Vestiaire et à l’Ouvroir, tous les mardis, à 2 heures, * * * — John Kennedy, détenu à la prison locale pour uvoir conduit un auto en état il’ivresse et causé la mort de Mlle Filiatruult dans une collision, a failli lui-même mourir des conséquences do cet accident.Grâce à l’intervention du Dr Lud-ger Label le, il est eu bonne voie de guérison.Le Docteur lui enleva un morceau de vitre qui s’était logé dans le cuir chevelu, lors de l’accident et qui causait de graves malaises au patient, au point de mettre sa vie en danger.L’enquête préliminaire a eu lieu en cour de Magistrat au coin's de cette semaine; il a été condamné à subir son procès aux Assises Criminelles île janvier, au palais de justice à Saint Jérôme.* * * i Mlles Maigot Filion et.Jeanne Gagné, de Montréal, ont passé la lin de semaine ù Saint-Jérôme, les invitées de Mlles Fortier.• • • Mlle Jeanne Lorrain a reçu à l'heure du thé, lundi, pour Mlles Margot Filion et Jeanne Gagné.I-es invitées étaient: Mlles Aline Marchand, de Québec, M.-Paulc, Suzanne et Camille Fortier, Réjnne et Pierrette Bertie, Simone Costonguay, Roi-lande et Louise Marchand, Marie-Thrèse Rochon, Françoise Sigouin, Pierrette Simard.• • • Un surprise party avait lieu dimanche dernier, chez Si.Rodrigue Lc-clair à l’occasion du quinzième anniversaire de leur mariage.Etaient présents à cette fête intime : M.et Mme P.-E.Leelair, M.et Mme René Leclair et leur fillette Lise, M.et Mme Jacques Leclair, M.et Mme Alfred Langlois et leurs deux fillettes Denise et Pierrette, de Montréal, M.et Mme Lucien Leclair et leur fillette Monique, M.Fernand Leclair.Des cadeaux appropriés pour lu circonstance furent offerts à M.et Mme Rod.Leclair.* * • EMPRUNT DE $52,000 AUTORISE PAR QUEBEC, POUR LE CHOMAGE — La législature de Québec autorise la ville de Saint-Jérôme à emprunter la somme de $52,000 immédiate ment, sans passer de règlement, afin ne commencer incessamment les tra-vaur de chômage.La somme se répar tit entre le gouvernement de Québec et.la ville de Saint-Jérôme en parts égales.Cette nouvelle apportera du réconfort dans les familles de sans-travail où sévit la gêne avec la situation désastreuse de la fermeture d’une usine locale depuis quelques semaines.* * * — MM.Charles-Auguste et Rosaire Gauthier, étudiants à l’Institut Agri cole d'Oka, ont passé la lin de semaine dans leur famille.• • » DAMES PATRONESSES DU DISPENSAIRE — A l’assemblée régulière des Da mes Patronesse du Dispensaire, tenue le 2 novembre 1931: Il est proposé par Mademo elle L.-A.Papineau et unanimement résolu : Que les Dames Patronesses du Dispensaire ont appris avec un vif regret la mort soudaine de Madame Rosaire Lapointe, une de leurs membre.-, les plus dévouées.Qu’elles offrent leurs profonde?sympathies au Docteur Rosaire Lapointe, médecin du Dispensaire.Que copie de la présente résolution soit envoyée à la famille et au journal l’Avenir du Nord.Jacqueline de M.-Simard, Secrétaire • • • — Jeudi dernier, le 29 octobre, lirait lieu à l’Hôtel de Ville, la première d’une série de conférences que la Chambre de Commerce a décidé de lonner au cours de la saison froide pour le bénéfice de ses membres.Cette première conférence était donnée par M.Pierre Bélanger, de la Maison — Il y aura quinze ans le 7 novembre qu’est décédé M.Joseph Labelle.— Il y a eu 5 ans le fi octobre, qu’est décédé le Dr J.-E.Labelle, médecin vétérinaire.• • • — La Cour du Magistrat est présidée cette semaine par le juge Métayer, de Québec, et non par le magistrat Lacoursière de Trois-Rivières, comme annoncé dans un numéro précédent.• • • — Mtre Camille de Martigny et Mtre Hermann Barrette sont allés à Mont-Laufier, cette semaine, plaider devant le juge Patterson qui siégeait et: cour supérieure.• * • —-Une causerie intime fût donnée par M.J.-A.Beaulieu à l’Association conservatrice centrale du Comté de Terrebonne.la- sujet choisi fût “Les députés du Comté de Terrebonne depuis 1930 à nos jours”.Le conférencier fût présenté par M.Léopold Nanti! en termes élogieux.M.Beaulieu, fit mention des noms suivants: Sir Hippolyte Lafontaine, J-.O.Turgeon, Séraphin Bourque, Dr McCoullotigh, Auguste-Norbert Morin, Gustuve-M.Prévost, Louis Simeon Morin, Lnbrèchc-Viger, J.-Adol-plie Chaplinu, Henri Masson, Rodrigue Masson, G.-A.5rantel, Jean Prévost, A.David, Bruno Xantcl, J.-E.Prévost, L.-E.Parent, etc.M.Jean-Chs.Marchand remercia le conférencier.* * * ELECTIONS AU CLUE SAINT-ANTOINE LES CHOMEURS A L’OUVRAGE — L’activité reprend dans notre ville depuis quelques jours.Avec l’octroi île la Législature de Québec d’un montant de $52,000, quelques centaines d'hommes ont été mis au travail dans les différents quartiers, soit pour la réfection des rues et des trottoirs, soit pour la construction d’égouts.Espérons rpie les travaux dureront assez longtemps pour permettre à nos ouvriers de ne pas souffrir de la saison froide qui sc fait déjà sentir avec rigueur depuis quelques jours.— On procéda aux élections du cercle Saint-Antoine, mercredi le 4 novembre courant.Furent élus : Président, M.J.-H.Desjardins; Vice-Président, Jos.Fortier; Secrétaire, Camille-L.de Mar-ligny ; Trésorier et gérant, Napoléon Castouguay; Conseillers: Dr J.-K.Brais, Alfred Lapointe; Directeur, Eugène Saint-Vinecnt.• • • DE RETOUR AU CANADA l, — Le Rév.Père Roméo Latour, s.v.p., fils de M.et Mme Alf.Latour de Montréal, visitait tous les membres de sa famille, le 29 octobre dernier.Revenu d’Europe le 2G octobre dernier, après sept années d’absence, le Père Latour fut ordonné prêtre à Rome en juillet 1928, lit de l’enseignement à Kain et -exerça ensuite sou ministère à Lille, en France.Le P.Latour vient d’être nommé temporairement au Patronage Laval, à Québec.« « * AU SEMINAIRE DE SAINTE-THERESE —- Le 12 novembre sera célébrée au Séminaire de Sainte-Thérèse la fête traditionnelle de la Saint-Charles.Le programme comporte: A 9.30 lires , messe.— à midi, banquet; — à 1.30 lire, séance.• * « — Une personne qui gagne sa vie a perdu la somme de $10.00, tout probablement dans l’église paroissiale, après l'office des .Morts, dimanche dernier, entre 4 lires et 4.20 lires de l’après-midi.Prière de le rapporter à l'Avenir du Nord.Une récompense est promise à la personne qui le rapportera.— Afin de venir au secours des chômeurs de cette Ville, la Gatineau Power a décidé d'entreprendre cet automne les travaux qu’elle.se proposait d'exécuter le printemps pro-ch.in.Déjà 25 employés suplémen mires en bénéficient.PAROISSIALE AU CONSEIL MUNICIPAL Lundi soir, le 2 novembre 1931, il y eût une session rgulière du Conseil Municipal sous la présidence de son honneur le maire Alfred Chômer.Les éelievins Aubry, Giralilcau et Laçasse étaient à leurs sièges respectifs.Adoption des minutes lues par e greffier de la Ville.Le Conseil Municipal s’informe îles taux d’électricité que la Gatineau Electric C'o.entend charger à la Dominion Rubber eu prévision de la réouverture de l’usine.En plus les éelievins se proposent de rencontrer MM.Eugène Marchand, J.Brown et Claude Lorrain, officiers de Gatineau Electric Co.à la .succursale de Saint-Jérôme, afin de faire entente sur la réduction des taux d’électricité en notre ville.Le conseil municipal charge le greffier de s’enquérir auprès de la commission des utilités publiques des taux chargés aux différentes municipalités, de même importance que Saint-Jérôme, afin de faire la comparaison.Le trésorier de la ville, M.A.C.Vian, donne avsi de préparer les estimés budgétaires pour 1932, afin de donner son rapport au conseil municipal pour la fin de l’année.La ville lie peut donner lu permission aux Petits Chanteurs à la Croix de Bois, (l’occuper la salle municipale, pour leur concert proposé de vendredi prochain, vu la rareté de l’argent et le chômage qui sévit en notre ville.Quelques éelievins trouvent préférable d’encourager nos oeuvres locales avant les autres, et à cet effet il est proposé de donner gratuitement l’usage de la salle municipale aux révérendes soeurs du Bon Conseil, pour une séance organisée pur les jeunes filles du Patronage, le 17 el le 19 novembre courant.la?greffier donne lecture d'un avis •lu rôle d’évaluation de la ville de Saint-Jérôme.Une quinzaine de propriétaires soumettent leurs griefs au conseil, afin de faire diminuer l’évaluation de leur propriété.Quelques-unes des demandes sont prise; en considération et parmi celle -là, une dizaine obtiennent un rabais.Plusieurs cas d’hospitalisation aux divers hôpitaux de Montréal, sont acceptés sous la loi d’assistance publique.MM.Laurendeau & Laurendeau, avocats de Montréal, donnent avis d’tine copie en anglais et eu français, qui sera affichée à partir du 2 novembre jusqu'en décembre à la porte de l'Hôtel de Ville en rapport avec do-tiuvaux de barrage qui seront faits afin d’.Ugmcnter la pression de l’eau u l'usine de !u Regent Knitting Mills, de .Saint-Jérôme.NAISSANCES 21 oct.: Marie-Thaïs-IIuguette, fille de René Auger et de Simonne Beau- ! champ.21 oct.: Marie-Blanchc-Béatrice lil- j na Lortie.24 oct.: Marie-Paule-Aline fille de h de Joseph Beauchamp et de Din-Chs.-Edotturd Labelle et de Yvonne PACIFIQUE PETITES ANNONCES TARIF DES PETITES ANNONCES 1 insertion.60c.3 insertions.$1.00 Espace environ 1 pouce sur 1 colonne.Dr ANTONIO GODIN Yeux, Oreilles, Nez, Gorge.3433 St-Denis Montréal H Arbour 7878 sera à son bureau à Sainte-Agathe des Monts (Tour du Lac).Tél.8 Samedi et dimanche 14 et 15 novembre CONFECTION DE ROBES ET MANTEAUX.— Spécialité: Four- rures faites sur ordre et réparées, ouvrage garanti.Prix modérés.Mme A.Miron, Modiste, Rue Beaucage, près Castouguay, Saint-Jérôme.3 f.fi-11-31 Sainte-Marguerite du lac Masson: — Terrain de 125 pieds par 410.Magasin de 30 pur 51, 7 écuries, garage, finis en bois de la Colombie.Bonne place de commerce, vendra $1200.00, $000.00 comptant, le reste à termes pour prompt acheteur.Hôtel près rl’une .station pour é changer pour terre.Voir immédiatement M.Joseph Goliier de Saint-Hip polyte.AVIS — A partir de cette date, je ne serai pas responsable d’aucune dette contractée par qui que ce soit, en mon nom, sans un ordre signé de ma main, Henri Guéiiette, Saint-Jérôme, ü novembre 1931.3 f.fi-11-31 ONDULATION PERMANENTE — Croquignole spécial à $5.00.Procédé ù l’huile $8.00 deux pour $15.00.Qua tro ondulations à l’eau iloitnées gratuitement.Ondulation marcel, au papier au Komol, shampoo et massages, coupe de cheveux.Mlle C.Chalut, 242 Suint-Georges, Saint-Jérôme.Tél.3G2.3 f.2-10-31 CAFE GRANDEUR — 324, rue Saint-Georges.Sous une nouvelle direction.Tables pour dames et messieurs.21 repas pour $ü.5(J SOLLICITEURS DEMANDES -Si vous êtes sérieux, actif et ambi tieux, vous deviendrez votre propre patron et vous créerez un avenir solide et profitable en détaillant à domi cite une ligne de ICO produits domes tiques garantis.Aucune limite à vos profits qui peuvent varier de $25.00 à $100.00 par semaine.Système comptant.Seule compagnie du genre exclusivement canadienne.Ecrivez pour catalogue c-t détails à LA CIE DES PRODUITS FAMILEX 4785 Est, Ste-Catherinc Montréal CHAMBRE A LOUER avec usage de cuisine.Donnerait le déjeuner Dame ou Monsieur.49.Rue 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