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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 5 février 1932
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1932-02-05, Collections de BAnQ.

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1897-1932 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRElîTE-CINQ ANS.1897-1932 “DE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIEB ABONNEMENT; $2.par anuéc.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST.Publié par la Cie de Publication’de St-Jérôme Ltée.HENRI G ARE AU, -«Président SAINT-JEROME, P.Q.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT, ftA’BT.T.T.TI TRENTE-SIXIEME ANNEE; NUMERO 5.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 5 FEVRIER 1932.LA DECHEANCE DE NOTRE CLASSE MOYENNE Noua avons déjà signalé à nos lecteurs l’importan« conférence Lite au cerne Univo.sitairc de Montréal, e 5 décembro dernier, par M l’abbé Lionel Groulx.Nous croyons devoir y revenir aujourd’hui en reproduisant le résumé que donne do cette conférence M l’abbé Albini Lafortune dans "L’Action Populaire”, de Jolie .te: * * * Ilistoiicn dont lu îéputntion n’esi plus à faire, M.l’abbé Groulx u chci-ché dans cet.e conférence les raisons de "la déchéance de noire classi-moyeiuie,” les pu ises de l’émigration de nos ruraux ve;s les villes cnn.dicn nés ou étrangères, le pourquoi du “désolant nelumiineme.it, depuis 75 à 60 ans, (les petits propriétaires agricoles vers le prolétariat.” Et la première raison, le conférencier la trouve dans le pou d’attention portée à l’agriculture par nos hommes politiques d’autrefois.En lfiSI), un électeur pouvait dire à sir Gcorgcs-K.icnne Cartier: "l’agriculture n’est pas un honneur eu ce pays.” To ites les faveurs publiques, en effet, étaient réservées au commerce.On comprend alors qu’avec un tel état d’esprit nos gouvernants se soient peu souciés de l’instruction agricole.Et tandis que dans les autres provinces, les écoles d’agriculture répandaient l’instruc-ti n, rajeunissaient par leur enseignement les méthodes de culture, nos cultivateurs, faute do connaissances, marquaient le pas en attendant de lever le pied et de tourner le dos à une terre ingrate parce qu’épuisée.Mais il restait les terres neuves."Ces domaines encore disjKinibles se peuvent alors partager en quatre catégories: les réserves du clergé (pio-testant), les torres encore incultes des vieilles seigneui ies, les domaines des grands propriétaires libres, les terres de la Cour oh ri ETflF nm I fl HtrT tous ces espaces n’étaient pas faciles d’accès et n’offraient que peu d’avantages aux défricheurs.11 faut lire la conférence de l’abbé Groulx pour comprendre les difficultés, les ennuis, les misères d’un trop giand nombre de colons qui sc sont aventurés sur ces domaines.Outre les tracasseries sans nombre qu’ils ont à souffrir des exploiteurs, les redevances trop onéreuses dont leurs o s sont grevés, ce n’est qu’avec peine qu’ils peuvent se rendre à leur dont inc : les chemins font totalement défaut.Et à ce propos relisons ces lignes du conférencier parlant de la savane de Stnnfuld, dans les Cantons de l’Est: "Les colons n’entreprenaient de la traverser que par bandes "de dix à quinze, afin de se porter "secours au besoin.Et, c’est là "qu’on pouvait rencontrer de vraies •processions do parias, vêtus de liail-"lons, couverts de boue, portant "sur leur dos 00 à 80 livres de fari-“iic, souvent un "sac de provisions "sur leur tête, et dans leurs mains les "ustensiles de cuisine les plus né-•‘cessnires.” Pendant onze nus pour-"tant, ce sera, pour des centaines de "colons, le seul chemin.Encore “un peu, et, comme dnns l’Afrique ‘des esclaves, l’on eût reconnu la "route des caravanes aux ossements ‘‘humains qui la jonchaient.” Unis inutile de continuer cette citation.Jam.iis, dans un bref article, nous ne réussirons à donner une idée exacte de la conférence de l’abbé Groulx.Si, nu mains, nous réussissions il fnirc naine le désir do méditer les idées émises par cet historien de talent et de mérite.Les gouvernants y trouveraient leur profit.Il n’y a rien comme de constater les cr-rcurs de ses devanciers pour voir la nécessité de les éviter.Mais la lecture de cette conférence profiterait aussi aux gouvernés, surtout aux cultivateurs.Elle leur montrerait qu’il il’est pas bon de laisser aux autres le soin d’améliorer son sort.Loin de nous la tentation de méconnaître ce qu’ont fait pour l’agri-nlture nos hommes publies et les gouvernements aujourd’hui.Mais l’honorable Godbout disait vrai quand il ifïirm.iit publiquement à Saint-Félix, il n’y a pas longtemps encore, que le salut de l’agriculture dépendait de ('agriculteur.Puisse ce demtcf* comprendre cette grande vérité ! Puisse t-il user do tous les moyens qu’il a à sa disposition î L’un de ces grands moyens, c’est l’union.C’est elle cpii lui permettra de mieux étudier et de mieux connaître ses besoins afin de les exposer ensuite nvec plus île force et de chance de succès.Que de choses utiles, profitables à la classe agricole pourrait faire une Union comptant cent mille membres ! NOS MISSIONNAIRES X -i ( Ecrit pour L'AVENIR DU NORD ) Deux notes intéressantes à souligner ont paru récemment dans les journaux.Je les reproduis d’abord, quitte à les commenter brièvement ensuite.Mais, en vérité, elles se suffisent à elles-mêmes et sont toutes seules fort éloquentes.Je lis dans lu Semaine religieuse de Montréal, livraison du 21 janvier 1932: "A l’heure présente, la p.evince de Québec — si l’on y comprend le diocèse d’Ottawa qui appartieir eu grande partie à notre province — fournit à elle seule plus de 1100 missionnaires.Le nombre des Pèles (religieux et séculiers) et des Frères „ , on se rap-’Ermite écrivait — si bel éclat dans la grandiose munîtes ntiou des activités françaises à travers loi cinq continfljps, pelle que Pierre je l’ai cité ici même, dfms mon article du 18 décembre c "Jamais la Fiance ne s’est autaiif affirmée le clair cerveau et le cocîir chevaleresque il ' monde ! damai» le visage de mon pays n’a appam plus grand et plus beau à la terçeT entière !.I,'exposition coloniale Bit d’une belle tenue mur le et i iehe Renseignement religieux.La religion «affirmait par-.oui ! On lu voyait sourire du fond des millénaires.On touchait du doigt lu preuve ilu ((msentoftèm •inanimé est do 432 et le nombre dos Soeurs Il!os peuples au besoin,^ju us éprou-(religieuse» de toutes sortes) est dej'1'111 '* ‘‘u '’*,e pénét£e|^ct vivifies.071.— En 1929, le nombre des mis P!us fl’“» pulntion d’aujourd’hui et do domain, ce comité souhaite qu’une solution rapide et heureuse soit trouvée à ces difficultés, ave- la coopération de tons.” PROMETTRE ET TENIR Nous citons les lignes suivantes d’un article de M.Geotges Pelletier, dans le Devoir: "M.Bennett a pris le pouvoir, mais dans un bien mnuv.fs temps pour son parti et lui-même.Ce que les libéraux considéraient être catastrophe i n 1930, — leur éloignement des affaires, — c’est au vrai une victoire à la Pyrrhus pour M.Bennett.Il avait promis la prospérité, nous avons l'è-ic des déficits et.des hausses d’impôts.Il parlait de travail pour tous; i! y a le chômage pour des dizaines de milliers.Il annonçait de nouvelles industries; d’anciens établissements industriels ont fait faillite par dizaines.Les affaires devaient reprendre; elles n’ont jamais été au plus lias.Ce devait être la route grande ouverte nu commerce et aux échanges internationaux; c’est la voie de plus en plus embroussaillée, où il passe de moins en moins de marchandises.L'époque magnifique du régime Bennett, c'est un mirage tôt effacé.Nous vivons durement le cauchemar de la él ise, de la gêne, de la pénurie."Qui en témoigne, le dit et le proclame ?M.R, B.Benne.t lui-même, l’homme, le surhomme et le sur-ministre de 1930.Eeoutez-le répondre à la délégation du Congrès îles métiers et du travail qui l'a rencontré mardi à Ottawa pour lui demander vingt réformes, les unes raisonnables, d'autres contestables, certaines franchement mauvaises.Que dit-il aux délégués ?Ceci: "lx1 pays montre du “courage et de la force morale, il “envisage l'avenir avec optimisme; “mais dix millions d’hommes ont Lien '‘peu d’influence sur les affaires moii-“diales" (Gazette, 27 janvier).Et ceci: “L’on croyait l’an dernier que “chaque hausse d’un pour cent do la “taxe de ventes donnerait $29,000,000 “de plus au fisc: la taxe a monté le I "pour cent et n'a rapporté en tout "que $20,000,000 de plus.Le revenu "total du pays est de 25 à 27 millions "pins bas que l'an dernier, bien que "chaque ministre administre, sauf au "chapitre des dépenses capitales, a-"vce moins d’argent.’’ Ceci aussi, que “d’ici douze mois le pays devra “débourser un million par semaine à “cause de ses intérêts ferroviaires".Et ceci, surtout, qu’il faut, économiser nu maximum, parce que "ce sont des influences mondiales et non pas des événement d’ordre intérieur qui fixeront la fin de la dépression au Canada"."Dix millions d'hommes ont bien peu d’influence sur les affaires mondiales”, dit le M.Bennett de janvier 1932.Le M.Bennett de juin 1930 ne pensait pas ainsi, — du moins il ne le disait pnx.A l'entendre alors, vernenient n ’interviendra nullement dans le service d'inspection des cuisses populaires, mais il subventionnera ces institutions afin de leur permettre de continuer efficacement co service.Le gouvernement continuera, toutefois, à aider les cultivateurs pur des subventions généreuses de toutes sortes, mnis il no croit pas qu'il y ait lieu d’établir à l’heure actuelle un système de prêt agricole pnr l’Etat.La question reste toutefois ù l’étude.MELI-MELO DESARMEMENT ET MENACE DE GUERRE La conférence mondiale do désarmement, ou plus exactement ln première eouférennc générale pour lu limitation et la réduction des armements s’est ouverte à Genève, mardi, à l’ombre d’une guerre non déclarée.Jamais une grande conférence ne s’est ouverte sous des auspices moins favorables.Les délégations réunies pour discuter la réduction des armements attendent anxieusement les dernières nouvelles de Shanghaï.Tous les quartiers-généraux des nations bouillonnaient au sujet des develop pements eu Extrême-Orient ; on sc demandait ce (pic le Japon faisait et jusqu’où il irait.Car personne n’essaie de cocher ln danger d’une conflagration eu Extrême-Orient.On prend pour ainsi dire pour acquit que l’affaire de Shanghaï, à moins qu’il ne se produise quelque éclaircissement miraculeux, enqiûchc-ra la conférence d’arriver à une réelle réduction îles armements.On appuiera encore plus fortement, probablement, sur la nécessité de ln sécurité.Et l’on croit que la France insistera encore plus sur sou ancien point de vuo que les traités internationaux en eux-mêmes sont insuffisants, qu’ils doivent être appuyés pur une force internationale.A OTTAWA La session parlementaire s'ouvre cette semaine à Ottawa.Les quatre vacances nu Sénat canadien seront probablement remplies ecs jours-ci.On s’attend à co que le très honorable Arthur Mciglion remplace sir George Foster au Sénat où il deviendrait le leader de son parti.Il est encore question do la nomination de la Commission du tarif.Il est peu probable que le personnel en soif choisi avant l’ouverture du parlement.Les Communes sc réuniront, privées de doux députés, John F.Buckley et Clément Robitaillc, deux libéraux, le premier d’Athnbaskn, l’autre de Maisonneuve.L’honorable George Black, président des Commuées, est arrivé à Ottawa et il est douteux que son assistant, M.Armand Lnvcrgno soit assez rétabli de sa récente maladie pour occuper ses fonctions à l’ouverture du Parlement.Les crédits seront soumis an Parlement nu commencement de la session, ilit-on.M.RHODES, MINISTRE DES FINANCES M.Edgar Rhodes, ministre des pêcheries et ancien premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, sera assermenté, cotte semaine, comme ministre des fi-innccs du Canada.quelques poignées d’hommes avisés, lui et scs amis, — allaient changer la face du Canada.Or, nous en sommes rendus, tous tant que nous sommes, — et peut-être à commencer par scs amis et lui-même, — à regretter que les affaires ne soient pas cette année en général ce qu’elles étaient même en 1930, à nous demander si 1932 ne sera pas aussi mal que 1931 et pire que.1930.Le bilan du Canada au 31 mars 1932 ne sera-t-il pas, par exemple, bien plus mauvais que celui du 31 mars 1930 î Quoi que fasse M.Rhodes, le nouveau ministre des finances de M.Bennett, ne sern-t il pas obligé eette année de hausser les impôts que M.Robli et M.Dunning, — deux ministres de M.King, — abaissaient jadis, de 1925 à 1930 î "Quoi qu’il en soit, les belles pro messes de 1930 ont eu pour conséquences imprévues le budget de 1931-1932, déficitaire et inquiétant, ln feuille n-lourdic et plus longuo des contributions pour 1932-1933, dont certaines — telle la majoration de l’impôt sur le revenu, — pourraient bien avoir leur effet rétroactif sur les opérations de 1931."Rassurantes perspectives de juin et juillet 1930, où êtes-vous 1 "Où sont les belles d’antnu?” Et comment se fait-il que M.Bennett, le docteur Tant-Mieux de 1930, soit le docteur Tant-Pis de 1932 1 Ne prévoyait-il donc pas, même vaguement, lu marche de la crise économique, ni même l’existence de celle-ci, déjà commencée, pourtant, lui qui promettait de ramener si tût la prospérité î "Il a su promettre; mais a-t-il su prévoir î” —-Et non ! Pas pins qu'il n’a su tenir ses promesses.DOCTORAT EN PEDAGOGIE Nous offrons nos félicitations à M.C.-J.Magnan, inspecteur des Ecoles normales de notre province, à qui l’université de Montréal vient de décerner le titre de docteur en pédagogie.A ce sujet, M.l’abbé N.Degagné écrit dans le "Progrès du Saguenay”: * * * Tous les journaux ont rendu compte de la cérémonie universitaire nu cours de laquelle M.l’Inspecteur général des Ecoles normales a été reçu docteur en pédagogie.O’cst à raison de scs cinquante ans d'enseignement et des services de tout genre rendus à.l'instruction publique durant eo laps de temps que M.le Commandeur Ma-gnnu s’est vu offrir par l’Université de Montréal ce litre nouveau et si honorable.M.Magnan s’en est montré très reconnaissant et très fier et.en il pris occasion d’exalter, dans un magnifique discours, l’enseignement primaire, fondement indispensable de ! 'enseignement secondaire et supérieur.C n 'est pas pou do chose que d’ouvrir l’intelligence do l’enfant et d’incliner doucement son coeur à la vertu, que de cultiver avec amour cette plante délicate et do foire s’épanouir cette fleur précieuse et charmante.L’art pédagogique touche ici à l’art des arts, qui est ln gouvernement des âmes.Avoir pratiqué eet art durant cinquante ans do façon à mériter d’en être proclamé le docteur devant son pays pnr la plus hauto do toutes les institutions d’enseignement, ce n'est certes pas une mince gloire.La pédagogie a fait de grands progrès depuis un certain nombre d’années.Ello gravit peu à peu les degrés supérieurs de l’enseignement, et pourquoi n’en pas faire honneur, on bonne partie du moins, à l’exemple donné pur l’enseignement primaire î Vous et moi, avons-nous bien entendu parler de pédagogie durant nos années de collège 7 Professeurs do langues et de littérature, n’avons-nous pas, tout eu ayant l’amour de notre art, enseigné par empirisme ?Je ne fais pas difficulté de J'avouer, pour ma part.Que dis-je î La pédagogie no partageait-elle p.as un tant soit peu io discrédit du pédagogue, et ne regardions-nous pas d’un peu haut cetto science inférieure, commo si d’enseigner, à quelque degré que ce soit, fût un don d’intuition ! Aujourd’hui ’Institut pédagogique des Soeurs de la Congrégation Notre-Dame est devenu une faculté d'Université, et c’est d’elle qeu M.l’Inspecteur Magnan reçoit son titre de docteur.M.Magnan revendique nvec fierté la dénomination de primaire, bien que sa culture personnelle dépasse de beaucoup le niveau primaire; car, connaissez-vous, en vérité, beaucoup de secondaires et même de supérieurs plus agréables à entendre que lui dans un discours, disant beaucoup plus de bonnes choses en langage plus châtié, j’ajoute avec une plus chaude éloquence ?Vir bonus dicendi peritus, n’est-ce pas l’orateur î C’est que, si M.Mngnnn n’a pas fait de cours classique dans un collège, il y n suppléé fort efficacement par l’étudo et la lecture.C’est un passionné de lectures et un gourmand de.livres.La vuo l’uiio bibliothèque le jette dans lo ravissement, et vous entendez bien qu’il a la sienne, édifiée avec son coeur.C’est ainsi qu’il s’est cultivé et a su perfectionner un beau don naturel d’écrire et de parler.Mais son ardeur d’apostolat pour l’enfance et la prime jeunesse lui fait toujours aecor-dr la pins haute estime au degré primaire de l’enseignement, où il s’enorgueillit d’avoir fait touto sa earrièro.Avec le Souverain Pontife, avec tous les bons es-prits, il place le modeste instituteur, l’humble institutrice, parmi les bienfaiteurs de l’humanité.Et qui niera que M.Magnan soit un des meilleurs serviteurs de notre pays t Qui n’applaudira à l’honneur qui vient -d’être ajouté aux autres titres de notre très respecté et très aimé Inspecteur général ?N.Degagné, ptre LA PROCHAINE CONFERENCE IMPERIALE Lo lundi 13 juillet, est la date fixée pour l’ouverture de la Conférence économique impériale à Ottawa.La Grande-Bretagne, l’Etat libre d’Irlande, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du sud, Terre-Nei».ve et l’Indo enverront des délégués à cette conférence.Il ne reste plus qu’à fixer le programme de la conférence, ce qui se fera nu moyen do câblogrammes envoyés dans les différents pays.On croit que la conférence durera environ six semaines.La préférence inter-impériale sera la note dominante à la conférence et l’on croit quo de celle-ci résulteront des traités commerciaux entre les différentes parties do l’Empire.9286 L’A VENTS DD NOED, VENDREDI, 5 FEVRIER 1932.LA VIE LITTERAIRE ' ¦¦¦ 1 ’ .PO ESIES DE LOUIS DANTIN ( Du Canada ) Lu purtlait de lui-même quo M.Louis Üantin a livré au public ne répond pas exactement à co qu’il y a de plus nuthentiquo dans sn personnalité.Co n’est pas dans son oeuvre de critique que l’hommo s’est livré lout entier.Quelques privilégiés seulement satent que cet écrivain sensible Cl d’uno éminente probité artistique, co styliste parfait, cède quelquefois, — trop rarement — la p.aee à un poè.e chez qui la faculté d’imagination et de lyrisme est si étonnante, qn’cHe fait apparaître toutes les (‘gloses critiques” du prosateur à.lu mesure d'un élégant exercice de l’esprit.Si la plus grande partie du'fvubüe ne connaît point l’oeuvre poétique de Louis Dantin, les lecteurs de La Vie en rêve se souviennent sans doute de l’émouvante histoire du chinois Li-Hung-Fung qui fermait ce beau livre; voila un morceau qui donne la plus juste idée du genre de récit lyrique adopte par l’écrivain pour le premier des poèmes dont je me propose de parler, oette alerte et délicieuse Chanson Javanaise, qui fut p.blicc sous forme de plaquette et dédiée à M.Alfred Des Rochers J’ose espérer que l’auteur me pardonnera de “dénoncer” au grand public un ouvrage qu’il a lui-même dédie il ses amis personnels, et dont le tirage n’a pas excédé cinquante exemplaires.On devinera sans peine les raisons d’un choix si restreint, mais comme elles ressortissent plutôt des compétences de l’abbe Bethléem, je n’ai pas à m’en occuper.Au moment de raconter le sujet de Chanson Javanaise, ce n’est pas là toutefois ce qui me fait hésiter: je songeais que seul peut-être le einéma parviendrait à en traduire le rythme accéléré, tout en sauvegardant aiu récit son unité et sa couleur poétique.Car ce poème enferme aussi dans ses quinze pages un beau roman d’aventures.Le scénario est très simple.Deux personnages: lui, c’est un pauvre homme du pays do Québec, devenu marin à bord d’un navire au long cours, et que les caprices du sort conduisent un jour à l’îlo de Java; elle, c’est une jeune indigène, vendeuse de fleurs sur les quais de Batavia.Entre ees deux êtres, si mystérieux que cela paraisse, existait une “cristallisation” possible.Et euimno il est, diton, bien difficile d’échapper à son destin, même si les plus profondes divergences de races, de croyances et de coutumes no -s le commandent, cette femme occupera bientôt la vie du voyageur exilé; le navire qui l’attendait repartira sans lui.Mais une trop grande appétence de bonheur sc paie quelquefois bien cher.“Quand Ma maison est finie, la mort entre,” iii un proverbe turc.Quand sou t> mie le quitte, emportée par un mal mystérieux, l’infortuné matelot reprendra sa co irsc à travers In monde; mais il n’est plus de voyages, ni d’escales, ni d’aventures, qui pourront jamais effacer l’image de l’absente et lui rendre son bonheur perdn.4 4 Sa beauté naïve subsiste.” “Et longtemps, nffinné-t-il dans la langue familière do son pays natal, autour do moi ell’ rôde, A pas légers, comme en maraude, Et j’lui paxl’, j’serr’ sa main bien fort, Par-dessus le mur de La mort.” M.Louis Dantin qui nous a conduits à l’uul-re bout du monde et en plein exotisme, ne nous sature pas de visions descriptives dans le genre l’un Leconte de Lisle; son héros se contente de s’exprimer dans le langage «lu peuple, qui est le sien et qu’il entremêle à l’argot le plus savoureux.Le ton, «l’un naturel inimitable, l’ait de ménager les ransitions, le don narratif «le Louis Dantin, étaient ici plus nécessaires que toutes les pompes du style parnassien.Dirai-je maintenant que les principaux é éments émotionnels qui entrent ditiLs le mécanisme, si je puis dire, de cette oeuvre, reposent sur un véritu-b’e jeu de contrastes et d’antithèses ?Dans ce récit vivant et entraînant comme un film, le poète fuit alterner, à la manière de Charlie Chaplin, l’humour et la tristesse, et surgir le merveilleux à côté «1ns réalités les plus familières.Ixis personnages eux-mêmes ne répondent pas à ce que leur nature fruste et primitive fait attendre d’eux.Il faut malheureusement renoncer à citer.Je ne connais personne qui ait lu la Chanson Javanaise sans n-voir été conquis, mais il est presque certain que vouloir morceler le texte de ce délicat roman lyrique équivaudrait à une trahison.Détachés de l'ensemble, trop de charmants détails NOTRE SYSTEME SCOLAIRE perdraient leur valeur.Nous n’au ions pns à craindre cet écueil en ce «lui concerne la Chanson Citadine dont il mo resto maintenant à dire quelques mots, et qui est dédiée à M.Robert Choquette.Cette plaquette, soeur de la précé- j dente, eu différé cependant pur le , .» fond et par la forme.La libre proso- ' lonorublo Atlianase Datai a pro die de la Chanson Javanaise fait pi* 1.‘l,8?®a,no jir-q t’n n unrnt de UN LIVRE DE SANTE faire la vais relie ! l ! f m: e.isiti e racler les décînf :.1 .ver à l’rau bouillante la p’aiiche qui s’es! impiégnée d’odeur de po s on, ou : voir doux planches dont une spéciale pour le poisson.Si au i ¦ont vin m» le poisson crt vidé i :r un ] [Eipit r toit, il n\ n ipi 'à jeter l ut il: * K* papier aveo son contenu, : u ¦ Ht t *!«*.«i* u rc Ho nulle part, l\m;> Vi tie planche our assister aux funérailles de AL Viger, frère de Aime Rohidoux.— Al.Gérard Martin, de Saint-Jérôme, est de passage chez M.Wilfrid Taillon.— Aime O.Labelle, de Arontréal, est venue rendre visite ù sn soeur, Aline N.Denis, gravement malade.Qualité toujours garantie LE THÉ VERT "SALAM iN-f ‘Tout frais des plantations' SHÀWBRIDGE — Lo “Social Evening” du “Young Peoplo Club” aura lieu chez Aille G.Shaiv lundi soir.Tous les membres sont cordinlement priés de s’y rendre.—-M.et Mme Théophile Guindon, du Lac Guindon, font part à leurs parents et amis de la naissance d’une tille baptisée: Mnric-Mndoleinc-Thêrè-sc.Parrain et marraine: AL Paul Guindon, oncle de l’enfant, et Aille Rolande Guindon, soeur’du bébé.Porteuse: Aille Simone Guindon.— La succursale de la Banque Provinciale qui était autrefois chez Af.A.Duval a maintenant été transférée chez AL 0.Shaw.Aille Edith Slmw s’occupera à l’avenir des affaires de la banque.— Nous regrettons d'apprendre que M.Geo.Knott s’est démis une épaule en tombant la semaine dernière.SAINT-JOVITE — M.Henri Rriscbois est de retour d’un voyage d’affaires à Montréal.Jean, lo valet-de-eliambre, est volontiers philosophe après boire.11 fait ses confidences à la cuisiniè- te.— Aloi, voyez-vous, madame Ala-gloirc, j'ai les mêmes défauts que Alonsieur: seulement, chez moi, ça se voit davantage, parce que je ne suis d'un domestique ! DOULEUR COMMERCIALE Le commerce est souverain.Il a la promicro place dans nos préoccupations.Nous connaissons même des gens qui no peuvent penser à autre chose.Ce souci du commerce est remarquable au Canada.La publicité, ici, est reine.Mais, heureusement, il y a un [lays qui nous bat sous ce rapport ! Nous lisons, en effet, dans un journal d’Algérie: “Nécrologie.— Les fils de AL L.ont la douleur de vous faire part de lu porte cruollo qu’ils viennent d'éprouver en la personne do leur père.Us rappellent que le défunt fut le créateur de lu chaussette pour mollet en fausSo soie qui, par la suppression du [>ied, est vendue 00% meilleur marché qu’une chaussette normale.Les obsèques auront lieu dimanche.On se réunira à lu maison mortuaire, située au-dessus des magasins qui, ce jour-là, étnnt jour de marché, resteront ouverts matin cl soir.” Cet avis, n’est-ce pas, tient lieu de faire part et do prospectus joyeusement attristé ?.COURAGE — Ala fille, as-tu dit à ce jeune homme que, s’il veut t’épouser, il finit avant tout qu’il vienne me voir,T — Oui, maman.— Et que t’a-t-il répondu,?— Qu’il t'avait déjà vue quelquefois, mais qu’il voulait m’épouser tout de même.llreryetral pou** la Fierté et pour le Portefeuille » Lo type do transport économique du Cherrolet esl attrayant à co double point de vu© NOMMEZ toutes les qualités d'un automobile qui ont pour effet d'inspirer une fierté durable au propriétaire—et vous énumérez justement les choses qui constituent la Grande Valeur Canadienne dans le Nouveau Chevrolet Six.Le beau Chevrolet Six moderne est marqué à un prix aussi bas que $635 (à l’usine, Oshawa, taxes en plus).A ce bas prix, de fait l'un des plus bas dans le monde entier, pour un auto — joignez les nouvelles caractéristiques désirables du Chevrolet: Une augmentation de 20% dans la puissance ! 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SAINT-VINCENT DE PAUL I i — AInrdi, le 16 février, dons la saille du collège, nos jeune gens interpréteront ‘‘Lo Gondolier do la Mort”, jdrame vénitien en 3 actes, do Ch.Lo-Roy-Villars.Cotte soirée sera présidéo par AI.1c- curéo J.-C.Geoffrion.On peut se procurer des billets Chez José.— Aille Juliette Longpré, de Mont-réul, est de passage chez sa tante, Mme Paul Bouvrctte, de Lachapelle.* ?>1 — Dans la nuit do samedi a dimanche, des nmlfaiteurs ont volé une statuette de sir Hector I^angevin qui ornait la façade de la maison de Aline Vve Antliimc Lorrain, dans le liant de In ville.Ils ont aussi brisé la vitre d’une fenêtre derrière la maison et une nmpoulo électrique.Plainte été ]>ortce à la police qui recherche cos malandrins.* * * — A leur assemblée du 3 février courant, les membres de la société des Forestiers Cntboliques ont adopté un ordre du jour, offrant, leurs sympa-tliies à AI.Eugène DesclininbanJt, il l’occasion de la mort de M.Herméné-gildo Legault, de AIont-Rolland, son beau-frère.* c* * A LA CHAMBRE DE COMMERCE — Jeudi 4 février, ont eu lieu les élections du bureau de direction de la Chambre de commerce de Saint-Jérôme, avec le résultat suivant : Président, M.J.-IL-A.Libelle; vice-président, AL Eug.Saint-Vincent; trésorier, AI.J.-H.Desjardins; secrétaire, AL Jcnn-C.Marchand; ass.-se crétaire, M.J.-N.Bousquet; directeurs, AIM.-J.-P.Rolland, J.-H.Boudreau, Geo Hamel, L.Alareoux, J.-W.Oyr, J.-A.Dnprns, Ad.-E.Lebeau, E.-F.Marchand.AIM.J.-H.-A.Libelle et.J.-H.Boudreau agissaient comme vérificateurs * * * — Jeudi soir, Aline J.-Ed.Rainville a reçu a un bridge en l’honneur do Mlles Marguerite et Rachel Dcschnm-bcault do Sainte-Thérèse.Etaient invitées : Aimes R.Afauxieo, A.Homier, A Lapointe, L.Gaudct, C.Ronrbenu, R.Richard, A.Hogue, Aille L.Libelle.Le premier prix fut gagné par Aime A.Homier, le prix de consolation, par Mme L Gaudet, et le prix de présence par Mlle Marguerite Descham-bonult.* * * LE MONTAGNARD A ST-JEROME — C'est samedi apiès-midi, 30 janvier que nous arriva le club de va-euetteurs L> Montagnard.Disons en passant que ce club, qui est un des premiers de Montréal, a été fondé le 1er novembre 1895 par MM.Leeoitrs < ' Perrault.Le trajet lut effectué par autobus Après une courte parade dans la ville, les Montagnards gagnèient l’hôtel Lapointe où ils se retirèrent pendant c.ur séjour ici.A l’occasion du passage des raquet-teurs montréalais eût lieu à 8 lires 30, ù I I salle du marché, une grande soirée athlétique p?.t rnniséo par la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme et l’hôtel Lapointe.AL J.Charles Marchand présida la séance au cours de laquelle on vit six combats le boxe et une rencontre à la lutte.Une représentation de minuit donnée au Théâtre Rex suivit ce tournoi très intéressant.Il y eut musique, danse et chant.Nous félicitons sin-lèrernent MAI.Dufort.Brouillet, Gooffrion, sans oublier AI.Alorand (un enfant de Saint-Jérôme) qui ont bien voulu non- taire apprécier leur talent vocal.Outre ces attractions l’assistance vit se dérouler un superbe film “The Iron Mail”.Tous revinrent enchantés de leur veiliéc.Dimanche, les Montagnards assistèrent à la grand'messe.Vers 4 lires */> s allèrent saluer le maire.AL Glier-rier leur souh.ita la bienvenue et les invita à revenir.La fanfare du club Le Montagnard exécuta quelques morceaux.Le, Montagnards nous quittèrent satisfaits de leur passage dans notre \illo jérômierme.Il» dirent s’être beaucoup amusés et vraiment ils ne firent pas mentir leur riante devise “Toujours joyeux” ! — Nous accusons réception du catalogue Printemps-Eté 1932 de la maison Dupuis-Frères de Alontréal.Ce cntaloguo très complet, publié entièrement en français, sera, sans doute, bien accueilli par la population cu-nudienne-frnnçaise.Nous croyons, cependant, que, à qualité et prix égaux des marchandises, les acheteurs doivent d’abord donner la préférence aux marchands de leur localité.Cette réserve faite, nous sommes d’opinion que la maison Dupuis Frères mérite d’être encouragée par nos compatriotes.COLONNE PAROISSIALE NAISSANCES 28 janv.: Josoph-AIareel-Ovidc, enfant do Bemnrd Filion et de Cécile Allaire.28 janv : Joseph-Réal-Jaeques-O- mer, enfant de Orner Beauchamp et de Alary Racine.29 janv.: Joscph-Guy-Jcaii-CInude, enfant île Rosario Valiquette et de Gennaino Villeneuve.29 janv.: Joseph-Emile-Gérard, enfant de Napoléon Saint-Aubin et de Albcrtine Piché.1 fév.: Joseph-Arthur-Gér.trd-.Tenii Guy, enfant do Henri Myner et de Valéda Desjardins.DECES 27 janv.: Raymond Bertrand, 1 an et 4 mois, enfant do Antliimc Bertrand et de Léa Legault.29 janv.: Louis Dufour, 1 mois, enfant de Joseph Dufour et de Ros» Ayotte.29 janv.: Azilda Saint-Vincent, veuve de Jules A[aceliabée, 60 ans et 9 mois.MARIAGES 30 janv.: Alfred Brièrc et Marie-Laure Aubin.30 janv.: Léo Giroux et Dolorès Tremblav.LES ANNALES L’année qui commence sou» le signe du bon sens enfin remis à l’honneur inspire à Yvonno Snrccy, dans les Annales du 1er janvier, des réflexions optimistes.On lira dans ce même numéro une fantaisie de Pierre Audiat sur lu travail du Parlement pour 1932; un piquant article de Aime G.-R.Ta-bouis sur Los Salons et la Crise; les curieuses révélations sur le rôle des lciumcs dans la politique américaine, le Carrousel do Washington; le pa.-aionnant chapitre sur les Secrets de la Censure pendant la guerre; les amusantes et instructives pages do Pierre Bost sur les Mystères et les Trucs du cinémn.Do vivantes rubriques si gnéos Henry Bidon, André Thérivc, André Billy, André Ling, Gérard Bauer, Benjamin Crémicux complètent avec Les Lurons do Sabolas, de ! Henri Béraud, ce brillant numéro.Eli vente partout: 3 francs.THEATRE REX Vendredi et.samedi: Josephine Dunn dans “Air Poliee” — Cartoon — Comédie — News.Dimanche et lundi: Pierre Frcsnay dans “Le Rebelle” — Comédie — Cartoon — News.— Alardi, ineroredi et jeudi : D.W.Griffith dans “Birth of a Notion” — Comédie — Cartoon — News.Une céréale guérit la constipation Le Ail-Bran de Kellogg lui donne une santé nouvelle Quiconque souffre de constipation devrait lire la lettre de M.P.AI.Fisher: “Peinlan.plusieurs année» j’ai .souffert de constipation et pour me guérir je IL usage de toutes sortes de laxatifs.Après quelques jours de traitement mon état é ail le même et quelquefois pire.“Il y a quelque temps, je commençai à prendre le Ail-Bran de Kellogg, régulièrement une fois p.r jour, tel que prescrit.Depuis ce temps, je constate que je n’ai plus besoin de prendre d’autre medicament : il me maintient en bonne santé.— AL P.AL Fisher”.(Adresse sir demande).La constipation est causée par deux choses dans le régime: "Bulk” pour exercer les intestins et la vitamine B pour les bonifier.Le Ail-Bran contient les deux e; aussi le fer pour le sang.Combien plus sûre est cette façon de se soigner que de recourir aux pilules et aux drogues, si souvent malfaisantes.Prenez deux cuillerées tous les jours, — deux dans ies cas graves à chaque repas.Si vos troubles intestinaux ne disparaissent pus avec cela, voyez votre médecin.Egalement succulent comme céréale ou employé dans la cuisine.Demandez le paquet rouge-et-vert à votre épicier.Préparé par Kellogg, à London, Ontario.PENSEES Etre placé au-dessus des autres ii’est qu’une obligation plus étroite de travailler pour les autres et de les servir.Bourda'.oue LABELLE A une session du conseil municipal du village do Lnbelle, tenue le 1er lé vrier 1932, à laquelle session étaient présents son honneur le maire P.-E.Forget, et AIAL les conseillers J -A.Gratton, Pierre Miljours, Arthur A-larie, Delphis Dauphin, Nophtalie Maher, Wilfrid Macchabée, formant quorum sous In présidence du maire; la résolution suivante a été adoptée: “Lo conseil municipal du village de Lnbelle apprend avec regret le décès de Aime Vve Etienne Aliljotirs, mère de Pierre Afiljours, conseiller de notre village, et une do nos plus vieilles citoyennes.“Le conseil offre ses plus sincères sympathies à Al.P.Aliljotirs ainsi qu’à la fnmillo”.Que copie de la présente soit transmise mix journaux.— Adopté.Paul-Emile FORGET, Maire Alfred BELISLE, Sec.-Trés.SAINTE-LUCIE — Dimanche, le 24, il y eut une u-grénble soirée dansante chez M.Antoine Deslnuriers.Parmi les invités, on remarquait : M.et Mme Albert Deslaniicrs, Al.et Aime Léo Quevil-lon, AI.Raoul Charette, M.Paul Constantincnii, Aille Corine Gauthier, Gabriel Constnntinemi, Angélina Gauthier, Alathicu et Cyrille Cloutier, Géraldine Morel, Patrick Fortin, .Jeanne Charette, Jos.Fortin, Anita Cha-rette, Achille et Paul Oharctte, Roméo Gareau, Gérard Villeneuve, Roland Charette, Simonne Villeneuve, Josnphat Vaillaneourt, Zenon Four-i.elle, Marie-Anne.Vaillaneourt.Lucia Vaillaneourt, etc.IN MEMORIAM -—Jeudi, 28 janvier, fut chanté à Sainte-Lucie le service anniversaire d’Ernest Deslauriers, notre fils uni- que.Que triste souvenir nous ruppe- la ee jour où il partit pour toujours.Dieu l’a •avi trop tôt à notre affec- Lion.Do; uis un an, lié las ! SI place ¦est vide m foyer, et muette, pour toujours ( -t sa voix.Nous le pieu- rôti» comme le premier jour.D u haut du ciel, il prie po ir ceux qu 'il i aimé sur cette t erre.Ses parents A LOU ]R — Logement
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