L'Avenir du Nord, 23 septembre 1932, vendredi 23 septembre 1932
LABELER VENDREDI, 23 SEPTEALBRE 1932.JL JOURNAL DISTRICT de TERREBONNE ‘LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME;'NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT’’ (Benjamin Suite) CHENIER ABONNIRAIENT: $2.par année.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST.Publié par la Cie de Publication de St-Jérômo Ltéo.HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Q.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT.TRENTE-SIXIEME ANNEE; NUMERO 3S.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LE “ DEVOIR ” ET LE “ GOGLU ” Le discours-salade.au céleri de M.Arthur Sauvé LA SEMAINE (Du 16 au 21 septembre) “LE COFFRET DE POEMES yar LOUIS DANTIN 1897-1932 1897-1932 SE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-CINQ ANS.A être intelligent nul n’est tenu, I a- plus qu’à l’impossible d’ailleurs.ète reconnut "au bout de se.s élcctres d’or” une parcelle de Vérité.Et lieu à peu, de l’extrémité de l’IIc enchanteresse, des grèves aux sables d'or, du calme océan, de 1 infini firmament où scintillaient les étoiles, toutes les larmes versées depuis si longtemps, toutes les larmes revenaient, "essaim tourbillonnant,” et chacune ]>ortait, intacte, immaculée, une parcelle de la \ elite perdue.La solitude, le calme de cette vie de l'Intelligence où le poète s'était grandi jusqu 'à se fondre entièrement au rythme universel, lui avait ouvert b - yeux sur le grand Mystère.Scs larmes, toutes ses larmes, répandues au cours de son existence, apportaient sur leurs ailes la Vérité, la \ évité tout entière.Lentement, un nimbé traça comme un symbole sur le front du poète qui, maintenant, semblait jouir d'une paix sans mélange.Mais ce n’était qu’un rêve.Pensif, je refermai le "Coffret de Crusoé,” songeant au divin Goethe, que je commentai en me disant: "Si les dieux infinis accordent à ceux rpii .-.ont leurs préférés la joie de pouvoir s’absorber dans la beauté des choses, ils imposent aussi aux assoiffés de grandeur intellectuelle une suite de souffrances sans cesse recommencées.’ ’ Jean CHARBONNEAU LE CHATEAU DE L’AMIE J’ai dit: "Pas do repos pour mon coeur vagabond, Pas de trêve au Désir éternel qui le ronge: Il lui faudra toujours errer comme en un songe, Nomade sans abri dans le désert profond.La Pensée est chimère et U Amour est mensonge; La Beauté cache un piège et la mort est au fond ; La Femme est l'inviteuse impure du démon: Ah : vienne lo Néant où tout l’ètrc se plonge ! Mais l'Amie apaisante et douce, en souriant, A remis sur mes yeux le bajuleau confiant Et calmé dans l'oubli mon coeur gonflé d'épreuves; En son château fermé, loin du Doute obsesseur, Elle m'endort au son d'un murmure berceur Et mo guide au chemin des Illusions neuves.Louis DANTIN MELI-MELO LES LAUREATS DU "PRIX DAVID" Un jury vient de proclamer la liste des concurrents appelés au partage n fit* vaincre sa paresse naturelle et donner à son esprit nue orientation relevée et intelligente.•le lai- donc appel à la jeunesse que j’engage fortement à profiter des n-vaiitages de ees coins-: qui sont gratuitement à sa disposition pour commencer la semaine du 3 octobre.Les élèves nouveaux et anciens sont priés de se faire inscrire le plus tôt possible a vaut l'ouverture afin de ne pas retarder fi- travail du professeur.J.-B.DUBOIS Directeur des cours de solfège do la province.Vieux Doc (Le docteur Edmond Grignon) vient de céder les droits d’uduplution radiophonique de ses deux livres, "En guettant les ours et "Quarante ans sur le bout du banc", à 1'Imperial Broadcasting Co."Eu guettant les ours” et “Quarante ans sur le bout du banc" ont connu tous deux un succès de librairie auquel les livres canadiens n'ont guère été habitués jusqu’à présent.Nul doute, qii’lmbilemeut transformes m sketch, et présentés à lu radio par des interprètes de piemier ordre, les divers chapitres des deux livres du "Vieux Doc” ne connaissent auprès du public radiophile un succès au moins égal à celui qu'ils ont connu auprès du publie lceleur.L'Impérial Broadcasting Co.compte commencer à très bref délai une série d'émissions hebdomadaires, tirées des chapitres des deux livres du docteur Grignon, qui se prêteront le mieux à l'adaptation radiophonique, et dues à la plume de notre confrère M.Edouard Beaudry.Un voyageur recommande le AH-Bran Il dit que cette céréale a guéri sa constipation.e moyen non ce que le AU "Je désire prendre sollicité pour vous dire Bran a fait pour moi."Je suis continuellement sur la route, et cela me porte à la constipation, comme tous ceux qui Voyagent tout le temps.Je souffrais beaucoup de constipation jusqu’à ce que quelqu’un me signale le Ail Bran de Kellogg.Depuis que je mange de cette céréale, je suis guéri de mes nui luises.Je la recommande fortement à tous ceux qui souffrent de ce que j’ai souffert." M.P.E.Follard (adresse sur demande).La constipation est causée pur 1 absence de deux éléments dans la nourrit are: la "niasse” pour le fonctionnement des intestins; la vitamine B pour les tonifier.Les expériences do laboratoire prouvent que le AU Bran contient les deux.En même temps, il fournit le fer pour le sang.La "niasse” du Ail Bran est coniine celle do la laitue.Dans l’organisme.clic forme un corps mou qui citasse doucement les déchets des intestins.On ne s’habitue pas au Ail Bran parce que c’est un correctif naturel.Il est beaucoup préférable aux pilules et aux drogues, souvent dangereuses.Deux cuillerées chaque jour vaincront lu plupart des cas du constipation; à chaque repas pour les cas graves.Si vos troubles d’intestins résistent à ce traitement, voyez votre médecin.Servez le Ail Brun avec du lait ou do la crème, ou employ cuisine.Chez tous les paquets rouge et vert.Kellogg, à London, Ontario.y-lu dans la épiciers.en Prépare ] |.nr L’ENSEIGNEMENT DES METIERS DANS NOTRE PROVINCE A mesure que l’enseignement technique dans la province prend le eli- de Québec, en parlant du relevé -t: listique qu’il vient d'adresser à l’Office l cdenil -ur le liomln e de ceux qui .suivaient des cours techniques au 30 juin dernier.Le rapport de M.Erigon évalue à 13,589 le nombre des élèves de l'enseignement technique dans la province de Québec.De ce nombre, 1470 suivent les cours du jour et 9110 .suivent les cours du soir, donnés par 120 professeurs.L’Ecole Polytechnique de Montréal, qui c.-t une école spéciale, comte 300 élèves.L’inscription ciimulat ive dans les autres écoles qui relèvent de la direction générale de l'enseignement technique, se chiffre comme sait : 907 élèves; soir: 1539; Montrent Tshni-cal Institute: soir: 03< ; Monument National : soir: 1012; Académie Fiché* de Laehine: jour: 230; Ecole Technique de Québec: jour: 319; soir: ISO ; Ecole Technique des Trois-Rivières : 305 cl 311; Académie du Sacré-Coeur de Gi and'Mère : jour: 370; Bertliier-ville Forest Rangers School: jour: 52; Sliawitiigun Technical Institute: LOI et 227; Ecole Technique de Hull: 131 et 229; Collège du .Sacré-Coeur de Beaueeville: jour: 19S; Ecole Indus trielle de la Tuque: jour: 280; Ecole Industrielle de Chicoutimi: jour: 09; Ecole Industrielle de Fort Alfred: join ; 125; Académie David e, llrum-momlville: .jour: 305; ( onseil des Arts et Manufactures (12 sections): division des arts: soir: 3881 ; division des Métiers: soir, 80S.Four comparer la statistique de no tro enseignement Icrluiiqnc avec celle des autres provinces, il faut y ajouter les cliiffre.s des inscriptions de l'Ecole des limites Eludes et (les E-eoles de Beaux-Arts.L’Ecole des Beaux Arts de Montréal compte 707 élèves le jour et 273 le soir; celle de Québec, 207 élèves le jour seulement.L’Ecole des Hautes Etudes reçoit cn-viion 105 élèves à ses cours du jour il plus de 2000 à ses cours du soir et aux autres.Il est.entendu que les chiffres dressés par M.Frigon ne comprennent pas l'inscription aux écoles et instituts qui relèvent directement d i ministère l .! •* Us photographs ‘"''ZZatâtl'arZ* liorden sont des témoignage spontanés i / Superbe Livret Sur Bébé! Gratis! The Borden Co., Limited, U5 (reorgr Street, Toronto, Ontario.Messieurs.Veuille/, m’expédier, prslis un cY*r”‘ plaire do U nouvelle édition, M pages, «lu Ibrn-Mre de Bébé.Nom ., Adresse l.:i «'ri>«* que* nous traversons nous t'ait loin lier du «loiin la nécessité dt* réjiartîm* dans toutes les classos do la Société, yuo «b* familles sont aujourd'hui dans la üviio, parfois dans la misère*, pour avoir oublié de.faire la paît «lo l’épargne aux jours «b* prospérité.Ou a méprisé eetU* g.an «le loi do la prévoyance: ‘‘La prévoyance lait partit* de l’esprit d’ordre et «l’éoonomio.On connaît ce vieil a-dnm»: gouverner c’est prévoir.Cotte maxinu* pont reoovoir son application dans une petitu sphère comme dans uno grande, dans un polit ménage, pni conséquent.CVst uno idée à inculquer do.bonuc heure dans l’esprit do l'enfant * \ Dans notre éducation eanadioum*-françaiso, dans la famille comme à l'école, faisons-nous la place assez large à la formation du caractère «le* l’enfant, à sa préparation aux réali-lés «pii l’attendent dans la vio ?Parmi cos réalités, colle do la responsabilité so drosse do bonne home devant le jeune garçon et la jeune fil lo.Responsabilité de ses actes, responsabilité de oc* qui lui est COU lie, do ce qui lui appartient.Que fait lYn-fanL l'adokscciu^le je u n o~ ho mtnortl pas songé a l'économie.C’est pour prévenir ce malheur qm la Commission scolaire de Québec, do conceit avec la Caisse d’Kcotiomu Notre-Dame de la même ville, nue banque de» plan pro.-pères, a organisé un admirable système d'épargne dans « hacune «les écoles p!accès sous son control.*.».a Caisse il ’Kconomie fournit au personnel de ces écoles tout ce qui est nécessaire au fouet ionnemoiit de la banque scolaire, et accoidc, en plus, (I, s prix aux déposants et à 1 Y*-colo même.La Cni-e d’Kconomic Notre-Dame «h Qnêbe • et la Banque d épargne de ia cité et du district de Montréal sont Us deux seule- banques de notre province, autorisée.- par une loi fédérale, à établir des Concours d’épargne clans les écoles.l^i Commission scolaire de Québec -e propose d’accélérer le mouvement de l’épargne dans ses écoles, conformément au désir cxpiimé par nos Pas-têtus dans leur mandement collectif.Eu vertu «le la l»»i îl Edouard Vil, chapitre .'LJ, section 4, article -LM du Code scolaire, il est loisible aux eom missaiies et aux syndics d’écoles «l é1-tahlir de.- caisses «le «lépôt nppe.écs caisses d'économie scolaire*", dans ’es limites «le leurs municipalités.Le département «le l’Instruction publique a établi «les règlements à cette lin.Nous somnu’s convaincus que b* personnel enseignant «‘t l«*s commissions .scolaires outreront résolument dans la voie de **l'épargne’entourant cette initiative opportune de la pru-lepco qui s'impose quand il s’agit l’argent, C.-J.MAGNAN LiS AVENTURES DE BAPTISTE—À LA C+JASSE 8 L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 23 SEPTEMBRE 1932.ESCAPADE D’AUTREFOIS “LE PETIT THEATRE", corps ihumatiquo du Sniiit-Jcroffic, jouera lo.ll octobre prochain, la célèbre piè ‘ce: “Michel Strogolï’’.Il est déjà •compris que lu vaste salle du théâtre Rex sera remplie à sa pleine capacité.Las sièges réservés sont pi is d’assaut, et le succès de cette soirée est plus qu'assuré.Jouée l’an dernier, cette pièce a si bien rencontré la laveur populaire, que le public a demandé qu’elle fût de nouveau interprétée.Eli recevant ce soir des billets pour cette représentation, j’ai pensé aux années déjà lointaines où j'appartenais au Cercle Label le.H eut sou heure, do gloire, ce cercle que dirigeait avec tant de tact, le Hév.Frère Ménil.Il en était l'âme, la vie.Depuis quel-i ui1» aimées, le Cercle Labelle n’existe plus.Le Frère Alérul, sur l’ordre de ses supérieurs, a dû laisser Saint-Jérôme et les membres du Cercle qui l’estimaient profondément.Les liens qui unissaient jadis les membres de ec groupement ne sont pas biisés: ces membres nous les retrouvons dans ce groupement dramatique qu’est le Petit Théâtre.Qui ne se souvient des fameuses représentations données par lu Cercle Labelle, au Collège de Saint-Ji 'inné ! 11 y a- vait Roland Maurice, I acteur le plus parfait, au dire des demoiselles et à mon avis; Napoléon Lavoie qui, dans les rôles de jeune premier, faisait l’admiration des dames; Fernand Tail-lon, doi.i le jeu était si naturel cl que nous ;overrons dans Strogolï; les Le-bcau, les Dcsjardns, les Jacob; les Magnant, les Cadieux (Léo) incarnant à ravir les généraux de jadis ou les débonnaires papas, les Foisy, unique • U son genre, les Pilon, et combien d’autres encore.Plus expérimentés, vieillis, ils continuent de s’intéresser au théâtre, et ils méritent surtout d’être largement encouragés.En a’igiinnt ces noms, savez-vous à portant un nom ami, pour me jeter, comme ça, dans le passé.C’était fumeux, allez ! Je crois bien que linéiques personnes à Saint-Jérôme en cn-• tendirent parler.Pourquoi ne pas la | raconter ?Pourquoi laisser les vieux souvenirs s’en aller dans l’oubli quand Jd’un Irait de plume on peut à jamais les graver .’ Voyons ! un peu de courage ! Si nous avons fait du mal, je crois que depuis longtemps il nous a été pardonné.ce que je pensais ?Sans doute, à ces jours heureux d’autrefois, mais tout particulièrement à.une escapade dont je faisais partie, et qui faillit tourner an tra’giqne.Il y a longtemps que je n’y pensais plus; il ne.m’a fallu qu’un court billet venant de Saint-Jérôme, C’était en 1927, à l’automne, un lundi.Après la réunion du Cercle Labelle, réunion qui se tenait au collège, nous nous étions attardés, quelques amis, à causer dans lu grande, .-aile des représentations.< V soir-là, nous avions, pour employer une vieille expiessiou bien connue: le diable au corps.Quand on est jeune, il est de ecs minutes où l’on se sent taquin et où l’on aime à jouer ee qu ’ordinairement on appelle des tours.“Jouons un tour aux Frères,’’ dit quelqu'un.Cinq voix répondirent sur cinq tons différents: Très bien.Il y avait Fermai Taillon, Marcel Jacob et deux autres dont les noms m’échappent.Dommage que nui mémoire fasse n'iisi défaut, car j'aurais bien aimé que leurs noms parassent en publie il qu’ils lussent classés au nombre de cette bande de fameux criminels dont je luisais partie.Il me.semble que Bernard Desjardins faisait partie du 1 syndicat.Son sérieux d’alors égalait bien le nôtre: depuis, bien dignement, il est dans les petits gâteaux.J’aurais souhaité y voir Maurice Crimean (qui ne l'a pas connu 1) espiègle et charmant, badin et amusant.11 est vrai qu’un soir — cela m’a été relaté — il monta sur le monument du cilié Labelle, et là-haut, près de la soutane du grand colonisateur, il commença ù distribuer n ses mais demeurés eu bas, un dix-ours très bien tourné sur les feuilles tombées et sur les feuilles tombant! s.Comme un policier montrait son bedon au coin du palais de justice, les amis-auditeurs quittèrent leur tribun aussi rapidement que des souris à l’approche du chat.Il demeura seul, là-haut, sons la bise d’automne.jusqu'à ce que le brave gardien de la sécurité publique, constatant sans doute que la soutane du vénérable curé était du bas trop bombée, vint se rendre compte de la présence nocturne d’un oiseau nouveau genre.Mais, comme le brave garçon n’était jamais pris an dépourvu, il paraît qu'il lit lire le policier, ce qui plus souvent qu ’autrement n’est pas du tout facile.Ce sons cette digression.II nous (allait jouer un tour aux Frères.Nous les aimions bien, allez.! Nous badinions avec eux; nous les visitions souvent; en un mot.nous étions presque de la maison.Sans cela, je crois bien que jamais, bien éduqués comme lions l’étions ( ?), nous ne nous serions permis une semblable polissonnerie.Nous nous croyions aimables, voilà tout.Dans l’obscurité du petit parloir, nous tînmes une espèce de conclave.lTn grand silence sc (it, suivi d’un formidable éclat de rire.La larce était trouvée.Et voilà.Les chaises cl les fauteuil.-, s’entassent les unes sur les autres, dans cette porte qui donne du parloir central sur le corridor principal.Four rendre cette barricade de beaucoup plus solide, nous y poussons le lourd et massif radio-table.Un Déjeuner Soutenant pour les Enfants Cuit en minute» après que l'eau a commencé à bouillir J377F MrV «afin/ / fi m “Nous pouvons remercier Longue Distance de ce chèque” Le père Besse-tte vendait sa ferme et désirait disposer de deux superbes paires de chevaux.Morin n’en avait pas besoin pour lui-même, mais il pensa à un roulicr de ses connaissances en ville.F Les taux riduits du soir pour 1rs appels antre postes commencent d 7 p-m.Les taux plus bas ' de Lt ttuit, i 8.30 l «arapi i Le même soir, Morin appela son homme par longue distance et s’offrit de lui acheter ces deux paires de chevaux le jour suivant, moyennant" une commission.Quelques jours plus tard il recevait par la poste un chèque pour un joli montant — et son appel téléphonique ne lui coûta que 30 Cents.j Fuis, en coup de veut, nous sor-j tons.A tour de rôle, avec une .sauvage ardeur, nous pressons le bouton de la cloche électrique qui mène un va (arme épouvantable.Ecrasés sur le perron, la casquette sur les yeux comme de véritables bandits, nous attendons l’effet.Le portier accourt.La porto est barricadée.Ce brave Précourt, professeur au collège, ne trouva guère la chose amusante car il rebroussa chemin, après avoir fait de la lumière.Nous n’étions guère satisfaits.Nous aurions voulu que ee bon monsieur poussât la porte, ce qui aurait ou comme conséquence de renverser l’amas de chaises et de nous faire rire amplement.Plus rusé que ! nous, il disparut et de nouveau l’obs-I entité se fit dans le grand parloir du contre.| Déçus dans notre attente, nous nous acharnons à la cloche avec beaucoup plus d’ardeur.Mais, cependant, nous craignions un piège, et nous surveillions attentivement les alentours et surtout les fenêtres du second étage.Nous étions en somme assez, braves.Pourquoi craindre ?Nous étions dans la nuit, et à quelques cents pieds la cour sombre pour faciliter la fuite.Le Frère Jean était alors directeur.Bon caractère jusqu’au fond de l’âme, il faut croire qu’il devint ennuyé de cette sonnerie continuelle, car il téléphona ù la police.La veille, une sont me d’argent assez, considérable avait été volée dans la chambre d’un serviteur.Depuis quelques jours, des gamins de la ville (pas nous, bien entendu ) ennuyaient les religieux par une série de polissonneries de mantis goût.Les jeux de la cour étaient brisés, renversés; les-barrières arrachés de leurs gonds; la cloche du pat loir sonnait parfois après minuit, portes étaient forcées, etc.Je le comprendre que le Frère Jean, constatant que nous étions eu cause, lisait de cet habile stratagème: faire passer la venue du chef policier comme une simple visite d’enquête.Cependant la leçon était donnée, et combien bonne ?Cetto nuit-là, je, dormis mal.Je rêvai que le chef nous conduisait vers la prison.Nous 'marchions, nous les cinq coupables, dans le milieu de la route, les mains liées par d’énormes menottes.Quelques passants nous regardaient et riaient de nous.La nuit, au fond des cellules, fut terrible de remords.Le lendemain nous j ci -sions devant le juge qui nous cou damnait chacun à trois ans de pénitencier.Je ni’éveillai, tremblant.Oh 1 la terrible nuit qui suivit cotte é-înouvanto soirée ! Tout cela est passé.11 n’eu reste que le •souvenir.Ah ! j’irai le 11 oc-, tobre voir jouer les amis de jadis, leur serrer la main, causer avec eux de ce temps lointain, où jiour nous amuser, nous faisions rager les autres ; t (‘causer encore de celte escapade d’autrefois qui, pour toujours, je le jure, nous fera penser qu’à vouloir causer du tort ù autrui, même à de paisibles Frères bien tranquilles le soir, nu coin du feu, on s’expose à apprécier à -a juste valeur l’étroite coiltile du prisonnier.CELIBER y TERREBONNE DOUBLE MARATHON A TERREBONNE LE 2 OCTOBRE 1932.Tl nous fait plaisir d’annoncer à nos nombreux amateurs de sports qu’un grand marathon comprenant des courses à pied et ù bicyclettes sera tenu à Terrebonne, le 2 octobre 1932.Le ptogramme, qui intéressera certainement les amateurs, sera ultérieurement porté à la connaissance du public par la voix des journaux.Pour informations, s’adresser à M.Richard, Tel.81, Terrebonne, r^t à M.A.Labelle, Tel.PLalean, «LSI.Montréal.L’ASCENSION répète: ce n’était pas nous.Nous en lions à notre premier exploit.Ce ’eut probablement pas été le dernier, si.an piège, nous n’avions été pris, et de quelle manière, mon Dieu ! Dieu punit Toujours les mauvais garnements.Nous étions là, épiant les moindres bruits, quand un ron-tiemeut nous parvint de la grande rue, (vaut même que nous eussions pu déterminer la natuie de ce bruit, une motocyclette enfilait l’allée qui mène au collège.“La police I” cria Marcel Jacob.Descendre et prendre la fuite ! C’était impossible maintenant.Taillon ( titre dans l’édifice.Nous le suivons.Nous espérions, c’est sûr, gagner le corridor, descendre au sous-sol, et de là nous enfuir pur la cour.La porte du centre était barricadée.Dans notre énervement, nous l’avions oublié.Arrêt brusque, suivi de profonds soupirs.< >ii sait (pie le parloir du ccu-t re donne accès sur deux autres petits parloirs latéraux.Par celui de gauche, on communique avec le corridor principal.Celui (le droite n’a pus d’issue.Enervés, nous entrons ù droite.Vlan ! Li lumière se fait.Devant nous se dressent une dizaine de religieux qui nous regardent avec dureté.Nous sommes pris.Le chef Lesage entre.Il nous fixe sévèrement.Un frère dont je ne me souviens plus du nom.mi homme bâti comme un hercule — serait-ce le Frère Patrice ?— dit: — Monsieur Lesage, le Frère -lean veut vous voir l Et se tournant vers nous, il ajoute: — Attendez.Et sa ligure semble ajouter: —-Du va vous mettre à la raison, mes petits polissons ! Inutile d’ajouter que les chaises fu rent mises eu place, comme par en eliantcment.Nous étions accablés.•Je crois même que je priais.A dix-neuf ans, et dans une telle aventure, on n’est jamais bien brave.Je pensais à ma mère, à tous mes amis.Eu cour, peut-être en prison, ce soir, do main, et puis la semaine prochaine, peut-être un mois.Une heure passa.L’attente devenait insupportable.Nous attendions toujours cl ne savions que )H‘tiser.Tout à coup, un bruit de pas dans le corridor.Un religieux entre.Nous le regard eus, anxieux.Sans doute, il nous apporte l’arrêt du destin.— Qu’c fee que vous attendez dit-il.— On nous a dit d’alternitc, dis-je.— Qui ?—Un religieux nous a dit «l’attendre.Il est monté, avec le ehel Imsage, chez le Frire Directeur.— Pourquoi ! il nous fallut raconter tonte l’bis loire.Personne ne voulait.J’avai-chaud dans les épaules.Nous étions consternés.— Allez-vous en, dit-il, le chef Le sage n’est pas venu |)»ur vous.Il est venu voir le Frère Jean relativement à un vol qui a eu lieu ces jours derniers.e ‘ -, o' - _ "Longtèiifps, au coin du pout Van ici-, ° uiâmca.JïoïiB coromeqpjqn?à — M.Arthur Sarrnziii est ailé explorer une limite de bois franc pour la compagnie as pratique parce tpte, à son dire, l'utilisation du bois comme com-Lustible de chauffage serait plus coût : ! si- que l’utilisation tlu charbon.Il i i pourtant démontré que la combustion d’une corde tie bois produit autant de calories que la combustion il'une tonne d’anthracite.Un combustible ne doit-il pas s’évaluer d'a-i uni en rendement-chaleur ?Quid est nmiiiteuaiit le coût d'une initie de bois et d’une tonne tl’anthracite, qui représentent l'une et l'autre la même valeur en calories ?l.a corde de lmis coûte aujourd’hui détaillant montréalais à peu prè Ss )a corde : $5 qui vont : ou r, 50 cents pour ta et» pour le transport.Kendo à .Montréal, k bois de chauffage tic bonne qualité, le bois d’érable, par exemple, coûte don" jjtÿ la Al.Bock CHARBON A ce prix, nous dit les détaillants peuvent pass' r des contrats j*onr tout l'hivt r prochain.Le transport jusque dans le chantier du détaillant et le débitage tlu bois peut encore, coûter un dollar tm un dollar et demi, ce qui fait un prix de revient de $9 ou tie *9.50 la corde.L anthracite de Pennsylvanie ou tlu pays de Galles, rendu dans le chantier du détaillant, nu coûte pas moins que *12 la tonne.Encore une fois, une corde de bois et une tonne d’anthracite représentent, à la combustion, leur fut lierai,V >e, lu même valeur en calories.I,e cltarbou coûte $12 et le bois, $9 ou .-rlLili seulement.La diffé once .b prix en faveur du bois est doue d'environ tm tiers.Tout en admettant l’égalité d < valeur en calories — ce qui est une façon bien scientifique de compter, mais d es) bon d'avoir la science de sou coté —• d’une tonne de charbon el d'une corde de bois, le bois donne t il charbon.La corde de bois coûte miens t lier que lu tonne de charbon.Un itir.i peut-être qu’un feu de bois dure moins longtemps qu’un feu de charbon ! Mais le feu de bois est plus vif que l’autre.Dans un petit logis, i! suffit généralement d’un feu le matin et d’un feu le soir pour entretenir dans l:t place une température convenable.Avec le charbon, qui brûle constamment, c’est souvent le.surelmuffage, ce qui est à déconseiller.Pour les logis plus grands, avec système de chauffage central, le bois est encore à recommander, pendant quatre mois au moins sur six.En octobre, eu novembre et même eu déecm- da.11 est le premier canadien-français à être nommé à ce haut poste.— Is.' livre de vers de zeau, “L'âme solitaire' grand succès.Al.Albert Lo'.obtient un mai, il n’est pas chain mariage au produc-qic et $2.50 au consommateur la même salistae-tion que le charbon ?Autrement dit, !e bois, quand il s’agit de chauffage tt une maison, brulo-t il avec autant d’avantage que le charbon ! Presque toujours, nous affirme Al.Bock, à la condition que l'on sache s'en setvlr.Dans un bon nombre de cas.le bois est préférable au charbon.Et dans tous les cas, à certaines périodes do l'année, le bois est le eomhustible qui convient le mieux.De l'automne au printemps, la mai snn de l'ouvrier peut être chauffée au bois bien pins économiquement qu’au de t retenu comme un feu de ! pêchant que la cheminée Ê Chaque papier tuera < Ile.Spéciaux de la semaine POUR DU COMPTANT FLEUR A PAIN Pour 1.90 PIZ 10 lbs Pour 49c C:\FE Victoria en fèves La lb 45c THE Victoria NOIR ou VERT.La lb 47c PAPIER DE TOILETTE 7 rouleaux pour 19c CORNSTARCH Benson La boite 10c MINE A POELE grasse La boite 10c PRIX SPECIAL POUR LA TOLE TJ» NETTOYEUR Big Fite Pour.NETTOYEUR A MAIN Majestic 2 pour.CIRE A PLANCHER L.M.L.Pour.BALAI à cinq cordes Pour.ALLUMETTES 3 boites pour.OC 15c 34c 24c 23c K(.SARDINES BRUNSWICK Pour.• AINSI QUF.POUR LES ENGRAIS.PHARMACIE OSCAR LANDRY :: 341, St-Georges du Marché Tél.461 & 490 Voisin GARDAN.39 ct •°8 NESTLE'S rOOD.79 NUJOL.65 ct .79 SIROP FELLOWS.93 X-BAZIN .39 KOLYNOS 29 et .39 AR«JOTî.RTNTÎ .1.98 MENTHO-SULPHUR .59 CHASE, FOIE .25 CHASE, NERFS .45 BOLDINE HOUDE .89 HEMOSTYL, AMP.98 HEMOSTYL, SIROP 1.25 MISTOI .29 ct .59 LOTION P1VER .85 Sels Kruschen .45 et .59 .89 Dcxtri-Maltoso .- .75 "j* Cigarettes L Legras.-15 ?Caroitl & Bile Salts.95 j Waterbary's.75 1 Calbisina.65 ! 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