Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 3 mars 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Avenir du Nord, 1933-03-03, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
A* CHENIER ij U 1897-1933 .WB> x.SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SIX ANS.1897-1933 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” ( Benjamin Suite) ABONNEMENT: $2.00 par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GARE AU, Président SAINT-JEROME, P.Qué.Secrétaire do la Rédaction: ANDRE MAGNANT TRENTE-SEPTIEME ANNEE; NUMERO I).JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LABELLE VENDREDI, 3 MARS 1933.PAS DE FRATERNITE SANS EGALITE LA NEIGE EST BELLE La neige est belle.O pâle, ô froide, ô calme vierge, Salut I Ton char de glace est traino par dos cours.Et les cicux assombris tendent, sur mou parcours, Un dais de satin jaune et gris couleur do cierge.Salut ! Dans ton manteau double de blanche serge, Dans ton jupon flottant de ouate et do volours Qui s’étale à grands plis immaculés et lourds, Le monde a disparu.Rien do vivant n’émerge.Contours enveloppés, tapages assoupis, Tout s'efface et so tait sous cet épais tapis, Il neige, c'est la neige endonneuse, la neige Silencieuse, c'est la neige dans la nuit; Tombe, couvre la nuit atroce et sacrilègu O lis mystérieux qui t’effeuilles sans bruit.Jean RIOHEFIN Nous avons reproduit dans l’Avenir du Nord un article de La feuille d'Erable, de Tecumsoli, protestant contre les conclusions d’une conférence laite a Québec, il y a quelques semaines, par M.Arthur Beauchesne.Ce dernier traitant do la bonne entente entre les doux races qui composent le gros de la population canadienne, lit ressortir la bonne volonté et la sympathie de plus d’un Canadien-anglais à l’égard des Canadiens-français.Jusque-là sa conférence a été bien inspirée, car il est mieux de chercher à unir les Canadiens plutôt que de les désunir.Mais, il nous parait que les conclusions de .M.Arthur Beauchesne sont aussi inopportunes que peu fondées, quand il affirme que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, pour les Canadiens-français, et que ceux-ci n’ont pas lieu de se plaindre.Nu va-t-il pus jusqu'à laisser entendre que la paix complète régnerait entre les races au Canada si les Canadiens-français voulaient concéder toujours et céder tout le temps.M.Beauchesne, et avec lui M.Armand La vergue qui cherche à le jus-tHier dans une lettre que lu Feuille d’Erable vient de publier, disent qu’ii n’y a pas de minorités au Canada: “Nous sommes tous Canadiens de langue française et de langue anglaise, sur un pied d’absolue égalité,” écrit M.Lavergno.Cela peut être vrai en théorie, mais en pratique ?.Nos luttes plus que séculaires sur le terrain religieux et scolaire, pour protéger ou revendiquer des droits sacrés, sont là pour démontrer que cette égalité est un mythe là où la majorité est anglaise.Au surplus, dans le.service civil cette égalité existe-t-elle ?11 est facile, sur ce terrain, d’établir des statistiques.Voici quelques chiffres que rappelle le Droit d’Ottawa.“Au début de la session de 1927, M.Hoekcn avait affirmé, à deux reprises, que les Canadiens français recevaient plus que leur part dans la distribution dos postes do l’administration fédérale.Afin de donner plus de poids à sa fantastique déclaration, le député orangiste assurait que le relevé, par nationalités, des fonctionnaires des divers départements prouverait que les Canadiens français reçoivent, au Service Civil, un traitement do faveur.Ce relevé, le gouvernement avait refusé de le faire,’et pour cause.“Aim d’on avoir le coeur net, nous lions référâmes au rapport de l’Auditeur-Général pour l’année fiscale so terminant, le 31 mars 192(i.Ce rapport annuel contenait, à l’exception de ceux dos employés à gages, les noms do tons les fonctionnaires fédéraux ainsi quo les traitements attribués à chacun.“Quelque fastidieuse que soit cette tâche, nous finies le relevé de tous les noms des fonctionnaires cnnadien-français et dos salaires qu’ils reçoivent.INSTRUCTION ’ PUBLIQUE ECOLES NORMALES DE GARÇONS Le Comité catholique du Conseil de l’instruction publique a formé, en mai 1932, un sous-comité chargé d’é-ludicr n) les programmes, les diplômes à décerner, l’âge auquel un élève peut être diplômé, en vue d’élever, si possible, le niveau des études dans les é-c.ohs normales et assurer leur pleine efficacité.h) L’enseignement de l’anglais à l’école nonnnle Jacques-Cartier.Ce sous-comité a tenu plusieurs séances, après s’être adjoint M.C.-J.Mngnnn ainsi que quelques membres et officiers do la Commission des é-colcs catholiques do ln cité do Montréal.En pins, ce sous-comité a cru bon de consulter les directeurs des scolnstieats-éeoles-normales qui ont donné leur adhésion aux mesures proposées par le sous-comité.Après de longues délibérations, le sous-comité a soumis le projet suivant au comité catholique du Conseil de l’instruction publique, le 1er février 3933.ECOLES NORMALES DE GARÇONS I.— Admission L’admission au cours régulier des écoles normales de garçons a lieu, nu concours, après In septième unnéo d’étude, au moins, île l’école primaire complémentaire.* II.— Brevet élémentaire a) lx* * brevet élémentaire de l’école “Cette étude nous donna las statistiques suivantes: total du personnel administratif: 33,086; personnel ca-nadicn-français: 0,320, soit 19.12%.Ensemblo des salaires: $51,039,051.85; part des fonctionnaires canadiens-frnnçais: $9,582,673.13, soit 18.77%.Comme notre projiortion numérique était à cette époque, de 27.91%, nous étions loin d’avoir, en personnel et en salaires, la part qui nous icvenait.M.Hoekcn avait parlé à travers son chapeau.“Six ans ont passé depuis.Il convient de faire un autre inventaire de notre richesse administrative.“Il en est encore qui trouvent que nous sommes très bien traités et même trop bien.D’autres estiment que notre part dans l’administration fédérale ne correspond ni à notre importunée numérique ni à notre qualité de Canadiens qui parlent les deux langues officielles et qui, par conséquent, sont eu mesure de rendre plus de services et au gouvernement et au public.“Au cours de la dernière session, le Secrétaire d’Etat a répondu à un député conservateur que, le 1er juillet 1930, il y avait dans les divers services administratifs de la Capitale, 2047 fonctionnaires cnnudiens-fran-eais sur un total de 11,121, et que leur part de salaires était de $2,627,667 sur $18,547,434.Ce qui faisait une proportion de 1S.40% pour le personnel et de 14.16% pour les salaires.“Ces statistiques étaient forcément incomplètes, puisque les ministères de l’Agriculture, de l’Intérieur, de ta Défense Nationale, du Revenu National et du Commerce, où nos compatriotes sont en assez faible, proportion, avaient refusé de donner leur part de renseignements.De plus, cd les no couvraient que la capitale, alors que le plus grand nombre des fonctionnaires se trouve en dehors d'Ottawa.“Cependant, quelque inexacts qu’ils soient, ees chiffres révèlent une inquiétante disproportion entre le nomine de nos compatriotes fonctionnaires et les salaires qu’ils reçoivent.Non seulement, ce nombre n’est pas suffisant, mais les fonctionnaires bilingues sont tenus systématiquement à l’écart des fonctions les plus importantes.“Une étude du rapport de l’Auditeur-Général pour l’année fiscale se terminant le 31 mars, nous en convaincra davantage.” Avant donc de proclamer qu’il n’y a pas de minorités au Canada, que l’on commence à établir l’égalité de tous, essentielle à la vraie liberté et à la féconde fraternité que l’on prêche en fermant les yeux sur ce qui l’empêclio d’exister.En un mot que les Canadiens-français soient partout traités comme les Canadiens-anglais le sont dans la province de Québec et nous aurons alors raison de chanter la fraternité et l’égalité de tous les Canadiens.normale se prend après deux années d’ét udo à l’école normale, li) Ceux qui obtiennent le brevet é-lémentairc sont admis à enseigner dans les écoles primaires élémentaires seulement, c’est-à-dire de la première à la sixième année inclusivement.III.— Brevet complémentaire n) Ceux qui possèdent le brevet é-lémcntairc d’école normale peuvent prendre le brevet complémentaire n-près une année d’étude à cette même école; b) Peuvent aussi être admis, après concours, à l’écolo normale, pour y prendre le brevet complémentaire, les candidats qui témoignent d’études é-quivaleutcs à celles du brevet élémentaire ; c) Ceux qui sont pourvus du brevet, complémentaire sont admis à enseigner dans les classes de la première à la huitième année inclusivement du coum primaire.IV.— Brevet supérieur a) Ceux qui possèdent le brevet complémentaire peuvent être ndmis, après concours, à suivre le cours du brevet supérieur et peuvent obtenir ce brevet après doux années d’étude à l’école normale; li) Soi ont aussi ndmis à co concours les élèves qui ont fait, avec succès la onzième année (les écoles primaires supérieures.Ceux-ci pourront obtenir un brevet supérieur nprès deux années d’étude à l’écolo normn-le; cJSont aussi admis à ce.concours, les bacheliers ès art des collèges classiques qui pourront prendre le brevet supérieur nprès une unnéo d’étude à l’école normale; :!) Ceux qui sont pourvus du brevet supérieur ont accès à l’enseignement dans les classes primaires supérieures.' M.Ewart et les droits des Canadiens-français M.Jolm-S.Ewart, mort la semaine dernière, fut, on le sait, l’apôtre infatigable de i’indépendance du Canada.Il écrivit des articles et des pamphlets toute sa vie jiour gagner l’esprit publie à son opinion.Comme Wolfe sur le champ de bataille des Plaines d’Abrihum, il a pu répéter le mot du liéios: “Je meurs con- tent”.Is's conférences impériales de 1926 et de 1931 sont venues donner la consécration formelle à l’émancipation canadienne.Un peut en prendre connaissance dans le Statut de Westminster, signé par MM.King et La-jiointe.Nos lecteurs, qui savent quelles opinions furent constamment défendues dans ce journal par Wilfrid Gascon sur ce sujet, liront sans doute avec intérêt deux articles que nous retrouvons dans la Canadian Nation du 3 avril 1920, signés respectivement par notre ancien collaborateur et par M.Ewart.Cette revue, publiée à Ottawa, a cessé de paraître.* * * Comme beaucoup de Canadiens des deux langues, j’ai suivi avec intérêt et satisfaction la campagne poursuivie par M.Ewart pour la liberté du Canada, et comme lui aussi je crois que si rien ne vient tromper notre attente, le Canada va sortir bientôt de son état de sujétion.Il n’est que temps de lui signaler un jHiint important de la question qu’il a laissé jusqu’ici dans l’ombre.Notre éminent concitoyen ne doit pas ignorer qu’il existe en ce pays une nationalité canadienuc-frauçaiso fédérée avec des populations anglaises.Ceux qui favorisent l’indépendance du Dominion ont négligé jusqu’à ce jour de prévoir quelle situation sera réservée à notre peuple dans tout plan quelconque ayant jiour but de rompre a-vcc la couronne britannique.La couronne (l'Angleterre représente jiour les Canadiens-Français une puissante protection de leurs di'oits nationaux.Ces droits et cette garantie remontent à 1791 et 1774, à l’époque ou la monarchie anglaise nous accorda ce que nous (louvons appeler notre Grande Charte.Si la Confédération devenait totalement indépendante de l’Angleterre, qui est-ce qui assurerait avec autant d'efficacité la garantie de nos droits i On peut dire, pour répéter les propres termes V.— Degrés universitaires Les candidats à un enseignement spécial dans les écoles primaires supérieures qui possèdent des titres universitaires, en rapport avec les matières du programme de ces écoles primaires supérieures, pourront y devenir professeurs avec la permission du Surintendant de l’Instruction publique.Ils devront cependant témoigner de leurs aptitudes pédagogiques, par un stngc de six mois dans les dites écoles, avant d’être professeurs réguliers.En ce qui concerne les articles 111 et IV, de ce projet, le sous-comité désire que, dans les programmes qu’il auia à préparer pour les concours d’admission, on tienne compte que les aspirants qui n’ont pas encore fréquenté l'écolo normale, ne devront pas subir un examen sévère en pédagogie, matière qu’ils n’ont pas étu-diéo.Pour renseignement de l'anglais à l’Ecole normale Jacques-Cartier, votre sous-comité recommande: a) Qu’une section anglaise soit établie dans cette école; b) Que le personnel nécessaire et compétent soit choisi pour donner cet enseignement; c) Et que, si nécessaire, la dite Ecole nonnnle soit agrandie pour répondre aux besoins nouveaux.(Signé) CYRILLE-F.DELAGE, Président (Signé) LIONEL BERGERON, Secrétaire L’honorable juge II.v\.Fortier exprime la crainte que les nouveaux règlements proposés no rendent très difficile l’accès do l’école normale aux garçons des centres ruraux, mais, après quelques explications de M.Victor Doré relativement à l’importance qu’il y a d’avoir des professeurs mieux qualifiés pour les clnsses primaires supérieures, le rapport, ci-dessus reçoit l’approbation unanime des membres présents " et.le sous-coniité est maintenu en fonction afin de préparer un programme d’études correspondant nu cours de cinq années prévu pnr les nouveaux règlements.I*' révérend Père A.de Grandpré et le cher Frère Ephrcm seront invités à fniro.partie de ce sous-comité comme représentants des Seolasticats-écoles normales.L’ENSEIGNEMENT AGRICOLE DANS LES ECOLES RURALES Le sous-comité chargé par le Comité catholique du Conseil de l’instruction publique de chercher les moyens de favoriser l’enseignement agricole dans les écoles primaires a siégé, pour la deuxième fois, à l’Ecole normale Jacques-Cartier, à Montréal, le 2S février dernier.La réunion a été présidée par l’honorable Cyrille Dclàge, surintendant de l’instruction publique.Etaient présents: S.E.Mgr Ross, évêque de Gaspé; S.E.Mgr Gourchesne, évêque de Rimouski; l’honorable Jules-Edouard Prévost, MM.Antonio Perrault, avocat, M.Tremblay, professeur à l’Ecole normale Laval, de Québec, et M.Lionel Bergeron, secrétaire du département de l’instruction publique.Jusqu’ici le sous-comité n étudié le programme de l’enseignement primaire, la proposition de nommer un directeur de l’enseignement agricole primaire, la préparation des instituteurs et des institutrices en vue de cet enseignement.Le sous-comité siégera de nouveau le 28 mars.¦ Dims l’étude poursuivie par ce sous-eomité, “l’enseignement agricole” n’est pas envisagé du point de vue technique, mais dans ie sens d’un enseignement rural créant une atmosphère terrienne et de nature à faire aimer la terre.do M.Ewart, que le Canada-Français ne se contentera pas d’une indépendance sujette à caution (a mortgaged independence, a fettered freedom).C’est une liberté en lisières qui nous écherrait si nous devions désormais la tenir de cotte majorité qui partout, en dehors de Québec, a cherché sans cesse ot finalement a réussi à ostrasi-scr notre langue et notre particularisme.Plutôt que d’entrer dans le mouvement en faveur de l’indépendance canadienne, sans les sauvegardées'nécessaires à la conservai ion de son individualité nationale le Canada-Français préférera l’état de dominion britannique avec une autonomie locale complète.Voilà l’objection formidable que je signale à la considération de M.Ewart ot de ses amis, à leur considération immédinte, s’il est vrai que l’A-mériqnu britannique est sur le point (l’obtenir son indépendance.J’ai dit que j’avais vu avec satisfaction les efforts (le M.Ewart et de son groupe en faveur de l’émancipation du Canada.En effet, cette campagne est l’expression de ce sentiment noble et inné chez tout peuple viril qui lui fait rechercher un système do gouvernement dans lequel les dirigeants sont des hommes de son propre choix, des hommes de son sang.- Les Canadiens-Français possèdent ce secret instinct an fond du leur coeur pour l’indépendance de leur nationalité sur le territoire (pic leurs pères ont.arraché à la barberie.* * * Mis en cause, M.Ewart a bien voulu donner son point de vue dans la question soulevée pour notre vieil u-mi.Nous en faisons la traduction.* * * Jo ne crois pas que le point soulevé par M.Gascon soit comme il l’affirme une objection formidable.Si je n’ai jamais auparavant abordé ce sujet, c’est que je n’appréhendais aucune difficulté de ce côté et.que la solution m’apparaissait des plus simples.M.Gascon veut savoir ce qui, dans l’éventualité de l’indépendance du Ca-nadn, assurerait la garantie des droits locaux, avec une égale efficacité.M.Gascon veut sans doute parler des garanties énoncées dans l’Acte de l’Amérique britannique du Nord, garanties qui protègent les minorités anglaises aussi bien que les minorités françaises.Je réponds que ln Constitution du Canada indépendant peut très bien maintenir ces garanties et les rendre aussi effectives qu’elles le sont à l’heure actuelle.La constitution des Etats-Unis est un exemple qui démontre que toute constitution politique peut contenir certaine limitation.Je conviens qu’on ne pourra jamais amener les Canadiens-Français a consentir à la séparation d’avec la Grande-Bretagne, si ce n’est, à des conditions semblables à celles auxquelles ils ont consenti au moment de la confédération.J’ajouterai que personne ne songe à leur demander ce sacrifiée, la' désir des minorités anglaises de conserver leurs privilèges doit être une garantie suffisante.John S.EWART 1 jii question est de savoir si le Ca- MELI-MELO BONNE INITIATIVE DE LA LIGUE DE SECURITE La Ligue de Sécurité publique, — dont on suit que le secrétaire général, qui en est l’âme, M.Arthur Gabouvy, vient d’être fait consul de Lettonie à Montréal, — poursuit inlassable nient la tâche qu’elle s’est donnée, celle de préserver l’existence contre l’accident et la mort.A une réunion de la Ligue, à l’hôtel du -Mont-Royal, mercredi, le secrétaire général a annoncé l’achat et la distribution prochaine de trois mille petits réflecteurs rouges aux conducteurs ruraux de voitures à traction u-niuuilo.Devant la carence de l’Assemblée législative, où le bloc prétendu paysan s’obstine ù garder la province dans les ténèbres, lu Ligue a le grand mérite d’essayer il’accomplir par initiative particulière ce que l’on refuse de faire par voie législative.Pour cela comme pour le reste de ses oeuvres, la Ligue a droit aux félicitations et à l’appui du public.— E.T.( Le Canada) LE CANDIDE DEPUTE Un député autrichien, M.Joseph lleinal, vient de comparaître devant lu tribunal de Vieillie.Il était accusé d’avoir au cours d’une séance de lu Chambre, lancé un ciiciicr à la tète du chef souiiiiste Otto Bauer.— Qu’avez-vous ù dire pour votre défense i lui demanda le président.— J’ni ù dire que j’ai cru mu vie menacée parties socialistes, a répondu l’inculpé.J ’avais demandé la garde.Aussitôt je fus accablé d’injures et des poings se tendirent dans nia direction.Des députés se précipitèrent même vers la tribune en proférant contre moi les pires menaces.Et l’infortuné député ajouta: —• Jamais je n’aurais cru, en arrivant de nui campagne, que des représentants du peuple se comportaient de cetto manière.Je vais donner ma démission et rentrer dans mon pays.Le tribunal condamne à une amende ce parlementaire plein de franchise et de candeur, qui devra également payer au citoyen Otto Bauer un superbe complet gris clair semblable ù celui qui a été maculé par l’encre.QUEBEC ET ONTARIO Les grands financiers de l’opposition provinciale ont souvent donné l’Ontario eu exemple au premier ministre dans le maniement des capitaux.Or, c’est justement par le côté financier que pèche lu gouvernement ontarien.11 suffit de lire la presse de cette province pour s’en rendre compte.Celle-ci s’alarme ù bon droit de la succession des déficits et de l’accroissement formidable des dettes.Voici d’ailleurs un petit tableau qui en dit plus long que bien dos commentaires sur l'augmentation des dépenses et des dettes (lotis la province voisine, depuis 3923: Dépenses Dettes 1923 .$48,866.568 $293,024,000 1924 .49,009,6S8 329,508,000 1925 .51,402,178 332,391,000 192Ü .349,115,000 1927 .55,763,688 308,919,000 1928 .58,198,746 393,747,000 1929 .(il ,906,824 425,742,000 1930 .57,989,352 471,621,000 1931 .54,840,994 518,566,500 Ainsi, C gOUViTIHMlKMI t ontarien a accru la dette de $227,000,000 en lient ans, et il a augmenté les dépenses en proportion.Québec n'a rien a envier ù une pareille situation.Il existe line fouie de gens qui voudraient nous engager dans certaines aventures qui ont chargé terriblement le bon crédit de nos voisins.Ceux-là no savent pas qu’il y a une limite à assumer (les res|xmsabitilés nouvelles sans savoir où nous conduit cette extravagance.LES ETATS-UNIS ET LA FRANCE Quelle sera l'attitude du nouveau président de la république américaine sur les dettes de guerre, et, surtout, vis-à-vis do la Fiance.Ecrivant ù ce sujet, Henri Bordeaux dit dans l'Echo (le Paris: “Au coin's même de la guerre, Roosevelt, l’autre, le grand, dont il faut souhaiter que son homonyme s’inspire dans ses relations avec nous, m’écrivait tandis que ses fils se battaient natla-Français, en consentant ù la séparation complète d’avec l’Angleterre, trouveraient suffisantes les conditions qui nous sont faites dans l'Acte de 181)7, conditions contre lesquelles ont protesté et voté Horion et son parti et que le peuple a dû accepter comme le fait accompli.sur notre front: “Fendant cette grande guerre, lu Franco u souffert et a travaillé plus qu'aucune autre grande puissance, A elle, plus qu’à aucune autre puissance, la victoire finale sera due, 1st civilisation n, pour sa part, contracté, à travers de longs siècles, une dette incalculable envers lu l'rance; mais il n’est aucune action, aucun exploit pour lesquels elle lui doive nutum que pour ceux qu’ont accomplis ses fils et ses filles dims lu guéri e mondiale maintenant engagée entre les peuples libres et les puissances du despotisme.” Il parlait d’une dette envers la France, non de nos dettes envers l'Amérique qui a fait, de la guerre une affaire.” A OTTAWA L honorable W.L.MacKenzio King, dont la réputation n'est pourtant plus à faire, vient de prononcer, aux Communes, lin discours runiur-qunble.Ses qualités de chef et d'économiste s’y révèlent avec un éclat tout particulier.“Il nous faut, s’est écrié l’orateur, revenir aux principes énoncés par le Christ dans io .sermon sur la Montagne.11 contient tous les remèdes aux maux dont souffle aujourd'hui lu société.L’individu u perdu la notion de la justice, par suite de sa rapacité et de son avarice.11 a sacrifié son unie sur l’autel des idoles de la Bourse et des speculations malhonnêtes.Nous avons besoin, pour sortir de notre marasme économique de lu coopération de l'Eglise et de l'Etat, mais surtout celle de l’individu lui-même.” L’honorable M.King s’est montré très sévère à l’endroit du groupe de M.Woodswoitli, qu’il accuse de vouloir exploiter la misère populaire pour des‘fins politiques."Il est curieux, dit :!, de voir quo ces mesures extraordinaires, préconisant le renversement.(le l’ordre établi, ne soient présentées qu’en un moment de découragement national A QUEBEC Le budget présenté par le gouvernement provincial a été volé d’emblée par la Législature, à la'.suite d’un brillant débat parlementaire.MM.Uodbout, ministre de l’Agriculture, F run coeur, ministre des Travaux publics, et Lafcrté, ministre de la Colonisation, ont couronné ce débat par trois discours d’une tenue et d’une solidité sortant de l’ordinaire.11 convient de le signaler et de nous réjouir de la présence de ces trois ministres dans le cabinet Taschereau.Les femmes du Québec n’auront pas encore, cetto année, le droit de voter.K: projet de loi présenté par le Dr Plante a été rejeté.La guindé majorité des femmes de notre province u’eu dormira pas moins bien et ne se croira pas persécutée pour si peu.Il est à présumer d’ailleurs que le législateur, en cette occurrence, n’a dû se refuser aux désira du petit nombre que |(Our accéder à ceux du plus grand.Isj député de Jolictte, Aie Lucien Dugas, a pris l’initiative d’une législation apparemment fort opportune.Le projet de loi qu’il a déposé nous permettra de connaître les vues de nos représentants sur 1a règlementation îles ventes à tempérament.Ce mode de commerce a donné lieu à nombre d’abus dans le passé.Des tendeurs ont abusé de leurs privilèges.Des acheteurs ont présumé de leur pouvoir d’achat ou sc sont vus exploités.La question sera débattue et vidée, semble-t-il, et il y a lieu d'espérer que l'état de choses actuel sera modifié pour le mieux.AU “CLUB DE REFORME” Notre concitoyen, Mo René Théber-ge, avocat, a été le conférencier, nu tiSèmc dîner-causerie annuel de l'Association de la jeunesse libérale.Co dîner, suivant la tradition, était offert au président du Club de Réforme, M.J.-A.-A.Leclair.Me Claude Prévost présidait.M.Thébergo s'est amusé avec beau- coup d esprit à brosser le tableau des “bâtons flottants” que sont les parasites des partis politiques.Il y aura toujours ainsi une certaine quantité (le bois mort ou do déchets que les partis chercheront constamment à se passer les uns aux autres.A la jeunesse libérale d’être vivante.Ses rangs no doivent s’ouvrir qu'à ceux qui en sont dignes.Il importe aussi île ne pas accepter do candidats à la députation qui sont, parfois, plus que discutables, et qui ne trouveraient nii-¦ un emploi chez les honnêtes gens.L’HON.FERNAND RINFRET “Ki liberté de parole no doit pas dégénérer en licence”, déclarait, au Club Canadien dont il étnit 1 hôte d'honneur, l'honorable Fernanl Rin-Irrt, samedi dernier.“A mesure que j 'avance dans la vie, ajoutait le maire de Montréal, je me ronds compte qu’il faut prendre garde que la politique nous porte ù des jugements cxc es si Is”.C était là prêcher la mesure en tout.Nous ne nous lassons jamais de souligner, chaque fois que I’occasion s’y prête, que la mesure est à la fois vertu très chrétienne et bien française.SAM GENEST Nous voulons participer de loin aux têtes qui se déroulent, cette scmaiuc, à Ottawa, en l’honneur do M.Samuel Gonest.Au champion des droits français en Ontario, au lutteur qui n’a pus connu de repos qu’il n’ait vaincu, nu citoyen qui n’a ménagé ni scs forces ni sa santé jK)ur le triomphe d’une juste cause, l’AVENIR DU NORD offre l’hommage de son admiration.LE VIGER La décision du Pacifique do retarder lu fermeture de sou hôtel de la Place Vigor porte déjà ses fruits.Il semble qu’un regain do vie en ait tout de suite résulté pour cet établissement.La population française de Montréal et de l'extérieur sc donne le mot pour reconnaître la bonne volonté de la compagnie.Donnant donnant.A ce compte, le Vigcr reprendra sa vogue d’autrefois.Déjà il n’a plus Fuir d'nbaudoit qui cil éloignait maints clients possibles.Et c’est tant mieux.Nous nous en réjouissons.“LES ANNALES” Révolte du Contribuable ou Les moutons enragés.Tel est le titre du retentissant article lie publient les Annales sous la signature de François Mauriac.L’éminent autour du Baiser au Lépreux y exprime, avec la limito autorité et la vigueur de son talent, une opinion commune à la plupart des Français, opinion dont les pouvoirs publics comprendront la portée.Un passionnant documentaire de Frank Buck: le Mangour d’hommes, nous initio à la capture d’un tigre a-voc tout ce qu’elle comporte d’aléas.Un substantiel articlo de Louis Bar-tliou sur Richard Wagner; d’étonnantes impressions de J.-A.Sauzcy sur l’année chinoise; l’opinion d’un journaliste allemand sur Hitler et le retour do Guillaume II, vingt autres articles d’un passionnant intérêt complètent ce brillant numéro.En vente partout : 2 francs.PENSEES 11 n’y a pas do vertus civiques sans vertus morales, et pas de vertus morales sans religion.Un peuple sans Dieu ne s'est jamais vu, et s’il pouvait exister, ce serait le dernier des l>eiiples.Ki religion est la base de la morale, de la vraie liberté et du vrai patriotisme.Adolphe Franck, savant Israélite Le progrès est accompli par l'homme qui fait les choses et non par celui qui discute de quelle manière elles n’auraient pas dû être faites.Roosevelt JEP L'AVENIR DU NORD.VENDREDI, 3 MARS 1033.CHRONIQUE JUDICIAIRE Les témoignages de la défense dans la cause de Desnoyers et al.vs Laflamme Nous donnons, rôtie semaine, un résumé u - so/, sulistnntiol des dépositions qui ont été entendues à l’audience, duns lu cause en annulation de deux testaments et d’un codicille faits par par M.Chs.-Elie Enllnnnnc, décédé lo 5 juin 1032.* * * lai défense a commencé tMi preuve mardi dernier, a l’ouverture de iu Cour, n ’2 heures ÎMI.Me O.-E.MARCHAND Le premier témoin fut Me Ghs-Ed.Marchand, qui était, eu 1930, une des têtes dirigeantes du comité de 1 lies-pice-hôpital.A eo titre il lut délégué, aven i,M.le euié OeolTiiou et le sénateur Prévost, auprès de M.Ira-ilamnie afin d’obtenir sa souscription pour aider à la fondutiun de l’hospice-hôpital il Saint-,lérôme.Ln témoin raconte qu’ils furent reçus dans le sillon de lu demeure do M, l.olliunme et qu’ils tirent une visite d’une heure environ.M.Enflamme les reçut lui-même et U*ur souluiitii U -ne bonne année.C’était nu début de janvier 1930.S'étant cmquis de la santé île leur hôte, celui-çi répondit qu’il se sentait malade, donna des détails île son état généiul.M.le curé dirigea la conversation vers la question de la eoiistruelion d'un hos-picc-liêpitnl, demandant à M.lmllnm-me s’il ne transporterai! pus le mon-tunt d’argent (pi'il réservait, aux pauvres et s’il n'en ferait pas don à l’oeuvre de I hospice-hôpital, que l'on projetait de construite ii Saint •Jérôme, pour le Comté de Terrebonne.Sur ce, • • .M.Iaillaiiuue paraissait absolument dans la note habituelle”, dit le témoin, ‘‘essayant de nous faire deviner le montant qu’il donnerait.Tout d’abord, il nous demaudn si $50.00 ferait I’affaire.Puis, il nous tint en baleine, jusqu’au montant où fni.ilemcul il nous offrit $10,000.et si-gi.a cette promesse et le montant du don”.I,e témoin produit ce document au dossier de la cour.Bûchant que M.Enflamme avait déjà fuit un don aux pauvres pour le même montant, lu s d’un testament antérieur, je lui dis: ‘‘Avez-vous l'intention de donner deux fois cette somme d’argent! ?Il me répondit dans la négative; alors je lui suggérai de changer ses dispositions testamentaires.A ceci, M.Enflamme me répondit : “Vous êtes avocat, rédigez donc une formule, car j'ai l’intention d’ajouter un codicille à mon testament d'ici quelques jours, et j’en pioliterai pour rectifier aussi cette question”.Il n-joutu : J*quand le projet, sera préparé, ma nièce Béatrice passera le prendre à votre bureau”.Mo Barrette: — De quelle manière a-t-il raisonne, M.Eailammc, ce jour-là ?Lo témoin: — 1! était malade, mais j’en ai visité souvent, d’autres malades, qui me paraissaient beaucoup plus affaissés que lui au point de vue intellectuel.Q.— “11 ne s'est donc passé rien d’anormal durant l’entrevue ?” II.— “Non.Je connaissais bien M.Enflamme, car nous avons été voisins pendant 15 uns; il était le mémo”.Q.— “M.Marchand, voulez-vous prendre connaissance d’un acte (codicille) fait devant le notaire Gustave Léonard et reconnaître votre signature apposée comme témoin” ?R.— “Oui, c’est bien ma signature”.Q.— “Dans quel état mental était M.Laflamme, quand le notaire vint recevoir son toatninent J” R.— “Monsieur Lalliinnne était moins éveillé que d’habitude.11 a signé lui-même devant les témoins.Je «’ai remarqué aucun changement et il semblait parfaitement capable de comprendre; mais je ne puis jurer qu’il était absolument sain d’esprit.” Interrogé par Me Lachapelle, le témoin répond que, le jour de la signature du testament, il ne fut tenu qu’une conversation d’usage habituel dans les circonstances.Q.— “Vous êtes Conseil dans cette cause pour la défense ?” R, .— “Non, on m'a prié d’assister assidûment et de suivre de près la cause”.M.JEAN SIMARD M.Jean Simard.Le témoin reconnaît sa signature au bas du document «lit eodiciilc reçu, le 15 janvier 1931, devant le notaire Gustave Léonard.“C’était à ln résidence de M.lraflam-ma que le testament fut lu”, dit M.Simard, “et l’état physique et mental de AL Laflamme semblait noria .1.” Ee procureur du demandeur ne fait pus de question au témoin.M.VICTOR LEONARD, N.P.M.Victor Léonard est interrogé par Me Barrette, qui lui demande: monté en faveur de M.Enflamme dans le contint de vente du magasin à M.•Léopold Richer en 1930 ?” lî-“Oui”.Ira juge permet l’exhibition du document, signé le G novembre, devant le notaire Léonard.Celui-ci identifie ln signature de M.Laflamme et reconnaît qu’elle est la même que ln signature nu bas du testament.Le témoin ajoute qu’il reconnaît bien l’écriture do M.Laflamme, car il fut son notaire depuis qu’il p:ati-que, soit dopuis 34 ans.Ixî témoin se rappelle que M.La-flamme est venu signer une procura- tion en faveur do su nièce, Mlle Béatrice, le 'JJ juin 1930.Il était accompagné du Mlle Latluuiinc.Le notaire Léonard dit que lo premier testament, ne comportait pas de legs particuliers et qu’un joui M.Eu-11.mime lui dit qu'il voulnit le changer.Alors le notaire a suggéré à M.Enflamme de préparer les notes nécessaires afin d'en rédiger un autre.Dans l'intervalle, le témoin dit avoir en deux entrevues avec M.Enflamme; à celte occasion il lui a parlé de son lion de $10,(100 aux pauvres pour lequel il hypothéquait son “bloc” de maisons, rue Ealielle, afin de tout ré-ge'r e-i un versement.Is* témoin suggéra à M.irafhimme de changer ee mode i|e procéder et de disposer de ee don par versements de $1,000.De plus, AI.Eiillaiiime aurait ajouté à ce moment : “En supposant qu'il me faudrait réduire des legs, déjà iim ii-lioniiés dans mini testament, je ne veux pas que le legs de $25,000.que je fais à Béatrice soit réduit.” Et le témoin ajoute: “sur les ins- tructions de M.Enflamme lui-même, j'ai reçu -on testament, le 5 août, eu présence des témoins qui ont signé.A mieiiii moment le testateur n’a dit une parole ou fait une action qui lissent.supposer qu'il n’était pas sain d’esprit.Me Barrette: ” Durant ee laps de temps vous avez émisé d'affaires avec Ai.Enflamme ?” If.“Al.Enflamme était plutôt 'iu taciturne et non un raconteur d’histoires, alors nous lie causions quo d'affaires.Q.— “Après le mois d'août 1930, nvez-vous eu d'autres relations d'al faire» avec M.En I lain me } If.— “Bas nr île la somnolence, de la nervosité et parfois de l’agitation.Le témoin a vu Al.Laflamino somnolent.Il ne croit pas cependant que ce soit en 1930, bien qu’il ait rencontré son patient sur la rue ou en auto, assez souvent.“En 1931, quand il prit l’hiver pour l’été, je n’en ni pas tiré (le conclusions fâcheuses, ajoute le témoin, en réponse à une question de Ale Coderre; “il m’a paru naturel pour un vieillard de divaguer par moments, quoique, tout de même, j’aie été surpris.Je n’eu ai pas conclu qu’il é-tnit mentalement affaibli, car bien des fous sont internés qui ne souffrent que (l’urémie.Si, dans le temps, je n’ni pas attaché nue grosse importance ù cotte méprise, je réalise qu’il y a eu sûrement confusion; mais jo n’ai jamais eu l'idée qu’il pouvait souffrir d’aliénation mentale.L’état urémique de mon patient dura du 13 juin 3931 jusqu’à sa mort, Alnis l’urémie, chacun a sa façon d’y réagir.Cela dépend des cas et de leur gravité.Ale Barrette déclare la preuve do la défense close.* * * Nous résumerons, dnus notre prochain numéro, les dépositions qui ont été entendues dans le cours de la contre-preuve et que nous ne pouvons donner, aujourd’hui, faute d’espace.,L’honorable juge Louis Cousineau n fixé au mardi 7 mars l’audition des plaidoyers des savants procureurs au dossier.Une assistance nombreuse a suivi attentivement cette enuso depuis le début de l’enquête.C.P.-L.ANTALGINE LM Capsules Antalglne maîtrisent les maux do tOto, nôvra'.Qios, rhumes, lagrippo,douleurs pôriodiquos.otc.Faciloa A prendra—plus solubles quo les tablottos.En **nt* partout SAINTE-THERESE VAL DAVID — Le Sainte-Thérèse, champion du nord au hockey, rencontrait la fameuse équipe Monarch de la ligue Can.National Steamship sous l’Imbile direction de AI.Anthonie.Le Sainte-Thérèse remporta la victoire par le score de I buts contre 3 du Monarch.Sonunnire: Première période Ste-Thérèse, Laroche A-s , Sénécal 3.10.Alonarcli Micky 5.1S.Deuxièmo période: Stc-Théièso: K.Sénécal (i.30; Alonarcli Alicky 9.11; Stc-Tliérèse Lecavalier 11; Monarch Franks 13.32.Punition Lecavalier 1 minute.Troisième période: Ste-Thérèsc, Sé-nécal 16.08.Le Sainte-Thérèse a offert trois fois au Collège Saint-Jérôme de le rencontrer sur .-ou terrain et comme le Collège prévoit la défaite, Al.Poirier refuse de nous recevoir.G.HOGUE, Stc-Thcrèse —• Ailles Anita et Rachel Lesage ont reçu les membres du Cerele Intime, à un bridge, au début de la semaine.— Maintenant que la Carême est commencé, il semblerait, selon l'avis des restaurateurs Dani.s et Cliartraml quo les eignrettes se vendent beaucoup moins.Mais qu’ils ne désespèrent pas tous deux, ceux qui ont fait les — Nous avons la douleur d’apprendre la mort de M.Napoléon Freiiette, survenue samedi dernier.Ses funérailles ont eu lieu mardi dernier à Portneul'.Le regretté défunt était le père de AL Arthur Emiette, chef de gare de cet le localité.Nous offrons nos sincères sympathies à lu famille éprouvée.— —•Dimanche dernier notre é- quipc de hockey alla mesurer ses forces avec le “National” de Sainte-Agathe.Des deux côtés les joueurs se sont plutôt appliqués à observer ics lègles du jeu qu’à se caresser à coups de bâton, et les deux partis se sont montrés courtois.Durant les deux premières périodes, le score était égal; chacun voulait la palme, el était prêt ù lutter jusqu'au bout contre l’ennemi, faisant à tout moment des prodiges d’adresse.A la troisième période le vent changea et ne fut pas favorable aux nôtres.Un do nos plus habiles joueurs subit un accident, qui diminua sensiblement son endurance, et une autre étoile de première grandeur, qui le plus souvent contribue ù faire baisser pavillon à l’ennemi, se sentit fatiguée et ne put se montrer aussi agressive envers l’adversaire; tandis que l’équipe de Sainte-Agathe avait, un substitut, In nôtre n’en avait pas,-et malgré son épuisement devait quand NOTRE SERVICE DE PATRONS Nous croyons être agréables ù nos lectrices en mettant ù leur disposition notre service de patrons à broder (pic nous inaugurons aujourd’hui.Sur réception du montant en mandat-poste, plus Gets pour les frais de poste, nous enverrons les modèles ci-dcssous: PATRON VENN AT ZW9 __P No.2419 Amusant sac n linge.Maison brun clair, pancarte brun foncé avec lettres jaune or.Pavé et plancher gris, chinois bleu, chinoise mauve et rose, fleurs mauves et roses, feuillage vert.Coton de couleur jvour la broderie 20c.Pat ion à tracer 25e., perforé 50e., au fer chaud 35c.l '.tampé sur hou coton jaune 59e.Sur superbe broadcloth sable, rose ou jaune 7 V., sur superbe toile écnio $1.35.Catalogue de broderie 20c.Album de layette 15c.Abonnez-vous à notre revue mensuelle de broderie et musique 12c.seulement l’abonnement par an.mémo i ester uu champ d'honneur.Le “National’’ (qui est d'uno réelle valeur) sut mettre à profit tous ces a-vnntnges, et sortit vainqueur par un score de 8 à 6.Comme c’est la dernière joute de la saison, nous tenons à féliciter chaleureusement notro club pour sa valeur et sa tenue.Durant huit fois seulement.dans toute la saison nos défenseurs locaux ont d û purger une légère sentence et n’ont subi que deux défaites.Nous leur souhaitons bon repos et joyeux retour pour l’hiver prochain.WEIR SAINT-HIPPOLYTE — Nous avons le regret d’amioucer la mort de Mme Napoléon Clément, survenue le 18 février.Iji défunte n’étnit âgée que de 44 ans.Elle laisse dans le deuil, outre son éjHMix, 9 enfants: Mme Adonias Clément (Ala-rio-Jeanne), Paul, Simonne, Josa-phivt.I/o, Gertrude, Aurore, Maurice et Marcel.Nous offrons nos sincères sympathies à la famille affligée.— AI.et Aime ITcmi Dcsehalolots et leurs deux enfants, de Saint-Jérôme, sont chez AI.Dntnnso Goliier depuis la semaine dernière.— Le 17 février dernier, le club do hockey de AVeir n rendu visite aux Ti-1 gers d’Arundel, et u été victorieux par ; 6 à 4, malgré les tactiques pou recom-Irnaudables du club d’Arundel.Bien que les Tigers soient à la tête de la ligue des trois clubs Laurcnticns: nous prétendons que le véritable champion do ia ligue est celui de AVeir.— Le 13 février, une rencontre mémorable n eu lieu entre les AVild-Cats, d’Arundel, et les Rough-Riders, lie AVeir.Ces derniers eurent les honneurs de la partie.Score 8 à 0.Los spectateurs se sont franchement amusés.et sont impatients (l’assister à la prochaine joute entre oos deux clubs — MM.Robert Munich, Dnnsbar Arms et plusieurs amis de Alontréal ont passé la journée du dimanche à AVeir.Al.Albert Thinel, représentant de L’Avenir du Nord, était de passage à AVeir dernièrement, — MM.Leslie MncAdam, Albert Tunnel, Lionel Kerr, Lyull Lnroso, Robert Crawford, de AVeir, étaient à Saint-Jovito, dimnncho dernier.HUILE A CHAUFFAGE GARAGE GRANGER 261, St-Georges Tel.513 St-Jérôme DIANA TEA ROOM Edifice LEONARD AU-DESSUS DE ¦L’Avenir du Nord.REPAS A TOUTE HEURE Service spécial — Home made Candies §14191 Livraison domicile Iiéo Goyot, Prop.1 mm PHARMACIE OSCAR LANDRY Graines de semence Betteraves rondes rouges Détroit 4 onces, 25c.la livre, 65c.Betteraves à vaches rouges Mammoth 4 onces, 15c.la livre, 45c.Carottes, Nantaises ou Chantenay, 4 onces, 55c.la livre, $1.19 Oignons rouges Wethersfield, 4 onces, 60c.la livre, $1.75 POUDRE SYMPHONIE ARMAND Valeur de $1.00 Gratis avec l’achat de $1.de Produits Armand Pharmacie Oscar Landry La mieux assortie du district Tél.490 Voisin du Marché Tél.461 341, rue Saint-Jérôme vous avez Logement à louer une PETITE ANNONCE dans "L’Avenir du Nord” vous fera de suite trouver un locataire.L’A VENIR DU NORD On trouvera à notre imprimerie toutes les PANCARTES pour afficher sur les locaux à louer, ainsi que des FORMULES de BAIL, etc. L’AVÏNIR Dü tfORD VENDREDI, 3 MARS 1Ô33.rtp NOUVELES DE SAINT-JEROME MARATHON — Le comité tic» sports de la Chambre do commerce ont très heureux d'annoncer que le marathon aura lieu encore cette année.L'intérêt apporté l'an dernier à cet évènement sportif, et l'encouragement des marchands on feront sans aucun doute un nouveau succès.Le comité d'organisation est formé comme suit: M.J.-A.Dupras, président; M.J.-N.Bousquet, sec.-tré3.; membres, MM.H.-E.Richer, Edmond Rainville, José Limoges.Les coureurs feraient bien de commenter à s’entraîner dès maintenant; le trajet sera le même, soit 10 milles.La date sera annoncée prochainement.Des innovations et des surprises sont promises.FEUE DAME VEUVE JOB.THERIEN Tél.Bureau 215 Rés.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER SAINT-JEROME, P.Qué.HOCKEY Les Hommes d'Affaires vs les Professionnels — Les iioiiiinos d'affaires et les Professionnels, joueurs de hockey a.lenteurs qui n’ont jms patiné depuis cinq ans, se livreront une lutte acharnée pour remporter lus honneurs de In victoire lors de lu joute de gourct qui aura lieu mercredi soir prochain au Collège, à Hl/U lires.Cette joute qui promet d’être très intéressante ei a nu prolit de In Saint-Vincent de Puni.Une légère contribution sera demandée il chacun, pour venir en ut-de ù eette oeuvre.— Le lundi 27 lévrier, en l'église paroissiale de Saint Jérôme, au milieu d'un concours considérable de parents et il omis, avaient lieu les funérailles de Dame Veuve Joseph The-rien, née Olivine Vnliquetle, décédée il l'âge de 82 uns et il mois.Madame Thérien était la mère de M.le curé Eugène Thérien, de Val-Morin.Lu levée du corps fut faite par M.Publié Adrien Robillard, de.-mervaiit de In pmoisse en l'absence de Al.le Curé Oeoffrion.Le service fut chanté pur Al.Publié Paul Labelle, assisté do MAL les abbés Donat Lussier, aumônier il Suinte-Adèle, et René Desjiudins, vicaire, qui officiaient comme diacre et sous-diacre.La chornle, sous la direction de AI.Richer, exécuta In messe de Perrault.Al.Chs.-Ed.Marchand aceunipngimit à l'orgue.Nous avons remarqué, dans le cliocur, MM.les abbés II.Locoiupte, supérieur du Séminaire de Sainte-Thérèse, A.üiheiiult, curé de Sainlc-Adèlc, E.Clmrhonueuu, curé de Saint-Augustin,'!).Buiirassa et K.Lantliicr, du séminaire do Sainte-Thérèse, A.Robillard, desservant, l
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.