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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 12 mai 1933
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1933-05-12, Collections de BAnQ.

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CHENIER 1897-1933 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SIX ANS.1897-1933 I-H MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” ( Benjamin Suite) ABONNEMENT: $2.00 par année.Publié par la Oie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Houorablo JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Que.Secrétaire do la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABELLE TRENTE-SEPTIEME ANNEE; NUMERO 10.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 12 MAI 1933.Le secret de ia chute de M.Patenaude OU Comment il fut entraîné dans la Fédération des Clubs ouvriers à la suite du tribun Pierre Desrosiers (1) M.Patenaude élaii arrive à la caserne de la rue Craig avec un beau discours rédigé par le théologien du parti, M.Louis Franeoeur, et où, naturellement, il était question de l’encyclique Quadragesimo anno, de l'utilité des pèlerinages dans l'organisation électorale, et de diverses autres sujets très édifiants.Quand il vit.qu’au lieu des cent mille auditeurs qu'on lui avait promis il n’y eu a-v.iil que quatre mille, y compris quel (pies centaines du bébés à la mamelle et quelques douzaines d’ubrulis pratiquant les exercices de bras du Fascio (mot qui eu italien se prononce Fa-chio, ce qui en canuyen fournit une bien dangereuse consonnanee), les copies du méritoire discours Franeoeur tirées à l’intention des reporters furent déchirées, et l’air ennuyé, l’aspirant-dictateur s’embarqua dans cette risible explication à laquelle lu Gazette, journal conservateur, disait le lendemain n’avoir trouvé aucun sens.Tout cela est rigoureusement authentique.De ce moment la carrière politique do M.Patenaude était, une fois de plus, terminée.Comment M.Patenaude s’était il lancé dans cette bouffonne aventure i Lui qui tient à sa réputation d’homme pondéré, et qui y tient au point de ne jamais soutire, quel démon, quel mauvais auge, avait bieu pu le pousser à la suite de grotesques aigle-tins comme Desrochers, Maillé, Del-court, Lamoumix et tant d'autres, tous loués, si Dieu leur prête vie, à des lins de carrière qui n'auront rien de glorieux i On a beau être atubi lieux, vivre dans l'espoir d’une revanche politique qui se tait attendre depuis vingt ans, il ne faut toujours pus se conduite comme un sut.Et à coup sûr c’est de la sottise, et une sottise beaucoup plus digne d’un Du-raideati que d’un Patenaude (du moins apparemment), de croire que lu soi-disant Fédération des Clubs Ouvriers est autre chose que l’invention de quelques escrocs, soutenus en -ous-maiu par quelque mauvais apprenti en drnguage ou quelque bouvier parvenu; qu’en réalité elle ne compte pas dix mille membres, ni même cinq mille, ni seulement un millier, malgré la tintnniaresque publicité ipie les politiciens imbéciles lui permettent de se faire à la radio.Non, la mésaventure de M.Ptile-iiaude s’explique autrement, et ou vu le voir à l'instant.* * * En avril 1932 paraissait dans le Petit Journal (celui de Montréal) une réclame dont voiei la reproduction photographique, agrandie du double en hauteur et en largeur: POUR VOUS FAIRE AIMER Nous avons la poudre à “l’Huile de Charme Indoue” pour vous faire aimer.Si vous voulez que votre amoureux ou amoureuse vous aime éperdument ou qu’il revienne à vous, employez discrètement cette poudre.Elle est vendue aux grandes personnes seulement.Nous vous l’enverrons, avec la direction, prix: 50c.N’envoyez pas de timbres en paiement, seulement un Bon de Poste ou l’argent dans une lettre enregistrée.Nous n’acceptons pas les chèques.Adressez: L, Fleury, 2596 BIvd Ferras, Angle Sackville, Montréal.Eu lisant dernièrement cette réclame, nous nous sommes dit: Elle esL d’un ignorant, car on u'illustre pas une annonce de “poudre il .l’Huile de Charme ludouu” avec des images égyptiennes.Elle est d’un escroc, car s'il y a des poudres qui rendent amoureux il n’y en a pas pour se faire aiiuer.D'ailleurs un honnête homme n’aurait pas objection au paiement par chèque, (pii, selon toute apparence, aurait pour seul inconvénient do révéler un eiiinou linge d’idendité.Mais elle n’est pas d’un fou, car “E.Fleury” no se donnerait pus des airs de brave homme en refusant de sic poudre h tout autre qu'aux “grandes personnes”, il lie prendrait pas autant de précautions contre les risques de découverte, et surtout il ne pratiquerait pas un genre d’escroquerie que les victimes ne peuvent dénoncer ù la juslico sans se couvrir de ridicule.En-dessus nous avons fait des recherches au bureau des listes électorales et voici ce que nous avons découvert : 1.— Sur la liste entrée eu vigueur le 7 avril 1931 on trouve au numéro 1890, Boulevard Porras, dans le quartier il’Ahuntsic: 1 ‘ Dosroricrs — voyageur — propriétaire”.2.— Sur la liste entrée en vigueur le (1 avril 1932, nu numéro 2596.Bon lovard Porras, on trouve: ‘‘Desrosiers — Pierre — voyageur — locataire”.3.- - Is: logement qui porto depuis quelque leinps le numéro 2596, Boulevard Porras, portait auparavant le numéro 1800.•1 — Floury est lo nom d’une me voisine et il n’n jamais habité de Floury nu numéro 2690 du Boulevard Porras, du moins en ces dernières années.DEUX “PATRIOTES” Dans le Canada du mardi 25 avril dernier, M.Olivar Asselin donne des précisions rigoureuses sur l'envergure et la portée du sabotage qui se manigance à Ottawa, à l'occasion de la révision de la cuite électorale.Nous avons déjà dit quel cas l'ou y iuit de l’élément français et jusqu'à quel point nous y sommes non pas iguo-lés niais bien délibérément sacriliés.il était réservé à deux des no.res de se faire les exécuteurs des hautes oeuvres.Le jugement quo M.Asselin porto sur eux sein, nous eu avons lu certitude, celui do tous ceux qui le liront.Nous nous eu voudrions de ne pus faire bénéficier nos lecteurs de lu plus glande partie de cet article.La voici.”11 n’y a pas trois semaines, dans une de ces boulïonnes réunions qu’elle projette sur la scène de l’actualité comme des cheveux sur la soupe et qui sont censées hâter l’avènement de l’union nationale dans le Canada français, la Société montréalaise de Saiut-Jeàn-Buptiste faisait entendre ensemble MM.Duranleau, Lavorgne et Publié Groulx.Et pendant que ceux-ci faisaient voir la nécessité de mieux ' e et mieux défendre le français, M.Duranleau, un lourdaud qui n'a aucun sens du ridicule, prêchait lu nécessité d’apprendre plus d’anglais, langue dont nous sommes déjà gavés à en mourir.Mais M.Duranleau prononça en même temps cette belle parole, sans doute née de la fréquentation de certains entrepreneurs do dragage “libéraux”: “Lorsque les intérêts de la race sont, en jeu (car lui aussi il dit maintenant “la race”), il n’y a plus de partis, il n’y a que des Canadiens-Français”.Et les auditeurs, qui l’avaient connu jusque-là pour un politicien d'assiette au beurre ne possédant pas même le don rédempteur de l’intelligence, sc frottaient les yeux, se grattaient le tympan.“Or, écoutez bien ceci: “Il y a quelque temps, IM.Bennett chargeait une commission parlementaire de réviser la carte électorale de la Confédération.La province de Québec est représentée dans cette commission par trois députés: MM.Oobeil et Dorion, conservateurs, et Joseph Mercier, libéral.Inutile de dire que le rôle de AI.Alercier est tout de protestation; que tout se cuisine entre AIAf.Gobeil et Dorion (doux des êtres les plus obtus et des partisans les plus fanatiques que les Communes aient jamais connus).Le rapport de ces deux messieurs est prêt et AI.Alercier en a un exemplaire depuis plusieurs jours.On y maintient intacts tous les comtés anglais de la campagne, sans égard à la population, tout en supprimant des comtés de langue française plus populeux.Et l’on divise ainsi File de Alontréal, que la plupart de nos lecteurs connaissent et où ils pourront mieux saisir l’esprit qui a présidé ail remanie- ment : Population x West mount 40,060 \St-Antoine 40,000 xSt-Georges 40,000 40,000 xN.-D.-de-Grâces 50.000 xVcrdun 63,000 St-JllCqllCS 72,000 Maisonneuve 60,000 St-Edounul 65.000 Laurier 65,000 Outremont 80,000 St-Henri 80,000 Cartier .: 80,000 Iloehelaga • •• 80,000 St-Denis S0,000 Jacques-Cartier 80,000 “Lis circonscriptions anglaises, 5.— Le monsieur Pierre Desrosicrs qui hulule 2596, Boulevard Porras, est le même personnage que Al.Pierre Des rosiers, premier vice-président général et âme dirigeante de l’inexis-tnute mais bruyante Fédératou dus Clubs Ouvriers, pour le compte de laquelle il organise des pèlerinages à l'Oratoire Saint-Joseph, avec le couleurs des cinquante à cent mille personnes qui y vont chaque année et de leur propre mouvement.C'est aussi celui qui luisait autrefois à Québec lo trafic des images miraculeuses de lu petite Thérèse de l'Enlant Jésus.* * * Tout cela étant, l'embardée de M.Patenaude ne pouvait pus ne pas se produire.Pierre Desrosiers avait besoin d’un chef “bleu” comme paravent pour les prochaines elections municipales et provinciales.11 lui ial-Init aussi inner d’un nom imposant la vaste foire projetée pour le 1er juillet, où il y aurait deux millions de personnes comme il y en eut cent mille à la caserne do la rue Craig, mais où .l'luil.des tire-laine et quelques artistes à la noix do coco pourraient quand même recueillir un joli pécule.Alors ses poches pleines de “Poudre à l’Huile de Charme Indoue” pour “grandes personnes” seulement, il ^ ____ _ approcha AI.Patenaude et il se fit j Ki0phile “patriote’’ Duranleau et du aimer.j dernier disciple do Cartier, le guillo- Olivar ASSELIN tincur de vieilles maîtresses do postes (1) N.D.R.La Fédération des Arthur Snuvé.Clubs ouvriers, qui a tant l’ait parler “ Ireprésentation électorale des d’elle, ou plutôt qui a tant parlé d’el- ; minorités, en notre pays, n sou impor-1,.même depuis des semaines, a trou 'lam.e, Nous avons toujours déploré, vé Son coup de mort, le dimanche 36 avril dernier, lors d’une assemblée.mi’elle avnit.convoquée pour révéler I clle-mcmo”, comme dirait 1 autre.l‘„ i,1l( véritable qu’e'lo poursuit: re-1 Son h!u(T est maintenant connu, mot t re sur un piéilestrn! le faux grand Quant à l’impopularité persistante de homme qui n nom Esiolf Patenaude.M.Patenaude, personne n’en doutait.La Fédération s’est donc “suicidée Tout est donc pour le mieux.marquées d’une croix au tableau, auront ainsi une jKipulntion moyenne do 45,600 habitants, et les françaises uuc population oiuyonno do 74,200.“Pur ces inégalités de traitement on augmente do plusieurs députés la représentation anglaise de la province de Québec et l’on diminue ù 52 ou 53 sa représentation française.“Bien entendu, cc beau travail a reçu d’avance l’approbation do l’an- Une lettre de Louis Dantin Notre directeur a reçu, ces jours-ci, de notre distingué collaborateur, M.Louis Dantin, une lettre personnelle que nous prenons sur nous do rendre publique.Sou auteur, croyons-nous, ne nous en tiendra pas compte.Ce qui nous pousse à telle indiscrétion, le texte que nous reproduisons le révélera.Nous voulons cependant préciser notre but.Les éloges destinés â Atarysu flattent autant le journal que sa collaboratrice.Nous l’admettons sans fausse humilité.Nous ajouterons cependant qu’ils u’eussent [.as suffi, à eux seuls, à justifier la publication d’un document privé.Notre détermination unît de motifs autrement sérieux.L'opinion qu’émet Louis Dantin au sujet de lu lettre du sénateur Dandurnnd aux Jeune-Canada vaut, croyons-nous, d’être propagée.Nous la faisons nôtre, l/os considérations d’ordre général dont s’accompagne son appréciation d’un article de Maryse méritent également, à notre sens, d’être répandues.Nous voulons y contribuer.— P.A.* * * “ Laisscz-moi vous remercier de nous avoir offert, dans le dernier numéro de l'Avenir, deux splendides articles.L’un, la lettre du sénateur Dundii-raiid aux Jeuno-Cnnadu, expose et dénonce admirablement l’étroitesse du geste de ces fanatiques en herbe, au sujet des événements d'Allemagne, et pose la “question juive” sur lo seul terrain où des hommes conscients de la fraternité humaine, et des chrétiens, puissent la placer.L’autre, la critique de Maryse sur le rotiuiii de Pierre Benjamin, est si intelligente, si fine, si bien dite qu’elle classe sans plus son auteur comme un juge de lettres avisé et subtil.Combien cette prose nous soulage des coups de massue sans choix et sans grâce que d’autres prennent pour de la critique.“Ses remarques sur la “bienveillance” prêtent sans doute à quelque é-quivoquo.La bienveillance, comme elle le dit.n’est jamais un argument littéraire, ne doit pas s’invoquer pour excuser le faux, le nul, lie saurait tenir lieu de conscience et de goût; elle a toutefois un rôle utile en disposant l’esprit à un examen sans passion, en lui faisant chercher les mérites d’une oeuvre aussi bien que ses fautes.en écartant du blâme l’outrance, la grossièreté et l’insulte.Elle n'est alors qu’un élément do la justice et des égards qu’on doit à ses semblables.Elle introduit la sympathie dnns l’analyse des oeuvres et la politesse dans leur appréciation; or sans la sympathie on ne pénètre rien ù fond; et sans ln politesse, ma foi, on est mal élevé, que ce soit dans un salon ou dans une page.Ataryse, j’en suis sûr, est bien de cet avis.“Par ailleurs, sa théorie impressionniste a beaucoup de vrai; elle reconnaît la diversité des genres, des- modes, des mérites littéraires, et le droit du lecteur à ses goûts personnels.sous des lois esthétiques très larges.Elle condamne le dogmatisme qui voudrait tout réduire ù des théories raides, et ce dédain absurde pour “l’oeuvre moyenne”, pour tout ce qui ne porte pas l’empreinte certifiée du génie (Dion sait pourtant que ces gens difficiles eux-mêmes ne produisent.pas que des ohefs-d’oeuvres !).La littérature est le pain intellectuel de tous; il est lion, il est nécessaire qu’elle s’adapte à 1a gradation des esprit».1 ‘ Comme il y n des livres pour les enfants, il en faut pour les adultes gradués de l’école primaire, pour les ouvriers, les commis, les ménagères et les vieilles filles.Ces livres exige L 1- 2- 1 pour notre part, que les éléments anglophones ne fussent pas plus largement représentés à l'hôtel de ville de Alontréal et à l’Assemblée législative de Québec, où leur présence no pourrait que nous stimuler à mieux faire.A Ottawa, l’intérêt du pays tout entier exige que le Canada français ait la représentation la plus large et la plus forte possible; en tout cas, c'est une honte et un crime que do nous traiter en citoyens de seconde zone.Que ce traitement nous soit infligé par des compatriotes, est-il preuve plus éloquente de l’espèce de dégradation morale introduite dans !a re présentation canadicnne-frnnçaiso par les Duranleau et les Sauvé f Beaucoup d'Anglais nous méprisent : peut-on toujours leur en faire un crime T” Tl aura suffi ù nos lecteurs de lire ce qui précède pour se convaincre que M.Asselin est un homme beaucoup plus modéré qu’on ne s’obstine à l’admettre, en certains milieux.MEU-MELO “VIEUX DOC” Nous apprenons indirectement le retour de *' Vieux Doc” au milieu des siens.Le docteur Edmond Grignon est eu effet revenu dans sa bonne ville de Suinte-Agathe qu'il avait quittée depuis janvier dernier.De son séjour aux Bermudes et en Floride il serait bien étonnant qu'il n’ait rapporté aliénas souvenirs.L'Avenir du Nord, qui se réjouit de son retour, obtiendra donc, si c’est possible, une petite part des récits qu'il doit avoir en réserve.C'est une primeur que nous aimerions jiouvoit- offrir à nos lecteurs.— M.LE BOARD OF TRADE ET LE GOUVERNEMENT FEDERAL Constant dans ses instances auprès du gouvernement fédéral en faveur d'une [dus rigoureuse économie afin île permettre nu pays de rétablir ses finances, lo Board of Trade de Alont-rétil, au cours de son assemblée régulière.du 3 mai, a soumis le budget fédéral tel (pie présenté par le ministre des finances, à un examen minutieux.Une lettre fut ensuite adressée à l’honorable E.-N.Rhodes, dans laquelle le Board of Trade iliviso lo déficit du Canada en trois sources et indique ail ministre des moyens d’effectuer de • pouvoiles économies.Le déficit du Canadien National, 55 millions; secours aux chômeurs, 35 millions; total 143 millions.Retranchement à effectuer La lettre du Board of Trade nu ministre des finances indique ainsi les nouvelles mesures d’économie qu’il faudrait adopter.“Au chapitre des comptes ordinaires, les salaires des employés civils n’ont été réduits que de 10 pour 100 alors que lo coût do la vie et les salaires des autres classes d’employés ont été réduits de plus de 25 pour 100.Le gouvernement, devrait donc réduire immédiatement les salaires des employés civils de 15 pour 100 de plus et supprimer tous les services qui ne sont pas absolument nécessaires.En ce qui regarde le déficit du Canadien National, le gouvernement a devant lui un plan de coopération entre les deux réseaux qui annulerait tout, déficit; qu’il lo mette donc en i pplieation le plus tôt possible, si ce plan doit avoir quelque utilité et s’il n'a pas été élueiibré inutilement.Le Board of Trade suggère ensuite que les gouvernements provinciaux soient amenés à économiser assez pour n’avoir [ms besoin de l’aide du fédéral en matière de secours aux chômeurs.AU SERVICE DE L'AGRICULTURE L'honorable AL Godbout, ministre de l’agriculture, a décidé de réorganisé le système agronomique de la province de Québec.Une armée de 250 olï eiers du ministère de l'agriculture est maintenant à la disposition des cultivateurs do cette province dans les 20 districts agronomiques que l'honorable Adélard Godbout vient de créer.Les 20 districts seront dirigés par 20 gronomos régionaux qui seront aidés de 82 agronomes du comtés, de 50 inspecteurs de bctirreries et fromageries, puis une centaine d’agronomes spéciaux et instructeurs.Tous les officiers d’un district sont responsables à l’agronome de ce district.Le nouveau système est entré en vigueur le 1er mai.Iæ district dont notre région fait partie porte le numéro 16 En voici le personnel : rout, du sens, de la tenue, une diction correcte, une vérité nu moins élémentaire, niais pourront se passer de nouveauté brûlante et du style de Léon Bloy.La critique u pour but d’établir l'échelle des valeurs, de séparer l’excellent, le supérieur, du commun, du vulgaire, et par là de hausser le goût public.Elle ne doit sc pâmer que devant les grandes oeu vres; mais elle n’a pas à s’indigner en piésence du simple talent, qui occupe, après tout, toutes les avenues littéraires, ailleurs aussi bien que chez nous.Quand elle pratique la négation en hloo, le “tonilmge” continu, le découragement par système d’efforts sincères et méritoires, alors elle fait oeuvre nuisible; elle se voue an rôle d’éteignoir, nit lieu de rendre un service quelconque à la cause des lettres.Que Alaiysc continue à faire de la critique, en ne laissant, jamais la bienveillance fausser son jugement, envahir ses verdicts, mais on mettant 1a bienveillance dans sa franchise même: elle aura trouvé le secret de guider et d'aider en mémo temps.Louis DANTIN Le centenaire de la Saint-Vincent ^de Paul célébré à Saint-Jérôme Le centenaire de la fondutiou de la première Conférence de Saiut-Viu-ccnl de l'aul pur Frédéric Uziuiuiu est célébré dans l'univers entier au cours du mois do mai courant).Ce centenaire u élé souligné à Saint Jérôme dimanche dernier.A S homes, une messe a été dite à l’autel de la sacristie spécialement pour les members de la Conférence de Saint Jérôme, par lo révérend l‘ère Georges Alongeuu, s.j.- Lo révérend l’èro a prononcé, à cette messe, uno allocution où il a rappelé le grand précepte évangélique qui doit être à la base de l’iqtostolat laïque: "ai- mer Dieu par-dessus tout et sou prochain comme soi mémo pour l'amour de Dieu.” lxi prédicateur lit un historique sommaire de la Société de Saint Vincent do l’aul, du la vio de son fonda!cur, Frédéric Oznmun, et engagea les membres de notre Conférence à retirer trois leçons dit centenaire qu'ils célèbrent: une inébranlable grande confiance dans la Providence, savoir unir le culte do la tradition duns le progrès, et être des catholiques couva incus et fervents.Aux cours île la messe il y eut musique d’oigue et chant.AI Eugène Richer, maître do chapelle, chanta “O Josu Olomontiîisinio”, do Gounod; M.Joseph Fortier: “Notre père”, de Lemaire, et “Je vous salue Marie’’, d’Amédée Tremblay.MAL Fortier et Richer ont, aussi chanté, en duo: “Keee punis angclorum”, île T.Dubois.AL CE.Mnnlmnd touchait l’orgue.* * * Aux messes paroissiales de 9’/h heures ot 10*/j> heures, lo révérend Père Alongeuu u prononcé lo sermon.11 a pris comme texte le verset 2o du 15o chapitra des épitres du Saint Puni aux Romains: “Umisquisquc vustrum proximo silo placent iu Immun ml uc-ilificutionom.’ ’ “Que chacun de vous ait de la complaisance pour sou prochain dans ce qui est bon et peut l’édifier.” L’éloquent prédicateur commenta ce texte dont il éclaira le sens pur l’oxomplo illustre du Frédéric Oza nam dont il rappela la vio et les oeuvres, en particulier lo mérite extraordinaire qu’il a eu de fonder la Société de Saint-Vincent de Paul.Ce fut à Paris, à une époque difficile et tourmentée par toutes sortes de théories et (le doctrines fausses ou discutables, ([iio Frédéric Ozanam, âgé de 26 ans, fonda avec six jeunes amis In première Conférence de Suint-Vincent de Paul.Par cette oeuvre, il voulut travailler à la sanctification des membres (le la Société en exerçant la charité envers les pauvres.Depuis un sicelo cette oeuvre a grandi en conservant toujours le même esprit, lia Société compte aujourd’hui 200,000 membres répandus dans tous les pays du monde.Cet esprit de charité chrétienne Agronome régional : J.-A.Pareil-tenu.Agronomes de comtés: Dcux-AIon-tngnes, Nelson Cossottc; Lnbello-Est, Gérard Aniplcman; Labclle-Ouest, L.-A.Beaudin; Terrebonne, Alpli.La franee; Argentouil, Alex.Bothell.L'agronome régional, AL J.-A.Pa-reiitenu, demeure à Saint-Jérôino.“LES ANNALES” Les vedettes du No dus Annales de cette semaine sont Lloyd George, Vicki Baum et Pierre Benoît: l’homme d'Etat anglais, aveu un article sur les Pèlerins de Washington, lo plus jeune académicien avec son roman Fort-dc-France, lu célèbre romancière américaine avec La Vie sans Mystère, où sont évoquées les moeurs des stars de Hollywood.Les ruhriquques habituelles signées Yvonne Sarcey, Pierre Bost, Gérard Bauer, André Lang agrémentent ce beau numéro où l’on trouvera la conclusion de l’enquête de Paul Allard sur les Alarchands de Canons.Partout: le numéro 2 francs.LES ROOSEVELT ET LE FRANÇAIS Ixis dépêches notent que c’est eu fvannçLs que AL Roosevelt a salué à Washington l'ancien premier ministre llcrriot.L’un do nos ninis nous racontait qu'il avait récemment entendu, à ln radio, Aime Roosevelt parler en français, et dans un français très pur, à un groupe français de Now-York.Les Frotiro-Amérieains qui veulent que leurs enfants conservent, tout en parlant ln langue commune du pays, leur propre langue, pourront simplement dire: “J’entends qu'Us soient des types comme les Roosevolt.(Lo Devoir) O.H.doit être celui de tous.H faut s'aimer les uns les autres.Aux pharisiens qui cherchaient à lin tendra un page eu lui diiuatidam ce qu'il fallait ia.uo pour être sauve, Josus-UlirisL répondit ; “Annor Dieu de tout sou esprit, de tout sou coeur, do toutes ses torcos, ot aimer sou pto-chtiiu comme soi même pour 1 autour du Dieu,” • • Du u'est vraiment upûtru quu si l 'ou aune Dieu.Dr tous sont appelés à otru dus upôlres: prêtres, religieux et laïques.Le Pô ru Mongcuu puise dans nos traditions ut notre histoire des exemples où colutu i 'amour du Dieu et du prochain: nos missionnaires, nos martyrs, les fondateurs de la Nouvelle Franco, Champlain, Maisonneuve; dus tüuimos admirables comme Mario do ITiiunruuUon, Alurguorilu Bourgeois, Jcniiuo Aluucc, oie.Quand ou est rempli do l'amour débiteurs vis-à-vis louis créanciers ne saurait être rendue plus équitable sans une réductions dans le montant des intérêts et dans le prix île toutes les denrées en proportion eul autre remède serait de rehausse !e prix des produits agricoles au ni veau *¦ WtW: [ v»'fH El i\io cw,Y" .irlburr “ |f ,'l Y.»* un* »*«*•* San'* b„!»i .mlii>'r« fi un vrat re wm& .CAKES GATEAU à CAFE au V " - • : ¦ .'-'A .- ' "V : - .UPSÉ V I C'A/A IM DAVA AYEZ toujours sous la main une pro-t V vision de Gâteaux de Levain Royal pour les mets que vous préparez A la maison.Enveloppés hermétiquement de papier ciré, ils se gardent frais durant ¦ les mois.Ges fameux gâteaux de levain sont réputés depuis plus do 50 ans.Demandez aussi une copie gratuite du l.n ut m C’a isiNf ni I.tv.viN Rov m.contenant JJ recettes éprouvées pour délicieux pains et gâteaux.Adressez: Standard Brands l imited.Eraser Ave.V Liberty St., Toronto, Ont.G À I EAU .V ( • A F L.également populaire pour thé, lunch ou souper IVfulti-s en crùmo 1 .(.Ih’iiuv H '.*• ftiicrv; 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K r - - f - « \V7i TI- - r isr Bicyclettes CCM* L’AVTîNTR DU NORD.VENDREDI, IJ MAI 19311.ET INFIDELITE 1.0 caprice, pôchc île la femme Ou ne peut nier que le caprice soit un péché ni gnon propre aux femmes.C’c-st, il u reste, une créa lure du genre féminin — lu chèvre — qui a inspiré le mot, puisque caprice signifie étymologiquement, bondissement de chèvre, ressemblance avec la chèvre.Mais, quoique étant un défit ut, le caprice sert, presque toujours, d'ornement au beau sexe.Une femme dépourvue de cnprice est comme une passion sans aventure, quelque chose d’aride.Le caprice semble tenir la pince du l'eu d'.milite dans lu vie et dans l'amour.Des volontés qui naissent et qui meurent au même in~ tant, une imagination oisive ou folâtre qui prend, quitte, reprend, eu se jouant, mille formes précieuses, fantasques ou délicieuses, un désir, qui se change en refus pour renaître aussitôt et s'oublier plus taid.mais n'est ee pas eu cela que consiste lout le charme de l’existence .’ Le camé léon parmi les animaux, les fontaines lumineuses OU les couleurs tie l'are cu-ciel, puis les femmes capricieuses — la Nature perdrait beaucoup si cela venait à lui manquer.— Que vous êtes capricieuse ! 'lisait Napoléon à Joséphine, avec colè re.— .Te le sais, puisque je vous plais, rétorquait la clinrmeu.se.Ainsi, la femme se manifeste très capricieuse en amour, mais c'est elle qui fournil ainsi le plus d'exemples d’attachement, de fidélité, de eouslan ce.Les grands succès quo Porto-lticho a remportés lu long de.su carrière, il les doit tous au sujet unique de ses pièces.Kl ee sujet est l’inégalité cruelle qui existe entre l’homme volage et infidèle, et la femme charnellement attnehée à lui, fidèle malgré lout, martyre do cet attachement et qui pardonne -ans cesse parce qu'elle aime.L'esclavage, le courage de la femme amoureuse ! Sujet éternel.Euripide et Corneille l’ont traité dam Médéo et dans Polycucte.Mais, plus i ncorc que le théâtre, In vie est remplie de ces Ames fidèles qui, comme le dit précisément une des héroïnes de Porto-Riche, aiment toujours le même homme et se complaisent h répéter: “.Te ne pourrais pas le voir GRATIS |ÜT Donné gratis avec le THE ou CAFE MIKADO Chaque paquet do I 11», contient on des articles suivants en semi-porcelaine: 1 tasse et une soucoupe, 1 assiette à soupe, 1 assietteAdéjeu ner, U pouces.Meilleurq uo tout i.ivmv III >|UV.unit y au (rel lié ou café /A du même prix.4a GLOBE TEA CO.> Une Bonne Semence Est exempte Je mauvaises herbes et de mndadics.Possède un pouvoir germinatif élevé et vigoureux.Provient d’une variété acclimatée et bien fixée.LA SEMENCE ENREGISTREE POSSEDE CES GARANTIES L’ensemencement de quelques acres constitue un début excellent dans l'amelioration de la récolte.Tentez P expérience en 1933.On peut l’obtenir chez les bons marchands de grains de semence.ASSOCIATION CANADIENNE des PRODUCTEURS de GRAINS de SEMENCE Jackson Building.Ottawa, Ont.Installation et Réparations électriques de toutes sortes, telles que Radios, Fers, etc.H.E.ROGHON TE U.315—317.RUE ST-GEORGES SAINT-JEROME Glacières électriques pour Hôtels, Restaurants, Bouchers, Collèges et Couvents.Demandez-nous des prix S’AGIT-IL DE VOS YEUX UM/rri ;o»ro^ MONTREAL Carrière & Senécal Limitée OPTOMETRISTES-OPTICIENS A L'HOTEL-DI EU 271, Ste-Catherine Est - Tél.LAn.7070 - Montréal ICottage d’été à vendre , Vous pouvez /o I Economiser., en achetant ce joli Cottage mm:, l'adorer.Il fora do moi tout ¦ o qu’il voudra.’’ Parfois mémo, elles renouent ii la vie.L'antiquité nous a laissé le souvenir d’une foule de femmes qui préférèrent suivre mûri ou amant, au danger, voire ù la tombe.Tout le monde connaît l’histoire do Paulino, la femme do Sénèque.Lorsque Néron ordonna à ee dernier de so donner la mort, Pauline, malgré ses exhortations, ne voulut pas le laisser mourir seul.Mlle aussi s’ouvrit les veines et, Néron ayant envoyé des gens qui arrêtèrent de force l'écoulement de son sang, Pauline garda toute sa vie une face pâle.C’est la phrase même de Tacite.Une autre épouse fidèle, de la même époque, )a femme de Port us, auquel l'empereur avait envoyé le même ordre de mourir, encouragea sou époux.Mais ce dernier hésitait à plonger le poignard dans son coeur.Alors, la femme, prenant doucement l’urine: Ne crains rien, mon chéri, lui dit-e'Ie.(j- ne fait pas mal.Et rapidement, elle enfonça le poignard duns sa propre poitrine, pour lui donner l’exemple.Cela est sublime.Mais u’est-ello pas également sublime, l'histoire, bien plus proche de lions, de la femme de LavaleUe, le directeur des Postes de Paris, lequel avait été emprisonné pour avoir trempé dans le complot qui permit ù Bo-napailc de revenir de l'île d’Elbe?Lnvalelte Cu| condamné à mort.Lu veille de l’exécution, Mme La Valette, qui avait la permission de rendre visite à son mari et même de dîner avec lui, arriva comme d’ordinaire dans une chaise à porteurs.Elle rn sortit en femme éplorée, le visage caché dans son mouchoir et soutenue, de chaque côté, par sa tille et une femme de confiance.Elle fut intio-duito et l'on dîna.Au dessert, après avoir l'ait son inspection, le gardien se retira.Alors, Mine La valet te enleva vivement ses vêtements, les passa à son mari, lui couvrit la tête de sa mantille, lui donna son mouchoir afin qu’il y dissimulât son visage, affectant le chagrin.Et grâce à cet artifice, Lavalette put sortir sans être reconnu, tandis que sa femme resta eu prison, lui sauvant la vie.Oui, l’amour engendre la fidélité et, chez la femme plus encore que chez l'homme, la fidélité atteint au sublime.La femme du roi Mausole, qui, ne voulant pas se séparer de lui, avala pou à peu les cendres de son cadavre, devenant de la sorte sou tombeau vivant, n’est pas un cas iso lé.Toutefois, il est évident que, quand l'amour qui oeuvre des miracles s’en-\a, la femme se montre plus capricieuse que l’homme.Alors, adieu la fidélité et le sacrifice.Il n’est plus quest ion de se brûler avec son mari, comme les veuves de Malabar.On ne lui pardonne plus rien.L’amoureuse d’hier oublie tout et possède même ta singulière faculté de ne pas reconnaître l’homme qui.naguère, était tout sa vie.Et moi qui t’ai tant aimée, Et toi qui ne t’en souviens plus.Ces deux vers de Musset résument bien des histoires d’amour.Nicolas SE DUR § II; 11 FORTES REDUCTIONS DANS LES PRIX DES BILLETS Nos chemins île fer inaugurent des tarifs de voyage d'un sou par mille t ¦ SS-; xxiv: llilfllSS Manufacturé par sections, en trois grandeurs A SAINT-JEROME Livré à demande et érigé sur votre terrain.Pour plus de details demandez noire pamjihlel explicatif.The Eagle Lumber Co.TEt.80tv ST-JEROME, Uué.S Noa- chemins do 1er inaugurent ce mois-ci une politique nouvelle que lu plupart des autorités en matièie de transport ferroviaire considèrent comme l’une des initiatives les plus imjKjrtantes de l’histoire du voyage dans notre pays.Cette nouvelle a été annoncée offcielh-mcnt par M.C.I'.Kiddcll, président de la Canadian Passenger Association qui a déclaré qu’au cours d< s mois de mai et de juin nos chemins de fer ont décidé (l’établir un tarif d’un sou par mille, jj?| | mtr tout voyage aller et retour en Ijfe ! première classe entre tout point de B >' ’est ù l’ouest du pays.Cca tarifs ne tjjSi oui en somme qu’une généralisation toy des t.rit ¦ appliqués aux excursions et Ijtrf qui ont été jiopulaiics parmi le publie voyageur au roui - de l'an der-fÿ( /uer.L'annonce (le ci-s nouveaux tarifs gai qui prévoient toutes, p— facilité- po-bS ibl.-s pou r les.voyages à travers le j^j Canada tout entier indique en plus que no-: chemins de fer ont organisé deux mouvements principaux detrains, l’un de l’ouest à l’est, l’autre de l'est à l’ouest.La vente des bit R.V lets de l’ouest à l’est commencera dès le 21 mai et continuera jusqu'au P juin exclusivement.Le- billets ne m seront bons pour commencer le voyage qtlNi la date ?i laquelle ils auront élé émis et seront valables pour tut retour de trente jours après la dite date.Les Canadiens habitant l’est et dé-sisiraix d’aller visiter leurs amis de l’ouest pourront commencer leur voyage dès le lit mai jusqu’au 3fi juin.Les billets d’un sou par mille permettront des arrêts.Les voyageurs porteurs de ces bille,.- pourront utiliser les couchettes des wagons touristes moyennant le débours du prix do la couchette plus la moitié du prix du touriste.DECES DE MME ALBERT LEVESQUE SAINTE-AGATHE — Grâce à l’initiative de la Chambre de Commerce locale, un comité de concitoyens, composé de membres de la Chambre de Commerce, de l’Association des Marchands Détaillants et du Club de Ski de Sainte-Agathe, s’est réuni récemment sous la ptési-ilrneo de monsieur Murray I Walsh, en vue d'organiser des régates sur le Lue des Sables, au cours de ht présente saison d’été.Ces régules auront lieu un samedi, le dernier en juillet mi le premier eu août prochain.Lu date exacte et le programme seront publiés plus tard.— Samedi de cette semaine, le treize courant, se tiendra à Sainte-Agathe, un référendum sur l’opportunité lié l'avancé, de l'heure et de l’addition des boissons fortes, comme le scotch, le brandy, le gin et l'alcool, aux vins et liqueurs spiritucuses que vend actuellement notre magasin de la Commission.Ce référendum a été demandé un conseil municipal par un vole majoritaire de lu Chambre de Commerce, dans le but d'accommoder nos concitoyens et plus spécialement les touristes, d'augmenter notre population flottante et ainsi la prospérité de notre commerce et le bien-être de notre main d'oeuvre, de promouvoir les intérêts de Sainte-Agathe et la placer sur un pied d’égalité avec les autres villes du comté, et toutes les petites villes du district de Montréal.Les animaux à fourrure en captivité, et spécialement les renards et les visons, sont sujets à une maladie qui ressemble sons bien des rapports à la maladie du jeune chien.CE Pu£ lé GIN CANADIEN MELCHERS €méx dOi pOiln GCNEVAf Nous u vous le régi et (Lunnoiicor la mort île Mine Albert Ijévesque (née Jeanne Labrecquc), tléeétlée vendredi matin, le 5 mai, à l'Hôpital Notre-Dame de Montréal, à l’Age de 31 ans et I 1 mois, après cinq jours de maladie.Mme Lévesque laisse dans le deuil, outre son époux, M.Albert Levesque, éditeur, président-gérant de la Libraire d’A et ion Canadienne- Française, deux en hints : Claire et Raymond ; son père et sa mère, M.et Mme J.-O.Labrecque; trois l’rères: Onésime, La ni et Jaequcs; cinq soeurs: Mme .J.-A.(iiguère, Mme Jacques Clerk, Mlles Marguerite, Pauline et Kstèle.© © © © 0 I ^Autres Grandeur s | 40 OWCC! Î3-,C taxe comprise Produit de distillation directe, dont la formule n'a pas change depuis plus de trente-cinq ans.Le Gin Canadien original.Le seul gin dont l'âge est garanti par le timbre d’accise de l'Etat.Le gin qui a la plus grande vente au Canada.La Vente a augmenté constamment en 1933 .preuve concluante de qualité supérieure.MELCHERS DISTILLERIES LIMITED Di«tlllataur% dupul» 1898 Distilleries: Berthierville, P.O.Bureau-Chef : Montréal, P.O.LA SANTE MENTALE (Dr Frank Noronha, dans “Health’’; Bangalore, Indes.) On a démontré que In peur, surtout celle qui ii'n jais d’objet, est un grand obstacle û la bonne santé de l’intelligence.A côté de la peur il y u un autre vice* contre lequel il faut se protéger.C’est le sens inné d'infériorité qu'on a baptisé du nom de complexe d'infériorité.Cette malheureuse tendance de l’esprit est responsable d'une grande partie de l’ineffi-ciencc, île l’irritation et du malaise qu lègue dans la vie Le malheur est que ceux qui en sont les victimes ne s’en rendent il'habitude pas compte, parce que ce défaut travaille dans l’ombre et sans qu’ils en aient conscience.Ils sentent bien qu'il y a quelque chose qu’ils ne peuvent expliquer ou raisonner, mais ils so sentent quand même poussés à des actes qui sont loin de leur être profitables.Une conduite arrogante leur sert souvent de soupape à ce sentiment intérieur de leur infériorité comme aussi les préjugés inexcusables contre certain.-, individus.Dans beaucoup de cas, cette sensation d’infériorité naît aux premiers âges de la vie; pur exemple, dans la famille, l’enfant qui souffre d’un défaut physique ou d'une intelligence diminuée est mulhablement amené à s’en apercevoir par des parents malavisés; cet enfant grandira avec l’idée qu’il est inférieur aux autres enfants.A l’école, l'enfant qui apprend avec difficulté, grandit avec ce sentiment incrusté dans son cerveau.La communauté elle-même n’est pas à l’abri d'une sensation d’infériorité collective; c’est ce qui nrrvc quand un groupement est dominé par un autre.Une nation elle-même peut concevoir un complexe d’infériorité nationale.Les actes des individus sont .“(invent inspirés par ce sens inné d'infériorité.Ces actes peuvent bien, .à un moment donné, procurer des avantages, mais ils finissent piesque toujours par engendred des ennuis.Ils sont facteurs d'impopularité et souvent de conflit social.Ils détruisent, ee qui est pire encore, le bonheur de l’individu, son contentement do la yio, et affectent l’harmonie de ses relations avec ses voisins.Ce sentiment d’infériorité est du à des circonstances indépendantes de nous-mêmes, ausi devrasit-on travailler à ce qu’il ne vienne pas détruin l’ardeur et l’initiative qui dorment dans le coï-ur de chacun.Pourtant beaucoup de personnes permettent à cette idée morbide de s’emparer d’elles; elles oublient do regarder en elles-mêmes, de s’estimer à leur propro valeur et do connaître leur puissance d’effort constructif.L’incapacité de l’individu, dans tontes les vocations do la vie, provient presque toujours de ee qu’il méconnaît son propre pouvoir de faire un travail utile et soutenu.L’énergie mentale se gaspille à réfléchir sur son propre état d’infériorité.Ceci conduit à la jalousie.L'infériorité de l’un ne se conquiert pas dans la destruction de la supériorité de l’autro, mais par l’effort à s’élever à son degré de supériorité par des moyens légitimes et raisonnés, par la victoire sur les obstacles, par la lulti* contre les désavantages, que ceux-ci soient personnels, sociaux, économiques ou nationaux.Chaque individu devrait employer sa puissance do volonté à conquérir ces désavantages et se rappeler deux vers d’un poète anglais dont voici le sens: “Je suis le maître de mon sort; Jô suis le chef do mon âme.” Le sentiment d’infériorité se combat par la perception îles puissances qui donnent en nous, par l’action personnelle dans toutes les tentatives, par le contrôle de soi-même sur lotis les actes.Le but à nttoindro peut être bien liant et.le terme bien éloi- gné, mais tout effort doit tendu- a atteindre et à le conquérir.Beaucoup de personnes qui paraissent inférieures aux autres exercent, dans le cercle de leurs connaissances, une influence puissante par la rince de leur volonté et le magnétisme de leur personnalité.Ces personnes se refusent à admettre leur infériorité même vis-à-vis d’eux-mêmes et se conduisent de façon à ee que leur utilité s'impose dans une sphère ou line autre de leui activité.Mais il se rencontre d’autre part des individus doués d’une grande érudition ou d’avantages physiques indéniables qui deviennent des épaves de la vie, -.implement parce qu’ils sont retenus Par cette crainte stupide qu’est le sentiment inné d’une infériorité.Il n’y a pas un homme, à l’excep- tion de l’idiot, qui ne puisse s’élever dans son travail par le moyeu du pouvoir cérébral latent chez lui, s’il se donne la peine de l’estimer à sa juste valeur et de remployer pour gagner sou idéal de la v ie, sans se laisser démontrer par un sentiment morbide.(Bulletin Sanitaire de la province de Québec) Un nouvel amendement .apporté à la Loi des viandes et des conserves alimentaires proscrit que lorsque l’on emploie irour les confitures, les gelées et les marmelades des contenants qui ont une capacité do plus de quatre livres, le poids net du contenu doit être déclaré en livres, ou on livres et m onces, sur l’étiquette principale, en lettres n’ayant pas moins d’un quart de pouce de hauteur et très apparentes.Plus d'aliments lourds I.E TEMPS CM venu de redonner au déjeuner du croustillant.Servez de* Flocons de IUé d'Inde Kellogg cl constatez connue il» excitent l'appétit! Le» Kellogg font plu» que rafraîchir: riche» en énergie, leur» succulent» flocon», si faciles à digérer, rendent dispos et résolu».Fabriqués par Kellogg, à London, Ontario.K e pour la défi «d.—e qui conteste cette ac tion.C.P.-L CHEMIN DE FER NATIONAL DU C AIT AD A District de Montréal Selon les d impositions de l;i Caisse d* •’ .1 t.- de ja Compagnie, M.J.P.Manon, ._-iiit du service de- voyageur frie.r le district de -Moutiéal st retiré avec pension !c 1er avri apri-s de nombreuses années de ervit.- loyaux et a«sidu«.M.0.A Trudeau est nommé Cher u -e -, ie.- de- voyageurs à la Gare aventure.II a-urne les fonctions THEATRE REX M.Manon.Gar
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