L'Avenir du Nord, 8 décembre 1933, vendredi 8 décembre 1933
CHENIER 8 1897-1933 SEUL JOURNAL ou DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TllENTE-SIX ANS.t*-' 18974933 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” ( Benjamin Suite ) ABONNEMENT : $2.00 par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GARE AU, Président SAINT-JEROME, I*.Que.Secrétaira da la Rédaction; AN.r>RE MAGNANT LABELLE TRENTE-SEPTIEME ANNEE ; N U MJ .0 » 49 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, S DECEMBRE 1933 LE REMPART DE L’ORDRE M.BENNETT A SHERBROOKE PORTRAIT DE L’HOMME DU SOL Sur s.x élections partielles qui viennent d’avoir lieu dans la Colombie Anglaise, les libéraux eu ont gagné quatre.Cela porte à 34 le nombres de sièges qu’ils détiennent sur 47.Leur succès est donc complet.Sur cette élection générale qui a eu lieu récemment en Colombie ou a ¦ lit beaucoup de choses, saut l’essentiel.Victoire strictement libérale, c'est entendu.Et c’est le complément direct de l’élection de Nouvelle-Ecosse et îles trois élections de Y'amaskn, Rcstigouehe-Muduwaska, et Mackenzie.Si l'on veut voir dans tout cela une simple manifestation d'humour de la part de l’électorat, il n’est que de rappeler encore les victoires récentes de Welle et de Nicolet au provincial.Le mécontentement, dit-on, s exerce naturellement contre tout gouvernement à l’heure actuelle.Il s’avère que tel n'est lias le cas si le gouvernement est libéral.On ne saurait donc détourner le sons des récentes élections qui visent le régime tory, un régime à la manque partout où il sévit.Pas n’est besoin d’insister sur la honteuse capitulation du parti conservateur ni Colombie.I n organe conservateur, le •‘ Journal” d'Ottawa, I a stigmatisée Comme il convenait: “Un parti qui fait douter de sa propre intégrité, eu prétendant être quelque chose qu’il n'est pus, insulte a 1 intelligence du public et invite le mépris.Tel fut h* rôle des conservateurs.N ’ayant pas le courage ue faire l'ace à la musique ni le bon sens de comprendre que leur poltronnerie ne leur serait d’aucun prolit, ils se battirent sous de fausses couleurs et risquèrent tout clans l'espoir d’un avantage immédiat.Mais le public ne se laissa pas leurrer”.Le procédé est familier aux conservateurs, on ne l'ignore pas.Us ont l’habitude de changer de masque, lis s'appelèrent “unionistes” dans les temps de dissension.“Nationalistes” aux .jours de trahison.Quand ils n’oscrent montrer leur vraie ligure, ils accaparèrent l’épithète libérale pour l’accoler ù leur nom impopulaire.Sous l’appellation de “libéraux-conservateurs”, ils ue firent ccpen-dnns pas meilleure figure.Mais tous ces déguisements ne font pas oublier qu’ils sont, depuis l’origine, des tories.Leurs procédés le rappellent incessamment.Et s’ils tentent encore de donner le change, après s’être accrochés au pouvoir au-delà de toute décence, ce Sera bien en vain.Le peuple les reconnaîtra, même s’ils s'avisent d’arborer une insigne rouge comme le liront récemment, à Ottawa, less délégués à la convention conservatrice d’Ontario.Incroyable, mais authentique.EL c’est un présage de ee ([ue les conservateurs vont oser aux prochaines élections.Mais ils ne feront pas oublier leur passé.Et ils nu réussiront pas, non plus, à échapper à leurs terribles responsabilités.L’une des plus graves est d’avoir laisse le champ libre aux socialistes en Colombie.Car voilà ce qu’on n’a pas dit, et qui est désormais transcendant dans notre histoire politique.Voué à la défaite, le parti conservateur s'est effacé devant la menace des F.F.F.Craignant l’humiliation, il eut, recours à divers vocables: unionistes, indépendants, non-partisans, et le reste.Mais de conserva leurs, point.Le parti no se présenta pas comme tel devant l’électorat ! Et c’est de quoi l’on se targue maintenant pour pallier une défaite sans précédent.Ce faux-fuyant ne trompe personne, les électeurs de Colombie moins que quiconque.Sur un to-tiil de 270,541 voles, 233,203 furent enregistrés explicitement contre le gouvernement conservateur et son tlief le docteur Tolmic.C'est net et indubitable.Mais, encore une fois, ce n’est pas le plus important.La carence du parti conservateur eut pour effet de concéder aux C.C.F.tu e position stratégique qu’ils n'auraient jamais occupée autrement.Au lieu d être un troisième parti ayant à faire face à deux partis solidement organisés, ils ne trouvèrent devant eux que le parti libéral.Et, du coup, ils apparurent avec la seule alternative do gouvernement.Singulier avantage qu’ils n’avaient jamais espéré.Et c'est ce qui enlève quelque importance au total du vote socialiste.Sans que, pour cela, soit atténué le Indulge des conservateurs.Il y a un autre fuit qui n’a pas été mis on relief et qui réduit à sa juste mesure le succès relatif du parti de monsieur Woodsworth.Celui-ci oh tiui 90,112 voles, dont 03,514, soil plus que les deux-tiers, dims la ville de Vancouver et ses faubourgs.Dans les mêmes circonscriptions électorales, nommément : \ nncouvcr-nonl et est, Y aneouver-Burrard, Vancouver- Pt.Grey et Burnaby, les libéraux obtinrent tiS,592 votes.C’est donc là que se lit la lutte, et c’est heureux que le parti de l’ordre ait rallié les bons é-lémeuts dont les suffrages no pouvaient aller qu’au parti libéral.Car il est impossible qu’ils aient préféré l'autre parti qui se réclamait des So \ iris et don l’un des chefs, William Pritchard, se répandait eu imprécations blasphématoires au point de dire qu'il était “candidat contre le Christ.’ ’ Le gros du vote accordé aux C.C.F.provint donc de la ville.A cause de son climat et de sa situation, Vancouver est un refuge pour ceux qui n 'ont ni l'eu ni lieu.Parmi eux se trouvent bien des rebuts ballottés d'un océan à l’autre.A eux se joignirent, sans doute, de pauvres malheureux en révolte contre l’ordre établi.Ur, pour tous ecs gens, le parti libéral était déjà le gouvernement, é-tnnt seul en lice.C’est donc un vote négatif qu'ils donnèrent, beaucoup plus qu'un vote pour le C.C.F.Mais ce n’est pas tout.Et voici ce qui n'a [«is été dit et (pii est essentiel pour comprendre le résultat de l’élection en Colombie et pour situer la force des C.C.F.Dans trois comtes, qu’on remarque bien, dans trois comtés les électeurs avaient droit à plusieurs voles.C’est nue particularité qu'on ne retrouve plus ailleurs, sauf erreur, — bien qu’elle existât naguère dans les provinces maritimes, —- mais 11 s, Quand on est heureux, sitti-.luit, eu santé, lu vie est pour nous rayonnante el nous débordons d’insouciante un été.Et pourtant ect élut de ehoses est nnoruinl.Nous n’avons |>iis le droit de méconnaître lu .souffrance qui nc-eubîc In vie de nos frères.Nous nous devons à nous-iiiêrnes, ù lu société, ù notre proclmiii, cl surtout à ceux qui rouillent sous le poids de lu douleur morale el physique, de luire nôtre le grand précepte de lu charité chrétienne.Il s’impose plus que ,jnMinis en ces temps de pauvreté, de dénuement, et tout .spécialement îi l'approche des Fêtes.— Il y u dans notre ville malgré les nombreuses oeuvres de charité et de hicufuisuuec qui l'ont leur large part, — des enfants miséreux qui, chaque semaine, vont quérir, dans une (Te nos grandes épiceries, des rehuts pour s'alimenter ainsi que leurs parents.Ceux-ci, ce sont les pauvres honteux, ceux qui s’(diraient d’une mendicité reconnue publiquement au seuil de lu Saint Vinrent-dc-I’uul.Cotte alimentation insuffisante, les habitat ions malsaines, le manque de combustible id l'atmosphère surchargée de miasmes des demeures non-aérées, conduit fatalement ces pauvres petits à l’anémie précoee, n la tu-hrrrulnse, cette faucheuse de tant de vies humaines.d'assurer lu sécurité de In race, il faut mettre à l'abri de toute contagion ceux qui ne sont pas encore atteints, mais peuvent le devenir, en reslunt duns un milieu contaminé.Tout ce beau travuil de dévouement, d'apostolat je dirais, est l’oeuvre «cromplio par le bon fonctionnement de cette organisation éminemment philant ropliique qu'est le dispensaire Hittitiiberleux secondé par l’oeuvre de charité sociale qui s’y greffe, sous l’égide des dames patrou-nesses du dispensaire.Ni leur intime coopération dans cette oeuvre grande el belle, nous assure une certaine sécurité physique, en retour m- pourrions-nous pus assurer à ceux des nôtres que le uml impitoyable a.atteints, le réconfort moral et la facilité de suivre des tinitouionts, sans grever leur budget T Noyons généreux, nous, les privilégiés, que le mal épttrgnc.Consacrons quelques sous, quelques dollars, — selon nos ressources, — ù l'achat de timbres de Noël, l’rocurons aux malades atteints de tuberculose un peu de bien être et de réconfort, en ces temps de réjouissances familiales.Notre obole, si minime soit-elle, sera un apport considérable au succès general de lu campagne entreprise pour la vente des timbres de Noël, en noire région.Cette pnrticipntfBli généreuse n l'égard de ceux qui s'étiolent, victimes d’un mal implacable, leur insufflera une vie nouvelle.Ils auront plus de force morille pour lutter et sauront mieux espérer ell .soutirant et souffrir moins eu espérant.De ce fuit', le timbre de Noël sera un messager d'espoir et d’amour porté sur les ailes d’une pensée charitable et chrétienne.MARYSE A N.-Jérôme, le 5 décembre 1933.* * * Nous avons, nous de Saint-.Icrôntr, l'avantage de posséder un dispensaire antituberculeux, où le médecin et In gurde-innlnde luttent journellement contre le fléau dévastateur de la phtisie pulmonaire.A ces cliniques bi-bebdomadnires du dispensaire, tous les malades atteints de tuberculose subissent des examens minutieux.A leur foyer ils restent en relation constante avec le médecin du dispensaire et la garde-malade attachée ù ee service in- fait jamais moins que vingt à trente visites par semaine à domicile.Dans cette lutte contre lu fléau menaçant, il faut consdiérer la prophylaxie de l'enfance comme la base fondamentale ù tout traitement effectif pour ln protection de ht société.Afin 1’.S.— Ceux de mes lecteurs et celles de mes lectrices qui, de leur lointain village, liront l’appel que je fais en faveur des tuberculeux, pourront s'ils le désirent, me faire parvenir leur obole.Je m’empresserai par le retour du courrier de leur retourner des timbres de Noël avec le joli souhait: ‘•Bonne Santé’’.Il ne faut pas se figurer que je ne reçois que des chèques de cinq dollars, allez !.Le petit “trente sous’’ eu “l’éett” que l’on donne “d’un bon coeur’’, comme l'on dit de façon si pittoresque chez nous, me ravit tout autant, quand je pense nu réconfort qu’il apportera chez les malades.Adressez .à: -Maryse, L’Avenir du Nord, Sa:nt-Jérôme.Vos timbres de Noël Font de moi le messager du bonheur .Batchclder ¦\\\ SULTANA un Plaisir.cuisine sur un trillant.Donnez à poêle le poli qui dure en vous servant de SULTANA.Elle est faite expressément pour donner un beau poli.ÎL'ne a poil* colis* VENTRE AU FOUR Faisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que la mauvaise.ENTREMETS AUX NOUILLES 3 tasses de.nouilles cuites, (nouilles aux oeufs), t cuillerées ù table (le farine, ‘d tusses de luit, d cuillerées à table de persil haché, 4 cuillerées ù tnbl 4 cni Icrées à table 3 oeufs, 1 petit oignon tranché, Sel et poivre.< de fromage, le beurre, Faites frire l’oignon dans le beurre jusqu'il ce qu’il soit d’un brun lore.Ajoutez la farine et le luit graduellement, et laissez cuire 10 ù lf> minutes.Ajoutez, une petite quantité de < e mélange aux oeufs légèrement battus, brassez bien et incorporez le reste du mélange ainsi que les mitres ingrédients: sel, poivre, persil et nouilles cuites.Versez dans une ensso-tole préalablement graissée ayant soin de mettre un rang de pute et un rang de fromage.Couvrez le dessus avec des biscuits soda beurrés et mettez dans tin fouit modérément chaud, environ 1 i d’heure jusqu’à ce que tout soit d'iirt brun doré.Servez avec sauce aux tomates.MELANGE DE VIANDES GRILLEES Tranches de bacon, ( hôtcletlcs d’agneau, ranches de foie de verni, Siiuci.hhch, Bain grillé.POISSON CUIT AU FOUR d Ibs de poisson, */g lusse de beurre, I cuillerée a table de persil haché, Sel et paprika.Faites fondre le beurre et n joute/, tous les ingrédients.Faites cuire dans un four de 425 degrés.I citron, I lasse de chain pignons, •y_l cuillerée à thé de muscade, I tusse de blé d’inde.BREUVAGE NOURRISSANT — DIRECTION POUR VI-TONE Mettez une ou - cuillerées à thé de Vî-Tone dans une tasse ou un verre.Ajoutez, suffisamment de luit pour délayer le Vi-Tone.Remplisse/ avec du luit chaud et brassez bien.Si vous ht préférez, Vi-Tone peut être préparé de lit même manière en employant dit, lait froid.MOUSSE SALADA % tasse de sucre, d cuillerées ù table fécule de 2 blancs d’oeufs, 1 fusse de crème fouettée.d tassas de luit, .'! clotts ronds, 1 zeste d’orange, 4 cuillerées n table de thé (Saluda), Faites chauffer le lait avec les clous ronds, le zeste d'orange et le tlié environ 19 minutes dans un huin mûrie.Enlevez, du feu une fois au point d'ébullition.Coulez, ajoutez le sucre, mélangez avec la fécule de iiiiiïs et fuites cuire 15 minutes.Fuites refroidir.Ajoutez ensuite les blancs d’oeufs bien battus et la crème fouettée.Versez dans le tiroir du Réfrigérateur et fuites congeler deux n trois heures.SALADE AUX LEGUMES ET AU FROMAGE :,/l de tasse de pois, 2 cuillerées à table de piment, tasse de céleri, 1 cuillerée à table de persil haché, '/> tusse de crème fouettée.1 cuillerée ù table de gelatine, ' j t*sso d’eau froide, ¦/h paquet de fromage, */i cuillerée à thé de sel, 1/2 tusse de mayonnaise, Trempez la gélatine dans l’eau froide environ cinq minifies et fnites-ln dissoudre au-dessus de l’eau bouillante.Ajoutez le fromage défait en crème, tous les légumes ainsi que la mayonnaise et la crème fouettée.Versez dans des moules individuels ou un seul moule profond et placez aa Réfrigérateur.Servez sur un lit de laitue avec, de lu mayonnaise.CREME BAVAROISE AUX PAMPLEMOUSSES.4 cuillerées à table, fécule de maïs, 1 tusse de crème, J/g tasse d’eau froide, 1 boîte de pamplemousses.% tinsse de sucre, Délayez la féculo de maïs avec l’eau froide et faites la cuire dans une tasse de jus de pamplemousses.Ajoutez le sucre et faites cuire jusqu’au point (l’ébullition.Tranchez les pamplemousses et ajoutez-y le mélange bien cuit.Faites refroidir.Ajoutez ensuite la crème fouettée et placez au Réfrigérateur.GATEAU AU JUS DE TOMATES d */g tasses de farine, I cuillerée à thé de cannelle, '/g cuillerée à thé de clou moulu, % tasse do noix hachées, 1 tasse de raisins, enfnrinez les fruits 2 cuillerées à table de saindoux, ] tasse de sucre granulé, 1 oeuf, l*/2 tusse de jus de tomates, 1*4 cuillerée ù thé de poudre à pâte Egg-O, Réduisez le shortening en crème, ajoutez graduellement le sucre à l'oeuf et battez, bien.Ajoutez alternativement le jus do tomates, la farine tamisée et les épices, au premier mélange.Ajoutez les noix et les raisins et versez dans un moule ù gâteaux carré entouré de papier ciré, bien graissé.Faites cuire dans un four à une température de 350 degrés, environ mu heure.PAIN DE GUIMAUVES AU REFRIGERATEUR vg tasse de guimauves tranchées, *.j tasse d’eau bouillante, * > tasse de lait condensé Eagle Brand.Vg tasse de noix hachées, d'/g tasses de miettes de Biscuits Graham.Tranchez les guimauves dans un bol et versez de l’eau bouillante au-dessus.Ajoutez le lait condensé, les dattes, les noix et les biscuits et mélangez bien, f ormez un rouleau et cnveloppez-le de papier ciré.Placez au Réfrigérateur.Servez en tranches avec ou sans crème fouettée.Ce rouleau peut être conservé plusieurs jours dans le Réfrigérateur.Ces quelques recettes sont de Mademoiselle Hélène Chngnon.lis publions afin de répondre au désir de celles qui n’ont pus eu l’uv les publion d'assister aux cours d’art culinaire de notre journal.donnés récemment avanti sous les utispi LE ROLE DE LA FEMME Jamais fils d'une femme qui n’aime pas la terre ne sera cultivateur.C’est ce qu’affirmait M.Adélard Godbout dans une conférence sur l’agriculture prononcée récemment à l'Université d’Ottawa.La femme a donc sa plus grande part de responsabilité dans la désertion du sol.C’est une idée admise I- femme plus que l’homme est encline ù pré-férer-la vie facile des centres urbains Cette idée, elle ne perd pas une occasion de la faire valoir, elle l'insinue jusqu'il ce qu’elle soit partagée par le chef de famille.Le rôle social de la femme est plus fort que celui (le l’homme qui finit par faire des concessions et admettre finalement que la femme a raison.C’est ainsi que bien des fermiers ont été amenés à quitter la terre après avoir écouté les tolérances de leurs é- pouscs.Us l’ont fuit pour se rendre coin plaisants mais non pas, le plus souvent, persuadés qu’ils réussiraient mieux en ville.Il ressort de ees simples données qu’il faut commencer par refaire la mentalité de la femme pinr ee qui regarde la terre.C’est par l'éducation agricole qu'on arrivera à ce but.Il s’agit d'inculquer l’amour du sol à la femme dès la petite école et même pendant les études secondaires.Il est déplorable que des jeunes filles de la campagne, après lin stage dans les couvents, reviennent à la ferme avec l'idée qu’elles sont nées pour vie aisée.Elles acquièrent souvent dans ces excellentes maisons des principes qui vont à l’encontre du bien de leur état.Le contact avec les petites citadines développe dans leur coeur le snobisme et le dédain des choses de la terre.Développons l’éducation agricole chez les femmes afin qu’elle devienne un facteur d’attachement à 1a terre au lieu de l’instituer l’apôtre de la desertion comme cela est toujours arrivé jusqu’ici.Clément MARCHAND NOS AMIS, LES LEGUMES Quand je vois la neige recouvrir, pour de si longs mois, les champs et les jardins, nous obligeant, si ou ne dispose (pie d’un budget restreint, à ne pus nous jiaycr trop de primeurs, je songe aux favorisés des pays tempérés qui ont des légumes verts toute l’année et peuvent aller les cueillir cinq minutes avant de les faire cuire.Les Canadiens sont de gros, trop gros mangeurs de viande.Il est vrai que l'hiver, lu machine humaine demande plus de combustible tpi'en été, mais il n'en est pas moins vrai que l'abus de la viande est pernicieux.Nous avons besoin de légumes, absorbés crus ou cuits, parce qu’ils contiennent les indispensables vitamines dont lu découverte a causé une telle révolution.Or, l’alimentation étant la seule source d’apport de vitamines, il s’ensuit que pour bien se porter, il faut se bien nourrir, sans abuser des aliments lourds et des viandes indigestes.La boum- alimentation devient un besoin plus impérieux à certaines périodes de la vie, pur exemple pendant la croissance, lu convalescence, In gestation ou l’allaitement.Les 411ères do famille connaissent les malaises, appelés habituellement troubles de croissance et qui affectent les adolescents.Ces malaises sont, eu réalité, les manifestations d’une nourriture carencée.Ils se font les interprètes de l’appel au Secours d’un organisme incomplètement nourri.Le pain, le beurre, les pommes de terre et la viande ont assurément leur raison d’être, mais ou finit par en avoir assez, quand on eu mange pendant six mois.A tout repas bien équilibré il devrait y avoir nu moins un (dut de légumes cuits et un plut de légumes crus.Les pilles tomates d’hiver, sans saveur, ne doivent pus être très riches eu vitamines, niais on a, toute l’imitée, la ressource du céleri, du chou, blanc ou rouge, de la chicorée frisée, du cresson et des artichauts, sans parler des laitues, “iceberg’’ ou de Boston.Les légumes ordinaires, racines pour la plupart ne se consomment guère que cuits: carottes, betteraves, navets; il ne faut pas oublier, dans un autre ordre d’idées, les savoureux poireaux, les indispensables épinards, le persil, condiment obligatoire à tonic.bonne cuisine.Les bumbles oignons ont aussi leur mot à dire.Crus, avec du sei ou arrosés de vinaigre, ils ont de multiples qualités.la-s gros oignons biuues, dits oignons espagnols, sont un régal, soit en salade, soit finement émincés et servis frits, autour d'un bifteck saupoudré de persil.Lu cuisson leur faisant perdre une partie de leurs propriétés, s’ensuit-il donc que l’on doive donner la préférence aux légumes crus ?Peut-être ]>tis totalement, mais il faut leur faire une large part dans l’alimentation.Un chou ne coûte que quelques sous, et, râpé, avec du sel et du poivre, de l’builc et du vinaigre, il donne une salade succulente.Des pommes de terre froides, coupées en dés ou en rondelles, des oignons émincés, une ou deux betteraves et du persil pour couronner le tout, eu voilà une autre, dont les enfants raffollent.J’ai été très surprise, dernièrement, du mépris qu’une jeune femme de ma connaissance affectait pour les choux de Bruxelles, les endives, le cresson, toutes choses qu’elle prétend bonnes tout au plus pour les lapins.Chez elle, aussi, on 11e mange pas do fruits, ni frais, ni en conserve, elle ne connaît pas d'autre recette de soupe que celle qu’elle fait en mettant dans de l’eau un os avec une poignée de sol et du riz, et connaît, comme unique dessert, les pâtisseries “home made’’, tartes et gâteaux.Elle admet que sa petite famille mange énormément de viande et trouve curieux uqe malgré relu son polit garçon soit maigre, pâle et nerveux, et que sa fillette ait de l’eczéma sur les joues.Voilà de pauvres enfants qui n'ont jamais d’autres légumes que les sempiternelles patates, no croquent jamais une feuille de salade et ne sc rafraîchissent pns trois fois l’an à une grappe de raisin, à une bonne poutine ou à une orange.Et nul ne parviendrait à la convaincre.“Chez m’matt aussi c’était de même !’’ Les légumes sont nos amis, et toute mère soucieuse de la santé de ses enfants doit leur donner, à sa table, line grande, grande place, même si elle sait détrôner les patates, cos reines des foyers canadiens et leur faire de la peine.Le résultat, lui prouvera qu’elle a eu raison de s'affranchir de la routine do m’mttn qui, elle, 11e connaissait pas les vitamines el n’en est (ms morte, mais.Odette OLTGNY UN PLACEMENT MENSUEL REGULIER CE QU’IL PEUT FAIRE Suvez-vous ce fine $-10.00, investi régulièrement chaque mois, pourra vous rapporter ! Nous allez sûrement (m être renversé.Placée à cette somme aura atteint, au bout i|e cinq ans $2,71)3.49 — au bout Je dix ans $0,388.23 — au bout de vingt ans $17,378.74 et au bout de quarante ans $08,817.(il ! Evidemment, il s'agit ici de placement à intérêt composé, c’est-à-dire que l’intérêt perçu chaque année devra être promptement ajouté* au capital investi pour en accroître le volume.L’homme d'affaires qui peut mettre de côté $100.00 par mois au même taux d’in térêt pourra accumuler $15,970.«09 en 10 ans; $03,895.83 en 25 ans; $125,898.80 en 35 ans et $172,044.03 en 40 ans.Quand on envisage l’épargne dans ses résultats de plusieurs années, c’est là qu’elle nous paraît digne d’attention, qu’on se rend compte qu’elle est l’amie du jeune, homme ambitieux.Sait-on que $100,000,00, placet's à 5% rapportent $5,000.00 par an / (’’est facile à calculer, mais combien s'arrêtent sérieusement à cette pensée ! $5,000.00 par :ui est un revenu fort raisonnable pour quiconque veut se retirer des affaire* à 55 ou 00 ans, au moment où les jeunes enfants peuvent indépendamment gagner leur vie.Et, pour accumuler $100,000.00 à l’intérêt composé de :')/>%, 30 ans suffisent si vous placez $110.23 par mois et, si vous échelonnez vos placements sur une période de 40 ans, vous n’aurez qu’a investir $43.59 mensuellement.“Quarante ans, me direz-vous, c’est bien long’’.Oui, en elTet, cela semble long.Mais, celui qui a aujourd’hui 00 ails était déjà âgé de *20 ans, il y a 10 ans.Du reste, vous n’êtes pas o bligé de vous rendre à $100,000.00 Fixez d’abord votre objectif à $10,000.00 — il sera atteint en un peu plus de 10 ans.Une fois rendu là, Ce qu’il y de mieux pourle rhume des enfants Les mères de deux générations ont fourni la preuve que \ icks N apoKub est le moyen certain de soulager le rhume.C’est ce qu’il y a de meilleur pour les enfants ainsi que pour les adultes.Agissant par ses vapeurs et comme un cataplasme, il arrête le i hume plus rapidement.Pas de “drogues’’ qui bouleversent les digestoius délicates et amoidrissent la résistance.MICKS W VapoRub songez à dix autres années et ainsi de suite.Il faut être dans la vie active des affaires pour constater comme dix années passent vite.On peut arriver indirectement aux mêmes résultats par les assurances sur la vie qui offrent aujourd’hui des plans à cotte fin, mais il y a des inconvénients *à aussi, comme dans le cas précédent d’ailleurs.Avec les as su ni nces, 1’object fi est atteint plus lentement du fait que les compagnies — ce qui est très normal et sensé — se rémunèrent des services rendus.En outre, dans la plupart des cas, b* bénéficiaire n’a pas la jouissance de l’argent qu’il a amassé.On peut dire la même chose, il est vrai, de presque tous ceux qui, de leurs propres mains, s’accumulent une fortune: ee sont les héritiers qui en jouissent.Louis-A.BELISLE (Les Affaires) SUGGESTIONS Qu’aimerait - elle bien recevoir : < rs Réfrigérateur u Moulin à laver Radio Percolateur Lampe sur pied Lampe portative Coussin chauffant Poêle Repasseuse Balayeuse Horloge Gril Fer à friser Grille-pain OFFREZ-LUI quelque appareil, accessoire ou ustensile ELECTRIQUE Nos prix sont modérés.acBBS Gatineau Power Company L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, S DECEMBRE 1033 **rwméà NOUVELLES D’AUTREFOIS Nous pouvions lire dans ‘/L’Avenir du Nord”, à pareille époque, IL Y A 35 ANS: — Les syndics pour la const ruction do 1 Vx to rieur do notre église ont payé #700.00, dernière balance duc sur les #(50,000 aux entrepreneurs Boileau & Frère.— Cordelia Yinu a été trouvée coupable de meurtre de son mari Isidore Poirier.] ./honorable juge Taschereau a Edouard Marchand.IL Y A 25 ANS 1 ) « mi x divisions d’être* enlevées dans la province nr lAAluiiiiiiiuiiB est essentiel îi ht Vie! Pour assurer le développement de toutes les formes «le la vie.la nature a mis de l'aluminium dans presque toutes les substances sur la terre — y compris les aliments et les liquides «pie nous consommons.11 nsi donc tout naturel que les ustensiles de cuisine en aluminium jouissent d’une grande popularité par le fait de leurs qualités hygiéniques et de leurs nombreux avantages pratiques.Considérant sa qualité substantielle et son utilité domestique, Hélène Cliagnon.comme beaucoup d’autres autorités culinaires canadiennes d’ailleurs, recommande le— ALUMINIUM F A IT AU CA N A D A MS-33F électorales viennent aux conservateurs il il Nouveau-Druns-wick : M.John Rurchill, dans le rom lé dis Northumberland ot M.Ujihum, dans lo comté lit; Cariulon.— La récolte dans la province do Québec a ou à souffrir d’uno saison estivale tardive puis d'iino longue période do sécheresse.A Saint l'.ustai ho, est décédée l'épouse do l'honorable David Marsil, in's- l’hilomèno l’uquin.— Al.Alénasippn Guémdte a été olinisi 001111110 itmrguillior on rompla-coinont do M.Stanislas Dosehambiiuît.— L’association médicale du dis triet do Terrebonne a tenu son assen.Idée régulière dit mois de décembre, a Sainl-Jérômo.Ont été élus: Prési- dent, Dr Ilminaniiel Fournier; 1er vi-oe-prosilieiit, Dr Pager, de Saint-ller-mas ; 'dème viee-président, Dr Snint-.laoi|iies, île Saiiiti'-Aiinc-des-RIuines; secrétaire-trésorier, Dr Henri Prévost.de Saint-Jérôme.— AL Godfrey Guéiieite, huissier, et sa famille ont failli être massacrés, par un fou du nom de l’Ecuyer.AL Guéiietto devait le conduire à la Longue Pointe et lui donna l’hospitalité j pour la nuit, quand le pauvre dément * .o rua sur les membres de la famille oomme un forcené.Il fallut le ga-rottor pour lo conduire à l’asile des aliénés à Montréal.¦: ¦ ¦ ¦ IL Y A 20 ANS: — Sir Wilfrid Laurier annonce la politique liberale sur le tarif.Elle se résume eu deux mots: la franchise sur les denrées alimentaires, l'enlèvement immédiat dos droits dont sont frappées les denrées néeessaires à la vie.îe ï; _Décès de AL Aristide Filialrimlt, journaliste et traducteur bien connu VVbVAV."»3.«huis la province •!.Québec.— Lr barreau «lu district «le Terrc-l)Oiiii*' offre nu humpiet à Me R.-*P.de la L'onde*, avocat à Saint-André d’Ar-gcnteuil, à l’occasion du ciu«[uaulièuie anniversaire de son admission au barreau.Le nouvel orgue de notre église «•si arrive.La structure est considérable puisqu’il a fallu «leux wagons et demi pour la contenir.L’orgue pèsera une fois au complet il tonnes.IL Y A 15 ANS: — La vieille cloche «le l’église de Saint-Jérôme, vient de tinter tristement le glas de M.Camille de Marti* gny dont elle sonna le baptême, il y a 52 ans.Avocat, premier magistrat «le notre ville de 19.15 à 1917, l’esprit publie «pii le distinguait et que nous ne saurions assez vanter, le lit s’élever au-dessus de l’esprit de parti et c!:,.n un risque de s’attirer «les reproches «le ses amis politique.Les discussions et les disputes «lu prétoire pas plu- «pie h*s polémiques politiques n«* l’ont jamais vu se départit de la grintle distinction et de l’excellente éducation «pii faisaient de lui un parfait.gentilhomme.— M.J.-L.-lI.Mareil et R.-B.Sau* ge.de Moiînvul, b*s promoteurs «i un projet de fondation «l’une association «les fermiers de la province de Québec, oqt rencontré tous les maires d .'“O'it.é de Terrebonne, aliu d’obtenir leur appui à ce projet.— A Sainte-Agal he-des-Monts, a eu lieu la remi'-e de la îmulaille militaire au r.oldat Albeit Brien, «lu 22ème régiment, pour sa bravoure sur le champ de bataille.— Décès ilt* Mlle Alpliunsinc Prévost, lille «l«* l'eu Melchior Prévost, notaire, à l’âge de 72 ans.— Décès de Mme Josaphnt Lorrain, née Marie-Yirginic Founicdlc, à Page «l«* 34 ans.Klh* était l’épouse de M.J.Lorrain, gérant de la banque des Marchands, «*t la lille de not i - concitoyen, M.tJ.-D.Fournelle.IL Y A 10 ANS: — L’éminent écrivain et parlementaire français, Maurice Barrés, est mort a Paris, le 5 octobre dernier.Il ml un styliste «-t un orateur d’une grande renommée.—«Au cours «le IVnnée, le commerce canadien s’est accru de trois cent millions.La valeur totale des importations et «les exportations du Canada a été de $1,920,721,555.contre $1,508,401,350 l’année précédente.— Les catholiques sont «1e par le monde, au nombre de 204,500,000 et l«*s protestants sont 100,550,000.— La charpente «le la patinoire couverte «pie l’on est à construire rue Sainte-Julie*, s’est écroulée.Cette c-croulcmcnt serait dû au dégel subit de la terre, après les grandes pluies de ce* jours derniers.— Décès «h* M.Roméo Finger, à Page de 24 ans.Il laisse son épouse, née F va Travers}’ et deux fillettes.gustin, MM.J.Brunet, gérant de la Banque Provinciale, Honorable Arthur Sauvé, ministre des Postes, J.-A.Clmurctti», notaire, Dr Alphonse Plessis Bélair, chirurgien dentiste, \\\ Woodward, Dr Thibaudeau, Montreal Hunt Club, Ernest l^ahaie, Adol-pho Bélanger, Maxime Bélanger, Albert Lavigne, Emile Bélisle.Rosalie Ifétu, J.Bolduc, Hervé Husercau, Ernest Villeneuve, Garage Brunelle, J.Brooklyn, de Saint-Eustaelu», MM.Liguori Lacombe, avocat, René Raymond, M.I).Gîdland et Portier, Narcisse Forest, notaire, Cléophas Desrosiers, Josaphnt Fortier, Wilfrid lia nielin, Joseph Robert, Paul Joli, A-lexnndrc Marcotte, John Elkiu.Arthur Pressault, Donat Legatilt.Henri Marcotte, François Cousineau, Romuald La framboise, de Sainte-Scholastique.MM.Fnbbé Donat Godin, curé, Dion & Frères, Emile Maillé, de Sainte-Thérèse, Lutly O nez Townscnd-Pa-terson, MM.Oscar l^mthier, Lalvanie Cbarbonneau, Rémi Castonguay, Louis Renaud, J.Picard, d»* Mofitréal, M.J.-F.Cloutier, de Sainte-Rose, Arthur La framboise*, d«v Saint-Benoit, M.F.X.Martineau «h* St-Hennas, etc.IJn grand nombre de ces donateurs étaient parmi les cent cinquante personnes présentes au grand banquet et ont pu constater «pie l’oeuvre était méritoire par les vibrants discours d«* messieurs dont les noms suivent : l’abbé Léon Y«#rschchle», curé, Odilou Théoret, maire de Saint-Augustin, E«l-nuuul Renaud, présidi ut «lu Cercle A gricole, J A.Parenteau, agronome régional, Liguori La«*omhe, avocat, J.A.Chaurotto, notaire, maire «l«* St-Eustache, X«*lson Fossette, agronome du comté, Jean Rochon «*t autres.Les .juges étaient MM.Orner Sauvé, maire de Saint-]Fermas, Oscar Lan-tliier, «1«* Montréal, «*t Elzéai Saint-Pierre, «le Saint-Eustaclu* qui ont fait le «’lasscment suivant : Classe supérieure, charrue écossai-re : 1er Joseph D«*sjardins, 2e Georges Renaud, 3e Hector Gauthier.1ère classe, charrue écossaire: 1er Laurent Gratton, 2e J.-Paul Renaud, 3e Gaston Renaud .2èm«* classe, charrue «le bois, à coupe carrée pour les laboureurs de vingt ans et au-dessus: 1er Philippe Gratton, 2c Edgar Sullivan, 3c Arsenins Fortier, 4«* Joseph Dcslogcs.3ème classe, charrue «h* bois à coupe eaiiée |*our I«\s jeunes laboureurs au-dessou* l.a mieux assortie du district V WILFRID PRUD’HOMME, Pharmacien, Gérant i ¦: 341, rue Saint-Georges, Saint-Jérôme ¦: V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.V.’: CONCOURSDELABOUR A SAINT-AUGUSTIN COMTE DES DEUX-MONTAGNES C’est avec un bel enthousiasme et une ferme ilétm munition que les laboureurs île Suin'-Augustin se rendirent sur lu ferme de M.Arthur Meilleur, “Petit lirûlé’’, le 7 novembre e mirant pour participer à un concours de labour organisé par le cercle Agricole de Saint-Augustin.Devant une forte assistance les nombreux concurrents se mirent à t’oeuvre n l’heure convenue et l’on pouvait constater, dès lus premiers sillons, que les talents étaient 119m-breux et que les juges auraient à juger 1111 travail parfait.Tout de même le classement a été fait et c’est le soir même, n un magnifique banquet, à.la résidence du M.Arthur Meilleur, que les heureux gagnants se virent récompensés de leur beau tra vail.Is s prix étaient de bonne valeur et dus aux généreux donateurs dont les noms suivent: M.l’abbé Léon Vcrs-elieldeu, curé de Saint-Augustin, MM.Ernest Rochon.Mathias Saint-Jacques, Norman While, Jeun Rochon, Albert Giroux, Ebahi L’Allier, Charlemagne Dinette, Orner Giroux, Emile Rochon, Armand Guay, Michel Nor-matidiu, Osins Roy, Agnpil Lalande, Josaphnt Clmurelte, Arthur Rochon, Ernest Clmurelte, Firmin Mondon, Ladislas (’harhoiiueau, de Saint-Au- — Mlle Rita Louis-Scizo est revenue parmi nous.Elle était à Montréal depuis plusieurs mois.— Mlle Yvette Dion est partie à Montréal pour quelques jours.— Mlle Lepage, de Val-Morin, était en promenade chez M.et Mme Pierre Gervais.— Mme Eugénie Lefebvre est citez, sa mère, Mme Fleurant, avec ses deux enfants.— Mlle Violette Delisle est parmi nous depuis quelques jours.— Mlle Thérèse Paradis, de Labelle, était eu lin de semaine chez.M.Jcan-Raptisto Godard.— Les (lames de notre village oui ouvert une salle de couture jxmr venir en aide aux familles pauvres.ANTALGINE Les Capsules Ant3lgine maîtrisent les maux do tôto,névralgies, rhumes, la grippo.doulours périodiques,etc.Faciles â prondro—plus solu-blos quo los tablottos.En vent o partout 25c AGRICULTURE LES DINDONS EN HIVER Les dindons employés pour la reproduction no doivent pas être renfermés dans des cabanes tout l’hiver, mais il faut les laisser courir au large toute la journée.Le seul abri qui leur est nécessaire pour fa nuit est uno grange à paille ou un hangar fermé.U11 endroit où il y a des courants d’air ne convient pus, mais tout bâtiment qui Ses met à l’abri du vent, de la pluie et de la neige lait très bien l'affaire.Ne mettez jamais les dindons avec le, poules, dit l’aviculteur du Dominion, ou dans des maisons chauffées, parce que vous aurez, sûrement des rhumes qui plus tard dégénéreront en roupie.Pendant l’hiver, les dindons ne reçoivent que des rations limitées car ils ont une tendance à trop engraisser s’ils sont bien nourris.Donnez.-lour des grains durs, de préférence aux pâtées ou au grain moi il u.Des parties égales d'avoine, de blé et de sarrasin conviennent très bien pendant les froids, mais lorsque la température .s'adoucit au printemps, il tant cesser de donner du sarrasin.Un repas par jour l’hiver est suffisant, et il faut donner de l'eau fraîche au moins une lois par jour.^'ENGRAISSEMENT DES BOEUFS AU CANADA L’auteur du feuillet MH, publié par le Ministère fédéral de l’agriculture, déclare que le moment serait bien choisi pour nourrir et engraisser des boeufs.H dit à ce sujet “ Nous avons au Canada de grandes quantités de grain, d’orge, d’avoine, de blé à bétail, etc., ainsi qu’une abondance de gros fourrages de bonne qualité qui se vendent très mal.D’autre part, nous voyons continuellement dos boeufs maigres arriver en grande quantité sur 110s marchés, pour It's encombrer et déprimer à la longue l’industrie du bétail tout en causant des pertes directes au producteur, '-t cependant ces animaux pourraient être engraissés avantageusement avec ces aliments qui se vendent si mal en nature actuellement.Los boeufs canadien^ bien finis d’un hou type et d’une bonne race, obtiennent le plus liant prix du marché, nu pays aussi bien qu’en Grande-Bretagne.Il, rapportent une prime généreuse au producteur et toute l’industrie du bétail en bénéficie.Le consommateur demande aujourd’hui moins de ces boeufs maigres, hauts sur patl.es, que l’on voit si souvent, et plus (h's animaux profonds, 1ms sur pattes, bien engraissés, et le producteur aura tout avantage à satisfaire la demande.” UNE SEMAINE AGRONOMIQUE Une semaine agronomique aura lieu d u 1S décembre ail 21>.C’est la première lois que M.Adélard (rodbout prend cette initiative.Chaque année l’on tenait des réunions d’agronomes mais ces séances se limitaient à quelques jours., Cette année, les vingt agronomes régionaux étudieront les problèmes a-grieolcs durant, une semaine et l’on préparera le programme agricole do l’année 1934.M.L.-P.Roy, directeur des services, présidera.M.Godbout prendra part activement à quelques séances de même que M.le sous-ministre Grenier.Les chefs de services, MM.Savoie, Lavoie, Morin et Dois, dirigeront les délibérations avec M.Roy.L’on sait que depuis l’an dernier, la province est divisée en 20 districts agronomiques groupant chacun quatre ou cinq comtés.L’agronome régional de chaque district est responsable du programme agricole de son district.Au cours des prochaines assises agronomiques, l’on élaborera les programmes des divers services.QU'EST-CE QUE L'ESPEP-ANTO 7 QUEL EN EST L'INVENTEUR ?L’esjx'ranto est une langue artificielle créée (inns l’intention d’être parlée universellement, et de rendre plus facile les accords et échanges d’idées entre les peuples.Son fondateur est un linguiste, le docteur Zn-menhof, qui* parlait lui-même presque toutes les langues d'Europe.11 a choisi, pour rendre viable l’espéranto, des règles île grammaire très simples, un nombre limité de “mots-souches”, de sorte qu’en une centaine d'heures, une personne île mémoire moyenne peut apprendre l’espéranto.UN MANUEL D’AGRICULTURE QUI VAUT SON PESANT D’OR Avec un haussement il’épaules vous vous direz.: quoi, encore un du ces cultivateurs un chambre, qui su met en tète de perd ru sou temps n aligner des théories qu’il 11’a jamais pu vériliur que par ouï-dire ! Un livre de recettes culinaires n'est pas une garantie quo lu sauce sera bonne.Eli bien ! non, lecteurs, nous ne viendrions pas vous déranger pour si peu, car, disons-le do suite, ce ‘'Manuel il'Agriculture” est l'oeuvro des professeurs de l’Ecole Supéricure-d’Agriculture do Sainte-Anne do la Pocatière et “marque un bel effort du personnel enseignant” comme lu dit très bien eu préface Son Eminence !e cardinal Villeneuve.De plus, notre ministre de l'Agriculture, l’honorable M.Adélard Godbout, applaudit à l'initiative de cette Ecolo que vous connaissez, tous.Et son directeur, M.l'abbé Uonorius Rois, situe I ainsi le caractère des travaux publiés par le personnel enseignant: “Ce traité, a été préparé en collaboration par les professeurs de notre institution, qui, outre l’expérience acquise (la 11s l'enseignement, sont chargés de la surveillance des departements qui les concernent, dans l’exploitation do notre vaste domaine agricole, et sont de plus en relations constantes avec les cultivateurs de notre district”.Vous en faut-il plus innir que vous ayez, tous vos apaisements quant à la valeur éminemment pratique de ces enseignements vérifiés journellement sur les chumps mêmes I Ucs collaborateurs appartiennent à eettu élite qui nous a sauvegardé notre patrimoine spirituel, notre langue et 110s traditions; ils ont eu la sagacité de.prévoir qu’un temps vieillirait o il serait de.leur devoir de préserver iiotro patrimoine matériel.D'où l'institution d'une Ecole Supérieure d'Agriculture qui, après avoir fait toutes les recherches, les expériences, examiné les différents problèmes soua toutes lours faces, résolu les difficultés, vient maintenant présenter une véritable encyclopédie pratique de lu culture.l.e premier tome do ce manuel est intitulé: “Les Champs”.Nous ne sommes pas cultivateur, nous sommes cependant resté 1111 terrien de coeur; notre bisaïeul avait mis sji foi dans lu terre, dans les champs; à cotte époque, la science n'avait rien fait pour l’agriculture et nous avons toujours entendu dire qu'avant de se rendre acquéreur, ce bisaïeul allait sur place examiner soigneusement les terres, non avec une baguette de sorcier, mais tout simplement avec une bonne bêche, avec laquelle i! faisait un peu partout faire des sondages pour mesurer la profondeur du la couche d’humus, vérifier la capillarité du soi et toucher la couche aquifère.Cette anecdote personnelle nous amène à I'1111 des premiers chapitres de l’ouvrage qui traite de cet A.D.C.de la bonne culture, mais d’uno façon très circonstanciée, pratique et scientifique.C’est le premier chapitre dn Manuel: Les composants du sol”.Suivent les éléments fertilisants du sol et les sols du Québec; on vous explique le mécanisme des engrais et la façon de les employer; ceci termine la première partie du tome, et rien que cette, partie vaut à elle seule un traité que tout cultivateur, agriculteur, maraîcher devrait se faire un devoir de bien connaître.La deuxième, partie traite des plantes, céréales, légumineuses, pâturages, racines fourragères, cultures potagères, et j 'en passe.Ce manuel est une véritable encyclopédie agricole, caractérisée par sa classification si rationnelle dos chapitres et paragraphes; à telle enseigne, qu’on pont trouver immédiatement dans ses UOO pages lo sujet qui intéresse.I)e (il en aiguille vous serez.amenés n le lire en entier, à le considérer comme votre meilleur ami, votre “vude mecum”.Et vous avez, en outre, désormais, ce sentiment du conlianco provenant de la certitude d’être soutenu par une institution solide et fraternelle qui n’a en \ ne que votre réussite.Agriculteurs, cultivateurs, colons, ma raie liera, pénétrez-vous de celte vérité que le sol, la terre, celle qu’on cultive soi-même, est ta vraie richesse et presque la seule valeur stable contre laquelle toutes les expériences c-eonouiiques et monétaires ne peuvent rien.Car la terre, infiniment mieux que l'or, est le seul étalon îles valours ; la crise, avant qu'elle soit terminée, se sera chargée de le démontrer, une fois pour toutes, positivement et incontestablement.Que ceux qui y sont s'y accrochent, xpi’un nombre toujours croissant s’y lixe, pour y vivre librement et dignement ; qu'on puisse dire; ce bien n'est pas grand, mais ce bien est le mien.Nous comprenons que jtidis ou hésitait à entreprendre les travaux do lu culture, mais ou n’a plus cette excuse quand un se suit épaulé par des enseignements pratiques, scientifiques, quand ou se sent soutenu.Que tous, vous soyez, pénétrés de cet adage: ce qui vaut la peine d’être l’ail vir.it lu peine d’etre bien fuit; et ce Manuel d'agriculture va vous faciliter cette tâche considérablement, Michel AMEYE, D.Sc.L’eau bouillante enlève lu plupart des taches de fruits; In verser sur la laeho comme 1111 I ravers d’une passoire nliu de ne pus mouiller l’étoffe jilus qu’il n’est nécessaire.Le jus de tomates mûres enlève l’encre et les taches de rouille des mains et du linge.Prévenez les rhumes par ce moyen sûr AVANT de vous mettre au lit, l respirez un peu de Gelée de Pétrole "Vaseline” par les narines.Elle lubrifie les délicates membranes du nez, protège contre les germes de rhumes, apaise l’irritation et la siccité.Dégage les conduits embarrassés.Parlez-en à votre médecin.Prise par la bouche, la "Vaseline” calme l’irritation de la gorge et soulage l’enrouement.Insipide et parfaitement pure.Les enfants ne sc refusent pas à en prendre.- AYEZ SOIN DE TOUJOURS EXIGER LA VERITABLE "VASELINE”.VERIFIEZ LA MARQUE OUAND VOUS ACHETEZ.Sans cette marque, vous n’obtenez pas le produit authentique de la Chese-brough Mfg.Co., Cons’d., 5520.ave.Chabot, Montréal.Vaseline MARQUE DEPOSEE $?>' A I LA CAMPAGNE DU TIMBRE DE NOEL | fl La j irise d'assaut des coeurs charitables et généreux commence dès aujourd'hui en faveur des oeuvres du dispensaire mit i-tuberculeux.La campagne du timbre de Noël battra son plein il’ici la fin du mois de décembre.Faites-en l’acquisition dès cette semaine et coopérez à une oeuvre philuntropbiqne, sociale et si humanitaire.Souvenez-vous des petiots -n-némiés et donnez votre oboîe jKiur aider il les secourir dès le berceau.Aidez-nous n sauver les mamans que l’implacable phtisie fauche eu pleine jeunes- se:-: >:?> * ! y v X v 9 U V v X su faute de traitements effectifs.Oc joli timbre de Noël que l’on vous offre à prix modique mettra une note gaie sur l’endos de vos lettres de souhaits et de voeux du nouvel tuf.11 vous permettra de cacheter du geste (l’un coeur généreux et uompntissaut vos étrennes et vos colis dos Fêtes.Ces timbres de Noël seront des messagers de joie et de bonheur pour vous tous, puisqu’ils £3 apporteront à vos parents, îi vos ^ amis, le souhait du plus grand j-ji bien que l’on puisse posséder : X Bonne Sa’vté !.3 i 3 y $ .» G;-:.'-I L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, H DECEMBRE 1933 BILLET DU DIMANCHE: FAITES-LES SOURIRE! —J’étais «huis mon bureau, ni truiu ill1 It ri* la lettre pastorale’«piu vient d'adresser un clergé et aux litlèlcs «lu diocèse île Mont-Laurier, Son Exe.Mgr Joseph-Eugène Limoges, un saint prêtre à tpii je iltlis beaucoup, t]uand nu lirait de pas légers, prosqii’impcr-roplibles dans l’esealier, attirèrent mou attention.Deux coups délicats sur la porte.J’ouvre.Devant moi, une toute jietite bonne femme do douze ans ou peut-être moins, aux yeux vils, ii la ligure intelligente, pauvrement mais proprement vêtue.Elle entre, me regarde1, no.sait trop ipioi dire, sourit.• Il1 la tais passer dans mou petit cabinet de travail.Elle s’assied, de nouveau me regarde avec admiration, puis sourit encore.• Un ’est ce ipi’il y n pour toi 1 —.le suis venue hier, avant-hier, l’ersoiino ne m’a répondu.Je suis bien contente de vous voir, J’ai çu-tenilu dire que le l’èro Noël viendrait îi Sainte-Thérèse, cette aimée encore.-Oui.Le .'10 décembre.Il est venu l’an dernier.Il m'a promis de revenir.— Jo voulais vous demander quelque chose.L’as pour moi, je suis trop grande à présent.Mais pour Tl-Jenn.Qui ça, Ti-.Jean 1 — Mon petit frère.Il est malade.Il ne se lève pas.Il ne pont pas marcher.Tous les soirs, il regarde les images du Père Noël dans la “Presse".U est en ville, le Père Noël ! Ti-Jonn voudrait un gros chien de laine.— Et tu viens demander cela pour lui 1 Et tu voudrais que je le demande au Père Noël ?—« Oui.Car vous le commisse?., vous, le Père Noël.L'an passé, vous ôtes allé le chercher à Montréal.— Tes parents nu sont pas riches 1 — Papa a commencé à travailler.J’ai bien prié lu Bon Dieu pour qu’il 'ait du travail.Mais, l'hiver dernier, il u fait froid dans la maison.Q'u va mieux maintenant.Papa a dit qu’il nu pourra nous acheter dos jouets, cette année.Il faut garder l'argent pour manger.Moi, ça ne me fait rien.Je comprends ça.Mais mon autre petit frère, et Ti-Jean, ils demandent tous les jours des jouets.Maman a dit l’autre jour: “Je verrai Monsieur.pour qu'il vienne voir Ti-Jean avec le Père Noël." Mais, depuis, elle n'en parle plus.Elle est gênée, maman.Je suis venue à sa place.Mais ne le dites pas à papa ni à maman.On me gronderait.Venez avec le Père Noël.Il ne pourra pas aller il la fête, Ti-Jean.Il n’a jamais vu le Père Noël.Ce langage d’enfant m’a ému.Ce petit bout de femme, à l'allure si dégagée, qui me parlait ainsi sans gêne, Un Véritable Aliment ! La Mélasse “BEMA” conserve toute la valeur nutritive du suc de la célèbre canne à sucre des Barbades—le sucre de canne le plus pur du monde! Sa valeur est aussi grande que son goût est exquis.Elle est riche en fer pour nourrir le sang.Elle est riche en vitamines pour conserver la santé.Pour les enfants il n’y a rien de mieux.Donnez-en souvent! Votre Epicier Va en Vente! 321 • T4 .MARQUE.smM xiaaîfc*: LaVéritablc^3^ MELASSE Extra Fancy des BARBADES comme elle l’aurait fait en compagnie de soii petit frère, qui me parlait n-ver tant de confiance, audacieuse jusqu’à venir me voir pour mu conter ses peines et me dire les désirs de son frère malade, m’a fortement intéressée.Si vous l’aviez vue ! Vraiment, d" toute ma vie, je n'ai vu enfant parler avec autant de calme, de confiance; bien parler sa langue et manifester tant de sympathie dans sa demande.Une demi-heure durant, j'ai causé avec elle.Je l’ai questionnée sur une farde de choses, et elle m'a répondu sur toutes, sans hésitation, avec plaisir.Elle va au couvent, aime l'étude, voudrait plus tard enseigner et aider se maman.Elle est l’aînée de la famille; à la maison, c'est elle qui lave la vaisselle, a soin du bébé.Elle fait aussi toutes les commissions.Eh bien, ma petite, ne dis pus un mot à personne.Je vais voir le Père Noël démuni, à Montréal.Je lui dirai d’iqqiortci1 un gros ellicn de laine pour Ti-Jean.Et puis je l’amènerai n ver mid quand il viendra, .le lui demanderai un radeau pour loi aussi.Qll’est-ce que tu désires / — Une belle petite robe, comme il y en a eliez Monsieur Vermeltc.La réponse était pratique, nette, claire.Ses yeux brillèrent soudainement d'un bien vif éclat.Je la rc gardai dans les yeux, et tout doucement, jo lui dis: — Tu l’auras.Te ne dirai pas à ton papa que tu es venue me voir.Je verrai ta maman et je lui dirai que le Père Noël, quand il viendra, ira voir Ti-Jean et lui apportera an chien de laine.Elle sou ri I, se lève, puis sourit encore.Je devine qu’elle est heureuse, qu’elle voudrait me remercier, mais que les nulls lui manquent pour dire sa pensée.I)’ailleurs pourquoi me ili niit-iJle: merci, ("est bien moi qui lui en dois des inercis.Car, lecteurs, le geste de cet enfant n'est-il pas beau, n'est-il pas grand 1 .Dans l'escalier, elle me dil bonjour, puis njoule ces simples mois qui m’arrachent presque des larmes: “Vous ët es bien bon ! ’ ’ * * * Je suis de nouveau seul.Vous êtes bien bon ! Ces mots bourdonnent à mes oreilles.Bon ! Est-ce de la bonté ?C'est être humain, -voilà tout.Pour la troisième année, la Jeunesse Libérale de Sainte-Thérèse, dont j’ai l’honneur d’être le président, érigera un arbre de Noël et continuera sa belle oeuvre des paniers de Noël.Le Père Noël arrivera à Sainte Thésèsc, samedi le .'10 décembre, par le train de deux heures.Deux mille enfants, ce qui veut dire tous les petits de la paroisse et de lu ville, l'acclameront à la gare, l'escorteront jusqu’il la salle de l'Académie oïl chacun d'eux recevra des bonbons et des souvenirs.L’expérience du passé | nous a prouvé que les enfants sont Iriauds de ees démonstrations.Elles leur permettent de se coudoyer, sans distinction de condition, de rang, de fortune, dans un même esprit de joie et de bonheur.L’oeuvre des paniers de Noël est spécialement destinée aux enfants pauvres.La veille du jour de l’an, bien discrètement, les membres du comité spécial vont déposer dans tous les foyers pauvres un panier qui contient des cadeaux, quelques join ts et des bonbons.Personne ne nous a reproché cette dépense assez considérable.Les organisations faites dans ce but ont obtenu des succès qui dépassaient toutes les ps|>érnnce.s.Tous ont compris l’oeuvre: tous l'appuient.Rien n’est plus triste, à mon avis, pour nu enfant.nu matin du jour de l'ali, de ne pas avoir le jouet ou la poignée de bonbons que jadis il avait.Il reste là, le coeur gonflé et les paupières humides, se demandant pourquoi lui n’a rien pendant que le petit voisin a des jouets et des friandises.Est-ce de sa faute à lui s’il ne comprend pas le sens' de la vio ?Le comprend-il ce mot : crise ?Au lieu du bonheur qu il désirait, le matin du premier de l’an lui reserve de bien lourds cha- grins.Si jeune «t déjà si malheureux ! A sa mère il dirlt son regret: impuissante, elle lui répondra par des farines.Ou me taxera peut-être d’être idéaliste, mais je prétends que, même en temps de crise, des organisations telles s'imposent.Donnez aux petits de la joie, fis ne demandent qu’un peu de bonheur nux semelles de leurs souliers, faites-les sourire: il en faut si peu.Conséquence heureuse: à la mère vous donnez du bonheur et au père de l’espoir.Dans sa lettre pastorale, Mgr Limoges requiert la coopération du clergé et des Iniques pour fonder dans son diocèse un groupement, d’Action Catholique.Is-s évêques réunis à Québec, ees dernières semaines, ont approuvé le mouvement.Les besoins île l’heure exigent la création d’un groupement tel, dans tous les diocèses de nette province et de ce pays.Le programme de l’Action Catholique est parfait puisqu’il s’intéresse à toutes les activités possibles: religieuses, morales, intellectuelles, familiales, sociales et charitables.C’est surtout dans les trois dernières que,les laïques pourraient jouer un rôle de véritable apostolat.Les activités charitables, comme le délinissait Mgr Limoges, comportent l’assistance aux enfants, aux orphelins, aux abandonnés, aux mal pour-i iis, l’assistance aux pauvres, à toutes les oeuvres de bienfaisance, telles que la Saint Vincent de Paul, l’Assistance Maternelle, etc.Il y a là tout un programme, Le sort des enfants n’a jamais laissé personne indifférent.C’est pourquoi il me semble qu’il devrait y avoir dans chaque village important un groupement qui s’occuperait à la Noël de faire sourire tous les perils.Depuis trois uns nous le faisons.Nous ne voulons pies abandonner cette coutume, non seulement parce qu’elle est belle, mais parce qu’elle laisse une impression morale.Que les oeuvres de ce genre soient confies à des jeunes.La bonne volonté ne leur manque pas; ils ont du coeur, de l’enthousiasme.Us ne demandent qu’à se dévouer, sans récompense, pour une belle cause.Cette année, Saint-Jérôme, par [’intermédiaire des Chevaliers de Colomb, aura •son arbre de Noël, Sainte-Agathe et Terrebonne de même.Dans les quatre villes du comté, les enfants auront doue leur tête ! Dans tous les foyers, il y aura du bonheur: c’est le but des quai re organisât ions, ‘‘l ue Action Catholique”: travail en commua des prêtres et.les laïques pour défendre la Foi qu’on tente d'écraser; pour surveiller la morale qui “s eu va à la dérive; pour grouper les jeunes, leur faire aimer leur religion, leur patrie, leur langue et les inciter à les défendre; pour contrôler les abus et les réprimer dans chaque localité; pour s’occuper de toutes les oeuvres qui concernent les pauvres, les temmes, les malades, les enfants.Lu fondation d’un tel organisme s’impose, non seulement au point de vue religieux, mais encore au point de vue social.* * * J'ai toujours dans la pensée la ligule de cette petite bonne femme de douze uns qui vient de me rendre visite.Elle cherche du bonheur pour son petit frère.Pourquoi tousles riches n'en feraient-ils pas autant ?La fortune n’est qu’une faveur: du soir au matin, on peut lu perdre, et jamais personne avec lui ne l’a emportée au tombeau.Elle cherchait du bonheur pour son petit frère.Elle en trouvera, elle en aura elle aussi.J’éprouve tout intimement, me souvenant dirs fêtes de Noël et du Premier de l'An que jeune je vécus, qu’il y an-in deux jours durant, malgré la crise, un peu de bonheur qui entrera dans les foyers de ma ville.Puisse-t-il n'en jamais sortir ! Puisse-t-il jeter autour de lui de l’espoir et de l’oubli ?.Te le voudrais.Merci à tous ‘•eux, à toutes celles, qui nous ont aidé, la semaine dernière, dans la réussite de l’organisation faite pour les entants.Heureux ceux-là qui font en sorte que les sous qui tombent de leurs mains se changent en bonheur, dans d’autres mains.CtST MAL COMPRENDRE L'ÊCO* HH’ NOMIE QUE DE S'EXPOSER À DES K1' ÉCHECS AVEC UNE POUDRE À PÂTE COMMUNE.MAGIC NE VARIE JAMAIS C'EST POURQUOI JE IA RECOMMANDE POUR TOUTES LES RECETTES QUI REQUIÈRENT DE LA POUDRE À PÂTE.DIT MISS LILLIAN LOUCHTON, dUUtUt, .t expert* en art culinaire du Canadian Ma gamine MAGIC —coûte à peine de cen* de plus par cuisson que la poudre à pâte la plus médiocre.Pourquoi ne pas employer cette poudre à pâte de qualité supérieure et obtenir ainsi des résultats satisfaisants?CONTIENT PAS D’ALUN." Cette déclaration ear chaque boite eet votre darantlo que U Poudre A Plie Muglc ne contient ni alun ni uucun Ingrédient nuisible.Décembre 193.1 CELIBER EST-IL EXACT QUE LE NOMBRE DES MYOPES VA EN CROISSANT ?Des statistiques dressées dans Ie3 écoles, il résulte qu’à l’école primaire û à 11 p.TOO des élèves ont la vue fatiguée.Dans les lycées, 30 à .35 p.100 et, enfin, dans les facultés, 00 p.100.Mais près d’une moitié de la popu'ation adulte a une vue insuffisante.• lu attribue cette diminution d’lieu.té visuelle à l’éclairage artificiel, «|uj est très rarement compris, même dans les classes, «l’une façon normale.Statistiques françaises.LES LAURENTIDES A mon ami Lucien, Sur ce papier est-ce votre âme, ô Laurentides, Qui couche son ardeur, immarcessiblemant ?Est-ce ton âme claire, indéfectible amant, Des cascades du Nord, des blondes "Néréides" ?Je n’ai point vu les monts couronnés d’oliviers De l’Heliade pâmée au sein des térébinthes, Ni les gorges d'azur où l'on vient oublier Le désabusemoat farouche des étreintes, Je n'ai point éprouvé l'Ossa ni le Parnon, Ni les élyséens vertiges de l'Olympe, Ni les sommets abrupts du glauque Cithéron Où les palmiers jaunis se tordent sous leur guimpe, Je n'ai point visité les Alpes ni l’Oural, Et je n’ai pas humé le vent des Pyrénées; L’Himalaya massif et l’Ande sculptural N’effleureront jamais mes pâles destinées.Mais, je sais des sommets où germent les lichens Sur le torse gercé des cèdres, des mélèzes, Je sais îles bois touffus de chênes, de sapins, Et d’élégants bouleaux rêvant sur les falaises.Je saLs une montagne où la grive des bois Fredonne pour moi seul sa lente mélopée, Où le pinson "pourpré" module son hautbois, Une montagne où j’ai vécu lies épopées.Laurentides, c’est vous que je voudrais chanter, Montagnes de chez nous, pittoresques et rondes, Que mon cerveau de feu se comptait à hanter Quand mes rêves furtifs entrelacent leurs rondes.Je voudrais vous chanter sous les aspects divers Que vous offrez à l’oeil au long cours des années; Je voudrais que votre âme insuffle dans mes vers Un peu du parfum cher des mortes randonnées.Je sais de vorts printemps tapissés d’émeraude Où la verdure naît en tons si gais, si clairs, Quo l’on croit voir surgir Obéron en maraude Chevauchant les gazons da:Ls les bosquets de l’air.Je sais des jours d’été où l’haleine dissout La pantelante chair (les pyroles tordues, Je sais l’effluve chaud de la roche qui bout Sous le lancinement des brises éperdues.Je sais îles jours d’automne,—et ce sort les plus beaux—, Où la forêt devient un tableau de Cézanne, Avec des verts, des ors, des violets, purs sanglots Des couleurs de l’été que le soleil basane.Je no sais pas.Nul ne sait.J’ose en vain Evoquer la nuance où la couleur s’effondre.Les verts sont devenus des sangs incamaclins, Des sangs ocres et bruns, de sangs noirs d’bypocondre, Des sangs clairs, des sangs où se mcle de l’eau Et qui prennent des tons de safran et d’orange, Des sangs pourpres qu’on voit dans vos charnus tableaux, 0 maître Raphaël, ô poignant Michel-Ango ! Des sangs roses aussi, des sangs à fleur de peau, Comme il en vient au front des enfants et (les vierges, Des sangs fauves et roux, fantastiques troupeaux Qui gravissent les monts, silhouettent les berges, Des sangs, et puis des ors, et des verts infinis, Qui font des dégradés sur le sombre des branches, Et s’estompent, faisceaux île magiques vernis Où s'irisent parfois de souples avalanches.O forêt de l’automne, ô forêt île chez nous, Qui dira les splendeurs de ton apothéose ?.Avant de t’en aller sillonner en remous Les rochers enfouis dans la gangue des choses, Avant d'aller joncher le sol île la toison.Tu verses pour nos yeux l'ultime symphonie, Et je m’éprends d’amour pour cette frondaison Dont la splendeur grandit au seuil de l’agonie.Et c'est l’hiver, Les bois sont morts.Oh ! tous ces bras Qui tendent vers le ciel leurs spasmodiques veines ! Oh ! la vie enchaînée en ces érables las De pressentir la sève ! Oh ! les attentes vaines ! C'est l'hiver.Les rocs étreints de tapis lourds Sentent contre leur sein frissonner les épaulos, Les grands corps assoupis, les vertèbres des ours, C’est l’hiver effrayant, le silence du pôle.ET C’EST COMME CA! A peint* I«• turn* Tremblay a-t-il «•hanté “lie laissa est”, que la l’on le .sVinprcs.se vers les porte.**, comme si le l’eu «lèverait l'intérieur «lu lieu saint.Les fidèles ont luite «le tirer line “t«.>ueho", tout en causant.— (Vest bien connue cbe/.nous ! îemurque un voyageur arrivé la veille pour visiter le pays.A Ilots pressés, les gens continuent à sortir «lu temple.Huche sur le perron «1 sous, et les enfants paieront 5 sous seulement.Venez en foule, Vous distraire au grand air pur tout eu applaudissant chaleureusement les jeunes joueurs jc-râinicus.+* * **l« RECTIFICATION — Dans la première colonne de la rubrique Cour de Magistrat, il s’est glissé une erreur typographique, au sujet des six inculpés d'un vol avec effraction dans nn wagon il marchandises.Il faiblit lire: Le juge les trouva plus à plaindre que vraiment criminels, nu lieu de: Le juge les trouva vraiment criminels.— C.P.-L.* * * DECES DE M.P.LAUZON — Nous sommes au iegret d'annoncer le décès subit de AI.Philibert Lnuz.on, à l’âge de (il ans.M.Lau/.ou fut trouvé inanimé dans son iil, lundi matin, par les membres de la famille de son frère, AI.David Liiuzou, chez qui il demeurait, la! coioncr Dr ,I.-R.Brais, a rendu un verdict de mort naturelle.Le regretté défunt laisse dans le ileuil son frère, AL.David Lauzoti, de Saint-Antoine, deux beaux-frères: M.Napoléon Vuliquotte de Saint-Jérô nie, Al.Augustin üingras, de Labclle; trois belles-soeurs: Aime David Latt-zon de Saint-Jérôme, Mme Delphis Paquette, de Montréal et Mme Frédéric Lauzoti, de La Conception.Plusieurs neveux et nièces.Les funérailles ont cil lieu au milieu d’un grand concours de parents et d’amis en l’église paroissiale de Saint-Jérôme, le mercredi b décembre dernier à dix heures.L’inhumation a eu lieu dans le cimetière de Saint-Jérôme.lvo service funèbre fut chanté pu, M.l’abbé C.Mayer assisté de MM les abbés A.Robillard et P.Labclle, comme diacre et sous-diacre.La eho raie était sous la direction île M.Eugène Richer, maître de chapelle.Nos vives sympathies à la famille l.attzon.* * * TRIDUUM — I*e révérend père Jeannette, ré demptoriste, a prêché le triduum à l’occasion de la fête de l’immaculée Conciption, en l’église paroissiale.* * * RAPPORTS METEREOLOGIQUES DE LA STATION DE POMPAGE — Le pluviomètre a enregistré 20 centièmes de pluie tombé le mardi 5 décembre 1933, au cours de l'après midi.Dans la matinée, il est tombé 10 centièmes de pluie.Ce qvii donne un total de 30 centièmes de pluie en une journée.La température maximum le 5 décembre 1933, enregistrait 33 degrés.La température minimum le 0 décembre 1933, enregistrait 22 degrés.ARRESTATION DE LA FEMME LEMIEUX — La femme Ulmid Lemieux a été conduite à la prison commune, pur le chef Latour, sur une accusation du vagabondage.Elle a comparu devant le juge de paix J.-D.Fourncliu, et plaida uon-¦oupnblc.Elle est détenue à lu prison d'ici à sa comparution devant le magistrat Lalande le 18 décembre.* * * VENTE SANS LICENCE -Une demoiselle A.Lapointe, du Montréal, qui vendait des articles de toilette sans licence, en notre ville, s'est vue condamnée par le juge de paix à une amende et aux frais.* * * TIRAGE DE LA MAISON R.CASTON GU A Y — Le numéro gagnnnt.de la nuigai-lique prime tirée au sort lundi soir le I décembre, chez.R.(ùistonguay, magasin départemental, est le numéro 081-104, série C.Prière è la personne gagnante de réclamer.Is's billets de notre grand concours sont encore valables pour -I tirages — ganlez-les.* * * COUR DE MAGISTRAT -Son honneur le juge Donat Lalande siégera en Pour de Magistrat, le mardi, 12 décembre et les jours suivants.* * ' * FETE DE L’IMMACULEE CONCEPTION —- Demain grande fête religieuse en l’honneur de l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie.Ce jour étant un vendredi, tous sont exempts de l’abstinence requise habituellement pur dispense spéciale de notre Saint Père le Pape.* * » PARTIE DE CARTES DES CHEVALIERS DE COLOMB — Nous sommes au regret de iléee.voir nos lecteurs encore cette semaine, mais il nous a été impossible d’obtenir le moindre compte-rendu de cette partie de cartes organisée, nous dit-on, pour l'arbre de Nocil des enfants indigents de la ville de Saint-Jérôme.De source non-autorisée, nous apprenons que le résultat (inuncier dépasse la somme de $500.00.Quelle veine pour eus marmots ! Le Père Noël eu aura des étreintes, des boubous et des vêtements chauds pour eette année.* * * - -Vendredi soir dernieir, un groupe il'amis se rendaient chez Al.Eddy Ryan pour un “Surprise Party”, â l’ocasion de son anniversaire de naissance; parmi les invités se trou raient : Mlles Claire Lazare de Montréal, Antoinette Dnnserenu, Eileen Morrow, Cécile Dansèrent! et Dorothy Morrow, de Grenville, AIM.II.Proulx, de l'Orignal, R.Gravel de La-chute, G.Danser,-au, P.Gouin, F.Watson et S.Dnnserenu.de Gretivil le.qu'aucune franchise n’est accordée ii AI.Labclle.Plus tard, une autre entente pourra être fuite au sujet d’une franchise.3° Que AI.Labclle devra se conformer aux instructions de l’ingénieur quant au circuit à suivre, aux arrêts, etc.4 Que le conseil se réserve le droit en tout temps d’établir de nouvelles conditions.Le maire et le greffier font rapport au conseil municipal de la votation du règlement no 237 (N.S.) autorisant la ville à emprunter une somme de $44,500.00 pour une période d>- j douze ans, remboursables en série a | commencer le 1er décembre 1937, pour payer le capital échu en 1934, 1935, 1930 sur des emprunts antérieurs a fin de diminuer le taux de la taxe générale durant les années 1934, 1935, 1930.La prochaine session du conseil municipal aura lieu le II décembre prochain.C.P.-L.SAINTE-AGATHE L’association dus Marchands Détaillants de Sainte-Agathe des Monts a tenu sa séance régulière le 30 novembre dernier, sous la présidence du M.J.Albert Cloutier.Etaient présents, MM.Edouard Burette, I*.lictlhumeur, Alfred Massé, II.Desjardins, I’.-E.Lortie, D.Côté, J.-A.Brunet, Josephs! Raymond, L.P.“Pielté, A.Pi llurin, Ü.-D.[Moufle, J.-A.Pugul et A.Diihrcuil, secrétaire-trésorier.• In ad éeidé ne demander au conseil de la Ville, de prendre à sa charge l'entretien d’hiver des trottoirs sans taxe spéciale, tout comme pour l’enlèvement des vidanges qui se fait avec les revenus ordinaires*.Il a été résolu d’écrire une lettre de félicitations et d'appréciation à notre Chambre de Commerce locale, pour le beau travail accompli par son comité des Régules.L'Association des Mu rebuilds espère que d’autres régates auront lieu l'au prochain et assure ses organisateurs de son entière coopération.Une résolution a été ntissi adopté a l’effet que cette année, la veille de Noël, grâce à l’initiative do son président, l’Association s’occupera de distribuer ù domicile, aux enfants pauvres, des boubous, des fruits et des jouets.Par ce beau geste, nos marchands espèrent être encouragés par notre jxipuhition de préférence aux étrangers.CONSEIL MUNICIPAL A lu dernière session du conseil municipal étaient présents: son honneur le maire Alfred Cherricr, et AIM.les éehevins A.Filion, L.Girnhlcnu et J.Bastion.La commission des finances a présenté plusieurs comptes qui furent acceptés.Après avoir pris communication de différentes demandes de délai pour le paiement des taxes, les membres du conseil suggèrent qu'un avis soit a-drossé à chacune des personnes qui sont mentionnées dans les requêtes, ort par personne ne soit pas plus élevé que cinq sous.2° Que le présent permis n'est accordé que jusqu'au 1er mai 1934 et SHAWBRIDGE — ha saison t au cou vent le 13 décembre.Cordiale bienvenue à toutes.— Communiqué.RODRIGUE BELANGER ASSURANCES GENERALES Feu, Vie, Accidenta et Maladie, Automobile, Plate Glass Représentant Yorkshire et Confederation Life Ass.Téléphone GO-J 169, ST-GEOROES ST-JEROME PETITES ANNONCES Tarif: 50c.par insertion; $1.00 pour 3 insertion/:.Strictement payable d’avance MONT-LAURIER — Aille Rachel Saint-Germain est revenue d’un voyage à Montréal.— AI.et Mme Achille Lnvigne ut leurs enfants, du Pupineauvillc, sont un visite chez Al.Napoléon Thomas.— La population du Mont-Laurier remercie sincèrement lus dames du Sainte-Anne pour l’intéressante soirée qu’elles nous ont donnée lu 23 novembre dernier.Nos félicitations aux bonnes actrices.— Le 1er décembre eurent lieu les funérailles de M.Wenoe.slas Paquette, père du Dr A.Paquette.Nos sympathies.NAISSANCES — M arie-Margueri te-Françoise-Andrée, enfant de Maurice Regimbaldt et Yvette Touchette.Parrain et marraine M.et Mme Albany Rcgimbahl.Porteuse, Mme W.Touchctt-.-.— Yvon-Fernand, cniaut de Armand Courtemanehe et O 'vn Paquin.Parrain et marrai::'.M.et Mme Mathias Courtemanehe; porteuse, Mme Martel.— M arie-Thérèse-Andrée-Jeannine, enfant de William Grenier -.1 A.Cha-rette.Parrain et marraine, Jean Bri-ehois et Marthe Charettc; porteuse, Mme Lévis Léonard.LE DIRECTEUR DE LA POSTE DEMANDE AU PUBLIC DE L’AIDER Pour sauver du temps aux employés durant la période des fêtes.COMMENT LIBELLER M.Victor Gaudet, directeur du la poste à Montréal, a formulé la brève causerie suivante à la radio, au Poste GRC AI, samedi dernier.Nous résumons : Voici la saison des fêles.Des milliers de personnes en profitent pour échanger des souhaits et des cadeaux, qu’elles confient à lu poste.Vous apprendrez sans doute avec plaisir que celle année, suivant une décision récente du ministre des Postes, les colis déposés au Cumula pour dis! rilnitoiu dans son service interne peuvent, être assurés jusqu’il $50 sans droits d’assurance, ils sont (le plus soumis à fil taxe uppliqunble au poids, en livres rondes, le plus proche.Ainsi, un eollis jiesaut de une livre à line livre et huit onces est soumis à la taxe appliquable à un colis d’une lt-v re.Leur garantissant sans frais plus de sûreté nous vous demandons du déposer vos colis de bonne heure.Tous les dépôts à la i>oste devraient être faits de bonne heure cette saison.L’on aime à célébrer en famille les fêtes de Noël et du Jour de l’An, nos employés comme les autres.Si vous nous y aidez, nous pourrons peut-être le leur permettre: sans votre aide nous ne le.pouvons pas.Nous vous demandons la même coopération celte année.Si l’on se contente d’indiquer sur l’adresse des objets (pie l’on confie à lu poste le numéro et le nom de l’une des 3009 rues qui composent, le territoire où nous faisons la distribution par facteurs, il nous faudra aussi, nécessairement, des employés d’expérience, mais cela peut être évité et c’est ici qu’il nous huit l’aide du public.Un grand nombre de localités ou de districts compris dans ce territoire sont connus sous des noms particuliers.Il y a des municipalités die tincte.s de Montréal, comme Longueur!, Saint-Lambert, Verdun, Pointe-Claire, Lachinc, Saint-Lambert, West mount, Outremont, Pointe aux Trem blcs, etc.Il y a aussi des endroits do la ville du Atontréal qui sont con nus encore sous les noms qu’ils portaient autrefois, comme Longue Pointe, Maisonneuve, Rosemont, Villeray, Sault-au-Récollet, Côte-des-Neiges, Notre-Dame-de-Grâces, Côté Saint-Paul.Saint-Henri, etc.Nous demandons à tous ceux qui déposent à la poste des objets (le correspondance à l’adresse de n’importi laquelle des localités servies par le?tacteurs de Montréal et connues sous un nom particulier, d’indiquer nom, lorsqu'ils en seront, certains, à ht suite du numéro ou du nom de la me où demeure le destinataire de ees objets.CHAMBRE ET PEN S’ON — Personne versée dans l’air culinaire et sachant faire excellente cuisine offre de prendre pensionnaires qui trouveraient, chez elle, tic chambres confortables et des reiui.; .; rentier ordre Prix modérés.S’adresser à 185, rue Castonguny, près du pont de la Regent.3-17-11 1945.Un enterrement passe devant les bureaux de la Revue des Deux Hémisphères.— Louis, dit le directeur à son secrétaire, pourvu que ce ne soit pas notre abonné i Le train s'arrête.Un monsieur ouvre la porte ri "mi compartiment de première classe déjà occupé par une dame et trois mioches vautrés sur les coussins où ils passeront la nuit.— .Monsieur, dit la dame, je dois vous prévenir que mon dernier-né a la rougeole.—-Oil ! ça m’est égal, répond le monsieur.Moi, Madame, j'ai la scarlatine.Le dîner avait été détestable.Le potage ressemblait à de la colle, la viande à des semelles de bottines, les fromages allaient et venaient, tout seuls, tout était froid, sauf le champagne ([ili était tiède.Le maître d’hôtel, à ce moment, servait nn petit vin blanc qu’on eût pris pour une potion p!:.;: uiaeeittiqne.— Goûtez ce nectar, mon cher iiuii-tre, dit la maîtresse de maison à l'académicien qui trônait à sa droite.Vous m’en direz des nouvelles.—-Ab ! chère madame, s’écria en s'inclinant vers son hôtesse le célèbre écrivain, toujours courtois ‘t sincère, il n’y a que chez vous qu'on mange comme ça ! ON TROUVER.' an numéro 395 de la rue Saint-Georges, une très belle chambre à louer.3-1-12 A VENDRE.— Une belie jument le 9 ans, pesant 1300 Ibs., garantie partout, à nn prix très bas.S’adresser à M.Jos.Gauthier, Agent d’automobiles, Saint-Jérôme, Qué.1-12 THEATRE REX Vendredi et .samedi: William Haims, Conrad Xngel, Madge Evans dans ‘‘Fast Life”, Comédie, News, Cartoon.Dimanche et lundi: Grand draine un Français: ‘‘La Tête d’un Hom- me”, Actualités, Comédie, Cartoon.Mardi, mercredi et jeudi: Clark Gable, Jean Harlow dans “Red Dust ”, Comédie, News, Cartoon.A moins de développements imprévus au cours (le la balance de l’année 1933, la moyenne de la mortalité parmi la classe industrielle au Canada sera, celte année, la (dits faible qui ait été enregistrée jusqu’ici.A date cette année la moyenne cumulative de la mortalité a baissé de 3.8 pour rent, eu comparaison avec les chiffres de la période correspondante du 1932.Quant aux causes individuelles du mortalité, on signale tout particulièrement une notable amélioration dans le cas de la rougeole, de la diphtérie, du diabète, de la pneumonie, des maladies des voies respiratoires et des affections intestinales.D’autre part, la moyenne de la mortalité causée par la coqueluche, le cancer et la néphrite chronique, a été (dus élevée en 1933 qu’eu 1932.Gaftes pyofessioppellcs DRP.-A.LiB0!R0N(,o DR JULES PREVOST L.C.D.CHIRURGIEN-DENTISTE Téléphone No 307 292 ST GEORGES — ST-JEROME Téléphone : Bureau et liés.00 Gaston Gibeault Avocat kt Pkocuhküh de la société légal»* Hou cassa & tiibeaull STK-AGAT1JK DBS AJONTir CLAUDE PREVOST AVOCAT :i2 Rue SAINT-JACQUES OUEST MONTREAL DR CHARLES MATHIEU Spécialiste des maladies des yeux, des oreilles, du nez et do la gorge.Assistant des services il’Ophtalmologie et d’Oto-Rhino-Laryngologie de l'Hôtel-Dieu Consultations: Mercredi 7 à 9 p.m.Samedi 1 à 4 p.m.320 ST-GEOROES ST-JEROME TELEPHONE 495 3-139, Rue ST DENIS, MONTREAL TELEPHONE H Arbour 2310 Consultations 2 à 5 lires excepté samedi sur rendez-vous.DE L’HOPITAL NOTRE-DAME ET DE L’INSTITUT BRUCHESI 3720, ST-DENIS MONTREAL Téléphone: HArbour 8867 J.-PAUL VERMETTlT Syndic Licencié sous la Loi de Faillite Comptable public Administration Générale Chambre 1105, Bâtisse Aldred 507 PLACE D’ARMES, MONTREAL Téléphones: HArb.0261-0262- René Beaulieu & Fr.H.Pope SYNDICS LICENCIES COMPTABLES Montréal, 407 rue McGill Tél.MAr 7521 St-Jérôme, 400 rue Labclle.étude de Mtre L.Nantel, Tél.25.Ste-Agathe, rue Préfontaine, étude Mtre G.Gibeault.Tél.00 MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL L.-L.LEGAULT, C.R.AVnCAT ET PROCUREUR LACHUTE, Qué.LES BELLES COQUILLES — Compte rendu d’une séance à la Chambre des députés où Guizot, président du conseil, avait pris lu parole: “Veuillez m’accorder, messieurs, in peu d'attention, je suis au bout de mes farces (forces).” — Compte rendu d’un banquet concernant le même homme il’Etat: “Une foule immense emplissait l’amphithéâtre.L’illustre homme (l’Etat prend place au milieu des gredins ’gradins) et est aussitôt ae-citeiPi pa- les plus vils (vifs) applaudissement.-;.” — A ut re.in formation : “M.Gui/ot.a présidé le conseil des monstres (ministres)” — “M Gu'zot est d’une rapacité (capacité) remarquable.M.Gui-s’est pendu (rendu) la veille, chez le roi.” — De la “Gat ette de France”: “Cattlaineourt, duc de Vincennes (nu lieu do Vie.eice).Or, Cnulnin-court était accusé d’avoir participé ù l’exécution du due d’Engliien dans les fossés de Vincennes.— An moment d : la disgrâce de Bismark : “Le grand chandelier (chancelier) de fer est par terre.’ — Une gazette t ci mine par ees mots l’éloge très senti d'un nouvel ouvrage.“L’Olympe de !a poésie compte line bttse (muse) de plus.” — Annonce: “On demande une.institutrice française pour l'étrangler (l’étranger).” Salle aManfiSfC.F.R.Mme R.URBAIN, Prop.Repas à toute heure CHAMBRE ET PENSION DE PREM1ERE CLASSE Téléphone 32 SAINTE-SCHOLASTIQUE, P.Q.(Près de Lv station) C.A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos DODGE Bros.312, rue St-Georges Tél.58 St-Jérôme, Qué.flepfi J.Lejoui* ts H H g M S O E w t 2 O ut y\\ONE lj?y _/ ^UMin VA^ w iz; ;=> w > w—» < < w w o ex-optométriste de l’hôpital Notre-Dame, Montréal 321, Saint-Georges Saint-Jérôme Téléphone 54 42, rue Principale Dr GUY LEFORT Chirurgien Dentiste Travail sans douleur STE-AGATHE DLS MONTS Dr T.-D.GEOFFROY’ Médecin-Vétérinaire Dentiste Gradué de l’Ecole Vétérinaire de Montréal avec la plus grande distinction.— Membre de l’Association des Médecins Vétérinaires de la Province de Québec.Pratique générale de Médecine et Chirurgie 354, rue Saint-Georges Tel.188 Saint-Jérôme 4*i
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