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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 10 août 1934
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1934-08-10, Collections de BAnQ.

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1897-1934 SEUL JOURNAL du EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SEPT ANS.DISTRICT dÜ^ERREBONNE U 1897-1934 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER ABONNEMENT : $'J.OO par année.Publié par la Cie de Publication do St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Que.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABELLE TRENTE-HUITIEME ANNEE; NUMERO 3.-.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, u> AOUT 193.1 UC CENT EX Al kl-; DE SAINT-IEROME LA PLACE DU CURE LABELLE DANS L HISTOIRE DE SAINT-JEROME ET DU NORD Dans tous les pays, il y a des hommes dont la mémoire est immortelle.Par leur valeur intellectuelle, leur esprit d'initiative, leur vo lonte toute puissante, leur énergie invincible, leur âme clairvoyante, leur patriotisme toujours en éveil, leur dévouement à toute épreuve et leur coeur plein d idéal et d’enthousiasme, ils accomplissent île grandes choses, passent dans notre monde en faisant le bien, puis ferment leurs paupières alourdies et disparaissent de la scène où se continue la vie.Ce sont les patriotes dont s’honore le pays.Ils passent, mais leurs oeu-\ res demeurent ; le souffle enflammé qui les anime tout le long de leur existence sc prolonge dans leurs oeuvres même après leur dernier soupir.Quel honneur pour un pays, pour une ville, de compter de tels hommes qui se survivent a eux-mêmes; quel honneur surtout pour leur race, pour leurs amis, pour leurs enfants.La mémoire de tels citoyens, grands par leur caractère, leurs qualités viriles et leur action féconde, plane sur l’histoire tie Saint-Jérôme et des cantons du Nord._ En cette année du centenaire de Saint-Jérôme, il me semble que leur âme est plus que jamais avec nous.Parmi eux, il s’en trouve un plus grand que tous les autres.Comment parler de notre passé, de nos modestes débuts, et île 110s rapides progrès; commen rappeler les étapes de la colonisation et du progrès agricole dans le nord, sans voir surgir devant nous, comme dans tine apparition glorieuse, auréolée de son patriotisme et de ses grandes oeuvres, la haute stature du curé Labelle, surnomme leroi du Nord, l’apôtre de la colonisation, qui avait adopté comme devise: Pater meus agricola, et qui prêcha sa croisade nationale au cri de: Emparons-nous du sol.Sans vouloir donner dans les détails l’histoire du progrès de notre ville et de notre région, au cours d’un siècle, comment ne pas reconnaître et proclamer les pas de géant accomplis dans la voie de ce progrès depuis le jour où le curé l.abelle est venu s’y établir comme un pacifique conquérant.Nous voulons appuyer aujourd’hui sur le rôle et l’intluence du curé l.abelle dans la colonisation et le développement du Nord.Nous l'avons déjà dit et nous le répétons: le centenaire de Saint-Jérôme est aussi celui de la première étape de la colonisation vers les Laurentides.I, histoire des premiers établissements du Nord se confond avec la nôtre.C’est pourquoi nous désirons signaler une fois île plus l’oeuvre colonisatrice de l’illustre curé de Saint-Jérôme.C’est bien d’ici, de Saint-Jérôme, la ville du curé Labelle, d’où a jailli son zèle intarissable et d'où a rayonné son action incessante c’est bien d’ici, tout près des cendres de ce grand homme, que nous pouvons le mieux considérer en un rapide coup d'oeil la marche ascendante île notre région vers tous les progrès et notamment le progrès agricole.En 1869, début de l’oeuvre gigantesque du curé Labelle, le nord, aujourd’hui parsemé de villages florissants et \ers lequel une légion de touristes accourent de toutes les parties du Canada et même des Etats-Unis, n’était que forets et monts inaccessibles; Saint-Jérôme, qu'une simple bourgade.Aussitôt arrivé â Saint-Jérôme, situé au pied des Laurentides, le curé Labelle comprit l’idée de Monsieur Morin qui, dès 1854, avait commencé à coloniser l'immense territoire de l’Outaouais et de ses affluents.J1 fallait peupler le nord de l'Outaouais, y fonder des centaines de paroisses, y établir îles centaines de compatriotes rudes au travail, de moeurs saines et qui aimaient surtout leurs traditions de famille.Tel a été l’objet de la vie du curé Labelle, telle a été son oeuvre de colonisation et de dévouement à l’agriculture dans notre région.Pour atteindre ce but, le curé Labelle conçut d’abord le projet de construire un chemin de fer vers le nord, projet bien audacieux pour cette époque.De longues années durant, on parla de doter le nord du Saint-Laurent d’un chemin de fer qui y répondrait le bien-être et la prospérité.Dès 1854, on avait fondé une compagnie dont le but était de travailler dans ce sens.Mais le succès, après bien des tentatives infructueuses, était, en 1S69, encore très problématique.C'est alors que le curé Labelle, avec la force de conviction, avec cette foi dans 1 avenir qui est généralement le premier garant du succès, mit l’épaule â la roue.11 sut d’abord grandir la question aux yeux de toute la nation, il sut en faire valoir l'importance et la nécessité absolues au point de vue général ; il organisa un système de propagande incessante dans toutes les parties du Canada: il se créa des sympathies dans tous les milieux et mil â sa disposition les influences les plus diverses et souvent les plus contraires; il concentra sur le même pointions les intérêts, toutes les forces les plus variées, et quand il se sentit assez fort pour donner le dernier coup et terminer la lutte de haute main, on vit les adversaires, chose étonnante, désarmés et confus, venir à lui pour l’aider à faire réussir son immense entreprise.Quel succès ! comme le souvenir en est resté vivace dans tous les coeurs de ceux qui ont vu le curé Labelle à l’oeuvre dans cette lutte pacifique pour le progrès et l’avancement de notre région, et même de toute notre province.Une fois le chemin commencé, que d’obstacles surgirent de tous côtés ! Un peut difficilement s’imaginer ce qu’il a fallu de courage, de constance et de diplomatie pour concilier tous les intérêts et assurer la réussite définitive du plan arrêté.Enfin, le chemin de fer fut terminé et inauguré en 1876.L.es résultats en furent considérables.D’abord, au point de vue général, la rive nord du .Saint-Laurent fut placée dans la situation qu'elle devait occuper chez nous.Ensuite, au point de vue particulier, tous les progrès commerciaux, industriels et agricoles furent dès lors possibles et rapides dans la région du nord de Montréal.Nous pouvons dire 1)110 le mouvement colonisateur dans les cantons du nord a pris un essor considérable surtout a partir de l'exploitation de l'embranchement de Saint-Jérôme.Jusque là, on était si éloigné des grands marchés que l’on n’osait pas s’avancer plus avant dans la forêt, et la colonisation restait stationnaire.Avec un chemin de fer L’oeuvre nationale du curé Labelle était assurée: peupler une vaste région qui d’après lui serait peut-être un jour le boulevard île la race française dans le Dominion canadien.Car les vues, les rêves et les pensées du curé Labelle s’étendaient plus loin que les limites des Laurentides.On rencontre parfois des compatriotes qui tout en admirant le curé Labelle, tout en respectant profondément sa mémoire, se demandent s'il fit bien en établissant des colons dans nos montagnes.Le progrès et la vogue toujours croissante de la région des Laurentides constituent ia meilleure réponse à cette question.Il fallait ouvrir la voie afin que le progrès, sous toutes ses formes.pénétrât dans nos montagnes ; afin que la colonisation parvint jusqu'à la vallée de la Lièvre; afin que notre race pût s’emparer du sol dans une des régions les plus pittoresques de notre pays.A-t-on jamais reproché au constructeur d’un grand édifice les échafaudages temporaires qu’il est obligé de construire pour en atteindre le faite, et parfaire son oeuvre ?Or, la première colonisation des Laurentides fut l’échafaudage du développement du nord de Montréal, jusqu’à Saint-Jérôme, on se trouvait à dix lieurs plus près de Montréal, et il devint relativement facile de pousser les colons sur les nouvelles terres.Je vous rappelle, en ce moment, l’oeuvre fondamentale qui permit au nord de Montréal de se développer de toutes façons, mais surtout au point de vue agricole.N’est-il pas vrai que l’un des secrets de l'extension et des plus gros profits de l’agriculture c’est la facilité de transporter ses produits sur les marchés les plus rémunérât ours.Or, c’est ce qu’assurait à la classe agricole le chemin de fer qui fut l’oeuvre du curé Labelle.A ce propos, reconnaissons que l’amélioration de la voirie rurale a été pour notre région le complément heureux et nécessaire île l'oeuvre du curé Labelle.Car si le chemin de fer est le grand promoteur du progrès agricole, les bonnes routes n'y sont pas monis indispensables.Chapleati disait: “les chemins ruraux sont comme des ruisseaux dont les chemins de fer sont les rivières.” C’est avant tout au nom de la colonisation des cantons du nord que le curé Labelle avait demandé la* construction d'un chemin de fer et qu'il l'avait obtenue.Il s’était porté garant, pour ainsi dire, du progrès île cette grande oeuvre et il tint à dégager sa promesse.Aussi, que vit-on après 1876 surtout ?Un spectacle inouï peut-être dans les annales de notre histoire.Ait delà de trente-cinq paroisses ont été fondées sur le bord de la rivière Rouge et dans les environs de la Mataivain.D'étape en étape, 011 se rendit d'abord à vingt-quatre lieues de Saint Jérôme, à la chute aux Iroquois, puis à Nomininguc, cl on enjamba jusqu'au Kapide-ilc-l'f frignal qui est aujourd'hui un centre important.dans cette région si belle et si pittoresque qu’on la peut comparer au pays enchanteur de la Suisse.11 fallait des héros (tour affronter ces forêts, escalader ces mon tagnes et cultiver ces terres rebelles; il fallait un génie puissant pour faire surgir ces héros et maintenir leur enthousiasme.Les héros furent 110s premiers colons du nord, le génie fut le curé Labelle.Sans lui, les Laurentides seraient peut-être encore fermées et leurs richesses naturelles inconnues.Les vues du curé Labelle avaient plus d’envergure que certains se l’imaginent : il se préoccupait de l'avenir des cantons du nord sans doute, puis des bords de la rivière Rouge, mais aussi (le la Gatineau jus qu'au lac Témiscamingue à l’ouest, et de la vallée dù| Saint-Maurice ; et il traça sur la carte de ses rêves et de ses prévisions (les chemins de fer transcontinentaux qui sont aujourd’hui réalisés.Cet homme n'était pas un rêveur; c’était un conquérant du sol par tics moyens pratiques et efficaces.11 comprît que pour vivre, et bien vivre, dans les Laurentides qu’ils venaient d’ouvrir à la civilisa lion, les colons devaient surtout tirer partie de l’élevage et île l’indus trie laitière.Que de fois je l'ai entendu, au prône du dimanche, faire à ses paroissiens des conférences sur cette question qu’il considérait d’une primordiale importance.Combien souvent je l'ai entendu dire que l’industrie laitière assurerait la vie et la prospérité de l’agriculture, dans notre région.Et il avait raison.La culture du sol, l’exploitation de nos forêts, île nos forces hydrauliques, de nos mines ; l'attrait de 110s lacs poissonneux, la splendeur de nos montagnes, de nos bois giboyeux, de nos cascades capricieuses : 110s sociétés d'agriculture, nos cercles agricoles, l’élevage et l’amélioration de nos races d’animaux n’ont pas plus contribué au progrès du nord que l’industrie laitière qui a fait surgir partout des beur-reries qui sont comme autant de banques d’où nos cultivateurs retirent un fort intérêt.Le curé Labelle combattait avec ardeur l’esprit île routine chez la classe agricole.Il répétait sans cesse que dans nos montagnes une foule d’exploitations nouvelles, de cultures variées pourraient rapporter île beaux revenus à nos gens si on réussissait à les convaincre de s'y adon ner.11 nous apprenait, un jour, qu’en Chine, chaque cultivateur entretenait autour de sa maison, dans son minuscule jardin parsemé de canaux et de mares, tout ce dont il avait besoin pour se nourrir et pour se vêtir: du lin, de la ramie ou du coton, quelques mûriers et des vers à soie, des bambous, des poissons et des canards, quelques porcs.De même, ajoutait-il, que de genres d'industrie et de culture pourraient être en honneur et rapporter de jolis profits à nos cultivateurs.CASIMIR-AMABLE DE MONTIGNY ET SA FAMILLE Nous lirons de l’Histoire de Saint-Jérôme par l'abbé Hlie-J.lue/air et gui paraîtra ces jours-ci, la f'iiN (Extrait de “Vieux Temps".1021 ) NOUVELLES D’AUTREFOIS IL Y A 35 ANS: On lisait dans L.Iv.nir du Sorti du il août 1899: MM.Victor Léonard et Charles-Edouard Marchand, avocats, viennent de former une société pour la pratique de leur profession.Us ont installé leur bureau à côté de l'Avenir du Nord, sur la rue Sainte! ulie.—-M.Hector Champagne, M.P.P., a obtenu du gouvernement 875.pour la construction d'un nouveau pont qui réunit la Rivière à Gagnon à Saint-Coloinban, entre les fermes de M.Clément Gauthier et Magloi-rc Cîuay.Le R.P.Eugène Prévost, religieux du T.S.Sacrement, de Parie, s’est c pour le Ca- nada le 5 de ce mois.Le P.Prévost n’est pas venu au Canada depuis neuf ans.IL Y A 30 ANS: On lisait dans IYIïvhiV du Nord du .4 août iijO-4: - On hâte la construction de '(’intérieur de notre couvent de Ste-Anne.Plus de quarante ouvriers travaillent sans relâche afin que l'entrée des élèves ne suit pas retardée.L'honorable M.Poirier, pré sident général de l'Assomption, vient de publier une lettre où il explique {[ue sa présence étant devenue un obstacle permanent à la nomination d’un évêque acadien, il a bandonne sa charge afin d’assui 1 si possible le triomphe de la cause acadienne.IL V A 25 ANS: On lisait dans l’Avenir du Nord du 13 août 1 909: — Depuis (lue la loi défendant aux enfants de fumer est en vi Pur et savoureux iS Jaï J» ‘Frais des plantations’ 6S2F ^Pou/ihd) SOINS D'URGENCE gueur, la consommation des cigarettes a diminué de trente millions au Canada.— Le clergé du diocèse d’Ottawa en iiiour quelques mois.Nos lecteurs savent qu’il est le tils de feu le docteur Jules-Edouard Prévost qui arrivait à Saint-Jérôme en 1X49.J.e lundi matin, à 8 heures, une messe sera dite à l’autel «lu Calvaire, au cimetière, pour les milliers de jérômiens et de jérômiennes qui y reposent.Cette messe sera probablement célébrée par un évêque et une allocution sera faite par un prêtre né à Saint-Jérôme.* * * Les cultivateurs «le la paroisse de Saint-Jérôme ont commencé à construire, à La Chapelle, un monument en pierre rusti«|iie sur lequel sera apposée une platpie commémorative en bronze rappelant que cet endroit fut le berceau «le Saint-Jérémie.Le dévoilement «le cette plaque aura lieu le dimanche septembre, à 3 heures de l’après-midi.Des allocutions y seront prononcées par M.l’abbé Gcoffrion, curé «le Saint-Jérôme, M.Wilfrid Rochon, maire de la paroisse et M.Louvigny «le Montigny, d’Ottawa, petit (ils de Casimir-Ainable de Montignv «pii s’établit près de La Chapelle dès 1821.* » * Le dimanche soir, les autorités municipales de Saint Jérôme offriront un banquet aux hôtes d’honneur qui seront ici à l’occasion des fêtes du centenaire- Ont été invités à se joindre aux autorités municipales, les curés et les maires du comté de Terrebonne et tous ceux qui occupent une position officielle à Saint Jérôme ainsi que leurs épouses Ce banquet aura lieu au couvent des SS.de Sainte-Anne.* * * La Promenade du Souvenir, le 3 septembre, commencera à 10 heures du matin et partira du pare Labelle.Elle consistera à défiler dans les plus vieilles rues pour se rendre aux endroits où «les pla«|ues commémoratives en bronze seront apposées.Ces plaques sont exécutées par M.Alfred Laliberté, artiste-sculpteur.Toute la population sera priée de prendre part à cette Promenade «lu Souvenir et a constituer un cortège nombreux.Sans être, à vrai dire, une procession «le grand eclat, cette Promenade a travers Saint-Jérôme, sera plutôt un pèlerinage historique de tous les jérômiens, anciens et nouveaux, aux endroits qui rappellent quelques-uns «les plus vieux souvenirs de la ville.Toutefois, dans le cortège il y aura trois fanfares, des chanteurs, des choeurs d’enfants, des tambours et des clairons, et peut-être quelques chars allégorique.Les vieillards «le 80 ans et plus, nés à Sait.!-iérûme suivront en voiture.Au parc Labelle où s’élèveront deux arbres eu bronze avec inscriptions, M.le curé (îeoffrion et son honneur le maire Chcrrier prendront la parole.Au dévoilement de chacune «les autres plaques, des allocutions seront prononcées par anciens citoyens de Saint-Jérôme.Cette Promenade du Souvenir se terminera à l’ancien terrain de l'exposition, appelé jadis "la grosse érable”.On |x>urra, ensuite, y goûter sous les arbres.Dans l’après-midi aura lieu une fête champêtre qui comportera des jeux divers et, surtout, du folklore: chansons d'autrefois, violonneùx, danseux, histoires du bon vieux temps, etc.J,c soir, un grand feu «l’artifice terminera la journée.* » * Au cours de ces fêtes, le canon «le 1855 tonnera, les tambours batteront, les clairons sonneront, le quatuor Alouette remplira les rues et les places publiques de chansons anciennes, des fanfares donneront «les concerts en différents endroits, les rues et les maisons seront pavoi-sées, la ville sera illuminée.« * * Nous félicitons les citoyens qui ont commencé à embeliir leur propriété.Soignons la toilette de notre ville pour faire grand et complet le succès des fêtes du centenaire de Saint-Jérôme.Assurances Générales Bureau responsable.Expérience et servic e connus depuis au-delà de JA ans J.T.O LE M E NT Gérant de district District manager 178 avenue Parent Tél.171 Saint-Jérôme Kcpréurniiini les principal»* compagnie» faisane affaire* au Canada RODRIGUE BELANGER carte» professionnelles Voici le programme que la Fanfare Saint-Jérôme exécutera jeudi prochain, au concert donné sous les auspices «le la Brasserie M oison, «hint M.D.-A.Desnoyers est le représentant à Saint- férôme: (j.Crémazie March.•Thru the Night, Valse.Une chasse dans les Ardennes, Ouverture Valencia, Marche.-Our Director, Marche.It ain’t Gona rain No' Mo’, Fox-Trot.Cassondra, ( )uverture.Army and Navy Bovs, Marche.O CANADA' .Léon R inguet .F.-K f,oyait .E.Marie .J l’adella .F.-E.Bigelow .W.-W.Hall .T.-H.Rollinson .G.Shumann GOD SAVE THE KING jS" NOUVELLES DE SAINT-JEROME I TéL Bureau 245 Rés.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER 319, Rue LABELLE SAINT-JEROME, P.Que.— Mlle Jacqueline Primeau est en villégiature à Ottawa.* * * * — Mlle Gilberte Richard, de Montréal, étudiante à l’Ecole imr-male, a visité quelques amies et «les parents au cours de la semaine dernière.— M.et Mme Camille Côté :«i:i si que leur fillette Jacqueline, sont partis mardi dernier pour une villégiature de quelques semaines à Cacouna.• * * — Depuis quelques j«jurs nous rencontrons par nos rues de charmantes jeunes filles escortées d’un “beau”, de i83«j, et même d’un page et d’une jouvencelle, le tout parfois dans un équipage à l’avenant.Les fêtes du Centenaire sont de ce fait commencées.Faut-il s’en plaindre ?L’initiative personnelle en sera-t-elle paralysée ?1830 comme j(J34 avait ses multiples modes et Saint-Jérôme devait en 1834 compter plus de paysans que «le “demoiselles" et de "beaux”.11 ne faudrait pas l’oublier et modistes et dessinateurs nous en présenteront bien quelques modèles, n’est-ce pas ?DR ALFRED DUVAL ex-interne de l’hôpital Notre-Dame 3A Ave LEGAL’LT TEL.->91 — Le révérend Père Desgroseil-lers, O.M.I., des missions d'Afrique, était a Saint-Jérôme, samedi dernier, à l’occasion des noces d’or de M.et Mme Wilfrid Duquette, de notre paroisse.* * * — “Une initiation" d’une soixantaine de membres a eu lieu chez les Chevaliers de Colomb, dimanche dernier.* * « — Mme R.Clément est revenue ces jours derniers, «l’une villégiature dans les provinces «le l’ouest.* * * TOURNOI DE TENNIS ELIMINATOIRE — Tel qu’annoncé la semaine dernière, un grand tournoi éliminatoire pour joueurs de simple .«le Saint-Jérôme seulement aura Heu le ter septembre à 2.30 lires p.m., sur les courts du Regent.Les contributions sont de 0.25 par membre et tout argent ainsi que tout nom doivent être fournis avant le 15 courant.Un magnifique trophée gracieusement offert par Me C.«le Martigny seta donné à l’heureux gagnant.Vous êtes priés de donner vos 1 MEDECINS-VETERINAIRES I Dr Rosaire Gauthier, Dr Charles-A.Gauthier S D.M.V.D.M.V.1 Rue Saint-André 261, De Villemure i TéL 32 TERREBONNE Tél 301 SAINT-JEROME inscriptions à bonne heure car le nombre est limité.Pour toute information prière «le s’adre sser à M.R.Tousignant, Re prit Knitting.* * * EVENEMENT SPORTll; ET SOCIAL ¦ Les membres et les officiers lu Club de Tennis "Regent” seront bienlt’it à l’oeuvre, en organisant pour le 18 août un tournoi ilaiis le courant de l'après-midi ain si qu'un bal p«jur couronner la journée.Les liais organisés par le passé ar le Regent Tennis Club ont toujours été un succès, alors les membres et les amis du club sont cor-lialcmcnt invités à assister à cet é vénement mondain; ils sont assurés d'une soirée «le plaisir et «le gaieté pour samedi le 18 août.* * * TOURNOIS DE TENNIS DU CENTENAIRE -Tout !«• momie a entendu pat 1er du tournoi «le Tennis du Centenaire.L’organisateur, M.K.Tousignant, a montré un zèle inlassable en groupant une phalange «le bons clubs pour détailler la coupe offerte par le docteur Alfred Cher-ricr, maire «le Saint-Jérôme.Aidé «le M.Hurtubise, i! a jeté ies bases d’une ligue dite la "Ligue du Nord”.Avec «les clubs tels que Mont-Rolland, Rosemère, Sainte-Thérè-: e, Dominion et Regent, les organisateurs ne pouvaient trouver meilleures équipes pour faire partie d’une si belle organisation sportive.A l’occasion du centenaire, chaque club a su grouper une équipe d’étoiles pouvant faire une belle lutte durant tout le mois d’août.Qui en sortira vainqueur ?A vous par*isatis «le tennis de bien vouloir encourager les vôtres à la victoire.Les deux finalistes détailleront la coupe "Chenier” le 2 septembre à 2.30 p.m.sur les courts du Regent Tennis Club.Pour toute information s’adresser à M.R.Tousignant, Regent Knitting.Tél.1 iS.Suit la cédule du tournoi «lu centenaire ; S août Ste-Thérèse vs Rosemère Dominion vs Mont-Rolland jo août Rosemère vs Regent Mont-Rolland vs Ste-Thérèse ry août Regent vs Dominion Rosemère vs Mont-Rolland /j août Ste-Thérèse vs Regent Dominion vs Rosemère i~ août Mont-Rolland vs Regent Dominion vs Ste-Thérèse 22 août Rosemère vs Ste-Thérèse Mont-Rolland vs Dominion 24 août Regent vs Rosemère Ste-Thérèse vs Mont-Rolland 27 août Dominion vs Regent Mont-Rolland vs Rosemère 2.ooà l’autobus.* * * —-Les pompiers ont du répon dre a un appel pour commencement
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