L'Avenir du Nord, 26 octobre 1934, vendredi 26 octobre 1934
CHENIER 1897-1934 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBON NE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-SEPT ANS 1897-1934 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES El LS DU SA 1 NT LAURENT ’’ (Benjamin Suite) ABONNEMENT: $2.00 ^ar aimée.Publié par la Cie do Publication de St Jéiôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU.Président SAINT JEROME, P.Que.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT TRENTE-HUITIEME ANNEE; NU.MIÎRO 43 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LABELLE VENDREDI, 26 OCTOBRE 1934 LE CONGRES DE LA COLONISATION IMPRESSIONS LA LEGISLATION DU TRAVAIL DANS NOTKli PROVINCE Au congrès de colonisation de Québec (Ecrit four L’AVENH\ DL N')Ll>) UN JUDICIEUX LIVRE DE RECOMPENSE SCOLAIRE MELI-MELO LA BANQUE DU CANADA ET LES CA N A DIENS-FRANÇA1S Le gouvernement de (Québec a réuni plusieurs fois des congrès en vue de servir les intérêts de la colo nisatton.Ces assises n’ont jamais manqué de dpnner des résultats, mais lesquels ne furent pas toujours pratiques.Jamais cependant dans l'histoire de notre province, il nous aura été accordé d’assister à un congrès aussi important que celui qui vient d’être tenu à Québec les 17 et iS octobre courant.Soit à cause de la crise que nous traversons, soit à cause de l’importance du discours du nouveau ministre de la colonisation, M.Vautrin, les congressistes, dès la première séance, ont bien compris que l’heure n’était plus aux plaidoyers patriotiques et ronflants, mais bien à une action pratique, puissante, ordonnée et qui produira certainement les meilleurs effets.Dans le café du Parlement, le 17 octobre, vers les 10 heures du matin, le Lieutenant-Gouverneur E.-L.Patenaude ouvrait solennellement le congrès, convoqué par le ministre, M.Vautrin.Dans un discours assez bref, mais plein d'idées heureuses, le Lieutenant-Gouverneur proclama la nécessité du retour à la terre et souhaita la bienvenue aux congressistes.Après le représentant du roi, le premier ministre Taschereau prit la parole.Il e.\ ’ a qu'il avait cru du devoir du gouvernement de lancer un mouvement vigoureux de colonisation.“Le présent congrès n’a aucun caractère politique, poursuivit-il.Si un mot de politique nous échappe, on nous pardonnera.Les membres du clergé savent qu'on ne se défait pas facilement de ses mauvaises habitudes" (rires prolongés et applaudissements).Le premier ministre fait ensuite un tableau des conditions dans les villes et dans les campagnes.Il rend hommage à son collègue.l'honorable aVutrin.En prenant son fauteuil aux côtés du Lieutenant-Gouverneur, il fut longuement applaudi.Son Eminence le cardinal Villeneuve parla à son tour.Il fut écouté avec une religieuse attention.11 a fait un exposé lumineux de la politique “qui est la science ou plutôt l’art des moyens propres à procurer le bien commun d'un Etat”.Il a montré quel rôle important peut jouer le clergé dans la colonisation.11 a expliqué le but des sociétés diocésaines de colonisation et il termina en citant un extrait de l’encyclique “Quadragesimo anno”.L’éminent cardinal fut longuement applaudi.M.Vautrin, ministre de la colonisation, se leva à son tour.Il avait à sa droite, M.L.Richard, son sous-ministre, et à gauche Mgr Auguste Boulet, président de la société de colonisation du diocèse de Québec.11 attaqua immédiatement son su jet.Le nouveau ministre de la colonisation respire l’énergie dans toute sa personne.11 est trapu.11 a les épaules larges, faites pour porter les plus lourds fardeaux (et l’on conviendra que la colonisation en est un).Son regard noir, intelligent, va loin au fond des coeurs et des choses.11 a la voix brève, mais chaude et enveloppante.Ses gestes sont sobres.11 est éloquent sans être tribun et c’est son grand câline qui lui vaut et qui lui a valu ce jour-là la conquête immédiate des trois cents congressistes.Il parla pendant près d’une heure.Nous donnons ,ailleurs dans ce journal, l’exposé de son plan qui est, de l'avis des colonisateurs, le plan le plus pratique, le seul qui puisse donner l’espoir de sortir du chaos où nous nous débattons présentement.A plusieurs reprises, l’orateur, le constructeur de ce plan économique, fut applaudi.Dans sa péroraison, l’honorable Vautrin fut simplement grand.Un sentait qu'il était ému et que dans cette heure grave, le mouvement vers une colonisation plus pratique et plus intense prenait un aspect considérable.Au souvenir du curé Labelle, scs paroles faisaient vibrer un patriotisme brûlant, celui-là même qui sommeille dans tout coeur de Canadien-Français: l’amour du sol."Lorsque, il y a deux mois, dit-il, j'ai accepté de diriger l’important ministère de la colonisation, je savais d’avance quelles difficultés énormes je rencontrerais.D'autres avant moi ont eu à lutter contre des obstacles sans nombre.Tous les apôtres de la colonisation ont connu cette tâche gigantesque.1 .’histoire seule de l’héroïque curé Labelle m’en est un témoignage écra goissantes, il a eu à faire face aux ennemis des plus beaux projets, aux défaitistes qui, rongés par l'envie, neutralisent les plus vaillants efforts.Cependant, il marcha toujours; il poursuivit son oeuvre sans : elâche.Ce fut simplement un grand homme.Pennettez-moi de saluer hautement ce "bâtisseur de pays”.Le discours du ministre avait été miméographié et tiré à cinq cents exemplaires.Tous les congressistes eurent ainsi l'avantage de le lire, de le critiquer, d'y apporter des modifications et des suggestions.Immédiatement un comité est formé pour étudier les résolutions qui seront soumises nu congrès.11 se compose comme suit : Mgr Goulet, présidentd e la société de colonisation.les abbés G.-M.Gilodcau et J.-E.Bergeron, missionnaires-colonisateurs, M.Albert Rioux, président de l’U.C.C.et M.L.-A.Richard, sousministre de la colonisation.Les résolutions doivent être présentées au secrétariat, composé de MM.H.Magnan, Daiuasc Potvin, et C.-H.Grignon.En même temps que le discours du ministre un agenda a été distribué qui renferme le programme détaillé des sujets qui seront discutés au cours des deux journées du congrès.Puis, la séance est ajournée à 2.30 de l’après-midi.Cette ouverture officielle a pris un caractère très imposant et les congressistes se dispersent, enthousiastes, pleins d'idées et d’espoirs.Au fond, on se rend compte que le programme du ministre Vautrin est complet, mais chacun veut y mettre son mot,-car ce n est pas pour rien que trois cents personnes sont venues à Québec pour servir la colonisation.Il y a eu tant de plaintes et les chômeurs sont si nombreux ! Toutes les classes de la société sont représentées à ce congrès.Mais le gros de l’armée se recrute parmi les missionnaires-colonisateurs et les députés de comtés ruraux.A deux heures et demie précises (car M.Vautrin est un organisateur remarquable et scs décisions sont rapides), le congrès se réunit de nouveau.Voici les sujets qui y seront discutés : i°—Besoins actuels des colons.a) chemins, routes et ponts.b) primes de défrichement et de premier labour.c) écoles et écoles-chapelles.tl) graines de semence.20—Les colons nécessiteux.a) abolition du secours direct, excepté dans les cas de maladie.b) pour le remplacer, adoption de primes spéciales de défrichement, de drainage, d’es-souchage et de construction.c) les bons de secours remplacés par des chèques mensuels.PLAN PROVINCIAL DE COLONISATION .i°—Programme fuur colons groupés.a) construction de camps centraux pour recevoir les colons avant l’arrivée de la famille.b) construction immédiate de chemins.Salaire de $t.6o par jour pour une journée de huit heures.c) prime affectée à la construction de la maison.d) prime spéciale d’établissement pour le colon de première année.c) primes ordinaires.Il est évident que de' tels sujets n'ont pas manqué de provoquer des discussions assez piquantes, mais lesquelles ne pouvaient que suggérer des modifications pratiques.Le débat est soulevé par ie fougueux député fédéral 'le Témiscouata, M.Jean-François Pouliot, qui demande au gouvernement de restreindre les droits de coupe.Il est continué tantôt par M.Albert Rioux qui défend les intérêts de son “Union”, tantôt par les missionnaires-agrico-les tels que les abbés Maxime Fortin, Bergeron, Sirois et MM.Bouchard, Léon T répanier, Hervé Fer-laïul, et que d’autres.Le Père A.Dugré prend souvent la parole, lui aussi, pour approuver le plan Vautrin ou suggérer quelques modifications.La séance a été fort animée et d’un intérêt très vif.Aux réponses que faisait M.Vautrin il était visible que le nouveau ministre (le la colonisation possède à fond son sujet et connaît déjà les vrais centres de colonisation qu’il a visités • depuis trois mois.On se réunit de nouveau à 8.30 “Les problèmes sociaux ont pris, surtout depuis le début de la crise économique, une importance qui va sans cesse grandissante.Naguère, ;ls n’intéressaient qu’un petit groupe d’intellectuels et de travailleurs sociaux.Les relations entre le capital et le travail trouvaient leur écho dans la presse quotidienne mais seulement lorsqu’il était question de difficultés ouv rières et de grèves", a déclaré l’honorable C.-J.Arcand, ministre provincial du travail, dans une causerie prononcée au lunch hebdomadaire du club Kiwanis de Montréal, à l’hôtel Windsor.“L’acuité de la crise, dit l’honorable M.Arcand, a obligé les gens de toutes les classes de la société à penser, à méditer, à tenter de trouver une solution à des ‘ “mes économiques qui paraissent de prime abord faciles à résoudre mais qui perdent souvent les chercheurs les plus habiles dans le dédale de leurs inextricables difficultés.“Le ministère du travail est grandement intéressé à apporter sa collaboration au soulagement des misères du peuples et à la solution des problèmes actuels, problèmes ((ui semblent se ramener à deux points essentiels: la juste rémunération du travail et lin équilibre sage dans la fixation de la durée du travail” ! J USTE REMUNERATION “Les difficultés économiques actuelles et la prolongation de la crise d’un côté, de l’autre la pression de l’opinion publique, l’exemple des initiatives prises dans d’autres pays, ont, pour ainsi dire, obligé les gouvernements modernes à tenter de solutionner le problème de la fixation des salaires.La portée de l’intervention du gouvernement provincial dans ce sens consiste à donner nue attention immédiate et particulière aux femmes et aux filles travaillant dans l’industrie et le commerce.Par la loi du salaire minimum des femmes, le gouvernement créait,- en 1928, une commission du salaire minimum des femmes, chargée de fixer dans toutes les industries et dans le commerce des taux minima, basés sur le coût de la vie et les besoins essentiels des ouvrières.Cette commission, depuis le début de la crise, a si bien fait son travail qu’aujourd’hui, cent mille femmes ou filles tombent sous le coup de ses ordonnances et que 75 à 80 pour cent des industriels les respectent.” Heures de travail “La question des heures de travail n’est plus comme par le passé une question d’hygiène et de repos des travailleurs mais une question de sécurité économique.’C’est pour cela que la Conférence Internationale du Travail, dès 1919.a voté une résolution en faveur de rétablissement d’une journée de huit heures dans tous les pays membres de la Société des Nations.Les pays civilisés voient dans la réduction des heures de travail une solution efficace au problème aigu du chômage."Notre législation relative aux é- dti soir pour discuter quelques item qu’il a fallu laisser de côté dans l’après-midi, et ceux-ci, indiqués dans l’agenda pour cette séance ; 2°—Programme four colons non groupés.a) prime affectée à la construction de la maison.b) prime spéciale d’établissement.c) primes ordinaires.Au cours du débat qui fut provoqué par ces sujets d’une très grande importance, le ministre de la colonisation a rappelé que si le fédéral refusait de contribuer à ce plan de renaissance nationale (est-ce que le gouvernement d’Ottawa refuse d’aider les cultivateurs d’une ccrtai-province de l’Ouest ?), le gouvernement de Québec supporterait seul toutes les dépenses encourues jusqu'à concurrence de dix millions ([uc les Chambres seront appelées à lui voter, lors de la prochaine session.Cette déclaration fut longuement applaudie.( )n a discuté ensuite les item alin de fixer quelques détails, mais dans l'ensemble, le plan Vautrin, offrant très peu de prise aux critiques, toujours bienveillantes, du reste, il fut considéré, dès à la fin (Suito à la iltirnièro page) Le congrès convoqué à Québec, les 17 et ;S octobre, par le nouveau ministre de la colonisation, M.Ire-née Vautrin, a été vraiment fort intéressant et instructif au plus haut point.J’en arrive et j’en voudrais parler à mes lecteurs de VAvenir du Nord.Mais, je inc demande comment ni y prendre ?Je ne saurais songer à en donner un compte rendu complet, que d'ailleurs on au ru pu lire dans nos grands quotidiens.! ’lus encore, rien que pour résumer les impressions que j'en a: gardées, il me faudrait bien écrire cinq ou six articles, ce que je n'ose pas entreprendre.Je me limite à une vue d'ensemble et aux directives que l'infatigable cardinal Villeneuve a voulu apporter, avec la haute science et l’indiscutable compétence qu’il sait mettre en tout, aux congressistes et par là même aux pouvoirs publics.Le congrès, à ce qu'il me parait, a revêtu dans l’ensemble un came tère des plus sérieux et des plus graves, si même il faut admettre que quelques orateurs ou discutants ont de temps en temps parlé en dehors de la question.On a dit et répété que le problème de la colo nisatioii et celui du dégonllemcnl des villes, qui lui est connexe, se devaient étudier ou traiter en dehors et au-dessus de toute partLsanncric politique.De fait, la plupart des congressistes qui ont pris la parole ont énoncé des propos et émis des considérations qui dépassaient de beaucoup le niveau de ce qu’on a accoutumé d’entendre dans les dis eussions des partisans bleus ou rou ges.Le programme lui-même de l'honorable M.Vautrin est certainement prometteur.Après deux jours et six séances de trois heures de délibérations et d’échanges d’idées, les quatre cents congressistes, prêtres et laïques, ministres, députés, curés, missionnaires, maires, échevins et autres, ont approuvé dans l’ensemble, à l'unanimité, les vues et les propositions de M.Vautrin.C’est de bon augure.Mais il y a loin, d’ordinaire, en ces matières et sur ce terrain, de la coupe aux lèvres ! La politique et ses exigences pourraient bien, sinon fausser, du moins diminuer l’élan |u'on entend imprimer au grand mouvement de colonisation des ter- tablissements industriels et commerciaux s'est surtout préoccupée Je l'hygiène et de la protection delà santé des travailleurs, particulièrement des femmes et des enfants."Elle prévoit que la semaine de travail dans les établissements industriels ne doit pas dépasser 55 heures et dans les établissements commerciaux 60 heures.Cette limitation de la durée du travail ne s’applique qu’aux femmes, aux tilles et aux garçons de moins de 16 ans”.Prochain k co n e'ëk e n c e “Cette question de la durée du travail est inscrite au programme de la prochaine conférence interprovinciale convoquée par le premier ministre du Canada.Elle est aussi à l’ordre du jour d’une autre conférence interprovinciale sur les questions interprovinciales, que doit convoquer incessamment mon collègue de la province-soeur, l’honorable M.Roebuck.“On peut être assuré que la province de Québec donnera toute sa collaboration à la solution des gra v es problèmes de la rémunération et de la durée du travail”.LAROUSSE MENSUEL Sommaire du no 332 — Oct.1934 L’Automobile aux Salons de 1934, par M.Picard.— Les Attri-lnitionsdes Chambres de commerce, par M.Camille Mediae.- Dante vivant, par M.Louis Coquelin.— Georges Lcygues, par M.H.Pelle des Forges.— Les Nouvelles salles du musée du Louvre, par M.Tristan Leclère.— Histoire du Mont-Valérien, par M.Robert Laulan.Politique intérieure et extérieure, par M Jules Gerbault La Science, ses progrès, ses applications, par M.Pierre \Vogue.- Vitesse (les Trains,par M.Léon Pondevaux.— De Weimar au chaos, par M.Albert Ping,nul.Le mois littéraire, scientifique, historique et juridique, cinématographique, théâtral, musical et artistique, 1 hors-texte et 54 gravures.Mots croisés.Le numéro, 4 fr„ chez tous les libraires et Librairie Larousse, 13 a 21, rue Montparnasse, Paris (fie).les neuves ou de recolonisation des vieilles terres délaissées d'une part et à celui de l'élimination du trop plein des populations urbaines d’autre.part.Je 11e mets pas en doute la sincérité du ministre qui a paru évidente à tout le monde.M.Vautrin a si dignement et si habilement présidé et dirigé la discussion des problèmes étudiés qu'il y a lieu d’attendre beaucoup des réalisations qu'il se propose dans l’emploi des dix millions que le gouvernement met à sa disposition.Seulement, en légime démocratique, il faut compter avec bien des aléas, et les plus puissants, comme les mieux voulants, si je puis dire ainsi, ne font pas toujours ce qu'ils veulent, mais rien que ce qu'ils peuvent.Eu tout cas, j'ai applaudi, avec les autres, au programme constructif de M.le ministre et je veux continuer, avec tout le monde, à lui faire confiance.Nos évêques étaient invités à ce congrès.En leur nom à tous comme au sien, le cardinal archevêque de Quebec est venu, au début des séances, exprimer la pensée et préciser la direction de nos chefs spiri-lucls en ce qui concerne la solution des angoissants problèmes sociaux qui inquiètent à si juste titre, à l’heure actuelle, tous ceux qui réllé-( hissent et se rendent compte de la gravité de la situation.Mgr le cardinal s'en est soigneusement tenu à son domaine propre: la haute direction morale.Mais il l’a fait, à son ordinaire, avec une clairvoyance et une maîtrise que tous ont justement admirées.La grande leçon de droit, de justice et de charité qui se dégage de son discours est de celles qu’on ne saurait trop répéter à tous les échos."Messieurs, a déclaré le cardinal, V- problème (que vous avez à étudier) se [iose d’abord pour vos évêques, au point de vue religieux, sous celte forme simplifiée.Nos villes et nos campagnes regorgent d'une jeunesse oisive et sans avenir.Le mariage lui est interdit, parce qu'elle 11e saurait prudemment s'établir ni ne pourrait élever une famille.D’où, facilement, la licence des moeurs, le malthusianisme, l'oubli graduel chez les nôtres du devoir social et l’atténuation, l'obnubilation même, de la conscience en ce qui concerne le foyer à fonder et les sacrifices nécessaires à y consentir.C est la chair et le désordre qui viennent ainsi solliciter nos jeunes.Les aveux et les constatations en sont lamentables.Mettez avec cela, .Messieurs, tous les moyens modernes de jouir, l’atmosphère de natu ralisme qui nous envahit et nous enveloppe de plus en plus, et vous apercevrez à l’issue de la situation actuelle le paganisme incrédule et corrupteur.Nous somme ici sur notre terrain.Nos âmes de pas leur s’émeuvent.Nous voyons en foule notre jeunesse s’en aller aux abîmes.C’est pourquoi, de toute notre force d'évêques s’adressant à des chrétiens, nous vous crions: Sauvez la religion de vos pères, sauvez les moeurs chrétiennes, sauvez chez nous la famille et la race qui ont conservé sur ces bords la foi à Jésus-Christ !” “Avec vous.Messieurs, a dit encore le cardinal, nous descendrons d’un degré pour nous établir sur le terrain social.Le chômage est la plaie qui ronge nos paroisses superpeuplées.Des milliers de jeunes gens, je vous laisse d'en fixer le nombre exact, cherchent du travail pour v ivre.Les villes étouffent de chômeurs qu elles ne peuvent itigé-tcr.Les paroisses rurales ne paraissent plus avoir de terres en disponibilité.Messieurs, la conclusion, elle est de tous : il faut en trouve! .Voilà une conclusion de sociologie indiscutable.Nous, vos évêques, nous pouvons là-dessus prononcer un jugement de morale.C'est à savoir qu'il existe une grave obligation de conscience pour les chefs d'Etats et pour leurs sùbct-donnés de collaborer dans le sens le plus efficace à la solution du problème vital qui se pose présentement.Arrière les considerations mesquir.es et les ambitions du pouvoir.t ’est au niveau de la haute politique, au sens le plus noble du mot, que tous les hommes publics et tous les groupements sociaux, de quelque nuance ou de quelque parti qu’Us se réclament, doivent se hausser.Sinon, tous les inertes et tous les hésitants porteront devant Dieu une justiciable responsabilité, et, aux regards de l’histoire, ils seront stigmatisés du crime d’avoir perdu l'avenir.” J'aurais certes bien d'autres choses à dire, même si je ne voulais Le "Déserteur, et autres récits de la terre" de C.-H.Grignon 11 y a quarante ans un médecin de la province, devenu agronome, avait le don d'attirer les foules et de les charmer de son éloquence hilare, quoiqu’il les entretînt d’un sujet parfois aussi aride qu’une terre au Lac-du-t.'crf, tel que les soins à donner aux chevaux, aux vaches, aux moutons OU au sol.Parmi nos vieillards qui n'a entendu parler du Dr Wilfrid Grignon, ou qui ne l'a entendu parler ?Claude-Henri Grignon, l’auteur désormais célèbre du petit chef-d’oeuvre, “Un Homme et son péché”, était son dernier-né.Ce ptcambulc généalogique éclairera la psychologie du nouvel ouvrage de Claude-Henri Grignon, ' Le I h’-scrtcur et autres récits de la terre ".L’atavisme (Ah, mon Dieu! il faudrait remonter aux ancêtres marseillais.) l’atavisme explique que cet écrivain exubérant et enthousiaste, est un poète et un orateur, ainsi qu'il l’admit dans une entrevue accordée à M.Berthelot Brunet (“Grignon fait de la terre”, article paru dans l’“Ordre”) qu’il aime le sol, qu’il adore le colon de chez nous, qu’il cherche à faire pas-cr dans la langue française ses canadianismes savoureux, qu'il dédie ce livre à son père et au Curé Là-belle et enfin qu’il préfère vivre dans son village natal plutôj qu’à la ville.La magie et la sincérité de l’du-teur vous transportent dans de jolis coins de campagne comme Saintc-\dcle et Ferme-Neuve.Cela sent bon les épinettes, les sapins et la terre qu’on laboure.Vous parcourez cette lecture sans fatigue, rafraîchis par la brise et le vert des Laurentides.Pour vous donner line illusion parfaite, il ne manque pas même de maringouins.Bref v ous avez la sensation de villégiaturer en lisant.Mais si vous chômez à Montréal, ou si vous y détenez un emploi peu lucratif qui vous permettrait peut-être d’aller dans le Nord, mais non d’en revenir, c’est une autre histoire.Alors il vous donne des idées de déménagement, des idées saines de retour à la terre, que prêchent avec peut-être moins de bonheur les économistes et les gouvernements.Ce livre .à thèse vient donc à son heure.Irréprochable de la première à la dernière ligne, il devrait être par excellence le livre de récompense des écoles primaires et autres institutions d’enseignement.Comme, autrefois, Virgile, il convaincra les adolescents que l’état du cultivateur est le plus noble, le plus beau, qu’il est privilégié, et qu’il ne faut pas ([U ils le délaissent, déboires sur déboires le.s attendant dans les villes.“Le conte fait passer le précepte avec lui” — La Eontaine.Parce que les contes sont vrais, comme il dit ailleurs dans son “Secret de Lindbergh”, c’est sous la forme de contes attrayants que t irignon prêche l’évangile du retour à la terre.qu’analyser en son entier le seul discours du cardinal.Je noterais, par exemple, le souci délicat qu’il a manifesté de "procurer aux colons un état de vie qui leur permette dene pas trop envier le reste de l'humanité”.A plus forte raison devrais-je considérablement développer 111a petite élude, si je voulais entrer dans le détail des idées et des opinions qui ont été discutées au congrès.J’y reviendrai peut-ê-t rc.Pour l'instant, je m’arrête à constater que le discours de Mgr le cardinal a produit une impression protonde, que les congressistes s’en sont constamment souvenu, qu'ils ont délibéré par suite avec le sérieux qui convenait, 'l'out au plus me permettrai-je de regretter que quelques-uns — dont l’un de mes confrères pourtant très méritant et de qui on était en droit d’attendre mieux — aient adopté, en parlant des gens des villes qu’ils jugeaient indésirables comme colons, un ton de persifilage et des expressions faubouriennes plus que déplacés.D’une façon générale, je le répète, le congrès s’est harmonieusement déroulé sur une note très digne et dans 1111e belle tenue.On sentait que Ions avaient conscience qu’il se v ivait là, ainsi que le cardinal l’avait justement indique, une heure vraiment grave de l’histoire nationale.L’abuë Ei.h?-J.Auci.air Extrait du procès-verbal du Conseil Général de la Société Saint-Jcan-Dapliste de Montréal, séance du 23 septembre IVJ] ' Considérant que le Parlement vient d’établir une banque centrale au Canada, Considérant que cette institution bancaire est fondée [xinr régler de credit et la monnaie dans le meilleur intérêt de la v ie économique et financière du Dominion.Coiisdérant, que cette banque sera gérée par un Conseil d'administration coni|H>sé d’un gouverneur, d’un sous gouverneur et de sept administrateurs.Considérant qu'il peut on outre < xister un sous-gouverneur adjoint, niais qui ne fera pas partie du Conseil d’administration, Considérant que les Canadicns-• rançais forment le tiers de la population totale du Canada, Il est en conséquence décidé à I unanimité par les directeurs de la •** ° ciel e Suint-Jcan-llap lis te de Montréal, réunis en assemblée régulière ce 25 septembre 1934, de réclamer le poste de sous-gouverneur comme étant le seul poste qui puisse convenablement être offert à la population canadienne-française vu que les administrateurs de cette banque seront élus par les actionnaires et qu'il n’y a aucune garantie par la loi qu'un groupe minoritaire obtiendra une représentation parmi «es administrateurs, Adopté”.Le chef du secrétariat, (Signé) Alphonse de la Rochelle REDUCTION DU TAUX D’INTERET Au 1er novembre prochain il n’y aura pas que les banques à charte qui réduiront l'intérêt sur leurs dépôts d'épargne mais aussi toutes les autres institutions qui reçoivent les dépôts du public.Dans l'Ontario toutes ces institutions seront sur le même pied au premier novembre.Dans Québec les différentes caisses d’économie réduiront l’intérêt au ter décembre au lieu du 1er novembre.Les compagnies de fiducie qui payent des intérêts sur les dépôts réduiront leurs taux à 2/% le 2 janvier 1935.Il va sans dire (pie le taux d'intérêt dans les banques n’a jamais été aussi bas que deux pour cent depuis qu'il y a des banques au Canada.Dans tous les pays du monde on remarque que le taux de l'intérêt est à la baisse.Cela devrait avoir un excellent effet sur la cote des obligations.Celles du gouvernement qui portent intérêt à 3/r/c, par exemple, devraient être plus populaires maintenant.Les obligations des corporations devraient aussi se .ressentir de ce nouvel état de choses.Ce livre se recommande particulièrement à nos gouvernants et à nos maisons d’éducation.Actuellement le livre de récompense souffre d’une mauvaise presse.Les grandes personnes le dédaignent.Les écoliers qui lui préfèrent des médailles en or de dix carats, semblent dire: "Nous eri avons soupe de vos éditions de France”.Ainsi sombre d’elle même la vogue ancienne des belles reliures importées, qui n’ont d’intéressant que la couverture.(1) Mais si le “Déserteur” est introduit dans nos écoles, comme on le lui doit, les écrivains canadiens auront enfin leur revanche; enfants, institutrices et parents se les passeront.G.-E.CHALLENGER i De “L’Action Médicale”) (1) Tout en favorisant les livres canadiens qui ont de la valeur, il ne faut pas être si absolu dans la préférence qu’il convient de leur donner.Beaucoup de livres de récompense que nous importons de France sont bien écrits et instructifs.Sachons les choisir, sans négliger ceux de chez nous qui en valent la peine.Il y en a.— Note de l'Avenir du Nord.— Des provinces canadiennes, la Nouvelle-Ecosse bat la marche sous le rapport du contrôle laitier.Près vie six pour cent de ses vaches y sont soumises.La province de Québec vient ensuite avec près de trois pour cent, puis l'Ontario avec un chiffre inférieur à 1 pour cent.Avec un petit effort de la part des cultivateurs désireux de savoir où ils vont, s’ils opèrent à perle ou avec profit, la province de Québec 11e tarderait pas à rivaliser avec la Nouvelle-Ecosse.1 1 L’AVENIR DU NORD, VENDREDI.26 OCTOBRE 1934 'LA COLONISATION Pour donner nue idée aussi exacte que possible du nouveau plan de la colonisation conçu par le gouvernement de Québec, nous ne pouvons mieux faire que de reproduire le discours prononcé par l’honorable Irénée Vautrin, le tp octobre courant, à /'occasion du congrès de colonisation tenu à Québec.Nous en commençons donc la publication aujourd’hui.• * * Retou mous à la terre ! Colonisons ! C’est le cri qui se fait entendre, présentement, d'un océan à l'autre.La colonisation nous parait alors la question la plus importante aujourd’hui, la seule capitale parce que de renaissance nationale, d'où sortira le salut du peuple.Qu’on m'épargne la pénible tâche de vous tracer le tableau de désolation qu’offre le chômage dans notre ville.Des milliers d'êtres se trouvent dans la misère la plus complète.On peut voir dans nos campagnes un grand nombre de jeunes gens inoccupés et «pii n'ont plus d’autre alternative que «le retourner sur le sol.Il est indéniable «pic les gouvernements se sont toujours occupés de colonisation.Il se peut que les modes employés n'étaient pas parfaits, mais les gouvernements agissaient avec les moyens mis à leur dis|K>sition.Puis n’oublions jamais la poussée violente, quasi vertigineuse de l’industrie, les salaires fabuleux payés ou promis aux ouvriers.En fallait il davantage jxjur déclencher imnié diatement la désertion de 110s campagnes ?1,'homme est insatiable; ses pas sions le mènent et il se laisse gui «1er par les mirages et par les rêves.C’est ainsi «pie nous avons vu «les centaines de familles quitter l’at mosphère paisible «les champs pour aller respirer l'air souvent corrompu des manufactures.Ces familles réclament aujourd’hui les secours de l’Etat.I,es gouvernements, je vous le demande, pouvaient-ils l’épotpie les arracher de force aux villes tentaculaires ?11 appartient aux moralistes «le répondre.Mais la dure leçon 11e devait pas se faire attendre.L’industrie, sous le choc de la crise économique, s’affaiblit considérablement ; les salaires n'étaient plus aussi élevés.Les frontières américaines, par où trop de sang canadien avait passé, se sont fermées à leur tour, car nos voisins souffrent du chômage au tant que nous, et peut-être d’une façon plus alarmante encore.Nos jeunes gens, que les provin ces de l’Ouest attiraient, durent re noncer à s’établir dans ces plaines inépuisables, l’Ouest n’ayant plus de terres à disposer et le blé ayant subi une baisse très forte due à un excès «le production.Au début, la crise 11e paraissait que passagère et le peuple se reprit à espérer.Même les économistes ne soupçonnaient pas la gravité du mal.Les gouvernements ont tenté d’y remédier en venant au secours des nécessiteux.Les plus optimis tes se trompaient.La crise s’aggravait toujours ; le nombre des jeunes gens inoccupés augmentait dans les campagnes ; les chômeurs se multipliaient dans les villes.Le peuple, alors, se rendit compte de son erreur.La leçon est ter rible, il faut bien l’avouer, mais elle sera certainement salutaire.La misère est grande, mais nous espérons qu’elle nous ouvrira les yeux qu’elle nous ramènera vers une plus douce philosophie de la vie et vers des principes meilleurs d’éducation Retournons à la terre ! L’appel se fait plus pressant que jamais et c’est presque tout un peuple qui demande à reprendre les mancherons de la charrue qu’il n’aurait jamais dû abandonner.Cet appel, nous l’avons entendu et c’est ce qui a incité le gouvernement à se lancer • LES - PAPIERS A CIGARETTES EsT LA RAPIDE 0pLUA\J CANADA Vogue finest quality IMPORTED PAPIERS À CIGARETTES D'UN BLANC PUR (Ml Hü LIVRET ORDINAIRE OU AUTOMATIQUE,, '~~,£M£/VT « dans une entreprise «jui est peut-être sans exemple dans l'histoire de ce pays et qui devra donner des résultats pratiques et tangibles.Nous l’espérons ; nous le voulons.Le S août 1934, l’honorable premier-ministre disait : , “La colonisation est certes l’oeuvre essentielle à notre prospérité nationale.“Nous avons décidé, à la prochaine session provinciale, de demander à la Législature «le voter lin emprunt d’au moins $io,(XXv*jo-’tout entier destiné à la colonisa-'tion.Nous voulons grouper 110s ‘colons, faire des échanges «le ter-'rain avec les compagnies forestières afin, d'ouvrir aux fils du sol ‘des régions qui leur étaient fermées, puis leur donner de plus ’grande facilités d’établissement.A ‘cet effet nous convoquerons cet automne, à Québec, un grand con-‘grès de colonisation auquel nous inviterons nos évêques, nos missionnaires-colonisateurs et les ap«V ‘très du mouvement pour les consulter et recevoir leur avis sur la ‘manière la plus utile de donner «le ‘l’ampleur à cette politique et d’ob-‘tenir les meilleurs résultats."Mais à la colonisation sur «les ‘terres nouvelles se rattachent inti-'menient le retour à la terre et l'établissement des fils de cultivateurs .Tallinn, Mine Racicot.Conrad Robidoux, sont allés à Montréal samedi dernier LES BONNES RECETTES baisons tic la bonne euisin¦: elle ne coûte pas plus cher que la mauvaise.l’otage aux tomates.- Prenez de belles tomates bien mûres «jue vous faites dorer dans du beurre avec sel, poivre, thym, laurier, muscade et un oignon coupé menu.Réduisez en purée et passez au tamis.Liez avec un peu de farine.D’autre part, faites cuire dans de l’eau bouillante du riz, selon la pro portion «l’une cuillerée par convive.Ajoutcz-y la purée «le tomates.Mélangez en tournant avec la cuiller de bois.Laissez cuire à feu doux.Au moment de servir, délayez dans le potage un morceau «le beurre.Saupoudrez de persil finement Coupé.Puis étalez sur chaque assiette où la soupe sera versée, des croûtons sautés dans du beurre et recouverts d’une couche de béchamel au fromage, dorée dans le four.Blanquette de lapin (pour 6 per sonnes).— Coupez en morceaux un lapin, mettez-les dans une casserole avec «lu beurre fondu ; placez fi petit s oignons que vous avez fait revenir, assaisonnez, ajoutez 6 on ces de jambon crû coupé en petits carrés ; cinq minutes après, saupou «Irez avec 3 cuillérées à soupe de tanne, mouillez le lapin jusqu’à ce 4 " ' " jjo.Limited: Pour votre maison Nos planchers de bois dur Laurentien sont sans égaux Menuiserie générale Bois et Matériaux de construction Planches murales Donnacona et Ton-Test Sainte-Agathe des Monts - P.Q.PHARMACIE OSCAR LANDRY 1 La mieux assortie du district 339, ST-GEORGES Voisin du Marché ST-JEROME Ë - —™ 1 Agence des Produits Rexall ïT* Agence Kodak WT Chocolats Laura Secord reçus frais deux fois par semaine \m Bandes herniaires Nous prenons les commandes pour fleurs naturelles Service de messagers de 8 a.m.à 10 p.m.WÏLFRID PRUD’HOMME Pharmacien, Gérant Téléphone 401 Téléphone 490 AZ/lSTfrf ttZT4_ ¦ 11021174 L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 26 OCTOBRE 1934 RI-PORT.IGE DANS LE MONDE INTERLOPE Pkkmikki: partie Je 11’ai jamais eu beaucoup d'aventures pendant ma vie.Une antipathie naturelle et peut-être plus la crainte de la police m’ont toujours détourné d'une visite aux endroits louches et aux tripots de jeux.Toutefois, à certains moments, j'aurais désiré connaître par moi-même, et par simple curiosité, les dessous de la vie normale, ai t renter l’envers de l’existence honnête et calme, et courir pour une nuit les dangers et les risques du monde interlope.C'est bien smcê rement que je le dis, il me semblait alors que je saisirais volontiers l'occasion qui me serait offerte de descendre pour une fois simplement et par expérience seulement, dans une de ces maisons de jeu du quartier chinois où chaque nuit le jeu, le vice et la drogue deviennent les rois du cerveau, «lu coeur et du corps d’une foule d'abrutis.C’est un fait qu’on 11e peut nier: le jeu prend de jour en jour des ai lures effrénées, et cela en «lépit «le la crise.Ceux que la passion a pris ne se possèdent plus : ils appartiennent au jeu.I,a passion «lu jeu pousse au vol: c'est un autre fait.Malgré la surveillance radicale et active de la police, certains tripots solidement organisés échappent à la justice.Des descentes se font pratiquement lotis les jours: les maisons de jeu cessent d’exister au-jouril'hui pour revivre ailleurs «les le lendemain.Encore s’il n’y avait que le jeu ! Un homme joue.11 commet une infraction à la loi qui défend le jeu.11 risque d'être pris.Il commet peut-être un crime devant sa conscience, surtout si sa passion prive «le pain et «le vêtements sa femme et ses enfants.Mais il y a pire.Le jeu si dégradant soit-il n’est qu'une porte ouverte à d’autres passions plus basses exploitées largement par les tenanciers des tripots à cause îles bénéfices qui en découlent.Dans ces tripots on sert de la boisson plus souvent qu’autrement frelatée dont l’effet est rapide, presque mortel.On y vend des drogues.( )n en «listribue même gratuitement pour se faire de ceux 1111 i ont la faiblesse d’v goûter des clients tout d’abord fréquents, puis hebdomadaires, finalement quotidiens.Voilà une des raisons pour lesquelles les tripots débordent : la drogue maudite est devenue une nécessité pour ces malheureux qui se la procurent à des prix dérisoires.Dans ces endroits, on fait aussi le commerce des femmes.Alors le jeu commande la boisson, la boisson excite les sens, et il n’est pas rare «[lie pour une perte d’argent ou que pour une femme, quand les cerveau sont obscurcis par l'alcool ou brûlés par les drogues, la réunion ne se termine par une bataille qui conduit au petit jour un cadavre à la morgue et plus tard un homme à l'échafaud.C’est le jeu qui fait, en plus d'un cadavre, une veuve et peut-être des orphelins.C’est le jeu qui conduira cet homme à la potence.11 n'était peut-être pas maillais.11 a eu un moment de faiblesse, d’oubli.Il ne s’explique pas son crime.Le jeu a fait sa perte, son déshonneur; s'il n’a plus d’honneur et «pi’il s'en moque, le déshonneur sera pour les siens.Le tenancier n’a pas de coeur et ces faits ne l’émeuvent point.Rien ne le rebute dans son diabolique con\merce.Il tient à la fortune.Tous les moyens sont bons même les plus bas.C’est ordinairement dans les quartiers chinois que le jeu se pratique, et sur une haute échelle, croyez-le.Ici il faut s'entendre.11 y a les salles «le jeu chics, fréquentées par une classe exclusive.Tout s’y pas se 'presque dans l'ordre.C’est-à-dire que l’on n'y rencontre pas la dégradation et l’avilissement propres aux salles de jeu de bas étage.Le l ice y est pourtant le même, mais il se commet dans un décor qui semble le rendre moins odieux.11 en coûte beaucoup d’argent pour v avoir accès.Et comme l'argent du petit est pour un tenancier de-valeur égale à celui du riche, les tripots des quartiers cosmopolites se prêtent bien à l'abrutissement.Ils sont fréquentés par la lie de îi société humaine ; on y rencontre «les mendiants, des voyous, des voleur-:, et parfois aussi quelques figures cjni semblent bonnes, mais on éprouve tout de suite leur découragement dans la vie et leur illusion du bonheur dans le vice.Lassez dans le quartier chinois en plein jour.Regardez les rues étroites.Regardez les figures: elles sont étranges.I .es démarches sont alourdies.On constate ipie leur système nerveux est ébranlé.Ils vont comme des somnambules, les veux rivés sur le sol, abrutis, courbés.11 vous passe de mauvais frissons rien qu'à les regarder à la devanture de leurs demeures.Leurs maisons bien closes, aux persiennes LES ENFANTS EN DESSOUS DU POIDS NORMAL REQUIÈRENT » Gatea^ IL vous en prend pour moins 2 : Le docteur J.-R.Brais vient «'«• sY.ablir parmi nous.Il icc.ipr-r.i les bureaux du docteur Lirielie à iiii il succède.- M.Jean Rolland vient d'être cio [1 .111 1; «te partie du lui.mu le direction de l’Association «les Manufacturiers de la province de Québec, division provinciale de l’Association «les Manufacturiers canadiens.IL Y A 10 ANS: On lisait dans V.lvenir du Nord •lu -’[ octobre 1924: — Le monument du curé Label-1c a été inauguré le 20 octobre dernier au milieu d’une foule considé-, ’.able venue «le tous les coins de la province.Mgr Eorbes, évêque de Juliette, a célébré la messe à la chapelle du cimetière avant les fêtes du, dévoilement du monument.— L’honorable Athanase David, le maire J.-A.Legault, Mgr Guillaume Forbes, l’honorable L.-O.David, M.J.-A.-M.Brosseau, curé, l.-E.Prévost, J.-J.Grignon, Edmond Grignon, ont prononcé ur les chevaux, le bétail, les moutons, les viatnles, le bacon, le beurre, le fromage, le lait, etc., sont suffisamment vastes pour encourager le développement beaucoup plus considérable de ces ramifications de l'agriculture, et sans doute c est dans ce sens que les promoteurs de plans d’r, Finissants du Séminaire, S.-T.Adrienne Bouchard, M.et Mme T.Ouellette, M.et Mme A.Ouimet, J.-H.Campbell.M.et Mme FJ.Charbonneau et sa famille, Famille J.Bergeron, M.et Mme A.Desjardins, M, et Mme A.Bigras.Famille T.-A.Cloutia, -Mlles Deslauriers et Legault, M.cl Mme ! -A.Lefebvre, Dr et Mme et S.Hébert, Famille A.Rochon.Mlles C.et B.Cyr, Thomas Sauvageau et famille, Paul Quidoz, M.et Mme Léo Dubois, M et Mme U.Bigras, M.et Mme Rémi Arbour, M.et Mme E.Desjardins, Confrères téresiens de Médecine, Famille E.Nadon, Judith Rivest, Famille V Cyr, Les Artisans Canadiens, M et Mme A.Chartrand, M.et Mme Dorais, Pierrette et Jean Dorais.M.et Mme A.Hogue, Mme A.Girard, Mme D.Baveur, Famille A.-J.Meunier, M.et Mme J.-P.-E.Latendrcsse, Fernande Paveur, .CT.et Mme Eugène Desjardins.Lueiile et M.Jeanne- Bousquet.Famille W.Sauvé, M.et Mme 1 17 Séiu cal.L’Amicale Notre-Dame Bon Accueil, M.et Mme Charlt Guénetle.Des épreuves éliminatoires auront lieu dans chacun des endroits de la région et les vainqueurs se réuniront annuellement pour se disputer le championnat des garçons des Laurcntides.Pour la première année deux classes seulement pourront concourir.Les Juniors, c’est à dire les garçons âgés de 15 ans ou moins, et les Seniors, de 16 à 18 ans inclusivement.Une équipe de quatre participants par ville ou village sera éligible pour le concours régional qui sera tenu d’après les règlements de la Canadian Amateur Ski Association.Les personnes qui désireraient avoir d’autres informations sont priées d’écrire à M.J.-L.Bédard, a.s.de Gray Rocks Inn, Saint-Jo-yite Station, Que.THEATRE GEORGES SAINTE-’: R FSE Samedi et dimanche, en matinée et en soirée, le célèbre drame filmé LE 5IR0P DE MAIS lî»WAK»SBIJR« La , • N BRAND I.c fameux sucré producteur d’énergie—une nourriture facilement digérée—inestimable pour les bébés, lesenfants grandissants et appréciée de la famille toute entière.lin printuit de la CANADA STARCH CO.LimKed en français “Nuits de Venise” avec une troupe d'étoiles.Une comédie et autres films courts complètent le programme.Mercredi et jeudi, les 31 octobre et 1er novembre, “Son of Kong” avec Robert Armstrong, une vue d’action et de mystère.Le jeudi est le jour des “cadeaux pour les dames”.VAL DAVID — Nous avons le chagrin d’annoncer la mort de Mlle Alice Bé-lair, fille de M.et Mme Charley Martin de Saint-Jérôme, décédée samedi dernier à l’Hôpital du Christ-Roi à Sainte-Agathe.Ses funérailles ont eu lieu à St-Jérôme lundi dernier.Elle était ménagère au presbytère de Val-David depuis quatre ans.— Le jus pur de tomates est excellent pour l’alimentation des bébés et remplace avec avantage le jus d’oranges.Toute ménagère peut le préparer elle-même et faire sa provision à l’automne en suivant la recette publiée dans le Journal d’Agriculture, édition du 25 août.(In SAINTE-AGATHE EN VENTE AU CANADA DEPUIS PLUS 100 ANS Une association, sous le patronage conjoint (le l’honorable Athanase David et de M.L -E.l’arent, député, a été fondée ces jours derniers dans les Laurcntides pour organiser un concours régional de ski pour les écoliers de 12 a tS ans.Cet événement sportif aura lieu l'bivei prochain au commencement de février.à Sainte-Agathe des Monts.Cette association a eu sa première assemblée au Laurentide Inn de Sainte-Agathe, le 21 octobre dernier.On remarquait parmi les personnes présentes : M.C.-YV.Honey, de Sainte-Agathe; MM.René Marchand, John-L.Bédard, Eug.Lessard et VV'.-F.Strutt, de Saim-Jovi-te ; MM.A.Christensen et P.Knott, de Shawbridge; MM.O.Nymark et A.-E.Grecnmark, de Saint-Sauveur.M.A.Harry Hangman, président du club de ski Red Birds de Montréal, tjui a beaucoup travaillé pour un mouvement sem-blabe à Montréal, assistait aussi â l'assemblée.* Les villes ou villages suivants: Sainte-Marguerite, Val-Morin, Morin Heights, Saint-Jérôme, Saint-laustin et Lac Mercier, quoicjue n’étant pas représentés à l'assemblée, ont laissé entendre qu'ils auraient des représentants au concours de ski organisés par l’association.J/.s officiers suivants furent é-: 11 s : Patrons: Honorable Athanase David et M L.-E.Parent, député; Président honoraire: M.A.Sidney Dawes; Président; M.C.-YV.Honey; Vice-président : M.René Marchand; Secrétaire: M.O.Nymark; Conseillers techniques : MM.A.-II.Pangman, H.-Smith Johannsen, E.Saint-Pierre; Directeur: M.Eugène Lessard.Une Valeur General Motors Produite au Canada MOTORS PRODUCTS CHEVROLET us GENOUX MECANIQUES ENTIEREMENT COUVERTS CULASSE FLAMME BLEUE FREINS CONTROLES PAR CABLES CARROSSERIE PAR FISHER SURETE ET BEAUTE DIRECTION A L’EPREUVE DES CHOCS MAINTENANT! "P PARGNEZ DE L’ARGENT en achetant un nouveau Chevrolet maintenant?Oui .et de cinq manières différentes! Premièrement: Chevrolet offre le plus bas prix au Canada.La possession de cet auto coûte moins cher dès le début.Deuxièmement: Les prix à termes sont maintenant plus bas que jamais — grâce aux nouveaux bas taux G MAC.Troisièmement: Nous pouvons vous offrir davantage sur votre auto actuel pris en échange — parce que nous avons un marché tout prêt pour de bons autos usagés.Quatrièmement : L’opération de votre nouveau Chevrolet vous coûtera moins cher que celle de tout autre auto.Moins pour la gazoline — moins pour l’entretien — tant que vous le conduirez.Cinquièmement: Le Chevrolet vous offre les cinq caractéristiques dont on parle le plus cette année.Vous recevez davantage pour votre argent dans un Chevrolet 1934/ Maître Six depuis *844 Six Régulier depuis *710 Sur livraison à t’usine, Othawa, Ont., tout compris, sauf le fret et la licence.Nouveaux bat prix à termes suivant le mode G M A C .4 F.A.Lorrain, Saint-Jérôme G renon Automobile Reg’d, Saint-Jovite et Sainte-Agathe Ferdinand Roux, Sainte-Thérèse L’AVENIR DU NORD.VENDREDI.26 OCTOBRE* 1934 NOUVELLES DE SAINT-JEROME Tel.Bureau 245 Ré*.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER 319, Rue LABELLE SAINT-JEROME, P.Qué.Telephone 310 RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe 289, LABELLE — ST-JKROME —¦ Une réunion des membres de 1 Association Chorale aura lieu mardi prochain le 30 octobre, à 8 heures dans la salle municipale.Tous les membres et ceux et celles qui voudraient se joindre à eux sont priés d'être présents à cette réunion qui sera îles plus importantes.* * r — Adélard Pelletier et Antonio Richer trouvés coupables de vol avec effraction en deux occasions différentes, ont été condamnés à six mois d’emprisonnement.* * * — Léopold Lalonde alias Paul Morand, trouvé coupable de vol a-vcc effraction à Lachute et de fraude, a été condamné à deux ans de pénitencier.Lalonde est un récidiviste.Si » * —• Un malheureux accident d’automobile est arrivé dimanche soir dernier, au coin des rues Labelle et Avenue du Palais, alors qu’un automobiliste a frappé M.Henri Leblanc.121 rue Saint-Georges, employé chez M.Henri Chalut, et l'a renversé sur la chaussée.M.Leblanc fut conduit chez lui par des passants et le médecin mandé d’urgence a constaté une fracture d’une jambe.On n’a pu identifier le chauffeur de l’auto qui n’a pas arrêté après l’accident.* * « — La I-'Ire Underwriters a envoyer un inspecteur à Saint-Jérôme, au cours de cette semaine.Un appel a été sonné à la boîte no 323 le 23 octobre et un autre appel à la boîte No 433 le 24 octobre.L’inspecteur s’est déclaré très satisfait de la manière dont les pompiers ont répondu à ces deux appels.*t**2**«**I‘*i* *!**?• *1* *1**1* *1**1* *1- *5* •5,*î* ,I,vv^**t,,h*î' î î % SALON LEONNE •f- A partir du 26 octobre 1931, Mlle Jeannette Richard, coiffeuse bien connue, sera à la disposition de la-nombreuse clientèle du Salon Léonne, et ce jusqu’au parfait rétablissement de sa propriétaire, Mme Léonne Lebeau-Desrochers.Les clientes peuvent être as surées qu'elles trouveront comme d’habitude un service courtois, et auront pleine et entière satisf action.Le Salon Léonne vous prie de bien vouloir lui continuer votre encouragement.•l-l- — — Mme Louis l’rière, (née Marie Dufresne) est décédée a Saint-Jérôme,le 21 octobre, à l'âge de 76 ans et 8 mois.Elle laisse pour pleurer sa perte : son époux, M.Louis Iîrière; ses deux fils, Armand et Victor; ses deux filles, Mme Napoléon Dion (Blanche), Mlle Maria, de Montréal; ses deux gendres M.Napoléon Dion et Alphonse Ranger, et deux belles-filles Mme Vve Léon Brière et Mme Victor Brière, ainsi que plusieurs petits-enfants.Nos condoléances à la famille.» * * — Le docteur R.-M.Neilson, Madame et Mlle Neilson, sont revenus depuis quelques jours d’un voyage de plusieurs semaines en Europe et en Angleterre.M.le docteur Neilson est de nouveau à ses bureaux.* * * 1 ’ KOCH A INS MARI AGES — Le 29 octobre, sera célébré le mariage de M.Léo Saint-Germain, fils de feu Roméo Saint-Germain et de Mme Saint-Germain avec Mlle Laurette Gougeon, fille de M.et Mme Alfred Gougeon, de Saint-J érôme.— Le 27 octobre sera célébré le mariage de M.Laurent Savage, fils de M.et Mme Philias Savage avec Mlle Alice Labonte, fille de M.et Mme Joseph Labonte de Saint-Jérôme.— Le 27 également sera célébré le mariage de M.Roméo Ëmond, fils de M.et Mme Olivier Etnond avec Mlle Juliette Labelle, fille de M.et Mine Louis Labelle, de Saint-Jérôme.* + * — Environ 150 personnes ont assisté an liai organisé à l’occasion de la Fermeture du Golf de Saint-Jérôme.* » * — M.Etienne Blondin, employé au bureau de l’Avenir du Nord, nous a quittés pour prendre une position dans les bureaux de la Regent Knitting.Nous lui souhaitons du succès dans sa nouvelle sphère.M.Laurent Lallamme le remplace à l'Avenir du Nord.» * * SAINT-JEROME EN FAVEUR DE L’ETABLISSEMENT D’UNE NOUVELLE INDUSTRIE — Lundi dernier, les électeurs propriétaires de la ville ont été appelés ii se prononcer par referendum sur rétablissement à Saint-Jérôme d'une nouvelle industrie, c’est-à-dire une succursale de la Automatic 1 leat & Cold Ltd., pour la fabrication de réfrigérateurs d'une nouvelle invention.Sur 396 voteurs qui se sont enregistrés, 392 ont préconisé l'établissement de cette nouvelle compagnie et quatre seulement ont enregistré un vote négatif.Dans une assemblée tenue à la salle municipale, dimanche soir dernier, le gérant de la compagnie, M.Lescarbeau, a expliqué les projets de sa compagnie.De leur côté le maire de la ville, M.Emmanuel Bertie, le shérif Cyr, l’échevin Lucien Giraldeau ont donné les grandes lignes de la conduite que la vil -•:e et la compagnie entendent tenir l’une vis-à-vis l’autre.La compagnie s’engage à bâtir un immeuble de 100x200 pieds, à payer au moins 850,000.00 de salaires par année, à n’emplover que des gens ayant feu et lieu à Saint-Jérôme.De son côté la ville céderait un terrain à la dite compagnie, consentirait une réduction d'évaluation et 'paierait un pourcentage sur le montant des salaires annuels payés par la compagnie.A une assemblée du conseil municipal tenue lundi soir dernier, le maire et les échevins ont décidé de préparer un règlement basé sur le référendum.PERDU la somme de $50.00 sur le parcours suivant: rues Saint-Joseph, Labelle et avenue Legault ou dans les bureaux des Banques Canadienne Nationale et Provinciale.Quiconque trouvera ce montant est prié de le rapporter à M.Ferdinand Lachance, 37 rue Saint-Joseph.Saint-Jérôme, P.Q.Récompense promise.3.] 9-10 COUR DE MAGISTRAT Sou Honneur le magistrat Donat Lalande a présidé une session de la cour de magistrat qui s’est terminée hier.Plusieurs causes ont été entendues.Le magistrat a aussi rendu plusieurs sentences.Azel Bigras, jeune garçon ayant subi son procès au cours du printemps dernier pour voies de faits et qui avait renvoyé à la session d’automne pour sentence, s’est vu gratifié d’une sentence suspendue vu sa bonne conduite depuis le procès et la promesse qu’il a faite de ne plus troubler la paix.Paul Verdier, ayant plaidé coupable à l’accusation de voies de fait simples, a été condamné à ïpi.ou d’amende, aux frais et à défaut de paiement à 8 jours d’emprisonnement.Jugement a été rendu dans deux causes de Asselin vs Georges Lc-beau et Jules 'l assé, tous deux accusés d’avoir pêché et d’avoir aidé d’autres personnes à pêcher dans un lac sous location, le lac connu sous le nom de ’’Sixth Range Lake”, à Wentworth, comté d’Argen-teuil.La plainte a été renvoyée, le magistrat ayant déclaré que d’après la preuve faite à l’enquête, Tasse et Lebeau n’auraient pas pêché dans la partie du lac sous location.La location ou le droit de pêcher accordé par le gouvernement à un club ou à un particulier lui Conférerait le droit aux terrains situés sur le bord du lac et non sur tout le lac, à moins qu’il n’en soit stipulé ainsi dans les baux de location.Gaétan Villeneuve et Ovila Villeneuve, trouvés coupables d’avoir troublé la paix publique et d’assaut simple sur la personne de Jos.Gauthier, ont été condamnés à 81 -oo d’amende, aux frais et à défaut de DR ALFRED DUVAL ex-interne de l’hôpital Notre-Dame 32, Ave LEGAULT 'PEL.291 MEDECINS-VETERINAIRES Dr Rosaire Gauthier, D.M.V.Rue Saint.Amlré Tél.32 TERREBONNE Dr Charles-A.Gauthier D.M.V.261, De Villemure Tel.301 SAINT-JEROME Assurances Générales Hureau responsable.Expérience et servit i* connu* députa au-delà du 2.1 ans J.T.C LE M E NT Gérant de district District manager 178 avenue Parent Tél.171 Saint-Jérôme Keprénentan 1 !«•» principal*?* compagnie» faisant affaire» au Canada paiement à 2 mois d'emprisonnement.Lu plainte tic Gauthier contre Al bert Roy, Donat et Lorenzo Du breuil pottr complicité a été rett voyée.Jémansky trouvé coupable d'assaut a été condamné à 81 • d'amende, aux frais et à défaut de paiement à deux mois d'emprisonnement.UN MALHEUREUX ACCIDENT Dimanche dernier, vers 2 lires p.m., à un quart de mille de Saint-Janvier, trois de nos concitoyens ont été victimes d’un accident bien pénible.• Le docteur Charles Contant, accompagné de Mlle Madeleine Gagnon et de Mme Léonne-Lebeau-Desrochcrs, filait vers Montréal dans son automobile quant, à un moment donné, voulant doubler un auto, il s'aperçut qu'un autre véhicule venait en sens inverse.Le docteur Contant voulut sans doute reprendra sa place mais l'asphalte rendu très glissant à cause de la pluie qui commençait à tomber fit glisser les roues de l’automobile qui vint donner avec violence sur l’automobile de M.Lagacé, chef de )>«> lice de Laval-des-Rapides qui passait à ce moment.Le choc fut d’une violence inouie.L'automobile de M.Lagacé fut presqu’entièrenicnt démoli pendant que l’auto du docteur Coûtant a subi de forts dommages.Avec M.Lagacé se trouvaient Mme Lagacé, M.et Mme Lemieux, de Laval des Rapides.M Lemieux 11e put se rendre à l’hôpital et expira environ 2 heures après l'accident.1,’ambulance de Saint-Jérôme, mandé sur les lieux par M.Camille Eorget, de Saint-Janvier, transporta six des blessés à Montréal.Le docteur Contant fut ramené à St-Jcrôme par le docteur Duval qui fut appelé à prodiguer ses soins aux blessés.Le docteur Contant souffre d'une profonde coupure au cuir chevelu, et il s’est démis un coude et un poignet.Mlle Gagnon, pour qui on avait craint une fracture du crâne, souffre de contusions générales et d’une blessure à la tête, pendant que Mme Lebeau-Desrocliers a été grièvement blessée à la figure et à la tête et souffre probablement «l’une fracture du nez et des mâchoires.Les autres personnes ont été hospitalisées et leur blessures quoique sérieuses n’inspirent pas de craintes mortelles.L’enquête du coroner, ouverte mardi dernier à Montréal, a été ajournée à la semaine prochaine pour permettre aux témoins hospitalisés de venir témoigner devant les jurés.pjSUi^a» prenez les Pilule s D odd pour le Rein kjdnéÏ LA CHAMBRE DE COMMERCE DE S.-JEROME 1 NA UG U RAT ION 1 VU N E SERIE DE CONFERENCES Ma :rnier, le 23 octobre.a eu lieu la première d'une série de conférences qui seront données au cours de l'automne et de l’hiver prochain sous les auspices de la Chambre de Commerce de Saint-J érôme.Une foule d'à peu près 600 personnes assistait à cette première conférence à laquelle M.le shérif Cyr, président de la Chambre de Commerce, et M.Messier, secrétaire des Marchands Détaillants du Canada, ont adressé la parole.L’assemblée était sous la présidence de M- G.-E.Hamel tils et on remarquait parmi l’assistance les membres de la Chambre de Coin merce de Saint-Jérôme, ainsi que MM.Vermettc et Lionel Bertrand, de Sainte-Thérèse, respectivement président et secrétaire de la Chain bre de Commerce de Sainte-Thérèse.M.le maire Emmanuel Bertie ouvrit l’assemblée par quelques mots de bienvenue et par quelques remarques fort judicieuses sur l'in novation de la Chambre de Com Avant 1 héroïque exploit accompli àVerchères -im _mm Avant que la petite Madeleine de Vcrcbcres conquît une renommée immortelle en repoussant vaillamment les sauvages qui avaient attaqué le fort de son grand-père en l’absence de la garnison, le riche et odorant tabac naturel de la vallée du Saint-Laurent était déjà populaire.Il excelle maintenant sous le nom Alouette le produit de la belle province de Québec.Conservez les Caries Gagnantes LE TABAC A PIPE ALOUETTE est le choix des connaisseurs.La Cie B.Houdç Limitée—Québec RODRIGUE BELANGER ASSURANCES GENERALES Feu, Vie, Accidents et Maladie, Automohilo, Plate Glass Représentant Confederation Life Ass.Téléphone 60-J 169, ST-GEORGES ST-JEROME M.Cyr lut ensuite un travail préparé par lui-même sur "L’Achat chez nous”.Avec des mots choisis et appropriés, M.Cyr nous dit qu'avec les besoins nouveaux il faut des méthodes nouvelles, que nos marchands devraient d'abord s’occuper (l’une annonce et d’un étalage soignés.Avec les excursions de fin de semaine, un grand nombre de nos iérôtniens vont acheter ailleurs ce qu’ils pourraient se procurer chez eux à meilleur compte parfois et souvent de meilleure qualité.L’achat chez nous devrait être le mot d’ordre de la population.Les petits villages qui nous environnent viennent s’approvisionner chez nous Car celui (pii voyage, n’entend que des louanges de Saint-Jérôme.En achetant à l’étranger on 11'aide à aucun de ceux qui vivent dans notre ville et l’achat chez les étrangers est bien souvent à l’encontre de nos intérêts.L’enquête Stevens à Ottawa nous a révélé des détails surpre-tants sur le fonctionnement des grandes industries (pii centralisent le commerce.Bien souvent le marchand de chez nous fera crédit et perdra pour avoir été trop bon, pour avoir trop voulu aider l’acheteur de sa municipalité.La Chambre de Commerce est un groupe de personnes intéressées au développement du commerce dans notre ville.Si l’on pouvait faire bénéficier le marchand de chez nous des 25.50Ç et même un peu plus de l’achat chez les étrangers, ce serait la meilleure manière de faire prospérer notre ville et de gar-ler notre argent chez nous.En terminant le shérif a annoncé que la Chambre de Commerce entendait ne pas en rester là avec les conférences et qu'à chacune des conférences qui auront lieu par la suite, 5 ou 10 prix de présence, donnés par des marchands de Saint Jérôme, seront attribués.En réponse aussi à une fort judicieuse remarque de M.le notaire ].-E.Parent sur l’opportunité d'une banque ou caisse populaire à être établie à Saint-Jérôme, M.Cyr nous «lit qu’il a considéré la question et que d’ici au printemps prochain il y aura une caisse populaire à Saint-Jérôme.M.Messier prit ensuite la parole.C’est une des personnes les mieux renseignées de la province et peut-être du Dominion sur la question c conomique.M, Messier nous .dit qu’il a été toujours bien actif, surtout pour empêcher la fraude.M.Messier nous met en garde contre l’annonce frauduleuse, contre les magasins à chaîne qui drainent l’argent de nos petites villes vers un centre urbain et quelquefois vers l’étranger.Il nous met en garde contre les étrangers, contre les annonces mirobolantes de marchands peu consciencieux qui no daignent même pas vendre la centième partie de ce qu'ils annoncent.M.Messier nous montre l'avantage qu'il y a pour une population «le s'unir pour protester contre les trusts, quels qu’ils soient, afin que nos législateurs puissent faire concorder les lois avec les besoins et les demandes du public.Avec l'achat chez notre épicier de chez nous, chez notre boucher canadien, l’argent reste dans notre ville, il .a chez le cultivateur qui peut vendre ses animaux, ses récoltes, il va chez, l'industriel qui peut payer les ouvriers de chez-nous.M.Messier nous apprend qu’au Canada le commerce de l’industrie animale est contrôlé par une seule compagnie qui n'a jamais fait tant «l’argent que depuis la crise, depuis l92«t, alors qu elle a forcé les cultivateurs à lut vendre ses animaux un prix ridiculement bas.M.Mes sier nons cite des statistiques qui montrent que depuis 25 ans.18 ans, le> épiciers, les bouchers indépendants à Montréal ont baissé dans une proportion alarmante et opt dû céder la place à des chaînes de magasins, à des trusts.Ea génération qui va suivre va porter la responsabilité vie cet état de choses, nous dit M.Messier, si nous ne réagissons pas bientôt et avec vigueur.Le Canadien français sera sous peu complètement rayé du commerce si nous ne nous rév eillons pas.En réponse aussi à la remarque de M.Parent, M.Messier nous dit que pour lui la caisse populaire est une des plus belles et des plus judicieuses mesures qui puissent être prises pour protéger nos petites villes et nos épargnants, surtout depuis que les grandes banques ont baiss é le taux de l'épargne et qu'elles sont destinées à supporter de grosses entreprises qui petit-à-petit engloberont toutes nos petites indust ries.M.' \ « tinette, de Sainte-Thérèse, appelé à prendre la parole félicita la Chambre de commerce de Saint-Jérôme de son initiative et invita M.Messier à aller lui donner u.i coup «le main dans sa paroisse pour l'ai «1er à un mouvement semblable.M.Cyr prononça quelques mots «le remerciements à l'adresse du maire et «lu conseil, du chef de police et (le scs officiers, des person nés présentes, et l'assemblée se termina sur la promesse que d'autres cou t'érences suivraient.L’espace nous manque pour rapporter textuellement les discours qui ont été faites.Ces conférences sont très instructives et I.a Chambre de Commerce doit être fière du succès qu'elle vient de remporter.C e -ont des choses qu'il faut entendre1, un court article de journal ne pouvant résumer tout ce qui se dit et toutes les notions qui peuvent se dégager pour chacun de nous des sujets traités par «les hommes compétents et qui n'ont en vue «pie le bien public et surtout le bien de-leurs concitoyens.Nous annoncerons en temps et lieu les dates des autres conférences.CHANTAL : ’ za veritable T MELASSE EXTRA FANCY - Des chiffres qui donnent à réfléchir: deux mouches et leur progéniture produisent au cours d'un été — si toutes les mouches v ivent et complètent leur évolution — la bagatelle de 5,598,720,(XX),ooo mouilles pesant 60,885 tonnes, soit le poids de 761 wagons de blé formant un convoi de plus de six milles de longueur.Comme chaque mouche est un agent de dissémination de toutes sortes de maladies, on peut se faire une idée de l’importance «le la lutte que les humains ont à soutenir contre une pareille armée.La chose la plus commode à Ea maison Gaftee pyofessioppelles CLAUDE PREVOST AVOCAT 112 Ru» SAINT-JACQUES MONTREAL OUES1 MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL 1VRY NORD Téléphono 172-r-ll Tél.54 42, rue Principale DR GUY LEFORT Chirurgien Dentiste Travail sans douleur STE AGATHE DES MONTS UPAUL VERMETTË Syndic Licencié sous la Loi de Faillite - Comptable public Administration Générale Suite 705 à 709 Bâtisse Montreal Trust 511 Pi.u t: d’Armes, Montrevi./ elé/'hanes: HArh.o.v>/-o.v52 DR CHARLES MATHIEU Spécialiste des maladies des yeux, des oreilles, du naz et de la gorge.Assistant des services d'Ophtalmologie et d’Oto-Rhino-Laryngologie «h1 l’Hôtel-Dieu Consultations : Mercredi 7 à 9 p.m.Samedi 1 à 4 p.m.320 ST-GEORGES ST-JEROME TELEPHONE 195 1111 LAURIER Ouest, MONTREAL TELEPHONE ATlantic 1007 Consultations 2 à 5 hrcs excepté samedi sur rendez-vous.Téléphone: Bureau et liée.or-tance de ce programme: 10 Etablissement des fils de cultivateurs.a) octroi payable au père qui établit son tils sur la terre.b J suppression de la limite de 20 par comté.2° —Etablissement dans les vieux centres de toutes autres personnes.a) octroi applicable à l'achat de la terre.b) prêt pour l'achat d'animaux et d'un roulant.30 Le flan (lardon.Au début de cette séance, l'honorable Vautrin souhaite la bienvenue au maire I loudc, venu expressé-inenl tie Montréal pour défendre les intérêts de son "Peuple”.On remarque aussi la présence de M.Assclin, directeur de VOrdre.Les congressistes étaient impatients sans doute d'entendre ces deux orateurs qui ne sont pas précisément des vieux amis.Plusieurs résolutions furent acceptées au cours de cette séance; plusieurs aussi furent rejetées parce qu’elles ne portaient nullement sur le sujet ou restaient inacceptables au point de vue pratique.Le père Dugré se demande si les dix millions suffiront à placer tous les chômeurs si ce n’est tous les (ils de cultivateurs ?M.Vautrin répond qu'un choix judicieux devra être fait d'abord et qu’il compte beaucoup sur les sociétés diocésaines de colonisation.La discussion se poursuivit très amicale et îles rapporteurs, employés experts du département de la colonisation, venaient à tour de rôle expliquer les vues du plan Vautrin avant d’entendre les suggestions des congressistes.Quelques-uns sont contre le principe de la gratuité.Le plan Vautrin comporte que le gouvernement par l'entremise d’une société de colonisation, fera un prêt de $500, sans intérêt, remboursable $ioo par année, à quiconque voudra s'établir sur des terres (ci.Discours du ministre ).Des congressistes sont contre cette mesure; d’autres désirent un crédit agricole.Et c’est M.Rioux de l’U.C.C, qui défend le plus âprement cette jiolitique.Finalement, cette suggestion est à l’étude et sera considérée par le ministère.M.Vautrin ne prétend pas que son plan est parfait.Il est sujet à des modifications et c’est la raison qui a.provoqué ce congrès.Tous peuvent exposer leurs vues et dire franchement leurs opinions.Ce congrès est au-dessus de toutes les mesquineries politiques, et c'est franchement regrettable que M.Duplessis-, chef de l’opposition à Québec, aussi bien que M.Paul Gouin, chef du nouveau groupe “libéral national’ 'aient refusé d’assister à ces assises importantes.Le moment aurait été bien venu pour eux d’exposer, à leur tour, un programme de renaissance nationale ils eussent pu discuter devant tous les congressistes et protester (mais c était difficile vu la qualité du plan Vautrin) contre la nouvelle politique du gouvernement Taschereau.C’était l’opinion unanime du congrès que les messieurs de l’opposition 11'auraient pas dû rejeter l'invitation qui venait de la part d’un homme sérieux, qui a étudié sur place les besoins des colons et qui s’est appliqué à créer un plan susceptible d’établir avec avantage de-nouveaux colons.Car il ne faut point se le cacher : le plan, le ma gistral programme du nouveau ministre de la colonisation a excité l’admiration de tous ceux qui l’ont lu et médité.Il y a des lacunes.I ous les plans en ont, mais, dans 1 ensemble, il offre les meilleures garanties possibles.Ce fut l’opinion entière du clergé et îles congressistes qui étaient venus là sans distinction politique et de condition sociale.Les propos que Ton pouvait entendre au banquet qui eut lieu à i heure, au Château Frontenac, ne laissent aucun doute là-dessus.Immédiatement après le banquet, où à la table d'honneur avaient pris place plusieurs personnalités marquantes, on continua les séances du congrès.Les sujets suivants y furent longuement discutés.11 a, fallu même en passer quelques-uns qui furent repris à la séance du soir: i°—Terres ù coloniser.• a) terres de la couronne.b) terres échangées ou à échanger.c) terres libres.d) seigneuries.e) réserves indiennes.f) savanes.-°—Classification des sols.3°—Amendements à certaines lois.4°—l'ente du bois des colons.5°—Service d’agronomie.(\°—Service médical.7°—Les sociétés de colonisation.8°—Le recrutement des colons.0°—Les jardins de colons.Ceux qui attendaient avec impatience .le discours du maire de Montréal ont été servis à souhait.JtyÇr-r*# • M.! loudc fut démagogue comme dans les premiers jours de sa gloire éphémère.Est-ce à cause de son masque de tribun, de son sangfroid étonnant, de ses violences ridicules, toujours est-il qu’il fut applaudi.Après son discours, les auditeurs se rendirent compte des énormités qu'ils venaient d’entendre.M.I loudc- n’alla pas moins jusqu’à affirmer que les Canadiens-Français devraient abandonner pour toujours aux Anglais la finance, l’industrie et le commerce [jour se faire uniquement défricheurs et que les 38,-ikk) familles de chômeurs qu'il y a à Montréal viennent de la campagne et qu'elles doivent retourner sur la terre.Le maire est-il bien sûr que ces 190,000 chômeurs accepteraient de s’établir sur des lots ou lies fermes ?Au cas où ils accepteraient, le maire est il positif que ces gens feraient tous d'cxccl-Ints cultivateurs ?Il faudrait, citions semble, faire auparavant un choix judicieux.Comme quoi l'on voit que les affirmations orageuses t dangereuses de M.1 loudc sont de grandes sottises.Aussi, le premier ministre Taschereau crut bon d’y répondre: "M.Houde, dit-il, soutient que Montréal est saturée de at ion et que son salut repose sur le retour à la terre.D'aprcs lui, 175,000 personnes devraient quitter Montréal.Au point de vue économique, la métropole pourrait elle subir une telle saignée ?"Si on renvoyait ces personnes, il )' aurait 20,000 maisons vides à Montréal.Qui ]M>urrait combler cela ?Il y aurait 20,000 propriétaires qui n’auraient plus de revenus et qui ne pourraient plus paye-fleurs taxes municipales ou scolaires.De [ilus, la construction serait arrêtée pendant 10, 15 ou 20 ans.Au point de vue économique, Montréal perdra la position qu’elle occulte actuellement par sa richesse et sa population.Comment les commissions scolaires et les fabriques pourront-elles payer leurs dettes avec 1/5, ix x) de population en moins ?Comment la municipalité pourra-t-elle rencontrer ses obligations si elle a 20,000 personnes de moins pour contribuer ?Je ne dis [tas que le maire de Montréal a tout à fait tort, mais il faut considérer l'autre côté de la médaille, le deuxième aspect de la question qu’il a soumise au congrès.Il faut considérer l’aspect économique du problème.Avant de faire une telle -aignée à Montréal, il faut y songer à deux fois.” M.lloude se lève alors et s’avance près de la table en face du premier ministre.Il est moins calme que tantôt.I! affirme que ces 38,000 familles de chômeurs de Montréal ne rapportent rien à la ville, île toutes façons, puisqu’ils vivent de secours directs ; ils ne contribuent rien en taxes scolaires et municipa-es.C'est pour cela qu’il est raisonnable de les placer sur des terres où ils pourront gagner leur vie et cesser d'être à charge à ia mé-ropole.Si on ne peut pas leur trouver d’emploi d’ici un an.si la ville continue à débourser $743130, ixx) par an pour les nourrir, il faudra augmenter les taxes de 50 pour cent.Il en coûte $15,000,000 à Montréal au delà de son budget supplémentaire pour rencontrer les dépenses du secours direct et joindre les deux bouts.Ces 38,000 familles de chômeurs sont une charge pour la ville de Montréal et cette charge, elle ne peut plus la supporter.Le problème social, toutefois, dépasse le problème économique en étendue.11 faut donner une lueur d’espoir à ceux qui souffrent si l’on '¦'eut éviter le sabotage possible, même si ceux qui resteront à Montréal sont appelés à paver davantage.” L incident est clos et le maire de Montréal quitte le congrès pour retourner vers "son” peuple qui l'attend avec impatience sans doute.Le discours de M.Houde laissa une impression de malaise.Heureusement qu’elle fut vite dissipée par la discussion amicale et intéressante qui se poursuivit jusqu'à six heures.A.8.30 du soir, on ouvrait la dernière séance du congrès où les sujets suivants seraient à l'étude: hL—î.es oeuvres de secours ci d'assistance.1 1 ° - 7 arif des chemins de fer.I ~° -Suggestions, voeux ci résolu- tions.On discuta aussi quelques autres item tels que la vente du bois, le ilrainage des savanes, et M.Au thicr, député de l’Abitibi, demande a M.Vautrin d'établir un programme permanent de colonisation qui servira dans 15 ou 30 ans comme il sert aujourd’hui.l’uis, M.Olivar Asselin, directeur de I Ordre, se lève à son tour.II est déjà tard, mais les congressistes portent la plus grande attention aux remarques sérieuses et intelligentes du journaliste."Il importe, dit M.Asselin, qu’à la prochaine conférence interprovinciale, on pose au fédéral la question de savoir s’il ne devrait pas contribuer davantage à ce mouvement.Le peuplement du pays ne doit pas être laissé au gouvernement provincial s&ilement.Il faudra donc qu’Ottawa soit mis en demeure de se prononcer et de reconnaître ses obligations." M.Asselin est d’avis que lorsqu’on aura établi sur les lots tous ceux qui ont exprimé le désir d’y aller, il ne restera plus de lots disponibles dans Québec.Il faudrait coloniser à l’intérieur et commencer le morcellement des vieilles terres.Ht M.Assclin explique qu'il faut penser tout de sui te à la culture intensive et à certaines cultures spéciales, comme celle de la pomme, par exemple.Il faut révolutionner l'esprit de la province envers la colonisation mais aussi envers l’agriculture et apprendre aux cultivateurs à tirer le plus grand parti de la terre qu’il jx>ssè-de.Le directeur de l’Ordre préconise un bon choix des terres pour que dans quatre ou cinq ans, le colon ne soit pas en face d'un sol infertile.Puis M.Richard, sous-ministrc du département, lit les résolutions reçues, lesquelles sont immédiatement adoptées par le congrès.M.Vautrin donne ensuite aux congressistes le loisir de parler des cultivateurs en passe d’être dépossédés de leurs terres Après quoi, le R.P.Dugré trouve des paroles enthousiastes et fort aimables à l’adresse de M Vautrin."Le plan de M.Vautrin, dit-il, est d'nr.architecte, car il est parfaitement construit.Il compte que la construction fera honneur au plan < t propose l'adoption en bloc du plan et de l’agenda.Les congres sistes applaudissent chaleureusement et le plan est accepté Mgr Itoulet à son tour, appuyé par M Emile Plante, propose que des remerciements et îles félicitations soient offerts à M.Vautrin pour la sagesse avec laquelle il a dirigé le congrès et pour son magnifique programme.Puis, le ministre de la colonisation met un terme aux délibérations en remerciant les congressistes d'é Ire venus en ausi grand nombre et de s'être montrés si assidus aux séances."Si le plan ([lie nous avons élaboré, dit-il, et que volts venez d'approuver est mis à exécution, comme nous le pensons, nous aurons des résultats très rapides.C’est là le but du plan que nous vous avons soumis.Nous avons reçu et étudié vingt-cinq plans, mais nous avons trouvé qu'ils n’offraient pas de moyens de mise à exécution rapide.Voilà pourquoi nous avons soumis ce plan, qui pourra s'appliquer tout de suite, quitte à le rendre meilleur plus tard.Si nous ne réussissons pas, ce 11e si u pas manque de travail et d’assiduité.Si nous ne rétis sissons pas, je vous appellerai de nouveau en congrès.Je voudrais pouvoir vous garder tous au département pour vous soumettre les questions que nous aurons à résoudre.Nous avons toutefois d'excellents officiers au département.Nous nous réunissons de temps à autre.Les questions que vous venez d'étudier leur avaient été soumises et furent discutées.Je vous promets de vous consulter, vous qui êtes des spécialistes, lorsque la chose sera nécessaire.Je vous appellerai ici ou j’irai vous voir lorsque j’aurai besoin d’une documentation supple men taire."Nous voulons faire quelque chose de pratique et de constructif.Nous voulons rendre service à la province et à la race.On a dit [u'un homme de Montréal pouvait '.out faire.Non, un homme de Montréal ne peut tout faire, mais il a l'audace de tout entreprendre."Nous espérons la réussite.Votre tâche vient de se terminer et vous l’avez bien remplie, je vous en félicite.La nôtre commence et j’espère que nous pourrons réaliser \os dus chères espérances.” Ensuite, on déroula devant les •ongressistes un beau film, intitulé 'Le retour à la terre” et qui fait >ien voir qu’avec du courage, de 'initiative, de l’intelligence il est possible de coloniser d’une manière pratique e’t profitable et de faire de (’agriculture notre force vitale et notre bonheur.De l’avis de tous, c’est encore le plus beau congrès de colonisation jamais vu dans celte province.L'importance de la somme à dépenser, soit dix millions de dollars, le côté pratique du plan conçu par M.v’autrin, les possibilités immédiates de le mettre à exécution, tout concourt à faire de ces assises un succès sans précédent.Certes, le plan n’est pas parfait.Il n’y en a pas de parfaits.11 est sujet à des modifications et suscep-tble d’être amélioré.C'est pourquoi le ministre avait tenu à réunir en congrès officiel tous ceux que la colonisation intéresse.Nous ne pouvons que regretter de voir certaines feuilles et certaines gens de l’opposition mépriser ce plan avant même qu'il soit appliqué.C'est être de mauvaise foi.On sait que M.Vautrin s’est dévoué sans compter depuis sa nomination comme ministre.Il a visité toutes les régions de colonisation.Il était accompagné des officiers supérieurs de son département.Il a étudié sur place les moyens à prendre pour remédier au chômage et pour aider le [dus efficacement possible les nouveaux comme les anciens colons.Le ministre est de bonne foi.Il a tiré des conclusions et il a bâti ce plan, lequel est excellent dans ses grandes lignes.Sur des questions de détails, des congressistes ont exprimé des opinions différeptes.Ces suggestions Seront étudiées par le ministre et elles seront appliquées si elles peuvent servir les intérêts de la colonisation.Le [joint important réside dans le choix des colons et dans la façon de les établir, c’est-à-dire par groupes (le cinquante à la fois, afin qu'ils s’entraident et qu’ils unissent leurs efforts pour faire de la terre.Un autre [xjint c’est le prêt de $5
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.