L'Avenir du Nord, 7 décembre 1934, vendredi 7 décembre 1934
CHENIER TRENTE-HUITIEME ANNEE; SEUL JOURNAL DISTRICT deTERREBONNE 1897-1934 1897-1934 EXISTANT DEPUIS PGUS DE TRENTE-SEPT ANS “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT’’ (Benjamin Suite) ABONNEMENT: $'_\00 par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jorôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.QutS.Secrétaire do la Rédaction: ANDRE MAGNANT NUMERO 49 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LABELLE £28» VENDREDI, 7 DEC.1934 L’oeuvre capitale de l’honorable A.David L’honorable Athanase David, député de Terrebonne depuis 1916, est ministre dans le gouvernement provincial depuis 1919- Le quinzième anniversaire de sun entrée dans le ministère a été célébré d'une manière magnifique et très signili-cative par ses amis et ses admirateurs, notamment par les “anciens” des écoles Polytechnique, Techniques, des Beaux-Arts, des 1 lautes Etudes Commerciales, les dirigeants de ces écoles et de plusieurs autres institutions d’enseignement: l’Université de Montréal, les anciens d'Europe, des membres de la société des auteurs, des professeurs des écoles du soir.Tous ont tenu à rendre à M.A-thanase David un témoignage de reconnaissance et de haute estime.L’élite de nos intellectuels, de ceux qui enseignent, de ceux qui étudient, une nombreuse phalange de nus jeunes compatriotes qui ont puisé leur savoir et leur formation dans nos maisons d’enseignement supérieur se sont groupés autour de M.David à un banquet donné à l’hôtel Windsor, samedi dernier.A la table d'honneur, outre M.Armand Viau, président des Anciens de l'Ecole des hautes études commerciales, qui présidait le banquet, se trouvaient’ M.l’abbé Olivier Maurault, recteur de l’université de Montréal ; M.Edouard Montpetit, secrétaire général; M.1 lenry Laureys, directeur de l'Ecole ties hautes études commerciales ; M.Augustin Erigon, directeur de l'enseignement technique et président de l'Ecole polytechnique; M.Charles Maillard, directeur de l’Ecole des beaux-arts; M.Victor Doré, président général de la Commission des écoles catholiques de Montréal ; M.Alphonse Bélanger, directeur de l’Ecole technique; M.Philippe Méthé, directeur de l’Ecole technique de Québec; M.Jean Bruchési, président de l'association des Anciens d'Europe; MM.Gaston Gagnier, M.Brosseau, François Vézina ; M.J.-E- Cloutier, directeur des Cours du soir, à Montréal.Des discours d’une belle tenue et remplis de hautes pensées furent prononcés par M.Armand Viau, .M.l’abbé Maurault, MM.Edouard Montpetit, Henry Laureys, Charles Maillard, Alphonse Bélanger, Augustin F'rigon, Victor Doré.Tous furent unanimes à dire à 1 honorable M.David: “Professeurs et diplômés des grandes écoles, que vous et vos prédécesseurs au gouvernement de Québec avez fondées, soutenues et guidées, viennent, avec 1 econnaissance, vous exprimer le témoignage non équivoque de leur estime’’, M.Edouard Montpetit, un vieil ami d’université, ajoutant que “le grand mérite d’Athanase David, clans ma génération, aura été d’avoir compris”.L’honorable M.David a prononcé un discours substantiel qui donne à penser et à réfléchir.Le ministre remercia ses nombreux auditeurs de leur bienveillance et de leur sympathie.Il parla de “notre évolution, depuis déjà cinq ans, dans tics nuages d’hypothèses”, puis de “la reconnaissance empressée des devoirs et des obligations qu’ils ont vis-à-vis l’un de l'autre qui fera naître entre le capital et le travail une entente humanisée par la réalisation complète de leur état d’interdépendance économique et de solidarité sociale”.Dans ses conclusions, l’honorable M.David appuya sur l’idée suivante : “Les oeuvres nationales, religieuses, sociales et même strictement humanitaires, exigent aujourd’hui, et demain exigeront davantage, la richesse.Si tel est le cas, si tel est le fait, notre devoir n’est-il pas tout tracé ?Qui m’en voudrait d'affirmer le tort que nous aurions d'attendre encore quelque miracle pour assurer notre survivance nationale et économique, et d'ajouter qu’elle ne peut être et ne sera jamais (pie le seul résultat de notre effort dans sa préparation.” * * * De cette splendide manifestation où l'on a rendu justice à un politique sincère, homme d’idéal el hom me d'action, il ressort que l’oeuvre capitale de M.Athanase David, qui eu a tant d’autres à son acquis, est d’avoir facilité et accru la culture intellectuelle de ses compatriotes.On a remarqué avec raison que parmi les milliers d’écoliers et d’étudiants qui ont bénéficie tic l'impulsion donnée par M.David à l’instruction publique, le plus grand nombre gagnent modestement leur vie, peut-être sans savoir au juste ce qu’ils doivent à l’apôtre de l'Ecole du Rang, des Ecoles de Métiers, des Ecoles d'Arts paysans, ties Ecoles Techniques, des Ecoles des Beaux-Arts.Athanase David, en s'intéressant tout spécialement à rendre plus complète, plus parfaite, l'instruction de notre jeunesse, lui a donné l’arme qu'il lui faut pour la lutte tie la vie, plus ânre que jamais.11 a armé notre génération en vue non seulement du succès individuel de chacun, mais de la supériorité nécessaire à la force de la nation.M.Athanase David et le gouvernement dont il fait parti ont ainsi trouvé une solution non pas, certes, à tous les problèmes que le monde doit résoudre, mais à l’un des plus graves pour nous: celui de la survit des Canadiens-français.Pariant des énormes difficultés qui agitent l’univers et qui nous préoccupent à bon droit, M.David a dit : "I )ans la réorganisation mondiale, il faudra nécessairement s'appuyer sur les forces spirituelles et morales qui se trouvent en chaque individu et qui mises au service de la collectivité assureront le salut universel.” C’est pour cela qu’il importe de former citez nous, pour nous et pour les autres, une élite intellectuelle.C'est l’oeuvre à laquelle s’est voué M.Athanase David.L’intellectuel, comme le veulent Athanase David et ceux qui le secondent, 11e doit pas être l'objet des sarcasmes et des défiances que quelques vilains ignorants protessent à son égard.L’intellectuel que demande M.David et dont a besoin la nation a sa place partout et doit exister partout.Le paysan même ne doit pas être opposé à l'intellectuel, car lui aussi doit le devenir en s’instruisant mieux.De même l’ouvrier ; de même le professionnel, de même lotis les citoyens, car tous doivent contribuer à la grandeur nationale.Il convient de réagir contre la fausse idée que l’on se fait parfois de l’intellectuel.Quelques hommes “pratiques” s’imaginent et disent que la classe intellectuelle est plutôt inutile et ne contribue en rien à l'avancement d’un pays.De prétendus "hommes d’affaires” sans cuitu-re, sans horizon, bornés de tous les côtés par des faits bruts dont ils ignorent la cause et les effets, sont incapables d’apprécier la valeur des oeuvres de l’esprit et de leur in-iluence.“Les intellectuels”, disent-ils avec dédain, “ce sont des rêveurs, des parasites.” Paroles sottes, et malheureusement trop souvent entendues.“La vérité est que, dans la nation, l’intellectuel est tout le contraire d’un parasite,” écrivait dernièrement un journaliste français.“U n’exploite personne que lui-même, ne prélève aucune richesse sur le bien commun, n’accapare rien d’essentiel au pays.” L’intellectuel, au contraire, alimente une multitude de métiers qui vivent de cette "matière première”: la pensée.M.Athanase David croit cl nous croyons avec lui que les pays ne sont grands, finalement, que dans l’harmonie tie leurs forces et de leurs suprématies spirituelles.Ce ministre qui a si bien compris le rôle qu’il pouvait et devait jouer, dans la politique, est le député du comté de Terrebonne.Nous avons donc plusieurs fois raison de nous réjouir du succès de sa carrière et de le remercier des éminents services qu’il a rendus à la province de Québec.11 a voulu rendre le peuple meilleur en l'instruisant de plus en plus et de mieux en mieux.Il mérite la reconnaissance de tous ses compatriotes.JEP LE PRIX NOBEL AU DOCTEUR DAFOE On apprend, de New-York, qu'une requête sera présentée à la commission Nobel pour que les services tendus à la médecine par le docteur Alan Roy Dafoe soient récompensés.Le docteur Dafoe est le médecin qui s’est dépensé sans compter au chevet des cinq jumelles Pionne depuis leur naissance.Le docteur Elmer Lee, de New-York, est celui qui a mis le public au courant de la requête.Il croit qu’elle répond à un voeu de l’opinion.“On a coutume”,a-t-il dit, "de décerner le prix Nobel à des savants qui se dépensent dans les laboratoires à des travaux de recherches.lût récompensant le dm leur Dafoe, on rendra, en même temps, tin tribu d'hommage à cette multitude de praticiens qui sc dé vouent, comme lui, et dont les services ne sont connus que d’un publie restreint.” M.TASCHEREAU RAPPELLE A M.BENNETT SES MIROBOLANTES PROMESSES SUR LE CHOMAGE Le premier-ministre de la prov ince, l’honorable L.-A.Taschereau, vient d'écrire la lettre suivante a 'honorable \\ -A.Gordon, ministre du Travail à Ottawa* Cher monsieur, “Vous avez rendu publique une lettre que vous avez adressée à M.IL FTu land, maire de Verdun, dans laquelle vous discutiez au long l’état tlu chômage dans la province de Québec et particulièrement dans la cité de Verdun.Le problème du chômage est trop grave pour être présenté sous un jour politique étroit, et je ne veux pas que la discussion en vienne là.Mais votre lettre contient des affirmations vraiment étonnantes que je ne puis a gréer, si j'en réfère aux affirmations catégoriques répétées que l'honorable M.Bennett a formulées devant le peuple tlu Canada ainsi qu’aux faits purs et simples tels que nous le*s connaissons tous.“Vous dites que la situation à Verdun doit être d’abord discutée avec les autorités île la province, et vents conformant à la nouvelle attitude de l’honorable M.Bennett, vous professez que c’est le droit et le devoir de la province île s’occuper de ses chômeurs.Apparemment, monsieur, vous av ez oublié les déclarations de votre chef, au cours de la dernière campagne électorale.“A Edmonton, le 13 juin 1930, l’honorable M.Bennett, comme on peut le lire dans YOttanea Journal du lendemain s’est écrié: ‘ l’ai parlé de chômage, hier soir, à Calgary.Nous devons aussitôt y faire face.J'accepte le défi et je répète que je convoquerai le Parlement, le j>lus tôt jxissible, pout fournir sans retard le remède de l’emploi à tous ceux qui peuvent et veulent travailler”., “A Victoria, suivant le Colonist du 17 juin, l’honorable M.Bennett a dit : “Je vous ai fait Ta promesse que si le parti conservateur revient au pouvoir, aussitôt que possible après le 2«S juillet, le Parlement sera convoqué pour résoudre le problème du chômage, non en accordant des “doles”, mats du travail, et que ia législation nécessaire sera arrêtée, afin d’assurer à l’avenir et la sécurité du pays et le bien-être de notre peuple”.‘ _ Le Vancouver Sun du 18 cite un extrait du discours de l’honorable .M.Bennett à Vancouver: “Les Canadiens ne demandent ni charité ni "dole”.Us veulent du travail et un salaire.C’est pourquoi ce sera mon devoir, si je suis élu, île convoquer le Parlement en session spéciale pour préparer ces grandes entreprises auxouelles nous nous sommes engagés et grâce auxquelles les Canadiens pourront procurer à eux-mêmes et à leurs familles, le confort”.A Moncton, d’apres le rapport de la “Presse Canadienne”, le to juillet, l’honorable M.Bennett a dit: “Le parti conservateur va trouver du travail pour tous ceux qui veulent travailler, ou il périra à la tâche.Nous allons convoquer le Parlement le plus tôt possible après le 28 juillet et prendre les mesures qu'il faudra pour mettre fin à ce tragique état de chômage et ramener la prospérité dans tous les foyers.” “A Moncton, de nouveau, d’après une dépêche spéciale à l’Ottawa Journal”, le 11 juillet, l’honorable M.Bennett proclama: “M.King promet des conférences; je vous promets d’agir.Il vous promet d’étudier la question du chômage ; je vous promets de mettre fin au chômage.” “A Québec, et je cite ici l’Ottawa Citizen’ll' du 14 juillet, M.Bennett affirma : “Une conférence pour l’étude du problème du chômage était inutile La solution est trop évidente.Ce que vous voulez, c’est du travail, et vous aurez du travail”.“LES ANNALES” Les Annales du 25 novembre, en dehors «les portraits et biographies «les nouveaux académicien!., pu tuiti Crémicux sur Pirandello; un.vigoureuse «Tuile d’Armand l'ieri ,«1 Nient un magistral article de Benja sur la Jeunesse île Mussolini ; «b-.-pages d’un puissant intérêt sur Nu poîéon ; une vue d’ensemble sur la question «lu Pacifique, si lourd d'inconnu; un résumé «le la vi«> «h Luther par l.tteas Dubreton, «l'a près le livre de Funck-Brcntano.De nombreuses chroniques et anecdotes complètent cet attrayant et s«.bstan tiel numéro qui est eu vente partout : 2 francs.LE CONGRES EUCHARISTIQUE DE BUENOS-AYRES ET S US ENSEIGNEMENTS Le Congrès eucharistique international île Buenos-n\vres a produit, dans le monde entier, une impression profonde.Tous ceux qui y ont assisté sont unanimes à dire qu'il a dépassé toute attente, non seulement par la magnificence et la splendeur des cérémonies publiques auxquelles il a donné lieu, mais encore par l’élan de foi et île piété qu'il a provoqué dans une multitude d’âmes.La presse de tous les pays en a publié des comptes rendus émouvants et non seulement la presse catholique, mais encore celle qui d’ordinaire, 11e s’attache pas spécialement à mettre en lumière ou à commenter les événements d’ordre proprement religieux.C’est ainsi, par exemple, qu'en France, le grand journal le Temps, a publié, sous le titre: Lettre île l'Argentine, le Cou grès eucharistique de üuenos-Ayrcs il scs enseignements, un articl fort curieux de son correspondant, M.R.W cibeL Richard.Nous en détachons ces lignes* "La ferveur qui s'est manifestée dans les masses au cours de ic Congrès est une expression de l'aspiration qui soulève actuellement les nommes, quel que soit leur Credo, aspiration ;vers un peu de lumière, vers plus de justice, vers moins de misère et de trouble." Venant souligner le rôle pacificateur, remarqué de beaucoup d’hommes qui ne professent pas la foi catholique,-de telles rencontres internationales, M.W’eibel-Richard écrit encore : "Pas une réunion, pas un discours, sans que la paix y fut invoquée.Plus de rent mille enfants ont prié pour la paix et le soir du 11 octobre, cinq cent mille hommes ont répété celte prière, tandis que les archevêques de Bolivie et du Paraguay officiaient côte à côte.Il est donc juste et nécessaire que le monde entier soit attentif au Congrès eucharistique de Duenos-Ayrcs et songe à l'importance du facteur spirituel dans la crise d'aujourd’hui." * * m C’est cette même "importance du facteur spirituel” que Son Eminence le Cardinal Verdier, Archevêque a source dans la foi et qui y puise ses inspirations, Mgr Baudrillart a convié ses jeunes auditeurs et leurs maîtres à continuer de rester fidèles "aux vertus solides et non adultérées par des concepion contraires".“Un peuple entier, a-t-il dit en LE DERNIER DISCOURS DE M.BENNETT L'honorable M.Bennett, premiet ministre du Canada, a prononcé, .1 Brockville (Ont.), mercredi, un discours qui: ses partisans vont qualifier de pièce retentissante.Ce discours renferme, en effet, «les contradictions et des inepties vraiment retentissantes.Ainsi, M.Bennett se déclare prêt à conclure un traite de commerce avec les Etats-Unis.Que fait-il, a lors, «le la politique antiréciproci-taire du parti conservateur : Après quatre ans d'une protection outran-cière pratiquée par son gouvernement, commencerait-il à s'apercevoir qu’il a pitoyablement erré et que, par les accords impériaux île la Conférence «l'Ottawa, il a lâché la proie pour l’ombre ?M.Bennett a l’audace de dire."Je n’ai jamais préconisé des tarifs élevés." 11 est ineffable, ce grand homme.Personne 11‘ignore que depuis 1930, 110s droits de douane ont été élevés et surélevés au point que jamais notre tarif n’a été aussi haut que maintenant.Jugez un peu ce qui serait advent si M.Bennett avait favorisé un tarif de haute protection ! M.Bennett, dans une violente attaque contre les libéraux v a jusqu’à leur reprocher d’avoir acheté le Canadien-National et le Grand Trunk ! Cette bourde est tellement lourde que nous hésitons à croire que les journaux ont fidèlement rapporté les paroles du premier ministre.L’histoire, connue île tout le monde, offre le plus éclatant démenti à cette critique, puisque ces chemins de fer en banqueroute ont été acquis par l’Etat sous un gouvernement conservateur.C’est même là un des plus gros péchés ilu parti tory.A ses folles promesses de 1930, qui ne furent et 11e sont encore que de simples songes, M.Bennett va-t-il, maintenant, ajouter le mensonge.Sa conscience est pourtant assez chargée sans cela.LE FRANC suite, vient d'entendre cet appel, comme peut-être aucun peuple ne le fit dans le passé.Le peuple argentin descendant d’ancctres chrétiens et surtout de ces Espagnols qui furent si longtemps les hérauts du catholicisme, avait, duns sa fic-vrc de croissance, subi les memes influences que le reste de l’Amérique: sa civilisation tendait à se dé-spiritualiscr, à sc matérialiser.Les cadres chrétiens subsistaient, mais nue certaine légèreté aidant, ils sc vidaient."Et voici que par les organes légitimes de l’Eglise, il sc vit sollicite de recevoir royalement dans un Congrès international l’hôte de nos tabernacles, le Christ de !’Eucharistie, le Christ-Roi, le Dieu de leurs père; De nombreuses instructions, de touchantes exhortations multipliers pendant des mois et des mois préparèrent les esprits et les coeurs.Le résultat fut une sorte de miracle dont nous avons été les témoins.” De ce miracle, S.Exc.Mgr Bail «billard a donné, pour finir, à ses auditeurs, l’émouvante description qu’on va lire: “Au soir du dimanche l.j octobre., après la prière du President offrant sou pays au Christ- Roi, ce fut Fui lime bénédiction.Une lumière infiniment douce, légère et subtile, d'un or teinté de vert, remplissait l'atmosphère, baignait les grands massifs d’arbres, caressait à l'horizon les flots jaunes du Rio de la Plata, tandis que, du côté de l'immense cité, elle enveloppait d'une délicate écharpe un million d’êtres humains en prière.Sur chacune il -.«¦ avenues de l'étoile, le légat du Pape tenant en main l'ostensoir, traqa trois majestueux signes de croix Alors, presque en un instant, comme iI arrive en ces régions, le soleil disparut.Mais aussitôt d’autres feux s'allumèrent, rouges et blancs, formant mille festons et gracieux dessins, feux de ht nature conquise et domptée par l'homme, heureux d’incliner devant le Dieti d’amour l’hommage de son intelligence et de sa volonté.” REMERCIEMENTS Madame Gaston Smith, de L'Orignal (Ont.), et sa famille expriment leurs remerciements émus a toutes les personnes qui leur ont témoigné leur sympathie à l'occasion «le leur deuil récent.MEU-MEO LA COOPERATION D’OTTAWA L’honorable I renée Vautrin, ministre île la colonisation de la pto-v ince «le Québec, a eu «les Conversations avec le cabinet fédéral en vue d’obtenir sa coopération au vaste projet île retour à la terre conçu par le gouvernement Taschereau.Le ministre de la colonisation a «lit sa confiance qu’Ottawa considérera sérieusement la demande qu'il lui a faite.11 a ajouté que le mouvement innové par le gouvernement «le Québec en faveur de la colonisation et du retour à la trre est v raiment d’un intérêt national et qu’il contribuera à remédier au chômage.L'OFFRE 1>U GOUVERNEMENT TASCHEREAU "La province de Québec est disposée à v erser une quote-part de 50 pour cent des frais entraînés pour venir en aille aux chômeurs, si Ottawa veut en faire autant", déclarait, la semaine dernière, l’honorable M.Taschereau, premier ministre, parlant au dîner-causerie du Club Libéral National à l'hôtel de la Place Yiger.” Nous soulagerons ainsi d’autant les municipalités de ce fardeau, : Shawbridge se développe rapi dement.11 devient une station estivale de première importance.— M.C.-E.Latlamme est candidat à l’échevinage en remplacement de M.|os.Leclair, échevin sortant de charge.IL Y A 30 ANS: On lisait dans V Avenir du Nord ud ter décembre 0x14 : — M.Joseph Poulin, hôtelier de notre ville, propriétaire de l’Hôtel U du Nord, est décédé ces jours derniers.— Le Dr Henri Prévost, directeur de la F'anfare Saint-Jérôme, fonde en ce moment un orchestre qui comptera dix-huit à vingt musiciens.IL Y A 25 ANS: On lisait dans F.Tvenir du Nord du 3 décembre 1909: — Notre directeur, AI.Jules-Edouard Prévost, vient d'être nommé membre du conseil de l'instruction publique par lç gouvernement de Québec.— AI.Aegédius Fauteux, rédacteur à la Patrie depuis cinq ans, devient rédacteur en chef de la Près — F ile ligne directe par le Canadien-Nord vient d'être établie entre Saint-Jérôme et Ottawa.IL Y A 20 ANS* On lisait dans J'Avenir du Nord du 27 novembre 1914: — F ne soirée charmante, la pre mière d’une série de trois, a été donnée par le comité de l'Aide à la F'rance, vendredi soir.1,'orchestre jérôtnien, sous la direction Tu Dr Henri Prévost, fut applaudi par tt 11e assistance nombreuse.— Un nouvel hôtel (le 6ètnc) li cencié par notre conseil a inauguré son ouverture, lundi dernier, par tt 11e bataille dans le bar ! IL Y A 15 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 2S novembre 1919; — Les travaux à la source de l’aqueduc sont terminés.Ceux qui désirent les examiner pourront le faire dimanche.Le bassin se remplira lundi matin et deux ou trois jours après nous boirons de l’eau de source.— Le village de Saint-P'austin a fêté joyeusement l’anniversaire de naissance du curé, AI.l’abbé J.-A.Génier, et les noces d’or de Al.et Mme Jean-Baptiste Florent.— Dans la veillée de samedi à dimanche, le feu a détruit le grand édifice de l’université Laval de Montréal.IL Y A 10 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 28 novembre 1924: — La bénédiction des écoles St Jean-Baptiste et Saint-Joseph a eu lieu mardi dernier, à 11 heures de l’avant-midi.— A Montréal, le 25 du courant, est décédée Madame Lucien Ké-roack, née Valentine Prévost, fille de AI.l-'.-X.Prévost, autrefois de Sainte-Scholastique.— Le vendredi 21 novembre, le nouvel immeuble des Chevaliers de Colomb a été bénit par l’abbé AI at te, chapelain du Conseil de Saint-Jérôme.C’est sans contredit l'une des plus belles installations du genre.AU COEUR DE QUEBEC" par Al ARILS BARBEAU Dans cet ouvrage, le second de la collection du “Zodiaque 35", AI.Marius Barbeau fait connaître des traditions et des coins du pays qui caractérisent la vie sociale de noue peuple.De là le titre, Au Coeur de- Québec”.E ouvrage na rteti de dogntali que.Il se compose de huit études sur des sujets divers, qui passent de la legende du Rocher Alaliti à description de File d’Orléans, en s’arrêtant à nos vieilles églises et l école des arts et métiers de Algr de Laval.Qu’il s’agisse de légendes eut d'histoire de Fart, Fautent s'attache à retrouver en tout le fond essentiel de notre tradition, les traits qui ont donné a notre peuple sa physionomie particulière.Barbeau examine aussi attentivement l'histoire de Fart traditionnel du Canada français.Il a étudié longuement ces questions.F ne enquête poursuivie au cours de nombreuses années lui a fourni uns documentation abondante.Il a t e-i trouve le sens et les lois de cet art oublié; il en a aussi saisi l’intérêt et la noblesse.Aussi, il déplore la perte d’une tradition sans laquelle | notre pays reste sans art distinctif.! Si notre art traditionnel, en effet,! n'a jamais eu sa place dans les manuels, s’il est en somme méconnu, il ; n’en est pas moins un des traits ca- ! ractéristiqucs du peuple canadien- j lrançais, qu'on le sache ou non.Dans le livre de Barbeau, on découvrira les plus importantes manifestations d'une école dont le dernier représentant est disparu il v a quelques années, à la mort de Lotus io~ bin, sculpteur et statuaire.“Au Coeur de Québec” est donc un livre utile; c’est aussi un livre agréable.Car toute la science, toute l'érudition de Barbe nt ne l’enipè-1 client lias T etre artiste, de sentir en artiste et d’écrire de façon vivante, lotis ses chapitres ont du mouvement, de la chaleur, et ils se lisent aussi agréablement qu’un roman.Ce livre paraît aux Editions du Zodiaque, à la Librairie Déom, Montréal.11 se vend dans toutes 1 les librairies bien assorties ou chez les représentants des lCditioits dit Zodiaque, a 75 sous l'édition ordinaire et à Si l'exemplaire de luxe.Pierre Daviault, Ottaiva COMMENT RENOUVELER L’EAU DE VOTRE^AQUARIUM L'aquarium jouit d’une vogue grandissante.Les plus étranges pettis poissons exotiques aux couleurs chatoyantes évoluent dans leurs demeures de verre, pour la plus réelle joie de nos yeux.Une lectrice nous a demandé comment on peut procéder pour renouveler l'eau sans nuire aux poissons.II faut dire tout d'abord que certaines espèces exigent une eau fréquemment renouvelée, alors que la plupart des poissons exotiques vivent parfaitement dans la même eau pendant des semaines et même des| mois, à condition toutefois que leur aquarium comporte des plantes dispensatrices d’oxygène.On recommande d’ailleurs de ne jamais changer plus des trois quarts de l’eau, ce qui, au dire des connaisseurs, immunise en quelque sorte le milieu contre les microbes de la putréfaction.Four la vidange on se sert de tubes métalliques d’alimentation et de décharge, et de deux seaux dont l’un contenant de l’eau à la température nécessaire aux poissons, est placé au-dessus du niveau de l’eau de l'aquarium, et l’autre au-dessous peur recevoir l’eau de l'écoulement.Four assurer de temps en temps l’aération de l'eau, le moyen le plus simple consiste à se servir d’un ballon de caoutchouc gonflé, et que l'on laisse dégonfler dans l'eau, muni d'un dispositif en aggloméré poreux qui permet aux bulles d'air de s'échapper très lentement.ILS L'ACHÈTENT-ILS CESSAIENT-ILS LA REDEMANDENT ENCORE ET ENCORE— • Choque mois, un nombre toujoun plui grand do gens de lo province de Québec savourent des millions de I Sweet Caporals.C’est là la réelle mis» à l'épreuve d'une cigarette.L'approbation en-thousiaslo que marque ru record est la preuve manifeste que la qualité, la pureté et la douceur des cigarettes Sweet Caporal ont été (-prouvées et occcpté>s par l'opinion publiquo : c'est la seule recommandation qui vaille pour une cigarette.SWEET CAPORAL > Collectionnez les "Mains de Poker"# Le plaisir très appréciable de fumer une Sweet Caporal vous en dira plus sur cette cigarette que ne le pourrait n'importe quelle annonce.Essayez-en un paquet aujourd'hui même—et croyex-e n votre propre goûtl "La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé".Jffancct .i i mm - ' B I E RE ¦¦ ' .' -V ' L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 7 DEC.1934 jæSSÊ ; LA COLONISATION Discours-programme de l’honorable M.Vautrin au congrès de colonisation de Québec.(Suite) CONCLUSION Voilà, messieurs, un plan provincial de colonisation et un plan provincial d’établissement de cultivateurs sur les terres libres tels que je les ai conçus à la suite de ma randonnée à travers la Province et après avoir recueilli sur place les renseignements nécessaires, contrôlés, du reste, par les officiers supérieurs de mon département.Unk conclusion s’impose Me permettra-t-on de croire que ce plan de reconstruction économique, par la colonisation, et plus tard par l’agriculture, s'adapte à nos besoins actuels et demeure susceptible de donner des résultats tangibles ?Je ne vous l’impose pas ce plan.Je vous l’ai exposé.Il vous appartient d’en venir à une solution raisonnable.Vous êtes réunis ici pour nous éclairer, pour nous offrir votre collaboration selon votre expérience, selon votre connaissance des hommes et des choses.Je ne crois pas m’ê tre payé de phrases creuses et (h mots inutiles.Ce plan 11'est pas parfait; il reste sujet à des modifications importantes.11 peut souffrir des changements sans être af faibli dans son principe même.Vous êtes libres de l'approuver ou de le rejeter, mais il est de votre devoir de nous en donner les rai sons et de nous soumettre à votre tour un mode plus pratique.Votre opinion sur une question aussi importante, et de laquelle dépend le salut du peuple, nous serait d’une grande aide."Le problème de la terre touche aux racines mêmes de la Vie”, disait, l’an dernier, Mgr Courchesne, de Rimouski.C’est pourquoi nous réclamons la collaboration et les lumières de tous ceux qui, en cette province, exer cent une certaine influence.Le ma ment est grave.Nous sommes arrivés à ce tournant de l’histoire où nous detons reprendre la tâche que nos pères avaient commencée.Mais n’allons point nous leurrer d'illu sions.Laissez-moi répéter les pa roles sages de l’abbé Honorius l’ois qui disait: “La colonisation pour être profitable et effective ne com porte pas nécessairement et rien que la destruction de la forêt ; son but ultime est la mise en valeur d'un domaine rural susceptible d'assurer la vie de l’habitant et de sa famille.' En effet, il faut procéder avec méthode à l'établissement rie nou veaux colons, et à l'aide d'un plan d’ensemble défini, chercher à lu donner le plus d'envergure possible.De la même façon et pour les memes raisons, le Gouvernement, par le ministère de la Colonisation, consent à accorder des subsides ou des octrois spéciaux qui rendront possible l’établissement, sans trop de frais, de miliers de cultivateurs qui peuvent être placés par leurs pères, frais, de milliers de multivateurs qui teurs qui ne peuvent plus espérer aucune aide, un grand nombre aussi de cultivateurs mariés qui ne possèdent pas de ferme et enfin plusieurs chefs de famille dépossédés de leurs terres.“La terre a fait jusqu’ici notre force et elle demeure notre grand espoir.“C’est par elle que le peuple canadien assurera son avenir.Nous sommes un peuple essentiellement agricole par vocation, disaient en 1932, Nos Seigneurs les Evêques.Saurons-nous profiter des leçons du passé ?L’heure est venue pour nous de provoquer un mouvement intense de colonisation.Le peuple, après avoir reconnu ses erreurs, veut reprendre le chemin des campagnes.Nous lui en fournirons généreusement les moyens.La poussée active, droite et haute vers les terres neuves et vers les terres inoccupées, nous la donnerons ; l'élan vers une renaissance nationale nous le provoquerons aussi et avec d’autant plus de force que nous avons la certitude de travailler à l'amélioration totale de l’individu.Nous ne négligerons rien pour garder notre population chez nous, pour agrandir et fortifier le domaine îles nôtres qui puisent leur force dans le sol, dont la richesse seule nous assure leur survivance.Notre ‘ation et notre province ont besoin de reconquérir la terre.Pénétrons-nous bien de cette idée que non seulement il va falloir repeupler les bonnes terres de nos vieilles paroisses mais qu'il va falloir aussi créer de nouveaux établissements, qu’il va falloir ouvrir devant une jeunesse vaillante, qui 11’a pas encore accepté de mourir, les vastes forêts qui assureront son a venir.Tous, tant que nous sommes, nous avons un devoir sacré à remplir et parce que nous ne seron: jamais des défaitistes, nous le rem (•lirons ce devoir.Nous garderons nos traditions, nos moeurs, nos coutumes, et par un nouvel ordre éco nomique, nous établirons les plu grandes possibilités de subsistance.Il n'y a pas longtemps, on a cru bon d’écrire au sujet d’un homme nouvellement appelé à la direction des affaires de sa province, que jour lui, l’heure de l’action avait sonné.Pour tout homme politique, l’action, si bonne soit-elle, se bute con tre des obstacles sans nombre.Le plus souvent, l’écueil se trouve lleur d'eau ; la vie politique peut s y briser, elle coule à pic.Cet homme a pu avoir quelques idées heureuses mais parce qu’il n’a pas été compris eu parce qu'il n’a pas été appuyé, i passe sans laisser de trace ou plutôt il laisse une trace profonde que les générations prochaines lui reprocheront peut-être avec amertu me.Lorsque, il y a deux mois, j’a accepté de diriger l'important nu nistère de la Colonisation, je savais d’avance quelles difficultés énormes je rencontrerais.D’autres avant moi ont eu à lutter contre des obs tacles sans nombre.Tous les apô très de la colonisation ont connu cette tâche gigantesque.L'histoire seule de l’héroïque curé Labe m'en est un témoignage écrasant Dans les heures les plus angoissan tes il a eu à faire face aux ennemi des plus beaux projets, aux défai listes qui, rongés par l’envie, neutralisent les plus vaillan'- efforts Cependant, il marcha toujours; il poursuivit son oeuvre sans relâche.Ce fut simplement un grand homme.Permettez-moi de saluer hau tement ce "bâtisseur de pays”.Vous avouerai-je que sa mémoire nous donne beaucoup de courage.Et en songeant à cet apôtre et à tous les autres qui ont tant fait jxiur la cause de la colonisation, je me suis rappelé que pour moi aussi l’heure de l’action venait de sonner.J’ai voué à la colonisation toute l’ardeur que vous me connaissez (c’est d'ailleurs mon seul mérite).Mais avec la coopération des officiers de mon ministère, avec l’appui du premier ministre et de mes collègues, et aussi, et surtout avec votre généreuse collaboration je ne désespère pas de la gagner cette bataille et d’éviter l’écueil dont «je vous parlais tantôt.Si vous croyez qu'il suffit pour réussir dans une entreprise aussi considérable d'y mettre beaucoup de dévouement et un travail énorme, vous pouvez être assuré que j’ai consacré à cette honorable cause toute mon énergie et tout mon coeur.Cette tâche, elle vous incombe à vous comme à moi.Elle est, du reste, d’une telle ampleur qu’elle ne saurait être exclusivement la tâche d’un homme ou d’un groupe d'hommes.C’est une entreprise nationa-e et la société entière doit collabo-er avec nous dans un commun effort de loyauté et de désintéressement.Elle doit être essentiellement iratique, sans distinction de partis jolitique, sans aucune distinction de conditions sociales.Elle est au-dessus de tout C’est une politique de renaissance nationale par la colonisation et par le retour à la terre et parce que nous jugeons que la colonisation chez nous est encore le moyen le (dus efficace de parer à inquiétant malaise qui bouleverse actuellement le monde, nous appli-(tierons cette politique.Messieurs, il vous appartient maintenant d’exposer vos sugges lions qui assureront, nous n’en doutons pas, le succès de cet important congrès et poseront les possibilités de vaincre par un plan d’action pratique, les énormes difficultés de 'heure présente.(Fin) Une vieille dame qui n'avait pas u dans le mariage tout le bonheur ju’elle en avait désiré, prévenait sa fille de ne point trop tracasser son uiri et terminait son exhortation •ar ces profondes paroles: "Mon nfant, un homme est comme un >euf.Tenu quelque temps dans de-eau chaude, il bouillera mou ; mais i on le tient là longtemps, il durit".Cherchez à comprendre si ous le pouvez.Ce fait me rappel-e cet autre peu banal d’un ins-•ecteur d’écoles qui demandait un jour à son chef pourquoi "il y a-ait tant de vieilles filles parmi les maîtresses d’école r "l'arcc que, regie générale, répondit l'autre, les maîtresses d’école sont des femmes e bon sens, et nulle femme n’é-hangera une position de $50.00 •our un homme de $10.00." O sa- gesse CH NOM QUI- PELE-MELE Chaque nation a ses coutumes.Chez les bohémiens, un mariage onsiste à faire passer les parties ontractantes sur un manche à ba-ai.C liez toutes les autres nations, •n se sert du manche à balai.plus ard.l’endroit et de voir a ce défendu aux aubergistes Suivez ce système pour mieux MAITRISER LES RHUMES 55'->C:< :¦/ Do* Rhumes MOINS NOMBREUX-VICKS VA-TRO-NOL Au moindre éternuement avertisseur, à la moindre irritation du nez, vite!.mettez du Vicks Va-tro-nol, quelques gouttes seulement dans chaque narine.Employé à temps, il aide à éviter nombre de rhumes et à vous en débarrasser dans leurs phases de début.Des Rhumes PLUS COURTS -VICKS VAPORUB Si le rhume s’est déjà déclaré, mettez, au coucher, du Vicks VapoRub sur la gorge et la poitrine.Depuis deux générations, les mères ont appris à se fier à sa célèbre action cataplasme-vapeurs, pour aider à abréger un rhume—et sans les risques que présente l’absorption de “drogues”.Aujmenlei la RESISTANCE contre les rhumes en suivant le* régies d’hygiène simples qui font également partie du Système Vicks pour Mieux Maîtriser les Rhumes.Il a été soumis à des essais cliniques par des médecins—et*démontré par l’emploi jour' nalicr par des millions de personnes.(Des explications détaillées sur ce Système ae trouvent dans chaque paquet de Vlcks.) ___________________________________________________________ SYSTEME VICKS pour mieux MAITRISER LES RHUMES J'ai demandé tantôt à ma plume.“Qu'écrirons nous ce soir ?" Elle m’a répondu sur un ton enrhumé ; ‘Rien «le grave.Je n’ai pas le coeur 1 penser.Je suis malade, mon mai tre ! Badinons.” Badiner ! C’est un joli mot qui me plait souvent.Surtout quand la température est froide et qu’on peut, sans scandale pour la politesse, allonger avec vu hiplé, près d'un poêle qui ronronne, ses jambes fatiguées.Ce soir, je suis enclin à la paresse.Je pourrais pécher par pat esse des heures et des heures, y prenant chaque minute un plaisir toujours plus cher tant me sont exquis les délices du coin qui m’abrite.Je suis le plus heureux des hommes.Un fauteuil confortable.Des coussins moelleux.Un tabouret pour les pieds.Un feu qui ronfle.Des livres badins tout à côté de moi.A mes pieds, un chat qui rêve.Et au-dessus de la tête, une gross- 'nmoe à abat-jour épais qui m’inonde d< clarté.Ma plume a dit: "Badi lions ! Rien a faire; la décision de ma plume est finale.Elle a tous les caprices d’une vieille fille et n'entend pas qu'on la commande Et comme j’ai besoin d’elle pour mon conte de Noël, il me faut bien pour une fois baisser la tète et ne pas trop la brusquer.Badinons et causons cnsmble.11 fait froid dehors.C'est-un peu l’hiver avec ses rafales.Peut-être ainsi trompe rons-nous, vous et moi, pour un ins tant du moins, cette impatience qui nous fait désirer le plus tôt possible Noël et ses joyeux refrains I ' "» * * Une revue américaine relate que dans une ville importante des Etats-Unis, un comité de redressement d moeurs a été ces dernières semaines tormé.Son but est de protéger la morale et la décence.Ce comité fera une guerre acharnée aux pro menades d’automobiles, au cinéma aux sports en général.Il vient ( demander au conseil municipal de sa ville de bien vouloir dresser 1111e liste des ivrognes "notoires” d qu’il soit de leu vendre la moindre boisson enivrait te.Les membres du conseil muni cipal sont presque tous des ivrogne "notoires”, et vous comprendre comme moi qu’iis n’entendent pas faire des lois qui pourraient nuire à leurs caprices mignons.Je doi cependant vous dire que le comit est formé d'une centaine de dame dont l'âge varie de soixante à soix ante-cinq ans.Elles ont pour i plupart, pour me servir d’une ex pression familière, “fait la vie”, et impuissantes à continuer, tiennen absolument à se venger de la vie "la gueuse !”.Autres temps, au très moeurs ! * * » 11 est des aphorismes qui ne man cjuent pas de saveur.En voici un que je vous soumets sans commentaires.“Un homme d’esprit peut dire toutes les bêtises.On l'excusera volontiers, car, pour lui, dire une bêtise est un droit.Pour un imbécile, c’est un devoir: on 11e lui pardonne pas si facilement pour le simple fait qu’il est imbécile”.* * * Sur un album, un écrivain avait écrit ces lignes.Il faut croire qu’il était quelque peu sceptique: "Il est impossible de savoir où va une femme qui sort”."En revanche, il est bien facile de savoir où elle ne va pas”.“En effet, une femme qui sort, peut aller partout, sauf où elle a dit qu’elle allait".* » * Les Américains sont des gens terribles.Ils se glorifient de posséder tous les records possibles, et dans leur acharnement de les obtenii tous, ne craignent pas de s'exposa à des frais aussi ridicules que stupides.Une idée folle nait-ellc dans le monde ?Ne cherchez pas.Elle vient d'un Américain en quête de publicité.Voici qu'un de nos bons voisins a inventé une ceinture spéciale que les dames porteront au bal.Cette ceinture est munie de boucles comme une malle.Le danseur, au lieu de se défaire les bras en cherchant à enlacer les tailles un peu trop fortes .empoigne tout sim plement la boucle et en avant la mu sique ! Vous parlez d'une invention ! Je parie que comme moi vous préférez l’ancienne méthode ! N’allez pas croire que l’invention fera fureur.e temps pas-nous 1 la jam Un fin gourmet se trouvant un jour a la table d’un lord anglais, ce ernicr lit servir, à la fin du repas, un très petit flacon de vin dont il ne 'essait de vanter les qualités et surtout l’âge Qu’en pensez-vous ?lui dit le rd.- Ma foi, mylord, je le trouve >ien petit |iour son âge.* * » Un humoriste a écrit sur les feuilles ce qui suit: “Pour être belle, d faut trois choses blanches: la •eau, les dents, les mains; trois :hoscs courtes: les dents, les oreilles et.la langue; trois choses loi res : les yeux, les sourcils, les Ils; trois choses longues: la taille, es cheveux, les mains; trois choses petites: le nez, la tête, les pieds; trois choses rondes : le liras ' ’ >e.et la dot.Avis est donc donné à nos lectrices qui réunissent les choses blan ches, les choses noires, les choses longues, les choses courtes, les petites choses et les choses rondes.* * * U11 ami attend avec avidité ta mort d’un sien oncle et m’a déclaré (ue si le Bon Dieu venait chercher ’oncle avant la Noël il serait très leureux.Voyez-vous ce qu'est l’intérêt ! Le neveu va toucher quelque cinq mille dollars.Par le temps pii court, il n'a pas un sou en po che.Et comme je lui reprochais égèrement sa conduite et ses mè liants propos, il m'a souligné avec un fort respect : "Mon oncle est un vieil avare, hit l’avare est comme le riz.Il 11e devient bon à quelque choseqtte lorsqu’il crève.” » * * Un auteur sarcastique a jadis écrit : "Le Français mange trop de pain, l'Anglais trop de viande, 1AI-lemand trop de tout ! Méditez cette boutade vers la cinquantaine.” Avouez avec moi que "trop de tout” est un terme qui laisse à penser, et (jue vous êtes comme moi sous l’impression d’un sous-entendu ron-llant .* * ?Desaugiers a été un chansonnier français qui a connu des heures de gloire au siècle dernier.C’était un homme gai et qui ne détestait pas la plaisanterie.On relate qu’il avait été invité à un grand banquet organisé par la Société Animale des Charcutiers Parisiens et prié au dessert de chanter quelque chose.Désaugiers se lève, prend 1111e pose familière, parcourt l’assistance d’un long regard, puis entomne lente ment : Décochons, décochons, décochons.Il y eut un moment d'inquiétude.Tous les convives se regardèrent étonnés.Les mots de la chanson 11’é-taient pas très galants.Heureusement (jue Désaugiers continuait : Décochons les traits de la satire.?* * On jugeait sous Louis XV, au Parlement de Paris.Le juge dormait.Il se réveille en sursaut et s'écrie : — Qu’on le pende ! - Mais i! s’agit d'un pré, fait l’avocat.— Alors qu’011 le fauche ! de répondre le juge.* * * Croque-mort ! C’est ainsi qu'on désigne les employés des Pompes funèbres qui portent les morts en terre.L'origine de ce mot est diversement interprété: D'abord le mot ‘ croquer’ 'est très courant, dans le sens d’enlever rapidement, de dérober aux regards, etc.On dit bien: croquer un paysage, etc.Une revue m’annonce qu’autre-fois le croque-mort était obligé, pour s’assurer que le mort qu'il allait enlever était vraiment mort, de lui mordre fortement le petit doigt.De mordre à croquer, la transition était facile, d’où "croque-mort”.C’est ça qu’on trouve parfois des choses curieuses en feuilletant de vieilles revues ! * * * Vous ne croyez pas aux superstitions ?Ecoutez.On dit que les lettres de l’alphabet ont un rôle à jouer, parfois heureux, souvent néfaste.La lettre S par exemple a joué dans l’existence de Napoléon 11T un rôle qu’il importe de souligner.Lorsqu’il était enfant, une diseuse de bonne aventure l'avait prédit à sa mère.Plus tard, le fameux médium Home donnait aux Tuileries une séance de spiritisme.A la première expérience consacrée au souverain, les esprits parlèrent ainsi: “La lettre S est à craindre.Il faut la surveiller’’.Si 011 examine la vie de Napoleon 111 on constate que les S abondent.C’est à Strasl»ourg qu’en 1836 Napoléon tenta de se faire proclamer empereur, Puis sont venus Sébastopol, Solferino, Sadowa.C’est aussi pai la lettre S qu'il finit à Sedan, tenu e capituler avec une armée de 100,000 hommes.* * * Déjà minuit.Que e vite à causer ! Ensemble avons fait bonne compagnie.Je viens de lire un petit poème que je récitais enfant.Je l’avait oublié, totalement oublié.Le hasard a oulu le placer sous mes yeux.Il en faut si peu pour réveiller tous les souvenirs heureux, et me voilà, songeant à ce passé lointain, à ces premières années de classe, aux escapades joyeuses de l'enfance ensoleillée.Tantôt, j’étais heureux: me voilà triste maintenant.Le bonheur ne serait-il donc qu'un coup e vent qui pas.se r J'étais heureux tantôt, de rire, de chanter, de badiner: j'ai maintenant île la tristesse plein l’âme car je viens, en remuant e passé, de remuer un peu les cendres de mon coeur.Et voici le poème : — Grand’mère, d'où vient donc que voscheveux sont blancs ?Mon enfant, c’est l’hiver, c’est 1 neige des ans.— Grand’mère, d’où vient donc que vous avec des rides ?— Le chagrin a creusé tous ces sillons arides.— Grand’mère, qui vous fait trembler la tête ainsi ?— Enfant, un vent du ciel.Je ne tiens plus ici.— Pourquoi vos yeux sont-ils cernés de noir, grand’mère ?—-C’est pour avoir versé plus d'une larme amère.— Pourquoi tenir si bas, si courbé votre front ?— C’est par humilité, car mes os blanchiront.— Et que murmurez-vous tou jours, mère chérie, même quand votre enfant vous embrasse ?— Je prie.?* * N’est-ce pas qu’il est joli, ce poème ?Je vous laisse là-dessus.Il vous restera ainsi un bon souvenir de ma chronique de cette semaine.CELIBER Windsor, Ont., Dêc.— Une grande campagne de publicité dans les journaux pour introduire le Vicks Va-tro-nol, le nouveau remède contre le rhume, a été annoncée ici, aujourd’hui, par ies officiels de Vicks Chemical Company.Introduit en Ontario l’année dernière, et aux Etats-Unis il y a deux ans, le Va-tro-nol est immédiatement devenu tics populaire.Les journaux ont été choisis comme principal medium, pour l’introduction du Va-tro-nol, à cause des excellents résultats qu’ils ont produits en annonçant le Vicks VapoRub.Depuis plusieurs années, le VapoRub a été le remède contre le rhume le plus employé dans le monde — il a été le remède de famille contre les rhumes dans (>8 pays.Les off iciels de Vick attribuent l'énorme quantité de ventes de VapoRub (plus de 26,000,000 de jarres l’an-n,e dernière) à une publient honnête et constante dans les journaux d’une produit de mérite éprouvé.L 11 succès international semblable est en voie de se réaliser au sujet du Vicks Va-tro-nol, compagnon du VapoRub dans le plan Vick pour un meilleur contrôle des rhumes.Les chimistes et les consultants médicaux de Vicks ont inventé la formule du Vicks Va-tro-nol après des années de recherches cliniques.11 a été spécialement inventé pour le nez et la gorge, endroits où les rhumes commencent.Basé sur une nouvelle conception de la manière d'empêcher les rhumes en aidant la nature, le Va-tro-nul est introduit comme étant "le compagnon idéal du Vicks VapoRub le traitement externe moderne de traiter les rhumes”.Avec certaines règles hygiéniques à suivre, ces deux préparations forment le Plan Vicks pour un Meilleur Contrôle des Rhumes.Des milliers d’expériences cliniques, faites pendant une période de deux années sous une surveillance médicale, ont prouvé que le plan Vicks a grandement diminué le nombre, la durée et les dangers des rhumes.Eu concordance avec la règle de conduite accordée par la compagnie Vieks depuis près de 30 ans, le VapoRub et le Va-tro-nol seront beaucoup annoncés dans les journaux pendant toute la saison.Ils seront aussi annoncés par la distribution de milliers d’échantillons dans les pharmacies du Dominion.Depuis 1929, Vicks a régulière- A peine une heure de sommeil la nuit C’est une annonce de journal qui lui fait essayer les Dodd M.Lecours dit qu’elles sont le seul remède au mal de dos Bienville, P.Q., Le 7 déc.(Spécial) “Le mal de rein m’a fait souffrir plusieurs mois au (loint que je ne pouvais travailler’’, écrit M.Louis Lecours, 7 rue Fa fard, Bienville, Lévis, P.Q.“Au début, c’est le rein qui me fait pâtir, puis le mal de dos et l'iu-¦omnic se mettent de la partie et finalement nie voilà incapable de dormir jdus d’une heure la nuit.J’ai aussi la vue affectée.Je vois dans le journal une annum jiour le Rein, elle coup et j'en viens seules ees pilules des P iiu!e- B odd in intéresse beau-à la conclusion que peuvent me faire du bien.Il a suffi de cinq boîtes de Pilules Dodd (>our rétablir ma santé.Je suis âgé de quarante-cinq ans, ar-pmteur de ma profession.Je puis dire en toute sincérité que les Pilules Dodd sont le seul remède pour le mal de rein.’’ Pourquoi ne pas essayer dès aujourd’hui les Pilules Dodd pour le Rein ?ment augmenté sa publicité, pendant que d’autres compagnies diminuaient la leur ou la cessaient complètement.Et pendant ces cinq année difficiles, les ventes des produits Vieks ont augmenté de 26,000,000 à plus de 53,000,000 de boites annuellement, malgré le mauvais état des affaires.Un père peut se remplacer, une mère jamais.— Hippolyte Lucas «INI ClilDIEi CROIX ;nw m&i.D'OR Pas un mélange mais un produit de distillation directe.Quatre fois rectifié ui assurer pureté et force.pour 10 oz 51.00 26 or $2.30 b.M'.40 oz >3.30 5«F MELCHERÎ DISTILLERIES LIMITED MONTREAL ET BERTHIER VILLE “.Pour que nos Visiteurs ne nous Quittent qu’a Regret Si nous invitons les gens à venir nous voir, agissons envers eux avec droitesse .La courtoisie ne coûte rien et elle donne au tourisme sa plus grande valeur.Recevons les étrangers, qui viennent chez nous, de telle sorte que l’arrivée leur soit facile, le séjour agréable, et le départ pénible.Tre s honorable R.B.BENNETT, Premier Ministre du ‘Canada, d la Société Canadienne det Bureaux du Tourisme et de la Publicité, 6 novembre, 19M.99 jCc tourisme canadien n’est pas seulement une industrie rapportant de gros profits à tout le monde, il offre, de plus, l’avantage de créer ce que notre Premier Ministre nomme "un sentiment de bon voisin", si essentiel pour le développement des relations amicales entre les membres de la grande famille des nations.T^our ces raisons puis-je attirer l’attention du peuple canadien sur l’importance qu’il y a de faire preuve de considération, de courtoisie et d'honnêteté envers les hôtes de notre pays.Accomplissons tous ces petits actes de bienveillance qui ont tant de valeur pour celui qui voyage en terre étrangère.J^ous possédons un beau pays.Gardons lui sa beauté.Nous voulons permettre à nos hôtes de parcourir des routes libres de toute laideur, des rues propres et bien tenues, et de trouver, à la fin de chaque jour de voyage, le repos bienfaisant dans un endroit agréable.Les canadiens devraient se mettre des Maintenant à l’oeuvre importante de la préparation de la saison du tourisme de l’année prochaine.JA^os compatriotes publient à l’étranger les charmes du Canada comme séjour de vacances.N’épargnons aucun effort pour que nos hôtes 11c rapportent chez eux, en nous quittant, que des souvenirs heureux—et la ferme résolution de revenir souvent dans notre beau pays.’Idc.plus, nous ne devrions pas oublier, en formant des projets de vacance, qu’il y a des beautés à découvrir et des amitiés à lier dans les provinces avoisinantes.Nous avons pour demeure un des sites les plus pittoresques qui puissent faire les délices des touristes.Apprenons à mieux connaître la riche variété, le plaisir intense, d’un voyage à travers notre pays.rflttCOO l.K M1NIITNR DM CHEMINS IIB flllt RT CANAUX BUREAU DU TOUhRiLÂ/ME DU CANADA -dUp: Ottawa, Canada 84 L'AVEN i K DU N’UKP, VEN I >KI '.I >1, 7 DEC.1034 RIPOSTE DE L’HONORABLE AD.GODBOUT Le Ministre de l’agriculture de Québec défend notre industrie ties conserves contre les insinuations de certains journaux de l’Ouest.J,K DROIT A I.A CONCURRENCE Après l’Ontario, qui reprochait à la province de Québec, le printemps dernier, d’inonder tie ses conserves le marché ontarien, voici que la Colombie-Anglaise jejte un cri d’alarme et sc prétend bousculée dans ses positions par les conserves du Québec.Elle va jusqu'à dire que son industrie fruitière est menacée d’ex linction par cette "invasion ’.Le "Vernon News”, publié à Vernon, C.A., écrit ce qui suit en date du î 3 novembre : “L’industrie de la mise en conserve des tomates est en très mauvaise posture dans la Colombie-Anglaise.Il y a une raison principale, et c'est que les bas salaires payés actuellement dans le Québec et l’Ontario, par comparaison avec ceux qui sont pavés en Colombie-Anglaise, sont en voie d’éliminer la Colombie Anglaise du champ de la concurrence Notre marché a disparu pour l’avantage des fabricants de l’Est.La mise en conserve des tomates en cette province pourrait bien être avant longtemps une chose du passé”.Le “Vernon News” attribue cette déclaration à un M.T.R.Bulman, de Bulmans Limited, Vernon, qui signale que dans la vallée Okanagan, en 1030.on produisit quelque chose comme trois quarts de million de caisses de conserves de tomates, alors qu’en 1934 on ne fabriqua que 360,000 caisses en Colombie-Anglaise.et ce alors que “les statistiques compilées par le gouvernement fédéral démontrent que la production et la consommation des légumes en conserves, dont les tomates, n’ont pas diminué depuis dan's le Dominion tout entier”.Quelques jours plus tôt, le 6 novembre, l’Edmonton Bulletin" publié à Edmonton, Alla., déclarait sous la signature de M.J.-S.Cow-per : “Une remarque faite en passant par un débardeur de Vancouver qui, il y a une semaine, s'apprêtait à travailler au déchargement d’une “cargaison de Montréal”, vient de mettre au jour une situation étonnante.Elle révèle de quelle manière l’Ouest est exploité par la main d’oeuvre bon marché du Québec.Lorsque ces faits seront connus, ils causeront une sensation en Colombie-Anglaise”.L’auteur ajoute que cette “cargaison de Montréal” — une entre plusieurs reçues dans le port de Vancouver au cours de 1 automne — se composait de 900 tonnes de pommes, pêches, cerises, pommes sauvages, miel, sirop et mais en conserve, le tout expédié par le Canal de Panama, et qu’un chargement aussi important était attendu quatre jours plus tard.“Comment”, sc demande _ M.Cowper, “se fait-il que la province de Québec puisse envahir la province fruitière de la Colombie-Anglaise et lui enlever son marché domestique pour les fruits en conserve .' La réponse est simple.La Colombie-Anglaise a un standard social plus élevé que Québec.Elle a une loi du salaire minimum qui assure aux ouvriers employés dans les ta briques de conserve un salaire minimum de 25 cents de l’heure”.Enfin, l’auteur prétend (pie l’an dernier le port de Vancouver reçut une cargaison de 30.°oo caisses de tomates en conserve du Québec.Et il ajoute: “Elles ne furent étiquetées cpi’après leur arrivée.On me dit aussi qu’elles furent marquées “B.C.Products”, et mon informateur met une pointe d ironie en disant que les étiquettes 1 Made in B-C.” furent imprimées en Angleterre”.de Montréal, en date du 20 novembre, publie en dépêche spéciale de Vancouver une nouvelle charge contre les conserves du Québec.“Les producteurs et les fabricants de conserves de la vallée Okanagan réclament une action immédiate pour leur conserver le marché de la Colombie-Anglaise”, déclare cette dépêche.Ils disent que si des des exportations régulières du Québec viennent couper les prix de la Colombie-Anglaise, ce ne sera qu’une question de quelques mois avant que cette industrie de la Colombie-Anglaise soit balayée.Du fait des bas salaires payés dans le Québec et l’Ontario, le marché de la Colombie-Anglaise a disparu pour l’avantage des fabricants de l’Est”.Désireux de mettre les choses au point et de défendre la province de Québec contre des allégations formulées sans que leurs auteurs aient pris soin de contrôler les fait.-, l’honorable AdélardvGodbout, ministre de l’Agriculture, communique à la presse la déclaration suivante: “Nous ignorons quelles causes ont bien pu faire décroître de plus de la moitié la production des tomates en conserve en Colombie-Anglaise, mais nous pouvons affirmer que la province de Québec n’y est pour rien.Et nous ne voyons pas pourquoi alors que notre industrie des conserves ne suffit pas encore, en dépit des progrès considérables qu’elle a faits en ces dernières années, à alimenter entièrement notre propre marché, nous exporterions des milliers de caisses à la Colombie-Anglaise, quitte à combler ensuite notre déficit par des importations plus dispendieuses que les produits préparés chez nous.Ce serait procéder au rebours du bon sens.“Nous basant sur le résultat d’une enquête conduite à notre demande par M.Grisé, chef de la Section des Conserves au Ministère de l’Agriculture et MM.I’.Gingras et A.Brault, respectivement gérant et a gent à commission de l’Association des Fabricants de Conserves de la province de Québec, nous pouvons dire, contrairement à ce qu’avance 1’"Edmonton Bulletin”, qu’aucune expédition importante de conserves n’a été faite en Colombie-Anglaise cette année.Ce journal parle d’arrivages de centaines de tonnes de-pommes, pêches, cerises et autres fruits en conserve sensées avoir été expédiées par la province de Québec.Or nous ne produisons que-très peu de conserves de fruits.Les rapports de la statistique fédérale ne nous accordent qu’une production de 1,082 caisses de conserves de pêches pour 1932, et 53 caisses de conserves de pêches et de pommes en 1933.Et toutes ces conserves ont été écoulées sur le marché de Montréal.Devant ce fait, l’épouvantail de notre “menaçante concurrence” sur le marché des conserves de fruits de la Colombie-Anglaise ne tient pas debout.“La production des conserves defruits dans l’Est du Canada est centralisée dans le sud de l’Ontario où il existe de grands vergers commerciaux de pommes, de pêches, de cerises, et autres fruits, et ce n’est que lorsqu’il y a surabondance que qucl-oues-uns de nos fabricants de Québec peuvent se procurer quelques wagons de ces fruits a des prix raisonnables.“Nous sommes donc convaincu que ces expéditions de conserves de fruits à destination de Vancouver provenaient de l’Ontario.Nous n’en voulons pour preuve (prune-note parue dans le “Canadian Canner & Food Manufacturer”, édition de novembre, 1934.relatant que le 7 octobre et le lendemain deux bateaux de la Canada Steamship Lines arrivèrent à Piéton, Ontario, et chargèrent chacun une centaine de tonnes de conserves en destination de Montréal- Niais une fois rendues à Montréal, ces conserves furent transférées sur un autre vaisseau, et consignées à divers, via le Canal de Panama.La cargaison comprenait entre autres une forte consignation de tomates faites par Lip-son & McMahon Canning Company, compagnie ontarienne, à Vancouver.Le même journal mentionne qu’au cours de la semai- Et pour terminer, ’The Gazette”, Rattrapez l’été sur la .:OTE ENSOLEILLEE DU PACIFIQUE Billets à bas prix pour Vancouver, Victoria, C.B.Seattle, Wash.m Prix d’aller 5t-Jérôme, P.Q.et Venez, cet hiver, pratiquer vos sports préférés, ou vous reposer, au milieu de ce véritable Eden qu’est la côte canadienne dn Pacifique : golf, équitation, yachting, tennis, promenades à pied, en auto- vous avez le choix.Tarifs d’hiver spéciaux dans les hôtels.Billets de chemins de fer valables pour l’aller du 15 décembre au 28 février; poulie retour jusqu'au 30 avril 1935.Arrêt facultatif à n’importe quelle station en cours de route.EVENEMENTS SPORTIFS Programme sportif chaque fin de semaine sur ie mont Grouse, à Vancouver.Tournoi de golf à Victoria, du 18 au 25 février 1935.Tous renseignements des agents.¦ACIFIQUE CANADIEN a Vancouver Victoria Seattle $133.30 Ne pouvait remuer ni bras ni jambes SOUFFRIT DE RHUMATISME 10 ANS Cette femme dut croire réunit ic à lu vie lorsqu'il près dix limiers d inne-; «vite, elle put enfin recommencer il se servir de ses brus et de ses jambes.Kilo écrit : “Depuis 1920, je souffrais de rhumatisme et devais garder le lit parce nue je ne pouvais remuer ni mes bras ni mes jambes.On devait me nourrir pomme un enfant et chacun croyait que j’allais rester invalide jusqu a la fin de mes jours.Je ne désespé-inis toutefois pas et essayais une foule de choses différentes.C’est Krusehen qui me sauva éventuellement et, aujourd’hui, je considère que je lui dois lu vie.Mon état s'est considérablement amélioré et mes mein-1,res deviennent graduellement de l’Ontario et de la Colombie-Anglaise."Les salaires payés par les cultivateurs qui s’occupent de mise en conserve pour fins commerciales ne peuvent pas entrer en ligne de comparaison, vu qu’à (le très rares ex ceptions près le travail est exclusivement fait par les membres de la famille.En résumé, nous pouvons dire que notre industrie des conserves progresse da’ntiée en année, et nous entrevoyons le jour où elle pourra alimenter totalement notre propre marché.Mais, advienne l’époque où nous aurons des surplus exportables dans cette ligne, nous ne voyons pas pour quelle raison nous lious abstiendrions de notre gré de courir notre chance comme les autres sur n’importe quel marché canadien.et 11e profiterions pas pleinement de conditions locales qui nous permettent de fabriquer à un prix minime tout en donnant la qualité”.plus en plus souples.Déjà, je liais manger et m’habiller sans assistance — c caisses de conserves non étiquetées provient-elle ?11 appartient aux autorités de la Colombie-Anglaise de le découvrir.Quant à nous, il nous suffit de démontrer qu’elle ne fut pas faite par Québec.“Et quand bien même nous exporterions des conserves en Colombie-Anglaise, pourquoi nous le re-prochcrait-on, si 110s conserves sont de bonne qualité ?Nos fabricants n’auraient-ils plus le droit de faire le commerce avec les provinces-soeurs pour la simple raison qu'ils peuvent fabriquer plus économiquement ?Est-ce que nous récriminons, quand les autres provinces nous inondent de leurs conserves de fruits et de légumes ?Nous acceptons la concurrence sans pousser des hauts cris, et nous la combattons loyalement en nous efforçant d’abaisser le coût de revient et d’améliorer la qualité et la présenta tion de nos conserves.“Les journaux de l’Ouest auxquels nous avons fait allusion, critiquent les bas salaires payés dans l’industrie (les conserves chez nous.Voudrait-on laisser entendre que nos gens travaillent comme des esclaves, pour retirer des salaires d’esclaves ?Si,'contrairement à la Colombie-Anglaise, nous n’avons pas une loi du salaire minimum pour notre industrie des consctves, c’est que nos ouvriers sont satis faits de la manière dont ils sont traités.Nous voulons en voir la preuve dans le fait qu'ils font toujours à l’avance leur demande de réengagement pour la saison suivante.Quant aux employés qui travaillent à la pièce, leurs gages sont sensiblement les mêmes que ceux payés par les fabricants de ME GERARD RAYMOND Samedi dernier, 1er décembre, dans l'après-midi, malgré une pluie torrentielle qui durait depuis trois jours, une forte délégation de toutes les parties du comté d'Argen-teuil, se présentait au bureau de Me Gérard Raymond, avocat, à Lachu-te, pour lui demander de se porter candidat à la prochaine convention libérale, en vue des élections pour Ottawa.La délégation était dirigée par MM.A.-Euclide Ladouceur, ni.tr-hcaïul, ancien maire de Saint-André d’Argenleuil, et ancien préfet du comté; Hector Lariseau, marchand de Brownsburg et ancien maire du canton de Chatham ; Samuel Kan .de Pointe-au-Chêne ; Joseph Brad icy, de Carillon.Comme la délégation laissait l’hôtel Desjardins pour se rendre chez Me Gérard Kuv tnond, la pluie venait à peine de cesser et un soleil radieux est apparu au grand plaisir des délégués.Quelques-uns ont remarqué spontanément que c’était le soleil de la victoire qui se levait pour de bon dans Argenteuil.A l’assemblée enthousiaste qui suivit, adressèrent la parole, outre Me Gérard Raymond, qui accepta nn/uu «/.lu CANADA STARCH CO., Limited Sainte-Agathe des Monts Menuiserie générale Bois et Matériaux de construction Planches murales Donnacona et Ten-Test 5==-==^==sr.é : ~ Limite dn -.'- Pour votre maison =- Nos planchers de bois dur "Laurentien ===== sont sans égaux ===== Sgi?; AU DÉBUT DE LA SAISON 1933-31 CUDE FTAiT A L'ANCRE.PERSONNE — NE VOULAIT DE LUÜ.LU CANADIEN, CEPENDANT, SERVi PAR UNE HEUREU5F 'INTUITION se L’Attacha.Au Mois DE JANVIER DERNIER LE DETROIT OCCUPAIT LA DERNIÈRE PLACE DE LA SECTION AMERICAINE QUAND SON GARDIEN DE BUTS TQ1ABA MALADE.LE CANADIEN OFFRIT AU DÉTROIT OE LUi PRÊTER CUDE.L’OFFRE RTT ACCEPTEE ET GRACE AU JEU MEMIL LEUA OE CuOF LES REDWINGS FINIRENT LA SAISON EN PREMIERE POSITION.i) n fevà r te N0UVFAU AROiFN DES 3UT5 DU AN ADI EN., JSii'i Iff t mÈÈÈm A m I ¦'y///l!\\ J ' I .I ' ' fl.Y A QUELQUES SEMAINES Lf Canadien À.RErusùu ¦JOLlf SOMME Pf 53500Û POUR Lu'P’liT GAMC DONT FJ PAON:.: NE VO-TM" i.Y A fl PciNiT UN AN. JUtfk L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 7 DEC.1934 Tel.Bureau 245 Rés.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER 310, Bue LABELLE SAINT-JEROME, P.Que.Téléphone 310 RAYMOND RAYMOND • AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe 289, LAI’.ELLE - ST-JEROME NOUVELLES DE SAINT-JEROME £ I CHEZ LES CHEVALIERS DE COLOMB — Le 2 décembre dernier, [.iode 500 personnes ont assisté a une initiation fie Chevaliers de Colomb qui eut lieu dans le sou-sol de 1 é {.dise paroissiale.l’rès de t«>o nouveaux membres furent initiés.I ,e Maître Francis Fautcux, officiel supérieur des Chevaliers de < «« lomb, était présent De- représentants des C onseils de Ste-Thérèse, S.-Eustache, Lachule, S.-Jovitc, Mont-Laurier, Buckingham, Lafontaine, S I L un, S Lambert, Longueuil, l’ic-is ville, Ottawa, Lachine, Verdun étaient aussi présents.Après la cérémonie un goùlei réunit dans la salle les membres an ciens et nouveaux en de joyeuses a gapes.* * » < — MM.J.P-Bélair.C R.et I, L.Legault, C.R., ont été chargés par le bureau du Procureur général, de la conduite du ternie des assises criminelles qui se tient présentement au palais de justice île Saint-Jérôme.* « * LA LIGUE INDUSTRIELLE — Comme la saison 1 rcl se- ra bientôt inaugurée à Saint-jerome, il est à se former une ligue industrielle qui sera composée de quatre clubs.A l’heure actuelle, les clubs Dominion, Rubber, Regent Knitting, Chevaliers de Colomb ont promis leur adhésion à la ligue.Quoiqu’il n’y ait pas encore de nouvelle officielle à ce sujet, on espère qu’à la dernière minute le Collège pourra former une équipe de gouret et entrera dans la ligue.• * » A L'ARENA DE ST-JEROME — Les travaux préliminaires relatifs à la formation de la glace a l’Aréna de Saint-Jérôme, sont coin indicés.Si la température le permet, il y aura de la glace pour le S ou le « • décembre, et dans ce cas, le S «le cembre, le Saint-Jérémie, «le la Ligue Mont-Royal, recevra la visit': du V'illeray qui est actuellement ci.première position «ians la ligue, et le 9 décembre, le Saint Lambert viendra à son tour rendre visite au Saint-Jérôme.S’il y a impossibilité d’avoir de la glace, ces deux parties seront évidemment remises et alors l’ou\er ture officielle de l’aréna aura lieu le 16 décembre prochain, alors que les clubs ci-haut mentionnés se rencontreront.Assurances Générales Bureau responsable.Expérience et service connus depuis au-delà de 23 ans J.T.CLEMENT Gérant do district District manager 178 avenue Parent Tel.171 Saint-Jérôme «•présentant le* ptlntlpal»» compaCnlea faisant affaires au Canada — Un parti d'huîtres de Chevaliers de Colomb aura lieu le cembre prochain.‘5 a Chambre de Commerce, aura lieu à 2 JL heures de l’après-midi, le dimanche 16 décembre prochain.9 0 -m AVIS — Je tiens à avertir le public de Saint-Jérôme que je n’ai autorisé personne à ouvrir une souscription en faveur du club du Collège.Ce Monsieur, si on peut S'appeler ainsi, a donc abusé de l'esprit sportif des Jérômiens.Te remercie ceux qui ont donné, de leur bonne disposition envers le Collège, mais je regrette avec eux.que cet argent soit tombé entre les mains d’un escamoteur.Connaissant le dévouement (le nos policiers, je ne doute pas que fous peu ce Monsieur sera arrête.F.E.* * * MARIAGES — M.Charles-Edouard Moncttc, fils de feu Cléophas Monette et de Mina Gauthier, a épousé Mlle Eva Paquin, fille de Isidore Faquin et de Clémentivc'Boivin.r —Ont célébré leur mariage au cours de cette semaine’ M.Armand Laliberté, fils d’Adélard Laliberté e! de Florida Fex, avec Louise-An- na Thérrien, fille de Ernest Tin -rient et de Marie-Rerthe Vczeati.Le mariage a été célébré le 6 décembre par M.l’abbé Bruno \« zeau, vicaire à Sainte-Anne «h • Plaines, oncle «le la mariée.* * * ECHO D’UN PROCES RETENTISSANT — Mme Aurore Lavigne, veuve tie Aristide Dagenais, qui avait été accusée d'avoir empoisonné les jeunes enfants Jacques et Philippe Raymond, et qui a été récemment tequittée vient d’enregistrer au bureau du protonotaire de Saint jérô me, par l’entremise de son avocat, Mtre Oscar Gagnon, une action pour dommages-intérêts au montant de $12,000.00 contre Grégoire Raymond, de Lacliute, père des p« tites victimes.Madame Dagenais demande aussi un procès par jury.* * * — Demain, 8 décembre, à l'occa sion «le la fête «!«mr des lins charitables, et qui n’ont aucune autorisation de «[ 11 i que ce soit d’agit tinsi.Le chef «le police prie la population de l’avertir du passage «le ces olliciteurs peu scrupuleux * * * Il y a, à date, 35 chômeurs qui sont rendus au camp de bûcherons «le la ville.Tous sont heureux et travaillent ferme.* * » Une collision, survenue dans le nord de la ville entre l’autumobi le «le M.Gordon Rankin, 5, .Mur-lay.VVeslmount, et la voiture de M.A.Faquin, a été la cause de la 11 ort «lu cheval de M.Paquin, qui ait tué instantanément.Les dopimages matériels se chil li eut à environ $400.00.* * • Nos pompiers ont dû répondre aux appels suivants: à l’apnel de l’avertisseur No 12, « ‘tir un feu de tuyau et de chenu-oeeciiez M.Wilfrid Larose, 64 rue nacre, où les dommages s«.nt cannés à environ $20.00 couverts par ies assurances.a I appel de l’avertisseur No 343, pour un feu de tuyau et de cheminée chez M.Joseph Poirier, 456 rue Fournier.11 n’y eut aucun dommage.a l’appel par téléphone pour me tace «l'incendie à la Fonderie, 6 rue Saint-Joseph.Les dommages sont peu considérables.à chacune de ces personnes d’avoir à remplir leur- obligations dans les trois jours de la date de l’avis, faute de quoi leurs propriétés seront mises en vente.L ue police d’assurance couvrant tous risques sur l’entreprise de la ville pour la coupe du bois de corde sera « mise par MM.C.-A.Lorrain & Fils.Des debentures des Ecoles Catho-liqcus des Trois-Rivières seront achetées pour ttn montant de $400.dont la ville peut maintenant disposer chez le trésorier provincial.La ville ayant décidé «ju’il valait mieux qu’elle fasse elle-même l'entretien d'hiver de l’avenue de Mar-tigny, afin de procurer du travail au plus grand nombre «le chômeurs possible, l'adjudication faite par le crietir public à M.Alexandre Clément, «les travaux d’entretien de cette rue, à l'ouest de la rue Lavio-lette, est rejetée et instruction est donnée au contremaître de la ville M.Albert Richard, d'avoir à entretenir celle avenue comme toutes les autres rues de la ville Le t Vniscil a remis à sa prochaine session la considération des estimes budgétaires préparés par les officiers de la ville.SAINT-SAUVEUR RODRIGUE BELANGER ASSURANCES GENERALES Feu, Vie, Accidents et Maladie, Automobile, Plate Glass Représentant Confederation Life Ass Téléphone GO J 169, ST-GEORGES ST JEROME Gantes pyof essîopifielles PETITES ANNONCES Tarif: 50c.par insertion; 51.00 pour 3 insertions.Strictement payable d'avance l ne assemblée de la Lauren-tian \ illage Bays Ski League sera tenue à l’hôtel Laurentide 1 un à Sainte-Agathe, le 9 décembie prochain à 2 lires p.m.pour accepter les règlements et conditions de la ligue Plusieurs autres questions impor tantes seront aussi discutées à cette importante assemblée.Il est à espérer (pie tous Ivs villages enverront des représentants pour se joindre à cette ligue.V.O.NYMARK, Sec., S.-Sauveur des Monts THEATRE REX Vendredi et samedi: Mariette Dietrich dans Scarlet E m press aussi Red Grange dans Galloping Cost (3ème et génie épisodes) — Comédie Cartoon.Dimanche et lundi: en français Doviellc Dorrieux, Marcel André dans Château de Rêves —— Actualités — Comédie musicale.Mardi, mercredi et jeudi: Warner Baxter, Myrna Loy dans Penthouse — Comédie musicale — News — Cartoon.A VENDUE.— Bois do corde de toutes sortes, s’adresser à Xavier I1 touffe, UIU La violette, Saint-Jérôme, Que.Tel.388.0-2-11 HOMME DEMANDE.— Conipn-enic «l’assurance*vie tri's bien établie duns la province demande 1111 bon k01 u 11 le jiour la représenter dans les Comté-s de Terrebonne et L.ibelle avec résidence dans Sle-Agntho ou S.-Jérôme.Contrat spécial pour L’homme qualifié.S’adres «T par lettre à Casier Postal No 390, Saint Jérôme.3-7-12 A Y ENDUE.Radios Victor et Philo», comme neufs garantis.Repris pour non paiement.Vraies occasions.If.K.Rochon, 178, rue I.a bel le, Saint-Jérôme.Tel.le soir 357, le jour 129.' 3-23-11 Voulez vous faire «le nouvelles connaissances, vous distraire par la correspondance.Pour informations in-«dtire timbre.Agence «le corre pon-«iance Can., Station Delorimior 80, Monrténl.3-23-11 REPRESENTANT DEMANDE.Compagnie sérieuse désire agent local res|K>nsablo pour vendre un nou-M'au brfileur à l’huile avec moteur, pour landes, (transforme poêle ordinaire en poêle à gaz) fournaises de passage, fournaises à eau chaude et air chaud.Territoire exclusif.Su luire et commission.S’adresser à Plomberie Mutuelle, 8019 Saïnt-De nis, Montréal, agents généraux dos brûleurs “LACO” jkmu* la province.1-7-12 A VENDRE.— Bois «le corde «te toutes sortes, s’adresser à Xavier Ploufïe, 264 Laviolettc, Saint-Jérôme, Qué.Tél.388.3-2-11 MAISON SAINT-NOM DE MARIE 932 rue Chcnncvtlle (près «lu Terminus Craig), Montréal, Que.Chambre et pension pour jeunes filles.$5.00 pur semaine.Téléphone LAncaster 2685.ti-2-11 HOMME DEMANDE pour voyager et faire la vente et sollicitation d’impressions.Proposition intéres santé à homme sérieux.S’adresser au bureau de L’Avenir du Nord.CLAUDE PREVOST AVOCAT :i2 Rua SAINT JACQUES OUEST MONTREAL DR CHARLES MATHIEU Spécialiste des maladies dos yeux, des oreilles, du nez et de la gorge.Assistant des services «l'Ophtalmologie et d’Oto-Rhino-Laryngologie MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD Téléphone 172-r-ll d
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