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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 18 janvier 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1935-01-18, Collections de BAnQ.

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I 1897-1935 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE 51 u EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS.1897-1935 “LE iK)T D1': I-’AVENIR EST DANS IA: PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER ABONNEMENT : $2.00 par année.Public par la Cie do Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Qué.Secrétaire do la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABELLE RENTE-NEUVIEME ANNEE NUMERO 3 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.vendredi, 18 janvier 1035 Le pitre de la politique canadienne )'un orateur long et prolixe qui priait sans fin aux communes anglaises, un auditeur répondit à son Hisin qui lui demandait quand ce jnb.\ar 1 générale à son endroit n’a pas ^fcngé.M.Bennett lui-même se gjjferge de la confirmer.)ans sa quatrième élucubration, éclata sans détour aux électeurs adiens: “En définitive, vous ne rrez m’accorder votre appui aux bureaux de votation.” oilà le hic et tel est bien le 1 souci du chef tory: triompher irochaines élections.Pour cela, il se montre au peuple, tout Cornell 1930, la bouche pleine de messes.Parlant des réformes ambrables, fantaisistes et irréa-bles par lui, dont ses discours ardent, 1! déclare: “Je m'engage iriger les progrès de cette im-se entreprise.” )n croirait entendre encore le Bennett de 1930 s’engageant à 1er le chômage et à vaincre la a politique de M.Bennett est me un feu d’allumettes (Eddy autres) : cela jette, un instant, coup d’éclat, mais s’éteint vite, oyons un peu la ridicule postu-BSle ce grand discoureur.entant bien que l’on 11e croira à la puissance magique de son «veau talisman, après le pitoy-ffi échec de ses promesses d’hier, (Bennett cherche à s’excuser en nt: “Il fallait, avant de réfor-le régime économique, restau-la situation qui existait dans no ays quand j’ai pris le pouvoir.” a misérable excuse ! M.Ben-croit-il vraiment faire avaler je couleuvre aux électeurs ?dais la restauration du Canada, st-elle ?La situation générale otre pays est-elle meilleure en qu’en 1930 ?Allons donc ! jl.Bennett prouve lui-même jontraire par un aveu qui lui a ppé au cours du déluge de mots t i! a inondé le Canada par la o.Dans son premier discours, effet, il admet ce qui suit: iyez le fardeau de votre dette n’a pas diminué.Considérez :at de pauvreté d’un grand nom-de nos gens : il existe récitent.Songez au problème de nos mins de fer: la solution, je is, devra précéder le retour à la spérité- Nos impôts sont éle-• Notre revenu national n’est ce qu'il devrait être”, ais alors, M.Bennett, qu’avez-tait depuis cinq ans pour amé-r le sort de vos “chers élcc-,s” ¦ Où est-elle la restauration vous prétendez avoir accomplie ni, subito-presto, vous inspire f(.'formes que vous promettez à concitoyens dont vous craignez Jgement ?ux admissions de M.Bennett, reconnaît notre pénible situa-actuelle, après sies cinq ans ministration, il faut ajouter la comparaison entre 1935 et léinontre que notre commerce estique et étranger a considéraient faibli ; que tiotre classe coje à qui il avait promis la hérité, est plus mal à l’aise que pls I que les industries prodtii moins; que les permis de cons-c ont diminué de cent millions; le pourcentage de chômage s’est j’u de 10.8 à 16.2., et ainsi de ; dans toutes les branches de ivité économique du Canada, iiicore un coup, M.Bennett, où Ile la restauration dont vous v antez et dont vous voulez fai -la base de vos ré formes-fantô- i11 surplus, il y aurait beaucoup jhre sur les mesures qu’an-le premier ministre.Nous jattencions, ces fameuses lois.V analyse démontrera sans dou-P! leur insignifiance ou leur incf- rite.|a lutte de M.Bennett au capila-"e nous dit rien qui vaille.P1, 'a un cri de guerre non une faction chez lui, »e chef tory, qui s’est complu .Ul,e dictature ronronnante, ?us cinq ans, s’est soudain levé comme un prophète inspiré à l'approche des élections.C'est tout d'un coup qu’il s’est aperçu qu’il fallait prêcher une croisade de réformes.Parions que si le peuple ne devait pas aller aux urnes, cette année, M.Bennett ne serait pas dévoré d’un si beau zèle pour des réformes soi-disant impérieuses.Mais, la perspective d’être jugé bientôt par ceux qu’il a trompés en >93°.le pousse à se lancer à corps perdu dans des réformes et des promesses sans frein.Comme il y a cinq ans, il devient extravagant.Dans son élan électoral, il va jusqu'à effacer avec une sorte de fré nésie les traditions et les idées du parti conservateur et il verse dans le radicalisme.Cette évolution est trop prompte et trop accélérée pour inspirer confiance.Nous restons convaincu que nous n’avons devant nous qu’un pitre-politique qui veut, par ses gambades et ses promesses mirifiques, faire oublier ses simagrées de 1930 ei la cynique désinvolture qui les a suivies.JHP CHATEAUGUAY INSTRUCTION PUBLIQUE Du d entier rapport du surintendant de Instruction publique de lu province de Québec, nous détachait ; le passage suivant touchant le salaire des instituteurs: SALAIRE DES INSTITUTEURS La baisse du salaire, plus particulièrement celui des institutrices des écoles rurales, 11’est pas encore enrayée.Cette disposition des nm-ricipalités à diminuer, encoie diminuer, toujours diminuer est inex plicable, déplorable, lourde de gra ves conséquences.Démarches, interventions, appels, bref aucun moyen n'a été efficace, aucune réaction ne s'est encore manifestée.Au contraire, en certaines régions, le mal s’est aggravé.La moyenne des traitements, en 1933-34.sera certainement plus basse.Situation humiliante, angoissante à laquelle i! faut rémédier le plus tôt possible.11 y aurait bien la fixation d’un salaire minimum, mais ce serait là line mesure coercitive ; impossible J y songer en ce moment- Reste encore le changement dans le mode de distribution des octrois accordés aux municipalités scolaires, procédé de persuasion moins violent, mais plus insinuant.Un grand nombre, entre autre les inspecteurs d’écoles, y croient et me prient d’en faire recommander l'essai immédiatement.Constatant que le mode suivi jusqu’à ce jour n’atteignait point son but — le paiement de salaires raisonnables, convenables — et que partant certaines modifications étaient nécessaires, même urgentes, nous en avons hum blement suggérées l’an dernier ; toutefois, elles 11’ont pas été agréées.Nous n’avons pas abandonné la partie, mais continué l'étude de cet intéressant problème et ayant trouve une autre solution unanimement acceptée, nous vous la soumettons avec un meilleur espoir.^ Les subventions régulières distribuées par mon Département sont les suivantes: Fonds des écoles publiques .Fonds des écoles rurales .Allocations aux municipalités payant un minimum de $225.00 Allocations aux municipalités payant un minimum de $250.00 Allocations aux municipalités payant un minimum de $275.00 Allocations aux municipalités payant un minimum de $325.00 $275,000.00 125,000.00 25,000.00 ôo.ooo.œ 30,000,00 1(3,000.00 Total.$625,000.00 Le montant ne serait pas.diminué, mais désormais dsitribue comme suit : a) Un montant de $2(X3.(«w» partagé entre toutes les municipalités scolaires, d’après le nombre d’enfants inscrits aux écoles, sans tenir compte du salaire paye au personnel enseignant, b) Un montant de $150,000.00 partagé entre toutes les municipali- Châteauguay, vocable de sonorité bien française, est assurément pour nous.Canadiens, un beau nom, très riche de sens, à cause de tout ce qu il rappelle du passé de notre pays.Châteauguay, c'est encore au-jourd hui, bien .que sa physionomie soit un peu changée depuis une trentaine d’années, l’une de 110s bonnes paroisses rurales de la province de Québec.Llle est située, dans le comté du même nom, sui la rive sud du Saint-Laurent et sur les bords du lac Saint-Louis, à vingt milles environ en haut de Montréal.Elle mesure en étendue deux lieues de large par trois de profondeur dans les terres.Sa population stable ne déliasse guère les dix-huit cents âmes.Son coquet village se prolonge, à mi-chemin entre Saint-Lambert et Valley field, sur les deux rives, découpées en zigzags, de la pittoresque et poétique petite rivière qui porte aussi le nom de Châteauguay.Il a beaucoup gardé, ce village, de son cachet ancien, tout en ne refusant pas de s’assurer les avantages des progrès de nos temps.Le beau pont à superstructure d'acier, récemment construit, qui relie entre elles, pardessus la rivière, les deux parties du village, se trouve juste en face de la vieille église en pierre, dont la façade toute en largeur est flanquée de deux tours carrées, que surmontent les flèches à reflet d'argent avec leurs croix et leurs coqs, et qui date, elle, de 1775.Le contraste est significatif, que marque cette quasi justaposition du moderne à l’antique.Et cfcla vraiment donne déjà à réfléchir.La rivière même, ainsi dite de Châteauguay, autrefois la rivière du Loup, se distingue par sa joliesse et sa grâce.Ses nombreux tournants ou ses capricieux méandres, comme aussi la variété des paysages accidentés qu’elle baigne ou arrose, la mettent, cette rivière, superbement en relief et en font l’une des plus intéressantes à voir de notre vieux Québec.L’on sait qu’elle prend sa source quelque part dans le comté de Franklin.Etat de New-York, aux Etats-Unis, et que, a près un parcours de plus de soixante-dix milles, dont une trentaine en territoire canadien, elle vient se jeter dans notre grand fleuve, après avoir longé les deux côtés de l’île Saint-Bernard, un peu au-dessus delà réserve indienne de Caughnawa-a, au sault Saint-Louis.La seigneurie de Châteauguay, d'où la paroisse et la rivière tirent leur nom.fut concédée, en 1673, >ar M.de Frontenac, à Charles LcMoyne, déjà seigneur de Lon-gueuil, le chef de l’illustre famille qui est l’une des gloires de notre histoire.Si l’on en croit le stilpi-ien Paillon, l’un des premiers historiens de Montréal, M.de Lon-ueuil aurait ainsi dénommé Châteauguay sa nouvelle seigneurie, en souvenir d’une commune de France de ce nom, sise dans le département riu Puv-dc-Dômc, sa région natale.Mais, d’après Daniel, l’historien des grandes familles du Canada, lui ussi sulpicien, l'origine du nom an Canada serait toute autre: M.de Longueuil ayant construit à l’en-ée de sa seigneurie, dans l’île Saint-Bernard, un magasin fortifié appelé le Chastcau et le fermier ou chargé d'affaires de ce magasin tés scolaires — à l’exception des cités et villes — payant un traitement moyen de $200.00, pourvu qu'il n’y ait aucun salaire inféricui à $ 150.00 : c) Un montant de $150,000.00 partagé entre toutes les municipalités scolaires — à l’exclusion des cites et villes — payant un traitement moyen de $250.00, pourvu qu’il n’y ait aucun salaire inférieur à $200.00 ; d) Un montant de $65,000.00 partagé entre toutes les municipalités scolaires — à l’exclusion des cités et villes — payant un traitement moyen de- $275.00, pourvu uq'il n’y ait aucun salaire inféricui à $250.00; e) Un montant de $35,000.00 partagé entre toutes les municipalités scolaires payant 1111 traitement moyen de $300.00, pourvu qu’il n'y ait aucun salaire inférieur à $275.00; f) Un montant de $25,000.00 partagé entre toutes les municipalités scolaires payant un traitement moyen de $325.00, pourvu qu’il lirait aucun salaire inférieur à $300.00.• Ce mode que nous offrons et préconisons serait, il nous semble, une appréciation de la conduite tenue par les municipalités scolaires qui accordent une juste rémunération et un .stimulant pour les autres à les suivre dans celte voie.s’étant trouvé être un nommé Gué ou Gay, le nom de ce Chastcau de Guy.sous lequel l’endroit est désigné dans les actes publics de l'époque, se serait dans la suite popularisé, et, modifié ou changé en celui de Châteauguay, il aurait été définitivement attribué à la seigneurie et bientôt à la paroisse naissante.Quoi qu’il en soit, il est certain que deux des fils du seigneur Char les LeMoync de Longueuil (1625 1685) — qui fut le père de quatorze enfants — Louis (1673-1694) le dixième, et Antoine (1683-1747y le quatorzième, ont successivement porté le titre de sieur de Château guay, et que tous les deux, comme leurs huit autres frères, dont d’I berville.ils se sont hautement dis tingués par leurs exploits guerriers.C’est là pour Châteauguay, devant l’histoire, comme une première consécration.Un siècle et demi plus tard, c’est aux bords de la rivière de Châteauguay, à vingt mil 'tes du village, sur la route qui mè ne à Howick, à Allan’s Corner, que, en octobre 1813.le colonel de Sala-berry et ses trois cents voltigeur: remportèrent, sur les sept mille h o m m e s du général américain Hampton, cette fameuse victoire de Châteauguay qu'on a souvent comparée à celle de Léonidas de Sparte aux Thermopyles.Enfin, troisième consécration historique mar quante, c'est du village de Châteauguay que partirent, en novembre 1838, les courageux mais téméraires “patriotes”,’ adversaires des “bureaucrates”, qui prétendaient, pour mieux se battre, aller s’emparer des armes des sauvages du sault Saint Louis: expédition malheureuse autant qu'héroïque peut-être, qui è-choua et que, un mois après, les deux chefs Cardinal et Duquette payèrent de leur vie en montant sut l’échafaud de la prison de Montréal.Longtemps, par la suite, revenu au calme et à la tranquillité, l’historique village avait entretenu des habitudes paisibles et sa campagne-tout comme lui.Les braves “habitants” cultivaient leurs champs à l’ancienne et allaient vendre leurs produits au marché de Montréal.Les villageois faisaient leurs mo destes commerces ou mangeaient leurs rentes, avec, au milieu d’eux, quelques hommes de profession, qui donnaient le ton et rendaient service à tous, sous la direction paternelle de M.le curé.D’une façon générale, c’était la bonne vie delà paroisse agricole que l’on menait par les “rangs” et dont le village lui-même respirait la douce simplicité.Les vieux jouaient aux dames au pas des portes, quand ils 11’al-laient pas à la pêche aux bords de la rivière ou sur le beau lac Saint-Louis.Les jeunes s’amusaient honnêtement, en famille, avec, par çi par là, quelques petites danses en dépit des objurgations de M.le curé.Il y avait aussi quelques “sau-teux de cages”, fort habiles, qui conduisaient les radeaux de bois à arge dimension à travers les rapides de Lachine, tâche hardie et périlleuse qu’aucun d’entre eux n’entreprenait jamais sans se signer d’un grand signe de croix.Belle vie de nos campagnes et de nos villages, que, comme tant d’autres belles choses, on admire peut-être surtout de loin ou quand on la voit en passant, mais qui n’en est pas moins saine et pleine de charmes.A Châteauguay, soir et matin, passait un bateau à vapeur, le Beatiharnois, par lequel "on pouvait voyager jusqu’à Montréal, mais qui ne troublait pas les gens pour la plupart sédentaires.C’était, tout cela, il y a trente ou trente-cinq ans.Puis, le progrès est venu, avec le chemin de fer, son réseau et ses convois faciles.Le télégraphe, le téléphone, l’auto, la radio ont suivi, en attendant l’avion.L’èrc des résidences d’été pour les citadins fatigués de la grande ville est nce et s’est développée.Châteauguay a beaucoup changé d'aspect et un peu aussi dans scs coutumes.Ses endroits de villégiature, Chàtcauguay-Bassin et Bellevue entre autres, si justement appréciés et recherchés, ont donné, semble-t-il, plus de vie et une toute autre activité aux gens et même aux choses.Faut-il le déplorer ou faut-il s’en réjouir ?Soyons de notre temps et, si vous le voulez, ne regrettons rien.Mais, à tout le moins, souvenons-nous du passé, pour nous imprégner de l'es* prit et des fortes vertus de nos anciens.C’est encore le meilleur moyen de corriger ou de bonifier ce que notre trépidation moderne a peut-être d’excessif ou de trop peu mesuré.Précisément, en cette année de grâce 1935, Châteauguay entend et LA SESSION DE QUEBEC UNE RIPOSTE DE M.TASCHEREAU Le débat sur le discours du trône a fourni au chef de l'opposition, M.Maurice Duplessis, l’occasion d’attaquer le premier ministre et sa po litique.11 ne se'n est pas privé c il a fait au gouvernement mille et un reproches.L’honorable M.Taschereau lui ;i répondu avec vigueur.Nous ne pouvons reproduire ic toutes les critiques du M.Duplessi et tous les arguments apportés pa: le premier ministre en réplique.Si gnalons, cependant, la riposte sui vante de M.Taschereau au repro che que lui avait fait le chef de l’opposition d’être le protecteur des trusts : Le Fédérisme au secours des chômeurs “M.Duplessis a dit que je sui.-un ami des trusts, que je suis directeur de compagnies, que je protège les magasins en série.Qu'il me dise donc ce que j'ai fait pour aidei les trusts.Si je disais que lui-mé me, l’an dernier, lorsque nous voulions taxer la M.L.H.and Power, a dit non.“Trustard”, déclare M.Taschereau, en regardant M.Duplessis avec un ironique sourire.“Lorsque nous avons adopté ta loi des accidents du travail, maigre les patrons et les trusts, comme du mon honorable ami, croit-il qu’on n’est pas venu nous trouver poui nous demander de rendre le fardeau plus léger ?Quand le minis tre du Travail a passé la loi du contrat collectif du travail, avec extension juridique, croit-il que c’était pour aider les trusts ?Lorsqu’il a dit aux employeurs: Vous paierez des salaires raisonnables ou vous serez mis à l’amende, croit-il que c’était pour se bien faire voir des trusts ?Quand nous avons passé une législation se rapportant au sa laire minimum des femmes, croit-il que les trusts ont courbé la tête r Quand nous avons (lit à ceux qui exploitent nos forêts de payer aux bûcherons un salaire raisonnable, croit-il que ceci a été accepté de-bon coeur ?Croit-il que lorsque le ministère des Terres et Forêts fait payer des droits de coupe plus élevés aux compagnies, cela fasse plaisir à ceux que mon honorable ami appelle les trusts ?Lorsque nous avons exempté jusqu’à concurrence de $25,000 les petites gens, des droits de successions, croit-il que les trusts ont courbé la tête ?Quand nous avons construit des barrages et que nous avons dit aux compagnies : vous paierez l’intérêt et le tonds d’amortissement sur le capital investi, et le barrage demeurera propriété exclusive de la province de Québec, croit-il que nous avons courbé la tête devant les trusts ?” LE PRESIDENT DE LA CHAMBRE DES COMMUNES DEMISSIONNE L’honorable Georges Black, président de la Chambre des députés, a donné sa démission, pour cause de mauvaise santé ! 11 faudra donc élire son successeur dès l’ouverture de la session.veut se souvenir.On se prépare à y célébrer un deuxième centenaire : celui de la construction au Bassin, en 1735, de la premièrel chapelle ou église paroissiale, laquelle coïncide d’ailleurs avec l’ouverture, en janvier 1736, et la tenue, jusqu’à date ininterrompue, des registres paroissiaux.Sans doute, une “mission” était établie à Châteauguay, qui avait sa chapelle au manoir seigneurial de l’ile Saint-Bernard, bien auparavant, en fait dès 1683, et, d’autre part, l’église actuelle n’a été construite qu’en 1775-1779 et la paroisse canonique n’a été érigée que beaucoup plus tard, en 1845.Mais, il y a exactement deux cents ans que le premier temple paroissial a été bâti et que, tout de suite après, l’organisation régulière de l’établissement religieux s'est constituée par l’ouverture des registres officiels.C’est là, évidemment, un anniversaire considérable et des plus marquants.11 convenait de le célébrer par de belles fêtes, voire par de très belles fêtes.Et c’est ce que les gens de heâteauguay, le curé et les principaux citoyens en tète, ont décidé de faire au cours de l’été 1935.L’abbk Eue-J.Auclair, de la Société Royale du Canada.Dans une précédente chronique j'ai dit que l'augmentation du nombre des chômeurs ne saurait être un remède au chômage.J’ajoute que l’entretien des chômeurs ne guérira pas non plus le chômage.A première vue il y a peut-être là une contradiction avec la proposition d’augmenter l'allocation des chômeurs à l'aide des bons Archet, augmentation allant de 20 à 30 p.100.Ce serait une conclusion superficielle, car j'ai expliqué que l'augmentation de l'indemnité de chu mage aurait pour effet d'ajouter à la capacité d'achat des sans-travail et provoquerait immanquablement la reprise graduelle des échange.-, par l’élévation de la consommation Théoriquement, le chômage en arriverait à se dévorer lui-même.Si vous ajoutez à cette combinaison un excédent de 20 p.nx> aux salaires des employés munici paux, vous obtenez tout de suite u ne masse de manoeuvre, pour parler en langage militaire, qui contient les plus belles espérances, non pas pour vaincre la crise complètement, qui est universel!':, mais pour l’arrêter, dans la ville de Saint-Jérôme et même pour la faire reculer.Cent mille piastres en bons Ar-licer qui circuleraient demain entre les commerçants de Saint-Jérôme détermineraient un mouvement l'affaires qui donnerait de l’emploi à un nombre appréciable de jeunes gens dont l’activité ne demande qu'à s’exercer et qui su morfondent dans l’oisiveté.Cela vaudrait infiniment mieux que d’attendre que la crise se retire d’elle-même, confiance superstitieuse que rien ne justifie.Il y a bien des causes à la crise, mais la principale, celle qui les résume toutes et qui est commune à tous les pays, c’est l’arrêt du crédit et l’absence d'argent en circulation.Sans doute, cette cause est elle-même un effet d’autres conditions dont ce n’est pas le moment que j'entretienne le lecteur.11 est une chose certaine, c’est que la monnaie a été inventée pour faciliter l’échange des valeurs, des produits du travail pour satisfaire a consommation.Or, aujourd’hui, la consommation n’est pas satisfaite, non qu’il manque des bouches à nourrir, des membres à protégci contre le froid, des malheureux cherchant asile; non encore que les entrepots soient vides, que les champs refusent de produire, que les fléaux dévastateurs aient créé la disette sur toute la surface du globe, que les moyens de transports oient insuffisants.Rien de tout cela.Au contraire, l’zkbondance nous offre ses trésors et renouvelk-pour des millions d’affamés le cruel supplice de Tantale, en leur refusant le moyen de se servir: l’argent, sans quoi rien 11e bouge.11 n’v a pas assez d’argent pour les besoins à satisfaire; il n’y a pas issez d’argent pour mettre en mouvement les produits accumulés on susceptibles d’être créés.Le bon fédériste supplée à ce manque d’argent dans une mesure importante.Son emploi se prête à toute sorte de combinaisons.J’ai déjà indiqué comment un grand magasin de nouveautés, comme la maison Dupuis frères de Montréal, pourrait l’utiliser pour augmenter scs ventes.Je prendrai aujourd’hui un homme de profession libérale, un dentiste, par exemple.Je lui propose de donner à titre de publicité, à ses clients, une prime de 20 p.100 en bons Archer, qui ne lui coûteront rien pour une experience.Il donnera 10 europas pour une dépense de 50 piastres et il acceptera de les reprendre jusqu'à concurrence de 10 p.100 pour une deuxième opération soit avec le même client, soit avec un nouveau ,qui lui aura été envoyé avec 5 bons, acceptés pour $5.Cela lui assure Ta fidélité de sa clientèle et l’augmente meme, et ne fait qu'en-viron 7 p.100 de prime, puisque pour trois opérations de $50 il abandonne seulement 10 piastres.Il peut débuter avec to p.100, au lieu de 20, mais les résultats seront moins rapides.Si, maintenant, d’autres fédérés, professionnels et commerçants, utilisent comme lui les certificats z\r-chcr, on voit toutes les possibilité» du système.Ils auront l’avantage de décupler leur clientèle quand ils écouleront leurs europas chez leurs fourni scurs : médecins, pharmaciens, bouchers, épiciers, garagistes, etc.Ils achèteront meilleur marché et îc-ront plus d’affaires.Il y a là pout tous l’origine d’une prospérité inespérée dans les conditions actuelles.J’entends l’objection du dentiste; il dira : “C'est parlait ixntr mol ; mais si tous les dentistes de Saint-Jérôme se mettent à accepter le billet fédériste ?” Et après ?En attendant ce développement inouï il aura bénéficié du système.Et lorsque tout le commerce et toutes les industries locales de S -Jérômc seront fédérés, la vie y deviendra moins chère, le travail y sera en plein essor.De tous côte-on se dirigera vers la bienheureuse cité jxnir y vivre plus à l’aise.Les paiements eu monnaie légale seulement n’interviendront que pou.permettre les réapprovisionnements hors de Saint-Jérôme, ainsi qu’il est nécessaire à une nation de couvrir le montant de ses importations.A l’intérieur on aura de moins en moins besoin d’argent officiel poulies transactions, et cela tombe bien puisqu’il est rare.Vous remarquerez que ce moyen d’augmenter l’instrument d'échange en circulation n'a aucun effet in-flationnaire sur la monnaie légale.C’est bien ce qu’il y a de plus inattendu et de plus curieux.Four des particuliers, faire de l'inflation sans en faire, dans ie cadre des lois, c’est un truc auquel personne n'avait encore pensé.Il y a là un trait de génie que nous devons à Joseph Archer, ingénieur, avocat, inventeur, grand propriétaire qui, après avoir fait la guerre aux Allemands, l’a déclarée à la dépression et à la misère des pauvres.FEDBRlSTli MELI-MELO LES FINANCES PROVINCIALES L’honorable R.-i-.Stockwell, trésorier de la province, est très satisfait de l'empressement manifesté par le syndicat formé de la Banque le Montréal et de la Banque Canadienne Nationale qui s’est porté acquéreur de l'émission de $13,700, 000 d’obligations provinciales récemment mise sur le marché et qui est offerte au public en coupures de $500 et de $i,0oo.L’émission a promptement trouvé preneur à 100.78, portant intérêt de 2j/2% à cinq ans, et M.Stockwell déclare que ceci constitue un beau témoignage à la trésorerie provinciale qui s’efforce de maintenir le crédit du Québec à son meil-/eur.M.Stockwell corrobore ici le premier ministre Taschereau qui affirmait lui-même, jeudi dernier, à la Chambre, en réponse aux critiques injustes du chef de l'opposition, que le crédit de la province de Québec reste, en dépit de tout, meilleur que celui des autres provinces et que les obligations du gouvernement de Québec valent plus que celles du Dominion.Ce que prouve M.Taschereau en précisant.que "les obligations 4)^ de la province, en janvier 1934, se vendaient 97, en mars 99, en mai 103, en juillet 104, en septembre 105, et en décembre 109J/R En un an, elles ont donc augmenté en valeur de dix points.Pendant cette même année, les obligations 4/ du Dominion n’ont monté que de deux points.” Contre ces faits et chiffres véridiques, il n’est pas de critiques de M.Duplessis qui tiennent : la vérité triomphe.LA SARRE RETOURNE A L'ALLEMAGNE Le plebiscite sarrois a été favorable à l’Allemagne.Ce résultat était prévu.La grande majorité de la population de la Sarre étant allemande, elle s’est prononcée en faveur de l’Allemagne et s’est décidée à subir le régime de Hitler.Cette question étant réglée, on espère qu'une entente sera rendue plus facile entre la France et l’Allemagne.PENSEES Notre bonheur ne doit pas dépendre de notre situation ni des circonstances; le bonheur dépend de nous: l’Evangile le proclame et l’expérience journalière le prouve.Le secret de la félicité sur terre, c’est l'amour, la charité, qui ne s’offense de rien, qui supporte tout, pardonne et se réconcilie.— P.Ueforlry Il y a des gens tellement menteurs qu’ils parviennent à se tromper euç-mêmes.— P.Monsabrê. il 1 CHRONIQUE Chinoiseries Les usages cérémonieux occupent une grande place dons la fie des Chinois.Tout doit être conforme aux rites anciens.Ainsi il est d'usage en Chine qui l'on se fasse les invitations les plus (cessantes, mais à la condition, bien entendu, qu'on les refusera: les accepter serait la preuve d’une mauvaise éducation.Ou rapporte ce fait d’un Chinois qui, après une cérémonie, s’était posté au milieu de la salle de réception et criait à tue-tête: — Que personne ne quitte les lieux ! Aujourd'hui, j’invite tout le inonde à manger le rie dans ma maison Cuis il courait vers les uns et les autres pour les presser de rester, mais chacun alléguait une raison et partait aussitôt.Il en paraissait désolé, lorsqu’il avisa un de ses cousins qui se dirigeait vers la porte de sortie.Se précipitant vers celui-ci, il dit d’un ton engageant: — Comment, mon cousin, toi aussi, tu pars ?Tu ne peux me refuser d’accepter mon invitation ; c’est jour de fête, j'insiste et je te prie de rester.— Non, ne me retiens pas, je veux retourner dans ma famille à l’instant, répond le cousin.Le Chinois insiste, et saisissant son parent par le pan de sa robe, (à cette époque, il faut croire les Chinois n’étaient pas encore vêtus à l’européenne !) il tte veut le laisser partir qu après avoir bu avec lui quelques verres de bon vin.—- Je renierais mes ancêtres si mon cousin s’en allait de ma demeure sans prendre quelque chose.Le cousin accepta finalement.L’hôte commanda à haute voix de faire chauffer le vin et de préparer deux oeufs.On alluma une pipe, on causa avec entrain; mais, le vin ne fut pas servi.Las d’attendre, le cousin pressé s'enquit auprès de son hôte si on allait bientôt servir le vin.Mais, celui-ci, d’un air étonné, lui répondit; — Tu sais bien que je ne bois jamais de vin.En vérité, je voudrais bien savoir de quel pays barbare tu viens.Comment, je te fais la politesse de t'inviter, et toi, tu n'as pas la politesse de refuser ! Le cousin piteux et décontenance de s'excuser, tout confus d'avoir manqué d'usage.Et de son côté, l'hôte qui n’en revient pas d’avoir vu quelqu'un accepter son invitation, s'exclame: — Mais sais-tu qu'une chose semblable ne se fait jamais.Sans cela où en serait-on ?Cette chinoiserie, asses cocasse, amusera les uns et fera songer les autres.En effet, combien les coutumes des ces civilisés Orientaux diffèrent des nôtres ! Les moeurs des Occidentaux stylés et polisses ‘ H sont pas moins conventionnelles que les leurs: clics sont seulement, un tant soit peu plus arbitraire.et c'est tout ! MARYSE Janvier 1935.LES BONNES RECETTES faisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que la mauvaise.Purée de pois.— 2 tasses de pois cassés, 2 pintes d’eau, 2 oignons ronds, ]/2 tasse de crème douce, 1 livre de lard salé, ou 2 c.à soupe de beurre et 2 c.à soupe de saindoux.Faire tremper les pois à l’eau salée pendant toute une nuit ; les cuire à l'eau froide, avec le lard et les oignons ; enlever le lard et les oignons quand ils sont cuits ; mettre les pois en purée en les passant à ta passoire; ajouter la crème à cette purée.Bien faire chauffer avant de servir.Si l’on emploie du beurre et du saindoux, couper les oignons très fin, les faire revenir dans le beurre et le saindoux sans roussir, et ajouter ensemble à la purée.Oeufs farcis chauds.— Oeufs cuits durs, fines herbes, sardines ou viande hachée, mie de pain, lait, sel et poivre, jaunes d'oeufs crus, sauce béchamelle.Couper les oeufs en deux et enlever les jaunes; faire une farce avec les jaunes d’oeufs cuits, les fines herbes, la sardine ou la viande, la mie de pain trempée dans le lait.Piler la farce, l’assaisonner, la lier avec les jaunes d’oeufs crus, et en remplir les blancs ; disposer dans un plat beurré allant au four, couvrir avec la sauce et faire prendre couleur au four.Salade et fromage.— Complétez vos menus par des salades riches en vitamines et ravigotantes et par des fromages qui stimulent la digestion.En automne, tous les fromages fermentés ou cuits sont délicieux.Il existe des centaines de variétés de fromage tous plus nourrissants ei plus savoureux les uns que les autres.La salade est ravigotante et bonne pour la santé, elle peut figurer comme second plat au menu végétarien du soir recommandé à bien des personnes.Lin bon potage, un plat de légumes consistant comme chou rouge à l’étuvée, pommes de terre en ragoût, céleri-rave au gratin, une salade de saison et un dessert ou entremets, composent un excellent repas de régime.Préparez la sauce de la salade dans le fond du saladier avant d’y déposer la salade ou mieux encore dans un petit bol où vous pouvez la battre commodément avec la fourchette à salade.Mettez d’abord dans le récipient autant de petites pelles à sel que vous avez de convives, trois prises de poivre et une cuillerée de bon vinaigre de vin.Battez bien afin de faire fond—¦ ’L.cf.[ ej quand l’amalgame est parfait, versez peu à peu trois cuillerées d’huile en remuant.Répandez ce mélange sur la salade parfaitement égouttée non seulement dans le panier à salade, mais encore dans un torchon propre et retoumez-la u moment de la manger pendant trois minutes.Poireaux au cary.— Epluchez line botte de poireaux, bien les laver, les couper jusqu’à la naissance des parties vertes que vous reservez et qui vous serviront à faire un potage; faites des bottillons avec les blancs comme des asperges, cuisez à l’eau salée une demi-heure, égour-tez-les avec précaution sur un linge, rangez dans un légumier, nappez de la sauce suivante : hachez un oignon finement, faites revenir doucement au beurre, additionnez d’un peu de poudre de cary, faites une béchamelle un peu claire, mêlez-lui l’oignon et un peu de beurre et un peu de jus de citron.Pudding pain et pommes.— 6 tranches de pain croûte et mie, que l'on fait tremper dans un bol de lait bouillant sucré de 8 morceaux de sucre et vanillé.Laisser bien gonfler, [mis les écraser en pâte fine.Ajouter un morceau de beurre gros comme une belle noix, faire d’autre part une compote avec 3 grosses pommes; celle-ci étant jiassée, la mélanger avec la panade et faire cuire au four dans un moule caramélisé.Démouler froid.CONSEILS PRATIQUES Une infusion cosmétique.— Les remèdes simples sont les plus efficaces en matière de beauté; poui obtenir une infusion cosmétique excellente, faites infuser du raifort dans du lait et lavez-vous chaque soir avec cette simple composition dont vous serez enchantée.Par] unies votre linge économiquement.— Faites bouillir, avec le linge que tous avez mis en lessive, un chapelet de racine d'iris.Le linge conservera longtemps ce parfum et vous pourrez vous servir à plusieurs reprises de la même racine.C’est ainsi qu on fait à la campagne.CONSEILS DE BEAUTE Pour les soins de toilette.— Mé 1er, à parties égales, de la glycérine et de I eau de Cologne; mettre ce liquide dans un flacon à bouchon compte-gouttes.Chaque fois qu’on se lave les mains, se les frotter avec quelques gouttes de ce mélange : on évitera, de la sorte, d’avoir la peau sèche.Les duvets superflus.— La pousse des duvets superflus des femmes.Pourtant, si l’on n’a pas recours aux moyens modernes de destruction, il faut s’arranger pour vivre avec son ennemi.( ^ans les débuts, lorsque le duvet n’est pas épais, il est préférable de ne pas l’arracher ni le détruire, car cela le fait pousser par la suite plus épais.On peut le décolorer au moyen d applications d'eau oxygé- née.Si le duvet est trop épais, le meilleur moyen consiste dans l'emploi de pâtes épilatoires de bonne qualité.Si les poils sont peu abondants, mais assez gros, il faut les épiler au moyen d’une petite pince, et adoucir la peau par des applications de vaseline, de eoldeream et poudrer avec du talc.LA FRATERNITE SACERDOTALE NOUVEAU DEPART DE LA POINTE-DU-LAC POUR ROME Il y a quatre mois à peine, sept aspirants à la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale quittaient le cénacle Sainte-Thérèse de l’Enfant Jésus à la Pointe-du-Lac, pour se diriger vers le noviciat de Rome.Sept autres viennent d’imiter leur exemple avec la même générosité, au milieu des mêmes émouvantes cérémonies: dernière visite à Jé-sus-1 lostie, dernière prière et dernier chant à l’Oratoire de la Sainte Vierge, “Astre béni du marin’’, dernière accolade fraternelle et échange ému des voeux au pied de la statue de la Patronne du Cénacle, Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, le tout scellé par la paternelle bénédiction du supérieur général et fondateur, le très révérend Père Prévost qui, pour la première fois, depuis trente-trois ans, passe l’hiver au milieu de ses enfants du Canada part Ce départ porte un cachet tout irticulier, par le fait de l’âge a- vance de l’un des futurs novices qui, a 76 ans, s’en va joyeux se consacrer à une vie toute d’adoration au pied du très Saint Sacrement et de dévouement au service des [metres; ce qui est le double but de la vie contemplative et active de la congrégation de la Fraternité Sacerdotale.il s'agit du vénérable chanoine Lamothe, ancien curé des Trois-Rivières, depuis 26 ans, chapelain des révérendes Soeurs du Précieux-Sang, et directeur spirituel renommé.Depuis plusieurs années déjà, M.le chanoine Lamothe songeait à se joindre à la Fraternité Sacerdotale, ami intime qu’il était du fondateur; mais une autre amitié et une autre mission le retenaient auprès de son excellence Monseigneur F.-X.Cloutier.La mort du vénérable évêque des Trois-Rivières lui rendit sa liberté, et il mit aussitôt son projet à exécution, avec une générosité admirable.Par sa vertu, son zèle et son expérience, il est en mesure de rendre bien des services à ses frères dans le sacerdoce, le champ d’action qui s’offre à lui dans la congrégation de la Fraternité Sacerdotale étant des plus étendu.Ses compagnons de voyage sont trois scholastiques qui, après leur noviciat, feront leurs études de phi -losophie et de théologie, — dans 1 un des deux scholastica'.s de la congrégation, soit à Rome, soit en 1 rance ; les Frères Cuillièrier, de Valley field, .Mathieu, de Quebec, et Laniei, de Sain te-Ôene vit ve de Montréal; et trois frères corners ; Frère Jean [Desjardins,», de Shawi-mgan.Frère Louis (Bouille;, du Cap de la Madeleine, et Frère Alcide ( Laprisej, de Saint-Maurice.En quittant la Pointe-du-Lac, tous, accompagnés des révérends Prévost et Bélair, se rendirent à Montréal où ils furent les hôtes des MM.de Saint-Sulpice, au séminaire de philosophie; puis ils partirent pour Halifax le soir même, afin de s’embarquer le 6, sur l’Antonio, delà ligne Cunard, en route pour le Havre, — (Communiqué) COMMISSION CANADIENNE DE LA RADIODIFFUSION DEBATS IX T E R U XIV E R SI TA 1RES Les débats interuniversitaires organisés sous les auspices de Radio-Canada commenceront le dimanche, 20 janvier.Le premier débat, qui mettra en présence les étudiants de Montréal et ceux de Québec, portera sur le sujet suivant: "L’éducation militaire forme-t-elle mieux la jeunesse que l’éducation sportive”.Messieurs Jacques Vadeboncoeur ci Raymond Eudes, de l’Université de Montréal, soutiendront l’affirmative ei MM.Rosario Bélisle et Jean-Charles Bhérer, de l’Université Laval la négative.Comme on le sait, ce sont des é-ludiants de Laval, Messieurs Roland Bergeron et Hughes Lapointe qui, l’année dernière, ont remporté la palme, il s’en suit que la reprise de ces débats crée une grande animation chez nos étudiants.Les radiophiles s’y intéressent particulièrement, à en juger par les demandes de renseignements que l’on reçoit aux stations de T.S.F', de Radio-Canada.Ces débats auront lieu le dimanche soir, de huit heures à huit heures et demie, les 20, 27 janvier et 3 février.Le 2ème débat, celui du 27 janvier, portera sur le sujet suivant; "Le Canada peut-il être une nation tant que subsisteront les gouvernements provinciaux”.I| mettra en présence MM.Jean-Louis Delisle et Joseph Marineau, de l’Université Laval, pour l’affirmative, et MM Jean Terrien et Louis Farley, de l’Université d’Ottawa, pour la négative.Le 3ème débat, celui du 3 février, portera sur le sujet suivant: "Le travail féminin est-il préjudiciable au bien-être social ?” Les orateurs seront, pour l’affirmative, MM Jean-Jacques Tremblay et Roger Bcllefeuille, de l’Université d’Ot • tawa, et MM.Alban Flamand et Paul Leduc, de l’Université de Montréal, pour la négative.Le groupe vainqueur de ces premiers débats se rencontrera le 15 février avec celui des étudiants de-langue anglaise.Le débat final pour le championnat se fera le 22 fé- LE TRAVAIL PROTECTION CONTRE LA DIPHTERIE Si votre enfant n’a pas été immunisé contre la diphtérie, procu-rez-lui sans tarder cette protection.Chaque jour de retard expose la vie de votre enfant.Cette année, la diphtérie semble être d’un genre plus virulent que par les années passées.Le seul enfant qui soit protégé contre la diphtérie, c’est l’enfant qui a été immunisé ou vacciné convenablement.Le nouveau traitement préventif demande seulement que les enfants de six ans ou moins aillent une fois chez le médecin de famille.Si vous faites donner ce traitement, cette semaine-ci, à votre enfant, celui-ci sera à 1 abri de la diphtérie, et vous n’aurez plus à vous inquiéter de cette maladie.A coup sûr, ccttc tranquillité d’esprit et ce sentiment de sécurité valent bien les quelques minutes qu’il faudra maintenant pour protéger votre enfant.Ce n’est que l’an dernier que Ton a fort simplifié les moyens d'immunisation contre la diphtérie.Auparavant, les enfants de tout âge devaient recevoir trois traitements, un par semaine pendant trois semaines.Et ces enfants n’étaient pas protégés avans six mois.Aujourd’hui, une seule injection immunise en six ou huit semaines.Pour les enfants plus âgés, il faut ordinairement deux injections.Plusieurs centaines de mille en fants de New-York et de la banlieue ne sont pas encore protégés contre la diphtérie, en dépit des nombreuses campagnes intensives qui ont été entreprises pour les faire immuniser.Or, les cas de décès se rencontrent surtout parmi ccs enfants.Dans certains cas, c’est le père qui ne veut pas faire immuniser ses enfants, dans d’autres cas, c’est la mère ; parfois, ce sont les deux qui s’opposent.Ces parents prêtent follement l’oreille aux avis de voisins qui “ne croient à aucune sorte d’immunisation”.Tous les médecins expérimentés préconisent l'immunisation contre la diphtérie, parce que c’est là une pratique sure: en quelques années, dans New-York même, elle a réduit les décès par la diphtérie de 750 à moins de 100 par année.Ce seul fait devrait convaincre tout père ou toute mère bien pensants que l’immunisation est nécessaire à chaque enfant.La petite vérole, qui était jadis si commune qu'à peine pouvait-on l’éviter, est complètement disparue de la Cité de New-York, grâce à la vaccination obligatoire.En plusieurs endroits des Etats-Unis où il n y a aucune loi rendant la vaccination obligatoire, la petite vérole est encore commune, si bien que les Etats-Unis continuent à être “un pays de varioleux”.En fait, ce pays, malgré son avancement dans les sciences et ses progrès, est le troisième du monde sur la liste des pays varioleux: les Indes et la Chine occupent les deux premiers rangs.I out bébé devrait être immunisé dès l’âge de neuf mois.Une fois qu’on aura [iris l'habitude de cette immunisation, la diphtérie deviendra une maladie rare.Il importe surtout fie faire immuniser tous les enfants de moins fie six ans, cm c’est parmi eux que la maladie est plus communément fatale.F?n effet, plus fies quatre-vingt-cinquièmes des décès par diphtérie se produisent chez ccs enfants.Pourquoi donc courir un danger inutile ?Fa,-tes immuniser vos enfants dès cette semaine.Allez voir votre médecin de famille, car une seule visite suffit.PENSEES Le travail est aussi nécessaire que la nourriture au maintien de la santé.11 est vrai que l’on peut vivre sans travailler tandis qu on ne peut pas vivre sans manger, mais, entendons-nous, vivre dans le seul sens d'exister n'implique ni la saute ni le bien-être.Pour jouir il une bonne santé physique et mentale, il faut avoir l’opportunité de travailler et d’éprouver ainsi la satisfaction d'avoir accompli sa journée de travail.La tragédie du chômage, quelle qu’en soit la cause et quel que sou le nombre d’individus concernés, voit la plupart de ses conséquences funestes dans le désir inassouvi de travailler qui hante les chômeurs.11 n’y a pas non plus de plus grande punition pour ceux qui sont détenus dans les prisons ou maisons de correction que de les priver de travailler.Dans certains hôpitaux, Ton parle du travail comme agent thérapeutique; cela consiste à confier aux patients une occupation quelconque selon leurs goûts et leurs capacités et la satisfaction qu’ils en éprouvent est reconnue comme une aide puissante dans leur traitement.La santé physique et la santé morale sont intimement liées.L’oisiveté conduit à la perte graduelle de la santé; le travail est un facteur important dans le bien-être de l'individu.Un homme peut mumiurei contre une tâche ardue et un salaire minime mais il n’en jouit pas moins de la vie car ce qui lui fournit l’occasion de murmurer et de se plaindre est aussi ce qui lui procure les plaisirs de la vie.L’011 a souvent observé que les malaises physiques, particulièrement ceux qui concernent le système digestif, se font sentir davantage et sont plus communs dans les temps de difficultés financières ou autres, alors que Ton est porté à s’inquiéter.L’influence du moral sur le physique de même que l’influence du physique sur le moral est reconnue, bien que pas toujours clairement définis.Ces faits doivent donc être considérés dans l'étude des problèmes nombreux que pose le chômage.Leur solution, en effet, 11c dépend pas seulement de facteurs purement économiques; le bien-être de la nation peut être aussi compromis à cause de la répercussion malheureuse du manque de travail sur la santé des individus.Le chômage ne cause pas la maladie mais il affecte la santé des gens qui sont privés de l’avantage de travailler.Cette situation, certes, est grave à tout âge, mais elle affecte encore plus particulièrement la jeunesse : en effet, que deviendront les jeunes gens qui terminent leurs études et qui font leur entrée dans la vie, s'ils ne trouvent rien à faire ?Le fait de rester inactifs affectera leur santé; n’ayant pas l’avantage de travailler ils n’auront pas celui non plus d’acquérir de bonnes habitudes d'activité, celui de devenir indépendants et celui encore plus grand peut-être de la satisfaction que donne l’accomplissement du travail.LE TEMiSCAMINGUE ET LA COLONISATION Une suite de volontés fait un gros résultat.L’habitude d’accomplir le devoir chasse la peur.— Baudelaire Tout le monde se plaint de sa mémoire, mais personne de son jugement.— LoRochefoucautl Bientôt, avec la mise en vigueur du plan provincial de colonisation, les candidats désireux d’aller s’établir sur la terre auront à choisir entre telle ou telle région de colonisation, du moins ceux-là qui ne pourront trouver à se placer dans les cadres de nos vieilles paroisses Voici, sur le Témiscamingue, quelques renseignements qui pourront faciliter le choix aux aspirants-colons: le sol de cette partie de la province est de bonne qualité, argileux et très facile à égoutter; il peut produire d’excellent blé, des pois très appréciés et diverses autres céréales, ainsi que toutes sortes de beaux légumes.Comme il fait partie du bassin de la rivière Ot!a-wa, le Témiscamingue jouit du même climat tempéré que le reste de la région drainée par cet important cours d’eau.La production agricole du dis trict s’écoule, [x?ur la majeure partie, sur le marché local, qui sc coin [xise des villes industrielles, minières et résidentielles de Témiska-ming, Ville-Marie, Kouyn, Noran-da, Haileybury, Timmins, Kirkland Lake, et de quelques autres centre-miniers de moindre importance, dont la imputation globale est d’environ 80,000 âmes.Le nord-ouest wm.w.y, mmjü aâfvu PAR LES LONGS SOIRS D’HIVER Par les longs soirs d’hiver, quand je me trouve seul Plié dans mes regrets ainsi qu’en un linceul, Ou que dans ma maison vide et jadis si pleine, Je vais la lampe en main, ainsi qu'une âme en peine, .1 l'aspect du fauteuil recouvert de vieux cuir Où, tour à tour, je vis les miens dépérir.De l’armoire poudreuse et de la table oisive.Trop ample maintenant pour son dernier convive.Je sens je ne sais quoi d’amer et d’étouffant Qui m’oppresse et me fait pleurer comme un enfant.Epi faible et tremblant qu’oublia la faucille, J'incline à ce repos que goûte ma famille, Mais bientôt, ô mon Dieu, pour calmer mon émoi, Comme un fidèle ami vous descendes vers moi.Aux sons intérieurs de la sainte parole Mon coeur presque mourant renaît et se console, Et secouant l'effroi du désespoir passé Comme un songe pénible au malin efface, Il bénit le rayon dont l'éclat le rassure.Ah, pardonnes, Seigneur, à mon triste murmure, Aux larmes dont parfois mes yeux sont inondés; Je ne mérite pas ce que vous m’accordes; Car vous me taies lieu, sous mon toit solitaire, Et d'épouse, et d’enfant, et de pere, et de mère.Jean REBOUL fern de la province, l’Abitibi et le '1 émta-camingue, produisent; par exemple, quelque 1,800,000 livres de beurre par année; pour sa part, le Témiscamingue en produit 1,3010,000 livres.Le Témiscamingue est bien organisé au point de vue religieux et scolaire.11 compte 17 paroisses, chacune avec curé résident, et 5 missions, qui deviendront sûrement des paroisses organisées dès Tannée prochaine, car la région fonde beaucoup d’espérances sur le Plan Vautrin pour remplir les cadres de ses paroisses embryonnaires.On a une preuve de la solidité du Témiscamingue dans la façon dont il traverse la crise.La misère y est pour ainsi dire inconnue J pas une de ses municipalités n't« écrasée sous le fardeau de dette B*.trop lourdes pour ses forces.àis-i Le publiciste du gouvernant II.1 provincial écrivait en date du Kf'-novembre : "La région du Témii *¦'' camingue est peut-être, parmi !«¦ régions de colonisation de la pr» vince, la plus favorisée de toutes'Sab Ce témoignage d’un homme aven n’est-il pas significatif ?Cetteîs tile région invite donc les aspirant?K,, colons, les directeurs des société np.-diocésaincs de colonisation et leur collaborateurs réunis en comités[t roissiaux, à étudier les avantagi qu’elle leur offre comme champ colonisation.|B': Magasin Victoria Henri Gareau St-Faustin Station Spéciaux du 21 au 26 janvier 1935 POUR DU COMPTANT SUCRE GRANULE 100 lbs pour.SUCRE JAUNE 100 lb3 pour .10 lbs pour.SAVON BARSALOU 10 morceaux pour.Caisse de 100 morceaux pour.Je viens de recevoir du FRAIS et SALE.FILET DE HADDOCK à.SAUMON ROSE à.FLETAN à.HADDOCK FUME à.HARENGS FRAIS à.HARENGS SALE à.5.60 5.25 58c 39c 3.60 POISSON 18c 15c 18c 20c 7c 6c ANGUILLE SALEE à.MORUE SALEE à.75 paires de PANTOUFLES pour i mes, messieurs et enfants, que j achetées à prix très avant _ pour vendre 39c4lJ Venez les voir PANTALONS pesants, longs 001 cés.Valeur jusqu’à ^ $4.00.Cette semaine à Quelques paires de PARDESSUS: pour dames A! à.Î7l pour fillettes gfjj BLOOMERS d’enfants.Valeur 25c.à 35c.auj Cette semaine pour .MITAINES en cheval No 1.Valeur de 80c.Spécial à 1ITAINES en mule.Vale do 35c.et 40c.Spécial à 1 Haute qualité Service rapide Prix modérés C’est ce que vous obtiendrez en nous confiant vos travaux d’impression.Notre plus grand désir est de satisfaire nos clients.Soyez assuré que nous mettrons le plus grand soin ù exécuter votre commande quelle que soit son importance et nous pouvons vous garantir la plus entière satisfaction.La Cie de Publication de St-Jérôme Lt& La publicité est le stimulant des affaires., cst un faiL reconnu de tous ceux qui veulent prospérer.Votre annonce dans I ’A VENIR DU NORD est un excellent moyen de faire prospérer votre commerce.T 2 J/AVENIR DU NORD, VENDREDI, 18 JANVIER 1935 Petite chronique de Montréal MISSION |A UN CONCOURS LITTERAIRE 'ne mission officielle tic la l'ran-représeiitant le gouvernement et ite intellectuelle, débarquait à pc, au mois d’août de l’année lière, pour commémorer avec s la découverte du Canada en 1 par Jacques Cartier, es l’êtes terminées, les uns reliaient dans leur pays; d’autres ongeaient leur séjour pour se iliariser avec notre mentalité, traditions, notre culture, puis, |§fi, ur tour, ces délégués rejot-ient les premiers partis, mervcillés de notre survivance, lantés des réceptions données leur honneur, un seul désir les liait : celui d’établir une collabo-ion étroite entre eux et nous.Ce act avait permis de constater les urs du passé.aissons la plume de la baronne oine de Crisis nous résumer veinent le sentiment actuel : ¦riions-nous vraiment ce sou vest vibrant, si beau, en faveur a langue française, et de la foi lus frères, de nos qualités de .irel d’intelligence, qui sont réel-certes, mais trop souvent ter-par le plus aimable égoïsme î il,lé, gâté par la nature, le peu-de France ne jouit-il pas béaient des trésors qu’il semble i-rcr.trouvant tout naturel de se er aimer et choyer ?”.¦ a réaction s'opère brusque-§l.A l’oubli succèdent ties ¦?PP'V iations nombreuses dans les *^fc-iiaux, les revues.La mode ¦maintenant de parler de choses H- et entendues sur les rives du t-Laurent.Voilà une preuve ;ible t]ue la mère n’avait pas reoublié ses enfants ! Les ans ggaient pas altéré son amoui.¦les, des distances et des préoc-titiiius intérieures par trop acca-ptes, l'avaient empêchée de redes êtres chéris ! S il y a eu erreurs, ce sont des individus, la nation elle-même, «pii doi-en supporter la responsabilité, 'attention, les regards, désor-se tournent de notre côté.Dites initiatives reflètent le nouvel d'esprit.Signalons celle «lu Cercle Natio-•'rançais.Ses membres se rentrent surtout en France, en A-ique, en Belgique et aussi en tique.Il a organisé un tournoi fraire limité à notre pays et aux Jnis.Il comprenait trois scc-le théâtre, la poésie, les con- tes et nouvelles Ce concours a re çu des adhésions de toutes les pro vinces et aussi des Etats voisins.Arrêtons-nous quelques instants pour mettre en lumière deux points que ce cercle illustre: l'.N PKIÎMIl;;; l.|JU' ; — j| rend UI1 bel hommage a notre mouvement littéraire.Son geste démontre qu'il est digne de mention.Depuis urn décade, en eflet, les productions our-rais difficilement accepter votre m v itation.Nous étions tous paralysés.Nous comprenions bien qu'il s’agissait d’un fait vécu, d’une promesse faite.Mais aucun de nous ne souffla mot, bien que je soupçonne que la iM "i }:f •Utf' - j »! - m ¦ Quand les longues soirées passées loin du foyer vous dépriment.que même votre acteur de prédilection vous semble insipide .que le son d’une voix amie vous serait une douce musique .Gagnez le plus proche téléphone.Quelques minutes de conversation avec les vôtres dissiperont ces nuages gris.• Ou que vous soyez, vous pouvez joindre le cerde faunilial à un moment d’avis.Pour environ 30 cents, vous pouvez communiquer à 10O milles ou près.Consultez les premières pages de voue annuaire.curiosité de mes voisins n’avait rien à envier à celle qui me faisait désirer connaître les dessous qu’évoquait ce troublant dialogue.Beaulac troubla le silence à m » grande satisfaction: — Tu as fait un homme de toi, Durand ! Car tu étais mal parti.— Très mal parti ! repartit Durand.11 faut que je vous raconte ça, je crois que le fait vous intéressera.* * * Ceci s’est passé, il y a douze ans.C’est déjà loin, comme vous voyez.J'avais alors un peu moins de tren te ans.Lancé dans la vie tout jeune, la chance m'avait amplement favorisé.Les lendemains de guerre sont toujours profitables, et pendant les quatre années terribles, mon père avait fait des affaires monstres dans l’industrie que vingt ans auparavant il avait fondée au prix de multiples sacrifices.Attaché à l'usine tout jeune, j'avais grandi dans cette atmosphère énervante des veillées ininterrompues, d'un travail poussé nuit et jour, d'argent à faire et à amasser.De l'argent, j'en avais plein mes poches J'en faisais et j’en gaspillais.Economiser était un mot uqi n'avait pas de sens.J'étais comme tous les autres, sous cette impression que ces années d'or s'éterniseraient.J'aimais le jeu, les nuits mondaines, les cafés.J’avais des amis par centaines.J'étais le chef du groupe parce que j’avais beaucoup d’argent.De l’argent ?Avec lui, vous achetez les consciences, vous achetez même les innocences.L’argent mène au vice, à la débauche.Tous les clubs nie recevaient.Pas une soirée mondaine où je n'eus ma place.Je faisais la noce.Je roulais caros se.Je ne pensais pas au mariage.Des femmes faisaient la roue autour de moi.Je me croyais heureux.Je me mis à boire.J'en pris bientôt l'habitude.Je devins ivrogne-Je buvais d'une façon lamentable, insensée, stupide.Alors je devenais effronté, brutal; je perdais presque la raison.Je pouvais tout faire, tout tenter.Je ne me contrôlais plus.Mes parents me reprochèrent ma conduite.Ce fut eu vain.J’avais des amis.Avec eux, je glissais chaque jour un peu plus sur la mauvaise pente.11 fallut qu’il m'arrivât une aventure qui me fit réfléchir et sur ma route le passage d'un homme que je connus alors et que je retrouve ce soir: Monsieur Beaulac.Ln soir de juin, j'entrai dans un club de nuit.Beaulac s’y trouvait.Je me suis parfois demandé ce qu'il faisait là.Enfin n'insistons pas.C’est lui qui me raconta toute mon aventure.J’avais tout auparavant fait la noce avec un ami et deux femmes dans un petit hôtel aux environs de Québec.La femme qui m’accompagnait était ivre, beaucoup plus que moi.Elle blasphémait d’une façon terrible.Même au club elle continua publiquement ses vilains propos.J ai toujours eu ceci de bon que jamais je n’ai blasphémé.Je ne puis d'ailleurs souffrir qu’on le fasse devant moi.Je coin mandai à ma bonne amie de se ta» re.Elle me répondit sur un ton qui me fit monter un flot de rouge à la figure.Prompt comme l'éclair, je bondis sur elle, l’attrapai par sa robe de bal que je déchirai lamentablement, et mes poings lui écrasèrent le nez ce qui fit jailiir le sang.Quelques personnes tentèrent fie me faire entendre raison.Tant s'en faut ! Je m’attaquai à toutes celles qui voulaient mon bien avec une -auvage colère, il parait que j'e-cumais.On fit venir les policiers.Ils eurent toutes les peines au monde à me maîtriser.Je me souviens qu à cet instant, je vis devant moi la figure fie Monsieur Beaulac.Je le connaissais depuis quelques mois ; j avaiseu l’opportunité de causer a- vec lui, de recevoir des conseils dont je m’étais amplement moqué.Il me regarda d un air sévère.Pour une première fois, j'eus honte.Le lendemain matin, je m'éveillai dans une des cellules fie la prison.Cest là que je regrettai toutes les folies de la veille.Je sortis sous caution dès neuf heures du matin et j'eus chez moi une réception tré^ peu galante.Je baissai la tête et m Sfzrtis pas de la journée.Toute la ville connaissait mon aventure et la commentait d'étrange façon.Verv le soi r, je reçus un téléphone fie Monsieur Beaulac.Il me demandait de l’aller rencontrer sur la Terras-.-.Je lui assurai que j’irai-.Au souper, je reçus la visite «le la jeune fille que la veille j’avais insultée.Insultée.?Elle demandait des réparations et ne tenait pas à pousser l'affaire devant les tribunaux.Pour quelques cents dollars, je me tirai d’embarras.Je payai les dégâts faits au club une heure après, et vers les huit heures du soir, je me trouvais sur la ferrasse où Monsieur Beaulac m’attendait déjà.Je n’oublierai jamais l’entretien de ce soir-là.C'était une belle nuit.Un firmament chargé d'étoiles.Des lumières sur le fleuve.Des amoureux sur tous les bancs.Nous fûmes de longues minutes sans parler, vous souvenez - vous.Monsieur Beaulac ?Puis le premier vous avez dit : — C'est bien mal ce que vous avez fait hier soir ?Un garçon de votre rang ?De votre condition ?Qu'est-ce que le public pense de ! vous ?Votre aventure est même connue à l’archevêché.Vous vous faites du tort, Durand, et v ous regretterez toue votre vie.La boisson vous excite : c’est un poison pour vous.— Je ne boirai plus ! ai-je dit alors.— Des mots, mon cher Beaulac ! Des mots simplement des mots ! j Vous n'aurez jamais la volonté vou- < lue pour taire fie vous un homme.I Vous êtes trop lâche pour faire un ! homme de vous.Ces mots me firent l'effet d’un coup de couteau dans le dos.Je me tournai vivement vers vous, Monsieur Beaulac, et là.je vous ai pris la main et je vous at élit : — Voulez-vous que je vous jure que je ne boirai plus jamais ?Monsieur Beaulac a fait signe que oui.Alors j'ai juré que je ne boirais plus jamais, et ce qui est moins banal, j’ai dit à Monsieur Beaulac : — L’occasion me sera peut-être j fournie de vous rencontrer plus j tard.Vous quittez Québec.Nous | nous reverrons.Il y aura peut-être j une circonstance où il me sera pos- j sible de vous rappeler que je n'ai pas menti à ma parole.Et foc-casion, la voici ! dit Durand en poussant le verre .vers le centre delà table, dans de petits mouvements de main brefs et contents.* * * — Buvons à la santé de Durand ! \ ous n’etes pas des ivrognes, moi ; non plus ! Mais je ne déteste pas un petit v erre.Une promesse qui date de douze ans et qui a été tenue, ça vaut une santé ! s’écria Beaulac.Durand sourit puis, comme nous buvions tous, il dit simplement avec un gros rire : — La maudite boisson ! J’accompagnai Durand jusque dans le nord de la ville.Tout le ! long de la route, cette histoire me revenait a la pensée avec une insistance que je ne pouvais chasser.1 avais l’occasion de causer avec un homme qui avait su tenir une pro- I messe et qui, à la suite d'erreurs, a-1 vati changé de vie.Les tempéra- j ments de cette force sont rares.Il fait bon d’en rencontrer parfois.Ceci nous donne à croire que le proverbe n est pas tout à fait faux que vouloir, c est souvent pouvoir".Mais je me félicite de n'avoir pas perdu ma soirée ! CE LIBER Tancrède Lapointe.Nous offrons nos sincères sympathies à la famille affligée.— M.Urgel Tournelle a été nommé tnarguillier pour remplacer M.Arthur Gohier sortant de charge.— M.Arhur Gohier a été élu pa.acclamation maire de la paroisse de ,Saint-Hippolyte Nos sincères felicitations.L’ANNONCIATION Le choix des thés verts du lapon Wi LAM 32F RIPON — M.et Mme Corne Robidoux ont passé quelques jours à Montréal.— M.et Mme Raoul Morrell et leur fillette Jacqueline sont en vacances chez M.et Mme O.Chaii-foux.— M.Daniase Lauzon a passé la fête de Noël à Saint-Jérôme, dans sa famille.— Mlles Cécile Racicot, Jeannette Harbour, de Saint-Jérôme, sont venues passer la fin de semaine chez M.et Mme L.Racicot.— Mlle Marguerite Gervais est partie à Montréal pour quelques semaines.— Mme Paradis, de Montréal, est retournée chez elle après avoir passé deux mois chez sa soeur, Mme Pierre Gervais.— M.Alexandre Péclet était en fin de semaine chez ses parents, M.et Mme Constant Péclet.— Mlle Yvette Dion est retournée à Montréal après avoir passé le temps des fêtes dans sa famille.— M.le curé Arpin a pris -une semaine de vacances dans sa famille à Saint-Ours.— Mme Constant Péclet est à Montréal pour plusieurs jours.— M.Rosario Major est de passage parmi nous pour quelques jours.—• M.l’abbé Clément Boisvert nous quitte pour être curé de la paroisse de Sainte-Agricole.NOMININGUE -Ont été élus par acclamation, pour le village de Xominingue: Maire: M.Louis, agent d’assurances; Conseillers : MM.Xavier Martineau, beurrier, Donat Généreux, restaurateur, Charles Grenier, architecte.Pour le canton Loranger: Maire: -M.Arthur Lalande; Conseillers: MM.Arthur Xantel, Victorin Charbonneau, J.-B.Croisetière.SAINT-HIPPOL YTE — Le 12 janvier, à Mont-Laurier, le club de hockey Annonciation remportait la victoire sur le club local par un score de 3 à i.Le Mont-Laurier était privé de deux de ses bons joueurs.Alignement du club Annonciation : Buts: L.Dumas; Défenses: P.Léger, G.Côté et J.Gervais; Centres : C.Boileau et R.Léger, Ailes : L.Beauchamp, L.Gervais, P.Beauchamp et A.Charbonneau.Substitut : F.Dion.Le 19 courant le club Mont-Laurier rendra visite au club Annonciation.— Mlle Gracia Chamberland, de Québec, est retournée dans sa famille après avoir passé quelques semaines chez M.Oliva Richer.— Nos collégiens sont retournés continuer leurs études: MM.Raymond Séguin et Réal Bourcier à l’Ecole normale Jacques Cartier, M.Henri Desjardins au Séminaire d’Ottawa; M.Paul-Albert Desjardins au collège Saint-Joseph de Berthierville.A tous nous souhaitons une année de succès, — Gilberte Cregheur, de Saint-André Avellin, visitait la semaine dernière Mme Rosario Aubry.— M.Jacques Desjardins, de Ville-Marie, et son frère Bernard, étudiants au collège Saint-Laurent, passèrent les fêtes du jour de l’an chez leur grand’mère, Mme D.Desjardins.— Le 5 janvier un groupe d’amis allaient rendre visite chez M.Charles Lacombc.Il y eut musique, chant, etc.Tous garderont un bon souvenir de cette soirée.— M.Johnny Deschatelets, de Sturgeon Tails, et sa fille passent un mois chez leurs nombreux parents et amis.—• M.et Mme Euclide Deschatelets et Mme Donaldo Sabourin, M.Anselme Desjardins, sont allés, la semaine dernière, assister aux funérailles de Mme Charles Cliar-trand, de Saint-Emile de Suffolk.— Mlle Cardinal est en promenade chez son oncle M.Onésiphorc Cardinal.Prenez-vous Facilement le Rhume?Ceux qui sont sujets aux rhumes peuvent acquérir une grande force de résistance en prenant Father John's Medicine.C'est une combinaison scientifique de précieux ingrédients riches en vitamines A et D.Il adoucit et soulage les voies respiratoires.En usage dans les institutions et hôpitaux.Point de drogues ni d'alcool.PROCURE PROMPT SOULAGE- MENT CONTRE TOUX PERSISTANTES SAINT-FAUSTIN Nos félicitations à M n-, * * ^iCO* plias Levert, réélu maire, et à Mjt Charles Dubé, Médard Dufour a Honorais Doré, réélus conseille, pour la Corporation du Cante Wolfe.Il est bon de noter la bonne administration de notre conseil nttini |eu ci pal, sous la direction du maire J) Levert.Nous souhaitons longue rit au présent conseil.—¦ A une assemblée tenue récent-ment M.Joseph Constantincau , été élu tnarguillier en remplaçant!; de M.Honorius Ouimet, sortant de charge.Traitez Pilules DoddpourleRein itapiit tif dt LAC DES ECORCES — Sont venus de Montréal passe les vacances des fêtes chez leur parents: Mlles Jeannette et Yvotm tec.ui Latreille, Eüane Legault, Gcralà et Marie-Marthe Desjardins, Jacqueline et Eüane Darveau, Jeanne.| te Forget, Simone Saint-Amour.•—- M.Aurèle Lortie, de Montréal, est venu passer les vacance chez ses parents.— M.et Mme Noé Daoust e leurs filles Simone et Henriette,è Mont-Laurier,sont venu passer le Rois avec nous.-:— Le soir des Rois un soup fut donné par M.et Mme Charte McGuire.La reine de la soirée fa Mlle Simone Daoust, accompagnés de M.René Saint-Louis.mi-tnt T1 »tn V té, ÛM il * rome Sous a vr .i —QM 'auwi.niriùàatff.W S .S _z.; — Dernièrement, est décédé à Saint-Ifippolyte, à lago de 75 an.-, et 9 mois, M.Benjamin Gohier, l’un des plus remarquables citoyens de notre paroisse, puisqu'il a été marchand général, marguillier et conseiller municipal.Il laisse pour le regretter son fils et sa bru M.et Mme Arthur Gohier; ses frères M.le curé Eugène Gohier, de St-Sauveur; MM.JJamase, Hiérony-rne et Joseph Gohier; ses soeurs: Mmes Cloutier, I.arose et Fournel-Ie, ainsi qu'un grand nombre fie neveux et nièces.Le service a été chanté par le frère du défunt, M.l'abbé Eugène Gohier, curé de Saint-Sauveur, assisté lu R.1*.Dclphanck et de M.l'abbé Arthur Gauthier comme diacre et sous-diacre.Les porteurs étaient: M.le maire Alphonse Desjardins, MM.Adonias Viau, Philibert Saint-Pierre, Del -phis Labcllc, Maurice Beauchamp, Banque Canadienne Nationale SITUATION Ay 30 NOVEMBRE 1934 Passif Envers le public: Billets de la Banque en circulation.* 7 no czo on Depots (épargné et comptes courants) .104,866,282.06 Avances aux termes de la Loi de finances et divers.2 828 912 23 Envers les actionnaires: * 114,827,843.29 Capital, réserve, dividendes et profits non répartis.12 367 804 74 $ 127,195,648.03 Actif .Argent en caisse et autres disponibilités à vue.j 12 955 471 85 Obligations et actions.’ {au cours du marché) .47,918,614.51 Prêts à demande.{garantis par des titres June valeur courante'suffisante).5,015.564.10 Prêts et escomptes et avances aux municipalités.;.3 la livre, que celui du marché Eajrant.Elle s’occupe du marché ides patates.Elle fournit à ses : roc libres des cours d’agriculture à Hmiciic.M.Pusset nous a apporté des statistiques étonnantes des MK ' .1: .,1_• i* .15 i tüie de ces cours.Il nous a aussi fexpliqué le travail que tait l’exécu-— Étif de l’U.C.C.pour les 12,00c B; membres, actuellement inscrits.|Bm.l’abbé Degtiire a, de son côté, fait un chaleureux appel à l’u-^flim des cultivateurs de Saint-Jé-rôi îe, à leur adhésion à l’U.C.C.>d“: spous 11e pouvons rendre service It® au .cultivateurs sans l’aide de ces ronsfiRines cultivateurs.M.l’abbé dé-H;re le fait que le grand marché de Montréal qui pourrait être alimenté par nos cultivateurs, du moins en ce qui concerne les légumes, im-pO: te chaque année pour plus de ¦Su,000.000 de fruits et légumes, a-loi' 1 que plusieurs de nos cultivateurs ont de la misère à joindre les Sdlux bouts et quelques fois 11e les ffijoignent pas.H R U- U- G.s’occupe précisément de l’éducation des cultivateurs, de Vlèur protection auprès des gouvernants, de leur trouver des débou-, ch s.M.l’abbé Deguire affirma iari4| ai:-si que dans les paroisses où une :e!iî Misse populaire était établie, les igné [ cpltivateurs n’avaient pratiquement p-.souffert de la crise.Jg M.le maire de la paroisse Wild Rochon et un conseiller, M.iltrid Guay, présidaient cette iSunion.Quelque cent cultivateurs Pilaient présents ainsi que plusieurs I ni' mbres de la chambre de commet' i ci de Saint-Jérôme.S Un procéda aux élections des of-sfiiiers de la filiale de Saint-Jérôme, • pi ' le président de la Chambre de IGommcrce, M.J.-W.Cyr, profita gai- la circonstance pour faire un ap-Hcl aux cultivateurs en faveur de la Baisse l’ojiulaire, dont la Chambre Ipiogrès accomplis depuis louver- iralà J» innd- ur.dont an >t te, ;r la oupe dcjjommerce et pi incipalement son président, ont établi ici une succursale.Dans une courte mais solide cou fétenee, M.Cyr expliqua les règlements de la Ca'sse populaire, son fonctionnement, sa solidité et h s garanties qu’elle offre à ses sodé laires.Ra Caisse Populaire établie depuis iyoo, a fait merveille dans de petites paroisses.Elle est régie par un gérant et des directeurs chut-sts parmi les sociétaires et par le» sociétaires, lesquels directeurs sont élus pour un an seulement.Il n’y a l)as non plus possibilité pour un sociétaire de venir à contrôler les autres sociétaires, car il n’est pas permis de prendre plus de 40 actions de $5.00.Pour devenir sociétaire, il n'est pas nécessaire de verser un gros montant.Il suffit de prendre une part de $5.00 payable par versements et un an est donné pour ces versements.De plus, le gérant 11e peut, de son chef, prêter l’argent de la Caisse Populaire.Chaque prêt est contrôlé par le comité de prêt, composé de trois membres, qui font une discrète enquête dans chaque cas.11 est cependant entendu que ces membres ont une discrétion à toute épreuve.11 ne peut être non plus question de faillite par les directeurs, car il est absolument contre les règlements de la Caisse Populaire de prêter aux directeurs.En terminant, M.Cyr demande aux cultivateurs de faire 1 union du capital, de garder l’argent chez nous, ce qui est un peu le principe de “l'achat chez nous” tant préconisé par la Chambre de commerce.M.le curé prit la parole en dernier lieu et se dit bien heureux de l'initiative de la Chambre de commerce d’établir à Saint-Jérôme une Caisse Populaire.M- le curé a étudié à fond les règlements et le fonctionnement des caisses populaires et il en est absolument satisfait.M.le curé est aussi en faveur de caisses d’épargne à être établies dans nos écoles et il nous cite des statistiques renversantes sur les montants ainsi réalisés dans d'autres paroisses.11 a cordialement invité ses o 1-ailles à économiser, sou par sou, à unir leurs économies, non pas dans un esprit de concurrence aux autres banques, mais pour les avantages immenses que leur procurera une caisse populaire, avantages que M.le Curé a longuement décrits: prêts aux sociétaires, facilités de remboursement, facilités aussi de dépôt, (car la Caisse populaire recevra dix sous, quinze sous pour un dépôt), intérêts à un taux relativement élevé, sur les dépôts, etc., etc.Il invita aussi fortement le président de la Chambre de commerce à Hâter l'ouverture de la Caisse Populaire, car il y a actuellement près de 100 membres inscrits.A la suite de ces brèves mais substantielles causeries, plusieurs cultivateurs ont donné leur adhésior à la Caisse Populaire qui prend de plus en plus d’importance.SAINT-SAUVEUR — Aux élections municipales qui viennent d'avoir lieu, tous les candidats ont été élus par acclamation.Ce sont: Dr J.-O.Lapointe, maire; MM.Télcsphorc Fournelle, Joseph Bertrand et Wilfrid-E.Aubry.r ORGANISEZ MAINTENANT VOTRE VISITE AU 3 o O o 8 7 7 7 7 6 5 4 3 3 Pim.2 6 2 O 6 6 4 Position des équipes: G.P.N.Pr.Ctre.Pts.Regent .500 18 5 10 C.de C.2 2 1 17 16 5 Collège .2309 9 4 Dominion 041 5 J9 1 PARTIES DE JEUDI 10 JANV.Regent ./ — C.de Colomb 2 Res compteurs pour le Regent sont: Ov.Payer, 1).Beauchamp (2) et G.Labellc.Pour le C.de Colomb: A.Dca jardins et Husereau.Punitions: Duclininc et D.Beauchamp.Arrêts par période: DEUXIEME PARTIE Collège 3 — Dominion 0 Res compteurs pour de College sont: Adj.Côté, Robert et Alarie.Punitions: Therrien G.Charette, J.Beauchamp, Gariépy, Laroche, Alarie, Brindantour et Mahcux.Arrêts par période: Helms.65 7—lÇ Bclair.6 4 11—21 PARTIES DE MARDI, 15 JANV.C.de Colomb p — Dominion 2 Res compteurs du C.de Colomb sont: Husereau (4), Raflamme, Campeau (2), Benoit, Bélanger.Pour le Dominion: Raroche et Boudreau.Punitions: D Payer, A.Desjardins (2), Binette (2), Benoit, Bélanger et Campeau.Arrêts par période: Bisson.7 9 7 — 23 11 ¦ 22 Maringer.4 DEUXIEME PARTIE Collège 0 — Regent 4 Res compteurs du Regent sont : Ravigne (2), Ov.Payer et G.Rabclle.Punitions : D.Beauchamp, Way-land (2).G.Rabellfc (2), R.Rabclle, G.Charette, Ravigne.Arrêts par période: Bélair.9 9 1 — 29 Bessette.13 4 U—28 Arbitres : Barrette et Raymond.Chronométreur: C.Pelletier.“WIRFR1D” LE COIN MUSICAL ARTISTES DE CHEZ NOUS Rors de la célébration du Centenaire de Saint-Jérôme, les grands journaux montréalais, tout occupés à donner de très élaborés comptes rendus des grandioses célébrations de Gaspé, n’ont pas, ainsi que l’Avenir du Nord, détaillé nus fêtes jérôtniennes.Aussi maintes choses ont dû, non pas être ignorées, mats brièvement citées.Notre confrère, Marcel Valois, dans une très belle et très charmante chronique musicale, parue dan» la Presse du 12 janvier dernier, nous entretient du Quatuor Alouette, “fondé il y a quatre ans et qui par un travail discret et constant s’est préparé à remplir sa mission admirable”.Marcel Valois nous rapporte le succès de ces chanteurs dont la réputation n’est plus à faire, et déplore le fait que Paris, New-York et autres villes étrangères ont pu entendre et applaudir ces artistes de chez nous et “qu’il est pour le moins paradoxal que Québet, Montréal et Ottawa ne connaissent que de réputation ceux que le comité national des fêtes avait choisis pour être les représentants officiels de la chanson canadienne en France en juillet dernier”.Nous avons donc à Saint-Jérôme, le plaisir et l’honneur de dire que, “chez nous” du moins, le Quatuor Alouette est connu et vivement apprécié, qu'il a pris une part active à la célébration de notre Centenaire et que, durant trois jours, il a été de toutes les fêtes, de toutes les réunions.Nous prenons donc le pas même sur la métropole et nous sommes fiers que le Quatuor Alouette soit venu rehausser de sa présence nos fêtes jérômiennes.Depuis longtemps à Saint-Jérôme, nous avons applaudi aux succès remportés par le Quatuor Alouette.Peut-être n’est-il pas inopportun de rappeler ici que le regretté Charles Marchand a maintes fois donné en notre ville, des conférences sur la chanson, qu’il illustrait lui-même accompagné de ses “disciples”.C’était le beau temps où l’Association Chorale patronnait une série de conférences où les plus illustres musiciens de chez nous ont été inscrits.Comment 11'aurions-nous pas reporté entièrement sur Oscar O’Brien, compositeur renommé et collaborateur de celui dont nous avons tant déploré la subite disparition, l'enthousiasme, l’admiration qu'ils partageaient ?Et d’Oscat O’Brien au Quatuor Alouette ou Quatuor de Bytown, il n’y a qu’un pas.que nous avons vite franchi.Aussi toutes les manifestations artistiques auxquelles prennent part les artistes du Quatuor Alouette, soit collectivement, soit séparément, sont-elles attentivement suivies par les jérômiens.Justement la semaine dernière, à l’Heure Provinciale, nous avons eu l’avantage d’entendre Roger Filin-trault, baryton, licencié du Conservatoire de Bruxelles, interpréter des compositions de Bach, Schumann, d’une façon tout à fait remarqua ble.Plus récemment encore, diinan- Bisson.15 10 4 — 29 Bessette.49 7 — 2o
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