L'Avenir du Nord, 25 janvier 1935, vendredi 25 janvier 1935
CHENIER w 1897-1935 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS.1897-1935 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS I*E PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) ABONNEMENT : $'J.OO par année.Publié par La Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Que.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT TRENTE-NEUVIEME ANNEE NUMERO 4.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LABELLE VENDREDI, 25 JANVIER 1935.LA POLITIQUE A LA SESSION DE QUEBEC J'ai promis, je promets, je promettrai.Les évènements vont vite dans la sphère de la politique comme ailleurs, peut-être plus qu’ailleurs.Nous avons eu, depuis peu de temps, les discours boursoufflés de réformes de M.Bennett, puis le discours du trône qui a condensé ceux du premier ministre à la radio, puis le discours du chef libéral, M.Mackenzie King, puis la réplique de M.Bennett qui a délayé davantage >es promesses de réformes.Il serait superflu de revenir sans cesse sur les déclarations de M.Bennett qui ne fait que conjuguer : tous les temps le verbe promettre.M.Mackenzie King, le chef du parti libéral, a parlé avec modération mais avec vigueur à la Chambre des députés.11 a promis son appui pour réaliser ies réformes qui seront dans l'intérêt général du pays.Après avoir dit que les réformes réclamées aujourd’hui par M.Bennett sont empruntées soit au programme libéral soit au programme des C.C.P., le chef de l’opposition s’est demandé si M.Bennett était sincère ?Il a certes raison d’en douter.Quand M.Bennett met dans la bouche du gouverneur général cette phrase: "L’année dernière, la crise a été vaincue”, il fait dire une balourdise au représentant du roi.Le chef du parti tory' est coutumier de telles vantardises qui sont le pendant ridicule de ses vastes promesses.Nul n’ignore qu’il se ht marchand de mensonges en 1930 et qu’il trouva, malheureusement, des gens pour le croire.Il obtint le pouvoir dont il devait se servir pour vaincre le chômage et la crise en quelques mois.Six mois passèrent et les choses empirèrent.Cependant, de Kégina, il s’adressa au pays, la veille du Jour de l’an, pout lui dire: “Je suis convaincu que nous pourrons regarder l’année 1931 avec satisfaction.Je veux que vous sachiez que nous sommes sur la grande voie du succès.” Humbug ! En avril 1931, alors que la crise augmentait d’intensité, M.Bennett proclamait à Ottawa: "Nous pouvons envisager l’avenir avec confiance, avec la conviction que la grande voie de la paix et de la prospérité 11e nous parut jamais aussi attrayante.1 luinbug ! Quelques semaines plus tard, il osait dire à Montréal: “Je crois qu’il y a des preuves que nous a vous atteint le tréfond de la dépression, à partir de maintenant la marche sera ascendante.” 1 hunbug ! Les affaires devenaient de plus en plus mauvaises.Le 1er janvier 1932, dans un message à la nation canadienne, M.Bennett disait : "A mon sens nous avons vu le pire.Le Canada a survécu à la crise, et le même esprit, la même force qui lui permirent de supporter la tension de l’année qui vient de finir nous permettront aussi de passer à travers toutes les difficultés et d’entrer dans une ère de prospérité jusqu’ici inconnue.” Humbug ! Le 1er juillet 1932, le pays était I;ius que jamais plongé dans le marasme.M.Bennett, content et solennel, déclare, à l’occasion du Dominion Day: "Nous regardons l’avenir avec confiance.” Cependant, un mois plus tard, il dit à Toronto qu'il voit des signes d'amélioration a I horizon.” Mais ces signes s'éloignent puisque, à la fui de 1932» prédit à London (Ont.) (pie c'est “1 année prochaine qui verra le commencement d’une nouvelle ère •le prospérité.” Humbug tenace et prolongé ! Un an après, en octobre 1933» AL Bennett nous apprend que “le Canada est au seuil de la prospérité." Buis, au Jour de l’An suivant, il nous assure qu’il y a “des preuves évidentes que la catastrophe est finie.” Sempiternel humbug ! Le B juin 1934, M.Bennett, que Us faits continuent à contredire, pousse le humbug jusqu’à affirmer qnc mms avons “laissé dernière nous la grande dépression de 1929 ' t de 1930.Nous sommes sur le point de connaître un progrès et une prospérité sans précédent.” Enfin, il vient de faire dire an gouverneur général, dans le discours du trône: “L’année dernière, la crise a été vaincue.” Qui le croira quand la réalité ap-I"nie «à cette affirmation ridicule le plus formel démenti.Faisant allusion à la définition que le premier ministre a donnée au mot réforme: “réforme signifie intervention de l’Etat; — contrôle et règlementation ; fin du laisser faire”, M.Mackenzie King a dit que M.Bennett ne donnait pas une attention suffisante aux paroles qu’il prononçait.Aucun parti politique, selon M.King, n’a monopolisé soit le laisscr-faire, soit l’intervention.Le parti libéral a eu recours tantôt au lais-ser-faire, tantôt à une politique d'intervention.Il continuera d’en agir ainsi, dans l’intérêt du pays.M.Bennett est trop souvent intervenu à l’encontre de cet intérêt.En matière de commerce, par exemple.Des tarifs exorbitants, des droits de dumping, l'embargo, le contingentement, une évaluation arbitraire, autant d’interventions qui étouffèrent notre commerce.L’intervention de l’Etat, exercée de cette manière, est condamnable, car elle tend à favoriser des favoris.M.King cite d’autres exemples d’intervention intempestive de l'Etal: l’administration des chemins de fer nationaux dont le gouvernement veut enlever le contrôle au Parlement ; la banque centrale qui devrait être soumise à la direction du gouvernement et non d’un particulier.D'autre part, l’Etat doit quelquefois intervenir, réaliser des réformes sociales sans tomber dans le socialisme.11 donne des preuves de l’énergique initiative du parti libéral quand l’intérêt public est en jeu.La loi du salaire raisonnable et des heures et des salaires réglés.Dès 1898, le parti libéral adoptait cette mesure dans les contrats du gouvernement, à la suite d'un rapport préparé par M.King lui-même.Et tant d’autres mesures sociales dont le ministre du travail, dans son rapport, fait grand état, sont le lait de régimes libéraux.Le ministère du travail fut créé par les libéraux.M.King en fut l’initiateur er le premier sous-ministre.La loi de conciliation permit à M.King, dans le temps, de s’employer au règlement de 40 grèves.La loi d’arbitrage des disputes parmi les employés de chemin de fer fut aussi l’oeuvre des libéraux.De même la loi pourvoyant à une enquête dans les querelles industrielles.Et encore la loi de huit heures.Et le reste et le reste.Les divers gouvernements libéraux ne purent faire davantage parce qu’il fut toujours entendu que la législation sociale relevait du provincial- Telle fut, jusqu’à aujourd’hui, l’opinion des conseillers juridiques du ministère.Il importerait de savoir si cette opinion est différente aujourd’hui.Quand M.Bennett promet mer et monde pour faire oublier les échecs et les faiblesses de son administration, il va si loin dans son programme électoral qu’il adopte et préconise une grande partie des réformes extravagantes des C.C.F.Il n’y a pas si longtemps M.Ben nett et les ministres cherchaient à compromettre les libéraux en les accusant d’être les alliés de M.Woodsworth et de ses adeptes du groupe des C.C.b.L’honorable M.Dupré assurait même dans des discours furibonds reproduits dans toute la presse conservatrice, que la prochaine bataille électorale se ferait entre les amis de l'ordre (les conservateurs !) et les partisans du désordre: il désignait ainsi les libéraux et les C.C.F.Aujourd’hui, à la veille de la bataille.M.Bennett et M.Woodsworth ! chevauchent l’un à côté de l'autre.Il y a cependant une différence entre eux: les réformes (le M.Woodsworth sont des menaces, tandis que celles de M.Bennett ne sont que des promesses.'LES ANNALES” unéro des Annales du to contient des pages d’une ac ,râlante sur le plébiscite de ; des révélations sur les é-îis du 30 juin dernier en Al-cl la* mort du chancelier ;; la vie anecdotique «le î’ssler; une étude sur la Ra-aisc ; les projets de nos è-‘ pour 1935- Embu, gros 1 : le.ter acte — à suivre I Une, comédie inédite de Ho, lauréat du prix Nobel, le numéro: 2 francs.L’AGRICULTURE La semaine dernière, un important discours a été prononcé à l’Assemblée législative par l'honorable M.Godbout, ministre de l’agriculture.Le ministre, sans vouloir faire la levue de toutes les oeuvres de son ministère, a relevé quelques-unes des attaques dirigées contre le gouvernement et sa politique agricole.QUEBEC DONNE DEUX FOIS PLUS AUX CULTIVATEURS QUE LES AUTRES PROVINCES On a accusé l’administration provinciale d'avoir manqué de générosité envers l’agriculture.Le ministre reconnaît que la prospérité de.-cultivateurs est à la base de la prospérité de la province entière.Dire que le gouvernement a manqué de générosité envers le cultivateur, c est n'avoir pas réfléchi, n’avoir nen constaté, ou bien ne pas vouloir admettre par esprit de partisan-nerie ce qui a été fait.“J’aime mieux laisser dire et faire, proteste le ministre.Tout de même, quand le gouvernement est accusé par des gens qui ne savent rien de ce que nous donnons à l’agriculture, je me crois obligé de rétablir les faits.Lorsqu’on entend des gens accuser le gouvernement de la province d'être injuste envers l’agriculture, on se dit qu’ils oublient que l'administration québécoise donne deux fois plus aux cultivateurs que celle des autres provinces.Le gouvernement n’a cessé d’augmenter ses crédits à l’agriculture dans toute la mesure possible et il le fera encore dès que les crédits le permettront.STATISTIQUES COMPARATIVES Se servant de statistiques compa ratives, le ministre montre que l'Ontario ne consacre à l’agriculture que 4.72 pour cent de son budget et l’Alberta 6.99S, tandis que le pour centage dans la province de Québec est de 13.644.Les orateurs oppo-sitionistes de toute nuance trouvent que le gouvernement de Que bec manque à son devoir dans cette période de crise; ils donnent en preuve la diminution des crédits accordés à l’agriculture.Le ministre avoue que les crédits ont été diminués, pas cette année mais l’année dernière.Il fallait diminuer les dépenses, dit-il, sous peine d'augmenter les taxes.Mais si le total des crédits agricoles a diminué, la proportion a constamment augmenté.Et c’est la seule province qui a eu cette générosité pendant la période de crise.REPONSE AU DEPUTE DE KOU VILLE Le député de Kouville, déclare le ministre, reproche au gouvernement de taxer les cultivateurs et les ouvriers.Le gouvernement admet l’existence des taxes, mais celles-ci n’atteignent les cultivateurs que lorsque ceux-ci se livrent à des, activités pour lesquelles tous les autres citoyens sont taxés.L'honorable M.Godbout donne un exemple dans la taxe sur l’essence.Elle atteint le cultivateur qui se sert de son automobile, mais elle l’exempte quand il fait du travail sur sa terre, parce que le gouvernement reconnaît que ce serait augmenter le prix de revient des produits.Le ministre admet que certaines taxes pèsent lourdement sur le cullivatcui, les taxes municipales.11 y aurait peut-être lieu de procéder à une redistribution des taxes municipales dans le but d exempter le cultivateur de certaines charges.Celte question devrait être confiée à l'étude d’une commission qui au-lait pour mission de rétablir l’assiette des taxes.Je crois pouvoir déclarer, poursuit le ministre, que le gouvernement a l’intention de nommer une commission dans ce but.Il n’est pas juste que les taxes municipales, à la campagne, soient uniquement basées sur la propriété foncière.C’est une question délicate qu’il faut étudier sérieusement.LE CREDIT AGRICOLE Nos cultivateurs, dit le ministre, mit besoin de crédit.Mais il ne voit pas comment le gouvernement serait justifiable de créer à côté d un organisme existant un autre organisme de même nature qui 11e pourrait être différent de celui qui existe déjà.Le ministre fait l’historique de l’établissement du crédit agricole fédéral et explique dans quelles conditions la province de Québec a accepté cette institution, il ajoute que le gouvernement provincial paie un et demi pour cent pour amener le taux de l'intérêt à un niveau satisfaisant pour nos cultivateurs.11 a félicité la recherche des titres.Un fonctionnaire est chargé de ce soin et on lui donnera autant d’aides qu'il sera nécessaire.On a dit que les gouvernements se renvoyaient la balle.Le gouvemement de Québec n'a pas de balle à envoyer à Ottawa parce qu’il n’a rien à faire dans l’administration du crédit fédéral.Un ancien candidat conservateur a reconnu, d’après M.Godbout, tes responsabilités du gouvernement fédéral.M.Sauvé.— Quel est ce candidat ?M.Godbout.— M.Abel Marion.Les responsabilités que j'ai l'occasion de prendre, je les prends sans crainte.11 n’y a rien que je crams comme de reculer devant les responsabilités qui m’incombent.Dans cette question de l’administration du crédit agricole, il faut mettre les responsabilités où elles sont.M.Duplessis.— Si le crédit n'est pas bon, pourquoi 11e pas avoir un crédit provincial ?M.Godbout.— Qui dit qu'il n'est pas bon ?Le ministre rappelle que le gouvernement provincial a adopté une loi pour radier certaines hypothèques inopérantes, qu’il a l’intention d’en adopter une autre pour faire disparaître les autres hypothèques que l’on peut radier sans causer de tort à personne.Avec des titres bien établis, le ministre croit que le crédit fédéral prêterait à tous ceux qui auraient besoin de prêts.Il signale que ce sont peut-être précisément les critiques maladroites de l’opposition qui ont nui à nos cultivateurs dans ’leurs demandes d’emprunt.On a tant crié qu’il n’y avait pas d'avenir dans l’agriculture de la province de Québec qu’Ottavva a pris peur.L’honorable M.Godboui croit que Ton pourrait encore alléger le poids de l’intérct, et rendre plus facile l’obtention du crédit nécessaire, à moins de 4 pour cent.11 11'est pas pratique, il n’est pas économique, il n’est pas social de mettre un nouveau crédit à côté du crédit fédéral.La province de Québec n’est pas seule dans cette firme de conduite, souligne le ministre.Les autres provinces n’ont pas institué de crédit agricole provincial ou ont peu à peu abandonné celui qu’elles avaient adopté.L’Ontario reconnaît aujourd’hui son erreur.Nous avons en outre, en plus du crédit agricole, les caisses populaires, excellent système de crédit et d’épargne.Le ministre demande que tout le monde aide le gouvernement à poursuivre sa politique d’assistance aux cultivateurs.11 déplore les critiques néfastes, qui rendent de mauvais services à la classe agricole.Les cultivateurs sont - encore chez eux, et ils ont encore la vie la plus stable, la plus assurée du lendemain de tous les citoyens de la province.Ils peuvent souhaiter faire de plus gros bénéfices.Le gouvernement le souhaite de même.(An fait tout ce qu’il est possible pour qu’ils les obtiennent.On leur a donné des cours d’école abrégés, pour eux, pour leurs fils et pour leurs filles.COURS DONNES A 40,000 PERSONNES Le gouvernement a fait donner à 40,000 personnes, l’année dernière, des cours sur les arts domestiques, des cours sur l’économie domestique.L’instruction agricole se complète constamment.On a créé des cercles de jeunes cultivateurs, et ces jeunes font honneur à leur province non seulement ici, mais devant la population des autres provinces.Dans les cinq concours 01-ganisés pour les jeunes cultivateurs à l’exposition royale de Toronto, nos jeunes gens ont obtenu trois premières places, une deuxième et une troisième, la plus basse de ces cinq années.Le gouvernement se soucie encore d’organiser la production d’après les possibilités des marchés domestiques et étrangers.Il a soutenu, non pas contrôlé, une grande organisation coopérative qui doit montrer aux cultivateurs la voie où ils doivent s’engager.La Coopérative fédérée vivra.Elle a sa place dans la province.Le ministre termine en exprimant l’espoir que la classe agricole continue de travailler de concert avec le gouvernement, qu’elle ne se découragera pas des critiques, assurée COMMENT LES TORIES MALTRAITENT LES TRADUCTEURS DU HANSARD Le solliciteur-général annonçait, lors de son passage à Montréal, il y a quelque temps, qu’il était heureux d’annoncer que le texte français du Hansard paraîtrait en même temps que le texte anglais des débats parlementaires.Or, on ap prend que cctt e amélioration réelle se fera encore aux dépens des traducteurs canadiens-français.En effet, il devront désormais faire leur travail dans la nuit pour le poursuivre jusqu’à la fin de leur besogne, et cela sans rémunération additionnelle.Pendant le même temps, les sténographes de langue anglaise, qui ne font pas une ligne de travail, en dehors de la session, et qui sont payés quand même, s'occupent, quand ils ne sont pas occupés à la Chambre, à prendre les rapports verbatim de l’enquête sur l’écart des prix à un salaire considérable par jour, recevant ainsi double rémunération.Deux poids, deux mesures, et ce sont les Canadiens-Français qui en souffrent.Au surplus l'innovation dont on se montre si fier dans les sphères ministérielles impose aux traducteurs du Hansard un dur travail qui n’est pas nécessaire.Quand l’honorable M.Dupré an nonça à la radio qu’on allait donner les versions anglaise et française du Hansard simultanément, nous avons cru à une de ces vantardises débitées à la veille des élections.En vérité M.Dupré y' a vu lin brillant argument électoral, lui et son parti en ont si peu à faire valoir ! Donc, le 17 janvier, ou premier jour de la session, les traducteurs de débats reçurent tout simplement l’ordre de se rapporter sur le devoir à 11 heures du suir pour se mettre à l'ouvrage.Cela veut dire (x>ur chaque jour de séance le travail de nuit jusqu'à 0 ou 7 heures du matin.Pour tous les membres du bureau, dont, remarquons-le en passant, la moitié se compose d'hommes dépassant la cinquantaine et même la soixantaine, c'est un bouleversement de leur vie et de celle de-leur famille, U11 traduira la nuit, dans les pires conditions, et on essaiera de se reposer dans le jour.Bout cela pour essayer de justifier la centralisation des traducteurs.11 y a plus.Comme l'Imprimerie arrête à 5 heures du matin, forcément, tme partie de la traduction attendra pour être composée par 1 équipe de jour, et alors le hansard I tançais 11e pourra sortir que le lendemain de la séance, vers le soir.Pourtant, on pouvait procéder autrement et mieux en divisant le personnel en deux sections pour traduire le soir la 1ère moitié de la séance, et le lendemain matin l'autre moitié, ce qui permettrait de donner le hansard vers les 0 heures, a-vee un régime praticable pour les traducteurs.Le plan Dupré renverse les rôles, le travail intcllcc lue!, le travail qui dépense de la matière grise se fera la nuit, et le travail de la composition typographique et des presses aura lieu, en grande partie, le jour.L'élément humain 11’intéresse pas ces messieurs, La manière dont le gouvernement tory' traite les Canadiens-français qui traduisent les débats prend l'allure d'une persécution qui va crescendo.LE CINEMA ET LES ENFANTS Très peiné de la catastrophe qui s’est produite, la semaine dernière, à Montréal, et qui a coûté la vie à cinq personnes dont quatre enfants, l’honorable M.Taschereau a tenu à faire une déclaration sur les dangers du cinéma pour les enfants, que ce soit le cinéma privé on le cinéma public.Voici la déclaration de M, Tashcereau : i “La terrible catastrophe qui s'est produite ces jours derniers à Montréal nous confirme dans notre opinion que le cinéma comporte de.-* dangers qui devraient le fain; prohiber sous toutes ses formes à la jeunesse.Depuis que nous a-,ors interdit par une loi précise l’accès des salles de cinéma aux enfants, on est venu à plusieurs reprises nous demander la permission de les admettre aux représentations cinématographiques en certaines cii-constances particulières.Nous avons dit non et nous dirons encore non chaque fois qu’on renouvellera cette demande.“Une pauvre grand’mère a perdu la vie en voulant sauver la vie de malheureux petits enfants emprisonnés dans une chambre par les flammes.C'est une leçon que les parents qui veulent faire du cinéma privé pour l’amusement de leurs enfants doivent retenir.Nous sommes plus que jamais convaincus de la sagesse de la loi que nous avons adoptée il y a quelques années à la suite du désastre du “Laurier Palace".Si l’explosion qui a coûté la vie à cinq personnes s'était produite dans une salle plus vaste, les conséquences auraient été pires et Dieu sait le nombre de pertes de vie que nous aurions aujourd'hui à déplorer."Que les parents redoublent donc de prudence ; qu’ils ne permettent à leurs enfants d’assister à aucune représentation cinématographique.Ou peut être sûr que nous ferons, de notre côté, tout ce que nous pourrons pour empêcher la répétition de drames comme celui qui nous afflige tous aujourd’hui." Un nous permettra de formuler deux désirs, après ce qui v ient d’arriver: d’abord, les autorités municipales et autres devraient voir à ce que la loi qui défend l’entrée des enfants dans les salles de cinéma qu’elle est de l’assistance discrète et effective des services d’agriculture provinciaux."Nous appliquerons toutes les suggestions qui nous seront offertes avec toute l’honnêteté possible, pour le plus grand bien de la population agricole." soit mieux observée; ensuite, nous croyons qu'il est désirable et même nécessaire qu’aucune représentation de cinéma ne soit tolérée, en quelqu’emlroit que ce soit, à moins d’un permis qui 11e serait accordé que si le local offre toute la sécurité voulue.A LA CHAMBRE DES COMMUNES Le très honorable W.-L.Mackenzie King, chef de l’Opposition et du parti libéral au Canada, a exposé bien clairement, lundi dernier, la politique que son parti entendait suivre à l’endroit des réformes préconisées par M.Bennett, réformes qui, dans l’opinion de M.King, ne sont que des résolutions de moribond et des promesses pour gagner une élection.M.King, vers la fin de son discours, offrit' au gouvernement de se mettre immédiatement à l’étude de ces nouvelles mesures de réforme sociale.11 assura le gouvernement que si des mesures pour établir l’assurance-chômage, reviser le système des pensions aux vieillards, édicter de nouvelles lois régissant les sociétés par action, étaient présentées, elles auraient l’appui des "membres de ce côté de la Chambre”.M.Bennett, qui parla immédiatement après M.King, n’a pas accepté immédiatement la proposition du chef libéral.11 a dit qu’il l'étudierait.M.Bennett nie que ses nouvelles promesses soient des résolutions "de lit de mort” faites dans le but de gagner la confiance de l'électorat.M.King rappela au gouvernement qu'il y avait des obstacles constitutionnels au programme de réforme de M.Bennett.11 demanda si le premier ministre avait demandé et obtenu l’opinion de la Cour Suprême du Canada ou des conseillers juridiques du ministère de la Justice sur l’aspect constitutionnel de ces réformes.M.King a déclaré formellement qu’il 11e croyait pas (pie la Constitution puisse empêcher des réformes jugées nécessaires, mais il remarqua que les provinces ont des droits et privilèges en vertu de l’Acte de T Amérique Britannique du Nord et qu'il y aurait peut-être moyen de surmonter leurs objections en convoquant une conférence._ .M.King a préconisé la revision de l'acte de iSC>7, dans le but, par exemple, de donner droit de reviser la constitution.C’est le seul pays qui n’a pas ce droit.Le, problème immédiat du pays est le chômage.Les chômeurs (il MEU-MELO LA RENTREE DES CHAMBRES A OTTAW A Le jeudi 17 janvier, la session fédérale s'est ouverte, pendant qu'au dehors une tempête de neige taisait rage.Plusieurs ont cru y voir un présage des tempêtes parlementaires que réserve la session qui commence.La cérémonie de l'ouverture de la session s'est déroulée selon les traditions.Avant que le gouverneur prononça le discours du trône, la Chambre des députés a dû 0-lire un nouveau président en rem placement île l'honorable G.Black, démissionnaire.M.J.-L.Bowman, député de Dauphin (Man.), a été élu à cette haute fonction.A LA LEGISLATURE DE QUEBEC Le débat sur l’adresse s’est terminé le 17 janvier, à Québec.L'opposition proposa au discours du trône un amendement (pii a été défait par un vole de 43 contre 10.Après l'adoption de l'adresse, la Chambre a élu le député d’Abitibi, M.Hector Authier, au poste de vt cc-président de l’Assemblée législative.L'élection a eu lieu sans difficulté, après quelques remarques de M.Duplessis sur les qualités particulières de M.Authier et des allusions aux qualifications que requièrent les fonctions de ministre de la colonisation.Un croit savoir, d’après une motion présentée par l'honorable M.Taschereau, que le discours sur le budget aura peut-être lieu à la fin de janvier, le 29 ou le 30.BÜUR LAISSER LES EMPLOIS AUX 11ÜMMES ET JEUNES GENS Aucun patron 11e pourra employer une femme ou une jeune fille, si la solliciteuse n’a pas d’abord fait la preuve qu’elle est obligée de travailler, si le député de Dorion, M.J.-A.Francoeur, fait adopter uji projet de loi qu’il présente à Ta Chambre basse.Le projet de lov atteint les industries, les magasins et les bureaux.Les infractions seront punies de $25 d’amende.Le député de Dorion présente son projet de loi dans le but d'é-toufïer la concurrence qui s’exerce sur le marché du travail, aux dépens des pères de famille et des jeunes gens.PENSEES Le découragement est ce qu’il y a Je pire: c’est la mort de la virilité.— Lacordairc L’on agit moins par ce qu'on dit cl par ce qu’on fait, que par ce (pie l’on est.— Ollc-Laprune MORT DU DOCTEUR RODOLPHE BOULET Le docteur Rodolphe Boulet, (pii vient de mourir en Suisse, était non seulement l’un de nos médecins les plus distingués, mais un homme d'une riche culture intellectuelle, d’un coeur généreux, d’un esprit profondément français sans cesser d’être, pour cela, sincèrement canadien.Le docteur Boulet aurait eu 68 ans le 12 février prochain.Il naquit à Joliette, fils du docteur S.Boulet et de Laura Archambault.Après ses éludes classiques au collège (le Joliette il étudia la médecine à l'université Laval de Montréal et alla ensuite étudier spécialement les maladies de la tête pendant 3 ans à Paris.11 poursuivit ses études de perfectionnement pendant six mois à Vienne, 4 mois à Berlin et 4 mois à New-York.11 entra ensuite à l'Institut ophtalmique de la rue Sainte-Catherine où il fut chef de service pendant 33 ans.L’Institut venait d’être fondé par le docteur Edouard Desjardins.Comme oculiste surtout le doc- (Suite à la dernière page) y en a plus d’un million) ne bénéficieraient pas d’un système d’assu-rance-chômagc.Malgré l’urgence de ce problème, le chef libéral offrit de clore le débat immédiatement après les discours de MM.Bennett et Woodsworth et de se mettre au travail sur les réformes présentées.Nous donnerons, la semaine prochaine, des extraits de l’important discours du chef du parti libéral.* * * L’AVENIR DU NORD, VENDREDI.-’5 JANVIER i»)35- CHRONIQUE “Souffrance, école de vie • » Une longue maladie, c'est un cachot auquel manque un toit; il suffit d’avoir des ailes pour en sortir.Les ailes, elles sont faites des cellules vivantes de l’oiseau.Ce n’est pas hors de soi qu'il faut chercher une puissance d’évasion, cite est latente en nous, et c'est notre û-me.Cette phrase, je la puise dans un petit livre que je voudrais signaler.Son auteur est une jeune fille, Su zanne Fouché, que la maladie cloua dans une immobilité quasi-ci impiété pendant quinze ans de sa pleine jeunesse.Le titre en est "Sou If rance, école de vie”.Ainsi que nous l'apprend François Mauriac, dans un avant-propos qui est presque une méditation, Suzanne bouché, fut longtemps novice de cet ordre, le plus sévère de tous; car la mala die est une science difficile h.t il ajoute: Presque à chaque ligne, nous sentons l’effort de l'auteur pour remonter un courant de révolte et de désespoir.(.) Plie ne veut pas être plainte.Sa douteur est son secret, le dernier trésor qu’elle voudrait ne pus donner.Mais c’est cela, justement, qui esi exigé de certains malades héroïques; il ne leur coûterait rien de sourire (le sourire est aussi une grimace), de ravaler leurs larmes, de donner le change.(.) Aimons assez pour admettre parfois des témoins à nos agonies, écrit-elle.Celle qui ose donner un tel conseil connaît profondément les hommes.Hile sait qu'ils ont besoin de voir souffrir.Cette jeune fille, aux prises avec la souffrance dès l'âge île seize ans.lutte héroïquement pour que la paix descende sur sa vie.Elle imposera des bornes à sa résignation: Pour réaliser une plus grande intensité d'action, réduire l'accessoire pour l’essentiel, soit !.Mais livre parcimonieusement, en avare de mes forces et de mon coeur, c’est risquer de faire un marché de dupe.(.) Me ménager, j’y consens, mais pour une concentration qui favorise un plus grand élan.Un oncle lui écrit : ma chère en fant, résigne-toi à l’épreuve.Ce conseil la heurte.Ecoutez sa révolte: .se résigner, se démettre de soi, capituler, alors qu’il est plus que jamais nécessaire de se possé-acr et de lutter; fuir, alors que ma présence est plus que jamais exigée et que rien de bon ne peut être fait sons moi ! Oui, la maladie est une épreuve, parce qu’elle mesure mes forces et mes faiblesses, me montre ce que je suis capable d'endurer.Mais son rôle s’arrêterait-il là ! Cette toise ajoute-t-elle un pouce à ma taille ?On épure l'or au creuset pour en faire un bijou; c'est pour le rendre invulnérable qu’on trempe l’acier.L’épreuve n’est pas une fin, c’est un contrôle avant un grand ouvrage.La maladie est un moyen.Se soumettre à un moyen ?Pour qu'il soit opérant, ne faut-il pas se le soumettre, au contraire, le dépasser, l'assujettir ?Non, je ne m’installerai pas dans cette résignation béate qui se croit un terme.Dieu n’aime pas l'échine courbée sous la férule.Le Fiat n’est pas un terms.C’est un geste initial: il nous ouvre la voie.Le Fiat ne nous libère pas de l’épreuve.La souffrance restera la souffrance; les révoltés ressurgiront par à-coups, et les doutes eux-mêmes éclipseront la lumière.bit plus loin : J'ai appris les longues patiences qu’exige la maladie.Comme le rouleau, sur la route de mon village, écrase le caillou, la maladie, petit à petit, est venue à bout de mes révoltes.J’ai acquis, au prude , fuels sursauts ! la dose d indifférence nécessaire.qu’on me plâtre la seconde jambe, cela m'est égal: je me suis dégagée de F obsession du corps.Lentement, et sur un autre plan, j’ai rétabli la hiérarchie des valeur, La vie s’est comme decantée de l’accessoire Les mutilations se sont muées en simplifications.On devrait nous arracher le coeur .' s'écrie d’abord l'infirme devant l’amour.Mais elle se ressaisit tout de suite et poursuit : (.) Est-il vrai qu’il faille aspirer à cet assèchement du coeur, et ceux qui refoulent tout amour pour moins souffrir sont-ils plus heureux ?La souffrance n'est-elle pas la loi de l’amour, cl l’inasouvissement, sa marque f Les battements du coeur humain vont plus loin que les sens — /'esprit et l’âme en sont fécondés, ci l'amour charnel qui nous est refit sé n’est que la partie basse, le degré inférieur du grand amour.Mais pourquoi le dissimuler, la maladie longue et grave est pour le coeur une rude école de dépouillement.Pour que croisse et mûrisse le fruit splendide, que de bourgeons déjà noués vont nous être arrachés ./.a maladie va exiger une revision de nos amours: I.es tendresses familiales comparaissent les premières ; puis nos amitiés vont à leur tour être passées au crible.Son mal physique, elle lui a donné un sens.Son coeur elle l'a orienté.Elle interprétera mainte nant les lois qui rendent la souffrance bonne à l’intelligence: Tour s'enchaîne en l'homme, tout s’eit-tr’aide; l’attention des sens, l’intuition du coeur dotent l'esprit d’antennes plus délicates.Et cependant, lui aussi a ses privations: plus de Lycée, de Sorbonne et de Facultés.Des lacunes subsisteront, mais une personnalité se construit capable d’appréhender l’essence des choses.Le malade donne à son esprit D temps de moudre son grain.Dans le silence des cures, il confronte, il approfondit les idées, il se dégage des sophismes et des préjugés, ci pourvu qu’ils se choisisse quelque maître à penser qui le garde des extravagances, pourvu qu’il tienne en laisse la folle du logis, ses méditations donnent ù son esprit une vigueur, une pénétration qui le détournent à jamais de la banalité.Toute intelligence — quelle soit humble ou cultivée — gagne à être mise pour un temps à l’écart du monde.Ne se dégage-t-il pas des quelques citations que je viens de transcrire une surhumaine impression de sérénité ?De tout ce petit livre monte, qui projette des lueurs — ainsi la flamme rouge d'un beau feu de sarments — une lumière ardente dans la nuit de la douleur.Souffrir ainsi, c’est magnifier la vie.MARYSE Janvier, 1935.LES BONNES RECETTES Faisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que ta mauvaise.Potage de fêle.— Jetez dans un bouillon de veau en ébullition une grande cuillerée de riz pour deux personnes.D'autre part, faites cuire de la farine dans du beurre; mouillez avec une louche de bouillon, versez dans la marmite.Placez dans la soupière des petits bouquets de chou-fleurs ou des petits pois suivant la saison et du ris de veau ou d’agneau, déjà cuits à l’eau bouillante.Versez dessus le velouté.Galantine de volaille.— Prenez une bonne grosse poule; retirez soi- gneusement la peau en commençant par le dos.un bon bouillon avec gîte-gite, jarret de veau et les débris de votre poule.Suspendez la galantine pour la cuire de façon à ce qu’elle ne touche pas le fond de la casserole ; re-tirez-la et, [wiur la faire refroidir, mettez-la sous presse (mettez dessus une petite planchette sur laquelle vous posez deux ou trois poids).Dresscz-la sur un plat et décorez la poche à douille avec la gelée faite avec la cuisson et des truffes coupées en rondelles.* Céleri au jus.— Couper trois ou quatre pieds de céleri, les faire tremper à l’eau fraîche, puis les laver plusieurs fois à l’eau courante.Le lavage du céleri demande beaucoup d'attention.Blanchir les céleris à l'eau salée, les égoutter aux trois quarts de leur cuisson, les rafraîchir, les déposer dans une casserole plate, foncée au préalable a-vee lard, oignon et carottes.Faire partir à feu vif, puis couvrir le céleri avec «lu lion jus de veau.Faire mijoter pendant une heure.Puis au dernier moment, couper les céleris en deux dans leur longueur.Les dresser sur un légumier, les arroser avec leur jus Pruneaux au chocolat.— Après les avoir fait tremper pendant une nuit, faites cuire de beaux pruneaux dans du vin sucré, Malvoisie ou Alicante de préférence, laissez les refroidir.Fendez-les pour enlever le noyau que vous remplacez par une amande.Préparez une pâte en délayant 4 cuillerées de farine avec un oeut, une petite cuillerée de cognac, une pincée de sel et ce qu’il faut d’eau pour obtenir une bouillie claire.Faites chauffer une friture d’huile.Que les pruneaux trempés auparavant dans la pâte se dorent en cette friture.Egouttez-les bien et passez-Ies dans un mélange de sucre en poudre et de chocolat râpé.CONSEILS PRATIQUES Si vous manquez d’encre.— Vous pouvez facilement vous faire de l’encre eti faisant tremper dans un peu d’eau un bout de papier de soie noir.Si l'encre n'est pas assez foncée, ajoutez un deuxième bout de papier et ainsi de suite jusqu'à ce que vous ayez obtenu la teinte désirée.Vous pouvez aussi vous servir de papier crêpé rouge si c’est cette couleur d’encre que vous désirez.Chaussures vernies.— On peut prolonger la durée du vernis à son état de neuf, en enduisant les chaussures dès l'achat, d'huile d'olive ou d’arachide et en ne les essuyant que juste au moment où l’on doit porter les chaussures.Chaque fois que vous quittez vos souliers, renouvelez le badigeonnage.Le résultat n’est pas infaillible.mais il petit être excellent, je vous donne mon secret pour ce qu’il vaut.Conseil profitable d une garde-malade Un patient a dépensé S100.00 sans obtenir de résultats Les Pilules Dodd le rétablissent dans l'espace d'une semaine Kingsville, Ont., le 25 jan.(Spécial) “Los Pilules Dodd m'ont soulagée de façon tellement merveilleuse que je ne voudrais plus m’en passer.Kl les m'ont exemptée d’une opération, aussi je ne saurais trop vanter leui efficacité sans pareille”, écrit Mme à iolct Post, garde-malade diplômée, Kingsville, Ont.“Ceux qui souffrent d'affections rénales et urinaires, de rhumatisme, etc., ne sauraient mieux faire que d’essayer les Pilules Dodd pour le Rein.“J’ai fortement recommandé les Pilules Dodd et je vais continuer de les recommander.A un patient qui a dépensé sans résultat .-*100.00 en traitements, je parle de mon cas, le supp'ie île prendre vos pilules.Il en envoie chercher tout de suite.Une semaine .suffit pour le remettre sur pied.Il dit que vos pilules lui ont fait plus de bien que tons les antres traitements qui lui ont coûté si cher.” Mettez les filets (le la poule, que vous aurez dénervés, sur une assiette ; salez, poivrez, ajoutez un demi-verre de madère et laissez mariner une demi-heure.Faites un hachis avec le reste de la poule, ajoutez la même quantité de lard frais, deux ou trois foies de poulets et la même proportion de foie de porc.Assaisonnez cette tarcc, pilez-la bien et ajoutez des épluchures de truffes.Etendez la peau de la poule sur une planche; recouvrez-la d’une barde de lard, ensuite d’une couche de farce, puis des filets de la poule avec quelques truffes coupées en assez gros morceaux, et ainsi de suite.Lorsque votre préparation est terminée, refermez la galantine en longueur et cousez-la.Puis noucz-la dans une serviette bien serrée aux deux bouts, comine un saucisson.Faites cuire deux heures dans BIBLIOGRAPHIE LES LITANIES DE LA VIERGE par Armand Godoy Ce poème, publié d'abord dans la collection "La Phalange” de Jean Royère, chez Albert Messein, eut un grand retentissement en France et à l’étranger où il a été traduit en plusieurs langues.Prière de beauté, a dit quelqu'un les poèmes religieux d’Armand Godoy.Les Litanies de la Vierge sont en effet des prières placées sous l’invocation de la Vierge et non — égrenés dans un chapelet de poèmes — les commentaires ou diets théologiques des Attributs de Marie.Ce sont des chants liturgi-gues ou ie souci de l’humain est ¦ails cesse présent comme dans toute l'oeuvre du poète.Tel un oiseau blessé qui regagne son nid à grands battements d'ailes angoissés.Armand Godoy retrouve la Vierge après avoir traversé la Vie.11 porte le deuil de sa blancheur première, le poids de ses péchés, de ses remords et de ses doutes passés.Ses litanies sont une confession avant de devenir des actions dç grâce.La candeur est comme l'odeur mystique de ces [mêmes suaves et savants.Le livre est orné d’une admirable lithographie de Mariette I.ydis.Un volume in-8 couronne, \z fr.Editions Bernard Grasset.LA FEMME CANADIENNE M.Henry Bordeaux réitère à la Sorbonne les éloges si particulièrement émouvants qu’il nous avait rendus en août dernier.“C’est grâce principalement à l'héroïsme des femmes canadiennes si la nationalité française a survécu au Canada”, a déclaré â la Sorbon ne.M.Henry Bordeaux, membre de l’Académie française et l’un des délégués de la mission nationale française aux fêtes du quatrième centenaire de l’arrivée de Jacques Cartier sur les bords.du Saint-Laurent.Le président Albert Lebrun rehaussait de sa présence cette ma gnifique réception aux membres de la mission, qui eut lieu dans le grand amphithéâtre de la célèbre institution sous la présidence de président du conseil, Pierre-Etienne Flandin.Des discours ont été prononcés par MM.Georges Contenot, président du conseil municipal de Paris ; Sébastien Charléty, recteur de l’Université de Paris ; l’honorable Philippe Roy, ministre canadien à Paris; et M.Gabriel Hanotaux, de l'Académie française, parla au nom du comité France-Amérique, organisateur de la mission au Canada La présentation d'un film sonort sur le voyage de la mission au Canada ajouta beaucoup d’intérêt à la réunion."Ce qui nous a le plus frappés”, déclara M.Bordeaux, au début de son discours, "fut de retrouver là-bas notre propre langue avec nos visages et nos chansons ; nous nous sommes sentis tellement chez nous qu'il nous a semblé n’avoir jamais quitté la France.Nous avions l'impression d’être parmi des compatriotes avec lesquels il était naturel de se’ntendre grâce à la communauté des souvenirs qui nous unissait”.Le Canada est devenu en réalité la France d'outre-mer sous un dra peau étranger, ajouta l’éminent orateur.Ce miracle canadien de la survivance française a été accompli en Amérique parce que la France y a envoyé la fleur de son courage et de ses vertus.Le Canada est né de la bravoure et du martyre; il a grandi grâce au dévouement de ses femmes."L’héroïsme fut en effet le caractère distinctif des Canadiens français",’ affirma M.Bordeaux.Leur foi, symbolisée par la croix i qerigea Jacques Cartier dès son arrivée à Gaspé, les porta à accomplir les sacrifices les plus sublimes”.LES MAUX DE TETE Les migraineux sont souvent des intoxiqués alimentaires.Chez eux, l’importance du régime est capitale.Ceux ou celles qui restreignent la quantité des aliments, qui se résignent à ne boire que de l’eau, qui adoptent un régime à prédominance végétarienne, où les viandes, le [«ns-son,ne figurent qu’en faible quantité, et d’où sont exclus le gibiei, les crustacés, les épices, les conserves et les fromages fermentes, sont, par ces seules restrictions, très améliores, et parfois même guéris.Leurs accès sont atténués et éloignés.La disparition des douleurs peut être complète.Tous les migraineux doivent vivre au grand air et s'exercer régu-fièrement.Beaucoup de migraineux sont des constipés.On constate toujours la disparition de la migraine avec le rétablissement régulier des fonctions intestinales.L’emploi ,en mangeant, des eaux alcalines qui excitent le fonctionnement du foie et combattent sa paresse et son insuffisance, est indiqué.Chez les goutteux atteints de migraine, l'usage des sels de lithine et des eaux diurétiques (Vittel, Con-trexéville, Evian), est indiqué.CE QUE PORTAIENT LES FEMMES BIEN MISES De temps à autre, il passe d’étranges articles à la Douane, niais peut-être rien d’un caractère plus mystérieux que les vêtements de daines suivants, déclarés il y a cent ans ou à peu près que le rédacteur a trouvés inscrits dans de vieux livres de douane.On en a trouve des descriptions, après de longues recherches dans des livres de modes le cette époque.Porte-fleurs.— Cet article était populaire au dix-huitième siècle.C’était un petit verre plat qui était porté 'dans le corsage de la robe, rempli d’eau, dans lequel étaient placées les tiges du bouquet.La toilette d’une dame, à cette époqut, n’était complète que si elle portait un bouquet de corsage de lleurs naturelles.Ces bouteilles avaient environ quatre pouces de haut et étaient parfois recouvertes de soie de Ja couleur de la robe.Mantelet.— Robe ample ou manteau de femme porté le jour.Les intensions de ces mantelets prirent une telle envergure et ils devinrent si encombrants, qu'on adopta une loi dans le Massachusetts, interdisant "le port de manteaux de grandeur exagérée”.Plus tard on appliqua le nom aux vêtements de nuit, comme on le constate dans les annonces de la rubrique "des choses perdues” d’un journal colonial, qui mentionnait un "mantelet de nuit de calico fleuri avec haut collet' .Parfois on a employé les mots manteau de nuit, robe de nuit et gilet de nuit, au lieu de mantelet de nuit.Coiffe.— Ce mot signifiait un vêtement de tête, à l’usage des femmes, avec de longues barbes qui pendaient le long des joues.L’iu-coiffe unie signifiait probablement un bonnet sans barbes.Sauvegarde.— Un jupon de laine épaisse ou de toile, porté par les femmes par dessus leurs vêtements pour les protéger de la boue, lorsqu’elles allaient à cheval.La reine Elisabeth possédait trente et un manteaux et sauvegardes, treize sauvegardes et quarante-trois jupes et sauvegardes.Les femmes des colonies se contentaient généralement d’une seule.Voici d'autres noms du même article: manteau de dame, jupe de pluie ou jupe d’équitation Manchester.Trousse de beauté.— C'est une des plus délicieuses reliques du passé, et elles étaient ordinairement ovales ou rondes, d’environ un pouce et demi ou deux pouces de diamètre, dans lesquelles les dames portaient leurs cosmétiques.C’étaient des brimborions d’émail de Battersea sur cuivre, ou des médaillons en porcelaine encastrés dans de l'argent doré, ou faits d’écaille et d'argent.Un petit miroir ou disque d’acier poli était fixé à l'extérieui >hi couvercle, sur lequel étaient inscrits des mots comme ceux-ci: "Pour la figure d’une beauté”, "A la plus belle de son sexe", “Là où il y a vertu, brille la beauté".Quelques-unes de ces petites boites portaient sur le couvercle un décor pastoral, ou un dessin de points et de cercles ou de guirlandes et un panier de fleurs, ou encore deux coeurs reliés par une flèche.Pèlerine-Petit manteau de da- me avec longs pans en avant.La pèlerine était destinée à couvrir ies épaules et une partie de la poitrine découvertes par le décolletage du corsage français, et l’on dit qu’elle a été introduite en 1Ô71 en France par la princesse Palatine.Socques.Chaussures avec semelles de bois sur des anneaux de fer pour retirer les chaussures de la bouc.Les anneaux de fer avaient quatre ou cinq pouces de diamètre.Deux ou trois montants supportaient la semelle qui était assujettie CEUX QUI SE SONT AIMES Les adieux éternels sont faux et périssables.Ceux qui se sont aimés ne se séparent pas, Et s’ils suivent de loin un destin dissemblable, Ils se retrouveront lorsque leur jour viendra.Ils ont fait de leurs mains une chaîne puissante, Invisible et subtile et qu’on ne peut briser, Et, quel que soit le cours de leur vie apparente, Us penseront toujours ù leurs anciens baisers.D’abord ils sc sont fui pour calmer la blessure, Contre une autre poitrine ils se sont reposés; Ils ont cru peu à peu que les pleurs des ruptures S’étaient dans leurs yeux clairs à jamais desséchés.A leur insu, pourtant, un souvenir les guide, La forme des cheveux, la robe qu'on aimait, Un geste d’abandon, une parole triste, Et c’est comme un flambeau qui ne s’éteint jamais.Et, tôt ou tard, ils se retrouvent face à face, Changés et différents, hostiles quelquefois, Et sur leurs traits vieillis cherhcent avec angoisse Les restes effacés de l’amour d'autrefois.Maurice MAGRE 'W/A'"' RHUMES DESI ENFANTS au pied par des brides de cuir.Au dix-huitième siècle, les journaux des colonies annonçaient souvent les "socques de femmes et d’enfants”, ainsi que les sabots et les galoches.Les sabots étaient des chaussures à semelles de bois pour femmes, que l’on désignait dans les divers journaux comme étant travaillé de façon brocart, avec oreilles de cuir, bouts de cuir, faits de soie, avec bandelettes de velours, faits de laine peignée, de velours noir, de damas blanc, de soie fleurie et de prunelle.L’épellation populaire de “golosh” était goloshoe, prononcé tel qu’écrit.Cette chaussure avait une semelle de bois ou de cuir et des brides pour la tenir au pied.Dans les colonies anglaises, les galoches étaient parfois appelées “golowshoes” et "galou-shoes".: Combattez les rhumes avant qu’ils commencent Fortifiez-vous avec les ”3 éléments vitaux" En augmentant la proportion de calcium, du phosphore et de fer (les **3 éléments vitaux") dans votre organisme, vous contribuerez à enrichir votre sang, à fortifier vos nerfs et à augmenter votre résistance physique, d»* sorte que vous pourrez mieux lutter contre les dangers de l'infection.I.e Sirop Fellows’ vous offre les “3 éléments vitaux" fous une forme facile à assimiler par l'organisme.F-22G ^-jdement DEMONTRE PAR 2 GENERATIONS I COMPOil -D’ HVPOPHOIPHiTll ^l'rlpütèfléiC Mondial* POUR DECELER LE CUIVRE DANS LES CONSERVES Pour donner une belle couleur verte aux conserves de cornichons, haricots verts, oseille, chinois, etc., les fabricants de conserves y introduisent souvent une petite quantité .,ooo par année.Le réseau lui-même est un formidable consommateur.En 1933 ü a acheté rie S,867 firmes différentes [tour $37,211,460 de denrées et marchandises diverses.C'est aussi un fort contribuable.L'an dernier il a versé au trésor municipal de Montréal pas moins de $900,000.Le total de son compte annuel de taxes s’élève à $6,500,000 et figure naturellement dans le passif de la compagnie."Mais”, dit M.Labelle, “entre le Canadien National et nous il y a mieux qu’un lien d'intérêts réciproques, mieux qu’un échange de set-vices sur une base d’affaires”.Et il souligne le rôle social et humain du chemin de fer: transport des colons à prix réduit (en deux ans ce léseau a transporté plus île 35,000 personnes sur la terre), transport du courrier (3,000 sacs postaux apportés chaque jour à Montréal), transport du lait pour les bébés et les malades (778,288 gallons de lait et de crème en un seul mois), transport gratuit des malades dans les régions éloignées, en Abitibi par exemple, soins donnés aux accouchées prématurées dans les trains et les gares, protection des jeunes filles sans escorte, recherche des enfants et des objects perdus, etc: M.Labelle montre ensuite comment le Canadien National, par son organisation interne, sert la collectivité.Son fonds autonome île pensions, ses cliniques médicales, ses services de sécurité et de premiers soins ( t ,200 employés à Montréal en état de donner les premiers soirs à un blessé ou à un malade), autant cj’oeu-vres qui soulagent le budget collectif tout en servant les fins d’éducation et de protection générales.Après avoir dit que le chemin de fer est une école de vie admirable, qui forme des caractères et des compétences, M.Labelle donne un exemple de son attrait pour les Canadiens-Français, dont pas moins de 5,000 sont à l'emploi du réseau national dans Québec.11 cite le cas de quatre familles tanadiennes-fratiçaises où l'on est au service du hcemin de fer de père en fils et de père en fille, puisque toutes les filles épousent des hommes de chemin de fer.Ces familles représentent à elles seules, depuis 1870, un total de 605 années de services réparties entre 25 personnes.“Protéc aux mille visages”, dit M.Labelle, en terminant, "le Canadien National épouse toutes les formes.Ce n'est pas simplement le train que vous prenez de temps à autre à l'une des trois gares de la ville, la voiture qui enlève ou livre vos marchandises à domicile, ou l’employé du télégraphe qui reçoit le message que vous lui confiez ; c’est aussi une magistrale organisation matérielle et sociale, une merveilleuse machine qui assure notre confort de chaque jour et un corps public dans lequel chacun de nous possède un intérêt particulier".Jean sur Lac, était de passage parmi nous, la semaine dernière.— M.René Corbeil est allé à Sainte-Lucie pour quelques semaines.— Les joueurs du club de hockey de Mont-Laurier sont venus nous visiter.Malgré leur bonne volonté, le score était en faveur de l'Annonciation 10 a 1.— Mme Donat Fortin, de Saint-Jovite, était en fin de semaine chez M.et Mme G.Marois.SAINTE-AGATHE L’ANNONCIATION — Mlle Thérèse Denis, de Montréal, est pour quelques jours cher Mlle Cécile Péclet.— Mlle Berthe Durieux, de Montréal, est chez Mme G.Marois pour un mois.— M.le curé Cousineau, de S.- — Les élections de notre Chambre de commerce ont eu lieu sous la présidence de M.II.-J.Lelièvre, vice-président, en l’absence de M.M.-l.Walsh, président, actuellement en voyage aux Etats-Unis.Les nouveaux officiers élus sont: président, M.Orner Saint-Amour; ter vice-président, M.11.-D.Jack; 2emc vice-président, M.I’.Belhu-meur; secrétaire-trésorier, Me Gaston Gibeault.Directeurs: M.le maire C.-fî.Forget, Dr Rodolphe Dazé, Dr F !.Phelps, M.Geo.Liboiron, M.J.-A.Bacon, M.Omcr Touchctte, C.-J.Glcn et P.-E.Lor-tic.La Chambre a élu comme membres honoraires: l'honorable AtV.t-nase David, M.L.-E.Parent, M.P., M.le curé J.-B.Bazinet, Rvd E.-G.May, M.L.-E.Stoner, M.M.-I.Walsh, ex-président, reste membre ex-olïicio du conseil pour l’anncc courante.Etaient présents à cette assemblée annuelle, les officiers sortant de charge: MM.H.-J.Lelièvre, 1L-D.Jack, Gaston Gibeault, P.Belhu-meur, C.-E.Forget, Dr F.-L.Phelps et M.J.-A.Bacon, de même que les membres: MM.Orner St-Amour, Dr Rodolphe Dazé, Georges Liboiron, P.-E.Lortie, C.-T.Glen, Orner Touchctte et J.-A.Pa- i SAINT-FAUSTIN — Mlle Claire Brunet, est retournée à Montréal après avoir passé le temps des Fêtes dans sa famille.Elle était accompagnée de son frère Hector et de Mlle Eugénie Lanthicr.La presse est le plus puissant des pouvoirs publics.ici 4 C'e] it >1 tif*1 w‘ PLYMOUTH a adopté nombre des principes techniques qui rendent les Chrysler Airflow les autos au roulement le plus doux! TOUT LE MONDE désire nn automobile qui coule, même sur les chemins les plus raboteux .un auto qui vous laisse frais et dispos après un long voyage .un auto où la vibration du moteur est supprimée.Le Montage du Moteur avec Pouvoir Flottant du Nouveau Plymouth satisfait ce désir à un degré incroyable.POURQUOI CE ROULEMENT SI DOUX Les ingénieurs de Chrysler reproduisent en partie dans le Plymouth ce qu’ils ont produit dans les Airflow .et ce que des centaines de millions de milles sur la route ont prouvé juste.Ils ont mis le moteur et les occupants plus A L’AVANT .Vous êtes maintenant bercé entre les deux essieux, où le roulement est le plus doux.Mais ce n est pas tout .Le création d’un nouveau matériel pour ressorts a permis de réaliser un rêve de la mécanique.Cette création consiste dans la fabrication d’un ressort avant plus court, mais ayant la même élasticité que le ressort arrière, qui est plus long.Ceci produit ce roulement balancé que l’on ne peut trouver que dans les Airflow.Ces deux changements ont réalisé deux espérances: un tourisme plus agréable et des nerfs moins agacés.LA SECURITE EST NECESSAIRE PLYMOUTH vous fournit six sources de sécurité- ce que nul outre auto dans le domaine des prix les plus modiques ne peut offrir.(1) Carrosserie Tout-Acier renforcé par de l’acier .(2) Freins Hydrauliques plus puissants qui empêchent les.dérapages quand les freins sont appliqués avec force .(3) Châssis en X à doubles cannelures fait en conformité avec la forme de la carrosserie.Boulonnés à 46 endroits, châssis et carrosserie se renforcissent mutuellement .• .^(4) Centre de gravité plus bas, ce qui permet à l’auto “d’étreindre” la route .(5) Plymouth est muni d’un Supprimeur de Dérapages qui tient l’auto à niveau en tournant les coins comme sur les mauvais chemins .(6) Sensationnel dans ses reprises et ses accélérations, il vous tire d*un mauvaise situation avec facilité.PLYMOUTH VOUS EPARGNE DES ECUS Le Nouveau Plymouth vous donne haute compression et économie «l'essence plus 30% d’économie en consommation d huile.CONDUISEZ UN NOUVEAU PLYMOUTH Maintenant vous avez dans le Nouveau Plymouth: Beauté Sensationnelle, Souplesse, Sécurité, Economie et Longue Durée • .et pour vous convaincre de tout cela vous n avez qu a VOIR cette voiture- et In monter.A tout prix faites cela .et pourquoi pa9 aujourd hui.Comparez les trois autos se vendant ou plus bas prix • les .Nous sommes certains que vous choisirez PL i MOUTH.-.y V i: : ''t •*£**?’ :>s PlŒ&'îl&k * ^ • lit ï# Wœm® m n m , " '-•¦Xvç- :.' \, , m jf y ; $ | v Hii i Épi 11| i i *1 ¦hhphh Ces perfectionnements donnent au PLYMOUTH une valeur étonnante ii toute la l’louant.r .lu Plymouth est NOUVEAU.Se.chemise, d’eau .’étendent l wmimlr lies cylindres.L’étincelle est contrôlée par un dr\is 'ü* montai dumoteur est d’aprè.le principe de Pouvoir ' Plus large que ces prédécesseurs, ce siège avant du Plymouth donne au conducteur un degré de confort qu’il ne suurait trouver dans une voiture de même prix.Un coup-d’oeil sur ce tablier en dit suffisamment.Vous avez tout à vue: vitesse, température, quantité d'essence, pression d’huile.I.e compartiment à gunts est serviable pour mille bc.oins.Vous voyez une merveilleuse harmonisation dans l’ensemble.Tous les accessoires accentuent le caractère superlativement aéro-dynamique île In voiture.C’est ce qui fuit du Plymouth l’auto le plus élégant dans son domaine de prix.Elégance insurpassable dans ce domaine de prix.Les louvres sont plaquées en chrome et symbolisent Pidée do lu vitesse.LIVRE A ST.JEROME D’une largeur de dix-huit pouces, cette tablette dans les coupés est commode sous bien des rapports.C’est là l’opinion de tous les usagers.AU BAS PRIX DE $863 Pour Coupé d’Affaires FABRIQUÉ PAR CHRYSLER L’auto dans le domaine des prix les plus modiques où le génie technique est le plus en évidence F.-Aug.Lorrain, Saint-Jérôme ' 1/AVENIR DU NORD, VENDREDI, 55 JANVIER 1935- EN MARGE DH LA SARRE LE DRAPEAU DU CLOCHER - NOUVELLE — La Sarre ! Depuis quelques mois, ce nom a fait K-' sujet île tous les commentaires internationaux, et le monde attendait avec une impatience inquiète le résultat d un plébiscite dont on connaît les conditions, et qui, tenu ces dernières semaines, a donné à l’Allemagne une victoire aussi éclatante que complète.Le icr mars prochain, Hitler prendra officiellement possession de cette partie de territoire cédée par l'Allemagne a la I* rance connue corn* pensation de dommages de guerre, qui abritait depuis 1919, outre une population c o n s i d o r a b I e d Allemands, une seconde assez considérable d'origine française.Depuis ce plébiscite, les h rançais qui y demeuraient, sous la crainte de violentes représailles de la part des troupes de choc, rentrent précipitamment en France.Caron est en lieu de s’attendre qu'Hitler dont ou connaît maintenant la politique intransigeante, traitera sans pitié-tous les Français ou tous les habitants sarrois qui seront soujtçonnés d’avoir voté contre le retour à l'Allemagne.Qu’on se souvienne de 1870 ! C’est l’histoire qui tout probablement se répétera.Le vainqueur orgueilleux écrasera sans pitié, sous sa botte infâme, le vaincu sans défense.Mais il y aura toujours îles Sarrois qui, même sous le terrorisme naziste, demeureront Français comme le prouve le récit que pour vous, lecteurs, j'ai écrit.Sarrcbruck au soir du plébiscite.La petite ville sarroise traverse une agitation qui de minute en minute prend des proportions énervantes La police neutre de la Société îles Nations parvient avec des difficu! tés sans nombre à maîtriser toute une population surexcitée et à ma ter les soldats nazis acharnés à assurer coûte que coûte le succès de la journée.Des batailles ont éclaté.Des coups de feu ont été échangés en divers endroits, au cours de la lutte.Des cadavres ont été recueillis par les soldats neutres.Maintenant c’est le dépouillement du scrutin.Sur la foule haletante planent de l’anxiété, de l’espoir, de l'inquiétude.Tous les coeurs se demandent de quel côté penchera la balance.— Moi, je vais vous dire, de s’exclamer le père Hains qui cause avec un ami sur le seuil de sa i>orte, nous retournerons à la France.C'est pas le terrorisme allemand ni sa publicité corrompue qui feront changer la conscience des milliers de Français de la Sarre ! Ça, c’est pas vrai ! de continuer le vieillard dont les bras fendent l’air dans une série de gestes précipités, ça, c’est pas vrai ! — Père Hains, je ne partage pas votre avis.Et Dieu sait que je voudrais bien que vous eussiez raison ! Mais, vous savez, je me suis promené toute la journée, j'ai écoute toutes les conversations, je me sui> mélangé à tous les groupes.A mon avis, nous sommes roulés.Leur organisation est trop puissante, trop audacieuse ! Et puis, il y a une foule de traîtres dans nos rangs.— Comme en 1870, des lâches ! coupa brusquement Hains.Devenu seul, Hains continuait de grommeler entre ses dents, en fai- sant battre sur le sol sa grosse canne de bois noueux : - - Je n'étais pas vieux dans le temps ' J'avais seize ans, mais dame ! je ir.’cn souviens comme si c'était d’hier.Nous habitions l’Alsace, Les Allemands nous ont pris.On nous a traités comme des vauriens, comme des animaux.On nous a même défendu de parler notre langue.Les livres allemands remplacèrent les livres français dans les écoles.Ce fut la même chose pour les professeurs.On nous enleva toute notre liberté.Si la Sarre passe à l'Allemagne, tout ça se répétera.Mieux vaudrait mourir que d’émigrer ! Mais ça n'arrivera pas, sac à Bon Dieu ! Le Bon Dieu ne fera pas ça.Comme il parlait ainsi, une femme apparut dans la rue.Au même moment, des grands cris parvenaient du centre de la ville, [.c vieillard se redressa, livide.Le scrutin serait-il fini ?Aurait-on gagné ?Ou perdu ?Ces cris seraient-ils le présage d'une victoire allemande ?L’Allemagne; emporte tout le morceau ! dit la femme, une Allemande pure race.Hains veut des précisions: il ten te de l'arrêter, il lui crie.La femme n’entend rien: elle est déjà loin, très loin, toute entière à son bonheur.L u homme s'amène à grands pas: il l'interpelle.— L'Allemagne prend tous les votes ! lui riposte l'homme avec un large sourire de contentement.—-Les lâches ! murmure Hains Il y a des milliers de Français qui ont été des lâches ! Droit comme une llèche, le vieil Alsacien Hains portait crânement ses quatre-vingts ans, et sa femme, tout aussi âgée n'en était pas moins alerte.Ils vivaient tous deux bien paisiblement dans une petite villa achetée à Sarrebruck, dix ans auparavant, avec leur petit-fils, le petit Karl, un enfant de dix-huit ans, triste, délicat et constamment malade.Leur fils que la guerre avait pris en 1916 n'était jamais revenu.On ignorait même dans quel coin de patrie il était tombé pour son dernier repos.Le petit Karl avait vu le jour quelques mois après le départ du soldat.La mère n'avait jamais cessé d'espérer, de prier et uc pleurer.Mais à force de pleurer, elle devint pâle, maladive, si bien qu'un beau matin, elle mourut, laissant à ses beaux-parents ce fils ne de la guerre et qui en portait toutes les angoisses sur sa frêle figure.Jamais le petit ne riait.Jamais il ne jouait avec les petits voisins, fl préférait s'en aller seul, dans les champs voisins, s'asseoir quelque part à l'écart et songer.Au moment de ce récit, il avait dix-huit ans.II parlait peu, ne se plaignait jamais de son sort, semblait insensible à la douleur et aux souffrances de la patrie, mais écoutait tout ce qu'on disait avec des grands yeux inquisiteurs et presque égarés.Le père Hains souffrait énormément à cause de cet enfant.Il avait tellement compté que le petit Karl serait le sourire de ses vieux jours.Puis des souvenirs amers assombrissaient chaque jour un peu plus son front ridé.A force de remuer toutes ces pensées sombres, il était devenu hargneux, rageur et bien peu sociable.Il faut dire aus si que le plébiscite l'inquiétait d'une façon étrange.Tout d’abord il écoutait les conversations et, en témoin impuissant, assistait à la formidable campagne de publicité allemande, imposée par la terreur, la Magasin Victoria Henri Gareau St-Faustin Station Spéciaux du 28 janvier au 2 février 1935 FOL'K DU COMPTANT de POISSON J’ai un bon choix FRAIS ou SALE.BEURRE DE BEURRERIE La lb.CAPE VICTORIA Pour.CAPE CADET Pour.CAFE SPECIAL Pour.en grains, moulu en vous le livrant, Toujours frais.SUCRE GRANULE 100 lba pour .SUCRE JAUNE 100 lbs pour .25c.de plus lorsque vendu à crédit Assortiment de 38 MORCEAUX DE VAISSELLE de belle qualité.Four.fe.éi£.L.: : fev.-v._ 28c 38c 30c 26c 5.60 5.25 3.95 FLEUR DE LIS Comptant Crédit 2.55 2.80 AVOINE DE L’OUEST Comptant Crédit 1.65 1.80 AVOINE LOCALE Comptant Crédit force, la dictature.Il la trouvait anti-française, ce qui le révoltait.11 assistait donc chaque jour â la mise en activité de cette puissante machine qui étouffait les conscien ces, comprimait les libertés, faisait des individus des machines â voter.Rien ne l'avait ébranlé, car il était patriote jusque dans le fond de l'Ame, mais il s’exaspérait de voir tant de Sarrois, de descendance française, opter jMiur le nouveau régime, ne comprenant pas dans sa sainte t-lée du patriotisme, qu’on pouvait être assez fou pour mentir à son sang et marcher sur le drapeau de la patrie.Il redoutait les espions: c'est la raison pour laquelle il n'avait qu’un ami, le voisin Hermann, un Alsacien comme lui.Cette nouvelle de la victoire allemande l’avait frappé en pleine poitrine.Tous ses espoirs croulaient comme un château de cartes, il était là, refoulant ses sanglots, quand Fritz, un des notables de l'endroit, s'adonna à passer: — I lains, que pe'nses-tu du vote ?Nous avons perdu, mais après tout, c'est peut-être mieux.Il faut bien se la tenir fermée, la g.car on pourrait nous la casser ! — Hypocrite ! murmura Hains.Les joues du vieillard étaient encore toutes rouges île colère quaint Hermann, le voisin, accourut.Les deux Alsaciens pleurèrent en silence quelques minutes.Voyez-vous, ils étaient Français, par le sang et par le coeur.Tous les jours, ils causaient ensemble de la France, leur pays de toujours; de cet espoir sans cesse soutenu que la Sarre deviendrait totalement f r a n ç a i s c, qu’ils y vivraient heureux et protégés, qu’ils y finiraient leurs jours a l'ombre de la patrie.— La germanisation est déjà commencée, mon vieil Hans ! Tout changera dans les écoles, l’ius île français ! Des arrestations sont imminentes.Des enquêtes sont dé-jé instituées.Ceux qui ont voté contre le retour de la Sarre à l'AI-lemïigne seront sévèrement punis.Des condamnations sont prévues.On vieil! même de battre dans la rue une femme qui étalait sur sa robe les trois couleurs.— Les trois couleurs, c'est à elles qu’on en veut ! Puis avec un geste terrible, ii dit: — Si j'étais encore enfant ! Penché en avant, les yeux perdus dans le passé, ses lèvres effleurèrent un sourire comme si un souvenir heureux était venu tout à coup passer devant ses yeux.C’était en effet un souvenir heureux qui caressait la figure du vieux.En 1880, à 26 ans, Hains était une des plus belles jeunesses de l'Alsace, il ne craignait pas le danger et il aimait sa patrie en dépit de l'envahisseur.Il était allé un beau matin ac cracher un drapeau français à la pointe du clocher.L’aventure n'était pas banale.Grimper au faite du clocher couvert d’ardoises glissantes, se suspendre à ia tige du paratonnerre, monter, poser le drapeau, redescendre, c’était presque un miracle.Le lendemain, le drapeau tricolore flottait dans l’ait comme aux plus beaux jours itu passé.— On tenta de l’aller chcrchci.On essaya au moyen d’échelles.Peine inutile.Un des braves du village osa y monter.C’était un Allemand, reconnu pour son adresse et son courage.Pris de vertige, il tomba et s.e tua.Le drapeau flotta de longs mois, au grand désespoir des Allemands, et ce n'est que le temps et les intempéries des saisons qui eurent raison de lui.Si j’étais jeune, je recommencerais encore ! Je leur montrais, à cet Allemands, qu’il y a encore des Français ici.— Regarde le petit qui nous é-coutc ! dit Hermann tout bas à I fains.Dans le coin de la chambre, le jeune homme qu'on disait fou dans le village, les deux mains encadrant une figure pâle et triste, les yeux fixés fiévreusement sur les deux hommes, écoutait ce tragique récit.Ses yeux se fermèrent tout à coup, puis s’ouvrirent la minute d'ensuite.Son regard avait je rusais quoi de beau et de grand oui ressemblait à la France.rantis bien cuire.Dernière offre à ce prix.La lb.GRAISSE COMPOSEE 20 lbs pour.GRAISSE PURE O , dont $12,ixxi.servirent à rémunérer les musiciens.Les prix populaires facilitèrent sou succès; l’aisance et la culture ne vont pas toujours de pair.Le» malheurs du temps ont appauvri maints amateurs de lionne musique ; un prix élevé les tiendrait 6-ioignés du genre qu’ils préfèrent.Il serait vraiment injuste de ne pas les satisfaire.Pour édifier la Ville Reine, ap-prenons-lui que le nouvel orchestre symphonique de Montréal dut refuser beaucoup de gens à son premier concert parce que la salle était remplie à capacité.Nous nous réjouissons de voir les deux plus grandes villes du Canada rivaliser sur ce terrain.René GAUTHIER SIR WILFRID LAURIER ETAIT ROMANESQUE SOUVENIRS D'UNE AMIE.CHOIX DU "FER A CHEVAL' ETC.Ceux qui ont connu sir Wilfrid Laurier dans toute sa gloire ont cru que cet homme avait été sa vie durant d'une froideur glaciale.En tout cas il offrait bien plus l'apparence d’un Britisher des bords de la Tamise que d’un Canayen de Saint-Lin, comté de l'Assomption.Eh bien ! si nous interrogeons les contemporains du célèbre homme d’Etat, nous apprenons avec surprise qu’il était, dans sa prime jeunesse, un sensible, un sentimental, un romanesque même.Une amie d’enfance de Sir Wilfrid Laurier, madame Joseph Da-oust, de Montréal, maintenant âgée de 87 ans, a raconté dans le dernier numéro de la “Petite Revue” de charmants souvenirs sur la vie de jeunesse du grand homme, né à Saint-Lin.— Vous avez été amie intime de Sir Wilfrid Laurier et de Lady Laurier, Madame ?lui demanda le rédacteur de la Petite Revue.— Lady Laurier ?On me prenait bien souvent pour sa “soeur”.En faisant cette réponse, Madame Daoust ne perd pas un pouce de sa petite taille, que ses 87 ans n’ont guère courbée.C'est une vieille dame très avenante, très courtoise, aux yeux pétillants.Elle a l'air malicieux et distingué à la fois, et brûle du désir d’évoquer des souvenirs pour elle aussi vivants que s’ils dataient d'hier: "JE TE DOMPTERAI !" son lit.Elle s’est redressée pour unir le» mains de Wilfrid et de sa fiiltc, dont elle connaissait les sentiments."Hélas ! Wilfrid avait des hémorragies et les médecins diagnostiquaient la consomption.Ils lut dirent que s'il sc mariait, il n’aurait pas six mois de vie.Seul mon beau-père était sceptique ; il disait : “Il me semble que ce sont les bronches, pas les poumons” ; et il se refusait à croire que le jeune homme fut condamné.“Devant les instances des médecins, Wilfrid abandonna son projet de mariage, quitta la ville, et partit exercer sa profession d'avocat et chercher la santé dans les Cantons de l’Est, à Arthabaska.UNE DESESPEREE “Je suis née à Saint-Lin, comme Sir Wilfrid Laurier, en 1848.Wilfrid était donc mon aîné de huit ans.Nos deux mamans étaient amies intimes, et mon père, le docteur Séraphin Gauthier, était le médecin de la famille Laurier.Mais je l’ai perdu de très bonne heure, et ma mère, veuve à dix-huit ans, s’est remariée avec un second docteur Séraphin Gauthier, cousin du premier.Nous avons alors quitté Saint-Lin pour venir habiter à Montréal, rue Saint-Louis près du Champ de Mars.“Quand Wilfrid est venu faire ses études à Montréal, son père a demandé à mes parents de le prendre en pension.Il était enjoué à cette époque, malgré sa santé délicate, presque pétulant.Nous l'entendions parfois crier dans sa chambre: “Je te dompterai ! Je te dompterai !” Ces menaces s’adressaient à une mèche rebelle qui ne voulait pas plier sous le peigne.Un autre jour il présenta à ma mère trois épingles de cravate entre les quelles il hésitait : une fleur de lys, un fer à cheval et une autre.Ma mère lui dit: “Si j’étais toi, je prendrais le fer à cheval, pour la chance !” Elle dit: pour la luck, car ma mère était anglaise de Manchester, on l’appelait “la vieille lady”.Laurier a adopté le fer à clic val et en a toujours eu un comme épingle de cravate.(Même que cela le fil passer pour franc-maçon).LE DEBUT DES “AMOURS” “Mes parents avaient aussi comme pensionnaires madame Lafontaine et sa fille Zoé, qui était ma maîtresse de musique.C’est alors que les amours ont commencé.J'allais au couvent, à cette époque.Quand Madame Lafontaine, tombée malade, s’est sentie à l’agonie, sa fille, Wilfrid et moi avons été dans sa chambre, et nous nous soin- “Un jeune homme très gentil, très sérieux, se mit à courtiser Zoé.11 offrit de l’épouser.C’était un bon parti.Tout le monde conseillait à Zoé de l’accepter, et elle finit par accepter.La date du mariage fut fixée.'Cependant, je couchais dans la même chambre que mon amie et je ia voyais pleurer le jour et la nuit.Elle me disait: “Je ne pourrai jamais oublier monsieur Laurier".Alors j’en parlai au docteur Gauthier, mon beau-père, que je considérais comme mon père.11 était très sensible, très bon.11 dit à la jeune fil le: "l’uisque vous l’aimez tant, et qu'il vous aime, cela vaut la peine de prendre un risque plutôt que de mourir de chagrin.D'ailleurs je suis persuadé que si Wilfrid se soigne et mène une vie régulière, il pourra faire de vieux os tout comme un autre”.On était à huit jours de la date fixée pour le mariage avec le nouveau prétendant.Sans en dire davantage, sans avertir Zoé, mon père envoya un télégramme à Laurier pour lui demander de venir d'urgence.“Le soir, dans notre chambre, je dis à Zoé: “Ecoute donc, il me semble que j’entends la voix de M-Laurier”.Elle est devenue toute pâle.Je suis descendue et j'ai dit à M.Laurier de monter voir mon amie.Ils se sont expliqués (je suppose qu’ils se sont jetés dans les bras l'un de l’autre, en fait d'explication), et ils ont décidé de se ma rier.“Zoé Lafontaine a toute de suite envoyé une lettre au fiancé qui comptait l'épouser huit jours plus tard.DOUBLE MARIAGE 'C’est un double mariage qu'on (levait célébrer huit jours plus tard ; ma soeur devait épouser M.Coutu.Ün lui dit de se hâter de finir sa robe, et ce mariage eut lieu le lendemain comme celui de Laurier, un vendredi treize.‘Mais une complication surgit.Laurier dit: “Je ne puis pas arriver à ina pension d’Arthabaska avec une femme, sans avoir averti !” Et il devait aussi, le lendemain, plaider sa première cause importante.Mon père lui répliqua: “Vous la laisserez quelques jours ici, votre femme.Vous êtes sûr maintenant qu’elle ne vous échappera pas.Vous allez préparer votre logement à Arthabaska, avertir vos amis, plaider et gagner votre cause, et vous reviendrez chercher Zoé”.“C'est ce qui fut fait.Et vous savez combien cette union a été heureuse.Nous sommes restés amis intimes.Laurier aimait à rappeler à ma mère l’incident suivant: Quand il était tout petit gaijçon, les grandes personnes avaient organisé un pique-nique et 11e voulaient pas l’emmener.Ma mère le fit monter dans la voiture en le cachant sous sa robe.En rappelant cette aventure, Laurier ajoutait : “Me cacheriez-vous encore sous les plis de votre robe, madame Gauthier ?” “Pour moi, qui m’appelle Hannah, Sir Wilfrid m’appelait Annette; il n'a jamais passé un mois sans m’écrire, jusqu'à sa mort.Lady Laurier aussi m'écrivait souvent, tant qu’elle a gardé sa vue.J’ai partagé entre mes enfants la plupart de leurs lettres.Soulagés/ Los b6b6s prennent aisément 1® rhume.Voici co auo dit Mmo Russel Ward, de Hilton Reuch, Ont.: “Au moindre symptdmo de rhume, jo donne des '1 ablettes Ruby’s Own et toujours avec do bons* résultats”.Des milliers do nuVefl font la mômo chose, non seulement pour les rhumes, mnia aussi pour la mauvaise digestion, la constipation, les troubles do dentition, les dérangements d’estomao, etc.Les *1 ablettes Haby’sOwn soulagent sûrement les troubles ordinnires ties bébés.l*rix, 2/>e.ma nnri u Dr William» LES CORS Les cors ne sont pas dangereux mais ils sont parfois très douloureux, surtout sous l’effet d’une compression, s’il arrive, par exemple, que quelqu’un vous marche sur les pieds.Les pieds qui font mal entravent pour une bonne part nos plaisirs et nos joies et nous rendent parfois la marche misérable.Le cor est une excroissance qui se forme aux pieds, sous l’influence de frottements répétés sur un même [joint ou encore par la compres sion que cause une chaussure trop serrée.Les chaussures et les has mal ajustés en sont la cause.L’on a souvent le tort de vouloir adaptei son pied à une chaussure plutôt que d’ajuster 'a chaussure à soi- pied.L’on peut faire disparaître les cors en leur appliquant un traitement approprié, mais ils vont réapparaître si l'on ne supprime pas la cause qui les a engendrés.L'application d'emplâtres spéciaux pour les cors soulage la douleur en diminuant la compression sur un même endroit et en la répartissant sur line surface plus étendue.Ce soulagement, toutefois, n’est que passager, et du moment que la pression se fera sentir de nouveau, le evr réapparaîtra.Les gens, en général, sont maintenant plus soigneux dans le choix de leurs chaussures qu'ils ne l’étaient il y a quelques années.L’on rencontre encore, tout de même, des femmes qui essayent de comprimer leurs pieds [jour les faire entier dans des souliers de g-andeur numéro quatre quand il leur faudrait une chaussure numéro cinq, et aussi qui s'obstineront à porter des chaussures étroites quand la nature les a pourvues d’un pied large.Les hommes souffrent aussi des pieds et cela est dû à la négligence qu’ils apportent dans le choix de leurs chaususres ; ils ne prennent pas la peine de faire mesurer leurs pieds et de se chausser en conséquence.Lorsque les pieds sont comprimés et tordus dans des chaussures trop étroites, l’on ne doit pas être surpris de voir apparaître les cors.Aucun traitement ne peut être efficace pour faire disparaître les cors si on ne commence par le commencement et si on n’en supprime la cause première qui consiste presque toujours dans le port de chaussures mal ajustées.Lorsqu’on achète des chaussures l’on doit prendre le soin de les fai- Toujours apprécié ft •F SALAD Ai re bien ajuster à son pied en ce qui regarde la longueur, la largeur et aussi la forme, de façon à [Kiuvoir les porter avec aise ; les bas trop courts sont dommageables aux pieds parce qu’ils compriment trop les orteils: les bas trop longs ne sont pas non plus recommandables parce qu'il s’v forme des plis qui font mal aux pieds et les irritent.Le soin des pieds est donc nécessaire au confort ; il prévient la douleur et nous permet de marcher librement et sans contrainte.N’oublions pas qu'une chaussure bien a jnstée est plus confortable mais aussi plus élégante en ce sens qu’étant proportionnée aux pieds des person nés qui la portent, elle conservera ainsi plus longtemps sa forme.Un prix normal Iold Nantel, avocat, Dr Guillaume Latour, MM.J.-11.Bou-dreault, Athanase Allard, Albert Charbonneau, Horace Limoges, Ju les Raymond, Albert Thinel, Char les Aubry, A.Dufresne, Ulric Poirier, de Saint-Jérôme, accompagnés du Dr Deschambault, J.-L.Plan chard, MM.Durocher, J.Dubois, de Sainte-Thérèse, sont allés, mercredi dernier, entendre le discour?qu’a prononcé à la salle Atwater, à Montréal, le premier ministre du Canada, l’honorable R.-B.Bennett.— La taxe et la surtaxe d'amusement jwjut le concert des Fusiliers Mont-Royal a rapporté la somme de $9.08.A l'aréna de Saint-Jérôme [«oui la semaine du 16 au 20 janvier, la taxe et la surtaxe se sont élevées à la somme de $76 33 PERDUE.— Plume-fontaine Evcr-sharp, couleur noir et drab, à 8 faces Récompense à qui la rapportera au bureau de L'Avenir du Nord.CONSEIL MUNICIPAL Assurances Générales Bureau responsable.Expérience tt terri t~e connu* depuis au-delà de 23 an* J.T.CLEMENT Gérant de district District manager 178 avenue Parent Tél.171 Saint-Jérôme Représentant le* principal*» faisant «flair** au Canada ( Suite de la première page; RODRIGUE BELANGER teur R.Boulet jouissait d'ur.e réputation internationale.I! fut président du Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec, président du bureau de direction de l’Union Médicale de Montréal de 1900 à 192/ • membre de la Société d’oto-rhinola-ryncoîogie de France; ex-chef de là clinique ophtalmique à l’Hôtel-Dieu ; membre de l'American College of Surgeons et tin des membres les plus dévoués de l'association des médecins de langue française de l’Amérique du nord.11 aimait les voyages et avait parcouru presque toutes les parties du globe, mais le pays qu'il préférait était la France.Libéral en politique, il avait été vice-président du Reform Club, de Montréal.Le docteur Rodolphe Boulet connaissait et aimait la région du Nord où il venait souvent, pendant ses) vacances, il y a trente ans.à Ville- ! bois, petite et charmante villa de | feu le docteur Paul-Emile Prévost, dont il fut l'ami intime.Le docteur Boulet était l'un des j rares survivants d'une pléiade de | Canadiens-français qui constituaient à Montréal, il y a quarante r.ns, une jeunesse studieuse et brillante.Il lai-se un frère.M.J.-5 Boulet.d’Outremont.et deux soeurs .Joséphine.Mme J.-A Renaud, et j I.aure, Mme J.-B.Leprohou.à qui j nous offrons nos sincères condoléances.norable juge Ls Loranger à 4 an?de pénitencier pour séduction d’une jeune fille de 17 ans.a décidé de porter sa cause en appel Un avis à cet effet a été signifié au j>roou-rcur de la Couronne — Paul Thomas, de Saint-Rémi d’Amherst, accusé d'avoir falsifié un chèque que lui avait remis l'International Paj>er j>our so** travail et d'avoir obtenu $108.71 au i.eu de $8 71 a été acquitté par le jury qui n'a délibéré que 10 minutes.Mtrc Hermann Berrette.jrroeu-reur de l'accusé.a présenté une motion devant ia Cour pour que l'international Pap>cr.qui avait fourni un cautionnement pour que cette cause fut soumise à un jury, à la suite d'un acquittement de la p>art d'un des deux juges de paix qui présidaient l'enquête préliminaire, paie le mémoire de frais dû par Thomas à son avocat La motion a été accordée.— Sofia Smarlak.accusée de tentative de meurtre, a été acquittée par le jtirv Sofia Smarlak est une polonaise de Saint-Colomban.On l'accusait d’avoir, le 13 octobre, tiré sur une voisine dans l'intention de la tuer.— Olivier Lascelles, alias Jean Gagnon, 23 ans, chômeur de Havv-kesbury, a été trouvé coupable du vol d’un paletot, dan* la salle des Chevaliers de Colomb de Lachute.Saint-Aubin acquis par la ville j>our arrérages de taxes, qu'aucune machinerie se trouvant dans l'immeuble lors de la vente ne devra en être enlevée j>aree qu'elle fait partie de la bâtisse.La séance du conseil était présidée par son honneur le maire Eut manuel Bertie, maire, et MM le* échevins A.I’ilion, A.-C.Huot.G.-E.Hamel, L- Giraldeau, A.Yaillan court et J.-A Lessard étaient presents.— Henri Raby, de Brownsburg.a comparu, le 23 janvier dernier, sur l’accusation de vol de cartouches et de balles à la Canadian Industries Ltd, à Brownsburg, et a plaidé coupable à cette accusation.Il recevra sa sentence le 18 février prochain.— De passage à Sainte-Agathe dimanche dernier, M.et Mme Jacques Leclair en visite chez M.et Mme René Leclair.— A Sainte-Agathe, le 19 janvier 1935, à M.et Mme René Lc-clair (née Marie-Anne Bélec) une fille baptisée Marie-Marthe-Clau dette.Parrain et marraine M.et Mme Joseph Boivin, oncle et tante de l’enfant; porteuse Mme Onia* Boivin, sa cousine.A la dernière séance du conseil, il a été décidé de demander au département de l'agriculture de Québec si la Ville de Saint-Jérôme pourrait profiter de l'offre de ce déparlement qui fournit les grains de-semence sur demande, dans le but d'encourager et d’aider la culture.Il y a.dans notre ville, beaucoup de terrains vacants et de terrains disponibles à proximité des résidences qui pourraient être utilisés avec a vantage comme jardins potagers.On a permis à l’Association Chorale d installer, à ses irais, des gra dins dans la salle du poste de poli ce, gradins qui devront être faits par sections, de manière à être facilement enlevés.La requête des bûcherons de faire augmenter les prix jour le bü chage du lois à la corde 11'a pas c-té accordée, mais Bêche?m A.-C.Huot, président de la Voirie, a été autorisé â faire transporter les bn cherons entre la ville et le lieu de leur travail.M.J-D.Pilon ayant refusé l ot fre de $250.00 que lui a faite la ville jour dommages subis par le refoulement de l’égout dans sa cave le Conseil a décidé de maintenir cei te offre de $250.00 et de rejet et toute autre demande d M.Pilon.Mire C.-E.Marchand a été chargé de réclamer par lettre certains montants dûs par certaines person nés et.après rapjort au Conseil du résultat de cette jiremière démai elle, des procédures seront prise?Une trentaine de comptes considérés comme mauvaises dettes et non recouvrables pour causes diverse* comptes passés dûs ou prescrits seront déduits des livres.Des mesures seront prises join que l'amoncellement des glaces \ la digue de la manufacture Duram & Saint-Aubin, maintenant pro piriété de la ville, ne cause plus d’obstruction au libre cours de Beau de la rivière.La ville a avisé M.Mayer qu demandait l’autorisation de pren dre possession de certaines machi neries dans l’immeuble Durant Sf AU PALAIS AUX ASSISE; — William Bonneau, qui a subi son procès aux assises jour fabrication de preuve, a été trouvé coupable p>ar le jury.Bonneau aurait, de concert av ec Jos.Pépin, déposé près de la maison de Eugène Thomas, de Saint-Rémi d’Amherst, et en arrière des dépendances de M.Louis Pépin, au même endroit, des bidons d'alcool frelaté, de manière à faire accuser ces personnes d’être en jossession l'alcool de contrebande.De retour à Saint-Jérôme, Bonneau télégraphia à la police fédérale d’Ottawa, qui lui avait promis un jiercentage sur les causes qui jxiur-raient être faites grâce à ses informations, qu'il avait découvert des "causes” â Saint-Rémi.Trois détectives se rendirent â Saint-Rémi et trouvèrent effectivement la boisson à l’endroit que Bonneau leur avait indiqué.Ils constatèrent cependant que les choses semblaient "louches” et ne firent pas de cause contre Thomas et Pépin, mais firent part de leurs souji tons à la police provinciale qui fit enquête.L’enquête prouva que c'était une "affaire montée” et six mois plus tard, Bonneau et Pépin étaient arrêtés.Le procureur de Bonneau, Me Hermann Barrette, informa immédiatement la Cour qu'il porterait cette cause en appel.Après avoir délibéré dix minutes, le jury trouva Jos.Pépin coupable lui aussi de fabrication de preuve La sentence sera prononcée à la fin du terme.— Zoël Saint-Denis, de Saint-Joseph du Lac, a été traduit en cour sur l'accusation de recel de balles et de cartouches volées et son enquête préliminaire a été fixée au ter mars.Saint-Denis a été libéré sous un cautionnement de $400.00.— Sofia Smarlak et Yladek Smar-lak, accusé d'assaut avec lésions ont subi leur procès devant les jurés, les 23 et 24 janvier derniers.Les Smarlak étaient accusés d’avoir assailli John Spiodenok, le 14 octobre 1933.Le jury a rendu un verdict de "non coupable” quand à madame Smarlak et de coupable d’assaut simple quant à Valdek Smarlak.Le jirocureur des Smarlak.Me Camille-L.de Martigny a imploré la clémence de la cour quant â ?on client et Yladek Smarlak.a bénéficié d'une sentence suspendue.Il devra fournir un cautionnement de $100.00 pour garder la paix durant deux ans, et se présenter devant la cour lorsque requis, pour recevoir sa sentence.— Le procès de Adélard Cou-vrette.de Lachute, accusé de crime contre les moeurs, s’est instruit ie 24 janvier 1935.THEATRE REX Vendredi et samedi : Garv Cooper, Shirlev Temple, Carole Lombard dan?A ere and Forever aussi Tarsan the Fearless, épisodes 8, 9 et ioième — Comédie — Cartoon.Dimanche et lundi ; Maurice Chevalier.Jeannette MacDonald dans Merry Widow — Comédie musicale — News — Cartoon.Mardi, mercredi et jeudi : La Cic Paramount présente President Vanishes — Comédie musicale — Comédie — Cartoon.MEDECINS-VETERINAIRES Dr Rosaire Gauthier, D.M.V.Rue .Saint-André Tél.32 TERREBONNE Dr Charles-A.Gauthier D.M.V.261, De Villcmure Tel.301 SAINT-JEROME — Paul Deniers, accusé d'avoir intentionnellement déchargé une arme â feu dans la direction de son cousin par alliance, Jos.Amico, et de l’avoir effectivement blessé, a été trouvé non coupable par le jury.Demers, en rendant témoignage, affirma qu'il n avait pas vu son cousin, qu’il n'avait aucune animosité contre lui et, que de plus, Amico était a 186 pieds fie lui de l’autre côte d'une mare où ils chassaient le canard.Demers se doutait d’autant moins que Amico était de l’autre côté de la mare, qu’il avait déjà demandé, en entendant craquer fies branches, si quelqu’un se trouvait là.Amico ne jugea pas a projios de répondre et de donner signe de vie.Denier?le blessa alors que, visant un canard qui se levait de Beau, il manqua le canard et le?plombs al lé rent *e perdre flans les joncs et les herbes où était caché Amico, et le blessèrent., Aldège Prud’homme, condamné le 20 décembre dernier, j>ar l’ho- LA CONSTIPATION La constipation constitue une fies affection* les plu* communes de 1 organisme humain.La régularité dan* lcvacualion de l'intestin est recommandée, mais ce besoin physiologique peut varier en fréquence ?elon les individus.11 est généralement admis qu une défécation pat jour est la meilleure habitude à adopter [mur tout le monde.La constipation peut quelquefois être attribuée à un état anormal fie I intestin qui nécessiterait (les soin* médicaux; la plupart du temps, elle est due a de mauvaises habitudes de vie que la bonne volonté et la persévérance auraient tôt lait fie corriger, redonnant à l’intestin l'ex ercice naturel de scs fonctions.L’habitude régulière de se présenter a la chambre de toilette est un des moyens les plus sûr* de prévenir ou de corriger la constipation.I.on devrait adopter une heure fixe et ne jamais y manquer Ainsi, line demi-heure ajirès les repas semble être un Iron temps car la nourriture absorbée est un stimulant im- assurances generales Feu, Vie, Accidenta et Maladie.Automobile, Plate Glass Représentant Confederation Life Ass.Téléphone 60-J 169.ST-GEORGES ST JEROME PETITES ANNONCES Tarif: 50c.par insertion; 51.00 pour 3 insertion*.Strictement payable d'arance AVIS.— Je délire m former ma nombreuse clientèle et le j>ublie en général que je n’ai à Saint-Jérôme ou ailleurs, nulle représentante et nulle employée à mon service, pour la vente des corsets Nu-Bone ou antre marchandise.Je suis la seule représentant.- autorisée du Corset N i-Bqne h Saint-Jérôme.Mme Alfred Guirras, -4tj avenue I’ar«-nt.Tel.47l».3-1S-1 A VENDRE.— Boulangerie bun établie ainsi que bon roulant.Production 1000 trros jrains j>ar semaine.Conditions: jtiOOO dont $4000 com jetant et balance j>ar paiements faciles.Une vraie chance à celui qui veut s'établir avantageusement.S'adresser à Casier 52.Brownsburg.P.Q 8-14-12 AGENTS DEMANDES.— Poui représenter compagnie d’assurance Vie, Accidents, et Maladie.Territoire exclusif offert.Bonne commission payée.S'adresser « Casier 52, Biownsburg, P.Q.- S-14-12 AGENTS DEMANDES Vendez dans chaque maison avec notre ligne de 500 jiroduits.l'atalogue gratis.J.-A.RENAUD 752 Rachel Est, Montréal.2-25-1 HOMME DEMANDE pour voyager et faire la vente et sollicitation d’impressions.Proposition intéres santé à homme sérieux.S’adresser au bureau de L'Avenir du Nord.turel de* voies digestives.Si Bon jx-rsiste dans cette habitude, elle s'installera définitivement apres quelques jours.Boire de l'eau en quantité sulfi-sante est aussi un excellent moyen de [.revenir la constipation; on ne boit généralement pas assez d'eau-Un grand verre d'eau pris le matin en se lovant favorisera l'évacuation intestinale; l’on devra en prendre aussi entre les repas.Pour plusieurs raisons, les légumes verts et les fruits frais doivent entrer dans le menu quotidien, mais une des principales raisons est qu’ils excitent les mouvements de l’intestin.Dans certains cas, il faut combattre la constipation, mai* éviter d’irriter l’intestin.A l'habitude régulière et à l'alimentation ajifiropriée, il faut ajouter l'exercice.En effet, l’exercice pris régulièrement chaque jour, faisant fonctionner‘les muscles abdominaux, e*t un facteur important dans la prévention et la guérison de la constipation.Une marche d'une heure j.ar jour au grand air est recommandée.Nous ne voulons j>as terminer sans un mot d'avertissement.Les purgatifs 11e constituent pas la guérison de la constipation; ils n'apjjortent qu’un soulagement passager.Tant qu’on n’aura recours qu aux lavements et aux purgatifs, la constipation subsistera.Donc, rien de plus simple ni de plus facile Prenons l'habitude d’a**urer l'évacuation de notre intestin à heures régulières; assurons-nous une alimentation ajipropriée ; prenons chaque jour une marche en plein air.Nous serons sûrs ainsi de prévenir ou de guérir la constitution.Nous savons qu'elle prédispose fi la maladie, provoque les maux de tête, diminue les forces, et favorise la fatigue; en somme, t.est un état indésirable.Prenons donc les mesures nécessaires pour-
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