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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 15 mars 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1935-03-15, Collections de BAnQ.

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CHÉNIER T REX TE- N EU VIE ME A XX E E 1897-1935 1897-1935 Rfc À “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU ABONNEMENT: $2.00 j>ar année.Public par la Cie do Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-F.D.PREVOST HENRI GAREAU, Président NUMERO 11 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) SAINT JEROME.P.Qué.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAQNANT LABELLE VENDREDI, lô MARS 1935.LE CHOMAGE MGR DELPHIS NEPVEU “En marge de la politique”(,) par AT H AXA SE DAVID 11 y ;i plus de 6oo,ooo chômeurs au pay-.Et le nombre de gens (pii vivent de secours atteint un million et quart.Or.(pie fait le gouvernement ?Depuis cinq ans, en dépit de toutes les belles promesses, de tous les pouvoirs extraordinaires qu’il s’est arroges, il n’a pu élaborer un plan concret pour la solution de ce pro blême transcendant et de première urgence.Aucune politique suivie, mais de simples, palliatifs inventés au jour le jour.L’improvisation érigée en système.Et cela nous a coûté 400 millions de dollars.Mais le problème subsiste.Un dixième de notre population souffre de misère et de démoralisation et c’est le pays même qui est menacé dans ses forces vives.Tel est le sens d’un amendement présenté à l’improvistc par l’honorable Ian Mackenzie, au moment où la Chambre se disposait à étudier les dispositions budgétaires.Merveilleux orateur, et doué de la voix, de la prestance et de la force de conviction, l’ancien ministre appuya son amendement d’un discours vigoureux et solide (pii fit rien moins (pie sensation.M.Bennett.indisposé depuis son incroyable discours de Toronto, le 23 février, n’elait pas là pour riposter.Ce fut Sir George Perlev, de sa voix frêle, (pii prit la défense du gouvernement.Rien ne saurait mieux illustrer la position chancelante d’une administration impuissante.Ce fut pathétique.Contre une attaque impétueuse, (pii traduisait l’indignation et la révolte de tout le pays, le gouvernement 11e put opposer qu’un bredouillement et qu’une plainte larmoyante.Le gouvernement nous propose des réformes sociales, dit AI.Mackenzie.1! ne peut se plaindre de 11e pas avoir obtenu la coopération empressée et complète de l’opposition libérale.Mais que fait-on pour solutionner un problème vital ?Rien, sinon d’attendre les suggestions des provinces.Telle est l’attitude dti gouvernement à l’heure actuelle.Il faudrait aller à la cause profonde du mal.M.Mackenzie la trouve indiquée dans le rapport même de l’actuaire dont les services furent requis par le gouvernement et dont le propre rapport ser-v it de base aux premières mesures sociales.M.YVolfenden, dont le rapport fut déposé en Chambre la semaine drenière, ne dit-il pas que le chômage tient surtout aux entraves multiples contre le commerce ?Et cela sous forme de tarifs exorbitants, de droits de toutes sortes, (l’évaluation arbitraire, de contingentements, d’embargos, et le reste.On entendit, à ce moment, un son nasal.C’était un ministre qui exprimait une opinion.Mais M.Mackenzie put l’ignorer et montrer la responsabilité du gouvernement.Embargo contre la Russie, par exemple.Pure hypocrisie qui vient d’être mise à jour depuis que le Canada invita la Russie à faire partie de la Société des Nations.Politique du blé, simple spéculation dont il faut craindre l’issue.A ce propos, 011 11e peut même savoir quelle somme est engagée dans ce jeu dangereux.El encore la réduc lion des emblavtires.Et M.Mackenzie cite enfin les droits de 4.} pour cent sur la soie importée de Prance, et les droits de 244 pour cent sur la soie importée du Japon.Autant de raisons qui entravent le commerce et aggravent chez nous, le chômage.Les remèdes 11e manquent pas.M.Mackenzie en suggère une lionne douzaine, tout en se défendant de parler au nom du parti libéral.Mais le premier est précisément l’un des quatorze points exposés naguère par M.King et qui constituent le programme libéral: une commission nationale pour régler le chômage, lin second remède, et qui s'inspire de la logique même, serait de faire le recensement de tous les chômeurs.Sait-on qu'il est impossible, à l’heure actuelle, de connaître le nombre exact de ceux qui sont sans emploi ?Comment guérir un mal sans faire, d’abord, le diagnostic ?M.Mackenzie propose une émission de 430 millions cil papier-monnaie.Mais il se bâte d’ajouter que cela serait justifié à la suite de la nouvelle évaluation de l’or.Et celte émission serait exclusivement affectée au remboursement de la dette.Il suggère encore la conversion des obligations remboursables au pays à -Ç j pour cent.Des négociations permettraient aussi um opération avantageuse pour les obligations remboursables à l’extérieur.Enfin, un programme limité de travaux publics.L'ne entente avec les contracteurs pour l'expansion des travaux d’ordre privé, avec la garantie du gouvernement.Et des mesures pratiques pour l'expansion de notre commerce expérieur.Mais, entre temps, le m de la journée hantera sans doute M.Bennett.“C’est sur le chemin de Damas que saint Paul s’est converti, lança M.Mackenzie, mais nous savons maintenant que M.Bennett, lui, s’est converti sur le chemin de la défaite.” F.L.N.Mars, 1935.AU SENAT LA GUERRE ET LA PAIX Un discours du sénateur Bfxand Parlant sur l’ordre du jour proposé au Sénat par le sénateur Hughes, en vue de déterminer l’attitude du Canada dans la prochaine guerre, l’honorable sénateur Belaud a prononcé un discours remarquable de bon sens et de modérât ion.11 nous a fait plaisir de constater que la santé du sénateur Béland s’est notablement améliorée.Selon son habitude, il a parlé avec l’éloquence et la distinction qui l’ont toujours caractérisé.Au surplus, bien au courant des évènements de la dernière guerre, lui qui fut prisonnier des Allemands pendant plusieurs mois, le sénateur Holland était tout particulièrement renseigné et quaiifié pour donner une opinion éclairée sur les misères de la guerre et pour dire que tous nos efforts doivent être tournés vers la paix.“La guerre”, a dit en substance le sénateur Béland, “est une calamité.Au cours de l’histoire les grandes préparations militaires n’ont conduit qu’à la défaite et à l’humiliation”.11 cite alors comme exemple frappant le cas de l’Allemagne.Voici une nation qui.sous la férule de Guillaume II a développé une armée de millions d’hommes avec un outillage énorme Pendant vingt-cinq ans, le quart etc siècle qui a précédé 1914, l’Allemagne en s’armant fièvreusement, 11c cessa de rêver la domination européenne.“Le prétexte le plus insignifiant, c’est-à-dire un léger différent entre l’Autriche, alliée de l’Allemagne, et la Serbie, fut saisi, la guerre fut déchaînée, et les unes après les autres, les Xations de l’Europe menacées dans leur indépendance et leur liberté, entrèrent dans le conflit afin de rabrouer l’insolent empereur du Centre, et sauver du naufrage la cause de la Liberté."On connaît le reste.Quatre années d’une guerre féroce suivirent.“L’Europe fut baignée dans le sang.Sept millions d’hommes lu rent fauchés sur les champs de bataille, pour en arriver à la défaite, à la fuite honteuse et à la suprême humiliation du kaiser allemand.“Aujourd’hui, ajoutait le sena leur Béland, le potentat gît, presque prisonnier de l’Europe, en Hollande, dépossédé de son trône et conspué par la population de tout un continent.Ajoutez à cela l’aversion des populations de l’Amérique et vous aurez le plus frappant exemple de l’IIistoire: l’exemple d’un enragé militariste et d’un orgueilleux conquérant, réduit à l’impuissance par la justice divine et à l’oubli.“Les aspirations des peuples, dit le sénateur Béland, sont maum, liant tournées vers la Paix, la douce Paix de l’âme, la Paix des tintons et des foyers.“La Liberté et la Paix sont aussi précieuses aujourd’hui que la vie elle-même !” Voilà la conclusion du discours du sénateur Béland.LE BANQUET OFFERT A L’HON.M.KING A l’occasion du banquet qui sera donné à Ottawa mercredi soir, 20 mars, en l'honneur de l'honorable W.-L.Mackenzie king, chef du parti libéral du Canada, le Club Letcllier-de-St-Just, de concert aver l'Organisation libérale Centrale de la région de Montréal, organi- Lc séminaire de Sainte-Thérèse aura été, en moins d'une année, plusieurs fois à l'honneur dans la personne de quelques - ;:s de ses anciens.J’ai réccmin-.iil signale ici même, à l'.lreuir du Xord, la promotion au vicariat général ou à la prélatine romaine de Mgr Chaumont, de Mgi Coursol et de Mgi Payette, tous les trois des uicsier.s J'aurais voulu, si la direction du journal ne m'avait prérei.u, saluer pareillement la nomination à Pim l>ortanic cure de SaiiU-jeiômc d'un autre térésicn.M.ab'uc Emile Dubois, qui scia là.1 en suis sur, à quarante ans de distance, un digne .successeur du célèbre curé Labclle, lequel était aussi mi ancien de Sainte-Thérèse.Et vota que le curé de la cathédrale de Vallée-field, M.le chanoine Dciphis Xep veil, vient d'être à son tour, le 3 mars, décoré des insignes de la prélature.Quel dommage que les .'lunules /en-siennes soient endormies ! Les rédacteurs auraient de bonnes pages à leur fournir sur le» ’’distingués” de la famille.On m assure qu'elles vont avant longtemps se réveiller ?Si ma modeste prose pouvait plus tard inspire! quelque jeune plume, j’en serais fort aise.En attendant, enregls trous, dans la feuille amie de la \ille voisine, les faits heureux, et, 1 unir l’instant, saluons la promotion du nouveau prélat de Valky.field Cela m’est d’autant plus agréable que j’ai l’honneur d’avoir été.il \ a cinquante ans (cours de 1880 1888), son confrère de classe et que je suis resté, depuis lors, u-m’en flatte, son très sincère ami.* * P Mgr Delphis Xepveu est le deuxième du nom à porter le meme titre- Son frère aîné, feu Mgi 1 héndulc Xepveu, mort en 1925 étiré de Beauharnois, était aussi chanoine de Vallcyfield et prélat romain.Le nouveau Monseigneur est bien connu dans le monde des professeurs de collège et dans celui plus large encore du clergé de la région de Montréal.Ses états de service sont considérables et lui assuraient depuis longtemps un rang honorable parmi nos contemporains.Xé à Sainte-Scholastique des Deux-Montagnes le 23 févnei 1868, d’une modeste famille de cul -tivateurs, où les enfants étaient nombreux et solides de santé, Jo-seph-Delphis Xepveu suivit à 12 ans.en septembre 1880, au collège de Sainte-Thérèse, son frère aillé Théodule, l’autre futur Monseigneur.Il 11e tarda pas à se faire une belle place en classe, en disputant le premier rang à Cyrille Poissant et à Ludger Desjardins, à Charles LaRocque, à Ephrem Gravel ou à Damase Sigouin.Heureusement doué, appliqué et laborieux, il sut maintenir scs positions jusqu’à la fin de son cours et brilla surtout dans les classes de philosophie*.Il se distingua en plus, comme d’ailleurs quelques années avant lui son frère Théodule, paisa bonne conduite et sa belle attitude un peu partout.Leurs notes, à tous les deux, étaient toujours excellentes, et la voix populaire dr monde écolier leur assigna, à Lui après l’autre, le “prix” de bonne tenue et de politesse, ce qui est encore un témoignage.J’ajoute qut mon confrère avait beaucoup de prestance en sa personne et en ses allures.Dans nos “représentations’' sur la scène écolière, les “rôles’ d’empereur et de roi lui échouaient infailliblement.Cela lui allait à merveille, comme son violet d’au jourd’hui ! Plus tard, quand il fut devenu professeur et surveillant.se une excursion par le chemin de fer Canadien Xational.Tous ceux qui désirent hétiéfi cier des taux spéciaux consentis par le Canadien National et pren dre part à cette excursion sont priés de communiquer immédiate ment avec M.Hervé Ravary» Sut, est, rue Ontario, Cllerrier 8533 on avec M.Gustave Meunier, 1758, rue Amherst, I-’Rontenac 433G.Il n’y a plus qu’une centaine (le billets disponibles.Les billets, à prix grandement réduits, permettent le retour vendredi 22 mars.Le départ se fera de Montréal mercredi après-midi à 3 heures 15.Ceux qui le désirent pourront revenu jeudi matin, rentrant à Montréal à 8 heures 15.Ceux qui désirent tester à Ottawa jusqu'à vendredi soir pourront le faire.Ce banquet est organisé par les sénateurs et députés libéraux du Dominion.Il y aura des délégations de toutes les provinces et des représentants de tous les gouvernements libéraux provinciaux.sa seule présence en imposait à ta gent turbulente.11 n’avait qu’à paraître et c’était grand silence à l’étude ou en classe.Après Quatre ans de clcrieatuic à Saint-Thérèse, l’abbé Delphi» Xepveu fut ordonné prêtre à Montréal, par feu Mgr Fabre, le 3 juillet i8y2.11 continua d’ensei- gner à Sainte-Thérèse pendant trois ans.En septembre 1S93, il passait au, diocèse de \ ailcyfielil et partait en voyage d’étude pour R me.Il suivit les cours des Dominicains à /.< 1 Minerve, notamment ceux du célèbre Père Lepiili.Il conquit d'emblée ses titres de docteur en philosophie et eu théologie Revenu au pays, il fut six ans pro fesseur de philosophie et préfet des études pour le cours classique au collège-séminaire que feu Mgr K niard avait fondé peu auparavant (en 1893} dans sa ville épiscopale de Valleyiield.Là comme à Sain te-Thérèst il a été un maître écouté et aimé dont les anciens élève» ont gardé e meilleur souvenir.A Pété e 1904, à la surprise de plusieurs, 1 était nommé par son évêque eu é de Saint-Anicet, sur les bords du lac Saint-François Chose plus surprenante encore, li demeura, dans ce poste liouorahk sans doute mais où scs aptitude» ¦'pécules ne trouvaient guère à se produire, pendant tout près de-vingt ans.Resté curieux de s’in» ‘.mire, il continuait toutefois, en s’, ’ ant avec zèle au ministère les âmes, à se cultiver intellectuel lenient par la lecture et l’étude.Rarement tl eut là l’occasion de se manifester au dehors, mais, quand il le fit, dans son discours aux tètes térésiennes de 1911, par exemple, et dans son sermon au centenaire de Beauharnois en 1920, ce fut avec un beau succès.La Providence avait ses vues.Parfois u t-peu d’ombre 11e nuit pas dans une vie d’homme.Le soleil du lendemain n’en a que plus d’éclat.Aux vacances de 1923, nouvelle surprise, mais cette fois en sens inverse, sur l’appel du personnel de Sainte-Thérèse, et comme de-juste avec l’agrément des autorités de Montréal et de Vallcyfield, M.Xepveu passait assez soudainement au supériorat de la maison téré-sienne, où il succédait à l’abbé Conrad Chaumont, aujourd’hui Mgr Chaumont, l’un des vicaires généraux de Montréal.Ce devait être pour quatre ans.Dans ce haut poste de ’responsabilité, il put davantage donner sa mesure, et il fut en particulier, pour les fêtes du centenaire térésicn de 1925, un supérieur parfaitement à ia hauteur delà situation.Entre temps, à l’automne de 1926.l’évêque auxiliaire de Québec, Mgr Langlois, qui avait été l’élève de M.Xepveu à Sainte-Thérèse, était devenu l’évêquc titulaire de Valley field.L’année suivante, en septembre 1927, il appelait à son évêché son ancien professeur de méthode et le faisait, en le créant chanoine, curé de sa cathédrale.Sept ans se sont depuis écoulés, au cours desquels, par ses activités et par sa parole éloquente, le chanoine-curé de Vallcyfield s’est montré digne de la confiance que lui avait marqué Mgr l’évêque.En lui obtenant aujourd’hui une prélature, Son Excellence couronne une belle carrière de prêtre et d’éducateur, qui a été vraiment utile et bienfaisante.D’ailleurs, Mgr Xepveu 11’cst peut-être pas au bout de ses ascensions ?A deux reprises au moins, au congrès de Car tliage en 1930 et à celui tout récent de Buenos-Aires en 1934, il a représenté avec distinction son diocèse et son évêque.Si Dieu lui prête vie, il est homme à monter plu» haut et aller plus loin.Je n’écris pas cette dernière ligne, on l’apercevra sans doute, sans y mettre une petite pointe amicale.Mais je sais que mon estimé confrère me le pardonnera, comme il m’a pardonné déjà les quelques malices que je lut ai servies en diverses occasions, peut-être trop abondamment.A ceux qui accèdent aux sommets il sied si bien d’être indulgent envers les amis restés dans la plaine.* * * Xotre classe de 1880-1888 à Sainte-Thércse était nombreuse.Beaucoup sont maintenant disparus: Orphir Simard, qui devait prendre la soutane mais mourut à nus vacances de philosophie, l’ol icier en loi Joseph Boisseau, E-1 h rem Gravel et Charte» La Roc-qulitiquc, mais celui qui nous parle ne se préoccupe que (les questions de haute politique C’est ainsi que par de grands coups d’ailes il se place en marge ou mieux nous élève avec lui au-dessus des petitesses et des misères de la politique vulgaire dont nous parlions tout à l’heure.M.Atbanase David détermine lui-même le sens du titre qu’il a donné à son livre quand il dit: “Et politique, ici, 11e comprend pas ces questions passagères qui préoccu pent un moment le politicien, mais désigne plutôt cette préoccupation plus noble du sort d’un petit peuple s’accrochant de toute la force de sa résistance au roc de convictions où il appuie sa survivance.” Comme nous venons de le dire, ce sont quelques-uns des discours de M.Atbanase David que l’on a réunis dans “En Marge de la politique”.C’est une idée Heureuse dont le mérite revient à l'éditeur M.Albert Lévesque.Il a su faire passer dans ces pages la chaude et claire sincérité de l’éloquence verbale de l'auteur.“En marge de la politique” con tient trois parties: Des cori’S sains.— Des esprits cultives.— Des energies conquérantes.Cet ouvrage est un recueil d’idées auquel on pourrait donner pour titre l'antique dicton: Mens Sana in corpora sano.Nous voulons dire tout de suite que cc qui fait la valeur de ce liv re ce n’est pas seulement l'éloquence qu’il rappelle et dont il est l’écho.L’éloquence de la parole 11'cst qu’un charme vain, fragile et éphémère si celui qui parle n'est pas d’abord et surtout un penseur.Or, dans le livre qui nous occupe en ce moment, il n'y a pas que de lit-lies phrases oratoires: il s’y trouve de grandes vérités qui provoquent la réflexion, apportent la conviction et font naître l'action.Après avoir envisagé, avec M.David, les problèmes qu’il met sous nos yeux, nous comprenons et con citions que celui qui vient de nous parler a cherché avec sincérité de» solutions, qu’il en a trouvé d’excellentes et qu’il en a réalisé plusieurs.Sans analyser nous-même le» questions im|>ortantes et même graves abordées par M.David, nous croyons préférable de le laisser parler lui-même.Tout au plu», résumerons-nous quelques-unes de ses idées et les coordonnerons-nous à notre manière pour en faire bénéficier nos lecteurs et les engagci à lire et à méditer "En marge de la politique”-.* * * I Dans la première partie de son livre, AL David parle des corps sains, question qu’il traite en trois chapitres: la santé des mères, la santé des petits, le santé publique.Parlant de ia santé des mères, l'auteur nous entretient de l’Assistance Maternelle avec une grande force de conviction et une profonde sincérité.Son argumentation est irrésistible.Ce chapitre devrait être lu par toutes les mères qui se vouent à cette oeuvre so-ci.ile, humanitaire et chrétienne de ( 1 ) Editions Albert Lévesque.l'Assistance Maternelle.Il est aisé de se rendre compte de la nécessité de ce secours dont ont besoin les femmes dénuées de ressources et de connaissances hygiéniques indispensables.Des lacunes, sur ce point, ont longtemps existé dans notre organisation sociale, et c’est ce qui explique la misère qui existe en trop de foyers, misère qui est cause du chiffre malheureusement trop élevé de la mortalité infantile.Si David dit: “Ce n’est pas tout le devoir social de rechercher les causes du fléchissement de la natalité, c’est aus»i de contribuer à appliquer le remède destiné à les faire disparaître." Et, plus loin, il déclare: "Les sociétés n'ont pas le droit de demander aux mères, des enfants, si elles ne croient pas de leur devoir de les enootirager, de les aider, de les soulager, par leurs lois ou par leurs oeuvres.“La société dit à la femme qu’elle exige d'elle des hommes.La nation lui déclare que des énergies nouvelles sont nécessaires.Mais, que fait la société ou la nation poui inspirer à la femme l’orgueil du rôle qu'elle joue, la sainteté du devoir qu'elle accomplit ?” S’adressant ensuite à celles qui connaissent les devoirs souvent pénibles de la maternité dans les logis sans feu, sans pain, sans argent, M.David écrit: “Vous qui savez ce que c'est que de donner la vie, avez-vous songé à celle qui, le sachant aussi, le fait sans l’appui moral, sans les soins physiques dont vous bénéficiez ?Pourtant, celle à qui vous n'avez jamais pensé, accomplit, comme vous, le même devoir, dans le même but, animée du même sentiment de responsabilité vis-à-vis la nation.Si vous êtes entrées dans ces maisons, si vous avez assisté cette femme, si vous avez conslaté cette misère, inutile que j’insiste ; l’ayant vue, vous l'avez comprise, et vous en avez pleuré.Ce n'est pas à vous que je demanderais si l’oeuvre de l'Aide aux mères nécessiteuses mérite d’être encouragée, si cette souffrance doit être allégée, si cette misère doit être secourue, si la présence d'une mère, auprès de cette femme qui va le devenir, la réconfortera de sa bonté et de sa charité, l’aidera à comprendre la beauté du rôle qu'elle joue au point de vue social, national et religieux, en donnant un enfant à son peuple, et un citoyen à son pays.“Dans notre province, des initiatives privées ont fait surgir des oeuvres d’assistance maternelle qui ont devancé l’aide de l'Etat.” M.David rappelle ici l'oeuvre magnifique fondée à Montréal par madame Hamilton, l'Assistance Maternelle, due à cette femme de mérite, pour venir en aide aux mères pauvres ou abandonnées.“Plus que jamais, dit M.David, “le mot d'ordre doit être: Carder nos Enfants, car, en les gardant, nous conservons à la patrie des hommes qui lui sont nécessaires." M.Athanasc David fait ensuite appel au clergé qui, par son influence et son prestige, peut rééduquer le peuple sur le.devoir qui lui incombe.“Cette rééducation, dit-il, consiste à détruire, dans notre province, cette résignation et-ronée qui, lorsque la mort frappe un petit enfant, n’attire sur les lèvres des mères que ces mots dont on vous a déjà parlé: Un petit an-tje de plus pour le ciel, résignation qui les empêche de rechercher les causes de cette mo'rt et d’appliquer le remède."Notre clergé doit contribuer à faire disparaître cc qui n’est pas un acte de religion, mais un fatalisme qui cause un tort incalculable à notre peuple”.Plus loin, AL David s'adresse aux riches, à ceux à qui la fortune a souri, leur demandant de s'intéresser à une cause aussi digne de leur généreuse attention.Il leur demande de créer du bonheur, de faire des heureux, ou simplement, de faire du bien en se dévouant à une telle oeuvre de bienfaisance.“Toutefois, ajoute AL David, s’il est à souhaiter que les mères nécessiteuses de notre province reçoivent de leurs soeurs un peu plus d’assistance, s’il est urgent que notre clergé et nos compatriotes riches s’intéressent davantage au sort des mères pour qui donner la vie devient un geste d’héroïsme, n’est-il pas opportun que l'Etat se préoccupe, lui aussi, davantage, de ce problème social ?” AL David répond à cette question en afirmant que le gouvernement doit tâcher d’instaurer un régime permettant aux nicres obligées de gagner leur vie, de demeu- ( Suite à la deuxième page) 11 L'AVENIR Dlî NORD, VENDREDI, 15 MARS l:u5.En marge de la politique (Suite Je la ['rentière page) ht k' plus possible auprès «le leurs enfants, |x>ur imprimer en leur ccr veau, les qualités, et en leurs coeurs, les sentiments qui en feront des citoyens honorables et dévoués à leur patrie.Tout en admettant que l'assis tance aux mères nécessiteuses de vrait être organisée par lT.tat, M.ilavid.cn fait voir le coût excess! veinent élevé, et les dépenses extraordinaires que ce service impo serait à notre province, ait moment où la crise économique la rend in capable de s'engager dans cette voie.D'un autre côté, il fait voit les larges contributions que le gouvernement de la province accorde au service de l’Assistance Publique, notamment aux orphelinat.-pour lesquels il a dépensé, en 193233> la somme de 8332,93 4 Ht d ajoute: "Au lieu de se lancer dans des dépenses capitales et de se laisser entrainci à calculer a coups de millions, ne serait-il pas préféra 4 ble d'encourager nos institutions à augmenter l'activité dont quelques-unes d'entre elles ont fait preuve, en fondant chez nous ce qui existe ailleurs et rend des services appré ciés et considérables, je veux parler îles Garderies dT.nfants en France, et en Allemagne." 'Dans le moment", conclut M David, "soutenir les institutions qui existent est déjà une lourde tâche et une rude obligation pont les gouvernants.Malgré les difficultés que nous traversons, ceux-ci lâchent à diminuer celles des attires.C’est déjà, il me semble, une preuve de l’esprit social qui les a îiimc « • • Dans le deuxième chapitre de cette première partie, M.David a borde la question de i.a santi; t»t-:> fexits.L'enfant, dès qu'il est mis au monde, est une addition au ca pilai de son pa\|s.Malheureusement, "nous ne pouvons détourner notre attention dit tableau brutal et désolant que représente le taux île la mortalité infantile et de la mortalité due à la tuberculose.Alors, qu'y a-t-il donc ?Il y a que.l'hygiène est la science d'un petit nombre, et que, n‘ayant [sis encore pénétré dans le peuple, elle ne peut donner les résultats que nous serions en droit d'attendre.Que fat re ?” M.David répond que le remède qui s’impose et qu'il faut préconiser, c’est Y education progressive tin peuple."Il faut suivre l’enfant, pas à pas, de l’école élémentaire à l'école complémentaire, et de là, à l'école normale.Devenu instituteur, (ou institutrice), cet enfant d’hier revient alors à l’école élémentaire et peut apprendre à ceux qui l’ont suivi, en même temps que l'ABC, les soins rudimentaires à donner au corps.C'est ainsi que l’enfant, à l'âge ou s’étaie la force de son esprit et s’assure, grâce à tics principes fondamentaux, le développement de son intelligence, profitera tout autant des notions élémentaires d’hygiène qui assurent son développement et sa vigueur physique."Encore, faut-il, qu’à l'arrivée à l’école, l’enfant ne porte pas le germe constitutionnel qui entraverait le cours normal de son éducation, et que l'insuffisance de son déve loppement physique 11e retarde pas sa croissance d'intelligence.Car.le cerveau se trouve comprimé dans un corps affaibli.“C’est dire que le premier germe de croissance normale est au foyer.C’est là, — germination féconde qui ne sc fait, comme l'autre, qu’au grand soleil dans 11111- maison proprette, aux fenêtres large ouvertes, que poussent en santé-et en beauté le jeune homme, la jeune fille, faiseurs de vie."Hygiène des êtres, hygiène des choses d’abord." Pour éveiller ce souci, il faut vaincre bien des préjugés et dissiper bien des igorances.Devant le grand nombre de petites vies sacrifiées dans notre peuple, qui ne se sentira le courage d’aller aux causes et de s’employer de toutes ses forces à y rémédier ?C’est pourquoi, M.David demande le cuit cours et la coopération de tous pour vaincre les préjugés en cette matière et accomplir l’oeuvre qui s’impose."Le gouvernement, certes, s’est voué à cette oeuvre.Mais le gouvernement seul, je le dis sans hésitation, ne peut l'accomplir.Il faut la coordination de l'effort de toutes les élites, quelles soient intellectuelles, religieuses, politiques, professionnelles, ouvrières, ou patronales." Sans doute, M.David admet que, jusqu'ici, quelques pro grès ont été accomplis: “Si la ville offre le spectacle pitoyable d'une mortalité infantile excessive, il n'en est pas moins vrai qu’elle y est aujourd’hui inférieure à celle d'autrefois.” Le gouvernement a ici un grand rôle à remplir et il s'efforce défaire son devoir.“J’affirme, declare M.David, que le gouvernement ne devrait reculer devant aucun sacrifice pour empêcher le sacrifice des vies.Qu’il s'attache davantage, si possible, dans les années à venir, à rechercher la soin tion du problème de la mortalité infantile et de la tuberculose."L'éducation, en cette matière, ne doit pas être qu’individuelle, mais aussi familiale et sociale.” M.I )avid signale ensuite qu’on s’est attaché à l'oeuvre de l’éducation populaire par la presse, par le clergé, pur le corps médical, par l'éco le, par la publicité, par le dispen sairc-écolo, par les dispensaires.Voilà, en résumé, déclare M David, l'effort de l'Etat dans la lutte contre la tuberculose.‘Nous faisons un appel ardent aux médecins, au public en général, aux municipalités, et à ceux qui les dirigent, aux associations charitables et à portée sociale, pour que tous collaltorent à l'oeuvre de l’Etat et lui ap|K>rtent l’appui de leur coopération et île leur expérience, afin que la campagne entreprise se prolonge en fécondité et qu'elle enrichi ->e notre vie, en gardant sains les petits de chez nous." * • • Le troisième chapitre traite de i.a sa N T k l'iBi.iüfi:.Après avoir rappelé la fondation du Bureau d’hygiène de la province de Québec, par feu Honoré Mercier, M.David dit que "les hommes d’Etat, dans la suite, ont conquis qu’il ne servirait à rien de peupler un ter ritoirt, de le développer, si ceux-là qui acceptent ce pénible travail ne pos-èdent pas un corps robuste, ca pable de soutenir l’effort demandé.Aussi aujourd’hui on le recommit avec plus de facilité qu’hier, le> lois d'hygiène sont une nécessité."L’affaiblissement graduel de la santé, causé dans le monde pat les épidémies, requiert [tour .-issu ter la santé , aujourd’hui, des mesures souvent rigoureuses, qui même peuvent porter atteinte à la liberté individuelle.Cependant, 11'esl ce pas de la saiiie logique que l'individu, en dépit de ses intérêts personnels, s'incline devant Tinté rôt général et celui de la société dans laquelle il vit.C e n'est pas seulement le devoir de l’homme d Etat d’avoir le souci de la santé publique, c'est le devoir de tout citoyen d’un Etat-Les hygiénistes sont les intermedi aires entre la collectivité composant le peuple et le gouvernement.Ce sont eux qui assument quelquefois la lourde tâche de faire respecter la législation.” M.David insiste sur le respect îles lois et l'obéissance que tous les citoyens doivent pratiquer à l’égard de la législation touchant l'hygiène."S'il est des lois, dit-il, qui dans un pays doivent être respectées et aimées, n’est-ce pas celles qui aident à assurer le bonheur de la société, en conservant à ceux qui la possèdent, la santé ?"En effet, ii n'est pas d'élément qui contribue davantage à assurer la puissance et.la force d’une 11a tion qu’une santé publique robuste.Elle permet aux travailleurs de fournir un maximum d’efforts pour obtenir un maximum de rendement."C’est donc, avec raison, conclu re que le premier devoir de l’Etat est d'instruire le peuple des besoins qui exigent l’application de certaines lois de- prévention, de lut faire comprendre, par tous les moyens mis aujourd'hui à sa disposition, le mal qu’il faut empêcher et, s’il s’agit de lois correctives, le ma! qu’il faut enrayer et guérir."Admeltons-le, les esprits sont aujourd’hui mieux préparés que jamais dans notre province.On rte se laisse plus effrayer par les mots.Il est loin le temps où il 11’é-tait pas permis, en certains endroits, de prononcer les mots syphilis et blennorrhagie.Trop souvent, hélas, la peur du mot empêche de- traiter le mal et nous devons nous réjouir de cet esprit nouveau qui rendra plus facile la lutte contre les maladies menaçant la santé publique.” C'est de ce souci souverain de la santé publique qu’est né l'établissement des Unités sanitaires dans notre province, institution qui esi d’une si grande efficacité.Tout le long de ce chapitre, M.David démontre qu’il est profondément convaincu que “le souci de la santé publique est le premier devoir de l’homme d’Etat.” Jules-Edouard Prévost (A suivre) CHRONIQUE t JG LE SACRE DU PRINTEMPS Le com|KJsiteur russe Stravin sky, qui a conçu tant de beaux themes,*a trouvé, entre autres, un très beau titre à l'une de ses inspirations, — chose rare chez les musiciens.Ceux-ci ont recours à l'arithmétique, lorsqu’ils intitulent leurs oeuvres: opus XXII, opus XC.Stravinsky écrivit un de ses plus magnifiques poèmes sous II signe du: “Sacre du printemps" Loin ait-on mieux définir la résurrection vcrnale, cette jeunesse a normale, inattendue qui est accordée aux vieillards, aux spleeni tiques aussi bien qu’à l'adolescent'< toujours nouvelle du momie ?Mais avez-vous remarqué que le printemps se présente d’abord sans façons, maussade même ?Le pim temps est laid eu se-, débuts, du moins dans nos pays.Il fait plus doux; nos vêtements d’hiver mur pèsent ; et nous sommes tout di suite jojjeux parce que, si blase que nous soyons, si ennuyés qut nous voulons nom croire du quoli dieu et du monotone — qui est notre lot - -, nous attendions inconsciemment quelque chose.A cette saison, l’âme elle-même est un pou animale, si l’on me permet chie dire.Mais dès que nous nous sommes acclimatés à l'atmosphère nouvelle, aussitôt que nous avons joui comme des brutes de la clé-tttence inopinée de l’air, de la brise qui traîne avec elle lin peu de chaleur sorte de gulf-tream qui arrive aux février et mars des climats rigoureux .nous contemplons un spectacle qui ne saurait ravir que les, .aveugles.Le ciel est encore gris ; les toits agacent oc leurs gouttes ou de leurs coulées d’eau les impatients; nous pataugeons dans un mélange immonde qui ferait oublier aux âmes les plus courageusement poétiques la eau (leur des premières neiges.Un humoriste dirait que le printemps, a vaut d'être présentable, devrait faire sa toilette.Et puis tout change.L’eau qui coule dans les rues finit par briller.Le ciel devient pur, et si vous le fixez, si vous oubliez les maisons mornes, la neige grisonnante, jaunissante, vous pensez soudain à de grands arbres, à des ramures [titres, à ces pentes gazonnées qui, en dépit du roc, en dépit des autos des touristes du dimanche, font un parc incomparable de notre Nord.Dans les solaria des hôpitaux, les malades s imaginent qu'ils sont guéris.Le petit employé à maigri-salaire sc décide à faire sa denian de, et sa fiancée perd cet esprit pratique que des misogynes ont dit le partage des femmes.Le printemps est la saison où tout s’arran ge.Je pense, ma foi, qu'en niai-et en avril, le ticker des maisons de courtage devient sentimental.C'est le temps où l’on fouille dans ses tiroirs [xmr en tirer de vieilles lettres qui non- ont émus autrefois.Je n'oublie pas les en tant s et leur plaisir à jouer aux billes sur des trottoirs mouillés.Kn notre Quebec, les "marbres , les "smokes” et les "moines” ne sont-ils pas un présage printaimier autant quo ces envols et ces cris de corneilles, au-dessus des arbres c-lancés, qui sont décidément trop chauves encore |*nir la saison.El songeons à l’invalide qui, de son lit, guette avec espoir It-s premiers bourgeons de sou érable: l'invalide est sûr que les [tousses arriveront à terme et qu’il guérira aux premières chaleurs.Toujours un peu timides, mais toujours un peu hardies comme toutes dm ses timides elles qui égayeront les vitres et les ramages du papiet de sa chambre.Car, au printemps, tout espoir est [tennis; c'est le temps des petites choses, des petites joies, qui font presque un bonheur Serait bien fol qui les dédaignerait et les regarderait avec un oeil de mépris, ces affreuses fleurs de [laitier qui ornent les têtes de porc, tes (plâtriers île viande appétissante, aux montres des boucliers, b Sa medi saint.Lien que les poètes sc t ient du ‘ “ , il est stupide de se refu- ser, dans une saison d'allégresse, un médiocre et banal plaisir.K-coutons cependant Ronsard, qui songeait à toute autre chose: “Cueillez dès maintenant le> | roses de la vie.Je sais que le printemps est par- 1 fois une saison mortellement triste: mais quelle âme héroïque refuserait d’être heureuse, oh ! si peu.quand il fait beau ?.' P AUSTIN E LES BONNES RECETTES biais, par une rangée de câpres serrées les unes contre les autres: recouvrir l'un des triangles de pain de crème de thon; l’autre de crème d’anchois; encadrer de câpres et dresser sur ravier.Faisons de lu bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que la mauvaise Pouillon clair improvisé.— Prc nez une livre de maigre (le boeuf, sans graisse ni peau ; hachez-la, mettez-la clans une casserole; ajoutez une demi-poule crue, hachée avec un gros couteau, le blanc d’un d cnn-poireau émincé, une carotte, un brin de céleri et une pincée de cerfeuil.Remuez avec une cuiller et mouillez avec 2 à 3 pintes d’eau froide; chauffez et faites bouilhi le liquide sans cesser de remuer.Au premier bouillon, retirez sur le côté; ajoutez sel et 4 clous de giro fie; cuisez 25 minutes.Passez ensuite le bouillon à la serviette; dè-graissez-le, chaut fcz-le à point, mêlez-lui quelques gouttes de caramel pour lui donner belle couleur et servez.Gigot de mouton rôti (relevé).— Prenez un gigot provenant d'un jeune animal: c’est le point capital.Laissez-le mortifier à point.En hiver, on peut les garder 8 jours.Sciez l’os du manche, battez-le bien et glissez une gousse d’ail dans la souris.Faites-le rôtir à la broche, ou au four, avec du beurre; cuisez le 50 minutes.Salez-le, dressez-Ie ur plat; enfilez-lui une papillote ou un inanche à gigot ; servez avec du jus et un plat de légumes; flageolets, haricots blancs, pommes de-terre, etc.Une salade chaude de [Minimes t le terre est excellente à manger avec un gigot rôti.Endives braisées.— Lavez les endives, placez-les dans un sautoir bien beurré, rangez-les dedans et mouillez avec de l’eau et jus de citron.Pour garder la blancheur aux endives, il faut faire bouillir forte ment dans le four en prenant som de les couvrir; quaml vos endives -ont cuites, piacez-les en deux rangées sur votre plat et arrosez avec un peu de jus de viande et un bon beurre noisette.Ce légume est très délicat et savoureux.Tartines Eue rite.— Ecraser un jaune d’oeuf dur, le délayer avec un [teu d’huile versée peu à peu ; piler des filets d’anchois et mêler le tout jusqu'à obtention d'une fine crème, poivrer et ajouter un filet de citron.Par ailleurs, piler du thon de conserve, lui mêler quelques cuillerées de mayonnaise bien vinaigrée; mêler un hachis de fines herbes.Couper de minces tartines de pain de mie, les partager, en — #¦ — - CONSEILS PRATIQUES Pour nettoyer les gants piqués, — Bourrer d’ouate les doigts et l’intérieur, choisir une grande boite bien close, y suspendre les gants après y avoir placé une tasse d'ammoniaque liquide.Laisser ainsi lin mois.Les gants de caoutchouc.— Après qu'ils ont servi, il faut laver les gants de caoutchouc sur les mains et les mettre à sécher suspendus par l'extrémité des doigt.-en se servant pour cela de pinces à linge.Il est surtout indispensable, pour la conservation de ces gants, d’éviter qu’ils soient mouillés à l’intérieur, ce qui fait adhérer leurs parois, et hâte la détérioration du caoutchouc.Pour vous débarrasser plus rapidement d’un bouton de fièvre, ne mettez jamais dessus un corps gras, tel que cold cream; touchez-le a vec de la teinture d’iode et dessé-chez-lc à l’aide d'une poudre aseptique.PRENEZ LA CONSEILS^ aux.MÈRES ' Evitez le1* malaises occasionnés par votre état — pendant 1m % mois qu.précèdent et * suivent la naissance do votre enfant.POTION sums DU DR.N.ALPHONSE SIROIS remède efficace employé depuis plus de 30 anv—aide la cristaux douloureux et les transforment en une solution inoffensive.D’autres ingrédients de ‘-es S I- ont un effet stimulant soi les reins ' Ufy BIÈRE * STOCK ; g -À LA VÔTRE j A 07 34 5 70 A5C ' S* ' .O.'.-'f Mmêm W' “KtwpT* r mËm mM Ii'avkn'ib nr vonn, vK\*nm:m, r> maps i • Longue Vie et Sécurité ÏA Metropolitan Life Insurance Com-Jt pany commença la publication des “Conseils sur l’Hygiène” à l’usage de ses détenteurs de polices en 1871, et elle n’a jamais cessé depuis ses efforts en faveur de l’amélioration de la santé.La Compagnie a prêté son concours aux fonctionnaires du gouvernement dans une campagne contre la menace d’une épidémie de choléra en 1892, et commença ainsi son travail en commun avec les organisations d’hygiène publique.Poussant plus loin ses opérations dans le domaine de l’hygiène, la Metropolitan organisait en 1909 sa Division de Bien-Être Social, et instituait vers la même époque un service d’infirmières à travers tout le pays pour ses détenteurs de Polices Indus- trielles.Par la suite, les statistiques ayant trait à l’hygiène ont démontré la valeur de ces services.Pendant toutes ces années, la Compagnie a travaillé de concert avec les organisations nationale \ provinciales et locales pour supprimer les maladies évitables.La mortalité s’est établie à un niveau encore abaissé en 1934 pour la plupart des maladies contre lesquelles les forces de la santé publique ont dirigé des efforts préventifs particuliers notamment la typhoïde, la tuberculose, la diphtérie et les maladies afférentes à l’enfance et à la maternité.Pendant l’année en cours, les bons résultats des années précédentes continuent à se manifester chez les détenteurs de polices de la Metropolitan.Rapport pour l'exercice termine le 31 décembre 1934 (selon le rapport annuel déposé au Département des Assurances de VEtat de New- York Actif.$4,031,'108,151.53 Passif: Réserves statutaires des polices .Assurance-vie en cours: Assurance Orel inaire $3,521,295,348.00 Réserve pour dividendes payables en 1935 sur Polices Industrielles $44,192,450.00 Assurance Industrielle (primes à mode hebdomadaire ou à mode mensuel).Polices Ordinaires .Polices Maladie et Accidents .50,397,036.00 2,676,000.00 Assurance Collective $10,216,839,377.00 6.617.508.665.00 2.655.457.433.00 En tout.$19,-189,805,475.00 Réserve totale pour dividendes .Tout autre passif.Réserve pour les éventualités .Fonds non attribués (surplus) .Revenu en 1934 .Accroissement tie l’actif en 1934 97,265,486.00 127,615,961.40 40,000,000.00 244,931,356.13 $4,031,108,151.53 $903,754,216.09 SI 70,346,960.14 Polices en cours y compris 1,496,612 certiüi ¦ ’assurance collective) .41,970,561 Ass irances-vie émises, remises en vigueur et accrues en 1934, $3,287,100,370.Ordinaires $1,524,348,452; Industrielles $1,487,231,699; Collectives (radiations déduites) $275,520,219.Dividendes payés aux détenteurs de police à ce jour, plus les déclarations pour l’année 1935 .$1,015,352,341.86 Assurances Maladie et Accidents en cours: Secours principal assuré.Indemnité hebdomadaire .$1,332,000,950.00 $13,842,855.00 < AFFAIRES CANADIENNES \ Assurance-vie en cours au Canada à la fin de 1934.$1,022,859,931 Ordinaires.$582,800,767 Industrielles.372,836,553 Collectives.67,222,611 Assuranccs-viî émises au Canada en 1934 .$191,594,734 (y compris Us assurances remi cs en ligutur et tu.cru* < ¦% - Visites gratuites des gardes-malades aux détenteurs de polices canadiens, en 1934.Publications sur l'hygiène distribuées au Canada, en 1934.406,975 3,970,218 Placements au Canada.$256,920,068.60 Obligations du Dominion et autres, garanties par le gouvernement .$60 249,902.38 Obligations Provinciales et Mur.icipales, garanties par les provinces et les municipalités .113,494,246.31 Autres Placements .83,175,919.91 Polices en cours au Canada.(y compris 37jO.f i Cerlifimla tf .1 s- irarirc Cnllective) Ordinaires .400,735 Industrielles.2,209,624 Collectives (certificats) .37,047 Paiements aux détenteurs de polices canadiens, en 1934 .$28,263,755.64 2,647,406 METROPOLITAN LlFE INSURANCE Company 'kJ FREDERICK H.ECKER présiden t Siège Social: NEW-YORK LEROY A.LINCOLN vice-président et avocat-conseil général _ - • T T • .N N, !ii|Éa A n:fyT=;- j Bureau Chef Canadien: OTTAWA HARRY D.WRIGHT troisième vice-président et gérant pour le Canada La Metropolitan est une organisation mutuelle.Ses biens sont gardés au profit de scs porteurs de police, et tout surplus divisible est remis à ses porteurs de police sous forme de dividendes.njsivmna COLONNE PAROISSIALE (MOIS DE FEVRIER) BAPTEMES: ter M.-Marthe-Marguerite, enfant de Philippe Bélair et Alberti-ne Charbonneau.2 J.-Jean-Pierre-Paul-André, en tant de Calixte Charbonneau et Marie-Anne l.aflcur.3 M.-Cécile-Pierrette, enfant de Aristide Beauchamp et Yvonne 1 Jaquette.3 G.-Conrad-Antoine, enfant de Armand i'roulx et Marie-Ange Cloutier.3 M.-Rollande-Eucienne, enfant de Lucien Charette et Marie-Anna Giroux.4 J .-William-Yvon, enfant de Paul-Emile Cadieux et Alice lluot.6 M.-Françoise-Marielle-Gitislai-ne, enfant de P.-Ernile i,égaré et Mary Prière.7 J.-Jean-Pierre-Gilles, enfant de Robert Brunet et Irène Prud’ homme.9 M.-Ghislaine-Louise, enfant de Rosaire Beaudry et Cécile Botvin.9 M.-Liliane-Aline, entant de [.Albert Allaire et Amilia Beauine.9 J.-Arthur-Georges-Aimé, enfant de Aimé Lebeau et Denise Le-clair.9 J -Réal-Jean-Guy, enfant de Clovis Gagnop et Anna Gauthier.9 J.-Théodore-Gaston, enfant de Anthime Bertrand et Eéa Eegault.to M.-Thérèse-Claire, enfant de Ferdinand Cyr et Glorivina Ouellette.to M.-Rosc-Ahna-Claire.enfant de René Charbonneau et Florence G ingras.10 J .-Dieudonné-Germain, entant de Isaïe Guay et Alphonsine La jeunesse.11 M.-Delphine-Thérèse-Fran-çoice, enfant de Frs.-X.Boudreault et M - Delphine Bégin.13 J.-Emile-René, enfant de Gerard Laroche et Eéa Macchabée.13 M.-Eva-Thcrèse-1 dandine, enfant de Florian Courcelles et A-1 ice Râtelle.14 M.-Denise-Pierrette, enfant de David Miron et Emilienne Beauchamp.16 J.-Gilles-Gérald, enfant de Raoul Beauine et Emilienne Raymond.16 J.-Henri-Guy-Jacques, enfant de Oscar Gibeault et Alice Frnn -coeur.17 M.-Cécile-Marguerite, enfant de Dosithée Gagnon et Irène Ruel.< 17 J.-René-André, enfant de Emmanuel Alary et Flore-Anna Aubin.18 M.-Madeleine-Gisèle, enfant de Alfred Bergeron et Evelina Descôfes.20 J.-Omer-Réal, enfant de Fi-déla Cyr et Angelina Botvin.21 J.-Léo-Guy, enfant de Guillaume Martin et Germaine Blon-din.23 M.-Eliane-Léonie-Lise, an-fant de Donat F'orgct et Jeanne Thibeault.23 J.-Aimé-Raymond, enfant de Aimé Pilon et Irène Gabelle.23 M.-Marguerite-Pauline, enfant de Joseph Husereau et Aurore Gravel.24 M.-Pauline-Rollande-Lauren-ce, enfant de Céonidas lluot et .\ I a rie-A nge Geca va lier.24 M.-Gabriclie-Denisc-Aline cillant de Octavien Tessier et Irène Brosseau.24 M.-Cécile-Thérèse, enfant de Napoléon Saint-Onge et Françoise Eegault.24 M.-Huguettc-Lconne-Lilly, enfant de Wilfrid Poirier et Adelina Charbonneau.24 J.-Alexandre-Raymond-An- dré, enfant de Alexandre-O.Marc-Aurèle et Raymonde Brodeur.24 M.-Berthe-Françoisc, enfant de Albert Beaudry et Rosianne 24 M.-Lorraine-Louise-Mircilie, Desjardins.enfant de Guillaume Raymond et Olivine Dupont.24 J.-Paul-Armand-Guy, enfant de René Lauzon et Alphonsine Granger.26 J.-Claude-François, enfant de Herménégilde Doré et Béatrice Corbcil.26 J.-Marccl-Renc, enfant ne Albert Tessier et Floranice Beauchamp.26 M.-Denise-Micheline, enfant de Olidor Lavignc et Annette Réveillé.28 Lucia-Gouisc-Julienne, enfant de Orner Thérrien et Gertrude Locas.MARIAGE: 13 Alexandre Clément et Rose-Anna Clément.DECES : icr Jean-Jacques Lccoucdic, 5 mois.3 Cclestin Pichc, 89 ans.4 Dame James Yale, née Marie Bélanger, 70 ans.10 Eugène Gourtemanchc, s 3 ans.12 Dame Napoléon Poirier, née Bernadette Recompte, 38 ans 12 J.-II.-A.Gabelle,"57 ans.22 Léon Proulx, 25 ans.23 Rlexandrc Aubry, 97 ans.23 Jeannette Chalifoux, 1 mois 25 J .-Arthur Corbcil, 8 ans.25 Herménégilde Tétreault, 39 ans.26 J.-Claude François Doré, 1 jour. L’ATatUR DU NORD, VENDREDI, 15 MARS 1935.UNE INTERVENTION DE M.L.-E.PARENT DEPUTE A LA UH AMERE DES COMMUNES Le 5 mars, on étudiait à la Chambre des députés, les crédits demandés par le ministère des affaires indiennes, M.L E.Parent, député de Terrebonne, prit part aux débats pour demander au ministre, l’honorable M.Murphy, d'assurer l'entretien du chemin de la réserve indienne de Sainte-Lucie.Voici ce que nous lisons dans les Débats de la Chambre des communes t M.Parent: Je remarque que les crédits des Affaires indiennes accusent une augmentation de $320, 000 sur le chiffre de l’an dernier, et aussi que la somme est affectée à la construction de ponts, de chemins et autres ouvrages nécessaires.Puis-je demander au ministre si une somme est destinée à l'entretien et à la réparation des ponts sur la route qui traverse la réserve indienne dans le canton de Doncaster, comté de Terrebonne, Québec r Depuis deux ans, un échange de correspondance a eu lieu avec le département et celui-ci a répondu qu'il n'y avait pas de fonds.Etant donné que le crédit est en hausse de $320,000 pour l'an prochain, le département des Affaires 1 n d i e n n e s entretiendra-t-il, au cours de l’hiver, le chemin qui tra verse la réserve indienne et réparera-t-il les ponts, pour éviter de nouveaux accidents ?car des accidents se sont produits, l'an dernier.L’honorable M.Murphy: Les crédits ne contiennent aucune somme affectée à la réparation du chemin en question.M.Parent: C’est un chemin public d'une longueur d'environ 14 milles.Il a été construit il y a plus de vingt ans, et il y a sept ou huit ans, le gouvernement provincial et le département des Affaires indiennes ont conclu un accord d’après lequel chacun d'eux devait débourser $9,000, tie sorte que les deux ont dépensé $18,000.C’était pour construire et réparer des ponts sur la route commençant à Sainte-Lucie et traversant la paroisse de La Merci, dans le canton de Montcalm.Le chemin a été joliment bien entretenu pendant six ou sept ans.Depuis l’accession au pouvoir du présent gouvernement, il a été très difficile de maintenir la route en bon état et des accidents sont arrivés.On a intenté des poursui tes contre l’Etat, je pense.Le département a prétendu que le chemin n’est pas un chemin publie, mais il est à savoir si un chemin construit et entretenu en coopération avec le gouvernement provincial, et sur lequel des ponts ont été construits de meme, est un chemin public ou non.Le département a aussi répondu que la route dans la paroisse de La Merci, dans le canton de Montcalm, n’a pas subi de réparations.Le département a allégué cela comme excuse pour ne plus débourser d’argent en réparations.Mais le gouvernement prov incial a fait l'an dernier les déboursés nécessaires pour mettre la route en parfait état, sur une étendue de 16 milles.Dans sa dernière réponse, le département des Affaires indiennes annonce la fermeture de la route et la pose d'écriteaux, pour avertir le public que ce n’est pas un chemin public, et que les usagers s’en serviront à leurs propres risques.C’est une très mauvaise décision.La P/us Grande Feuille de Toiti/re Qui peut être Achetée/p n JJ Une Couverture à un Prix d'Economie !. me.An prix actuel,elle est encore la meilleure valent, i»oiir l'argent qu'elle coûte, l-i NU-k< »< >1 cat fabriquée dans la marque Council Standard et la qualité galvanisée ordinaire.l'r>iU total de la toiture cl lambrissage reijuis.THE PEDLAR PEOPLE LIMITED Fondteen ISol Hurt.u et Usine à Montréal - 21, rue Nazareth A nui connaissance, la route est ou verte au public depuis vingt ans, et le département devrait faire voter les fonds nécessaires et entretenu la route.Elle comprend trois sections : l’une dans la paroisse de Sainte-Lucie, dans le canton .te Montcalm, une section longue tie to milles dans la réserve indienne, et la troisième, longue de | ou 5 milles dans la paroisse de Sainte Lucie, dans le comté de Terrebonne.Chacun des trois intéressés est tenu d’entretenir sa section, afin que le public 11e souffre pas du mauvais état du chemin, surtout l'hiver, quand il est obstrué par la neige.Je prie le ministre de s’occuper de la chose.L'honorable M.Murphy: Ainsi que l’honorable membre l'a rappelé, un certain échange de correspondance a eu lieu au sujet du chemin en question.Les fonctionnaires du département me disent qu’une seule famille indienne habite la réserve précitée.Je crois qu’il est vrai, ainsi que l’honorable membre le prétend, que le chemin est un chemin public, c’est-à-dire qu’il dessert la population du voisinage de la réserve, mais je puis seulement répéter ce que j’ai dit tantôt : aucune somme n’est inscrite dans les crédits pour la réparation du chemin, mais je serai heureux d’étudier l’affaire, ainsi que l'honora ble membre me le demande.M.Parent: Je remercie le ministre.BIBLIOGRAPHIE cüahc J Améliorée SAINT-JEROME DE TERREBONNE (1) 1 De U Enseignement secondaire au Canada) “Au portique des Laurentides, s’ouvrant sur le nord mystérieux.Saint-Jérôme est le génie qui preside à ses destinées et lui souffle Pâme dont il est vivifié” (A.Buies).Or ce génie de Saint-Jérôme a séduit la plume infatigable de M.l’abbé Auclair.L’historien du curé Labelle a voulu nous en dire les manifestations et, selon sa coutume, il y est allé d’abondance: trois cent soixante pages de texte et une vingtaine de gravures.Mais ce n’est pas trop pour célébrer dignement la petite ville où Mgr Labelle a mis tant de vie, et, pour l’avenir, créé tant d’espoirs.L’abbé Auclair se propose donc de nous “raconter tout ce qui s’est passé et tout ce cpti a vécu à Saint-Jérôme depuis plus de cent ans’’.Pour mettre un peu ’d’ordre dans la masse des incidents menus, — si gros d’importance locale, — l’auteur divise son ouvrage en deux parties : l’histoire de la paroisse ei de la ville de Saint-Jérôme, les anciennes familles de Saint-Jérôme• Vite, aux doigts la plume, un coupe-papier, de la patience ; et li- Les origines de Saint-Jérôme: une mission tout d’abord, consacrée dès 1821 à l’illustre Chrysos-tome.Un décret de Mgr Signay, évêque de Québec, crige la mission en paroisse, sous le vocable de Saint-Jérôme, le 15 novembre 1834.Et la municipalité reçoit son existence civile d’une proclamation de Sir Charles Metcalfe, un des premiers gouverneurs du Canada sous l’Union.Le village devient ville, le 1er janvier 1881.Il s’étend sui les bords de la “jolie rivière du Nord”, au pied des montagnes naissantes (p.38) sur le territoire pris "à l’augmentation de la Seigneurie des Milles-Islcs et à l’augmentation de la Seigneurie des Deux-Montagnes” (p.17).Voilà le premier chapitre, ren forcé de considérations connues sur la paroisse canadienne, verni d’"une liste complète des députés, conseillers législatifs et sénateurs du comté de Terrebonne, de 1791 jusqu'à date.” Le chapitre il expose, à grand renfort, ici aussi, de citations d'archives, de documents vénérables, l’histoire des premières années jC-rômicnne (le mot est de l’abbé Auclair: je m’en défends bien !), l’histoire des premiers curés, de l’ancienne église, des premières écoles, des premiers ahans des colons.C’est Saint-Jérôme avant le curé Labelle.Le chapitre III reprend la biographie du curé Labelle, le héros “très grand, très gros et très fort” t p.75) "colosse en soutane, très bon et très conciliant” (p.76).“très cultivé et remarquablement instruit, sous son apparence bonhomme et familière,.un de ce?, prélats gentilshommes d’autrefois, restés terriens dans l’âme jusque sous la mitre de l’évêque ou sous la crosse de l’abbé .le monastère.” (j).76).L’auteur s’efforce de remettre le curé Labelle dans le cadre de son activité curiale, ici, l’histoire de Saint-Jérôme et la blo graphie du prêtre se mêlent.Car le curé Labelle fut bien l'animateur principal des développements rapides de son canton et des progrès merveilleux de sa paroisse.Enfin, l’abbé Auclair nous fait le récit des événements qui ont suivi la mort dit curé Labelle, les deuils et les fêtes de la paroisse et de la ville, avec des détails innombrables dont l’abbé 11e recueille cependant que les plus notoires: questions d'église, de ponts, d'aqueduc, querelles municipales, apparition de journaux: le tout sc ferme sur une imposante liste (te marguilliers, de maires, de maîtres de postes, et des soldats jérô-miens de la grande guerre l.a deuxième partie du livre de M.Auclair tente une sorte de recensement de “tous Ceux qui ont vécu à Saint-Jérôme, depuis les origines jusqu'à 110s temps” (p.219).Travail énorme, malheureusement ( ?) impossible à réaliser, gémit l’auteur.Tout de même l’historien a réussi grâce à ses recherches à rassembler de substantiels renseignements snr les familles les plus célèbres de Saint-Jérome, renseignements qu'il distribue avec prudence en quatre périodes.Cette dernière partie se présente à peu près comme les arlicuiet» .lu regretté Bcre Lejeune, dans son dictionnaire général dit Canada.Elle évoque du passé de forts beaux noms qui eussent fait la joie de Marchand et de ses troubadours: les Montigny, les C.odon, les Morand, les Labelle, les Gué-nette, les l’aquin.Les Lajetinessc, les Lattzon, les Grignons, les Lavallée, les Nantel, pour ne citer que ceux-là.Elle “se sépare naturellement du récit général ' que l'histoire de chaque famille aurait monstrueusement alourdi.Elle offre aux paroissiens de Saint-Jérôme un moyen facile de se retrouver dans leur généalogie, de repê rer leurs ascendances, d'en étudier à la manière des amusants romanciers psxichologites les atavisme» inquiétants ou favorables.Elle recèle enfin un trésor d'anecdote pour la petite histoire.• * * * Que dire maintenant de l'histoi re de Saint-Jérôme ?11 me semble qu’elle ne corresponde à aucune de règles de composition historique généralement reçues.L’auteur ne ressuscite pas le passé.11 le bras se, si je puis m’exprimer aussi ta milièrement.avec un patriotisme tellement énergique, un amour tel lement robuste des gens et des cho ses, que de l’amas des paperasse de la cendre des tombes et des ar chives se lève un fort nuage de poussière, de poussière précieuse où chacun saisit les ombres qu’il peut, pour les serrer sur son coeur si possible, causer un moment avec elles avant qu'elles 11e se volatiseni à jamais.Bar souci de plénitude matérielle, l'abbé Auclair ne nou» épargne “aucune date, aucune cir constance superflue, aucun fait sec et détaché”.Le livre tombe des mains lassées du profane.Mais il fera le: délices des bonnes gens de Saint Jérôme.C’est pour eux que M l’abbé n’a rien voulu sacrifier des richesses jéromiennes: ils lui en seront reconnaissants.Nous, nous aurions souhaité un peu d’air dans la luxuriante documentation de l’auteur: mais nous ne pouvons que louer le dessein de l’ensemble, la probité exceptionnelle de l’ouvrage, les jKtrtraits croqués sur le vif, les anecdotes finement troussées qui nous retiennent malgré nous, et a gréablement encore à une espèce de sosie des annuaires statistiques.Emu.k Begin, ptre.là un bon rendement.On exploite même les minerais qui ne rendent qu'un gramme de radium pai 200 tonnes.Rien d’étonnant, alors, que le prix du radium soit d’environ $70,000 le gramme.Dans le radium, ce n'est pas tant l'élément chimique qui retient notre attention, que la radio-activité, — cette propriété étonnante d'émettre spontanément des radiations ou émanations d’un caractère spécial, émanations qui peuvent pénétrer une substance demeurant opaque sous l’action des rayons lumineux ordinaires.Quant à leurs effets physiologiques, les rayons du radium ont servi.comme les rayons X, à guérir le cancer.Exposés à ces rayons, les tissus sains offrent quatre à sept fois plus de résistance que les tissus malades.C'est donc dire que.dans le cas d’une affection cancéreuse, affection où les tissu» malades peuvent être détruits sans que les tissus sains soient atteints, le radium produit d’excellents résultat».Aussi bien, la radiumthé-rapie, tout comme uu autre agent curatif, peut-elle produire de ma-gnitiques résultats, pourvu qu'une saine posologie en règle l’application.En effet, exposé à une dost excessive de rayonnement, l’organisme traité peut être altéré, voire détruit.Une forte source radifère peut anéantir la vitalité des semences et tuer les bacilles du typhus, du choléra, du charbon et d'att très affections du même genre I .’expérience démontre même que les rayons du radium peuvent tuer des chenilles.L’emploi du radium |xuir le traitement du cancer et d'autres excroissances anormales est aujourd’hui une procédé reconnu par le corps médical.L’on a souvent no té une diminution sensible dans les dimensions de ces tumeurs.Parfois même, le traitement les a fait disparaître complètement.Ceci est vrai surtout du cancer de la peau, de la lèvre ou de la bouche.A l’heure actuelle, ces affections sont traitées par la radiumthérapie avec autant, voire plus de succès, qui si l’on avait recours à la chirurgie.Il est clair, cependant, que la radium-thérapie, étant une forme de traitement localisé, réussit d’autant mieux que l’étendue de la lésion est plus restreinte; d’où l’importance pratique du diagnostic précoce.Toutefois, lorsqu'il s’agit de tumeurs profondes, l’ablation chirurgicale est d'ordinaire la plus sûre défense.Grâce aux expériences et aux travaux scientifiques qui se poursuivent sans relâche dans le monde entier, la génération actuelle aura peut-être le bonheur d’acclamer le jour où les recherches île laboratoire auront triomphé du cancer, comme elles ont déjà conquis ces redoutables fléaux: la va riole et la diphtérie.Le Fonds pour la lutte contre le cancer au Canada, en commémoration du Jubilé du roi George V (King George V Silver Jubilee Cancer Fund) a été créé pour pei-mettre de tels travaux ait Canada.Si vous voulez prendre part à cette campagne humanitaire, veuillez faire parvenir un dollar à Lady Bessborough, à Ottawa.Lorsque vous enverrez votre obole, n’oubliez pas d’écrire bien lisiblement votre nom et votre adresse.En effet, Lady Bessborough a exprimé le désir d’accuser réception de chaque offrande au moyen d’une carte préparée à cette fin j.j n.NOUVEAU LICENCIE ES SCIENCES LE RADIUM DANS LE TRAITEMENT DU CANCER Le radium fut découvert en 1898 par M.et Madame Curie.La découverte de cette substance radioactive était une conséquence indirecte de celle des rayons X.par Roentgen, quelques années aupara vaut.Le radium provient de l'uranium, qui est lui-même extrait des minéraux appelés pechblende, car-notite et autunite.Ces minéraux se trouvent principalement en Tchécoslovaquie et dans le Congo belge.Toutefois, d’autres gisements uranifères existent dans le Colorado, dans l’Utali, en Austalic, au Portugal et dans les régions septentrionales de l’Ouest canadien.L’extraction d’un gramme de radium exige l’utilisation de pas moins de six tonnes de minerai, soit près de 2,680 tonnes par livre.Règle générale, les minerais n'ont pas cette richesse, et lorsqu’on tire un gramme de radium de 10 ton- ih-k île minerai on estime M.GEORGES GAUTHIER, BOURSIER DU GOUVERNEMENT DE Quebec, obtient sa licence a Cornell LA PROTECTION DES TJ.A NT ES L honorable Adélard Gcdbout, ministre de l’agriculture, vient de recevoir des autorités de l'Université Cornell la nouvelle que l’un des techniciens de son ministère, boursier du gouvernement provincial depuis 1933, a subi avec distinction l'examen final pour l'obtention de la Licence ès Sciences.Ce jeune boursier qui fait honneur à sa province est M.George» Gauthier, bachelier ès Arts du séminaire de Chicoutimi, et bachelier ès sciences agricoles de l’Ecole supérieure d'agriculture de Saintc-Anne-de-la-Pocatière.Après des examens écrits brillamment passés, M.Gauthier a soutenu oralement une thèse sur “la faune entomologique des fram-boisières dans la province de Québec”.Avant d’entreprendre ses études spéciales en entomologie économique sous la direction de maîtres comme les professeurs Herrick et Matheson, de Cornell, M.Gauthier avait, en qualité d’agronome spécial, dirigé pendant un certain temps la protection des vergers et des pépinières dans la province de Québec.Le nouveau licencié ès sciences reviendra bientôt à Québec pout reprendre son service à la section de la protection des plantes du service de l'horticulture, et faire béné- fI.»!»» Lie niltîrnti'nrc LA FEUILLE D’ERABLE Depuis quand la feuille d’érable est-elle devenue l’emblème du Canada ?11 semble que ce fut à Montréal, et il y a cent ans (encore un centenaire) que la feuille d'érable figura pour la première fois dans une fête nationale.Au banquet du 24 juin 1835, un journal note: "on a remarqué un faisceau de branches d’érables sou tenant des drapeaux qui entouraient un portrait de saint Jean-Baptiste”.En 1836.à la même fête, le célèbre Denis-Benjamin Vigcr, en proposant une santé, fit l’éloge de l’érable et termina ainsi : "c’est le roi de nos forêts, c’est l'emblème du peuple canadien".Le 14 novembre suivant, le C'a radiai arborait dans son frontispi ce "la feuille d'érable et le castor” parce que, dit le rédacteur du journal, "la feuille d’érable a été comme on le sait, adoptée comme emblème du Bas-Canada" (t).Ceci admis, il reste à chercher quand les Canadiens de races dit féretites à la nôtre accueillirent l’emblème, à leur tour Un auteur anglais anonyme a» sure que le 21 août iSihi.au cour» d'une assemblée qui arrêtait le programme de la réception qu’on allait faire au prince île Galles, fut décidé que les citoyens auraient une feuille d'érable |vmr insigne lorsque le futur souverain de l’em pire britannique visiterait Toronto.Cet endroit ne fut pas le seul a prendre une semblable résolution puisque, lors du passage du prince à Cobourg, tint , les membres île la société “Native Canadians" piy (aient, à la boutonnière de leur lin bit, une feuille d’érable en argent (2)., Dès cette iqioquo l'emblème était accepté partout et si bien qu'en 1867, l'instituteur Alexander Muir (3) profita île l’avènement de la Confédération pour lancer le chant qui l’a illustré: Maple leaf for era et dont il conqxtsa les paroles et la musique.L'auteur voulait plaire aux Canadiens de toute origine voilà pourquoi, dans le premier couplet, on remarque ces vers: On Canada’s fair domain Here may it wave our boast, our [ pride, And join' in love together With Lily, Thistle, Shamrock, I Rose, The Maple leaf for ever.Ce chant devint si populaire qu’on l’enseigna dans les écoles du Dominion ; que l’air fit partie du répertoire des orchestres et îles fanfares; qu’on le joua dans les concerts et les parades; que les Canadiens de langue anglaise le considérèrent comme l’hymne national définitif du pays jusqu’au jour où Lavallée fit entendre le solennel : O Canada.E.-Z.Massicottk (Du Bulletin des Recherches Historiques) ( t ) Chouinard — Ectc nationale des C.-E., pp.25, 26 et B.R.IL, 1898, pi».119.120.(2) Relation du voyage de S.A.R.en Amérique, i860.(3) Né en Ecosse en 1830, venu au Canada en 1833.Consacra sa \ ie à l’enseignement.Mort eu 1906.LAROUSSE MENSUEL Sommaire du No 236 — Fév.1935 Mission à Vienne d'Henri Allt-ze.par M.Pierre Rain.— Béranger.par M Claude Batjac.— Chemins de ter du Maroc français et la ligne de Fez à Oudjda, par M.Marcel Hcgclbachcr.— Trucages de cinéma, par M.Jean-Paul Dreyfus.Les Responsabilités de la Grande Guerre, par M.Albert Pingaud.— Héloïse dans l'histoire et dans la légende, par M.Claude Barjac Paul Lange vin, par M.Jean Hesse.Marie-Thérèse Pie-rat, par M Jean Monval — Syrie, par M André Lalron.— Le mots littéraire, scientifique, historique et juridique, cinématographique, théâtral, musical et artistique.48 gravures et 5 cartes.Mots croise» Le numéro, 4 fr., chez tous les libraires et Librairie Larousse, 13 à 21, rue Montparnasse, Paris (6c).^4h'«/nVcf-c1 a11’y s’fMwV donc «F anormal?ht ctiisitiiêr' qui a* trou r* mat En t'ayant mie tach* sur t métal; .Main Sultana ré/wr' /'t/iSds t rt* Et h* §M+r r*luit cfmm-truii ccmirm* un «»afr«% Enlevez les taches sur sotte poêle avec la MINE À POÊLE SULTANA SuUan* Limited, Montréal *»r E«l \v«i rcl sbu rg [RDWN BRAND tir discuter de l'ouvertu re de la rue Saint-Georges, dans le haut de la Ville, ou de tous autre» projets tendant â l'amélioration de cette partie de la route qui relie la rue Labelle.Ces messieurs sont aussi chargés de voir au projet de relier Saint-Jérôme â New-Glasgow par le domaine Parent.Le même comité est aussi chargé de rencontrer le conseil de la pa roissc [lotir discuter aussi du chemin reliant Saint-Colomban â S.-Jérôme, ainsi que le chemin non encore terminé reliant les Mile Isles au chemin de Saint-Jérôme.Il est proposé par M.Geo.Hamel et secondé par M.Albert Ca-dieux et résolu: Que plusieurs copies du présent règlement de taxes et licences soient demandées au Conseil de la ville de Saint-Jérôme [lour en faire l’étude.Il est proposé par M.J.-H.Boudreau et secondé par M.IsFdorc Auger cl résolu : Que le compte de la Cie Publication de Saint-Jérôme au montant de $1.06 soit accepté.Et la séance es.t levée.SAINTE-ADELE — Dimanche dernier, le club de hockey de Ste-Adèle, rencontrait le Victoria, de Montréal ; le score a été de 303.— Lundi soir, Ste-Adèle jouait la première partie de détail avec Morin-Heights.Le score fut de 2 5 o.Ste-Adèle a bon espoir d’être le gagnant de la coupe donnée par M.Olitier Rolland, gérant de la Cie Papier Rolland.— La paroisse Sainte-Adèle a obtenu un octroi du gouvernement pour la construction de deux ponts, sur la route Sainte-Marguerite.— De passage â Saint-Jérôme, pour l’assemblée du conseil de comté, M.Georges Lcgault et Dr J.Poirier.“ LE jWOIS ” LE MOIS, synthèse de l’activité mondiale, inscrit au sommaire de son dernier numéro (janvier-février 1935) : Le Japon ne redoute pas nue course aux armements maritimes, par l'amiral japonais No-bumasa Suetsugu ; La situation financière de la France, par M.Joseph Caillaux; On lutte trop mollement contre la prostitution, par Mme Avril de Sainte-Croix; Les faux écrivains, par Massimo Bon-tcmpelli ; Le retour au sujet, par Vlaminck ; La ruée vers les pôles, par le Dr Jean Charcot.On trouvera en outre dans ce numéro du MOIS une quarantaine d’études sur toutes les questions politiques, économiques, sociales, littéraires, artistiques et scientifiques actuellement à l’ordre du jour.Vous pouvez obtenir LE MOIS en vous adressant â ses représentants canadiens: “Librairie Wilfrid Methot, 325 est rue Sainte-Catherine, â Montréal.” Envoi du dernier numéro paru contre réception de la somme de $1.00.BEAU PROGRÈS DES AFFAIRES DE LA METROPOLITAN Oeuvres de bien-être auprès des assures.I-p soixante-huitième rapport annuel que la Metropolitan Life In-aurantv ('oni|>an,v vient «le publier, a ecu se «le» résultat* très satisfaisants |»tur l'année 1934, et in conservation d'une solide assiette ft nanob're.On constate, A l'actif, une forte augmentation qui atteint le chiffre de $170.34d,Pd0, et fou volt quo l«>s assurances vie en cours se sont a«vn»'s.Par ailleurs, tes prêts sur les isdlces sont revenus nu niveau de l'avant-dépression.IV plus, l'efficnrllé du sers lis» hygiénique et sanitaire de la Compagnie s'osi nia nlfontée dans une plus forte «llml nation «lu tauv «le la mortalité.Ce rap|s«rt «le la Metropolitan, qui «•st une romiuiento il forme exclus! vement mutuelle, mont re «pie la somme tolati' «les (llvtitenilos cmn-prenant l'attribution HW.et payés aux assurés depuis le «îéhiit «t«*s «t>éniti»ns, dépassera te mil Hard."Fidèles h la prntlquo établie dans nos opérations nu Cnim«tn", «lit M Wright, troisième vice pn-ident et gérant i*>ur !'_‘MI,tl'2ll,(Kl8 délit >17.3,7-11,148 sont placés «Inns lies obligations émises ou gu ru ni les par le gouvernement fédéral, ou pur les gouvernements provinciaux, ou pnr les municipalities.“On ne saurait trop np-préclcr." ajoute M.Wright, “la «lou-ide valeur « I « - re genco de placement.Kn effet, ce lu* sont pus seulement «les plneeiui-nts stirs pour les fonds des assurés; ee sont emsire des placements qui concourent nu dévelop-liement de notre pays et il l'amélioration des conditions des groujie-meuts établis jmr tout le Canada." 1a- moulant d'assurances en cours au ('.-limita si- chiffre actuellement il $ 1.02*2,850,031, soit un gain substantiel sur l'année précédente.Kn 193-1, les sommes payées mrx assurés canadiens et il leurs béuéfl-clnires ont nltelnt lu totnl de >28.‘2ll3,7.r>r>.En outre, au cours do l'année, les Infirmières ont fait plus «!«> 400,000 visites gratuites, au Canada, fi des assurés il la Itrnnclie Industrielle et fi la Branche Collective.On trouve une preuve manlfesle de l'nméllornllon «les affaires, au Canada et aux Etats-Unis, dans l'accroissement «In chiffre total des assurances en vigueur, des revenus et «1e l'actif.I/O montant «les nouvelles assurances, y compris les assurances rétablies et accrues pendant l’année, se chiffra fl $.3,‘287,100,370, ce «pii excéda de $112,105,895 le montant de l'nnnée passée.Cet accroissement est un signe évident «l'un progrès solide dans les affaires, tout particulièrement, si l’on tient compte que les demandes d’emprunts sur polices ont touché au niveau «le l'avnnt-dépresslon, et que les requêtes [snir valeurs de nichais en es-txVes ont considérablement ralenti.Kn 1934, les opérations de lu Compagnie s'effectuèrent il une allure moyenne, jxiur chaque jour ouvrier, de 19,000 polices au montant totnl de $10,834,438 en contrats nouvellement émis, réintégrés ou majorés.Un mitre Indice do temps meilleurs c’est, dans le chiffre d«'s nssu-rnnees-vie en cours, une augmentation «1e plus de slx-cent quatre-vingt-six millions de dollars.A la fin de 1034, la Compagnie comptait 41.970.501 polices on cours sur la vie d’environ vingt-sept millions de personnes pour une somme totale «le $10,480,805,475.Le montant totnl «’.*s assurances en cours dans la Branche Ordinaire dépasse actuellement dix milliards de dollars.Grèce aux versements faits aux nssim’-s et il leurs bénéficiaires, de fortes sommes d’argent furent mises en circulation, chaque Jour, au cours de 1034.Le total de ces versements effectués nu cours de l’nn-m'-e, a déliassé cinq cent vingt-cinq millions de dollars dont plus des deux tiers furent touchés par des assurés vivants.Ces versements ont été effectués il raison de $4,351.73 par minute de cliaquo jour ouvrier de l'nnnée.IN MEMORIAM LEGARE.— Notre chère mère tu reviens au foyer en ce cinquième anniversaire pour nous sourire encore, nous dire ton bonheur tu es au paradis dans la paix la lumière où tu murmures à Dieu: Garde-les bien Seigneur.Par son époux et ses enfants. L’AVENIR nr NORD, VENDREDI, 15 MARS 1935.¦ 1 1 Tél.Bureau 246 Rés.173 Camille L.de Martigny AVOCAT — BARRISTER 319, Rue LABELLE SAINT*JEROME, P.Qué.Téléphone 310 RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agallie 289, LABELLE — ST-JËROME Assurances Générales Bureau responsable.Expérience et service connus depuis au-delà de 23 uns J.T.CLEMENT Gérant de district District manager 178 avenue Parent Tél.171 Saint-Jérôme Krpréarntunl Ien principale* compititnlri faisant a flaire* au Canada 1 NOUVELLES DE SAINT-JEROME Al'X l'OXS< )M MA I Kl'RS D'ELECTRICITE ET CONTRIBUABLES DK I,A VII, I,K DK SA IN T-J KRO.M E.Une grande assemblée est convoquée pour le lundi soir, 18 courant, salle du marché, sous les auspices de la Chambre de Commerce et «le la Ligue d Consommateurs «l'Electricité (le Saint-Jerome.Venez vous renseigner.• * * -MM.les échcvins Lucien Gi-raldeau el Antony Lessard ont fan une étude comparative «les taux actuels de l’électricité et des Taux qui seraient en vigueur si le nouveau contrat était signé avec la Gatineau Power.L’espace nous manque pour publier in-extenso le travail très élaboré de ces messieurs Nous en donnerons un compte rm du dans notre journal de la semaine prochaine.* • • — Un regrettable incident a cio: la partie de gourct de vendredi «1er nier, alors que le Victoria Seniot visitait le Saint-Jérôme.Durant la partie, qui devait être une partie d’exhibition, dont les honneurs rc vinrent aux Saint-Jérôme, un des joueurs étrangers, Jimmy Orlando, dans un moment de colère subite ei alors que les joueurs étaient au repos durant une période, frappa Vincent Desjardins de son bâton, infligeant à ce dernier une prof on de coupure au front, (pii a nécessité trois points «le suture.Heureusement, malgré les nouvelles contraires.Desjardins a pu jouer quand même dimanche dernier.Orlando, arrêté immédiatement après la partie de gouret, fut traduit devant le juge de paix Fournelle.Après une journée (1e prison, il retourna à Montréal, la poursuite ayant obtenu la permission de retirer sa plainte.Lorxpic.après la partie, Orlan do se dirigeait avec les autre-membres de son club vers l’appartement qui leur est réservé, un “chaud” partisan du Jérômien, qui le guettait, frappa Orlando d’un coup de poing à la figure.Le geste était-il vraiment sportif ?Pas un «les journaux montréalais n’a mentionné le fait que le Saint-Jérôme a vaincu le Victoria Senior par un comptage de 5 à 4.dans une partie d'exhibition très contestée.Il nous fait plaisir de féliciter notre club pour cette victoire.* * « — Mme il.Tétreault remercie bien sincèrement toutes les personnes qui lui ont témoigné de la sympathie, de quelque manière que ce soit, lors du décès de son époux, M.Herménégilde Tétreault.* * * — Nous tenons à féliciter .M.Maurice Gareau qui vient d'étre élu président, du convcntum de philosophie l44-1 «j.pX tenu au Séminaire de Sainte-Thérèse.M.Maurice Gareau est le fils de M.Henri Gareau, marchand «le Saint-Faustin Station et président, de La Cie de Publication de Saint Jérôme Ltéo, propriétaire du jour nal “L’Avenir du Nord".* * * — Les grandes retraites sont commencées.Cette semaine a été précitée la retraite des dames par les révérends Pères Roy et Biron, dominicains.Dimanche commencera la retraite des hommes mariés.* * « — On nous informe cjue l’état de santé de -M.le curé Dubois s’amé liorc sensiblement et,qu’on iui pet-mettrait peut-être de venir faire une courte visite à Saint-Jérôme.Nous ne pouvons que nous en réjouir et formuler de nouveau des voeux de rétablissement à l’adresse de notre pasteur.* * - — L’honorable juge Philemon Cousineau préside depuis lundi un terme de la cotir supérieure qui durera jusqu’au 22 mars inclusivement.* * r — Durant les jours gras, à lem pittoresque résidence «les Chûtes \\ ilson, M, et Mme Alcide I.évcil-lé ainsi que leurs enfants ont réuni, dans une soirée intime, une soixantaine d’amis, qui s’v rendirent pour la plupart en’ voiture d’hiver.Le temps quoique neigeux était charmant mais Madame la Lune, froissée de n’avoir pas été invitée, ne se- montra pas.La gaieté régnait cependant dans tous les coeurs et les chansons allaient bon train.Après la partie de Cinq Cent, dix jolis prix furent distribués aux gagnants et même aux perdants pour les consoler.Un délicieux et succulent goûtei fut servi et il fallait être témoin («our constater les appétits.Les exquises petites crêpes de Madame Lévcillé eurent tout spécialement de la vogue.Mme lloivin, âgée de 70 ans, en tonna durant ce repas, d'une voix douce, juste et claire, une chanson à répondre.Elle fut très applait die vu son âge avancé.I Vaut rc-, chansons suivirent.Puis, un Paul Joncs auquel vieux et jeunes prirent part.Aux sons des violons de MM./Marie et lloivin nous dansa mes «les sets américains, la coquette , etc., et nous devons aux tnusi ciens «le chaleureuses félicitations pour leur virtuosité.Mme Roi vin, dans un step-danse â deux nous a émerveillés et en la regardant nous souhaitions tous être aussi agiles, aussi alertes, et aussi pleins d'en train qu’elle, lorsque nous aurons son âge.Tout le monde s’amusait si bien que personne ne s'aperçut de la fuite des heures et ce n’est qu'à quatre heures du matin que la soi-roée se termina.Nous sommes tous très recon naissants à la famille Léveillé de nous avoir procuré ce plaisir, nous faisant ainsi oublier.|>our quelques heures, les contrariétés et les déboires «le la vie, auxquels nous avons tous à faire face.Ju garde un heureux souvenir de cette belle soirée et je suis persuadée que tous les autres invités sont de mon avis.— Une invitée.* * • — A la liste des parents que nous avons publiée dans !
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