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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 29 mars 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1935-03-29, Collections de BAnQ.

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CHENIER 1897-1935 ^ ^ J W W SEUL JOURNAL ou DISTRICT be TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE HUIT ANS.1897-1935 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT LAURENT" (Benjamin Suite) ABONNEMENT: $2.00 par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérônie Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME.P.Qué.'Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT TRENTE-NEUVIEME ANNEE NUMERO i:i.JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.LABELLB VENDREDI, 29 MARS 1935.LE BUDGET RHODES L’AVOCAT EUE AUCLAIR (1840-1866) (Ecrit four L’AVENIR DU NORD) “En marge de la politique” pak ATHANASE DAVID (1) (Suite) Mercredi dernier, l'honorable M.Ralston, le critique financier de l'opposition libérale à Ottawa, a présenté les vues de son parti au sujet du discours sur le budget île l'honorable M.Rhodes, ministre des finances.M- Ralston a préconisé la création d'un conseil national des finances pour contrôler la dette publique; il a fait remarquer que le gouvernement tente tie modifier su politique en matière de tarif; il a accusé le ministre des finances de jongler avec les chiffres relativement à la dette du Canada, et il a demandé line législation basée sur le rapport Duff pour résoudre le problème de nos chemins de fer.Comme conclusion de son discours, M.Ralston a proposé une motion de non confiance envers le gouvernement, en demandant la dissolution des Chambres et l’appel au peuple.M.Ralston parla près de trois heures.Quand il eut fini, le budget Rhodes, les mesures du gouvernement et toute sa politique, de puis cinq :111s, apparurent comme de pauvres épaves.Et l’on distingua tristement que le Canada avait glissé du cinquième au huitième rang, au point de vue du commerce mondial.Sous le régime Bennett, la moyenne de notre commerce global fut à peine la moitié de ce qu elle était durant les cinq années antérieures, sous le régime libéral.Nos exportations n’ont cessé de diminuer, particulièrement nos ex portations île blé.C’est le fait de la dictature coûteuse de M.Mac-l'arland qui est devenu un concurrent des fermiers de l’Ouest.Défait, celui-ci détient 240 millions de boisseaux de blé, ce qui empêchera d écouler ia prochaine récolte.Incidemment, notre meilleur client, l’Angleterre, achète ailleurs par suite de prix factices maintenus à un niveau arbitraire.Et l’on constate encore que les déficits s'accumulent, en dépit de nouvelles taxes.Naguère, sous le régime libéral, les taxes étaient moindres.Et, cependant, le gouvernement affichait des surplus.Le régime Bennett a inventé de nouveaux impôt» qui ont rapporté près de trois cents millions.Et cela n’empêche pas les déficits.Notre dette, note encore M.Ralston, s’est obérée de S12 millions depuis cinq ans.M.Rhodes avait donné un chiffre moindre.Mais voilà le chiffre exact.Et ce n'est pas tout.Du fait des mesures du gouvernement, du coût de l’assurance-chômage, du programme de travaux publics, de la garantie pour le blé, des secours et le reste, il faut prévoir un nouveau déficit de l’ordre de 125 millions de dollars, au bas mot.De sorte que le régime Bennett, en définitive, aura alourdi notre dette nationale de près d’ut) milliard.Voilà ce que l’expérience d’un régime conservateur coûtera au pays.Cent dollars de plus par tête.Hommes, femmes, enfants, personne n’y échappera car cela est comme une hypothèque sur la tête de chacun.Le fardeau pèse même sur les malheureux qui en sont réduits au secours direct.Ils sont 1,250,000.Dans ces conditions, il n’y, a qu'un remède: la dissolution.Le gouvernement, n’ayant pas su trouver de remèdes adéquats aux problèmes de l’heure, ne saurait relarder d’avantage l’appel au peuple.Qu'il fasse place à un autre régime, muni d’un nouveau mandat, et qui appliquera les principes et l’économie du libéralisme.Telle est la portée de l’amendement, bref et impérieux, qui fut présenté par M.Ralston à la fin de son admirable discours.Les nouveaux impôts contenus dans le budget excitent l'ironie de .M.Ralston.Il s’avère en définitive que la nouvelle politique du gouvernement 11’est pas aussi radicale qu’on le prétend.M.Bennett sc réclamait, à grand fracas, des rouges de Moscou et d’ailleurs.Mais, à vrai dire, il ne dépasse pas le rose pâle.Les riches vont payer, disait M.Bennett dans ses discours à la radio.Et aussi les corporations sans vertu et sans âme.Or, il y a bien une surtaxe de 3% sur les revenus dépassant $14,000.Mais on ne voit pas, d’après la nouvelle échelle de l'impôt, que les revenus très considérables soient atteints dans la même proportion.Et les corporations s'en tirent à bon compte.Mais les petites gens ne s'en ti mit pas aussi bien.Ainsi la taxe sur le sucre est maintenue.Au prix actuel du sucre^-cette taxe est de l’ordre de 25%.Pourtant le gou- vernement trouve le moment op-|)ortun de réduire de 40e,'( les droits d’accise sur les alcools.Et la taxe de vente subsiste.Voilà qui pèse surtout sur les pauvres gens qui sont les plus nombreux.Voilà ce que réalise la masse du peuple qui souffre et qui n'attend que l'occasion d’exprimer, par son vote, son véritable sentiment à Icgard d’un régime qui fit* la ruine du pays.LETTRE DE QUEBEC “JAMAIS LE PARTI CONSERVATEUR N’EST DESCENDU AUSSI BAS !" Paroles désormais célèbres dans l’histoire politique de notre province ! Apostrophe véhémente formulée à regret par un chef de gouvernement qui prend au sérieux se> responsabilités, mais si justement méritée par un chef d'opposition qui semble éprouver un plaisir sadique à compromettre, par ses tae-wques indignes d’un représentant du peuple, le peu de réputation dont jouissait encore encore le parti conservateur ! Tout un parlement était consciencieusement penché depuis plusieurs semaines sur un texte de loi destiné à relever le courage de 1103 cultivateurs et de nos chômeurs, et cherchait à étudier, dans tous ses détails, une des plus importantes mesures de la session présente.Au moment même où nos députés allaient enfin adopter presqua l'unanimité ce projet de loi, proposé par l'honorable M.Vautrin et destine à promouvoir le retour à la terre et à la colonisation, voici que M.Duplessis 11e craint pas de se ridiculiser en prolongeant, durant plusieurs heures, la sotte obstruction à laquelle il a l’habitude de recourir quand il n’a pu autrement faire avorter une mesure d'intérêt public.Et ces petits moyens, qui font rougir le peuple de honte et de colère, sont encore tolérés dans un pays civilisé dont les problèmes s* compliquent de jour en jour et requièrent l’attention soutenue de tous les hommes d’Etat conscients de leur devoirs ! On prête gratuitement au pouvoir, dans certains milieux conservateurs, l’intention de recourir au ballon pour mater les esprits en délire des séides de M.Duplessis.Le citoyen qui a quelque tempérament et assiste à des scènes disgracieuses comme celles dont l’opposition vient de donner encore un échantillon ne désire-t-il pas spontanément qu’on mette enfin trêve à cette politique-bouffonne de la gauche, plus digne de la muselière que du bâillon.En toute équité, faisons toutefois en faveur des trois partisans de M.Duplessis qui se sont refusés à le suivre dans le maquis d'illogismes où s’embourbe toujours davantage notre pauvre chef de l’opposition.C’est un signe des temps .plusieurs de ses rares soldats, se sachant d’avance battus sous te drapeau si mal tenu de ce conservatisme de pacotille, quitteront leurs rangs déjà décimés par l’opinion publique et chercheront à faire groupe à part ou à sympathiser avec des éléments moins indignes de la faveur populaire.M.Barré lui-même se chargea, mardi dernier, de donner une leçon à son chef et ne craignit pas de lui rétorquer en pleine Chambre : "Même le chef de l’opposition peut se tromper, et c'est d’autant plus grave qu’il est le chef de son parti, tandis que je 11e suis que le député de Rouville !" Mais c’est M.Taschereau qui réussit à stigmatiser scs adversaires avec une fermeté maîtresse d elle-même et soucieuse de rappeler au sens des convenances le chef “hystérique” de l'opposition: “Je dis que jamais le parti conservateur 11'esl tombé aussi bas qu’il l’est aujourd’hui ; jamais il n’a atteint les bas-fonds où il croupit.J’ai connu les Flynn, les Cousineau, les Sauvé, les Pelletier, etc.Jamais le parti ne s’est abaissé au niveau où il est aujourd’hui.” C'est une tâche facile sans doute, mais bien triste à remplir, que celle d'accuser le pouvoir de toutes ies turpitudes politiques; de détourner constamment l’attention de la Chambre sur des vétilles; de prêcher à notre peuple qu’il est le plus mal administré de la terre, d’exciter l’envie et la révolte chez les mécontents, les paresseux, les incapables et les malheureux.Heureusement, les esprits aver- A la mi-mars, je recevais de mon collègue de la Société Royale, M Francis-J.Audet, archiviste d’Ottawa, cette note: "Je suis à pré- parer les biographies des avocats du Bas-Canada de 1765 à 1867.Parmi eux, je trouve un Elie Au-clair, qui fut admis au barreau le 10 juillet 1863.Est-ce votre père : Dans l’affirmative, je vous serais reconnaissant si vous vouliez bien nie donner es ren seignements précis sur sa famille, sa v ie et sa carrière.” Eu effet, cet Elie Auclair est mon père, un père que je n'ai pas connu, puis qu’il est mort avant ma naissance, niais dont ma mère, si aimante, m’a appris à vénérer la mémoire, avant de partir, elle aussi, un demi-siècle après lui, pour le voyage d’où l’on ne revient pas.J'ai donc cherche dans mes souvenirs et rassemblé ce que la tradition m’a conservé, et voici la notice que j’ai écrite [xmr mon distingué collègue et ami, M.Audet, au sujet de mon père depuis si longtemps défunt.Je m'excuse auprès des lecteurs de l'Avenir du Nord de ce que cette évocation a trop de personnel aux miens et à moi-même.Mais, j’ai écrit, depuis quarante ans, tant de notices biographiques que je puis bien me permettre, sans qu’on s’en offusque, de publier aujourd'hui celle de mon propre père.Elie Auclair est né à Saint-Vincent-de-Paul ( île Jésus), dans le rang Saint-François, le 21 mars 1840, et il a été baptisé le lendemain par le curé du temps, M.Romuald Mercier, qui fut à Saint-Vincent de 1839 à 1847.Il a fait ses études classiques à Sainte-Thérèse de 1853 à i860.Marié en 1S62 à Caroline Leclerc et admis au barreau en 1863, il est mort accidentellement le 6 février 1866.à pas tout à fait 26 ans, en se rendant de Montréal à Saint-Vincent par une nuit de tempête.D'après le dictionnaire des familles de Charlesbourg de Mgr David Gosselin, deux Auclair, André et Pierre, les fils de Jean Auclafr et de Suzanne Aubineau, de Saînt-Vicn, évêché de La Rochelle, sont venus de France en Nouvellc-Eran ce au dix-septième siècle, se sont mariés à Charlesbourg, le premier en 1679 et le second en 1(181, et ont fait souche.L’ancien curé de Québec, l’abbé Joseph Auclair (1813-1887), descendait de Pierre.L’un des fils d’André, François, fut le père de Jean-Baptiste, qu! vint s’établir dans File Jésus et samaria à Saint-Vincent, en 1761.Son fils, Louisonnet, est le père d’un autre Jean-Baptiste, né en 1808, marié en 1828, à Saint-Vincent, avec Flavie Grave!, dont est née une famille de quinze enfants.De ces quinze sont : mon père, l’avocat Elie Auclair, et deux oncles qui sont devenus prêtres, l’abbé Alagloire Auclair,.ancien curé de Saint-Jean-Baptiste de Montréal (1846-1911), et l’abbé Zépbirln Auclair, ancien curé de Saint-Ant-cet puis de Saint-Polycarpe ( 1S50 1916).Le premier Auclair, venu à Saint-Vincent de Charlesbourg vers 1760, était meunier et à l'emploi des Messieurs du séminaire de Québec, seigneurs de File, au moulin du crochet.Ses descendants se fixèrent au rang Saint-François comme cultivateurs.Jean-Baptiste Auclair et sa femme Elavia Gravel, dont le quinzième enfant venait de naître en 1850, 11’étaient pas riches et leur “terre” n'était pas grande, quand, à l’examen de l’école du rang, à l'été de 1853, le curé Etienne Lavoie, futur chanoine, qui fut à Saint-Vincent de 1847 ù 1853.remarqua le jeune Elie, qui avait 13 ans, et proposa à ses parents de ' le mettre au collège”.— "Mais, objecta le père, comment pourrai-je supporter le coût de son instruction ?Je n’ai guère de moyens.” Le curé arrangea les choses, comme l’ont fait tant de curés d’alors, inlassables bienfaiteurs de la jeunesse, et, à l’automne, F,lie entrait au séminaire de Sainte-Thérèse.tis, qui forment encore la grande majorité de notre population, savent où sont leurs véritables amis.Se faisant fort d’appuyer les coin pétcncos d’en haut, les francs libéraux contribueront à tempérer les inquiétudes d'en bas et à moucher de définitive façon ces lampions de discorde et de mensonge dont la flamme est plus macabre qu’incendia ire.JEROME 11 a été là le condisciple du juge Routhîer, du sénateur David et de Mgr Nantel, et le confrère de classe de l'avocat Danis, du marchand Cvriaque Eiliatrault, de l'avocat Arthur McMahon et de l'abbé A médée Thérien.Je n'en nomme évidemment que quelques-uns.Au témoignage des anciens, dont Mgr Nantel et le sénateur David, le condisciple Auclair avait de la facilité, du goût pour les lettres et un beau talent de parole.Avant la fin de sa philosophie, i! s'en alla étudier le droit à Montréal, où il suivit les cours de Bibaud chez les Pères Jésuites.11 (e fit avec succès, s’intéressa aux associations de jeunes, comme l'Institut canadien, avant sa condamnation, et l'Union catholique, que dirigeait un Père de la Compagnie de Jésus.Religieux, pieux même sans bigoterie, il fut comme tant d'autres de l'époque, pénitent du chanoine Fabre, le futur archevêque, et donna quelques conférences qui furent remarquées.Seulement, il n’était pas riche, et son père, modeste habitant maintenant "à sa rente" au village Saint-Vincent, 11e pouvait que lui fournir ie nécessaire.Quand même, n’étant encore qu'étudiant, à 22 ans, au printemps de 1S62, il épousa Caroline Leclerc, qui n’en avait que t6.C’était la fille cadette d’Olivier Leclerc, an cien marchand des bords du Richelieu, et d’Aglaée Perrault, des I’ei-rault de Saint-Antoine, de braves et honnêtes gens également, récemment fixés à Montréal, où iis tenaient maison de pension et dont l’étudiant Auclair était l'un des pensionnaires.Ce fut un mariage de jeunes et un mariage d'amour, peut-être trop hâtif, que j’ai raconté déjà, dans un article que 1’.tvenir i/u Nord a reproduit dans sa livraison du 9 novembre 1934, sous le titre de Roman vécu.Au lendemain de ces épousailles, restées secrétes pour le grand nombre, la jeune épousée continua de suivre ses classes au couvent des Soeurs de la Providence à Saint-Vinccm et l’étudiant marié trop jeune s’en alla pour trois ou quatre mois apprendre l’anglais quelque part dans le Vermont aux Etats-Unis.De retour à Montréal à l’été, il prit sa jeune femme avec lui et continua de pensionner chez ses beaux-parents et de suivre son cours dedroit.Ec 10 juillet 1863, il était admis au barreau de Montréal.Marié, bientôt père d'un premier enfant, une fille, et maintenant avocat, il songea à ouvrir un bureau.L’argent hélas faisant toujours défaut, il alla tenter la chance, en so ciété avec l’avocat Marchand, dont la veuve a fondé plus tard à Montréal l’académie qui portait son nom, dans la ville naissante de Saint-Hyacinthe, où vivaient plusieurs parents de sa femme, des Perrault.Il y fut l’ami de Mercier, un compagnon d'étude à Montréal comme Chapleau, et il vécut d’espérance.Mais la fortune tardait à lui sourire.C’est à Montréal qu’il voulait s’établir.11 pensa à emprunter de l'un de ses frères, un habitant de Saint-Vincent, mais ne put s’y rc soudre.Sur les entrefaites, la guerre de sécession aux Etats-Unis (avril 1861—avril 1S65) entrait dans sa dernière phase.Beaucoup de jeunes Canadiens, attirés par la solde et le goût de l’aventure, s’enrôlaient sous les drapeaux de l'armée du nord.Le jeune avocat, après être allé frapper à la porte du curé de Québec, M.Auclair, son cousin éloigné, qui se contenta de lui donner des bons conseils, résolut soudain de s’engager, lui aussi, dans l’armée américaine.C’était à l’été de 1864 — et non en 1862 comme je l’âi écrit dans Roman vécu sur la foi d’un souvenir imprécis—.Il partit aussitôt pour le champ de bataille et servit six ou sept mois sous les ordres du général Grant.11 s’était donné, en devenant soldat, le 110m de Julien, ainsi que faisaient plusieurs autres qui prenaient un nom d’emprunt pour éviter qu'on les sache sous les armes.Pendant qu'il était absent, un deuxième enfant lui naquit, un garçon cette fois, qui ne vécut que quelques mois.La paix faite chez les Américains en avril 1865, Elie Julien, ou mieux l’avocat Elie Auclair, revint avec quelques moyens — pas beaucoup ! — et essaya, dans la grande ville, de se laillei un avenir.De fait, les choses s’améliorèrent.Tl fit un stage, je crois, chez l'avocat Pominvillo, l’associé plus tard de Cartier.Sa femme et lui s’aimaient bien, un troisième enfant était attendu.Le jeune avocat allait entrer au bureau légal du Diixikmi; i’aktik CHAPITRE TROISIEME FORMER UNE ELITE ECONOMIQUE" Dès le début de ce chapitre, M.Athanasc David pose le problème de l’avenir économique de la pro vince de Québec.Vu la marche des évènements, les changements qui se sont opérés aux quatre coins du monde depuis tout au plus quinze ans.M.David se demande si la formation donnée jusqu’ici à nos enfants est suffisante, adéquate.Continuant à faire, pour ainsi dire, l'inventaire de nos valeurs nationales, des qualités de notre race, des futur juge Drummond au printemps de 1866, quand sc produisit, au début de février, le malheur qui devait tout ruiner.Aux premiers jours de ce mots de février 1866, l'avocat Elie Auclair devait assister, à Saint-Vincent, à une assemblée politique du populaire Pétrus I,abolie (Fonde de M.Edouard Montpetit), un champion de la cause libérale.Il avait promis d'étre là, et il tenait à remplir sa promesse.Ou était au 5 février.Il manqua la voiture publique — le stage — qui faisait le service entre Montréal et Saint-Vincent.Il partit quand même, à pied, comptant qu’un habitant de ses connaissances, revenant du marché, le prendrait en route.II \ a quatre bonnes lieues de Montréal à Saint-Vincent.Dans cette nuit du 5 au 6 février, par un froid très vif, une tempête de neige s'éleva.Le pauvre voyageur, arrivé sur les bords de la Rivière des Prairies, se sentit lassé, harassé, épuisé.11 alla frapper à la porte de la seule maison qui se voyait là.La maîtresse du logis, n’ayant personne avec elle cett^ nuit-là.n'osa pas ouvrir à un étranger.On n’en a jamais su davantage.Le leu demain, un passant découvrait, dans un banc de neige, près de la rivière, gelé et raidi par le froid, le corps du malheureux avocat.L'ne syncope sans doute l’avait saisi et la tempête avait fait le reste., Ce fut, dans les deux familles, on le comprendra aisément, une désolation.Les amis le pleurèrent.L.-O.David écrivit dans un journal une note sympathique.Un avocat de 26 ans, ça ne laisse pas beaucoup de souvenirs, si ce 11’est pour ses proches- On oublia vite.La pauvre jeune veuve de 21 ans faillit en mourir.Cinq mois plus lard, son troisième enfant venait au monde.Elle restait bien pauvre, avec deux orphelins.Dans la suite, ses deux beaux-frères prêtres lui aidèrent à élever et à faire instruire sa fille et son fils.Chrétiennement, elle s’était résignée.Mais elle ne s’est jamais remariée et, toute sa vie, elle a porté le deuil jusqu’à sa mort à 70 ans.L’avocat Elie Auclair a été inhumé, par le curé Norbert Lavallée, qui fut à Saint-Vincent de 1853 à 1881, dans le cimetière de sa paroisse natale, le 9 février 1866.Deux jeunes ecclésiastiques, Fabbc Alfred Charbonneau, le frère de l'une de ses belles-soeurs, et l'abbé Magloire Auclair, son propre frère, signèrent au registre avec M.le curé Venu au monde après sa mort, le 1er juillet 1866, je suis allé bien souvent, dans mon enfance, conduit par ma bonne et pieuse mère, avec ma soeur ainée, aujourd’hui Mme Avila Gareau, de Saint-Polycarpe, chez qui je vis en retraite, prier sur la tombe de mon pauvre père, mort si jeune, plus riche d’espérances et d'illusions ([lie d’autres biens, dans le vieux cimetière qui entourait l’église.Le sénateur David m'a plus d’une fois répété que son ami.l’avocat Auclair, promettait une belle carrière, parce qu'il avait du talent et se montrait courageux.L’ancien sénateur Belle-rose, de Saint-Vincent, m'a dit la même chose.La Providence en a décidé autrement.En me plaçant au simple point de vue humain, je me demande parfois si, pour ceux qui s'en vont, mais non pour ceux qui restent, il 11e vaut pas mieux mourir jeune ?C'est un problème difficile à résoudre, comme tout ce qui concerne cette vie future, que la foi nous montre lumineuse pour les croyants fidèles, mais qui n’en demeure pas moins, aux yeux de la nature, pleine d’imprévus et de mystères.L’abbé Elie-J.Auclair moyens et des méthodes dont nous nous sommes servis et que nous utilisons encore pour préparer l’avenir, il trouve dans notre passé îles raisons d'espérer.“Le présent m’inquiète peu", dit-il Dans l’effort que font tous les pays pour sc relever et rétablir leui équilibre, "notre Canada français, habitué qu’il est de traverser crises, orages et tourmentes, finira bien par triompher de tous les obstacles qui entravent actuellement son es sor."Mais lorsqu'il aura, d'un pied ferme, repris sa marche ascensionnelle.sera-t-il en mesure d’atteindre son but ?” L'avenir préoccupe M David.Il désire ardemment, qu'en prévision de cel avenir, les Canadiens-fran çais rendent plus parfaite et plus forte leur armature économique.“Il est des domaines dans lesquels le passé nous a peu incités à nous développer, lin effet, lorsque, au lendemain de 17113, notre peuple dut premier conscience de lut-même et s’affirmer comme entité, son avenir paraissait sombre, difficile, voire indéchiffrable.Ces* ce qui explique et semble justifici le départ, vers cette époque, de., négociants, des marchands et rte tous ceux qui s’étaient installés ( liez nous, beaucoup plus par intérêts personnels que pour ceux île la colonisation française."Cet avenir, si aléatoire et si difficile à percevoir, obligea notre, peuple délaissé, mais courageux, à se replier sur lui-même et à rechercher, dans les qualités héritées de ses ancêtres, les sources de vie nationale et les forces nécessaires pour continuer sa route." Encore une fois, M.Athanasft David rend hommage au passé quand il dit : "Je 11e crois pas qu».nous avons le droit d’adresser an passé le moindre reproche.Notre vie était alors guidée par les nécessités du temps.Nous avions à lutter, à résister, et notre résistance devenait l'élément essentiel de no tre existence.” Dans le passé, nos pères sc préoccupèrent tout d'abord de s’emparer du sol par l’agriculture.“Nos îessources naturelles: mines, lo-réts, forces hydrauliques, tout ce qui alimente les grandes industries, nous laissait à peu près indifférents.Aujourd'hui, on entend quelquefois exprimer le reproche que ces richesses soient exploitées par nos compatriotes anglais et, souvent, par des étrangers, et soient même devenues leur propriété.C’est un fait, mais il ne faut pas oublier que toutes ces richesses attendaient depuis longtemps la main de l’homme pour être transformées.“Certes, nous étions, au pays du Québec, les premiers.Nous aurions pu, peut-être aurions-nous dû, nous en emparer, mais les capitaux nous manquaient."Dans ce désintéressement à l’égard du progrès économique de notre province, n'y a-t-il pas lieu de voir le résultat d’une éducation que nul ne peut blâmer, car pour la juger, il faut sc placer au temps où elle était dispensée.” U11 autre souci qui occupe l'esprit de la vieille génération et qui explique l’enseignement aussi bien que l'orientation qui furent donnés à notre peuple, c’est la nécessité de susciter des vocations sacerdotales.“C’était un devoir inéluctable, dit M.David, puisqu’il importait souverainement de prodiguer à nos gens les consolations d’une religion qui relevait leur courage.Ne fallait-il pas créer des institutions d’enseignement où les nôtres 1-raient puiser l’instruction nécessaire à notre vie nationale ?” De là naquirent les séminaires.“Mais plusieurs jeunes hommes de chez nous, dépourvus d’une vo cation religieuse, se dirigeaient, au sortir de ces maisons d’enseignement, vers les professions libérales, ils devenaient avocats, médecins, notaires.Immédiatement leur formation intellectuelle faisait d'eux les chefs de file laïques de ceux qui cherchaient une direction.“La résistance politique pour assurer la survivance retenait à ce point l’attention des hommes de chez nous, qu’ils n’eurent guère le temps de penser au développement de notre puissance économique.” (Suite à la deuxième page) ( 1 ) Les éditions Albert Léves-ouc, Montréal, 1935.UNE MISE AU POINT QUI S’IMPOSE Dimanche soir dernier, M.Eugène I.éveillé, notaire, a prôné au piste de radio C R U M les idées de 1 Association Libérale Nationale, (."est sans im|>ortance.Foutefois, si M.I.éveillé a le droit d'avoir et de varier ses opinions politiques, il n’a pas celui d’u surper un titre pour donner plus de poids à ses paroles Or, c’est ce qu'il a fait à la Radio en s’annonçant et en se faisant présenter comme le secrétaire de l’Association Libérale du comté de Terrebonne.Jamais M.Eugène I.éveillé n’a été nommé à ce piste par les libé-laux du comté de Terrebonne.De plus, Faurait-il été qu’il n’aurait plus le droit de se prévaloir de ce titre parce qu’il est sorti des rangs du parti libéral ]xuir combattre te gouvernement Taschereau qui a toute la confiance des libéraux du comté di- Terrebonne et des électeurs fidèles de l'honorable Atha-nase David.Julcs-Edouard Prévost J’ACCUSE! Sous ce titre, M Edmond Pur cotte fublie, dans le Canada de mardi dernier, ce qui suit: Devant le grand tribunal de l’opinion libérale de la province de Québec, et au nom de tous les libéraux qui estiment que le piège de l'Action dite nationale et libérale est depuis assez longtemps tendu, J’ACCUSE le chef de ce mouvement, M.l'aul Gouin, de donner à ceux qui parlent publiquement en son nom l’ordre de 11e combattre nt M.Bennett, ni M.Duplessis.— Et je demande POURQUOI ?J’ACCUSE M.Pau! Gouin d’être en rapport avec M.Duplessis par l’intermédiaire de son lieutenant à Québec, M.Ouellet, conseiller législatif.— Et je demande POURQUOI ?J’ACCUSE M.Paul Gouin d’avoir LUI-MEME des entretiens SIJÇRETS avec M.Duplessis.— Et je demande POURQUOI ?J’ACCUSE M.Paul Gouin de garder le silence devant l’invitation publique et directe de M.Dupré de s’unir au part i conservateur — Et je demande POURQUOI ?J'ACCUSE M.Paul Gouin (le garder le silence devant la déclaration motivée de M.Dupré que le programme de M.Gouin et le programme du parti conservateur sont bonnet bleu et bleu bonnet.— El j(^demande POURQUOI ?J’ACCUSE M.Paul Gouin d’avoir indiqué ses vraies couleurs en renonçant implicitement à continuer de faire porter à son groupe l’étiquette libérale.— Et je demande POURQUOI ?.oui, pourquoi il ne Fa pas fait plus tôt.J’ACCUSE enfin M.Jean Martineau, et quelques libéraux dévoyés comme lui, de faire inconsi dérément le jeu des tories, et (les pires ennemis de la cause libérale qu’ils disent leur être chère.— Et encore, je demande POURQUOI ?Voilà l’accusation.Que répond la défense ?F.t cpie pense le grand tribunal libéral d’un .silence qui est un aveu ?Edmond TURCOTTE .SILHOUETTE ENCORE JEUNE A CINQUANTE-NEUF ANS ! Qui fourrait soupçonner que ces yeux narquois et pétillants d’intelligence, que ce sourire sceptique se dessinant sur des lèvres minces qui accusent une physionomie déjà volontaire et réfléchie, que cette tenue toujours impeccable et élégante sans affectation, appartiennent à un homme de cinquante-neuf ans ?Et pourtant, les journaux nous apprenaient, la semaine dernière, que l’honorable M.Jacob Nicol entrait, le 14 de ce mois, dans sa soixantième année I Pour qui a l'avantage d'un contact quotidien avec ce gentilhomme dont le travail, parfois écrasant, n’atténue jamais la bonne humeur, cette nouvelle ne fut pas prise au sérieux.M.Nicol a beau être ne en 1S76, il n’a certainement pas cinquante-neuf ans.Voycs-lc assis à son bureau de travail.Il décachètc prestement les lettres qui s’y sont entassées depuis la veille• Un coup d’oeil rapi- (Suite à la dernière page) D/C L'AVENIR DU NORD, VENDREDI, 29 MARS 1935, En marge de la politique (Suite «le la première page; D’autres, |>cndant ce temps-l.\, songeaient à acquérir la richesse.Les nôtres, étant moins convaincus «le son utilité.Nos chefs cherchèrent surtout à assurer à ceux qu’ils dirigeaient une vie nationale tranquille, calme, le maintien de leurs droits et l’exercice «le leurs libertés."Enraciné «lans le sol du Québec, le paysan voulait lui conserver les charmes et les traits imprimés par les premiers défricheurs, les pionniers et les colons.” Avant de réclamer une élite éc«> nomique, M.David salue de nouveau la génération d'hier et son oeuvre.Le désir cl la volonté des Canadiens-français d’hier sont le reflet «le 10114; une époque, dit-il, et jamais nous ne répéterons trop souvent aux jeunes générations que "l’union de ces forces vives que furent l'hlée religieuse et l'idée 11a tionale, ouvrant les roules qui mènent au sacerdoce ou vers la profession, a été le salut d'hier.Les directives île demain, il faut les puiser dans l'étude «le ce passé spjçndidc, sans toutefois négliger les nécessités du présent.Il faut accepter comme condition de vie la préparation de l’influence «lu groupe canadien-français «lans h «1«> mainc économique." 'Cpurnanl ensuite les yeux vers l’avenir, M.David indi«|uc la voie à suivre: "Le momie depuis cin- quante ans, a largement évolué et partout la nécessité «l’une industrialisation rationnelle et raisonnée s’est imposée à la considération «le ceux qui avaient mission de conduire les peuples et les nations.“Au milieu des peuples entreprenants tir, lorsque fondu, ajoutez 2 cuillerées à table de farine.Unissez jusqu'à ce que la pâte soit douce et ajoutez 2 tasses d’eau froide, lîrassez jus-«[lia ce qu’elle devienne épaisse et ajoutez le poivre et sel.Enlevez lu feu et ajoutez 2 jaunes d’oeufs battus et le jus de la moitié «l'un cil rôti.Soufflé aux carottes.— Six grandes carottes, bouillon, sel, poivre, une petite cuillerée it» d’hiver, il se fait une moins grande dépense d'activité physique durant l’hiver, et, par conséquent, l'organisme ne requiert pas autant «le nourriture; c'est souvent durant ce temps où une quantité moins considérable de nourriture est requise que les gens en prennent le plus, d'où viennent un déséquilibre de l'organisme et le» mauvais effets d’une alimentation exagérée Ces malaises résultant d'habitudes défectueuses qui ont «luré tout l'hiver 11c sauraient être guéris par la purgation «lu printemps.Il nV a aucune raison pour laquelle l’hiver doit ainsi être préjudiciable ft la santé.Une alimentation bien ordonnée et l’air pur sont à la hase de la sauté en toute saison ; que l’on se suri cille «loue en conséquence.Les périodes dangereuses de la vie et les saisons dangereuses «le l'année peuvent être prévenues; cela est très facile si l'on se rend loinpte que le danger est réellement dans les mauvaises habitudes île vie.Les simples règles de l’hygie-ne doivent être appliquées eu tout temps et à tout âge.MOINsDE 1$ DE «MAGIC’’ , donne u» ben" 1 gâteau comme celui-ci ! Vous pouvez toujours vous fier ft cette fameuse poudre ft pftte -elle vous donne invariablement des résultats uniformes.C'est pour cela »|uc les autorités canadiennes en art culinaire l'emploient et la recommandent exclusivement.Vous la trouvez chez votre épicier.NE CONTIENT PAS D'ALUN—Cette dtcluruilon aur chtiqu** imite Mt votre garantie que lu Poudre A PAte "Mujilc" ne contient ni alun, ni aucun Ingrédient nul- Fabriquée au (àinuda Le Chariot à Litière de Pedlar s’Opère aussi Facilement] Lorsqu'il est Chargé, Que Lorsqu'il est Vide Un .petit garçon pn.t facilement opérer pulntion en général, depuis la Gatineau Power t o.attache aux reçus poui comptes d'électricité, tut teuillet ainsi "conçu : • SI LE TAUX PROPOSE A LA VILLE ETAIT EN FORCE VOTRE COMPTE SERAIT $.KWII .Notre Monsieur Moquin ;.e présente au htireau de la Gatineau Power Co.et paie scs deux comptes sus indiqués, nuii s aucun feuillet n’est attache a ses reçus: de retour chez lui, on lui fait remarquer ce détail, il s’informe par téléphone, au htireau de la Gatineau Power Co.|Miur savoir ce que lui coûteraient, "suivant les taux proposés à la ville, les 13 KWII de consommation pour éclairage et les 31 KWII.de consommation pour chauffage; Réponse: S2.06.Surprise pour Monsieur Moquin, qui répond: Je viens de vous payer la somme de SI.80 pour ces deux comptes et OUA.£ci peau des bébés Manche.;.'"*"'***%.U Hifr h» CH ter - 11 Tou.-W.• k, ®Hough MFC COM»’ANY* Ne pouvant s'établir chez elle, ta jeunesse fut forcée de rester dans les vieilles paroisses.Au lendemain de la guerre de Sécession, aux Etats-Unis, cette jeunesse sc trouva comme notre jeunesse au lendemain de la dernière guerre.On gagna de l'argent facilement et ui abondance, les jeunes ne trouvèrent pas d’oppoitunités de s’établir de façon permanente, ils commencèrent par dépenser plus qu’il n’était nécessaire, et, de dépenses en dépenses, cette jeunesse arriv a'à traverser la frontière- Il eut été facile d’arrêter cet ex ode, mais il etn fallu le vouloir; et.justement, ou plutôt, injustement, ceux qui avaient la direction de la chose publique, voulaient nos terres et nos ressources naturelles pour les autres.Et.comme le «lit si bien un témoin du temps, M.le curé Labelle, ils cherchèrent les moyens les plus efficaces (xnir chasses «lu pays la population de nos campagnes, et “l’on fit de nouvelles réserves qui eurent (mur effet d’étouffer peu à peu la colonisation”.Celui «jui étudie notre histoire du dernier siècle à la lumière des faits, n’est pas surpris de notre situation présente, où, notre commerce, notre industrie, notre finance, nos ressources naturelles, nos services d’utilité publique, nos ter tes sont, pour la plus grande partie.la chose des autres.LAFORCE Le» homme» *c «oignent mal.C'eut à vous Ma* dame de faire prendre à voire mari convalescent le lonitiue qui le mettra vite sur ,iieds.Co tout-que c'est 1’ ïlixirRmiqu "Monti NOUVELLES D’AUTREFOIS IL Y A 35 ANS: On lisait dans l'Avenir du Nord du 5 avril 1900: à Mont-Rolland.M.Allaire était au service de la compagnie de Papier Rolland à Saint-Jérôme, depuis 21 ans.— Un terrible incendie a causé un vide, rue Labelle.On estime à 8100,000 les dommages causés pat le feu qui détruisit le bloc Richard IL Y A 15 ANS: On lisait dans V.lvenir du Xord du 26 mars 1020 : — Le 24 mars, à l'église du Mile-End.Montréal, a été célébré le mariage du Dr Alfred Lapointe, «le Saint-Jérôme, avec Mlle Ailé-line Richard, fille de notre estimé concitoyen, M I clix Richard — Le conseil municipal de S.-Jérôtne a souscrit la somme «te 8i.oo>> (>oiir l’Université de Montreal.l.es Chevaliers de Colomb ont souscrit î?5«x».c>» [xnir la même oeuvre.IL Y A iu ANS: On lisait dans l’Avenir dit Xord «ht 27 mars 1925 : —-Les Docteurs Dubé, IL Desloges, vie Montréal,'et M.Lotivigny de Montignv, d’Ottawa, viennent d'être faits chevaliers de la Légion d’honneur en reconnaissance des services rendus à la cause française.M.Louvigny est un enfant de Saint-Jérôme.- Mme Vve Wilfrid Prévost (née Honorine Globensky) est décédée dimanche soir, à l’âge «le 72 ans.IL Y A s ANS: ( ln lisait -v «laits V.lvenir du Xord du 28 mars 1930: — M.Jean-Paul h’ortin a donné mardi soir une conférence fort intéressante sur Debussy.M.Eor-ti 11 était assisté de Mme C.Man seau, de Mlle Madeleine Hébert, «le Mlle Gertrude Doyon, de MM.Paul Doyon et Gérard Desmarais.Artistes et conférencier ont été chaleureusement applaudis.BsKsv sa » CAMIONS CHEVROLET Les camions Chevrolet sont présenté-.cette année avec «le nombreuses améliorations.11 y a «les modèles d’une capacité variant «l'une demi-tonne à une tonne et demie, lis sont munis «l’uii moteur dont le pouvoir a été augmenté jusqu'à 70 c.v.Le camion de deux tonnes Maple Leaf, en plus d'être muni d'un moteur encore plus puissant, est équl-pé «le freins hydrauliques sur tous les modèles.Son radiateur surmonté d’un grillage lui donne une apparence impressionnante.Ses deux empattements ont étc portés à 141 et 165 pouces Parmi les nombreuses améliorations, citons le sytème de huilage, les pistons plaqués à l’électricité, tu» arbre «le couche plus pesant, c’est-à dire «le 69 lbs, et un génératem refroidissant par l’air avec régulateur de voltage permettant unicharge plus puissante sans endom- mager la batterie ou le générateur lui-même.Il y a six modèles 1935 d'une «le-mi-tonne avec le Chevrolet scdai» de livraison d’un empattement «te 107 pouces.Cin familles mais par contre elles ont enlève le nécessaire à 2,000 autres, soit à quelques dix mille personnes.Dans trois villes seulement, l’épicerie en série a mis io,oqo hommes, femmes et enfants dans la misère, tout cela parce que nous avons été poi-ter notre argent à des maisons étrangères dont la plupart ont même leur siège aux Etats-Unis.NOUS sommes nous-mêmes responsables de notre faiblesse économique, du chômage chez nous, de la misère de milliers de familles.Pela ne serait pas si nous avions pratiqué l'achat chez nous.Cette grave situation se corrigera si a partir d'aujourd'hui nous achetons chez nous et si nous exigeons nos produits.L’INDUSTRIE LAITIERE DEVELOPPEMENTS RECENTS DANS I.A ST EE 11.1 SA’ITON CHEMIQUE DES USTENSI EES LAITIERS On emploie de plus en plus les solutions stérilisantes de chlore dans l'industrie laitière, mais ceux qui se servent de ces solutions ne sont pas toujours bien renseignés sur la différence qui existe an point de vue germicide entre les nombreux produits commerciaux de ce genre que l'on trouve dans le commerce.Le laboratoire de la bactériologie, de la Ferme expert-mentale centrale, Ottawa, a mis A l'essai un certain nombre de procédé-' et en a perfectionné un qui présenté certains avantages.On a constate que certains produits d'hypochlorite commerciaux tuent let bactéries par ce procédé presque quatre-vingt-dix fois plus vite (pie d'autres produits ayant la même concentration de chlore.Cette différence de rapidité est due aux différences d'alcalinité et un essai pratique a été développé qui permet de comparer l'alcalinité d'un certain nombre de ees produite.L'effet marqué de l’alcalinité de la solution sur sa puissance stérilisante donnait à croire iptc l’on pourrait grandement améliorer la puissance (les solutions d'hypochlorite en y ajoutant une petite quantité d’acide Cette idée a été confirmée par des essais pratiques, et l’on a obtenu de bons résultats ayci des concentrations de chlore beaucoup plus faibles que celles dont on se sert généralement.A ces faibles concentrations la réaction de l’eau employée dans la préparation de la solution de rinçage exerce line influence considérable: dans certains cas même cette influence «¦st tellement marquée «pie les so lutions diluées ont plus d’cfficacî- I —11 ¦¦ .11 ¦¦¦¦ ¦¦¦ té que les concentrations plus fortes.Lorsque la période «le contact avec la solution stérilisante est courte, comme dans les machines â laver les bouteilles, les cuves à pulvérisation, et dans le rinçage «les biiluns et des chaudières, etc.sur la ferme, il est nécessaire d'employer une solution plus forte et qui stérilise plus rapidement «pic lorsqu'on a plus de temps à sa «lis|x)-'i-1 ion.D’autre part, dans la pratt que ordinaire qui consiste à faire passer au.moyen «l’une pompe tint, certaine quantité d’une Solution «K-chlore à travers le matériel avant de commencer les travaux de la journée, «m peut obtenir de meilleurs résultats en employant une plus grande quantité d’une solution plus faible, car dans ees conditions le chlore a tout le temps voulu |>our détruire les bactéries qui se sont développées sur la surface «les u> t ensiles depuis que ces ustensiles ont été lavés la veille.Dans ces conditions, certains types de composés stérilisants de chlore à action plus lente, qui ne sont pas aussi satisfaisants pour des périodes d’exposition plus courtes, peuvent être tout aussi efficaces.SAINTE-THERESE — 1 a t hambre de Commerce de Sainte- Diérèse a tenu dimanche, après-midi, une réunion générale de ses membres, à la salle du march.Quarante-trois membres assistaient à cette réunion, une des plus importantes de l'année puisqu'il s'agissait en l’occurrence d'étudier et d'approuver le> divers règlements municipaux «pii sont actuellement «levant I5Assemblée Législative Ea t hambre de Uomtiterce a approuvé les initiatives prises- parle Conseil de Ville, dans le passé, et adopté une résolution «lemandanr au gouvernement «l’adopter le bill que- la \ i lie lui soumet.Au cours «le la réunion, la Chambre a aussi adopté une résolution à l'adresse de M.J.-B.Waddell «pii, dans la vente «lu terrain qu’occupe aujourd’hui la Cic Pollock, a manifesté mi esprit civique «le premier plan.— “Ee parti de sucre" annuel «le la C hambre de commerce aura lieu, dimanche le 7 avril.Il est exclu si f aux membres actifs de la Chambre.Ee comité «l'amusements «te la Chambre, dont M.Eouis-11.lié bert est le président, s’occupera «le cette organisation.Ee Cercle Dramatique Térè-sicn â tenu une réunion de scs membres au cours «le la semaine dernière.Ee Cercle a l’intension de "monter" une pièce théâtrale qui serait jouée à Sainte-Thérèse, vers la mi-mai.En fin d'avril, il jouera â Saint-Martin, les invite's de M.le curé Coursed.SAINTE-ADELE — Lundi dernier, 25 mars, a eu lieu ici, l’inhumation «le M.Juli-s Latour, décède à Mont-Rolland, à l’âge de t>3 ans M.Entour était un homme estimé «le tous, 4$ voilures suivaient le cortège funèbre.A la famille éprouvée, nous of firms nos meilleures sympathies.SA1NT-J0VITE Dernièrement avaient lieu, dans l’église paroissiale, les funérailles de M Félix Milletti-, décédé a l'âge de So ans.— Lundi avaient lieu les funérailles de Mint François l'hernen, décédée après quelques jours de maladie, Le service fut chanté p.u M.l'abbé R.Mercure, curé de IA paroisse, assisté- «le MM.les abbé* Deslauriers et J.Dupont comme diacre elt sous-diacre.Ees porteurs étaient MM.Alexandre et Oscar Thérrien, ses fils, MM.Narbonne, Oscar Forget et Achille Paquette, ses gendres, et M Antonio l-'orget.Elle laisse pour pleurer sa perte quatre fils: Médéric, Alexandre, Alcide et Oscar et six filles: Mme Oscar l-'orget (Clérildn), Mme Narbonne (Gcorgianna) de Saint-I¦ nnstiu, Mme llenri 1-ilion (Alex-ina) de Val-Barrette, Mme Joseph Richer (Marie-Ange), «le llubct fléau, Mme J.Saint-Louis 1 Rose-Emma) de Montréal et Mme A-ehillc Paquette ( Rosiannc) de Bré-beuf.VIENT DE PARAITRE TRISTE ET TENDRE par Armand Godoy Nouvelle edition t >11 se rappelle le chaleureux accueil que trouva la première édition «le Triste et Tendre chez nos meilleurs poètes et écrivains, de Saint-IV.l-Eoux à K rancis J animes, d’Henri de Régnier à l-'emand Di-voirc, de Marcel Prévost â Claude l-'arrère, de l-'rancis de Mioman-dre à Théo Varlet, de Rachilde à Gérard d'Houville.“Réjouissons-nous, mes frères en poésie" s'écria Paul Fort — “un nouveau, très sensible et grand poète nous est né." Camille Mauclair proclama à son tour: "Un grand poète nous est né, en qui la musique et le sentiment 11e font qu'un et «pii se révèle à la fois avec la plus forte culture littéraire, le sens le plus raffiné de kl technique poétique, et la fort* directe, expressive, ardemment passionnée, d'une âme lyrique, hautaine et sans mensonge.” Ee temps a prouvé la clairvoyance «le ces affirmations.E‘oeuvre entière du poète n'est, en effet, comme le dit Jean Eoyfère dans .1 Préface, que la palingenésie de I riste et Tendre : elle y était contenue et même préformée.Ainsi le mysticisme tourmenté des premiers accents devait logiquement a-Ixuitir aux pures symphonies litm-giipu-s où s'extasie une âme qui n enfin trouvé la Lumière Suprême.Un volume in-8 couronne, 12 ir.Editions Bernard Grasset.DRACONIEN Ees gouvernements occidentaux s'efforcent, par des mesures «le police, de réfréner l’activité des tra tiquants de stupéfiants.Mais le gouvernement «le Nankin, dans cette lutte, les dépasse de cent cou-tiCCS.• Il a notifié, en effet, aux gouverneurs provinciaux et aux différents chefs militaires «pic tous ceux qui seront surpris à fabriquer, transporter ou vendre des stupéfiants seront "punis de mort”.Et les fonctionnaires «pii auront toléré, permis ou encouragé ce trafic, seront passibles de la même peine.De même les tenanciers de fumeries d'opium et les fumeurs habituels.>'• i HP Le plancher est à l’égalité du marchepied, La carrosserie s’ajuste avec précision sur le châssis et le résultat est une unité d’acier j|Sj| d'une force immense.: : \ Adieu aux embarras de la circulation! Le nouveau moteur du Plymouth vous lance droit en avant .et ses freins hydrauliques sont une garantie absolue de sécurité.Comme c’est confortable! Des banquettes de la hauteur d’une chaise.Trois personnes peuvent s’asseoir sans s’enfoncer les coudes dan les côtes.Les occupants sont portés entre les essieux.AU BAS PRIX DE Vous serez orfiuilleux de posséder un Plymouth .orgeuilleux de le voir en stationnement devant votre porte.^ L'auto où le génie technique est le plus en évidence Voyez comme cette malle incorporée se conforme aux lignes fuyantes de ce superbe Sedan touring Plymouth.Le Pouvoir I-lottant, la redistribution du poitls, les ressorts extra - flexibles et l’éliminateur «lu balancement du Plymouth gs«jK|£|5j produisent un roulement d’une douceur ! étonnante.Cl^fÉI PLYMOUTH Fabrique par Chrysler
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