Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 9 août 1935
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Avenir du Nord, 1935-08-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
m 1897-1935 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS.1897-1935 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FlliS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER ABONNEMENT: $2.00 par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôm* Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Président SAINT-JEROME, P.Qué.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT LABELLE TRENTE-NEUVIEME ANNEE NUMERO 32 La doctrine sociale et économique de Mackenzie King, chef du parti libéral JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 9 AOUT 1935 L'honorable Mackenzie King a prononcé trois discours à la radio-Il y a émis la politique du parti libéral dont il est le chef.En face des déceptions et du humbug de la politique de M.Bennett, le chef du parti conservateur; devant les idées radicales de M.Woodsworth, chef des C.C.F.(Commonwealth Cooperation Federal) ; et les incertitudes prometteuses — nuance Bennett — de M.Stevens le grand restaurateur ; il est réconfortant d’entendre le chef libéral parler avec bon sens et mesure des problèmes, de la politique canadienne.Voici comment Pierre Simon résume dans le Canada les trois discours du chef libéral: Dans le premier, l'honorable M-King a démontré la nécessité des partis politiques pour obtenir une action commune; il a fait voir que les opinions au Canada se sont toujours partagées entre l’idée libérale et l'idée conservatrice; que les troisièmes partis ont été le produit du mécontentement et de la dépression et qu’ils ont ordinairement pris naissance sous des régimes conservateurs.Il a mis en garde le public contre les idées subversives et les réformes dangereuses.Combattant l'autocratie de M.Bennett et ses mesures d'exclusion, il s’est prononcé en faveur de la liberté parlementaire et de la souveraineté du parlement, véritable gage d'un régime responsable.Enfin le chef libéral s’est déclaré carrément contre un gouverne ment de coalition, précisément pour conserver au parlement toute sa liberté d'action.* * * Dans son deuxième discours, l'honorable M.King a donné le programme du parti libéral.Comme il l'a fort bien expliqué, ce n'est pas un programme de dernière heure, qu’il a lui-même rédigé sans consulter personne et qui! veut imposer à ses partisans.Au contraire, M.King dénonce avec raison la façon de procéder ou de M.Bennett, qui dans ses discours de janvier dernier annonçait un changement radical du programme conservateur sans aucune consultation avec son parti; ou de M.Stevens, qui compose seul un manifeste qu'il veut imposer à un groupement nouveau d'électeurs., Le programme libéral est le produit de la coopération de tous les groupes libéraux, des représentants du peuple et des associations d'iec-teurs.Le chef ne l’a pas créé de lui-même; il est la résultante réfléchie des opinions du parti tout entier.Il est véritablement l’expression de l'opinion populaire et a reçu à l'avance l’endossement de toutes les classes de la société.C'est sur ce principe bien libéral que l'honorable M.King fonde son appelle au peuple.C'est le produit de ce travail collectif qui a donné naisance aux quatorze points du programme libéral, que le chef a cité dans ce deuxième discours, et qui comprennent tous les principaux problèmes de l'heure.* * * Le troisième discours est consacré au chômage.M.King n'y fait aucune des promesses extravagantes qui caractérisent la campagne de M.Bennett eu 1930 et qui sont aujourd'hui l’une des causes de la confusion du chef conservateur.Il ne dit pas " Je mettrai fin au chômage en trois mois”; mais il indique avec conviction quelques-unes des erreurs du régime actuel et propose d‘y rêmédier.Au lieu de perpétuer les lentes et fastidieuses négociations entre gouvernements et municipalités, il propose la création d’une commission nationale du chômage où tous ces pouvoirs soient représentés, afin d’obtenir une coopération parfaite et rapide.Il propose le retrait graduel des secours directs et leur remplacement par des travaux publics, .tnr une base d’économies et d’utilité On voit que.la doctrine libérale n’est ni radicale, ni réactionnaire.•Sans rien bouleverser dans notre régime social, cette doctrine réaliste et bien équilibrée ne cherche pas à tromper le peuple avec des promesses irréalisables.Au surplus, le programme de M.King, dont nos lecteurs pourront lire les quatorze points principaux dans un autre endroit de notre journal, n’est pas dressé pour les besoins de la campagne électorale.Il comporte les idées du parti libéral telle que souvent énoncées par M.King, notamment dans le beau discours qu’il prononça à la Chambre des députés en 1933.Après avoir démontré qu'il est inutile et dangereux de vouloir sa buter notre régime économique et social, comme le veut le groupe C.C.F.; après avoir critiqué la politique arbitraire et infructueuse de M.Bennett et blâmé son programme de promesses exaltées (que M.Stevens essaye de reconstruire), M.Mackenzie King terminait ainsi son discours : “Le temps est venu pour les hommes d’exprimer leur pensée, surtout en ce qui regarde les problè mes que notre pays doit résoudre, et non seulement notre pays, mais encore le monde entier, et si nous attachons de l'importance à certaines choses, nous devons en faire publiquement l’exposé.J’ai beaucoup critiqué les partisan de la C.C.F.Ils comptent trop sur les reformes qu'un changement des conditions extérieures et de l'armature peut apporter dans l’ordre social existant.J.qi indiqué ma penseé en leur disant qu’à mon avis on ne saurait résoudre certains problèmes par une réorganisation économique ou par une transformation c te de l’ordre social et industriel existant telle qu’ils projettent, et qu’il faut chercher à une bien plus grande profondeur la véritable solution.l’ermettez-moi de dire, en un mol, que les gouvernements et les parlements peuvent faire certaines choses, mais qu’il en est d'autres qui sont au-dessus de leurs forces, et il est tout à fait condamnable d’amener les citoyens d’un pays à attendre du seul Etat des réformes ou l'amélioration de la situation.Le temps est venu pour les hommes de s’interroger dans leur âme et conscience et île rechercher ce qui, en dernière analyse, empêche un, grand nombre de gens d’être en état de gagner leur vie, compte ils y ont droit, et ce qui cause la présente crise.“Quand l’on remonte au temps des anciens prophètes et des législateurs de l’antiquité, on trouve partout des traces de l’esprit hébreu dans les livres sacrés.Le principe dominant en est celui d’un loi île justice divine, qui trouve son expression dans la justice sociale appliquée aux affaires des hommes.Je mentionne ce fait aux honorables députés qui préconisent l’adoption de réformes radicales pour leur faire comprendre qu'ils, ne sont ni les premiers ni les seuls à rechercher la justice suciale.Elle a été la cause île toutes les luttes de tous les temps.Le thème dominant îles Ecritures est celui île l’application de la justice sociale aux relations humaines.C’était le point sur lequel on insistait davantage dans les temps anciens.Buis nous arrivons à la naissance du christianisme et nous voyons le Christ lui-mO-me enseigner aux hommes ce qu’ils doivent faire pour résoudre les problèmes sociaux.Rien 11e contribuera davantage à la solution des difficultés actuelles et au soulagement de la misère que la stricte adhésion aux préceptes, aux principes et aux enseignements du Sermon sur la Montagne.Nulle part ailleurs que dans leur observance, o 11e trouvera de véritables solutions.Dans ce sermon, le Christ a dit aux hommes: Rechercher d'abord le royaume de Dieu et s,a justice et toutes choses vous seront données pat surcroît.Un moment auparavant il avait dit : “Vous ne pouvez servit en même temps Dieu et Mammon.’’ Ces choses données par succroit, c’était les aliments, les vêtements, les besoins économiques et matériels.Il voulait dire que si les hommes allaient au fond de leur coeur et voulaient en extirper l’égoïsme, s'ils se préocupaient plus du sort îles autres que de leur propre bien-être les difficultés de la société humaine se trouveraient résolues.Un peu plus tard, saint Paul, 'cherchant à inculquer aux peuples ces préceptes et ces principes, disait aux l’hilip-piens: Pénétrez-vous de l’esprit qui était celui du Christ Jésus.En toute humilité, je dirai à mes compatriotes que c’est la seule solution des graves problèmes sociaux actuels.Quand les hommes, dans leurs relations sociales, commerciales ou politiques, mettront au premier plan le souci du bien-être de leurs semblables et seront pêne très de l'esprit de service et de sa crifice, plutôt que de songer uniquement à atteindre leurs ambitions Le gouvernement Taschereau à Toeuvre La session provinciale finie, ce sont les ministres et les chefs des services des différents ministères qui sont chargés de voir à l'exécution des travaux et â la mise en vigueur des lois votées par la législature.Si on.tient compte du travail énorme accompli par nos représentants durant la session et du fort budget mis â la disposition ilu gouvernement dans le but d'assurer aux chômeurs des travaux publics considérables, il est normal que ces travaux s'accomplissent le plus tôt possible, comme cela se fait dans les diverses parties de la province.Pendant (pie les bleus, petits et grands, jeunes et vieux, parmi le stock des parleurs et des pleurnicheurs, vont répandre et répandent déjà des larmes sur le malheur ilu peuple, dans les villes et les campagnes, ils auront sous les yeux, pour les confondre, l’oeuvre bienfaisante d’un gouvernement soucieux de pourvoir aux besoins de la population et de contribuer à son bien-être.Il est peu de régions de la province où des travaux publics ne soient déjà sous contrat.On se ilit avec raison que 110s ouvriers vont trouver de l’emploi, ce (pii leur j>er-mettra de passer un hiver moins dur que les précédents.La réalité est Bien loin des jérémiades brail-ices partout par les adversaires du gouvernement provincial.Notre intention n’est pas de donner aux chefs du parti libéral en notre province des mérites factices qui ne répondraient pas à leurs ac lions.Si le premier ministre n’avait pas donné l’exemple d'un administrateur à la fois audacieux et pro dent, généralement reconnu par les deux partis comme l’un des plus avertis de nos hommes politiques canadiens, respecté de tous ceux qui se respectent eux-mêmes, possédant la confiance des hommes de la finance, de l’industrie, du travail, du clergé, des professions, et par dessus tout de la masse populaire, nous mettrions une sourdine à not r e admiration et n o u s nous contenterions d'être libéraux à l’eau de rose.Si, en outre, nous n’avions pas tous les jours le spectacle d'un premier ministre attaqué par ce qu’il y a de plus discrédités, d’ignorants, de rancuniers, de calomniateurs, l’ambitieux à tout crin, conservateurs ou pseudo-libéraux, dont le seul dessein est d'enlever à l'honorable M.Taschereau le mérite de ses trente-cinq années de vie publique, nous pourrions croire qu’il a mal servi ses compatriotes, puisque les petits esprits seraient de son bord.Mais, lorsque nous voyons tine sale petite presse bleue ou caille et une poignée de speudo-politi-iens se ruer sur lui, nous comprenons mieux pourquoi les honnêtes gens font corps avec le premier ministre: c'est parce qu’ils ont besoins de lui pour protéger la société contre les fauteurs île désordre et les pécheurs en eau trouble.Dans les comtés ruraux, au sein le familles heureuses, paisibles, craignant Dieu et respectant l’autorité religieuse et civile, sous un régime de gouvernement qui pourvoit à une partie importante de leurs beoins matériels et intellectuels, à leur santé physique et 1110- Les 14 points de la politique libérale personnelles par le gain et la cupidité.nous aurons tait un grand pas vers la solution de nos difficultés.Le Parlement peut rendre difficile, sinon impossible aux avaricieux de profiter de leur cupidité et aux é-goistes de leur mesquinerie.Nous sommes tous disposes, sans distinction de parti, à faire notre possible pour atteindre ce résultat.Nous avons beoin pour cela du concours de toutes les forces de la nation, de la coopération de l'Eglise et de l’Etat, mais surtout de l’effort individuel.Tout homme doit comprendre que dans la dépression actuelle, il doit faire sa part, et que la solution dépend de l’effort de chacun et de tous".I.e chef du parti libéral parle toujours en penseur protond et en économiste averti.On a souvent fait remarquer, avec, raison, que l’opinion du chef libéral est parfaitement conforme aux idées économiques les plus saines et à la haute pensée chrétienne telle que définie par le pape Pie XI.LE FRANC 1 .Le chômage est le premier souci Le parti libéral croit que le chômage au Canada est notre problème national le plus urgent.Il s'efforcera donc de régler ce problème de première urgence par le moyen d'une commission nationale vraiment représentative, laquelle agira de concert avec les provinces et les municipalités dans l’administration des fonds île secours au chômage et dans les efforts communs pour assurer de l’emploi aux sans-travail.E11 fait de mesures permanentes, le parti libéral s'engage à suivre line politique dont l’effet sera île procurvre du travail en ranimant l'industrie et le commerce.Il s’engage à créer un système d’assurance-chômage.Vous noterez ici que dès 1933, ct île fait bien avant, le parti libéral suggérait la création d’un système national il’assurance-chômage.Jo.Liberté du commerce extérieur Le parti libéral croit que les échanges avec l'extérieur sont la hase de l’expansion indutriclle et commerciale, et partant que le Canada a un besoin vital île ces échanges.Il s’appliquera donc à promouvoir les échanges avec toutes les 11a tions et à négocier îles traités de commerce avec tous les pays dési-lant faire commerce avec le Canada sur une base de réciprocité.30.Liberté du commerce intérieur.Le parti libéral veut mettre fin au contrôle arbitraire des prix et aux accords destinés à restreindre le commerce.Les accords fixant les prix ne peuvent que restreindre le commerce intérieur et lui nuire.Ce sont de tels accords et les ententes secrètes qui ont miné et embarrassé le commerce intérieur de notre pays.40.Les industries de base.La politique du parti libéral est de travailler au développement de l'agriculture, de l’industrie forestiè re et minère et des pêcheries, en réduisant le coût de production au Canada des produits de base, — ce qui aura pour effet de leur ouvrir des marchés plus vastes, — en en- raie, et même à un certain luxe de la vie, on voit circuler dans l’ombre venant on 11e sait d'où, des journaux, des pamphlets, des agitateurs, chargés de séduire et île corrompre e peuple crédule, au moyen des plus odieuses inventions sur le ca-actère et les oeuvres de nos hommes publics libéraux.Heureusement, ces messieurs sont encore et demeureront longtemps 'a minorité dans la province.Tandis que nos adversaire accomplissent leur besogne malpropre, les ministres et autres serviteurs du peuple ne cessent de travailler a son bénéfice.Les travaux de voirie sont en progrès, un grand nomme de routes ont déjà été réparées d autres sont nouvellement ouvertes ou vont s’ouvrir un peu partout, et ce travail emploiera des centaines de cultivateurs et de fils (le cultivateurs, qui y trouvent une rémunération généreuse.Des ponts se sont construis et se construiront aux endroits où ils ont nécessaire», grâce â de généreux octrois du gouvernement ; quelques-uns sont aux frais entiers de la province, et leur construction exige une main d'oeuvre imposante.On n en est plus au temps d'un August-Réal Angers, conservateur, procureur-général et député de Montmorency il y a une cinquantaine d années, qui répondait à une délégation nombreuse de ses électeurs: “Vous voulez améliorer et graveler vos chemins ?Rien de plus facile.Convoquez votre conseil municipal, faites adopter un règlement que vous ferez ratifier par le vote des propriétaires.Le secrétat-ie-trésorier fera la répartition du l'eût de l’entreprise, il établira une taxe proportionnelle à l'évaluation de vos terres, et vous n’aurez plus qua payer.Le gouvernement n’a rien â voir là-dedans.” De 110s jours, les choses se passent autrement, comme tout le monde sait.Les chemins et routes, construits aux frais du gouvernement, ainsi que les ponts, entretenus et réparés par le gouvernement, sont une des gloires de notre province et de son gouvernement.11 n’y' a pas de danger que les détracteurs du gouvernement admettent ces vérités pourtant élémentaires et qui crèvent les yeux de tout électeur de bonne foi.JEROME couragcant aussi h- commerce d'exportation et en stimulant, grâce au cours le l’Etat, la vente des produits naturels.50.Contrôle du crédit.Dans la doctrine libérale le crédit est une affaire d'intérêt publie qui n'intéresse pas seulement les banquiers, mais les citoyens en général.Nous voulons voir établir immédiatement sur des hases sta-blés une Banque centrale nationale |Kiur les opérations de réescompte et le contrôle des émissions de papier-monnaie, en fonction des besoins du publie.Cm.Contrôle des placements.fc .Le parti libéral croit que la maladministration financière de l’industrie est en grande partie responsable des conditions qui prévalent aujourd’hui.Pour prévenir l'exploitation du public par le moyen d’actions diluées et de titres sans valeur, le parti libéral prône la création d’un bureau de contrôle des placements.Ce bureau aurait charge' de surveiller toute émission de valeurs par les compagnies à charte fédérale.70.Sauvegarde du réseau na'ional.Le parti libéral s'est engagé à maintenir l'intégrité du réseau national des chemins de fer, un système appartenant au public et qui doit être contrôlé par lui.ici, non plus, pas de doute ni d'ambiguité.Le parti libéral est opposé à la fusion des chemins de fer sous un contrôle privé.Il n’y a aucun danger, maintenant ou au cours du prochain parlement, que le parti libéral se prête à la manoeuvre d’un gouvernement d’union qui aurait cct objet en vue.8n.L’idustrie démocratisée.Le parti libéral croit que la reconstruction industrielle est le problème de l’avenir.Quand l’occasion lui sera offerte de régler les relations industrielles, il s’efforcera de faire la part plus large aux travailleurs et aux consommateurs dans le gouvernement de l’industrie.J’aurai beaucoup à dire, au cours de la campagne sur le sujet de la reconstruction industrielle.(>(>.Restaurer le gouvernement responsable.Le parti libéral croit que l'exécutif a profité de la crise pour usurpei les prérogatives du parlement et s’arroger des pouvoirs autocrati-tiques.Le libéralisme reste attaché, comme toujours, au principe de la liberté parlementaire et de la suprématie du parlement.C’est pourquoi nous abrogerons toute législation, adoptée par le régime actuel, dont l’effet est d'enlever au parlement le droit de contrôler les dépenses et les impôts et de conférer au cabinet des pouvoirs arbitraires injustifiables.too.I.es droits de l'individu.Le parti libéral croit que, prenant prétexte de la présente crise, le gouvernement a violé les droits de l’individu.Or c'est la tradition du libéralisme de défendre le prin cipe britannique de la liberté de parole et d’association.Et c’est pourquoi le parti libéral fera abroger l'article 98 du code criminel et mettra fin au régime actuellement (Suite à la dernière page) L’honorable Athanase David et M.Louis-Etienne Parent dans leur comté Mackenzie King doit revenir au pouvoir Opinion de M.Henri Bourassa "Dans les circonstances actuelles, il faut que, des quatre chefs de partis en lice en ce moment, ce soit M.King qui l’emporte.Pourquoi?Parce que M.Kink est le seul a n’avoir pas les mains attachées par le* puissances de l’argent.” 'Pelle est la conclusion d’un exposé de la polique canadienne que faisait, dimanche dernier, au Lac-des-Plages, M.Henri Bourassa.Le député de Labclle annonça que son intention avait d’abord été de se retirer complètement de la vie publique, mais que le premiei ministre M.Bennett, et aussi M.King l’avaient dissuadé d’un pareil geste, quand c’est précisément le moment où le pays aura le plus besoin de ses lumières.M.Bourassa a laissé entendre qu’il se présenterait de nouveau dans son comté."Tu nnv di' 1 Jlhcl* L’honorable Athanase David et M.Louis-Etienne Parent, députés de Terrebonne, ont terminé la visite de leur comté par quatre assemblées tenues, samedi soir, à Val-Morin; à* Sainte Marguerite, dimanche, après la messe; à Val-David, dans l’après-midi à Mont-Rolland le soir.Toutes les assemblées furent présidées par les maires de chaque endroit.Les députés de Terrebonne é-taeent accompagnés, à Sainte-Marguerite, de M.Paul Mercier député de Saint-Henri aux communes; à Val-David, de l’honorable J.Arcand ministre du travail à Québec.Diminuer dans Québec la mortalité infantile jusqu’au degré atteint en Norvège — où elle est minima et substituer les travaux publics aux secours directs sont les deux principaux points sur lesquels l’honorable M.David a insisté dans ses quatre discours.Mortalité infantile en 1916 “Voudriez-vous, a demandé l’ho norablc M.David à ses électeurs conservateurs aussi bien que liberaux, -revenir aux conditions hyj-giéniques d’avant iqi6, alors qtic par i4 naissances, Terrebonne, il il y avait 164 morts?" L’orateur note qu’en 1923, la mortalité infantile avait baissé dans Terrebonne à 74 morts seulement par i.uxi naissances.Et comme on applaudit: “N’ap-plandissez-pas, reprend le secrétaire de la province; la mortalité infantile est encore trop forte; je 11c serai satisfait que quand la mortalité infantile aura baissé au degré atteint en Norvège, où elle est la plus basse.” “Le jour, ajoutait-il aussitôt, où nous aurons donné à toute la population des cliniques de B.C.G., (vaccin antituberculeux), nous aurons baisse la mortalité d’un autre 25 pour cent.Le jour où nous aurons abaissé la tuberculose et la mortalité infantile, nous pourrons regarder l’avenir avec moins d’inquiétude”.Asurance à donner aux mères ¦ Il y.a dix ans, la natalité du Québec était la plus élevée en Amérique et peut-être cri Europe aussi.Mais elle baisse."Nous ne la relèverons, dit le secrétaire de la province, que quand nous donnerons aux mères de demain (oh ! je ne parle pas des mères riches, qui ont toujours près d’elles un médecin, une garde malade.nais de ces mères, femmes de colons et de cultivateurs, qui n’ont que leur courage pour ne pas succomber à la dépression qui précède le geste le plus beau qu’une femme puisse accomplir), nous 11c la relèverons que quand nous donnerons aux mères de demain l’assurance que leurs enfants ont les plus grandes chan ces de vivre.” Ici M.David met les agriculteurs en garde contre les hâbleurs qui viendront les plaindre à seule fin de leur faire haïr le gouvernement actuel de la province et de capter leurs votes.11 leur rappelle que toutes les industries, toutes les classes, toutes les professions souffrent de la crise économique de l’heure présente.La jeunesse d'hier e' d'aujourd'hui Parlant de la crise, elle a été cause.dit l’honorable M.David, de mécontentements de murmures.11 dit aux 'plus de quarante ans”; “Nous sommes moins à plaindre que la jeunesse qui monte”.* La jeunesse d’hier a été belle; tous les gens d’âge et les plus vieux l’avouent.Celle d’aujourd’hui ne connaît que l’inquiétude.M.David a jxiur elle la plus grande sympathie.Il la conjure toutefois de se demander, avant de critiquer trop vivement le* moins jeunes: "Si nous avions été à la place de nos aînés depuis six ans, aurions-nous mieux fait ?' La crise préente est universelle, le, dit-il, le soin de décider si vrai ment mes, lumières sont nécessaires 1 aux législateurs du pays.” M.Bourassa prit ensuite, une attitude non équivoque vis-à-vis de tous les chefs de partis.11 déclara que tous sont ses amis et qu'il avait beaucoup de sympathie pour eux, pour M.King comme pour M.Bennett, pour M.Stevens comme pour M.Woodsworth.Mais il ne cacha pas non plus qu'il souhaite ardemment l’avènement au pouvoir du parti libéral avec, à sa tête, le très honorable M.W.L- Mackenzie King.c.mais le secrétaire de la province croit qu'elle est à base de méfiance, et contre la méfiance, il faut, pun réagir, un effort de la volonté.L’hoHorable M, David entrevoit qu'un “monde nouveau" sortira de la présente crise.Que sera-t-il?Il l’ignore, mais d sait une chose, et c'est que le capitalisme devra se montrer plus humain.Connue nous le notions plus haut l'honorable M.David, parlant des moyens de remédier à cette crise, réitère qu’il demeure en faveur de travaux publics pour doner do l'emploi aux sans-travail et opposé au système des secours directs, système immoral et antisocial.M.L.-E.B A KENT M.LouisEtienne Parent, député de Terrebonne à Ottawa, a souligné mtre antres choses, dans ses discours, une cantradtction dans le programme de 1930 de M.Bennett.D'un côté, le premier ministre actuel du Canada promettait une protection absolue à l’industrie domes tique contre l'industrie étrangère.l)e l’autre, il s’engageait à "dynamiter" les marchés extérieurs.En établissant sa “protection", il a appauvri la masse et finalement aggravé la crise économique au Canada.Il n’a pas réalisé le second jxiint.11 avait promis le bien-être à tous 11 ne leur a procuré qu’un malaise aggravé.Aujourd’hui, il promet des réformes.Allons-nous lui faire confiance, après avoir été si odieusement trompés par lui ?En 1930, il allait à Londres avec un programme protectionniste qu’on qualifia tout de suite de “humbug”.Pris de panique, en 1932, il convoque la Conférence économique interimpériale.Dans la lutte électorale, il se vantera d’avoir fait augmenter le commerce depuis 1932, mais ayons garde d’oublier que de 1930 à 1932, il a fait descendre le pays au plus creux de la dépresion.En effet, on n’oubliera pas que, pour combler ses déficits, à ce moment-là, il dut par la suite élever d’un à six pour cent l’impôt sur les ventes en gros.Me PAUL MERCIER M.Mercier affirme que le parti libéral est uni tant à Ottawa qu'à Québec.Tandis que le parti conservateur offre le spectacle de la désunion.Le député de Saint-Henri fait ici l'amusant tableau d’un M.Sauvé qui se fait sénateur “pour services rendus au parti libéral tant à Ottawa (|u a Québec", et d'un M.Duranleau qui monte sur le.banc “pour juger ses semblables de crainte d’être jugé lui-même aux prochaines élections." LE PARTI STEVENS M.Stevens est un personnage à surveiller.Battu en 1930, quand tous ses amis se faisaient élire, il est, grâce à M.Bennett, réélu quelques semaines plus tard dans un comté "sûr".Puis il est fait ministre et, pendant quatre ans, sanctionne les mesures les plus désastreuse* du gouvernement Bennett.Puis, quand son chef est tombé en discrédit, qu'il ne |>cut rien faire pour lui, il lui joue' du poignard dans le dos.Voyant qu’il ne peut l’achever, il fonde un nouveau parti.C’est cet homme, séparé de son chef pour n’avoir pu le supplanter, qui se présente aujourd’hui devant ie peuple à la tête d’un nouveau parti.En régime libéral, le pay's a toujours été prospère.En 1930.les libéraux partaient d’Ottawa y laissant $50,000,000 dans les coffres et le pays en cinquième place dans le commerce extérieur.Aujourd’hui, il n’y a plus rien dans le Trésor qu’une dette augmentée de $225,00x1 000 et presque plus de commerce à l’étranger.L'IIONORABLE J.ARCAND A Val-David, le ministre du travail n’a dit que quelques mots.Il explique les embarras actuels de la population par la baisse du commerce extérieur du Canada.Celui-ci se chiffrait par $2,000,000,000 en 1930; il ne s’exprime plus aujourd’hui que par $900,000,000.M.Arcand rapelle ensuite que toutes les classes de la société sont solidaires.Si les ouvriers sont prospères, leur prospérité rejaillit suh l’agriculture.Pour sa part, il a fait voter la loi de l’extension juridique des contrats collectifs qui, depuis sa mise en vigueur, a fait augmente d’une moyenne de $2 par semaine les salaires de 200,000 ouvriers.Et pour faire voter cette loi, M.David lui a été “du plus précieux concours’’.1 L’AVENIR DU NORD VENDREDI.9 AOUT 1935 Le programme de M.Stevens et le rôle de M.Cartier En examinant le programme de M.Stevens, on verra que tout n’est pas déraisonnable dans ces quinze articles qui pouraient tout aussi bien être vingt, ou trente, ou même cinquante, car rien n’est plus caractéristique de cet esprit fuligineux que son talent de réunir dans un même article fe relèvement de l’impôt sur les recettes de sociétés ou corporations à succursales multiples et l’attribution de tous les pouvoirs d'imposition à Ottawa (article, ter), la restriction du taux des hypothèques, à 5% la liquidation de la dette nationale en 25 années, l’exploitation plus intense du "bouclier” canadien, l’utilisation plus générale des houilcs canadiennes et de la tourbe (4), l’aménagement du Nord pour le tourisme et la suppression des passages à niveau (6), et ainsi de suite.Line étude, même superficielle, montrera d’ailleurs ce que chaque article de ce programme présente de sophistique et de demogogique: 1.— relever l’impôt sur les recettes des sociétés ou corporations à multiples succursales et faire pet-cevoir tous les impôts par Ottawa avec obligation pour celui-ci d'en partager le produit entre les gouvernements intéressés.Taxer les sociétés à succursales multiples selon le nombre de leurs succursales est une idée qui plaira au petit commerce, mais que M Stevens lui-même serait bien en peine d'appliquer, car c’est le public qui encourage ces établissements sauf à la maudire pendant vingt-quatre heures quand ils trichent sur le poids ou sur la qualité, comme l'enquête sur les bénéfices commerciaux a démontré qu'ils le faisaient.Ce que M.Stevens pourrait proposer de plus juste en l'espèce ce serait que chaque établissement fût taxé selon son chiffre d’affaires, mais ce mode d’impôt serait trop équitable pour être populaire.L’attribution de tous les (xiu-voirs d'imposition au gouvernement central serait peut-être économique, mais peut-être aussi serait-elle pour-ce gouvernement un moyen de multiplier ses fonctionnaires.Il ne semble pas que l’autorité centrale, en France, ait diminué les frais du fisc en percevant l’impôt à la fois pour lui-même, pour les départements et pour les communes, et l’application d’un régime identique à notre pays aurait tout simplement pour effet de faciliter la mainmise d'Ottawa sur les gouvernements provinciaux.2.— faire passer des lois qui assurent des prix raissonnable à l’agriculture en généralisant la politique du "marketing” pour éliminer les intermédiaires.Il n’est pas prouvé que le marketing, c’est-à-dire le placement des produits suivant certain mode prescrit par l’Etat, assure des prix raisonnables à l’agriculture.Ou s’il le fait, ce ne pourra être qu'aux dépens de la société.C’est notamment ce qui est arrivé pour le blé, où la fixation d’un prix minimum aura coûté au pays on ne sait combien de dizaines de millions.La liberté entière du commerce, avec l'abolition de tous les droits d’importation qui ne visent qu’à avantager l’industriel,, vaudrait mieux.3.— mettre à l’étude la question de crédit, avec l'aide des techniciens les plus compétents du Canada et de la Grande-Bretagne, en vue d’élaborer le système de contrôle monétaire qui convienne le mieux au pays; nationaliser la Banque du Canada.Voilà un voeu qui n’aura pas coûté cher à M.Stevens et qui donnera peut-être d’aussi bons résultats que la Banque du Canada, décidée dans l’intérêt de l’Angleterre et sur l'avis de ses techniciens.La limitation du dividende des banques à 5 ou serait u- ne mesure tout aussi équitable et qui profiterait tout autant au public emprunteur.4- — restreindre le taux d’intérêt afin que les hypothèques ne coûtent pas plus que 5%; liquider la dette publique en 25 ans par uni, exploitation intense du “bouclier” canadien, un usage plus intense du charbon canadien grâce au paiement d’une partie du transport pai l’Etat et l’utilisation de la tourbe.Restreindre le taux des hypothèques à 5% sera futile si le prêteur n’use pas du subterfuge ordinaire qui consiste à majorer le capital, Liquider la dette publique en 2j années par l’exploitation des mines d’or (c’est surtout en quoi consiste .ra l’exploitation du "bouclier” ca nadien) suppose que l’Etat sera plus heureux que les prospecteurs ordinaires, dont un sur 10, sur 100, ictire un peu d'or de ce qu’il met dans la terre.Enfin, ce n’est pas le paiement d’une partie du transport du charbon par l’Etat qui enrichira la nation : ce voeu a tout au plus pour objet «le gagner le vote de la Nouvelle-Ecosse, de l’Alberta, «le la Colombie anglaise.Même observation sur l'utilisation «le la tourbe, de l’Est.La liquidation de la dette nationale en 25 années rappelle, au mieux, le règlement de la crise «lu chômage en six mois.5.— créer une commission de contrôle du commerce et de l'industrie pour une application rigoureuse «les recommandation de la commission d’enquête sur les bénéfices commerciaux.La commission de contrôle dont il est ici question ne saurait exercer ses pouvoirs qu’avec l’aide «l’un personnel d'enquête de quelque quatre mille agents, et ses interventions s’exerceraient, la plupart «lu temps, sans profit pour le consommateur, parfois même à son désavantage.C'est d'ailleurs M.Bennett et M.Mcighen qui ont proposé que les pouvoirs en fussent exercés par la Commission du tarif douanier.Olivar Asselin “La Renaissance”.(A suivre) LES BONNES RECETTES /•(lisons île la bonne cuisine elle ne coûte pas pins cher qui la mauvaise.Soupe aux poireaux et au pain Coupez en tronçons 7 à 8 poireaux propres; faites-Ies blanchi! 10 minutes à l’eau salée.Egouttez les, rangez-les dans une casserole foncée avec «les «léhris de lard; sa-lez-les, mouillcz-les à hauteur avec «lu bouillon; couvrez avec du papier beurré et faites-les braiser tout doucement.Egouttez-les par couches dans la soupière, en alternant chaque couche avec des tranches minces de pain grillé ; versez du bouillon bien chaud dessus, passez et dégraissez.ESC A LO PES MAR EC H AL Enduire de minces escalopes d'une sauce béchamel assez épaisse à laquelle on aura incorporé deux jaunes d'oeufs.Puis les passeï dans, les blancs qu’on aura battus en neige et ensuite dans de la mlc de pain finement érftietté.Faire frire ces escalopes au beurre et quand elles seront d’une belle cou leur les dresser dans un plat et «lis poser dessus de fines tranches de citron.MOUSSE AU JAMBON Faites une béchamelle très épais se, ineorporez-y peu à peu du fromage râpé, du jambon haché, «leux jaunes d'oeufs et les blancs battus en neige.Beurrez un moule en couronne ou un moule à charlotte, versez-y la préparation et faites cuire au bain-marie ; passez ensuite au four.Démoulez et servez.On peut accompagner ce plat d’une sauce à la crème.• PUREE DK BANANES JOSEPHINE Eplucher des bananes et les met tre dans une casserole avec du sucre et un peu d’eau.Laisser cuire environ un quart d’heure, puis bien écraser et passer au tamis.Laisser refroidir la purée obtenue et y incorporer la crème fraîche assez épaisse.Disjxjser le mélange, qu« doit être moelleux, dans un compo tier et recouvrir le dessus de maca rons finement pilés.Décorer avec des moitiés d’amandes.Essentiel Nettoyer sa peau, la tonifier, la protéger, c’est aussi essentiel et aussi simple «pie de laver quotidiennement ses dents et son corps.Si vous vous trouvez dans des circonstances telles qu'on ne vous permettra même pas «le vous poudrer le visage, usez un peu : après la crème protectrice si sous avez la |»eau sèche — ou l’application «le la lotion tonique si \ous avez la peau grasse, poudrez très légèrement avec une poudre exactement «le la nuance de votre peau, et sans parfum.Bien malin qui y vet ra quelque chose.Sur vos lèvres, passez au moins «le la (Ximmadc ro sat, ou «lu beurre «le cacoa.Brossez très soignement vos cils et vos sourcils avec une brosse à dents r«5-servéc à cet usage mouillée «le brillantine liquide.Et mettez un soupçon «l’huile d’amandes douces sur vos paupières.Vous serez ainsi parfaitement naturelle, et charmante à voir.Les toutes jeunes filles ne devraient jamais agir autrment.Ce n’est pas cela Les femmes «pii se maquillent devraient, elles aussi, en user ainsi «le temps en temps, pour bien se per suader d’une chose: c'est qu’on ne doit à aucun prix croire que le r«’)le du maifuillage est de dissimuler les défauts du teint.Le maquillage vous ajoute «le l'éclat, il exerce un attrait incontestable, mais vous devez pouvoir vous en passer sans dommage.11 est même «les circonstances ou vous aurez tout intérêt à vous en paser ; si vous êtes en convalescence d’une grave maladie, que vous ayez encore les joues creuses et le teint fort pâle pour vos premières sorties, mieux vaut pour vous «pie vous ne cherchiez pas à rehausser votre teint par «lu rouge sur les joues: dans ces conditions le fard ne tient pas, et il ne fait «pt'accentuer l’impression de grande lassitude que vous faites sur vu amis.En se ^ /SERVANT DES PAPIERS AMOUCHES WILSON LIRE ET SUIVRE LES/ •- KAV instructions, V^UATTEMTIVENEHT/ 1 SJ* Chaque papier tuera des mouches toute la journée et chaque jour pendant trois semaines.3 Papiers dans chaque Paquet.10 CENTS LE PAQUET dans las Pharmacies, let Epiceries et let Magasins Généraux.POURQUOI PAYER PLUS?The WILSON FI.Y PAP CO., Hamilton, Ont.CONSEILS PRATIQUES L’ART DE PLAIRE SANS MAQUILLAGE Soigner sa peau n'est pas une coquetterie.Celle-ci ne commence qu’à l’emploi des fards Certaines femmes qui vivent dans des milieux formalistes ne se maquillent pas: cela veut-il «lire, qu’elles doivent renoncer à tou soins de beauté?J’aimerais persua der les femmes de ceci : soigner sa peau n’est pas coquetterie.La co quetterie commence à l’emploi 'des fards.Le lavage de tête En thèse générale, on abuse des savonnages «le la tête.Il n'est certes pas mauvais de se laver de temps en temps le cuir chevelu pour le débarrasser «les poussières grasses, mais il faut que cela reste une toilette «le propreté et non un traitement C'est qu’en effet ceux ou celles dont la chevelure s’appauvrit, qui perdent leurs cheveux, le plus son vent à cause des shampooings savonneux.Ils partent de ce principe que le savon dégraisse le cheveu et la peau.C’est vrai, mais en même temps l'eau est contraire.Les cheveux n’aiment pas être mouillés.Ils deviennent cassants et ont ainsi plus de chance de tomber.Il y a bien, après ces savonnages, un mieux relati.L’ensemble du système chevelu est moins gras et pendant quelques jours le peigne ramène moins de cheveux.C'est là une illusion momentanée.Au bout de quelques jours, la chute des chc veux réapparaît, aggravée «le ce fait qu’ils sont plus cassants.Les Américains, contre la sebor rhée grasse, ont beaucoup employé les savonnages quotidiens.Us en sont revenus et, à cette heure, cette méthode est presque abandonnée Elle a cédé la place à la physiothérapie qui donne des résultats bien supérieurs.Avez-vous remarqué que les can didats à la calvitie sont toujours chez le coiffeur en train «le se faire donner des frictions?Ce n'est certes pas là la cause déterminante de leur «locépie mais c’est une cause occasionnelle.L'alcool, qui fait la base «le tous les liquides employé n’est pas toujours excellent pou le cuir chevelu et si celui-ci est sec l’alcool a des effets désastreux si l’on ne prend pa^ soin de restituer au cheveu la graisse dont il a besoin.Dans ce sens, la vieille moelle «le boeuf, aujourd'hui délaisse, était une très lionne jxjmmadc.Mais, retenez ceci: pas d’eau, le moins possible sur votre cuir ch«-velu! Pourquoi les gens qui suent de la tête perdent-ils leurs cheveux?Tout simplement parce «pic ceux-ci sont fréquemment mouillés ,tar l'eau «le la sueur! La jeune fille ne doit pas fumer “Qui vit sans tabac n'est pas «ligne de vivre”, faisait dire Molière •tSganarelle, dans “Don Juan ou le festin de Pierre".Je crois bien que le plus grand nombre d'entre nous sont trop dignes «le vivre, à la façon dont l’entend Molière.L'usage «lu tabac, sous forme la plus usitée en nos pays civilisés, la igarette, s'est répandue chez les jeunes d'une façon désastreuse, et, non seulement chez les jeunes gens, mais même chez les jeunes filles.1 serait difficile de se demander s'il est convenable à une jeune tille le fumer, lorsque cette mauvaise habitude a atteint "les hautes classes sociales” et s'y, est implantée.Le» paquet de cigarettes est maintenant devenu, dans la sacoche de la demoiselle, l’inséparable campa-gnon «lu "compact” et du “lipstick”.La jeune fille «pii ne l’a pas manque de modernisme, n'est pas de son siècle.I.q premier à souffrir de ce vice, lans nos salons et même dans une ‘promenade en skis” est le pauvre homme «pii voit d’un oeil piteux les trouées beautés que font, parmi les cigarettes bien alignées, les jeunes filles, «pii tendent vers l’étui, avec un sourire complaisant leurs ingles pourprés.La jeune fille sera la seconde à en souffrir et d’un façon certaine ment plus grave «jue nous.Elle sera affectée dans son organisme par les poisons qui s’infiltrent avec le tabac, tels que la nicotine, ia nico-téine, la nicotinime, la niicotelline et toute une énumération de noms barbares dont je vous dispense.Ce qui aggrave encore les effets, c'est a façon de fumer la pipe, le cigare et la cigarette, la pipe étant la façon la moins nuisible, la cigarette la plus dangereuse, et le cigare tenant le milieu.Nous savons que la pipe et le cigare ne sont point en core à l’honneur chez la femme; nous devons conclure en fumant la cigarette, et donc que le tabac agit tu maximum sur son organisme, Et voici ce qu'en dit le docteur Et voici ce qu’en dit ic docteui Louis Lemin, «le l’Université de Berlin, après les études spéciales sur les excitants (car le tabac en tre dans la catégorie des agents ex citants).“Ce besoin de tabac s’est fait sentir aussi dans le monde féminin les pays où l’esprit moderne a fait son élection de domicile.Il s’agit ici de la jeune fleur féminine des nations de l’Emancipata Fumans Vulgaris, encore en l’attente «les fruits qu’elle va porter, et que peut-être elle ne greffera pas, par ce qu’une consommation insensée «le cigarettes a imprégné de fumée et de nicotine ses organes génitaux et les entretient dans un état d’irt-tation et d’inflammation.” Et il termine en faisant une mise au point • “Or c’est un tout autre feu que les femmes, vestales «lu foyer, ont à entretenir et leur bouche a mieux à faire que de se trails former en cheminée pour avoir n-près, l’odeur du jus «le cigarette.” BIBLIOGRAPHIE GLOSES CRITIQUES (2e série), par Louis Dan tin On a souvent répété qu’il y avait anomalie chez nous dans cette abondance de critiques et cette pénurie de créateurs.Et sans doute l’on avait quelque peu raison, plusieurs s’étant octroyé d'eux-mêmes une magistrature dans la république des lettres, quand rien ne les désignait pour semblable fonction qu’un âpre désir d’arriver.Hâtons-nous «le dire que Louis Dantin n’est pas de ceux-là.Il a fait ses preuves depuis 'époque où il nous révélait le génie de Nelligan, et s'est assuuré par son discernement, son sens critique, sa pondération et sa culture l’admiration d’un public cultivé «pii reconnaît en lui le “Prince de la critique canadienne”.La deuxième série de “Closes critiques”, qui parait aux Editions Albert Lévesque, nous le montre égal à lui-même.Le choix «les ouvrages sur lequel il exerce son talent prouve*sa clairvoyance et son éclectisme.Tout y liasse, depuis les recueils de poésies, les contes badins, jusqu’aux sévères traités «l’économie politique.Sur tous, il a «les aperçus nouveaux.Pour tous, un désir de compréhension qui le distingue immédiatement des “tom-l»eurs”‘ou autres héritiers à la man- Toujours apprécie ¦muas que de Léon Bloy.Il analyse tour à tour les dernières oeuvres de MM.Georges Bouchard, Louvignv de Montigny, Maurice Hébert, Har-iy Bernard, Caillard de Champrts, Claude-Henri Grignon, Albert Lé-vosque, Rosaire Dion, de Mlle Hélène Charbonneau et Gaétan Beaulieu.Un dernier chapitre que l'on peut regarder comme le testament littéraire de Louis Dantin s'intitule ' L’Avenir littéraire «le notre jeunesse”.Tous ceux qu’intéressent l'effort littéraire de notre jeune nation, ne sauraient trouver meilleure introduction à l’étude des contemporains 5 acres de terre défrichée, dont 12 acres au moins sont labourables.11 est bien entendu qu'un colon qui résilie sur son lot depuis plus de dix ans ne saurait être accepté.Les concurrents 11’ont aucun déboursé à faire.Le ministère de la Colonisation a décidé aussi du le diviser en deux sections.La première: concurrents à la décoration de chevalier et au diplôme île Mérite; la seconde: concurrents à la décoration d’officiers.U11 colon 11e peut obtenir la décoration tl'officier à moins d’avoir déjà gagné celle de chevalier dans un concours précédent.Le concurrent qui conservera 75% donne droit au litre tie chevalier: tie 50^ a 75% donne droit au diplôme.La deuxième année, le concurrent qui aura conservé au moins 85/é tics points era décoré officier.Celui qui aura déjà reçu une décoration ou un diplôme ne saurait les obtenir tleux fois pour le même degré.Cependant, rien 11e l’empêche de concourir tant qu’il 11’aura pas été honoré d’un titre supérieur.Eu outre tie ces décorations proprement dites, le ministère de la Colonisation a décidé tie donnet aux heureux gagnants des prix spéciaux dons voici la liste: Section des décorations de chevalier et tlu diplôme de Mérite; Premier prix ; $100; deuxième; $50.et troisième: $25.Section ties officiers, c’est-à-dire pour les colons qui auront gagné u-> ne première décoration et qui, à la seconde fois auront conservé au moins 85% des points: Premier prix S200; deuxième; $150; troisième $100; quatrième: $75; cinquième: $50 et sixième prix: $25.Le résultat du concours sera an nonce à chacun des concurrents et les gagnants seront invités à assister à la réunion annuelle, convo- ALL-BRAN En ce moment, chez votre épicier GRANDE VENTE D’ÉTÉ CORN FLAKES CVEN-FRESH • FLAVOR-PERFECT Profitez «l’une réelle aubaine en aliments! Tandis que dure la Grande Vente «l’Eté, les Floeons de Blé d’Inde Kellogg vous font réaliser une importante économie.CYst la valeur unique de année! Aujourd’hui même, achetez-»-!! plusieurs cartons, chez votre épicier, et mettez v«»tr«- famille au régime rafraîchissant ! Ces Flocons «¦roquants,savoureux et frais comme à la sortie du four, sont prêts à servir avec «1«* la crème au du luit.Toujours sii(-ciilenls, noiirrisants, faciles à digérer! Leur qualité «•si garantie.Fabriqués pur Kellogg, à London,( )nt.Sans tarder, achetez «il épargnez.Cou serve: les Car Us Gagnantes Je premier train de Saint Jean àjaprairie.ALOUETTE L j Cie B.Houdf Llmffêr -Québec N AT U R E L mm tasdÇ'sc quée par le ministère «le l’Agriculture, et qui aura lieu cette année le 4 septembre prochain sur le terrain de l'Exposition à Québec.Au cours de ces comices agricoles décorera les gagnants et l'on fera la ilis-tribution des diplômes et îles prix spéciaux.Dès le mois d’août les juges du concours feront la visite des lots îles concurrents et leur rapport sera considéré comme étant final.Des points seront alloués pour meilleures constructions, l’outillage le bétail, le système d'exploitation, le défrichement, le potager, l’entretien de la maison, l’hygiène, les travaux domestiques, etc.Les juges prendront en considération le mérite personnel du concurrent, quelle que soit la qualité du sol.Il s agit avant tout de décorer le colon qui a su tirer le meilleur parti possible tlu lot sur lequel il réside, servant ainsi d'exemple dans son entourage.On admettra que ces nouveaux concours sont une heureuse initiative qui contribuera fortement au développement de l’agriculture aus-1 si bien qu’au progrès de la colonisation.Les feux de forêts et leurs ravages De plus grand danger qui menace la prospérité de la Province tic Québec est sans contredit le feu île forêt.Des centaines tie villes et \ illages dépendent sur la forêt piur leur existence, en partie smon entièrement, et on devrait considérer la destruction tie la forêt par le feu comme l’anéantissement ties revenus de chaque famille.Le trafic tlu tourisme est aussi menacé par les feux de forêt.Il est impossible d’attirer ties touristes dans une province qui permet que la beauté de ses bois, de scs lacts et de ses rivières soit détruite par les flammes, ou même obscurcie par des nuages de fumée.Les guides, les marchands et les fermiers, tous profitent largement du pouvoir d'achat des touristes.Des centaines de nos villages escomptent un volume considérable d’affaires de ces visiteurs chaque année.Il faut se rappeler qu’il n’y a rien qui exclura le touriste d un endroit aussi sûrement que les feux de forêt, et une étendue ravagée par le feu est fermée au commerce du tourisme pour des années à venir.Les règlements provinciaux pour l'usage du feu par les colons lorsqu ils défrichent leur terre laissent à ceux-ci assez de liberté, tout en protégeants contre les catastrophes.II en est de même de la loi qui exige un permis de laisser-passer de tous ceux qui voyagent dans nos forêts.Ces règlements sont pour la protection de tous ; ils n’entrent pas en conflit avec les récréations du public, mais ils tiennent compte de toutes les précautions nécessaires pour prévenir tout dommage à la contrée environnante.V’uilà pourquoi l’Association Forestière tlu Canada fait appel h tous les citoyens de la Province de Québec pour leur rappeler qu’il est de leur devoir de garder notre belle province exempte de feux tie forêt pendant la période tie 1935.La co opération publique pour atteindre ce but méritoire a été promise par toutes les classes tic la société, mais une vigilance constante tic la j)art de chaque homme, femme, et enfant tst nécessaire pour en assurer le succès.Quelques mots sur le Canadien National En 1934, le Canadien National a payé près tie 100 millions de dollars en traitements et salaires à lin nombre moyen de 74,774 employés.Ses trains ont circulé sur un réseau d'environ 23,676 milles, transporté plus de iq million! de voyageurs et 44.7>9.477 tonnes de marchandises d’une valeur tic plusieurs centaines de millions de dollars.Durant la même période le Canadien National a repris à son service un grand nombre d’employés qu’il avait tlu mettre à pied pat suite tlu ralentissement de l’activité économique.Ses transports de marchandises se sont accrus dans une proportion de 18c/6 en regard de l'année précédente.Le parcours moyen tic chaque chargement fut de 376 milles.Les voyageurs, au nombre de plus tie 10 millions, qui ont utilisé ses lignci.y ont dépensé 816,331,229 soit environ $1.60 chacun.Us ont parcouru une distance moyenne de soixante-onze milles et trois quarts.loquemment l’ampleur tics services qu'assure le Canadien National au public, lilies révèlent une progression sensible du volume de ses affaires par rapport à 1933, laquelle progression s’est traduite par le ¦ emploi d’un grand nombre de gens, le paiement de sommes '•us considérables en traitements et salaires, ainsi que par une augmentation appréciable du pouvoir d’achat du consommateur canadien ; bref, une situation dont il y a lieu d'être satifait.11 est permis de croire qu'une a-tnélioration graduelle de la situation du Canadien National, outre qu’elle perpétuera et amplifiera ces résultats, profitera grandement à la collectivité canadienne.Cette année, le Canadien National la plus gigantesque entreprise ferroviaire de l’hémisphcre occi dental, coopère étroitement à la campagne nationale entreprise pour combattre le chômage et restaurer l'activité industrielle au pays.Ce réseau se croit donc justifié de vous demander d’utiliser davantage ses services tie transport, de messageries, île télégraphes et d'hôtels.En le faisant, ' vous aiderez matériellement, à laJ fois le réseau national et le pays tout entier, et vous aurez pleine valeur pour votre argent.M.» C'a"» ' r* Na'b t.-il drl vie, l’été, tics billets d’excursions et tie voyages à prix réduits.Renseignez-vous auprès tics agents.) SAINTE-THERESE lues élections pour la charge île commissaires à la Commission seo laire de la Ville de Sainte-Thérèse, ont eu lieu lundi de la semaine det nière.MM.Alphée Kimpton et E-merill Magnant, commissaires sortant de charge, ont été réélus.Leurs adversaires étaient MM.Donat Charron et Simon McLeod.La Chambre de Commerce de Sainte-Thérèse a adhéré au projet préconisé par la Chambre de Commerce de Saint-Jérome île grouper en fédération toutes les Chambres de Commerce du District de Terrebonne.Le département de la Voirie pro cède actuellement à l’épandage d'une couche d’huile contre la poussière sur la route qui va de Pont-David à Ste-Anne des Plaines.C’est une mesure dont seront enchantée tous les automobilistes.ST-FAUSTIN STATION .Mardi, 6 août, une séance a été donnée à l'école de St-Faustin Station, au bénéfice des missions, et sous le patronage du Curé, M.René Bazin.Mlle Rose lîirs-Desmarteaux en était l’organisatrice.Les jeunes ta lents qui ont prêté leur concours sont : Paul, Rita, Guy, Sylvia, enfants tie M.et Mme Mathias Levert.Madeleine, Rachel filles de M.et Mme Hormidas Richer, Jeannette Agathe, Yvette, Simonne, Paul, Georgette, enfants de M.Zo-tique Lauzon; Yvette, Pierrette, enfants tie Paul Gauthier; Pauline Grenier, enfant de Edouard Grenier, .Laure Therrien.Hormidas Dupont ; Simone, Jean, Gérant, Jacqueline, enfants de M.et Mme August Levert ; Annette Rollande, enfants de M.et Mme Jos.Béliveau, Jeannette Dufour; Mlles A lice, Juliette, Cécile, Annette, enfants de Joseph Boileau ; Yolande Roméo Foisy; René et Marie La-vigne; Fleurette Jeannine, N’oclla, Isabelle, enfants de Atnédée Braze, Marcelle, Marie, Paul, Louise, Gérard enfants de Denis Legault.Thérèse, Simone, Solange, Jeannette enfants de Philias Levert.Mlles Cécile David, Mercédès Béliveau.Rita Richer et autres jeunes filles se sont fait entendre flans des morceaux de chant.FERME-NEUVE Mme Majorie Bolduc, tie Ste-Anne du Lac a passé quelques jours chez, son fils M.Napoléon Bolduc.Mlle Juliette Voisvert, tie Mont-Ier( ovCK C.A.LORRAIN & FILS, SAINT-JEROME GUENON AUTOMOBILE R EG ’D, S.-JOVITE & STE-AGATHE FERDINAND ROUX, SAINTE-THERESE v°u> I.«S?C-2I5CF s •“Jetl PTo- lui «Ou.PO U R E TRANSPORT ÉCONOMIQUE L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 9 AOUT 1935 Allocution de S.E.Mgr Lamarche évêque de Chicoutimi au congrès de la presse hebdomadaire Messieurs de la Presse hebdomadaire française Mesdames, messieurs.C'est à l'invitation de messieurs vos confrères de cette ville que je suis venu vous rencontrer.Malgré l'heure tardive, j'ai consenti avec joie à vous saluer comme journalistes, ces seigneurs de la parole.Journalistes vous faites partie de cette grande famille qui constitue une puissance formidable.On a coutume de dire que l’opinion mène le monde.Que dire alors de la presse elle-même our penser et mûrir vos articles : ce qui ne manque pas de leur donner plus de poids, de valeur et d’autorité.Vous êtes souvent plutôt une presse régionale qui se dévoue à u-11e population circonscrite dans un district.Vous en connaissez les besoins, vous en épousez les causes, vous en exprimez les espoirs et les rêves, ce qui n’est pas pour vous rendre moins intéressants et moins sympathiques à ceux que vous servez si bien, car je ne veux pas parler de ceux dont vous contrecarrez les idées et les agissements.Comme tous les bons serviteurs de la patrie, vous devez être les soldats de la justice et de la charité.Vous pouvez beaucoup pour défendre les principes qui sont à la base de l'ordre social et religieux.Vous pouvez et vous devez être l'écho delà vérité sainte, proclamé par l’Evangile du Christ et le magistère de l'Eglise qui parle en son nom : cet écho retentissant de la presse est capable de soulever les masses et d’imprimer à l'opinion publique son orientation vers les sentiers du bien ou, hélas! vers les ténèbres de l’erreur et «lu mal.Aujourd'hui chacun doit être sous les armes, l’horizon est chargé île noirs nuages.I! ne s’agit pas de faire de l'art pour l'art, du dilettantisme, de ciseler des mots.Tout doit devenir une arme i>our la vérité, tout, surtout la plume qui s'a longe en glaive, en lance et d’où jaillit, selon la parole de Louis Vueillot, la prose, “noble outil et bon aux fortes mains".Et c’est une grande charité de crier: “Au loup!" quand il est dans la ' bergerie ; un coup de sabre à propos est une très belle aumône.La parole de Léon XI11 est toujours vraie: “Celui qui a la vérité la doit”; chacun doit transmettre aux autres ce qu’il a reçu et se faire l’écho des enseignements de ses maîtres.Il doit clamer les vérités qu’il a conquises par l’étude et la réflexion.Pas d’esclavage et «le lâche respect humain, pas de cour-tisanncric mondaine ou île mesquin calcul.Que votre programme soit toujours devant vos yeux.Les principes de l’ordre social chrétien, la vérité doctrinale, la morale catholique doivent se respirei dans toutes les pages «le votre journal, ils doivent l’imprégner tout entier.Mien plus, au milieu des contingences éphémères et absorbantes qui sollicitent vos efforts et occupent tout l’espace du journal, il devrait y avoir place pour une colonne d’enseignements sacrés, de mots frappants cueillis chez les maîtres et qui claquent comme des drapeaux, il y faudrait de courtes notes doctrinales, vives et alertes, ayant du trait et du charme, afin de capter le lecteur et de lui infuser malgré lui un peu de science religieuse qui fait défaut à tant d’âmes Combien important aussi de relever dans la presse mondiale des faits divers qui sont une apologétique vivante et de les servir à vos lecteurs afin de glorifier notre mère l’Eglise, de servir toutes les grandes causes, et de ne jamais consumer vos forces en luttes mesquines ou en vaines chicanes ou en rengaines qui 11c prennent plus.Dans la grande bataille qui s’élève pour ou contre la civilisation chrétienne, si on demande à chacun son effort, on s’adresse particulièrement â vous, messieurs les journalistes, à vous qui avez l’honneur de tenir une plume d’où peut sortir ia vie ou la mort, la lumière ou les ténèbres.En cette soirée où j’ai l’honneur de vous adresser la parole, je vous adjuré, messieurs, de consacrer le meilleur de votre influence â rétablir dans tout le corps social, tête et membres, la justice et la paix, dans les esprits la vérité et la saine doctrine, dans les coeurs, ia compréhension mutuelle, le respect et la sympathie profonde entre les frères, la charité jxiur tous, surtout les pauvres, les indigents et tous ceux qui souffrent.Que la prudence, modératrice «les vertus, guiile votre main; il ne faut pas en effet que sou.-> prétex te de guérison on envenime les plaies et on précipite une classe-contre une autre; il ne faut pas non plus accabler les autorités légitimes et les chefs des nations sous des flots de mépris, procédé plus facile qu’équitable et glorieux, cc serait provoquer des révolutions dont vous seriez, dont nous serions les premières victimes.Ces réflexions, messieurs, ne sont ni nouvelles ni réjouissantes: je les fais en toute simplicité, vous les recevrez dans le même esprit.En terminant, je vous souhaite un bon voyage.Puissiez-vous emporter de notre ville et de notre région un agréable souvenir ; puissiez-vous puiser dans les brises marines et à l’ombre de nos caps et de nos monts de nouvelles énergies.Vous en sentirez les effets en vous retrouvant â votre table de travail.Là vous reprendrez votre tâche dans la bonne humeur chrétienne, dans le souvenir de fraternelles a initiés créées ou renouées, dans la sensation d’une meilleure santé physique et morale.Ces heureuses dispositions 11e manqueront pas «le tourner au bonheur et ou profit de vos lecteurs et à la satisfaction intime chez vous tous de travailler a-vcc plus d’ardeur à l’accomplissement «le votre haute mission.Les tomates du Québec Les tomates de Québec se recon-connaissent en général à ce qu’elles font vendues plus mûres que les tomates d’exportation ; poui des raisons climatériques, comme nos pommes McIntosh par exemple, elles soni meilleures au goût.Mûrissant sur pieds, elles sont très digestes et beaucoup plus savoureuses que les tomates qui, ayant un long transport à supporter, sont cueillies vertes.Egalement, la pelure qui en toure nos tomates est beaucoup plus tendre que celles des tomates de l’Ontario; cela provient de méthodes de culture différentes.Nos tomates ne supportent eer tainement pas aussi bien les longs transoprtsports, car elles cultivées pour satisfaire le goût raffiné de la clientèle plutôt que celui des exportateurs et importateurs de fruits et légumes.Pourtant depuis que nos tomates sont comme celles de nos concurrents, classifiées et vendues en paniers estampés, commerçants et consommateurs trouvent degrands avantages à acheter d’abord la tomate de Québec.MANGEONS DES TOMATES Nos tomates locales arrivent sin le marché.Les arthritiques, ceux qui souffrent de la goutte, les rhumatisants vont pouvoir améliore! leur santé, car ce légume-fruit, riche en sels acides, est particulièrement recommandé à ceux qui sont atteints ou portés aux maladies précitées.Les gens bien portants, en consommant des tomates, auront l’occasion de se maintenir en bonne-santé et, également, fie satisfaire leurs goûts gastronomiques, car Ta tomate se mange sous les formes les variées et le plus fin gourmet appréciera certainement les multiples qualités «le ce légumes-fruit.Malgré tout, il est important
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.