L'Avenir du Nord, 23 août 1935, vendredi 23 août 1935
1897-1935 SEUL JOURNAL ou DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-HUIT ANS.1897-1935 ‘LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER ABONNEMENT: $2.00 par année.Publié par la Cie de Publication de St-Jérôme Ltée.Directeur politique: Honorable JULES-ED.PREVOST HENRI GAREAU, Préaident SAINT-JEROME, P.Qué.Secrétaire de la Rédaction: ANDRE MAGNANT ffEîr^ m L LABELLE TRENTE-NEUVIEME ANNEE NUM KK( ) 34 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO.VENDREDI, 23 AOUT i3.s Cinq ans après Le 28 juillet 1930 fut une journée glorieuse pour le parti conservateur canadien et pour son chef, l'honorable R.-B.Bennett.Quelques jours plus tard, M.Bennett devenait premier ministre.Voilà cinq ans de cela.Le 23 juillet 1931, au cours d’une séance tie la chambre des communes, M.Henri Bourassa, député indépendant de Labelle, appelait dérisoirement M.Bennett “notre actuet Mussolini’’, et l’honorable M.Rin-fret, ancien secrétaire d’Etat libéral, dans la même intention, disait “le très honorable Mussolini, comme l’a appelé l’honorable députe de Labelle".La Chambre, v compris le pre mier ministre, 11e trouvait rien a redire à cette appellation, ce qui signifie que conservateurs comme libéraux, laboristes et progressistes, étaient d’accord sur le rôle joué pai M.Bennett dans le gouvernement du pays.L’opinion générale ne s'est pas modifiée, même et surtout chez les propres partisans de M.Bennett.M.B ennett a toujours essayé d’imposer au Canada l’autorité d’un gouvernement personnel, qu'il ap puie sur la veulerie de ses collègues et de ses députés.MM.Bourassa et Rint’ret n’ont pas voulu seulement se payer la tête de M.Bennett.Ceux qui les connaissent savent qu'ils ne parlent pas pour ne rien dire et que, dans cette circonstance, ils interprétaient le sentiment de la grande majorité de ia Chambre, qui n’en a pas d’ailleurs changé.Est-ce vrai que M.Bennett a les instincts d’un Mussolini, s’il n'en a ni les aptitudes ni la puissance d’action ?Sa conduite en témoigne.Le ruineux règlement de la question du chômage, le humbug de la Conférence impériale, la nomination scandaleuse de Ferguson à Lon (1res et de son beau-frère à Washington, le remaniement à la diablc-du tarif fait par lui-même en sa qualité de ministre des finances, sans le concours d’une commission “ad hoc", la loi pour permettre le choix d'un ministre dans la députation sans la nécessité d'une réélection par le peuple: voilà autant d’actes personnels et arbitraires qui caractérisent la manière de M.Bennett et donnaient mille fois raison à MM.Bourassa et Rinfret.Depuis lors, le premier ministre du Canada n'a pas cesser d’agir en dictateur, tant dans la régie interne que dans la conduite officielle des affaires du pays.Tous ces méfaits ont été commis, répétés, corroborés, approuvés par la majorité servile de M.Bennett, souvent non sans grincements de dents, mais toujours dans le plus parfait servilisme.Le dossier itu premier ministre fédéral est chargé, et la responsabilité de cette odieuse conduite s’étend sur ses collègues du ministère et sur ses partisans conservateurs, qui auront à en répondre lors des prochaines c-lections.Un se souvient de cette sévère censure de M.Ring, lors d'une des premières séances de la première session de M.Bennett, au cours de laquelle notre pseudo-Mussoüni canadien commençait à faire des siennes : “Comme mon très honorable ami est le leader de ses partisans, c’est pour cela que j'ai pris exception à son interruption.Les interruptions de cet après-midi ont c-té des plus impolies, elles étaient insolentes et non provoquées.J’ose dire que le premier ministre ne les aurait pas tolérées.Quand je parle dans l’opposition, j’ai autant de droit que le premier ministre a être écouté respectueusement.St nous ne pouvons pas nous faire entendre dans le parlement du Canada, nous le pourrons ailleurs”.Enfin, M.King pourra bientôt se faire entendre.“ailleurs"! Le peuple murmure.Le peuple est plus mécontent de l’administration fédérale qu’il 11e l’était il y a cinq ans.M- Bennett s’est trompé dans tous ses calculs.Ce qu'il avait promis, il ne l’a pas tenu.M.Bennett comptait sur sa bonne étoile pour relever nos affaires.Non seulement son étoile est éteinte, mais sa politique égoïste et de courte vue a eu des résultats désastreux pour l’exploitation de nos ressources naturelles, pour nos industries, pour notre commerce intérieur et extérieur, pour nos finances nationales et, en général, pour nos classes ouvrières et agricoles.Le vice radical de cette politique est sans doute le fait qu’on a proclamé la doctrine insensée du “Canada First”, mais ce ne serait que demi-mal si nous n’avions pas eu, pour la mettre à exécution, un toqué pour qui le “Canada Fisrt” ne signifiait rien autre chose que le “Bennett First”.L'homme fut manifestement, durant cinq ans, inférieur à l’oeuvre qu’il avait entreprise: on peut facilement prévoir qu’il paiera cher le cynisme avec lequel il a ravalé le régime parlementaire à la longueur de son nez court.hyppolyte Devoir civique Le devoir incombe a chaque électeur, à l'heure actuelle plus que jamais, de se mettre au courant delà situation politique et de donner son vote en connaissance de cause et sans préjugé.L’honorable Alexandre lasche-reau préside depuis quinze ans au gouvernement de notre province.Quand il prit les rênes du gouyet-nement, son parti avait déjà été au pouvoir pendant plus de vingt-deux ans.Continuant ainsi la politique de ses prédécesseurs, AL lasehereau a pu exécuter un programme d'oeuvres et de législation, dont ses adversaires mêmes reconnaissent le mérite.A ce propos, la considération suivante s'impose: Les cris d'alarme, poussés dans l’excitation d’une campagne électorale ,nc doivent faire oublier m aux libéraux ni aux conservateurs, que le Québec jouit actuellement de conditions économiques infiniment plus favorables que celles qui prévalent dans les provinces de l'Ouest, aux Etats-Unis et dans les pays d’Europe.Qui peut dire que cette situation privilégiée n'est pas due, en bonne partie, à la prudente administration, à la ’’ ' ne constructive à la législation sage du gouvernement libéral en général et surtout du gouvernement Taschereaui Cette constatation évidente doit permettre, même aux plus aveugles partisans de l’opposition, de se demander'si le chambardement complet de la politique de M.1 asche-rcau par des énergumènes satis expérience politique ou des ratés désireux de pêcher en eau trouble ne constituerait pas, après tout, dans la crise actuelle, une véritable catastrophe pour notre province?Le programme du gouvernement Taschereau contient tous les remè- des à la crise actuelle, et le citoyen ayant à coeur les intérêts de sa province comprendra qu’il 11e faut pas y changer un iota.Cette oeuvre de longue haleine ne saurait sans conséquences irréparables être mise en péril: à quelles mains en confierons-nous la continuation, sinon aux mains fortes et compétentes qui l’ont créée et maintenue dans le passé?Les services déjà rendus à notre province par l’honorable M.Taschereau révèlent chez lui une expérience approfondie et une haute conception de ses devoirs de chef d’Etat.B a obtenu des résultats pratiques qui mettent le Québec dans une situation privilégiée et en font, à plusieurs points de vue, un exemple dont plusieurs éléments ont été empruntés et imités par d’autres provinces et de nombreux Etat américains.C’est pourquoi il n’est pas exagéré de croire que les électeurs réfléchis qui ont à coeur les meilleurs intérêts de leur province se feront un devoir civique, quelle qu’ait été d’ailleurs leur affiliation politique passée, de soutenir les candidats qui appuient le gouvernement Taschereau.Qu’on se rapelle les paroles mêmes de M.Taschereau lors de la dernière élection générale! Elles sont encore de circonstance: “Quand à moi, j’ai donné à ma province trentc-et-un ans (aujourd’hui trente-cinq ans) de ma vie la plus active.Je crois que ce record d’un tiers de siècle dans la vie publique n’a pas été dépassé dans la législature provinciale.Je n’ai Jamais été un chômeur.J’ai travaillé dur, mais je ne regrette rien.Il y a cependant une chose que je regrette et qui m’accable quelque fois, c’est quand nos adversaires Un avis est donné à tous les seigneurs A propos des rentes seigneuriales il ne sera accordé aucun delai Le bureau des commissaires pour le rachat des rentes seigneuriales a tenu sa première réunion à Québec, dans les bureaux du ministre des Affaires Municipales, du Commerce et de l’Industrie, M.Damien Bouchard, le président du Syndi cat National pour le Rachat des Rentes Seigneuriales.En outre du président, M.Victor Morin, vice-président, et M Joseph Sirois, commissaires, étaient présents, le bureau se trouvant au grand complet.M.J.-B.Forest, le secrétaire-trésorier, et M.Emile Morin, officicr-en-lni du département, assistaient aussi à cette séance.Le bureau, dans le but d’assurer de l'uniformité, a décidé de fournir les formules sur lesquelles les propriétaires de seigneuries devront faire leurs rapports et leurs réclamations.Un modèle de formule a été soumis et adopté.Ces documents doivent être déposés aux bureaux des secrétaires-trésoriers intéressés et au bureau du Syndicat pour le rachat des rentes seigneuriales le ou avant le 10 novembre de la présente année.Le Syndicat aura son bureau dans les bâtisses du gouvernement à Québeç.Un article de la loi permet aux propriétaires de seigneuries de demander du délai aux commissaires pour produire leurs rapports, mais il a été décidé de n’accorder ce délai que dans les cas d’extrême nécessité.Un cas a été réglé qui ne Té tait pas par un article particulier de U loi.Une des seigneuries a représenté qu’il y avait des débiteurs de rentes seigneuriales dans des territoires non organisés municipa-lement, par conséquent dans lesquels il n’y pas de secrétaires-trésoriers municipaux chez lesquels les seigneurs peuvent déposer leurs réclamations ; le bureau a décidé que, dans ces cas, les rapports et réclamations devraient être faits au secrétaire-trésorier du conseil de comté et au bureau du Syndicat National à Québec.Le bureau a aussi décidé de faite tenir un exemplaire de la loi à tous les propriétaires de seigneuries connus et à tous les secrétaires-trésoriers intéressés.B a été aussi décidé de donner des avis dans la Gazette Officielle de Québec et dans les principaux journaux de la mise en vigueur de la loi de manière à ce que les, propriétaires de seigneuries ne puissent plaider ignorance s'ils perdent leurs droits par négligence de se conformer à la loi.La date de la seconde séance du bureau n’a pas encore été fixée.Les récentes nominations Le gouvernement Bennett continue de faire des nominations avant de mourir.On remarque que grand nombre de députés se réfugient en lieu sûr, que d’autres acceptent des postes de ministres éphémères sans enthousiasme et après de longues hésitations.Ministres Lieutenant-colonel C.-R.Geary, ont recours à l'injure et à la calomnie.Je ne suis pas meilleur que les autres, mais quand ma carièrc sera terminée, je pourrai marchei toujours le front haut.Je souhaite à nos diffamateurs, lorsqu’ils quitteront la vie publique, ce qui viendra peut-être plus tôt pour eux que pour moi, que leur situation soit la même.Cela me console de pouvoii dire que nous avons la confiance de la population.L’heure est critique, l'heure solennelle.Mettez au-dessus des partis votre préférence pour l’avenir du Canada, de la province de Québec et de la région que vous habitez.Que tous les pères de la-milles, et les jeunes gens qui sont les chefs de demain, votent selon leur conscience! .” JEROME CHRONIQUE La dernière création française Depuis des générations la marque commerciale “ made in France” a toujours été synonyme de distinction et d’élégance exclusives.Les hommes souriaient bien, à l’occasion, de cet engouement féminin pour tout ce qu’on importait de Paris.11 leur semblait qu’on oubliait trop facilement que le français est avant tout un peuple vaillant et fier sous le armes, représentatif dans la diplomatie, pétillant d’esprit et si brillant dans les arts.Tout récemment l’univers cntiei a [ut constater les aptitudes diverses les multiples talents de ce peuple industrieux.Et la dernière création française vient cette fois d’émet veiller les Américains qui, généralement, préfèrent épater eux-mêmes! Je veux parler du paquebot géant, “Normandie”, qui fit son entrée triomphale en rade de New-York au début de juillet.Cette moderne' ville flottante, d’une structure perfectionnée et d'un luxe recherché, mesure neut cent soixante pieds de longueur sur cent douze pieds de largeur.Elle jauge 70,000 tonnes, soit sept fois le poids total de la tour Eiffel.Les trois cheminées, chacune de seize mètres de diamètre sont agencées de telle sorte que la fumée ne survole pas de trop près le pont des sports qui est dégagé, sous le ciel même, avec vue directe sur la mer.Le pont- promenade, entièrement couvert, s’étend sur quatre cent vingt pieds de long et seize pieds de large de chaque côté du rout le central, où sont fogés ; un jardin d’hiver, avec salon de lecture et salle de jeux des erfants, puis salle de spectacles pour théâtre, concerts, cinéma, etc., le grand sadon et ses annexes, le fumoir, le café-terrasse avec piste de danse et, enfin, un jardin parc en miniature.Sous le pont-promenade : les salles à manger, la chapelle, la piscine avec bar, ia salle de gymnastique, puis les ponts de cabines de toutes classes.Cet ensemble est desservi sur toute la hauteur des étages pat un vaste hall et dix ascenseurs.Comme toujours, traditionnel à .R., député de Toronto-Sud, mt-istre de la justice.J.-Earl Lawson, C.R., député 'York-Ouest, ministre du revenu ational.William-C.Ernst, député de 'ueens-Lunenburg ministre des pè-feries.Samuel Gobeil, député de Compaq ministre des postes.Sénateurs .-J.Léger, de Memramcook, ancien trésorier de la province du Nouveau-Brunswick.B.-F’.Smith, député de Victoria-Carleton.Colonel H.-A.Mullins, député de Marquette.John-T.Haig, député de Winnipeg à l’Assemblée législative.Docteur Eugène Paquet, membre du conseil privé et ancien député de l’Islet.Docteur Fortin, député de Lévis.M.Charles Bourgeois, député de Trois-Rivières.Magistrature W.H.Harrison, C.R., ancien procureur général du Nouveau-Brunswick, â la cour d'appel; J.H.A.Fairweather, de Saint-Jean, ancien député à l’Assemblée législaive du Nouveau-Brunswick, à la cou>-du banc du roi (le cette province ; l'honorable L.P.D.Tilley, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, nommé juge du "county” de King et juge d'arrondissement pour l’Amirauté.Office du blé John I.McFerland, de Winnipeg, président.David Livingstone Smith, de Winnipeg, vice-président.R.C.Grant, professeur d’économie politique à l’université du Manitoba, membre.Sous-Ministres Robert K.Smith, C.K.député de Cumberland, sous-ministre de la marine.John A.Sullivan, C.R.député de Sainte-Anne-Montréal, sous ministre des postes.bord des paquebots français, les lo eaux des cuisines et la cuisine ellc-mêtnc réalisent le dernier cri de l’installation moderne et de l’art culinaire, pour les passagers et l’équipage.Je tiens à noter que qua tre vingt cordons bleus ont pour “mission sacrée” de poursuivre la bonne renommée gastronomique française sur les mers! Pour mes .lectrices, je transcris d’une revue américaine le texte d’un article de Lee Creclman, qui fit la première romantique traversée à bord du “Normandie", accompli gnée de son mari l'artiste Cari Erichson.Voici ce qu'elle écrit.C'est un beau nom : ‘'Normandie” Ce fut sans doute une des raisons gui provoqua une si vive impression sur l'imagination du monde entier, lors de la première traversée du grand paquebot.Avant le départ il y eut une grève des marins au Havre.Puis, des rumeurs de guerre prochaine, pro voguant des crises internationales, furent publiées en première pagi des journaux.On se demandait dans les différents milieux, le gouvernement français tiendra-t-il on sera-t-il renverséf Mais la question primordiale était : le '‘Normandie” prendra-t-il la mer ou non?Il semblait que cette dernière interrogation était le point vital qui torturait d’anxiété personnelle tous les Français — car chacun éprouvait un sentiment de fierté devant sa splendeur, sa beauté et sa dimension sans rivale.La grève des marins fut réglée.Ce fut au tour des midinettes à faire des leurs.Vionnct.Lanvin, Schiaparelli, IV orth, Jenny, Lelong, Maggy Bouff, Lucile Paray, Callot, Re-botix, Agnès, Rose Valois, Max, Lemonnicr, tous les grands maîtres de la haute couture avaient travaillé nuits et jours sur des chcfs-d'ocuvres d’élégance qui seraient en montre, à bord, dès l’entrce du paquebot eu rade de New-York.Enfin, les revendications des midinettes furent acceptées.Et les toilettes terminées.Et le '‘Normandie” prit le large Au Ilâvrc, tout le long de la passerelle, il y avait une haie de Garde Mobile.Dans la cohue des passagers, des visiteurs et des porte-, ai.r, on se serait cru au Grand Palais, à l’ouverture de l’Exposition des Arts Décoratifs.Tandis que le paquebot sortait lentement du port français nous vîmes que la jetée et les rives étaient bondées d’une foule de specla leurs.Des aéroplanes survolaient le ‘‘Normandie” comme des dauphins ailés.La voix grai’c de la sirène lança un aurevoir formidable! I.a foule répondit' avec enthousiasme, et déjà nous étions en route.Des passagers en montant à bord à Southampton, nous informèrent que les milliers de spectateurs qui saluèrent l’arrivée du "Normandie daiçj les eaux anglaises furent récompensés de leur longues heures attende.Le spectacle qui s’offrit à leurs regards était féerique, parait-il.I.' éclairage indirect des hautes cheminées du paquebot et son nom inscrit en immenses lettres lumineuses sur le "sun-deck" lui donnaient l’aspect d'un novxrc en feu qui avançait sur l’onde.Le lendemain matin nous laissâmes nos luxueuses cabines anxieux de visiter les merveilles de ce luxueux palais flottant.A travers le labyrinthe des corridors nous ne rencontrions que des domestiques portant les plateaux des petits déjeuners.Dans les vastes salons succédant aux nombreux "halls” ce n’était que scintillement des lustres, richesse des t'clours et dnrurt des boiseries.On se serait cru dans les pièces féeriques d’un palais Babylonien.Le grand salon décoré de tapir series noires et or renferme des garnitures sur verre signées du maître Jean Dupas; les chaises et les tapis d'Aubusson rehaussent magnifiquement l’ameublement de cette pièce.Le bar avec ses immenses laques noir et vieil or, décorations de l’artiste Jean Dunand, est aussi icmarquablc par la richesse des tentures en nouveau tissu "velours Normandie", création du dessinateur Johan Colcombct.Un somptueux escalier conduit au grill, vaste Abondance ou pauvreté?Choisissez ! Le Canada fut prospère, de 1921 à 1930, sous le régime libéral de Mackenzie King : 1 Le commerce extérieur à un niveau sans précédent.2 Les gages en progression ascendante.3 L’ouvrage en abondance.•1 Le trafic intense permit aux chemins de fer de payer des gages plus élevés et d’employer plus d’hommes que jamais auparavant.5 La construction fut à son plus haut point d’activité.ti Les surplus annuels dans le budget, de 1924 à 1930, s’élevèrent à $228,000.000.7 Abaissement des tarifs.S Dégrèvement de l’impôt.9 Une chance de vivre pour tout le monde, et particulièrement pour la jeunesse à qui tout s’offrait.Le Canada s’appauvrit, de 1930 à 1935, sous le régime conservateur de M.Bennett : 1 Le commerce extérieur réduit de moitié.2 Les gages s'affaissent partout.3 Chute de 50 pour cent dans les revenus des chemins de fer, suivie d’une réduction équivalente dans les gages payés.(’>0,000 employés mis à pied.-1 La construction au niveau le plus bas.5 Les déficits annuels dans le budget, de 1931 à 1935, s’élevèrent à la somme effarante de $009.000,000.G Les tarifs érigés en gratte-ciel.7 Aggravation de l’impôt.S 250,000 chefs de famille sans travail.9 250,000 jeunes gens ne peuvent trouver d’ouvrage.Pour la prospérité et le progrès VOTEZ LIBÉRAL! rotonde, entourée de larges fenêtres ayant vue sur la mer.Il faudrait la plume d’un Proust pour décrire la premiere soirée mondaine dans le salon dure du “Normandie”.D’ailleurs la liste des passagers comprenait outre une majorité appréciable de noms franç français, l'épouse du président de la France, des princes Hindous, des diplomates éminents, des écrivains et des artistes de renom.Il y avau une grande couturière française Jeanne Lanvin, le dessinateur Johan Colcombct, des officiers aux multiples décorations qui regar liaient tous avec intérêt les gracieuses évolutions de la premiere danseuse de l’Opéra de Paris sur un thème de Chopin.Les grandes maisons de couture ci-haut mentionnées, avaient délégué vers l’Amérique, dix des plus élégants mannequins, afin d'exhiber les dernières créations parisiennes à New-York.Le “grill-room" n’ouvrit ses pointes que le second soir à minuit.Cet-c pièce devient immédiatement l’endroit le plus fréquenté à bord La beauté artistique de sa décoration en fait sûrement le plus luxueux club-de-nuit du monde entier.Une étonnante conception artistique d’une pièce que cette e-trange, mystérieuse, immense co-rcrue de verre, éclairée de liant-,ieux stalactites en cristal.La vision magique de l'aube qui monte à l'horizon ou sur une mer calme, à travers cette pièce entièrement vitrée est inoubliable.J’abrège la traduction de l’articie „e Mrs Crceltnan.En efet, ce maidentrip” du "Normandie”, fut vraiment l’apogée de la création française.11 resort de tout ceci, que derrière cette magnificence dorée se cache une histoire fabuleuse de courage et d’énergie:- Ce paquebot géant, oeuvre des artistes et des artisans français, est le symbole (lu vouloir d’une race entière.La France a fait là, un geste de splendide bravoure en temps de crise univci selle.La dernière création française tout en poursuivant une politique d’union et de paix internationale, favorisera les échanges commet-ciaux entre les deux continents, Europe - Amérique.- La dernière création française aura cette fois conquis la faveur masculine ! MARYSE "Les Annales" Du nouveau sur l’Atlantide ; une jolie évocation du Château- de Saint-Germain ; des révélations saisissantes sur le régime nazi ; des réflexions sur la radiesthésie, cette science troublante et plein" de mystères ; une enquête de Georges Champeaux sur les vacances des écrivains; la fin de la célèbre pièce qui eu un si gros succès en Autri- La prochaine saison d’opérette à la T.S.F.La prochaine saison d’opérette à Radio-Canada s’élabore pleine de promesses.Des changements dans le personnel directeur de la radio-opérette nous apprennent que l’une des personnalités les plus connues du monde artistique, Mme Jeanne Maubourg, apportera son entier concours à cette nouvelle série d'émissions.Au fait, Mme Maubourg, dont la carrière est connue de tous et dont le nom figure dans l’encyclopédie des grands musiciens, au titre d’ancienne vedette du théâre de la Monnaie, à Bruxelles, et (lu Metropolitan Opéra, à New-York, a été chargée de la direction artistique de la nouvelle trou[>e Radio-Canada, à Montréal.Sa formation, son art offrent d’incomparables garanties pour le succès de cette saison.Quelques-uns des chanteurs parmi les plus connus ont déjà été choisis.M.André Durieux a etc nommé chef d’orchestre.B s’est distingué comme tel avec l’émission d’ici, Paris et dans d’autres concerts à la Radio d’Etat.On fera connaître, ces jours-ci, quelques-unes des opérettes qui seront chantées au cours de cette saison, à la suggestion du public radiophilc.Le programme com-'prend une trentaine d’opérettes dont quelques-unes constitueront des “premières” à la radio.On ne saurait non plus négliger un certain répertoire d’oeuvres qui, s’il n’est pas tout-à-fait nouveau, conserve toutefois les faveurs du pu-, blic radiophilc.On en fera connaître bientôt la liste.LAROUSSE MENSUEL L’Afrique équatoriale française, par C.Pallioc Les Rayons cosmiques, par J.Hesse.— Doll fuss, par A.Mousset.— V.de Laprade, par B.Combes de Patris.—Le Lycée l.ouis-le-Grand, par G.Dupont-Fer-rier, de l’Institut.— Le problème de l’opium, par C.Meillac.— Le Porte-plume réservoir, par J.Hesse.— Le Destin des races blanches par H.Froidcveaux.— Rayonne, par J.Hesse.— Histoire de la Réforme française, par A.Pingaud.— Les radiations solaires, par le docteur Burnier.— François Villon et les thèmes poétiques du moyen âge, par Cl.Barjac, etc.Le mois littéraire, scientifique, historique et jurt-dique, cinématographique, théâtral, musical et artistique, 4 hors-texte (les Salons de 1935), 64 gravures et 1 carte.Mots croisés.Le numéro 4 fr.; chez tous les libraires et Librairie Larousse, T3 à 21, rue Montparnasse, Paris (6e).che: Le Tragédie de François-Jo- seph, tels sont les princioaux attraits du numéro des Annales du 25 juillet qu’on aura grand plaisir à lire en vacances.Partout: 2 francs.31 L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 23 AOUT 1935 LES BONNES RECETTES Faisons de la bonne cwumz elle ne coûte pas plus cher, qut la mauvaise.Purée de volaille à la crème Faire cuire dans du consommé blanc, une demi-poule; y ajoute: une demi-livre de riz.lorsque la cuisson est complète, piler le tout ensemble.Passer, ajouter deux verres de crème, un jaune d’oeuf et servir.CONSEILS PRATIQUES Poup fixer un tapis Un tapis qui se roule constitue un danger de chute.Il faut immédiatement le fixer sur le plancher avec quelques clous fins puis y passer un chiffon humide, trempé dans de l'eau à laquelle on mélange ur.|>cu de gomme, pour contribuer au maintien du tapis indiscipliné.On peut également mettre à chaque coin un morceau de plomb ou d'autre métal, percé de trous sur les bords afin de pouvoir le coudre au tapis.que-fois, a des vomissements.Cet état durera quelques jours, jusqu’à ce que l’infection cesse ou qu'il ait un écoulement de l’oreille, qui apportera un soulagement du malade.Si fe pus ne peut s'écouler, ou s’it n'est pas complètement drainé, l'infection peut gagner l’apophyse mas toide ; dans ce cas une opération chirurgicale s'impose.Dans les cas d'inflammation de l'oreille moyenne, un point pratique et important consiste dans la perforation du tympan par l'extérieur; ce traitement préviendra la souffrance et des complications de là l’importance de ne jamais négliger le moindre mal d’oreilles chez I enfant.Rôti de boeuf en cocotte Chauffez fortement de la graisse de veau et du beurra Poscz-y la viande et faites-la durer, à feu doux, sur toutes ses faces.Ajouter un demi-verre de bouillon.Salez, Retournez souvent la viande sans jamais couvrir la cocotte.Laissez cuire un quart d'heure par livre de viande.Retirez le boeuf de la cocotte, ajoutez un peu de bouillon et de beurre à la sauce que vous servez dans une saucière.Carottes à la maître d'Iiôtcl Après avoir ratissé et coupé vos carottes, soit en petits filets, soit en petits ronds, vous les mettez dans la casserole avec du beurre ou du lard coupé en dés, persil et ciboules hachés, sel et épices, mouillez d’eau et de bouillon.Achevez la cuisson et réduisez la sauce.Rissoles aux pruneaux Faire tremper, pendant deux heures, de gros pruneaux dans de l'eau.Retirer les noyaux et placei chaque pruneau au milieu d’une rondelle très mince de pâte à tarte brisée, ou mieux feuilletée.Repliei la rondelle sur elle-même, fermer bien les bords.Passer à l’oeuf battu, puis à la mie de pain et jeter dans la friture très chaude.Saupoudrer de sucre.Pour empêcher les ongles d'etre cassan ts Il suffit de les enduire chaque soir d’un peu de vaseline.Bienfaits de l'eau chaude Contre l’insomnie provoquée par une mauvaise digestion, il suffit de boire quelques gorgées d’eau chaude.Un gros rhume vous fatigue-til ?De l’eau chaude absorbée à petites gorgées calme la toux et facilite l'expectoration.Une serviette trempée dans l’eau chaude et appliquée au creux de l'estomac calme les douleurs provoquées par une mauvaise digestion.Enfin, contre réchauffement du teint provoqué par la fatigue, on conseille encore des lotions à l'eati bien chaude.• • • Gcrvaisc me demande : “Connaissez-vous un moyen pour empêcher que la cuisson du chou en soupe ou en bouilli "embaume” la maison ?” —Oui, ma mie, il faut ébouillanter le chou avant de le mettre au feu, et, bien entendu, jeter cette première eau.LE SOIN DES OREILLES Le choix du parfum est un indice de raffinement Au point île vue de l'élégance, c’est une question très délicate parce que très personnelle C’est au point de vue de l’élégance féminine, un point de la [dus haute importance que le choix d’un parfum.Le charme des parfums est infiniment trop connu pour être même discuté.L’attrait qui en émane 11e date d'ailleurs pas d'hier.Dans l’antiquité Qu’on sache déjà, à titre documentaire, que la magie des parfums a été appréciée dès la plus haute antiquité.En Egypte les Pharaon» ordonnaient aux prêtres de préparer des résines odorantes pour les embaumements et les sacrifices.Chez les Grecs anciens, pour qui les parfums étaient “nés de Vénus”, il n'y avait point de cérémonie qui eût quelque pompe sans qu’on brûlât dés bols aux senteurs délicates Crème Mimi-Pinson Mettre dans un récipient 8 jaunes d’oeufs, 2 onces l/i de farine et 6 onces de sucre en poudre; délayer avec trois demiards de lait, passer le tout, verser dans une cassero le et mettre à feu très doux,sans cesser de tourner, jusqu’à ébullition.Avant que celle-ci ne commence, retirer la crème, parfumer au zeste de citron et d’orange et continuer à tourner jusqu’au refroidissement.Enlever alors le zeste, verser la crème dans, un plat, saupoudrer le dessus de sucre très fin.PRIX REDUITS pour la FETE du TRAVAIL Tarif d’aller-retour entre n’importe quels endroits au Canada, au prix régulier d'un passage simple de première, plus 25% Dates de l’aller depuis midi, vendredi, 30 août, jusqu’à 2.00 p.m.lundi, 2 septembre Retour valable Pour quitter la destination jusqu’à minuit, mardi, 3 septembre 1935.Billets et renseignements de votre agent local.Pacifique Canadien Le mal d’oreilles est assez commun chez les enfants et malheureusement il est trop souvent négligé, donnant ainsi lieu à des complications, comme la surdité, mi pourraient être évités si le mal était pris à temps.La négligence et le retard apportés à l’application des traitements sont dûs, la plupart du temps, au fait que les parents ignorent ce qui se passe à l’intérieur des oreilles de leurs enfants.Puis souvent ils se fient à l’opinion inexpérimentée des voisins qui déclarent que les maux d'oreilles chez les enfants ne sont pas graves et que le plus souvent ils sont dûs aux malaises de la dentition.L’oreille moyenne est reliée au pharynx par un canal appelé trompe qui sert à ventiler et à drainer i’oreille lorsqu’on avale, tousse, é-temuc, ou que l’on se mouche fort.Il est facile à comprendre que si l’arrière-gorge ou le nez sont obstrués par les sécrétion occasionnées par le rhume, l’infection peut s’étendre à la trompe d’Eustache et de là à l'oreille moyenne s- on tousse ou éternue.L’infection de l’oreille moyenne —partie située à l’arrière du tympan —donne une sensation de plénitude dans la tête, suivi de douleurs ai* gués qui, pour une raison inconnue, sont plus vives durant la nuit.L’enfant n’a pas de position, il est irritable, puis il perd l’appétit, et quel- et des herbes aromatiques ; et à Rome même, ils étaient tant utilisés que les auteurs latins n’en parlent que comme d’une chose courante.Ainsi, l’on peut penser qu’au-jourd’hui, après des siècles de progrès et de raffinements, le choix d’un parfum est une chose extrême ment délicate.EXCURSIONS A BON MARCHE A TOUS LES ENDROITS DE L’Ouest Canadien Départs : Tous les jours 21 sept, au 4 oct.Limite de retour: 45 jours UN SOU DU MILLE en wagons de première seulement.USAGE FACULTATIF DES WAGONS-LITS Billets d'excursion aussi *'*t vente, valables dans :— (a) wagons-lits touristes en vente, l'/sc du mille plus les prix réguliers pour les lits.(b) wagons-salons et wagons-lits de luxe à environ 1 l/2c du mille, plus les prix réguliers pour lès fauteuils ou les lits.Faculté d’arrêt à Port Arthur, Ont.et à tous les endroits à l'ouest.Renseignements complets des agents du Pacifique Canadien wm HAUTE QUALITÉ SERVICE RAPIDE PRIX RAISONNABLES C’est ce que vous obtiendrez en nous confiant vos travaux d’impression.Nous mettons au-dessus de tout autre le désir de bien servir nos clients.Notre matériel moderne et notre personnel expérimenté nous permettent d’assurer la plus entière satisfaction.Quelle que soit l’importance de votre commande, elle recevra la plus grande attention., Si vous ne pouvez venir, nous vous enverrons notre représentant qui vous donnera l’occasion de comparer nos prix et la qualité de nos travaux.Cie de Publication de Si-Jérôme Ltée 6, rue Saint-Georges Tel, 344 Saint-Jérôme Chaque femme ayant choisi la qualité de son parfum, nous arrivons alors au moment où, au strict point de vue du goût, elle devra préparer l’un de ces bons extraits.Car il est un fait curieux à noter, c’est que si presque toutes le» femmes savent trouver le fard qui leur sied le mieux, il est [dus rare qu’elles tombent jusfe dans la gamme des parfums sur celui qui leur convient plus particulièrement.Très important A ce sujet, une question impur tante est de savoir si le parfum employé ne se décompose pas au contact de la peau.Chaque peau, en er-fet, a son odeur propre et particulière, et sans qu’elle soit le moins du monde forte ou désagréable, elle suffit cependant à réagir en présence de certains extraits.C’est une des principales raisons qui fait que l’on voit des femmes utilisant, encore, à l’heure actuelle, des parfums qui furent en vogue il y a de longues années.Cela signifie que, parmi les nouveaux, aucun ne peut remplacer avantageusement l’ancien élu, qui plait toujours non seulement parce qu’il met en valeur le teint, le type féminin, son genre de beauté, mais encore et surtoui parce qu’il s’harmonise parfaitement avec la senteur naturelle propre de la peau.Ajoutons enfin qu’il faut qu’un parfum ait un "nom” agréable ci qui soit en rapport avec sa "note’ et sa "présentation”.C’est une sorte de trilogie du parfum, dont l’harmonie ne peut pas être négligée.Deux parfums Pour terminer, toute femme élégante se doit d’avoir deux parfums, un pour le matin, le sport; un pour le soir.Car autant ne lui viendra jamais a l’idée d’aller faire du tourisme automobile en robe du soir, autant ne saurait-il être question davantage qu’elle se mit, pour rester le matin chez elle, un parfum à la saveur riche, profonde et musquée.Le soin du jardin de roses La splendeur du jardin de roses est de courte durée.Il faut déjà, à ce moment de la saison, cesser le* applications d’engrais et les binages qui stimulent la végétation, afin que les pousses du rosier aient le temps de bien mûrir ou de “s’aoûter” pour l’hiver.On aura soin de couper au-dessous de la surface du sol les tiges appelées "drageons", qui naissent des racines.A part ce» la, on fera mieux de laisser le sol sans y toucher jusqu’à ce que le moment soit arrivé d’appliquer te fumier en automne.Cette applica tion ne doit être faite que lorsque les gelées arrivent.Dans les jardin» qui n ont pas été parfaitement pulvérisés ou saupoudrés il y a pcut-c-tre des plants qui portent des sym-tônies de maladies sous forme de mildiou et de tache noire.Poui combattre ces maladies il faut saupoudrer parfaitement les rosiers trois ou quatre fois, à intervalles d une semaine, avec un mélange composé de neuf parties de souf tr.en poudre et une partie d’arséniate de plomb.Tels sont les conseils donnçs dans le feuillet sur les soins du jardin de roses en automne, que distribue gratuitement le Ministère fédéral de* l’Agriculture.Cet ouvrage traite également de la protection d’hiver.La sélection dans la basse-cour On pratique la sélection des volailles surtout pour débarrasser la basse-cour des poules qui rapportent mal, c'est-à-dire des mauvaises pondeuses.Avant d’entreprendre cette sélection, il faut naturellement se faire un type modèle, qui doit servir de guide.Les sujets qui atteignent ce type modèle, ou cette "basse de production” sont conservés; les autres sont éliminés.La sélection est grandement facilitée, au point de vue de la ponte tout au moins, quand elle se base sur le contrôle au nid à trappe ou sur l’essai de la progéniture.Supposons, par exemple, que l’on établisse un minimum de 200 oeufs pendant l’année de poulettes comme base de sélection des sujets reproducteurs, il suffit de consulter les feuilles de ponte pour savoir si les sujets méritent d’être conservés out non, pourvu, bien entendu, qu en plus de l'aptitude à la production ils portent aussi les caractères essentiels rie la race et du type.Cependant, les indications du nid à trappe seules sont nécessairement incomplètes parce qu’il peut arriver qu’une bonne pondeuse choisie par cette méthode appartienne à un groupe de soeurs plutôt pauvres, et c’est ici que l’essai de la progéniture peut rendre de grands services.Dans cet essai, tout le groupe de poulettes soeurs est mis sous observation ; lorsque la sélection est faite sur la base d’un groupe de famille pluôt que sur une base individuelle et qu’elle prend en consideration aussi bien le type que la production, le nombre d’oeufs, le poids du corps et le taux de mortalité dans les quartiers de ponte, on [>eut faire de grands progrès dans l’amélioration de la production et de la vigueur.Si l'on n’a pas de régistres de ponte [>our servir de guide, alors la sélection se borne au choix d’un type que l’on suppose devoir remplir le» conditions pour lesquelles la sélection est faite.C’est le seul moyen possible lorsqu’on essaie de sélectionner les poulettes.Choissez les sujets qui possèdent les caractères de la race, et qui sont prompts, actifs, vigoureux, toujours occupés et paraissent avoir beaucoup d’ouvrage à faire.Les poulettes doivent être bien développées, à poitrine profonde et à dos large, donnant une bonne capacité de corps.L’oeil brillant, nroéminent, est un caractère désirable, parce qu'il indique généralement un sujet alerte et actif.Une tête sèche, à crête cireuce, lisse, indique la qualité et doit être recherchée.Si la grosseur des oeufs est un facteur, il y a des preuves à l’effet que la poule la plus grosse est celle qui pond les oeufs les plus gros.Rejetez sans merci tous les sujets à corps plat, à tête grossière ou à tête de corneille que vous trouverez dans la basse-cour ; il est douteux également qu’il soit profitable de conserver les poules lorsque leur année de poulette est terminée, à moins que ce ne soit pour des fins spécilaes par exemple pour le parquet d’accouplement.B.F.TINNEY, Station expérimentale fédérale,, Charlottetown.I.P.-E Les confitures Les confitures se composent essentiellement de fruits donL toutes les parties sont saturées de sirop de sucre.Le produit fini doit être ferme mais non pas dur, et doit pouvoir se tartiner aisément.Un chauffage trop prolongé tend à gâter le goût des fruits.Il faut éviter une longue ébullition et le refroidissement de confitures terminées doit aussi se faire rapidement.La consistance dépend principalement du bon équilibre entre la pectine, l’acide des fruits et le sucre.Il a été constaté que la quantité et la qualité de la pectine varient beaucoup dans les différents fruits, mais que tous les fruits atteignent leur proportion maximum de pectine à maturité.Il faut donc cueillir les fruits dès qu’ils sont mûrs et les employer aussitôt que possible.Dans la fabrication des confitures on a généralement pour pratique d’ajouter de la pectine commerciale.On réduit la durée de l’ébullition nécessaire pour que les confitures "prennent” bien, et cette addition de pectine est spécialement utile dans la préparaion des confiture de fraises et de framboises, qui sont pauvres en pectine.Les acides de fruits jouent un rôle double dans la fabrication des confitures.Non seulement ils sont essentiels pour assurer la bonne" prise” des confitures, mais ils aident également à provoquer une inversion suffisante du sucre pour empêcher ce “goût de sable” qui provient de la critailisa-tion du sucre de canne.II se fait trois catégories de confitures au Canada.La catégorie 1 ou confitures pures ne doit comprendre que des fruits et du sucre Les catégories 2 et 3 peuvent contenir du jus ou de la pectine de fruits ajoutés, et de la couleur ou un préservatif permis, à condition que les ingrédients ajoutés soient déclarés sur l'étiquette du contenant.On peut aussi se servir de sirop de mais dans les confitures de la catégorie 3, à condition que déclaration en soit faite.La chimie joue un rôle important dans les vérifications de l'industrie des confitures.Les recherches effectuées au Service de la Chimie de la Ferme expérimentale centrale ont beaucoup aidé à améliorer les méthodes de vérification.Excursions pour la Fête du Travail Dernier congé d'été, la Fête du Travail est toujours une merveilleuse occasion pour voyager, puisqu'elle laisse 4 jours de liberté à ceux qui travaillent.A cette occasion les chemins de fer canadiens réduiront considérablement leurs taux.C'est ce qu’annonce M.C.B.Riddell, président de la Canadian Passenger Association.Ces taux réduits seront en vigueur entre toutes les stations au Canada et pour certaines destinations aux Etats-Unis.Le billet d'aller-retour, prix du billet simple plus un quart, sera valable pour l’al-à partir de vendredi midi, le 30 août, jusqu’à 2 h.lundi, le 2 septembre.Le retour s’effectuera avant minuit, mardi, le 3 septembre.Ces billets, en plus du supplément ordinaire, seront acceptés sur les wagons-salons et les wagons-lits.Cette fin de semaine, la dernière avant la rentrée des classes, sera certainement très mouvementée.Les autorités des chemins de fer ont pris toutes leurs dispositions pour assurer un service de premier-ordre au public voyageur.Lorsqu'on portait des perruques Au 17e siècle et au commencement du 1.8c, les perruques représentaient le dernier cri de la mode et étaient d’usage général, comme on peut le voir par les peintures et les portraits de cette époque.Aujourd’hui le commerce des perruques est à un niveau très bas.Le rendement entier au Canada, pendant une année récente, fut de onze douzaines.A celles-ci s’ajoute la production de dix-huit douzaines de postiches.On produisit aussi de grandes quantités de boucles de cheveux humains.Dans l’ensemble, elles pesaient plus de 50,000 livres.Les boucles semblent aujourd'hui avoir remplacé les perruques d’autrefois, En plus, cependant, le C’a nada a importé, pendant la dernière année financière, des cheveux et des soies pour une valeur de $225, 807.Le port des perruques est très ancien et l’on a trouvé des momies egyptiennes qui en étaient ornées.Dans l’ancienne Grèce, à Rome et Carthage, les perruques étaient portées par les hommes et les femmes.Les dames de Rome bien mises aimaient beaucoup les fausses cheve- lures, surtout les cheveux dorés importés d’Allemagne.Ce ne fut qu'au dix-septième siècle que le port des perruques devint général.Clles du 16e siècle ne faisaient qu’imiter les cheveux réels, soit comme ornement ou pour suppléer aux défauts de la nature.Mais au siècle suivant, on portait la perruque comme caractéristique distincte du costume.La mode commença en France.En 1620 l’abbé Larivière apparut à la Cour de Louis XIII avec unc perruque faite de longs cheveux blonds, et quatre ans plus tard, le roi lui-même, prématurément chauve, en adopta une et ainsi établit la mode.Louis XIV, qui était fier de sa chevelure abondante, ne porta u-nc perruque qu’après 1670.De Versailles la coutume s'étendit à travers l’Europe.En Angleterre, sous Charles II, le port de la perruque devint général.Pepsy relate qu’il se défit de sa propre chevelure et “paya £3 pour une perruque", et en allant à l’église avec cet ornement, il dit: "La chose ne parut pas aussi étrange que je ne le craignisse”.Ce fut sous la reine Anne, toutefois, que la perruque atteingnit ses plus grandes dimensions, couvrant le dos et les épaules, et descendant sur la poitrine.Pendant le règne de Georges III, la mode générale de porter des perruques commença à décliner.Cependant, les médecins, les soldats et les membres du clergé gardèrent la coutume longtemps après sa dispa rition générale.Dans l’église elle sur-vécut de nombreuses années chez les évêques.Au couronnement de la Reine Victoria, l’archevêque de Cantorbéry, seul de tous les prélats, portait encore une perruque.Les perruques sont maintenant portées comme partie du costume officiel seulement, et leur usage se limite, sauf dans le cas de l’orateur de la Chambre des Communes et des greffiers du parlement, au lord chancelier, aux juges et aux avocats.D'Eric Lewis, le grand comédien anglais qui vient de mourir, cette anecdote américaine.Il mettait en scène, là-bas, un mystère quand survint l’entrepreneur des représentations qui lui demanda : —Qu'est-ce que c'est que ces douze pantins en chemise de nuit au milieu des choeurs?—Ce sont les douze apôtres.—Des apôtres ! Ils ne sont que douze! Sur une scène aussi vaste! Je vous ai dit qu’il ne fallait pas regarder à la dépense.Mettez-en au moins cent.ANTALtlNE [ Maux X Tête ! de Dents et d’Oreilles.I Rh urnes,LaGrippe, 1 I Névralgies-Rhumatisme.I Douleurs En Vente Partout 25* wmm SXot£ TABAC-A CIGARETTES LA CIE B.HOUDE LIMITÉE — QUEBEC.la plus grande valeur à cigarettes aujourd’hui.GROS PAQUÎTi TABAC A CIGARETTES L’AVENIR DU NORD, VENDREDI, 23 AOUT 1935 La honte d’une fin de régime A brave mail dies but once; a cô• lean! dies a thousand tunes.L histoire se répète.Le gouvernement d’union de 1921 était discrédité dans l’opinion publique.Le scrutin de toutes les élections complémentaires lui était hostile.M.Meighen haussa les épaules, réso lu à prolonger un mandat qui s’était terminé automatiquement avec la guerre, et, contre toute justice, contre toute dignité, employa le peu de pouvoir qu'il usurpait à s'adjoindre plusieurs nouveaux ministres et à récompenser les amis du régime.Cette attitude inélégante faisait dire devant moi à un familier de Rideau-Hall : "Les nominations de M.Meighen ne feront qu’augmenter le nombre des convives aux diners d’Etat: les hommes qu’il favorise ne sauraient faire autre chose”.Les tories ont repris le pouvoir en 1930 après une campagne démagogique où leur chef, M.Bennett, illustra ses talents de comédien.C'est en abusant le suffrage qu'ils se sont hissés au gouvernement, pendus aux basques du protectionnisme et de cent autres fétiches.Mais en 1933, après la faillite des accords d’Ottawa et de leui politique du chômage, ils étaient eux aussi discrédités.Toutes les élections partielles depuis deux ans leur ont pour ainsi dire jeté à la face la déception de ceux qui les avaient élus sur la foi de promesses trompeuses.Suivant l’esprit de la Constitution britannique, fondée presque entièrement sur une coutume séculaire, le gouvernement qui perd la confiance de ses électeurs n’a que l'alternative de se démettre ou de sombrer dans la honte.Il y a plusieurs années, Gladstone, ayant dissout les Communes avant la fin de son mandat, expliquait ainsi une décision qu'on lui reprochait.“Je pense qu’on se méprend absolument sur la Constitution du pays si l’on supose que la majorité d’ut, gouvernement à la Chambre des communes suffit à lui donner plus de force morale et politique pour l’accomplissement de ses tâches difficiles, lorsqu’il est devenu évident que la possession de cette majorité ne convient pas aux besoins du pays.La simple possession d’une majorité parlementaire, satisfaisante lorsqu’elle atteste réellement les sentiments et l’opinion du peuple, ne justif ie pas un ministère de rester au pouvoir s’il est clair ou s'il est raisonnable de supposer que le voeu du pays s‘>j oppose.” Au résu-m é, la majorité parlementaire n existe plus en fait quand elle cesse de correspondre à la majorité électorale.En 1905, Sir Henry Campbell-Bannerman reprenait sous une autre forme l’idée de Gladstone: "Dès que la Chambre des communes, disait-il, n'agit plus de concert avec le pays, le gouvernement n'a plus aucune raison de se maintenir au pouvoir”.Or, M.Bennett pense-t-il que l'appui de scs amis, des rares amis qui ne l'ont pas lâché par opportunisme ou frayeur électorale, suffise à remplacer la confiance du peuple qu’il a perdue?I luit provinces sur neuf se sont élu des gouvernements libéraux, leur donnant dans la plupart des cas line majorité absolue.Les diverses Chambres provinciales de la Confédération comptent 299 députés libéraux et 31 conservateurs.N’est-ce pas un signe des temps?D’autre part, est-il une seule loi votée par le gouvernement depuis un an qui ait reçu l’approbation du corps electoral?Les agriculteurs ont reje- té l'offre d'intervention de l’Etal dans la production et la vente de-leurs produits.La loi sur l'assura»-ee-chômagc, qui écarte arbitrairement la moitié des travaileurs, pas se à juste titre pour un fumisterie.11 en est ainsi de toute la législation pseudo-sociale votée à la hâte au cours des dix derniers mois.Se sachant battu, voyant son parti qui s’émiette, ses anciennes amitiés qui se refroidissent, redoutant la colère de l'opinion, M.Bennett s’accroche désespérément au pouvoir.11 a feint de remanier la loi électorale afin de pouvoir, le cas échéant, décréter le scrutin à 28 jours d’avis ; mais il remet la date des élections au 14 octobre.Comme au temps du cabinet d'union, on voit un régime discrédité profiter d’un reste de pouvoir qu’il usurpe pout ‘caser" ses partisans «aux postes stratégiques de l’administration.M.Bennett pouvait fort bien peupler lt Chambre haute de sénateurs tories au fur et à mesure qu’il s’y créait des vacances.Le Sénat a la tâche de reviser la législation qui lui vient des Communes, et il n'y aurait pas eu de mal à ce qu’un Sénat tory contrôlât les actes d’un gouvernement tory.Mais de quel droit M.Bennett nomme-t-il à la Chambre haute des hommes d’obédience conservatrice appelés à reviser les lois d’un gouvernement libéral, dans un prochain parlement ?Autre abus de pouvoir : tout ré comment, le département des Travaux publics adjugeait des entreprises dont l’exécution se prolongera sur une longue période d'années, dans certains cas sans recourir au système des soummissions, dans d’autres en faisant appel à l’offre (ie quelques amis.Je crois opportun de dire que les libéraux scruteront chacune de ces adjudications, quitte à les modifier ou plus simplement à les abroger en cas d'irrégularités.Rien de plus injurieux pour le peuple que cette autocratie des tories â la veille même du scrutin.Rien de plus égoiste que cette ténacité d’un gouvernement moribond â une heure où la moindre incertitude paralyse la vie économique.Un industriel de Québec me confiait hier le malaise qui désorganise les affaires depuis la prorogation des Chambres.Plus M.Bennett retarde le jour des élections, plus il prolonge la crise.Le négociant 11e saurait en effet prendre des engagements d’aucune sorte envers l’étranger sans connaître la politique future du gouvernement.Le premier ministre avait pourtant promis de 11e pas différer sans raison va-iable la date des élections fédérales.Le 5 juin, ii la Chambre des communes, il expliqua que les élections auraient lieu aussitôt que les préparatifs seraient terminés.C’était pure hypocrisie.L’Imprimerie Nationale a fini son travail et expédie toutes les listes révisées.Rien n'arrête plus le gouvernement, sauf la crainte de l’élection et le désir de reculer l’échéance.Pitoyable déchéance d’un César au petit pied qui, en 1930, se disait prêt à sauver le pays ou “â périr â la tâche” ! Pour conserver l’espace de dictature qu'il s’était arrogée en prenant le pouvoir il a commencé par répudier les grands principes établis par les fondateurs de son parti.Puis â la dernière minute, son navire piquant dangereusement du nez, il s'est décidé â sacrifier les membres de son équipage.Il reste seul, ridiculement glorieux des ruines qu’il prend pom des monuments de sa politique, convaincu d’avoir sauvé, non seulement le Canada, mais l’Angleterre et tous ses dominions! Et cette dictature d'opéra-bouffe a ses côtés tragiques.Hitler, Mussolini, Roosevelt représentent chacun l’esprit et les aspirations de son peuple: M.Bennett ne représente rien, ni le peuple qu'il a trompé, ni même les conservateurs qui l'accusent d'avoir répudié leur doctrine.Le halo qu'il s’était mis sur la tête pour parcourir le pays en 1930, il 1 a laissé sur son fauteuil de premiei ministre.Son régime finit dans la honte, alors qu’il aurait pu subir il y a deux ans une défaite honorable.Ce prétendu homme de combat ne possède même pas le sportsmanship cpii lui eût conservé la sympathie de ses adversaires.Il essaiera bientôt â la T.S.F.de justifier scs abus de pouvoir.Ses auditeurs attendront sans l’écouter le jour où il pourront parler â leur tour.ERNEST LAPOINTE NOUVELLES » D’AUTREFOIS IL V A 35 ANS On lisait dans l’Avenird du Nord du 30 août 1900.Le service de malle entre Montréal et Labelle est définitivement décidé par le C.P.R.et commencera le 3 septembre prochain.IL Y A 30 ANS On lisait dans l'Avenir du Nord du 24 août 1905 : Un jeune homme de notre ville a été arrêté, le 22 courant, pour ravoir tiré du révolver chez le père d’une jeune fille tpi’il courtise.Ce jeune homme imprudent a été condamné â un mois de prison.Le mardi 22 courant, une grande soirée avait lieu â la salle du marché donnée par un groupe d'artistes au nombre desquels se trouvaient Mme Bouzelli, Mlle Bella Ouellette, MM.Jean Bouzelli, Ji» lien et Edmond Daoust.IL Y A 25 ANS On lisait dans l’Avenir du Nord du 26 août 1910: Dans la nuit de vendredi à samedi, le feu a détruit une maison, un hangar et une écurie situes dans le Gordon et appartenant â M.N.Bélanger, propriétaire de scierie.Quatre chevaux furent brûlés.Le pont de fer qui traverse la rivière près de cirez MM.T'héberge et Viau ne sera pas baissé comme cela avait d’abord été décidé.IL Y A 20 ANS On lisait dans l’Avenir du Nord du 20 août 1915 : Le conseil municipal a engagé M.Narcisse J.-A.Vermettre, ingénieur civil, pour une période de trois mois au salaire de §80.00 par mois.IL Y A 15 ANE On lisait dans l’Avenir du Nord du 27 août 1920: M.Jos Bessette, l'assistant du chef Arthur Lesage, a donné sa démission.11 est remplacé par M.Latour.Tous les jours, mais surtout en fin de semaine, les trains sont bondés de voyageurs se dirigeant vers le nord.11 n’est certes pas exagéré de dire que depuis le commencement de la maison, au moins cent mille touristes ont visité les endroits de villégiature des Laurenti-des.IL Y A 10 ANS On lisait dans l’Avenir du Nord du 21 août 1925: Le spectacle de ‘‘La Passion” a été donné dimanche dernier pour la premier fois â Saint-Jérome.Une foule de plus de deux mille spectateurs a assisté â la représentation.D’ici quelques jours, le sanatorium de Ste-Agathe pour tuberculeux, sera ouvert.Les malades de toutes croyances et de toutes nationalité y^ seront reçus.Le gouvernement provincial a confié â la Laurentian Sanatorium Association le soin de diriger l'hôpital qui a une capacité de 210 lits.IL Y A 5 ANS On lisait dans l'Avenir du Nord du 22 août 1930: Le Dr.Bruno Rochon, Mme Rochon, Mlle J.Dagenais, de Washington, D.C., Rosaire Rochon, ont visité Old Orchard Beach, Boston et Albany, la semaine dernière.M.C.E.Laflamine, manufacturier et marchand de fer, est à construire un nouveau hangar à ciment au coût de §3000.BON A SAVOIR Gros comme un poids de soude et une cuillère à thé de sucre blanc tendent les conserves de tomates moins acides et plus délicieuses.CETTE RÉELLE SAVEUR DE HOLLANDE En pente au Canada depuis plus de 100 ans GIN
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