L'Avenir du Nord, 17 janvier 1936, vendredi 17 janvier 1936
CHENIER QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 3 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE 1897-1936 1897-1936 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS "LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FUE DU SAINT-JEROME, P.Que.Directeur et ProprUtalra Abonnement : $2.00 par année Honorable JULES-EDOUARD PREVOST JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO SAINT-LAURENT" «Benjamin Suite) Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.IABPJE Saint-Jéréme LABEUR LE VENDREDI, 17 JANVIER 1936 Le recrutement et le salaire des institutrices Le 16 mai 1934.un sous-comité du comité catholique ciu Conseil de l'instruction publique a été formé pour étudier les moyens à prendre en vue d'améliorer la situation des institutrices.Le 25 septembre 1935.ce sous-comité a aussi été chargé de faire rapport sur l'opportunité de maintenir, de modifier ou d’abolir le Bureau central des examinateurs catholiques.• Ce sous-comité est composé de Mgr Courchesnc.de Mgr Limoges, de MM.Victor Doré, J.-P.Labarrc.Napoléon Brisebois ; le 25 septembre 1935, le comité catholique leur a adjoint : Mgr Gauthier.Mgr Ross.M.Edouard Montpetit.l’honorable Jules-Edouard Prévost.MM.Hector Perrier.Néréc Tremblay et J.-N.Miller.Depuis qu'il existe ce sous-comité a tenu plusieurs séances sous la présidence de l'honorable Cyrille Delâge.surintendant de l'instruction publique.C’est sur sa recommandation que l’on a modifié la répartition des $600.000 de primes accordées chaque année par le gouvernement aux commissions scolaires d’après une échelle de salaires payés à leurs institutrices.A sa réunion du 14 décembre 1935.ce sous-comité a reconnu l'utilité du Bureau central des examinateurs, mais a demandé qu’ii subisse des modifications dont la première serait de ne l’autoriser à décerner que des brevets complémentaires.A sa séance tenue le 10 janvier 1936.assistaient, sur invitation, la révérende mère Sainte Anne-Marie, directrice de l’Institut Pédagogique ; la révérende mère Sainte Catherine de Suède, directrice générale des études de la commu nauté des Soeurs des SS.NN.de Jésus et de Marie : MM.G.-J.Magnan.B.-O.Filtcau.M.l’abbé Joseph Fcrland.Mme Pierre Casgrain.présidente de la Ligue des droits de la femme.Mgr Deschamps représentait Mgr Gauthier.Le sous-comité a adopté le principe d’un salaire minimum pour les institutrices.Cette question sera de nouveau étudiée à une prochaine réunion.Le 10 janvier, le sous-comité a pris connaissance du rapport du 9c congrès des principaux des Ecoles normales tenu à Québec le 8 janvier 1 936.Ce rapport très élaboré est d’une haute importance.Son excellence Mgr Ross, évêque de Gaspé.a exprimé les vues des principaux des Ecoles normales sur la formation professionnelle du personnel enseignant.Le sous-comité a semblé très sympathique à la proposition des principaux des Ecoles normales demandant que les certificats du Bureau central des examinateurs ne soient valables que pour un an, les Ecoles normales ayant seules le droit de décerner des diplômes permanents.Ce rapport est pour le moment sous considération et sera discuté de nouveau.On voit que le sous-comité se préoccupe des deux-principaux aspects de la situation du personnel enseignant de l'école primaire : sa compétence et sa rémunération.Quoiqu’il soit difficile de séparer ces deux aspects de la question, arrêtons-nous, encore une fois, aujourd'hui, à considérer les salaires de famine que reçoivent les institutrices.* * * Nous voulons noter quelques chiffres qui.venant après tant d’autres si souvent cités, jettent une lumière plus abondante sur le sujet qui nous préoccupe.Nous n’écrivons pas ici pour nous féliciter des progrès de notre enseignement primaire ou pour nous vanter des qualités qui peuvent exister et qui existent dans l'organisation scolaire de la province de Québec.Non.nous croyons faire oeuvre plus utile en mettant le doigt sur les côtés défectueux de cette organisation afin qu’on y apporte un prompt remède.Nous nous adressons tout d'abord aux parents, aux commissions scolaires qui engagent et payent les institutrices.Nous ne craignons pas d’affirmer que, en général, les commissions scolaires ne font pas leur devoir.Quand donc comprendront-elles l’importance primordiale de la compétence des institutrices ?Quand donc donneront-elles la préférence aux institutrices qui ont un diplôme d’Ecole normale ?Quand donc les commissaires d’écoles seront-ils assez soucieux de leur devoir pour donner à leurs institutrices un traitement en rapport avec leur qualification et la grande tâche éducatrice qu'on leur impose:’ Sur 8687 institutrices laïques (statistiques de 1933-34) qui enseignent dans les écoles primaires, 150 n'ont aucun brevet de capacité : 6.606 n’ont jamais passé par une école normale ! Aucun autre pays de progrès ne recrute son personnel enseignant d’une aussi déplorable façon.Les commissions scolaires engagent leurs intitutriccs sans connaître ou reconnaître la valeur de leur diplôme, puis leur donnent un salaire de misère.L'année dernière, sur 8,800 institutrices rurales, plus de la moitié reçurent moins de $200.de traitement dont quinze cents à peu près reçurent moins de $150.C'est ici que le gouvernement devra intervenir pour mieux convaincre les commissions scolaires, sans détruire leur autonomie.Sur ce point capital du recrutement du personne! enseignant, les protestants donnent aux catholiques un exemple que ceux-ci devraient s'empresser de suivre.En effet, voici quelques chiffres que nous puisons dans les Statistiques de l'Enseignement pour l'année scolaire 1933-34.Sur les 2,513 instituteurs et institutrices protestants Une initiative pratique LE RETOUR A LA TERRE ET LES ACTIVITES COLONISATRICES DU GOUVERNEMENT U y a quelque temps, Mgr Georges Gauthier, archevêque de Montréal disait : “la terre demeure notre richesse essentielle et la condition de notre stabilité.De toutes les formes de notre fortune, c'est elle qui tient le mieux à travers toutes les crises économiques, comme elle est le réservoir le plus généreux de nos vraies forces”.Le gouvernement actuel du Québec a toujours été de cet avis.C'est pourquoi il a toujours favorisé et cherché à promouvoir les intérêts de l'expansion colonisatrice.Depuis 15 ans, surtout, les colons reçoivent plus d’attention que jamais de l'administration provinciale qui leur facilite la tâche en leur apportant une aide substantielle.En 1933, par exemple, elle attribue à la colonisation $2,045,170 de crédits, octroie une somme additionnelle de $696,000 pour le paiement des primes de défrichement, soit $321.000 de plus que l'année précédente, ouvre 196 milles en chemins d'hiver, paractiève 288 milles en chemins de roulage, répare 577 milles de mauvais chemins, construit des ponts et ponceaux d'une telle du "secours direct”, ils y ont trouvé le réconfort moral.Au cours de la dernière année.7,925 jeunes gens furent établis en vertu du plan spécial d’établissement des fils de cultivateurs.En outre, depuis 1930, 17,000 colons furent établis sur des terres.Nos colons contribuent déjà à accroître notre valeur économique, à élargir les cadres de nos marchés de consommation et a ouvrir des champs nouveaux pour nos professionnels Toutes les classes de la société bénéficient déjà de cette POLITIQUE LARGE ET SYSTEMATIQUE DE COLONISATION ET DE RETOUR A LA TERRE.Ceux MELI-MELO L'HONORABLE W.-E.FOSTER PRESIDENT DU SENAT L'honorable M.Wulter-E.Foster, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, a été nommé président du Sénat pour succéder à l’honorable sénateur P.-E.Blondln, président depuis les élections fédérales de 1930.Alors que le président de la Chambre est élu par les députés, le président du Sénat est désigné par le conseil des ministres.L’arrêté ministériel qui nomme M.Foster a été approuvé vers le milieu de la semaine dernière.La politique européenne L'INFORMATION INTERNATIONALE LA .MOUT CHRETIENNE DE PAUL BOURGET L’illustre romancier français Paul Bourget est décédé à Paris, à son domicile, rue Barbet-de-Jouy, dans la nuit de Noël.Durant sa maladie, le cardinal Verdier, qui habite que l'administration provinciale également rue Barbet-de-Jouy.où encourage sont, avant tout, des co- se trouve l'hôtel de l'Archevêché, Ions de bonne foi.déterminés et vint le voir à plusieurs reprises.courageux.Le gouvernement du Québec s’est inquiété, aussi du sort des jeunes, affectés par le chômage, qui possèdent une expérience assez étendue de la terre pour qu'ils puissent se tirer d’aftaire une fois en terre de colonisation.Ceux-là, il les intéresse, les attire et les encourage, et il réussit à cette tâche car ces jeu- longueur totale de 23,163 milles et nés gens secondent vaillamment le dépense pour le seul établissement ministère de la Colonisation dans la réalisation de ses projets et unissent leurs efforts aux efforts du gouvernement.Ces pères de famille ou simples particuliers, ces jeunes gens qui, ayant les qualifications voulues pour cultiver ki terre, ont pu se placer dans les régions nouvelles de colonisation ou sur des terres abandonnées, sont-ils heureux de leur sort et consentiraient-ils à revenir dans les villes où ils ont tant souffert, où ils ont été de longs mois durant aux crochets de l'Etat, attendant le travail qui retarde toujours ?Quand cette question leur est posée, ils répondent qu'en effet ils sont heureux malgré les privations et les sacrifices réels, surtout durant la période des débuts, et ils déclarent qu’ils veulent rester sur la terre qui ELLE, AU MOINS, LEUR PROCURE LEUR SUBSISTANCE ET LEUR PERMET DE VIVRE UNE VIE SAINTE ET DIGNE.La terre, si abondante, si fertile, si belle chez nous, nous apporte la solution aux problèmes qui constituent la cessation de l’activité économique et le chômage qu’elle entraine.L’administration provinciale l’a compris et elle a, par l’adoption du plan de retour à la terre, donné un nouvel essor à la coloni- ! sation dans le Québec.de chômeurs sur des terres nouvelles $449,411 dont $275,288 pour l’assistance aux familles, et tout cela en une seule année.En 1934, l'administration provinciale estimant, comme il le faut la valeur sociale et économique ou retour à la terre, désireuse de réintégrer le laboureur dans le patrimoine de ses pères et de faciliter l’accès de cette noble profession à ceux qui s’en sentent le courage, étend le champ de la colonisation et va de l'avant avec une entreprise d’une immense envergure pour le succès de laquelle elle dépensera $10.000,000.Cette entreprise est destinée à apporter la meilleure solution aux problèmes de l'heure, en particulier à celui du chômage.Elle aide déjà à rétablir l'équilibre entre les populations rurales et urbaines, à pousser les anciens cultivateurs et fils de cultivateurs vers la colonisation.Chaque centre nouveau qui se fonde devient un marché de plus à l'avantage commun de l’agriculture, du commerce et de l’industrie.Durant les cinq derniers mois, grâce au plan adopté l’an dernier, 4.500 pères de famille qui végétaient dans les villes, sont retournés à la terre.En s’émancipant de la tu- qui donnent l'enseignement primaire dans la province de Québec, 1,661 possèdent un brevet d'école normale, soit près de 67%.Sur les 9,831 instituteurs et institutrices laïques catholiques, 2,585 ont un brevet d’école normale, ce qui ne représente pas même 27% ! Et les traitements payés sont aussi à notre désavantage comme on le voit dans les comparaisons suivantes : Moyenne des salaires payés aux institutrices laïques, dans les campagnes : Catholiques Protestants Ecole élémentaire : $245.$497.Ecole complémentaire : Dans les villes : .irn "TT / / .$779.Ecole élémentaire : $616.$1280.Ecole complémentaire : $847.$1417.Nous estimons que devant un tel état de choses, qui dure depuis trop longtemps, il faut trouver un moyen de relever le traitement des institutrices en même temps que le niveau de leur compétence.Il ne s’agit pas de porter une main sacrilège sur l’autonomie de nos commissions scolaires, mais de trouver un langage plus éloquent, des mesures plus effectives pour les induire à faire tout leur devoir.Avant tout, il faut nous assurer un corps enseignant plus compétent et mieux rémunéré.Devant ce but.que nous cherchons vainement à atteindre depuis si longtemps, tous les sujets de divisions disparaissent et tous les esprits s'unissent dans un commun effort.Dans cinq ans, il ne devra plus y avoir dans nos écoles une seule institutrice sans un diplôme d'école normale.D'ici là.un plan devrait être établi qui assurerait un traitement MINIMUM de $800.pour un instituteur et de $300.pour une institutrice, avec une échelle d’augmentations assurées par le gouvernement qui n'aurait qu’à parfaire ce qu'il a commencé.Nous ne faisons qu’esquisser ici les grandes lignes d'un programme qui n’est pas nouveau mais dont la réalisation serait nouvelle et nous ferait avancer d'un grand pas dans la bonne route.JULES-EDOUARD PREVOST.C’est lui qui présida ses obsèques, qui eurent lieu le 27 décembre, en l'église Saint-François-Xavier, sa paroisse.Paul Bourget fut assisté à ses derniers moments par un religieux de la Compagnie de Jésus, son confesseur, le R.P.Lebreton, bien connu dans le monde savant, comme l'un des meilleurs historiens des origines chrétiennes.Il avait été aussi fort lié avec un autre religieux de la même Compagnie, le R.P.Léonce de Grandmaison, qui a rendu bon témoignage de la sincérité et de la fermeté de sa foi.Selon sa volonté formelle d’ailleurs, ses obsèques furent purement religieuses.Il avait refusé, en effet, par avance, les fleurs et les couronnes.II avait aussi interdit les discours.Il n’a pu empêcher cependant qu'à l'Académie française, le 26 décembre.M.François Mauriac, en lui rendant hommage, rappelât de quelle manière il avait encouragé ses propres débuts dans les lettres.Paul Bourget avait été d’abord un disciple de Taine et de Renan.Mais au fur et à mesure qu’il s’appliquait à mieux observer l’âme humaine, il avait mieux découvert la nécessité d’un ordre social fondé sur le respect de la loi morale.C'est ainsi qu'il fut amené à professer et à pratiquer le catholicisme.Celui de ses romans qui exerça peut-être le plus d’influence, Le Disciple, établissait la responsabilité morale de l’écrivain, du philosophe et du penseur, et, par là, marqua l’un des points de départ de ce renouveau catholique dans les lettres françaises dont le mouvement littéraire actuel est l’épanouissement.• • • PROCHAINES SEANCES DE LA COMMISSION DE L’EJÆCTRICITE La Commission de l'électricité de Québec convoque les soixante-cinq personnes et compagnies distinctes qui distribuent l’énergie électrique dans la province de Québec, à une réunion qui a eu lieu cette semaine, à Québec, le jeudi 16 janvier, pour les compagnies de ce district, et à Montréal, aujourd'hui, pour celles de la région de Montréal.La Commission fera alors connaître l'attitude qu’elle se propose d’adopter vis à vis des distributeurs d’électricité et elle indiquera certaines règles générales pour ce qui est de ses relations avec leurs représentants.Il est probable que d’autres questions importantes, ayant trait à la production et à la vente de l’électricité dans les villes et les districts ruraux, seront aussi discutées par la Commission.Celle-ci désire, dès maintenant, établir sa politique d'action de manière non équivoque sur certains points d'intérêt immédiat.• • • “LA FEUILLE D’ERABLE” Ce confrère de Tecumseh (Ontario) entre dans sa cinquième année.Nous offrons nos félicitations et nos meilleurs souhaits à cette vaillante feuille qui fait le bon combat et vigoureusement — en faveur des intérêts et des droits canadlens-français dans l’Ontario.• • • LA MORT DE M.LEA L’honorable Walter Lea, premier ministre de l'Ile du Prince-Edouard, est mort après une longue maladie.Le parti libéral de l’Ile du Prince Edouard perd, en sa personne, un chef valeureux, combatif, résolu à Par GEORGES LANGLOIS Ce n'est pas sans un certain sentiment de tristesse qu’un Journaliste se trouve amené à constater que les lecteurs des journaux sont bien mal renseignés non seulement sur la politique Internationale mats môme sur les évéements de la vie internationale.C’est cependant un fait que je ne suis pas le premier à découvrir mais qu'à mon tour 11 me faut déplorer une fols de plus.L'information régionale ou locale a des chances d'être mieux assurée, surtout dans le domaine des faits-divers et celui de l’Information générale.Lorsqu'il s'agit de politique, même locale, l'information commence déjà à devenir plus ou moins filtrée et tendancieuse.Cela les lecteurs quelque peu renseignés ne l'ignorent pas : Ils savent fort bien qu’un journal de parti cherchera toujours à “colorer" les renseignements politiques qu'il publie.Mais les lecteurs les plus avertis inclinent probablement à penser que la "couleur” ou le caractère du journal importe assez peu lorsqu'il est question de la Chine ou de l'Ethiopie et que sur les questions de vie et de politique internationales les informations qu’il publiera seront certaines, complètes et objectives.Qu’on sc détrompe.Les Journaux ne peuvent assurer eux-mêmes leur information internationale ; seuls les plus Importants ont le moyen d’avoir des correspondants particuliers dans quelques capitales.Pour le reste tous les journaux doivent retenir les services des grandes agences d’informations dont la plupart ne sauraient sans les subventions d’Etats ou de puissances financières plus ou moins occultes faire face aux dépenses énormes qu'il faut engager pour assurer quotidiennement une information télégraphique et mondiale.Le résultat c’est que l’Information internationale reflète d'une façon le plus souvent insidieuse les intérêts politiques des Etats ou des consortiums financiers qui soutiennent l’agence de laquelle on reçoit les dépêches.Ce fait, que les journaux dits d'informations se refusent naturellement à admettre et que les agences de presse nient avec la dernière énergie, il vient de m’être donné de le constater d’une façon évidente.Je dépouillais ces jours-ci un volumineux colis de journaux canadiens, tous datés des derniers jours de novembre et du mois de décembre.Les élections provinciales avaient cessé d’occuper les têtes de pages et les gros titres se rapportaient aux événements d'Europe, d’Afrique ou d’Asie.On y lisait des choses si invraisemblables qu’après avoir lu, quelques semaines auparavant, les journaux européens de la même date, on croyait rêver.Il y était question, par exemple, de sanglantes batailles entre Italiens et Abyssins, de revers de l’Italie, de combats au cours desquels les troupes de Mussolini auraient laissé de nombreux morts sur le terrain, de VICTOIRES ETHIOPIENNES DANS LE NORD" (titre de cinq colonnes), etc., etc.Or d’après les informations qu'on peut lire en Europe, principalement dans les journaux qui ont envoyé des correspondants de guerre sur le front éthiopien, tout cela est, sinon inventé de toutes pièces, du moins fortement exagéré.Jusqu’à la date indiquée par les dépêches que j’ai lues dans les journaux canadiens les Italiens n’avaient encore essuyé aucun revers important ; ils avaient avancé avec facilité et leurs pertes avaient été insignifiantes.Ils ont rencontré de plus grandes difficultés depuis, mais rien qui pût mériter des titres aussi flamboyants dans des journaux aussi lointains que ceux de Montréal.chercher la solution la plus désirable aux divers problèmes qui se posent actuellement avec autant d'acuité dans les provinces maritimes que dans les provinces du centre et de l’ouest du pays.L’honorable Thane-A.Campbell, C.R., procureur-général de l’Ile du Prince-Edouard, est le nouveau premier ministre de cette province.(Suite du Mell-Melo à la dernière page) Mais J’ai vu mieux.Un quotidien de Montréal n publié une nouvelle coiffée du titre suivant qui couvrait la largeur de la première page : "ULTIMATUM DE LA FRANCE A MUSSOLINI".Et le sous-titre disait : "Laval avertit directement lTtalle que toute attaque non provoquée contre la flotte anglaise en Méditerranée serait une attaque contre la France".Or cela, qui paraissait le 30 novembre, était si peu fondé sur la réalité qu'à la fin de décembre l'Angleterre demandait à la France et aux autres pays méditerranéens quelle serait leur attitude en cas d'attaque Italienne contre la flotte anglaise et voulaient savoir si les navires britanniques seraient autorisés à chercher refuge dans les ports français, espagnols, grecs et turcs.Jamais à l'époque où cette dépêche circulait au Canada les Journaux français, de quelque nuance qu’ils fussent, n’ont publié rien qui pût seulement faire songer à une pression de ce genre de la France sur l’Italie ni à une décision du gouvernement français dans ce sens.Une décision de cette importance n’aurait pü être prise par M.Laval seul sans le consentement non seulement du cabinet mais du Parlement et l'on n’aurait pu en garder la nouvelle secrète pour le public français en la révélant au public canadien.Une chose certaine, c’est que les Journaux canadiens n’ont pas inventé ces nouvelles de toutes pièces.Ils les ont publiées sur la fol de dépêches télégraphiques reçues d'agences de presse auxquelles ils sont abonnés.Ces agences recueillent leurs informations à diverses sources dont les principales sont : les grands journaux d’un peu toutes les capitales : des services d’information qu’elles administrent elles-mêmes ; des communiqués des ambassades, ministères d’affaires étrangères, bureaux de presse des gouvernements, services de propagandes des différents pays.Cette dernière source d’information est particulièrement sujette à caution: c’est pourtant à cette source que s'alimentent le plus volontiers la plupart des agences de nouvelles.De là la déformation que subissent souvent les nouvelles les plus importantes.Dans le cas des informations fausses ou erronnées dont il a été question plus haut on retrouvera facilement la marque de la Société des Nations et de sa propagande, la plupart des agences de nouvelles ayant beaucoup de déférence pour l’institution de Genève ; on y retrouvera aussi l’empreinte des idées démocratiques qui ont cours à Genève.Sous l'influence de ces idées et de cette institution on en est venu à indentifier la cause du Négus avec celle de la S.D.N.et à considérer le conflit comme celui de la démocratie contre le fascisme.De là, d’une part, l’exagération des revers et des difficultés de lTtalie et, d’autre part, l’importance hors de toute mesure accordée aux moindres avantages de l’Ethiopie.Car on a intérêt à présenter la cause du Duce sous le plus mauvais Jour et celle du Négus sous l'aspect le plus favorables pour mettre le monde sous l’impression qu’il suffirait de collaborer davantage avec la S.D.N.dans l'application des sanctions pour rétablir la paix.Ajoutons que dans ce conflit particulier les intérêts de l’Angleterre coïncidant avec ceux de la Société des Nations, les dépêches à destination du Canada ne peuvent que subir un nouveau filtrage et de nouvelles déformations dans le même sens en passant par Londres.De tout cela on pourrait conclure que les sanctions sont plus difficiles à appliquer qu’on peut le croire au Canada et que leur application, au lieu de rétablir la paix, risque d’étendre à l’Europe entière un conflit qui, sans Genève et Londres, ne serait qu’une petite guerre entre un pays civilisé et une peuplade barbare.Contentons-nous de conclure que sur cette question comme sur la plupart des questions internationales le public canadien est bien mal informé.Georges LANGLOIS.(Reproduction Interdite par l’Agence littéraire franco-canadienne) Page deux L’AVENIR DU NORD BILLET DE MONTREAL 1936, année de prospérité.— La politique à l'hôtel-de-ville.— Le salon des anciens des Beaux-Arts.Par LOUIS PELLAND Depuis six ans que dure la crise, voilà six fols qu’au début d’une nouvelle année, on nous annonce le retour à la prospérité.Ces abus d’optimisme ont rendu quelque peu sceptique et ce n’est pns sans réserves que nous acceptons l’annonce du retour à l’Age d’or pour 1936.Pourtant, 11 parait que cette fols c’est sérieux.Ce mal qui régne depuis plusieurs années, on en a Ignoré les causes profondes, on ne s’est appliqué que maladroitement à le guérir, et voilà que tout à coup ce mal guérit de lui-même.C’est assez curieux, mais 11 paraît que c’est ainsi.A Montréal, les atlaires marchent rondement, annoncent ceux qui y volent de près.I.c graphique établi par une maison de finance décrit une hausse appréciable et les directeurs de deux Importantes entreprises commerciales de la ville se montrent extrêmement satisfaits.L’un d’eux déclare au représentant d’un quotidien: "L augmentation du commerce des fêtes sur les trois années précédentes a été extrêmement satisfaisante.Non seulement apparaissent les signes les plus évidents d’une reprise économique mais, de plus, on se rend compte que le public désire une meilleure marchandise.Dnns plusieurs de nos départements ce sont les marchandises de haute qualité qui furent les premières enlevées.La confiance renait et, à observer le mouvement de retour à la-prospérité qui s’indique partout, on peut et l’on doit croire que 1936 va contribuer à affermir ce mouvement et à le rendre plus tangible, plus marqué.Fait Important, le public est persuadé que le ’’bon temps" est revenu.Le Canada est précisément bien placé pour bénéficier de l’amélioration générale des affaires dans le monde et je crois qu’au cours de 1936, mois par mois, on verra la prospérité s’afllrrner.” Selon les lois du relativisme économique.la reprise des affaires à Montréal est en raison directe d’un raffermissement financier non seulement de tout le Canada, mais du monde entier.En fait, tous les pays, — entendons ceux dont la politique extérieure n’absorbe pas toutes les énergies et qui ont le temps de s’occuper de leur budget — ont à peu près réussi le rajustement de leur système économique et entrent en toute confiance dans la nouvelle année.Quelque soit le principe sur lequel on s’appuie, on aurait mauvaise grâce, au milieu d’une telle allégresse, à jouer au prophète de malheur.A L’HOTEL DE VILLE Déjà, vers le 15 décembre, au cours d’une séance agitée, une série d’escarmouches avait mis aux prises le maire de Montréal et son comité exécutif.Le conflit prit naissance alors qu’on discutait de l’adjudication d’un contrat pour câbles de boites d’alarme : tandis que l’exécutif s’acharnait à vouloir passer la commande à une compagnie étrangère, M.Houde en tenait pour une compagnie de Montréal “parce que cette compagnie est de Montréal et qu’elle fournirait plus de travail à nos chômeurs que l’autre, dans la fabrication des câbles conducteurs de l’électricité.” Sauf erreur, c’est à cette même séance que M.Houde vit quelques échevins critiquer le nouveau sys- ! tème de comptabilité de la ville,1 quoique, chiffres en mains, M.Big-gar eut démontré les bienfaits du nouveau système dont la précision avait remis en confiance les créanciers de la ville.C’est à ce moment que, devant l’opposition systématique qu’on lui faisait, M.Houde menaça de cesser toute activité et de s’en tenir à un rôle purement représentatif pendant que les oppo-sitionnistes mettraient à l’essai leur propre système.Dès ce moment, on s’aperçut que les attaques dont M.Houde se voyait l’objet, prenaient leur source dans d’assez sales combines politiques.Depuis ce temps, la querelle n’a cessé de s'amplifier et c’est aujourd’hui la guerre ouverte entre Je maire et trois membres du comité exécutif, qui s’accusent de part et d’autre de vouloir “Introduire à l’Hôtel de Ville le fléau de la politique”.Au cours de la mémorable séance du 31 décembre, chacun prit ouvertement ses positions de combat et il apparut avec évidence que les adversaires de M.Houde étaient avant tout des adversaires de M.Taschereau.Plus encore que leurs affinités politiques connues, la nature de leurs accusations le démontre nettement : ils reprochent en effet à M.Houde de n’avoir pas exigé du gouvernement provincial le versement de 50% des secours directs, comme M.Taschereau l’avait promis à condition que le gouvernement fédéral pale le reste.Le reproche est pour le moins Injustifié car il eut été sot d’exiger du gouvernement provincial qu’il tint une promesse faite sous condition, alors que cette condition — l’aide du fédéral — n’a pas été remplie.Parce que M.Houde a agi — ainsi — et il ne pouvait agir autrement ; parce que, chaque fois que l’occasion s'en est présentée, il a tenté de dissuader lc.s échevins de sc porter candidats aux élections fédérales et provinciales, à seule fin d’éviter ica déplorables conflits qui peuvent naître de la dualité de fonctions chez le même individu; parce qu'il a reproché à l’exécutif d’avoir remercié un fonctionnaire qui s'é-talt occupé de politique pour le compte d’un candidat libéral, alors qu’on n’a nullement inquiété ceux qui avaient lutté de l'autre côté de la barricade, pour toutes ces raisons dont aucune n'est valable, on fait au maire de Montréal une guerre acharnée.Le Jeu de ces politiciens camouflés est assez clair: on veut du même coup frapper M Taschereau et M.Houde dont la politique est celle du simple bon sens, qui s'en tient à la plus stricte orthodoxie financière et qui a le légitime désir de collaborer avec le gouvernement provincial dans l'intérêt de tous.LE SALON DES ANCIENS Indéniablement le public s’intéresse de plus en plus aux choses de l'art et si l’éducation artistique n’a pas encore pénétré la masse, le cercle des gens cutllvés ou qui tendent à le devenir ne cesse de s'élargir.L’intérêt suscité par le Salon des Anciens des Beaux Arts est la plus récente manifestation qui a permis à ce mouvement de s’alllr-mer.De nombreux visiteurs ont parcouru les salles de l'exposition, plusieurs toiles ont été vendues.Ce, dernier point est surtout significa- ' tif et prouve que le goût des choses de l’art n’est pas que vaine parade.| Cet accueil sympathique que l'on I réservait au Salon était d’ailleurs! amplement mérité.Personne ne sera surpris d'apprendre qu'aucun chef-d'oeuvre n’y brillât ; on s’en console si l'on veut bien se rappeler que les beaux arts n'en sont dans notre province qu'à leurs tout premiers pas et que.nos artistes travaillent dans une ambiance très défavorable où l’apathie n'est pas encore définitivement vaincue.Dans ccs circonstances, il est merveilleux de constater combien dans son ensemble ce Salon est de belle tenue.Il y a même, parmi les quelques centaines de toiles exposées quelques oeuvres d’une facture tout à fait remarquable qui témoigne d’un sens artistique averti et d’un sûr métier.Je ne m’attarderai pas ici à énumérer les qualités des travaux exposés.Je veux me borner à noter un trait caractéristique de ce Salon, celui que je crois le plus important: nombres de toiles reflètent un très bel effort vers l'affranchissement et apparaissent comme le résultat d’un beau travail de recherche.Dédaignant les inutiles copies et les formules de tout repos, plusieurs jeunes veulent "créer" et cherchent à s’exprimer de façon entièrement personnelle.Cette recherche d'une formule originale mène parfois à certaines extravagances qu'il faut se garder de blâmer car elles ne sont que les coups d’essai d'artistes qui à force d’expériences finiront par atteindre à la formule qui s’adaptera étroitement à leur tempérament et qui leur permettra de produire le chef-d’oeuvre qu'il n’est peut-être pas vain d’attendre.Parmi ceux dont l'oeuvre est marquée de cette originalité qui est le signe sensible d’un véritable tempérament artistique, se distinguent MM.Laurent Morin, Jean-Charles Faucher et René Chicoine.Il n'est en rien paradoxal d'affirmer que M.Morin est original en reprenant la manière consacrée d'illustres devanciers.C'est que ceux-ci ne portent pas précisément des noms officiels et qu'il y a un certain mérite à se ranger à la suite des imprésionnistes qui eurent tant à lutter avant de triompher — s’il est vrai qu'ils triomphent vraiment aujourd'hui.Sur la toile qu’expose M.Morin se découpe un pur profil de femme sur un paysage discret et bien équilibré.L’attitude de la femme est toute simple, ses yeux à demi-fermés reflètent le rêve.Cette femme a je ne sais quoi d’immatériel qui la rapproche de certains personnages du délicat Puvis de Chavannes et l’éloigne des très sensuelles créatures de Manet auquel M.Morin ressemble parfois.La manière de M.J.-C Faucher est plus déconcertante.Ami du beau, M.Faucher peint de très vilaines choses, des hangars, des poteaux téléphoniques.Pas plus que : la source de son inspiration, nous ne comprenons sa manière qui consiste à surcharger les objets de gros traits maladroits.Cherchez et vous 1 trouverez : si à force de chercher j M.Faucher finit par trouver, sa trouvaille ne sera pas banale.Mais avant de lui Jeter la pierre — comme on l’a fait — attendons pour voir où ses recherches l’amèneront.M.René Chichoine, réaliste narquois, se rapproche parfois de son camarade Faucher, mais se tient dans les limites de l’admissible.Deux portraits, l’un d’une jeune-femme et l’autre de “Madame Rose” retiennent l’attention par la vérité qui s’en dégage et qui s’unit à une sobre fantaisie.Sur d’autres toiles M.Chicoine laisse courir librement son goût de réalisme et atteint parfois à une savoureuse caricature — des gens et des choses.I D’autres oeuvres saines, d’une j facture moins audacieuse, mérite- [ raient qu’on s’y arrête, entre autres cet expressif portrait de campagnarde de J.-P.Lemieux, et une fine têt : de gamin par Simone Dé-néchaud.mais Je ne veux que signaler cette tendance de quelques Jeunes à s’exprimer hors des cadres tracés par la routine, tendance qu'il faut encourager, je crois, en dépit des erreurs qu’elle peut engendrer.Louis PELLAND.L'HONORABLE JL 010 ET LUS- mm ou peuple Nous ".sons dans le Canada : "Les peuples oublient vite.Le souvenir des bienfaits reçus a dans l’esprit des petites gens une durée d’autant plus éphémère que la nature de ces bienfaits est plus élevée dans l’ordre de l’esprit.Le mendiant montre plus de reconnaissance à l’entroit du gros monsieur qui lui donne de temps à autre une pièce de dix sous (pie le Jeune homme qui doit une large part de son savoir au dévouement ou à l’attention d’un mécène."Nous voudrions pourtant que le peuple de la province de Québec fit exception à la loi générale et que, dans les circonstances présentes, il trouvât moyen d’exprimer un sentiment très sincère de gratitude à l’égard de l’honorable Athanase David.“Un fait s’impose que nul ne peut nier de bonne foi : tous les Québécois qui ne sont pas des illettrés doivent à Athanase David une large part de leur savoir."Qu’on nous permette de rappeler à ce propos un souvenir personnel.En 1920 nous étions un groupe d’aspirants au baccalauréat qui nous intéressions aux choses de la politique.Le parent de l'un de nous avait eu l'occasion de rencontrer le jeune ministre David chez des amis.Notre camarade nous rapportait les témoignages d'admiration de son parent: celui-ci avait en effet j écouté avec enthouslame l'exposition des projets d’Athanase David ! pour promouvoir une plus haute ! instruction dans les écoles et les j collèges, pour empêcher que l'enseignement primaire, secondaire et supérieur ne s’encroûte dans la j routine et la médiocrité à cause du manque de subventions, pour faire en sorte que le dévouement des instituteurs et professeurs (dévouement que M.David a toujours été le premier à reconnaître • ne soit pas dans une aussi large mesure perdu.Entre nous Athanase David était "le” grand homme du gouvernement provincial.“Or nous nous sommes retrouvés dernièrement, les mêmes camarades, et celui qui est parmi nous le mieux versé dans les questions de politique nous a fait remarquer que le ministre David, admirablement secondé par les hommes clairvoyants qui composent le gouvernement de M.Taschereau, a depuis 1920 mis tous ses projets à exécution.“Au cours de ces quinze années, le gouvernement Taschereau, guidé en cela par Athanase David, a déboursé $36.224.656 pour le progrès de l’instruction publique.Le nombre des maisons d’enseignement, — écoles primaires, collèges, écoles spéciales, universités, — qui n'était que de 7706 en 1920, s’est élevé jusqu’à 8602 en 1932.L'ensemble des élèves et étudiants qui fréquentaient ces écoles de toutes catégories comprenait en 1932 le total de 672,861 contre seulement 533.381 en 1920.Le personnel enseignant est maintenant au nombre de 26,921 personnes contre 19,118 en 1920.“Le gouvernement provincial n’a jamais hésité surtout depuis 1920 à aider les municipalités qui avaient quelque difficultés à entretenir leurs écoles.Tl volt partout au maintien des écoles primaires ; il subventionne les écoles supérieures et les écoles techniques.Les octrois du gouvernement provincial pour fins d'éducation se sont élevés annuellement de $2.334.109 en 1920 à $5,916,737 en 1932."Notons particulièrement que les maisons d’enseignement secondaires ont reçu en une seule année la somme de $260.000 du gouvernement de M.Taschereau, cependant que celui-ci accordait à nos écoles normales divers subsides au montant de $313,000.Et n’oublions pas de mentionner les millions de dollars que M.Taschereau et ses ministres ont octroyé aux universités du Québec et d’abord à l’Université de Montréal.“A l’honorable Athanase David nous devons la création et l’entretien de plusieurs écoles techniques, des Ecoles des Beaux-Arts et encore de l'Ecole du Meuble.Nous devons à ces initiatives de M.David un affinement que nous aurions attendu fort longtemps sans elles, affinement qui prend tout son sens lorsqu'on ajoute qu’un grand nombre de jeunes gens de toutes les classes de notre société sont allés acquérir en Europe (grâce encore à M.David» une culture qu’ils font maintenant rayonner autour d'eux.” Invité par le représentant de la l’rc .m* à faire des commentaires au sujet d'une déclaration de M.Maurice Duplessis, chef de l'opposition conservatrice, à savoir que le gouvernement Taschereau ne convoque pas les Chambres par poltronnerie, le premier ministre de la province, l’honorable Alexandre Taschereau, a fait les remarques suivantes : “M Maurice Duplessis siège en face de nous depuis plusieurs sessions.Il est chef de l'opposition conservatrice depuis quelques années.Il est peut-être un des chefs de l'opposition les plus faibles que nous ayons eus.La population l’a vu à l’oeuvre et elle sait ce dont II est capable.Je laisse au public, le soin de juger si c’est par peur de M.Maurice Duplessis que nous ne convoquons pas les Chambres”."J'ai dit la semaine dernière, et Je le répète, qu'il y avait lieu de retarder la session, à cause des délibérations des comités de la conférence interprovinciale qui commencent à siéger cette semaine à Ottawa, et aussi à cause des questions en jeu devant la Cour suprême du Canada qui devra juger de la constitutionnalité de certaines lois sociales passées lors de la dernière session par l'hon.M Bennett.L'hon.M.Stock-well, trésorier de la province, est actuellement à Ottawa pour participer aux délibérations du comité des finances ; les hon.MM.Perrault et Godbout s'y rendront bientôt ; moi-même, je serai appelé, la semaine prochaine probablement, à passer plusieurs jours dans la capitale au comité chargé d’étudier la façon d'amender le pacte fédératif "M.Duplessis croit-il vraiment que ce serait le temps, alors que les ministres sont pris ailleurs, de convoquer les Chambres ?Une session coûte cher ; allons-nous convoquer les Chambres et demander aux députés de sc croiser les bras, en attendant que les Juges de la Cour suprême aient rendu leur jugement ?Coutume qui n’est pas obligatoire "D'ailleurs, si M.Duplessis veut bien consulter l’annuaire statistique de la province, il y verra que les sessions ne doivent pas nécessairement commencer le 7 janvier.C’est nous qui avions établi cette coutume, mais il n’est pas obligatoire de s'y conformer.La session peut être convoqués à n'importe quelle période de l’année.Par exemple, en 1878, la, session s’ouvrit le 4 juin; en 1879, le 19 juin; en 1880, le 28 mai, en 1881, le 28 avril; en 1882, le 8 mars; en 1888, le 15 mai; en 1904, le 22 mars; en 1905, le 2 mars; en 1908, le 3 mars, etc.“Il n’y a donc pas lieu de convoquer les Chambres à date fixe, et surtout il n’y a pas lieu, cette année-ci, quoi qu'en pense et qu'en dise le chef de l’opposition, de convoquer les députés en session tant que les problèmes soumis à la conférence interprovinciale et les questions soumises à la Cour suprême n’auront pas été résolues de manière à permettre à la Législature de légiférer sur les problèmes les plus importants du jour, après que le plus haut tribunal du pays nous aura dit que cette législation sociale est ou n’est pas de notre ressort.“Que M.Duplessis ne fasse donc pas tant de vantardises”, termine M.Taschereau."Il est assis depuis longtemps à la gauche du président de la Chambre et il y restera".LA REFORME DE LA CONSTITUTION L’honorable Alexandre Taschereau se rendra à Ottawa le 28 janvier pour assister aux séances du comité chargé d'étudier la question de l'amendement de la Constitution.Aux journalistes qui l’interrogeaient à ce propos, le premier ministre a déclaré qu'il ne serait pas question des amendements mêmes.mais de la procédure à suivre pour obtenir de Londres le privilège de modifier la Constitution, et des moyens à prendre pour effectuer les réformes qui s'imposent.Quant aux amendements, ils seront au préalable soumis à l'approbation des provinces, qui se prononceront par la voix de leurs députés.Il n’est pas sûr que ces projets de réformes soient prêts assez tôt pour être soumis à toutes les Chambres provinciales cette année, car “c’est une affaire d’assez longue haleine”, a dit le premier ministre.— El puis, a-t-il ajouté en souriant.après une pause, nous sommes là pour cinq ans .A propos de la réforme de la Constitution, M.Taschereau n'entretient aucune crainte a l’égard des droits des minorités.Malgré ce que l'on a pu dire dimanche à Saint-Hyacinthe, la réforme de la Constitution par le pouvoir central, de concert avec les gouvernements des provinces, ne lui fait pa.ç peur.Il pens® que les provinces pourraient faire valoir leurs droits à Ottawa mieux qu'à Londres.L’expérience enseigne, a-t-il dit, qu’elles comptent pour peu de chose à Londres et qu’elles éprouvnt de la difficulté à y faire reconnaître leurs droits, surtout en ce qui concerne les minorités.Saint-Jérôme, le 17 janvier 1936 Combattre le chômage en construisant des routes Tel est le projet endossé par l'honorable T.-D.Bouchard devant l'association hôtelière.— Trois ministres présents.— M.E.-H.Frappier, réélu pésident."Or.a beaucoup critiqué les routes de la province de Québec depuis quelque temps mais je crois que c’est à tort.Je ne demanderais pas mieux que faire contracter un emprunt de $50.000,000 pour construire des routes plus modernes, mais je crois que l'hon.M.Stockwell, le trésorier de la province, ne verrait pas cela d'un bon oeil, lui qui est responsable de son bon crédit.Et Je suis d'opinion qu'il a raison car il serait téméraire d’entreprendre un programme de construction trop ambitieux puisque, de toute façon, les citoyens seront appelés A en payer le coût, tôt ou tard.” C'est par ces paroles que l’hon.M.Perrault, ministre de la voirie, des mines et de la colonisation, a résumé sa pensée en parlant, vendredi dernier, au premier banquet annuel de l'Association hôtelière de la province de Québec, Incorporée, à l'hôtel Windsor.Trois ministres assistaient à ce banquet : l'hon M.Perrault, l'hon.M.Stockwell et l’hon.M.Bouchard.Félicitations au president Tous les orateurs ont été unanimes à féliciter M.E.-H.Frappier pour sa réélection à la présidence de l’Association et pour le beau succès obtenu au cours du congrès et de l'exposition annuels.Durant l'assemblée qui a eu lieu jeudi dernier, tous les officiers de l'Association ont été maintenus en fonction pour un autre terme d'une année.M.Perrault a rappelé toutes les dépenses faites par le gouverne- T[ I L’EPISCOI’AT AUTRICHIEN ET LE DEVOIR SOCIAL Comme ils l'ont déjà fait précédemment, les évêques d’Autriche viennent de publier une Lettre pastorale collective sur le devoir social.Ils y rappellent, d’abord, l'obligation qui s’impose aux employeurs de verser un juste salaire.Il ne leur est pas permis, sans blesser la justice, d’arguer de prétendues difficultés économiques ou d'abuser de leur pouvoir, pour réduire inconsidérément les salaires.Les évêques enregistrent ensuite avec satisfaction la création par le gouvernement d'une juridiction du travail destinée à connaître des conflits entre patrons et ouvriers, qui pratiquera entre eux l’arbitrage.Ils sc déclarent également heureux de l’effort que va entreprendre le gouvernement, pour diminuer le chômage en développant la colonisation intérieure.Ces mesures sont à leurs yeux pleinement conformes aux enseignements pontificaux, notamment à ceux de Léon XIII, qui.a maintes fols, exprimé le désir de voir se- développer la petite propriété terrienne, qui garantit le nécessaire au travailleur et à sa famille et le rend plus indépendant du marché du travail.La Lettre s'achève par l'exposé de la doctrine catholique sur la question des prix.La loi morale donne au producteur le droit de vendre ses produits à un prix qui le rémunère de son travail et de ses frais, mais elle exige aussi que le consommateur soit défendu contre les prix exagérés, condamnés par la conscience chrétienne comme l'une des formes de l'usure.Il n’y a pas, disent les évêques, en terminant, d’autre chemin pour sauver le peuple de la détresse, de la haine des classes et du chômage, que le chemin de la justice sociale préconisée par l’Eglise et indiqué, notamment par le Pape Léon XIII et par le Pape Pie XI.• * * EN ALLEMAGNE POURQUOI FUT ARRETE MGR BANASCH ! ment provincial pour la Voirie et il | a contredit point par point les critiques faites récemment.Il a promis que le gouvernement continuerait son travail d’élargissement et de modernisation des routes afin de se maintenir sur un pied d'égalité avec l’Ontario et les états de la Nouvelle-Angleterre.Il a terminé en faisant un appel à l'aide de tous les hommes d'affaires et particulièrement les hôteliers afin de pouvoir continuer l'oeuvre accomplie, sans entraves de toutes sortes.Les autres discours L’hon.R.-F.Stockwell a spirituellement rappelé qu'il connaissait bien les problèmes de l'hôtellerie et du tourisme quisqu’avant même de finir ses études il a travaillé durant deux vacances comme commis-voyageur et qu’il a fait le tour de la province en vendant des papiers-tentures.Depuis, il n’a jamais perdu contact avec les hôtels et il a pu se rendre compte des énormes progrès accomplis dans ce domaine.Il a promis à tous de s’efforcer à répartir l’argent du budget provincial avec autant de justice que cela était possible.L’hon.T.-D.Bouchard, ministre des affaires municipales du commerce et de l'industrie, a affirmé lui aussi qu’il connaissait les problèmes de l'hôtelier puisque de 1897 à 1902 il avait été simple “commis de bar”.Il s'est prononcé en faveur des travaux sur les routes plutôt que des secours directs et il a affirmé qu’il aurait peut-être été préférable de dépenser l'argent des secours à construire des routes qui resteraient comme une richesse pour la province.M.C.-C.Bonter, vice-président du Montreal Tourist & Convention Bureau a affirmé qu'aucun gouvernement au pays n'avait fait plus pour le tourisme que le gouvenement de la province de Québec.M.Emile Vaillancourt a aussi présenté ses meilleurs voeux à l’Association.vent au foyer une atmosphère nettement catholique et française.Hors de cela, il n'y a pas de salut pour la Jeune génération.Pour des parents consciencieux qui comprennent leur devoir et entendent s’y conformer, c'est une discipline de tous les Jours à observer et qui peut se résumer en quelques formules : la place d'honneur au français dans la famille; chansons françaises dans les veillées ; journaux et livres français ; calendriers français et gravures françaises aux murs.On entend dire parfois que contre la radio, qui diffuse plus de jazz et d’inepties que de bonne musique et de saine doctrine, il n'y a guère de défense.Erreur : un simple bouton à tourner et c’est la fin.On ne congédie pas aussi aisément un visiteur indésirable.L'action pour le français au foyer appelle une action correspondante au dehors.Le maintien de notre langue dans les services publics fé-et de nous seuls.Ecrivez-vous en déraux et ailleurs dépend de nous français aux divers ministères d’Ottawa ?Remplissez-vous une formule en farnçais pour votre impôt sur le revenu ?Recevez-vous les brochures françaises des Fermes expérimentales et les autres publications officielles ?Exigez-vous des billets français quand vous vous présentez au guichet d’une banque?• • • Ce sont là.dira-t-on, bien des ennuis et des préoccupations pour peu de résultats.Non, c’est la mise en pratique, sous des formes variés, d’un seul et même principe.C’est un régime de vie à adopter une fois pour toutes.S’il n’est pas encore entré dans vos habitudes, pourquoi ne pas en faire l'essai loyal avec l'annéé 1936 ?Le français ne survivra dans l'Ouest que par la volonté des Canadiens français de l'Ouest.Et ce ne sera pas trop de l’effort de tous pour atteindre le but désiré.Donatien FREMONT (La Liberté de Winnipeg) IT LFS Dans les milieux bien informés, on assure que l’arrestation de Mgr Banasqh, à Berlin, n’a pas été motivée seulement par les documents découverts chez lui et qui avaient trait aux violations du Concordat ou aux persécutions dont sont l’objet les jeunesses catholiques.On lui donne encore une autre cause.Pendant que se déroulait le procès de Mgr Legge, Mgr Banasch aurait été averti que la police se proposait de dissoudre les Associations ouvrières catholiques de Rhénanie et de confisquer leurs biens.Il aurait alors prévenu ces Associations du sort qui leur était réservé et celles-ci auraient ainsi eu le temps de mettre à l'abri leurs ressources liquides.La police, l’ayant appris, a arrêté Mgr Banasch.Au reste, la série des arrestations de vicaires généraux, soit pour trafic de devises, soit en raison de leurs relations avec Mgr Banasch, se poursuit.A celle du vicaire généra! de Wurtzbourg, se sont ajoutées celles des vicaires généraux de Meissen et d'Hildesheim, puis celles plus récentes, des vicaires généraux de Passau et de Ratisbonne.Le cardinal Bertram, au nom de l'épiscopat allemand, a protesté contre ces arrestations qui ont un caractère nettement politique.UN APPEL A NOS HOMMES D’AFFAIRES Nous devons signaler dès aujourd’hui, quitte à y revenir puisque le sujet est d'importance première, l'appel que M.Gariépy, notre député fédéral, vient de faire aux hommes d'affaires de notre ville, dans un entrevue au “Nouvelliste”.En période électorale, nous pouvons accepter avec un brin de scepticisme les promesses de dévouement de la part des candidats à la députation.C’est notre privilège.Peut-être aussi un peu notre droit.Mais quand un député actif se met à l'oeuvre sérieusement, étudie les besoins de son comté et montre de la bonne volonté, c'est le devoir de tous de le seconder et d’appuyer ses efforts.(Le Bien Public — Trois-Rivicres) • * * ERREUR A CORRIGER Un argument qui revient assez souvent sur les lèvres opposition-nistes et dans leurs écrits, argument assez fallacieux en somme, est à l’effet que le vote populaire a été adverse au gouvernement actuel.Il faut reconnaître tout d'abord que la majorité parlementaire ne s’établit pas par le nombre de suffrages donnés aux députés, mais par leurs propres votes pour ou contre le gouvernement.Actuellement la majorité des députés élus sont favorables au gouvernement.Et au surplus, les chiffres compilés par la Presse Canadienne donnent une majorité des suffrages populaires aux députés élus qui supportent le gouvernement.Ce qui fait que les oppositionmstes ont tort d'une façon ou de l'autre, et ils ont surtout grand tort de prétendre à faux ce qui est de nature à bouleverser lc.s esprits en entretenant la fièvre là où l'cn souffre déjà d'un échauffe-ment trop prolongé.Nous recommandons fortement à tous de s’abstenir de ces assemblées encore plus dangereuses qu'inopportunes, afin de faire entendre raison par une éloquente abstention à ceux qu'enivrent leurs succès relatifs et qu’aiguillonne outre mesure la soif du pouvoir qu’ils ont cru un instant posséder.Luc SAINT-LAURENT (Le Courrier - Sentinelle — Montmagny) me* LA QUESTION DU FRANÇAIS Si notre rôle dans cette partie du pays est, comme nous le croyons, d’y maintenir la culture française, nous devons en prendre les moyens.La mission est assez belle pour justifier quelques efforts et quelques sacrifices de notre part.L’existence et le fonctionnement d'écoles bilingues ne forment que les premières assises de l'oeuvre.SI dévoué (pie soit notre personnel enseignant, il ne peut réussir sans le concours entier des parents.Pour résister à la vague d'américanisation q\il nous assaille de tous côtés par les Journaux, les magazines, la radio, le cinéma, Il faut que les enfants trou- Chronique judiciaire Dans Terrebonne On apprend que M.Hermann Barrette, candidat conservateur battu dans le comté de Terrebonne par l’honorable Athanase David et qui s’est vu frustrer dans sa tentative de laisser le comté sans représentant à la prochaine session de la Législature provinciale, a logé un avis d’appel au greffe de la cour | supérieure, au Palais de Justice de Saint-Jérôme.M.Barrette veut appeler de*la réception de la tierce-opposition et de l’ordre de sursis accordé par l’honorable juge Louis Boyer de la cour supérieure, à l'encontre de l’ordonnance de l'honorable juge Duclos qui avait ordonné le retour à Saint-Jérôme de tous les documents électoraux du comté de Terrebonne.Avec le jugement du juge Boyer, ces documents pouvaient demeurer à Québec à toutes fins que de droit et c’est de ce jugement que l’on voudrait appeler, en prétendant que l’honorable juge Boyer n’avait pas juridiction pour suspendre l'ordonnance de l'honorable juge Duclos, parce que celui-ci n’aurait pas agi !à comme juge, mais bien comme représentant et partie de la Législature provinciale en vertu de la loi électorale.Dans Deux-Montagnes Le député libéral élu de Deux-Montagnes, M.Jean-L.Rochon, et le candidat conservateur défait, Me Jean-Paul Sauvé, pourront respirer quelque temps car la cause en contestation de l’élection de M.Jean Rochon est maintenant suspendue jusqu’à ce que la cour d’appel se soit prononcée sur une décision rendue par le juge Guibault à l’audition des objections préliminaires.Dans les objections préliminaires, l’avocat du défendeur, Me Alphonse Décary, alléguait que le montant de $1.000 déposé comme garanti des frais de la contestation, n’était pas l’argent propre du demandeur.M.Sauvé admit qu’il avait emprunté une partie de cet argent de la banque Provinciale et qu'il avait donné en garantie une police d’assurance.Le juge Guibault déclara que cet argent appartenait à M.Sauvé par le fait qu’il avait donné en garantie une police d’assurance et que ce dépôt était conforme à la loi des élections contestées.Immédiatement Me Décary donna avis d’appel sur cc-tte décision et les procédures furent suspendues.• • • Les lois Bennett jugées à Ottawa La cour suprême du Canada a commencé le 15 Janvier l’étude des huit lois fédérales sur la validité desquelles elle devra se prononcer.Ces lois sont : la loi de l’assurance-chômage, la loi de la mise sur le i marché des produits naturels, la loi ! des gages minima, la loi limitant | les heures de travail, la loi du Jour I de repos hebdomadaire, la loi fé-I dérale du commerce et de l’indus-' trie, la loi du compromis agricole et certaines sections du code criminel adoptées pour faire suite aux j recommandations du comité d'en-( quête sur les bénéfices du commer-' ce.Le tribunal, sous la présidence du juge Duff, sera constitué de six Juges seulement.Le septième, le Juge Lamont, est malade et a obtenu un ' congé.D-+A Saint-Jérôme, le 17 janvier 1936 L’AVENIR DU NORD Pas* trou H JLA FÏIHMf Chronique féminine Les derniers asiles A l’extrémité nord du quartier que j'habite il y a un enclos où l’on a réuni les locomotives hors d’usage.Elles sont logées là.comme des vieilles dans un asile.11 semble qu’on ne s'en préoccupe.plus, qu'on les laisse mourir suides rails hors d'usage, loin des routes enivrantes, loin de l'alignement fuyard des poteaux télégraphiques, loin de toute activité ancienne.Leur aspect ruineux est pitoyable d'abandon.Seul le soleil ardent de l’été semblait allumer sur leurs flancs quelques rayons d'or.Pendant qu'au cours de la saison passée, je cheminais lentement dans la banlieue, le passage bruyant d'une jeune locomotive troubla un instant le morne silence dans le voisinage des vieilles locomotives remisées dans l'enclos.— Celle-ci faisait l'importante, pressée de se montrer au monde, luisante, empanachée de blanc, trépidante à travers l'espace.et par contraste, il paraissait monter toute une effusion de plaintes, de regrets, de souvenirs de l’amas des vieilles mises au rancart, comme l'eussent fait des êtres humains qui ne goûtent plus le temps présent.Il me semblait entendre les récits de chacune d'elles, où revivaient les jours anciens.C'était un peu les petites confidences des personnes blessées par l’âge et qui achèvent de mourir dans une maison de retraite.Quand l’été refleurira et que je ferai la promenade habituelle aux limites de la ville, peut-être me diront-elles cette fois que les asiles de l'univers sont inombrables ?Oui ! Je parie qu’il s’en trouve pour les métaphores décriées, poulies vieilles images poétiques, les légendes qu’on oublia, les paroles superflues, les rimes pauvres, les vieux grimoires .et même, il se peut qu'il y ait.dans un point du ciel, un refuge pour les vieilles étoiles épuisées.— 11 y a sûrement de par le monde immense, des refuges pour tout ce qui a cessé de plaire.J’imaginerais volontiers une petite ville ensoleillée, entourée de vastes praieries, au bord d’un lac boisé de sapins et de peupliers, où les vieux objets, mis au rancard, seraient réunis.Pour une fin sereine quoi ! — Il y aurait d’abord les vieux jouets : les chevaux de bois, les lapins et les chats de peluche y trouveraient des routes et des sous-bois ombragés.Les soldats de plomb auraient une caserne peinte à la chaux, un champ de manoeuvre et un hôpital dont la cour, plantée d'arbres comiques, seraient pour les envalides, pour les éclopés et pour ceux dont les habits vernis s'écaillent, un lieu de tout repos.Des parcs destinés aux moutons frisés, des étables, des forêts où roderaient les tigres aux entrailles de bourre, les lions à crinière clairsemée, les éléphants à qui la malignité enfantine aurait arraché leurs défenses !.Les poupées aux orbites vides, amputées d'un bras ou d’une jambe, livides et sans chevelure, feraient une cure d'air dans des berceaux de feuillage, parmi l'arôme vivifiant des résines.Au sein des frondaisons d'un vert tendre mille singes cotonneux prendraient leurs ébats et, dans l’air, les oiseaux mécaniques.échappés des cages et des perchoirs chanteraient de doux chants rythmés.De petits serins sortant du ventre des horloges marqueraient l’heure selon les indications d'un vieux cadran couvert de mousse.Dans une des grandes villes du monde quelques spacieux hangars abriteraient les jouets dont l'humanité n'eut besoin qu’une fois : les jouets de circonstance, les joücts démesurés, les jouets monstres, les jouets de gloire.Là vieilliraient dans le calme et le confort, la Tour de Babel.l'Arche de Noé.le Cheval de Troie, la Tour Eiffel, la Grosse Bertha de 1914 à côté du Traité de Versailles, le R 100.et peut-être la Chèvre de Gandhi ! — Et pour clore cette brève nomenclature d’objets hétéroclites, les peuples civilisés y relégueraient dans un avenir rapproché, la chose la plus précieuse, la plus enviable dans une existence humaine : la Paix.— Combien la vie est puissamment dramatique ! — J’interromps mon rêve utopique, car il m’inspire en plus d'une mélancolie profonde, une crainte si justifiée, que je suis tentée de dire avec Paul Morin : Il n’est de calme vrai que parmi les tombeaux Farouche et sûr asile ! HYGIENE COMMENT AGIR ?MARYSE.Janvier 1936 Certaines habitudes que nous admirons pourtant chez nos amis nous apparaissent comme des défauts insupportables chez nos ennemis ; ainsi, ce que nous plaisons à appeler persistance chez les premiers, nous le qualifions d'entêtement chez les seconds La diphtérie n'est pas la pire des maladies qui affligent l’humanité, mais il nous fait continuellement lutter contre elle.D’un bout de l'année à l’autre, elle constitue une menace constante à la santé et à la vie.Toutefois, nous possédons plus de moyens de défense contre la diphtérie que contre toute autre maladie.La science est une puissance.Nous sommes éclairés au sujet de la diphtérie autant que nous puissions le désirer.Le germe qui en est la cause nous est familier et est facilement reconnu au microscope.La diphtérie est une des rares maladies pour lesquelles nous possédons un moyen de guérison, pourvu toutefois qu'il soit appliqué au début de 1'afTection ; elle appartient aussi au petit groupe des maladies contre lesquelles nous ayons des moyens sûrs de prévention.Si cette terribe maladie continue ses ravages, c’est qu’encore un trop grand nombre d’enfants sans protection viennent en contact avec les microbes qui en sont la cause.Ce contact ne peut pratiquement pas être évité puisqu’un grand nombre de personnes paraissant pourtant en bonne santé hébergent dans leur système des germes de cette maladie qui se localisent dans le nez et dans la gorge ; ces personnes ignorent qu'elles sont ainsi dangereuses et il n'y a généralement aucune raison de les suspecter, mais ces porteurs sains de germes n’en sèment pas moins des germes qui font des victimes.L'enfant peut être protégé de telle façon qu’il soit en mesure de résister à l'invasion des germes ; '1 est possible de développer en lui un pouvoir de résistance qui le fera sortir victorieux de tout combat que son organisme aura à soutenir contre les microbes de la diphtérie.Cette protection, en effet, est conférée à l'enfant par le procédé connu de l’immunisation contre la diphtérie, qui consiste dans l'injection d’une substance appelée anatoxine.C'est un moyen parfaitement sur qui permet à l'organisme de développer des forces protectrices contre les germes de la diphtérie.Plus l'enfant est !)eune, moins il a de résistance à la maladie.Il y a donc tout avantage à immuniser les enfants contre la diphtérie avant la fin de leur première année.Si vos enfants n’ont pas encore été immunisés, ne différez donc pas plus longtemps cette sage mesure de protection.Pour questions au sujet de la santé en général, écrire à l’Association Médicale Canadienne, 184 rue Collège, Toronto.Une réponse personnelle sera envoyée par écrit.Recettes éprouvées Pensées “Je n'ai jamais regretté le temps que j’ai donné aux autres.” Diderot.* • * L’insensé élève la voix en riant, tandis que le sage se contente de sourire en silence.La sainte Ecriture.• • • L’esprit des femmes Rien n'est plus dangereux qu'un bon conseil accompagné d’un mauvais exemple.Mme De Sable.Le Service d’utilisation du lait de la Division de l’Industrie laitière du Ministère fédéral de l'Agriculture, recommande les recettes suivantes, dont chacune est en quantité suffisante pour servir douze personnes.BAVAROISE AUX FRUITS l'a cuillerée à soupe de gélatine granulée, >4 tasse d’eau froide, 3 jaunes d'oeufs >2 tasse de sucre.1 pincée de sel, 1 tasse de cerises rouges et vertes hachées ou 1 tasse de fruits candis, l'i> tasse de lait chaud, 3 blancs d’oeufs, l'2 tasse de crème à fouetter.cuillerée à thé de vanille.*2 cuillerée à thé d’extrait d'amandes.Faites tremper la gélatine dans de l'eau froide.Battez les jaunes d'oeufs et mélangez avec le sucre et le sel.Ajoutez’graduellement le lait chaud et faites cuire au bain-marie.en remuant constamment, jusqu'à ce que le mélange épaississe.Ajoutez la gélatine.Refroidissez, et lorsque le mélange est un peu pris, incorporez les blancs d'oeufs bien battus, la crème battue en neige ferme, les fruits et les essences.* * * POUDING NESSELRODE 1 cuillerée à thé de gélatine granulée, 1 cuillerée à soupe d'eau froide, 3.» tasse de sucre.1 /3 tasse d’eau.2 blancs d’oeufs, 11 à cuillerée à thé de vanille.1 pincée de sel, *2 chopine 1114 tasse • de crème à fouetter, li tasse de cerises maraschino, ]4 tasse de fruits candis.14 tasse de raisins Sultana, 14 tasse d’amandes broyés — de préférence des français Marrons.Faites tremper la gélatine dans de l’eau froide.Faites bouillir le sucre et l’eau jusqu’à ce que des fils se forment.Faites dissoudre la gélatine dans le sirop chaud.Versez lentement le sirop dans les blancs d’oeufs bien battus.Lorsque c’est froid, incorporez la crème battue en neige ferme, le sel.la vanille, les fruits et les noix.Mettez dans les tiroirs à glace du réfrigérateur et refroidissez pendant 3 ou 4 heures, ou mettez dans un moule, recouvrez de papier beurré et d’un couvert fermant hermétiquement, et enveloppez de glace et de sel 16 parties de glace pour 1 partie de seD.Laissez ainsi de 4 à 6 heures.* * * MOUSSE AUX ATOCAS 3 tasses d’atocas, 34 tasse d’eau, 1 '4 tasse de sucre, 1 chopine de crème à fouetter, Zeste râpé et jus d'une petite orange.Faites cuire les atocas dans de l’eau jusqu’à amollissement.Passez au tamis.Ajoutez le sucre à la pulpe et faites cuire 5 minutes.Ajoutez le zeste râpé et le jus.Refroidissez.Incorporez la crème battue ferme.Faites geler comme pour le pouding Nesselrode.VENTRE AU FOUR Faisons de la bonne cuisine elle ne coûte pas plus cher que la mauvaise.— Piments doux Découpez des piments frais et passez-les sur un feu vif, afin d’en faire éclater la peau pour mieux les peler en lanières.Placez les pi- ments dans un ravier avec quelques tranches de saumon, de l’oignon doux d’Espagne haché, du sel et du poivre.Recouvrez le tout avec une légère couche d’hile et un peu de jus de citron.Laissez mariner deux heures avant de servir.* * ?Echine de porc Soubisc Placer dans une cocotte une échine de porc avec un peu de graisse.Faire prendre couleur, puis ajouter un bouquet garni Bien couvrir et laisser cuire à très petit feu.Au bout d'une demi-heure environ, ajouter de vingt à trente petits oignons, amener à ébullition, puis continuer la cuisson à feu très doux.• • • Asperges au gratin Les asperges ayant été cultes dans l'eau salée, les égoutter et les couper en petits morceaux.Puis bourrer un plat à gratin, y placer une couche d'asperges, puis une couche de fromage râpé, et ainsi de suite, en terminant par du fromage.Arroser de beurre fondu et envoyer au four pour faire prendre couleur.• • • .Soufflé au chocolat Mettez dans une terrine 3>2 onces de farine et 3'2 onces de sucre délayez avec une chopine de lait; passez le liquide dans une casserole ; ajoutez un grain de sel et un morceau de beurre ; tournez sur feu.pour obtenir une bouillie un peu consistante ; cuisez 6 à 7 minutes sans cesser de tourner.Faites ramollir 2 tablettes de chocolat ; broyez-le, mêlez-lui la bouillie, et passez au tamis ; ajoutez 5 jaunes d'oeuf, puis 5 blancs fouettés ; versez-le dans une casserole à soufflé ; lissez-lé dessus et cuisez 30 minutes à four doux.• • • Gâteau de riz aux pommes et aux bananes Pour 4 ou 5 personnes : 5 cuillerées à bouche de riz ; 1 chopine environ de lait; 1 tasse de sucre; 2 pommes et 4 bananes; 3 oufs; 1 pincée de vanille ou de canelle en poudre; 1 morceau de beurre; V2 tasse de sucre (pour le caramel).lo Laver le riz.Le faire cuire dans le lait, casserole découverte.Mettre peu de lait pour commencer et ajouter du lait chaud au fur et à mesure de la cuisson.Quand le riz est presque cuit, ajouter le sucre.II faut que le riz soit moelleux sans être coulant.2o Mettre le riz dans un récipient ; 3o Eplucher les pommes, les couper en quartiers minces.Les passer quelques minutes au beurre en les remuant à la fourchette.4o Eplucher les bananes.Les couper en rondelles ; 5o Battre les oeufs en omelette, les ajouter au riz.Ajouter alors la vanille ou la canelle ; 60 Dans un moule à charlotte faire un caramel blond avec le sucre légèrement mouillé d'eau et laisser refroidir ; 7o Dans le fond du moule, mettre un lit de riz, puis quelques quartiers de pommes.Remettre un lit de riz, quelques rondelles de bananes et ainsi de suite.Terminer par le riz et mettre cuire à four chaud pendant 25 à 30 minut es.Démouler tiède et servir froid avec un sirop de groseilles ou de framboises.UNE MERE SAUVE LA SITUATION.CES BISCUrTS *ONT DtUCIEUX PETITE» LAISSE-MOI EM AVOIR.UN AUTRE! JE SUIS BIEN PEINÉ E,JEAN,CES BISCUITS SONT LOURDS COMME PLOMB; JE CROIS POURTANT AVOIR UNE BONNE RECETTE MAMAN HA CONSEILLÉ DE MFItRVIR DE AS SANS DOUTE OU B UE QUELQUE CHOSE “V PÂTE 'MAGIC' n»« wwmy NE RISQUEZ PAS D’INSUCCES .En employant lu poudre à pâte“Magic**, vous évitez toute déconvenue possible; car, avec elle, un l'on résultat est certain, les pâtisserie» sont toujours levées à point.Aussi est-elle em- ployée et recommandée par les chefs experts du Canada.De plus, cette poudre A pâte d’excellente qualité coûte si peu, que moins dr lt seulement en entre dans un gâteau.Commandrx-en une boite chez votre épicier—aujourd'hui.Fabriqués M CaaaSa LA NOURRITURE DES ECOLIERS L'HIVER Par John L.Rico, M.D.Commissaire du Service d’Hygiène de la ville de New-York L’enfant qui grandit, proportion gardée du poids et de la taille, a toujours besoin de prendre plus de nourriture que l’adulte, et il faut que cette nourriture soit plus abondante en hiver qu’en été.De plus, les mets doivent lui être servis chauds pendant la saison froide.Des céréales cultes avec beaucoup de lait, devraient constituer la majeure partie du déjeûner des éco 11ers et on ferait bien d’y ajouter un oeuf de temps à autre.On pourra leur donner des rôties bien beurrées en outre de ce que nous venons de mentionner ; bon moyen d’utiliser le pain sec.Il doit avoir aussi des fruits frais ou cuits ou bien un jus de tomate pour son déjeûner.Le repas de midi, en hiver toujours et toujours pour les enfants, qui vont à l’école, peut consister en une soupe aux légumes, un petit pâté de viande ou de macaroni au fromage, ou du spaghetti avec boulettes de viande ou d’autres plats chauds.Si l’on ajoute à cela une salade aux choux crue et une tasse da cacao ou de chocolat, l’enfant aura un menu bien balancé, pour le repas de midi.Quant au repas du soir, on devrait habituer les garçonnets et fillettes à manger ce que les plus âgés qu’eux mangent.Le souper devrait comprendre au moins deux légumes crus, de préférence des légumes à feuilles, des pommes de terre, de la viande, du poisson, ou du poulet et une salade aux légumes crus.Les enfants devraient avoir un verre de lait à chaque repas.On ne devrait pas donner aux enfants des pâtisseries comme dessert le soir ; des fruits seraient préférables.Quand les enfants reviennent de l’école dans l’après-midi, ils sont heureux de prendre une bonne collation.Du pain et du beurre à ce moment, leur permettront d’attendre l’heure du souper.Laissez vos enfants jouer dehors autant que possible.Voyez à ce qu’ils soient chaudement vêtus et à ce qu’ils mettent leurs "claques” s’il y a de la neige.Jouer dans la neige est profitable à la santé, mais encore faut-il que les enfants soient bien vêtus.Ne vous inquiétez pas s’ils arrivent à la maison les pieds mouillés ; vous n’avez qu’à leur enlever leurs chaussures et à leur sécher les pieds, et ils ne seront pas malades.Conseils pratiques Entretien des tapis.— Quoi de plus agréable dans un appartement que de beaux tapis ! Le seul ennui est que ces tapis sont exposés à beaucoup de souillure qu’il nous faut savoir effacer si nous voulons conserver leurs belles couleurs.Bien brosser le tapis afin d’enlever toute poussière.Puis, avec un linge trempé dans de l’eau légèrement ammoniacale, on lave.Essuyer en frottant avec un linge sec.On enlèvera les taches faites par des matières grasses avec de la benzine ou, plus simplement, de l’essence minérale, Les taches d’encre peuvent s'enlever avec du lait.Bien étaler le lait à l'endroit de la tache et le laisser Jusqu’à ce qu'il noircisse.'-^GCGCCCeOOOCOOSOSOSGCOOw.New Style Stores Inc.S.G.Greenspon gérant 306 rue Saint-Georges (en face du Wool worth) SAINT-JEROME Toute notre marchandise d'hiver doit être vendue A MOITIE PRIX 45 manteaux d’hiver avec luxueux collets en fourrure, sacrifiés à inoi-t ïé prix.Prix régulier $15.00.Prix de vente 7.49 29 PALETOTS d’hiver pour hommes, derniers modèles, prix régulier S15.95.Prix de vente 7.95 150 ROBES en crêpe pour dames, belles valeurs, rég.4.00.Prix de vente 1.96 QsooocoosoGooseoogosoger- Potage à la Dubarry Beurre oignon, un peu de lard maigre, un bouquet garni, du chou-fleur.bouillon de veau, un peu de crème de riz ou de fécule, trois ou quatre jaunes d’oeufs, un peu de crème doublé.Passez un oignon au beurre, ajoutez un peu de lard maigre blanchi, un bouquet garni, du chou-fleur coupé en morceaux ; mouillez avec du bouillon de veau.Faites bien cuire, passez au fin tamis, liez avec un peu de crème de riz ou de fécule.Au dernier moment, et sans plus laisser bouillir, ajoutez un bon morceau de beurre.CONTE La mort du vieux marin 0-0-0- Par FAUSTINE Le vieux venait de mourir.— C'était prévu.Depuis longtemps, il se plaignait de cette grosse bête qui faisait du bruit dans sa poitrine et qui lui mordait le coeur.Il avait lutté tant qu'il avait pu.La grosse bête s’était choisi un adversaire de qualité.Ces vieux marins sont si imprégnés de sel que leur chair doit être immangeable.La bête n’avait pû se nourrir qu'à petites bouchées, et, parfois, dégoûtée par cette saumure.elle jeûnait quelques semaines.Il y avait six mioches dans la petite maison du bord de l'eau six mioches qui se roulaient dans la neige durant l'hiver, se trempaient dans les dernières vagues au cours de l'été, jacassaient, pleuraient, riaient, se querellaient, toute la journée.Quand le septième mioche vint au monde, la grosse bête, outrée sans doute que le vieux eut encore assez de sang pour animer un nouvel être, se remit au travail et finit par prendre le dessus.Durant deux mois, elle fourragea dans la poitrine du vieux, mordit, dépeça, déchira.creva et fit si bien qu'un soir les prunelles du vieux marin chavirèrent.Alors sa femme fit un signe de croix et se mit à genoux.L'aînée des mioches, comprenant ce qui venait de se passer, poussa un long hurlement.Les cinq qui jouaient par terre avec un lambeau de filet firent de même, et le petit dernier ayant rejeté sa suce se joignit au choeur funèbre, du mieux qu’il pût.La mère sanglotait au pied du lit La mort se composait lentement une figure de cercueil.Les enfants beuglaient à l'envie.Par la fenêtre, on voyait le soleil qui tombait sur le bara-chois en averses d’or, et sur les flots en rafales d’argent.— C'était dimanche, un dimanche d’hiver canadien, fait d'éclats sur la neige étincelante, de friselis et d’ombres sur les vagues du golfe Saint-Laurent.Soudain, dans l’air que nul vent n'agitait, une musique prit l'essor.— Les notes s'envolaient.l'une après l’autre, claires ou graves, tristes ou gaies, toutes divines, et le ciel entier fut bientôt plein de leur harmonie.Dans la chambre du mort, île choeur funèbre se désorganisa.— La mère arrêta scs ^sanglots, les mioches, peut-jêtre à bout de souffle, se turent, et le tout-petit changea sa clameur aigue en un roucoulement.— La musique divine venait d’entrer.Elle |flottait au-dessus du mort, émouvante, à la fois austère et limpide, mêlant les accords d'une harpe de séraphin à la voix naïve des angelots, unissant des pluies de perles à des chants d'airain.La mère se tourna et sourit, le tout petit eut une espèce de grognement joyeux, et l'aîné des mioches, prenant un de ses frères par l'épaule, lui montra les dehors d’un geste vague, puis la voix pleine d'extase : murmura : "Ecoute, le carillon, c'est Noël ' ” FAUSTINE.• • • J’ai pensé que les contes étaient encore île mise jusqu’à la mi-janvier, tout comme les souhaits d'ailleurs ?F.La maison de confiance Etablie à Saint-Jérôme en 1905, est toujours à votre disposition pour vos imprimés en tous genres Suivez des centaines d'hommes d'affaires avisés et encouragez un établissement canadien-français à votre service depuis plus de trente ans IMPRIMERIE LABELLE, Limitée Saint-Jérôme EDITEURS DE SEUL JOURNAL o* DISTRICT oiTERREBONNE Etabli depuis plus de trente-neuf ans s Téléphone 12 303 Avenue Parent Case postale 268 Page qaatra Saint-Jérôme, le 17 janvier 1936 OPINIONS LIBRES L’Electricité BIEN-ÊTRE SOCIAL DES INDIGENTS chère IL EST ASSURE PAR LE SERVICE DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE LA SOLUTION FKDERISTK Depuis quarante ans que je fais des articles, un peu par métier, beaucoup par délassement.Je n’en ai Jamais écrit avec une plus grande conviction d'être utile â mes concitoyens que ceux-là dans lesquels Je m'efforce de faire connaître la doctrine de l'ingénieur Archer.Cette doctrine économique est éminemment adaptable à la situation de notre nationalité sur le continent américain.Maîtresse d'immenses ressources naturelles qui ne prennent toute leur valeur que par l’exploitation, c'est par le travail, elle ne fournit, à peu près que la main-d'oeuvre dans un système économique profitable seulement aux dirigeants et à la finance, laissant les bns emplois à ceux de notre race, avec, en temps de crise, les misères du chômage ou l'humiliation d'une condition voisine du servnge.Qu'Il s'agisse de l'exploitation des forêts, des chutes d’eau, du sol, du sous-sol.des transports, la situation est identique et la question demeure la même : Qui doit profiter des inventions nouvelles du progrès technique ?Sera-ce toujours et exclusivement la finance, presque Jamais les usagers ?Nous connaissons la réponse des masses, 3i elle avait une voix commune pour se faire entendre.Elle dirait : Nous voulons l'égalité dans le partage.Et cette réponse serait généreuse; car s'il est avéré que le travail peut suffire aux premiers besoins de l’homme, sauvage ou civilisé, le capital argent demeure une chose inerte sans le travail, sans la science de l'ingénieur, sans la collaboration de l’ouvrier, sans l'adhésion des consommateurs.Dans le passé nous n’avons vu que les avantages du capitalisme qui nous a éblouis par scs conquêtes et la munificence de ses oeuvres dans tous les domaines.Mais aujourd'hui ses défauts crèvent les yeux, et les maux qu'il a engendrés sont ressentis par toutes les classes, sur tous les points du globe, et ne paraissent pas devoir cesser après une crise qui dure depuis six ans.Des réformes s’imposent, des réformes profondes que d'aucuns appellent révolutions, mais révolutions salutaires qui étendront leurs bienfaits à tous les hommes de bonne volonté.J’entends par là une révolution dans les méthodes d'organisation du travail et d'exploitation des ressources naturelles.L’électricité est une de celles qui se présentent les premières à l’examen des techniciens et des consommateurs.Il faudrait en généraliser l’emploi dans toutes les agglomérations et dans tous les foyers, à la campagne comme à la ville, mais surtout sur la ferme, pour alléger le travail du cultivateur et augmenter son rendement.Une ferme dont le rendement est doublé double de valeur.Mais l'électrification rurale a contre elle le haut prix du courant et, par voie de conséquence, des instruments de travail actionnés par l'électricité, qui se vendraient meilleur marché si un plus grand nombre étalent mis en service.Les ouvriers mécaniciens et électriciens qui se font concurrence dans les grandes villes reviendraient dans nos villages.C’est un commencement de décentralisation.Au lieu d’importer de la gazoline et de la payer le double du prix qu’elle se vend aux Etats-Unis, on équiperait les cascades qui chantent dans nos montagnes et on mobiliserait ces forces fraîches pour aider dans leur travail l’artisan et le laboureur.Le prix du courant est prohibitif avec les méthodes actuelles.Les lois votées à Québec récemment ont fait faire un pas énorme à la question de l’abaissement des prix, à condition toutefois qu’on en tire tout le profit possible.Or, les résolutions adoptées par quelques municipalités montrent qu'on n’est pas préparées à bénéficier des subventions gouvernementales pour l’installation des usines et des lignes de distribution.On achètera le courant au Trust et on le revendra aux abonnés.On avoue même qu’on fera un bénéfice sur l’usager, au profit du trésor municipal.La compagnie exigera elle-même un bénéfice de la municipalité, et ce sera comme d’habitude un joli bénéfice, que supportera finalement le consommateur.Il y aura au fond peu de choses de changé.Le courant sera peut-être moins cher, mais il restera encore trop cher pour une utilisation générale.Les fermes isolées continueront d’en être privées.L’électrification rurale sera retardée Indéfiniment jusqu’au jour où, en utilisant le système fédéris-te, elle pourra pleinement profiter de la législation généreuse dont l’Assemblée législative a doté la province FEDERISTE.LES DEPUTES DEUT LE MICRO Au lendemain des élections du 25 novembre, un ami me demandait de plaider en faveur de la diffusion des séances de l’Assemblée législative.J’en fus surpris : "Eli ! quoi, me disais-je, n'en a-t-on pas eu assez des ondes oratoires depuis le commencement de septembre ?Il me semble que les murs de tous nos foyers sont encore suintants de déclamations, de coups de poumons, d'injures, de fautes de français, d’intonations détonnantes et de laryngites.Allons-nous recommencer en janvier ?” Mais il parait que la démocratie exige, en toute lustlce pour un peuple avide de s’éclairer, que les discours et débats de nos législateurs soient bortziennement- servis au ciel, à la terre et aux enfers, pour les raisons suivantes : 1 — Tous les députés, sans exception ont tellement pris l'habitude de s'adresser au micro, et, par ce moyen, au pays entier, qu’ils auront l'impression, en se sentant enfermée entre les quatre murs de la Chambre verte, de réciter un soliloque de Jean Narrache ; 2 — L’électeur des centres éloignés, l'homme du cinquième rang de Saint-Alexis, par exemple, aimerait bien savoir par quelles prouesses se distingue, au Parlement, le député qu'il y a envoyé : 3 — Le député lui-même, porté, en temps ordinaire, à faire sa correspondance durant les débats ou à prendre sur la séance le sommeil perdu la veille, serait stimulé par l’idée que Nicéphore Laverty, son chef de groupe au cinquième rang, le suit et le surveille au sein même de l’auguste assemblée des fabricants de lots ; 4 — Si on a cru bon d’instruire ou de tromper le peuple en période électorale, il est peut-être plus important de le mettre au courant de la seule chose qui compte vraiment en politique, la législation.Ces raisons valent, parait-il, non seulement pour Québec, mais pour Ottawa Washington et autres sièges de gouvernements démocratiques.Nous, du Canada français, aimerions parfois entendre les débats de la Chambre française, par les ondes courtes venues de Paris.Quel régal ! Car il parait qu'on s’y engueule royalement.Tout ça.c’est fort beau ; mais il y a la contradictoire.On invoque contre le projet une kyrielle d'objections ; 1 — En ce temps où, les revenus diminuant comme la peau de chagrin de Balzac, il faut trouver des capitaux pour les pensions de vieillesse, les primes sur le beurre et le fromage et le crédit rural, sans compter la réalisation dispendieuse de mille promesses, on n’aimerait peut-être pas ajouter aux frais existants ceux d’un poste de radio à louer, ceux d’un électricien eu permanence, ceux d'un porteur de micro ; 2 — Les députés brûlent d’un si grand amour pour leurs commettants que la radiodiffusion de leurs discours les portera invinciblement à parler pour leur électeur du cinquième rang et non pas pour les ministres et leurs “honorables amis” de la droite ou de la gauche; ainsi, ils transformeront le parquet vert en parquet démagogique, où les harangues électorales garderont leur style de husting et où se perpétueront les outrances des campagnes de surenchère ; 3 — La paix des familles serait profondément troublée, car on s’y diviserait en deux camps autour de l’appareil de réception : le camp des politiciens impénitents, qui voudraient capter les ondes parlementaires, et le camp des artistes, qui voudrait de la musique, du saxophone, des veillées du bon vieux temps ou des réflexions de curé de village ; on verrait la femme contre le mari, la soeur contre le frère, le marmot contre tous, et ce serait un beau chahut.A tout prendre, le conseil de mon ami n'est pas un bon conseil.Il vaut probablement mieux, pour la tranquillité de tout le monde, que le député ne serve de ‘'l’honorable ami” qu’à ses collègues et que le paisible citoyen écoute Anna Malenfant, Lucienne Boyer ou Grace Moore.La radiodiffusion des séances de l'Assemblée des élus du peuple présente donc de multiples inconvénients.N’empêche que la radio a procuré à des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, le soir du scrutin, des exitations plus vives que celle qu’on ressent à une course de chevaux.Cette soirée-là fut le triomphe de M.Marconi ; elle permit à tout un peuple d’assister à l'un de ces tournois politiques dont les péripéties furent tellement extraordinaires, tellement haletantes, qu'on y passa par toute la gamme des émotions humaines : drame, espoir, trépignements de joie, détresse, colère, jurements et bravos.Jamais on n’avait constaté de façon si tangible cette vérité ultra-moderne : la radio est devenue le plus formidable rival du Journal.Jean-Charles HARVEY."La survivance d'un peuple”, a dit fort Justement l’abbé Groulx, “se conquiert par des oeuvres constructives.” En organisant le Service de l'Assistance publique, en 1921.l'administration provinciale a, tout à la fois, rempli un devoir de bienfaisance, de prudence sociale et de conservation et fait une oeuvre constructive.Jusqu'en 1920, les institutions d'assistance du Québec ne recevaient qu’une légère subvention du gouvernement.La loi leur permettait de refuser l'entrée à un malade Indigent lorsque le conseil de la municipalité, d'où venait le malade, ne s’engageait pas à payer les frais d'hospitalisation et de secours.L'Autorité provinciale s’émut d'un tel état de choses.Conscient que la mission de l’Etat est de pourvoir aux dépenses d’utilité publique et I qu’une des plus urgentes de ces dépenses est celle qui a pour but de garantir les vieillards, les malades et les orphelins indigents contre les dernières extrémités du besoin, le gouvernement a donné à ceux-ci la Loi de l’Assistance publique dont les dispositions bienfaisantes leur permettent de compter sur l'hôpital dans la maladie, sur l'hospice dans la vieillesse .La Loi de l’Assistance publique était une nécessité sociale, elle constituait un devoir d'Etat, et le gouvernement n'a pas hésité à la donner aux indigents de cette province.Il n demandé à la solidarité solcale, à la générosité publique les ressources indispensables au maintien des hôpitaux, hospices ou refuges, crèches, sanatoria antituberculeux.maisons de retraite ou autres institutions d’assistance en établissant des droits sur les lieux d’amusement.sur les licences de ces mêmes lieux d'amusement et sur celles des champs de course, des droits d'entrée aux champs de course, des honoraires d'enregistrement des appareils qui y sont employés poulies paris ainsi que des droits sur les paris, une taxe connue sous le nom de "taxe d’hôpital” et, enfin, le Sou du pauvre qui, à lui seul, a rapporté au cours de l'année dernière un montant de $463,532.Notons ici, en passant, que l’administration provinciale, toujours soucieuse du réconfort des indigents, a autorisé le trésorier de la province à la session de 1929, à verser annuellement une somme de $1,000.000 provenant des revenus nets de la Commission des Liqueurs au “Fonds de l’Assistance publique".L'encouragement constant que le gouvernement a accordé à tout ce qui se rapporte à l'assistance publique dans cette province est, sans doute, l’un des facteurs dominants du progrès réalisé dans cette sphère de ses activités.Il est encourageant de constater que, depuis Vannée de l'adoption de cette loi.les recettes du Service de l’Assistance publique ont passé de $581.536, en 1921.à $4,197,170 en 1934, et s’élèvent pour cette période au chiffre de $29,763.692 ; que les subventions annuelles de l’administration provinciale aux institutions d’assistance sont passées de S327.665, en 1921, à $6,029.032.en 1934.et ont atteint, pour cette période, le montant total de $33,089,727.En outre d'assumer une part du coût d'hospitalisation, le gouvernement garantit aussi l’intérêt et le fonds d'amortissement des emprunts contractés par les institutions d'assistance publique.En 1934, une somme de $1,290,942 a été versée à cette fin.Le total cumulatif des emprunts, dont l’intérêt et le fonds d'amortissement sont aussi garantis par un octroi de l’Assistance publique, s’élevait à $19,011,000 au 30 juin 1934 tandis que la somme des annuités versées par le gouvernement depuis 1927 se chiffrait à $5,465,911.A l'heure actuelle, 7 hôpitaux pour les malades atteints de maladies mentales, 58 hôpitaux généraux.4 maternités, 5 crèches, 10 sanatoria et 122 autres institutions destinées aux orphelins, aux vieillards et aux infirmes, soit un total de 206, bénéficient largement des bienfaits de la loi de l'Assistance publique.Les statistiques de ces institutions, pour 1932, révèlent que le nombre des indigents assistés durant cette année là dépassait 158,000.Est-il besoin d'ajouter que le gouvernement paie la moitié des frais d’entretien des aliénés qui n'ont pas par eux-mêmes, ou par ceux tenus de les secourir, le moyen de payer les dépenses d’hospitalisation ?On a dit et on continue à dire beaucoup de bien du Service de l’Assistance publique tel qu'établi, en cette province, par l’administration.Il est un exemple éclatant de l'oeuvre progressive du gouvernement, depuis 1920 jusqu'aujourd’hui et si les malades, les vieillards et les orphelins indigents ont des institutions d’assistance à leur déposition, ils le doivent à sa politique constructive.Aussi, est-ce avec Juste raison que l'on peut dire que l'autorité provinciale a accompli, au cours des 15 dernières années, une oeuvre de géant, qu’elle a merveilleusement exercé son initiative dans toutes les sphères de ses activités politiques et qu’en ce qui regarde les malades, les vieillards et les orphelins indigents, nul gouvernement n’a fait mieux que le gouvernement actuel du Québec.L’AVENIR DU NORD POUR LA A IOUI .M.Gérard Morissct en annonce les conditions.— Trois classes de concurrents INITIATIVE DE QUEBEC On sait, pour l'avoir lu dans l’Enseignement primaire du mois de décembre et dans certains journaux.que le département de l'Instruction publique organise un concours de dessin ouvert à tous les élèves des écoles primaires.Il n’est pas Inutile de revenir sur les conditions de ce concours, car il semble y avoir quelque Incertitude à ce sujet.Précisons d’abord que chaque concurrent devra dessiner le jouet ou le cadeau qu’il aura reçu à Noël ou au premier de l'an.Il n’est donc pas question de copier des images de catalogues où de reproduire de mémoire tel ou tel jouet.Répétons-le ; chaque élève devra en toute loyauté dessiner l'objet qu’il aura reçu, sans l'aide de qui que ce soit, en se conformant avec scrupule aux conditions ci-après énoncées.Le concours est divisé en 3 classes : 1.— Les élèves de la septième à la onzième année ; 2.— Les élèves des cinquième et sixième années ; 3.— Les élèves des quatre premières années.A chacune de ces classes on attribuera les prix suivants : 1.Prix de l’honorable surintendant de l’Instruction publique ; 2.— Prix de M.l’inspecteur général des écoles primaires ; 3.— Prix de M.le secrétaire du Département ; 4.— Prix'de M.l'assistant-secrétaire du Département ; 5.— Prix du directeur de l’enseignement du dessin ; 6.— Trente prix consistant en livres.médaillons, gravures sur bois, eaux-fortes et reproduction de tableaux, toutes choses canadiennes.Conditions des concours 1.— Les dessins devront être faits, soit au crayon de couleur, soit à l'aquarelle (soit à la peinture à l'huile pour les élèves de la première classe), sur des feuilles de papier gris, blanc ou jaunâtre, n’excédant pas neuf pouces par douze ; 2.— Chaque dessin devra porter, à l'angle supérieur gauche, le nom de l’élève, son âge, l'année du cours, le nom de la municipalité scolaire et celui de l’instituteur ou de l'institutrice ; 3.— Le concours se terminera le 30 janvier 1936.A la sortie de l’école, ce jour-là, tous les dessins devront être déposées entre les mains des membres du personnel enseignant ; 4.— Tous les dessins mis sous enveloppes portant la mention Concours devront être transmis avant le 15 février 1936 à MM.les inspecteurs de district; ceux-ci, avec leur bienveillance accoutumée, voudront bien les faire parvenir au soussigné ; 5.— Un jury de quatre membres, choisis par l'honorable surintendant de l'Instruction publique, examinera les dessins et attribuera les prix le ou avant le 11 avril 1936.Le résultat du concours sera d’abord publié dans les journaux puis, officiellement dans l'Enseignement primaire; les prix seront distribués à la fin de l'année scolaire ; 6.— Les dessins primés seront exposés à Québec et à Montréal.Insistons auprès des membres du personnel enseignant pour qu'ils nous expédient le plus grand nombre possible de dessins qu’ils voient à ce que les élèves suivent rigoureusement les conditions du concours et ne se fassent aider par personne; qu'ils nous permettent, par leur diligente surveillance, de constater ce que peuvent faire nos élèves devant ce problème : dessiner spontanément un objet proposé à leur observation.Gérard MORISSET, Directeur de l'enseignement du dessin.Considérez la compagnie à l'appui île l'auto Vous rouir/, avec la plus «^rximlr srcurilr dans !«* nouvel Oldsmohile IH.'W».Pour vous require Paulo sur, Old-inolnle vous offre «les caractéristiques importantes et avancées telles c|ue : • I .a carrosserie Fi»li«*r A toit-tourelle en acier solide.• Les freins sii|>erliydruiili«|iies pour arrêts doux et rapides.9 Le frein à main sur l
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