L'Avenir du Nord, 31 janvier 1936, vendredi 31 janvier 1936
CHENIER QUARANTIEME ANNEE.NUMERO 5 SEUL JOURNAL DISTRICT de TERREBONNE » il E 1897-1936 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 “UC MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES ITLS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-IL-A LABKLLB Saint-Jérime JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LABEUiE LE VENDREDI, 31 JANVIER 1930 FORMATION PEDAGOGIQUE Que de fois nous avons traité cette question ! Pourtant il y a lieu d'y revenir et.laissant de côté pour l'heure la question des traitements, il convient d'appuyer davantage sur l’importance primordiale de la formation pédagogique chez ceux et celles qui sont chargés d’instruire nos enfants à l’école primaire aussi bien que de donner l'enseignement à un degré supérieur.Nous allons répéter, aujourd'hui, ce que nous avons dit cent fois.Nous n'avons pas à nous en excuser puisque la situation qui nous préoccupe est toujours la même et puisque la formation professionnelle du corps enseignant des écoles primaires est toujours défectueuse.Le 9e congrès des principaux des Ecoles normales de la province de Québec, tenu le 8 janvier 1936, a proposé de délimiter les attributions du Bureau Central des examinateurs en vue d’éviter toute concurrence nuisible à l'enseignement.Avant d’étudier le rapport de ce congrès et l’importante réforme qu'il suggère, nous désirons rappeler des idées générales et remettre sous les yeux de nos lecteurs des observations qui projettent sur la question une pleine et abondante lumière.Dans tous les pays qui reconnaissent le rôle prépondérant que l'instruction publique joue dans le développement d'un peuple, le corps enseignant est composé d'une véritable élite intellectuelle, au milieu de laquelle la nation est certaine de trouver facilement, sûrement, les hommes capables d’assurer la haute direction de l'enseignement.Us arrivent à ce résultat en raison du mode de recrutement des professeurs.Il y a en matière d’enseignement, comme en toutes choses, des principes primordiaux auxquels il faut nécessairement revenir pour faire oeuvre qui vaille.La constitution de notre personnel enseignant devrait découler de cette vérité d’expérience que l’enseignement est une science qui doit être acquise et un art dans lequel on n’excelle que par l’éducation et l’entrainement.Les exceptions, ici, confirment comme toujours la règle générale.Il résulte de ce principe indéfectible que le meilleur des instituteurs, à l’école primaire aussi bien qu’à l’école supérieure, sera toujours celui qui a reçu une éducation professionnelle, notamment, pour ce qui regarde l'enseignement primaire, celui qui a fait un stage dans cette université de la pédagogie qu’on appelle l’école normale.Pour comprendre cette vérité et cette nécessité, il faut commencer par se faire une conscience claire et une pensée libre.Nous tenons à déclarer immédiatement que nous n’avons en vue ici que les instituteurs et les institutrices laïques, car nous sommes convaincus que nos communautés religieuses enseignantes donnent à leurs sujets cette formation pédagogique indispensable avant de les lancer dans l’enseignement.Il faut avant tout considérer ce qui est conforme à l'utilité générale de la nation.Or.ce qui est utile en matière d'instruction publique, c’est d’avoir les meilleurs instituteurs possibles.Et quels sont les meilleurs professeurs ?Ceux que la vocation et la formation pédagogique ont rendus tels.Or, la manière dont est recrutée actuellement la grande majorité de notre personnel enseignant ne comporte ni vocation, ni formation pédagogique.Sachez, par exemple, qu’à peine 25% du corps enseignant de nos écoles primaires a reçu la formation pédagogique d'une école normale ! Nous ne parlerons pas aujourd’hui du programme de nos écoles normales qui ne sont souvent que des pensionnats au lieu d’être des écoles vraiment professionnelles.Mais, telles qu’elles sont, elles donnent une formation pédagogique réelle.Malheureusement, le nombre de leurs diplômés étant encore insuffisant, nous sommes obligés de tolérer qu’un Bureau d’examinateurs fournisse chaque année à des milliers de jeunes filles dont la formation pédagogique est nulle ou à peu près, un diplôme qui.à vrai dire, n’est qu’un simple certificat d’études et qui, cependant, est pour elles l’équivalent d’un diplôme d'Ecole normale ! Est-il besoin de prouver qu'un tel mode de recrutement est défectueux, préjudiciable1 aux intérêts de l'instruction publique, injuste à l’égard des diplômés des Ecoles normales ?Est-il nécessaire de dire que le Bureau d’examinateurs n'est qu'un expédient appelé à disparaître et qu’il doit être modifié de manière à ce que le diplôme d’une Ecole normale occupe le rang supérieur qui lui appartient ?Faut-il démontrer que.toutes choses égales d’ailleurs, la qualité de l’enseignement à l’école primaire comme dans les écoles supérieures, est proportionnelle à la compétence, à l'éducation professionnelle de celui qui enseigne ; que la clarté, la précision, la variété, l’habileté, la clairvoyance, la fermeté, les succès réels sont le privilège des professeurs longuement exercé^ et que l’instruction seule n’est rien si elle n’est pas appuyée et mise en action par les vertus de la science pédagogique ?Nous voulons avoir une bonne armée de professeurs ?Faisons donc des soldats, c'est-à-dire des hommes du métier, servant par vocation, brisés au port et au maniement des armes, solides, vaillants, vêtus d’un uniforme qui les distingue de la foule des recrues de la dernière heure.“Pour bien enseigner”, a dit M.C.-J.Magnan, inspecteur général des Ecoles normales de la province de Québec, dans un discours prononcé à Montréal, il y a quelques années, “pour bien enseigner, deux conditions "sont nécessaires : d'une part, bien posséder ce que l’on veut enseigner ; “d’autre part, présenter son enseignement avec une clarté telle que les “élèves à qui on s'adresse comprennent sans efTort.Ce dernier point “n'est pas le plus facile.La simplicité qui rend l'enseignement fructueux, "l'art d’intéresser les enfants, l’autorité en classe, toutes choses indispensables dans l’enseignement, sont des qualités difficiles à acquérir “SI L’ON N’A REÇU UNE FORMATION SPECIALE."Compter uniquement sur l’expérience qui ne s’acquiert qu’avec les "années, sans étudier au préalable avec des maîtres experts dans la "science pédagogique, c'est exposer les enfants à souffrir de l’inexpé-“rience de la maîtresse.Le nombre des élèves qui ont subi d’irréparables "dommages dans les écoles mal dirigées, est bien plus considérable "qu’on ne le croit, car il en est de l’esprit comme du corps : la nourriture "n’est profitable que si elle est bien préparée pour celui qui la reçoit.” M.Magnan concluait alors qu’il fallait aux instituteurs et aux institutrices une formation pédagogique reçue dans une Ecole normale.De plus, la logique de sa thèse l'amenait à conclure que le Bureau central devrait être reformé et qu’on devrait lui permettre et lui fournir les moyens de s'assurer de l'aptitude à l’enseignement de ceux ou celles qui se présentent devant lui, et d’accorder des certificats d’aptitude pédagogique après examens spéciaux.Seules les personnes qui subiraient et l’examen de capacité et l’examen d'aptitude, recevraient un diplôme d’enseignement.Celles qui ne subiraient que l’examen de capacité ne recevraient que le brevet simple ou certificat d’études.De cette façon, les commissions scolaires pourraient engager des institutrices ayant reçu une préparation préalable, car l’obligation de l'examen d'aptitude forcerall les maisons qui préparent aux différents brevets à s’occuper de la formation pedagogique des élèves aspirant au diplôme définitif."La réalisation do ce voeu compléterait l'organisation du Bureau et donnerait à la science de l’enseignement l’importance qu’il convient de lui accorder.Ce ne serait pus encore l'école normale, mais la préparation à la pratique de l'enseignement Initierait les aspirants et les aspirantes à quelques-unes des difficultés inhérentes à la profession d’institutrices.MELI-MELO A CHACUN ï.r.SIEN Nous tenons à réparer un oubli.Nous aurions dû donner crédit à notre confrère Jean Langlois, du Canada, des informations et commentaires qui ont servi de fond à notre article publié il y a quelques semaines sur “Les moeurs électorales du parti qui se prétend national.’’ Notre confrère nous pardonnera cette omission bien involontaire que nous venons de constater et que nous réparons aussitôt.SECOURISTES DANS LES LAURENTIDES Le Canadien-National a conclu des arrangements avec la St.John Ambulance Association et celle-ci fera désormais stationner deux secouristes, chaque fin de semaine, à Shawbridge et à Saint-Sauveur.Cette précaution sera sûrement appréciée par les nombreux skieurs qui fréquentent ces centres de sports d’hiver.D’après les rapports reçus des agents du Canadien-National.dans les Laurentides, il y a actuellement 27 pouces de neige sur les champs de ski de Saint-Sauveur et de Shawbridge et une température idéale, le thermomètre marquant dix degrés au-desus de zéro.On s’attend donc à ce qu’une foule de skieurs profite dimanche prochain, pour se rendre dans les Laurentides.du train spécial qui part de la gare du Tunnel à 8.40 du matin.(Suite du Meli-Melo à la dernière page) Nous recevons malheureusement trop tard pour les publier cette semaine notre lettre d’Ottawa et notre lettre de Québec.LA LEGENDE DE LA DILAPIDATION DE NOTRE DOMAINE NATIONAL De Valimentation de notre patrimoine national et du manque de préservation de nos forêts.Des politiciens à responsabilité limitée et de sang mêlé, atteints d'onanisme politique cherchent à faire de l'administration forestière, en cette province, une longue histoire dont la dilapidation du domaine national, l'aliénation du patrimoine national et le manque de préservation de nos forêts sont le thème.Esprits sommaires, ils semblent avoir perdu toute mémoire du dossier écrasant qui les accable et qu’il importe de rappeler Ici.Quelques mots d’abord sur la classification du domaine forestier provincial afin de rendre cet exposé plus clair.Les forêts commerciales du Québec, exception faite de celles du Labrador et du Nouveau-Québec, couvrent une superficie de 259.162 millès carrés, soit environ 160,000.000 d'acres.Le territoire de la Couronne est divisé en forêts affermées.c'est-à-dire louées à divers concessionnaires pour une période déterminée ; en forêts non affermées, riches en bois marchand mais encore inexploitées ; en réserve cantonales destinées à l'approvisionnement des villages circonvoi-sins, moyennant certaines formalités et en forêts domaniales créées pour les besoins futurs de l'industrie.Les adversaires du régime libéral parlent de dilapidation du domaine national quand c’est l'opposition libérale qui, à force de batailler, obtenait par une loi que la majorité conservatrice fut obligée d’adopter, la cessation de l’aliénation Le salaire des institutrices Opinions Nous extrayons les passages sui- j terminée selon une augmentation vants d’un article de L’ETOILE DU annuelle à déterminer aussi et qui NORD, de Joliettc : ”Va-t-on prendre le taureau par les cornes en forçant les Commission scolaires à payer à leurs institutrices un salaire minimum?Ceci n’est pas encore un fait accompli mais une réunion récente du sous-comité catholique du Conseil de l’instruction publique de la province de Québec nous porte à croire qu’on est à la veille de faire quelque chose en ce sens.* * * Notre journal n’est pas resté inactif devant ces salaires ignoblement injustes.Il a fait sa part dans la défense des institutrices et il est le premier à se réjouir de l’attitude prise par le sous-comité du Conseil de l'Instruction Publique, tout en exprimant l’espoir que cette première manoeuvre ne restera pas seulement à l'état de voeu stérile.Le salaire minimum pour les institutrices, il s’impose depuis de nombreuses années, c’est-à-dire longtemps avant le début de la crise.Nous en avons parlé en différentes occasions.Ainsi, dans un premier-Joliette en date du 26 septembre 1935.nous avons préconisé un système confectionné par quelques bonnes âmes qu'intéressait la question.Voici ce qu’en substance on disait : "Ce plan consiste à fixer un salaire minimum pour les institutrices, un salaire minimum qui équivaudrait à ce que les Commissions scolaires paient actuellement quand elles sont un peu raisonnables: soit, par exemple, $250.ou $300.Le département de l'Instruction Publique payerait ensuite la différence entre le salaire minimum et le salaire maximum, qui serait dé- pourrait s’étendre sur cinq ou six années.* • * Toutefois ce sont là des suggestions que peuvent apprécier avec plus de justesse que nous ceux dont la mission est de s’occuper couramment de l’instruction.Recevant presque chaque jour des plaintes des vaillantes petites championnes de l’enseignement, ils sont plus en état d'en connaître les besoins et plus en état peut-être de les protéger.* * * Mais on ne peut vivre éternellement de demi-succès comme on ne peut pas non plus solutionner un problème avec des demi-mesures.Il y a assez longtemps que l’on temporise pour enfin se mettre en frais de faire quelque chose en vue d’améliorer le sort de cette catégorie de travailleuses.* * * Que l’on prenne s’il le faut des moyens draconiens envers les Commissions scolaires dont les membres ne voient souvent que le côté ma tériel du problème.Les contingen ces de leur mauvaise politique leur échappent totalement et encore plus l'injustice flagrante dont ils se rendent publiquement coupables.Pour quelques-uns d’entre eux, la compétence d’un bon commissaire doit se résumer à savoir entasser quelques piastres dans la caisse de l’organisme dont ils font partie.La balance, c'est du superflu.Souhaitons donc que le projet de relèvement entrepris par le sous-comité tantôt signalé soit mené jusqu'au bout.Ce sera un bon pas de fait dans la réorganisation de notre système d’éducation que d'aucuns trouvent périmé."Avec nos écoles normales et le Bureau central réformé tel que ci-dessus Indiqué, nous pourrions espérer que dans un avenir très rapproché, toutes les Institutrices laïques catholiques de notre province auraient reçu une formation professionnelle avant d'entrer dans l’enseignement.” A la suite d'un voyage d’étude dans les écoles normales de France, de Belgique et de Suisse, M.C.-J.Magnan fit d'autres suggestions dont s’inspirent les principaux d'Ecoles normales quand Us proposent de créer dans notre province, pour les femmes laïques qui se destinent à l’enseignement, deux titres d’institutrices se rapprochant du modèle qui existe en France : les stagiaires et.les titulaires.Nous reviendrons sur ce sujet.JULES-EDOUARD PREVOST de gré à gré, sur simple lettre du Ministre, du domaine forestier de cette province et le mode de concessions par enchère publique.Jusque-là, les conservateurs avaient disposé rapidement de nos superficies forestières.En 1868, il y avait 17,998 milles carrés de forêts déjà sous licence.En 1888.11 y en avait 41,584, soit une augmentation de 23,596 milles carrés en 20 ans.Voyons maintenant combien, depuis 1908, avec les nécessités de l’industrie moderne des pâtes et du papier, le gouvernement concède en superficie forestière.A cette, la superficie sous licence était de 69,425 milles carrés.La province avait, en 20 ans, dont huit de régime conservateur, aliéné 27,841 milles carrés.Sous le régime conservateur, il se vendit jusqu’à 14,000 milles carrés de forêt sans enchère publique en une seule année.Si nous poussons plus loin l'analyse des opérations faites sous les régimes libéraux et conservateurs, de 1868 à 1926, nous obtenons le bilan suivant qui prouve, on ne peut plus clairement, que C'EST VERITABLEMENT LE REGIME CONSERVATEUR QU’IL FAUT ACCUSER DE DILAPIDATION DU DOMAINE NA TIONAL, et voici : Régimes con- servateurs, en 25 ans, 37,915 milles carrés ; primes d'affermages, $738,849.78, soit une moyenne de $19.60 du mille carré.Régimes libéraux, en 35 ans.40,720 milles carrés primes d’affermages, $8,384,642.45.soit $205.90 par mille caré.L’aire actuelle des terres non affermées est évaluée à environ 153,459 milles carrés ou 98,213,760 acres, tandis que la superficie approximative des forêts domaniales est de 1,852,160 acres, celle des réserves cantonales de 787,200 acres et celle des forêts affermées de quelque 49 millions.Ces superficies ne comprennent pas les vastes forêts situées au-delà des concessions actuelles qui renferment des appiovisionnements de bois à papier et d’importantes chutes d’eau non aménagées et dont le ministère des Terres et Forêts fait l’inventaire en prévision de l’exploitation future.Un relevé de nos concessions forestières actuelles démontre qu’un tiers seulement de la superficie du domaine forestier sous licence, c'est-à-dire des forêts de la Couronne, est détenu par des firmes canado-américaines et que la plus grande partie de ces concessions a été faite sous des régimes conservateurs de 1872 à 1887 et de 1892 à 1896.Non, en vérité, ce n’est pas le gouvernement libéral que l’on doit accuser d’aliénation du patrimoine national.Qu’a fait le département des Terres et Forêts pour la protection des Forêts de la province ?Il a établi le Service de la protection des forêts, au printemps de 1924, qui a perfectionné un système de prévention et de protection contre les incendies de forêts, mis sur pieds et maintient, de concert avec les associations forestières, un personnel de plus de 4,000 hommes, dont 2,000 sont les propres employés du ministère, muni d’un matériel de premier ordre, d’appareils les plus modernes.Le département des Terres et Forêts a compris aussi que le problème forestier ne peut être résolu par la régénération naturelle.Aussi a-t-il créé en 1908, à Berthlerville, une pépinière qui, en 1933, expédiait près de 5 millions de plants de toutes sortes, Il a établi des pépinières aussi dans les cantons de Parke, comté de Ka-mouraska, de Macpes, comté de Ri-niouski, Normandin, au lac Saint-Jean et Villemont-el en Abitibi.La légende de la dilapidation du domaine national, de l’aliénation du patrimoine national et du manque de préservation de nos forêts par le régime libéral ne prend plus.On l’a prouvé mille et une fois que c’est bien le régime libéral qui a mis fin à la dilapidation de notre domaine forestier que pratiquaient les conservateurs avant son avènement au pouvoir.Dans les milieux compétents, on le sait ; tous ceux dont le jugement n’est pas faussé en sont convaincus.Lettre pastorale du cardinal ViHeneuve ‘Touchant certains faits publics survenus pendant la dernière période électorale Dimanche dernier, on a lu dans les églises du diocèse de Québec, une lettre pastorale de son éminence le cardinal Villeneuve.Nous regrettons de ne pouvoir donner in extenso le texte de ce grave document.Nos lecteurs en ont sans doute pris connaissance dans les quotidiens.Parlant de faits publics survenus pendant la dernière période électorale, son éminence définit les droits et le rôle du clergé dans la politique.“L’Eglise”, réaffirme le cardinal, “n'appartient ni ne se lie à aucun parti politique.Elle les approuve et les encourage selon qu'ils lut paraissent fidèles aux devoirs qu'impose la conscience à l'égard de la société.” (.) “Nous recommandons de ne pas oublier que l’Eglise n’exerce formellement ses Jugements d’autorité sur les doctrines et sur les personnes que par ses évêques.” Le cardinal Villeneuve s’élève contre certaines équivoques.Avec raison, il dit que l’on ne doit pas rendre le clergé responsable des actes de quelques prêtres ; que les prêtres, comme citoyens, ont le droit de “participer à des assemblées politiques, d’avoir leur libre opinion sur les choses publiques.” D’autre part, le cardinal dit que les prêtres doivent agir avec prudence dans l’exercice de ce droit.II ajoute que “le droit canonique, notamment les décrets du Premier Concile Plénier tenu à Québec en 1909, tout en rappelant le droit et le devoir qu’a l’Eglise de dénoncer ce que pourrait offrir de dangereux pour la loi et la morale chrétiennes la politique civile, recommande aux curés et autres clercs de n’en rien faire sinon sous la direction et selon les règles imposées par les évêques”.Or, dans la dernière période électorale.déclare ailleurs son éminence, “les ordinaires n'ont point pris parti et ils n'ont rien fait de plus que de recommander l’honnêteté morale dans l’exercice du suffrage populaire.” ‘Si donc, ajoute le cardinal, aux dernières élections, il est des prêtres qui, dans l’animation générale, ont dépassé, soit en faveur des uns soit en faveur des autres, les bornes prescrites par la discipline canonique, les justes sanctions à leur imposer sont du ressort exclusif de leur Ordinaire .Son éminence met en garde contre des critiques et des accusations non fondées.En cette matière, la calomnie ou les jugements téméraires doivent sans doute être évités.Si l'on a vraiment raison de se plaindre de la conduite de certains prêtres, son éminence indique la procédure à suivre.“Dans tous les diocèses, il existe un tribunal régulièrement constitué pour juger des délits des clercs.Les procédures les plus prudentes dérivées surtout du droit romain et assouplies par la sagesse des siècles chrétiens, y sont en vigueur.Les pauvres eux-mêmes peuvent y recourir sans frais de cour, pourvu que leurs plaintes soient équitables.A tous ceux qui croient avoir été lésés dans leur réputation ou dans leurs droits par quelque prêtre ou autre clerc ou par quelque religieux, Nous ouvrons les portes de ce tribunal : ils n’auront qu’à produire leur plainte à la chancellerie de l’officialité, et à préparer leurs preuves par témoignages, dépositions et documents indubitables pour les fournir au promoteur de la justice.Le tribunal se composera de trois juges, et la cause se déroulera selon toutes les procédures canoniques.S'il y a des réparations à faire, elles seront imposées.Au besoin, nous établirons pour ces causes un tribunal spécial.Il va de soi que les dénonciations et les réclamations du genre devront être nettes, dire avec précision ce qu’elles reprochent ou ce qu’elles veulent, contre qui et pourquoi.“Et, sur l’heure.Nous désavouons, pour notre compte, les détractions et les Injures qui auraient pu être prononcées par quelqu’un de Nos clercs.Ce qui, évidemment, ne va pas Jusqu’à condamner leurs jugements personnels sur la conduite publlqu" des représentants du peuple, que les constitutions démocratiques soumettent aux variations, pour ne pas dire aux caprices, de l’opinion populaire."Néanmoins, dans l'hypothèse où des ecclésiastiques auraient manqué simplement de sagesse dans leur conduite privée au point de vue politique, ou d’obéissance aux lois canoniques dans leur action pastorale, ils ne sont responsables devant nul autre que devant leur évôquc ; les laïques tout au plus peuvent-ils respectueusement attirer l'attention des ordinaires sur les actes qu’üs présument irréguliers ou blâmables.Car c’est aux évêques seuls à juger d'autorité si la conduite privée des clercs va contre le bien commun, et à régler leur conduite pastorale par rapport aux questions publiques.” • • • Son éminence termine sa lettre pastorale en dénonçant les abus qui se commettent trop souvent pendant les élections.DECRETS DU PREMIER CONCILE PLENIER DE QUEBEC Nous croyons opportun de rappeler quelques passages des Décrets du Premier Concile Plénier de Québec auquel réfère son éminence le cardinal Villeneuve au cours de sa lettre pastorale.Les soulignés sont de nous.Titre V, chapitre III desdits Decrets.230.— NE POINT CONFONDRE LA RELIGION AVEC LES FACTIONS POLITIQUES.— !1 serait très mal de confondre la religion avec les factions politiques.“II n’est pas douteux que dans la sphère de la politique, il puisse y avoir matière à des luttes légitimes et que toute réserve faite des droits de la justice et de la vérité, on puisse combattre pour introduire dans les faits les idées que l’on estime devoir contribuer plus efficacement que les autres au bien général, mais VOULOIR ENGAGER L’EGLISE DANS CES QUERELLES DE PARTIS, ET PRETENDRE SE SERVIR DE SON APPUI POUR TRIOMPHER PLUS AISEMENT DE SES ADVERSAIRES C’EST ABUSER INDISCRETEMENT DE LA RELIGION (1).” 232.— INTERVENTION DU CLERGE DANS LES CHOSES POLITICO-RELIGIEUSES.— a) Si donc des questions surgissent qui, bien qu’elles soient appelées politiques, touchent cependant à la foi ou aux moeurs ou encore aux droits de l’Eglise, il n’y a aucun doute que les prêtres ont la liberté et aussi en certains cas l’obligation stricte de s’en occuper même publiquement.Et ils peuvent en traiter non seulement avec les magistrats déjà élus, mais il faut qu’ils avertissent le peuple même dans les élections en cours, de crainte que par un suffrage non averti le peuple n’élè-vc au pouvoir des hommes d’une doctrine ou d’un caractère non ap-prouvables et qu’il ne leur fournisse ainsi des armes dangereuses pour l’Eglise et la société.Et les électeurs sont absolument obligés de suivre alors les avertissements de leurs pasteurs.b) MAIS IL N’APPARTIENT PAS AUX PRETRES EUX-MEMES DE JUGER QUELLES SONT LES CIRCONSTANCES PARTICULI E R E S QUI PUISSENT PARFOIS PERSUADER LE CLERGE D’INTERVENIR DE LA FAÇON SUSDITE; cela appartient au Saint-Siège ou à son Délégué ainsi qu’aux évêques du lieu, car c’est à eux que revient le droit et qu’incombe le devoir de promouvoir le bien de la religion, par les moyens les plus aptes, et de condamner, s’il y a lieu, toute faction adverse à ce bien.c) LES PRETRES DOIVENT CONFORMER AUX INSTRUCTIONS DE LEURS ORDINAIRES LEURS PAROLES ET LEUR CONDUITE, “obéissant volontiers à la discipline imposée par ceux que l’ESPRIT SAINT A PLACES POUR GOUVERNER L’EGLISE DE DIEU, et respectant leur autorité ; qu’ils n’entreprennent rien contre la vo- (Sulte à la page deux) (1) Léon XIII.Encycl.Sapientlaç christianac, 10 jan.1890.Traduction de l’édition de la Bonne Prcssel Page deux LETTRE PASTORALE, ( Suite de la première page) lonlé drs Evêques, qu’il faut suivre comme des chefs quand on combat pour la religion (4).233.— QUE LES CLERCS S'ABSTIENNENT DES CHOSES PUREMENT POLITIQUES.— Un clerc s’abstiendra prudemment des questions qui concernent les choses purement politiques ou séculières, et au sujet desquelles, dans les cadres de la doctrine et de la loi chrétiennes, variables sont les jugements des hommes.QU'IL NE SE MLLE PAS.NON PLUS, AUX FACTIONS CIVILES, AFIN DE NE POINT RENDUE SON MINISTERE SUSPECT, et que la Religion qui doit se tenir bien au-dessus des choses humaines, et unir les esprits de tous les citoyens par le lien d’une charité et d’une bienveillance mutuelle, N’AIT POINT L’AIR DE MANQUER A SON DEVOIR.Voilà pourquoi les piètres auront grand soin de s'abstenir de traiter ou d'agiter publiquement ces questions, soit hors de l'église, soit surtout dans l’église elle-même.(5).Que si les prêtres ont droit de voter en des élections politiques ou administratives, ils pourront en user mais en toute prudence et sans ostentation.Ainsi, qu'ils le fassent au moment où les électeurs se présentent le moins nombreux afin surtout de ne pas exciter les esprits.Au reste, même en ceci tous les cle.rcs suivront les conseils de l’Evc-que.234.— QU'ON INSTRUISE LE PEUPLE DE SES DEVOIRS.— Ce qui précède néanmoins ne doit pas être interprété comme s'il fallait garder un silence absolu au sujet de la très grave obligation qu'ont les citoyens, même dans les choses publiques, de suivre les dictées de leur conscience, et de consacrer leurs forces dans un commun effort à procurer le bien de la religion et de la patrie.Mais une fois faite cette déclaration, que LE PRETRE NE FAVORISE PAS PLUS UN PARTI QUE L’AUTRE, à moins que l'un d'eux s’opposant à la religion, il soit opportun pour le clergé, comme on l’a dit, d’intervenir.Les curés et les confesseurs, en temps propice ET SELON LA PENSEE DE L’ORDINAIRE, instruiront avec diligence le peuple de leurs devoirs d’électeurs et des fautes à éviter dans les élections.(4) Léon XIII, Encycl.Nobilissi-ma Gallorum gens, 8 février 1884.(5) Voir Concile de l’Amérique Latine, n.655.PLUS DE El MOITIE DD H POUR EE GOUVERNEMENT Le parti ministériel a une majorité absolu de 26,718 votes sur les actionnâtes et les conservateurs réunis, ayant obtenu 52.11 pour cent des votes inscrits.DECLARATION DE L’HONORABLE M.TASCHEREAU “Le gouvernement de Québec a la majorité des sièges et celle de l’électorat et il n’a aucune hésitation à marcher de l’avant”, dit le premier ministre.FAUSSES DECLARATIONS DES OPPOSIONNISTES L’honorable L.-A.Taschereau a fait faire, la semaine dernière, un relevé des votes donnés lors des élections provinciales du 25 novembre.Ces chiffres sont extraits des rapports officiels des officiers-rapporteurs.En nous les communiquant, le premier-ministre a fait remarquer qu'il a non seulement la majorité des sièges en Chambre, mais aussi la majorité des votes donnés dans la province.Les oppositionnistes, déclara l’honorable M.Taschereau, prétendent, tant dans leurs discours à la radio que dans leurs assemblées, qu’ils ont remporté la majorité, lors des dernières élections.J’ai fait préparer un relevé des votes qui rétablit clairement le contraire.“Le nombre des votants inscrits était de 723,007 et le total des votes donnés a été de 566,079, soit un pourcentage de 77.48 des inscriptions.“Sur ce nombre, les libéraux ont obtenu 202,022 votes, soit 52.11 pour cent du vote total.Les actionnistes ont reçu 160,967, soit 28.73 pour cent et les conservateurs 104,337, soit 18.62 pour cent.Les ouvriers et les indépendants paraissent avoir 2,853 voix, soit un pourcentage de 0.54 pour cent.“Ces chiffres appellent quelques commentaires."Us font voir d’abord combien le parti conservateur est faible dans la province de Québec, n’ayant obtenu qu’un pourcentage de 18 pour cent des votes.“En second lieu, le parti ministériel obtint une majorité de 26,718 votes sur les actionnistes et les conservateurs réunis.La majorité est de six en comptant les députés élus, soit 48 libéraux et 42 oppositicnnis-tes, si nous accordons à ces derniers tous les actionnistes qui ont été élus.L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 31 janvier 1936 A nos abonnés On nous permettra de faire appel à la bonne volonté de tous nos abonnés et de leur demander leur entier concours dans la tâche que l'Avenir du Nord poursuit depuis trente neuf ans.Nous serions reconnaissants à tous ceux qui sont en retard dans le paiement de leur abonnement de s’acquitter de leur petite dette envers notre journal.Nos abonnés savent que depuis qu’il existe Y Avenir du Nord, tout en se préoccupant des grandes questions politiques et des événements les plus importants de notre vie nationale, s’est spécialement dévoué aux problèmes qu’intéressent la province de Québec et notre belle région du Nord.Le comté de Terrebonne et la ville de Saint Jérôme, son centre le plus important, ont toujours fait l'objet de notre plus grande attention.Notre journal a plus que jamais à coeur les intérêts de notre ville et de notre région.Nous voulons, comme par le passe, maintenir et accroître l’influence de Y Avenir du Nord, le plus vieux journal du district de I errebonne Depuis quarante ans qu’il est sur la brèche, son action est de plus en plus stable et utile à l’avancement de notre ville, de notre comté, de notre district.Sans jactance, nous pouvons affirmer que la bonne réputation de Y Avenir du Nord est répandue dans toute la province et même un peu partout au Canada.Quoique sans prétention — car notre journal est un modeste hebdomadaire nous nous réjouissons du bon renom de YAvenir uu Nord dont nous avons des preuves chaque jour.Il est vrai que nous n’épargnons rien pour ajouter à l'intérêt de notre journal qui, chaque semaine, procure à ses lecteurs, une matière abondante, varice et instructive.Nous demandons que, de leur côté, nos abonnés et nos lecteurs nous donnent l’appui de leur bonne volonté.Notre journal ne compte que sur les abonnements et les annonces pour vivre.N’est-il pas juste de lui payer ce qu'on lui doit ?N'est-il pas raisonnable de patronage des annonceurs qui trouvent dans Nord le meilleur medium de publicité existant au nord de Montreal ?Nous ne pouvons prétendre satisfaire tout le monde.Mais, nous demandons à nos abonnes de reconnaître les efforts que nous faisons pour intéresser, instruire et informelle mieux possible nos lecteurs.Ajoutons que les abonnés de YAvenir du Nord peuvent compléter son information en lui communiquant des nouvelles intéressantes.Une note signée ou un coup de téléphone à l’Imprimerie J.-H.-A.Labelle (No 12).suffira pour informer le personnel qui se chargera de rédiger la nouvelle comme il convient.En outre, si chacun de nos abonnés nous obtenait un autre abonné durant l’année, notre tirage serait doublé et.de ce fait, la publicité deviendrait meilleure.Nous voulons que YAvenir du Nord, plus stable que jamais, progresse encore davantage.Pour cela nous demandons la coopération de nos abonnés et nous avons confiance qu’ils feront bon accueil à notre légitime demande.“L’AVENIR DU NORD’’.LA L'ELECTION PE TERRE E OBJECTIONS PRELIMINAIRES solliciter le YAvenir du L’honorable Athanase David, dé-puté-élu par une majorité de 720 voix sur son adversaire conservateur dans le comté de Terrebonne, a produit et fait signifier un plaidoyer spécial et des objections préliminaires à l'encontre de la pétition en contestation de son élection qui a été faite par un M.Joseph Saint-Vincent, de Saint-Jérôme.Ces procédures à l'encontre de la pétition en contestation ont été faites à Saint-Jérôme au nom de l’honorable M David par ses avocats.Me Aimé GeofTrion.C.R .Mc Alphonse Décary, C.R .et Me Hector Perrier, C.R.Le plaidoyer spécial attaque la qualité de M.Saint-Vincent et lui nie le droit de contester en disant qu'il ne s’est pas conformé à la loi et que le dépôt de mille dollars exigé par la loi pour garantir les frais de la contestation n’a pas été régulièrement fait et que l'argent du dépôt ne lui appartenait pas mais provenait plutôt de certaines autres personnes non mises en cause dans la contestation.Les objections préliminaires attaquent également la qualité de M.Saint-Vincent et elles allèguent qu’il n’avait pas le droit de contester parce qu'il n'avait pas le droit de voter ni la qualité d'électeur puisqu'il avait travaillé à l'élection du candidat défait sous la promesse I que s'il était élu il obtiendrait une | position de percepteur du revenu à ; Saint-Jérôme.Ces objections allèguent de plus que M.Saint-Vincent était un organisateur du candidat défait, et qu’il s’étalt occupé une fois de briser une des assemblées politiques de l'honorable M.David.Les objections continuent et allèguent toute une série d’informalités en’ plus du fait que M.Saint-Vincent aurait d'stribué et promis de l’argent, des positions, des rafraîchissements, des liqueurs alcooliques et de la nourriture au nom de M.Barrette pour inciter les électeurs à voter pour le candidat défait par M.David.Ces objections et le plaidoyer spécial seront entendus par la cour Supérieure de Saint-Jérôme la semaine prochaine.“Lors des élections de 1931, les ministériels avaient obtenu 55.6 pour cent du vote total et les conservateurs 44.2 pour cent à 28.73 pour cent.“Si je ne me trompe, l’honornble M.King, lors des dernières élections fédérales, tout en ayant balayé le Canada, n’avait pas la majorité des voix sur les conservateurs, les ste-venistes et les "Social Credit” réunis et, cependant, personne ne contestera au gouvernement libéral d’Ottawa son droit Indiscutable à gouverner.“Reste à savoir si tous les actionnistes libéraux, dont plusieurs n’ont pas renoncé à leur libéralisme, car iis l’ont déclaré franchement, seront disposés à suivre le chef, qui est M.Duplessis.Nous verrons cela plus tard.Mais pour le moment le gouvernement libéral de la province de Québec a la majorité et des sièges et de l'électorat et il n'a aucune hésitation à marcher de l'avant.” Voici le résultat total du vote : Nombre des voteurs inscrits : 723,007 Total des votes donnés : 560,179 (77.48 pour cent).Libéraux : 292,022 (52.11 pour cent).Actionnistes : 160,967 (28.74 pour cent).Conservateurs : 104,337 (18.62 pour centi.Ouvriers et indépendants : 2,853 3 LACUUTB Paul L arose LL JB.AVOCAT 128 rue Blalnvllle SAINTE-TUERE8H Téléphone 50 J.-PAUL VERMETTE Syndic Licencié sous la Loi de Faillite — Comptable public Administration Générale Suite 705 à 708 Bâtisse Montreal Trust 511 PLACE D'ARMES, MONTREAL Téléphone : HArb.0261-0262 »»oggocooeeoccooosseoso« RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE • (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES 425, avenue Viger, Montréal AVOCAT RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe Téléphone 310 301A, Saint-Georges, Saint-Jérôme 50000000000000000000000000» MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD — Tél.172-r-ll Bureau-Succursale à LACHUTE (Argenteull) GERARD RAYMOND AVOCAT 276 Ouest, rue SAINT-JACQUES MONTREAL, Tél.Plateau 8073 90509000000000003009000009 Chs-H.Trottier AVOCAT Du samedi matin au lundi soir : Tél.171 330 Saint-Georges Saint-Jérôme >0090009009000500009090000000000000000900000: laits vendus à l’état nature et par conséquent des véhicules possibles de contagion.APPAREILS POUR UNE USINE I)E PASTEURISATION lo.— Un bassin de réception.2o.— Une pompe sanitaire pour refouler le lait du bassin de réception au pasteurisateur.3o.— Un pasteurisateur de marque approuvé.Ce pasteurisateur devra etre muni : a) d’un thermomètre enregistreur.b) d’un thermomètre indicateur.c) d’une valve de sortie sanitaire à effleurement.4o.— Un refroidisseur.Cet appareil n'est oas absolument nécessaire car le refroidissement du lait peut se faire dans le pasteurisateur.5o.— Une embouteilleuse.6o.— Une machine pour poser les disques de carton sur les bouteilles, les disques étant xeçus dans les tubes stérilisés.7o.— Une machine pour le lavage et la stérilisation des bouteilles et des bidons.CONSTRUCTION ET DISPOSITION DES APPAREILS lo.— Une chambre pour la réception du lait cru ainsi que pour le lavage et la stérilisation des bouteilles et des bidons.2o.— Une chambre pour la pasteurisation, le refroidissement et l’embouteillage.Le pasteurisateur doit être placé assez haut, de préférence au second étage de manière à opérer par gravité du pasteurisateur à l’embouteilleuse.3o.— Une chambre froide.4o.— Une chambre pour la bouilloire.La surface vitrée des ouvertures de ces pièces doit être égale à au moins 10% de la surface du plancher.Les portes et les fenêtres doivent être munies de moustiquaires à partir du 1er mai au 1er novembre.Les planchers doivent être en béton et construits de manière à pouvoir se drainer facilement.Les murs doivent être peinturés de couleur claire.ADOLPHE CLARK, Inspecteur sanitaire du comté de Terrebonne.PETITES ANNONCES Maison à louer, à vendre, meubles usagés, demande d'emploi, objets perdus, etc., etc.NOUVEAU TARIF 2 sous le mot, minimum 40c, ou 3 insertions pour $1.00.AGENTS DEMANDES Hommes demandés pour clientèle Rawleigh dans Comté Terrebonne N.Ecrivez aujourd'hui.Rawleigh Co.Dépt.ML-605-SH-A, Montréal, Canada.• • • ON DEMANDE Une personne âgée pour prendre soin de petite famille.S’adresser chez 31.H.Râtelle, 572 rue Labelle, Tel.482.* • * Homme de bonne réputation et possédant l'ambition de réussir dans la vie, d'être indépendant, trouvera une magnifique occasion de réaliser son désir en faisant application immédiatement à la Compagnie J.R.Watkins, 2177, rue Alasson Montréal, qui désire un distributeur pour ses fameux produits de réputation, dans la ville de Saint-Jérôme.Profits très intéressants dès le début.Entrainement gratuit.* • * AGENTS DEMANDES 40% de commission, articles se vendant partout.Echantillon 0.25.Ecrire à M.Roméo Ouellette, case postale 126, Saint-Jérôme, P.Qué.• • * On s’abonne à l’Avenir du Nord en s’adressant au bureau : à Imprimerie J.-H.-A.LABELLE.303 Avenue Parent, près de la gare du Pacifique Canadien, à Saint-Jérôme, téléphone 12 ou casier postal 268.LA PASTEURISATION DU LAIT De tous les moyens mis à notre disposition pour prévenir la transmission des maladies contagieuses, la plus efficace consiste en une pasteurisation bien faite.Le lait pasteurisé est un lait dont toutes les parties ont été chauffées uniformément pendant au moins 30 minutes, à une température de !45o fahrenheit.La température ne doit pas avoir subi de chute pendant le chauffage.Le lait doit avoir été refroidi dans ies 45 minutes immédiatement après l’opération à au moins 45oF et maintenu à cette température jusqu'au moment de la livraison au consommateur.Le lait pasteurisé est aussi celui qui a été pasteurisé suivant tout autre procédé physique approuvé par le Service de Santé.Il ne doit pas contenir, au moment de la livraison au consommateur, plus de 50,000 bactéries par centimetre cube.La pasteurisation et le refroidissement du lait doivent être faits dans des appareils convenablement clos.Le lait pasteurisé doit, immédiatement après la pasteurisation et dans l’établissement même où se fait la pasteurisation, être mis dans des bouteilles bouchées immédiatement après l’embouteillage.Le lait pasteurisé ne doit pas être repasteurisé ni être mélangé avec du lait non pasteurisé.Lorsque toutes ces prescriptions sont bien suivies, tous les germes pathogènes pouvant se trouver dans le lait sont détruits, et de ce fait, le lait pasteurisé présente de meilleures garanties sanitaires que le lait spécial et le lait crû, lesquels sont des I5OSO999
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