L'Avenir du Nord, 4 septembre 1936, vendredi 4 septembre 1936
¦Sgfrgfefrwl CIIENIER QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 36 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE H ¦* 1.1897-1936 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-II.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LABELLE LE VENDREDI, 4 SEPTEMBRE 1936 L’Union Nationale! n’est ni unie ni nationale A quoi bon les commentaires ?Laissons parler les faits.Assemblée de protestation Des partisans de M.Maurice Duplessis ont tenu à Québec, le 26 août, une assemblée de protestation contre la manière dont le premier ministre a distribué le picotin ministériel.“Si notre premier ministre l’honorable Maurice Duplessis conserve la mentalité qu’il a affichée aujourd'hui, il s’en va droit à l’écueil.Notre chef ne semble pas avoir la | compréhension des trusts ni savoir comment les mater.Hier, j’ai eu une conversation de six heures avec lui.et ça été pour moi toute une révélation.Si j’avais auparavant su son idée, i il est probable que mon attitude n'eût pas été la même’’.C’est ce qu’a déclaré le Dr Philippe Hamel, député provincial de Québec-Centre, à une assemblée qu’un groupe de ses électeurs et amis avaient organisée pour protester parce que le Dr Hamel ne fait pas partie du cabinet Duplessis.Cette assemblée a eu lieu au Palais Montcalm.La foule n'a pas pu toute se placer dans l’enceinte du théâtre municipal.Tous les sièges étaient occupés et il y avait des gens debout sur la scène, dans les allées, dans les loges et dans les salons attenant à la salle.De nombreuses personnes ont dû rester à l’extérieur.Les orateurs ont parlé dans l’ordre suivant : M.G.Guillet, un des organisateurs de la manifestation ; M.René Chaloult, député de Kamouraska ; le Dr Philippe Hamel, député de Québec-Centre ; l’hon.J.-C.-E.Ouellet, conseiller législatif ; M.J.-Ernest Grégoire, maire de Québec et député de Montmagny.Parmi les principaux personnages, il y avait : M.A.Aubin, organisateur-conjoint avec M.Guillet ; Mc Paul Bouchard, M.Eug.Dussault, secrétaire particulier du maire-Grégoire ; Me Marie-Louis Beaulieu ; M.Dclphis Lachance, ouvrier, et plusieurs autres.Tous les orateurs ont déclaré que les trusts, notamment celui de l’électricité, influençaient le gouvernement Duplessis.M.Ernest Grégoire, maire de Québec et député de Montmagny, a dit-: “On écarte le Dr Hamel du ministère, parce qu’il est le champion des lutteurs contre les trusts.Je crains maintenant de voir au sein du Parlement la même influence qui a tenté, par tous les moyens, de battre le Dr Hamel dans son comté".M.Grégoire termine, lui aussi, en déclarant que, comme le Dr Hamel, l’honorable M.Ouellet et M.Chaloult, il serait toujours sur la défensive pour le bien du peuple.Manifestation au Château Frontenac L’assemblée se terminait à peine au chant de l’hymne national qu’un des organisateurs de la réunion, M.Gérard Guillett, s’écriait : “On décide d’aller au Château pour demander à M.Maurice Duplessis un ministère de l’électricité pour M.Hamel et un autre pour M.Grégoire !” Un groupe de jeunes gens et d’hommes se forma alors sur la place du Palais Montcalm et, en parade, se rendit au Château Frontenac.Bannière en tête, les quelque 500 manifestants ont envahi la vaste cour et l'entrée du Château et c’est à grands cris qu’ils ont réclamé la présence du nouveau premier ministre en criant : “On veut voir Duplessis ! On veut voir Duplessis".Mais M.Maurice Duplessis ne se rendit pas à ce pressant appel.La manifestation se continua tard dans la nuit.Puis, la foule se dispersa avec l’idée de se rendre au parlement le lendemain.Chahut au Parlement Un nouveau soulèvement a éclaté, le 27 août, à la suite des évènements de la veille.Dès neuf heures et demie, des milliers de manifestants ont envahi le Parlement, pour protester contre l’exclusion du Dr Philipp Hamel du cabinet Duplessis.La foule était houleuse.En attendant, des orateurs de circonstance montés sur des tréteaux improvisés en haranguèrent la foule : “Nous avons mis", disaient-ils, "le régime! Taschereau à terre et nous ferons de même du nouveau régime, si on ne s’en tient pas aux promesses qu'on a faites.Nous sommes venus ici pour afficher librement les principes pour lesquels on s’est battu.Si le gouvernement Duplessis ne marche pas.c’est nous qui allons marcher, Duplessis va passer où nous lui demandons de passer !" Voilà ce que clamaient les orateurs et la foule criait : "Chou Duplessis !" A onze heures, on attendait encore l’honorable M.Duplessis et les palabres continuaient, mais avec un peu moins de violence.Des chefs de l’organisation de l’honorable Oscar Drouin se sont joints aux manifestants et l'un d’eux, s'improvisant orateur, annonça qu’ils avaient notifié M.Drouin de rester chez lui, ce matin.Saura-t-on exactement ce qui s’est passé entre l’honorable M.Duplessis et MM.Hamel et Grégoire pour provoquer celte protestation ?Tout ce que nous avons pu savoir, c’est que le Dr Hamel, ayant fait signer, au cours de la lutte, une entente par laquelle l’un des premiers actes du gouvernement national serait de prendre immédiatement les moyens d’étatiser la Bcauharnois, le Dr Hamel est allé, avant l’assermentation du ministère, rappeler cette entente au premier ministre.Celui-ci aurait répondu au Dr Hamel : "Il ne faut pas penser à cela pour le moment.Comment Le cabinet Duplessis Un ancien député à la Législature et à la Chambre des communes écrit au Soleil pour signaler les faiblesses et les contradictions suivantes du cabinet de l'honorable Maurice Duplessis : “On y “voit", dit-11, “un agriculteur instruit désigné au poste de tréso-“rier; un pilote à la tête du département de l'agriculture; un avo-“cat modeste devient d’emblée intendant du régime des forêts et “des eaux, lui qui ne connaît probablement pas la différence entre “un sapin et une éplnette; à un an- ! "cien ministre fédéral — le plus “instruit et le plus laborieux de ce "conseil — on confie le ministère “le moins important de tous, les ml-“nes et les pêcheries; on confie les “affaires municipales et les intérêts "du commerce à un tout jeune hom-"me, sans aucune expérience dans “l’un ou l'autre domaine; la coloni-“sation aura pour protecteur un “échevin de la métropole, dont ru-bique recommandation à ce poste “se trouve dans sa connaissance "pratique de la crise du chômage ; “les intérêts de la classe ouvrière “ — soit le problème social — sont "abandonnés à un boucher "tonl- “truant mais sans connaissance du "sujet qu'il aura désormais à tral-“ter; à un marchand de bois, est "dévolu le soin de surveiller les “travaux publics.C'est à croire "que le premier ministre a eu pour “principal souci d'établir son auto “rite personnelle sur l’incompétence “de ses collègues dans chacune des "branches qu’ils auront respective "ment à diriger.N’est-ce pas là “exposer tout un gouvernement au "risque de subir effectivement une "bureaucratie qui ne saurait manquer de profiter de sa supériorité “cléricale et technique pour passer "outre la responsabilité ministériel-"le ?Pourtant c’est en vain que "j'ai lu et relu les journaux libéraux ou indépendants, pour y "trouver une juste critique de cette "confusion des charges et des sujets.Me serait-il permis de signaler cette lacune, tout en regrettant que, faute de mettre “chacun à la place qui lui conve-“nait le mieux, le premier minis-“tre a lui-même compromis d’avan “ce l’efficacité de sa prochaine administration ?” (Le Soleil) voulez-vous que nous trouvions immédiatement soixante-dix millions pour régler cette affaire “Alors, aurait répondu le Dr Hamel, c’est le règne des trusts qui continue et je n’en suis plus”.Les manifestants attendirent en vain le premier ministre .et ils partirent gros Jean comme devant.L’Union (?) restait désunie.Déclaration de M.René Chaloult Le 28 août, M.René Chaloult.député “unioniste” de Kamouraska, a fait aux journalistes la déclaration suivante : “Le premier ministre de la province affirme qu’il est le chef, que nous sommes des fanatiques et des extrémistes, que nous recherchons des portefeuilles.Nous reconnaissons que M.Maurice Duplessis est notre chef et nous l’avons d’ailleurs proclamé, hier soir.Mais nous persistons à croire que des députés peuvent penser autrement que leur chef, lui faire des suggestions et lui signaler des erreurs, contrairement à l’usage, sous le régime Taschereau.“Nous ne croyons pas verser dans le fanatisme et dans l’extrémisme en disant que l’élément de langue anglaise n’a pas droit à trois représentants dans un cabinet national.Nous ne prétendons pas exclure nos compatriotes du ministère, mais l’Union Nationale n’a aucune raison d’etre plus généreuse que les administrations précédentes.“Au cours de la dernière campagne.M.Duplessis et nous tous avons réclamé que les Canadiens-français fussent traités plus équitablement, dans tous les domaines de l’activité publique.“Au reste, nous ne voyons pas pourquoi le trésorier provincial serait toujours un Anglo-protestant, si ce n’est pour accréditer le préjugé que les Canadiens-français sont inaptes à s’occuper de leurs finances.“L’allusion de notre chef à la recherche des ministères est tout-à-fait fantaisiste.M.Duplessis sait fort bien que nous en avons réclamé un pour le Dr Hamel, parce que sa présence dans le cabinet est une garantie exigée par la députation de l’Union Nationale et par l’électorat de cette province.“Car, il ne faut pas l’oublier, l’électorat n’a pas voté pour un homme mais pour une idée.L’électorat a voté pour sa libération des trusts, et il s’attendait de voir le champion de ses revendications dans un ministère national.Aussi le public regrette-t-il unanimement l’absence du Dr Philippe Hamel dans le gouvernement.Si M.Duplessis parcourait nos villes et nos campagnes, il s’en rendrait compte facilement.” A la radio MM.Hamel et Grégoire critiquent M.Duplessis Critiquant tous deux le premier ministre.M.Duplessis, qu'ils accusent d’avoir voulu bâillonner M.Hamel pour lui faire cesser sa lutte au trust de l’électricité, MM.Grégoire et Hamel, députés unionistes à l'Assemblée législative, ont parlé mercredi soir à la radio et expliqué comment il se fait qu'ils ne font pas partie du cabinet Duplessis.M.Grégoire dit que M.Duplessis a fait une proposition “injurieuse” au Dr Hamel en lui offrant la présidence de la Chambre.Il se demande si le geste de M.Duplessis écartant M.Hamel du cabinet ne donnerait pas raison à ceux qui ont accusé M.Duplessis d'avoir reçu $150,000 du trust de l’électricité durant la campagne péélectorale.“Au cours de la campagne préélectorale, a affirmé M.Hamel, M.Duplessis s’est engagé formellement à entreprendre immédiatement au lendemain de la victoire la lutte contre le trust de l’électricité en faisant la lutte à l’entreprise privée.Je considère que le seul moyen, le moyen le plus pratique et le plus efficace de faire cette lutte, c’est l’achat de la Beau- harnois.M.Duplessis n’est pas de cet avis.* * * Et c’est ce parti qui a usurpé le pouvoir au nom de l'Union Nationale ! Et c’est ainsi que M.Duplessis prend chaque jour, de plus en plus sa figure de chef conservateur, qu’il a voulu cacher sous le maquillage électoral de l’Union Nationale (!?).MELI- MELO Le gouvernement King et l’emploiemcnt des jeunes L’honorable Norninn Rogers, ministre fédéral du travail, a annoncé, mercredi, que le gouvernement avait formé un comité d'emplole-ment des jeunes qui travailleront de concert avec l’Office national de l'emploiement.Les membres du comité d’em-ploiement des jeunes sont : MM.André Montpetit, avocat de Montréal ; Alan Chambers, de Victoria, Colombie-Anglaise; Robert Thompson, de Toronto; Joseph McCulley, de New-Market, Ontario ; W.-C.Nickerson, de Halifax.C’est M.Chambers qui est le président.Les membres du comité ne reçoivent pas de salaire.M.André Montpetit, avocat, de Montréal, qui a été choisi comme représentant des Canadiens-français dans ce comité, est le fils de M.Edouard Montpetit.Il s'est occupé activement des problèmes des Jeunes.Il a fait partie de plusieurs associations et comités de jeunes et a été l'un des plus zélés protagonistes du mouvement des comités d'étude pour les jeunes libéraux à Montréal.• • • La ruce des conservateurs vers les places Ceux qui combattirent les libéraux au nom des grands principes se disputent aujourd’hui les places et les profits du patronage sans plus se soucier des “réformes sociales, économiques et politiques” pour lesquelles seules, disaient ces farceurs, ils bataillaient.Ces sur-hommes ne sont même plus des hommes sûrs.Voyez-les à la curée et se disputer entre eux les dépouilles de ceux qu'ils ont battus au moyen d'attaques les plus perfides.Les journaux quotidiens nous apprennent que l’on ne voit plus dans les couloirs et les salles du Parlement de Québec que des groupes qui surveillent la salle du Conseil exécutif où siègent les ministres.L’antichambre est archi-remplie de même que les corridors adjacents.Naturellement ce sont des solliciteurs qui accrochent par groupes compacts chacun des mi- Euler, ministre canadien du com-nistres dès qu’il apparaît au bout merce d’un corridor ou qu’il rentre dans L'honorable M Euler n’a voulu la salle du conseil.rien dire de ses entrevues person- Jamais on a vu tant de sollici- j nenes avec Hitler ou des représenteurs.Les membres du cabinet sont tants autorlsés de l’Union soviéti-parfois obligés de sortir par des qUe> PU cours de son récent voyage portes dérobées pour échapper a en Europe.I avalanche qui fond sur eux, cha- I Le ministre canadien du commer- que fois qu ils apparaissent.I ce esj.revenu au pays, convaincu A la porte de leurs bureaux res- 1 qU'aucune nation européenne en pectifs, c’est la même chose, de particulier ne veut la guerre.Tous même qu’à leur hôtel.On fait queue jes peUpies se craignent réciproque partout où on soupçonne leur pre- ment> à cause de Jeurs nouveaux sence- 'instruments de destruction.C’est bien le cas de dire que Je Personnellement, l’honorable M.mouvement de 1 Union Nationale (!) EUier croit que la situation en Esa été un mouvement.vers la pagne est plus susceptible de procreche.voquer une guerre que la tension ’ ‘ internationale existant en Europe.II continue • • .Les quotidiens publient une cor- i_ln recensement des fonctionnaires respondance de Sherbrooke qui an- j à Québec nonce que M.Maurice Duplessis f ^ recensement de tous les fonc-visitera l’exposition des Cantons de tionnaires, tant du service extérieur LETTRE DE MONTREAL La première visite proconsulaire.— Politique.— La démission de M.Houde.— Quelques navires français au port.— La vie de la métropole.Par André-R.BOWMAN On ne pouvait, en toute honnêteté, s’attendre à des déclarations sensationnelles de la part du nouveau premier ministre, lors de son passage à Montréal, lundi dernier.La première visite officielle est pour ainsi dire une visite de politesse, et public et journalistes l'ont pris comme tel.Il y a eu les déclarations d'usage sur la pureté des Intentions de nos nouveaux proconsuls, sur quelques changements indispensables, à faire dans l’avenir, sur des économies ap-parantes et sur quelques autres sujets de moindre importance.Puis les conversations privées se sont engagées.De ces caucus miniatures, pas grand chose n'a transpiré, mais, votre correspondant a pu apprendre que l’ollenslve contre les trusts est, pour le moment, contre-mandée.Le parti au pouvoir se rend déjà compte qu'il existe des réalités économiques contre lesquelles il est vain d’opposer des arguments ou même une action purement politique.Il n'y a pas de doute que l’exercice du pouvoir calmera encore davantage les proconsuls et même quelques exaltés.En attendant la température politique de la métropole est encore assez élevée.Montréal fait encore de la fièvre, mais cela passera, à moins que certains éléments peu sûrs prennent le dessus, ce qui serait bien regrettable pour le présent et surtout pour l'avenir du Canada.• • • On parle, dans les coulisses, d’un vaste mouvement analogue à celui 'de l’Irlande, qui devrait aboutir à la dislocation de l’Empire britan l’est.que de ceux qui travaillent à l’hôtel La dépêche se termine ainsi : ! du gouvernement, est présentement On croit que le premier ministre en cours a Québec.On l’a comet ses collègues assisteront à la mencé ces jours dernlerS( poUr Xai_ parade des animaux et adresseront re suj^g aux ordres du conseil des la parole.! ministres.Tous les chefs de ser- Leur campagne, continue.vice doivent dresser une liste de .* .* * Meurs subalternes, avec la déslgna- Reflexion post électorale | lion des attributions de chacun, la Voyant ce qui se passe depuis le ' date de son entrée au service de la 17 août, un ministre désabusé se province, le montant de son salaire dit, en pensant à ses chefs : “Ces sur-hommes ne sont même plus des hommes sûr ! ’’ • • • Les grands réformateurs .Les journaux annoncent ce qui suit : “Aucun contrat d’impression, à l'avenir, ne pourra être accordé sans l’approbation de M.Duplessis qui consultera au préalable ses collègues.Tel est l’ordre qui a été donné aux fonctionnaires intéressés.Les achats devront aussi être soumis à l’approbation du cabinet.” De là à la demande de soumissions réclamée par l’opposition conservatrice durant plusieurs années, il y a une large marge où vont se grouper tous les favoris du nouveau régime.• • • Traité de commerce germano-canadien à l'étude, à Ottawa Deux experts commerciaux allemands se rendront à Ottawa, d’ici une semaine ou deux, en vue de discuter des détails d'un projet de traité de commerce germano-canadien, a révélé l’honorable W.-D.et autres détails du même genre.Tout ce que l’on sait de cette complication, c’est qu’elle est destinée au conseil des ministres.Et l’on peut augurer qu’elle servira au remaniement projeté dans les divers ministères.• • • Ottawa paie 24 millions sans recourir aux banques Le Herald-Tribune, de New-York, dit que.mardi dernier, le gouvernement canadien avec des fonds disponibles à New-York rencontrer une échéance de $24,220,000 en obligations de six pour cent, émises originairement par le chemin de fer Grand Trunk Ces obligations sont devenues, dans la suite, obligations garanties par le gouvernement canadien du chemin de fer Canadien National “Des prêts semblables”, dit le “Herald-Tribune”, “par les années dernières, ont été remboursés à l’aide de prêts consentis par les banques.Cette fols-ci, on n’a pas eu besoin des banques”.(Suite du Meil-Melo à la dernière page) nique, par la dissolution de la confédération d’abord, et par le séparatisme ensuite.Comme on peut l'imaginer sans grande difficulté, ce mouvement fait bien trop le Jeu de certaines puissances étrangères et montre un synchronisme bien trop marqué avec certaines manifestations européennes, pour qu'il soit un mouvement purement spontané, purement canadien.Il n’y a pas que des communistes en train de saper les fondations existantes et si votre correspondant pouvait parler, sans crainte de se faire écharper, il dirait des choses bien intéressantes sur les activités de professionnels de la révolution, nationale ou autre.Malheureusement, votre correspondant est tenu au silence et il s’y tient.N’empêche que la situation est assez grave pour que des membres de l’Intelligence Service croient nécessaires de venir enquêter au Canada.• • • Parmi les questions débattues en petit comité unioniste, il faut mentionner celle de la démission du maire de Montréal.On ne s’attendait pas à un geste aussi décisif, quoique en certains milieux on estimait que la victoire de M.Duplessis entraînerait forcément une éclipse de M.Houde.C’est en effet ce qui s’est produit et le premier magistrat de la métropole comprenant que ses jours étaient comptés a voulu se retirer avec les honneurs de la guerre.Dans sa déclaration un peu touffue, il a parlé d’un conflit prochain entre éléments canadiens-françals et britanniques.Il a aussi fait savoir que sur les questions d’un caractère plus local, il ne se trouvait plus en mesure de suivre sa politique et qu’il se retirait en attendant son heure.Il y a lieu de penser que ces dernières considérations sont celles qui ont en réalité motivé son départ.Quelles chances de retour victorieux restent encore entre les mains de l’ancien maire, c’est ce qu’on ne saurait encore dire d’une façon précise.Personnellement, votre correspondant ne croit pas à la victoire ultime de M.Houde sur M.Duplessis.Ce qui ne veut pas dire que M.Houde n’arrivera pas à ennuyer son adversaire à un certain tournant.Une des premières choses à laquelle va se consacrer le nouveau cabinet sera la réforme de l’administration de la Ville.Les Journaux, jadis d’opposition et actuellement à la crèche, ne protesteront plus contre la mise en tutelle de Montréal.La taxe de vente de deux pour cent disparaîtra probablement, ce qui donnera quelque popularité au gouvernement.Mais, tous comptes faits, il faudra bien remplacer cette taxe par une autre et, le cochon de payant verra qu’au lieu “d’être mordu par un chien, il est mordu par une chienne” mais qu’il est mordu, car c’est le sort commun de tout cochon de payant.• • » Le Lafayette est arrivé à Québec avec une avarie qui aurait pu être infiniment grave.Il repartira avec quelques cent pèlerins de l’Acticn Catholique à son bord.La Ville d'Ys fera son voyage annuel à Montréal où elle arrivera dans quelques jours.Ces événements font partie de la vie quotidienne de la Métropole.Cette vie quotidienne se compose de mille riens que le public ne remarque pas toujours, mais qui portent en eux toute l’existance d’un million d’êtres humains.Le lord maire de Londres arrive mercredi et sera reçu par la Ville.Les agents étrangers montrent une activité analogue à celle qu’ils exerçaient dans les grandes capitales des pays belligérants durant la Grande Guerre et les dancings font toujours florès.On nous annonce une belle saison artistique pour l’hiver qui est déjà, hélas, à nos portes.Les taudis sont toujours aussi nombreux et les chercheurs de jobs gouvernementales aussi avides et aussi ingénus.André-R.BOWMAN. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 4 septembre 1936 A L’ETRANGER -n-n-o- L'Angleterre en Palestine -a—a-a- Par GEORGES LANGLOIS SI les affaires de l'Angleterre semblent se stabiliser en Egypte, elles ne s’améliorent pas en Palestine.Tous les Jours les dépêches nous annoncent de nouveaux Incidents, des émeutes, des actes de violences, des assassinats.La police britannique elle-même n’est pas à l’abri des coups : 11 faut la protéger et la renforcer.Les camions blindés et armés, véritables tanks légers, font désormais partie du paysage.A sa dernière session, le parlement britannique a demandé une enquête sur les affaires de Palestine et une commission royale s’apprête à s’y rendre.Que se pas-se-t-11 donc en Judée, quel rôle y Joue l’Angleterre ?Le problème n’est pas simple.Il pourrait se résumer à la recherche des Intérêts britanniques, car, quoi qu’on dise et que cela plaise ou non à certains Jingoes, on n’a pas encore vu l’Angleterre se préoccuper beaucoup d'affaires où elle n'eût pas un Intérêt proportionnel à l’Importance de son Intervention.Mais le problème palestinien se complique de toute l'universelle question juive, ce qui n'est pas pour éclaircir la situation ni calmer les passions.Si on laisse de côté cette épineuse question du slonnlsmc, le problème palestinien, regardé en fonction de l'intervention britannique, a beau coup de points de ressemblance avec le problème égyptien : le coton en moins, 11 tourne autour de Suez et de la Médltcrrannée, c’est à-dire autour de la Route des Indes.Une carte de Proche -Orient rappellera à ceux qui ont quelque peu oublié leur géographie que la Palestine peut jouer à l’est de Suez le rôle que l’Egypte Joue à l'ouest.Elle en est un peu plus éloignée ; mais l’Egypte, comme la Judée, est séparée du canal de Suez et de la Mer Rouge par un désert, plus étroit il est vrai ; 11 en résulte que ces deux pays sont, de chaque côté de la précieuse voie d’eau, les terres habitables les plus rapprochées, formant ainsi les deux bases naturelles de sa défense terrestre.Le désert qui s’étend au sud-ouest de la Terre-Sainte est précisément celui que les Hébreux ont traversé sous la direction de Moïse après le fameux passage de la Mer Rouge pour se rendre d’Egypte en Terre-Promise, ce qui indique que les voies naturelles de communications entre ces deux contrées sont depuis longtemps utilisées.L’aviation rend aujourd’hui toute leur valeur à ces antiques Itinéraires.C’est surtout la grande guerre qui a fait réaliser aux Anglais l’importance stratégique de la Palestine par rapport à la Route des Indes.Cette route était alors plus indispensable que jamais au ravitaillement non seulement de la Grande Bretagne mais dê tous les pays alliés.H aurait suffi de couler quelques bateaux dans le canal de Suez pour le rendre impraticable, et les ! Anglais le savaient bien, eux qui ont emprisonné la flotte sous-ma- ; rine de l’Allemagne dans le port de Zeebruge en en bloquant la sortie par de vieux vaisseaux chargés de béton et coulés au bon endroit.Or Suez n’était pas invulnérable et les Empires centraux, grâce aux bases.navales d’Asie Mineure que leur ! fournissait leur alliance avec la ! Turquie, firent porter de ce côté! des efforts formidables.I tlon du mandat britannique.Mais l'Angleterre avait plus d’une raison de s’en méfier.Alors la question juive devint une bonne carte dans les mains des hommes d’Etat anglais, parmi lesquels se trouvait opportunément un homme qui avait fait de la résurrection d'une Judée Juive sa marotte : lord Balfour.On lança le slonnlsmc qui permit à la Grande Bretagne de Jouer son rôle favori, celui du philanthrope désintéressé, protecteur des Juifs persécutés auxquels sa magnanimité allait rendre une patrie.Double avantage : de tous les pays du monde les Juifs Jadaïsants allaient verser de substantielles souscriptions pour mettre en valeur leur pays recouvré et devenir les fidèles alliés de l’Angleterre à laquelle ils devraient ce bonheur Inespéré.Orâce à une publicité démesurée, la question palestinienne semblerait liée au Judaïsme plutôt qu’à l’impérial lsme britannique et la Palestine réorganisée par la finance juive deviendrait une cliente de la Grande Bretagne dont la flotte commerciale bénéficierait de l'Immigration lsrnélite en Judée.Tout se passa ainsi.L’Immigration Juive commença.Les capitaux britanniques et Juifs affluèrent.La vie économique s'organisa.La Palestine se développa.Mnis les Arabes, qui s’accommodaient fort bien d’une Palestine stagnante et sans vie économique, réagirent, se crurent dépossédés de leurs biens, l’étalent parfois en vérité.Ils s’en prirent aux Juifs, ne pouvant ou n'osant s’attaquer directement à la force britannique.Ainsi le conflit a l’air d’opposer Juifs et Arables et l’Angleterre joue à l'arbitre et à la police.La question juive est à la surface et la question anglaise au second plnn, la diplomatie britannique tâchant de la faire passer inaperçue.Mais le véritable problème, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse pour le camoufler ou l’embrouiller, 11 est bel et bien anglais.Georges LANGLOIS.Londres, 25 août 1936.La démission du maire Houde M.Camilien Houde a motivé lundi sa démission comme maire de Montréal Sa principale raison est l'avènement du gouvernement Duplessis.Tout ce que J'ai prôné pour le rétablissement financier de la ville, et notamment la taxe de vente.M.Duplessis a promis de l'abolir, déclare M.Houde, qui trouve un autre motif de départ dans la vague de nationalisme qu’il dit qui déferle présentement sur la province de Québec “au risque de détacher Québec de la Confédération canadienne”.N’étant plus en sentiment commun avec l’électorat, M.Houde a cru devoir démissionner, quittant l’hôtel de ville, “plus pauvre”, dit-il, "que lors de ma réélection en 1934, et dans une situation pire que précaire”.TEXTE DE LA DECLARATION "Ma brusque démission comme maire de Montréal exige des explications.Je me dois de les fournir à la population de Montréal qui m'é-Usalt en avril 1934, par une majorité sans précédent.“Le 17 août dernier, la province se donnait un nouveau gouvernement.Durant la campagne électorale le chef de ce gouvernement, alors chef de l’opposition, venait à Montréal traiter en particulier des choses de Montréal.Il faisait diverses promesses pour améliorer la situation financière de la cité et pour dégrever ses contribuables.“Au cours de son discours, à la suite d'une Interpellation, il promettait d’abolir la taxe de vente, dont je m’étais fait le protagoniste à l’hôtel de ville, croyant aider ainsi à rétablir, en partie, une situation financière précaire due aux administrations précédentes.Cette déclaration était une condamnation de mon attitude comme de celle de la grande majorité de mes collègues qui avaient voté pour cette mesure et dont quelques-uns sont au nombre de ses partisans et ce, au moment où la population, de bon gré, commençait à accepter ce sacrifice pour aider Montréal à supporter les dépenses de chômage et d’administration."Je considère donc mon mandat expiré, puisque le nouveau chef du gouvernement a pris sur lui de régler la situation et que Montréal Ce que disent les journaux Voilà pourquoi, prévoyant ces assauts, l’Angleterre investit l’Egypte' dès le début de la guerre pour bien protéger le côté ouest du canal.Mais l’est restait exposé, les Arabes du désert qui s’étend de ce côté jusqu'à la Palestine étant sous l’influence de la Turquie.De là l’importance du rôle joué dans les sables septentrionaux de l’Arabie par le fameux colonel Lawrence et l’acharnement de ce dernier à dynamiter les chemins de fer qui, de ce côté, pouvaient donner accès au canal de Suez.De là encore la nécessité de la campagne de Palestine pour donner une base terrestre aux troupes chargées de protéger le côté est du Canal et de prêter main-forte à celles d’Egypte.Après la guerre, l’Angleterre se trouva maîtresse de la Palestine et se fit attribuer un mandat sur ce territoire par la Société des Nations.Le développement de l’aviation pendant et après la guerre ajoutait à la valeur stratégique de la Judée en fonction de la Route des Indes : simple point d’appui et de protection pour la route maritime, elle devient une escale importante pour la voie aérienne laquelle, des rives du Jourdain, traverse dans sa moindre largeur le désert de Syrie pour toucher la Mésopotamie et descendre vers le sud-est par l’Irak et la Perse, tous territoires assez étroitement soumis à l’influence britannique.Mais mandat n’est pas possession et comporte limitation de temps et de pouvoirs.Il fallait profiter du mandat pour organiser le pays de façon à ce que l’influence britannique y restât durable et solide.En principe les Arabes qui occupaient la Palestine sous l’ancienne domination turque devaient s’émanciper1 vers l’indépendance sous la protec-1 Le cabinet Duplessis et les trusts Nous lisons dans le Soleil : “En même temps que l’étoile de l’honorable Maurice Duplessis s’élève au firmament politique, la cote des actions des compagnies d’huile ou d’électricité monte à la bourse.A la lumière des discours récemment prononcés par les premiers critiques du nouveau régime, il est permis de croire qu’il ne s’agit pas d’une simple coïncidence.H est clair que les gros détenteurs de ces stocks ne redoutent point l'application prochaine d’une réglementation et de sanctions prévues par des législations récentes.“Avant et pendant la campagne électorale qui a porté au pouvoir le parti unioniste, le chef et les vedettes de ce mouvement s'entendaient parfaitement sur la guerre à faire aux trusts.Depuis cet avènement, cependant, ces prétendus novateurs se divisent quant aux moyens de racheter les engagements pris devant le peuple.Le premier ne veut pas recourir à l’étatisation que quelques-uns de ses anciens amis préconisaient comme l’arme la plus efficace pour arriver à la fin proposée.Il traite d’extrémistes les gens qui veulent lui forcer la main à ce sujet.Ceux-ci se vengent en déclarant que les trustards sont, du moins pour le moment, maîtres de la situation.Déjà, dans leurs harangues électorales, ils avaient admis que les mo-nopolards étaient au nombre des bailleurs de fonds de certains de leurs alliés politiques.M.Duplessis s’est engagé à réduire les monopoles au simple rôle de services utiles à l’économie de la Province de Québec.Il a même été beaucoup plus loin, comme nous le lui démontrerons en temps et lieu en citant ses propres paroles.Il y va de sa réputation et de son avenir que son gouvernement entreprenne immédiatement de faire réduire les taux et les prix excessifs imposés aux consommateurs par les trusts.Nous aurons bientôt l’occasion de confronter l’honorable Maurice Duplessis, premier ministre, avec Maurice Duplessis, ancien chef de l’opposition.Le peuple aimerait connaître les relations qui existent entre le parti de l’Union nationale et le monopole des services électriques, le monopole des importateurs et marchands de charbon, le monopole huileux des distributeurs d’essence.Si >es arrivistes ont intérêt à oublier leurs anciennes querelles avec les trusts, le peuple a intérêt à savoir pourquoi.On verra comment le Procureur général se comportera devant les compagnies dont il est aujourd’hui en mesure de réduire l’exploitation odieuse qu’il a lui-même dénoncée devant l’Assemblée législative.Comme on change vite d’idée ! En marge du schisme survenu ces jours-ci dans les rangs de l’Union nationale ( ! ) l’Illustration écrit des preux Hamel et Grégoire : “Ces derniers ont brûlé les étapes sans attendre de faire prévaloir leurs opinions au sein du ministère provincial.Leur cas est définitivement réglé.ILs ont refusé de participer à la formation du cabinet national.Tant pis pour eux.” Pour écrire cela, l’organe ministériel doit savoir à quoi s’en tenir ! M.Duplessis laisse carrément tomber MM.Grégoire et Hamel comme de vieilles défroques.Ça leur apprendra à vendre la peau de l’ours.Pour justifier l’attitude du premier ministre et condamner en même temps les exigences des deux schismatiques, l'Illustration ajoute; “C’est d'un ridicule consommé que de tenter de faire croire à la population qu’il est facile de mater le trust du jour au lendemain.” Avons-nous dit autre chose ces derniers temps à propos de la politique du parti libéral envers les trusts, qu’on l’accusait de protéger?Avons-nous dit autre chose à propos de l’attitude de M.Bouchard et de l’application des lois sur l’électricité ?H est assez amusant de voir nos adversaires nous donner ainsi raison en invoquant aujourd'hui des arguments contre lesquels hier ils s’inscrivaient en faux.Hier ou aujourd’hui, la bonne foi ?La politique a de ces ironies.— P.B.(Le Canada) EXCURSIONS A BON MARCHE A TOUS LES ENDROITS DE l'Ouest canadien Départs : Tous les jours du i9 sept, au 3 oct.Limite de retour ; 45 jours.Environ UN SOU DU MILLE en wagons de première seulement.USAGE FACULTATIF DES WAGONS-LITS Billets d’excursion aussi en vente, valables dans :— (a) wagons-lits touristes à environ l>4c du mille, plus les prix réguliers pour les lits.(b) wagons-salons et wagons-lits de luxe à environ l!4c du mille, plus les prix réguliers pour les fauteuils ou les lits.ROUTES — Billets valables via Port Arthur, Ont., Armstrong, Ont., Chicago, 111.ou Sault Ste-Marie, mais par la même route et la même ligne dans les deux directions.ARRETS EN ROUTE permis à Port Arthur.Ont, Armstrong, Ont.et à l’ouest ; aussi à Chicago, 111., Sault Sainte-Marie, Mich.et à l’ouest, suivant les tarifs des chemins de fer aux Etats-UniA.Renseignements complets des agents du Pacifique Canadien SES RAISONS lui a donné un mandat explicite à cette fin.“Mes relations avec le premier ministre actuel” “Personne n’ignore, à travers la province, que mes relations avec le premier ministre actuel sont loin d’ètre cordiales.Je deviens donc à l’hôtel de ville de Montréal, dans les circonstances, plus nuisible qu’utile, et Je lui laisse le champ absolument libre pour abolir la taxe de vente et trouver une meilleure répartition de l’impôt, pour abolir ou diminuer ou modifier à son gré tous les impôts et taxes, et pour remettre à Montréal une part des revenus que la province perçoit à Montréal actuellement.Pour arriver à ce but, il lui faut un maire qu'il n’alt pas condamné d’avance et qui lui soit plus sympathique que je ne puis l'être."Le nouveau chef du gouvernement ne me pardonnera pas facilement d'avoir prédit que son élection comme chef du parti conservateur signifiait la disparition de ce parti dans la province de Québec — ce qui est accompli — pas plus qu’il ne me pardonnera de lui prédire aujourd’hui que sa victoire en s’appuyant sur l’élément nationaliste de la province de Québec signifie, à brève échéance, la disparition de la province de Québec de la Confédération.“Depuis ma réélection” “Avant de partir, cependant, Je crois de mon devoir de signaler à la population quelques aspects des difficultés que le Conseil a eu à surmonter depuis que Je suis réélu maire.“A son arrivée à l’hôtel de ville, disette complète de fonds ; déficit de sept millions à combler ; dette de trente millions à rembourser aux banques ; menaces des propriétaires d’évincer les chômeurs le premier mal — à peine une semaine pour y voir.Les propriétaires n’ayant jamais reçu de loyer pour les chômeurs qu’ils hébergeaient réclamaient le paiement des mois écoulés ; près de trois millions de dollars étaient dus aux marchands qui avalent avancé vivres et effets aux chômeurs.Nos conseillers financiers suggéraient de rétablir les finances municipales avant de faire appel au public pour des fonds, d'abord pour obtenir un taux d'intérêt plus favorable, et ensuite pour ne pas nous exposer à un refus du public de souscrire, comme la chose s’était vue précédemment.“Nous nous mimes à la tâche immédiatement, dans un effort commun, le maire et tous ses échevins moins peut-être deux ou trois ; et dans l’espace d’une année nous parvenions à rembourser les banques, à faire diminuer le taux d’intérêt sur nos emprunts de près de deux pour cent, à rembourser tous les marchands de près de $3,000,000 à payer tous les loyers en retard, à payer par la suite, régulièrement, tous les loyers, et à rétablir le crédit de la ville sur tous les marchés du monde en comblant un déficit de plus de $7,000,000 en un seul coup.“Jusque là, effort collectif, entrepris par un Conseil soucieux de son devoir et courageux comme nul autre, d’où notre succès.Depuis les élections d’octobre et de novembre 1935 “Aux élections fédérales d'octobre 1935, quelques échevins décidèrent d’entrer dans la lutte.Ce fut le commencement des difficultés.“J'avais fourni un effort considérable jusque là, mais dans l’harmonie.Je ne pouvais continuer le même effort avec les discordes que suscita par la suite la politique.“Vinrent les élections de novembre, au provincial, alors que plusieurs de mes supporteurs pour lesquels j'avais pourtant consenti quelques sacrifices et sur lesquels j'étais en droit de compter, décidèrent malgré moi de briguer les suffrages.“Puis, durant le mois d’août courant, et depuis le 17 août, d'autres élections provinciales m’ont définitivement démontré l’impossibilité d'empêcher Québec de s’emparer de Montréal.Autrefois, c’était l'ancien gouvernement ; aujourd’hui, c’est le nouveau.Le seul avantage d’aujourd'hui sur hier, c’est que le chef du gouvernement actuel s’est engagé à fond vis-à-vis de Montréal et que le peuple espère qu’il remplira ses promesses.“A ma dernière élection, j’avais pris comme ligne de conduite de me tenir en dehors des partis politiques.Je l'ai fait.Et si ma neutralité n’a pas toujours été des plus strictes, on n’a qu’à s’en prendre à la partisanerie farouche de certains membres du Conseil parmi mes propres supporteurs, qui avalent décidé de combattre le gouvernement du temps sans tenir compte des résultats possibles de cette attitude dangereuse si le même gouvernement était réélu, chose qui arriva en novembre 1935.“Le même gouvernement, quoi-qu'affalbli, revint au pouvoir.J’affirme Ici qu’une certaine hostilité s’est développée par la suite au sein de l’ancien gouvernement vis-à-vis de Montréal, parce que quelques-uns de mes collègues avaient Jugé à propos de combattre ouvertement ce gouvernement, et Je déclare catégoriquement que leur attitude a exposé les chômeurs de Montréal à être privés des soins médicaux, du paiement de l'électricité et de l’augmentation du loyer, et que le fait de n’avolr pas voulu écouter mes directives de s’en tenir aux affaires de Mont’éal a.exigé de ma part des démarches répétées à Québec pour obtenir l’autorisation d’emprunter les sommes nécessaires à l’augmentation des secours aux chômeurs.Non seulement l'ancien gouvernement a refusé de contribuer à l’augmentation dans la même proportion que pour le reste des secours directs, mais il a même refusé, à un moment donné, d’autoriser Montréal à emprunter les sommes nécessaires pour le paiement de ces nouvelles obligations envers les chômeurs.“Ma collaboration avec les anciens gouvernements à Québec et à Ottawa” “Comme mon départ peut avoir l’air d’une fuite, et comme un journal disait, vendredi, que démission valait mieux que défaite, je m'explique."En avril 1934, j’étais élu pour régler les affaires de Montréal malgré l'absence dans la charte de tout pouvoir pour le maire.Je croyais devoir m’en tenir à la politique municipale pour pouvoir collaborer et coopérer avec tous les gouvernements.L’on admettra facilement que lorsque j’avais le mandat de combattre, Je l’ai fait avec vigueur sans réclamer de quartiers, sans en accorder et sans pactiser.J’interprétais mon nouveau mandat autrement, puisque le 10 avril 1934, le soir de la victoire, je prononçais les paroles suivantes ; “A tous ceux qui sont prêts à collaborer avec moi, je dirai : les adversaires d’hier sont les amis d’aujourd’hui”.Et cependant j’étais combattu presque officiellement par un gouvernement auquel j’aVais fait la guerre sans merci.En prononçant ces paroles en pleine lutte, je ne pouvais donc avoir devant les yeux que les intérêts des contribuables de la cité, tels que je les comprenais et tel que je l'avais promis.J’ai depuis essayé de collaborer tant avec M.Bennett qu’avec MM.King et Taschereau, tel qu’entendu, tel que convenu avec la population.J'ai refoulé parfois mes propres sentiments pour tenir cette ligne de conduite.On ne m’en voudra pas, j’espère d’avoir tenu parole puisque j’en paie le prix aujourd’hui."Je m’étais engagé à essayer de régler les questions économiques et les problèmes municipaux.Avec mon Conseil nous avons réussi, dans une large mesure, à restaurer les finances municipales.Je n’avais pas promis de réhabiliter en même temps la race.Mouvement nationaliste que M.Houde n’approuve pas “Cependant depuis avril 1934, il s’est développé dans la province un sentiment d’intense nationalisme qui complique devantage la situa- ! tion, et qui aura sûrement des con- 1 séquences graves pour les Cana-1 diens-français dans un avenir im- j médiat.Je n’ai pas donné dans ce ! mouvement que je trouve dange-j reux, particulièrement à Montréal, ville cosmopolite.Ceux qui ont l’intention de me combattre sont tous de cette école, et le verdict du peuple m'indique que c’est là la tendance.Je ne représenterais donc pas dans une prochaine lutte la mentalité présente, surtout si l'élection a lieu en décembre.“Ajoutez à cette raison la condamnation par le premier ministre du système de taxation que j’ai préconisé, la situation tendue entre le nouveau premier ministre et moi-même, l’enthousiasme des vainqueurs qui ne me pardonnent pas d’avoir collaboré avec l’ancien gouvernement, et cela serait suffisant pour rendre la lutte ardue et plus acharnée que je ne la désire pour le peuple.Les difficultés d’ordre administratif sont suffisantes, tant à Québec qu’à Montréal, pour ne pas y ajouter sans danger les problèmes de race.On n’a qu’à examiner la tournure que prennent actuellement les événements à Québec, au lendemain même de l’élection du présent gouvernement, pour prédire que les choses ne feront que se compliquer davantage avec le temps, et voir la difficulté d’aborder en même temps des problèmes d'ordre économique et des problèmes de race."Je réalise d’avance l'exaltation d'un élément important de la population aux prochaines élections municipales et j’avoue bien candidement que, présentement, tout homme qui s’opposerait à cette attitude nationaliste canadienne-française, même avec des raisons sérieuses en faisant part de ses craintes pour l’avenir, envisagerait une défaite à peu près certaine et ne pourrait peut-être pas se faire entendre dans une réunion publique.“J’admets qu’une lutte de cette nature n’a aucun attrait pour moi.“Je laisse la responsabilité de cette orientation des nôtres à ceux qui l’ont entreprise, et je ne me sens pas capable de les suivre sur ce terrain qui mène tout droit à la sécession de la province de Québec de la Confédération.“Je pars plus pauvre, ma situation est pire que précaire” “Comme les journaux m’ont trouvé d’avance diverses situations qui pourraient avoir influencé mon départ, Je tiens à déclarer que Je n’al présentement aucune situation, qu’il m’en faudra chercher une immé- LETTRE DE QUEBEC Hostilités entre M.Duplessis et le Dr Philippe Hamel “Dorénavant, le Dr Philippe Hamel et M.J.-E.Grégoire mèneraient contre le gouvernement de M.Maurice Duplessis la même campagne qu’ils ont poursuivie pendant des années contre le gouvernement de M.Taschereau”.Voilà 1 information que nous garantit un ami très proche du maire de Québec, après une conversation qu’il eut avec lui vendredi dernier, et 11 existe plus qu'une présomption que cette décision est aussi irrévocable que l’ostracisme dont le premier ministre a frappé deux des lutteurs les plus en vue de son parti dans le district de Québec.Comme question de fait.Jusqu’à l’heure du départ de M.Duplessis pour Trois-Rivières, samedi dernier, des intermédiaires ont en vain tenté un rapprochement entre ces amis désunis devant les dépouilles, après la victoire du parti de l'Union nationale.Le premier ministre a répété à ses intimes qu’il ne se rendrait ni aux représentations ni aux menaces de députés trop personnels pour comprendre l’autorité d’un chef et la solidarité ministérielle.Selon le même informateur, qui nous donne ces précisions, le maire Grégoire et le dentiste Hamel, respectivement députés de Montmagny et de Québec-Centre, n’ont pas été consultés par M.Maurice Duplessis au cours des pourparlers qui ont suivi l’élection et précédé la formation du cabinet provincial.Ce n’est, d’après une information très sérieuse qui nous a été transmise hier, que dans la soirée de lundi dernier, deux Jours avant l'assermentation des ministres, que M.Duplessis appela M.Grégoire au téléphone pour le prier de se rendre au Château Frontenac, au treizième étage, où le chef du gouvernement était en conciliabule avec ses conseillers et ses proches amis.Durant la journée de mardi, M.Duplessis manda le Dr Hamel au téléphone et le député de Québec-Centre se rendit à son tour au Château Frontenac.Dès que M.Duplessis voulut aborder la question du ministère, le Dr Hamel l’arrêta en lui disant qu’il n’avalt rien demandé et qu’il n’espérait rien, sauf l’accomplissement des promesses qu’on lui avait faites au sujet des monopoles au cours de la lutte électorale.Le député de Québec-Centre réitéra alors à M.Duplessis qu’à son sens, pour faire une lutte intelligente au trust de l’électricité, il fallait d’abord commencer par étatiser le pouvoir hydraulique de la Beauharnois.sur le fleuve Saint-Laurent M.Duplessis déclara que cela était impossible, puis à force de discuter il en vint à vouloir faire quelques concessions qui auraient conduit le député de Québec-Centre dans le cabinet.Notre informateur rapporte qu'à ce moment, un financier important de Montréal, qui fut au Château Frontenac tout le temps que M.Duplessis y fut lui-même, intervint et, après une courte conversation avec M.Duplessis, ce dernier refusa absolument de considérer l’opportunité de nommer M.Hamel ministre dans le cabinet de l'Union nationale.Le groupe Hamel-Grégoire compte sur au moins une dizaine de leurs collègues de la députation pour faire sentir bientôt au premier ministre leur part d’influence à la Législature.diatement, que je pars de l’hôtel de ville plus pauvre que lorsque j’y suis entré, ce qui n'est pas peu dire, que ma situation personnelle est pire que précaire.Que je sois cru ou non, cela m’importe peu.Tout ce qui importe c’est que j’aie pris une ville en détresse en avril 1934 et que la situation financière soit rétablie quand je quitte le poste et qu’aucun citoyen, à ma connaissance, n’ait manqué d’abri ou de pain.D’ailleurs, je n’al jamais fourni au cours de ma vie un effort comme celui consacré à ma ville depuis ma réélection.“Je remercie encore une fois mes collègues dans la mesure du concours qu'ils m’ont apporté au cours de ces deux années.Je remercie la population des nombreuses marques de confiance qu’elle m’a accordées et je regrette seulement de n’avoir pu accomplir davantage pour elle.Je n'avais fait que peu de promesses en avril 1934.Faire mon possible, en était une.Je l’ai tenue et au delà.Je pars sans regrets, sans remords avec la sérénité du devoir accompli.Que les promesses des autres maintenant s’accomplissent”.LA FETE DU MERITE AGRICOLE Elle se déroulera au Parc de l’Exposition Provinciale, à Québec, le 9 septembre.L’honorable Bona Dussault présidera L’un des premiers actes officiels posés par l’honorable Bona Dussault à la suite de son assermentation comme ministre de l’Agriculture de Québec a été de fixer la date de la fête annuelle du Mérite Agricole et d’en arrêter le programme avec le concours de son sous-ministre, M.Albert Rioux.Cette fête, au cours de laquelle des décorations et des diplômes seront décernés publiquement aux lauréats du concours tenu durant l’été dans la 2e région agricole provinciale.aura lieu le mercredi, 9 septembre, au parc de l’Exposition Provinciale à Québec.Dans l’avant-midi, les lauréats s’inscriront au bureau ouvert par le ministère de l'Agriculture dans le Colisée, et visiteront individuellement l’exposition.Le programme de l’après-midi sera le suivant : A 5 hres p.m.(heure avancée), cérémonie de la remise des décorations aux lauréats, dans l’enceinte du Colisée.Avant la proclamation des noms des vainqueurs, l’honorable ministre de l’Agriculture souhaitera la bienvenue aux lauréats.D’autres orateurs prendront également la parole.A 6 hres p.m.(heure avancée), au Palais Central, le ministère de l’Agriculture donnera un banquet en l'honneur des lauréats du concours et des invités.Le ministre de l'Agriculture présidera et portera la santé des heureux concurrents.Les décorés de la Médaille d’Or seront invités à répondre à cette santé, et il y aura des discours par quelques invités de marque.Si rien ne vient contrecarrer les projets actuels, l'honorable Maurice Duplessis, premier ministre, assistera à ce banquet et sera l’un des principaux orateurs.Cette fête du Mérite Agricole devrait donner lieu cette année à une magnifique démonstration en l’honneur des Chevaliers du Sol.On sait que la 2e région agricole a battu tous les records en fournissant un total de 165 concurrents, et l’on calcule qu'en plus des Médailles d'Or, environ cent Médailles d'Argent et près de cinquante Médailles de Bronze seront décernées.On prévoit également que le nombre des lauréats qui tiendront à venir à Québec pour recevoir leur récompense des mains du ministre de l’Agriculture, sera considérable.Les juges du concours, selon les dernières informations communiquées au ministère de l’Agriculture, devraient pouvoir soumettre leur rapport au ministre au cours de la semaine prochaine.Les comtés qui forment la 2e région agricole provinciale pour les fins du Mérite Agricole sont les suivants ; Bagot.Brome, Chambly, Compton, Drummond, Iberville, Missisquoi, Richelieu, Richmond.Rouvllle.Shefford, Sherbrooke, Stanstead, Saint-Hyacinthe, Saint-Jean, Verchères, Yamaska.W.C.PITFIELD & COMPANY LIMITED Valeurs de Placements 235 rue St-Jacque», 65, rue Ste-Anne MONTREAL QUEBEC RenMignemMiti financiers but demande TORONTO OTTAWA SAINT JOHN MONCTON FREDERICTON CAMPBELLTON HALIFAX CHARLOTTETOWN VANCOUVER LAFLAMME & BOURASSA Successeur de C.-E.LAFLAMME MANUFACTURIERS DE PRODUITS EN BETON, GRANIT, TERRAZO, etc.Pour tous vos travaux d’aqueduc, d’égoûts, de drainage, pour vos cheminées et pour vos constructions en général où il vous faut des matériaux en ciment de 1ère qualité, VENEZ NOUS VOIR Noua ne craignons pas que nos marchandises soient soumises à des épreuves faites ou par compression ou par immersion, et noe prix défient toute compétition.ADRESSE TELEPHONE Usine : Près du Collège Commercial Usine : 328 Résidence : 484 rue Fournier.Rés.: 67 Saint-Jérôme, P.Q. Saint-Jérôme, le 4 septembre 1936 L’AVENIR DU NORD Page trois w r rw,if OCT IA Chronique féminine AU SERVICE DE LA FEMME Prenons une jeune femme de nos jours : la jeune femme telle que nous la coudoyons journellement dans la rue.c’est-à-dire de condition moyenne, aimant à être bien vêtue, avec recherche, certes, mais sans ostentation, avec cette exquise simplicité dont elle tire une grâce incomparable.Elle portera robe, ctole, chapeau, puis les accessoires indispensables.chaussures, gants, noeuds de tulle ou de soie, sans compter les jupons, le corset et le linge de dessous.Comme bijoux quelques bagues, un rang de perles au cou.Dans sa main elle tient un de ces sacs où les femmes de précaution enferment tous les chers bibelots de la toilette : la boîte à poudre de riz, la petite glace, le rouge pour les lèvres, le flacon d'odeur, etc.Savez-vous combien il a fallu mettre d’animaux à contribution pour obtenir cette tenue si courante et même si modeste ?Toute une véritable ménagerie, aussi invraisemblable, aussi disparate que possible, et qui ressemblerait à une fantaisie d’humoriste si les faits ne parlaient d’eux-mêmes.Oui, pour habiller cette adorable petite poupée fragile, futile et ravissante, il a fallu chercher sous toutes les latitudes, dans toutes les profondeurs de la nature, les créatures les plus disproportionnées et les plus extraordinaires, depuis l'humble ver de terre qui se cache en rampant, jusqu’au monstre qui sème la terreur dans les océans, jusqu'aux habitants des déserts d’Afrique et aux légers habitants des déserts à peine explorés.Il y a, par ordre de taille : le ver à soie, l’huître, la tortue, le chevreau, le renard, le mouton, le porc, le daim, l’autruche.et la baleine ! Un vrai jardin zoologique, comme l’on voit.Chacun de ces intéressants animaux a renoncé à ses tares caractéristiques.Il a abdiqué sa laideur, sa méchanceté ou sa force aux pieds de la souveraine et pour la rendre plus aimable, plus désirable, il s’est sacrifié, assoupli, transformé, jusqu'à devenir une part contributive de ses gentils ajustements.Le ver à soie, cet horrible ver d’un aspect si peu engageant, est trop connu pour qu'il soit besoin d’insister sur son compte.Si laid et si infime soit-il.c’est un des plus utiles artisans de la coquetterie ; c’est lui qui produit une des étoffes les plus jolies et les plus aimées ; c’est à lui que revient l’honneur de fournir ces petits noeuds de dentelle, épars de ci de là et qui mettent tant de cachet dans une robe ; cette ceinture qui caresse la finesse de la taille, ces bas dont se “gante” la fin cheville .Le mouton, lui, donne sa laine, pour tisser ce drap aux souples retombées et dont s’enveloppe si élégamment la silhouette.Au temps du Trianon, les petites marquises s’habillaient de soie et considéraient le mouton comme un joujou de bergerie.Elles le frisaient, le parfumaient, l’enrubannaient.Nos marquisettes d’aujourd’hui, plus pratiques et plus cruelles, en tirent un meilleur parti : le mouton est le principal élément des costumes de ville.Le daim et le chevreau, petites bêtes inoffensives et douces, dont le pelage appelle la caresse, ne pouvaient être mieux désignés pour abriter la grâce des menottes fines et la délicatesse des pieds mignons devant lesquels tant d’hommages sont déposés.Le renard, astucieux et rusé jusqu’au bout, s’est arran gé, pour avoir, après sa mort, la meilleure place.Il est devenu étole ; la chaude étole qui préserve les épaules des mauvais frissons et qui se parfume de la senteur délicate des nuques blondes, brunes ou rousses, l’étole confidente des tiédeurs et des palpitations.N’est-cc pas là, pour un renard "le sort le plus beau, le plus digne d’envie” ?Enfin l’huître a donné les perles du collier, joyaux aimés de toutes les femmes, et la tortue, détaillée en peignes d’écaille transparente et polie, se blottit parmi les caresses de la chevelure.Quant au porc, d’un petit coin de sa peau, il a fourni le sac dont nous parlions plus haut, et dans lequel la femme abrite avec le fin mouchoir de batiste les autres petits accessoires de la coquetterie ._ Les animaux n'ont pas été seuls à apporter leur contribution à l’habillement de notre jeune femme.Les plantes y ont contribué aussi dans une large mesure.Voici quelques-unes parmi les principales : le lin, le chanvre, le coton, la paille, le riz, la rose .La paille a servi à fabriquer le chapeau qui la coiffe si crânement, le riz s’est fait minces, ténu, presque impondérable, s'est subtilisé en cette impalpable poudre dont s’ennuage la beauté de la femme, la rose a donné son parfum pour embaumer le léger mouchoir, le caoutchouc a servi à confectionner les jarretelles .Mais bornons ici cette démonstration.Je n’ai voulu citer, entre tant d’autres qui s’offraient, que les exemples strictement nécessaires ; mais le nombre des choses de la nature vouées au service féminin est incalculable.On fait des chaussures et des gants de plusieurs sortes de cuir.Le nombre des fourrures en vogue est grand : le vison, le chinchilla, la martre, l’hermine, le skungs, la chèvre, la loutre, la taupe, l’ours.Toujours la même diversité dans la taille et dans l’espèce.Les oiseaux ne sont pas moins nombreux : L’autriche, le paradis, le coq de bruyère, l’ibis, les oiseaux exotiques, que sais-je encore ?De même je n’apprendrai rien à personne en disant qu’il n est pas une fleur qui ne serve à la parure ou à l’agrément de la femme.Quant aux métaux, aux pierres précieuses, depuis l’ctain des épingles jusqu’à l’or des bijoux, depuis le corail jusqu’au diamant, que de variétés ?Et quand on pense que pour trouver tout cela et pour le transformer à l’usage de la femme, il a fallu à des milliers d’hommes parcourir, remuer la terre, sonder les mers, souffler, peiner, déployer des ruses innombrables, des soins attentifs, courir des dangers, quand on pense à tout ce qu’il a fallu de force, d’intelligence, de travail, d’activité de la part de tant d’humains pour arriver à habiller la jeune femme, on pourrait presque convenir que tout ici bas devient son esclave, et que pour l’orner, la parer, la nature s’est faite son humble servante .LUCIE.Récréations Solutions des questions posées Idans l’Avenir du Nord du 28 août 1936 : INSTRUISONS-NOUS 1.Qu'est-ce que le kaolin ?Le kaolin, sorte d'argile dont il y a d’importants gisements près de Limoges, et qui sert à faire la porcelaine, est en réalité du silicate d'aluminium très pur.On s’en sert également pour préparer le sulfate d'aluminium employé dans le “collage” du papier.2.Quelle est l’origine du mot •‘étape” ?le mot étape, d’origine germanique (cf.l’allemand “stapel-platz") signifiait d'abord marché, puis place du marché, puis ville commerçante d'où enfin lieu d’arrêt au cours d'une marche, et cette marche elle-même.3.Quel est l’oiseau qui vit le plus vieux ?La plupart des rapaces, dont les corbeaux, dépassent le siècle.On cite dans une ménagerie un vautour de 124 ans.Mais le perroquet semble battre tous les records.Quiney en cite un qui passe de père en fils dans une famille depuis cent vingt ans.4.Quel est le régime politique de la Hongrie ?La Hongrie, indépendante depuis le traité de Saint-Germain-en-Laye (10 sept.1919), est actuellement un royaume sans roi.En effet, la monarchie est restaurée.mais les Etats centraux n'autorisant pas le retour du descendant des Habsbourg, le royaume est confié à un régent.• • • CHARADE Cher — Cher — Chercher ENIGME Un soufflet ANAGRAMME Souple — Loupes — Poules .NOUVEAUX PROBLEMES INSTRUISONS-NOUS 1.Depuis quand est officiel en France le système métrique ?2.Quelles sont les altitudes moyennes des différents continents ?3.Quelle est la valeur du mille marin ?4.Quelle est l’origine des Ogres ?MOTS EN CARRES | » • • • S * * * • j II y fait généralement chaud.(Quand il fait chaud, on aime J [ses bords.! Rassemble par la chaleur des j [sentiments.Peut être dangereuse quand [elle est chaude.n EN CLASSE Tandis que le maître proclame La nécessité d'avoir l’âme Pure et chaude comme la flamme Du soleil dans le firmament.Les élèves voudraient bien être Le rayon Joyeux qui pénètre.Par le trou bleu de la fenêtre, Insolemment.Tandis qu’il leur jette à brassée Les splendeurs des gloires passées, Fleurs que l'Histoire a ramassées, Qu’il leur dit l’empereur romain Et l’Aigle mort à Saint-Hélène, Chaque élève songe à demain, Quand on s'ébattra dans la plaine, A perdre haleine, • • • Tandis qu'il leur fait entrevoir Le bonheur grave du savoir, Les récompenses du devoir, Et la beauté du sacrifice.En sol-même chacun se dit Que, si le temps se refroidit.On s’en ira, demain jeudi.Là où l’on glisse.L’horticulture CESSEZ DE STIMULER LES ROSIERS Les Cailloux.Jean NOLIN.LA MOUCHE COMMUNE REPAND LES MALADIES MARINADES Pensées L’homme aurait le vertige à voir oès su jeunesse la somme de douleurs qu’il lui faudra subir.Frédéric Plessis.Il faut de plus grandes vertus pour soutenir la bonne fortune que ia mauvaise.LaRochcfoucault.• • • Il y n des reproches qui louent et des louanges qui médisent.LnRocliefoucault.La pratique de faire elle-même ses marinades a toujours été populaire chez la ménagère soigneuse et avisée.Elle a ainsi la certitude que les légumes et les fruits qu’elle emploiera seront ceux de son choix.Elle y peut mettre la quantité exacte qu’elle veut et obtenir ia saveur désirée.Elle sait, aussi que les ingrédients s’y trouvent dans les proportions qui lui plaisent davantage.HARICOTS MARINES Enlevez les fils de la moitié d’un demi-quart de haricots verts tendres, jetez-les dans une marmite d’eau bouillante, ajoutez 1 cuillerée à thé de sel et faites bouillir 25 minutes.Lorsqu'ils sont cuits égout-tez-les dans une passoire, laissez refroidir et mettez en bocaux.Saupoudrez légèrement de cayenne, ajoutez 1 cuillerée à soupe de moutarde, 1 cuillerée à soupe de laifort haché et recouvrez le tout de vinaigre de cidre fort.OIGNONS MARINES Epluchez un demi-quart d’oignons blancs et saupoudrez-les d’une tasse de sel.Laissez macérer pendant 2 heures, videz la saumure et mettez en bouteilles.Versez dessus du vinaigre fort, froid dans lequel vous aurez mélangé 1 cuillerée à thé de moutarde et 3 cuillerées à soupe d’épices mêlées.Scellez et n'en faites usage qu’au bout de quelques semaines.“CATSUP” A LA MOUTARDE 1 pinte de vinaigre, 1 livre de cassonade, Vi de livre de sel, 1 once de poivre noir, 1 once de “allspice” (piment de la Jamaïque), y2 once de clou, >/2 livre de moutarde et 2 piments rouges.Lavez et essuyez un quart de tomates, faites-les cuire au four jusqu’à ce qu’elles amollissent, enlevez l’eau et passez à travers une passoire, ajoutez les ingrédients indiqués.Faites bouillir le tout iy2 heure en remuant constamment et mettez en bouteilles.MARINADE AUX TOMATES VERTES Lavez sans les peler 3 pintes de petites tomates vertes.Tranchez-les.Mélangez 3 livres de sucre blanc avec 1 cuillerée à soupe d’écorce de cannelle, 3 cuillerées à thé de clous de girofle entiers, 1 cuillerée à thé de “allspice” (piment de la Jamaïque) entier.l’/2 cuillerée à soupe de moutarde et 1 pinte de vinaigre.Amenez ce mélange à ébullition et versez-le sur les tomates.Laissez reposer une nuit.Coulez et faites cuire Jusqu’à ce que la mixture adhère à la cuillère.Ajoutez les tomates et faites cuire jusqu’à ce qu'elles deviennent claires.Scellez dans des bocaux stérilisés.MARINADE HACHEE 2 pintes de cornichons finement hachés, 2 pintes d’oignons, 1 gros clioufleur, 3 piments verts.Mettez dans des plats séparés et saupoudrez chacun d’une poignée de sel Versez desssus de l’eau bouillante et laissez reposer une nuit.Egouttez au matin.Ajoutez 2 tasses de sucre, y2 gallon de vinaigre, Va de livre de graine de moutarde ; amenez à ébullition.Faites ensuite une oûte avec les 2 /3 de tasse de farine, i/., tasse de moutarde, */2 once de safran ; remuez lentement.Les mouches communes, si prolifiques, font leur apparition en très grand nombre pendant Tété et au commencement de l'automne, partout où les matériaux dans lesquels elles se multiplient — le fumier et les ordures ménagères — sont Jetés en tas, sans précautions.L’espèce Musca domestica L., est par excellence une mouche des habitations ; dans les climats tempérés elle constitue au moins 90 pour cent des mouches trouvées dans les maisons.Elle est dangereuse dit M.C.R.Twinn, de la Division de l’entomologie du Ministère fédéral de l’agriculture parce qu’elle propage les maladies dont elle porte les germes.Parmi les maladies graves que les mouches transmettent en contaminant les denrées alimentaires il y a la fièvre typhoïde, la tuberculose, la diarrhée d'été, le choléra, ainsi que la dysenterie bactérienne et amibienne.Les mouches se nourrissent également du mucus, du sang et du pus qui sortent des blessures, des humeurs, des plaies et des ulcères, et peuvent ainsi transporter des maladies de différentes sortes, en se posant sur les membranes muqueuses ou les égratignures des personnes en bonne santé.C’est ainsi que se propagent la fièvre charbonneuse, le trichoma, Tophthalmie Conseils pratiques Le nettoyage du velours.— Pour nettoyer le velours et le remettre à neuf, étendez-le sur une table ; tamponnez avec un linge plié imbibé d’huile pure ; ensuite, frottez énergiquement, et le ou les velours redeviendront brillants.Très bon résultat.• • • Pour conserver le beurre frais pendant plusieurs jours.— Le moyen le plus simple est de le tasser dans un petit bol et de retourner ce bol dans une assiette à potage remplie d'eau salée.Le beurre, ainsi mis à l’abri de l’air, ne rancira pas.SON RHUMATISME L’A LAISSE Le patient qui suit les bons conseils — et prend du sel Kruschen L’auteur de la lettre suivante a souffert d’une mauvaise attaque de rhumatisme et on lui conseilla de prendre du sel Kruschen.Il en fit l’essai et 11 décrit son expérience dans les mots suivants : “II y a près de deux ans, je fus pris d’une vilaine attaque de rhumatisme dans l’épaule gauche.J’essayai toutes sortes de remèdes sans obtenir de résultat jusqu’à ce que mon beau-frère, entendant parler de mon mal, s’exclama : Tl n’y a qu’un remède pour le rhumatisme ! C’est le sel Kruschen ! ’ Je décidai d’en acheter une bouteille, et pour la première semaine, je pris une cuillerée à thé dans un verre d’eau chaude chaque matin.La douleur diminua graduellement et est maintenant complètement disparue.Je prends encore ma dose matinale parce que Je suis convaincu que cela me tient en bonne santé.” — J.G.B.Le rhumatisme est la plupart du temps, le résultat de l’acide urique dans le corps.Deux des ingrédients que contient le sel Kruschen sont remarquables pour leur action de dissoudre l’acide urique.D'autres ingrédients contenus dans ces sels aident la nature à chasser du système, cet acide dissout.GRATIS Ci Btiilflya h1m> «si demi imlli mm dupi livra 4* Thé ou Café BRISTOL TM Mtr CoyUn e« ladfaa Café |iiuU par.EN VENTE PARTOUT Berne*éet-is i votre teerwtssmr purulente et le yaws.Sans aucun doute, la mouche transmet beaucoup de maladies aux animaux aussi bien qu’aux hommes.On sait, par exemple, qu’elle porte certaines especes de vers ronds qui produisent des tumeurs dans l’estomac des chevaux ainsi que des vers solitaires chez les volailles.Dans l'organisation de la lutte contre la mouche commune (et incidemment la mouche des écuries et la mouche à viande), il faut tout d'abord songer à faire disparaître leurs foyers de reproduction car plusieurs centaines de milliers de mouches peuvent, sortir d'une seule tonne de fumier ou d’ordures ménagères.Le meilleur moyen de traiter les ordures ménagères est de les brûler.Le fumier doit être sorti des écuries tous les jours et épandu sur les champs, où l'action desséchante du soleil et du vent empêche les mouches de se reproduire.Si cela n’est pas possible, on en fera des tas compatcs, aux côtés perpendiculaires, où la chaleur engendrée détruira les larves des mouches.Le raüport suivant de l’un des agents du laboratoire d’entomologie du Ministère fédéral de l’agriculture à Saskatoon, Sask., offre beaucoup d’intérêt sous ce rapport: “L’utilité de la propreté et du bon traitement du fumier au point de vue de la suppression de la mouche commune a été très clairement observée à Lloyminster et Meota où les conditions climatériques sont les mêmes.Dans un cas les mouches pullulaient à tel point que la fermière disait qu’elle redoutait le retour de l’été à cause des mouches.On y laissait le fumier s’accumuler, et le drainage de la cour de la ferme était plutôt pauvre.Par contre, dans l’autre ferme il y avait absence presque complète de mouches.Une enquête à ce sujet a révélé que le cultivateur de cette ferme avait soin d’épandre le fumier sur le champ et de ne jamais le laisser s’accumuler.Tous les bâtiments étaient très propres, et les planchers et les murs de l’étable étaient régulièrement saupoudrés de chaux”.Pour plus amples renseignements sur le cycle évolutif et les habitudes de la mouche commune ainsi que sur les moyens de la combattre s’adresser au Bureau de publicité et d’extension du Ministère fédéral de l’agriculture, Ottawa.Le plus long roman du monde C’est, paraît-il un roman chinois datant du treizième siècle et ayant pour titre : Tous les hommes sont frères.Ce titre seul suffit pour en indiquer la tendance et la provenance.Il fait, en effet, partie de ces oeuvres nombreuses qui prêchèrent le communisme avant que le mot lui-même fut inventé.En 1799, inquiet de la faveur que ce livre rencontrait chez les lettrés, l’Empereur de Chine le fit bannir de ses Etats avec interdiction perpétuelle Mais voici qu’à la faveur des révolutions cette interdiction vient d'être levée et l'ouvrage est de nouveau publié et circule librement.Bientôt, sans doute, nous en recevrons des traductions ; une Anglaise, Mrs Buck, a entrepris d’en donner une version dans sa langue maternelle.Il lui a fallu plus de quatre années pour achever ce formidable travail.Chaque Paquet K '¦ de 10e de PAPIER a MOUCHES \ WILSON j Y TUERA PLUS DE MOUCHES QUE / Dans les travaux d’entretien de la roseraie en automne, U y a un détail important à noter, c’est qu’il faut cesser de stimuler la pousse par la fertilisation et les binages avant le mois de septembre.On favorise ainsi l'aoûtement c’est-à-dire la maturation du bols, qui est nécessaire pour que le rosier résiste à l’hiver.Toutes les variétés ne demandent pas à être protégées pour l'hiver, mais la plupart des espèces d’un grand prix doivent être recouvertes partout au Canada.sauf peut-être dans les secteurs les plus favorisés de la Colombie-Britannique.En ce qui concerne la rusticité, les rosiers généralement cultivés au Canada peuvent se diviser en quatre groupes.Le groupe le plus rustique se compose de rusa, rugosa et d’hybrides, d’églantiers d'Autriche, des rosiers de Provence ou roses choux, de rosiers de damas ou de rosiers mousseux.Le groupe qui On prise encore Peu de personnes se doutent que l'on prise encore Joliment au Canada.Nous le constatons en consultant les chiffres du bureau fédéral de la statistique.Ceux-ci, en effet, nous apprennent qu’au cours de l’année 1932 les fabriques canadiennes ont préparé et livré à la consommation 834,976 livres de ta bac en poudre dont la valeur dé passait un million de dollars.Il existe évidemment certaines régions où l’habitude d'aspirer du tabac par le nez, — habitude qui fut considérée longtemps comme une pratique élégante, — est encore en honneur, si Ton en Juge par les chiffres plus haut cites.Mais où 7 C'est ce qu’il est assez difficile de savoir, puisque partout où Ton va il est excessivement rare que l'on rencontre une prlseuse et encore moins un prtseur.L’on n'ignore pas que priser était de très bon ton dans la France d’autrefois.Sous Louis XVI, la plupart des élégants ne se séparaient pas leurs tabatières de grand luxe qui étaient de véritables objets d’art.Cette mode se continua au moins jusque vers le milieu du dix huitième siècle.Chez nous, cette pratique connut aussi ses jours de grande popularité.On l’aurait crue presque complètement disparue.Il appert qu’on se trompe si nous en croyons les rapports de la statistique.Mais elle parait certes destinée a être oubliée complètement un jour ou l’autre.(V>çO^Eg> vient deuxième pour la rusticité comprend les hybrides remontants, les rosiers grimpants aux nombreuses espèces de fleurs, les polyanthes nains.les rosiers hybrides de thé et les pemetlanas forment le troisième groupe, et les rosiers de thé le quatrième.Les rosiers du premier groupe n'exigent que peu de protection pour l’hiver dans beaucoup d’endroits du Canada, mais dans les provinces des Prairies, où le pays est dénudé, il est bien de coucher même ces espèces de rosiers.en les recouvrant de terre.Nous trouvons ces renseignements dans une circulaire intitulée “travaux de printemps et d’automne dans la roseraie", et que Ton peut se procurer gratuitement en s’adressant au Bureau de publicité et d'extension.Ministère fédéral de l’agriculture.Ottawa.Si Ton peut se procurer des rameaux de conifères, on fera bien d'en recouvrir les arbustes.Les rosiers hybrides remontants, hybrides de thé.et rosiers de thé exigent plus de protection.L’un des moyens les plus simples est de les rechausser de terre sur une hautur de six à huit pouces à l’automne.Ce monticule de terre doit avoir une large base, pour protéger les racines.Une légère couverture de paille, de fumier de paille, ou de feuilles, retenue par des rameaux de conifères, est très souvent suffisante.Ceci empêche les rosiers de geler et dégeler.Une autre méthode -est de coucher les rosiers et de les recouvrir d’une boite sans fond vide ou remplie de feuilles sèches, et ayant un couvercle imperméable à l’eau.Cette méthode a été suivie avec succès, spécialement en ce qui hauteur de six à huit pouces à Tau-ferme expérimentale centrale d’Ottawa, pendant plusieurs années.81 Ton se sert de feuilles pour emballer les rosiers, il est essentiel que les feuilles soient sèches, sinon les rosiers moisiront.Le facteur.— Une lettre pour vous, Marius, avec un bord noir.Marius.— Mon Dieu ! mon pauvre frère est mort !.Le facteur.— Comment le savez vous avant d’avoir lu la lettre ?Marius.— Je reconnais son écriture sur l’enveloppe.• • • A LA FETE DU VILLAGE Le prestidigitateur amateur.— Le monsieur du deuxième rang veut-il bien me prêter son chapeau?Le spectateur.— Pas avant que vous ne m’ayez rendu la tondeuse que vous m'avez empruntée Tan dernier.* • • Bout de conversation : — Mon cher, on ne se marie pas comme ça ; le mariage est une chose immense ; c’est, la belle-mère à boire.• • • LES DEUX SANS ESPRIT La vie.’fie.— Dis donc, mon vieux, comment le bon Dieu va faire pour placer tout le monde dans la vallée de Josanhat, au jugement dernier ?On dit qu’il n’a pas beaucoup d'espace.Le vieux.— C’est simple, pourtant, toi et moi on ne prendra pas grand place, en tout cas.— Comment cela ?— Eh oui ! on ne sera là qu’en esprit et comme tous les deux, on en a pas “gros”, il restera bien de l’espace pour les autres.• • • SA RESPONSABILITE EST LIMITEE Un vol a été commis dans une administration.Le chef du bureau appelle un employé : — Vous étiez présent lors du vol, lui dit-il ?Vous avez dû remarquer quelque chose ?— Sans doute.— Et le vol a été commis à dix heures moins cinq ?— Oui.et ce n’est qu’à dix heures que j’ai pris la surveillance du bureau.• • • Quel est le comble de la pudeur ?— C'est de voiler ses expressions.PLUSIEURS DOUARS EN \ VALEUR DE TOUT AUTRE X ATTRAPEMOUCHE Le meilleur de tou* 10c.te» attrape-mouche* Propre, rapide, *ûr POURQUOI et peu coûteux.Demandez - le chez PAYER votre Pharmacien, votre Epicier eu PLUS?votre Marchand Général.• Th* WILSON FLY PAP CO- Hamilton, Ont.VOYEZ U MARQUE DE FABRIQUE EMPLOYEZ CHAQUE JOUR POUR LA PEAUt&BÉBÉ Les Gâteaux de Levain Royal gardent toute leur force r BLANC BRIOCHES FARCIES Les Gâteaux de Levain et les recettes de pâte au Levain Royal donnent des pains parfaits.Servez-vous des Gâteaux de Levain Royal et vous pourrez toujours compter sur une levée parfaite.C’est parce que chaque gâteau est protégé par une enveloppe distincte, hermétique.Aucun autre levain sec jouit d’une telle protection.Employez les Gâteaux de Levain Royal le jour de leur achat ou des semaines plus tard—vous obtiendrez toujours les mêmes excellents résultats.GRATIS— Une utile brochure t te Le “Livre Culinaire du Levain Royal" donne des recettes éprouvées de pâte au Levain Royal pour les pains ci-dessus et plusieurs autres.Poste* ce coupon.Achetez des produits canadiens.STANDARD BRANDS LIMITED Fraser Ave.Ac Liberty St,Toronto, On t.Veuillez m’envoyer une copie trratuite du " Livre Culinaire du Levain Royal *.Nom__________________—- -—- VI11«l._Prov_ Page quatre L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 4 septembre J936 L’Ecole normale nécessaire à la formation professionnelle Voici quelques extraits de la lettre pastorale de S.E.Mur Forget, évêque de Saint-Jean, dont nous avons parlé, la semaine dernière : De nouveau, nous revenons aujourd'hui vous parler d'éducation.Nous ne croyons pas cependant devoir nous excuser de l’Insistance que nous mettons à vous entretenir deux fols d'un même sujet.Nous voulons présentement l'examiner sous l'angle particulier de l'enseignement primaire et de la formation professionnelle des Institutrices par l'Ecole normale.De plus, nous savons combien vous vous intéressez vous-mêmes à cette question fondamentale et capitale de l’éducation.Tout dépend d'elle, vous ne l'ignorez pas : l'avenir de vos enfants, le bonheur de vos foyers, l'affermissement du règne de Dieu dans les âmes, la paix de l’Eglise, la prospérité du pays ! A certains égards, la question de l’enseignement primaire présente un caractère d’exceptionnelle gravité.Alors que l'enseignement secondaire ou classique est forcément limité à un petit groupe de Jeunes gens, l’enseignement primaire doit être distribué à la totalité des enfants, garçons et filles.Et pour le plus grand nombre de ces enfants, l'école primaire sera le seul foyer auquel leur intelligence s'éclairera des connaissances nécessaires pour la conduite de leur vie individuelle, familiale et sociale, matérielle et spirituelle.C'est une vérité confirmée par l’expérience que l’homme sera dans sa maturité ce que son enfance l’aura fait.L'Esprit-Saint lul-mc-me nous l'affirme : “Le jeune homme suit sa première voie ; dans sa vieillesse même, il ne la quittera point”.iProv.XXII, 6,).De là la nécessité de bien préparer l’homme dans l'enfant.Cette préparation est sans doute, de précepte naturel et divin, le devoir des parents au foyer familial.Mais à l’Insuffisance des parents l’école doit suppléer.Le rôle de l’école est double : ouvrir l’intelligence à la vérité, c'est le rôle de l’instruction ; former la volonté au bien, c’est le rôle de l’éducation.Il ne faut donc pas confondre l’instruction avec l’éducation ; il ne faut pas non plus séparer l'une de l’autre.Toutes deux doivent aller de pair.La vérité est inséparable du bien.Savoir vivre sa vie chrétienne, c'est le premier et véritable savoir.Là où il n’y a pas de vertu, il ne saurait y avoir de vraie sagesse.La corruption du coeur, les dépravations de la volonté obscurcissent l’intelligence, et dans une intelligence ainsi obscurcie la semence de la vérité ne saurait germer, croitre, porter des fruits.Il importe donc que l’école, comme la famille d’ailleurs dont elle est le prolongement nécessaire, pourvoie tout à la fois à l’instruction et à l’éducation de l’enfant.Et c'est là la tâche quotidienne des institutrices.Tâche glorieuse, si elles s’en acquittent avec conscience, compétence et zèle ! Dieu lui-même en a promis une étemelle récompense : “Ceux qui auront été savants brilleront comme les feux du firmament; et ceux qui er.auront instruit plusieurs dans la voie de la justice luiront comme des étoiles dans l’éternité”.(Daniel, XII, 3).Tâche difficile, d’autre part; l’esprit de l'enfant est souvent rebelle à la science ; sa volonté revêche au devoir.Et ces enfants, qu’abrite une même école sont tous dissemblants les uns des autres par leur caractère natif, leur tempérament physique et leurs habitudes familiales.L'éducation des petits suppose donc chez l'institutrice de grandes vertus de l’âme : dévouement.bonté, patience et fermeté ; elle suppose en plus les fines qualités de l'esprit et du bon sens pratique : connaissance psycologlque de l'enfant, souplesse à adapter les formules de la discipline aux conditions du temps et du milieu, en tenant compte de la collaboration des parents, de l'âge de l'enfant et de ses aptitudes intellectuelles et morales.L'éducation est vraiment l’art des arts.“Ars artiiim, regimen anlma-rum", C’est sans doute à la direction morale que pensait saint Grégoire, quand 11 dit ce mot célèbre : “le gouvernement des âmes est l’art des arts”.Mais depuis longtemps — et non sans raison — on applique ce mot à l'éducation des enfants.( Il est donc naturel qu’avant de se livrer à cet art des arts on apprenne les règles qui le régissent, règles dérivées de l’expérience des siècles et empruntées à d’autres sciences : la psycologle, l’éthique, la sociologie et surtout la religion.L’ensemble de ces règles constitue la science désignée d'un nom qui en marque l’objet lui-même : la Pédagogie, c'est-à-dre l’nrt d’instruire et d’élever les enfants.La Pédagogie enseigne à la future institutrice la solution de tous les problèmes que pose l’éducation.Et l’on sait comme ils sont nombreux et complexes ces problèmes, qui ont rapport soit au sujet de l’éducation : l'enfant étudié en vue de sa culture intellectuelle et de sa formation morale ; soit à l’objet de l’éducation : perfectionnement des méthodes d’éducation, efficacité des règles disciplinaires, distribution des matières de l’enseignement, adaptation des programmes et des horaires aux conditions sociales, aux aptitudes, au sexe lui-même des élèves, etc., etc.Art ou science, la Pédagogie a pour but, nous avertit Pie XI, dans son encyclique du 31 décembre 1929, sur l’Education de la Jeunesse, "l’homme tout entier”.Elle “embrasse fa vie humaine sous toutes ses formes : sensible et spirituelle, intellectuelle et morale”.Pour atteindre ce but, la Pédagogie, science et art, offre un sage ensemble de règles et de principles, que ne saurait ignorer quiconque entreprend d'élever l’enfant à sa mission d’homme.On le comprend, l’intelligence de la jeune institutrice, si ouverte solt-elle, ne saura jamais, laissée à elle-même, sans guide, sans entrainement, acquérir pleinement la connaissance de ces règles et de ces ! principes.L'expérience personnelle J joue évidemment un rôle important en pédagogie.Peut-être en est-elle : même une condition nécessaire de succès.Mais aussi combien de fois ! n’arrive-t-il pas que l'institutrice : tentant, sans préparation profes- ' sionnelle, l’expiérience de l’enseignement, s'est établie dans “une 1 longue habitude de se tromper” et de tromper en même temps l’attente des enfants et la confiance des parents.Ils comptaient trouver en elle, les premiers, une directrice, les seconds, une collaboratrice ; les uns et les autres ont été trompés.Il faut bien s'en rendre compte, autre chose est de posséder un esprit cultivé, un coeur droit et bon, une volonté énergique même ; autre chose est de cultiver l’intelligence des enfants, de modeler leurs coeurs et de dresser leurs volontés.Avant de se livrer à cette tâche délicate entre toutes, il y a une culture pédagogique à recevoir sous la direction de maitres habiles et exercés.Si l'artisan s'exerce au métier le plus humble par un long apprentissage, comment pourralt-on, sans autre entrainement que sa propre éducation, se risquer à pratiquer l’art de l'enseignement le plus compliqué de tous les arts.L'art de conduire les enfants pour les éduquer, l'art de se conduire avec eux en les éduquant, tel est en somme l’enseignement que dispensent les Ecoles normales.Les recensements paroissiaux établissent qu’il y a présentement | dans le diocèse 210 écoles primaires.Fréquentées par 13,500 enfants, elles donnent emploi à 215 institutrices laïques, dont 25% à peine sont diplômées d'écoles normales.Ces quelques statistiques, ajoutées aux considérations faites plus haut sur la valeur et la nécessité de la formation professionnelle.Justifient amplement, nous semble-t-il, la création d’une Ecole normale à Saint-Jean.Toutefois, nous nous gardons bien d'oublier, encore plus de mésestimer ce qui s’est fait dans le passe.Nous reconnaissons volontiers le dévouement très mérl- L’enseignement donné aux Hautes Etudes Pour répondre entièrement au rations commerciales traite spécla- but que ses fondateurs lui ont assigné : "Former des hommes d’affaires instruits et pratiques”, l’enseignement de l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales doit porter sur un ensemble de matières très diverses.Cet enseignement est réparti sur trois ou quatre années d'études selon le degré de préparation du candidat (exclusion faite des deux années préparatoires», les deux dernières années étant plus spécialement réservées à la pratique des affaires et à la mise en application des théories étudiées précédemment.La partie pratique des cours est complétée par de nombreuses visites industrielles en deuxième et troisième année, par des visites au musée commercial, par des projections lumineuses à l'amphithéâtre, par des conférences.Les cours donnés à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal se divisent en quatre catégories : a) matières commerciales; b» matières économiques et Juridiques ; c) matières scientifiques ; d) matières littéraires et linguistiques.Parmi les matières commerciales, on remarque surtout les cours d'opérations commerciales (marchandises, banque, bourse et assurance).Les cours d'opérations commerciales en marchandises exposent la technique des transactions commercia- lement des affaires de banque et d'assurance.En troisième année, il se rapporte à la technique des opé-, rations financières de bourse.Les cours à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales ouvriront le lundi, 14 septembre.On s’inscrit tous les jours de 9 h.à 12 h.et de 2 h.à 5 h.Un rapport sur Vor au Canada Dans son édition française de "L'Or au Canada”, la division des Mines du ministère des Mines, à Ottawa, présente une revue complète de l’industrie aurifère du Canada.Le rapport, rédigé par M., A.-H.-A.Robinson, contient les renseignements les plus suscepti- ! blés d'intéresser vivement le personnel de l'industrie minière et le grand public.Sa première partie est une série de courts articles sur des sujets comme : les caractères physiques et chimiques de l'or • sa rareté et les conditions dans lesquelles il apparait ; l’histoire de la production aurifère dans le monde; les types de minerais d’où on l'extrait ; et l’histoire de sa production au Canada.Les statistiques de l’industrie en général, classées par provinces, les récits historiques de la croissance de cette industrie dans les diverses provinces, et la description des principales propriétés de l’or, font de ce rapport un excellent volume de référence.Voyez ces démonstrations Voyez ce morceau de caoutchouc pourvu de la semelle All-Weather Goodyear.Sentez comme elle ad* here à la vitre humide.Cela montre comment les pneus Goodyear ad* hèrent à une route glissante.Nous vous ferons de plus voir la démonstration Supertwist.Vous verrez de vos propres yeux combien plus fortes et plus élastiques sont les cordes employées dans les pneus Goodyear.Et nous vous montrerons la preuve de l'empreinte — l’empreinte de pneus Goodyear qui ont parcouru de longs millages et qui possèdent encore leur traction vive et sûre.Y;'-'-.GARAGE EMILE GIROUX Téf.182 Coin Saint-Georges et Saint-Sauveur SAINT-JEROME tant et très efficace que des institutrices non diplômées d’écoles normales ont donné et donnent encore à l’école primaire.Nous leur en rendons de tout coeur hommage et leur en disons sincèrement notre gratitude.Mais les dévouements donnés et les succès obtenus ne nous empêchent pas de penser qu'avec une préparation normalienne ces institutrices auraient davantage développé leurs belles qualités naturelles, qu'elles seraient arrivées, en moins de temps et avec moins de difficultés, à des résultats encore meilleurs et qu'elles auraient ainsi mieux répondu à la confiance des parents, en donnant à leurs élèves une culture plus humame et plus chrétienne.les pour les principaux articles qui font l’objet du commerce extérieur et Intérieur du Canada (céréales, bois, produits miniers, textiles, denrées coloniales, certains produits manufacturés, etc.).Le professeur y explique, par des opérations simulées, les diverses phases d’une affaires d’exportation, d’importation, de courtage, etc.Les documents les plus variés sont remis aux élèves et ceux-ci doivent les établir suivant les usages du pays.Tous les calculs relatifs à ces opérations sont expliqués en détail, et le professeur indique pour chaque article les clauses spéciales des contrats suivant lesquels ces affaires se traitent au Canada.En deuxième année, le cours d’opé- Les lieux de villégiature du Québec et d’Ontario L’Exposition Nationale Canadienne de Toronto fournit des détails complets aux touristes des Etats-Unis qui ont l’intention de venir visiter en 1936 la plus grande exposition annuelle du monde ; sur les lieux de villégiature de Québec comme d'Ontario, voyages de plaisir en auto, par chemin de fer ou sur lacs, et autres agréables randonnées pouvant facilement être comprises dans leur visite chez nous.Les brochures préparées pour distribution aux Etats-Unis par le grand service d'information de l'Exposition, contiennent des renseignements particuliers sur les remarquables lieux de vacances qui se trouvent à leur portée durant leur séjour dans le dominion.“Nous avons graduellement développé ce service”, nous dit M.Elwood A.Hughes, directeur de l'Exposition, “dans nos efforts pour attirer ici les visiteurs des Etats-Unis et, jusqu'à un certain point, ceux de Grande-Bretagne et d'ailleurs.D'année en année, l'attrait puissant de ce grand événement national nous amène une assistance de plus d’un million et demi, aans les quatorze jours.L’année du Jubilé de l’Exposition, le total dépassa deux millions.Nous avons maintenant commencé à suggérer clairement aux milliers de personnes qui nous demandent des renseignements sur l’Exposition même, l’idée de profiter de leur venue au Canada pour visiter le plus possible de notre pays.“Le paysage canadien n'est jamais plus beau qu’en septembre”, continue M.Hughes, “et nous avons cru depuis longtemps qu’il serait bon d’encourager nos visiteurs à prolonger leurs vacances au Canada jusqu’au début de l’automne.Bien entendu, la rentrée des classes constitue un empêchement pour beaucoup, mais nous avons la preuve que bon nombre de touristes aiment les vacances de septembre ; le chiffre ne peut s’en comparer à ceux de la mi-été, mais il mérite toutefois considération, et l’Exposition Nationale Canadienne a certainement l’intention de continuer énergiquement son effort ” Les statistiques générales comprennent les chiffres de la production de l’or au Canada, par provinces, entre 1858 et 1934 (inclus); les sources d’or fin au Canada, par pourcentages, 1931-1934 ; la production nouvelle d’or au Canada par provinces et par sources, 1933 et 1934 ; les minerais extraits et traités, la matière d’or brut récupérée et les expéditions d’or brut et de concentrés par l’industrie minière du quartz aurifère, en 1933 et 1934 ; les expéditions des mines cuivre-or et argent en 1933 et en 1934 ; et un tableau du nombre d'exploitations en fonctionnement de 1925 à 1933 inclusivement ; le nombre d'ateliers ou de mines, le capital engagé, le nombre d’employés, les traitements et salaires, le coût du combustible et de l’électricité, et la valeur nette de la matière extraite.On trouvera aussi des tableaux des dividendes payés par les camps aurifères de Porcupine et de Kirkland-Lake.Le rapport contient la description de 70 propriétés, et cette description comprend la nature et l’importance des travaux, les chiffres de la production et des recettes.Ainsi le rapport révèle qu'en j 1934, il y avait au Canada 22 mines ; d'or filonien produisant chacune plus de 20,000 onces d’or fin.La mine Lake-Shore venait en tête de I liste, avec 472,800 onces ; elle était Tribune libre Une opinion.discutable suivie par Hollinger, Noranda, Mc- I Intyre, Wright-Hargreaves, Dome et TeckHughes, dans l’ordre où nous venons de les énumérer.Les entreprises productrices de bas métaux, Hudson Bay Mining and Smelting Company, et International Nickel, sont en bonne place dans la liste, celle-là venant après la Teck-Hughes et celle-ci tenant la dixième place.On peut obtenir des exemplaires du rapport en s’adressant au Directeur de la Division des Mines, Ministère des Mines, à Ottawa.— “Il faudrait arrêter le mouvement de colonisation et favoriser l’établissement des chômeurs sur des fermes abandonnés”, prônent ; cies gens qui s’improvisent exuerls \ en ces matières, sans avoir défriché de leur vie un acre de forêt.Pour acheter celles de ces fermes abandonnées qui pourraient faire vivre une famille, il faudrait que la famille débourse $1500, $2000, parfois $4000 ou plus.car, tout abandonnées qu’elles soient, ces fermes ont des propriétaires ; et ces derniers ne sont pas toujours prêts à abandonner pour les beaux yeux d'un étranger, les créances qu’ils possèdent sur ces fermes.Il arrive aussi que ces fermes n’ont pas été cultivées avec soin depuis des années parfois, qu'elles sont inf-stées de mauvaises herbes, que les bâtiments doivent être réparés, les clôtures refaites, et que tout cela nécessite des dépenses onéreuses.Quand on achète une ferme toute défrichée, ou du moins, largement défrichée il faut au moins un cheval, une ou deux vaches, parfois plus : des porcs, des moutons, des poules Tout cela coûte de l’argent.Comme nous avions l’occasion de le dire, on peut labourer avec un cheval et un boeuf .quand on a une charrue.Pour herser, il faut une herse.Sur la ferme, il faut aussi une faucheuse, un râteau, une moissonneuse, des voitures de travail pour l’hiver et pour l'été.Pour se servir d’un cheval, il faut aussi un harnais.Cela aussi coûte de l’argent, beaucoup d’argent.C’est ce qui explique pourquoi, M.Léon Brown, du ministère de la Colonisation, qui s’occupe du placement de familles sur les fermes abandonnées, exige que la famille voulant se placer ainsi, ait au moins plusieurs centaines de dollars en épargnes Et M.Brown, expert en ces matières, agit sûrement avec sagesse.Parmi ceux qui s’opposent à la colonisation sous le prétexte qu’il faut établir les chômeurs sur les fermes vacantes, il s’en trouve qui réclament le crédit agricole, sous le prétexte —• ce sont eux-mémes qui le disent — que les cultivateurs endettés pour la moitié de la valeur de leurs fermes, ne pourront jamais payer ces hypothèques, si le gouvernement ne vient pas à leur secours.Pourtant, ces agriculteurs sont déjà installés sur des fermes dont ils connaissent la culture, sur des fermes qui n’offrent pas tous les inconvénients des fermes abandonnées, car, les bâtisses ont été entretenues, les clôtures réparées, les mauvaises herbes détruites ; et, ces cultivateurs ont des animaux, des harnais, des voitures, des instruments aratoires, en un mot, tout ce qu’il faut pour l’exploitation méthodique de la ferme.Cela ne les empêche pas de réclamer comme une nécessité publique, le crédit agricole.En face de ces faits, que vaut l’opinion de ceux qui préconisent l’établissement des chômeurs sur les fermes abandonnées ?J.-Ernest LAFORCE.Fête du Travail Billets de longue fin de semaine Entre toutes les stations au Canada et pour certains endroits aux Etats-Unis.TARIF SIMPLE PLUS UN TIERS pour billet aller et retour Valables pour l’aller depuis vendredi, 4 sept., jusqu’à 2.00 p.m.lundi, 7 sept.1936.Au retour, départ jusqu'à minuit mardi, 8 sept.1936.Billets réguliers de fin de semaine au prix de “tarif simple plus 25%” aussi en vigueur.MINIMUM DES PRIX REDUITS : * Adultes ou Enfants - - 25c * Renseignements supplémentaires de tout agent.Pacifique Canadien Billet du dimanche L’amour ! Qu’est-ce ?-o-n-n- Par CELIBER Un de mes amis, un célibataire endurci, trouve totalement ridicule l’importance que Je porte à une chose aussi frivole que l’amour.Il m’en blâme même à tout propos, et je le vois déjà à la lecture de cet article s’exclamer que je déraisonne, alors que tout simplement J’ai causé avec vous de cette “chose frivole” que le célèbre Stendhal définit : la seule arme avec laquelle on puisse frapper les âmes fortes.Il en dira ce qu’il voudra ; votre lettre m’a plu, je vous réponds, et je me glorifie de pouvoir aligner quelques phrases à votre adresse, d’avoir votre entière considération, et de constater une fois de plus que mon amis est jaloux de me voir jouer à cache-cache, avec des gentilles correspondantes telles que vous.Qu’est-ce que l’amour ?Vous me placez dans l’embarras, Yetta, avec une si grave question.Voltaire vous eut écrit avec son cynisme inquiétant : “A la première rencontre, je me charge de vous en définir le .mot, à votre entière satisfaction”.Car, c'est un mot qu’on peut, de cent différentes façons, définir, selon qu’on est, beaucoup, un peu ou pas du tout amoureux.Vous dirais-je que je le suis beaucoup que vous ne me croiriez qu'à demi, et si Je vous disais que ne le suis pas, je vous mentirais certainement.Je pourrais vous dire : L’amour est la Dédié à “YETTA” base même de la vie et le meilleur compagnon du bonheur.Enlevez l’âme de l’existence, quelle valeur a donc la vie ?N'est-ce pas encore l'amour qui donne le plus en bonheur ! Vous croyez à l’amour ?Vous en avez raison.Vous avez déjà aimé ?Je vous blâmerais du contraire.Quelques chagrins d’amour peut-être ?Consolez-vous, les chagrins en amour sont nécessaires.Vous aimerez encore ?Ne le niez pas, vous me donneriez raison demain.Quand on a aimé une fois, dame !.Aussi, Je crois qu’il me vaut mieux vous donner les opinions des autres.Le meilleur parti que vous en ayiez à prendre est de considérer que ces opinions regardent tout le monde, excepté vous.Vous serez peut-être la première ensuite à y souscrire.L’amour a toujours existé.Tous les hommes ont aimé, et tous les écrivains l’ont chanté.Hésiode, plusieurs siècles avant la naissance de Jésus, proclamait l’amour, l’architecte de l’univers.Et Plutarque, vers l’an 100 de notre ère, écrivait ; “L’amour nous enseigne toutes les vertus : 11 est donc essentiel à tous les humains”.Pascal, le célèbre philosophe du quinzième siècle dans une lettre à un ami, soulignait : “A force de reux.Il n’y a rien de si aisé: c’est la passion la plus naturelle à l’homme”.Et Molière, le fameux comique français du même siècle, d’écrire ce vers célèbre : — Et vivre sans aimer n’est pas proprement vivre.Quinault, le poète français de la même époque, de publier ces deux vers : — Avant d’aimer, on ne vit point encore.On ne vit plus dès qu’on cesse d’aimer.Mlle de Lespinasse, célèbre par son âme passionnée, s’écriait qu'aimer, c’était faire un pacte avec la douleur.Mlle de Scudéry, une des gloires de la société, vers 1680, notait ; “L’amour est je ne sais quoi, qui vient de je ne sais où, et qui finit je ne sais comment”.Et Ninon de Lenclos dont la beauté et l'esprit firent sensation, vers 1700, définissait l'amour ; “Un caprice dont la durée ne dépend pas de nous, et qui est sujet au dégoût comme au repentir”.Georges Sand, l’illustre romancière de France, vers 1800, et dont les aventures romanesque ont été si vivement racontées par plusieurs écrivains contemporains.a laissé deux définitions que Je tiens à redire : “Aimez, il n’y a que cels de bon dans la vie ! C'est l'aspiration sainte de la partie la plus éthérée de notre âme vers l’inconnu”.Victor Hugo de proclamer: “C’est être deux et n’étre qu’un ; un homme et une femme qui se fondent en un ange : c’est le ciel”.Stendhal, dont je vous parlais tantôt : "L'amour est la plus noble des passions du coeur humain ; c’est elle qui, pour trouver le bonheur, a besoin de l’inspirer au même degré qu’elle le sent”.La Rochefoucauld, célèbre par son recueil "Maximes” a écrit : "Il parler d'amour, on devient amou-;est difficile de définir l'amour; ce qu’on peut en dire est que, dans l’âme, c'est une passion de régner; dans les esprits, une sympathie, et dans le corps, ce n’est qu'une envie cachée et délicate de posséder ce que l'on aime après beaucoup de mystères”.Pierre Leroux : “C’est de Dieu que l'amour sort, c’est à lui qu’il remonte”.Stahl, le célèbre savant allemand : “De l’amour et de tout ce qui touche à l’amour, on peut tout dire, le pour et le contre, le oui et le non, sans avoir jamais tout à fait tort ou raison.C’est la chose indéfinissable par essence”.Bernardin de Saint-Pierre, l’immortel auteur de Paul et Virginie : "L'amour fait aimer Dieu et croire en sa bonté”.Godwin, littérateur anglais : “Pour savoir ce que c'est que le bonheur il faut savoir vivre dans les autres : il faut aimer.Aimer, c’est demander à un autre le bonheur qui nous manque”.Même le grand Massillon, l'éminent prédicateur français : "C’est l'amour qui décide de tout l’homme".Et Lacordalre.prédicateur dominicain, le plus célèbre de son temps: “De Dieu à l’homme, et de la terre au ciel, l’amour seul unit et remplit tout.Il est le commencement, le milieu et la fin des choses.Qui aime sait, qui aime vit, qui aime se dévoue, qui aime est content ; et une goutte d’amour mise dans la balance avec tout l’univers, l’emporterait comme la tempête ferait d’un brin de paille”.Et le P.du Bosc de dire : "Quand bien même nous allumerions la lampe, nous ne pourrions connaître la cause et la nature de l'amour.C’est un Je ne sais quoi, qui vient de Je ne sais où, se forme Je ne sais comment, et nous enchante par Je ne sais quelles choses”.Madame de Staël de souligner dans son ouvrage, Corinne : “Il est si beau d’aimer et d’être aimé que cet hymne de la vie peut se moduler à l’infini, sans que le coeur en éprouve de lassitude”.Charles Pougens : "Etre aimé n’est qu’un bonheur humain ; le charme d’aimer est la volupté des anges”.Je crois que je vous ai réuni plusieurs définitions, pour le moins intéressantes.J’aurais pu y Joindre quelques opinions désobligeantes.En voulez-vous ?Antoine de la Salle a écrit de l’amour : C’est de la fantaisie à deux.Et Philippe Desportes le qualifiait : “Un mal ; un fort enchantement ; un breuvage empoisonné ; une passagère fureur ; un plaisir mêlé d’ennuis, de regrets, de pleurs”.Il ajoutait aussi ces deux vers : C’est une frénésie Que les fous ont fait dieu selon leur fantaisie.En ce qui me concerne, Je n’aurai pas un mot brutal envers ce mot qui est un mot d’espoir.L’amour, c’est la vie entre deux âmes, le ciel pntre deux coeurs, et il en faut si peu pour être heureux d’amour.D'ailleurs, c’est un appui, un besoin, une nécessité.Il faut aimer, car l’amour est le plus grand maître des affaires humaines, et Charles Didier d’écrire : “Qui l’ignore ou le blasphème se condamne à ne savoir jamaLs rien du monde ni de ses lois ; il est la condition première de toute la science des êtres, le fondateur de toute morale, et sans lui, l’homme reste éternellement pour l’homme une page close de la création”.Mais, ce n’est pas tout que de croire à l'amour, il faut savoir aimer.Combien ne le savent pas ! On s’imagine avoir de l’amour à une première inclination ; on se volt, on se plait, on croit s’aimer.Vient une seconde période où l'on cherche à se tromper mutuellement, et une troisième où l'on se quitte.Et Dreux de commenter : “L’amour suppose dans son objet trop de qualités pour convenir au vulgaire ; et par vulgaire, j’entends ici les femmes qui ne sont qu’aimables ou qui ne sont que jolies ; les hommes qui ne sont qu’élégants ou qui ne sont qu’estimables ; en un mot, tout ce qui n’est pas extrêmement rare.L’amour suppose trop de constance pour convenir aux esprits légers ; trop d’ardeur pour convenir aux esprits calmes ; trop de retenue pour convenir aux esprits violents ; trop de délicatesse pour convenir aux esprits simples ; trop d’enthousiasme pour convenir aux esprits froids ; trop d’activité pour convenir aux esprits indolents ; trop de désirs pour convenir aux esprits sages ; trop de privations pour convenir aux esprits libertins”.Savoir aimer.C’est un secret.Tous ne le connaissent pas.Savoir aimer demande beaucoup de sincérité et tant d’attentions ! C’est Francis Wey qui disait, Je crois, que l’amour était la plus sérieuse de toutes les choses de la vie.Et je le crois.Demoustier a fait un portrait de l’amour qui ne manque pas de pittoresque : Il est aimable quand 11 pleure, Il est aimable quand 11 rit ; On le rappelle quand il fuit ; On l’adore quand il demeure.C’est le plus aimable boudeur Qui soit de Paris à Cythère ; C'est le plus aimable imposteur Qui soit né pour tromper la terre ; Il fait vingt serments aujourd’hui, Et demain il les désavoue ; On sait, quand il blesse, qu’il Joue, Et l’on veut jouer avec lui.N’est-ce pas charmant ?Et pourtant, c’est toute la vérité.Il faut être sincère pour aimer véritablement.Le reste ne compte pas.Qu'importe les chagrins, les revers, les déboires ! On passe partout, on brise tous les obstacles quand on aime.Et Théophile Gauthier, dans une page dont je ne reproduis que quelques phrases, a défini ce qu'il entendait par aimer.Je cite : “Se livrer tout entier sans rien garder de soi, renoncer à sa possession et à son libre arbitre, remettre sa volonté entre les bras d’un autre, ne plus voir par ses yeux, ne plus entendre avec ses oreilles, n’étre qu’un en deux corps, fondre et mêler ses âmes de façon à ne plus savoir si vous êtes l’un ou l’autre, absorber et rayonner continuellement, être tantôt la lune et tantôt le soleil, voir tout le monde et toute la création dans un seul être, déplacer le centre de la vie, être prêt, à toute heure, aux plus grands sacrifices et à l'abnégation la plus absolue, souffrir à la poitrine de la personne aimée, comme si c’était la vôtre : ô prodige, se doubler en se donnant.Voilà l’amour.” • • • Voilà ce que j’ai pu vous écrire, par cet après-midi de dimanche.Dehors, un ciel bas traîne sur la nature la mélancolie de ses nuages gris, et, dans mon petit cabinet de travail, tout est si calme, si reposant.On aura beau dire tout ce que l’on voudra contre i’amour, 11 aura beau nous faire souffrir et nous faire pleurer, nous y reviendrons sans cesse, puisque c’est une nécessité d’aimer.Alfred de Musset l’a cependant bien dit : “Prenez de l'amour ce qu’un homme sobre prend de vin, mais ne devenez Jamais un ivrogne.Et en guise de conclusion, Je vous laisse, en même temps que mon bonjour, cette pensée de Salnt-Evremond : "Les amoureux sont comme les petits enfants : 11 ne faut que les bercer pour les endormir”.CELIBER.Août, 23, 1936 Droits réservés. Saint-Jérôme, le 4 septembre 1936 L’AVENIR DU NORD Page cinq NOUVELLES DE PARTOUT A Sainte-Thérèse — Un terrible accident d'automobile est survenu, lundi après-midi, dans le chemin qui conduit de notre ville au Pont David, alors qu'une automobile est venue en collision avec un camion.Conséquence de cet accident : une femme a été tuée sur-le-champ, et le chauffeur du camion a été criminellement tenu responsable de sa mort, au cours de l’enquête du coroner.tenue quelques heures après, dans notre ville.Voici les faits qui entourent et suivent cette tragédie de la route : Gérard Sabourin, 21 ans.No 7484, rue Henri-Julien, Montréal, a été, lundi après-midi, tenu criminellement responsable de la mort de Mme Fidèle Ouellette, née (Corinne) Filiatrault.55 ans.de Val-Morin.qui a été tuée instantanément, sur la route, à un demi-mille de Sainte-Thérèse.Le coroner J.-R.Brais, de Saint-Jérôme, émit immédiatement un mandat contre Sabourin qui fut conduit à la prison de Saint-Jérôme par le détective Laurent Forest, de la Sûreté provinciale, et de l'agent Labrec-que, de la circulation provinciale.Gérard Sabourin rendit témoignage à l'enquête.Il déclara qu’il revenait de Montréal dans un camion et se dirigeait vers Sainte-Agathe.A environ un demi-mille THEATRE ' '(iKOjltïlS Sainte-Thérèse En fin de semaine, samedi et dimanche, ce dernier jour en matinée et en soirée, un fort programme de vues parlantes, dont le grand film aussi comique qu'amusant : “La Mascotte” avec l’inimitable Lucien Baroux, comme premier rôle.Il s'agit d’un homme qui devient roi à la suite d’un reliquaire qui a des propriétés exceptionnelles.Des situations les plus comiques, des scènes amusantes, une histoire intéressante et tout à la fois cocasse, voilà “La Mascotte”.Autres films au programme, dont une vue de l’ouest américain, avec Tom Tyler comme vedette.Un fort bon programme.Mardi et mercredi, programme complet de vues parlantes françaises.Il en est ainsi pour chaque semaine à l’avenir : ces deux jours sont entièrement consacrés au cinéma français, et les prix d’admission simplement populaires.( De nos correspondants) de Sainte-Thérèse, il aperçut le camion de M.René Bolduc arrêté, à droite du chemin, et un auto venant en sens inverse.Il prétend qu’il arrêta en arrière du camion de M.Bolduc, à environ 25 pieds.Version du mari de la victime M.Fidèle Ouellette, époux de la victime.52 ans.de Val-Morin, déclara qu’il venait de Val-Morin et se dirigeait vers Montréal.Il vit parfaitement le camion de M.Bolduc.arrêté et le camion en arrière qui semblait vouloir arrêter.Il ne freina pas, parce que le chemin était libre.Tout à coup l’arrière du camion de Sabourin se rangea dans le milieu du chemin.Il ne put absolument pas éviter la collision et Mme Ouellette, voyant cela, ouvrit la porte pour sauter mais elle n’en eut pas le temps et eut le crâne fracturé sur un poteau près duquel la machine arrêta.Le Dr Larose, de Sainte-Thérèse, ne put que constater la mort.L'automobile de Ouellette niait à environ 25 à 30 milles à l’heure.Autres témoignages M.René Bolduc, boulanger de Sainte-Thérèse, dont le camion était arrêté sur le bord du chemin, corrobora le témoignage de M.Ouellette quant à la position des automobiles, mais déclara que M.Sabourin conduisait presque au milieu du chemin et qu’une automobile n’avait pas de place pour passer.M.Magloire Juteau.55 ans, rendit un témoignage identique.M.Sabourin était accompagné de M.Josaphat Couture.26 ans, de Montréal, qui jura que M.Sabourin freina, quand il vit venir l’automo-' bile de M.Ouellette et qu’il arrêta ' en arrière du camion de M.Bolduc Le camion de M.Sabourin n’était pas en mouvement, quand l’accident ; eut lieu.| L’enquête du coroner fut tenue à Sainte-Thérèse immédiatement après l’accident.Gérard Sabourin, 21 ans, a comparu mardi matin, à Saint-Jérôme, sous une accusation d’homicide involontaire.Il a plaidé non-coupa- j ble et son cautionnement a été fixé à $1.000.— L’entrée des élèves au séminaire s’est faite mercredi.On note une grande amélioration sur l’an dernier.On nous affirme que près de cent élèves nouveaux ont demandé leur admission.Les autorités du séminaire sont absolument satisfaites et le directeur, M.l’abbé Alphonse Cloutier, en a exprimé tout son contentement.— Lundi matin, ont eu lieu les funérailles de Mme Joseph Des-chambault (née Sophie Dubois), décédée vendredi, à l'âge de 72 ans.La défunte appartenait à une famille très bien connue dans notre localité.Nous prions les familles de MM.Joseph et Hormisdas Des-chambault d'accepter nos plus sincères sympathies.— M.l’abbé Martin Laurin est revenu au séminaire où il sera professeur, après avoir fait du ministère, tout le long des vacances à Saint-Hippolyte, où M.l’abbé Cléo-phas Pigeon est curé.En fin de semaine, à cause des missions des Lacs l’Achigan et des Quatorze Iles, M.Pigeon compte sur les services de M.l’abbé Roland Cloutier, de notre ville, lequel attend pour lundi prochain sa nomination comme vicaire dans une des paroisses du diocèse de Montréal.— Quelques accidents d’automobiles, survenus dans la Grande Ligne, ont quelque peu retardé la circulation, dimanche soir.Il s’agissait en l'occurrence d’automobiles renversées dans les fossés; quelques personnes, à la suite de ces accidents, ont dù recourir aux soins des médecins locaux.A L’Ascension — M.et Mme Lefort et leur famille, de Montréal, sont à la pension “Lachapelle".— Mme Lucien Cadieux et sa fillette, de Saint-Jovite, sont chez M.Arthur Massy.— M.et Mme Antoine Denis et leurs enfants Jeannine et Lawrence, M.et Mme Orner Labre et leurs enfants Marielle.Stanley et Gladys, de Saint Lazare de Vaudreuil, M.et Mme Aimé Loiseau, M.et Mme Rosaire Labre, M.et Mme Wellie Vé-rnnneau, de Montréal, étalent en visite chez M.Léo Labre.— Mile Clairs Séguin est retournée à Montréal après un séjour chez son père M.Adrien Séguin.— Mlle Juliette Neveu passe ses vacances dans sa famille.— M.et Mme Allen Labre, de Montréal, ont passé une semaine chez M.L.Labre.— Mlle Fernande Sarrazin est en promenade à Montreal.— Mlles Elianne et Marcelle Durand étaient chez leur mère Mme Zotique Durand.— M.et Mme Albert Pelletier et leurs enfants Denise et Gilles, de Montréal, ont passé un mois au chalet Délisle.— M.et Mme Claude Séguin, MM.Armand et Ronald Séguin de Pittsfield.Mass., Mlle Alice Séguin, de Montréal, étaient chez M.Louis Séguin.— Mlles Simonne et Obéline Leduc.Mlle Florence Godmer, sont en vacances chez leurs parents.— Mlle Yvonne Labre, de Montréal.passe une quinzaine chez son père M.Léo Labre.— Mlles Fernande.Gilberte et Gertrude Sarrazin sont engagées pour faire la classe à l’Ascension.— M.Médéric Sarrazin est parti à l’hôpital.A Sainte-Agathe On nous apprend que la santé de M.l’abbé Jean-Baptiste Bazlnet, curé de Sainte-Agathe, qui a célébré en mai dernier le vingt-cinquième anniversaire de son élévation à la cure de cette paroisse, est actuellement dans un état critique.Depuis trois semaines, il souffre d’angine de poitrine ; et cette semaine, son état était tel que l'on dut lui administrer les derniers sacrements.Né à Saint-Isidore, le curé de Sainte-Agathe-des-Monts est âgé de 63 ans.Il fit de brillantes études au collège de Rlgaud et au séminaire d’Ottawa.Ordonné prêtre en 1897, il fut d’abord vicaire à Saint-Philippe d’Argenteuil.ensuite à Sainte-Anne, à Ottawa, peu après curé à Sainte-Agathe, le neuvième depuis la fondation de cette paroisse.La paroisse de Sainte-Agathe.en même temps qu'elle célébrait en mai dernier le 75e anniversaire de sa ofndation, a particulièrement honoré le 25e anniversaire de M.l'abbé Bazlnet à la cure de Sainte-Agathe.Il avait été créé à cette occasion prélat romain par le Vatican.L’agneau canadien La demande pour l'agneau canadien frais est accrue grâce aux touristes La production de l'agneau doit correspondre à la demande Consommation plus grande dans l'Est Les trains les plus nouveaux au Canada Le chemin do for du Pacifique i Canadien inaugure, entre Toronto et Détroit—Montréal et Québec — Edmonton et Calgary, des sorviceH do Jour qu’assureront, «ans (iu’11 en coûte plus cher nu public: voyageur, des trains légers formés de wagons luxueux ot confortables, tiré» par des locomotives semi-aérodynamiques très rapides.L'intérét quo suscitent ces nouveaux trains car si grand que plus do 60,000 personnes visitèrent celui qu'on exposa dernièrement, pendant quatre jours, à ia gare Windsor do Montréal.On ne saurait imaginer rien de plus prntiquo, ni do plus confortable.que cos nouveaux convois du Paclflquo Canadien, avec leurs wagons spacieux à “air conditionné", ofi le service est.parfnlt ni.les rafraîchissements sorvls prix modiques.Tiré par uno des nouvelles locomotives à grnndo vltesso du typo 4-1-1, senîl-aérddymimiques, do la série Jubilé No 3000, chaque train couiporto quatro wagons: un wngon-posto ot messageries, un wagon-buffet et à bagages et ueux wagons do première.Iaîs wagons do voyageurs sont du modèle léger, nux lignes profilées.La toiture en est arrondie, la hauteur, du rail à la toi-turo, étant do 12 pieds ot 11 pouces, tandis quo la largeur du wagon, nux fenêtres, est légèrement plus grnndo quo cello des wagonB ordinaires.Le côté du wagon épouse uno ligne courbo qui va du bord do la toiture au haut des fenêtres, et du bas des fenêtres nu plaucher.Les wagonB, longs do 73 pieds ot 10 pouces ’A.sont montés sur des bogies do quatre roues, nu lieu do six.'La nouvelle locomotive, qui peut nttolndro uno vltesso do 110 milles à l'heure, nrrêto ot ropnrt avec beaucoup d'ulse.Diamètre dos roues motrices.80 pouces.Pesanteur sur roues motrices, 120,000 livres.Poids total do la locomotive, 263,000 livres.Poids total du tender, 198.000 livres.Pression de la chaudlèro, 300 II vrcs par pouce carré.Chargo do d'eau, 7,000 gallons, mesure impériale.Les wagons do première comportent un petit salon pour dames (5 sièges) et un autre pour messieurs (10 sièges), tandis que la partlo centrale do chaque wagon peut loger 36 voyageurs.Le» fauteuils, blon eepacés, se règlent à volonté; los voyageurs peuvent las lncllnor et le» tourner comme ils l’entendent.Ces wagons modernes sont pourvus du melllour système de “conditionnement do l’air”, de sorte que l'air qui y circule eit toujours frais ot agréable.Qràoe à ce système d’aération, l'air »e ronouvello constamment, toutes fenètros fermée», et lo» voyageur» no sont nullement incommodés par la pousHlèro et la saleté.Xjo roulomont moelleux de oes train» ot les multtploa avantages nouveaux qu’ils offrent au public voyageur, témoignent du souci qu'apporte lo Pacifique Canadien è améliorer constamment ses »er-vices.La grande influence des touristes au Canada, au point de vue ; commercial et agricole du Pays, fut révélée ces jours derniers dans un rapport sur l'état actuel de i l’agneau canadien, qui fut publié par A.A.MacMillan, Directeur-| adjoint.Service du Bétail, Mlnls-| tère de l'Agriculture du Canada.| Les touristes, selon le rapport de j M.MacMillan, ont obligé les éle-: veurs du centre et de l'est du Ca-| nada à faire en sorte que l’élevage .des agneaux permette la naissance plus hâtive au début du printemps ! de façon à faire face à la grande demande d’ageau frais créée par les touristes visitant le Canada pendant les mois d’été et d'automne.“Nous avons appris de toutes les parties du Canada" dit M.MacMil-’ lan dans son rapport, “que les touristes visitant le Canada pendant j les mois d’été et d’automne considèrent l'agneau canadien comme I une des viandes les plus appétis-santés et les plus succulentes.Les I éleveurs, et plus particulièrement ' ceux du Québec et de l’Ontario s’arrangent de façon à ce que leurs agneaux naissent plus tôt au printemps et atteignent de 80 à 100 livres à la ferme, en mangeant une pâture tendre et fraîche, de sorte qu’ils peuvent tirer profit de la grande demande créée chaque année par les touristes entre les mois de juin et octobre.Dans la Nr.velle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick et Tile du Prince-Edouard l’examen indique que les touristes venant d’autres parties du Canada et des Etats-Unis consomment autant d’agneau frais que de ! poisson."Les agneaux du Québec et de : l’Ontario n’ont pas besoin d’éloges,” déclare M.MacMillan, "vu que la j qualité est bien maintenue de semaine en semaine et au fur et à , mesure que la provision augmente à cette époque de l’année.Il est à regretter que la provision d’agneaux précoces venant des Prairies soit limitée à cette saison, mais, à partir de maintenant, les agneaux du nord seront davantage en évidence." "Dans la Colombie Britannique,” dit-il, “les marchés de l’Ouest, de Vancouver et de Victoria, sont largement approvisionnés d’agneaux précoces élevés au lait et sous des conditions climatériques favorables.Les agneaux de montagne, de la Colombie Britannique, venant de la région du Caribou et d’autres régions intérieures, arrivent actuellement en abondance sur le marché et ils continueront d’être en grande demande dans les hôtels, les restaurants, les places de villégiature, et dans toutes les maisons de la Colombie Britannique pendant tout le reste de la saison."L’agneau canadien frais,” termine M.MacMillan dans son rapport, “est maintenant reconnu comme une viande que les Canadiens peuvent se procurer toute l’année.Cependant, pendant l’été et l’automne, l’excellence de cette viande Jeune et précoce lui donne un attrait spécial, et les méthodes de production sont constamment améliorées afin de faire face aux exigences de la demande sans cesse croissante.” Ce rapport stipule également que, le nombre d’éleveurs canadiens qui réussissent à élever et à envoyer au marché des agneaux précoces augmentant chaque année, des renseignements ont été recueillis sur l’élevage d’agneaux précoces et peuvent être obtenus, en écrivant simplement à M.A.A.MacMillan, Directeur-adjoint, Service du Bétail, Ministère de l’Agriculture, Ottawa.Chronique agricole Pour sauvegarder l’état sanitaires des viandes LA PLUIE EST UTILE Grâce au mauvais temps qui s’est abattu cette année sur le Royaume Uni les exportations de bottes de caoutchouc fabriquées au Canada ont considérablement augmenté.L’inspection des viandes et des produits alimentaires faits de viandes est une mesure de santé publique, qui comme tous les autres services publics procède du fait que le public admet la nécessité d’une loi pourvoyant aux moyens de sauvegarder la santé de la race humaine.En général, dit le Dr F.H.S.Lowrey, du Service sanitaire des animaux du Ministère fédéral de l’Agriculture, dans la "Revue agronomique", la population admet que le but fondamental du gouvernement est de faire pour le peuple en général ces choses que les gens ne pourraient faire eux-mêmes individuellement.Au Canada le service d’inspection des viandes et des produits alimentaires faits de viandes est conduit par le Service sanitaire des animaux, sous l’empire de la Loi des viandes et des conserves alimentaires.Comme cette loi est un statut fédéral, elle est limitée dans son application, car la Loi de l’Amérique britannique du Nord prescrit que les questions se rapportant à la santé publique sont sous le contrôle des provinces.Les prescriptions de la loi ne peuvent donc être mises en vigueur que dans ces établissements qui s'occupent du commerce inter-provincial ou d’exportation.Il y a actuellement quelque 60 établissements au Canada sous une surveillance continue dont 16 ne fonctionnent que pendant la saison.Les viandes ou les produits de viande ne peuvent être expédiés en dehors d’une province ou en dehors du Canada que si ceux qui préparent ces produits remplissent en tous points les conditions posées par la loi et les règlements.L'objet de la loi et des règlements est de protéger le consommateur contre les viandes contaminées et malades, d'assurer le maintien de bonnes conditions, sanitaires, et la conduite hygiénique des opérations, de maintenir la pureté des produits et l'étiquetage exact, et de prévenir la propagation des maladies contagieuses.Dans l'exécution de ce programme l'inspection n’est accordée qu'à ces établissements qui se conforment strictement à tous les règlements, et tous les lieux — cours, parquets et étables — sont l’objet d'une surveillance continue de la part des agents du Service sanitaire des animaux du Ministère fédéral de l’Agriculture.Tous les animaux sont inspectés par ces agents avant d’être abattus et l’on en fait une autopsie très stricte immédiatement après l'abatage.Cette autopsie est suivie d’une surveillance rigoureuse de tous les détails pendant les heures de travail, jour et nuit, dans le salage, la mise en boite, la cuisson ou les autres procédés les manutentions, l’emballage et l'expédition de toutes les viandes et produits de viande.Les ingrédients servant au salage, les épices, etc., ne peuvent être employés que s’ils sont app ” _ le gouvernement fédéral.Même les wagons de chemin de fer et tous les véhicules qui portent des viandes doivent être nettoyés sous surveillance.Toutes les viandes inspectées portent la marque "Canada approuvé", de sorte que le public canadien peut acheter ces viandes sur les marchés locaux dans la certitude que tout ce qu’il est possible de faire pour en assurer la pureté a été fait.• • • Moyens de détruire les limaces de jardin Les limaces de jardin pullulent souvent sur les terres fortes où elles endommagent beaucoup les fèves, les choux.les choux-fleurs et les autres récoltes.Comme pour beaucoup d'autres bêtes, il est plus facile de les détruire en s’y prenant de bonne heure, avant qu'elles se soient multipliées.Il faut saupoudrer avec de la chaux hydratée les niantes infestées et les limaces elles-mêmes le soir, après le coucher du soleil, lorsque ces bêtes ont commencé à se nourrir.Il faut avoir bien soin de recouvrir le dessus et l'envers des feuilles et la surface du sol dans le voisinage immédiat des plantes.La chaux hydratée n’est bonne qu’à condition d’être employée sous forme de poudre sèche légère.Elie durcit quand elle est exposée à l’humidité et est sans effet sur les limaces dans cet état.Pour cette raison, quelques légères applications de chaux à intervalles de trois à quatre jours ont beaucoup plus d’effet qu’une forte dose, à longs intervalles.Un autre moyen répressif souvent recommandé est de pulvériser les plantes parfaitement avec de la bouillie bordelaise.Cette substance repousse les limaces, et si le feuillage en est complètement recouvert beaucoup des limaces n’attaqueront que les mauvaises herbes poussant dans les champs adjacents.• • • La valeur des volailles d’engraissement pour les marchés Une preuve éclatante de l’avantage qu't' y a à bien engraisser les volailles pour ia consommation a été donnée dernièrement par les producteurs de certains districts de la province de Québec.Dans ces districts les producteurs engraissent leurs jeunes cochets en épi-nette ou en parquet avant de les vendre et un bon nombre des oiseaux sent ainsi groupés dans la catégorie “Nourrie au lait” et rapportent la prime de 2c à 3c offerte pour les oiseaux "Nourris au lait" par comparaison aux oiseaux "Sélectionnes”.Le bon engraissement est un détail très important du commerce des volailles, disent les Services avicoles de la Division de l’industrie animale du Ministère fédéral de l’Agriculture, et surtout pour les jeunes cochets du poids des poulets de gril, qui sont vendus pendant l’été.En juin juillet et une partie d’août, le marché devient généralement encombré d'oiseaux petits, mal finis qui entrent difficilement en consommation et ne conviennent pas pour l’exportation.On peut stimuler la consommation des volailles sur le marché domestique en offrant des catégories supérieures, et des primes sont offertes pour les oiseaux de cette qualité Le marché d’exportation absorbe beaucoup de poulets "Nourris au lait” qui pèsent de deux à quatre livres et demie par tête.En produisant pour répondre aux besoins du marché domestique et d'exportation, il devrait être possible d'éviter tout encombrement de volailles habillées sur les marchés.TELEVISION ¦¦ L’OPPORTUNITE DES VUES SONORES ETES-VOUS L'HOMME ?Etes-vous disposé à la mécanique ?Ambitieux ?Déterminé à faire un réel succès de votre vie ?S’il en est ainsi.le directeur d’une organisation très perfectionnée de SON, RADIO et TELEVISION vous intervlewra personnellement pour se rendre compte de vos aptitudes.Votre entrainement se fera à la maison avec des vues animées et des matériaux spéciaux.Plus tard, l’expérience effective dans nos laboratoires et dans une manufacture commerciale moderne.Pour entrevue personnelle, écrivez en mentionnant âge, téléphone et occupation actuelle.DEFOREST’S Casier postal 268, L'Avenir du Nord, Saint-Jérôme.Les 15 premières fermes vulplcoles de démonstration Sous l’initiative de l’Association — En coopération avec le Service Provincial de l'Elevage des Animaux à Fourrure.Fidèle à sa politique agressive, l’Association a décidé la fondation immédiate de quinze renardières améliorées dans les principaux centres de la Province.Et cette politique va s’accentuer tant et aussi longtemps que toutes nos renardières n'auront pas été transformées suivant les dernières données de la science et de l’expérience vulpico-les de façon à donner leur maximum de rendement et d’efficacité.Dès sa fondation l'Association n’a cessé de répandre à foLson les théories éprouvées de la science vulpi-cole, soit par des conférences, expositions, articles de Journal et mille autres occasions par elle fournies.Les pouvoirs publics et le département des animaux à fourrure, ne pouvaient manquer de seconder vivement pareilles initiatives en mettant au service des éleveurs de l'Association, ses experts et ses fonds.Aujourd'hui, il reste à l'Association toujours secondée par les autorités éclairées du ministère, à prouver que ses théories si souvent précitées, peuvent donner des résultats, surtout si elle-même les met en pratique dans ses propres fermes de démonstration.Procédant en vulpiculture comme l’on procède au ministère de l'Agriculture, l’Association a fixé son choix non pas chez de grosses renardières industrielles.montées à coup d'argent, parfaitement outillées et fonctionnant dans des conditions tout à fait spéciales ; mais chez le cultivateur, éleveur de profession, à qui cependant l'on demandera d’établir une différence entre le régime des herbivores qu’il connait bien et le régime des carnivores auquel il lui reste à se familiariser.On lui enseignera à pratiquer la démarcation nécessaire entre l’animal domestique cherchant dans une liberté relative les principes alimentaires que la nature met à sa portée et le renard captif dans son enclos attendant tout de la main diligente et Intelligente qui doit choisir pour lui.Là dans ces fermes centrales seront traités les cas d’expertise relevant soit d'une alimentation raisonnée et scientifique, de soins médicaux, d’habitat, classification, reproduction, sélection, etc., etc.De plus une comptabilité suivie enréglstrera les progrès réalisés qui se traduiront très vite en montants d’argent capables d’entraîner les plus réfractaires.Ce n'est pas en effet l’intention de l'Association d'enseigner à l’éleveur comment dépenser beaucoup d’argent, mais au contraire par d’économiques améliorations, à réaliser au plus vite, des profits abondants.Les fonds publics mis au service de l'Association et des éleveurs sont limités ; mais illimités est son capital scientifique, expérimental et démonstratif.A ces fermes modèles, viendront puiser sans restriction, tous les éleveurs envieux de progrès et désireux de succès.C’est notre espoir qu’un accueil chaleureux sera fait à nos fermes de démonstration et que chaque éleveur fera des pieds et des mains pour en posséder une chez soi.Ce qui avec la collaboration de tous deviendra très vite une réalité partout bienheureuse.Il convient donc de féliciter les Directeurs de l’Association et nos autorités provinciales de leur excellente initiative pour réaliser en collaboration un programme aussi prometteur pour nos cultivateurs, éleveurs d’animaux à fourrure.Grande exposition de fruits du 20 octobre au ^ novembre L'exposition impériale de fruits de 1936 aura lieu à Kenshaw Hall, à Liverpool, Angleterre, du 20 octobre au 7 novembre.Cette grande exposition annuelle de îrults frais, de conserves de fruits et de miel, produits et emballés dans les différents pays qui composent la fédération des pays de l'Empire Britannique, est considérée à juste titre comme la mesure de la qualité, du style, de l’apparence, et de l'habileté dans remballage des fruits de l’Empire Britannique.A l’exposition de 1935, tenue à Cardiff.Pays de Galles, les produits canadiens ont remporté plusieurs des prix les plus enviés, et notamment la coupe John Howard pour la section de l'Empire Britannique, qui a été gagnée par James Lowe de Oyama, Colombie-Britannique, avec son étalage de dix caisses de pommes à gâteau.La Nouvelle-Ecosse a'étalt distinguée spécialement à l’exposition de 1935.Non seulement les exportateurs do cette province avaient présenté une quantité plus grande que d'habitude de fruits de qualité supérieure, superbement emballés, mais ils avalent couronné leurs efforts en présentant la Jeune Margaret E.Messenger, de Bridgetown, N.-E., une Jeune fille de 21 ans qui avait été reine du printemps à la fête de la floraison des pommiers de la vallée d'Annapolls.Elle ajoutait du charme et de la grâce aux superbes étalages.On dit que quel-queles-uncs des autres provinces se proposent aussi d’envoyer cette année une de leurs Jeunes filles les plus attrayantes pour rehausser le charme de leur étalage.Plusieurs changements qui seront à l'avartage des concurrents ont été faits dans les règlements de l’exposition cette année.Les droits d’inscription pour les sections britannique et canadienne doivent être déduits du rapport des ventes à la fin de l’exposition ; ils n'ont donc pas bescln d’être présentés avec la demande d’inscription.Une autre modification est que le type autrefois employé de carte d’inscription pour la section canadienne de championnat a été aboli et que toutes les inscriptions doivent être faites sur la feuille rose qui accompagne la formule.En outre, les règlements de la section de l’Empire Britannique n’exigent pas plus de dix caisses au lieu des vingt caisses exigées des sociétés les années précédentes.Toute demande d’inscription doit être reçue à Ottawa avant le 12 septempre et tous les envols doivent être accompagnés d’un certificat d’origine.LES OURS A JASPER Depuis nombre d'années les ours noirs font l’amusement des touristes qui visitent Jasper Park Lodge, dans les Rocheuses.Ces grosses bêtes gourmandes et inoffensives se donnent en spectacle chaque jour comme des clowns.Ils sont remplis de mauvais plans et leur curiosité naturelle les porte à toutes sortes de tours.Cet été.un ours qui s'amusait avec le robinet qui sert de prise au tuyau d’arrosage du terrain de golf a découvert, en jouant avec la poignée, qu’on pouvait s’abreuver sur place.Son exemple fut suivi par d’autres, si bien que le robinet du golf de Jasper est pratiquement toujours ouvert au grand ennui du jardinier qui cherche un dompteur qui apprendra aux ours le moyen de fermer le robinet après s’en être servi.LIVRETS DE COMPTOIR manufacturés dans la province de Québec NATIONAL Vendus par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABËLLE Limitée Téléphone 12 303 Avenue PARENT SAINT-JEROME Pag« mix L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 4 septembre 1936 &8 CAR LANDRY, Pharmacien Kodaks et Pellicules % Développement, Impressions, Agrandissement.Chocolats Laura Secord Plumes Waterman, Crayons Waterman, Papier à Lettres.Nous prenons les commandes pour Fleurs naturelles, — Bouquets de noces PHARMACIE OSCAR LANDRY La mieux assortie du district 339, rue Saint-Georges Saint-Jérôme VOISIN DU MARCUS Tél.461 et 490 Nouvelles de Saint-Jérôme mfmmfrn laaniuinuaimniu MELI-MELO (Suite de la première page) LAROUSSE MENSUEL Sommaire du no 354 — Août 1930 Agar-agar, par M.Marcel Hegel-bacher.— Beatty, par M.H.Pelle des Forges.— Albert Caquot, par M.Jean Hesse.— Pouvoir indétonnant des carburants, par M.Paul Bary.— Histoire des Croisades, par M.Norbert Dutourcq.— La Grande Guerre secrète, par M.Albert Pln-gaud.— Leon Hennlque, par M.Jean Bonclère.— Intimités de la Ille République, par M.Claude Barjac.— Ocdlque, par M.Paul Lo-card.— Construction des parachutes, par M.Edmond Blanc.— La Production du pétrole dans le monde, par M.Camille Melllac.— Les Salons de 1936, par M.Philippe Mercier.— Le mois littéraire, scientifique, historique et juridique, cinématographique, théâtral, musical et artistique.42 gravures, 2 cartes et 4 planches hors texte.Mots croisés.Le numéro, 4 fr.; chez tous les libraires et Librairie Larousse, 13 à 21, rue Montparnasse, Paris (6e).“LES ANNALES” Sujets d'actualité, sujets intéressants, sujets captivants traités dans les Annales du 25 août.L'OHlce du Blé, les Jeux olympiques, le mouvement carliste en Espagne, des révélations d’un ancien nazi, des interviews sur la médecine nou- EXCURSION A MONTREAL Samedi, 12 septembre Retour bon jusqu’au lundi soir 14 septembre Voitures ordinaires seulement Aucun bagage enregistré vellc, des souvenirs sur la bataille du Grand-Couronné de Nancy, l’article d’Yvonne Sarcey.Avec cela, chroniques des livres nouveaux, du cinéma, de lu musique.Un numéro d’été, agréable, documenté, Instructif.Partout : 2 francs.• • • PENSEES La plus lâche de toutes les tentations est celle du découragement.Saint François de Sales.• • + L’impatience est la ruine de la force et la patience l’appui de la Talblesse.Lacordairc.THEATRE E E X Salnt-Jérfimc Vendredi et samedi — 4, 5 sept.Moonlight Murder avec Chester Morris, Madge Evans, Léo Carrillo ; The Farmer in the Dell avec Fred Stone et Jane Parker.Dimanche et lundi — 6, 7 sept.San Francisco avec Jeannette MacDonald, Clark Gable, Spencer Tracy ; Comédie musicale.Mardi, mercredi, jeudi, 8.9, 10 sept.Thanks a Million avec Dick Powell, Ann Dvorak, Fred Allen, Paul Whiteman and His Band - ' '.y/- //¦¦¦.-././A | ,'ûtyr }.r j: ; Jj .Xr.Ss.J.MONNAIE D’URGENCE IL Y A UN SIECLE L’exode considérable de monnaie d’or et d’argent j qui se produisit dans le cours de l’année 1837 causa une grande rareté de numéraire au Canada et, afin de parer aux difficultés qui résultaient de cette situation, des compagnies et môme certains individus durent mettre eux-mèmes en circulation des billets et des pièces, dont le succès dépendait naturellement de la confiance que le public pouvait avoir dans ceux qui émettaient cette monnaie d’urgence.La Brasserie Molson jouissait déjà à cette époque d’une si bonno réputation, que ses billets à demande et ses jetons furent immédiatement acceptés par tout le monde et eurent cours partout comme médium d’éohenge.Nous reproduisons ci-dessus l’avers et le revers d’un jeton d'un sou, ainsi qu’un billet d’un dollar.Malgré la présence du nom “Molson’s Bank” sur ce billet, il n’existait pas encore d’organisation distincte de ce nom, et la valeur de rachat des billets comme des jetons reposait sur l’excellent crédit de la brasserie, ainsi que sur celui des membres de la famille Molson qui y étaient associés.Chambre de Commerce Section Junior Un groupe important de jeunes gens se réunissaient jeudi soir dernier, pour fonder une section Junior de la Chambre de Commerce de Saint-Jérôme.M.J.-W.Cyr présidait cette réunion et il fut décidé d’élire un comité provisoire pour recruter de nouveaux membres et obtenir une charte.Les élections donnèrent le résultat suivant : président, Raymond Raymond, avocat ; vice-président, Léo Cadleux ; secrétaire-trésorier, G.-E.Blondin ; directeurs : Charlemagne Duval, P.Gullmette, Arthur Lapointe, Albert Cadleux, Lionel Gauthier, Antonio Lebeau, Guy Michaud, Fernand Talllon et Jean-B.Robert.C’est l’Intention de la section Junior d’ètre représentée lors du Congrès des Chambres de Commerce qui sera tenu à Saint-Jean, les 27 et 28 septembre prochains.• • • la retraite des enfants La retraite des enfants des écoles sera prêchée lundi, mardi et mercredi, par le R.Père Légaré, o.p.orne De passage MM.les abbés Adrien Robillard et René Desjardins ont asslté aux funérailles de M.le chanoine Victor Therrien, curé de Lachlne, mercredi dernier.• • • ¦ M.l’abbé Lucien Lauzon, curé de j Driftwood, Ontario Nord, passe une ] quinzaine de Jours à Saint-Jérôme,1 où il visite ses parents et amis.• • • M.et Mme Paul Laplante et Mlle E.Gilbert, de Albany, New-York, ont passé une quinzaine chez M.et Mme A.-P.Laplante.• • • A l’occasion de la Fête du Travail, le Dr Bruno Rochon visitera son frère, Rosaire, à Toronto, et ses] deux soeurs, Mmes Armand et Jac- j ques Rivard, à Guelph, Ont.Il sera accompagné de sa fillette,1 Jeannette, de Mlle Berthe Lorrain et MM.Ernest Rochon, Guy Pelletier et Gaëtan Robert, tous de Saint-Jérôme.M.Guy Pelletier passera une quinzaine de jours à Toronto, chez sa soeur, Mme Rosaire Rochon.Prochains mariages Samedi matin, à 6 heures, à Saint-Jérôme, sera béni le mariage de Mlle Jeannette Lanthier, fille de M.et Mme Joseph Lanthier, avec M.Emmanuel Campbell, fils de M.I Elzéar Campbell et de Mme Camp-1 bell, décédée.Samedi matin- également, à 7 heures, à Saint-Jérôme, le R.Père Alphonse-Marie, o.p., du couvent des Dominicainns, d’Ottawa, bénira le mariage de son fère Emest, fils de M.et Mme Noé Forget, avec Mlle Léonne Laüberté, fille de M.et Mme Tancrède Laüberté.• • • Lundi prochain, 7 septembre, à six heures, à Saint-Jérôme, sera bé- | ni le mariage de Mlle Jeanne Lafontaine, fille de M.et Mme Rosario Lafontaine, avec M.Georges Laplante, fils de M.Albini Laplante et de Mme Laplante, décédée, de Hochelaga, Montréal.• • • Mardi matin, 8 septembre, à 8 heures, à Saint-Jérôme, sera béni le mariage de Mlle Laurette Thinel, fille de M.Albert Thinel et de Mme Thinel, décédée, avec M.Edouard Binette, restaurateur, fils de M.et Mme Isidore Binette.• • • Pique-nique des enfants Un grand nombre d’enfants ont pris part au pique-nique organisé au Lac Connelly, vendredi dernier, par les RR.SS.Notre-Dame du Bon Conseil et les “guides”, en récompense pour les enfants qui avalent été assidus aux colonies de vacances, durant ces derniers temps.Activité de nos pompiers Ce matin, à 6 h.40, un appel a été donné à l’avertisseur no 314 pour une incendie chez M.Maxima Sigouin, au no 648 rue Labelle.Deux jets d’eau ont été employés pour éteindre les flammes et les dommages, assez considérables sont couverts par les assurances.M.Emile Dupras, demeurant dans le logement en dessous a subi de légers dommages par l’eau.REMERCIEMENTS M.et Mme Onias Paquette remercient sincèrement les personnes qui leur ont témoigné de la sympathie à l’occasion de la mort de leur fillette Monique, soit par offrande de fleurs, visite, etc.Nous avons eu le regret d’apprendre la mort du jeune Réal Mcnette, décédé samedi dernier, 29 août, à l’âge de 12 ans.Il était le fils de M.Charlemagne Monette, décédé et de Mme Monette, née Diana Raymond.Outre sa mère, il laisse dans le deuil, une soeur, Simonne, et trois frères, Lionel, Gaston et Jean-Paul; son grand-père, M.Jérôme Raymond ; sa grand’mère.Mme Veuve Cléophas Monette ; ses oncles et tantes : le R.Frère Raymond, Clerc Saint-Viateur, de Saint-Lambert, M.et Mme Ephraim Raymond et M.et Mme Aldéric Raymond, de Terrebonne.MM.et Mmes Arthur Raymond, Alexis Raymond, Edouard Delorme, Arthur Lapointe.Edouard Monette, Joseph Monette, Polydore Danis, tous de Salnt-Jérô-me ; plusieurs cousins et cousines.Les funérailles ont eu lieu mardi matin, en l’église de Saint-Jérôme, à neuf heures, au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.Le service funèbre fut chanté par M.l’abbé Lucien Lauzon, curé de Driftwood, Ontario Nord, cousin du défunt, assisté de MM.les abbés Adrien Robillard et Camille Mayer.Au sanctuaire, on remarquait M.l’abbé Lafortune, chapelain au collège Saint-Jérôme.Plusieurs frères assistaient dans la nef.Nous prions Mme Monette et sa famille d’agréer nos plus sincères sympathies.41 0000000000000000000000000» RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES Tél.60 — 5 rue Préfontaine EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES Articles de sports CE QUE NOUS POUVONS FAIRE POUR DEVELOPPER UNE INDUSTRIE DE CHEZ NOUS Il est question depuis déjà plusieurs années de développer la petite Industrie chez nous.Il ne faudrait pas, pour cela, ignorer les industries canadiennes-françaises qui1 existent déjà en achetant toujours des articles ou des produits d’établissements étrangers.L’industrie des articles de sport est au nombre de ces dernières.Nous avons quelques fabricants d’articles de sport de toutes sortes, pratiquement pour tous les jeux les plus populaires.Les connaisseurs affirment que ces produits de chez nous sont d’aussi bonne qualité que les articles similaires importés d’autres provinces, et que très souvent ils sont offerts à meilleur marché que les articles lancés au moyen d’une publicité étendue.Pourtant, influencés par cette publicité coûteuse, ainsi que par le snobisme ridicule qui trop souvent nous caractérise, nous constatons que la plupart d’entre nous utilisons des gants, raquettes, bâtons de hockey et de base-bail, balles, etc., de fabrication étrangère.Sans avoir jamais tenté d’en faire la preuve, nous nous imaginons sottement que nous possédons le summum de la qualité parce qu’il est marqué d’un, nom répandu par une publicité coûteuse un peu partout, quand ce n’est pas avec la connivence intéressée de certains de nos marchands.Nous sommes pourtant les premiers à nous plaindre de la plaie du chômage chez nous, à constater ] même qu’elle est beaucoup plus ! profonde, chez nous, Canadiens-1 français, que dans la province voi- ; sine.Nous ne tenons pas compte que c’est largement le résultat de notre propre insouciance, de notre irréflexion, puisque nous contribuons, par nos achats, à enlever du travail à nos ouvriers pour le donner aux ouvriers d’autres provinces, quand ce n’est pas d’autres pays.Le cas de l’industrie des article» de sport est un exemple typique que nous pouvons rapidement faire disparaître si nous voulons, une fois pour toutes, exiger des articles de chez nous, fabriqués par nos compatriotes.Les maisons d’enseignement, où le sport s’est largement développé depuis un quart de siècle, peuvent faire énormément pour rendre prospère cette petite industrie canadienne-française.Au lieu de recommander à leurs élèves, ou simplement de les laisser acheter des articles de marque américaine, — et qui restent américaines même si elles ont des succursales établies en Ontario ou ailleurs, — qu’on recommande aux élèves d’acheter des ^$oosgeoscoeosoG(iegciggo&.Pour votre publicité utilisez les colonnes de Etabli en 1897 303 Avenue Parent — HAINT-JEROMK Saint-Jérôme L’un des hebdomadaires les mieux connus et appréciés dans toute la province 'ococoooooeoooocooooeoosp' SAINTE-AGATHE-DES-MONTS «occcoscccocccososososeosc marques de chez nous.Et cette petite industrie sera sauvée, deviendra prospère grâce à l’apport de notre jeunesse.Si on ne connait pas les noms des fabricants canadiens-français, on n’a qu’à s'adresser à La Ligue de l’Achat Chez Nous, Ch.805, 4 est, rue Notre-Dame, Montréal, Tél.PLateau 6621, où on se fait un plaisir de renseigner gratuitement tous les nôtres disposés à pratiquer l’achat chez nous.425, avenue Viger, Montréal «OOGOOOSOBOOOSOCCOCCOBOCOÎ MEDECIN LAncaster 6868 Dr Jean-Paul Legault Ex-interne du Service d'Urologic de l'Hôtel-Dieu Spécialité : Maladies des voies urinaires 3744 rue Saint-Denis MONTREAL SCOOSOGOCCOSGOSCCOOMOSCOO Tél.55 345 rue SAINT-GEORGES LIVRES classiques — ARTICLES de classe et de bureau TAPISSERIES : Rep.: The Empire Wall Paper Co.REVUES — JOURNAUX LIBRAIRIE SAINT-JEROME Henri Parent, prop.PRIX SPECIAUX AUX INSTITUTRICES Protégez les votes par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générales FEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE ASS.” 169, S.-Georges — Tél.60-J Saint-Jérôme Assurances Générales Bureau responsable.Expérience et service connus depuis au-delà de 25 ans J.-T.CLEMENT Gérant de district 330, Saint-Georges Tél.171 Saint-Jérôme R«prlsentant !«¦ principales compagnies faisan! affaire# an Canada ‘Pour vos imprimés adressez-vous à une maison de confiance connue depuis 1905 DES CENTAINES DE CLIENTS SATISFAITS NOUS CONTINUENT LEUR PATRONAGE DEPUIS PLUS DE TRENTE-ET-UN ANS wv.ABELLE —V -1 303 Avenue Parent Saint-Jérô: (Voisin de 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