L'Avenir du Nord, 18 septembre 1936, vendredi 18 septembre 1936
CHENIER QUARANTIEME ANNEE, NUMERO 38 SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE r# 1 ' 1897-1936 EXISTANT DEPUIS PLUS DE TRENTE-NEUF ANS 1897-1936 “LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT’’ (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : S2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Public par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LABELLE LE VENDREDI, 18 SEPTEMBRE 1938 Le Canada est dans la voie du progrès L'honorable W.-L.MacKenxie-King, à son départ pour Genève, déclare que notre pays est solidement établi financièrement, que la prospérité s'annonce vigoureusement.Le très honorable W.-L.Mackenzie King, premier ministre du Canada, s'est embarqué samedi après-midi sur 1 •Empress of Britain’’, du Pacifique Canadien, en route pour Genève où il assistera à la prochaine assemblée de la Société des nations.Le chef du gouvernement canadien est accompagné de deux de ses collègues du cabinet, l’honorable M.Norman Rogers, ministre du travail, et l'honorable sénateur Raoul Dandurand, ministre sans portefeuille et leader du gouvernement au Sénat.La délégation comprend en outre, le Dr O.-D.Skelton, sous-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et le Dr W.-A.Riddell, conseiller permanent du Canada à Genève.M.King est parti très optimiste pour l’avenir du Canada, qu’il représentera à Genève.Dans une interview accordée aux journalistes au moment de s’embarquer, le premier ministre a signalé une amelioration dans les affaires, une diminution du chômage et une augmentation de nos revenus.Il a affirmé que sous la nouvelle administration, bien que celle-ci ne soit en fonction que depuis moins d’un an, la situation financière au pays s'est grandement améliorée et que le Canada reprend rapidement sa position dans le monde international des affaires.Nous tenir en contact En recevant les journalistes, le premier ministre a évoqué d'abord son dernier voyage en Europe, en 1934."A l’automne de 1934, a-t-il déclaré, j’ai eu l’opportunité de visiter l'Europe et d’étudier les conditions économiques qui existaient alors.Ces premières connaissances acquises sur la situation internationale m'ont été fort précieuses.A une période comme celle que nous traversons actuellement, il importe pour le Canada de ne pas demeurer étranger à la situation mondiale et de rester en contact fréquent avec les grandes nations.Tout l’été durant, les membres du cabinet fédéral sont entrés en pourparlers avec les diverses puissances européennes.Quand la délégation canadienne aura discuté des problèmes internationaux, à la Société des nations, il est certain que notre pays en retirera d'heureux effets”.M.King a parlé ensuite aux journalistes du travail accompli par le gouvernement, au cours de l’été.’’Durant les dernières semaines, a-t-il dit, le cabinet fédéral a disposé de plusieurs questions fort importantes pour la nation canadienne.Les négociations entreprises par le Canada avec d’autres pays en vue de promouvoir notre commerce sont très prometteuses ; plusieurs d'entre elles sont sur le point d'être conclues.La sécheresse de l'Ouest du pays a attiré l’attention des autorités et tout un programme remédiateur a été adopté”.Projet d'ctroite coopération Le gouvernement a un vaste projet de construction à l’étude, selon ce que le premier ministre a déclaré, disant, entre autres choses : "Le gouvernement a annoncé que, en collaboration avec la Commission Nationale de placement, il recherchera la coopération des provinces et des municipalités dans le but de réaliser un vaste projet de construction.Le programme proposé à cette fin sera établi sur une base beaucoup plus étendue que celle prévue dans la loi de construction.passée par le gouvernement en 1935.Le gouvernement a déjà indiqué dans les grandes lignes la façon dont il se prépare pour coopérer avec les provinces du Dominion dans le but de régler le chômage”.Politique d’économie Les diverses nominations faites récemment par le gouvernement ont aussi fait l’objet, des commentaires du premier ministre, au cours de cette interview."Le bureau des directeurs du Canadien National a été nommé, nous a-t-il fait observer, et tout a été prévu de façon à ce que le système d'administration de cette compagnie bénéficie davantage de l’autorité gouvernementale et de la responsabilité du parlement.Le gouvernement a également nommé le bureau de direction de la Banque du Canada et 11 est maintenant assuré d’un contrôle effectif sur la banque centrale.” “La nomination des commissaires canadiens des ports est maintenant faite et il ne fait pas de doute que l’économie qui résultera de la nouvelle politique que nous avons adoptée au sujet des ports sera très favorable et très effective pour le Canada.” "Il n’y a pas encore une année que la nouvelle administration est en fonction, cl déjà, il est surpre- nant de remarquer jusqu'à quel point notre situation financière s'est améliorée.Le Canada reprend rapidement sa position dans le monde international des affaires.Au cours des sept premiers mois de l’année 1936, la valeur globale de nos exportations domestiques et de notre commerce en général s’est considérablement intensifiée au point d'atteindre un degré qui n’avait pas encore été atteint depuis 1830.Des chiffres significatifs "Au mois de juillet, nous avons exporté pour $84,000,000 ce qui représente une augmentation de $28,000,000 ou de 49 pour cent comparativement au mois de juillet de l’année dernière.Le montant de nos exportations de céréales a été trois fois plus considérable, au cours du dernier mois, comparativement à l'année dernière, à la même période.Les revenus des chemins de fer accusent également une augmentation encourageante.Les revenus, fédéraux enregistrés depuis le début de l’année sont de près de $30,000,000 plus considérables que pour la même période, 1'ar.née dernière”."Et le chômage”, ont interrogé les journalistes ?"Le problème du chômage, a déclaré le chef du gouvernaient, est toujours la question la plus sérieuse pour les Canadiens ; mais, une chose certaine, c’est qu’il y a diminution des sans travail dans le pays.Le bureau des statistiques estime qu’au mois de juillet dernier, les sans-travail ont été moins nombreux qu'à aucun mois précédent depuis 1931”.Et le premier ministre a terminé par un appel en faveur de la paix.“Dans les derniers mois, a-t-il affirmé, on a remarque une restauration des affaires : pour que cette marche vers le progrès continue, il faudra que les pays ne soient pas dérangés par la guerre ; c’est pourquoi il importe de travailler selon la mesure de toutes nos capacités en vue de la paix universelle ; c’est ce que la délégation canadienne s’efforcera de faire à Genève”.A QUEBEC Enquêtes Nombre de hauts fonctionnaires et de chefs de service, au Parlement, ont été soumis récemment à l'interrogatoire de mystérieux enquêteurs qui n’ont pas expliqué clairement qui les avait chargés de ce travail particulier.Des employés au service de la province depuis plusieurs années, dont le salaire ou le traitement est connu du public, et dont les attributions sont clairement définies, ont été interrogés sur plusieurs détails de leur travail et même, en certains cas, sur des faits plutôt personnels.Quelques fonctionnaires ont tout simplement envoyé promener les “enquêteurs" ; d'autres, plus timides, ont invoqué le secret d’office et les autres ont répondu sans hésiter à toutes les questions.Ces interrogatoires, croyons-nous, complètent le recensement des fonctionnaires, dont nous avons déjà parlé.* » • Le dernier scrutin Aux dernières élections, suivant une compilation aussi fidèle que possible, on a enregistré dans toute la province 570,070 votes, soit une moyenne de 6,445 dans chacun des 90 comtés de la province.Les députés élus en novembre dernier représentaient une moyenne de 6,340 voix et ceux de juillet 1931, une moyenne de 5,441.• • • Un seul confrère Nominations fédérales Les nominations suivantes viennent d’être faites par le gouvernement d’Ottawa : Lieutenant-gouverneur de l'Alberta : le lieutenant-colonel Phi- lip-C.-H.Primrose, d’Edmonton ; Lieutenant-gouverneur de la Saskatchewan : M.Archibald-Peter McNab, de Régina.Administrateurs de la Banque du Canada, délégués du gouvernement: MM.Robert McQueen, de Winnipeg; Auguste-C.Picard, industriel de Québec ; George-G.Coote, cultivateur, de Nanton, Alberta ; le lieutenant-colonel Claude Brown, de London, Ontario ; J.-LeRoy Holman, de Summerside, I.-P.-E.et Fred Magee, de Port-Elgin, N.-B.Les deux nouveaux lieutenants-gouverneurs seront assermentés le premier octobre, date à laquelle ils entreront en fonctions.Le bureau des gouverneurs de Radio-Etat sera composé comme suit : Me Léonard-W.Brockington, de Winnipeg, président ; MM.René Morin, de Montréal, directeur général du "Trusts Général du Canada", vice-président ; le brigadier général Victor-W.Odium, de Vancouver, courtier ; Me Wilfrid Godfrey, de Halifax ; l’abbé A.Vachon, le Québec, professeur à l'université Laval ; N.-L.Nathanson, de To- ronto, président de la “Famous Players Corporation of Canada Ltd.’’; le col.Wilfrid Bovey, de l’université McGill; M.Alan-B.Plaunl, de Toronto, journaliste ; Mme Nellie McClug, de Victoria, écrivain.La nouvelle administration du Canadien National, pour remplacer la commission actuelle de régie sera ainsi composée : M.S.-J.Ilunger-ford, président du Canadien-Natio-nal, sera aussi le président du bureau de direction.Les directeurs seront: Me Jamcs-Y.Murdoch, de Toronto, président de la compagnie “Noranda Mines Limited”; M.Wilfrid Gagnon, industriel, de Montréal ; Me Herbert-J.Symington, do Montréal ; MM.Donald-H.McDougall, ingénieur en mines, de Stellarton, N.-E.et aussi de Montréal ; Robert-J.Moffatl, de Bradwell, Saskatchewan, fermier et directeur du cartel du blé de cette province.Le septième directeur sera nommé plus tard, après entente avec, les corps ouvriers associés au Canadien-National qui devront, faire une recommandation au gouvernement.Les journalistes n’ont qu’un seul confrère dans toute la députation : l'honorable T.-D.Bouchard.Toutefois.plusieurs nouveaux députés ont déjà collaboré à des journaux.C’est ainsi que M.Ferdinand Paradis, député de la Matapédio, fut l’un des premiers collaborateurs du Nationaliste.M.Adhémar Raynault, député de l'Assomption, dirige un hebdomadaire dans le quartier de Préfontaine, qu’il représente au conseil municipal.• • • Des députés privés du patronage ! Depuis les dernières élections, et iplus précisément depuis la formation du Cabinet, il s’est formé dans plusieurs comtés, représentés à l’Assemblée législative par des députés ministériels, des “comités de patronage”.On se rappelle que deux jours après l’assemblée du Dr Philippe Hamel, de M.Ernest Grégoire et de M.René Chaloult, au Palais Montcalm, une délégation de chefs conservateurs du comté de Kamouraska s'était présentée au Parlement, chez le premier ministre, pour suggérer la formation d'un "comité de patronage” dans ce comté.L’honorable Maurice Duplessis agréa cette suggestion, et le comité existe maintenant.Dans le comté de Montmagny, par la suite, un comité semblable s'est formé, et le patronage en général est distribué sans que le député soit consulté.Il en est de même, dit-on, dans le comté de Bellechasse.D'autres comités semblables sont constitués dans des comtés dont le député, au cas de scission dans les rangs ministériels, serait disposé à se ranger contre le groupe opposé au chef du gouvernement.• • • Centralisation des services d'éducation Le gouvernement Duplessis a l'intention de centraliser tous les services d’éducation des divers ministères.Tous deviendraient ainsi sous la judriction du surintendant de l’Instruction publique, M.Cyril-le-F.Delâge.Comme le savent les lecteurs du "Soleil”, le ministère de l'Agriculture, Henrl-C.Bois, P.ciers et conférencières à son service.En particulier, l’Ecole des arts domestiques ressortit au ministère de l’Agriculture.D’autre part, le Service de l'hôtellerie, autrefois sous la juridiction du Trésorier et maintenant dépendant du ministère des Affaires municipales, du commerce et de l’Industrie, a plusieurs inspecteurs et inspectrices, qui sont chargés de donner des conseils aux hôteliers.Tous ces fonctionnaires, dans un avenir prochain.seront sous ln juridiction de 1 M.Delâge ou d’un autre personnage que désignera le chef du gouverne, ment.Le premier ministre, M.Du- plessis, est d'opinion que tous les organismes créés dans un but d’éducation devraient être sous une seule et même direction.En conséquence il prendra les mesures nécessaires au cours de la prochaine session.Crédit agricole Le gouvernement vient de former un comité qu'il a chargé d’étudier les modalités du crédit agricol provincial.qu’il a l'intention d’instituer au cours de la prochaine session.Les membres du comité sont MM.Alb.Rioux, sous-ministre de l'Agriculture, Hennri-C.Bois, P.Comtois, de Pierreville, Eloi Saint-Germain.Eug.Poirier, N.P., de Montréal, W.Durand, N.P, de Montréal et Germain Beaulieu.• • • La ruée continue.Tout comme aux premiers jours après la formation du cabinet conservateur, les solliciteurs sont fort nombreux au parlement.Ils guettent l'entrée et la sortie des ministres.En plus des quémandeurs qui se présentent en personne, le premier ministre reçoit près de 5,000 lettres par jour ! Il n’y a pas à dire, l’Union Nationale est un grand mouvement.vers la crèche ! • • • Travaux de chômage A propos des travaux pour alléger le chômage, l'honorable John Bourque, ministre des travaux publics, vient de déclarer qu’actuelle-ment le cabinet a reçu des demandes pour un montant de $25,000,000.C’est la somme que le gouvernement a d’ailleurs l’intention de dépenser.De cette somme a dit M.Bourque, treize millions seront affectés à la construction de ponts dans divers endroits de la province, et le reste sera affecté à la construction ou à la réparation d’édifices publics.Il est probable, aussi, que le fédéral sera invité à contribuer.MELI- MELO JUGEZ-LES A LEURS ACTES Le gouvernement conservateur de M.Duplessis continue sa politique de destitutions .C'est la mise en pratique des grands principes de l'Union Nationale ! les destitutions en bloc sont suspectes même aux yeux de certains alliés qui ont prié le Seigneur de faire triompher l'Union Nationale.C’est ainsi que M.Jules Dorion écrit dans l'Action Catholique de Québec : "Il y a eu renvoi en masse."J’avoue que le procédé m’a étonné, car le policier tient du soldat.Il exécute un ordre, sans plus.Les responsables sont ceux qui ie commandent."Les policiers de Montréal obéissaient-ils à des instructions précises, ou si chacun faisait ce qu’il entendait.Dans le premier cas.c’est aux chefs qu’il fallait s’en prendre.Dans le second cas, les chefs auraient certainement manqué d'autorité, puisqu'on fait porter ou partager la responsaiblité par les subordonnés."Quoi qu’il en soit, un procédé si radical appelle des explications qui ne sauraient tarder sans que de graves inconvénients s’en suivent.” Les journaux prétendus “indépendants" sont priés de reproduire.• • • M.1IEUBURN ET LA GUERRE L’honorable Mitchell-F.Hepburn premier ministre de l’Ontario, a déclaré au cours de l'allocution qu’il a prononcée à l’ouverture de l’Expotion de l'Ouest de l'Ontario, qu’il ne croit pas que le Canada se laisse entrainer à participer à une nouvelle guerre européenne.Le moment approche, a-t-il dit, où les Canadiens devront choisir entre le puissances guerrières de l’Europe et le progrès de leur propre pays.Il est impossible de gagner une guerre aujourd’hui parce que les répercussions économiques sont trop désastreuses.Les Etats-Unis semblent avoir profité largement de la dernière guerre, mais ils ne pouvaient accepter ni or, ni territoires, ni marchandises, et ils n’ont rien gagné.L’Europe est venue nous emprunter notre argent, continue M.Hep-(Suite à la deuxième page) Un démenti à M.Maurice Duplessis Le docteur J.-A.Couillard, surintendant du sanatorium du lac Edouard, a adressé au SOLEIL, de Québec, la lettre suivante que plusieurs autres journaux quotidiens ont reproduite.’ Monsieur le directeur, "Le Soleil”, Québec.Cher monsieur, Dans un communiqué aux journaux, l’honorable Premier Ministre, M.Duplessis, a récemment accordé au Sanatorium du Lac Edouard une large part de son attention.Je crois de mon devoir, sans amertume aucune, d’ajouter quelques explications pour répondre à la demande de nombreux patients et d’amis qui me croient injustement traité.J’ai l'impression que le Premier Ministre fut mal renseigné, sans quoi son communiqué aurait été moins sévère.Ainsi il appert que j’étais sous-officier-rapporteur lors de l’élection du 17 août dernier ; or, je n'ai jamais été sous-officier-rapporteur de ma vie.En plus, le poil était chez M.C.Grenon, résidant dans le village du Lac Edouard, et non pas au Sanatorium, tel que rapporte.Une distance d’un mille sépare le village du Sanatorium.Pour ce qui s’agit des assurances dont le Premier Ministre a fait mention, j'en ignorais totalement l’existence jusqu’au trois septembre 1936, quand j'en ai pris connaissance dans J"'Evénement” de ce jour.Frappé de tuberculose après avoir terminé mes études médicales, j'ai dû, comme bien d’autres infortunés, abandonner mes ambitions de jeune chirurgien et prendre le chemin des montagnes pour refaire mes forces défaillantes et enrayer la marche progressive de l’infection tuberculeuse dont j'étais gravement menacé.C’était à l’automne de 1914.Après une cure de quelques mois sous les soins du Dr Byers au Sanatorium de Sainte-Agathe, j’étais heureux d’assumer le poste de Surintendant médical du Sanatorium du Lac Edouard, qui hospitalisait., à ce moment, deux malades.Le Sanatorium était alors une institution privée, administrée par une corporation philanthropique de Québec dont feu l’honorable Turner était le président.Mes honoraires étaient de $75.00 par mois.La grande guerre battait son plein et les militaires souffrant de tuberculose revenaient au pays en grand nombre.Je fus un des premiers appelés là Ottawa par le gouvernement Bor-iden pour assurer l'hospitalisation des soldats que la tuberculose fau- chait sur le sol de France aussi impitoyablement que les boulets allemands.Le gouvernement d'union formé à Ottawa pour répondre aux besoins de l'heure, jugea à propos d'agrandir le Sanatorium du Lac Edouard.C’était un premier pas vers la réalisation du projet que je caressais d’édifier un Sanatorium pour les Canadiens français.Donc, débutant comme organisation privée, le Sanatorium du Lac Edouard a subi plusieurs changement de direction pour devenir éventuellement la propriété du gouvernement provincial mais administré par une corporation indépendante depuis 1925.Voici un bref historique de l’oeuvre à laquelle j’ai donné bientôt vingt-deux ans de ma vie.J’aurai l'occasion sous peu de faire connaître au public les personnes dont le désintéressement, l’esprit vraiment civique et humanitaire ont rendu possible l’édification du Sanatorium.Pour le moment, qu’il me soit permis de mentionner particulièrement l’appui et le dévouement de ma loyale épouse au cours de ces nombreuses années.Garde-malade enregistrée possédant une expérience particulière, acquise durant son service militaire au cours de la grande guerre, nulle personne était mieux qualifiée pour assumer la lourde tâche de matrone.Notre berceau étant demeuré vide, nous avons épousé ensemble la cause des tuberculeux.Les milliers de malades à qui nous avons prodigué nos soins et nos sympathies peuvent seuls être les juges de nos efforts.Leur verdict restera toujours le seul témoignage qui nous tient au coeur.Chacun à sa manière et dans sa sphère respective doit aider la cause du peuple.Nous nous sommes appliqués à soulager toujours, et guérir souvent, ceux qui souffrent, à quelque classe de la société qu’ils appartiennent.M.Duplessis, dans son message à la presse, a promis de faire une enquete au sujet du Sanatorium.Cette enquête, non seulement nous ne la craignons pas, mais nous la souhaitons, dans tous les domaines de nos activités, surtout dans ceux qui se rapportent, aux services rendus à nos concitoyens et à notre province.Je vous remreie.Monsieur le Directeur, de l'hospitalité de vos colonnes.iSigné) Dr J.-A.COUILLARD, Surintendant, Sanatorium du Lac Edouard.A L’ETRANGER -n-n-n- “S.D.N.” : S.O.S.ï R.I.P.?-n-n-n- Par GEORGES LANGLOIS Septembre.L'Assemblée de la Société des Nations se réunit.Cette année, grand tra-la-la.Il ne s’agit plus de sauver le Négus.C’est la S.D.N.elle-même qu'il faut renflouer.Comme d’un bateau désemparé qui fait eau de toutes parts, on a lance de Genève un S.OS.désespéré.Les naufragés ont pu donner leur position : "S O S.! — 'S.D.N.' — Genève : lat.N.46°5’12” ; long.W.3°45’30’’.” Et les volontaires accourent.Dès avant le lancement de la frêle caravelle “S.D.N.” sur les eaux du lac Léman, de vieux navigateurs qui avalent sillonné les mers de l'Histoire, de la Politique et de l’Expérience, annoncèrent que ses mâts faits de mots creux et ses voiles tissées d'idéal platonique ne résisteraient pas aux vents des passions humaines.L’équipage, ajoutèrent-ils, n’a ni l’entrainement ni surtout la discipline et l’esprit d'équipe qu’il faut dans les tempêtes.Une cinquantaine d'Etats voulurent quand même être du premier voyage, mais celui qui avait lancé le navire refusa de s'y embarquer.Le soleil de la Paix brillait à l’horizon.L’optimisme et l’enthousiasme gonflait les minces voiles.On partit gaiement, en se moquant des prophètes de malheur.Mais des nuages passèrent qui voilèrent bientôt le soleil.Des vents plus rudes que celui des vaines paroles ébranlèrent la mâture et inclinèrent la carène.Des bourrasques locales soulevèrent plus d’une fois de façon menaçante les eaux européennes.De tous les points de l’horizon, tantôt de Mandchourie, tantôt du Chaco et puis d’Abyssinie, les grands vents du large désemparèrent le bâtiment.Impuissant, l'équipage évita de justesse l'écueil des Sanctions.Puis il alla s'échouer sur les grands bancs de l'Inaction après avoir failli périr dans le grand remous de la Guerre.C’est alors qu’on lança l’ultime S.O.S.! Le signal fut entendu.Les navires amis qui ont reçu l'appel le retransmettent.Les sauveteurs accourent.Mais le sauvetage paraît difficile.Les marins qui connaissent les parages du naufrage trouvent que le risque est trop grand.Ceux qui ont des membres de leur famille à bord voudraient bien res-caper au moins les voyageurs.Les commanditaires de l’expédition et ceux qui ont quelque intérêt dans le dangereux voyage entrepris par la caravelle "S.D.N.” sont prêts à tenter l’impossible pour sauver le cargo avec la cargaison.On en est là au moment où va s’ouvrir à Genève une session qui décidera peut-être du sort de la Société des Nations : tout le monde constate et admet la faillite de l’institution naguère lancée, puis abandonnée, par Wilson.C’est le naufrage.Ceux qui n’ont jamais cru en elle ou qui n’y croient plus pensent que le sauvetage est impossible.Ceux qui y croient ou prétendent y croire encore voudraient pouvoir en conserver l’essentiel quitte à y apporter des réformes plus ou moins importantes.Ceux qui, Etats ou individus, en tirent quelque avantage politique ou pécuniaire sont disposés à tout mettre en oeuvre pour la maintenir telle quelle ou même la renforcer aux points faibles pour qu’elle puisse affronter les mers pleines d’écueils, même ceux des Sanctions, sans être obligée de jeter du lest.Pour cela on mobilise avec frénésie toutes les forces favorables à la Société des Nations.On fanatise ses partisans.On endoctrine les indécis.On prêche aux sceptiques.On attaque les adversaires.Une campagne formidable, auprès de laquelle celle qui vient de se dérouler dans le Québec n’est que jeu d'enfant, se poursuit actuellement dans l’Europe entière au sujet de la Société des Nations.Campagne d’opinion devant le public.Campagne diplomatique entre pays.Campagne de coulisses à Genève même et dans les capitales.Les projets de réforme et de rajeunissement se multiplient et s’échangent, ingénieux parfois, vagues souvent, radicaux aussi et plus d’une fois contradictoires.De Genève des questionnaires ont été adressés aux différents pays et quelques-uns ont répondu par des mémoires et des suggestions qui alimenteront les débats dont septembre verra le commencement mais sans doute pas la fin.Des pamphlets et des livres paraissent presque tous les Jours.Journaux, partis et ligues Jettent tous leurs atouts.Le secrétaire général de la Société des Nations lui-même, sans s’inquiéter de se faire répondre qu’il défend un riche fromage, proclame aux quatre vents qu’il faut choisir entre Genève et l’anarchie.Les évêques anglicans, immunisés depuis longtemps contre le ridicule et l’hétérodoxie, font prier dans les églises d’Angleterre pour le salut de la Société des Nations.On veut intéresser tout le monde à son sort et former à son sujet deux blocs pro- ou antl-S.D.N., comme la crise sociale tend à dresser l’un contre l’autre un front rouge et un front anti-rouge.Tous les amis et partisans de la Société des Nations ont entendu son "S.O.S.!” et reprennent avec ensemble remarquable l'appel fatidique.Qu'en résultera-t-il ?Une nouvelle paix plus, moins boiteuse que la première ?Une plus grande confusion ?Un univers pacifié, relativement, avec ou sans Société des Nations ?Une anarchie aggravée par sa chute comme le prédisent les uns, par son maintien comme l’affirment les autres ?L’avenir seul le dira.Mais en considérant cette Babel moderne où la confusion des langues est le symbole de la confusion dans les esprits, on est tenté d'emprunter le langage par majuscule à la mode, de joindre le latin liturgique à l'anglais maritime et au français politique pour écrire qu’au "S.O.S.!” de la “S.D.N." il vaudrait peut-être mieux répondre “R.I.P.” "Save our Ship!’’, crie la Société Des Nations : “Re-quiescat In Pace”, reprennent ceux qui trouvent que l'appel de Genève sonne comme un glas.C’est bien un glas en effet.Seulement on ne sait pas encore si c’est le glas de la Paix, celui de la société toute entière, ou simplement celui de la Société des Nations.Georges LANGLOIS.Londres, 8 septembre 1936.La réorganisation des écoles normales UNE SEANCE D’ETUDES A la fin de la semaine dernière, un sous-comité du comité catholique du Conseil de l'instruction publique s’est réuni au bureau de la Commission Scolaire de Montréal pour étudier la question très importante de l’adaptation des programmes actuels de nos écoles normales, en vue de faire de ces dernières des écoles de formation exclusivement professionnelle.Conditions d’admission, degrés de capacité des aspirantes dans ces écoles normales ; qualités des diplômes, durée de séjour dans ces écoles de pédagogie, voilà quelques-uns des aspects du problème soumis au sous-comité et que celui-ci a étudiés.Un rapport des délibérations de ce sous-comité sera présent- au comité catholique du Conseil de l’instruction publique, lors de sa prochaine réunion.Il est très probable que l’on demandera au sous-comité de continuer sa besogne ; car son travail n’est qu’ébauché.Assistaient à la réunion du sous-comité : LL.EE.les évêques de Mont-Laurier, de Rimouskl et de Saint-Jean ; l'inspecteur général des écoles normales, M.C.-J.Magnan ; M.le sénateur J.-Ed.Prévost, M.l’abbé L.-A.Desrosiers, MM.Victor Doré, Antonio Perrault, J.-P.Labarre et les RR.SS.Sainte-Anne-Marie, de la Congrégation Notre-Dame, et Sainte-Catherine de Suède des SS.des SS.NN.de Jésus et de Marie. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 18 septembre 1936 LETTRE DE MONTREAL A l'hôtel de ville : le maire, la comptabilité.— Les Jeunesses Patriotes : séparatisme et corporatisme ; M.l'abbé Croulx.Par André-R.BOWMAN Le climat de l’Hôtel de Ville reste fiévreux et les événements se succèdent avec rapidité.Depuis le départ du maire bien des intrigues se sont nouées et se sont dénouées.Il y a eu des partisans d'une élection d'un nouveau magistrat et des partisans du maintien du statu quo.Le fond de l'histoire, c’était le maintien de l'autonomie municipale qui intéresse au même degré les conseillers houdistes et ceux qui ne le sont pas.En fin de compte, la ville de Montréal est dotée.Jusqu'à nouvel ordre, d'un maire suppléant.D'intéressantes suggestions ont été faites par des conseillers, au sujet de la nomination des futurs maires.L'une d'elles prévoit un maire élu par le conseil, ce qui, somme toute, serait simplement plus logique que le système actuel.A quoi bon élire au suffrage populaire un magistrat qui se trouve dépourvu en fait du pouvoir, si la majorité du conseil est contre lui ?Que faire d'un homme qui n’a pas le droit de veto et qui est de ce fait, obligé de recourir à l’intrigue de couloir pour faire triompher ses vues ?Ou le maire est réellement le chef de l'administration municipale et, dans ce cas, il doit être doté de larges pouvoirs, ou bien il n'est qu'un personnage représentatif, un soliveau "officiel" dans la mare aux grenouilles, et alors, les électeurs s'étant prononcés pour tel ou tel conseil, il ne reste plus à ce dernier qu'à sc donner un président ayant autant d’allure que possible, sachant remplir des fonctions mondaines, sachant parler avec pondération et dignité, ne faisant pas de politique active.Il reste évidemment une autre solution : celle du maire délégué par le conseil municipal pour ad- EXCURSIONS A BON MARCHE A TOUS LES ENDROITS IDE l'Ouest canadien Départs : Tous les jours du 19 sept, au 3 oct.Limite de retour : 45 jours.Environ UN SOU DU MILLE en wagons de première seulement.USAGE FACULTATIF DES WAGONS-LITS Billets d’excursion aussi en vente, valables dans :— (a) wagons-lits touristes à environ Hic du mille, plus les prix réguliers pour les lits.(b) wagons-salons et wagons-lits de luxe à environ ll/-c du miiie, plus les prix réguliers pour les fauteuils ou les lits.ROUTES — Billets valables via Port Arthur, Ont., Armstrong, Ont., Chicago, 111.ou Sault Ste-Marie, mais par la même route et la même ligne dans les deux directions.ARRETS EN ROUTE permis à Port Arthur.Ont.Armstrong, Ont.et à l’ouest : aussi à Chicago, m., Sault Sainte-Marie, Mich.et à l’ouest, suivant les tarifs des chemins de fer aux Etats-Unis.Renseignements complets des agents du Pacifique Canadien mlnistrer les affaires de Montréal Dans ce cas, le premier magistrat peut être utile et ses pouvoirs étendus sont tempérés par le conseil.Cette solution mériterait d'être étudiée, le Jour où l'on revisera le statut municipal.C'est peut-être pour les défenseurs de l'autonomie de la Ville, la solution Idéale pour éviter une gérance imposée par Québec.En attendant il s'est produit un certain remue ménage à la mairie Le conseil a voulu remettre de l'ordre dans les services, c'est-à-dire dans les finances et la comptabilité M.Honoré Parent a été chargé de la besogne, M.Philie n'étant pas disponible actuellement.Il y aurait quelques petites histoires drôles à raconter au sujet des remaniements projetés, mais comme dans certains cas.Ils seraient ce qu'on appelle en anglais "unpalatable", il vaut mieux s'abstenir d'insister.Si l’activité est Intense à l'Hôtel ! de Ville, elle ne l'est pas moins dans j d'autres domaines, surtout celui de la politique.pure, (dans un certain sens du mot).Un groupe, aux idées avancées, les Jeunesses Patriotes, a tenu un congrès qui a duré jusqu’à dimanche soir.Au marché Saint-Jacques, un des ora: teurs a répété en public ce que l'on 1 savait depuis longtemps en petit comité : que M.Duplessis avait J essayé d'utiliser les jeunes Patrio-.tes pour les fins électorales de l’Union Nationale.Cette histoire date un peu et ne méritait pas l’attention qu'on a semblé lui porter.Des ; tractations de ce genre sont de j monnaie courante en période d'élections.Ce qui est plus intéressant d'enregistrer, c'est la déclaration publique, avouée, des chefs du mouvement.Ils se sont prononcés d’une façon définitive sur la ques-• tion du séparatisme ; ils se sont avoués fascistes et déterminés à [établir un état corporatif canadien-français en Amérique du Nord.Le programme est d'envergure et s'il pêche par quelque point, ce n'est certainement pas par excès de modestie.L'abbé Groulx a été la figure principale de ce congrès.Son exposé des buts, que, selon lui, le Canada français devrait chercher à atteindre, a reçu une large publicité.L'abbé Groulx a parlé des devoirs de l'heure, des devoirs envers la culture et des périls de la situation actuelle.Exposé plein d’idées, dont certaines sont discutables, mais qui ne manque pas de grandeur.Mais le grand danger dans toutes ces doctrines, c'est la déformation de l'idée première et l’exploitation d’une théorie pour des fins égoïstes de quelques-uns.Il est à souhaiter que le patriotisme des jeunesses Patriotes ne sombre pas dans la purge à l’huile de ricin comme moyen normal de gouvernement, si jamais les J.P.arrivent au pouvoir.A.-R.BOWMAN.LA FAITES-VOUS UN CHATEAU DE VOTRE AUTO Vous vous sentirez en sûreté — plus heureux — lorsque vous aurez de nouveaux pneus sûrs de la marque Goodyear sur votre auto.Passez à notre magasin pour voir les nouvelles démonstrations Goodyear.Nous vous montrons la PREUVE de la valeur des Goodyear avant même que vous ne dépensiez un sou de votre argent.Et rappelez-vous que bien que les Pneus Goodyear vous donnent davantage, ils ne vous coûtent pas plus cher.Caraae Emile Giroux Tel.181 Coin SAINT-GEORGES et SAINT-SAUVEUR SAINT-JEROME Dans son Bulletin du mois d'août, la Royal Bank of Canada écrit que l'évolution économique du Canada, au cours du premier semestre 1936, a été caractérisée par une amélioration générale de l’activité minière.Industrielle et commerciale, plutôt que par un boom sensationnel dans une branche ou l'autre de l'économie.En ce qui concerne l'agriculture.Il y a lieu de noter que pour assurer des récoltes satisfaisantes, dans les régions de l'Ouest, des pluies abondantes seraient nécessaires.Les prix de nombreux produits agricoles ont monté rapidement ces dernières semaines.Dans l'Industrie, la production a continué à se développer ; celle des centrales d'énergie électrique s'est avancée à de nouveaux records Quant à l'activité des aciéries, de l'industrie du papier, de l’industrie de l’automobile, des appareils électriques, des textiles et des denrées alimentaires, elle a été dans toutes ces branches sensiblement supérieure à celle de la période correspondante de 1935.En ce qui concerne les mines canadiennes, on remarque que l'indice des exportations de nickel pour le mois dernier a atteint 438 contre 208 pour le mois corespondant de 1935 et 100 pour le mois correspondant de 1926 ; celui des exportations de plomb a été de 266 contre 208 11 y a un an.Actuellement, la production d'or canadienne est supérieure de 20 pour 100 à celle de l'an dernier, et la production d'argent.métal accuse une augmentation de 40 pour 100.On peut d'ores et déjà affirmer que la production minière canadienne pour 1936 battra tous les précédents records.Entre 1933 et 1936, les exportations canadiennes dans les autres pays de l'Amérique du Nord ont augmenté de 142 millions de dollars; celles à destination de la Grande-Bretagne, de 134 millions de dollars.Quant aux exportations sur l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud, elles ont triplé, et pour l'Amérique du Sud, elles ont doublé.Le nombre de personnes qui ont actuellement un travail régulier au Canada est supérieur de 18 pour 100 au chiffre de 1926.Pour l’industrie chimique, l’augmentation est de 40 pour 100 ; pour les mines, de 153 pour 100 ; pour les industries de transformation en général, de 3,4 pour 100.Quant au commerce de détail, il convient de signaler que les principaux magasins du Canada ont bénéficié au cours des cinq premiers mois de 1936 d’un chiffre d'affaires sensiblement supérieur à celui des mois correspondants de 1935.MELI-MELO (Suite de la première page) burn, mais elle ne peut le rendre.La dernière guerre devait mettre fin pour toujours à la guerre, mais il semble bien qu'elle n'aura pas eu d'autre résultat que de préparer de nouvelles guerres.L'Europe aura mérité toutes les épreuves qui pourront s'abattre sur elle si elle ne trouve pas d’autre moyen de régler ses différends économiques que la guerre.Il y a quelque chose qui ne va pas lorsque des Jeunes gens préfèrent à Pasteur, qui a sauvé des milliers de vies humaines, Napoléon.qui a fait tuer des milliers de scs semblables.CE OUE DISENT LES JOURNAUX Du Soleil : L'expédient de l'étatisation Le changement de régime à la Législature de Québec fait double-inentn l'affaire du trust de l’électricité.Premièrement, il suspend l’application de lois dont l’objet était de régler son privilège sur les besoins véritables de l'économie nationale ; et, secondement, il impose une accalmie presque complète au camp politique qui prétendait ni plus ni moins qu'à le ruiner à jamais.En effet, depuis cinq ans, les vedettes de l’opposition promettaient publiquement de le réduire par une concurrence étatique.Parmi les champions de l’étatisation, il y avait certainement des gens sincères, mais ils se sont associés avec d'autres qui l’étaient beaucoup moins.Dans toute cette cabale, il est évident que le chef de l'opposition conservatrice, devenu depuis leader d'un parti unioniste et premier ministre de la province de Québec, tenait dans cette affaire le rôle d’un opportuniste.Opportuniste audacieux et politicien roué, l'honorable Maurice Duplessis n’a jamais été autre chose.Il a su habilement évincer ses concurrents à la direction du parti conservateur : il a triomphé de ses rivaux à la convention plénière de Sherbrooke: il a fait tourner à son avantage l'aventure de l’union libérale dite nationale ; il a sacrifié tous ses alliés politiques, bleus ou rouges ; il a atte'é à son char les extrémistes et les aveugles.Et.lorsqu'il est arrivé au pouvoir, il a réussi à se débarrasser des éléments qui pouvaient nuire à ses projets.Evincés de la position influente qu'ils croyaient avoir méritée, ses amis d'hier sont devenus ses antagonistes.Mais ils réalisent qu’ils se sont laissés rouler par M.Duplessis.et ils hésitent à reprendre la camnagne énergique qu'ils ont menée naguère contre le trust de l’électricité.Ils constatent oue le premier ministre tient la majorité ministérielle par les liens puissants de l'intérêt personnel.Eux-même3 ne peuvent compter que sur deux ou trois députés pour appuyer leurs revendications.Aussi, après leur première explosion de colère, le ton de leurs protestations s’est-II adouci.Nous ne leur ferons pas l’iniure de prétendre qu’ils vont abandonner la partie.Mais ils élaborent plus discrètement un nouveau plan d’action C'est à l'Assemblée légistative, en octobre ou'ils révéleront la ligue de conduite qu'ils se proposent de tenir devant le protecteur des trusts.Dans la discussion, devant l'opinion.Ils auront certainement un grand avantage sur leurs adversaires.celui de rester fidèles aux engagements pris et à leurs idées.Et il est peu probable que M.Duplessis prenne position sur le pro- ie progrès de notre commerce extérieur Notre commerce extérieur a fait depuis un an des progrès remarquables.Au cours des douze mois écoulés du 1er août 1935 au 31 juillet 1936, nos importations se sont élevées à $589 millions et nos exportations à $918 millions et trois quarts ; à cela il faut ajouter $12 millions et demi de marchandises diverses importées pour être ensuite exportées.Dans les exportations figure l'or en lingots pour environ $100 millions.C'est un progrès sensible sur l’an dernier, car nos importations ont augmenté d'environ $58 millions et demi et nos exportations de près de $162 millions, sans compter les marchandises réexportées pour lesquelles l’augmentation dépasse 53 millions.C’est aussi un progrès plus considérable que celui de l'an dernier, comme en fait foi le tableau suivant où on trouve les statistiques des trois dernières années, de juillet à juillet ; j Importa- Exporta- Réexportations ttons tions 11934 $489.129.178 $717.714.542 $6.824,759 1935 550.721.92* 756.921.722 9.296.033 1936 589.153.408 918,751.327 12.499.748 ' On voit par les statistiques des importations que depuis trois ans le pouvoir d’achat du pays s'est accru dans une mesure dont il y a lieu d'ètre satisfait : un peu plus de $100 millions.C’est un excellent indice de reprise économique.• • • Où est donc le canton Dessaules ?On écrit de Saint-Hyacinthe : "Est-ce une devinette ?Tout le monde à Saint-Hyacinthe se demande où se trouve le canton Des-saulles.On se demande cela depuis que les journaux métropolitains ont annoncé que l’honorable Henry-Lemaitre Auger, ministre de la Colonisation, allait diriger 125 familles de chômeurs de Saint-Henri de ! Montréal sur des terres libres du canton Dessaulles, dans le comté , de Saint-Hyacinthe.Depuis que cette nouvelle a été publiée, on se demande où est ce fameux canton Dessaulles.Nous sommes allés aux autorités, c'est-à-dire que nous avons consulté des personnes pour lesquelles les moindres coins de terre du comté de Saint-Hyacinthe n'ont pas de secret.Mais ici encore, on nous a répondu d'une façon évasive."Il parait, a dit l'un, que c’est à Saint-Dominique qu’on enverra ces colons et je crois me souvenir, en effet, qu'il y a un endroit de Saint-Dominique qui était autrefois appelé le canton Dessaulles.mais c'est une région de savanes qu’on appelle aujourd’hui le “Brulé”, et je ne vois pas bien ce que des chômeurs des villes iraient faire là.” "Aux bureaux locaux de la Société diocésaine de colonisation, on ne sait rien du projet d’envoyer des colons dans un canton Dessaulles.mais on a reçu instruction de Québec d'avoir à se préparer pour l’envoi d'un autre contingent de colons dans le canton Rochebeaucourt, en Abitibi.Ce départ de colons, au nombre d'une vingtaine environ, aurait lieu vers le 21 du présent mois.” • • • “LES ANNALES" Les Annales.— Paraissant le 10 septembre : un numéro d'un intérêt singulier.Tout d’abord une remarquable étude à propos de la réforme de la Société des Nations, sujet du jour, et un extraordinaire document touchant la découverte de la ville antique de Saba sur l'emplacement actuel de Shobua, bourgade de l’Arabie du Sud.par H.Helpritz, le premier Européen qui l’ait atteinte.Article sur le général boer Smuts, devenu l’une des têtes du “Commonwealth” britannique ; biographie de la marquise de Pompadour ; poétiques et truculentes traditions romanesques de l’Alsace; chroniques, article d’Yvonne Sar-cey, roman complètent ce remarquable numéro.• • • LAROUSSE MENSUEL Sommaire du no 355 — Septembre 1936 Les accumulateurs d'énergie, par M.Paul Bary.— Frédéric-Charles Bargone, dit Claude Farrère, par M.F.Guirand.— France.Historique des ministères ; deuxième ministère Sarraut, par M.Max Legrand.— George V, roi d'Angleterre, par M.Léon de Poncins.— Les Origines de la Guerre (Documents officiels), par M.Pierre Rain.— Ressources minières du Maroc, par M.Marcel Roubault.— Poissons abyssaux, par M.Léon Bertin.— Gustave Umbdenstock.par M.Charles Saunier.— Vitamines, par M.Jean Dalma.— Recherche des fraudes et falsifications au moyen de la lumière de Wood, par M.Ern.Schmidt.— Le mois littéraire, scientifique, historique et juridique, cinématographique, théâtral, musical et artistique.55 gravures, 1 carte Mots croisés.Le numéro.4 fr.; chez tous les libraires et Librairie Larousse, 13 à 21, rue Montparnasse, Paris (6e).• • 9 PENSEES On arrive à la Joie par le travail, à la gloire par le sacrifice, au salut par la perte acceptée de ce qui encombre ou embourbe le chemin.P.Sertillanges.• • • Les riches ne doivent pas seulement soutenir ceux qui ne peuvent pas gagner leur vie.mais ils doivent encore, selon leur fortune, protéger tous les développements honnêtes du travail humain.Lacordaire.LABELLE ET LE E Le grand apôtre de la colonisation que fut Mgr Labelle écrivait, en 1883.les lignes suivantes : "C’est le Nord qui sera un jour la force, le boulevard de notre nationalité.Nous ferons un jour une grande nation par l’étendue de notre domaine, par nos richesses naturelles.La région du Témiscamingue, véritable Paradis Terrestre du cultivateur.est le champ le plus riche et le plus avantageux à la colonisation, le patrimoine agricole le plus enviable et le plus rémunérateur”.Des faits et des chiffres prouvent que l'apôtre du Nord voyait juste.Prenons, comme exemple, le résultat obtenu avec le placement de 300 familles au Témiscamingue, en 1905.Ces familles avaient été placées sous les auspices de la Société de Colonisation du Témiscamingue de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et l’Association des Marchands Détaillants de Montréal.Pour financer un tel mouvement de colonisation, la compagnie 'Trust and Loan Company of Canada” prêta la somme de $300.000 à 8% d'intérêt par année.Dix ans plus tard cette somme était presque totalement remboursée, et le président de la chambre de commerce de Ville-Marie dans une étude préparé avec soin sur la migration de ces familles pouvait dire tout récemment.avec preuves à l’appui, qu'elles forment maintenant une armée de quatorze cent cinquante cultivateurs dont l'évaluation municipale est de $5,000.000.Une autre preuve à l’appui du jugement que prononçait Mgr Labelle nous est donnée dans une publication officielle, préparée par le missionnaire-colonisateur du Témiscamingue sous la direction du ministère provincial de la colonisation, dans lequel on peut lire que les paroisses purement agricoles de cette fertile région affichent, comme valeur, aux colonnes de biens imposables et non imposables, du cheptel et des récoltes, un capital dépassant $12.000,000.Ces faits et ces chiffres ne prouvent-ils pas d'une façon éloquente que la colonisation au Témiscamingue est durable, stable ; elle rejaillit sur la région, sur le sol.sur le climat et sur le courage et la persévérance au'animèrent ses pionniers d'hier et d’aujourd'hui.Conservez vos V* MEILLEUR ÉCLAIRAGE—MEILLEURE VUE Pour éviter de fatiguer vos yeux, ne ménagez pas la lumière—exempte de tout éclat éblouissant.Vous consta-trez que les lampes Edison Mazda "ménageront vos yeux”.LAMPES Fabriquées au Canada CANADIAN GENERAL ELECTRIC CO., Limited GATINEAU POWER Company LA PROPAGANDE EN FAVEUR DE L'OISEAU BLEU BEAU GESTE A IMITER Les dignitaires des Comités régionaux et des sections de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.réunis en assemblée importante hier soir, pour recevoir les directives et les mots d'ordre du Conseil général, en vue d’une action nationale intense, au cours de l’année, ont souscrit soixante-dix abonnements à l’Oiseau bleu, soit un abonnement pour chacun des écoles de l'Ile du Prince-Edouard fréquentées par des petits Acadiens.Ce geste mérite d'être souligné.Il démontre bien jusqu'où peut s'étendre l'action nationale d'une société qui a à coeur de mettre l'en.fant.qui vit dans un milieu étran-! ger, en contact avec la pensée ; française et de créer autour de lui une atmosphère qui permettra à Ison esprit d'acquérir l’aliment qui lui convient.N’y a-t-il pas lieu d’espérer que les membres dirigeants des sections paroissiales et de la Société Saint- j Jean-Baptiste auront des imita- j teurs ?Toutes les sociétés de Saint- I Jean-Baptiste et autres associa- tions nationales du Canada français ne pourraient-elles pas payer un abonnement à l'Oiseau bleu pour chacune des écoles rurales de leurs paroisses ou de leur comté ?Ce geste peut encore s’appliquer en faveur de nos écoles urbaines et de celles des provinces de l’Ouest qui ont tant besoin de littérature française pour enfants.Et il n’y a pas que les sociétés qui peuvent le faire.Cette propagande est du domaine individuel aussi bien que collectif.Les canadiens français ne peuvent pas rester indifférents à ce mouvement.Il suffit pour eux d’y songer.En entrant chez un ami.Bézu-chet glisse sur le parquet de l’antichambre et s'étale de tout son long, d’ailleurs sans se faire de mal.L'ami, l’aidant à se relever ; — Mon vieux, nous allions nous mettre à table ; tu ne pouvais pas mieux tomber ! • e • — Qu’est-ce que c'est que ça, dis, père, un aristocrate ?— C’est.un démocrate qui a fait sa pelote.LA PREMIÈRE LOCOMOTIVE CANADIENNE ET LA PLUS GROSSE LOCOMOTIVE À LIGNES FUYANTES SONT DE LA FÊTE b'ème de la concurrence étatique au trust de l’électricité.Il réclamera le temps de la réflexion avant de lancer son gouvernement dans une aventure coûteuse ; il répétera qu'il est le chef et que c’est à lui d’élaborer et d’exécuter le programme ministériel : il aura recours aux expédients, aux équivoques, voire aux compromis pour gagner du temps.C'est alors que les ennemis du trust auront à prendre une attitude énergique à l'égard des roublards dont Us ont été.avec une partie de l’électorat, les dupes.Quant à la députation libérale, dont les chefs assument la responsabilité d’une sage législation pour réglementer la production et le commerce de l'électricité, elle pourra suivre ce débat sans amertume sinon sans intérêt.Elle n'a pas à se prononcer Immédiatement sur la valeur relative et les risques d'une concurrence étatique.C'est au gouvernement et aux ministériels d’expliquer leur hésitation, leur reculade, ou leur volte-face.Plus tard, lorsque les positions seront mieux définies, on aura tout le loisir de réclamer des comptes aux auteurs d'une des plus grandes Impostures électorales dont le Canada français ait Jamais été le théâtre.Les espérances les plus vives sont dépassées i Lors de la célébration du centenaire du premier chemin de fer canadien, à S.-Jean, Qué., terminus de la Compagnie du Lac Champlain et du S.-Lauront, M.8.J.Hungerford, président du Réseau Canadien National qui engloba ce premier chemin de fer, décrivit les progrès accomplis depuis ses débuts dans la carrière, il y a cinquante ans:— “Je déclare, sans crainte d’être contredit,” dit M.Hungerford,” 3ue les progrès réalisés ont dépassé o loin les rêves les plug enthousiastes des pionniers.Si optimistes quo furent les fondateurs do la Compagnie du Lac Champlain et du Kaint-Laurent ils n’ont pu prévoir lo rôle national qu'a loué lo chemin de for au Canada.Le chemin do for a été, ot est encore, lo plus fort lien entre les provinces et le principal fiwteur de conservation do notre vie économique.C'est un merveil-loux serviteur de la nation.“Co premior chemin do for canadien portait un germe puissant qui s'est développé ot est devenu le Réseau Canadien National.Celui-ci dessert aujourd'hui toutes les provinces du Dominion.C'est encoro l'ambition do notre réseau, le plus important sur lo continent américain, d’ouvrir la voie au progrès et docontinucr à travailler au développement do notre grand pays." Lors de la célébration, à S.-Jean, Qué., du centenaire du premier chemin de fer canadien, une réplique exacte de la “Dorchester”, locomotive qui tira le premier train entre l.aprairie et S - lean Oué fut exposée à coté d’une locomotive, série 64(H) du Canadien National” la plus grosse locomotives') lignes fuyantes au monde.I.a “Dorchester” avec son tender mesurait 21 pieds de long alors que la 6400 et son tender mesurent 94 pieds, 7Vx pouces.I,a 6100 est plus longue que tout lo premier train de voyageurs qui circula en 1836.Lu photographie du bas montre S.H.le maire Cnmlllicn Hondo do Montréal, George K.Moran, S.J.Hungerford, président du Résenu Canadien National et A.J.Simpler, MM.Moran et Simpler sont deux mécaniciens du Canadien National, aujourd'hui retraités après plus do 50 ans au levier de commande, qui ont personnifié, pendant les fête» du centenaire, le mécanicien et le chauffeur de la première locomotivo. Saint-Jérôme, le 18 septembre 1936 L’AVENIR DU NORD Page trot• « IA FSilHMf; Lilu&tfggteL Causerie féminine LA REMPLAÇANTE Il est un sujet délicat, inabordable pour ainsi dire, et qui n'intéresse directement qu'une faible partie de l’huma- ' nité.Je veux parler des belles-mères, non des bclles-mcres à1 gendres, celles que la fable a péniblement attaquées, que le J pamphlet n’épargne pas et dont la chanson s’amuse.Je; veux parler des autres belles-mères, de celles qui, héroïque-1 ment, libres, jeunes, indépendantes, offrent sans réserves le | trop plein de leur coeur à des enfants infortunés dont la ; mère naturelle s'en est allée prématurément vers d’autres horizons.Ces belles-mères là ne sont guère plus aimées que les autres.Leur rôle, pour n’être pas du tout le même, n’en est pas plus facile ni plus doux.Si ce n’est le quolibet léger, la rime taquine, c’est la critique amère, fulgurante, qui les attaque.Ordinairement le favorisé se targue de reconnaissance' envers le bienfaiteur : les âmes basses seules faillissent à la gratitude, lout ce qui a conscience du plus élémentaire devoir se souvient d’un bienfait reçu, de la protection accordée.Mais l'enfant accueilli, adopté, au contraire, se défend généralement de tout élan reconnaissant.Il se tient ferme sur la défensive, armé, courroucé, rebelle d'avance, rancunier promptement à l'égard de la mère adoptive qui, pourtant, 1 lui voulut du bien : il la guette, l’étudie, lui tend des pièges.! Il suppute ses actes, suspecte ses faits et gestes, de même que si elle devait être infailliblement l’ennemie sous le toit où' régna "l'autre”.Pourquoi ce pénible état de choses, lorsque la mort seule a tort ?La nouvelle venue, acceptant les devoirs premiers et les responsabilités énormes qui incombaient à la disparue, fut-elle cause du désastre ?.Non.Peut-elle le réparer ?.Oui.peut-être.Son sacerdoce est difficile, quelquefois impossible meme, car elle est trop souvent traquée, conspuée, villipendée sans trêve ni miséricorde.Si elle n'était pas venue héroïquement, bravement, prendre une place vide pour toujours, qui donc, plus digne qu elle, l’aurait prise pour veiller aux menus et multiples soins, aux chevets des malades, aux insomnies troublées et à toutes les alarmes du nid ?.Qui consolerait enfin le père seul, éploré, veuf d’une âme sympathique, privé de l’amie, sevré du plus pur, du meilleur amour, de la plus indispensable tendresse dévouée ?Certes, on doit le reconnaître : le coeur élevé qui accepte la charge des enfants de ‘‘l’autre”, n’est pas sans quelque bravoure.La tâche est toujours aride et rarement facilitée.Il faut être stoïque pour entrer au foyer où une première maman passa, sacrée doublement par les larmes, par les regrets, par la tombe.On ne remplace pas les disparus, c’est vrai, ils ont conquis leur part légitime : l’immortel souvenir.On le leur doit.Oublier les morts est un péché, mais rejeter sur les vivants inoffensifs l’amertume des pleurs, l’acuité des regrets, n’cst-cc pas arbitraire ?Je ne sais, mais je ne crois pas que l'on doive ainsi raisonner si je puis en juger par les fatalités que je vois fondre sur le foyer démembré où les très jeunes se désorientent.d’où le solitaire cherchera, tôt ou tard, à fuir, rongé par l’intolérable douleur des seuls.L’enfant, à demi-orphelin, devrait plutôt savoir gré à l'âme aimante qui vient par besoin d’amour, par assoiffe-ment de dévouement, le consoler de son malheur.Il y a des coeurs si grands qu'ils sont capables de tout, et je connais des belles-mères qui ne distinguent plus leurs propres enfants de ceux de ‘‘l’autre”, tant elles les confondent tous dans une tendresse exquise, enveloppante et réchauffante.Il y a de mauvaises belles-mères comme il y a de mauvaises mères et de détestables enfants.Mais ce que je blâme, c’est le parti-pris d'avance, l'idée fixe de révolte et de mauvaise entente : c’est la haine qui engendre l’injustice, l’ingratitude ; c'est la cruauté d’imposer à un désolé l’implacable et éternelle solitude, parce que quelqu’un s’en alla trop tôt qui aurait dû rester toujours.Il est en tout des exceptions, on l’admet.Il est des cas particuliers où les secondes unions sont, pour ainsi dire, impossibles.Mais quand elles ont raison d’être, pourquoi les blâmer à outrance et faire de celles qui les acceptent des êtres frappés de malédiction.Il semble que la douceur, la bonté, l'équité soient vertus inconnues aux bclles-mcres et que d’avance leur titre impose les défauts dont on les accuse.Ce sont des intruses, voilà tout : c’est vite dit et c’est le décret fatal, lorsque l’une d'elles, au contraire, arrive dans la maison encore endeuillée, le coeur attendri, les yeux pleins de larmes, les bras tendus dans un doux appel, l’âme remplie d'amour délicat, prêt à s’avouer.Il faut savoir aimer de façon haute pour adorer les enfants de ‘‘l’autre” .LUCIE.Récréations MUSIQUE Solutions des questions posées dans l'Avenir du Nord du 11 sep- * tembre 1936 : J INSTRUISONS-NOUS J 1.Sur quoi repose la valeur' des unités du système métrique ?J t L'unité fondamentale du sys- « J ténu- métrique est le mètre, qui [ Jest théoriquement égal à la dix! * millionième partie de la Ion-' Jgueur d’un arc de méridien al-J « lant du pôle à l'équateur.Ui * 'longueur totale d’un méridien' Jest donc de 40 millions de mè- * rires.' J 2.Est-il juste de dire qu’un J J bateau marche à la vitesse de J {"n” noeuds à l’heure ?; J L’usage a consacré cette ex- J » pression, qui pourtant est fausse.» [car on compte la vitesse d’un J J bateau en milles marins et non J 'pas en noeuds.Dire que “la Nor- ' Jmandie” fait 30 noeuds signifie J «qu’elle parcourt en une heure 30* 'milles, c’est-à-dire 30 x 1.852 —' J 55 km.56.( 3.Quels sont les principaux «sommets de l’Himalaya dont la J J hauteur nous est connue ?* « L’Himalaya contient plusieurs | 'massifs, jusqu’ici impénétrables, J J d’une hauteur dépassant 7,000 à* 18.000 mètres : toutefois on a 'mesuré: l’Everest (le sommet J le plus haut du monde) qui a '8,882 mètres ; le mont Dapsang: J 8,615 mètres: le Kantchindjin-tga: 8,480 mètres: le Tagharma: *7.860 mètres, et le Khan-Tengri: J 7,340 mètres.* 4.D’où vient le terme: “Course' J de Marathon” ?J « Cette épreuve d’athlétisme tire* 'son nom d’un fait d’héroïsme J J antique: aussitôt après la fa-* 'ineuse victoire de Marathon, qui J libéra la Grèce de la menace per-«se, un soldat athénien courut 'annoncer la bonne nouvelle à 'Athènes, distante de 18 kilomè-i très.Cette course, faite d’une [seule traite, l’épuisa d’ailleurs si ,bien qu’il tomba mort en arri- ' vaut.» « * * t * * t l * t * ( j * t * * * * « * * MOTS EN CARRE 0 S A 1 T L A T T E E T E R A ENIGME La chandelle.CHARADE A — Mi — Ami.NOUVEAUX PROBLEMES INSTRUISONS-NOUS , 1.Quelles sont les dimensions * comparées des planètes ?J 3.Quels sont les principaux J commets d’Afrique?t 4.D'où vient le mot "phare" ?I MOTS EN LOSANGE ) .J 1.En Amérique, i 2.Ce n’était pas celui de CoJ lomb quand il atteignit l’Amé-J rique.j 3.Quadrupède cornu d’Amérique.« 4.Celle des sauvages d’Amé- * rique n’était guère chromatique.5.Certains Peaux-Rouges en 'portaient une en plumes.J 6.Les Peaux-Rouges la crai-! gnaient moins que les Gaulois.* 7.En Amérique.' CHARADE J De mon premier l’espèce infi-[ niment varie, «Une seule produit un travail « précieux.[Ainsi qu’un chêne altier l’herbe } de la prairie 'Dirige mon second vers la ' voûte des cieux.ÎDès qu’un groupe est conduit par des séditieux.«Mon tout peut le mener parfois * à la furie.J ENIGME J Je suis de figure petite : [Nul n’est plus importun que moi; J Difficilement on m'évite.J Mais mon nom fait honneur 1 dans la bouche d’un roi.Conseil pratique Les mouches.— Rien n’est plus désagréable et malsain que ces tourbillons de mouches qui voltigent et se posent partout, même dans les aliments.Il peut être malsain de se servir pour les détruire de préparations empoisonnées, une mouche atteinte peut voler encore quelques instants, puis vient tomber où la mort la surprend, dans une casserole ouverte, sur un fruit qu'elle contamine.Quels sont les endroits de prédilection des mouches pour y déposer leurs neufs ?Les fumiers et les cabinets d'ai- BÉBLCONNAITia £iSIɧ SAVCW BABVî OWN ‘pHuiUiut/Uiui RiUttjmàViMi sance.Il est donc absolument essentiel, à la campagne, de veiller à l’enlèvement quotidien du fumier dans les étables, les écuries, etc., et d'avoir soin que le fumier soit aussi éloigné que possible de l’habitation.Pour eloigner les mouches de la maison, mettez dans de l’eau un peu d'acide carbolique.de telle sorte que la solution soit, très faible, mais l'odeur assez prononcée.Passez cette solution sur les fenêtres, et les mouches fileront en toute hâte.Une ou deux plantes de ricin sur le rebord de la fenêtre empêchent les mouches d’entrer dans la chambre.Pour les empêcher de déposer leurs ordures sur les dorures des cadres et les suspensions, frotter ceux-ci tous les quinze jours avec de l’huile de laurier.Pour les cabinets d'aisance et les éviers, voici une excellente formule de destruction qui tuera la mouche dans l'oeuf : Prenez une pinte de sulfate de fer, autant de sulfate de cuivre, quatre livres de chlorure de zinc et 30 grammes d’acide phénlquc, mélanger, et additionnez de 30 pintes d'eau, que vous versez en partie sur les éviers et en partie dans les cabinets d'aisance.Vous exterminerez ainsi tous les germes et serez débarrassés des mouches pour toute la saison.CEQUE NOUS MANGEONS INFLUE BEAUCOUP SUR NOTRE SANTÉ Corriger la Constipation* n'est Souvent qu'une Affaire de Menus La profession médicale affirme depuis longtemps qu’un régime alimentaire approprie est plus efficace pour le bien de la santé que l’usage des remèdes brevetés.Aujourd’hui, les médecins voient que leur enseignement porte des fruits.Par exemple, des millions de familles ont appris que la constipation ordinaire résulte en grande partie du défaut de “matières inassimilables” dans les repas.Nombreuses sont celles qui corrigent ce malaise par l’usage régulier du Son Kellogg’s Ai.i.-Püan.Cette savoureuse céréale fournit abondamment des “matières inassimilables”, sous une forme efficace.Dans l’organisme, ces “matières inassimilables”absorbent l'humidité et se forment en une masse qui doucement débarrasse l’intestin de scs déchets.Le Son Kellogg’s All-Bran fournit aussi des vitamines H et contient du fer.On le sert comme céréale, avec du lait ou de la crème, ou cuisiné dans d'appétissants muffins, petits pains, etc.Deux cuillerées à soupe par jour suffisent ordinairement.l’rcnrz-en Elus souvent dans les cas obstinés.I ce traitement ne vous soulage pas, consultez votre médecin.I,o Son Kellogg’s Al.t.-llKAN ne “guérit nas de tous maux”, mais il corrige la constipa lion* ordinaire.Il est garanti par la Compagnie Kellogg.Vendu dans toutes le.: épiceries.Fabriqué par Kellogg, à London, Ontario.*1-4 constipation due ou défaut de "uiutiirei tuMtnadabUj Tendre et si bonne à ceux qu'un grand deuil a brisés, La musique parfois prend la voix d’une morte : Elle a cette douceur qu’avaient d'anciens baisers, Et cette volupté fait mal, étant, trop forte.Pâle, ému, frissonnant, tremblant comme autrefois A l’évocation des délices perdues.Hier soir dans un chant je retrouvais ta voix.Et tes lèvres d’enfant semblaient m’ètre rendues.Je sentais de nouveau ta robe me frôler.Et goûtais, oubliant ton éternelle absence, Comme jadis, les yeux fermés et sans parler, La musique et le cher parfum de ta présence.Jean LAIIOK.Recettes éprouvées BOEUF CLASSE La tâche de la ménagère a été grandement facilitée en ces dix dernières années, particulièrement en ce qui concerne le choix de la viande, dont la consommation augmente avec le refroidissement de la température.Le boeuf est l'une des meilleures de toutes les viandes.La bonne ménagère achète le boeuf par catégories.Elle sait en premier lieu que le boeuf n’est classé qu'a-prés avoir été inspecté, certifié et marqué "Canada approuvé", comme garantie d'absence de maladie.Il est ensuite classé en deux qualités, “De choix” et “Bon”.Une ligne rouge ondulée, tracée des deux côtés de la carcasse et qui se retrouve ainsi sur chaque morceau, indique semblable en bleu.La qualité doit être dans le boeuf avant que la marque y soit apposée.Quant à la cuisson du boeuf, on trouvera d’innombrables recettes dans le bulletin “Boeufs, choix et cuisson”, que l'on peut obtenir gratuitement en s'adressant au Bureau de publicité et d'Extension, Ministère fédéral de l’Agriculture, Ottawa.Bifteck de ronde à la viennoise Enlevez la graisse, les cartilages, les os, etc., d’un morceau de ronde ou d’épaule, passez 2 fois à travers le hachoir.Il en faut 2 tasses.Ajoutez !4 de tasse de mie de pain, assaisonnez de sel, de poivre, de paprika et de persil.Ajoutez 2 cuillerées à soupe de bacon finement haché.Mélangez parfaitement avec les mains en ajoutant 2 oeufs, 1 à la fois, en mélangeant.Façonnez pour faire des côtelettes ovales, saupoudrez-les de farine, plongez dans un oeuf et de la mie, faites frire dans une graisse profonde et chaude jusqu’à ce que le tout soit brun doré.Servez autour une purée de pommes de terre et versez par-dessus de la sauce espagnole.Bifteck Suisse Faites entrer, en frappant, autant de farine que possible dans un morceau de ronde ou de flanc avec le bord d’une soucoupe ou le dos d’un couteau ; faites brunir le steak dans une petite quantité de graisse dans une casserole chaude, ajoutez des conserves de tomates, un oignon haché, du poivre et du sel et suffisamment d'eau pour couvrir.Recouvrez le plat et faites mijoter jusqu’à ce que ce soit tendre — environ deux heures.Rajoutez de l’eau si nécessaire pendant la cuisson et si la sauce est trop claire, épaississez-la avec de la farine avant de servir.Bas de côtes braisée A chaque livre de viande, ajoutez environ 2 tasses d’eau et 1 cuillerée à thé de sel.Faites mijoter pendant environ 3 heures dans un récipient couvert, en retournant la viande à la fin de la première heure.Rajoutez de l’eau pendant la cuisson si c'est nécessaire pour empêcher la viande de brûler.A la fin de la cuisson la plus grande partie du liquide devrait être absorbée.Otez les côtes, assaisonnez et faites brunir dans un four chaud pendant environ une demi-heure.Enlevez un peu de graisse de la sauce, épaississez, et servez avec les côtes.Boeuf salé en timbale (escalloped) Dans 1 tasse de sauce blanche moyenne, faites cuire 1 tige de céleri et 2 tranches d'oignon finement hachées.Mettez dans un plat peu profond qui va au four, bien graissé, 2 tasses de boeuf salé coupé en dés.Versez la sauce sur la viande, et recouvrez de miettes de pain plongées dans du beurre fondu.Faites dorer dans un four chaud.alimentaire à tous les âges de l'homme.Dans une revue sur la consommation du lait au Canada, Miss Laura C.Pepper, du Service de l’utilisation du lait, Division de l’industrie laitière et de la réfrigération, Ministère fédéral de l'agriculture.dit qu'au cours des années 1920 à 1930 la quantité moyenne de lait consommée tous les jours par tête de la population au Canada a augmenté d’une demi-choplne à environ une chopine.C’était là, de l’aveu de tous, laitiers ou officiers de santé, une augmentation encourageante.Malheureusement, il y a eu diminution depuis, en proportion de la diminution qui s’est produite dans le revenu des familles ; aujourd’hui la consommation évaluée de lait par tète n’atteint pas trois quarts de chopine par jour.Cette quantité parait très faible si on la compare aux recommandations du Comité national ; elle est en tout cas tout à fait insuffisante pour répondre aux besoins du corps, spécialement ceux de l’enfant qui se développe.Il est évident que le lait n’est pas apprécié comme il devrait l’être dans beaucoup de familles canadiennes et qu’on lui préfère d’autres nourritures, qui donnent peut-être une satisfaction plus immédiate mais qui n’ont pas le même effet durable que le lait pour la formation du corps et le maintien de la santé.L’AGNEAU CANADIEN Le lait, facteur de nutrition indispensable La Commission technique du Comité de la Santé publique de la Société des Nations a publié un rapport sur la valeur de certains aliments dans lequel il est dit que le lait, entier ou écrémé, est une source très riche de sels de calcium et de phosphates, ainsi que de vitamines B1 et B2.Le gras du lait est une excellente source de vitamine A.En dehors de leur valeur alimentaire intrinsèque, les protéines du lait améliorent le degré d’utilisation des protéines contenues dans les cérérales et les légumes.Le lait présente un autre avantage par l’abondance et l'assimllabilité de ses sels de calcium et de ses phosphates, qui augmentent l'effet de la vitamine D tirée des autres produits alimentaires ou du soleil.Quoique pauvre en fer par lui-même, le lait rend plus utile le fer contenu dans les autres aliments.Le lait devrait donc entrer en proportion généreuse dans le régime L’agneau frais canadien, si abondant et offert à prix modéré dans toutes les boucheries modernes, est un plat de bon goût.C’est une viande nourissante qui peut être préparée de plusieurs manières pour la table de famille.Le bouillon d’agneau est une ancienne recette pour les invalides, et a donné joues rosées aux bébés.Pendant la convalescense, une fricassée d'agneau, ou agneau grillé, fait revivre l’ambition et fait disparaître la fatigue.Les connaisseurs recommandent les côtelettes d’agneau accompagnées de pommes au four ; ils n’oublient pas aussi les cuisses d’agneau accompagnées de sauce à la menthe, de gelee ou de pois verts.De plus en plus, nos bonnes canadiennes reconnaissent les qualités de l’agneau frais et ne manquent pas de le faire apparaître sur leur table.Les morceaux de choix peuvent avoir un goût spécial quant préparés à la menthe, capucines, thin, oignons, laurier, ail, majoram, ou persil ; les bas morceaux, peuvent etre employés roulés et rôtis, en ragoût, bouillon, agrémentés de légumes divers.L'agneau canadien de premier choix a une couche de graisse blanche d'environ trois quarts de pouce sur le dos et les côtes.Cela ajoute au goût délicieux de la viande, même les parties maigres ont des traces blanches qui ressemblent au marbre.La chair est d'une belle couleur rosée.Nous avons un grand choix comme grosseur des animaux, ce qui accommode toutes les familles.En général les animaux les plus gras ont la chair plus tendre.Pour les côtelettes, elles sont préférables.elles sont plus larges et il y a moins de pertes qu’avec les petites côtelettes.L’agneau peut être servi froid avec avantage, aussi arrangé en boulettes, croquettes et autres manières bien connues de nos bonnes ménagères canadiennes.La colonne de beauté dirigée par Cousine Blanche Diplômée de V Université de Beauté de Paris 4 , Une chronique sur la beauté est une nouveauté dans le journalisme ' canadien et j'espère que les lectrl-j ces de ce Journal me feront bon accueil.Je vous assure que je n’ai d'autre souci que de vous être utile en vous indiquant dans cette colonne, les moyens sinon de “réparer des ans l’irréparable outrage”, du moins de conserver, accentuer et même éterniser la beauté que vous possédez mais ne savez peut-être pas mettre en valeur.Car même la plus laide d'entre nous toutes possède certaines harmonies de lignes, certains beaux traits, qui feraient vite oublier nos autres petits défauts physiques si on savait les accentuer, tout en atténuant les défauts que déparent notre beauté.Diplômée en 1930 de l'Université de beauté de Paris, j’ai depuis lors, consacré tous mes loisirs il faire connaître les soins de beauté, à la portée de toute femme soucieuse de son apparence, qu'elle vive dans le luxe, qu'elle soit mère de famille, qu’elle vive de son travail — car toutes nous avons le réel besoin de plaire et quelquefois le devoir de conserver notre beauté, notre jeunesse.Si nous sommes ici, sur terre, c’est un peu dans le but d’être pour l'homme de notre choix, un repos dans la fatigue, un rayon de beauté dans les réalités pénibles de la vie — et Je me suis donné pour mission de convaincre les femmes, mes cousines connue Je les appelle, d'avoir toujours le désir d'étre jolies et de ne pas vieillir.surtout avant le temps.Chaque semaine vous trouverez en cette colonne des chroniquettes sur la beauté et de plus je me ferai un plaisir de répondre par poste à toute question qui me sera posée.Comme vous devez vous en douter, j’ai reçu au cours des trois ou quatre dernières années des milliers de lettres et j’ai pu ainsi déterminer les questions qui intéressent le plus les femmes relativement aux soins de beauté.J’ai fait Repas plus substantiels Par John L.Rice, M.D.Commissaire du Service d’Hygiène de la ville de New-York Pensées La gêne et la misère sont souvent la suite de la paresse et de l’imprévoyance.• • • Quiconque à vingt ans ne sait rien, ne travaillera pas à trente, n’aura rien acquis à quarante, ne fera et ne saura jamais rien.• • • On n’est pas digne de plaire à ses amis, lorsqu’on ne s’expose pas à leur déplaire en faisant son devoir.m m • Avant de t’inquiéter de l’avenir, pense à rendre grâces à Dieu du passe.• • • MAXIME Un ami dévoué vaut mieux qu’un parent indifférent.(Proverbe malgache.) Comme les jours de grande chaleur tirent à leur fin et que les brises fraîches d’automne sont venues, l'appétit va être meilleur.Nous mangeons plus l’automne que l’été et le corps réclame une nourriture plus nutritive lorsque la température est froide.Les personnes qui, malheureusement, ont une tendance à i'obesité, vont vraisemblablement engraisser La plupart des gens peuvent, avec un peu de volonté, éviter d'augmenter de poids s’ils sont déjà assez gras.Trois choses sont nécessaires pour éviter l'obésité : la surveillance du médecin, l’alimentation appropriée à chaque cas et le grand nombre d’exercices.Ces trois moyens d’éviter le trop grand embonpoint, sont toujours efficaces si les glandes sont normales.Il ne faut pas oublier que les personnes obèses, à moins qu’elles se privent de quelque peu de nourriture et qu’elles fassent de nombreux exercices, vont engraisser davantage.Le poids augmente ou diminue selon la quantité d’aliments nutritifs que l’on prend.C'est là un fait indéniable.Par contre, nous avons besoin de plus de sucre, d'amidons et de corps gras lorsqu’il fait froid afin de conserver à l’organisme sa chaleur normale.Cependant.nous devons nous garder d'en faire un grand usage.Même pendant les saisons froides, il est recommandable de manger beaucoup de légumes à feuilles, de fruits frais ou crus, des salades de légumes et de chou, et cela en outre de la viande, des pommes de terre, du pain et du beurre.Le lait et ses dérivés, doivent faire partie du menu quotidien.Le poisson est nourrissant et ne fait pas engrais-!ser.On devrait en servir au moins I une fois par semaine.La marche pour les adultes, suffit comme exercice.Mais encore faut-il qu’elle soit quotidienne et I assez grande.Pas de remèdes fabriqués chez soi.Pas de conseils de charlatans.Pas de régimes non autorisés.Ce sont les conseils du médecin qu’il faut suivre.GRATIS Vm maroinq» hIm «si donné (irnOt ehaqpe B*rr» do Thé ou Café BRISTOL dr pitall Oeybu* et Omit inimnU par.KM VKNTB PARTOUT Deuumdsx-U i cotre tourmtssssr faire, en conséquence, des imprimés qui répondent aux questions qui me sont posées le plus fréquemment et Je me ferai un plaisir de les adresser à toute personne qui m'en fera la demande accompagnée d'un timbre de trois sous.Inutile de vous dire qu'il ne s'agit pas d'annonces.Ces imprimées ne comportent pas un mot de publicité, mais uniquement des conseils sérieux et précis.Quant aux réponses non prévues par ces tracts.Je me ferai un plaisir d'y répondre par lettre personnelle.SI vous désirez des renseignements sur l'obésité, la maigreur, le développement du buste, l'enlèvement.des poils follets, votre poids normal, les mesures proportionnelles à votre grandeur, les soins du visage, les soins des mains ou autres questions de ce genre n'hésitez pas à m'écrire en incluant un timbre de 3 sous pour frais de poste et je vous ferai parvenir dans le plus bref délai possible la réponse que comporte votre question ou l'imprimé qui vous Intéresse.Notez bien que ce service ne coûte rien aux lectrices de ce journal, ni ne les oblige en rien.Adressez simplement vos lettres à "Cousine Blanche”, 197 ouest, rue Sainte-Catherine, à Montréal.— rii / 1.,-.,—/ ^ l Elles gardent aux 6ATEAUX DE LEVAIN ROYAL toute leur force GATEAU A BRIOCHES AUX RAISINS i Employez ces fameux Gâteaux de Levain sec et les recettes de pâte au Levain Royal., Chaque Gâteau de Levain Royal vous arrive enveloppé si par (ment et hermétiquement— c’est le seul levain sec à offrir cette protection, qui le garde absolument frais et lui permet de faire lever parfaitement la pâte.Prototype de qualité depuis 50 ans, le Levain Royal est le préféré de 7 ménagères canadiennes sur 8 qui emploient 'e levain sec.Ayez-en toujours sous la main.Brochurette utile GRATIS! 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Aevc une aide raisonnable, nous aurions pu rapatrier des milliers d’autres familles, chaque année.Mais il aurait fallu le vouloir.Ces familles canadiennes que nous avons laissées partir pour l’étranger, n’ont pas toutes fait faillite dans leur nouvelle patrie.Des milliers d’entre elles se sont enrichies, d’autres ont acquis un rang social élevé en même temps qu’une aisance enviable.D’autres familles encore, sans être riches, ont amassé des biens, fait des épargnes se chiffrant à quelques milliers de dollars.C’est surtout parmi ces dernières que se recrutaient les familles que nous avons rapatriées, pour remettre en culture, la plupart du temps, la ferme abandonnée au temps du départ pour les Etats-Unis.S’il n'est pas sage de mettre trop de sentiment dans l’administration de nos affaires publiques, au moins nous ne devrions pas oublier les questions économiques payantes.Le rapatriement fut une de celles-là.J.-Ernest LAFORCE.Chronique agricole L'EXPOSITION A Les travaux d'automne CORNWALL ATTIRE MISE EN CARDE DE LA LIGUE DE dans le jardin Par Isabella Preston (Notes des fermes expérimentales) Dès que les tiges des plantes sont jaunes ou desséchées, il faut les enlever pour les brûler.Si on les laissait tout l'hiver sur les planches du jardin, 11 y aurait à craindre qu’elles ne donnent asile aux germes de maladies et aux insectes qui peuvent avoir été présents sur les niantes pendant la saison.Dès que la terre a gelé, on peut la recouvrir d'un paillis de vieux fumier, de paille ou de rameaux de conifères, pour garder la neige.Parfois on laisse les tiges des plantes pour cela, mais ceci n'est pas recommandé.Il y a certaines plantes qui sont souvent attaquées par des limaces, on peut les protéger en recouvrant le collet de centre de charbon Cette même précaution est utile autour des digitales et des roses tré-mlères, pour empêcher l’eau de rester dans le collet et d’y geler Si les digitales ou les roses trémières portent un très grand nombre de feuilles, on peut en enlever quelques-unes.Les mois de septembre et d'octobre sont ceux où Ton plante les "oignons” ou "bulbes” de fleura.Des groupes de ces plantes dans une plate-bande vivace font un très bel effet au printemps En dehors des narcisses et des tulipes dont on peut se procurer de nombreuses va-vriétés et couleurs, il y a d’autres plantes bulbeuses attrayantes comme le Chlonodoxa ou Oloire des neiges, la Scllla sibirlca ou Scllle de Sibérie, qui ont toutes deux des fleurs bleues.Il y a aussi le safran dont il existe des variétés blanches, Jaunes et violettes.Ces fleurs sont parmi les premières a s’épanouir au printemps.Il y a le muscarl -jacinthe à grappes, à fleurs bleues foncé comme une jacinthe en miniature, qui fleurit un peu plus tard.Les Us se cultivent également par voie de bulbes.Ces bulbes doivent être plantés en octobre.Quelques-unes des meilleures espèces que Ton peut cultiver sont L.amabile, L.tenulfollum.L.regale, L.Will-mottiae et L.Henryi.• • • Récoltez le tabac au bon stage de maturité (Notes des Fermes Expérimentales) La coupe du tabac est actuellement générale dans le district et chaque planteur est anxieux d’obtenir la meilleure qualité possible.Avec les prix peu rémunérateurs des dernières années le succès dans la culture du tabac est en relation directe avec la qualité du produit.En dehors des facteurs : saison, sol et variété, il est une foule de détails très importants à observer, tant dans la manière de manipuler le tabac que dans les travaux culturaux et ayant une grande influence sur la qualité.L’état de maturité à la coupe est très important.Avec les variétés à enveloppe à cigare, tel que le Comstock Spanish Pomeroy et le Connecticut Havana 38, il doit s'écouler de douze à seize jours en moyenne, entre l'étêtage et la coupe ; avec le Résistant Havana, environ vingt jours.Pour les gros tabacs à pipe, une période d'un mois est parfois nécessaire.Si le temps est beau, chaud et sec, le tabac mûrira plus vite que s'il subit une période de temps frais ou pluvieux.La couleur du tabac change en mûrissant, la feuille devient tachetée, gommeuse et d'un vert moins prononcé.La nervure médiane de la feuille casse avec un petit craquement sec à environ un pouce de l’extrémité de la feuille, ce qui n'arrive pas si le tabac est encore vert.Les tabacs à cigare doivent être coupés moins mûrs que les tabacs à pipe dont la maturité doit être : parfaite.On ne doit pas couper plus de tabac que la quantité qu’on peut engranger dans la journée.En coupant, on doit avoir la précaution de jeter le tabac d'une façon telle que les rayons du soleil ne le frapperont pas directement, car en peu de temps par un soleil très fort, on constatera de la brûlure.Doit-on rentrer le tabac peu fané ou bien fané ?D’après nos observations, le tabac trop fané n’est pas avantageux et peut occasionner du dommage dans le séchoir, car les feuilles restent, collées lors de la pente et sèchent très mal.Si le tabac est rentré juste asssez fané pour ne pas se briser, cet inconvénient ne sera pas à craindre.Par un temps ensoleillé et sec, le tabac fane dans environ une heure, alors que cela peut prendre deux à trois heures si le temps est couvert.1 On doit aussi s'arranger de façon à manipuler le tabac le moins possi- : ble diminuant de ce fait les chan- : ces de déchirer la feuille.R.BORDELEAU, Régisseur Station Expérimentale, Farnham, Qué.• • • La qualité est essentielle dans l'élevage des poussins Une circulaire du Ministère fé- j déral de l'Agriculture, ayant pour ! but de fournir aux cultivateurs et aux aviculteurs des renseignemenis sur l’élevage de volailles bonnes i pour la ponte et pour la consom- ; mation, vient de paraître.Elle est; intitulée "L’élevage des poussins” et: a été compilée par F.-C.Elford, Aviculteur du Dominion, et H.-S ! Gutteridge, Aviculteur.Cette circulaire couvre la vie du poussin depuis l'incubateur jusqu’au parquet de ponte ou la cage d’engral3.se- j ment, et beaucoup des renseigne- ; menls qu’elle contient sont extraits des bulletins et des circulaires déjà publiés et que Ton peut se procurer : gratuitement en s’adressant au Bu- j jreau de publicité et d’extension du | Ministère à Ottawa.I DES CONTESTANTS Les exhibits qui sont incrits plus beaux et plus nombreux que jamais COMMENÇANT LE G OCTOBRE Les exhibits qui sont Inscrits pour l'exposition des machines de cultivation qui aura lieu aux environs de la ville de Cornwall, Ontario, au commencement du mois prochain seront plus nombreux et plus beaux que jamais, scion le rapport de M.J.-A Carroll, fonctionnaire du département d'agriculture de la province d'Ontario et secrétaire de l'association des laboureurs d’Ontario.L'exposition commencera le G octobre pour se continuer les G, 7, 8 et 9 octobre Inclusivement.Au même temps aura lieu la course internationale des charrues — the International Plowing Match — un évènement annuaire qui promet d’attirer un grand nombre de contestants de la province de Québec.M.Carroll nous assure que cette année-ci l’exposition sera la plus complète do tout Canada.D'après le comité en charge des arrangements on pourra agrandir les terrains de l’exposition afin d’accommoder le plus grand nombre des exposants qui doivent s’y installer.Déjà plus d'une trentaine d'organisations d'agriculture et industrielles sont inscrits, nous annonce M.Carroll.On s’attend à ce que les spectateurs seront en nombre de cent mille personnes.Une somme de pas moins de $4.000 au total sera distribuée en prix.Le programme des démonstrations durant l'exposition sera aussi supérieur à celui des années précédentes.Le docteur E.-S.Hopkins, chef d'agriculture du département fédéral d'agriculture à Ottawa, doit se charger des démonstrations scientifiques qui auront lieu journellement durant l’exposition.Ces démonstrations ont pour but les résultats des essais atteints par ,'e docteur Hopkins dans le labourage scientifique au Central Experimental Farm à Ottawa.Le comité en charge des arrangements à l’heure actuelle promit de pouvoir fournir du terrain additionnel pour ceux parmi les fabricants qui doivent exhibitor des machines d’agriculture de toutes sortes, mais surtout les instruments de tracteurs dont la démonstration aura lieu dans un terrain réservé.Tous les jours, dans l’après-midi, auront lieu des représentations chevalines.L'ACHAT CHEZ NOUS On a rapporté à plusieurs reprisses, au secrétariat de la Ligue de l’Achat Chez Nous, que des individus parcourent la province et tentent, sous le couvert du mouvement de l’achat chez nous, de se faire donner des souscriptions sous un prétexte ou sous un autre.Certains vendent aux marchands des affiches destinées à être placées dans les vitrines d'étalage, d'autres promettent de distribuer des circulaires, d'autres vendent de l’annonce | '.ou.s toutes sortes de formes, etc.Dans presque tous ces cas, quand on ne le dit pas spécifiquement, on laisse au moins entendre que les fonds reçus sont destinés à La Ligue de l'Achat Chez Nous.Le Secrétariat général de la Li-i gue tient à aviser tous les marchands canadiens-français et tous les citoyens, que la Ligue n'a rien à I voir dans ces entreprises purement I commerciales, et qu'elle n'a jamais i autorisé personne à parcourir la province pour recueillir des fonds.: La Ligue se maintient non pas I en vendant des annonces, des clr-culaires ou des affiches, mais bien 1 par des souscriptions volontaires qui sont envoyées directement à ses bureaux, par des personnes, marchands et autres, qui veulent contribuer au mouvement et, par leurs dons, lui permettre de s’étendre encore plus.On sait que la Ligue maintient, à son secrétariat général, 4 est, rue Notre-Dame.Montréal, un office de renseignements où chacun peut savoir gratuitement si un établissement est ou non canadien-français, ou encore quels sont les établissements canadiens-français où il est possible de se procurer des produits désirés.insectes et des plantes et des animaux qu’ils attaquent, ainsi que des renseignements sur la somme de dégâts infligés sur le lieu et la superficie de l'étendue affectée, la période de Tannée à laquelle l'attaque se produit; si le nombre d’insectes augmente ou diminue par comparaison aux saisons précédentes Ces renseignements sont étudiés et interprétés par l'administrateur chargé de l’enquête à Ottawa.qui prépare à intervalles réguliers.pour la gouverne des agents chargés des recherches, une revue de la situation courante en ce qui concerne les insectes.Les rapports sont ensuite classés dans un dossier permanent, mis à la disposition de ceux qui sont chargés de trouver les moyens de combattre les insectes nuisibles et qui peuvent ainsi se renseigner d'un coup d'oeil sur les foyers de ces insectes et les dégâts qu'ils causent.SES MEMBRES ETAIENT PRESQUE PERCLUS On ne saurait trop insister sur la qualité dans la préparation des produits avicoles, dit M.Elford, et cette qualité devient de plus en plus importante avec le temps.Cette règle s’applique à tous les marchés, domestiques ou d’exportation, et spécialement ceux de la Grande-Bretagne qui s'ouvrent graduellement à nous.L’aviculteur qui cherche sérieusement à retirer le plus gros revenu de son travail et de sa mise de fonds fera bien de tenir le facteur de qualité constamment présent à l’esprit.Les renseignements contenus dans cette circulaire ont surtout pour but de guider l'aviculteur qui fait éclore ou qui achète des poussins d’un jour en quantité suffisante pour se servir de matériel artificiel.Les auteurs ne traitent pas de la sélection des sujets reproducteurs, ni de la source des poussins d’un jour ; ils se contentent d’insister sur la nécessité absolue de n'avoir que des poussins vigoureux, forts, sans maladie.Enquête sur les insectes nuisibles au Canada En guerre, le belligérant le mieux renseigné au sujet de l'endroit où se trouvent ses adversaires, de leur nombre et de leur activité, a un grand avantage ; c'est lui qui a le plus de chance de sortir victorieux du conflit.Ceci s'applique avec la même force à la guerre que l’homme fait aux insectes, et le Division de l’entomologie du Ministère fédéral de l’Agriculture, a montré qu’elles appréciait ce principe lorsqu’elle a établi à Ottawa, il y a quatorze ans, l’enquête sur les insectes nuisibles.pour se procurer des renseignements aussi complets que possible sur la fréquence et la distribution, la nourrture préférée, l’importance économique et les fluctuations saisonnières des nombreux insectes nuisibles au Canada.On s’est procuré pour la conduite de cette enquête la collaboration des entomologistes dans toutes les parties du Canada.Ceux qui font une étude spéciale des insectes sont priés de soumettre un rapport à fréquents intervalles sur les insectes nuisibles qui se trouvent dans leurs territoires respectifs.Ces rapports doivent donner le nom des A SOUFFERT DE SCIATIQUE DURANT 25 ANS Ceux qui sont sujet à la sciatique devraient lire cette lettre d’une personne qui en a soufTert durant des années avant de découvrir le remède à son mal.“Durant 25 ans.je souffris de sciatique dans le côté droit et j'avais des douleurs dans le dos qui me forçaient à rester au lit pour deux où trois semaines à la fois.Quand je me levais, le matin, les j douleurs que me causaient mes bras et mes jambes étaient presqu'in-supportables.Un jour, j'entendis | parler des sels Kruschen.J'en prisi une bouteille sans ressentir beaucoup d'amélioration.J'en essayjl une deuxième bouteille, et cette fois, je me sentis mieux.J'ai toujours continué à prendre du Kruschen, depuis.” — (Mrs) H.L.Les douleurs du sciatique sont fréquemment causées par un excès d'acide urique.Deux des ingrédients que contient le sel Kruschen sont remarquables pour leur action de dissoudre l’acide urique.D'autres ingrédients de ces sels aident les organes internes à débarrasser le système de cet acide urique dissout.d < 5E'V SERVANT DES /PAPIERS à MOUCHES ÜV WILSON /x’ LIRE ET.SUIVRE LES/ Chaque papier tuera des mouches toute lu journée et chaque jour pendant trois semaines* 3 Papiers dans chaque Paquet.10 CENTS LE PAQUET dam le* Pharmacist, let Epiceriet et let Magatint Généraux.POURQUOI PAYER PLUS?The Wlt SON H Y PAO C:Q., Hamilton, Ont.LA BIERE EN BOUTEILLE mm mm imÊz ' AU CAIN ADA mm ' mmm mmm wÊÊÊÊËË mMrnmm, W mÊÊÊÊÈ, wÆmmim'à mm ¦ i i - WËÊÊÊ Wmm .\ s BIERE DAWES Entre femmes de députés : — Moi je fais toujours mes achats pendant la discussion du budget.— Et pourquoi, ma chère ?— Mon mari, à ce moment, est tellement habitué aux chiffres élevés, que mes factures passent inaperçues.• • • Dans un salon de coiffure : — Ah ! ça, mon ami, dit un client au garçon qui lui coupe les cheveux, pourquoi me racontez-vous toujours des histoires de crimes .des scènes horribles ?.— Oh ! c’est bien simple : cela fait dresser les cheveux sur la tête et le travail devient plus facile ! • à • Dans un salon, côté tapisserie ; — Oui, chère madame, j’ai marié ma fille avec le vicomte de B .La première fois qu'il lui fut présenté, il a beaucoup plu .— Alors, ce fut un grand bonheur ?— Pas du tout ; il était trempé ; il avait oublié son parapluie !.• • • La main qui lit Extrait d'un grand feuilleton en cours de publication ; “Le baron, à qui son valet de chambre venait de remettre une lettre, la lut d'une “main fébrile.” Après cela, peut-être le baron était-il aveugle, et tout le monde sait que les aveugles, généralement dégoûtés de la vie, ne lisent que “du bout des doigts.” Le professeur à ses élèves : — Certains mots en ail forment leurs pluriel en aux.Vantail fait vantaux, travail, travaux.Quel est celui de vous qui pourrait me citer un autre exemple ?— Mol, m'sieur.Parlez .Eh bien !.Marmaille, marmots ! ! ! Un mari débonnaire, qui a cédé toute sa vie aux caprices de sa femme, se décide à prendre des dispositions pour son héritage.Il commence ainsi son testament : "Ceci est ma "première” volonté, etc .” ____Tu vois ce monsieur ?Il a contribué dans sa vie à essuyer bien des larmes.— Le brave coeur! et qui c’est-11?— C’est un marchand de mouchoirs.PACIFIQUE CANADIEN MODIFICATIONS dans le service des TRAINS - VOYAGEURS EN VIGUEUR DIMANCHE, 27 Septembre 1936 Renseignements des Agents \V.C.PITFIELD & COMPANY LIMITED Valeurs de Placements 235 rue St-Jacquc*, 65, rue Ste-Annc MONTREAL QUEBEC Renseignements financiers sur demande TORONTO OTTAWA SAINT JOHN MONCTON FREDERICTON CAMPBELLTON HALIFAX CHARLOTTETOWN VANCOUVER CALENDRIERS MM.les MARCHANDS, COMMERÇANTS, efe.Avez-vous donné votre commande de calendriers pour 1937 ?Sinon, nous vous suggérons de passer à notre bureau, pour y faire votre choix TOUS NOS MODELES EN GRANDES REDUCTIONS SPECIAUX CALENDRIERS valant 25c, 20c et 18c 10* Autres modèles 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septembre courant.Il a aussi été décidé de faire des instances pour le prochain congrès des chambres de commerce du district 12, de la Fédération des Chambres de commerce, soit tenu à Sainte-Thérèse, le printemps prochain.L’assemblée a adopté une résolution pour que la Chambre organise, cette année comme par les années dernières, un parti d’huîtres, lequel sera tenu, en fin de novembre, et a chargé le comité des amusements de commencer le travail en conséquence.L’assemblée a aussi résolu que la Chambre de Commerce organise un banquet, genre souper-causerie, et que l’exécutif de la Chambre s’occupe de cette organisation et voit à s'assurer les services d'un conférencier, s’il le juge à propos.L'exécutif de la Chambre de Commerce a tenu, à l’issue de cette assemblée générale, une assemblée spéciale de ses membres, sous la présidence de M.J.-A.Vermette, président.L’assemblée a fixé au 5 octobre prochain la date de ce second banquet annuel de la Chambre, et décidé également que ce banquet serait exclusif aux membres de la Chambre et à ceux qui le deviendraient II a été aussi décidé que la Chambre elle-même défrayait toutes les dépenses de cette organisation.Le but est de réunir les membres dans une fête intime, de manière à discuter les questions qui les intéressent, et à promouvoir plus largement les intérêts mêmes de la Chambre.L'assemblée a de plus décidé de ne demander aucun conférencier, mais de demander aux deux députés du comté, MM.Parent et Barrette, de bien vouloir accepter l’invitation de la Chambre comme invités d'honneur.Seront également invités MM.l’abbé Edmond Lacroix, curé de la paroisse, Rev.M.H.Martineau, pasteur, Chs-Henri Robillard et Evariste Bros-seau, respectivement maires de la ville et de la paroisse de Sainte-Thérèse.De cette façon, les membres de la Chambre auront l’occasion d’entendre plusieurs discours et de passer une agréable soirée.Le programme de ce souper-causerie sera donné dans une prochaine édition.Nominations ecclésiastiques Nous saluons la nomination de deux nouveaux vicaires à la paroisse, MM.les abbés Roland Char-trand et Charles Martel.M.l’abbé Brouillette demeure également en fonctions comme vicaire.Quant à M.l’abbé Charles Vinet, vicaire à la paroisse, il a été nommé maître (De nos correspondants) de cérémonies à la cathédrale.Notons aussi les nominations de plusieurs nouveaux professeurs au séminaire, dont MM.les abbés Ubald Paquette, Martin Laurin, Gaétan Lajeunesse, Jean-Paul Giraldeau, Bernard Desjardins.VISITE DE PAROISSE M.l’abbé Edmond Lacroix, assisté de ses vicaires, ont commencé, cette semaine, la visite de la paroisse.Le travail a été reparti de façon à visiter tous les logis de la ville et de la paroisse dans le plus bref délai possible.La visite des diverses écoles suivra.— Hier soir, dans la salle de l’Académie.a été donné un concert qu’a exécuté, avec beaucoup de succès, la fanfare du Mont-Saint-Antoine, de Montréal.L’assistance était fort nombreuse.Nous donnerons un rapport détaillé de cette fête, dans notre édition de la semaine prochaine.THEATRE , GKORUtS Sainte-Thérôsc Samedi et dimanche, ce dernier jour en matinée et en soirée, un gros programme de vues parlantes: un film américain dont toute la scène se passe dans les plaines de l'ouest américain, et le fameux film français tant glorifié par tous les critiques : "Les Mystères de Paris".D'autres films plus courts complètent ce programme, un des meilleurs de la saison.Les représentations du soir commencent maintenant à 8 heures.Mardi et mercredi prochains, comme à l’habitude, gros programme exclusivement français, à prix populaires.• • • A Brébeuf — Samedi, 12 septembre dernier, fut béni le mariage de M.Oliva Brochu, de Montréal, avec Mlle Simone Campeau, de Brébeuf.Les nouveaux époux partirent pour Québec.Nous leur offrons nos meilleurs voeux de bonheur.— M.et Mme C.-N.Mauwlel et M.Lucien Laperrière, de Montréal, ont visité la famille Joseph Coupai.— M.Victor Charron est retourné dans sa famille, à Montréal, après avoir passé quinze jours parmi nous.— Mlle Marie Blanche Coupai est allée visiter Soeur Théodore de Jésus, à la maison Mère des RR.SS.de la Providence, de Montréal.Mlle Marthe Grignon, de Saint-Jovite, a rendu visite à son amie, Mlle Reine-Emma Coupai, dernièrement.— Mlle Malvina Piché est allée à Saint-Jérôme, visiter ses parents, ainsi que Mlle Reine-Emma Coupai.— M.et Mme Thomas Therrrien et leur nièce Béatrice, sont allés chez M.et Mme J.-B.Husereau, au Lac Quenouilles, en fin de semaine.— Garde A.Blanc, du Dispensaire de Saint-Jérôme, est venue visiter l’école du village, ainsi que l’école no 2.A Saint-Lin — Ces jours derniers, à Saint-Lin, plusieurs jeunes filles avalent organisé une petite soirée pour fêter Mlle Gaby Monahan, fille du maire de la ville.Plusieurs jolis cadeaux lui furent offerts.A Mlle Monahan, nos meilleurs souhaits.— Récemment avait lieu à Montréal une collation de diplômes à des élèves du Couvent des Soeurs Jésus-Marie, de Saint-Lin.Voici les noms des diplômés : 9ième année, Mlles Victoire Pauzé, Gertrude Beaudoin; 8ième année, Mlles Yvette Aubin, Gertrude Deschênes, Marielle Allard, Jeannette Ouimet et Monique Lévesque.Nos félicitations.— La semaine dernière, était béni le mariage de M.Léon Giroux, de Saint-Lin, fils de M.Joseph Giroux, avec Mlle Germaine Ouimet, fille de M.Honorius Ouimet, de Saint-Faustin-Station.Après la cérémonie, les heureux époux sont partis pour un voyage autour de la Gas-pésie.Nos meilleurs voeux de bonheur au nouveau couple.— Ces jours derniers, M.Armand Beaudoin, médecin de Saint-Lin, partait pour l’hôpital où il demeura douze jours souffrant d’un phlegmon à la main gauche.Après avoir reçu des soins assidus et une opération chirurgicale donnés par d’habiles spécialistes, il est depuis samedi de retour dans sa famille.Nous faisons des vœux pour son prompt rétablissement.— Mme Leslie Monahan et sa fillette Gertrude, ainsi que M.et Mme Ludger Venne sont en villégiature au lac des Iles.— La mauvaise température de ces jours-ci, nuit beaucoup aux cultivateurs, tant pour remiser leur grain que pour la récolte du tabac.• • • A La Macaza Les imposantes funérailles de Mme EDOUARD PAUNAIS A Sainte-Anne des Plaines Lundi matin, en l’église ont eu lieu les imposantes funérailles de Mme Daunais, née Amanda Chaumont, veuve du Dr Edouard Daunais, soeur de Mgr Conrad Chaumont, vicaire général et directeur de l’Action Catholique, et de M.l’abbé Donat Chaumont, vice-supérieur du séminaire des Missions Etrangères de Pont-Viau.Mgr Conrad Chaumont fit la levée du corps à la maison.A l’église.Ile service funèbre a été célébré par M J.-A.Cadot, curé de la paroisse, assisté de MM.les abbés C.Coursol, curé de Saint-Martin, comme dia-'cre, et Donat Godin, procureur du séminaire de Sainte-Thérèse, comme sous-diacre.Aux autels laté-' raux, deux messes ont été dites par MM.les abbés Joseph Geoffroy, P.M.E.de Pont-Viau, et Alphonse I Cloutier, supérieur du séminaire de Sainte-Thérèse-de-Blainvilie.| Au sanctuaire on remarquait S.j Exc.Mgr Deschamps, Mgr Georges ! Chartier, vicaire général ; Mgr j Conrad Chaumont, vicaire général; j M.le chanoine Donat Binette, M.le chanoine J.-N.Dupuis, curé de Saint-Nom-de-Jésus de Maisonneuve ; M.Roméo Neveu, P S.S., supérieur provincial de Saint-Sulplce ; M.Louis Bouhier, PS.S.curé de la paroisse Notre-Dame ; M.l’abbé Clovice Rondeau, P.M.E., de Pont-Viau ; M.Arthur Dubeau, P.S.S., le R.P.O.Oubé, S.S.S., le R.P.O.Gélinas, S.S.S., M.l’abbé J.-A.Ouellette, missionnaire de la colonisation ; M.l'abbé Pierre Gauthier, supérieur du collège de l’As- — M.et Mme Camille Sigouin (Alice Daudlin) font part à leurs parents et amis de la naissance d’une fille baptisée sous les noms de Marie, Gabrielle, Liette.Parrain et marraine, M.et Mme Jos.Sigouin, oncle et tante de l’enfant.— A Mme Veuve Alex.Tremblay est née une fille baptisée Marie, Alexina, Madeleine.Parrain et marraine, M.et Mme Octave Desjardins, grands-parents de l’enfant.— Plusieurs personnes profitaient de l’excursion pour se rendre à Montréal, parmi lesquelles on remarquait Mme Ath.Dumouchel, Mme J.-A.Lapointe, Mlle M.-Anne Lapointe, Mme Vve Alex.Sigouin.— M.et Mme Raymond Rumbolt, de Weir, étaient en visite chez leur père, M.Athanase Dumouchel, Hôtel des Lacs.• • • A Mont-Rolland S.Exc.Mgr Georges Gauthier, administrateur du diocèse de Montréal, a présidé la bénédiction du nouveau collège des Maristes à Mont-Rolland, dimanche après-midi.Après la cérémonie, il y eut allocutions par S.Exc.Mgr Gauthier, M.Hermann Barrette, député, M.Jean Rolland, président de la compagnie Rolland, et le maire Arthur Toupin.somption ; le R.P.O.Bédard, P.B., M.I’abbé S.Pelletier, procureur du collège de l’Assomption ; M.l'abbé Joseph Cloutier, curé de Terrebonne ; M.l’abbé S.-P.Lonergan, de Sherley-Mass.; M.l’abbé Hector Bonin, du collège de l’Assomption ; M.l’abbé J.-H.Demers, curé de Sainte-Rose, et son vicaire, M.l’abbé J.-B.Beaulieu, MM.les abbés Ernest Guilbert, Charles-Edouard Beaudry, Georges Rondeau, vicaire du T.S.Nom de Jésus de Maisonneuve ; Charles Toupin, et Simon Charron, aussi de la paroisse du T.S.-Nom-de-Jésus-de-Maisonneuve ; Ferdinand Léveillé, vicaire de Saint-Jérôme ; J.Gauthier.Philippe Labelle.du séminaire de Sainte-Thérèse ; A.Duplessis, aumônier des soeurs de l’Immaculée-Concep-tion d'Outremont ; A.Bigras, vicaire de Notre-Dame-du-Rosaire ; A.Forest, curé ; A Valiquette, de Saint-Janvier ; J.Limoges, du séminaire de Sainte-Thérèse ; A.Léveillé, curé de Sainte-Scholastique; J.-U.Labelle, curé de Sainte-Geneviève ; Lucien Gaudreault, vicaire de Saint-Nicolas ; Rosario Forest, curé de Sairt-Joachim : A.Fiset, vicaire de Saint-Charles ; Charles Vinette, maître de cérémonie, et Laurent Morin, de la basilique.Le chant était sous la direction du notaire J.-T.Legault, de la paroisse du Saint-Nom-de-Jésus de Maisonneuve.Les solistes étalent MM.l'abbé S.Charron, Paul Beci-gneul, Evenne Legault, Jean Décarie et Charles Chevalier.M.Bernard Brien touchait l'orgue.A Ferme-Neuve — Mlle Marie-Anna Meilleur est de retour d’un voyage à Montréal.— M.Georges De Maisonneuve, de Montréal, était chez M.J.-H.Charbonneau.— M.et Mme Aldéric Ploufîe, M.et Mme Rodrigue PloufTe, Mme Cyrille Courcelles, de Lac-des-Ecor-ces, étaient chez M.Joseph Lafontaine dernièrement.— Mme Hélèna Ouellette et sa fillette, Simone, sont de retour d’un voyage à Montréal et Rivière-du-Loup.j —- M.Albert Nadon était de passage à Coteau Station ces jours derniers.— Mme C.Miller, de New-York, était chez Mme André Beauchamp, cette semaine.— MM.J.-E.Poirier, D.-D.Ouellette et Mlle Marguerite Ouellette, étaient de passage à Montréal dernièrement.— M.Ange-Albert Lafontaine unissait sa destinée à Mlle Bernadette Forget, de Saint-Jérôme, le 3 septembre dernier.La bénédiction nuptiale leur fut donnée en l'église de Saint-Jérôme par le révérend Père Alphonse-Marie Forget, dominicain, cousin de la mariée.Après la cérémonie le vin fut servi chez M.Joseph Miller, ensuite les heureux époux partirent pour un voyage à Québec.A leur retour à Ferme-Neuve, il y eut souper et soirée chez M.Joseph Lafontaine.— Ces jours derniers ont eu lieu en cette église les funérailles de M.Edouard Lafieur, époux de Germaine Prévost, décédé à l'hôpital Saint-Luc., à l’âge de 40 ans.Le défunt laisse dans le deuil outre son épouse, sept enfants.• • • A Saint-Hippolyte — Dernièrement est né à M.et Mme Hector Gohier, un fils, baptisé Joseph, Maurice, Réjean.Parrain et marraine, M.et Mme Wil-brod Labelle, oncle et tante de l’enfant.Porteuse, Mme Jos.Labelle, grand’mère de l’enfant.— Le 30 août est née à M.et Mme Félix Légaré, une fille, baptisée Marie, Aline.Parrain et marraine, M.et Mme Joseph Légaré, grands-parents de l’enfant ; porteuse, Mlle Laurette Légaré, tante de l'enfant.— M.et Mme Alcide Renaud, leurs enfants Simonne et Nicole, et M.Roméo Renaud, tous de Montréal, étaient en visite chez M.Jos.Renaud, à l’occasion de la fête du travail.• • • A Saint-Columban Saint-Pierre de Bonniebrook est le nom que porte, depuis samedi dernier, l’oratoire que vient d’ériger sur un monticule, face à sa maison d’été M.P.-J.Perrin, courtier en assurances de Saint-Lambert.Bonniebrook, ruisseau pittoresque et jaseur a donné son nom au domaine de M.Perrin, à quelque deux milles de Saint-Colomban.Pourvu d'un magnifique terrain de golf, d'une maison d’été et d’une maison REDUCTION DU TARIF des COMMUNICATIONS TÉLÉPHONIQUES À GRANDES DISTANCES à compter du 1er septembre Io tarif tlu service téléphonique interurbain a été modifié de nouveau.A compter du 1er septembre des réductions seront en vigueur pour les communications destinées à des endroits éloignés de plus de 130 milles de distance en ligne droite.C'est la sixième diminution du tarif interurbain au cours des sept dernières années.Il en résultera d’importantes économies pour les usagers du service- Et n’oubliez pas que les appels entre postes et de personne à personne bénéficient maintenant du tarif de nuit chaque soir après 7 heures et toute la journée du dimunche.SfCASiSt d’hiver, de spacieuses dépendances, Bonniebrook est maintenant enrichi d’une chapelle conçue et exécutée par M.Perrin lui-même.D’un style à la fois rustique, paysan et rappelant les premières chapelles construites au pays, avec ses vitraux sertis de plomb, son chemin de croix enluminé, son orgue, son intérieur de bols clair, son autel tout blanc, cet oratoire réunira chaque dimanche la famille de M.Perrin ainsi que ses nombreux serviteurs et Invités.M.l’abbé Bruno Pressault desservira cette chapelle.Mgr Georges Gauthier, archevêque coadjuteur de Montréal, assisté de MM.les abbés Bruno Presseault, curé de Saint-Colomban et A.Lessard, curé de Saint-Lambert, officiait à la bénédiction.On remarquait au choeur M.A.-A.Gardiner, Chevalier de l’Ordre du Saint-Sé- pulcre.Après la bénédiction, un banquet réunissait les invités : Mgr Oeor-ge Gauthier, le R.P.Voyer, o.p., MM.les abbés B.Presseault, A.Lessard, MM.et Mmes P.-J.Perrin, Auguste Anger, P.Brault, J.-E.Cardinal, W.-J.Cox, P.Comtois, R.Du-guay, Dr A.Chevrier, Mme J.-F.Chandler, MM.et Mmes P.Comtois, E.-H.Desmarais, G.Favreau, Aug.Lorrain, Paul Tremblay, Adolphe Roy.Dr et Mme H.MacLaren, Dr Jean Tremblay, MM.et Mmes Romain Gour, Paul Courtois, J.Marchand, J.-A.Malo, MM.Jos.Rousseau, Paul Cardinal, Fernand Cardinal, Roger Perrin, Jean Perrin, John Chandler, jr., Mlles Margot McAllister, Lorettc Cardinal, Lucienne Cardinal, Estelle Boissel, Lille Perrin, L.Gravel, S.Brosseau, Mme Lonergan.LAFLAMME & BOURASSA Successeur de C.-E.LAFLAMME MANUFACTURIERS DE PRODUITS EN BETON, GRANIT, TERRAZO, etc.Pour tous vos travaux d’aqueduc, d’égoùts, de drainage, pour vos cheminées et pour vos constructions en général où U vous faut des matériaux en ciment de 1ère qualité, VENEZ NOUS VOIR Nous ne craignons pas que nos marchandises soient soumises à des épreuves faites ou par compression ou par immersion, et nos prix défient toute compétition.ADRESSE TELEPHONE Usine : Près du Collège Commercial Usine : 323 Résidence : 484 rue Fournier.Rés.: 67 Saint-Jérôme, P* Q.Nouvelle Un célibataire -— n n iï- Par CELIBER A travers la vie, il nous arrive fréquemment de faire la connaissance de certaines personnes dont le lendemain nous fait meme oublier les noms.On cause avec elles, pour tuer le temps, ou par contrainte, ou simplement par pure politesse, et elles nous plaisent si peu et nous paraissent au point banales que leur départ nous cause autant de satisfaction que leur présence nous ennuyait.D’autres rencontres cependant laissent des souvenirs profonds, voire même des amitiés.J’ai connu Paul Duriac dans des circonstances trop particulières pour les Ignorer, et un rien suffit à faire renaître leur souvenir à la frontière de ma pensée.Sur l’avis du guide, mes deux compagnons avaient décidé, vers les quatre heures de l’après-midi, de traverser le grand lac X ., et d’aller camper à l’embouchure d’une petite rivière, dans un endroit aussi intéressant que pittoresque.La décision me convenait d’autant plus que je l’avais suggérée et qu’il me tardait d’arriver à destination, après un “portage” qui durait depuis trois jours.Le guide nous avait d’ailleurs souligné que ce dernier effort nous permettrait d’arriver le lendemain soir au campement des Thomas.Il était tout près de sept heures quand nous arrivâmes à l’embouchure de la petite rivière.L’endroit était très idéal pour le campement, mais un groupe de chasseurs nous y avaient précédés.On voyait leurs tentes blanches dressées près de grands sapins noirs, contraste frappant dans ce crépuscule d’une magnifique Journée de septembre.Le fait de constater qu’il nous faudrait élever nos tentes près des leurs, subir leur compagnie, me donnaient, je l’avoue, des contrariétés.Nous fîmes leur connaissance.C’étaient quatre gais lurons, de Montréal comme nous, qui se dirigeaient, le lendemain matin, vers une montagne, à dix milles à l’ouest, d’où l’on rapportait la présence de nombreux orignaux.Des quatre, mes sympathies allèrent au plus jeune.Il se nommait Paul Duriac.Il fut à table mon compagnon particulier.Après le souper, arrosé de bon thé et assaisonné de joyeux propos, les groupes se divisèrent.Les uns se mirent en train d’organiser une partie de cartes, les autres de faire la vaisselle.Je gagnai le grand feu qui pétillait à l’entrée des tentes.Duriac y était déjà ; assis sur une bûche, il regardait vers le large d’où soufTIalt une bise froide de fin de septembre.A mon approche, il leva le regard sur moi, et dit : — Regardez la lune.N'est-ce pas beau ?Tranquille surtout ?La lune semblait surgir de la montagne d’en face, et les grnnds sapins semblaient la trouer par instants.Elle monta tranquillement, s’échappa des arbres, monta encore, et le lac devint clair, semblable à un miroir couché.Les arbres sombres et le firmament pâle se reflétaient dans ce miroir gigantesque.Des vagues venaient, aeve un refrain monotone, battre les rives ; un liuard fit entendre soudain sa lourde plainte ; des bruits de feuilles tombantes autour de nous.Un grand calme se posa sur la nature comme un manteau.Nous causions de tout et de rien, des bois immenses et de la plaine, du calme des forêts et du tumulte des villes, des succès et des revers des vies humaines.Petit à petit, tout en grillant des cigarettes, nous égrenions tour à tour des souvenirs intimes, si bien qu’il connut ma vie et que j’appris la sienne.Il avait fait un cours universitaire, avait succédé à son père à la direction d’une des plus importantes usines de la province, et déplorait le fait qu'il était resté célibataire.Il me dit sur le sujet ces simples paroles : — Les histoires d’amour sont tristes ou gaies.La mienne n’est pas ensoleillée, je vous l'assure.Je n’en ai vécu qu’une seule.Je n’en vivrai probablement jamais d’autre maintenant.Son regard à ce moment se portait vers le lointain ; il se taisait comme si des souvenirs passaient devant ses yeux et qu'il sentait le besoin d'en retarder un moment le passage.Je me taisais aussi, respectant sa douleur et j’allais balbutier quelques paroles banales quand il reprit très doucement : — Il faut que je vous narre ça ,J’ai aimé follement, oui follement.Elle se nommait Hélène.Sa beauté faisait l’admiration de tout le village.Jolie, très instruite, intelligente en plus, jamais, à mon avis, Dieu ne créa femme plus parfaite.Je l’aimai dès qu’on me la présenta.J’avais vingt-deux ans.L'amour n’avait été pour moi qu’un leurre, et je préférais une partie de hockey à la satisfaction qu’ont les nmoureux de s'embêter trois heures durant dans un coin de salon.Je m’appliquai dès lors à la conquérir, d’autant plus et d’autant mieux que tous les galants du village s’acharnaient à sa conquête.Je l’allais voir tous les soirs.Ce rendez-vous quotidien dura deux ans.Il était devenu une obligation, voire même une nécessité.Elle habitait un vieux château, remodelé à coups de dollars, et le grand parc qui l’entourait convenait très bien à nos entretiens aussi amoureux que discrets.A maintes reprises, je I lui fis part de mes sentiments intimes.Elle ne me communiqua jamais les siens, sauf en une occasion : “Je vous aime" avait-elle dit.Mon père mourut.Deux mois plus tard, à la suite de lourds chagrins, ma mère partait à son tour.Une vieille tante vint habiter la maison.En dépit de tous les soins dont elle m'entoura, l’existence me devint dès lors insupportable.Mes instances auprès d’Hélène devinrent plus pressantes.Je lui montrai ma vie totalement désorientée, lui indiquai bien ouvertement mon désir de fonder un foyer, de rendre une femme heureuse, et lui demandai de devenir ma compagne.Elle me répondit d'une voix émue qu’elle n’y voyait pas d’objection, et que le sujet serait discuté incessamment.Vers cette époque, un jeune médecin vint s’établir au village.Il avait un physique agréable, une instruction supérieure, et tous les salons s’ouvrirent pour faire honneur au nouveau venu.Hélène fit sa connaissance à une soirée où je n’assistai pas, et s’éprit profondément de lui.Je constatai le fait quelques jours plus tard, et dès lors, mes visites devinrent moins nombreuses à la maison de la jeune fille.Si bien que deux mois plus tard, Hélène me disait : — Paul, il va me falloir vous faire de la peine .Et comme je ne répondais pas, elle ajouta : — Il le faut.Vous m’aimez, je le sais.Je le crois.Quant à moi.— Vous ne m'aimez pas, je le sais, je le crois .dis-je brusquement.Elle sursauta : mon ton était aussi brutal que franc.— Je vous estime tout simplement, fit-elle.J'ai cru vous aimer.Je me suis trompée.Continuer ces fréquentations nous causeraient, à tous deux, d’inutiles regrets.A quoi bon alors continuer ?— C’est mon congé, dis-je, la voix slfTlante.— Nous ne sommes pas faits l'un pour l’autre.Pourquoi ne voulez-vous pas comprendre ?Le sacrifice est grand, mais Je l’exige.On ou- blie si vite, Paul.Vous aimerez ailleurs.Une autre que moi, une autre qui saura mieux vous comprendre, mieux vous aimer .— Ne dites pas une parole de plus, Hélène.Je vous dis que je vous aimerai toujours.Vous en aimez un autre.Suivez-le.Mais je vous donne ma parole d'honneur que jamais je ne me marierai, et que j’assisterai à votre mariage, pour vous mieux montrer que vous me marchez sur le coeur.Je m’avançai pour l'embrasser.Elle recula de '.rois pas, et me dit ; “II ne le faut pas ! Il ne le faut pas !” Je me contentai de hausser les épaules, et si je me souviens bien, je partis sans ajouter un mot de plus.Sept mois passèrent, longs, interminables.Je ne savais plus comment tromper les heures et j’emportais au bureau, chaque matin, une mauvaise humeur que je ne parvenais pas à enrayer.On m’annonça le mariage d’Hélène ; elle épousait le jeune médecin.Des invitations furent lancées.J’en reçus une.Hélène y avait tracé ces quelques lignes.Je vous en donne à peu près le texte intégral ; “Vous m’avez promis d'assister à mon mariage.Je compte que vous y serez.Je ne vous en veux pas.Ne me portez pas rancune.Souhaitez-moi plutôt beaucoup de bonheur.Voyez-vous, nous n’étions pas faits l’un pour l’autre.L’auriez-vous compris ?" Je me promis de ne pas manquer l'invitation.Ce fut un mariage très chic.Tous riaient, sauf moi.A l’église, je me plaçai près des bénitiers, et tout l’office durant, je ne cessai de remonter le courant des étapes de ma vie amoureuse.Je refis, une à une.toutes ces étapes, les gaies comme les tristes, et il me fallut à certains moments faire appel à toutes mes énergies pour ne pas éclater en sanglots.Je suivis la noce en compagnie d’amis.J’affectais de rire, et j’avais la gorge remplie de sanglots.A la maison, tous allèrent embrasser la mariée.Je m'y refusai.Hélène me regarda quelques minutes plus tard, et son regard amer m’entra dans le coeur comme un poignard.Je me reprochai ma conduite.J'éprouvai qu’Hélène avait cette impression brutale que je venais, pour me venger du baiser qu’elle m’avait refusé lors de notre séparation, lui faire chez elle une impolitesse.Je n’avais pourtant pas pensé à cela.Je n’avais pas voulu me rendre à ce baiser d’usage uniquement pour ne pas trahir mon état d’âme.Je résolus de réparer, coûte que coûte, cette impardonnable gaffe.Je remercie Dieu de m’en avoir fourni l’occasion.Toute ma vie durant, je ne cesserai de le remercier de m’avoir fourni cette opportunité, inexplicable parce que trop étrange.Je la croisai presqu’inconsciem-ment.Le premier je lui parlai.Comme par enchantement, nous étions presque seuls.Dieu l’a-t-il voulu ainsi ?Je ne cherche plus à comprendre.— Pardonnez-moi, Hélène, lui dis-je.Je n’ai pas osé .J'avais trop peur de me trahir.— Ne parlons plus de cela, fit-elle, très doucement.Merci d’être venu .Vous m’avez fait plaisir.— Et je vous souhaite tout le bonheur possible .— Merci.Et vous ne m’en voulez pas ?— Je ne vous oublierai jamais, dis-je, en la regardant profondément.On approchait.Ce furent les dernières paroles que je lui adressai.Je ne l’ai pas revue depuis.Elle est mariée depuis quinze mois.On me dit qu'ils sont heureux.Je ne sais pas ; je ne demeure plus au village.Elle mérite en tout cas d’etre heureuse .Puis, après un silence : — Nous autres, les hommes, il faut parfois souffrir.Je crois bien que je souffrirai toujours à cause d'elle.Je n’ai pas aimé depuis.Je crois bien que je n’aimerai jamais.Si vous voulez, rentrons.Entendez-vous leurs rires ?Ça chassera les mauvaises idées ! Jamais je n’ai oublié cette nuit de septembre, il y a trois ans passés.Souventes fois, je suis revenu à cette simple histoire, racontée, un soir de lune, dans les grandes forêts du nord de cette province, par un compagnon d’occasion.Les années passèrent.Je n’entendis plus parler de Paul Duriac.Tout dernièrement, à l’issu d’un banquet auquel j’assistais à Montréal, la silhouette de Duriac se dressa devant moi.Il me reconnut sur le champ.Il vint à moi, me serra les mains.J’appris qu’il habitait maintenant la ville de Québec.— Et Hélène ?lui demandai-je.— Vous vous souvenez donc de mon histoire ?— Est-elle heureuse ?demandai-je encore.— On dit qu’elle ne l’est pas.— Célibataire ?— J’ai failli ne plus l'être, l’an dernier.Une crise passagère.On dirait que je ne suis pas fait pour devenir un époux.Encore une déception ! Je crois bien que je le serai pour longtemps maintenant.Et comme je ne disais rien, il ajouta, les yeux rivés vers le plancher : — On dit qu’elle n’est pas heureuse.Pourtant elle me semblait radieuse quand, il y a deux mois, je l’ai aperçue à la gare Windsor.Je me suis dissimulé pour ne pas la croiser, mais je l’ai si bien observée qu’il me semble que la vie ne l’a pas maltraitée.Elle était aussi jolie qu’autrefois : beau teint, même démarche gracieuse, même élégance.J’ai eu l’intention de m’avancer et de l’aller saluer.Pourquoi donc l’aurais-je fait ?En somme.Je suis bien comme cela.Je me résigne : pas de foyer, pas de bonheur : rien.J’attends.Car tu sais, mon vieux, termlna-t-11 avec un sourire qui traduisait beaucoup d’amertume, on vieillit vite quand dans le coeur il n’y a plus d’amour.CELIBER.Septembre 1936 Tous droits réservés. Page mix L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 18 septembre 1936 OSCAR LANDRY, Pharmacien Kodaks et Pellicules Développement, Impressions, Agrandissement.Chocolats Laura Secord Plumes.Waterman, Crayons Waterman, Papier à Lettres.Nous prenons les commandes pour Fleurs naturelles, — Bouquets de noces PHARMACIE OSCAR LANDRY La mieux assortie du district 3391 rue Saint-Georges Saint-Jérôme VOISIN DU MARCHE Tél.461 et 490 Nouvelles de Saint-Jérôme Décès de Madame Arthur Lemay Imposantes funérailles en Vàglise paroissiale de Saint-Jérôme Nous avons eu le regret d’ap-< prendre le décès de Mme Arthur Lemay, née Octavle Desjardins, décédée dimanche dernier, à l'âge de 64 ans et 9 mois, après une longue maladie.La défunte laisse dans le deuil, onze enfants, trois fils : Emile, René et Joseph ; et huit filles : R.Soeur Marie-Félicien, (Juliette) des RR.SS.de Sainte-Anne, Alma, Alice, Yvonne, Béatrice, R.Soeur Marie Adélard du Sacré-Coeur, (Cécile), des RR.SS.de Sainte-Anne.Annette et Jeanne ; une belle-fille, Mme René Lemay, et cinq petits-enfants : Jean-Claude, Réjean, Fleurette, Louise et Yvon.La défunte laisse en outre, ses frères : M.Jérôme Desjardins, de Saint-Sauveur-des-Monts, M.Napoléon Desjardins, de Saint-Faustin, M.Frédéric Desjardins, de Saint-Jérôme, M.Wilfrid Desjardins, d'Huberdeau, M.Edouard Desjardins, de Saint-Jérôme, M.Octave Desjardins, de Timmins, Ont ; ses soeurs, Mme Joseph Paquin (Clémentine), Mme Adrien Filion (Orise), de Kiamika, Mme Alfred Desjardins (Auréo), de Saint-Jérôme ; ses beaux-frères, MM.Alfred Desjardins et Adrien Filion ; plusieurs neveux et nièces.Les funérailles ont eu lieu mercredi matin, en l'église de Saint-Jérôme, au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.Le service funèbre a été chanté par M.le chanoine Zénon Alary, directeur de la société diocésaine de la Colonisation, cousin de la défunte.Il était assisté de MM.les abbés Paul Labelle et René Desjardins, comme diacre et sous-diacre.La levée du corps fut faite par M.l’abbé René Desjardins.Assistaient au sanctuaire, M.l'abbé Georges Thuot, principal de l’Ecole normale, et M.l’abbé Paul-Emile Gauthier, chapelain du pensionnat des SS.-Anges.Portaient les rubans de la bannière des dames de Sainte-Anne, Mmes Joseph Râtelle, Edouard Ca-dieux, Jérémie Labonté, Edouard Delorme.Les porteuses des rubans du corbillard, étaient Mmes Joseph Carrière, Ménasippe Filion, Michel Prud’homme, Arthur Nadon, O.Desormeaux, Frédéric Desjardins.Les porteurs étaient MM.Joseph Carrière, Ménasippe Filion, Adrien Nantel, Joseph Millette, Olivier Emond, Sigefrold Boyer.Les rubans de la bannière des Tertiaires étaient portés par Mesdames Hervé Delorme.Alfred Lorrain, Emery Daoust et Madame Charron.Conduisaient le deuil, les fils de la défunte, Emile, René et Joseph, son petit-fils, Jean-Claude, ses frères, MM.Jérôme, Frédéric, Wilfrid, et Edouard Desjardins ; son beau-frère, M.Alfred Desjardins.Dans le cortège, on remarquait : le notaire Gustave Léonard, M.Paul Leblanc, avocat, M.Gérard Leblanc, optométriste, de Montréal, le notaire Henri Rodrigue, d'Ahuntsic, MM.Tréfilé et Noé Cyr, de Sainte-Dorothée, MM.Charles et Joseph Drouin, de Saint-Jérôme, MM.Camille Wilson, Jérôme Leblanc, Jérôme et Roland Fillon, de Kiamika, M.Raoul Brunet, constable de Saint-Jérôme, MM.Alcide, Adrien, Jérôme et Edouard Paquin, Aldé-ric, Jean et Lucien Desjardins, Wilfrid Desjardins, le Directeur du collège des RR.Frères des Ecoles Chrétiennes, à Saint-Jérôme, le Dr Rosaire Lapointe, MM.J.-H.Desjardins, inatire de poste, J.-N.Bousquet, Albert Guénette, Joseph Char-trand, Charles-Edouard Bouchard, de Joliette, A.Miliaire, Napoléon Castonguay, F.Richer, L.Huneault, M.Farrell, de la Cle Javello, MM.Adrien Carrière, A.Carrière, F.Carrière, J.-A.Legault, Rémi Bourassa, A.Charbonneau, H.Lepage.A.Paquette, C.Lafieur, N.Valiquette, Olivier Forget, E.Ploufie, J.Lau-zon, N.Morin, R.Dolbec, V.Lau-zon, J.Brière, Edouard Robert, Alphonse Bourbeau, René et Marcel Aubin, Wilfrid Prud’homme, Alfred Langlois, Alex Saint-Onge, Chs-Ed.Labelle, J.-W.Cyr, A.-L.Michaud, J.-B.Lafieur, Jérémie Labonté, Joseph Paquette, J.-C.Légaré.Jes RR.SS.de Sainte-Anne, les élèves de l'Ecole normale, du pensionnat des SS.Anges, les élèves des 4e, 5e et 6e années de l’Ecole Labelle, et autres.• • • Nous prions cette famille douloureusement éprouvée, d’agréer nos sincères condoléances.scoeoscccccoscccooseosoceo: PETITES ANNONCES Maison à louer, à vendre, meubles lisages, demande d’emploi, objets perdus, etc., etc.NOUVEAU TARIF 2 sous le mot, minimum 40c, ou 2 insertions pour S1.00.• • • HOMMES DEMANDES Une excellente occasion pour homme énergique et ambitieux connaissant la sollicitation.Clientèle établie — produits bien connus depuis 1868.Profits de S25.00 à 835.00 par semaine au début.S'a-dreser à LA COMPAGNIE J.R.WATKINS, 2177 rue Masson, Montréal.C-215 • • • A VENDRE Une machine à laver électrique moderne, en parfait état.A vendre bon marché.S’adresser à “L’Avenir du Nord’’, 303 avenue Parent, Saint-Jcrôme.A VENDRE OU A LOUER L’hôtel Rivière à Gagnon, situé à 5 milles de Saint-Jérôme, avec de la machinerie pour 82,500., ameublement pour S1.000., maison en briques de 10 pièces, salle de danse 26 x 36, camp en bouleaux de 3 pièces, garage pour 4 autos, écurie et étable, poulailler pour 300 poules, ferme de 69 arpents, nouvelle glacière, l’eau dans toute la maison.Cette place a coûté 810.300.Offre exceptionnel : à louer 8150.par année.ou à vendre $4,000 pour le tout, S2.000.comptant, balance S500.par année, sans intérêt.S'adresser à l'IIôtel Rivière-à-Gagnon.C.- A.LORRAIN & FILS ASSURANCES GENERALES Vendeurs autorisés des Autos Buick - Pontiac • Chevrolet - Oldsmobile Bureau existant Tél.No 58 — Saint-Jérôme depuis 34 ans Protégez les votes par une Bonne Assurance sur la Vie Rodrigue Bélanger Assurances Générales FEU, VIE, ACCIDENTS ET MALADIE AUTOMOBILES, PLATE GLASS Représentant “CONFEDERATION LIFE ASS.” 169, S.-Georges — Tél.60-J — Saint-Jérôme I-a fête du Calvaire Cette année, favorisés par une température idéale, nous avons eu une Imposante fête du Calvaire.Plusieurs milliers de personnes parmi lesquelles on remarquait nombre d'étrangers, s’étaient rendues au cimetière, dimanche dernier.• (jour assister à la grand’messe i chantée à l'autel du Calvaire, par M l'abbé A.Léveillé.Le sermon de circonstance fut prononcé par M.j l’abbé Paul Labelle.C’était un spectacle touchant de voir cette foule émue et recueillie venue en si grand nombre, honorer la mémoire de nos chers dé-I funts.• • • les ({uarantr-Ilnires - C’est la semaine prochaine qu’auront lieu dans notre église paroissiale, les cérémonies annuelles des Quarunte-Heures qui commenceront jeudi matin pour se continuer vendredi et se termineront samedi, dans la matinée.Ces exercices provoquent toujours chez nos paroissiens, un regain de piété et donnent lieu à des manifestations touchantes de foi.• • • I„i visite paroissiale Nos vicaires ont fait cette semaine, la visite paroissiale dans nos familles qui habitent les quartiers Saint-Jean-Baptiste et Labelle.La semaine prochaine, à cause de3 Quarante-Heures, cette visite sera discontinuée et sera reprise un peu plus tard.• • • La grotte chez les RR.SS.Sainte-Anne Les Soeurs de Sainte-Anne Informent respectueusement le public de Saint-Jérôme qu'il n’aura plus accès, pendant l’année scolaire, à la grotte érigée dans le bois, sur leur terrain et propriété.S’il vous plait prendre note du présent avis.(Communiqué) • • • Les Quatre-Temps Cette semaine est la semaine des Quatre-Temps de l’automne.Mercredi était donc jour de jeûne et d'abstinence, de même qu'aujour-d'hui et demain, samedi.• • • Les cours de solfège La reprise des cours gratuits de solfège donnés à Saint-Jérôme, doit avoir lieu bientôt.Nous prions nos lecteurs de bien vouloir lire l'appel lancé à ce sujet, dans une autre colonne de cette même page du journal.• • • La réunion des Anciens du Collège Un grand nombre d’anciens ont retenu leur billet pour assister à la réunion annuelle qui aura lieu dimanche, au Collège Saint-Jérôme.Le programme de la journée comprend : messe au Collège, à 10 heures, élections, puis banquet à l'ile, amusements et Salut.• • • L’heure normale C'est samedi soir prochain, 26 septembre, à minuit, que nous re- viendrons à l’heure normale.Il ne faudra donc pas oublier de retarder nos horloges d’une heure, samedi soir de la semaine prochaine.• • • Le nouvel horaire On nous informe qu'il y aura un changement remarquable dans le nouvel horaire des trains, au Canadien Pacifique, et nous croyons que le nouveau service sera bien apprécié.Trois convois descendront régulièrement à Montréal tous les jours, l'un le matin, un autre vers midi et demie et un troisième le soir.Le samedi après-midi, on pourra descendre à Montréal vers une heure et demie et un convoi montera à Saint-Jérôme les samedis et dimanches soirs, vers minuit.On pourra également descendre à Montréal le dimanche matin.Tous les changements s’effectueront dimanche prochain, 27 septembre.et nous donnerons un horaire plus exact dans notre prochaine édition.THEATRE ET E X ' ¦ Saint-Jérôme .VENDREDI ET SAMEDI 18 et 19 septembre Rainmakers avec Bert Wheeler, Robert Woolsey; Secret Patrol avec Charles Starrett.DIMANCHE ET LUNDI 20 et 21 septembre Little Colonel avec Shirley Temple ; Flo Floche avec Armand Bernard.MARDI, MERCREDI, JEUDI 22, 23, 24 septembre Walking on the air avec Gene Raymond ; Gentle Julia avec Jane Wethers.Au Foyer Notre-Dame du Bon Conseil Les cours du patronage et les cours privés recommenceront bientôt, au Foyer Notre-Dame du Bon Conseil.On y donne un cours complet d’enseignement ménager qui comprend : cuisine, couture, coupe, tissage, dentelles et broderies, fantaisies, etc.On y donne également des cours de français, d'anglais et d'arithmétique.Le droit d’inscription aux cours du patronage est de $1.00 par année et comprend tous les cours.Les déboursés pour les cours privés sont de $1.00 par mois par cours Toutes les dames ou jeunes filles qui désirent suivre ces leçons sont priées de s’inscrire au plus tôt, en s'adressant au Foyer, 500 rue Labelle 9 9 • Prochains mariages Demain matin, à Saint-Jérôme, à 7 heures, sera béni le mariage de Mlle Alice Clément, fille de M.et Mme Wilfrid Clément, de Saint-Jérôme, avec M.René Brière, de la paroisse de Notre-Dame, de Montréal, fils de M.et Mme Napoléon Brière, de Saint-Jérôme.• • • Demain matin, également, à huit heures sera béni le double mariage de Mlle Laurence Corbeil, fille de M.et Mme Aurèle Corbeil, avec M.Marcel Taillon, tous de Saint-Jérôme, fils de M.et Mme Herménégll-de Taillon, de L’Annonciation ; et celui de Mlle Yvonne Lorrain, fille de M.et Mme Ovila Lorrain, avec M.André Corbeil, fils de M.et Mme Aurèle Corbeil.6 6 6 En croisière M.J.-T.Clément, agent d'assurance, de Saint-Jérôme, s’est embarqué mardi dernier, à bord du New Northland, pour une croisière de sept jours à l’ile du Prince-Edouard.• • • De passage Mme Hélène-J.Thouin, G.M.G., de Saint-Jérôme, accompagnée de sa belle-soeur, Mme Veuve Félix Juteau, de Ville-Marie, Qué., est revenue enchantée d’un long voyage dans les différentes grandes villes de l'état de New-York, faisant arrêt à Plattsburg, Montagnes Adi-rondaks, Source Savatoga, Albany, Utica et Frankfort, N.Y.• • • Au Congrès des Coiffeurs et Coiffeuses Mlles Simone Drouin et Germaine Jouvet, du Salon de coiffure "Sy-mone”, assisteront à la convention des coiffeurs et coiffeuses qui sera tenue à l’hôtel Windsor, lundi, mardi et mercredi prochains, 21, 22 et 23 septembre.• • • Excursion de pèche MM.Gaston Valiquette, Emile Giroux et Léo Paquin sont revenus samedi dernier, enchantés d’une excursion de pêche au Lac Brûlé.Ils ont rapporté 45 belles truites rouges de 1 \\ livres chacune.Leur guide était M.Isidore Beauchamp, de Guénette.Les excursionnistes ont fait 40 milles sur l’eau : ils ont remonté la rivière Kiami, la Rivière Brûlée pour se rendre au Lac Brûlé, but de leur randonnée.Nous offrons nos félicitations aux heureux pêcheurs.• • • Chez nos pompiers Jeudi dernier, vers 3 heures de l'après-midi, un appel fut donné à l’avertisseur no 231 pour un feu dans le grenier chez M.Wilfrid Paiement, 26 avenue Latour.Un jet d’eau a suffi pour enrayer les flammes.Les logements occupés par MM.Anthime Bertrand, et Pierre Beaubien ont été endommagés par l'eau.Les trois locataires n’avaient pas d'assurance, mais les dommages causés sur la propriété sont couverts.L'incendie a été causée par un tuyau surchauffé.9 9 9 Mardi après-midi, à 1 h.45 de l’après-midi, un autre appel fut donné à l'avertisser no 421 pour un commencement d'incendie dans un garde-robe, chez M.Paul Léveillé, 30 rue L’Annonciation.Les dommages, peu considérables, sont couverts par les assurances.• • • Décès Nous avons eu le regret d’apprendre la mort de M.Eugène Wilson, boulanger, de Saint-Jérôme, époux de Laura Nadon, décédé à l’Hôtel-Dieu, à Montréal, à l'âge de 48 ans, vendredi dernier, 11 septembre.Les funérailles ont eu lieu en l'église de Saint-Jérôme, lundi dernier, 14 septembre, à 10 heures, au milieu d'un grand concours de parents et d'amis.Nous prions cette famille douloureusement éprouvée, d’agréer I nos sincères condoléances.Cours gratuits de solfège On sait que.durant les mois d’automne et d'hiver, des cours gratuits de solfège sont offerts à la population de Saint-Jérôme, ainsi qu'en plusieurs autres villes de la province de Québec.Ces cours, donnés un soir par semaine, par un professeur de Montréal, doivent bientôt commencer dans notre ville.Si le nombre des élèves est trop restreint, ces cours seront interrompus.Nous nous demandons si nos concitoyens se rendent bien compte de l’importance de ces cours de solfège et s’ils en apprécient la valeur.Voici quelques renseignements et conseils donnés par le directeur des cours, M.J.-B.Dubois, sur l’étude du solfège : La lecture musicale est la première et la plus importante de toutes les études relatives à cet art ; le degré de perfection qu'on peut acquérir est la base des succès qu'on se propose d’obtenir par la suite.L’unique moyen d’arriver à ce but est d’observer avec le plus grand soin tout ce qui a rapport à l’étude du solfège.Solfier signifie chanter en nommant les notes, en observant strictement leurs différentes valeurs, en partageant les divers' temps de la mesure avec une égalité aussi régulière que le serait le balancier d’une pendule, et en continuant ainsi avec la même précision jusqu’à la fin du morceau, sans se permettre le moindre retard, ni anticipation, ni sur les temps, ni sur la mesure.L’étude de la musique, aussi bien vocale qu’instrumentale, doit s’appuyer sur le solide fondement du solfège, théorique et pratique, pour tous ceux qui s’intéressent à cet art.Cette éducation musicale offerte | gratuitement à Saint-Jérôme sera-t-elle négligée et refusée par notre population ?Parmi les membres de la chorale de l’église, de la Chorale de Saint-Jérôme, parmi les élèves du couvent, et du collège, dans nos familles où l’on aime et cultive l’art musical, il y a sûrement un nombre suffisant de personnes pouvant constituer une bonne classe de solfège.Nous faisons appel à tous ceux qui aiment la musique et désirent acquérir la connaissance du solfège, base essentielle d’une véritable éducation musicale.Rappelons que ces cours sont gratuits et se donnent chaque semaine, le lundi soir, dans la salle municipale.Qu’on aille s’inscrire nombreux, à ces cours.Autrement notre ville sera privée de cette précieuse aubaine dont profitent toutes les autres villes de notre province.H toi> ms ricoiivsio'wiis It AVI I il LEGAULT U LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.Séquestre officiel du District de Terrebonne AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boite Postale 93 LACHETE soooeoccccscsoococccosccost Paul Larose L.LJ3.AVOCAT 128 rue Blainvillc SAINTE-THERESE Téléphone 50 scooosooeososccooeccooooco: GASTON GLBEAULT AVOCAT de Bourassa & Gibeault W< I U Tél.60 — 5 rue Préfontaine SAINTE-AGATHE-DES-MONTS SOSCCOSCOGOCCCCCCCOSOCCCCCZ NOUVELLES DE P A R T O U T .(Suite de la 5e page) A Saint-Faustin La ligue des propriétaires Mercredi soir dernier, avait lieu une importante assemblée de la Ligue des Propriétaires de Saint-Jérôme.A cette réunion on a procédé à l’élection du bureau de direction pour l’année courante.Ont été élus : président, M.Auguste Lorrain ; vice-président, M.Jean • Charles Marchand ; trésorier, M.Horace Limoge ; secrétaire, M.Arthur Lapointe.La ligue est maintenant légalement formée et commencera ses activités au commencement d’octobre prochain, alors que deux assemblées régulières auront lieu tous les mois et auxquelles tous les membres sont convoqués.Déjà plusieurs sujets de grande importance sont à l’étude et il y a beaucoup de travail en perspective.Une invitation toute spéciale est lancée aux petits propriétaires de faire partie de cette ligue qui a pour but de protéger leurs intérêts.La contribution n’est que de $1.00 par année.Tous ceux qui auraient des suggestions ou critiques à faire sont invités à venir en grand nombre aux assemblées.Pour tous renseignements désirés, on peut communiquer avec le président, M.Auguste Lorrain ou avec le secrétaire, M.Arthur Lapointe.• • • A la dernière assemblée de la ligue, mercredi soir, on a résolu d’envoyer une demande à la Ligue des Propriétaires de la province pour avoir des renseignements au sujet d’alfilier la ligue jérômlenne à cette association.A nos lecteurs Toutes notes sociales : naissances.décès, mariages, visites, déplacements, soirées, réunions, etc., sont publiées gratuitement dans nos colonnes.Faites-nous les parvenir et 11 nous fera plaisir de les insérer dans nos colonnes.Téléphone 12.Notez bien P adresse du bureau de L* AVENIR DU NORD 303 Avenue Parent à ITMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, IJ mitée Voisin de la gare du Pacifique Canadien Téléphone 12 Saint-Jérôme — M.Paul Marcotte, de Montréal, ainsi que MM.Robert et Fernand Perrault, étaient à Saint-Faustin, pour une fin de semaine.— M.Gérard Zimmer, de Montréal, rendait visite à ses parents, à leur maison d’été, à Saint-Faustin.— Jeudi dernier, un groupe d’amis rendaient visite à M.Damase Levert, à la pension "Lorraine des fleurs".— Mlle Juliette Patenaude, de Montréal, accompagnée de ses parents, étalent de passage à Saint-Faustin, la semaine dernière.— Mlle Aurore Levert, de Saint-Faustin, était de passage à Saint-Jérôme, samedi dernier.— Mlle Juliette Binette, de Saint-Faustin, était de passage à Sainte-Agathe, mercredi dernier.— M.et Mme Camille Doré, de Sainte-Agathe, rendaient visite à leurs parents, de Saint-Faustin.Décès de Mlle Hélène Renaud RAYMOND RAYMOND AVOCAT Samedi et dimanche à Sainte-Agathe Téléphone 310 301A, Saint-Georges, Saint-Jérôme MAURICE DEMERS AVOCAT ET PROCUREUR 152, Est NOTRE-DAME MONTREAL IVRY NORD — Tél.172-r-Il KOOCCCCCOCCCCCCCCCOSOCOOOt RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES 425, avenue Viger, Montréal A Saint-Lin — C’est avec regret que nous annonçons la mort de Mlle Hélène Renaud, fille iben-aimée de Victor Renaud, décédée le 13 septembre.Mlle Renaud, âgée de 20 ans, laisse dans le deuil, outre son père et sa MEDECIN LAncaster 6868 Dr Jean-Paul Legault Ex-interne du Service d’Urologie de rilôtcl-Dieu Spécialité : Maladies des voies urinaires 3744 rue Saint-Denis MONTREAL Kccccccoeosceoscccooseocoi mère, plusieurs fères et soeurs.A la famille si durement éprouvée nous offrons nos plus sincères sympathies, ainsi que ces quelques vers: “Tu pars pour un monde meilleur.Mais nous reste ton souvenir, Nous t’avons chérie de tout coeur, Toi, notre joie, notre plaisir.Le Ciel qui voulait un ange, T’envoya chercher ici-bas, Chante là-haut la louange, De Dieu qui voulut ton trépas.” -OSCCCGCCCOOCOCOOOOOOCCCit».Pour votre publicité utilisez les colonnes de HUL JOURNAL m DISTRICT mTCSSCIONNI Etabli en 1897 303 Avenue Parent — SAINT-JEROME Saint-Jérôme L’un des hebdomadaires les mieux connus et appréciés dans toute la province •'-cocosososoococooosocccor Assurances Générales Bureau responsable.Expérience et service connus depuis au-delà de 25 ans J.-T.CLEMENT Gérant de district 330, Saint-Georges Tél.171 Saint-Jérôme Représentant les principales compafnies faisant aftalrea au Canada ~ DE COMPTOIR manufacturés dans la province de Québec national 5AL||.umi?ed° MONTRIAL Vendus par IMPRIMERIE LABELLE Limitée Téléphone 12 303 Avenue PARENT SAINT-JEROME
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