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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 9 avril 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Avenir du Nord, 1937-04-09, Collections de BAnQ.

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y lî 1897-1937 SEUL JOURNAL du DISTRICT deTERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS 1897-1937 "LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Què.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LA BELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-ET-UNIEME ANNEE, NUMERO 15 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 9 AVRIL 1837 L’Université de Montréal Le 23 mars dernier, l’honorable Albinl Paquette, secrétaire de la province de Québec, donnait aux Journalistes une entrevue au cours de laquelle 11 a parlé de l’université de Montréal.Voici, d’après les journaux et notamment le “Devoir”, en quels termes délicats (?), intelligents (?), heureux et dignes (77), le ministre s’est exprimé : “L’immeuble universitaire de la montagne est le plus beau MONUMENT A LA SOTTISE, A LA FOLIE qui se puisse concevoir.” Le ministre est allé jusqu’à dire que, selon lui, il vaudrait mieux l’abandonner tout simplement plutôt que d’engager le gouvernement à souscrire au moins un demi-million par année pour son entretien, outre les quelque quatre millions de dollars qu’il faudra pour l’achever.M.Paquette se demande pourquoi l’Université ne se déclarerait pas en banqueroute, d’autant plus qu’elle l’est en réalité depuis longtemps.Nous retenons, pour le moment, les réflexions que nous inspire la bourde que vient de commettre M.Albinl Paquette, l’un des plus brillants collègues de M.Maurice Duplessis.Laissons la parole à M.le chanoine Chartier, vice-recteur de l’université de Montréal, qui, en réponse au secrétaire de la province de Québec, a remis la déclaration suivante aux journalistes, le 2 avril : “Le public sympathique à l'Université parait s’être vivement ému La déclaration qui a provoqué cet émoi émane d'un personnage auquel son noble caractère ! (le point d'exclamation est de nous) tout autant que son ofllce méritent le plus vif respect.Le chef du gouvernement a affirmé de son côté que ses ministres n'avalent pas encore eu le loisir d'aborder l’étude complète du problème.Il faut donc considérer la déclaration comme une opinion préalable et personnelle.Dès lors, chacun a le devoir de la traiter avec la réserve qu'impose le sentiment de tout homme honnête et sincère.On doit toutefois espérer que le ministère, le jour où 11 abordera l'étude définitive de la question voudra s’aboucher avec les chefs religieux de la province ecclésiastique de Montréal et les autorités universitaires qui ont élaboré et exécuté ce qu'on appelle le plan de la montagne.Avant de s'y rallier, ces hommes d'âge mûr et de profond patriotisme avalent longuement réfléchi.Ils avaient regardé très haut et très loin.Pour eux, il s'agissait d'établir à Montréal un centre américain de culture et de civilisation françaises.L'on y viendrait chercher, de tous les coins de l'Amérique du Nord surtout, ce qu’on va présentement demander à la France d'outremer.Us considéraient la question non pas comme un problème commercial, esthétique, urbain ou même national, mais comme un problème intellectuel, moral et pédagogique, intéressant avant tout la jeunesse étudiante.Il s'agissait dès lors pour eux de placer l'Université là où serait, dans 25, 50 ou 75 ans, le centre de la ville, là où l'on procurerait plus sûrement aux élèves la tranquillité et la protection morale nécessaires à toutes maisons d’études.Le problème ainsi compris, ils crurent le résoudre sagement en logeant sur la montagne l'institution nouvelle.Ils trouvaient là le cadre esthétique et l'Isolement qui ont fait la fortune d’Oxford et de Cambridge.Ils reprenaient l’idée qu'émettait vers 1850 sir Georges-Etienne Cartier celle de placer dans une petite ville voisine le site universitaire d'alors.Us s'associaient à toutes les universités récentes, qui s'établissent loin des quartiers populeux et commerciaux ou cherchent à s'en évader quand déjà elles y sont établies.Le plateau était assez vaste pour y construire un Immeuble unique.La concentration des chaufferies, salles de cours et conférences, laboratoires, salles d’opérations, y assurerait, avec la facilité du service, l'économie des dépenses.Les maitres en la matière, les experts des Instituts Rockefeller.Carnegie et Mayo, attestaient que ce plan Joignait à la plus parfaite unité la plus grande flexibilité.Sans rechercher directement l’intérêt d'un quartier ou d’une cité, d'une classe ou d'une race, les exécuteurs de ce plan croyaient servir leur pays, leur province et leur ville, par Je fait d’attirer, dans ce grand "pensolr”, la jeunesse de toutes les parties du sol nord-américain.C'est sans doute à ce point de vue très élevé et très large que notre gouvernement voudra aussi se placer pour étudier le problème.I! le résoudra en pensant d’abord non pas à Montréal ou à l’un de ses quartiers, mais à la jeunesse étudiante, à l'expansion en Amérique du nord de la culture et de la civilisation françaises.En toute sérénité, sans s'émouvoir outre mesure de déclarations contraires à leurs vues, les exécuteurs du plan de la montagne s'attendent donc que la décision gouvernementale fera prévaloir l’Intérêt commun sur tous les Intérêts particuliers.Us ne comprendraient pas que l’on songeât même à changer un site qui a été choisi une fols pour toutes par les seuls hommes responsables d'alors et absolument désintéresses.On Unira peut-être par découvrir que certain d’entre eux a sacrifié là une bonne partie de sa fortune personnelle.Le vlce-rectcur de l’Université, Chanoine Emile CHARTIER.A la suite de cette Hère réplique de M.le chanoine Chartier, nous désirons rappeler, à litre documentaire, que la commission d'administration de l’université de Montréal qui porte la responsabilité de ce que M.Albinl Paquette appelle “UN MONUMENT A LA SOTTISE ET A LA FOLIE”, était composé de S.E.Mgr Georges Gauthier Sir Lomcr Goulu Le sénateur F.-L.Bélque Mgr V.-Joscph Piettc S.G.Mgr G.Forbes M.Edouard Montpctit Le juge E.Iétfontainc I/C Juge Philémon Cousineau Le Juge Louis Tcllicr Sir Mathias Tclller Le sénateur Raoul Dandurand Le sénateur J.-M.Wilson Sir Ilormisdas Laporte L’honornble L.Perron Docteur I.Parizeau Docteur Ernest Gendreau Docteur E.Dubcaii M.Zéphlrin Hébert M.J.-A.Richard I«e général Isabelle L'abbé Léonidas Perrin L’abbé P.-A.Urique M.Louis de G.Beaubien.et plusieurs autres personnalités marquantes dans le monde des affaires * * * Heureusement, la grave et haute question de l’université de Montréal domine la politique et les politiciens .LETTRE D’OTTAWA Les jugements au conseil privé.— Les armes et les munitions en temps de paix.— La fin de la session.Par PERTINAX Un débat sur les jugements récents du Conseil Privé a permis à M.Lapointe de réitérer sa conviction qu’il est devenu nécessaire d’amender l’Acte de l’Amérique britannique du Nord.Je ne comprends pas, dit le ministre de la justice, que quelques-uns s’y objectent.“A ceux qui craignent pour des droits et des privilèges acquis, je dis que les Canadiens d’aujourd'hui sont aussi capables que ceux de 1867 de les protéger.Us traiteront ces questions délicates de façon à assurer la paix au Canada et l’unité nationale.” Pour ce qui est des appels au Conseil Privé, M.Lapointe s’accorde avec ceux qui souhaitent leur abolition.Sans discuter le mérite intrinsèque de l'institution, dit le ministre, je trouve difficile de concilier notre position actuelle avec la nécessité d’aller à Londres pour obtenir un jugement en dernier ressort, pourvu que le montant en jeu soit d'une certaine importance.Notre pays possède une population de onze millions d'individus ; il a atteint sa majorité et occupe un rang parmi les nations.Pour ces raisons, et bien que le Conseil Privé soit un excellent tribunal, nous devrions pouvoir décider chez nous en dernier ressort.M.Lapointe relève diverses affirmations des orateurs qui le précédèrent, y compris M.Bennett, M.Cahan et M.Thorson, député libéral de Selkirk.A ce dernier, le ministre rappelle que les jugements du Conseil Privé ne firent que confirmer ceux de notre propre Cour Suprême.Et aussi l'opinion expri mée antérieurement par l'opposition libérale, M.King en tête.On ne saurait donc dire que ces jugements constituent un “défi” à l'opinion canadienne.D'autant qu’ils r’accordent aussi avec le sentiment des provinces.C'est donc une exagération de parler “d’accroc à la constitution.” Les libéraux, encore une fois, avaient contesté la validité de la législation sociale de M.Bennett.Cette législation fut soumise à la Cour suprême, à la suite d’un engagement solennel pris par M.King.Les jugements concernant la radio et l'aréonautique furent rendus dans les mêmes circonstances.M.Bennett ne saurait l'oubier.U n’attendit pas des faits concrets, mais se contenta de soumettre sans tarder ces lois à l'approbation de .'a Cour.M.Lapointe rappelle encore que les conventions internationales dont M.Bennett fit grand état, dans le temps, ne liaient aucunement le Canada.U y a, à ce sujet, l’opinion très nette de M.Doherty alors ministre de la justice.Le Canada n’avalent pas ratifié ces conventions.Ce n’est qu'en 1935, pour la plupart des cas, que M.Bennett s'avisa de les faire ratifier.Une convention nationale, telle que proposée par M.Thorson, ne serait pas facile à convoquer.M.Lapointe croit préférable de reprendre la conférence entre le dominion et les provinces.Celles-ci, de toute nécessité, doivent être consultées.Rien ne servirait, incidemment.d’abolir l’appel, au Conseil dent la faculté de cultiver.Les restrictions ne s’appliqueront qu’à la vente de leurs produits ou à leurs exportation.La session se terminera probablement cette semaine.Les mesures de secours et d'aide au chômage, la loi des coalitions occupent l’attention des députés.Un loi concernant l'immigration donnera, sans doute, l'occasion de parler au groupe du crédit social.Mais 11 s’avère que la loi n’apporte aucun changement essentiel au régime actuel.Son but n’est que d’adapter les textes à la réorganisation du ministère et à la fusion du département de l’immigration avec le ministère des mines et des ressources.PERTINAX.Pendant Vexposition internationale de Paris Le député M.Edouard Lacroix prêt à témoigner au comité d’enquête des comptes publics M.Edouard Lacroix, député de Beauce aux communes, a télégraphié, le 2 avril, à M.Maurice Duplessis, lui disant qu’il venait de prendre connaissance de sa déclaration faite à la Législature et de son intention de l’assigner comme témoin devant le comité des comptes publics.“Je suis à votre disposition, dit M.Lacroix, et pourrai me rendre à mes frais aussitôt après l'ajournement du Parlement fédéral d’ici trois à quatre jours.Je suis impatient de porter à votre connaissance ce que vous désirez savoir et aussi ce que vous désirez ne pas savoir !” Notre problème national Par AJAX (1) XXI Le Nationalisme devant la pensée chrétienne I — LE ROLE DU CANADA DANS L’ORDRE INTERNATIONAL Promotion de deux hauts fonctionnaires à Ottawa CERTAINS CHATEAUX DE LA LOIRE SERONT ILLUMINES M.Louvigny de Montigny vient d’être nommé deuxième sous-greffier de la Chambre Haute.M.de Montigny continue d’être le chef de la traduction au Sénat, | poste qu’il occupe depuis vingt-cinq ans.• • • M.Paul Ouimet, traducteur à la division des lois de la Chambre des communes depuis de nombreuses années, a été promu par le secrétaire d'Etat- au poste de traducteur en chef de son bureau, succédant a Depuis quelques jours, la municipalité d’Amboise et la famille _____________ d'Orléans font procéder à des es- M.Oscar Paradis ckcédéTfÿ'a’quel-sals d'illuminations du château ques semaines.d’Ambroise.Les essais ont parfaitement réussi.L’éclairage du château est donné par douze projecteurs d'une puissance de 500 watts pour la partie médiévale formant le socle du château et par dix projecteurs à vapeur de sodium pour la partie architecturale de l'époque de Charles VIII.On prévoit que d'autres châteaux seront illuminés à l’exemple du château d'Amboise, pendant toute la durée de l'Exposition Internationale.Ces illuminations ne feront qu’ajouter au charme déjà si grand du tourisme en France et qu’inciter davantage un très grand nombre d'étrangers à profiter de leur visite à l'Exposition pour parcourir dans tous les sens les merveilleuses campagnes françaises où tant de châteaux, et de domaines seigneuriaux mettent une note de beauté, de style et d’élégance.MELI-MELO LE CONGRES DE LA LANGUE FRANÇAISE ATTENDU AVEC ENTHOUSIASME A MONTREAL Le maire de Montréal.M.Adhé-mar Raynault .ayant reçu une lettre du président du conseil municipal de Paris, M.Raymond Laurent, lui annonçant la venue prochaine de conseillers municipaux de la Ville-Lumière (y compris M.Laurent) à Montréal, avec les délégués du Congrès de la langue française, a adressé le télégramme suivant à M.Laurent : “Agréez expression amitié autorités et population de Montréal, deuxième ville française du monde.(Suite du meli-melo à la dernière page) LETTRE DE MONTREAL Le Parlement continue .et l’augmentation des taxes aussi.— Le bill de Montréal.— Le coup raté.— Verra-t-on une révolte de Palais?— Une loi qui fait beaucoup parler d’elle.— André Mahaux à Montréal.l’administration municipale arriverait à saisir le pouvoir effectif et Priv#^ à moins nue les provinces riv jfihe ^ ancien régime changerait.Sam mml II lisir °r.pour le moment, du moins, le d6CiSl0n «ecWl&S C1 nf,11iin t irmtiif* -nnnhit P°ur conserver ses droits.“L'ancien Par X- Y.Z.Les discussions et les intrigues se chapitre, un trois millions supplé-mèlent aux débats du Parlement de mentalres aux dépenses du budget.Montréal depuis la tentative faite On n’aura pas encore cette année, par le maire afin d’obtenir le droit îa municipalisation de l’électricité, de veto et des pouvoirs quasl-dlcta- Une motion dans ce sens présentée toriaux.On aurait cru, en premlè- jpar un échevin a été rejetée, mais il re analyse, que le chef nominal de!y a gros à parier que la question re' ' ' ' ' viendra sur le terrain l’année pro- chaine.une législation ouvrière à moins qu'elle ne s'applique à toutes les provinces, ou ne soit conforme à la législation adoptée par les provinces clles-mème.Dans ces conditions, mieux vaut consulter les provinces de nouveau, à la lumière des derniers événements.La conférence qui a déjà accompli un excellent travail devra donc se réunir de nouveau.Et ce sera le plus tôt possible.Au cours de la semaine M.King a fait une déclaration d'importance sur la nécessité de restreindre les profits provenant de la fabrication des armes et des munitions.Tout le monde s'accorde apparemment sur ce point.Mais le premier ministre tient à faire une distinction entre le matériel de guerre produit en temps de paix et celui qui devient nécessaire en temps de guerre.Le comité Interministériel n'a pas négligé cette considération.U faudra, de toute évidence, une législation spéciale en temps de guerre.Mais actuellement, alors que nous sommes en paix, le gouvernement est enclin à permettre la concurrence avec une rémunération raisonnable.Différentes méthodes de contrôle sont proposées.Le gouvernement les étudie avec soin.II est d'ores et déjà décidé que toutes les usines fabriquant du matériel de guerre seront soumises à l’Inspection et à la vérification.Pour le reste, déclare le premier ministre, nous nous accordons en principe sur le fait qu'il ne saurait y avoir de profits exorbitants provenant de la guerre.Le gouvernement, toutefois, ne songe pas à procéder par étatisation, comme le voudrait M.Woods-worth.U pourra même devenir nécessaire, en temps de guerre, de prohiber l’exportation du blé ou des vivres ; mais nos fermiers gar- une fois de plus, qu'à Montréal, plus ça change, plus c'est la même chose.C'est le conseil qui se démène à cer-tanes heures, quand 11 sent son autorité en péril.Il faudra probablement quelque chose de mieux et de plus subtil que l’affaire de la commission du chômage pour enlever son autonomie à Montréal, même en se servant d'un maire comme truchement.H semble inutile de reprendre en détail la question avec tous ses changements quotidiens passés.H suffit de constater un fait intéressant : U est difficile de faire disparaître l’autonomie et il est probablement aussi difficile de supprimer l'autorité du conseil municipal.La chose est d’autant plus curieuse que la majorité des échevins est nettement duplesslste, aussi longtemps qu’il s’agit de partager les dépouilles du contribuable provincial.U faut en conclure que cette même majorité est beaucoup moins du-•plessistc quand U s'agit de partager les dépouilles municipales.Cette constatation méritait d’être enregistrée.L'autre point intéressant à signaler est l’augmentation des dépenses, et partant, des impôts locaux.Toute une fiscalité nouvelle a été présentée aux édiles en attendant qu'elle le soit à Québec dans le Bill de Montréal.Il semble qu’il soit impossible à l’administration municipale d'exister sans augmenter annuellement ou presque, le chiffre des Impôts.Ce ne sont cependant pas les services publics qui doivent vider les trésors, à en Juger par l’état lamentable des rues depuis la chute des premières neiges.Le programme de suppression des taudis n’c-xiste que sur le papier et risque d’y rester longtemps encore.Ce qui n'empèchera pas d’ajouter sous ce | assure dans certains milieux, quo U serait puéril de parler de la chute prochaine du cabinet Duplessis sous le fallacieux prétexte qu’il existe à Montréal un sentiment de plus en plus défavorable au ministère mauricien.Il est bien entendu que l’impair de l’intervention policière à la commission du chômage et l’incident Panet-Duplessis n'ont pas contribué à raffermir le prestige de Québec dans la métropole.On pourrait même dire, sans crainte de se tromper, que cette gaffe a fait beaucoup de tort au gouvernement provincial.On sent que l’ardeur et l'enthousiasme des débuts du régime sont à la baisse et il est douteux que la reprise de l'enquête sur les comptes publics soit suffisante pour rendre au public, ses Illusions perdues.Mais ceci n'est après tout qu'accessolre.L'Important, ce sont les divisions Internes, les chicanes qui déchirent l'unité du parti de l’Union.La guerre de faction deviendra-t-elle assez aiguë pour provoquer une crise politique et meme parlementaire ?C’est ce que l'on commence à se demander.La chose n’est pas impossible, bien qu'elle paraisse improbable, en ce moment.Mais il est hors de doute que l'opinion publique est mécontente — ce qui du reste n'est pas nouveau —.L’affaire de la commission du chômage a été un coup raté.Quelqu’un fort bien placé a dit à votre correspondant qu’on se reprendrait lors de la réouverture de l’enquête sur les comptes publics C'est bien possible, mais là encore, gare la gaffe.Parmi les nombreuses lois qui n'ont pas donné satisfaction, il faut compter celle dite du “cadenas’ Etant donné quelques précédents fâcheux dans d’autres domaines, une fraction Importante de l'opinion publique a vu d'un très mau vais oeil, le passage d’une loi dont la rédaction est telle qu’elle va à l'encontre de son but.officiel.On On devine quelle sera notre opinion sur le rôle du Canada dans l’ordre international.U nous semble qu’il devient fondamental de distinguer deux séries de conclusions : dont les premières viseront l’ordre Idéal qui sans aucun doute ne sera jamais parfaitement réalisé, mais qui cependant répond à un besoin inéluctable de la vie humaine à laquelle il sert de boussole et de règle pour apprécier la valeur des réalisations concrètes ; tandis que la seconde série des conclusions tend surtout à apprécier la valeur de la participation à la vie internationale de notre pays dont les libertés d'actions se trouvent elles-mêmes conditionnées et restreintes par tout un enchaînement de circonstances qui l'empêchent momentanément de faire triompher une saine conception du droit international, mais circonstances qu’il est du devoir de tous, gouvernants et gouvernés, de corriger à la lumière de l'idéal que nous nous faisons de l’ordre international.A) Dans l'ordre international idéal : L) Il faut donc reconnaître l'existence d’un droit international naturel qui doit servir de base et de principe à toute législation internationale positive.2) Cette législation internationale positive suppose un statut qui détermine et définisse deux séries de relations humaines distinctes : a) le droit international d’ordre prive réglementant les échanges matériels, — commerciaux financiers, industriels, etc.— Intellectuels et moraux des individus ou des groupes privés appartenant à des nations différentes ; — et b) le droit international public qui déterminera le status et les relations des différentes nations du globe entre elles, et surtout par rapport au bien général de l’humanité, et ce bien général de l'humanité devant être conçu, décrété et servi par un organisme spécial qui en sera le mandataire, il s'en suivra nécessairement que l’expression la plus parfaite du droit international sera précisément l’économie des rapports des nations avec cette société Internationale.On voit dès ici que cette dernière série de relations humaines : rapports des nations avec la Société des Nations gardiennes du bien commun international est précisément la partie faible, pour ne pas dire inexistante, à l'heure actuelle, de l’ordre international complet.3) Cet ordre international complet suppose maintenant deux conditions : a) La définition des droits des différentes nations par rapport au bien commun de l’humanité et des devoirs de ces mêmes nations par rapport aux exigences de ce même bien, et b) la constitution de la Société des Nations sur une base qui lui permette de définir et de faire respecter effectivement ces droits et ces devoirs.— 4) La définition des droits des différentes nations suppose un minimum de droits internationaux identiques pour chaque pays, mais ensuite une hiérarchie entre grandes et petites nations, empires et colonies .Un ordre international digne de ce nom suppose en effet, pour chacune des nations du globe les droits suivants : a) droit à cette considération et à cette estime, pour ainsi dire élémentaire qui se doit à l’homme, et exclut les manières offensantes, attentatoires à la cette loi, loin de combattre le communisme, est de nature à le propager, par suite de tous les abus possibles et même probables des zélés de différents acabits.II est évidemment trop tôt pour se prononcer, mais on peut prévoir que la loi du cadenas aura des répercussions Inattendues.En attendant, les autorités n'ont cependant pas empêché André Ma baux, l’écrivain bien connu, de don ner à Montréal, deux conférences.A vrai dire, Mahaux, quoique combattant pour le gouvernement espagnol, n’est pas un communiste mais simplement un deletante, qui est à gauche parce que la gauche est moins ennuyeuse que la droite des -Quotidiens-La-Vertu” et qui fait "ça" en sportman.La conférence sur l’Espagne, faite sur un ton remarquablement mesu ré, a eu un très grand succès.Mahaux parle aussi bien qu’U écrit et ce qu'il raconte n’est pas nécessairement mauvais de a Jusqu’à z.Il a apporté quelques éléments confirmes par d'autres sources au-dessus de toute suspicion, qui doivent avolv singulièrement embêté quelques-uns de nos estimables contemporains qui se repaissent quotidiennement d'informations manufacturés dans les offîcières de propagande du Hie Reich ou de l’Italie.X.Y.Z.dignité morale d’un peuple, de ses représentants, de ses sujets ; b) droit à l'indépendance politique acquise ou à acquérir dès qu’une nation devient capable d’une subsistance internationale distincte.Ce dernier droit entrant en conflit avec l'allégeance antérieure que la jeune nation reconnaissait à un empire ou à une mère patrie, devrait etre défini par le seul tribunal compétent : la Société des Nations, sans qu’il soit besoin de recourir à la guerre ; c) droit à la possession politique de la richesse nationale ; di droit à la vie sous la forme politique que chaque peuple juge la plus apte à son propre développement.Ces droits engendrent donc chez les autres nations les devoirs suivants : a) respect de l’existence politique des autres nations: qu’elles soient autonomes, ou qu'elles ne constituent encore que des minorités ethniques non-homogènes, dans un pays en voie de formation ; b) respect des moyens d'exister : de la propriété des biens matériels légitimement acquis et possédés, sous forme de propriété civile ou politique, et des biens moraux qui résultent des échanges internationaux.Remarquons-le immédiatement : la conception chrétienne du droit internationale favorise le libre-échange des biens matériels et spirituels des différentes nations qui, ainsi, se complètent les unes les autres, transformant chacune ses ressources naturelles et les échangeant contre les produits des autres nations.Le protectionnisme économique, politique, intellectuel ou moral, est l'envers de cet ordre international.5.— Quant à la constitution de la Société internationale ; nous avons déjà affirmé plus d’une fois que celle-ci repose sur une hiérarchie des nations où les grandes aident les petites à progresser.Quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse de contraire, à l'heure actuelle, il reste que c’est là une loi de l'historique tout aussi bien que morale de l’humanité : les grands empires tendent nécessairement à la dislocation dans un avenir plus ou moins rapproché, dislocation qui donnera naissance à une série de Petits Etats indépendants nés du grand empire dont ils faisaient auparavant partie.Mais la morale contredit l'histoire quant au mode d’accomplissement de cette dislocation.Alors que jusqu’ici ce fut presque toujours par le recours à la guerre ou à la suite de celle-ci que les petites nations ont pu obtenir leur Indépendance, l’ordre moral réclame que cet avènement à l’indépendance nationale s’obtienne d’une façon semblable à celle qui permet à l’individu mineur de conquérir sa majorité.Dans le cas, c’est encore à la Société des Nations organisée qu'on recourrait pour faire définir l’indépendance de chaque nation dès que ses prétentions paraîtraient justifiées.Encore une fols ce serait l’arbitrage obligatoire substitué à la force.6) Enfin 11 faut assurer, et c’est Ja partie délicate de cette construction si fragile déjà, la constitution d’un organe International capable de statuer sur tous ces points, et, ensuite, de faire respecter ses décisions et au besoin de les imposer.C’est ici le point faible de l'actuelle Société des Nations de Genève, comme ce fut la cause de la mort de toutes les tentatives antérieures d’organisation internationale.Les gouvernements nationaux, tous imbus, presque par devoir d’état, d’esprit trop nationaliste, ne volent pas et n’ont jamais vu comment concilier leur autonomie et leur souveraineté nationales avec leurs devoirs envers l’organisme gardien du bien commun de l’humanité.Et le malheur a voulu que précisément ce soit ce même esprit nationaliste qui ait prévalu dans toutes les couches sociales de toutes les nations, alors que les élites intellectuelles, sociales ou politiques auraient dû et devraient encore plus que Jamais orienter l’opinion publique vers une meilleure compréhension des Intérêts humains supérieurs au bien commun national qu’il ne s’agit pas d’ignorer ou de supprimer, mais qu’il faut seulement harmoniser avec l’ordre international.De ces considérations nos lecteurs pourront facilement déduire d’eux-mêmes les restrictions que nous poserons à notre adhésion à la Société des Nations de Genève, telle qu’elle existe actuellement.Nous esquisserons ces dernières conclusions la prochaine fols.AJAX.(à suivre) (1) Voir l’Avenir du Nord du 2! septembre, des 2, 9, 23 et 30 octobre des 6, 13, 20 et 27 novembre, des •! 18 et 25 décembre 1938, des 15 et 2 janvier, des 5 et 12 février, des 5.1! 19 mars, et 2 avril 1937. Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 9 avril 1937 L’honorable Adélard Godbout inaugure une série de conférences "Si vous inaugurez une série de conférences," disait, vendredi soir dernier, l’honorable Adélard Godbout, à une grande assemblée de l’association libérale Saint-Denis-Dorion, de Montréal, “j'inaugure moi-môme une série de visites.No tre intention, en eiTet.est de parcourir la province afin de bien faire connaître à toute la population du Québec les principes du parti libéral et de nous rendre compte en même temps de ses besoins actuels.Si je suis libéral, ajoutait l’ancien premier ministre, ce n'est pas comme partisan aveugle, mais parce que j’ai foi dans la doctrine de mon parti et aussi parce que pas un libéral n'a le droit d'avoir honte d'aucun de nos anciens chefs.Si je suis également libéra! à Ottawa, c'est que seule la politique de notre parti peut aider au développement du pays, alors que celle du parti conservateur en fut toujours une de paralysie.La haine demeure une mauvaise conseillère “On m'a reproché, en différents milieux, ajoutait l'honorable M.Godbout, de n’avoir pas été assez combatif, ni assez agressif pendant et depuis les dernières élections provinciales.J'estime que ce qui intéresse la province, ce n'est pas de savoir si je mords bien ou mal mes adversaires, mais de connaître on la politique du parti libéral peut la conduire.J'estime que tout homme oublie qui se respecte et qui respects ses auditeurs n'a pas le droit, dans les temps troublés que nous traversons.de commettre des excès de langage dont les conséquences pourraient être dangereuses.Je ne demande pas aux libéraux de haïr nos adversaires mais de les aimer, au contraire, assez pour les mettre dans une situation où ils ne pourront pas faire autant de mal qu'ils en font présentement.La haine fut toujours et demeure une mauvaise conseillère.Je demande à tous les amis de l'ordre social d’étudier les principles libéraux et de s’en faire les propagandistes, non pas dans l’intérêt du parti libéral, mais dans celui de la province et du pays.Je leur demande de propager la liberté dans l'ordre et contre les abus, condition essentielle à l'avancement detout pays civilisé.Dette qui sera doublée dans deux ans “D’aucuns souhaitent des élections provinciales à plus ou moins brève échéance.Je suis d avis contraire.Je suis convaincu que si la population goûte encore au moins piendant une couple d'années de la politique mise actuellement en application dans Québec, surtout au VN MINISTRE PLUS BLEU QUE ‘NATIONAL’ L'honorable M.Michaud, répond à l'honorable Onésime Gagnon M.Vital Mallette, député libéral de Jacques-Cartier, a attiré aux communes l'attention de l’honorable J.-E.Michaud, ministre des pêcheries.sur une dépêche de Québec concernant une attaque dont il a été l’objet de la part de l'honorable Onésime Gagnon, ministre provincial des pêcheries.M.Mallette a demandé au ministre s'il a pris connaissance de la déclaration de l'honorable M.Gagnon.L’honorable M.Michaud répondit aux accusations de l'honorable M.Gagnon par la déclaration suivante : “En effet, j’ai lu dans les journaux du matin la déclaration qu’aurait fait, hier après-midi, au Parlement de Québec, l’honorable Onésime Gagnon, ministre des pêcheries, relativement à des paroles que l’un de ses employés m'attribue.Hier après-midi même, aussitôt après avoir été informé de la déclaration de M.Gagnon, je lui ai adressé le télégramme suivant : “Dépêche m’apprend vous auriez déclaré en Chambre que lors d’une entrevue avec M.Glbaut, il y a quelques jours, je lui aurais dit : “pas un sou pour Québec".Ceci est contraire aux faits que peut confirmer mon sous-ministre présent à l’entrevue."J'ai dit à M.Glbaut que la province de Québec ne pouvait recevoir un traitement différent de celui que reçoivent les autres provinces dont les pêcheries ne sont pas administrées par le fédéral et qui ne reçoivent aucun subside ou aide.Je lui ai déclaré que nous ferions honneur à nos obligations envers les {lecheries des iles de la Madeleine, qui bien que dans Québec, sont sous la juridiction du fédéral Bonnes dispositions envers Québec “Je ne puis croire que M.Gagnon ait tenu les propos que les journaux de ce matin lui prêtent, et je suis encore à me demander pourquoi il se serait servi d’un rapport que lui aurait fait un subalterne pour qualifier mon attitude vis-à-vis de point de vue financier, la dette alors aura doublé et nos compatriotes sauront à quel parti accorder leur confiance.J'Invite tout particulièrement les jeunes, qui demain auront à rencontrer les dépenses du temps et celles de notre génération, grâce à la politique d'emprunts du régime nouveau, à bien méditer ce que je viens de leur dire.Plus longtemps la présente administration restera eu fonction plus longtemps le parti libéral restera au pouvoir ou il sera retourné lors des prochaines élections".L'orateur reproche aux adversaires de vouloir confondre, apparemment, le libéralisme politique canadien avec un certain libéralisme philosophique condamné par l'Eglise.“Je sms.dit-il, pour un libéralisme qui empêche simplement le mal et l’injustice, ou encore contre toute intervention de l'Etat dans ce qui concerne les initiatives privées legitimes." L'honorable M.Godbout soumet que la politique provinciale doit être "a basé de sentiments canadiens-trançais.Nous ne voulons pas être Uitra-nationalistes comme l'étaient nos adversaires aux deux dernières elections, ajoute-t-il.Mais nous ne voulons pas d'avantage de politique d avachissement comme celle dont le present gouvernement nous a donné l'exemple depuis qu’ils est au pouvoir.Nous croyons que les deux races peuvent vivre côte à côte et dans une parfaite harmonie, cependant que pas au point de sacrifier les nôtres au bénéfice de nos compatriotes de langue étrangère".Mise en garde contre le communisme L honorable M.Godbout dénonce la politique d'emprunts du régime actuel, alléguant que la génération de demain, qui sera composée des jeunes d’aujourd’hui, ne doit pas etre tenue de rencontrer nos propres obligations.Il se demande, à ce sujet, ce que l’on a fait, depuis août dernier, pour cette jeunesse à laquelle, pourtant, les adversaires avaient promis mers et monde.Il profite de l'occasion pour la mettre en garde contre le communisme ainsi que.du reste, toutes les autres classes de la société.L’honorable M.Godbout dénonce en terminant, différents actes du regime actuel, notamment le renvoi par centaines, voire par milliers, de fonctionnaires publics sans la moin-are enquête et alors que M.Duples sis a chanté sur tous les tons que les employés honnêtes ne seraient guère ennuyés.M.Azellus Denis, député M.Azellus Denis, député aux communes de Saint-Denis-Dorlon, qui avait ouvert l'assemblée, s’est déclaré heureux de “réitérer la confiance la plus complète que les liberaux du comté ont en l'honorable M.Godbout".Rendant compte de son mandat, en votant le budget du ministère de ia défense nationale, a-t-il dit notamment, j'ai conscience d’avoir fait mon devoir envers mon pays tout en demeurant opposé de toutes mes forces à la participation du Canada à une guerre quelconque, et j’ose croire en la sincérité de ceux qui ne partagent pas mon opinion tout comme je veux qu'ils croient en la mienne”.Que le gouvernement King ait voté pour $10,000,000 d’armements de plus, suivant lui, “ceci ne veut aucunement dire que nous participerons à une guerre quelconque.La chose est tellement vraie que lorsqu'un conflit surgira, là et alors comme 1914, du reste, le parlement devra décider si nous devons ou non y participer" A L’ETRANGER Par Jean-Marie Nadeau LA GUERRE CIVILE ESPAGNOLE déjà les chancelleries de l'Europe Comme toujours, les nouvelles les j centrale.M.Bénès, président de la plus contradictoires nous parviennent d'Espagne.Qui vaincra?Loyalistes et nationaux annoncent des victoires toutes plus décisives les unes que les autres.Il faut, sans doute, faire la part du feu dans ce que nous apprennent des “volontaires" rapatriés ou fugitifs.Les "volontaires" loyalistes reviennent aussi désenchantés ou abîmés que les engages de i'armée Franco.S'il faut ajouter foi à certaines nouvelles publiées dans les journaux américains, dnot le NEW YORK TIMES, les volontaires italiens de l'armée nationaliste ne savaient pas du tout quïls allaient voyager sous le beau ciel d'Espagne.Iis croyaient, disaient-ils.aller rejoindre les legions d'Ethiopie.De même source, nous apprenons aussi que les combattants espagnols sont de moins en moins nombreux, surtout du côte loyaliste.Dans les milieux diplomatiques il est question d'un armistice.Ces rumeurs, si elles sont fondées, indiquent bien que les Espagnols de 1937 sont encore dans la tradition de leur pays.Quelle est la guerre civile espagnole qui n'ait pas fini par un armistice pour reprendre quelques mois ou quelques années après ?Un armistice arrangerait les choses à la condition que l'Allemagne, l’Italie, la Francs, la Russie n'interviennent pas directement dans la guerre civile pour en faire bel et bien mie guerre mondiale.Le moindre accroc au pacte Tchécoslovaquie, cherche une contre-partie au pacte négocié par le comte Clano.De tous les pays de la Petite Entente, la Yougoslavie est le seul à avoir reconnu l'annexion de l'Ethiopie.C’est déjà là un sujet de discorde auquel est venue s'ajouter la conclusion du nouveau traité M.Bénès veut regrouper la Petite Entente contre l'Italie et l'Allemagne.Derrière la Tchécoslovaquie, on trouve Staline et le pacte franco-russe, par conséquent plus qu'il n'en faut pour déclencher un conflit.En Europe centrale, comme en Espagne, existent les mêmes formations politiques : fascisme contre communisme et démocratie.La "bouilloire" de l'Europe centrale n'a pas fini d’inquiéter l’Occident.• • • LA POLITIQUE JAPONAISE Le Japon en période électorale : LETTRE DE QUEBEC «On chique de la guenille” à VAssemblée Législative Un journaliste ministériel, M.Louis Francoeur.et un député également ministériel, M.Laurent Barré, se Joignent à l’opposition officielle et à l'opposition “déguisée" pour protester contre le manque absolu de décorum aux séances de la Chambre, sous le régime de l'ordre sol-(lisant nouveau.c est une chose quo n imagine mal prancoeur, organisateur avec feu depuis, surtout, que l'armee japo- Armand Lavergne de la fameuse convention conservatrice provin - naise a obtenu la dissolution de la Un congrès de “cagneux” Il suffit de lire dans quelque Jour- ont donnée à leur assemblée Pat-nal que ce soit le récit des débats mosphère d’un congres (le en-de l’Assemblée législative pour cons- gueux." Ils ont maintenant pris des tater que, sous le régime de l’ordre habitudes dont ils ne peuvent plus soi-disant nouveau, tout vestige de se défaire, ("est trite pour nous, decorum v a complètement disparu, triste surtout pour eux.’ sjsrss \I11 Maurice**LeNoblet**Duplessls^'au tester’contre le manque devenu dégroupe °Hmnef-^DrtniiiP- Grégoire - Chaloult, ne puissent prononcer, «““icesaei i Assemmee iimsiu feiTUDÜon^d^farces^mpertlnentes maine dernière, dans un débat sur  de siSLlèretés " t“ «otestînt ! le projet de lot relatif à la création cela si c^morend Exaeèrent-ils ! d’un parc national, débat cousu de leur indignation?Lisez ce qu'un j'dtffit^ et a.uf |e prolongeait inu- m Louis I tilcment.il y a plusieurs neuras, ‘ déclarait en effet le député U N.de Rouville.que nous sommes sur ce ioumaliste ministériel.P.?Î!l-?A TRk10.-.RÀTR.Rf t?!.fJ Claie de Sherbrooke et ancien secré taire particulier de M.Duplessis, écrivait, sous un titre couvrant toute la largeur de la page : "On semble tenir à se quereller." dans le dernier numéro de la Patrie du di puissante, il n'y a aucun doute qu'elle montrera sa force aux élections fixées au 30 avril.Pour Tins • tant, le Japon, à la suite d'échecs en Mongolie, fait des avances amicales à la Chine et aux grandes nations occidentales, la Russie exceptée.Il semble même que le Japon se détourne momentanément de l'Italie et, surtout, de l'Allemagne.Les Chinois, subtils, disent que cést le calme qui précède la tempête Jean-Marie NADEAU.de neutralité est susceptible de dé- Ils n-osent pas répondre aux avan-clencher un conflit grave dont leo | ces nipponnes avant que le Japon consequences sont imprévisibles., définitivement opté entre le Certains diploma.es européens, bien rg ime actue] et une dictature mi-places pour juger la situation inter- j litaire nationale, affirment que le sort de ' l'Europe va se jouer dans les prochains mois et que trois hommes, Mussolini, Hitler et Staline, peuvent à eux seuls décider de la paix ou de la guerre.Après la guerre des démocraties, celle de 1914, allons-nous voir celle des dictatures et des états totalitaires ?LA PWA M.Roosevelt, maitre des destinées de la PWA (Public Work Administration n entreprend de changer i'orientation de cet organisme gouvernemental.A la suite de la hausse des prix de l'acier, du cuivre et du zinc, M.Roosevelt craignit les méfaits de l'inflation et d’un écart trop considérable entre les prix et les salaires.Pour arrêter la poussée vers la hausse, la PWA orientera, désormais, son activité vers l'achat de produits de consommation dans l'intention d’augmenter encore ia capacité d'acquisition des salariés.La politique américaine, comme la politique économique canadienne d'ailleurs, est fondée sur la théorie du pouvoir d'achat ou des hauts salaires.La monnaie circule, affirme-t-on.en proportion de la hausse des salaires M.Roosevelt, en délaissant les industries de base, espère maintenir l'équilibre entre les prix et la rémunération du travail.Les Etats-Unis et, par répercussion, le Canada, connaîtront donc une ère de hausse tant pour les prix des biens de consommation que pour la rémunération des services.Si ces mesures sont destinées à provoquer la résorption du chômage, personne n’ose le dire.H est bien permis d'en douter si on se rappelle, depuis 1929.les résultats de la politique, des hauts salaires et des prix élevés.Ce n'est pas en recommençant, sous une autre forme, les erreurs qui ont provoqué la crise que nous ramène- bill, et aucun article n’en a encor été adopté.Personne ne semble savoir ce que cela coûte à la province, non seulement en argent mais en mauvaise législation.Quand nous aurons siégé de cette façon pendant quatre mois, nous voterons L’honorable Ernest Lapointe et le communisme manche (4 avril).Les mots soull-: 11,,iI,n*30«te HJ10* aUSS* ''^QUê Pos" g nés sont de nous.j * bIe afl” de rf,t0Vn^f ?h.e„za nous Nous sommes la a faire des quo- "Les habitudes sont ce qu'elles relies d’Allemands au gouvernement sont.Quoi qu'on veuille faire, elles, fédéral et nous ne nous mêlons pas pointent toujours.C'est ainsi que \ de nos affaires.Comme disent les la Chambre s'étant mise a la légis-1“habitants” de chez nous, "on rhi-latlon intensive, on aurait pu croiie que delà guenille.” Je demande aux que les interpellations, interjections, membres de cette Chambre d'ob-interruptions.farces, impertinences j server les règlements qui ne sont et grossièretés auraient disparu des! pas là pour rien.Nous avons perdu - ri assez de temps comme cela.” Comme on le voit par ce qui se passe à Québec, sous le régime de l'ordre (?) nouveau (?), il n’est pas nécessairement vrai, du moins en politique, que plus ça change plus c’est pareil.LECTOR seances instants.I! n'en a rien été.Par nos honorables députes Le mardi 31 mars, dans un magni- les, religieuses et sociologiques.Mais.désarmé Or le eouvernement ca-ftque discours qui a tout simple- d'accord avec l'immense majorité de narilen dense autrement li ven-ment électrisé la Chambre des corn- notre population qui ne veut pas pordre àPlintérieure“mèmetem^ ire de la _ .___.,.Deux autres orateurs ont clos la _ - .série des discours, MM.Cléophas rons la prospérité Bastien et Joseph-A.Francoeur.qui l'un et l'autre furent l'objet d'u- EST-CE LA FIN DE LA PETITE ne longue ovation des plus enthou- ENTENTE ?siastes.Le pacte italo-yougoslave inquiété Ce que disent les journaux Dans VOntario En marge de la décision de M.; hender la possibilité d’une guerre Hepburn qui a abrogé sa loi de ré- religieuse dont les excès pourraient partition des taxes scolaires, Jean j conduire a l'effusion de sang.On de Fierbois écrit dans La FEUILLE j nous permettra bien de douter de D'ERABLE, de Tecumseh, un arti- nouveau, en présence de ces faits, cle dont nous extrayons ce qui suit : Le gouvernement Hepburn, qui avait officiellement reconnu, il y a a peine douze mois, le bien-fondé des réclamations des catholiques en matière d’impôts scolaires, et qui avait eu le courage de modifier la loi en conséquence — malgré les violentes protestations de ses adversaires et les imprécations de tout ce qu'il y a d’oranglste au pays, — le gouvernement Hepbum, par la voix même de son chef, répudia la semaine dernière sa propre législation et accepta la motion de rappel proposée par le chef de l'opposition, M.Henry, lui-même ancien premier ministre.Voilà les faits dans leur laconique brutalité ! Portons maintenant no -l’administration des pêcheries dans tre attention sur les raisons qu’a- Québec “H lui aurait été si facile, il me semble, de rapporter la conversation que j’ai eue avec lui-même dans son bureau à Québec, il y a quelques semaines à peine, en présence de son sous-ministre.L’honorable M.Gagnon ne peut certainement pas affirmer que notre conversation vance M.Hepbum pour justifier son sensationnel changement d’attitude.Ces raisons peuvent toutes se rattacher aux deux chefs suivants • a) les violentes réactions que provoqua — et que continue de produire — l’adoption de l’amendement de 19.36 à la loi d'évaluation des écoles séparées, menacent la paix dénotait de l'hostilité de ma part, publique et l’ordre social en Ontario: Au contraire, je suis partie d’Otta- b) la nouvelle loi scolaire, quoique wa pour conférer avec lui, au sujet bien inspirée en principe, ne peut de la pêche dans Québec, dont l’ad- subir l'épreuve de son application ministration est encore sous sa Ju- et, par le fait même, risque de de-ridlction exclusive.meurer inopérante.Faisons main- “Apparemment, nous avons là tenant un effort honnête et loyal une preuve qu’il est bien difficile de pour juger ces raisons sans aucune se debarrasser du vieil homme.Si passion ni parti-pris.M.Gagnon a dit sur mon compte II est évident que, au chapitre de:; ce que les journaux du matin rap- réactions violentes, c’est la bataille portent, je suis porté à croire que électorale d'East-Hastings — M c’est plutôt l'ancien ministre bleu Hepbum le mentionne lui-même, que le ministre national qui parlait, du reste — qui fournit au gouver-“II me semble que je me suis tou- nement la première et la principale jours montré disposé à coopérer occasion de constater toute l’amer-avec le ministre des pêcheries de tume et toute la haine qu’avait ml-Québec, et cet incident ne peut que ses au coeur d’un élément assez rendre plus difficile le reglement : considérable de la population onta-d’une question qui doit intéresser, rienne .sa loi scolaire de la précé-beaucoup plus les pêcheurs du Que- [dente session.Cette rage, telle que bec que la provocation d'un conflit manifestée au cours de la mémo-entre le gouvernement fédéral et [râble élection, est tellement irré-celul de Québec”.ductible chez eux qu’elle.infecte * * * qu’elle est devenue une obsession et Ajoutons que le ministre bleu [qu’elle les aveugle au point de les pseudo-national Onésime Gagnon iempêcher complètement de juger oci fnri Inîiietn nnm< lr._______ n ____e___ i .i » , > est fort injuste pour le gouvernement libéral d’Ottawa en l’accusant de ne_ pas vouloir donner un sou pour les pêcheries de la province de Québec, puisque le gouvernement d’Ottawa, en vertu d’une entente conclue avec l’honorable M.Rochette, ministre dans le gouvernement Godbout, verse une somme de $65,000 pour les pêcheurs nécessiteux de Québec.avec sang-froid toute autre question publique et d'apprécier à leur juste mérite les bienfaits.ou méfaits, réels et potentiels, de la présente administration.Et c'est la constatation de ce dangereux état d’esprit — état d'esprit qui se traduisit, d’ailleurs, dans East-Hastings, par une victoire décisive des antiministériels — qui effraie le premier ministre au point do lui faire appré- de l'autorité de ceux qui déclarent sans sourciller que "le problème des minorités est pour toujours résolu au Canada” .Quant aux difficultés d'application de la nouvelle loi de 1936, nous avouerons en toute candeur et humilité que plus nous en avons étudié les clauses moins nous l'avons corn ¦ prise, et c'est le "Catholic Register" de Toronto, croyons-nous, qui publie un atricle dans le même sens, il y a quelques semaines.Aussi avons-nous toujours considéré la stratégie des adversaires de M.Hepburn comme grotesque et inutilement dangereuse, à ce sujet.Ne croyez-vous pas en effet que MM Rowe, Drew.Macaulay et Cle — même du stricte point de vue partisan — eussent joué un rôle beaucoup plus profitable et beaucoup moins inique s'ils avaient constamment et de toutes manières concentré l'attention du public sur la •’structure" tout à fait boiteuse, imprécise et enefficace de la fameuse loi.plutôt que de recourir aux plu.; vils appels démagogiques pour ameuter l’opinion publique contre le respect des traditions religieuses et la reconnaissance des droits naturels et constitutionnels d'une très importante proportion de la population ontarienne ?.Ce sont eux, ces prédicateurs d'un faux évangile de haine et de discorde, qui portent aujourd'hui — et qui porteront devant l’histoire — la responsabilité rie cet état de révolte virtuel dont parle et dont s’effraie le plus brave de nos hommes publics.Tels sont les commentaires que nous inspire ln.sensationnelle retraite de M Hepbum.Nous disons “sensationnelle” parce que ce geste était d'autant plus inattendu que le premier ministre, grâce à son Intrépidité de toujours, s'était placé, à nos yeux, dans la classe de Monta-lembert — dont nous connaissons tous l'audacieuse et Aère devise : “Ne Jamais reculer !" — ; et nous disons "retraite”, parce que nous demeurons fermement convaincu qu’il ne s’agit aucunement, chez M.Hepbum, d’un changement de .sentiment ou d’opinion, mais tout simplement, d'une manoeuvre stratégique qu'il croit sincèrement justifiée par les circonstances.Aussi lui con • servons-nous notre confiane, en face des menées sourdes et déloyales de ses ennemis, d’un côté, et, d'un autre, des actes de courage et d’énergie qu'il a posés dans le passé au service de la Justice et de la vérité ! mîmes, l'honorable Ernest Lapointe, ministre de la justice, a déclaré que la justice et la charité sont la meilleure défense contre le communisme.paraphrasant ainsi la récente encyclique de Sa Sainteté Pie XI.Incidemment, M.Lapointe se demanda combien de députés ont lu ce magistral document.La réponse, réconfortante et significative, lui fut aussitôt fournie par les applaudissements qui crépitèrent des coins les plus inattendus, même à l'extrè-me-gauche.Le ministre de ia justice, s'inspirant de cette haute direction, suggère la création d'une “ligue des citoyens canadiens" qui engloberait les ouvriers aussi bien que les employeurs, et des gens d'église et des hommes publics, et dont le but serait de répandre à travers le pays une éducation saine et utile.L'ultime effet d'une telle organisation serait d'assurer la permanence au Canada des institutions démocratiques, d'écarter le fascisme et le communisme, de sauvegarder notre héritage religieux, battu en brèche par l'athéisme, de metre à la raison les éléments subversifs de façon à maintenir la sécurité du pays et à y perpétuer la paix, l'ordre' et la bonne administration.Ce fut une sortie de M.Woods-worth.chef des C.C.F., qui provoqua de la part de M.Lapointe ce magnifique discours."Pour ce qui est du communisme", insite M.Lapointe, “je n’ai jamais caché mes vues à ce sujet.Je m’oppose à tout ce qu'il enseigne et prêche, et cela pour des raisons mora- du communisme, le ministre de la _„ ! qu'il pourvoit à la défense de nos justice croi.que c est par 1 educ~- j es Tel esj ]e but des crédits vo-uon qu on peut arrêter sa marche.; ,é , défense Faire disparaître les causes de mé- tes pour la aeltnst contentement, dispenser la Justice II y a une loi contre la sédition a tous, aux pauvres comme aux ri-: Celle-ci fut définie dans un juge-ches, aux faibles comme aux puis- ! ment fameux.Cette définition reste sants.Qui ne sait, en effet, que la la regie de conduite.Tout ce qui plupart des griefs naissent d'abus ?1 menace l'ordre doit être réprimé.Le cas typique de Tim Buck Le gouvernement fédéral ne peut La repression par la force ne fut qu'engager les autorités provlncia-jamais ia meilleure méthode.Qui les à appliquer la loi.Mais il a aussi connaissait Tim Buck avant qu'il à sa disposition advenant le besoin, lut emprisonné ?Aujourd'hui, par l'admirable corps de la Gendarme-une sorte d'auréole, il emplit les rie Royale, qui est souvent critiqué, salles.L'expérience nous apprend _________________________ qu'il vaut mieux rencontrer l'enne- ~~ " ~ mi face à face et le combattre à découvert.“J'aime mieux la manière de Hyde Park", s'écrie M Lapointe, “que les conspirations tramées dans les sous-bassements.L'important est de savoir ce qui se passe.S'il se dit ou se commet des choses contre l'ordre et la loi, les coupables seront alors traités comme ils le méritent.On peut y compter, en autant que je suis concerné’.Communisme et armements M.Lapointe termine en citant des : lettres stéréotypées qui lui parviennent de partout et notamment de Montréal, et qui prouvent assez que les crédis militaires répugnèrent surtout aux communistes.Ces gens protestent contre toute mesure de défense pour le pays, mats ils laissèrent volontiers les nôtres s'enrô-1er à l’étranger pour la propagation de leurs idées par les armes.Ils ne se scandalisent aucunement de voir la Russie armée jusqu'aux dents, mais exigent que le Canada soit Mort de M.LOUIS BEAUDOIN M.Louis Beaudoin, do Ilawkea-bury, est mort chez son fils, le docteur Philippe Beaudoin, le 26 mars, à l'âge de 87 ans.M.Louis Beaudoin qui, après sa retraite des affaires avait élu domicile chez son fils, il y a une dizaine d’années, était originaire de Saint-Elzéar.Il s’occupa d’agriculture durant quelque temps, puis s’établit à East-Broughton comme marchand général.Plus tard, il fut nommé maitre de poste et élu maire, fonction qu’il occupa honorablement pendant plusieurs années.Toute sa vie, il fut le type parfait de canadlcn-frunçais laborieux, intègre, gentilhomme accompli.Croyant sincère et convaincu, il vécut sa foi et donna l’exemple d'un fervent catholique.Son épouse (née F.Côté), l’ayant précédée dans la tombe, feu M.Beaudoin laisse dans le deuil, son fils, M.le Dr L.-P.Beaudoin, six filles : les Révdes Soeurs sainte Colette et sainte Barbe, chez les Soeurs de la Charité de Québec, Mlle G.Beaudoin, de Montréal, Mme M.Ra-pin.de New-York, Mme E.Marcoux, de Victoriavllle, Mme Mozar Roy, de Hawkesbury, trois frères.Romuald, Théophile et Georges Beaudoin.Les funérailles ont eu lieu le lundi 29 mars, au milieu d’un grand concours de parents et amis.La levée du corps fut faite par M.le curé Guindon, et M.l’abbé Arthur Beaudoin, de Sainte-Anne de la Pocatière, chanta le service assisté de M.l'abbé Edouard Beaudoin, curé de Sainte-Phllomène de Fortierville.comme diacre, tous deux neveux du défunt, et de M.le vicaire P.Caron, comme sous-diacre.Au sanctuaire on remarquait, un grand nombre de prêtres, notamment M.le curé Guindon.M.le chanoine Gascon, curé de Saint-Eugène, MM.les abbés E.Vézlna, R.Claude, L.Sabourln.Au cours du service, MM.les abbés Jean Berthiaume et Napoléon Gélineau, professeurs au séminaire, dirent une messe pour le défunt aux autels latéraux.Les porteurs étalent : MM.Orner Laurin, Elphège Patenaude, Delphi} Perrier.John-B Woods, maire de Hawkesbury, John Polnlcky, Alphyr Demers.Les membres de la Ligue du Sacré Coeur dont le défunt faisait partie assistèrent en très grand nombre et escortèrent la dépouille mortelle jusqu'à l'église et de là au cimetière.Nous prions la famille Beaudoin d'agréer l'expression de notre vive sympathie.- M.Lapointe admet cju'U ne s'en défendit pas lui-même, a l'occasion, - mais qui reste comme une organisation sans pareille et peut-être )a meilleure au monde, pour le maintien de l'ordre au pays.T^our quelques semaines encore ABONNEMENT .wi M*/ ^ SEUL JOURNAL M DISTRICT D! TERREBONNE Etabli en L897 2 années pour $3.00 Profitez de ce spécial pour vous acquitter envers notre journal VEUILLEZ ADRESSER TOUT ENVOI AUX ADMINISTRATEURS : Imprimerie J.-H.-A.LABELLE Limitée 303 Avenue Parent — Saint-Jérôme fcSi # ® I® ¦/¦^WTrnr’m’7 Atrir ici i___a__ CHERCHEZ-VOUS à connaître une nouvelle expérience en automobile, mettez-vous au volant d'un Oldsmobile.Voyez avec quelle agilité vous vous faufilez dans le trafic urbain — avec quelle souplesse vous filez sur les grandes routes libres.Vous trouverez que 1 Oldsmobile donne plus de puissance — et plus de milles au gallon.Vous ne tarderez pas à apprécier le confort additionnel dos intérieurs luxueux et des genoux mécaniques de l'Oldsmobile —la sécurité additionnelle do ses freins superhydrauliques et do sa carrosserie Fisher monacier à toit-tourelle.Venez aujourd'hui pour faire un essai convaincant du six de 95 C.V.ou du Huit du 110 C.V.Ci-d»»%ou»—Sedan Oldsmobile Six «tm malle pair ment » mrnsualn attirant It* moda Gnnrral Motor» d* pAi*>mrnt% A term*» o «7!ir mm mmm ||P|Î mm ¦mil » li.y LES AUTOS QUI ONT TOUT POUR 1937 Empatlemsnt plus ion; Carrosseries plus posses, plus spacieuses Moteurs plus puissants Embrayage amélioré Nouvelles carrosseries Fisher monacier i toit-tourelle Freins superhydrauliques Nouvelle construction améliorée de l'essieu arrière Deux nouveaux stabilisateurs Roues i genou mécanique prouvées Ventilation Fisher sanscouranlsd'alr Nouvelle direction centralisée 1065 PRIX DEPUIS (CoupA nport 6 cyl.mveo etrmpontin»).Livré à l’utinm, Ouhawa.Ont.Taxe» du àou-vernement, licence et fret à coût additionnel.(Prix sujet» A changer sans arl») Il y a aussi des modèles 6 cylindres IL N*y A PAS DE DÉLAI QUAND VOUS COMMANDEZ UN NOUVEL OLDSMOBILE C.-A.Lorrain & Fils ^ Grenon Automobile Reg’d SAINT-JEROME SAINT-JOVITE Saint-Jérôme, le 9 avril 152?L’AVENIR DU NORD Causerie littéraire Pag« troU UN DOCTRINAIRE AMATEUR De Jacques Balnvllle on vient de publier les nct.es do lectures, c'est précisément le titre du recueil que le grand écrivain donnait chaque quinzaine à la Itcvue Universelle.Ce n’est pas là un des diets d’oeuvre du maître, de ce maître Incomparable qu’on doit ranger parmi les plus grands de ces tristes années.C'est quand même un de ses livres les plus authentiques peut-être le plus déshabillé de ses livres.Son livre de voluptés, l'aveu de ses plaisirs secrets.Balnvllle resta toujours un grand liseur et vous savez qu’un liseur ne doit pas se confondre avec le lecteur.Un liseur, c’est un homme qui jouit tellement de sa lecture que c’est presque un péché ! Jacques Balnvllle se permettait de pécher ainsi quelques heures chaque Jour, son five o'clock, son petit coup d’absinthe entre les heures de bureau.Je ne veux pas insinuer que Jacques Balnvllle fût un liseur frivole, un amateur volage.Les distractions! les loisirs de cet homme austère de bonne compagnie toujours, d'honnête homme toujours, ne quittait jamais le sérieux.Il ironisait sur l'économique comme d’autres se plaisent aux hisoires grivoises.La lecture du dictionnaire lui fournissait souvent pâture délicieuse.La préface d'un traité d’arithmétique lui aurait été occasion à maximes charmantes.Un cerveau qui ne consentait jamais au ralenti.D’un fait insignifiant, il tirait, comme on Joue, des lois éternelles.Et, chers amis, croyez-moi sur parole, rien ne passe l’élégance de tout cà.J’appellerais volontiers ces notes de lectures, Jacques Bainville en pantoufles.Cet homme qui ne se livrait jamais, s’est livré tout entier dans ces paraphrases.Il ne faudrait pas m’agacer longtemps pour que je refuse de dire que Lectures, c'est un peu les Essais de l’héritier le plus sur de Montaigne.Dieu que l'on fait des chichis pour rien ! On donne du classique à propos de tout et à propos de qui que ce soit.Je tiens Jacques Bain-ville avec Maurice Boissard, ce merveilleux Paul Leautaud, l’écrivain le plus classique de notre temps.Et il ne s'en pique pas, et il ne se pique jamais de rien, et il ne s’en fait pas.Ce n'est pas sans y penser que le critique étourdi qu’est votre ser- Récréations Solutions aux problèmes posés dans l'Avenir du Nord du 2 avril 11)37 : INSTRUISONS-NOUS Quel est l’endroit le plus pluvieux du monde ?Jusqu’en 1912, le record de la pluie était détenu par la station de Tcherra-Poundji, dans l’Assam, où la moyenne annuelle était de 11 m.626 (à 1,250 m.d'altitude).Depuis, le record est battu par Pile de Kauaï (archipel Hawaï), au sommet du mont Waialeale (1,738 m.), où il tombe 12 m.50 d’eau par an.Dans le golfe de Guinée, au pied du Cameroun, à 5 m.d’altitude, il tombe 10 m.469 ou 10 m.24 d’eau, suivant les stations.Et a Paris-Montsouris, 11 tombe en moyenne 594 mm.d’eau par an ! En quelle année vivons-nous par rapport aux êtres grecque et romaine ?, L'année 1937 correspond à la 2,713e olympiade grecque et est la 2,790e après la date légendaire de la fondation de Rome.Quel est l’inventeur de la machine à coudre ?C’est en 1830 qu'un tailleur de Saint-Etienne, Barthélemy Thi-monnier, construisit une machine capable d'imiter le point de chaînette.Il vint à Paris, mais les tailleurs concurrents détrui- ' sirent son matériel et il mourut J vltcur intitula l’un de ses essais Jacques Bainville ou le dernier classique.Que l’on m’entende, un classique, c’est proprement un écraivaln qui prend ses matériaux dans tous les chantiers, dont le parti pris n’en rejette aucun d’abord et qui ensuite fait le choix et le tri.Un classique c’est un malade, nous tous qui écrivons, nous sommes des malades, un classique, c’est un malade qui n’accepte pas la maladie.Jacques Bain-ville n’a jamais accepté la maladie, il s’est amusé quand même au badinage de Paul Morand, à l’occasion il a morandisé aussi bien que Paul Morand.Mais, il savait que c’était ià des bagatelles, et Jamais la métaphore n’a usurpé chez lui le sang de la pensée pure.La pensée pure, un grand mot qui me fait songer à Paul Valéry.J'écrivais, ces dernières semaines, une menue chronique sur Valéry et qui oécelalt mon horreur à l'endroit de cette pensée superficielle, de cette sensuatlité orgueilleuse et si bête qu'elle refuse d’abdiquer devant la tendresse, de la chair qui ne s’humilie pas devant le coeur.Une femme qui s'amuse à me lire me fit l’honneur de ce reproche : Berthe-lot Brunet brûle ses dieux, se fait des victimes d'idoles naguère adorées.C'est que Valéry, que j'ai beaucoup pratiqué, me fait mal tout simplement.C’est un menteur, et plus que tout, je déteste, je méprise je mensonge ! On doit toujours et a lout risque dire, proclamer la Vérité, ne fùt-ce que votre vérité du moment.Les imbéciles, les jaloux, les autres menteurs, si vous dites toujours la vérité, vous accuseront de monsonge, précisément parce qu'ils ne comprennent pas que l’on puisse être véridique a ce point.Jacques Bainville fut toujours véridique, si bien que ce partisan et quj se voulait partisan, pour ne pas mentir, acceptait de rester un sceptique dans l'accessoire.Il croyait, u donnait son adhésion, et de grand coeur encore, ou il ne croyait pas ou U ne donnait pas son adhésion.En ü autres mots, ce croyant ne croyait pas à la légère.Saint-Thomas, qui avait palpe la plaie, qui croyait donc au supplice, mais lorsqu il ne rencontrait qu'une érallure, U disait carrément qu’il n’avait rencontre qu’une éraflure.Personne n’a haï l'exagération autant que Jacques Bainville.Comme on du, l'homme des coteaux modérés il prélere à la forêt romantique, le bosquet à la française.Aux grans livres, il préfère aussi les pentes lectures délicieuse, ce grand nomme préfère au commerce des grands hommes ses égaux, la compagnie des hommes de talent, dont ia conversation se fait plus amicale, un le voit dans magma de lectures que je vous présente.Lectures, Jacques Bainville en pantoufles, c'est aussi un art de lire en action comme j’en connais peu.Cela vous donne le goût des études au sens ancien du mot.Le bouquin refermé, quel dégoût vous éprouvez a l’endroit des dancings et comme la librairie de Montaigne vous offre d'attraits.Un plaisir si vif que tout permis que soit ce plaisir, il tous semble un plaisir défendu.Il y a des heures que 1 amour vous parait inferieur à l’amitié, le sublime au talent, c’est là des heures à la Bainville.Il y a des heures encore ou je donnerait tout Claudel, ce poète que j’admire presque autant que Racine, pour trois volumes de Jacques Bain-ville.i Et si vous n'aimez pas ça, ces Lectures, c’est que vous n’avez pas de goût.BERTHELOT BRUNET.Bibliographie AU PAYS DES GEANTS ET DES FEES dans la pauvreté.ANAGRAMME Organe — Orange — Onagre.NOUVEAUX PROBLEMES J ; INSTRUISONS-NOUS j î 1.De quand date le papier! ) buvard ?\ ! 2.En quelle année de î’ère mu- J J sulmane vivons-nous ?j ( 3.Quelle est la construction la ‘ [plus élevée du monde?METAGRAMME j Froide ou chaude suivant le temps Je peux, si vous changez ma tète, Distinguer l’homme de la béte Ou protéger de la pluie et du vent.wCCOOSOMOCOOOMOaCOOSCOt.Pour votre publicité utilisez les colonnes de L’AVENIR DU NORD Etabli en 1897 30.» Avenue I*«rent — SAINT-JEROMK Saint-Jérôme L’un des hebdomadaires les mieux connus et appréciés dans toute la province '••OCOOOOCCOSOCOOOCOOOCOCO'* Contes de folklore canadien par Marie-Rose TURCOT en vente au "Droit", à S0.50 l'exemplaire.Voici des contes de chez nous, recueillis des lèvres d’illettrés après avoir été ainsi transmis de génération en génération ; récits et légendes apparemment venus de la Vieille France ou rapportés d’Orient par les "gens de mer" et les voyageurs.On ne s’étonne pas d’y entendre sans cesse : — "Sire mon Roi" et d'y rencontrer corsaires et princes aventureux.Les Contes de Perrault n'ont pas autrement vu le jour ; récits merveilleux que norrait à son fils, un mioche de sept ans, la paysanne Bourguignonne attachée à son service.L'auteur se souvient d'avoir entendu raconter La Reine des Ormeaux par une vieille bonne qui se complaisait en des histoires terrifiantes.Celle qui, plus tard, le lui répéta, était une aïeule de quatre-vingt-douze ans.Les autres contes : — Le Chevreuil Merveilleux, le Dragon Vert, les Deux Bessons et Souris, elle les tient d’un bûcheron échoué à l'Hospice, un vieillard de quatre-vingts uns.Vous songerez sans doute à une légende du Moyen-Age en lisant Belle Marie, et l’Oiseau Vert impressionnera les petits par les prouesses de Fin Voleur qui délivra la princesse captive.L’Auteur se réjouira si ces contes de folklore vous communiquent le plaisir qu'elle a éprouvé à les écrire à votre intention.CHANSON D’AVRIL Mol J’ai dit, aux deux bleus : "Cleux peuplés d’hirondelles, Cieux aujourd'hui si purs, hier si nébuleux, Cieux tendres, cieux d'avril, cieux pleins d astres et d ailes, Dites-moi donc pourquoi vous vous faites si bleus ?Et les cieux m’ont dit, dans un de leurs murmures : "Ah ! c’est que, vols-tu bien, homme au destin si doux, Nous avons vu ta Belle et ses prunelles pures : Alors, nous tâchons d'être aussi bleus qu elle, nous .Mol J’ai dit à la Terre : “O ma mèro bénie, Terre sur qui Je vols tant de fleurs odornr, Terre pleine d’amour et de Joie Infinie, Dltcs-moi donc pourquoi vous me faites pleurer ?Et la Terre tn’a dit.: "Pleure, homme aux yeux moroses : Car tes deux bras ont beau serrer avec émoi Ta Belle aux yeux si bleus, ta Belle aux mains si roses : Un Jour aussi, vois-tu, Je la serrerai, moi".Jean RAMEAU.Recettes éprouvées Comme il se fait une grande consommation d’agneau à cette époque de l’année, les recettes suivantes peuvent être utiles : — MOUTON ROTI AUX FEVES A LA BRETONNE Les fèves occupent une place importante dans cette recette.Faites cuire la quantité voulue de fèves, des fèves vertes écossées, pendant la saison.Faites frire pendant cinq minutes une demi-livre d’oignons finement hachés (ou la quantité désirée).Ajoutez de la farine puis du lait ou de l’eau pour faire une sauce, et faites cuire quinze minutes.Enlevez l’eau des fèves et ajoutez la sauce d’oignons.Quand le rôti est prêt à mettre au four, faites quatre incisions ou plus avec une fourchette, et placez dans chaque incision un clou de girofle entier.Faites rôtir et servez avec les fèves et les tomates tranchées.• • * AGNEAU CUIT EN CASSEROLE 3 tasses d’agneau cuit, 1 cuiller à soupe de graisse culinaire, 1 tasse de carottes cuites, 1 tasse de pommes de terre cuites, 8 petits oignons cuits.Reste de jus de viande.Coupez la viande en dés et faites brunir dans de la graisse.Coupez les légumes en dés.Mettez la viande dans la casserole, ajoutez les légumes, la sauce et suffisamment d'eau chaude pour humecter.Assaisonnez de sel et de poivre.Reouvrez et faites cuire dans un four haud renaît- un siège, me regarda profondément comme si elle avait voulu fouiller ma pensée.Je baissai les yeux sous ce regard où je devinais déjà des reproches.Je crus qu'el'c allait m’en distribuer une brassée, et je me préparais à une sortie anv i brusque que foudroyante.quand elle me dit, sur un ton Mes calme mais convaincant; Ma fille est intelligente, vous le constatez.Elle est Jolie : ce n'est pas un tort, et sérieuse, ce qui est une qualité.D’ailleurs, elle est hon-ün ' r01 cc'a compte dans la vie.Elle ferait une épouse de premier ordre.J'ose croire que vos Idées sont honnêtes, et que vous ne venez pas ici faire perdre à ma fille les années les plus précieuses de son ! existence.Vous êtes sérieux.Je le j vois ; aussi Je vous invite à revenir .Vieille poire ! cria Léon, avez colère.Je riais à gorge déployée.Jamais récit ne m’avait paru plus typique, et je me figurais toutes les phases de cette désopilante aventure avec une précision qui me faisait tordre.— Tu n’y retourneras plus, dis ?demandai-je.Peste, non ! Le premier accroc dans ma vie amoureuse ! Un supérieur, je te le jure ! Veux-tu l’oublier ?Je pars demain pour un court voyage de deux Histoire de prendre un brin de repas.M'accompagnes-tu ?- Je regrette.J'ai une autre correspondante à rencontrer demain soir, à Sainte-Rose.J’ai promis, et je tiendrai parole.Mais le titre de l'article ?Dois-je maintenant changer quelque chose ?Intitule donc le tout : “Le premier accroc dans la vie d’un m fou !" Pauvre lui ! 11 ne se corrigera Jamais de cette rage.J’avais bien raison d’affirmer que le bon Dieu n'ose pas trop souvent créer des êtres de cette espèce.Pas sérieux pour dix sous ; trop amoureux pour pouvoir se limiter :î une seule conquête.Ou cela le condulra-t-il ?Quand je lu.reproche sa conduite enfantine, il me traite d'insensible, et parfois d'Imbécile.Que voulez-vous ?Pour fermer un monde, 11 faut de multiples eatégorlcs de gens, et dans son espèce, Léon, détient assurément le record d’endurance.Rien ne le décourage, pas même les insuccès.Car, on ne Joue pas ainsi avec l’in-l connu, surtout d'une façon aussi étendue, sans recevoir quelques vilains coups, Léon a trop d'amour-propre pour confesser tous ceux qu'il a reçus ; il les oublie et en recherche de nouveaux.Pourtant le proverbe ne souligne-t-il pas ; "Chat échaudé craint l'eau froide.” CELIBER.AVRIL 1037 Droits réserves. Saint-Jérôme, le 9 avril 1937 L'AVENIR DV NORD Pagm ebtq NOUVELLES DE PARTOUT (De nos correspondants) A Sainte-Thérèse — La semaine dernière, a eu Lieu une premiere assemblée générale de lu J.O.C.réunissant quarante employés de différentes manufactures.Le but de la J.O.C.fut expliqué par M.Roger Gélineau, président général.L’abbé Martel, dans un bref discours, a déclaré que la J.O.C.voulait rendre le travail des jeunes ouvriers agréable le plus possible, afin qu’ils puissent voir autre chose qu'une tâche recommençant tous les lundis matins.L’assemblée s'est terminée par une série de questions où chacun cherchait à savoir ce que la J.O.C.pouvait faire pour améliorer sa condition de vie.Les conseils du Docteur VOUS AVEZ MAL A LA TETE?ATTENTION ! par le docteur John L.Kice, Commissaire de l’Hygiène Publique de la Ville de New-York Le mal de tête peut être dû à de nombreuses causes différentes — une maladie grave, une Indisposition passagère, la réaction contre le milieu ambiant, ou même simplement la mauvaise humeur.Cependant, la plupart du temps, le mal de tête provient de causes réelles.Il ne constitue pas une maladie en lui-même, mais une indication que quelque chose ne va pas.En d’autres termes, c’est un symptôme, et par cela même, 11 ne doit pas être négligé, et s’il persiste, la meilleure chose à faire est de consulter le médecin.En avalant des pilules ou des poudres annoncées dans les journaux comme des “remèdes contre les maux de tête”, vous obtiendrez tout au plus un soulagement temporaire.Ces drogues ne peuvent aller à la source du mal.Le mal de tète peut provenir d une cause toute simple, comme une atmosphère surchauffée dans la pièce où vous vous trouvez, un chapeau qui vous serre la tète, ou bien encore, parce que vous ILsez face à la fenêtre.D'autre part, il peut indiquer une maladie grave, telle que la méningite, la fièvre typhoïde, le mal de Bright, une tumeur au cerveau, une sinusite, etc.La meilleure chose à faire si vous souffrez de maux de tète, c'est de consulter un médecin, et si c'est nécessaire, un chirurgien, qui vous Indiqueront le traitement à suivre.Le médecin s’efforcera de trouver la cause réelle de vos maux de tête.Il pourra, dans certains cas, découvrir une infection quelconque, ou trouver que la cause de vos souf frances est due à un dérangement des fonctions digestives ; ou bien encore, que ces maux de tête proviennent de quelque maladie des nerfs ou du cerveau.Peut-être découvrira-t-il qu’il s'agit de troubles de la vue, du nez.des oreilles.Mais 11 finira par mettre le doigt sur la maladie dont le mal de tète n'est nue le signe extérieur.' Si les fonctions corporelles se font normalement, il ne doit pas y avoir de douleur nulle part.Ce n'est que lorsque quelque chose sc détraque, que le corps manifeste ses signaux d’alarme — la douleur.Il v a.naturellement, la migraine, mal de tête bilieux, qui diffère du mal de tête ordinaire en ce qu'il se ma-itfeste par un état mystérieux, sujet à des attaques récurrentes.Le monde médical étudie de près cette maladie, mats jusqu’ici, il n’a pas trouvé de guérison certaine.La migraine fait habituellement son ap-paraltion pendant l’adolescence, et elle continue généralement jusqu’à l’âge mûr ; mais il y a des exceptions à cette règle.— Dans la nuit de samedi à dimanche, les pompiers ont été réclamés, rue Dubois, mats 11 ne s’agissait que d’un feu de cheminée.— A son assemblée de lundi soir, le Conseil de la Ville de Sainte-Thérèse a adopté l'heure avancée.Elle entrera en vigueur dimanche le 25 avril courant.Le Conseil s'est rendu, cette année encore, à cette demande de nombreux contribuables qui travaillent à Montréal, et voyagent soir et matin.D’ailleurs les manufacturiers locaux ont de nouveau insisté pour que la ville adopte l’heure d'été, vu qu’ils font tous affaires avec des maisons de Montréal.— Lundi soir, à la salle de l'Académie, plusieurs centaines de personnes ont assisté à une représentation de cinéma, dont les bénéfices sont destinées aux missions franciscaines du Japon et aux oeuvres de propagation de la Foi.Le film était Intitulé : "Les 26 martyrs du Japon”, et méritait franchement d'être vu.— La pluie qui, lundi, est tombée en abondance a de nouveau, ce printemps, forcé notre petite rivière locale à sortir de son Ut, et à Interrompre la circulation sur la rue Turgcon.Mardi, pour toute la journée, la circulation y a été Impossible.l’eau couvrant pas moins de cent pieds de rue, inondant plusieurs caves.Même dans la rue Saint-Joseph la circulation était difficile, et sur la rue Forget, impraticable.Toutefois, dès mardi soir, les eaux se sont retirées, surtout après qu'on eût dynamité certains amoncèlements de glace près de la manufacture Willis.Cette colère de la rivière-aux-Chiens se répète, chaque année, mais les pro- Téréslen aura lieu, les 27 et 29 avril, à la salle de l'Académie.Les billets seront en vente dès le début de la semaine prochaine.Nous recauserons de cette soirée dans nos éditions subséquentes.A Sainte-Adèle — M.l'aumônier du Sanatorium des Révérendes Soeurs de la Congrégation Notre-Dame a été nomme curé de Sainte-Marguerite du Lac Masson.M.l’abbé Jodoln le remplace.Nous lui souhaitons la bienvenue dans notre village.— Beaucoup de skieurs sont venus en fin de semaine dont plusieurs pour la dernière fois cette année.Quoiqu’il y ait encore beaucoup de neige, elle partira vite sous les rayons ardents du soleil.— M.Alcide Ouimet est allé passer la fin de semaine à Montréal.— Mme Shaw ainsi que ses deux filles passent la semaine Ici.— Mlle Jacqueline Michaud était de passage chez ses parents à l’occasion de la fête de Pâques.• » • A La Macaza — M.et Mme Jos.Gravel sont revenus après avoir visité leurs parents à Monte-Bello et Montréal.— M.et Mme Aldéo Dumouchel, M.Gérard Carrière, Mme J.-A.Lapointe, Mlle M.- A.Lapointe sont allés à une partie de cartes à Labelle, samedi soir.Tous sont revenus enchantés de leur soirée.— La semaine dernière, M.Léo- pold Desjardins s’est fait écraser _ _ une jambe en travaillant dans le priétaires, dont les maisons longent bois franc pour M.Rolland Sarazln.la rivière et qui sont inondées, ne II est sous les soins du docteur Jac-prisent guère l’aventure annuelle du ques Cartier, de l’Annonciation.petit cours d’eau térésien.Et nous ne les en blâmons pas ! — La partie de sucres annuelle des membres de la Chambre de Commerce aura lieu, dimanche prochain, le 11 avril, chez M.Elphège Dubois, Grande Côte.Le départ se fera à dix heures et demi, du restaurant Adélard Cyr.et on procédera par la vole du C.P.R.qui conduit à Saint-Eustachc.C’est la troisième année consécutive que la Chambre de Commerce organise une partie de sucres, et l’évènement remporte toujours un très vif succès.— Une quinzaine de personnes de notre ville ou de notre paroisse ont reçu leurs premiers chèques en vertu de la loi des Pensions de Vieillesse.Un grand nombre d'autres n’ont pas encore reçu de réponses à leur application, mais, après avoir communiqué avec le gouvernement, elles ont été avisées que la chose ne tarderait pas — D'après un relevé fait par la Chambre de Commerce, près de 500 personnes, hommes ou femmes, travaillent actuellement dans les diverses manufactures de notre ville Celle qui détient actuellement le premier plan pour le nombre d’employés est la S.& F.Clothing Co., avec 175.Cette manufacture s’occupe d’hardes faites pour hommes et jeunes gens.— SI la température se continue ainsi, les cultivateurs désespèrent de fabriquer beaucoup de sucre d'érable, ce printemps.Selon ce que l’on nous rapporte, bien rares sont les érablières qui.jusqu'à date, ont fait valoir leurs mérites habituels.Toutefois, on prétend que quelques journées de soleil et quelques nuits fraîches suffiraient pour que les érables répondent à la confiance qu’un grand nombre d'amateurs de la "trempette” font reposer sur eux.— On annonce que la représentation théâtral du Cercle Paroissial Nous lui souhaitons prompt rétablissement.— Dimanche soir, à la salle paroissiale, une petite séance nous a été donnée par les fillettes de l’école du village, organisée par Mlle Pla-inondon, institutrice.Nos félicitations à nos jeunes débutantes.A Saint-Faustin — M.et Mme Jean-Paul Fleurent, de Montréal, rendaient visite à leurs parents de Saint-Faustin.— M.Marcel Dufour et M.Clément Daigneault ont passé leurs vacances de Pâques au milieu de nous.— Dernièrement, Mile Giiberte Gilbert et Mlle Juliette Patenaude ainsi que Mme Louis Bohémier, de Montréal, étaient de passage à Saint-Faustin, pour une fin de semaine.— Mme Roméo Vincent ainsi que sa fillette Jacqueline nous quittent pour aller demeurer à Montréal après avoir passé l’hiver parmi nous.— M.et Mme Jean-Marie Laurence.de Montréal, ont passé quelques jours en visite chez Mlle O.Laurence.Au jeune ouvrier Pourquoi n’êtes-vous pas Jociste Objection : — Parce que Je n’en ai Jamais entendu parler ?Réponse : — Peut-être quelques Joclstes ont-ils voulu vous en parler et avez-vous préféré alors vous entretenir d’autre chose.Il y en a qui craignent tellement de se laisser convaincre et gagner par ce mouvement, qu’ils fuient toutes les conversations et toutes les démarches qui tournent autour de ce sujet.SI vous aviez voulu vous renseigner, vous aviez la page des Jeunes de "L’Action Catholique”.Plusieurs paroisses ont déjà leur local Jociste où tous les Jeunes sont les bienvenus.Vous auriez pu questionner les joclstes que l’on reconnaît à leur insigne ou à leur costume.Il y a beaucoup de livres, de journaux, de bulletins, de calendriers Joclstes qui circulent et qui attirent l’attention des Jeunes sur l'existence et la nature de notre mouvement : de sorte qu'aujourd’hui, il est à se demander si un Jeune homme non jociste est excusable de plaider ignorance.Il doit y avoir autre chose.• • • Objection : — Il y a que.je n’ai pas le temps.J’aime avoir mes soirées libres.Réponse : — Mais, mon ami, un Jeune homme ne doit pas garder ses soirées que pour ses fantaisies.S'il n’est pas assez généreux pour en sacrifier quelques-unes, comment fera-t-11 plus tard lorsque nécessairement, il devra le faire.SI vous agissez toujours comme vous dites, de quelle utilité serez-vous dans le relèvement de la classe ouvrière qui souffre tant et qui demande le dévouement désintéressé de tous ses membres.D’ailleurs savez-vous que la J.O.C.ne demande que deux soirées par mois à ses membres ?Est-il vraiment impossible de les lui donner ?Qu’en faites-vous donc de vos soirées ?• • • Objection : — Il y a ma blonde que je vais voir trois fols par semaine.Réponse : — A moins que vous ne vous mariiez au printemps, c'est un peu trop, permettez que je vous le dise.Avec le salaire que se font les jeunes, de nos Jours, à supposer qu’ils travaillent, à quoi bon donner tant de temps aux fréquentations, qui, après tout, sont en vue du mariage.Tout de même, la J.O.C.tient compte de cette objection et autant que possible, ne convoque ses membres que les "mauvais soirs”.• • • Objection : — Je n’alme pas ces organisations parce que ceux qui en font partie se croient meilleurs que les autres.Ce qui n’est pas toujours vrai.Réponse : — Les portes de la J.O.C.sont ouvertes à tous, c’est ce qui fait que nous ne sommes pas tous des saints et nous admettons aisément qu’il y ait du bon monde même en dehors de la J.O.C., mais il n’y a que dans les cas graves qu’il peut y avoir exclusion.• c • Objection : — Mais votre local , dont vous nous parlez tant, à quoi sert-il ?| Réponse : — Aux autres endroits Un collège historique de France Conférence du R.Père Armand Y ON, à VEcole Normale de Saint-Jérôme Le mercredi 7 avril, le R.P.Armand Yon, ancien vicaire à Saint-Jérôme, aujourd’hui professeur à Paris, était l’hôte de M.le Principal Notez bien Vadresse du bureau de L’AVENIR DU NORD 3© 3 Avenue Parent à 1TMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE.Limitée Voisin de la gare du 12 Téléphone Pacifique Canadien Saint-Jérôme Le Pontiac “224” fait ses débuts II«P \ ¦ CE SIX POPULAIRE A I)E NOMBREUSES CARACTÉRISTIQUES DE COMMODITÉ ET DE SÉCURITÉ fameux nouveau trait d’argent.En bas, à droite, lo spneieux compartiment arrière.Insérées à droite, les poignées do portos tournées en dedans pour plus do sûreté.Lo nouveau Pontiac six pour 1937 est annoncé nvec un nouveau moteur à soupapes on tête do 224 pouces cubes do cylindréo et do nombreuses caractéristiques de commo- dité et de sûreté.Les carrosseries à toit-tourollo toutes silencieuses, tout acier, sont de la construction mona-cior.En haut, lo conch avec malle.En bas, à gauche, vue du devant du de l'Ecole Normale.Dans la soirée, il fit aux religieuses et aux élèves de cette institution une Intéressante causerie sur le Collège de Juilly, près Paris, où il a passé quatre ans, de 1929 à 1933, à titre de directeur de division."La vieille maison elle-même, dit le conférencier, est digne de considération, par son ancienneté et par les faits historiques dont elle a été le témoin.” D'abord un monastère d’Augustlns, à partie du Xle siècle, les bâtiments transformés devinrent le siège, en 1638, de l’Académie royale de Juilly, fondée par lettres-patentes de Louis XIII.Seuls les enfants de la noblesse y furent d’abord admis.On compte parmi les anciens élèves Montesquieu, le fameux faiseur d’automates Vaucan-son, le maréchal de Villars, un fils du marquis de Vaudreuil, Jérôme Bonaparte, frère cadet de Napoléon.On peut encore voir la chambre qu'occupait le futur empereur, lorsqu’il venait visiter Jérôme.Grâce à Fouché, plus tard ministre de la police, et qui avait été confrère de l’Oratoire et surveillant à Juilly, les archives du collège n’ont pas été touchées.Leur Intégrité permet de reconstituer la vie du collège pendant trois siècles.Ainsi, on sait le nom du premier élève puni pour avoir fumé ; c’était en novembre 1716 ! Dans les dossiers précieusement conservés, on retrouve des appréciations comme la suivante.sur un enfant peu brillant : "Le mieux qu'on puisse dire de lut est que, pendant les huit ans qu'il a passés dans cette maison, 11 n’a su mériter ni reproche ni récompense!” Après avoir décrit la vie qu’on menait à Juilly dans les siècles passés, avec les programmes d’études, les distractions offertes aux enfants, le R.P.Yon passe à Thistoire des temps modernes .Ayant déjà résisté à la tourmente de la Révolution.et compté toujours quelques élèves au moins, même pendant la guerre de 1870-71 et la Grande Guerre, Juilly est aujourd'hui une maison en pleine prospérité.Etudes, sports, hygiène, tout y est organisé sur un pied moderne.Le collège compte même un cinéma pariant ! Le nouveau supérieur, le R.P.Ponsard, n'est pas un Inconnu au Canada, puisqu'il prêcha le Carême de Notre-Dame de Montréal, en 1910.C'est un orateur de grande classe, en même temps qu’un pédagogue averti.Dans ce cadre archaïque, tout plein de souvenirs glorieux, la vie s’écoule riante et studieuse, à Juilly, cù l’on cherche toujours à réaliser la devise formulée par Malebran-che : "U faut être homme, chrétien, Français”.Pour terminer, le conférencier offre à ses auditeurs des projections animées sur l'intéressante maison qu’il vient de décrire.Il est ensuite chaudement remercié par M.l’abbé Georges Thuot, principal do l'Ecole.que vous fréquentez, vous rencontrez des gens de tout âge et de toute profession, tandis qu’lci, au local jociste, vous ne voyez que des ouvriers de votre âge avec qui vous pouvez confier vos difficultés et qui, aussi, vous comprendront parce qu'ils sont dans votre cas.• • • Objection : — C’est encore une affaire d’argent, Je suppose, la J.O.-C.?Réponse : — Au contraire, mon ami, dix sous par mois vous donnent droit au Journal, au local, aux services organisés, aux renseignements, à l’aide aux Jeunes chômeurs, au service de placement, d’épargne, de vacances, de médecin.SI vous ne donniez pas un sou, vous ne seriez pas attaché à votre groupe.On aime ce qui nous a coûté quelque chose.• • • Objection : — Mais, en résumé, à quoi sert votre J.O.C.?Réponse : — A grouper les Jeunes ouvriers pour qu’ils s'entraînent et aussi pour les protéger des dangers du corps et de l’âme.L’union fait la force.Plus ils seront nombreux, plus la J.O.C.aura d’influence auprès des organisations ouvrières, des patrons et des gouvernants.• • • Objections : — Avec ces organl-sations-là 11 faut passer son temps à l’église.Réponse : — Sur ce point, nous laissons entière liberté à nos membres.Mais comme tous les Joclstes se sentent immédiatement pris par l’idéal de la J.O.C.et veulent à tout prix le réaliser, ils sentent eux-mêmes le besoin de devenir meilleurs pour pouvoir rayonner autour d’eux, dans leur milieu.• • • Objection : — Ces unions ont coutume de nuire auprès des patrons : Réponse : — Au contraire, car la J.O.C.recommande tellement la conscience professionnelle que nécessairement le jociste se fera remarquer de son patron par le bon emploi de son temps, le soin qu’il apporte à ses outils, la bonne exécution de son travail, et par suite, la satisfaction qu’il procure à la clientèle de son patron.• • • Objection : — Il y a le costume dont je ne raffole pas.Réponse : — Il n’y a pas à s’en effrayer, puisqu'il ne se porte qu’aux grandes réunions et que, par conséquent, 11 n’est pas gênant parce qu’on est avec des gens tous costumés de la même façon.m Un banc de corail et un amas de dollars Tout banc de corail des tropiques commence à rien.Le travail de trillions de petits insectes édifie au fond de l’océan d’énormes montagnes, et c’est là une leçon de choses sur le résultat d’un labeur lent et constant.Un amas de dollars, qui est l’essence même du succès financier, commence presque toujours dans de modestes proportions.Contrairement aux bancs de corail, l’accumulation des dollars n’est pas une loi naturelle.Elle ne dépend pas non plus d’un coup de dés.La croissance de la fortune est impossible si le Hasard est le seul maître.Vous avez droit de connaître les faits qui entourent un placement proposé et vous devez interpréter ces faits.Notre service de conseils financiers est à votre disposition; faisant partie de deux bourses et possédant huit succursales, nous pouvons vous être utiles.Prenez dix minutes pour nous consulter—la route vers la fortune s'en trouvera moins longue.JOHNSTON anD WARD Siège social: EDIFICE de la BANQUE ROYALE, MONTREAL Membres: Le Boune de htontréal Le Curb ce Montréal Canadian Commodity Exchange, Inc.Succursales: Toronto, Ont.Kingston, Ont.Sydney, N.-E.Moncton, N.-8.Montréal, P.Q.Halifax, NÆ ondon, Ont.St-Jean, N.-B.Objection : — Et vos réunions, est-ce très intéressant ?Réponse : — On n’y dort pas, il y a liberté de parole pour tous et on ne discute que de choses ouvrières et ce n’est pas gênant, parce qu’on est avec des gens pas plus instruits que nous.On fume, on chante, on fait de la musique, on joue aux cartes, au ping-pong, au pool, etc .• • • Objection : — S’il y a des jeunes et des vieux, des nouveaux et des ! anciens, çà ne me tente pas.Réponse : — Il faut qu’un jociste ait au moins 16 ans et pas plus de 25 ans.A cet âge, il est mur pour les syndicats.Ainsi quand un jociste devient trop ancien et, par conséquent, prend trop d’importance, U est temps qu’il s’en aille pour donner une chance aux autres de se faire valoir.La J.O.C.(L’Action Catholique de Québec.28 mars et 4 avril 1937) B La qualité de vos imprimés parle pour vous Avant de placer votre prochaine commande, venez nous voir, téléphonez ou écrivez-nous; nous vous soumettrons des plans pour vos meilleurs intérêts Obligations — Actions Papeterie Commerciale — Circulaires Calendriers — Travaux de viile Journaux — Revues — Catalogues Cartes de visite — d'affaires Faire-parts — Souvenirs mortuaires LES COMMANDES PAR CORRESPONDANCE REÇOIVENT LA MEILLEURE ATTENTION 303 Avenue PARENT — Téléphone 12 (VOISIN DE LA GARE DU PACIFIQUE CANADIEN) SAINT-JEROME MAISON A VOTRE SERVICE DEPUIS PLUS DE 30 ANS Page mix L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, U 9 avril 19tf AIRWAY Co._ .ECTIVE GARMENTS OSCAR LANDRY, Pharmacien SUPPORTS POUR MATERNITE Fabrication Airway -u an — FABRIQUES POUR LES BESOINS DE LA MATERNITE D'APRES LES PRINCIPES DE SUPPORT LES PLUS EFFICACES Des lacets sur les côtés permettent de contrôler la taille Les vêtements “Airway" sont prescrits et ajustés par nos experts entraînés à considérer le besoin de chaque cas individuellement.C’est là votre assurance d'une réelle satisfaction et d'un parfait confort.Laissez-nous vous en faire la dé monstration aujourd'hui.Pour les cas difficiles, nous avons, deux fois par année, les services d'une experte à notre disposition par les manufacturiers 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message.Assure autorités et population Montréal sentiments fraternels ville Paris.” • • • LA DEGRINGOLADE Le gouvernement de lTJnion-Na-tionale-castor et tory, dont M.Duplessis est le chef, dispose toujours d'une majorité servile à la Législature.Mais dans la province, ce parti hybride et hypocrite perd du terrain tous les jours.Ce qui s'est passé dans les récente élection complémentaire de Beauce, indique clairement que la dégringolade des faux Purs est commencée et va en s'accélérant.“En effet, écrit M.Paul Gouin dans la Province, en novembre 1935, M.Vital Cliche, candidat de TA.L.N., luttant sous les couleurs de l’Union National Duplessis-Gouin.était élu par une majorité de d,190 voix.En août 1936, le docteur Poulin, candidat de l’Union Nationale “Duplessis-Hamel", remportait la victoire par 2,087 votes.Cette année, XL Perron, candidat de l’Union Nationale “Duplessis - tout - court ", devait se contenter d’une pluralité de quelque 400 voix.Et cette courbe descendante est d'autant plus significative que M.Perron était le candidat d’un parti au pouvoir tandis que MM.Cliche et Poulin étaient les représentants d’un parti d’opposition.C’est-à-dire que le nouveau député de la Beauce, ayant pour le soutenir tout le patronage gouvernemental ainsi que l'appui d'innombrables députés et de plusieurs ministres dont M.Duplessis lui-même, a rallié moins de votes que ses prédécesseurs qui.pourtant, avaient à leur disposition des ressources et des moyens électoraux beaucoup moins considérables.“Donc, si l’on considère par ailleurs, que M.Perron est l'élu d'une minorité de votes sur l’ensemble du scrutin, une première conclusion s’impose : le gouvernement Duplessis, en moins de huit mois de pouvoir, a perdu la confiance de la majorité des électeurs d’un comté, appelés à se prononcer sur sa politique générale.” Evidemment, l'opinion publique se rend compte du bluff et du humbug de M.Duplessis et de sa troupe de saltimbanques politiques.• • • CHARLES MAURRAS ET LE CANADA FRANÇAIS Le grand écrivain français, Charles Maurras, vient d’écrire un article sous le titre : "Résurrection de notre langue en Amérique”, et en marge du prochain congrès de la langue française à Québec.De cet article, nous détachons les passages suivants qui sont un hommage au Canada français : "Noyés et perdus, croirait-on dans une masse de trente millions parlant anglais, ceux dont le français est la langue originelle n'eri forment pas moins une population de cinq -F millions d’hommes.Il serait pres! que oiseux d'insister sur le cas privilégié et magnifique de la durée et de l'expansion du français au Canada.Il arrive aux Canadiens français de se juger avec sévérité et d’adresser à leurs organisations intérieures ces nobles reproches qui reviennent à dire que si la défense ou la propagande nécessaire ont été faites, elles auraient pu être poussées plus loin ou conduites avec plus d’énergie .Reproches de lutteurs ! Scrupules de héros ! Nous n’avons pas a les connaître ici.Un seul sentimênt est possible : l'admiration, celle qui est due après deux siècles d'une fière et féconde fidélité”.“Allez donc à Québec ! Allez-y Canadiens de l'est, de l'ouest, de partout ! De grandes choses doivent naître, naîtront des grandes pensées que nous avons le devoir de planter, d'enraciner, de cultiver en attendant l’heure immanquable où elles donneront leurs feuilles et leurs fruits”.RENTES SEIGNEURIALES Le gouvernement Taschereau fit voter une loi pour abolir les rentes seigneuriales.Cette loi est inopérante parce que certaines dispositions essentielles requises pour lui donner effet sont subordonnées à i'adopiion d'une nouvelle Loi de la Législature approuvant l'homologation des rapports que les créanciers-seigneurs devaient préparer et, déposer le ou avant le 10 novembre 1935.sous peine de perdre tout droit a leurs rentes et aux capitaux qu'elles représentent.Or.cette seconde loi n'a pas encore été adoptée bien que les seigneurs aient dûment déposé leurs terriers et rapports après en avoir fait la préparation à grands frais et avec beaucoup de difficultés.La situation créée par cette abstention de la Législature de voter la loi d’approbation et de sanction est étrangement confuse et embarrassante aussi bien pour les débiteurs de rentes et les municipalités que pour les seigneurs, qui n'ont rien reçu encore pour les indemniser “selon leurs droits et intérêts" ce qui n'est certainement pas juste, d'autant moins que ce ne sont pas eux qui ont réclamé le nouveau statut.Nous croyons donc que le gouvernement ne devrait pas retarder davantage la fin de cet imbroglio et qu'il devrait se hâter de donner suite à la loi votée par l’ancien régime, à moins qu'il ait l'intention de la désavouer.LE BUREAU CENTRAL DES EXAMINATEURS CATHOLIQUES En juin prochain, les 21, 22, 23 et 25, le Bureau central fera subir les examens aux aspirants et aspirantes qui se présenteront pour le bre-, vet complémentaire.Aussi, pourront se présenter les reprises aux brevets élémentaire et complémentaire de juin 1936 et les aspirants et les aspirantes au certificat : ce certificat permettra de se présenter au brevet complémentaire en Juin! 1933, conformément aux règlements! du Comité Catholique du Conseil de ! l'Instruction publique.A noter que les brevets qui seront accordés en juin 1937 ne sont vala- ' blés que pour trois ans.De retour des Antilles M.le curé Emile Dubois et M, l'abbé René Desjardins sont revenus mardi soir, d'un voyage aux Antilles.• # • La confirmation des entants C'est vendredi prochain, 16 avril à 10 heures du matin qu'aura lieu en l’église Saint-Jérôme, la confirmation des enfants.* * * A l’Ecole Normale Le R.Père Armand Yon, ancien vicaire de Saint-Jérome, était l’hôte de M.l'abbé Thuot, cette semaine.Mercredi soir, il a donné une intéressante conférence aux élèves de l'Ecole normale.On pourra lire en ce page de ce journal, le compterendu de cette conférence.• * • La partie de sucre des anciens du collège A l'occasion de la partie de sucre des anciens du collège de Saint-Jérôme, dimanche prochain, 11 avril, une messe spéciale sera célébrée dans la chapelle du collège, à 11 heures, par M.l'abbé Jean-Paul Giraldeau.Le dîner sera ensuite servi à la cabane des Frères, à midi.Les anciens et leurs amis sont invités à s’y rendre en grand nombre.Les billets sont actuellement en vente.Le secrétaire.(Communiqué) • • » Le Chef de gare du C.N.R.M.J.-J.Dunnigan qui était souffrant depuis quelque temps, s'est rendu cette semaine à l’hôpital Royal Victoria, où il est sous observation, et il y suivra des traitements d’ici quelque temps.M.Dunnigan, chef de gare au C.N.R., à Saint-Jérôme, depuis 38 ans.est à sa retraite depuis lundi dernier, 5 avril, après 45 années de services dévoués à la Cie Canadien National." Son fils, M.Georges Dunnigan, est en charge de la station de Saint-Jérôme d'ici la nomination du nouveau chef de gare.Le Petit Trianon Mercredi soir dernier, les jeunes filles du cercle artistique Le Petit Trianon donnaient une répétition de leur séance au profit des oeuvres du Foyer Notre-Dame du Bon Conseil.Cette soirée était sous la présidence de M.le Curé Emile Dubois.Les jeunes artistes-amateurs méritent de sincères félicitations car elles ont interprété leurs rôles avec beaucoup de maîtrise et un jeu de mimique très expressif.La diction de chacune était aussi très bonne, car pas un mot de leurs réparties ne fut perdu pour les auditeurs.Les musiciens du R.Frère Radul-phus, sous la direction de M.Paul Deschambault.avaient gracieusement prêté leur concours et ont PETITES ANNONCES Maison à louer, a vendre, meubles usages, demande d'omjfioi, objets perdus, etc., eto.NOUVEAU TARIF 2 sous le mot, minimum 41e, ou 3 insertions pour $1.0*.• • • A VENDRE Poussins d'un jour, certifiés par le Ministère de l'Agriculture de Québec.Race P.R.B.Sadresser LA COOPERATIVE AGRICOLE DE LAURIERVILLE P.Qué.• • • A LOUER Logement moderne à louer, situé sur la rue Saint-Georges, no 451, 5 pièces avec chambre de bain.S'adresser au Dr Rosaire Lapointe, 441 rue Saint-Georges, Saint-Jérôme.• • • BIJOUTIER Réparation montres, horloges, bijoux à prix raisonnable.Travail garanti.Service rapide.Comnun-1 des postales remplies.F.Coupai, horloger, Brébeuf, Qué.• • • MUSICOLOR Originale, sensationnelle, bien que très pratique méthode de jouer le piano, la guitare, le ukulele en assortissant tout simplement les couleurs.Connue au Canada seulement, mais la dernière sensation musicale du monde.Pas de professeur ni instruction nécessaires.Vous pouvez jouer aujourd’hui avec la méthode "MUSICOLOR".Ecrivez pour le livret gratuit maintenant.Représentants demandés avec références de premiere classe.Ecrivez : Simplay Instruments Limited, 60 Front Street West, Toronto, Ont.« • • A VENDRE Lot de terre, non bâti, site idéal, rue Melançou, entre les rues Parent “t du Palais, Saint-Jérôme.Aussi, un bon de $100.00 sur l'achat d'un automobile Ford neuf, 1937.selon le choix Vendra bon marché.S'adresser à J.-W.Cyr, 343 Ave Parent, Tél.225, Saint-Jérôme.• • • A VENDRE Un automobile sédan Buick usagé,en parfait ordre, à vendre bon marché.Aussi CHATS de PERSE noirs, jeunes et vieux.S’adresser à VVilbrod Guay, 172 rue Saint-Hubert.Saint-Jerôme.26-2-9-P.• • • CUISINIERES DEMANDEES On demande deux cuisinières1 exécuté avec brio, plusieurs mor , l'experience, pour club et hôtel, ceaux de leur répertoire qui furent Activités de nos pompiers Salaire de $15.00 à S1S.00 par mois, très appréciés.’ | Nos pompiers ont été appelés Pour renseignements, s’adresser à , Aux entr’actes, Mme René Mau- plusieurs reprises, dernièrement .M.Isaïe Godmer, CHATEAU DES i rice, diseuse, et Mme Bruno Rochon.- Dimanche, à 11 h.8 a m., appel à LAURENTIDES, Ferme-Neuve.j chanteuse, furent vivement applau- i l'avertisseur 124 pour un feu de che* * * \ dies.! minée chez M.Emery Mallette, 35 A VENDRE j .; rue Saint-Georges.Aucun domma- meneé immédiatement et est fait aux frais de la ville.• • • Danse-Bingo, samedi soir à la salle du marché La salle du marché a été mise à la disposition de l’Association de Balle Molle Regent qui y donnera une grande soirée de danse et bingo, demain soir, samedi, 10 avril.Un très bon orchestre fera les frais de la musique et il y aura des prix magnifiques.L'Association de balle-molle Regent organise cette fête en vue de se faire des fonds pour amuser In Jeunesse durant la prochaine saison.On sait que près d'une centaine d’employés trouvent dans ce délassement des distractions honnêtes et profitables.Rendons-nous en foule à cette soirée, encourager nos jeunes.* • * De passage MM.Louis-René Beaudoin, de Montréal, et Paul Larose, de Sainte-Thérèse, avocats, étaient à Saint-Jérôme, dans le cours de la semaine.* • * Nouveau vendeur d'automobiles Nous apprenons que M.Emile Lauzon vient de prendre une agence pour la vente des automobiles Studebaker, Willys et Hupmobile, ainsi que des pneus Goodrich.M.Lauzon a retlnu les services de M.J.-H.Laplante, autrefois de Saint-Jérôme, bien connu comme vendeur d'automobiles.• 0 * Gagnante d'un radio Le radio qui a été tiré dernièrement chez Mlle Alice Boiteau, n’a pas encore été réclamé.Le No gagnant est 483.La personne qui détient ce billet est priée d’apporter son coupon au magasin, situé au No 282 rue Labelle, le plus tôt possible.• • « Naissance M.et Mme Paul-Emile Forget, née Irène Fournelle, font part de la naissance d'une fille baptisée Marie-Irène-Blandine.Le parrain et la marraine étaient M.et Mme Léopold Danis, la porteuse, Mme Jérôme Plouffe.• • • Prochain mariage Samedi matin, à 6 heures, sera béni le mariage de Mlle Edma Labelle.fille de M.et Mme Jean-Baptiste Labelle.avec M.Jules-Edouard Jetté, fils de M.et Mme Jules Jette.Décès de Thomas Byrne Mardi dernier, 6 avril, à 9 heures, avaient lieu en l'église Saint-Jérôme.les funérailles de M.Thomas Byrne, décédé samedi dernier, 3 avril, à l'âge de 24 ans et 6 mois.Le défunt était le fils de M.et Mme John Byrne.Nos sympathies à la famille éprouvée.COIN DES PKOittlSSIOft XÜliS Vt LEGAULT & LEGAULT L.L.Legault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.Séquestre officiel du District de Terrebonne AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boite Postale 93 LACHUTE Paul Larose AVOCAT L.L.B.128 rue Blalnvllle SAINTE-THERESE Téléphone 50 JOSEPH FORTIER AVOCAT 349 rue LABELLE SAINT-JEROME Tel.258 & 201 — Case postale 538 >SCOSOSOCOSCOSCO00O0O9O990C DEMERS & RAYMOND AVOCATS Me Maurice Demers Me Raymand Raymond Tél.310 306, Saint-Georges, S.-JEROME HEURES DE CONSULTATION : 1 à 4 heures 7 à 9 heures I sprès-midi le soir Le dimanche excepté Dr Rosaire Lapointe EXAMENS AUX RAYONS X Bureau : 441 rue Saint-Georges TéJ.215 SALNT-JEROME cocccccocosccosoccccccocco RODOLPHE BEDARD | Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES - Bureau à SAINTE-AGATHE 7 rue Albert — TéL 185 3COSCCC
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