L'Avenir du Nord, 7 mai 1937, vendredi 7 mai 1937
CIIENIER SEUL JOURNAL DISTRICT de TERREBONNE 1897-1937 EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS 1897-1937 “LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-ET-UNIEME ANNEE, NUMERO 19 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 7 MAI 1937 Dans le salon de la race Réponse de M.Chaloult aux accusations de M.Duplessis Le festival de musique de Saint-Laurent mini ire soument, ciernuem, renâclent.i«i.sMwn usures saim luauncu, ne en colère.L'un de ces soldats de plomb Bach, et de la Neuvième Symphonie, 1 ,ie Beethoven e cri qui l'illustre pour toujours: “Moé.' La société ' est actuellement en Les Concerts Symphoniques de Montréal présenteront les 8 et 10 (juin prochain leur second festival j de musique dédié, cette année, à Jean-Sebastian Bach et à Verdi.Les loups de 1 Union Nationale (.) se dévorent entre eux.I du collège de Saint-Laurent, ayant M.Duplessis et ses principaux lieutenants durant la campagne mis à la disposition de la société la électorale qui l’a conduit au pouvoir, se combattent, se chamaillent, magnifique chapelle du collège, le s’accusent, maintenant.ILs lavent leur linge sale publiquement.public aura de nouveau la joie d'é- T ., .\, 1 , coûter les oeuvres des deux grands Les liberaux ne pouvaient desirer une plus belle revanche.maîtres dans une atmosphère re- Ces purs, ces sur-hommes, ces grands réformateurs, accusateurs et cueillie propice à la musique reli-urometteurs de l'Union Nationale ( ?! i sont à couteaux tirés et se gieuse.poignardent en plein parlement, huit mois à peine après leur victoire.Lorchestre, sous la direction de MM.Hamel, Drouin.Grégoire.Chaloult et autres, qui ne juraieni Wilfrid Pelletier, exécutera la , .,, , , , , ., Messe en si mineur, de Bach, avec la hier que par M.Duplessis, ne font plus que jurer contre lui.Il y a peu de chorale du Dr Whitehead, et le Retemps, ils léchaient les bottes de leur chef bien-aimé.Aujourd’hui, ces quiem, de Verdi, avec le concours mêmes bottes les frappent au derrière pour les punir de tourner le dos à des Disciples de Massenet, celui qui les a déçus et trompés.Ils ripostent en crachant au visage de Tous c,el!x fi11* assisté au fes- M.Duplessis pue ce, eraehui, fai, Paver IffÆSltoTSiS^ŒIÎS’SSîi Qu’elle est belle l’Union Nationale ! nées par les deux chorales de la Les pioupious du premier ministre soufflent, éternuent, renâclent.Passion d’après saint Mathieu, de trépignent comme des enfants irrités laissa échapper ce noble j'en peux pu !" pourparlers avec quelques grands Qu’elle est digne, l'Union Nationale ! chanteurs de New-York qui seront L’assemblée législative de Québec, qui est devenue le carrefour de invités comme solistes et dont les l'invective et l’égoùt des méchancetés ordudières des Purs depuis que !lums selont connus ^bient-t.l'Union Nationale (?! » règne sur le cap Diamant, n'est jamais descendue Lcs remlers’fe*tivals de musique aussi loin dans le bas-fonds des injures que la semaine derniere.M.remontent à la fin du 17ème siècle Duplessis et ses principaux lieutenants qui s'entendaient comme larrons où l'on voit apparaître en Angle-en foire pour vilipender les libéraux et les remplacer par des “hommes terre le "Festival of the Sons of the nouveaux", se sont déchirés à belles dents au “salon de la race.” La foire du mois d'août dernier a fait place à une autre foire.Qu’elle est parfumée l’Union Nationale ! On a vu par les rapports de tous les journaux quotidiens que !e jeudi 29 avril, la séance de l'Assemblée législative de Québec a été la plus houleuse et la plus honteuse de l'histoire politique de notre province.I.a bataille des frères de l’Union Nationale (?!) dégénéra en un chahu* indescriptible.On était à discuter la loi des bûcherons.M.Duplessis venait tie , , - , , désigner sous le nom d’"opposition camouflée" ceux de ses anciens donnent ^haqu^année^uif festival comparses qui le lâchaient.M.Chaloult.député unioniste > ! ) de Kamou- tn\s réputé, mais le plus célèbre est raska, riposta en appelant M Duplessis et ses souteneurs de "trustards -ans aucun doute le "Three Choirs camouflés.” Il s'en suivit une mêlée furibonde entre les larrons de la Festival" fondé en 1724 par le Rev.foire du mois d'août 1936 MM.Drouin.Hamel, Grégoire.Chaloult furent 7or^e^^es^’toCrhTsC!^^copeal”edes les points de mire des horions de M.Duplessis et de ses plus effrontés vjjies de Gloucester et Worcester, partisans.qui s'est continué presque sans in- M.Chaloult fut accusé d'avoir forgé un télégramme pour laisser terruptlon jusqu'à maintenant dans Communistes et communards Clergy" en 1655 Fondés par les diverses associations musicales des grandes villes, les festivals duraient généralement deux ou trois jours, dont le premier était consacré à l’audition dur.oratorio, le second à celle d'une symphonie et le troisième à divers extraits d'opéras et oeuvres de concerts.Leeds, Birmingham.Bristol.Man- croire, lors des dernières élections, qu’il avait été appelé à faire parti du une des trois cités à tour de rôle., „ „ , u , .Tj- • D’Angleterre les festivals se ré- cabinet.M.Chaloult nia mais on 1 empecha de s expliquer La discussion pandirent en Allemagne où ils se se continua et le premier ministre lança contre M.Chaloult l'accusation multiplièrent, rapidement perdant qui provoqua la scène la plus violente qui se soit vue à la Chambre : un peu leur caractère religieux."Qui croira”, dit M.Duplessis, "le député de Kamouraska alors qu'il a Parmi les grands festivals des pays été traduit devant le conseil du Barreau pour avoir chargé des frais plus dg^emm^fondif en^'IlL en l’hon- considérables qu'il était permis et qui a dû rembourser".neul- de Haydn ; celui dé Bonn, en M.Chaloult rétorqua : "Le premier ministre est un effronté menteur 1845.pour Bethoven ; ceux de Eise-et un calomniateur.Je n'ai pour lui que du mépris”.nach et Leipsig, pour Bach: celui de ,, Bayreuth ou.devant une foule im- M.Drouin .C est ça .mense, se jouent tous les deux ans L excitation est a son comble.On crie de toutes parts et les rappels a jcs célèbres opéras de Wagner : c-t.l'ordre de l'Orateur sont impuissants.enfin, plus récemment, celui de Le député de l’Abitibi.M.Lesage, un unioniste (!), s’élance vers M.Salzbourg fondé à la mémoire de Chaloult.apparemment dans le but de lui faire un mauvais parti, mais Mozart.des collègues l’arrêtent et il va reprendre son siège.- M.Chaloult nie emphatiquement l’accusation du premier ministre mais, de nouveau, on lui refuse le droit de se défendre et de se justifier.Les deux adversaires sont écrasés dans leur fauteuil et M.Bouchard reprend le débat sur la loi à l’étude, en disant : “il ne faut pas s'exciter".La paix se rétablit et la loi fut adoptée.Le succès de vente de certains j produits est le résultat d’annonces savamment faites dans les journaux, sur les enseignes lumineuses ou autres et enfin à la radio.A force de voir et de revoir toujours les mêmes noms ou les mêmes mots, la curiosité est d’abord piquée, excitée.et le désir d’acheter nait.De même en est-il de certaines idées et de certaines doctrines: plus on en parle, plus elles retiennent l'attention et deviennent l’objet de discussions.La critique que l'on en fait, — pas toujours habile, encourage leurs propagateurs et attise leur zèle.C’est ainsi qu’aujourd'hui, les journaux, à pleines colonnes, les politiciens à pleine bouche, et certains autres éléments plus sains de notre société, ont sans cesse sur les lèvres le mot communisme.Je ne suis, pour ma part, ni communiste, ni socialiste, ni radical, car à la source de ces trois mouvements, je trouve un extrémisme de mauvais aloi.Je suis donc fort à l'aise pour constater les réactions que subit actuellement la classe ouvrière.Il ne se passe de jour., que, dans les tramways, certaines conversations de membres de la classe laborieuse ne me renseignent sur l’effet de cette annonce gratuite que l’on fait au communisme.La plupart de ceux que j'entends causer ne connaissent rien du communisme lui-même, et ses théories subversives de l’ordre et de l'autorité sont totalement mystère pour la plupart de ceux qui en parlent.Cependant, je note !’énorme différence entre aujourd’hui et il y a six mois à peine, les conversations étaient alors tout autres.Aujourd'hui, la curiosité excitée par les dénonciations nombreuses, à cause sans doute de la misère qui règne, du nombre considérable de sans-travail, d'une jeunesse affolée, inquiète, porte les uns et les autres à rechercher le nouveau dans la violence.Aux Etats-Unis, le festival fait son apparition vers 1857 à Boston.Worcester et Cincinnati suivent de près, mais le grand festival américain est sans contredit celui de Bethlelhem où lo'n donne tous les ans les grandes oeuvres de Bach.Le Canada aura-t-il un jour sa place dans les grandes manifestations musicales du monde ?Il ne tient qu'à nous de faire de Saint-Laurent un centre artistique qui attirera les mélomanes de tous les pays.N.B.— Ceux de notre région qui désirent avoir de plus amples détails sur le prochain Festival de musique de Saint-Laurent ; peuvent s’adresser au sénateur ! Jules-Edouard Prévost, à Saint-Jérôme.Où allons nous?U y a déjà plusieurs années, monsieur Henri Bourassa mettait en brochure, sa réponse à ce point d'in-terrogaticn qu'il posait.Monsieur, Pitkin, en faisant son affirmation | outrageante récente, avait dû juger | beaucoup plus par ce qu’on lui avait dit de ce qui se passe à Québec, que d’après ce qu'il avait vu dans la Nouvelle-Angleterre.Nous autres les canayens, quand on ne se mange pas les uns les autres, on se salit.Et ça.au nom de la politique ou d’une religion pourtant si belle et cependant si déformée dans Québec On en est rendu à mentionner que monsieur a fait ses Pâques, que monsieur un autre va à la messe tous les mercredis, que monsieur Tartampion est allé à l’église entre cinq et six heures du soir, que monsieur le Bouffon a voulu faire chanter un Te Deum à la suite de sa victoire, etc., etc., etc.insulte de tueur de cochon, rien de Le lendemain, la Chambre de l’Union Nationale (?!) ferma la bouche derechef à M.Chaloult qui, sur une question de privilège, voulut fair?une mise au point au sujet des graves accusations portées contre lui.C’est pourquoi M.Chaloult a communiqué aux journaux, le 30 avril, la déclaration suivante : “J’ai voulu, sans succès, à la séance de la Chambre, rétablir les faits quant aux accusations portées contre moi par l’honorable premier ministre."Il a prétendu d’abord que j’avais été traduit devant le Conseil du Barreau au cours de l’exercice de ma profession.Je communique aux journaux un certificat du secrétaire du Barreau.A la lecture du document, le lecteur de bonne foi jugera de cette première accusation : Monsieur René Chaulout, avocat, Québec.Cher confrère : A votre demande, et en nia qualité tie secrétaire du Barreau de Québec, j’ai compulsé les proccs-vcrhaux du Conseil tic notre section.et j’ai constaté qu’il n’y est pas question tie vous, ni comme axant subi allons-nous, quand cessera ce une condamnation, ni comme ayant fait l’objet d’une plainte devant le charlatanisme qui n’a qu’une rai- Conscil son d’ètre chez ceux qui le prati- Lc secrétaire du Barreau de Québec, quent : jeter de la poudre aux yeux (siené» Jean-Paul LESSARD do notre clergé, et le flatter pure- (signe» jean tau» utssanu ment et simplement parce qu'on Québec, ce 30 avril, 1937.veut faire sur son dos.une politique “Quant à la seconde accusation, comportant la rédaction d'une antinationale, antifrançaise et mè-fausse dépêche, voici les faits: me anticanadienne., “Dans les premières heures de la soirée du 17 août mes amis et ^equ» tous les collaborateurs se sont réunis à Saint-Pascal.Au cours de la reunion ^Uj sc cr£e dans notre province, en-ceux-ci.Joyeux du résultat obtenu, et tant dans le but de s’égayer que }re nous les jeunes et les plus an-de me soustraire aux fatigues de la journée, ont imaginé une dépêche ciens.Un de nos chefs du passé me convoquant aux Trois-Rivières au nom de l’honorable premier avait.ministre.1 congrès de la jeunesse libérale, il “Si je n’ai nullement participé à la confection de cette dcpeche, je avap dit : ’ Place aux jeunes, à dois cependant admettre m’en être fortement amusé.coté des anciens”.Pourquoi ne pas “Jusqu’à date, j’avais prêté à l’honorable premier ministre assez opter pour cet aphorisme nouveau d'esprit pour en rire et assez de loyauté pour ne pas fausser les faits.naissances û rerffhouriasniesaln’et “J’aurai l’occasion lundi, au poste de Radio-Canada, de 7 h.15 au la mentanté nouvelle.7 h.30, de m’égayer aux dépens de notre Tartuffe national.! En est-il beaucoup parmi les jeu- (signé) René CHALOULT j nés de notre génération des trente à Voilà comment les "hommes nouveaux" relèvent le niveau et -e S^^ïeuvcnWISu^à^ prestige de notre parlement provincial ! ! main, conduire.Regardant l’ave- L’Union Nationale (?!) est une gigantesque fumisterie qui déshonore nir.nous avons le droit d’espérer, la province de Québec______C.Vrais , mais pour le moment, ne devons______________________________________.______ ; nous pas préférer être seconds et , accomplir une tâche saine, que de défense, dire ce qu'il a a dire en un prendre le risque de tout cliambar-français excellent et avec une verve der.de bon alloi.j où allcns-nous avec cette montée Nous verrions avec peine cet écrl- grandissante de démagogie qui est vain si bien doué quitter le journa- semée à pleine bouche dans notre lismc canadien.| province ?Où allons-nous lorsque, .* forcés de regarder le théâtre poli- LE PETIT LSI ICI I DE 1 All il j tique, nous voyons plusieurs de nos BBS PURS.hommes publics rechercher leur ex• On écrit de^Saint-Hyacinthe : pression de pensée dans un langage "Trois des notel.s de la ville de grossier, souvent grotesque, rare-Sainl-Hyacinthe, qui sont au nom- ment sain et presque toujours éche-bre de sept, ont perdu leur permis v(,]p de vente de la Commission des Ll- quo m Tremblay, en fumant sa (Suite du mell-mclo pipe, et en même temps que gicle à la dernière page) de ses lèvres, la nicotine, lance une MELI-MELO M.EDMOND TURCOTTE M.Edmond Turcotte n’est plus ie rédacteur en chef du Canada.Nous espérons que son départ n’est pas définitif • on nous laisse entendre, en effet, qu’après son retour d’Europe où 11 va faire un voyage de quelques mois, M.Turcotte reviendra à la rédaction du Canada.M.Edmond Turcotte est un Journaliste vigoureux et renseigné qui sait, dans l'attaque comme dans la surprenant.Mais que des hommes comme Onésime Gagnon, Bilodeau, j et surtout le KAISER se permettent de dépasser toute mesure, non ça le peuple ne l'endurera pas longtemps.La Révolution, a-t-on dit, i dévorait ses enfants.— Les enfants de l’Union soi-disante Nationale, s’entredévorent déjà.C’est la era- | vache à la main que les députés, sont menés par le chef du gouvernement : qu'il prenne garde, ce ! sont les coups de cravaches des no- I blés aux moujiks de Russie qui ont: causé la Révolution russe et coûté la vie à la famille royale.Attention.Kaiser, votre tour est proche, déjà dans vos rangs règne la désunion, et votre collègue moins farceur, moins subtil que vous, mais plus calme, plus constant, plus tenace, vous regarde avec délices vous enfoncer dans les sables mouvants qui vous enlisent.Kaiser, vous devez maintenant comprendre qu'il est plus facile d'être chef d'opposition que chef du gouvernement La critique était, hier votre force : aujourd'hui, la critique de vos actes est devenue une force pour vos adversaires.Kaiser, riez, riez encore, mais déjà toute votre apparence trahit vos craintes, votre rire est jaune, votre visage contorsionné, et dans les presbytères, déjà, on ne (parle plus de vous comme autre-I fois.Pourquoi ?Je vais vous ie j dire.Les hommes à qui vous avez tout promis, se demandent déjà si I vous étiez sincère lorsque vous faisiez toutes vos salamalecs.Vous ne i pouvez plus être pris au sérieux par ; les hommes qui le sont.On ne peut (servir deux maitres à la fois, le trust et ceux qui sont des apôtres auprès des pauvres.Où allons-nous, enfin ?On ne peut pas à la fois protester de sa fidélité au Prince de l'Eglise Catho-I lique Romaine de notre province et critiquer la doctrine du corporatis-jme qu’il prêche.On ne peut à la fois être chair et poisson, religieux jet souffleur rie réputation.On ne peut critiquer les autres et demeurer sol-même dans une maison de verre, lorsque les voisins sont trop près.Enfin.Kaiser, il en est temps en! core, mercredi matin, à sept heures lorsque vous ferez votre devoir hebdomadaire, ce dont je vous félicite, | rappelez-vous cette phrase du 'Christ que vous méditerez: "Ne faites pas aux autres ce que vous 1 ne voudriez pas qu'il vous fût fait".|En effet, on ne peut toujours mas-tser les autres sans se faire masser soi-même un beau jour, i UN JEUNE Je ne sais plus quel est l’homme d’Etat qui, il n’y a pas si longtemps, déclarait que la meilleure façon de combattre le communisme était d’offrir au public mieux que cette doctrine pouvait lui offrir.Sans cloute voulait-il dire par là, tâcher à trouver des lots qui satisfassent l'esprit et le coeur, qui donnent du travail à ceux qui veulent travailler et qui incitent la jeunesse à une patience au moins modérée.Vous ne détruirez jamais l’attirance que peut avoir dans une certaine classe l'idée de la mise en commun des biens, si vous ne réglez pas d’abord la question ouvrière : le travail d'abord, puis le juste et raisonnable salaire qui permet à l'homme qui tous les jours de sa vie accomplit de durs labeurs, de pouvoir devenir facilement petit propriétaire.Les peuples où la population de propriétaires terriens est en majorité, n'auront jamais affaire à une majorité communiste.Pas n’est besoin d'aller si loin, c'est dans les grands centres urbains surtout que les idées de la Russie rouge se sont propagées.J’entends qu'on me dit : Peut-être alors faut-il faire silence ?— Non, il faut dénoncer ce qui peut être un danger, même s’il est éloigné, pour la société.Il ne s'agit pas.en effet, de regarder seulement le présent, il faut aussi regarder l'avenir.Mais ne croit-on pas qu’il en est trop qui, sans cesse, se déclarent les adversaires irréductibles, les ennemis mêmes du communisme et qui.par leur façon d’agir, encouragent la dissémination de ces idées délétères.Combien de discours, de conferences risibles, ont été faits depuis cinq ou six mois, sur le sujet.Inutile de dire que s’impose la reconnaissance non seulement du droit mais du devoir même des autorités de mettre en garde notre population contre les dangers possibles de cette propagande.Que Son Eminence le cardinal, que l’ar-chevèque de Montréal, le ministre de la justice à Ottawa, ou le premier ministre de Québec prennent une attitude ferme, il y a lieu de les en féliciter.Qu’on laisse tous les petits politiciens s'emparer de cetie question et la traiter à tort et à travers, on fait là mauvaise oeuvre et.de plus, fort dangereuse.Le peuple a du bon sens commun, il lit, il écoute, il juge.Dans le moment.il se rend compte que notre politique provinciale dirige le peuple tout droit à l’émeute, résultat du mécontentement, de la dissatisfaction et des promesses violées.Le peuple de Québec a beaucoup plus peur des COMMUNARDS qui gouvernent à Québec, que du communisme.Une religion ardente lui fait détourner les yeux de la doctrine de Karl Marx, et cette religion, sou-haitons-le ardemment, n’est pas près de faire des concessions à ceux qui n'ont qu’une ambition, la saper.La violence toutefois des discussions.dans ce qui est devenu le “chantier mal engueulé de la Race”, les injures, les grossièretés qu'on y dit.font, tant de mal et rabaissent à ce point nos politiciens, que le peuple juge que nos COMMUNARDS font plus pour REPANDRE le communisme, que les communistes eux-mêmes.Un Pit Bertrand, un William Tremblay, un Auguste Boyer, un René Labelle.un Hermann Barrette, un Larochelle.aux interruptions grossières, nous font penser a une intelligence cherchant ses clartés dans un tas de fumier.Encore un peu et on aura chassé de la politique ceux qui se respectent.Pourra-t-on demain, demander à nos jeunes instruits et éduqués, d'aller subir les injures purinées de ces maîtres en démagogie ?Il faut- tout de même admettre que dans toute la province, il y a actuellement un soubresaut de surprise.Le soulèvement d'inutiles violences et de passions politiques malsaines ; vengeance, haine, rancune, trahison, a dessillé bien des yeux et ramené bien des esprits à une conception plus juste de la politique.Des élections, demain, feraient dis-paraitre du parlement un tas de députés mal engueulés et qui, à dé • faut d'autre, cherchent là le piètr-honneur de se distinguer.Nos COMMUNARDS feraient bien de ne pas parler du communisme eux qui en sont les meilleurs agents et les plus sûrs propagandistes, par leur conduite révoltante et leur langage de lupanar.Que les hommes de bien, raisonnables et réfléchis, continuent à démasquer les hypocrites et les faux-monnayeurs de patriotisme, qu'ils n’hésitent pas.à l’occasion, à faire comprendre à ceux qu'aveugle le désir d'une position ou d'un patronage.que c'est la réputation de toute une province que salissent ces représentants d'un peuple qui s’est toujours respecté.Bon peuple de Québec, es-tu content de ce régime nouveau qui n’est ni à ton image ni à ta ressemblance ?Gouvernement de marionnettes dont un seul homme tire toutes les ficelles, et qui grimacent, crient, hurlent, suivant son mauvais goût.Enfin, es-tu content, peuple de Québec, qui prétendait changer, en août dernier, pour améliorer ton sort et qui dois, aujourd’hui, reconnaître que c’est la main d’un despote qui te dirige ?Fais-la donc Le couronnement de notre roi Mercredi prochain, 12 mai, en l’aubaye ce Westminster, à Londres, aura lieu le couronnement de leurs Majestés le roi Georges VI et la reine Elisabeth.Le cérémonial sera d’une grande splendeur.Le trône du sacre remonte à Edouard 1er.Il contient une pierre sur laquelle, prétend la légende, le patriarche Jacob reposa sa tête.Les attributs de la royauté anglaise sont : la couronne impériale enrichie de trois milles perles et pierres précieuses, la couronne impériale des Indes ; le globe royal, l'ampoule de l’aigle d’or qui date de l'an 800, la cuillère de l’onction qui a plusieurs siècles d’existence ; les éperons et les bracelets royaux, les sceptres du roi et de la reine ; les trois épées dont l’une remonte à Edouard le Confesseur.Ce couronnement donnera lieu à des manifestations de joie dans tout l’empire.Les hommages des Canadiens se joignent à ceux de tous les citoyens britanniques.Dieu sauve le roi '.LETTRE DE MONTREAL Les troubles ouvriers.— La commission du chômage.— Les finances.— La loi du cadenas.Par X.Y.Z.L'approche du couronnement et les vastes préparatifs de célébration entrepris par la population n’ont pas encore relègue au second plan les questions d'actualité.Celles-ci restent nombreuses : grèves, affaire de la commission du chômage, bill de Montréal, loi du cadenas, et quelques autres encore de moindre importance.Il semble acquis que les autorités ne songent plus, pour le moment à l'arrestation des deux chefs ouvriers Trépanier et Shave et que le mouvement de protestation des employés contre les employeurs perd de son acuité.L’importance exagéré que l’on a voulu attribuer aux récentes grèves, qui dureront vraisemblablement encore quelque temps, provient, au fond, beaucoup plus d'ur.e question de doctrine que d'une questions de faits.Il faut voir dans les troubles ouvriers un épisode de la lutte engagée entre partisans et adversaires des unions in • ternationales.Le cas d'espèce ne change pas le sens profond du mouvement, et il ne faut pas.d’autre part, attacher une importance indue aux gestes politiques si fréquents par les temps actuels.• • • L'affaire des secours directs et de la commission du chômage n’a pas eu le rebondissement que certains attendaient.On pouvait croire à un moment donne, à une enquête royale, à l’heure qu’il est, il n'en est plus question.On en est rendu sur le terrain des controverses, qui pour être parfois vives, ne sauraient revêtir l'ampleur d'une enquête impartiale et approfondie.D'une part.Québec assure qu’à la suite du raid de police les dépenses ont diminué de S90.000 — ce qui n’est pas lourd —.de l’autre, le général Panet nie formellement le bien fondé de ces déclarations et accuse les commissaires nommés par le gouvernement provincial de retenir sans raisons valables ou même apparantes, certains secours échus.C'est une fois de plus la bouteille à l’encre et pour être fixée, la Ville a envoyé à Québec un homme de loi pour enquêter.A l'heure où votre correspondant écrit, on ne sait pas encore ce qui résultera de cette “mission.” • • • Le prblême des dettes de Montréal doit souvent revenir dans les rêves de nos édiles.N’y tenant plus, le premier d’entre eux.le maire Raynault le front chargé de soucis, s’est rendu à New-York, afin de conférer avec sir George Paish l’économiste anglais bien connu.Peut-être qu'une consultation bénévole.sans pseudo-experts derrière les rideaux, sous les tables, dans les fonds de tiroirs ou de paniers à papiers, a des chances de porte quelques fruits, mais, vu la situation des finances d'une part et celle du crédit de la ville, de l’autre, il agiter le spectre de la répudiation sous la forme d’une conversion forcée.Il sera évidemment difficile de trouver une solution sans mettre de part et d'autre beaucoup d’eau dans son vin.* • • On attend avec une certaine impatience le passage définitif du bill de Montréal.L'opinion publique reste sur la réserve et les coups d'encensoir de l'ex-maire Martin ne seront pas suffisants pour déchai-ner l’enthousiasme en faveur d’un bill où l’on découvre maintes clauses boiteuses.D’une façon générale on peut dire que le bil sacrifie trop l’essentiel au détail.Malheureusement.il en est presque toujours ainsi et il est inutile de récriminer.• * * Les églises unies continuent de protester contre la loi du cadenas, qui, en raison de sa rédaction, ouvre la porte à tous les abus.Les milieux anglais voient dans cet “article 98” provincial une tentative d’étouffement.C’est, dit-on, une loi d'avant-garde, d'avant-garde fasciste, faite dans le but de museler l’opinion, la presse et la parole, et de prévenir toute opposition aux mesures que l’on prépare en sous-main.Aussi on voit se former un front contre M.Duplessis et ce front sera peut-être plus solide qu’on ne pense.Votre correspondant a des raisons de croire que la “Bataille du cadenas” ne tardera pas à être engagée et qu’elle aura des répercussions auxquelles on ne s'attend guère.Parlant de cadenas on pourrait peut-être suggérer aux autorités de l’appliquer avec rigueur contre les maisons de jeux de toute sorte, qui, on le sait, pullulent à Montréal.Mais, ô miracle ! cette loi permet, à cause de sa rédaction, les évasions les plus cocasses.Si la police cadenasse telle ou telle maison bien famée, ladite maison rouvre vingt-quatre heures plus tard .à la porte à côté.Et il en est ainsi de tous les “lieux de perdition” pour employer l'expression des moralisateurs.Avec la loi Duplessis, les choses seront encore plus cocasses : on ne pourra peut-etre pas fermer tel tripot bien connu, mais on pourra peut-être fermer le McGill, par ce qu'on y parle "libéral'’ ou la bibliothèque Fraser par ce qu’il doit certainement s’y trouver un exemplaire du Capital de Karl Marx, à moins qu’on ne saisisse les Bibles non expurgées .t * • Il vaut mieux passer à un autre sujet et dire quelques mots moins attristants.La ville et la population s'apprêtent à fêter dignement le couronnement du roi George.Les maisons se décorent, les Ecossais ajustent leurs jupes pour la parade, les gardes indépendantes aiguisent sera bien difficile d'arriver à une!leurs sabres et cousent sur leurs solution capable de satisfaire cré- manches quelques galons de plus, anciers et débiteur.Il s’agit pour Partout à Fletcher Field on installe la Ville de trouver un moyen de des haut-parleurs et les météorolo-réduire le taux d’intérêt de ses obll- Igistes étudient avec anxiété le ciel, gâtions et partant ses charges fixes Pourvu qu'il ne pleuve pas ! ! 11 qui pèsent si lourdement sur le budget.Mais il s'agit aussi de conserver ce qui reste du crédit de la municipalité sur les marchés étrangers.Or.on sait que les villes et les provinces canadiennes ne jouissent pas à l'heure actuelle d’une confiance illimitée.Il y a eu un peu trop de précédents fâcheux dans un passé encore récent.Il faut donc arriver à un moyen terme et ne pas faut espérer que tout se déroulera pour le mieux dans la meilleure des villes.Les derniers passagers à destination de Londres se sont embarqués à la fin de la semaine.Us étaient très nombreux mais il reste encore assez de loyaux sujets de la Couronne pour faire dignement les choses au Canada et même en Lau-rentie.X.Y.Z.Le feu de la Rivière-du-Chêne Sous ce titre, M.l’abbé Emile Dubois, curé de Saint-Jérôme, publiera dans quelques jours une étude hisioriqûe sur Vinsurrection de 1837 au nord de Montréal.Avec la permission de Vauteur nous donne-rons, la semaine prochaine, quelques extraits de cet ouvrage que tous liront avec un grand intérêt, nous en sommes certains.Le volume en préparation comptera près de 300 pages, sera illustré, contiendra de nom-qu’ff'mTes?temps*encore, att breuses références et pièces justificatives qui viter à Québec de sombrer dans îe en font une oeuvre historique substantielle et mépris et.le dégoût de tous les êtres fortement documentée.bien pensants de notre pays.1* un vieux 1 oooeooooooooooooooooocooooooooooooooobooooooooooboby Pagm deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 7 mai 1937 L’ÉCOLE NORMALE QUI NOUS MANQUE Par JACQUES du VAL A L’ETRANGER Par Jean-Marie Nadeau LA NOUVELLE CONSTITUTION IRLANDAISE L'Irlande est.aujourd'hui, divisée devons en avoir et de nous les pre- en deux camps, en partisans et en meme à l’enseignement adversaires de ia nouvelle consti-quil convient justement tution préparée par de Valera.Ces?.comme on peut le penser, le nationalisme le plus complet qui a ins-les rédacteurs de la nouvelle Conservons notre héritage français Le congrès de la langue française de Québec pire les rédacteurs de charte de l'Etat irlandais auquel M.de Valera donne le nom celtique de ses.de tanks et d'avions Eire.Le changement le plus im-Jde tous, ce jour fut un Les réformes scolaires sont tou jours à l’ordre du jour.parer de Elles sont pour bien dire de tous rural, tel les temps.de l'entendre.De fait, on en a proposé plus i La réponse nous parait facile à d’une avant aujourd'hui, on en sug- trouver, tant eile nous semble tou-gère présentement et l'on conti-; te naturelle et évidente d'elie-mè-nuera de même longtemps encore me.— du moins pour aussi longtemps , C'est à l'Institut Agricole d'Oka, _ que l’on pensera à tort ou à raison1 c'est aussi au Collège d’Agriculture : portant consiste en un transfert devoir modifier ou changer, amélio- | de Sainte-Anne ce la Pocatière i considérable des pouvoirs publics rer ou perfetionner nos méthodes qu’il nous faudra les y aller cher- quii désormais, seront confiés au d’enseignement, sous prétexte de cher a la condition toutefois de gref- président.C'est la Chambre et le les adapter aux idées, aux subtilités fer sur chacune d'elles une ecole nor- peuple qui feront les frais de la parfois d’une pédagogie nouvelle, ; male à la fois pédagogique et agn- centralisation des pouvoirs aux supposée toujours progressive, ou ; cote, avec le privilège, men entendu ‘ m.uns d'un seul homme, le Prést-encore aux besoins nouveaux, fac- 1 d'octroyer des diplômes ou brevets!dent de l'Eire qui remplace le Gou tices ou réels, d'une société tour- j d'enseignement rural, mentée, pleine déxigences, partant j Dans ces institutions, qui nous difficile à satisfaire.j font si grand honneur, nous y trou- le pain, la paix et la liberté ?Il n’en est rien ! Pour les pacifistes de Moscou, le 1er mai, jour des travailleurs.c’est une fête militaristes comme les pays bourgeois, sauf en Allemagne et en Italie, ne savent plus en faire.Le 1er mai, à Moscou, fut marqué par une demonstration monstre de | troupes, de canons, de mitrailleu- De l'avis I des plus ! Il y a nécessité pour les nôtres de continuer Voeuvre de survivance nationale commencée en 1760.— Parallèle entre la situation en 1760 et 1937- IOURQUOI LE CONGRES DE QUEBEC ?verneur général.En Irlande du Nord, la nouvelle constitution n'a pas une bonne pres- De toutes ces réformes, les plus (venons facilement le personnel :se journaux de Belfast nient à — — t — , nnm m o lûP r.llIC ho P.•• v.l i\nn h ___ * ., .¦ .- .______ simples parfois comme les plus har dies, va sans dire, si justes et oppov tunes soient-elles, sont assez souvent accueillies avec indifférence sinon avec une certaine défiance de la part même de ceux-là que ces réformes devraient particulièrement intéresser.Qu’en sera-t-il donc d» celle que nous nous permettons aujourd’hui de soumettre à l’attention de nos autorités dans notre domaine scolaire, que les questions d’instructions préoccupent d une façon toute particulière et qui ont à coeur — nous le savons — de mettre à lr page tout notre enseignement primaire.Nous parlons beaucoup depuis quelque temps, et avec raison, de la ruraiisation de l’enseignement dans nos écoles de ia campagne.Cela est bien, très Dien même.Mats en cela, comme en bien d'autres choses, du reste, il faut aussi penser aux véritables moyens a prendre pour atteindre sûrement ia fin que l’on désire obtenir.Un programme d'études, si bien présenté qu'il soit ; des manuels scolaires ad hoc, si parfaits soient-ils, ne sauraient suffire à eux seuls pour atteindre le but visé.Il faut de plus l'indispensable maître, c'est-à-dire le maure corn pètent et habile à donner à ses di vers enseignements tout le sens pratique et toute l'orientation terrienne que le bon sens et la logique commandent et que les cireonstan ces de nos temps exigent imperieu sement.Nos ecoles normales de filles nous préparent — nous n'en vouions douter — des maitresses intelligentes, compétentes et habiles tout à ia fois à donner à leur enseignement aux petits la teinte ruralisatrice convenable et nécessaire.Le malheur est qu elles ne sauraient — dans les circonstances actuelles et pour longtemps encore — s'adonner beaucoup a renseignement devant ia modicité des salaires qu’on leur offre ia plupart du temps.H en serait bien autrement, soi; dit en passant, si l’on voulait s’appliquer à donner suite à nos pro positions touchant le relèvement des salaires de nos institutrices de la campagne.Cela viendra pourtant, car il est nécessaire, urgent même que cela vienne .et bientôt.Mais quand il s’agit ce nos écoles de village et des classes post-scolaires qu'il importe d'y ajouter, où donc trouver actuellement les maîtres dûment qualifiés pour assumer la direction de ces écoles et de ces classes spéciales dans le sens que l’on veut ?Nos écoles normales de garçons de Québec et de Montréal ne sont guère organisées pour cette fin, attendu qu elles n'ont rien ou trop peu qui les caractérisé suffisamment — pratiquement parlant — 'au point de vue de la ruralisation véritable de l'enseignement.Aussi les sujets qu’elles forment recherchent-ils de préférence des positions d'instituteurs dans les villes oû les salaires sont de beaucoup plus élevés qu’ailleurs.Nous ne saurions, certes, les blâmer ni y contredire, et cela d’autant plus que les maîtres des écoles ur-Daines supposent une formation différente de celle a donner aux maîtres de nos écoles rurales.Mais alors oû donc encore uns fois trouver ces maitres en question, et à qui sera-t-il donné de les former selon la conception que nous voulu pour enseigner, et aussi toute l'ambiance si nécessaire à la formation toute spéciale aux elèves de la campagne qui les fréquenteraient.Ce projet que nous exposons ici d une façon sans doute bien sommaire.nous le referons volontiers à qui de droit avec l'espoir qu on daignera i'etudier et s'y intéresser tant ctans l'interet de notre jeunesse de *a campagne que pour l’avantage meme ae notre crasse rurale et agricole.JACQUES du VAL.P.S.— Cet article est le dernier d une série de six, au cours desquels nous nous sommes efforces de plaider de notre mieux la cause de notre personnel enseignant de la campagne, en abordant sous son vrai jour la question du relèvement des salaires cies maitres et maitresses de nos écoles rurales.Nous avons aussi suggéré la création ues ciasses post-scolaires attachées à l’écofe du village, et nous suggérons dans ce present article organisation de deux ecoles normales rurales, confiées à nos grandes institutions agricoles de la province, afin de donner à nos écoles primaires de la campagne le caractère qui doit leur être propre, et à prévenir par la autant que possi-oie la désertion de nos campagnes par nos jeunes gens qu'une mentalité, aussi regrettable pour eux-memes que fort préjudiciables à nos meilleurs intérêts économiques et sociaux, pousse par trop vers les beaux du régime soviétique.Mais, à quel prix Staline a-t-il constitué sa machine de guerre ?Par l’exploitation la plus éhontée du paysan et de l'ouvrier, sous la direction de l'armée, de la police et d’une horde de fonctionnaires.LA NEUTRALITE AMERICAINE Une loi qui vient d'etre votée au congrès américain comporte une importance extrême.Il s'agit de ia Neutrality Law dont le but est d’épargner les dangers de la guerre à nos voisins du sud.A part celà.la loi contient une disposition par laquelle les Etats-Unis déclarent qu'ils seront prêts à fournir les matières premières aux nations qui pourront les prendre et les payer.Avec l'assurance que la prochaine guerre se déroulera entre la France, ia Grande-Bretagne d'une part.l'Allemagne et l'Italie d'autre part, la loi sur la neutralité comporte un clair M.de Valera le droit de rédiger une constitution faite apparemment pour le pays tout entier.Il est encore trop tôt pour connaître les réactions" de la presse britannique La nouvelle constitution est à iVen pas douter un coup de plus porté a l'idée impériale.Mais, qui nous di.que les vingt-six Etats de l'Irlande du sud ne seront pas les premiers a souffrir de leur politique ultranationaliste ?• * * HITLER REPOND A L’EGLISE Lors des fêtes du premier mai, Hitler, dans un discours véhément, menace le clergé catholique de limiter son activité au spirituel.Pour le reste, y compris même la sauvegarde des bonnes moeurs, Hitler s'en chargera.De 10 à 18 ans, les enfants devront recevoir leur éducation de l'Etat.Enrégimentés dans les SA et- les SS, les enfants se pré -pareront a leur service militaire férente.sauf pour ce qui a trait aux dont la durée sera de deux ans.| perfectionnements techniques con-l Voilà qui indique que le clergé ca- temporains.Et une loi même corn- ' tholique bu protestant n'auront plus me le Neutrality Bill, peut être le droit de fonder et diriger des as- abrogée en quelques heures par ur.• sociations confessionnelles.En Al- congrès affolé pour permettre aux lemagne, comme en P.ussie et.aussq Américains de défendre leurs intè-comme en Italie, l'Etat est le pre- rèts menacés dans un conflit, uni • mier dieu à qui l'homme doit rendre versel.C'est ce qui est arrivé, aux les hommages et ne travailler que Etats-Unis, en 1917 et il n’est pas pour celà nuit et jour.Relisez Le- interdit de croire que l'histoire ne —La grande raison du Congrès.— Nous voulons continuer l'oeuvre de survivance nationale commencée en 1760.—1700— 1 — La situation où se trouvaient nos ancêtres en 1760 étaient désespérée.2 — Ils ont voulu quand même conserver tout ce qu'ils avaient apporté de France : leur religion, leur langue, leurs lois, leurs arts et leurs coutumes.3 — Moyens : ia> — Le clergé a maintenu très forte l’organisation de la paroisse : il a fondé des écoles primaires supérieures.des collèges classiques, des universités.Il a prêché constamment la fidélité à la religion catholique.à la langue et aux coutumes françaises.i b i — Les hommes d’état se sont faits nos ardents défenseurs à ia Ils ont re- avertissement aux Allemands et tribune parlementait.s aux Italiens que les Etats-Unis, ai- vendique nos libertés politiques et deront.en fait, les alliés Anglais et nationales et ont su s imposer au Français auxquels viendront peut- vainqueur être s'ajouter les Bolchéviks.L AI- te) — De simples particuliers ont lemagné et l’Italie, pays démunis de ! sans cesse collaboré’avec le cierge nisme, de la matières premières, fabriquent des et les hommes d’état.Ils ont fondé (mixtes, etc.néma, les produits manufacturé.;, qu'ils étiquettent en anglais.Le tourisme envahit chaque année notre province, nos centres français de ses coutumes qui ne sont pas les nôtres.3 — Dans la province de Québec la résistance est encore relativement facile.Ailleurs elle est beaucoup plus difficile à cause de l’isolement du manque de ressources, etc., et demande des efforts héroïques.-1 — Moyens : (a) — Nous devons maintenir et perfectionner les moyens qu’ont pris nos ancêtres pour assurer notre survivance.(b) -—Nous devons en outre: Perfectionner notre langue parlée et notre langue écrite.Défendre nos lois civiles françaises.Remettre en honneur les arts français.Assainir nos moeurs personnelles, familiales, politiques, financières, économiques.Nous protéger contre les méfaits du cinéma, du magazine, du jau-radio, des mariages ersatzs ou succédanés à la pleine capacité de leurs usines.C'est ainsi que les guerres se préparent.En 1913, la situation n’était guère dit des Sociétés nationales, des assurances, des banques, des oeuvres de toutes sortes.C'est ainsi que s’est opéré le “miracle canadien".—1937— 1 — Notre situation en 1937 demande une vigilance de tous les instants.Nous ne pouvons pas nous Conclusion : Les peuples qui luttent sont les peuples forts, les peuples qui vivent.—III— POURQUOI CE CONGRES 1 — Pour raviver chez les nôtres l’amour et le culte de notre langue.1 — Nous avons prêté serment de fidélité à notre langue en 1912.payer le luxe d'un repos prolongé.Comment avons-nous tenu ce ser- nine, Mussolini et Hitler, dans leurs critiques contre le libéralisme et le capitalisme.Qu'ont-ils changé à l’ordre de chose né au début du siècle dernier ?Ils se sont emparés du fera tout mencer.simplement que recom- Jean-Marie NADEAU de divisions, de chicanes, etc.2 — Nous formons en Amérique une minorité que l’on tolère, une minorité perdue dans une masse anglophone.Les Anglais, les Américains ont le capital et contrôlent pour une très grande part les jour naux, les magazines, la radio, le ci- ment ?2— Quel est notre amour et notre culte pour la langue française.3 — Avons-nous, comme nous devons le faire, toujours revendiqué ces droits au fédéral, au provincial, au municipal ; dans la vie commerciale, industrielle, financière, spor- SANCTIFIONS le DIMANCHE 'coocoocooccooooeoooooooo^ tive, etc., dans les trains, les tramways, les bateaux, les salles d’attente ?Notre province, notre ville notre village, notre foyer ont-ils le visage français qu’ils devraient avoir ?II — Pour fortifier et défendre notre esprit français : Avec la langue le Congrès s’occupera de l'esprit français, c’est-à-dire du trésor des traditions, de l’héritage que nous ont légué nos pères.Hélas cet esprit français et catholique est de plus en plus menacé par les Infiltrations anglaises et américaines, par l'esprit mercantile et jouisseur qui souffle des Etats-Unis.1 — Livres et magazines.2 — Cinéma.3 — Radio, jazz, chants qui déforment le goût.•1 — Tourisme.III — Pour ranimer le sentiment de la fierté nationale : 1 — Rien n’est ni si beau que son pays.2 — Bon sang ne peut mentir.Nous sommes fils de héros.Un examen de conscience s'impose.Le Congrès nous fournit l’occasion de le faire.Falsons-le avec sincérité.Il y va du bien de chacun et des intérêts supérieurs de notre nation.Pour votre publicité utilisex les colonnes de L’AVENIR DU NORD Eitbl! en 1897 30a Arena* Parent — S A INT-JEROME Saint-Jérôme L’un des hebdomadaires les mieux connus et appréciés dans toute la province grands centres, vers les villes, alors ; capitalisme et, quant à ia liberté de que la terre les reclame si împéneu- se "grouper en dehors des associa-,ment- tions d'Etat, ils l’ont reléguée aux Nous avons confiance, néanmoins, oubliettes.Les Allemands, comme que l’on nous saura gré de ces mo- les Italiens et les Russes font les aes;es efforts, mais sincères autant frais de cette expérience.que desinteresses d'ailleurs pour une cause que nous croyons juste et nonnète G).J.du V.Voir l’Avenir du Nord des 5 et 26 février, du 26 mars, des 16 et 30 avril, 1937.LE 1er MAI A MOSCOU Est-ce un défilé de travailleurs : chantant et célébrant les louanges de la paix, de l'ordre et du bonheur matériel ?Les chefs annoncent-ils à leurs Soviets ou syndicats qu'ils iont, enfin, tel que promis partout, exposition internationale de Paris 1937 notre grand spécia LA RADIO POURQUOI ?POURQUOI l’enquête des comptes publics a-t-elle été ajournée "sine die", c’est-à-dire à une date indé terminée ?On se ie demande encore sur la colline parlementaire Oh ’ il y a bien l’etude du bill de Montréal invoquée par M.Maurice Duplessis pour l’ajournement de l'enquête ; mais ce n’est qu’un prétexte.L’étude du bill se terminera.et l’enquête ne recommencera pas.Telle est bien l'opinion courante au Parlement de Québec.Les malins vont jusqu’à prétendre que ie premier ministre ayant déjà perdu des plumes avec ses derniers témoins.a pris le moyen de préserver son administration menacée.Car, le ‘‘Cheuf’ de l’Union nationale ne menait plus l’enquête à sa guise et fantaisie.S’il a réussi, grâce à sa majorité moutonnière, à empêcher M.Bouchard d’assigner ses témoins, il n’a pu l’empêcher d’interroger et de serrer de très pré; les témoins de M.Duplessis.A tel point que les derniers témoignages n’ont guère appris de nouveau, sauf sur le compte de ce pauvre M.Charles Lanctôt.Mais, Ta véritable raison du premier ministre, celle qu’il n’a pas invoquée mais qui lui a dicté ce changement subit d’attitude, c'est la crainte de ne pouvoir vaincre plus longtemps les exigences de l’Opposition.H a eu peur d’être obligé de se rendre aux désirs de M.Bouchard et d’assigner ses témoins.Qu’auraient prouvé ces témoins ! Nous ne le savons pas.Le député de Saint-Hyacinthe a affirmé qu’il pouvait démontrer de criants abus de la part de la nouvelle administration .Mais l’avenir nous dira ce qui en est.En attendant, on a l’assurance que l’enquête sera reprise .l’an prochain seulement.Ainsi, les ministériels pourront s’excuser de ne pas arrêter les voleurs et de ne pas les faire rembourser.contrairement aux promesses réitérées de M le premier ministre.La Province.En organisant la Classe consacrée à la Radiophonie, les techniciens qui la dirigent ont cherché à réaliser un programme qui mette en valeur non seulement l’activité radiophonique du moment, mais mêle la Radio à tous les événements de l'Exposition.Aussi, la tâche qui incombe à cette classe est-elle très complexe.Elle doit porter son effort sur ia propagande, l'information, le reportage, enseignement, la documentation, ia liaison étroite et continuelle avec les pays étrangers, sans oublier, chose pour elle capitale, le théâtre radiophonique et la musique.Bref, ia radio doit être partout.Ainsi, la Radio, mise au service, durant l'Exposition, des fêtes, des cortèges, des représentations, des grands concerts, mettra cette exposition à la portée de tous ; eile ne se déroulera pas seulement sur les bords de la Seine mais s’étendra ainsi au monde entier.Vaste programme, en vérité.Voyons rapidement comment il sera réalisé.PROPAGANDE Puissant moyen de propagande, la Radio, par des communications fréquentes, diffusées sur un ton familier en plusieurs langues, doit faire connaître les particularités de l'Exposition, les principaux éléments de ia participation étrangère; l'ensemble de ces communications formera une chronique vivante des progrès de la grande oeuvre entreprise.Propagande également pour le pays tout entier, car les speakers indiqueront les avantages touristiques accordés aux visiteurs et mettront en valeur, par quelques mots, nos stations thermales, nos sites, nos monuments.DES PROGRAMMES PENDANT L EXPOSITION On s’est fixé comme un premier devoir de mettre en valeur au cour; de l'Exposition, des oeuvres de la dramaturgie radiophonique, tant française qu’étrangere Le concours d'acteurs familiarisés avec le micro, ayant à leur disposition un matériel particulier, permettra de monter au studio des ouvrages choisis parmi les plus marquants de la production récente, consacrés déjà par l’accueil des auditeurs, qui constitueront un programme abondant, très international, où il sera aisé de choisir.Pourtant, d’autres oeuvres, embrassant la littérature toute entière, adoptées pour l’émission radiophonique, trouveront également place dans les programmes.EMISSIONS POUR LA JEUNESSE On sait combien l’auditoire qui va de l’enfance à l’adolescence est attentif à la Radio.Il a donc semblé nécessaire d'établir pour ces jeunes un programme spécial de manifestations tout ensemble attrayantes, instructives, éducatives et appropriées au cadre de l’Exposition.REPORTAGE Sous le titre : L'HEURE INTERNATIONALE, une suite d’émissions d'un genre entièrement nouveau permettra, par un ensemble de relais, de mettre les auditeurs de l'Exposition en communications successives avec les grandes capitales européennes où des correspondants parleront des événements de la journée à Rome, à Londres, à Berlin, à Moscou, etc.Les émissions seront annoncées au public par des POUR VOUS ACQUITTER DE VOTRE ABONNEMENT A points de l'Exposition, comme on procède dans les gares pour indiquer les horaires de chemins de fer.La journée du 14 juillet, parallè- ; lement aux fêtes organisées par les : autres classes de l'Exposition, sera, par les soins de la Classe de la Radiophonie, la journée de la Radio de France et d'Outre-Mer.Un système de relais réunira toutes les voix et toutes les rumeurs des territoires français et présentera aux auditeurs, par de brèves et saisissantes interventions, une sorte de congrès des énergies de la Métropole et des Colonies.Cependant, la vie des provinces françaises et des colonies sera largement mise à profit par la Radio de l'Exposition.Dès aujourd'hui, on prévoit des reportages sur l'activité régionaliste.sur les richesses de telles ou telles provinces, le tout "illustré”, peut-on dire, par de courtes auditions musicales, des interview’s.des références d’archives locales.On envisage également un Tour d’Europe effectué par un ou plusieurs globe-trotters de l’Exposition qui, chemin faisant, salueraient au nom de Paris 1937 les grandes personnalités étrangères.De Paris même, des reportages de qualité retraceront l’histoire des terrains sur lesquels s'élèvent les pavillons (Champ de Mars, colline de Chaillot, plaine de Grenelle), sans oublier des reportages permanents sous forme de visites des diverses sections, notamment celle de la Maison de la Science et de ses SEUL JOURNAL du DISTRICT de TERREBONNE.Etabli en 1897 Abonnement 2 ans: $3.00 Si vous ne vous êtes pas acquitté de votre abonnement de Vannée dernière, profitez de ce spécial, faites-nous parvenir $3.00 en réglement de Vabonnement échu et votre abonnement de l’année courante se trouvera réglé pour la moitié du prix ordinaire.Ce spécial ne durera que d’ici le 20 mai.Après cette date nos abonnés qui ne se seront pas acquittés jusqu’au 1er janvier 1937, ne pourront bénéficier de cette réduction de Sl.oo qui ne sera faite que pour les abonnements payés ù l’avance.HATEZ-VOUS.panneaux édifiés sur différents 1 de Moscou, etc.dépendances.Enfin, parmi les manifestations radiophoniques, on appréciera un ensemble d émissions qui, par les voix de savants, d'hommes d'Etat, d'écrivains, d’animateurs et d'artistes les plus illustres formera comme le trésor de la pensée en 1937.MUSIQUE On sait qu'une très importante contribution musicale est assurée par la classe de musique, d'abord, et par les commissariats généraux des nations.Toutefois, la classe chargée des manifestations radiophoniques a cru devoir présenter un programme additionnel d'auditions d’en semblés vocaux tels que les choeurs Félix-Raugei, les choeurs de Roubaix, ceux de la cathédrale de Strasbourg ou de la Schola de Nantes, les chanteurs de Lyon, la Chorale féminine du Mans, la maîtrise de la cathédrale de Dijon et les, Petits chanteurs à la Croix de Bois.Il serait extrêmement intéressant d’ajouter pour des émissions radiophoniques — mais cela n'est encore qu’un projet — LE COURONNEMENT DE LA MUSE, de Gustave Charpentier, avec une mise en scène permettant le concours de solistes renommés, de masses chorales françaises et étrangères, et LA CROISADE DES ENFANTS, de Gabriel Pemé, avec le concours de jeunes écoliers et celui de l’orchestre Colonne.Enfin incomberont encore à la Radio la transmission et ia présentation par des speakers des grands événements artistiques qui se dérouleront au Théâtre des Champs-Elysées, à l'Opéra de Bayreuth, à l’Opéra de Vienne, au .Metropolitan Opéra de New-York, à la Scala de Milan, au théâtre d’Etat du Japon, aux Opéras de Varsovie, de Prague, oins par semaine Si vous n’avez aucun arrérage envers nous, profitez quand même de notre spécial ; envoyez $3.00 et vous serez assurés de recevoir durant deux années à venir, notre journal qui, enaque semaine, procure à ses lecteurs, une matière abondante, variée et instructive et qui est l’un des HEBDOMADAIRES LES MIEUX SUIVIS DE LA PROVINCE TJcs centaines d abonnés satisfaits nous continuent leur patronage depuis plus de quarante ans NE RETARDEZ PAS, FAITES-NOUS PARVENIR VOTRE REMISE IMMEDIATEMENT Veuillez adresser tout envol à: L’AVENIR DU NORD, a/s de Imprimerie J.-H.-A.LABELLE, Limitée, 303 Ave Parent, Saint-Jérôme Saint^Jêrêma, la 7 mai 1937 L'AVENIR DU NORD Paga train r ï SA ua Chronique féminine SAGESSE Seule l’affection rend plaisante une compagnie prolongée ; seule l'affection la rend supportable.Un indifférent veut-il vous offrir là comédie de lui-même, Jouissez du spectacle, mais évitez qu’il dure.Le plus beau paysage ne laisse pas que de fatiguer, s’il ne touche secrètement quelque point sentimental.L’art ne séduit qu'un temps si le coeur ne s'y mêle, et le camarade que vous côtoyé quotidiennement se change parfois en importun.C est pour avoir souffert de l’impudeur des fâcheux, pour les avoir vus, rongeant sans vergogne ce peu d’heures vouées au loisir, pour s’être sentie pauvre après leur départ, qu’une de mes amies ne sort plus d’une façon de thébaïde spirituelle et fuit l’ombre même des petites madames potinières et frivoles.U faut goûter tout l’instant qui passe, entendre toute son harmonie, respirer tout son parfum, se repaître de l’esprit et du coeur des autres! (s'ils en ont ! bien entendu il mais se bien garder de donner en échange.Une femme rencontrée dans le monde, un copain dans le métier, une connaissance nouvelle, sont la plus part du temps, des ennemis qui tôt ou tard vous mangeront si vous ne les mangez d'abord.Mangez-les donc' Mettez votre sujet en posture morale où il devra penser par lui-même, agir sans aide, s'exprimer, se taire, souffrir, douter, prendre parti Ecoutez bien, observez-le.Cela vaut quelquefois les plus amusants spectacles.C'est tout à fait selon l’axiome des prospectus pour la jeunesse : — On s’instruit en s’amusant.Donc, vous faites rendre à votre sujet ce qu’il peut donner.Videz-le a fond, séchez bien le vase et ne vous en souciez plus.Vous avez ri, vous avez appris quelque chose en observant, vous vous êtes augmenté, — tout est là.Sauf le cas, où la rencontre vous favorise au point de transformer le sujet en amie, en amant, en idole, soyez persuadé que vous ne devez rien.Un être usé devient hostile.Son influence est pareille à celle de ce bibelot banal que vous avez jadis placé sur la blllothèque et que vous n’osez plus mettre au rancart.Il exaspère.Défaites-vous sans délai des êtres que vous connaissez trop bien, qui ne vous charme plus.Ils sont une nuisance morale.Il est regrettable que le respect humain soit une si forte effusion du coeur.Il exagère de prodigieuse façon la notion de la dette sentimentale.Parce que un Tel ou une Telle, vous a diverti, vous pensez réellement lui devoir quelque chose.— soit ! — Alors payez-les en monnaie, comme vous payez au théâtre, au cinéma, le prix d’un fauteuil.Mais pour rien au monde, ne lui donnez de vous-même.Votre trésor personnel est trop précieux, trop rare, trop vite épuisé, pour que, sans folie, l’on devienne généreux ! D’ailleurs cette générosité-là serait de la prodigalité, — la pire : du gaspillage.Gardez-vous donc Intacte.Thésaurisez ! Prenez ce que vous donne l'instant qui passe, prenez, ne rendez pas ! Un conseil avant la fin : Il ne faut se dépenser qu'en aimant.Voilà ! MARYSE.Hygiène L’ADOLESCENCE La tuberculose fait deux fois plus de victimes chez les jeunes filles de 15 à 20 ans que chez les garçons du même âge et c'est parmi les adolescentes que le travail d'éradication fait le moins de progrès.Cela indiquerait un état général de santé peu favorable chez les jeunes filles de notre pays.Nous croyons qu'il faut en accuser, pour une part du moins, certaines mauvaises habitudes de vie qui existent particulièrement dans ce groupe de notre population ; ces habitudes défectueuses ont rarement un résultat spontané mais elles font un travail lent et sûr qui aboutit un jour à la ruine plus ou moins complète de la santé, c'est-à-dire à une infériorité phy sique et à l'impossibilité de reagir contre la fatigue ou contre telle ou telle infection.Trop de jeunes filles se privent de manger pour éviter de prendre de l'embonpoint.Durant l’adolescence l’embonpoint est désirable jusqu’à une certaine mesure et s’il dépasse cette mesure il ne doit être combattu que par l'exercice et l'élimination du regime des sucreries et des pâtisseries mais jamais par la privation de nourriture à moins d'un régime recommandé par le médecin.Un bon moyen de savoir si les jeunes filles sc nourrissent convenablement est de se rendre compte si elles prennent au moins une chopi-nc de lait par jour, si elles mangent au moins une fois par jour des légumes verts, une salade de fruits frais ; après cela elles pourront manger ou ne pas manger ce qu'elles voudront.Le lait est l’aliment essentiel pour fournir à l'organisme les sels minéraux et la chaux dont il a besoin ; dans les légumes et les fruits nous trouvons les vitamines nécessaires.Le sommeil est aussi bien essentiel ; les adolescentes devraient en prendre de onze à douze heures.Un court repos au midi est bien désirable mais est malheureusement peu praticable.Dans plusieurs écoles on fait une erreur en ne donnant qu'une bien courte récréation le midi dans le but de terminer plus tôt le soir.Les enfants deviennent fatigués et il est facile de s'en apercevoir : ils ne tiennent pas en place, se rongent les ongles ou sont portés à bégayer autant de preuves de fatigue que les instituteurs ne rencontrent que trop souvent chez leurs élèves.Un mauvais maintien est aussi une cause de fatigue qui provient souvent d'un manque de sommeil ou de repos, d'une nourriture insuffisante ou mal ordonnée.Les jeunes filles qui se trouvent trop corpulentes ont aussi quelquefois une tendance à un maintien défectueux qui consiste à ramener leurs épaules en avant.Voilà autant de mauvaises habitudes qu'il faut surveiller et réprimer car si on les néglige elles subsisteront au delà de l'adolescence et pourront avoir une répercussion plus ou moins dommageable dans l'âge adulte.Les bonnes habitudes d’hygiène sont nécessaires à tout âge.Pour questions au sujet de l'Hygiène, s.v.p.écrire à l'Association Médicale du Canada, 184 rue Collège, Toronto, Ont.Récréations Solutions aux problèmes posés dans l’Avenir du Nord du 30 avril 1937 : INSTRUISONS-NOUS Quand l’usage du café pénétra-t-il en Europe ?D’Arable, le café passa en Egypte, et en 1517 le sultan Mou-rad III l’introduisit à Constantinople.A Londres, le premier débit de café — connu par des navigateurs — fut ouvert en 1552.Et a Paris en 1669.C’est l’ambassadeur Soliman Aga qui en fit la vogue.( Mme de Sévigné en parle à sa fille en 1680).Quels sont les plus grands hommes du monde ?Ce sont les habitants de la Patagonie, malheureusement décimés par l’alcool.Ils atteignent une moyenne de 1 m.80.De quand datent les premiers râteliers ?On croit la prothèse dentaire de création récente.Cependant, on a trouvé des dents artificielles grossières et d’autres pièces de prothèse dans la bouche des momies égyptiennes.On sait qu'en ce temps une loi condamnait certains criminels à la perte de leurs dents.Et l'on comprend que les honnêtes gens (qui tenaient à leur réputation.1 faisaient remplacer leurs dents \ cariées.METAGRAMME Broc — Croc — Froc — Troc ENIGME Le papier LA VIE 6 L’Ame est la perle de rosée Sur un brin d'herbe déposée Par les étoiles, dans la nuit ; Et qui, dès l’aurore, en silence.Tombe au ruisselet qui s'enfuit Parmi les fleurs — et c’est l’Enfance.Le ruisselet tombe au torrent Dont le flot vert et transparent Sur des granits écume et gronde ; Droit devant elle, et sans souci De l’obstacle, abordant le monde, L’Adolescence est folle aussi ! Le torrent tombe à la rivière Qui coule en nappe de lumière Entre les prés de chaque bord.— Avec ses vingt ans pour couronne, Ainsi va l'homme jeune et fort Dans la clarté qui l’environne.La rivière, toujours glissant, Tombe au grand fleuve jaunissant Qui des cités roule les fanges ; — Savez-vous rien de plus obscur Que le fond aux remous étranges Des passions de l’Age mûr ?Et le grand fleuve, à bout d'haleine.Tombe à la mer, à la mer pleine Et d'épouvantes et de deuils.Lugubrement comme la houle Que les vents heurtent aux écueils, Le viel homme, brisé, s’écroule .— Délivrance ! — Un jour, le soleil, Prenant sur un rayon vermeil La goutte aux océans mêlée, Vers des sommets l'emportera Où, dans l'azur, il en fera De la blancheur Immaculée ! NOUVEAUX PROBLEMES INSTRUISONS-NOUS 1.— Quelle est la route la plus I longue du monde ?j 2.— D’où vient le nom de sa! von ?LOGOGRIPHE l Un pied, un seul; c'est tout mon J être [Coupez ma queue ; il va paraître (Tout aussitôt un animal [Avec deux pieds.C’est peu banal! | ANAGRAMME ( Six lettres forment le nom [ oiseau, (Vivant sur terre et quelquefois ( sur l'eau.J Mélangez-les d'une façon utile : ! Vous changerez celui du volatile En celui d'une espèce de tableau ' Que l’on trouve en chaque î domicile.[ CHARADE t Dans la gamme, aisément, mon J premier s’offre aux yeux.! Mon second est connu de celui ) qui voyage.J Et mon tout, vain jouet des badauds curieux.Se rencontre, perché sur un bel équipage.J Recettes éprouvées METS VARIES AUX OEUFS La science a découvert l’existence de plusieurs vitamines dans les produits alimentaires ; chacune de ces vitamines est essentielle à une certaine phase de la croissance ou pour prévenir certains types de maladie.Aucun produit alimentaire ne possède toutes les vitamines dans les quantités requises par l’organisme humain, mais aucun produit alimentaire non plus ne renferme autant de vitamines que les oeufs.Les oeufs contiennent les vitamines A.Bl.B2, et D.Les vitamines A et D, qui sont essentielles à la croissance, qui préviennent également certaines maladies des yeux et qui sont indispensables dans la bonne formation des os et des dents, se trouvent en abondance dans les oeufs.La vitamine B.la vitamine de la levure, qui prévient l'épuisement nerveux, la perte de poids et l’ané-, mie, est présente également en ! quantité modérée.CROQUETTES AUX OEUFS 6 oeufs, 2 cuil.à soupe de beurre, 1 tranche d'oignon, !4 tasse de farine, 1 tasse de bouillon blanc, 3 jaunes d'oeufs, Miettes de pain rassis.Fromage râpé, Sel.Poivre.Faites pocher les oeufs et asse-chez-les sur un linge.Faites cuire le beurre et les oignons trois minutes.Ajoutez la farine, et le bouillon graduellement.Faites cuire une minute et refroidissez.Recouvrez les oeufs du mélange, roulez dans des parties égales de miettes de pain et de fromage râpé, trempez dans un oeuf battu, roulez de nouveau dans des miettes de pain, faites frire dans une couche profonde de graisse, et égouttez sur du papier brun.On peut servir les croquettes avec une sauce claire, faite avec des parties égales de bouillon blanc et de crème et assaisonnée de fromage râpé, de sel et de paprika.* * * OEUFS BROUILLES AVEC SAUCE AU TOMATE 6 oeufs, 1% tasse de tomates, 2 cuil.à soupe de sucre, 4 cuil.à soupe de beurre, 1 tranche d’oignon, 1 cuil.à thé de sel, \\ cuil.à thé de poivre.Faites mijoter les tomates et le sucre cinq minutes.Faites frire le beurre et les oignons cinq minutes.Enlevez l'oignon et ajoutez les tomates, les assaisonnements et les oeufs légèrement battus.Faites cuire comme pour les oeufs brouillés.Servez avec du pain blanc ou du pain de son.Vicomte de BORRELLT.entrée sous forme u omelette.OEUFS BROUILLES AUX POIS Mélangez six oeufs avec une demi-tasse de lait.Assaisonnez de sel et de poivre ; ajoutez une demi-tasse de pois.Brouillez lentement dans une casserole beurrée.On peut se servir de maïs, de viande hachée, de persil ou de piments verts au lieu de pois.On peut aussi préparer cet" uncle Un RADIO vous permettra de Célébrer avec LONDRES Les Fêtes du le 12 Mai m ROGERS-MAJESTIC - WESTINGHOUSE GENERAL-ELECTRIC - PHILCO Rendez-vous à notre magasin le plus près de chez-vous et vous y trouverez le radio de votre choix à des conditions de paiement très faciles.Voyez et Entendez les derniers modèles à Ondes-Courtes qui vous permettront de capter les émissions di rectement de Londres.RADIOS USAGES ET DEMONSTRATEURS En plus des radios neufs, nous avons le plus vaste assortiment de radios usagés ou démonstrateurs, tous en parfait état de fonctionnement.Prix et termes soéciaux OMPAGNiE LIMITEE 236 rue SAINT-GEORGES — Tél.223 — SAINT-JEROME La colonne de beauté dirigée par Cousine Blanche Diplômée de V Université de Beauté de Paris CES VILAINS POILS FOLLETS Il n'est pas surprenant que mon courrier comporte tant de lettres de cousines dont la plus grande préoccupation semble être de se debarrasser de poils "importuns" — de "poils follets" comme on dit ici.En effet, le grand spécialiste français de la beauté féminine, le docteur Morin, affirme que 10 pour cent, des femmes sont ainsi affligées.et malin, il ajoute : "est-ce une anticipation vers le type de l’Eve future rêvée par les féministes ?" En langage scientifique, cette floraison intempestive de poils se nomme hypertriciiose et l’on n’en a pas encore percé à jour toutes les causes.Il semblerait même que c'est une condition anormale de la peau qui soit cause de cette pousse de poils là où il n'en faut pas ; sur le visage, ie cou, la poitrine, les bras, les jambes.On connait même des cas où l'hypertrichose est généralisée sur tout le corps ! Fort heureusement.de tels cas sont tellement exceptionnels qu'on les considère comme de véritables monstruosités, exhibées dans les cirques — témoin, l’homme-chien de Barnum ! On a cru longtemps, en ce qui concerne les femmes, que c'était là un accident de l’âge critique, mais cette théorie est inadmissible quand on constate que des jeunes filles de 15 à 16 ans sont quelquefois masculinisées par l'apparition de gros poils sur les bras, les mollets, les parties latérales des joues.Quant au nombre de femmes de 25 à 30 ans qui voient les poils follets du menton, des lèvres, des joues se transformer en poils raides et volumineux, il ne se compte plus ! Avant d'aller plus loin, je désire tranquiliser mes lectrices qui attribuent l'applrition sur le visage do ces floraisons intempestives à l'usage de crèmes de beauté, d'huile d'olive, de certains savons, etc.Croyez-moi.aucune préparation de ce genre n'a jamais fait pousser un seul poil follet s'il n’existait, antérieurement à son usage, une prédisposition à l'hypertrichose.Il ne faut donc pas, par crainte des poils toilets, renoncer à l’usage des moyens que la science met à notre disposition pour protéger notre épiderme et le maintenir en bon état.Le 10% des femmes sujettes à cette .disgrâce verraient quand même se produire la pousse de ces poils importuns — tandis que 90% n’ayant pas une peau anormale favorisant cette pousse anormale, se priveraient en vain de moyens d'avoir ur.beau visuge, par suite du manque de traitements nécessaires à leur beauté.DANGER DU FLAMBAGE ET DE L’EPILATION A LA PINCE On ne doit jamais, au grand jamais raser, flamber ou épiler à la pince les poils follets, car ces moyens vont a l’encontre du but proposé .ils stimulent singulièrement la'secrétion du bulbe, pileux (racine des poils).DANGER DE CERTAINES METHODES CHIMIQUES Trop souvent, les dépilatoires chimiques en vente sur le marché, agissent exactement comme le rasoir — ils coupent le poil à la surface de la peau et, comme cet instrument, ils favorisent la repousse | plus dure et plus dru, quand Us ne ] provoquent pas des accidents gra- | ves, voir mortels.Dans “cent mil- j lions de cobayes" le livre de Kallet ’¦ et Schlink qui en est à sa trentième édition aux Eatts-Unis, ces hom- j mes de science affirment qu'une certaine pâte dépilatoire, fort en ; vogue aux Etats-Unis et au Canada, i est à base d’acetate de thalline et qu'elle a occasionné nombre d’em- 1 poisonnements dont les plus graves, ont été rapportés dans les grandes revues medicales et scientifiques américaines de 1931 et 1932.Dans les articles qui suivront celui-ci, je traiterai plus en détail les divers dépilatoires chimiques et de leur effet., Pour le moment, qu'il me suffise de dénoncer comme mensongère l'affirmation faite des centaines de ] fois à la radio par une speudo “ex- I perte en beauté" et publiée dans un livre comparativement récent sur la beauté, à l'effet qu'on pouvait faire disparaître, à longue, les poils follets en appliquant sur ceux-ci, matin et soir, une décoction de peroxide et d’ammoniaque.Une telle application, même répétée à l’infini, n'enlèvera jamais un seul poil follet, cependant elle aura pour effet de blanchir les poils et d’en diminuer ainsi la visibilité.Le véritable dosage de cette décoction est de trois cuillerées de peroxide d'hydrogène et six gouttes d'ammoniaque liquide.Ce melange doit être appliqué au moyen d'un tampon propre de “coton absorbant".On ie laisse sécher sur la figure sans essuyer.Si ia peau est très sensible, on peut diluer davantage la décoction en ajoutant une quatrième cuillerée de peroxide au mélange, pour diminuer sa force.Consevez une bouteille d» ce mélange dans la chambre de bain 1 ou sur votre table de toilette afin de ne pas oublier d’en faire usage chaque matin et chaque soir | Four les poils sur les bras et les jambes, le mélange peut être plus fort.A six cuillérées de péroxide ajoutez une demi-cuillérée d'ammoniaque.Bien mélanger le tout.Appliquez avec un tampion de “coton absorbant".Si les poils sont très foncés et très drus, vous pouvez même faire usage d’un melange plus fort, fait d'un tiers d'ammoniaque et de deux tiers de pieroxide.FAITES DE MOI VOTRE CONFIDENTE Dites-moi le problème de beauté dont la solution vous embarrasse et n’hésitez pas à demander, mes feuillets sur l’excès de corpulance ou de maigreur, sur les soins du visage, des cheveux, des yeux, des mains, sur la suppression des poils follets.Ces feuillets ne vous coûtent rien et ne comportent pas d'annonce.mais des conseils précis dictés par l’expérience.Leur envoi est fait discrètemnt, dans une enveloppe ne portant que le nom et l’adresse de la destinataire.Four se les procurer il suffît de spécifier quel sujet vous intéresse et d’inclure un timbre pour couvrir les frais de poste.Adressez vos demandes à “Cousine Blanche”.197 rue Sainte-Catherine ouest, Montréal.(pnjcQgej SAINE la peau du 'V SAVON BABYS OWN ùnuilüià fwui.ISibi it ftouiVuM.m "J'ai en horrour les casseroles graisseuses" "La graisse ne rôsiste pas a la LESSIVE GILLETT' ENLEVE LA SALETÉ SANS RÉCURAGE VOUS n’avez pas besoin de vous fatiguer à frotter et à récurer quand vous employez une solution* de Lessive Gillet Pureen Flocons qui dissout littéralement la graisse ! 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De S.-SOPHIE et NEW-GEASGOW.le samedi tous les jours excepté le samedi De MILLE ISLES et RIVIERE GAGNON, le samedi seulement tous les jours excepté le samedi _ _ La levée des boites dans la ville de Saint-Jérôme sè fait le mâtin à 5.25 heures, et l’après-midi à 4.25 heures.Les guichets de la poste restante seront fermés pour la classification et le tri des malles apres l'arrivée des trains de Montréal.Départ des courriers ruraux : — Malles rurales 1.2 et 3 Tous les jours excepté le samedi Le samedi seulement .Saint-Canut (via Saint-Jérôme ) tous les jours Assurance gratuite jusqu’à $50.00 sur colis postaux (service intérieur) Les Mandats de Poste sont sûrs pour les envois d'argent partout.Les taux des colis postaux sont bas.Ils commencent à 5c Un colis C.R.(C.O.D.) assure le paiement immédiat.L'argent envoyé par mandat de Poste n'importe où.est en sûreté absolue.La Caisse d'Epargne postale procure des avantages réels.— Informez-vous ! Une adresse complète garantit la livraison.Les mandats-Poste protègent vos S $ $ S envoyés à toute destination.Un emballage soigné assure une livraison certaine.Les Bons de Poste sont sûrs et commodes, ils commencent à 10c jusqu'à $5.00.Guichet — Poste restante “Livraison Générale" de 8 h.a.m.à 8 h.p.m.Couloir ouvert aux propriétaires de boites postales de 7 h.a.m.à 9 h.p.m.J.-H.DESJARDINS, Maître de Poste 10.40 a.m.2.45 p.m.2.00 pm.arguez de l’argent nu mille ! ^ Les Goodyears sont toujours une bonne valeur.Considérez ces prix pour de véritables Goodyears.Voyez combien d’argent vous pouvez épargner.Autres dimensions à prix également bas.PNEUS Diznemion E?9C ZQxV/z Dimension CC 4.40-21 Dimension 4.50-21 7-25 ü2133EZ5ü'1Ly«r GARAGE EMILE GIROUX Tél.181 — Saint-Jérôme Il est assurément intéressant de ressusciter des souvenirs qui se rapportent au mouvement musical au Canada il y a quatre vhigts ans ! M.Gustave Smith écrivait en 1881 et 1882 une série d'articles sur ce sujet dans "L'Album Musical”, de Montréal.Les éditeurs de cette revue étaient A.Filiatreault et Cie ; le rédacteur en était Ed.MacMahon.Dans ses réminiscences, M.Gustave Smith remonte jusqu'à 1856.Nous reproduisons ici son article paru en janvier 1882 dans "L'Album Musical” : ”En 1856, le nombre des professeurs de musique était assez restreint.Montréal et Québec me parurent des villes où le sentiment musical était vivace.A cette époque.il n’y avait que les personnes vraiment à l'aise qui se permissent de posséder un piano.— Dame ! c’est un gros prix à donner que de payer trois cents piastres pour ache -ter un piano ! Ça viendra avec le , temps, quand notre fille sera grande.— Voilà ce que disait le père de ; famille dans le temps jadis.— Les ! temps sont bien changés ! I Toujours en 1S56.— Montréal possédait deux marchands de musique et de pianos : MM.Herbert et Prince.Je ne sais ce qu'est devenu le premier.Quant à mon ami j Prince, c’était et c'est encore un ! véritable gentleman.Que de fois nous nous sommes rencontrés dans j les concerts, lui.avec sa bonne humeur et son beau talent sur le cornet à piston, et moi.heureux de l'écouter et de posséder l’amitié de cet homme généreux ! Parlons des professeurs.Vous vous le rappelez, ce professeur à la figure sévère et à l'air narquois, M.Brauneis ?C'était un homme fort honorable et un excellent maitre.Il a formé de très bons élèves que j'ai souvent entendus.Venu d'Europe jeune encore.(1 se livra consciencieusement à l'enseignement du piano et de la harpe.II aimait les auteurs classiques.C'est ainsi qu’il introduisit les exercices de Czerny, les études de Cramer et les sonatines de dementi.Constatons de suite que toutes les élèves de son époque furent de parfaites musiciennes et de bonnes lectrices.Il en est un autre que craignaient beaucoup ses élèves.Homme de talent et fort original.M.Eglaü.allemand corsé, était un classique complet.Il était bon pianiste, dans son intérieur, et son plaisir était d’analyser une oeuvre de grand maitre.d’en jouir tout à l'aise.Bien des fois nous avons fait de la musique à quatre mains.Autant il était d'un caractère taciturne en se rendant à ses leçons, autant il aimait à rire chez lui lorsqu’il connaissait bien son homme.Je me plais à me ressouvenir des bons moments que nous passâmes de tel ou de tel morceau, le tout accompagné d'un verre de vin de Porto et d'une excellente pipe.Je rencontrais assez souvent un jeune homme guidé par un enfant.J’appris que c'était M.Paul Leton-dal.Je m'enpressai de lui faire ma visite, et j'avoue que je ressentis de suite de l’estime pour sa personne.Spirituel, discutant à merveille, assez arrêté dans ses idées, on reconnaissait en cet artiste et son talent et sa valeur.Le public s'est chargé de fixer sa réputation, et plusieurs de ses élèves, aujourd'hui, font marque dans le monde musical.On doit à M.Letondal l'introduction de la méthode de Kalhbren-ner ainsi que l'emploi du guide-mains.Si MM.Brauneis et Eglaü représentaient l’école allemande, M.Letondal.lui.arrivaient avec l'école française et donnait un nouvel élan à l'enseignement du piano.Les oeuvres de Thalberg, Herz.E.Prudent.Ravina et autres, commencèrent à se montrer dans les vitrines des marchands de musique.Ce fut un peu plus tard que MM.Laurent et Laforee ouvrirent un magnifique magasin de pianos et de musique dans le Crystal Block.Là, j’y rencontrais fréquemment.mais n'anticipons pas sur les événements.Il était un nom que chacun prononçait avec plaisir.M.J.-B.La-belle, organiste de l'église Notre-Dame.Sa clientèle était enviable et son talent reconnu.Nous avons souvent figuré ensemble en public devant ce public qui ne lui ménageait pas les applaudissements, qu'il méritait parfaitement.Vous souvenez-vous de M.Fowler?Nous eûmes d'excellentes relations.Il dirigeait l'Oratorio Society.Cette société comptait une soixantaine de membres et un orchestre d'une quinzaine de musiciens, M.Fowler tenait le piano.Mme Bethune, alors, était une brillante cantatrice; sa voix avait de l'ampleur et convenait parfaitement a ce genre de musique.M.Bethune remplissait fort bien aussi sa partie.C'était, en un mot, un couple distingué et des amateurs de mérite.A ce propos, je me rappelle d'une répétition — et on s'en rappellerait à moins — à laquelle participait un choeur nombreux de jeunes filles et de dames.On exerçait la Création, et je dois i'avouer, chacun comprenait son rôle ; chanteurs comme instrumentistes avaient le feu sacré.Durant un moment de repos, mon ami Prince vint à moi.un aimable sourire sur les lèvres : Une jeune miss, me dit-il, me charge de vous demander si vous êtes marié ?— Certainement ; vous le savez bien.— Je vais lui dire que vous êtes marié ; alors.?— Eh bien, dites-lui que je suis marié .— Yes, Sir.— Prince fit la commission, puis revint me dire que miss regrettait beaucoup qu'il en fut ainsi.Si ces feuillets tombent sous les yeux de celle qui avait daigné jeter ses regards sur mon humble personne.elle verra que j'ai conservé la mémoire du coeur.Ah ! jeunes gens, que la musique est un art aimable ! Depuis lors, nombre de sujets ont participé à bien des concerts, et sont aujourd'hui de véritables artistes.Je ne puis manquer de dire quelques mots sur un de mes bons amis, fort original et passionné pour .sa flûte.Je veux parler de M.Gauthier.C’était un excellent homme, d'une nature généreuse et ne manquant pas de talent.Son morceau de prédilection était une fantaisie sur la Norma, par Talon.Notre concours avait été sollicité pou^un concert de charité donné dans la salle Bona venture.Elle venait d'étre inaugurée.Comme nous nous visitions souvent, il nous semblait inutile de nous rendre dans cette salle pour répéter notre morceau.Mal nous en prit pour cette soirée.Nous voici devant un public nombreux et sympathique.Les premières mesures de l'introduction se composaient de plusieurs accords plaqués fortissimo.Gauthier reste figé avec sa flûte hur les lèvres .et moi, je fais une modulation pour prendre sa note ou sa tonique II n'y avait qu'un ton et demi de différence entre son instrument et le mien ! Et je lui dis “Recommencez” — Le tout se fit sans interruption.J'ai pensé, un moment, que mon digne ami tomberait.en syncope ; mais il s’est rappelé qu'une variation en contenait assez sans qu’il y allât de sa personne.Notre succès fut complet.Lorsque je passe en revue la société de Montréal telle que Je la connue il y a vingt-cinq années passées, que de vides dans ses rangs : Comme la mort a moissonné à droite et à gauche pour ne laisser que des regrets amers, et de ci de là quelques doux souvenirs.Plan d’amélioration aux habitations — Janvier 1832 — GUST.SMITH.Toute maison occupée par plus de deux personnes peut tirer nombre d’avantages d’un second vivolr.Une partie du grenier ou du sous-sol peut servir à cette fin et les fonds nécessaires à l’exécution des travaux peuvent s'obtenir d'une banque grâce au Plan d'améliorations aux habitations.Le prêt peut être remboursé en versements mensuels égaux dans une période allant jusqu'à cinq ans, au besoin.Souvent, la création d'une chambre attrayante exige peu de travaux.Dans un’certain sous-sol, on construisit un foyer en brique comme centre d’attraction.Les murs furent peinturés d’un jaune tendre et le plancher, d’un brun foncé.Au moyen d'un carton épais, on sépara un coin du sous-sol et la nouvelle chambre fut créée.On ajouta au plafond de fausses poutres correspondant à celles du plancer afin d’obtenir l’effet voulu.Des rideaux pendaient aux côtés des petites fenêtres du sous-sol de façon a ne pas intercepter la lumière et à faire paraître les fenêtres plus larges.Des meubles simples furent installés dans cette chambre.• • • QUELQUES CONSEILS AUX ENTREPRENEURS Les entrepreneurs ont un point d’analogie assez marqué avec les vendeurs d'automobiles.Aussi est-il à propos d'établir une comparaison entre les méthodes employées par ces derniers et celles dont ont fait usage jusqu'ici les entrepreneurs qui veulent bénéficier du Plan d'améliorations aux habitations.Les chiffres fournis par les banques démontrent à l'évidence que '.e plan va de l’avant, et cependant on a l’indication que nombre d'entrepreneurs n'ont pas encore compris le rôle qu’il leur faudra jouer, s’ils désirent une réalisation pratique dt* cette entreprise nationale.“L'industrie de l'automobile aurait-elle progressé dans des proportions aussi considérables, si les agents ou les vendeurs s'étalent simplement retranchés dans l'attente des clients ?" Voilà une question fort à propos.“Est-ce que le meilleur moyen de vendre une automobile n'est pas d’exercer une pression sur le client à qui on la destine et lui démontrer qu'il en a grandement besoin ?N'est-il pas vrai que des méthodes de vente agressives ont assuré le développement rapide d'une industrie qui n'existait même pas, U y a quelques années, c’est-à-dire ''industrie de l'automobile ?” Et que dire de l'amélioration des maisons canadiennes ?Est-ce que.dans une entreprise dont l'objectif est de moderniser les maison qui serv ent d abris a des millions de Canadiens, il n'y a pas lieu pour les entrepreneurs de mettre à contribution leur initiative de vendeurs, tout comme les agents d'automobiles ?Est-ce qu'il ne leur est pas possible de tirer profit de la méthode employée par l'agent qui leur a vendu i'automobile ou le camion dont ils font usage tous les jours ?Après tout, quelle est la façon de procéder des vendeurs d’automobiles ?Ils dressent une liste systématique d'acheteurs potentiels’.Cette liste est soigneusement étudiée jusqu’à ce que surgisse un fervent do l'automobilisme qui achète ou refuse d'acheter.Si celui-ci refuse parce qu’il n’a pas l'argent suffisant, le vendeur l'invite à se prévaloir des offres d'une firme de spéculations.Le vendeur épuise tous les moyens à sa disposition dans :e but de parfaire sa vente.Sa valeur sera basée sur les résultats obtenus, et les résultats ne seront obtenus que s’il fait preuve d'activité agressive et déterminée.Jusqu'à date, si l’on observe le fonctionnement du plan d'améliorations aux habitations, on constate que les entrepreneurs ont adopté une attitude plutôt “passive".Us ont agi comme s'ils n'avaient rien eu autre à faire que d'offrir leurs services.Aujourd'hui, il est de pratique commune que le propriétaire aille solliciter l'entrepreneur.Mais, durant la dernière decade, des centaines.des milliers d° propriétaires ont adopté l’attitude "passive” de l’entrepreneur.Ils ont attendu et rien n’a été fait.Voilà où Intervient le plan du Gouvernement.Avec le plan d'améliorations aux habitations, l'entrepreneur possède un argument décisif contre ceux qui invoquent le manque d'argent.En effet, il n a qu'à les inviter à faire un emprunt et l'affaire est bâclée.Autrefois, avant la naissance du plan, le manque d'argent constituait un argument final.Pas d’argent, pas de travaux : c'était l'axiome.Un entrepreneur ne pouvait espérer un conttat, il ne désirait d'ailleurs pas effectuer des travaux pour un propriétaire sans argent.D'autre part, le propriétaire, qui souvent souhaitait des réparations, devenues urgentes, n'osait même pas approcher l'entrepreneur.Il n’y avait plus qu'une Issue : attendre et épargner suffisamment afin de faire effectuer les réparations désirées.Souvent, il ne trouvait pas lieu de faire les éoargnes voulues, et alors, la situation allait de mal en pis.Si l'entrepreneur sait se prévaloir du plan d'améliorations aux habitations, il se munira de toutes les formules nécessaires et ira solliciter des contrats.Il sait à l'avance que la coopération des banques lui est acquise, que des prêts seront facilement consentis aux propriétaires qui sauront attester de leur capacité de remboursement par versements.Et.en agissant ainsi, l'entrepreneur ne servira pas seulement son inté- rêt personnel, mais il contribuera â l’amélioration des conditions de travail dans le Canada.On a hâte, d'un bout à l’autre du pays, d'assister au réveil du marteau et de la scie, trop longtemps reclus dans l’ombre.Tous les Journaux du Canada ont apporté une superbe contribution en attirant l'attention populaire sur le plan d'améliorations.L'entrepreneur peut aussi apporter sa quote-part, appréciable, s’il sait tirer profit de la sollicitation.C'est aujourd'hui, le seul et unique moyen de faire des affaires.EXCURSION A MONTREAL Samedi, 15 mai et dimanche matin, 16 mal Retour jusqu’au lundi soir, 17 mai Voitures ordinaires seulement Aucun bagage enregistré Pacifique Canadien ?«S®** [_ CREAM Souvenez-vous que Seule la Peinture de Qualité peut PROTEGER VOTRE HflBITfïïlON Il est profitable d’employer une peinture de qualité—et la qualité est garantie par écrit quand vous achetez la Peinture 100% Pure Martin-Senour.Nul produit adultéré entre dans la préparation de cette peinture supérieure.La base de blanc de plomb et d’oxyde de zinc purs vous offre une protection durable, un embellissement qui ne se fane pas, et elle couvre économiquement.EMAIL MULTI-USE Email qui s'applique facilement—sèche rapidement—avec un haut lustre.Bon à l'intérieur comme à l'extérieur.26 splendides nuances, plus le fini révolutionnaire “Crystal Clear”.IL EST PROFITABLE D’EMPLOYER LA PEINTURE 100% PURE.VERNIS& EMAUX MARTIN-SENOUR ALFRED LANGLOIS, tél.54, 473 Labelle, S.-Jérôme J.-E.GAUTHIER R.GAUTHIER J.-C.-P.DUPUIS Saint-Jovite Lac Masson Lac des 16 Iles Nouvelle MALHEUR A CEUX QUI MALTRAITENT LES PETITS! -n-n-n- Par CELIBER Le bonheur sur terre n’a rien de parfait, et ce désir constant de le posséder ne devient-il pas la preuve que le bonheur est quelque part, et que s’il n’est ici-bas, 11 est au ciel ?L’existence humaine nous présente, sous tant de variétés, les degrés possibles de la souffrance que nous en devenons presque insensibles.Devant les maux qui accablent les vieillard'-, nous disons : Ils ont fait leur temps ! Sous le spectacle journalier des hommes et des femmes acharnés à leur besogne, coudoyant parfois la misère et embrassant trop souvent l’Infortune, nous murmurons : Qu’ils sont donc éprouvés ! Les maladies, les deuils, les misères nous offrent quotidiennement leurs faces; à moins que nous n'en subissions nous-mêmes les étreintes, nous passons près d'eux, presque insouciants, car la vie nous emporte à nos soucis matériels, à nos ambitions, à nos chimères, et c’est d’ailleurs le propre de la nature humaine que d’oublier.On s’habitue moins, cependant, à voir souffrir les petits pour ce simple fait que nous leur concédons volontiers le privilège d’être heureux, parce qu’ils sont jeunes, tout simplement.Il nous semble que souffrir devient pour eux une Injustice, une monstruosité.Nous nous révoltons quand les Journaux nous relatent les infortunes des orphelin'-, les mauvais traitements dont la vie les accable, et parfois même les tortures auxquelles les assujettissent un père égoïste et une seconde mère à qui manque cette bonté d’aimer comme s’ils étaient les siens, les enfants de l’homme dont elle a pris le nom.Le fait que Je veux narrer est aussi vrai que j’existe.II m’a été raconté par une sainte femme qui ne saurait mentir.Il est,.d’ailleurs, dans le domaine du possible, car do nos jours, il arrive tant de choses qui choquent la raison.Les journaux nous disent : "Cette femme Dédié à Mme N.H.maltraitait ses enfants ; on l’a traduite devant les tribunaux ! Cet homme abandonne ses petits à ia charité publique ! Le pauvre orphelin fut trouvé dans une chambre froide, geignant et malade !" Et que de titres du genre ! Le fait que voici s’est passé dans la région de Montréal, il y a quelques années, et j'ai cru bon de le dédier à la brave femme qui me l’a raconté.• • * Le petit Jean avait cinq ans quand il perdit sa mère.C’était un bambin à la mine éveillée, aux joues roses de santé, Intelligent, et qui avait pour sa maman une affection beaucoup plus prononcée que celle qu'ont ordinairement les enfants.A cinq ans, on ne pèse pas les faits, mais il y a certaines impressions qui frappent d'une façon étrange le cerveau des petits.H avait vu sa mère cesser de remuer et devenir froide ; U l’avait vue dans son cercueil, pâle ; 11 avait suivi jusqu’au cimetiere le corbillard noir et assisté au lugubre spectacle d’une bière qu'on glisse dans une fasse sur des câbles qui crissent.Tout cela l'avait singulièrement impressionné.Quatre mois durant, pas un seul jour ne se passa sans qu’il ne parlât de sa maman, et chaque Jour, son père lui répétait avec une voix, qui triste d'abord, devenait de semaine en semaine un peu plus heureuse ; — Elle reviendra ta maman, bientôt, et ce sera pour toujours ! M.Belleval avait bien vite oublié l'absente puisque quatre mois après le décès de sa femme, 11 convolait en secondes noces.Il épousait une jolies brunette de vingt-trois ans qui, désireuse de jouir de la vie, n'avalt pas manqué d’accepter l’offre du veuf si vite consolé, beaucoup plus à cause de sa fortune que par un sentiment d’amour.Quand la Jeune femme vint définitivement s’établir au foyer, par complaisance plus que par sympathie, elle s’approcha du petit Jean : — Viens voir ta maman ! Viens l’embrasser ! Le bambin demeura un moment interdit.Il se faisait du travail dans sa petite tète, car ses yeux grands ouverts fixaient la figure de cette femme qu’il ne connaissait pas ; puis, avec un hochement de tête ; — Ce n’est pas ma maman ! C’était maintenant au tour de la femme de demeurer stupéfaite.Elle dit simplement avec un ton de mécontentement visible ; — Je ne pourrai jamais le regarder en face, ce petit ! Ne jamais le voir me serait mieux, mar il me déplaît ! Puis, se reprenant vivement, comme si à cet instant elle eut voulu se venger de ce petit être en le forçant à souffrir, elle ajouta : — C'est vrai, mon petit, je ne suis pas ta maman.Ta maman ne reviendra jamais.Elle est partie pour toujours.Puis, après une pause bien significative, elle poursuivait : .— C’est mol qui remplacera ta maman.Cette dernière phrase semblait une menace.Belleval ne dit pas un mot.Son silence donnait raison à cette femme contre son fils.I! n’ouvrit même pas la bouche pour donner au petit une parole de cor.-solation.Il sacrifiait son enfant à sa passion.Il rayait de son coeur ce petit être qui lui appartenait.Il insultait sa femme morte.Il faisait un acte terrible devant Dieu.De cette minute, à cause de sa lâcheté il devenait le plus infâme des hommes.Satisfaite, la femme, elle, avait souri.Le lendemain, le petit recausa de sa mère.Bien mal lui en prit car son père leva sur lui sa grosse main calleuse, en disant avec un juron : — Toi, tais-toi ! Je ne veux plus que tu parles de maman, Ici ! M’en tends-tu ?L’enfait baissa la tète.Le malheur entrait dans son petit coeur fragile.On lui défendait de prononcer le nom de sa maman! Bien plus, son papa devenait méchant ! Au déjeuner, la nouvelle femme l'avait rudoyé ! II ne comprenait pas, dans son cerveau d’enfant, ce que tout cela signifiait, mais H se sentit soudainement malheureux, plus malheureux que le petit voisin qui lui disait parfois qu’il se couchait sans souper.Il gagna le Jardin, en- i tra dans un buisson, s’assit et pleura.Pataud, le chien du logis, l'avait suivi, et doucement lui faisait des caresses.Car l'animal, que Mme Belleval avait acheté cinq ans avalisa mort, avait, iui aussi, beaucoup de chagrin.Il venait chaque jour se coucher de longues heures à la porte de la chambre de sa maîtresse disparue.I! n’était plus le même : il avait vieilli, probablement d'en • nui.Des lors, ils furent, le chien et l'enfant, d'inséparables amis, partageant à leurs manières un identique chagrin.Un an plus tard.On ne garda pas Jean au logis.Madame ne voulait ni le voir ni lui parler.On le confia aux domestiques qui habitaient tout prés une petite villa.L'enfant n'eùt même pas le droit de venir a la maison.Les domestiques furent avisés de se conformer aux ordres.Dieu, qui donne aux oiseaux la pâture quotidienne, n'abandonna pas le marmot, car Mathilde, la femme du jardinier, éleva le petit Jean avec beaucoup d'attentions, beaucoup de soins et l'affection d'une véritable mère.Madame Belleval eut un fils.Le pctitJean demanda pour l'aller voir.Cette permission lui fut radicalement refusée.Deux semaines plus tard.Mathilde annonça au petit Jean, un certain soir que l’enfant tout heureux s’amusait à crayonner sur la grande table, qu’il s'en irait au pensionnat pour cinq ans.La nouvelle ne parut pas contrarier l’enfant, mais quand on l'informa qu'il ne pourrait y amener son chien, il cria bien fort qu'il n'irait jamais.Belleval vint et donna des ordres précis.Le bambin supplia, cria, pleura : rien n’y fit.L’enfant partirait dans une semaine.Le chien, qui était couché sous la table, grogna, et quand Belleval s'avança pour faire taire le petit Jean qui criait et pleurait de plus belle, le chien bondit de sa retraite, la gueule menaçante et les crocs en avant.Cette nuit-là, le petit eut la fièvre.Le lendemain, en l’absence de Belleval, les domestiques demandèrent le médecin.Le médecin vint, examina l'enfant, et dit simplement ; — Une méningite ! On téléphona au père.Il ne revint pas ce jour-là.Il devait assister a un banquet le soir ; 11 y assista.Madame Belleval ne voulut pas de son côté visiter le pauvre malade.C'est ia vieille Mathilde qui ferma les yeux du petit, qui murmurait depuis le matin, à toutes les minutes qui passaient ; “Maman ! Maman !” Le chien n'avait pas, depuis la veille, quitté son jeune maitre Couché près du lit, 11 le regardait avec de grands yeux attristés, venait parfois lui lécher la main qui pendait hors du lit, et retournait se coucher à ia même place, sentinelle vigilante et sincère.Et quand tout fut fini, quand le dernier souffle sortit de cette fragile poitrine, Pataud sortit dans la nuit, et comme s'il eut compris ce qui venait d'arriver et comme s'il eut voulu que tout le voisinage apprit la triste nouvelle, il poussa trois hurlements lugubres, et revint reprendre sa place auprès du petit cadavre.• • * Le chien a suivi de loin, et Jusqu'au cimetière, la dépouille du petit Jean.De la famille, seul Belleval a accompagné le corbillard A la grille, le chien s'est faufilé et s'est rendu jusqu'à la fosse.On a dépose sur le cercueil de la mère la petit» bière blanche du marmot.Pas une larme n’est sortie des yeux du père Il a regardé les fossoyeurs faire leur travail, et il est revenu, solitaire.Le chien est retourné au ci metière bien souvent, car le bedeau a remarqué, à maintes reprises, les marques de ses pattes sur la terre fraîche.Le même soir, le chien a hurlé dans la nuit de façon sinistre.Tous les soirs, à la même heure, le chlon hurle.Les voisins l'ont entendu.Il hurle pendant six mois sans y manquer jamais.Belleval a vieilli Ses cheveux sont devenus grisonnants.Les remords le dévorent.Madame Belleval demande sans cesse qu’on tue ce vilain chien dont les hurlements l'énervent, mais Belleval s’y refuse constamment.Exaspéré, un beau matin, 11 a pris son fusil et est descendu à la maison des domestiques.Il a cherche le chien.Pataud n’y est pas.On lui dit qu’il passe les Journées hors de la ferme.Où ?Personne ne le sait.Le sacristain a averti Belleval quo son chien entrait chaque matin au cimetière.Belleval n'en veut rien croire.Pour s’en convaincre, 11 accepte de se rendre dès l’aube, avec le sacristain, dans le petit cimetière où il n’est pas retourné.C'est un beau matin ensoleillé, avec des parfums dans la nature et des chansons sur tous les arbres.Ils se .sont assis tous deux prés de la petite chapelle.Ils ont vu venir l'animal, ils l’ont vu s'arrêter à la grille regarder autour de lui pour s'assurer que personne ne le voit, scruter de ses yeux vifs l'ailée déserte du cimetière, se glisser furtivement et s’en aller tout droit au petit enclos où l’un près de l'autre reposent la mère et son fils.Le chien s'y arrête, sent le sol et gratte dans la terre un espace de la longueur de son corps.Puis, l'animal se couche de tout son long.Puis, un grand silence.Ils écoutent ; rien.Ils attendent, ils observent.Le chien semble dormir.Une heure se passe dans cette attente inquiétante.Le sacristain dit; "Ma foi, le chien est venu mourir sur la fosse de son petit maitre !” Ils s'approchent à pas lents.Belle-val redoute une supercherie.Il sait que Pataud est une bête intelligente, qu'il a pu simuler la mort, peut-etre pour lui sauter au cou, et il est robuste, l’animal ! Ils s’approchent encore.Pataud ne respire plus : il est mort.Malade la veille, 11 est venu exhaler son dernier souffle dans le cimetière où chaque jour, il est venu à défaut des humains, donner un souvenir au petit gars qui mourut trop vite parce qu’il lui manquait de l'affection, de l’amour, bref, une maman .Un homme se trouvait dans le cimetière.Ni le sacristain ni Belleval ne l’avaient remarqué.Il se dirigeait lui aussi vers la fusse sur laquelle.étendu, le chien était venu mourir II regarde l’animal ; 11 secoue fortement la tète.Il demande ses explications.Le sacristain les lui fournit.U a assisté à l'arrivée du chien, il l'a vu agir, de loin ; Il a maintenant compris.Puis, avec un haussement d’épaules il dit ces quelques phrases qui tombent sur Belleval comme du plomb fondu : — Souvent les animaux ont plus de coeur que les humains ! Je ne dis pas cela pour vous, monsieur.y une simple réflexion que je fais.Souvcntcs fois, je l’ai constaté.J ai connu autrefois un père qui maltraita un de ses petits ; le marmot n avait pour toute consolation, pour tout ami, qu’un vieux chien, un ,eu* c^*en fidèle, compatissant, sincère.Un Jour, le bambin mourut.Le chien est venu mourir sur la tombe de son ami disparu : il n’avait pu vivre sans lui.i* père ne vint meme pas s’agenouiller sur la tombe de son enfant.J’ignore pour quelles raisons.Le chien avait eu plus de coeur que le père.Mais tout cela s est payé bien cher, allez! Fai- bonheur"'1 *C‘S Pet,lt“s no P°rto Jamais Belleval ne prononça pas une parole.Il revint chez lui, la tête dans les jambes, à la façon d’un quelqu'un, qui sent la paralysie l'envahir.Désormais, il fut triste, taciturne, mélancolique.Les regrets, les remords furent dès lors ses compagnons assidus, le jour comme la nuit.Le Jour, il pouvait vaquer à ses occupations sans trop subir cette contrainte mortelle, mais la nuit, dans des heures d’insomnie, U lui semblait voir surgir soudainement devant lui la silhouette de sa première femme qui le menaçait du doigt, et tout à côté, la délicate figure du petit Jean qui semblait Je maudire.Madame Belleval ne fut pas lente à remarquer l'attitude étrange de son mari.Il ne mangeait plus ; ü ne dormait pas ; 11 maigrissait à vue d'oeil, et ses cheveux blanchissaient de façon anormale Belleval demeurait silencieux.Ce silence même vint à l'étouffer.Il éprouva le besoin de le dire : il le cria.Madame Belleval ricana tout d'abord, puis devint à son tour songeuse.Tous deux, à chaque jour qui passait, devenaient plus sombres, plus farouches.ILs redoutaient le malheur, et déjà ils le sentaient sur le seuil de leur logis Comment se présenterait-il, ce malheur ?Sous quelles formes?Sous quels aspects?Ils auraient tout donné, leur fortune, leur château, leurs biens, pour se débarrasser de cette obsession.Singulier contraste ! terrible contraste ! leur fortune augmentait chaque jour dans des conditions de chance exceptionnelles ; tout leur réussissait, et en dépit de cet amas d’argent que le hasard amassait autour d'eux, Ils éprouvaient qu’ils seraient écrasés, subitement, d'une minute à l'autre, par un événement qui les punirait, qui les toucherait jusque dans l’âmo .• • • Tout cela se paye ! Expression bien familière mais combien lourde et terrible ! Dans l'Evangile, on volt Jésus recommander à ses apôtres de prendre soin des petits, et leur dire avec sublimité : “Heureux ceux-là qui leur ressemblent ! Laissez venir à vous les petits enfants ! Aimcz-les comme je les aime moi-même !” Belleval et sa cruelle épouse devaient, être terriblement punis de leur méchanceté.Ils le furent sévèrement, allez ! Savez-vous comment ?I,eur enfant était.aveugle.CF.LIBER.Avril, 1937.Droits réservés. Saint-Jérôme, le 7 mai J 937 NOUVELLES DE PARTOUT (De nos correspondants) A Sainte-Thérèse ELECTIONS MUNICIPALES La nomination des candidats à la mairie et aux six postes d’échevins, dans la ville de Sainte-Thérèse, aura lieu, jeudi, le 13 prochain.La votation est lixée au 19 suivant.M.J.-L.Blanchard, ofilcier-rappor-teur, a nommé M.Haido Laroche secrétaire d’élection.Lundi soir, lors d'une assemblée du Conseil, la dernière du terme, plusieurs questions de routine ont été discutées Les membres du Conseil n’ont voulu faire aucune déclaration concernant l’élection, mais 11 semble assuré que tous les échevins brigueront de nouveau les suffrages.L’échevin J.-M.Robillard est actuellement malade, et on ignore ce qu’il fera M.C.-H.Robillard, maire, n’a pas encore annoncé officiellement la décision qu’il prendra ; plusieurs lui prêtent l'intention de se retirer de la vie publique et d'autres d’y demeurer encore pour un terme.Comme candidat possible à la mairie.on mentionne le nom de M.Armand Lccompte, qui est déjà en possession d'un bulletin de présentation.Des pressions ont été faites auprès de M.Albert Filiatreault.échevin actuel, pour qu'il se présente à la mairie, mais il semble décidé que M.Filiatreault entend s’en tenir au poste qu’il occupe présentement.D’autres noms sont également mentionnés, et la population est sous l’impression qu'à la dernière minute surgira une candidature nouvelle à la mairie.Somme toute, la lutte municipale s’annonce comme terne et ne laisse guère prévoir de grosses sensations.— Mercredi soir, M.J.-Paul Lesage.gérant de Lesage Pianos, a été le héros d'une fête intime, tenue à l'hôtel de ville, à l’occasion de son prochain mariage.L'assistance très nombreuse réunissait la plupart des manufacturiers de notre ville, un grand nombre de marchands et un fort groupe des employés de la maison Lesage.Plusieurs discour?furent prononcés, dont par MM.C.-H Robillard.maire de la ville, J.-L Blanchard, secrétaire-trésorier, Albert Willis, C.Greer.Ths Gosneli, Jos.Moscovitch, etc.Une bourse a été présentée à M.Lesage, qui.dans un bref discours, s'est dit enchanté de considérer qu'il comptait de nombreux amis dans Sainte-Thérèse et qu'il n'oublierait jamais cette manifestation d'estime qu'on lui offrait Cette soirée avait été organisée par MM.Fernand Thibault, Ariste Desjardins.Philémon Cyr et Lionel Bertrand.— La grève des employés de la Stella Dress, survenue .la suite de la déclaration de la grève des employés dans l'industrie de la robe a Montréal, n’est pas encore réglée dans notre ville, mais on s'attend à ce que certaines négociations commencées depuis quelques jours fassent retourner les employés au travail, dès lundi prochain.— Les déménagements ont été peu nombreux, cette année, si on veut établir une comparaison avec les dernières années.Fait digne de mention : à part quelques rares exceptions, tous les logis sont occupés dans notre ville.La construction a été particulièrement active depuis l’an dernier ; beaucoup de propriétaires ont amélioré sensiblement leurs propriétés, plusieurs autres se sont construits.C’est le cas de M.Fernand Thibault qui occupe depuis le 1er mai, la maison qu'il s'est fait construire, sur la rue Turgeon, à proximité de la gare.—- A part la Stella Dress dont les activités sont suspendues à cause de la grève, toutes les manufactures locales opèrent à pleins pouvoirs.La S.-F.Clothing a près de deux cents employés ; la Cie J.-A.Laurin a augmenté son personnel pour pouvoir remplir les multiples commandes de biscuits qu'on lui adresse: la Cie Willis, qui vient d’obtenir un important contrat de la General Electric pour la construction d’har- moniums, emploie à l’heure présente approximativement soixante-dix hommes avec la perspective d’en embaucher une vingtaine d’autres d’ici peu ; la Pollock Bros marche en plein ; Lesage Pianos vient d’obtenir d'importants contrats et vient de lancer un nouveau piano appelé à faire rapidement sa marelle sur le marché, etc.Bref, on sent que le vent souffle à la reprise, et c’est tant mieux ! — Dimanche, ouverture du baseball local.L’équipe locale, nouvellement formée en association, rencontrera alors l’équipe de la police de Montréal.A part un dimanche par mois, l’équipe locale jouera à Sainte-Thérèse.M.J.-L.Blanchard est le président de ce club, M.Donat Charron, le vice-président, et M.Ubald Paquin, le secrétaire.N-js meilleurs souhaits à notre équipe locale.Une souscription publique, lancée avec succès tout dernièrement.permettra à la direction du clup d’offrir à la population du sport de premier choix au cours de la belle saison.» * * Sainte-Thérèse Samedi, dimanche et lundi, programme double de premier choix : un film américain mettant en vedette John Waynes, le célèbre cowboy de l’ouest américain, et le fameux 111m français dont l’action se déroule toute entière dans les dessous de l’espionnage international: Le disque 413".Ce film français mérite d'ètre vu, car jamais le cinéma moderne n'a réussi une pièce plus magistralement interprétée que celle-là.Dimanche, soirée et matinée.Mardi et mercredi, programme double française ; tout d'abord.Constant Remy dans "Le Scandale” et Brasseur dans "Incognito".Programme bien balancé, offrant en même temps du mélodrame, de la comédie, du drame, etc.Bref un programme de premier ton.A Ferme-Neuve — Mlle Annette Forget, de Saint-Jérôme, passe quelque temps chez sa soeur.Mme A.-A.Lafontaine.— M.Xavier Courtemanche, de Mont-Laurier, a passé quelques jours à Ferme-Neuve.— M.Delphis Lacroix, de Victo-riaville, en promenade à Ferme-Neuve.— On annonce le mariage de M.Ernest McKaie avec Mme Vve Hervé Lapointe, célébré à Montréal, la semaine demiere.— Ces jours derniers, ont eu lieu en cette paroisse, les funérailles de Mme Joseph-Arthur Guénette, née Rose-Alma Guénette, décédée à l'âge de 54 ans.— Aussi celles de M.Raoul Lépi-nc, fils de M.Cléophas Lépine.décédé à l’hôpital de Mont-Laurier, à l’âge de 31 ans.— M.et Mme Féréol Meilleur, née Cécile Ouellette, font part à leurs parents et amis de la naissance d'une fille baptisé : Marie-Gertru-de-Lucile : parrain et marraine.M.et Mme Charles Ouellette, grands-parents de l’enfant, porteuse Mme Hervé Hotte, tante du bébé.— AM.et Mme Napoléon Bolduc, est né un fils baptisé Joseph-Emile-André : parrain et marraine.M.et Mme Emile Lebeau, de Sainte-An-ne-du-Lac, oncle et tante de l’enfant.— AM.et Mme Alexandre Lapointe, est née une fille, baptisée Marie-Gllberte-Patricia: parrain et marraine.M.et Mme Ernest Mc-Kale.porteuse Mme Achille Lapointe.A Sainte-Agathe LES FUNERAILLES UE Mme GEDEON COTE Ces jours derniers, ont eu lieu en l’église paroissiale de Sainte-Aga-the-des-Monts.les funérailles de Mme Gédéon Côté, née Euphémic Lévesque.Elle laisse dant le deuil quatre enfants : Delphis, Eva, Aurore et madame Ulysse Hamel, née Anna , une belle-fille, Mme Delphis Côté, née Ida Forget ; un gendre, le notaire Ulysse Hamel ; ses petits-enfants : Mme Gaston Renaud, née Antoinette Côté, Roméo, Gérard, Jean, Simonne.Marcel, Gilbert, Madeleine et Bernard Côté ; Paul, Pierre, Isabelle et Louise Hamel ; un arrière petit-fils, Pierre Renaud.La levée du corps fut faite par Mgr J.-B.Bazinet.Le service fut chanté par M.l’abbé Charland, assisté de M.l'abbé Martial, comme diacre et du frère Jean Berchmans, sous diacre.Les funérailles étaient sous la direction de J.-H.Vanier, de Sainte-Agathe-des-Monts.La chorale sous la direction de J.-P.Riopel, organiste, exécuta la messe de Pérozi et le Pie Jesus fui chanté par le petit fils de la défunte, Marcel Côté.Les porteurs étaient MM.Nap.Saint-Aubin, Jos.Morin, N.Grégoire, I.Guindon, P.Belhumeur, E Maillé.Le deuil était conduit par son fils, Delphis, le notaire U.Hamel, Roméo, Gérard, Jean, Marcel et Bernard Côté, Paul et Pierre Hamel.Suivaient le cortège : MM.J.-L Brissette, L.-E.Parent, M.P., Dr Grignon.J.-A.Cloutier, Dr R.Dazé, Orner Saint-Amour, O.Daoust, J.Landreville, R.Collins, P.-E.Lortie, C.Brunet, M.Brien, A.Brien, L.-M.Cloutier.G.Lortie, R.Belhumeur, J.-L.Belhumeur, J.-A.Bacon, J.-A.Dubreuil, O.Groulx, O.Brien, L.Brunet.B.Chaussé, A.Gohier, L.Paré, R.Dufour, Georges Lortie, E.Charette.M.Lanthier, A.Marier, M.Lupien, Bazinet, G.Dufour, P.Dufour.E.Lanthier.D.Sausé, J.-M.David, Dr O.Choquette, M.Lanthier, A.Lanthier.G.Lanthier, O.Brunet, Ph.Benoit, E.Forget, E.Plouffe.L Gohier, R.Gohier, A.Courcelles, M.Marchand.I.Walsh, A.Massé : Mmes P.Belhumeur, N.Monette, D Groulx.A.Cloutier, A.Boucher, C.Martial,.L.Gohier.JP.Riopel.Levert, E, Groulx.E.Maii-lé.A Rainville, G.Marier.R.Côté: Mlles V.Grégoire, A.Lanthier, E.Renaud.F.Guindon.M.Paquette, T.Paquette, A.Desjardins.C.Boi-vin, R.Cyr, G.Belhumeur.M.Bei-humeur.Mariette Belhumeur.les membres du choeur de chant MM.J -P Riopel, organiste, G.Lortie, P Parent.L.Lortie.Gérard Lortie.R.Legault, R.Belhumeur.R.Frère Joseph-Armand, M.Vanier.L.Pel-lerin, L.Boivin.P.Chaussé.R Paquette, H.Laporte, L.Brunet, M.Erien.Dr A Joanette, A.Char-trand.R.Lortie, M.Côté, et autres.La famille remercie sincèrement les personnes qui ont bien voulu lui témoigner de la sympathie, soit par offrandes de messes, fleurs, sympathies.bouquets spirituels, télégrammes, visite ou assistance aux funérailles.* • * Noces d'argent à Saint-Janvier Samedi dernier, M.et madame Elebreus Bélisle ont été fêtés à l’occasion de leur vingt-cinquième anniversaire de mariage.A cette occasion une bourse leur a été présentée.L’adresse fut lue par leur fille Gisèle.Sa soeur.Fernande, présenta la bourse.Cette fête était sous la direction des enfants des jubilaires M.et Mme Lorenzo Lapointe (Emilienne) et M.et Mme Lucien Forget (Annette).La musique a été fournie par MM.Paul- Pour ie confort et l’économie V oyagez K M ! par AUTOBUS ST.JEROME—STE.ROSE-MONTREAL- ROUTE No.15A STATIONS Tous Ire» jours ex.Dim.Tous lo« jour» ex.Dim Tous It'S jours M.Dim.Tous Ire» jours Tous lus jour» Tous les jours ex.Sam Sam seul.Tou» les jours Tous les jours Snm.Dim.HO ul.Tous les jours ex.Sam.Dim.Sam.Dim seul.AM AM AM AM AM PM PM PM PM PM PM PM ¦y 7 00 9 00 12 01 12 30 3 00 5 30 7 00 9 00 9 30 7 10 U 10 12 10 12 40 3 10 5 40 7 10 9 10 9 40 7 15 9 15 12 15 12 45 3 15 S 45 7 15 S 15 9 45 7 20 9 20 12 20 12 50 3 20 5 50 7 20 9 20 9 50 7 25 9 25 12 25 12 55 3 25 S 55 7 25 9 25 9 55 5 20 0 00 7 35 9 35 12 3S 1 05 3 35 6 OS 7 35 9 35 10 05 .*> 25 0 05 7 40 9 40 12 40 1 10 3 40 6 10 7 40 9 40 10 10 5 35 0 10 f» 30 7 45 9 45 12 45 1 15 3 45 6 15 7 45 9 45 10 15 5 50 0 20 ft -10 7 55 9 55 12 55 1 25 3 55 6 25 7 55 9 55 10 25 5 52 0 25 (\ 45 7 57 9 57 12 57 1 27 3 57 6 27 7 57 9 57 10 27 5 54 0 27 il 47 7 59 9 59 12 59 1 29 3 59 G 29 7 59 9 59 10 29 5 5 S 0 28 0 48 S 03 10 03 1 03 1 33 4 03 6 33 8 03 10 03 10 33 5 59 « 29 ft 49 H 01 10 04 1 04 1 34 4 04 6 34 8 04 10 04 10 34 0 05 G 25 G 55 S 10 10 10 1 10 1 40 4 10 6 40 8 10 10 10 10 40 0 20 Ü 50 7 15 S 30 10 30 1 30 2 00 4 30 7 00 8 30 10 30 11 00 Montreal (Dupuis Frêne) 8 45 10 45 1 45 2 15 4 45 7 15 8 45 10 45 11 1S MONTREAL—STE.ROSE—ST.JEROME—ROUTE No.15A 8TATIONS Tous les jours Tous les jours Tous les jours ex.Sam.Sam.seul.Tous les jours Tous It'S jours ex.Sain.Dim.Tous Ica jours Tous les Jours ex.Sain.Dim.Sam.A Dim soul.Tous les jour» Montreal (Diinuls Fr^ro») Montreal (Phillips Montreal (North End) Rt-Chri*tnphe - Cap 8t-Martin Itoseinwe Bond ' • Bte-Thêri’ne fit-Janvier .Hang Rle-Maria I.arhspelle • • St-Jerome AM G -T.7 00 7 20 7 20 7 27 7 01 7 00 7 05 7 »5 7 .50 7 .5.5 8 0.5 S 10 S 15 S 20 S 00 AM H 45 9 00 9 20 9 20 0 27 9 31 y 33 y on y 45 y 50 y 55 !0 05 10 10 10 15 10 20 10 30 AM 11 15 13 00 12 20 12 2G 12 27 12 31 12 33 12 35 12 45 12 50 12 55 1 05 1 10 1 15 1 20 1 30 PM 12 15 12 30 12 50 12 56 12 57 1 01 1 03 1 05 1 15 1 20 1 25 1 35 1 40 1 45 1 50 2 00 PM J 15 3 30 3 50 3 56 3 57 4 01 4 03 4 05 4 15 4 20 4 25 4 35 4 40 4 45 4 50 5 00 PM 4 15 4 35 4 41 4 42 4 46 4 48 4 50 5 00 PM 4 30 4 45 5 05 S 11 5 12 5 16 5 18 5 20 5 30 5 35 5 40 5 50 5 55 6 00 6 05 6 15 PM 5 30 5 50 5 56 5 57 6 01 6 03 6 05 6 15 6 23 6 25 PM 6 45 7 00 7 20 7 26 7 27 7 31 7 33 7 35 7 45 7 50 7 5S 8 05 8 10 8 15 8 20 8 30 PM 10 00 10 15 10 35 10 41 10 42 10 46 10 48 10 50 11 00 11 OS 11 10 11 20 11 2S 11 30 11 35 11 45 Les horaires Indiquent l’heure normale de l’est Pour plus amples renseignements HOTEL LAPOINTE — Saint-Jérôme — Tél.247 A.GINGRAS, Rest, — Saint-Jérôme — Tél.470-243 Provincial Transport Company L'AVENIR DU NORD Past ê cinq Etienne et Albert Desroches, accordéoniste et guitariste.Ont contribué à cette fête: Janvier Bcllslc, Léon Lapointe, Eizéar Gascon, Elebeus Hamel, Célestîn Desjardins, Wilfrid Lapointe, Frédéric Oascon, J.-A.Gratton, Aidas Alarie, J.-Marc Vermette, Ernest Oascon, Ernest Vaudry, Lionel Forget, Pierre Forget, Paul Lapointe, Albert Maillé, Alphonse, Marie-Ange, Paul-Emile, Pierre-Paul, Ernest et Jos.Desjardins, Rodrigue Lapointe, Joseph Lemay, Noël Duchesneau.A.Rester, Ménasippe Lapointe, Gaston Alarie, Dr Nelson Brunet, Camille Gratton.Josaphat Bélanger, Ladislas Ouellette, Hector Bélisle.Emile Alarie, Léopold Lapointe, Roger Bourassa, R.Plouffe, A.Gingras, René Desjardins, Stanislas Plante, Jos.Roux, Hector Lepage, Louis-Henri Vermette, Edmond Gascon, J.Lapierre, M.Daigneault, J.-A.Balthazar, Mme Ernest Desjardins, Hervé Trudel, Mathias Ouellette, M Fortier, René Papineau, R.Binette, Joseph Dion, Raoul Hamel, Zénon Coursol, Victor Boulish, Beaver Product, J.-Btc Hamel, Arthur Robert, Armand Piché, A.Bouvrette, A.Bélanger et autres.Chronique J uiifriaiyp L’honorable Juge Alfred Duran-leau, a présidé lundi à l’ouverture du terme de la cour supérieure pour le mois de mai et a surtout entendu les affaires de pratique.Il a rendu jugement dans les deux causes de James La vigne et Ernest Ladouceur, charpentiers, de Saint-André, contre Olivier Ai Carette, entrepreneurs, de Sainte-Flavie.Comme cette cause intéresse à un haut degré la classe ouvrière, nous avons cru à propos de communiquer ce jugement à nos lecteurs.Les défendeurs ont entrepris la construction d’un pont en béton à Saint-André d’Argenteuil, pour la somme de $20,300.et se sont engagés à payer les salaires en vigueur, conformément à la loi relative à l’extension des conventions collectives du travail et à prendre la main d’oeuvre dans la municipalité.Ces travaux ont été exécutés dans le cours des années 1935 et 1936.Les deux demandeurs ont été à l’emploi des défendeurs comme charpentiers menuisiers, durant toute cette période et ont reçu le salaire convenu entre eux, mais inférieur au taux en vigueur dans ie comté d’Argenteuil.Au cours de la construction en 1936, le comité conjoint constitué en vertu de la loi, a surveillé et assuré l’application de la convention collective en question a établi la liste de paie, a réclame pour le bénéfice des demandeurs la différence entre le salaire payé et celui qu’ils auraient dû recevoir.Les défendeurs ont payé au comité, pour les dix ouvriers des sommes assez considérables, le dernier versement au montant de $514 87 ayant été fait après la signification d’une action au nom du comité conjoint et pour le bénéfice des demandeurs et ce dernier paiement réglait définitivement le solde du salaire revenant aux demandeurs.Les demandeurs ont accepté l’intervention du comité conjoint et en ont retiré un grand bénéfice.Ils ont reçu et encaissé en outre, chacun un chèque en règlement final de leur compte, tel qu’établi et réclamé par le comité conjoint aux défendeurs.Les demandeurs apparemment mécontents des prélève ments retenus par le comité, ont fait signifier leur action.La question primordiale qui se pose est de savoir si le comité Conjoint avait, de par la loi, l’autorité voulue pour exercer les droits du demandeur, retirer son salaire, en donner quittance et ainsi lier le demandeur ?L’article 7 de la loi 24 George V, ch.56 détermine cette autorité comme suit : "Les parties d’une convention collective de travail, rendue obligatoire, doivent constituer un comité conjoint chargé de surveiller et d’assurer l’application de cette convention” Et l’article 7 ajoute que : “Nonobstant toute loi à ce contraire, ce Comité aura le droit d’exercer, pour le bénéfice de chacun des salariés, toutes les actions qui naissent en leur faveur d’une convention collective rendue obligatoire.” Il résulte clairement de ces textes que le Comité Conjoint a le devoir de surveiller et d’assurer l’appiica-tion de la Convention et qu'il a aussi le pouvoir d’exercer en son nom, pour les salariés, les actions qui résultent de la Convention.Il est vrai que l'autorité du Comité Conjoint au recouvrement du salaire de l’ouvrier n’est pas exclusive et que ce dernier peut aussi faire valoir ses droits devant les tribunaux : mais si le Comité Conjoint a pris l’initiative, s’il a surveillé et assuré l’application de la Convention, s’il a réclamé en justice, pour le bénéfice du salarié, ce dernier peut-il ignorer l’action du Comité après en avoir bénéficié, et intenter lui-même une poursuite aux mômes fins ?En d’autres termes, le patron peut-il, équitablement, être cité en justice, simultanément ou successivement et par le Comité Conjoint et par les salariés ?Le Tribunal ne le croit pas.Il semble que permettre les deux recours serait- méconnaître l’esprit, le fonctionnement et l’organisme de la loi des Conventions collectives et ouvrir souvent la porte à des abus et à des injustices graves contre le patron.Le Comité Conjoint est un organisme nécessaire pour assurer le bon fonctionnement de la loi des Conventions collectives.Il convenait de lui conférer une certaine autorité comme représentant des parties contractantes.C’est, en sa qualité de mandataire légal du de- ] mandeur que le Comité Conjoint a agi ; et les actes qu’il a posés, eu | assurant l'application de la con- : vention, en établissant la réclama- j tion des demandeurs, en contraignant les défendeurs, par une poursuite en leur nom, pour le bénéfice des demandeurs, de payer cette réclamation et en donnant quittance au défendeur, ont lié les demandeurs en ces causes.La présente assignation en justice est d’aubant plus injuste et contraire à l’équité que les demandeurs ont accepté les bons offices du Comité Conjoint; ils en ont grandement bénéficié et les ont ratifiés en encaissant, avec connaissance de cause, les chèques du dit Comité Conjoint, et, en particulier, les chè- l ques substantiels versés en règlement du solde de leur salaire.(Suite à la dernière page) POUVAIT A PEINE SE LEVER DE SA CHAISE RHUMATISME SOULAGE PAR KRUSCIIEN Cette femme souffrait tellement du rhumatisme, qu'elle désespérait jamais obtenir de soulagement.Pourtant, elle c’en débarrassa avant d'avoir fini de prendre une première bouteille de Kruschen.Elle écrit la lettre ci-dessous : "Je souffrais tellement de rhumatisme, que lorsque j'étais assise, c’est avec peine que je parvenais à me lever de nouveau.Une amie me conseilla d’essayer les Sels Kruschen.mais je n’avals guère confiance, ne croyant pas qu'il fût possible d’obtenir le soulagement de mon rhumatisme.Cette amie insista cependant et me fit prendre deux doses de Kruschen : une première le lundi j et l’autre le mardi.Je constatai J alors que la douleur s'était transportée dans une autre partie de j mon corps.Ce résultat m’ayant encouragée, j’achetai une bouteille de ! Kruschen et j’éprouvai le grand ! plaisir de voir disparaître mon vi- : lain rhumatisme.Je n’en ai plus souffert depuis, et il y a longtemps de cela.” — (Mlle) A.R.Les douleurs et raideurs du rhumatisme sont souvent occasionnées par la présence de dépôts d’acide urique dans les muscles et les articulations.En contribuant à stimuler les organes éliminateurs, à régulariser leur activité, les Sels Kruschen aident à expulser cet acide urique du système.^CCCOOOeCCOOCOOOOCOMOCO.SANCTIFIONS le DIMANCHE WOCOOOOCMOeOOOOMOKCy < » Le monde va de levant! « -^utomolrileâ I-n une generation, l’automobile, d’abord considérée comme un objet de iuxe â la portée des riches seulement, est devenue une nécessité pour tout le monde.^ Doit-on présumer qu’elle est encore appelée à de nouveaux progrès' Nous le croyons.cent passeront „ - „ _r.-es les In- dustries de l’Automobile, l’enregistrement des voitures de tourisme et des camions aux Etats Unis sera rette année d’environ 28,500,000, comparativement à 26,657,072 pour l’année record de 1930.Nos services sont mis gratuitement à la disposition de tous les épargnants qui désirent des renseigne-merits se rapportant à tout genre de placement susceptible de les intéresser.Toute demande d'information sera 1 objet d'une attention prompte et consciencieuse.JOHNSTON a™ WARD Siège social: EDIFICE delà BANQUE ROYALE, MONTREAL Membres: I-a Dour se de Montréal Le Curb de Montréal Canadian Commodity Exchange.Inc.Succursales: Montréal, P.Q.Toronto, Ont.Kingston.Ont.London.Ont.llaiifas.N.-K.Sydney.N.-K.Moncton.N.-Jt.St-Jean.N.-B.Romanciers chronique $ dïnrormatïon économique présentée par le ^ Comptoir Mat ion al de Placement Montréal Limiîée^ La province de Québec se doit de fournir elle même, les capitaux nécessaires à son industrialisation Si l’exploitation de nos produits agricoles, ainsi que des ressourças naturelles que contient notre sol et notre sous-sol se font à l’aide de capitaux étrangers, nous en sommes tout de même bénéficiaires, mais dans une proportion beaucoup moindre.Si par contre, nos épargnants fournissent eux-mêmes les capitaux nécessaires à une exploitation rationnelle de nos matières premières, en tant qu’actionnaires.ils seront les véritables propriétaires de nos entreprises, et ce sont eux qui en retireront les dividendes au lieu de les voir se diriger vers les capitalistes étrangers.En plus de cet avantage pécuniaire, tout à l’avantage de nos épargnants.ur.plan d’ensemble d’in- dustrialisation de notre province à l’aide de nos propres capitaux nous procurerait les avantages suivants: 1.H sera possible, parce que le mouvement sera dirigé par nous, de tenir compte des facteurs économiques et d'éviter en conséquence le sur-développement de telle catégorie spécifique d'industrie quand il serait plus avantageux de diversi -fier notre production afin d'exploiter toutes nos ressources naturelles.2.Au lieu que telle ou telle région soient favorisées presque exclusivement, nous pourrons, dans une certaine mesure, contribuer à répartir les industries de façon à donner une part raisonnable à toutes les régions susceptibles d’industrialisation.3.Si nous dirigeons la majorité ' de nos entreprises, il nous sera loisible de caser les nôtres non plus seulement dans les emplois subalternes, comme ce fut malheureusement le cas depuis trop longtemps, mais de confier aussi à nos techniciens et à nos professionnels des postes de confiance qu'ils peuvent remplir avec toute la compétence désirable.En autant que nous posséderons un organisme capable de fournir à nos industries, en même temps qu’une direction technique sérieuse, les capitaux nécessaires à leur expansion, nous serons en mesure, au cours de la prochaine décade, de faire un immense pas en avant au point de vue économique.Exposition du livre français au Château Frontenac, à Québec A L’OCCASION DU PROCHAIN CONGRES INVITATION AUX LIBRAIRES ET AUX RELIEURS Le Comité général du deuxième Congrès de la Langue française vient de prendre une importante décision à laquelle applaudiront sans doute tous les intellectuels de chez nous.Une grande exposition du livre français et de la reliure française sera tenue au Château Frontenac pendant le prochain Congrès.Il va sans dire que seul le livre honnête, propagateur du véritable esprit français, aura sa place dans une telle exposition.LES CANADIENS ET LEURS INDUSTRIES .ET LEUR BANQUE LES ECHANGES MONDIAUX DU CANADA EÜUiL O # |4> r ' .• ' J .L’an dernier, le commerce extérieur du Canada s’est élevé à J 1,663,093,000, soit une augmentation de 19.7 pour cent, à rapprocher d’une augmentation moyenne de S.l pour cent pour 24 grands pays.Ces échanges ont laissé au Canada une balance active de $393,000,000 (y compris les exportations d'or non-monétaire).Un autre aspect du commerce international est le tourisme — à l'entrée et à la sortie — qui forme un total de $355,568,000, avec une balance en faveur du Canada de $155,958,000.Si l'on ajoute les chiffres du tourisme à ceux du commerce ordinaire, notre commerce international atteint $2,018,661,000, et le total de la balance favorable ressort 3 plus d’un demi-milliard de dollars.La banque joue un rôle capital dans le développement du commerce extérieur du Canada, et le commerce extérieur est comme l'armature des industries indigènes qui servent de fondement à la structure économique du Canada.La Banque de Montréal tient une grande place dans la création des services financiers qu'exige cet énorme commerce; en effet, avec ses 500 succursales au Canada, ses propres bureaux sur les grands marchés financiers de l'étranger et ses propres correspondants de banque dans le monde entier, elle s'acquitte rapidement et sans à-coups de la tâche de financer les mouvements d'une variété infinie de marchandises.Parmi les services de la Banque, on peut citer les suivants: prêts aux importateurs et aux exportateurs; achats de lettres de change pour l'exportation; crédits commerciaux pour achats à l'étranger; achats et ventes de devises à terme, pour échapper aux fluctuations des cours des changes étrangers; communications télégraphiques spéciales avec les grands marchés de changes en vue de hâter l'expédition des affaires; rapports sur la réputation et la situation financière des sociétés étrangères; comptes commerciaux; comptes en devises étrangères; garde des titres.BANQUE DE MONTREAL FONDEE EN 1817 .SIEGE SOCIAL: MONTREAL Succursale de St.-Jérômc: J.V.RABOIN, Gérant Succursale de Stc-Agathc-dcs-Monts: M.I.WALSH, Gérant Succursale de Stc-Thércsc: G.B.WURTEUB, Gérant : Succursale de St-Jovite: J.O.R.MARCHAND, Gérant SERVICE DE 11ANQUE MODERNE ET EXPER1 MENTE.FRUIT DE 119 ANNEES DE FRUCTUEUSES OPERATIONS Page eix L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 7 mai 1937 OSCAR LANDRY, Pharmacien ARTICLES DE TOILETTE JASMIN DU MIDI -51.00 Poudre pour la figure, 50c- Poudre pour la figure Mirror-Ball 51.00 Rouge (crème ou poudre) 50c Bâton à lèvres 25c—75c Ombreur des yeux 50c Crayons pour cils 25c Mascara 60c Brillantine 35c—50c Tonique pour cheveux 50c Enlève-pellicule et lustre des cheveux Shampoing concentré Lotion contre l'Acné CREMES — 11 choix différents Lotion pour ondulations, 50c Poudre pour ondulations, 25c Crème à barbe 35c Lotion pour après- barbe 50c—51.00 Talc Poudre pour îe bain Sel de bain Bath Meal Cristaux adoucissant pour l’eau 35c 51.25 60c 51.00 40e 50c 50c 50c 50c Savons 15c—25c—60c Tonique pour la peau 50c—51.00 Lotions 50c—51.00 Parfums 25c—50c—51.50 Préparations pour les ongles 25c PHARMACIE OSCAR LANDRY La mieux assortie du district 339, rue Saint-Georges Saint-Jérôme VOISIN DU MARCHE Service de 2 messagers jusqu'à 10 h.p.m.Tél.461 et 490 NOUS PRENONS LES COMMANDES POUR BOUQUETS DE NOCES.ETC.COIN m:s PROFESSIONNELS Le couronnement A l’occasion du couronnement du roi Georges VI.la journée de mercredi sera un jour de tète civique.Décorons et pavoisons pour la circonstance.* • • Les fêtes du Couronnement à l’église Dimanche.9 mai, à la demande Le tirage au coliègè Le tirage du service de vaisselle organisé par le Collège, a été gagne par M.Albert Gauthier.537 rue Saint-Georges.Nos félicitations a l'heureux gagnant, # * • Naissance M.et Mme Lucien Saint-Germain, née Gabrielle Beauchamp, font part de la naissance d'une fille baptisée de S.E.Mgr l’Archevêque de Mont- ; Marie-Anne-Eliette.Parrain et réal.un Te Deuin sera chanté à ; marraine, M.et Mme Ernest Saint-l'issue de la grand’messe.à l’occa- ! Germain, grands-parents de Ten sion du prochain couronnement de fant ; porteuse, Mlle Juliette Saint-Sa Majesté, Georges VI.Germain, tante de l'enfant.Un Missionnaire Mariage Pigeon-Gascon Demain matin, samedi, 8 mai.à MELI-MEiiO LE DECES D'UNE (Suite de la première page) queurs et devront fermer leurs tavernes le 1er mai.Les hôtels ainsi atteints comptent parmi les plus anciens de la ville et les plus fré quentés par la population.Ce sont l’hôtel Canada, rue Cascades, en face du marché : l'hôtel Saint- Hyacinthe.rue Saint-Simon, aussi en face du marché, et l'hôtel du Grand Tronc, situé rue Laframboi-se, près de la gare du C.P.R."Le refus du nouveau gouvernement de la province de renouveler *es permis de vente de ces trois hôtels a causé une très pénible impression dans notre ville d'autan: plus que la fermeture des tavernes pourrait bien entrainer aussi la fermeture des hôtels.“On rapporte aussi qu'un restaurant bien connu, situé sur la place du Marché, s'est vu refuser un permis de vente et devra fermer ses portes.Il est à remarquer que ces mesures prohibitives du gouvernement Duplessis dans notre ville virent surtout des citoyens reconnus comme libéraux.Du reste, la nouvelle administration de la province, depuis qu’elle est au pouvoir, n'a fait que guillotiner, destituer, renvoyer.annuller et canceller, dans notre ville.A l'heure actuelle, presque tous les fonctionnaires du gouvernement nommés sous les libéraux dans la région ont été destitués.Chronique judiciaire •SMe 50 I Nouvelles de Saint-Jérôme CONSIDERANT qu'il est établi “ v qu’au temps où les demandeurs ont été à l'emploi des défendeurs, à !a construction du dit pont, il existait une convention intervenue entre les métiers de la construction, à Montréal.et les employés de ce corps de métier établissant les taux de salaires réclamés par les demandeurs et que cette convention était obh-gatoire dans le comté d'Argenteuil.i CONSIDERANT que dès la sanction par le Lieutenant-Gouverneur en Conseil d'une telle convention, elle liait tous les salariés et tous les patrons d’un même métier, dans le territoire affecté et elle couvre tous les contrats individuels de travail passés entre les employés et les patrons d'une même industrie : CONSIDERANT que cette loi est d'ordre public et qu'elle a pour but de protéger non seulement la mass?des ouvriers mais aussi les patrons d'un même corps de métier : CONSIDERANT que ce serait méconnaître l'intention du législateur et le rôle bienfaisant du comité Conjoint que de permettre à un sa larié d'exercer en justice, contre le patron, le recours déjà exercé par , le dit Comité Conjoint et dont le ‘ salarié a grandement bénéficié : | CONSIDERANT que la clause di ! contrat d'entreprise du pont en : question, en vertu de laquelle les ; défendeurs se sont engagés à payer à leurs ouvriers les salaires gueur “conformément jUve à l'extension des conventions collectives du travail" ne constitue turn, pas une exception ou une déroga- j * * * tion à la dite loi : On fête R.S.Supérieure CONSIDERANT que les parties eu de l'Hospice cette cause étaient soumises à la 1 La semaine dernière, un concert Décès de M.Georges Raymond dite loi et qu'elles l'ont reconnu en était donné par les petits-enfants Ce matin, 7 mai.à 8 heures 30.ont acceptant et bénéficiant des set- j cie l’hospice à l'occasion de la fêta eu lieu en l’église de Saint-Jérôme, vices rendus par le Comité Conjoint 'patronale de la R.Soeur Supérieure les funérailles de M Georges Ray-susdit.et que la courte prescription cie cette institution.mond, époux de feue Angélique édictée par cette loi doit être appli- | m.le curé Emile Dubois, MM.les Beauregard, décédé à l’hôpital quée : j abbés Lafortune et Roy assistaient.Saint-Luc.de Montréal, à l'âge de RELIGIEUSE CONSIDERANT que les defer.- : à cette petite fête intime qui fut : 60 ans._____ deurs ont fait un règlement final très bien réussie.| .avec le Comité Conjoint et que ce ! La Révérende Soeur Supérieure A nos abonnés règlement a été ratifié par les actes j remercie sincèrement toutes les per- j Nous prions nos abonnés de pren-susdits des demandeurs*et qu'ils ont 1 sonnes qui ont contribué au succès dre note que les abonnements à été ainsi entièrement payé par 1er.i de cette fête ainsi que celles qui ont "L'Avenir du Nord" en cours depuis défendeurs; fait parvenir des fleurs et des ca- j le 1er octobre 1935, sont payable à Le R Père Alt)honse-Marie For- .— - .get.O.P .du couvent des Domini- 6 heures, a Saint-Jerome sera beni cains, à Ottawa, est actuellement en lo mcccocooooooocooaooocoococ DEMERS U RAYMOND AVOCATS Me Maurice Demers Me Raymand Raymond Tél.310 306, Saint-Geoiges, S.-JEROME HEURES DK CONSULTATION 1 t i heures 1 » » heure! L« dimanche «xcept* Dr Rosaire Lapointe EXAMENS AUX RAYONS X Bureau : 441 rue Saint-Georges Tél.215 SAINT-JEROME oococococcccomccc«cccoo5 RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES 425, avenue Viger, Montréal Les funérailles de Monsieur J.James Dunnigan dépens.PETITES ANNONCES On procédera à l’élection des officiers pour le bureau de direction.Plusieurs prix de présence seront distribués.C’est un citoyen bien connu et très estimé de Saint-Jérôme, qui disparait en la personne de James | Marchands et commis-marchands.Dunnigan, décédé le 29 avril der-• venez entendre des conférenciers de nier, a l’Hôpital Royal Victoria, où yj-iUcn • ir,u.r » vendre meu- Montréal, hommes d'expérience, qui il était hospitalisé depuis quelques blés usagés demande d'emploi, ob- sauront fort bien vous intéresser et semaines jets perdus, etc., etc.( vous renseigner, à quelque ligne de M.Dunnigan a été chef de gare à NOUVEAU TARIF .commerce que vous apparteniez.Saint-Jérôme depuis 1901, d'abord 2 sous le mot.minimum 40c.ou J.-H.CIR, au service du Grand-Nord qui fu- organisateur ensuite amalgame avec les Chemins • • • de Fer Nationaux.Il avait été en Le Scoutisme à Saint-Jcrôme fonctions auparavam à Richmond.Dimanche dernier, une im™,-.Grasset.Saint-Hyacinthe.Charny, 3 insertions pour $1.00.A VENDRE Poussins d'un jour, certifiés par le Ministère de l’Agriculture de Québec.Race P.R.B.LA COOPERATIVE AGRICOLE DE LACRIERVILLE P.Qué.tante "promesse de Scouts" avait Rivière-à-Pierre et Saint-Tite.En- BIJOUTIER Réparation montres, horloges, bijoux à prix raisonnable.Travail garanti.Service rapide.Commandes postales remplies.F.Coupai, horloger, Brébeuf.Qué.Sadresser.fieu à Saint-Jérôme.1 fmP|01 d« chemins de fer Les jeunes qui ont fait leur pro- a 1 aP de ,17 ans- ! a™11 5e messe sont : Gaston Poirier.Yvon servlde- alors ô11,11 ,ful obfip, dc Dolbec.Bernard Parent.Claude La- Pfondre sa retraite, le o avril dei-chance.André Huot, Roland Lacas.nlfL r-, • Guy Leveillé.André Pelletier.Jean M Dunnigan s occupa d oeuvres R,,ùjpn Tofr-.n™ sociales a Saint-Jerome et fut de- VoUS donnerons >a • nro puté Grand Chevalier de Colomb et Riviere du Loup.Mlle Marie-Anne Z?™ run des fondateurs du Conseil Nadeau.Montréal, famille Louis Lemieux, g.m.M.et Mme Louts Scollin, M et Mme Paul-Maurice Viel.famille Alphée Nadeau, famille Rodrlgue Latour.Mlle A Giroux M.et Mme Raoul Pelletier.M e: Mme Camille Desrosiers.famille Geo.Roberge, famille Willy Lan-glais.M et Mme Antonio Roy, famille J.-A.Gagné, famille Arcand, M.et Mme H Rivest.M.Isidore Auger.Bouquets spirituels : RR.SS Grises de la Croix, les élèves de l'école Labelle.3e et 4e année.Chevaliers de Colomb, conseil 1892, RR.Frères 1 Aubert.Patrick, Sébastien, et leurs élèves.Câblogramme : James Scollin, de Dublin, Irlande.Télégrammes : M.Geo.Scollin, de Rutland, U.A., M.Geo.Nadeau Bureau à SAINTE-AGATHE 7 rue Albert — XéL 185 tOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO, GASTON GIBEAULT AVOCAT de Bourassa Si Glbeault Tél.60 — 5 rue Préfontaine SAINTE-AGATHE-DES-MONTS tti rnmm Dr Bruno Rochon MEDECIN-CHIRUROIEN Rayons X et traitements électriques 307, S.-Georges Consultations : Saint-Jérôme 2 à 4 Si 7 à 8 pm.Tél.280 Excepté le dimanche >2*>=CCCCCCOSCCC
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