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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 6 août 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1937-08-06, Collections de BAnQ.

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1897-1937 .v v SEUL JOURNAL DU DISTRICT DE ERREBONNE EXISTANT DEPOTS PLÜS DE QUARANTE ANS ü 1897-1937 "LE MOT DE L'AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Que.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Public par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE QUARANTE-ET-UNIEME ANNEE.NUMERO 32 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 6 AOUT 1937 Monseigneur Bruchési S.E.Mgr Paul Bruchési Dimanche prochain.8 août, S.E.Mgr Paul Bruchési, archevêque (le Le dimanche, 8 août, il y aura quarante ans que Mgr Bruchési fut sacré archevêque de Montréal, dans sa cathédrale.Bien que confiné depuis longtemps dans une retraite douloureuse, qui pèse comme une angoisse sur ceux qui l’ont aimé et lui gardent un souvenir Adèle, Monseigneur vit encore, à 82 ans bientôt, en son appartement de l'archevêché, entouré de soins affectueux.A l’occasion de ce quarantième anniversaire de son sacre, M.le sénateur Prévost me demande d’écrire un article pour L'Avenir du Nord.J’ai vécu auprès de Sa Grandeur (comme on disait alorsi pendant plusieurs années et je l’ai suivie avec une bien sincère affection et une constante admiration.Je n’ignore pas qu'il est toujours délicat de parler d’un vivant, quand on l’a touché de près, et, plus encore, quand il s'agit d'un prélat de cette haute distinction.Je m’y décide pourtant et veux le faire sans arrière-pensée, mû surtout, par un sentiment de profonde gratitude pour tout ce que je 1 dois au vénérable et vénéré archevêque.Que de souvenirs se pressent a l'avance sous ma plume et comme je me sens inhabile à les remuer ! * * * I Ce fut un grand jour pour l'Eglise de Montréal que celui du sacre de Mgr Bruchési.Elu le 25 juin 1897 à la succession de Mgr Fabre, mort aux derniers jours de décembre 1896.le jeune chanoine de 41 ans avait vu son élection saluée par un concert d'unanimes éloges.Les résumant tous, le doyen des évêques de la province, Mgr Moreau, de Saint-Hyacinthe, lui écrivait : "Vous êtes vraiment.Monseigneur, l'élu de Dieu ! Vous possédez le don de la parole et celui de bien écrire.Vous êtes encore dans la force de l'âge et vous avez l'expérience de l'administration d’un diocèse.Je vous sais rempli de l'eprit ecclésiastique et animé du plus beau zèle ." Le fait est que la Providence avait admirablement préparé, semblait-il à tous, le nouvel élu de Rome à l'honneur et à 1U charge que le Saint-Père Léon XIII lui assignait De proche ascendance Italienne par son père, Paul-Dominique Bruchési, marchand de Montréal, et de vieille famille canadienne par sa mère, née Caroline Aubry, Paul-Napoléon Bruchési avait vu le jour, a Montréal même, le 29 octobre 1855.Ses classiques faits chez les Sulpiciens.au Collège de Montréal, il était allé suivre les cours de philosophie, chez les Sulpiciens encore, à Lssy, près de Paris, et ceux de théologie au Collège romain des Pères Jésuites.Ordonné prêtre à Rome (en même temps que le futur Benoit XV» le 21 décembre 1878, il visita ensuite la Terre Sainte et divers pays.Revenu au Canada avec ses parchemins de docteur, il avait été, après quelques mois de secrétariat à l'évèché de Montréal, professeur de dogmatique, pendant , quatre ans, au vieux séminaire de Québec, siège de l’Université Laval depuis 1852.Il y avait fait belle figure, et, dans la ville même, sa réputation d'orateur éloquent et de conférencier eaptivant n’avatt pas tardé à s'établir.De retour â Montréal en 1885.il avait rempli que'que temps les fonctions de vicaire paroissial, à Sainte-Brigide et à Saint-Joseph, avec un grand zèle et non sans éclat â cause de sa belle parole.En 1887, Mgr Fabre, d'évèque qu'il était devenu archevêque l'année précédente, l’avait appelé ;t faire partie du personnel de son archevêché et, en 1891, â la réorganisation du chapitre, il le créait chanoine titulaire.Pendant dix ans, de 1887 a 1897, M.l'abbé ou M le chanoine Bruchési, dans le saint ministère a la cathédrale, à l'aumônerie du Mont-Sainte-Marie, à la rédaction de la Semaine religieuse, comme professeur aux facultés de Laval à Montréal, comme commissaire d'écoles et comme archidiacre du diocèse, avait fourni une carrière très active et au plus haut point féconde.Son élévation à l'épiscopat, par suite, ne surprenait personne.Elle était même attendue de beaucoup.On disait qu’il était l'un de ceux que Mgr Fabre avait désignés au choix de Rome pour sa succession et on ajoutait que les autorités ecclésiastiques de Québec n'avaient pas été étrangères â son élection.C'est Mgr Bégin, alors coadjuteur â Québec du cardinal Taschereau, qui présida, dans la cathédrale de Montréal, â la consécration épiscopale du chanoine Bruchési, le 8 août 1897, avec, comme évêques co-consécra-teurs, Mgr Duhamel, d’Ottawa, et Mgr Langevin, de Saint-Boniface.Pas loin d'une vingtaine d'évêques et un clergé de six à sept cents prêtres assistaient, a la tête d'un groupe imposant de fidèles, à la cérémonie qui fut grandiose.Mgr Emard, de Valleyfield, y prêcha un éloquent sermon.Un mois plus tard, au cours d'une visite que Mgr Bruchési faisait â Trois-Rivières au vénérable Mgr Lafièche, qui entrait ce jour-là (4 septembre) dans sa quatre-vintième année, le vieil évêque trifiuvien, ami de toujours du grand Mgr Bourget, disait à son jeune et déjà si distingué collègue de Montréal, en faisant évidemment allusion aux difficultés du passé, ccs paroles significatives, qui m'ont été rapportées par un témoin de la circonstance : "En assistant l’autre jour, Monseigneur, à votre consécration épiscopale dans votre cathédrale, alors que l'archevèque-coadjuteur de Québec vous conférait à vous l’archevêque-élu de Montréal l'onction qui fait les pontifes dans l'Eglise de Dieu, il m'a semblé voir un arc-en-ciel qui paraissait à l'horizon de notre pays.L'arc partait de Québec et il tombait à Montréal.” Et l'évêque octogénaire ajoutait, souriant : “Quant à moi.Je reste la flèche tendue sur l’arc, prêt à partir pour l'éternité." * * * Pendant un quart de siècle environ, de 1897 à 1920, l'administration de Mgr Bruchési a été en effet, riche de lumière de toutes sortes et éminemment génératrice de paix et de bonheur pour son clergé et ses diocésains.Il était évidemment très doué pour le commandement.Ses dons supérieurs de l'esprit et du coeur lui donnaient un prestige qui s'imposait.Il n’eut guère besoin d'en appeler jamais à son titre ou à sa qualité de chef.Il faisait mieux.Il exerçait l'autorité avec un doigté et une souplesse de premier ordre, ne brusquant rien, mais dirigeant tout avec fermeté sans qu'il y parut beaucoup.Par son aisance charmante, il gagnait d'abord les coeurs et tout venait ensuite de soi.Personne mieux que lui ne sut utiliser les talents et les moyens de ceux qu'il avait à commander.Il leur faisait volontiers confiance, ce qui décuplait leurs forces.Sur l'ensemble de ses prêtres et des fidèles, ses qualités d'orateur à la voix douce, prenante et si persuasive, et sa facilité d'écrivain à la plume féconde, alerte et bien vivante, lui assuraient une incomparable emprise.Il se montrait avant tout bon et serviable à tous, même à ceux qui avaient pu le désobliger ou lui faire de la peine.Aussi était-il par tous, prêtres et fidèles, aimé et vénéré autant que respecté et aisément obéi.Il régnait et gouvernait surtout par son grand coeur et sa confiance en Dieu — in Domino confido, selon le mot de sa devise épiscopale."Il n'est pas grand de taille, écrivait de lui feu le sénateur David (Revue canadienne, décembre 19191, mais un corps droit, élégant, surmonté d'une jolie tèto, des tr.iits réguliers, une physionomie très expressive lui font un extérieur attrayant.Lorsque, revêtu des habits pontificaux, mitre en tète et crosse en mains, il officie, il a toute la dignité qui convient.Dans les réunions sociales, il sait se rendre aimable.Sa covcrsatlon est sérieuse, instructive, piquante, enjouée même et assaisonnée de plaisanteries de bon aloi.Ses sermons, ses discours et scs lettres pastorales dénotent un esprit solide, méthodique, une raison calme et une haute culture Intellectuelle.Qu'il parle ou qu'il écrive, son langage est correct, concis, ferme, élégant et d’une grande clarté.Sa voix, bien timbrée, est.agréable et met de l'onction dans sa parole et dans son chant." Sir Wilfrid Laurier, qui avait eu l’occasion de connaître tant de personnalités marquantes en divers pays, disait un jour — Je l'ai moi-même entendu — qu'il n’avait pas rencontré d'hommes “plus brillamment équilibrés” que son ami l'archevêque de Montréal.C'est là, je pense, un témoignage qui peut compter devant l'histoire.MELI-MELO OU IL FAUT UNE ENQUETE Nous lisons dans le Canada : "L'honorable M.Duplessis, pre-mler ministre et procureur général Montréal, célébrera le 40e anniversaire de sa consécration épiscopale.Immobilisé par la maladie depuis dix-sept ans, S.E.Mgr Bruchési demeure l'archevêque respecté et aimé vers qui se tourne le souvenir fidèle de tout son diocèse et se dirigent les voeux de l'Eglise canadienne pour son complet rétablissement.L’AVENIR DU NORD publie aujourd'hui un article de M.l’abbé Elie-J.Auclair, spécialement écrit à l’occasion du 40e anniversaire de la consécration épiscopale de S.E.Mgr Bruchési.Nous y joignons à l’adresse de notre vénérable archevêque, nos hommages respectueux et nos souhaits ardents pour son retour à la santé.de la province, n’a pas encore pensé à faire instituer une enquête sur la mystérieuse et étrange évasion de J -F.Mulholland.cet ingénieur en chef de la mine Rtibec, qui.en dépit des graves accusations auxquelles il devait répondre, a pu sans difficulté échapper à deux agents du .département du procureur général.Cette attitude de M.Duplessis est d’autant plus surprenante qu'il a-' vait, jusque-là, la manie do promettre des enquêtes.Cette fois, il est vrai, il a probablement jugé a nrnnns de se faire vu nn'il rismmii sont cie nous*.et le syndicat résiste milliers d'ampoules électriques avait de compromettre deux de ses fidèles j qu.a"l™The' , m , une allure de fête et méritait à juste policiers, mais il aurait pu tout de I fest, s‘^e tltre de “vllle electnque même promettre une enquête.Une da?| idl«?ort-neu/ Le,,,dc' de,, .nrnnipwp i l i Dnnlf^is en mViipîi- i pulc provincial est ministre (1 ho- Hyatt personnifie par 1 echevin ;x j.jon‘ une ènaucte point de vue de la C.T.C.C.de ^7.— Que je n avais aucune rai-La Confédération des Travail- son légitime d'écrire les lignes ci-leurs Catholiques du Canada, Inc.dessus rapportées et je reconnais a cru de son devoir d'intervenir dans qu'elles étaient de nature à nuire à le débat pour faire valoir son point l'honneur et à la réputation de Rhode vue.Et la C.T.C.C.a au moins |norable M.Bouchard, deux bonnes raisons pour interve- "4.— Que je m’excuse d'avoir punir : d’abord ses syndicats affiliés blié les commentaires ci-dessus rap-iles Syndicats Nationaux Catholi- portés, je les réprouve et les rétracte, ques) ont plusieurs centaines de déclarant que je n'ai jamais voulu conventions collectives en cette dire ou laisser croire que M.Bou-provin.-r.en vertu desquelles est chard est un homme malhonnête, constitué ce qu'on appelle l'atelier “5.—Que, pour être loyal et juste idosed shop); puLs la C.T.C.C.se envers M.Bouchard et réparer dans doit de démontrer que l'atelier syn- la mesure du possible le tort que j’ai dlcal f ci me.lorsqu’il s’appuie sur un I pu lui faire par cet écrit, je Tau-contrat collectif de travail juste, torise à publier, s’il le croit néces-n'est qu’une entente complémental-Isaire, la présente rétractation.’ re de ce même contrat visant l’unité I (Signé) Gérard Brady, syndicale et la protection dans l’em- Pourquoi monsieur Duplessis n’a: forme qui trouve une éloquente jus- I t-il pas profité de cette occasion tification.dans les principes de la Que je lui avals offerte de venir I bauchage, et que c’est là une ré- prouver ce qu’il avait avancé con.tre mol en Chambre et devant le (Suite a la deuxieme page) Icomité des comptes publics? Pag« dtrax L'AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 6 août l93y LA MORT de Mgr LABELLE Il existe aux Archives de l'Imma-culée-Concepticn, à Montréal, dans les papiers du P.Marcel Martineau (1847-1923), une relation détaillée de la mort de Mgr Labelle.Bien que l'auteur ne nous soit pas connu, il n'est pas étonnant de trouver ce récit dans les notes du P.Martineau qui fut un admirateur, un ami, voire un collaborateur de Mgr Labelle.Jusqu'à sa mort, en effet, il fut un ardent apôtre .de la colonisation du Nord.Et il est juste de le rappeler : il avait été gagné à la cause par le curé de Saint-Jérome.Voici ce qu'il inscrivait dans son Journal, à la date du 3 octobre 1879: "M.Labelle, curé de Saint-Jérôme, et apôtre de la Colonisation, passe le recreation avec nous ce soir.Il nous propose de prendre une maison au milieu de ses colons pour les évangéliser ; il développe son plan, en fait connaître les avantages et nous pourrions prendre un grand morceau de terre sur le bord d'un beau lac, où, plus tard, la population étant suffisante, nous pourrions ouvrir un collège ou petit Séminaire."Pour ma part, cette oeuvre me parait bien propre à la Compagnie.C’est la Compagnie qui a implanté la foi dans le pays et elle est encore appelée a continuer cette oeuvre."La gloire de Dieu y est intéressée, car il me parait très important de fonder ici un royaume catholique dans ses moeurs, ses usages, ses institutions — ce serait un gros appui pour l'église en Amérique .Je me consacrerais volontiers à cette oeuvre de zèle et de patriotisme lit".La Compagnie de Jésus entra résolument dans le grand mouvement colonisateur de l'époque.En 1884, à Nominingue, où H avait eu quelques prédécesseurs jésuites, le P.Martineau fondait la paroisse Saint-Ignace.Son travail soulevait l'enthousiasme du Roi du Nord.qui.dans son Rapport à Mgr Fabre, écrivait : "Nous arrivons à l'éta- blissement du lac Nominingue.Comment raconter dignement les oeuvres du P.Martineau qui se dévoué corps et âme au progrès religieux et matériel de cette paroisse et d'une constitution où rayonnera un jour du plus vif éclat la science et la vertu dans ce beau pays des Laurentides.Que de dépenses généreuses, que de travail dur et pénible il a fallu s'imposer pour construire un moulin à scie et à farine de premier ordre.Aussi les dettes étaient considérables mais la Société |2) a pu y faire face d une manière honorable grâce au succès du P.Nollin «3>.On peut dire que l'établissement est dans la voie de la prospérité et qu'il est temps de penser a jeter les fondements d'un collège classique, d’un couvent et d'une église.Quel pays enchanteur que le Nominingue.Il faut le voir pour y croire 14)".Nous rendons hommage à l’amitié du P.Martineau pour le Curé Labelle, au culte de l'un et de l'autre pour l'oeuvre si belle de la colonisation du Nord en publiant le document suivant.Léon Fouliot, S.J.* • • QUELQUES NOTES SUR LES DERNIERS MOMENTS DE Mzr LABELLE.CURE DE SAINT-JEROME Le 3 janvier 1891, Mgr Labelle se prépara à subir une opération dangereuse, par une confession générale qu’il lit au R.P.Turgeon, S.J.i 5 ’ dans de grands sentiments de piété et de resignation à la sainte Volonté de Dieu.Dès ce moment, son sacrifice est fait avec cette générosité, cette promptitude et cette décision ferme et franche qui ont toujours caractérisé Mgr Labelle.Il n’y aura pas un moment de faiblesse sous ce rapport.Mgr le Curé Labelle s’est dévoue toute sa vie pour Dieu, pour le salut des âmes et pour la prospérité du pays, dans laquelle il voyait la prospérité de la religion avant tout, il était prêtre et apôtre avant tout.Il pensait à Dieu et aux autres, et n’oubliait que lui-même.Ses derniers moments en sont la preuve.Il resta le Curé Labelle jusqu'au bout.L'opération de la hernie étranglée se fit comme dernière chance de salut avec toutes les précautions les plus minutieuses de la part des docteurs : elle réussit comme opération, mais le coeur fit défaut et la réaction ne put se faire.Le malade commença a baisser sensiblement vers 7 h.p.m.On manda le R.P.Turgeon qui vint lui administrer les derniers sacrements.Vers 9 h.les médecins étaient décidés à vérifier l'opération.Le P.Turgeon y prépara Mgr Labelle qui accepta la croix nouvelle que Notre Seigneur lui offrait, et il fit encore une fois le sacrifice de sa vie.Cette vérification se fit sans l'emploi de chloroforme.Les médecins constatèrent que la faiblesse du malade venait non de l’opération en elle-même, mais de la faiblesse du coeur.Dès lors tout espoir était perdu.Le docteur Ahern qui avait fait l’opération avec les docteurs Cateller et Hamel, vint avertir le malade que son état ne laissait guère d'espoir, que toutes les chances étaient contre lui."Eh bien ; alors Docteur, c’est fini, comme ça.dit Mgr.— Je le crains — Eh bien ; alors tant mieux .Mon Dieu, que votre volonté soit faite”.Il n’avait pas de souffrances aigues.mais un malaise et une agitation continuelle ; il garda jusqu’à la dernière minute sa présence d esprit.Les consolations de la Religion avaient leur efficacité complète sur cette âme généreuse.Il était content de voir auprès de lui un père Jésuite qui avait été dans les paroisses du Nord et connaissait (li Copie du Journal du P Martineau aux Archives de l’Immacu-lée-Conception.En 1879, le P.Martineau était au Collège Sainte-Marie.(2) La Société de Colonisation.(3) Mgr Labelle dans son Rapport à Mgr Fabre : "Qu'il me soit permis de parler ici du Père Nolin, le prédicateur officiel de la Colonisation dans i'archidiocèse.Les succès dépassent toutes les espérances et n’égalent que son zèle, son dévouement, son travail, son habileté, son activité, ses talents pour la grande cause de la colonisation”.Et un peu plus bas, nouvel éloge du Jésuite : “Je dois ajouter que je ne puis plus m’occuper de colonisation avec les ardeurs de la jeunesse d’autrefois, Je commence à vieillir et je suis heureux de voir que la Société entrevoit des Jours meilleurs dans ses recettes par les efforts Inappréciables du bon Père Nolin”.Sem.Rel.de Montréal, 1887, T.9, 412-413 (4) Sem.rel.de Montréal, 1887 T.9.410-411.(5) En 1891, le R.P.Turgeon était supérieur de la résidence des Jésuites, à Québec.sa bonne mère et Saint-Jérôme où il avait souvent reçu l'hospitalité dans ce presbytère que les Curés nomment 1 Hotel du Nord.Une grande consolation aussi pour lui, c’était d'être soigné par son bon et dévoué Isidore, attaché a son service depuis 14 ans et qui l'avait accompagne dans toutes ses courses à travers les forets du Nord, prenant sont au Cure et de son "butm” avec une sollicitude maternelle.Vers la., h.du matin, le docteur Hamel lut demanda s'il voulait qu'on récita isle* les prières.11 répondit: "C’est bon”, et aussitôt il se recueillit et se tint tranquille.Le Père dit d'abord le Credo, puis le pater et une dizaine de Chapelet: apres ceia commencèrent les prières des agonisants.Ici se place un trait qui montre bien que le Cure Labelle est reste lui-tnè-me jusqu'à la fin.Comme il répétait lui-même chaque invocation, le Père craignant de le fatiguer s'arrêta un instant pendant les litanies, et M.le Cure de dire : "Avancez, avancez ! U) de ce ton que chacun lui connaît.La prière terminée, il dit "bon”, accompagne d'un soupir, puis il ajouta : "Mon Dieu que votre volonté soit faite".Quelque temps après le Père en parlant avec lut, lui disait que c’e-jtait un beau jour pour entrer au 'ciel : "C'est aujourd hui l'octave de saint Jean, l'Apotre bien-aime du Coeur de Jesus ; demain c'est l'Octave des Innocents".Il lève un peu la tête."Oh ben ! Alors, dit-il, j attendrai bien jusqu'après demain” (2).(Ceci ne diffère guère de la phrase que le “Canadien" lui fait dire» 13s.Il rit alors de son bon rire franc qui dérida tous ceux qui étaient présents.Il était alors environ 2 nres du matin.Chose remarquable : Mgr Labelle lance au milieu des affaires, n'en dit pas un seul mot ; il avait pardonne de bon coeur à tous ceux* qui lui avaient fait de la peine, et ne gardait pas la moindre aigreur contre qui que ce soit.A un moment donné, il répétait : "Estote parati”, "Soyez prêts".Le Père lui dit alors : "Mais M.le Curé, celui qui travaille pour le bon Dieu, est toujours prêt et vous, vous le savez bien, vous n'avez jamais eu en vue que le bon Dieu — "Oh ! pour cela c'est bien vrai, oui", et il reprit son calme.Un peu plus tard : La Bonne Vierge ne peut pas manquer de vous aider.vous 1 avez tant aimée et l'avez tant fait aimer de vos bons paroissiens.“Oh ! la Bonne Vierge.Ah ! oui, je l'aime bien .” Et encore : "Un verre d'eau sera récompensé, mais vous savez bien que le Cure Labelle a tout donné aux pauvres colons".— "Oh ! mes braves colons!".Tout le monde connaît le coeur charitable qui luttait sous cette rude enveloppe, et qui lui faisait tout donner, linge et argent, jusqu’à compromettre gravement ses affaires, si son dévoue vicaire, M.Pelletier, n'eùt pris possession de la clef du coffre-fort, réglé ses aumônes, et géré ses affaires avec lui.Mgr Labelle baisait souvent affectueusement son crucifix.Il répétait avec la simplicité d'un enfant les invocations qui lui étaient suggérées ; une entr’autres semblait lui plaire davantage, il la répétait avec ardeur et empressement.A peine le Prêtre lui eut-il dit : Jésus.Marie.Joseph, je vous donne .qu’il se hâta de reprendre et de terminer lui-mème ; à peine la 2ème invocation J.M.J.était-elle commencée qu’il l’a dit toute d'un trait de même pour la 3ième.Plusieurs fois il la répéta de lui-méme.11 pensait à Dieu, à la sainte Vierge, à saint Joseph, Patron de la bonne mort ; leur adressait souvent des invocations, et faisait aussi des réflexions sérieuses et pieuses sur la brièveté de la vie, les surprises de la mort, l'impuissance de l'homme.Plusieurs fols il eut des remerciements et de bonnes paroles pour ceux qui avaient soin de lui, et sur le point de rendre le dernier souprir, il appela encore une fois : “Docteur” ! Le docteur Hamel prit la main que Mgr lui présentait en disant : "Merci, docteur".Le docteur lui exprima son regret de ne pouvoir faire davantage.— "Oh ! je sais, mais que la volonté de Dieu soit faite, merci.Que la volonté de Dieu soit faite.Je crois, j'espère, j’aime mon Dieu, Pitié, mon Dieu, Pardon, mon Dieu Bonne Vierge, aidez-moi saint Joseph, patron de la bonne mort secourez-moi.Coeur Sacré de Jésus, ayez pitié de moi", telles étaient les invocations qui revinrent le plus fréquemment sur ses lèvres.Il pensait, souvent à sa bonne mère, ou plutôt à "Maman”.Il s'affligeait de mourir loin d’elle, de la peine que sa mort allait lui causer, de la voir toute seule à 82 ans.Le Père pour le consoler lui fit espérer que M.Pelletier son vicaire desservant resterait à Saint-Jérôme, et prendrait bien soin de sa mere, qu'il savait bien que Mme Labelle était comme une mère pour M.Pelletier; - “Oh ! oui, c'est vrai, dit-il.ce bon Pelletier".— Puis, Isidore étant a côté de M.le Curé, le Père ajouta: "Isidore en aura bien soin aussi, vous le savez bien, votre Isidore." Il ouvrit les yeux tout grands, les fixa sur Isidore en lui disant: "Aies-en ben soin, hein.Isidore !" Ce fut une de ses dernières paroles.La dernière a été le "merci au docteur” et dont je viens de parler plus haut.Il garda sa parfaite lucidité d’esprit et son énergie jusqu'au bout.Il vit arriver la mort, la regarda bien en face, sans trembler et en faisant remarquer aux assistants les signes avant-coureurs qui se manifestaient.Les agitations, les sueurs froides, etc."Vois-tu.Isidore, ça ne sera pas long, maintenant.je suis trop agité.Je ne peux pas rester tranquille.— Mais M.le Curé, dit Isidore, après une opération comme ça, c’est naturel, cette agitation.— Ah ! bah ! Je sais bien ce que c’est, j'en ai vu assez, ceci ce sont les aproclies de la mort .Tiens les sueurs froides de la mort.Ah 1 2 3 4 5 mon Dieu, que votre volonté soit fait.Ce que c’est que la vie .le Bon Dieu a vite fait de nous, il est le Maitre, que sa Volonté soit fnrite”.mais de son ton calme, naturel et parfaitement résigné.(li Une variante dans Auclair : lsc Curé Labelle, p.103 : “Comme on récitait les prières des agonlsanls assez lentement, Mgr Labelle dit soudain : "Plus vite, plus vite, marche, marche !” /2 t.de piment vert émincé, Vi tasse de cornichons sucres en dés, 2 c.à s.de moutarde préparée, V2 c.à t.de sel, 3 c.à s.de vinaigre, > 4 tasse de crème sure ou douce, 1 c.à s.de sucre, Poivre noir.Mélangez ensemble le chou, le piment vert et les cornichons.Combinez le sucre, le sel, le vinaigre, la crème, la moutarde et le poivre et versez pardessus le chou.Mélangez bien et servez.• • • SALADE AUX CAROTTES (Pour 6) 2 tasses de carottes hachées, 14 tasse de noix finement hachées, 1 tasse de céleri, V2 c.à t.de sel, Mélangez parfaitement.Servez la sauce séparément., • • GELEE DE BETTERAVES (Pour 6) 1 tasse de betteraves hachées fin, Va tasse de céleri haché fin.Un petit oignon, 1 tasse de pommes hachées fin, 1 tasse de gelée aux citrons préparée.» • • DESSERTS AUX FRUITS On peut faire d'excellents desserts qui se font coiffer aux fruits tous les jours de Tannée I au moyen de fruits frais pendant la | Beauté et santé sont presque sy-salson de récolte, et des fruits en nonymes .et la santé dépend sou-conserves aux autres époques de vent de l'estomac.Il y a plus de Tannée.Dans la plupart des re- deux ans que je m’efforce de con-cettes qui suivent, les fruits indi- vaincre mes lectrices qu'un verre qués peuvent être remplacés par d'eau saline, pris chaque matin, d'autres.fera plus pour assurer un beau teint • • • que la plupart des crèmes de beau- BAGATELLE AUX FRAMBOISES té.Les crèmes ont.certes, leur uti- 2 tasses de mies de gâteau rassis, Uté, mais il faut que l'estomac fonc- 2 tasses de jus de framboise, tionne bien pour que les toxines du 2 cuillères à soupe d’eau froide, système ne viennent pas détruire 1 tasse de framboises, leur effet par des éruptions aussi 1 cuillère à soupe de gélatine.nombreuses que vilaines.Faites tremper la gélatine dans l'eau froide.Faites chauffer le jus il en est de même pour le cuir des framboises et versez-le par chevelu et les cheveux.Pour une dessus la gélatine.Disposez les mies raison difficile à expliquer, on scinde gâteau et les framboises dans un ble considérer que le cuir chevelu 'plat de service.Versez la solution et.les cheveux sont des parties séide gélatine chaude par dessus.Met- parées de l’organisme!! Le enfiliez de côté pour laisser prendre, chevelu nourrit pourtant les che-1 Glacez et servez avec de la crème veux, tout comme le sol alimente la culte.Suffisamment pour six.végétation, et son état dépend de la * * * santé générale, comme toute autre CONFITURES AUX FRAMBOISES partie de l’organisme.Or.pour que Pendant la saison des framboises, le cuir chevelu soit sain, il importe la recette suivante pour la fabrlca- qu'il soit d'une propreté absolue et tion des confitures aux framboises qu'il soit alimenté par le système, pourrait être utile.Mettez les fram- Le cuir chevelu ne peut absorber de boises au feu dans une casserole, l’extérieur l'alimentation dont il a sans ajouter d'eau.Faites chauffer besoin, parce que ses vaisseaux san-à feu lent jusqu’à ce que le Jus soit gains et son système nerveux sont extrait des fruits, portez au point plus vite affectés que toute autre d'ébullltlon et laissez bouillir trois partie de l’organisme par les effets ou quntre minutes.Mesurez les de la digestion fautive.Nnc alimen-frults et ajoutez trois tasses de su- tation fautive a noue résultat rapl-¦ '-’ - - .jg ja eiu,te des cheveux, c’est pour- quoi les personnes débiles, anémiques, neurasthéniques, dyspeptiques ou souffrant d'indigestion chroniques perdent leurs cheveux ou ont les cheveux trop huileux ou trop secs.Une trop haute pression artérielle cause également la chute des que certains aliments d’apparence il faut toutefois reconnutre^mPefie ; plus conslstante comme le navet et Commissaire de l’Hygiène Publique il faut toutefois reconnaître qu elle ; je chou.Le lait pourrait tout aussi de la ville de New-York existe assez souvent a peu de chose bien être vendu a la livre qu’à la rSdomani°neS de*“alimenfaffl11 U ,pinte °U aU ga“°n' 1 La médecine préventive a fait de nous-°aut déclarer en toute siricê-! u lait est un aliment presque rapides progrès.Cela est si vrai.ité rote le l-lit est le nlti^narf^ dp Parfalt mais 11 n’est Pas Parfait, qu'à l’heure actuelle, même cette prie il doit faire suivre lui que It uni esc te plus parid.ll ue nnnrmml O font onmnonooi- otVllotion ci roholio nu'oct to "fio_ to tontnvnnol tous les aliments.Le plus insouciant d'entre nous sait qu'il faut manger pour vivre mais celui qui se donne la peine de réfléchir réalise que la nourriture que nous absorbons a une influence directe sur notre état de santé et comprend par là que l'alimentation est une question de toute première importance.De tous les aliments qui servent à nourrir l'homme, le lait est reconnu comme le type le plus parfait de l'aliment complet.C’est la nourriture que la nature prépare et destine aux tout-petits; c’est pourquoi sa valeur nutritive, pour les jeunes enfants, est supérieure à celle de tout autre aliment.Sans nourriture l'homme ne pourrait conserver ni sa chaleur ni ses forces, l’enfant ne pourrait croître ni se développer.Le lait contient des matières grasses et du sucre qui servent à entretenir l'énergie vitale.Le type supérieur d'albumine contenu dans le lait sert à la formation et à la réparation des tissus organiques ; les phosphates de chaux dont il est riche pourvoient a la formation des es et des dents.Toutes ces substances nutritives réunies dans le lait se présentent sous une forme facilement assimilable.Le lait constitue en outre notre source la plus importante de la vitamine A.C'est une erreur d'affirmer que toutes les vitamines peuvent prévenir l'infection comme par exemple le rhume ; la vitamine A contribue à maintenir en bon état la muqueuse qui tapisse l'intérieur du nez et de la gorge et lui assure ainsi son fonctionnement normal qui est d'interdire l'entrée des ml- I crobes dans l'organisme.Chaque courrier m'apporte des lettres de femmes qui se plaignent que leur chevelure est terne, que leurs cheveux «ont cassants, que leur ondulation “Indéfrisable" se défrise en quelques jours, et elles me demandent de leur recommander une coiffeuse qui puisse leur donner une "permanente" durable.Pourtant dans la plupart des cas c’est moins la coiffeuse qui est à blâmer que l’état de santé de celles cre par quatre tasses de fruits bouillis en remuant constamment Jusqu'à ce que tout le sucre soit dissout Faites mijoter 20 minutes, en remuant de temps à autre pour empêcher de prendre au fond.Otez du feu et versez dans des bocaux stérilisés et chauds.cheveux qui disparaît dès que ceux qui en souffrent adoptent une diète végétale.La consommation excessive des aliments amidonnés, sucrés et gras occasionnent des irritations du cuir Chevelu.et de la peau en général.Les personnes qui perdent leurs cheveux doivent également éviter les mets sucrés, les choux, les épices.Les stimulants alcooliques sont très défavorables à la chevelure qu'ils affectent même plus que le reste de l'organisme.Ils affectent la circulation du sang et les nerfs et le dérangement affecte à son tour les glandes du cuir chevelu et les assèche .d'où les cheveux secs et cassants.CONCLUSION : Si vous voulez être belle, avoir une belle chevelure — soignez l'estomac.Une cuillerée de sels de fruits dans un verre d'eau pris chaque matin, contribuera plus à vous rendre belle que tous les cosmétiques, parce que cette eau saline assurera un fonctionnement normal de l'estomac .Mon feuillet sur les soins des cheveux comporte de précieux avis et pas un mot de publicité.Car cette chronique n'est pas une annonce, mais un article écrit dans le seul but d'être utile à "mes cousines” comme j'apclle affectueusement mes lectrices.Ce feuillet vous sera envoyé absolument gratis sur demande, ainsi que n'importe lequel des autres feuillets que j’ai publiés sur les soins de beauté : soins du visage, des mains, des yeux, enlève ment des poils follets, développe ment du buste, maigreur, excès d'embonpoint, etc.Il suffit pour les obtenir d'envoyer un timbre de 3c avec votre demande.L’envoi vous est fait par lettre cachetée sans in dication d'origine — donc dlscré tion absolue.N’hésitez pas à me confier vos petits problèmes de beauté.Je serai enchantée de vous conseiller.Adresser votre lettre i Cousine Blanche, 197 rue Sainte Catherine Ouest, Montréal.& La qualité de vos imprimés parle pour vous ¦ —• Avant de placer votre prochaine commande, venez nous voir, téléphonez ou écrivez-nous; nous vous soumettrons des plans pour vos meilleurs intérêts Obligations — Actions Papeterie Commerciale Calendriers Journaux — Cartes de visite — Travaux Revues — Circulaires de ville Catalogues d'affaires Faire-parts — Souvenirs mortuaires I*E3 COMMANDES PAR CORRESPONDANCE REÇOIVENT LA MEILLEURE ATTENTION 303 Avenue PARENT — Téléphone 12 (VOISIN DE LA GARE DU PACIFIQUE CANADIEN) SAINT -JEROME MAISON A VOTRE SERVICE DEPUIS PLUS DE 30 ANS loi Page quatre L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 6 août 1937 Plan d’amélioration aux habitations La sécurité des demeures Votre demeure est-elle sûre ?se peut qu'on n'ait pas vérifié les Tout propriétaire canadien veut joints de la tuyauterie et les brtï-une maison belle, commode et con- leurs depuis des années.Les cheml-fortable.Il se montrerait étonné, nées quon ne ramone pas ou que incrédule si on lui apprenait qu'il y l'on ramone trop rarement sont a une qualité encore plus impor- dangereuses.Votre maison est bel tante que lui et ses voisins negligent, oublient.Tous supposent que leur maison la possède.Cette qualité, c'est la sécurité.Avant tout, il faut que votre mai- mélioraïïôm aux habitations?Pour- le, confortable ; est-elle sûre ?Si elle ne l'est pas, ne faut-il pas la rendre ainsi ?C’est ici qu'intervient le Pian d'a- son soit sûre.Un des grands avantages du Pian d'améliorations aux habitations, c'est de vous permettre la sécurité de votre demeure.On a signalé aux Canadiens l'importance.l'intérêt qu’il y avait pour eux à améliorer leurs habitations.On a souligné que le Plan d’améliorations aux habitations offrait une occasion unique d'effectuer les réparations nécessaires.On a donné tous les graves motifs qu’il y a de profiter du Plan.Mais jusqu'à présent on n'a pas beaucoup insiste sur ce qui cousti- quoi ne pas suivre la sage maxime "Mieux vaut prévenir que guérir" et confier l'examen de vos canalisations et de vos appareils électriques a un électricien compétent ?Decri-vez-lui vos appareils, fourneau, chaufferettes, éclairage, fer à repasser, grille-pain, etc.Il pourra ainsi calculer la charge imposée à vos canalisations.S'il vous conseille des modifications, le Plan d’améliorations aux habitations vous aidera à les effectuer.Si vous chauffez au gaz ou au charbon, il serait bon de faire exa- tue certainement un motif très ur-,mi t0’ut votre chauffage v corn gent, sinon le plus urgent, d'exami- £ris la cheminé! l'été esf la ner la maison en vue d'y faire les pn' • Çnemn.ee .i ete est la saison réparations nécessaires.Ce motif s'exprime par le seul mot : "Sécu- rité".Le citoyen moyen n’a jamais eu pareille occasion de réaménager sa maison en vue de diminuer ou de supprimer les risques d'incendie.Grâce au Plan d’améliorations aux habitations, il peut disposer d’une somme suffisante pour protéger sa demeure contre le fléau qui chaque année ravit au Canada, tant de vies et de biens matériels.Vous croyez peut-être qu'il est impossible, ou presque, que votre maison prenne feu ?Mais en êtes-vous sûr ?On sait que les ravages de l'incendie sont dûs pour une part aux défauts de construction des édifices.Les plans mal compris, l'isolement insuffisant des canalisations électriques, bien d'autres malfaçons concourent à l'holocauste que nous déplorons chaque année.Il faut encore tenir compte de l'élément humain.Il arrive souvent que les usagers fassent porter à leur canalisation électrique un courant plus fort qu'elle n'est capable.Si le fii qui raccorde la lampe ou le poste de tout indiquée pour cela.Les cheminées défectueuses ont occasionné bien des incendies.Si votre entrepreneur vous déclare qu'il faut réparer ou modifier votre installation, ne vous contentez pas de fermer les yeux et de vous confier à la chance.C'est le Plan d'améliorations aux habitations qui le plus souvent vous fournira la solution du problème.Les isolants sont d'un grand secours.On peut rendre les maisons incombustibles, ou du moins diminuer les risques d’incendie en se servant d'isolants et de bardeaux incombustibles.Il suffit d'une courte enquête pour s'apercevoir que nombre d’incendies commencent au grenier, sous les combles, dans cette partie de la maison qui n’est pas toujours aménagée, où les habitants de la maison ne vont guère.Très souvent on en ignore la cause: l’incendie n'en occasionne pas moins de sérieux dégâts, si le grenier n'est pas à l’épreuve du feu.Les incendies prennent quelquefois naissance dans les chiffons huileux, ou des tas de papier.Il est plus sûr d'avoir une armoire igni- radio à la prise de courant n’est pas fuge pour y serrer les vadrouilles de la longueur voulue, ils i'allon- I imbibées d'huile et autres objets gent tant bien que mal.Si c’est mal, ' semblables.La pose de cloisons il y a risque d'incendie, comme dans ignifugées autour du calorifère éli-le cas de surcharge.mine encore un risque d'incendie.Voici d'autres exemples.Lorsque Assurez-vous qu’il n’existe pas de le fourneau de cuisine chauffe au risques d’incendie chez vous, dès bois et au charbon, il arrive que le aujourd'hui.Rien de plus vrai que tuyau débouche dans une cheminée "mieux vaut prévenir que guérir", mal isolée, ou qu'il soit assujetti de Si votre maison a besom de répara-façon précaire à une potence de tions, allez-y.Le Plan d’améliora-bois.Si c'est un fourneau à gaz, il tions aux habitations vous aidera.>=05000 CONSTRUCTEURS l =1 ?§ 1 AVANT DE DONNER UNE COMMANDE POUR VOTRE BOIS DE CONSTRUCTION Demandez nos prix Nous avons toujours en mains tout le matériel pour vos constructions SPECIALITES : Planchers en bois dur “PERFECTION” BOIS DE CHARPENTE, BARDEAUX, PIN ROUGE Planche isolante “DONNACONA” et “WALLBOARD” TOUT PAPIER A CONSTRUCTION THE EAGLE LUMBER Co., Ltd jj Téléphone 60 — SAINT-JEROME Pour les cultivateurs LES PRIX DU MARCHE Fournis par la Coopérative Fédérée de Quebec ANIMAUX VIVANTS B — 6 lbs et plus 20c Prix obtenus sur le marché de Montréal le lundi, 2 août 1937, B — 5 lbs à 6 lbs 19o B — 4 lbs à 5 lbs 18c par la Coopérative Canadienne du Bétail de Québec, Ltée, 130 rue Veaux abattus Saint-Paul Est, Montréal.(Engraisses au lait) 10e Bon Porcs Moyen 8c Select 190 - 230 lbs 10.50 - 10.60 Commun 7c Prime - $1.00 Bacon 180 - 230 lbs 10.50 - 10.60 Bouchers 160 - 2-tO lbs 10.00 - 10.10 Léger 120 - 160 lbs 9.50 - 9.60 Lourd 240 - 270 lbs 10.00 - 10.10 Extra lourd 270 lbs - plus 9.50 - 9.60 Truies 6.50 - 7.75 Veaux de lait Choix Bon Moyen Commun 7.50 - 8.00» 6.50 - 7.00 5.50 - 6.50 4.50 - 5.50 Sur les prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de 5% aux coopératives affiliées et B Ce aux expéditeurs individuels BEURRE (frais) Prix de remise pour la semaine finissant le 29 juin 1937 inclusivement, Montréal & Québec : Veaux de champ — Grassers Bon Moyen Commun 3.75 -3.25 - 2.75 - Agneaux du printemps Choix 8.50 Moyen 7.50 Commun 6.50 Bon Commun Choix Bonne Moyenne Commune Très corn.Choix Bon Moyen Commun Choix Bonne Moyenne Commune Moutons Vaches 3.00 - 3.50 2.00 - 2.50 Taureaux Taures Bouvillons Choix Bon Moyen Commun Corn.Léger 4.50 4 00 3.00 O 9^ T 50 3.75 3.25 3.00 2.50 6.50 5.50 4.50 2 50 9.00 7.50 6.00 4.50 3.00 5.00 4 25 3.50 2.75 1.75 4.25 3.50 3.25 3.00 7.00 6.00 5.00 3.00 9.50 8.00 7.00 5.50 400 VOLAILLES VIVANTES Poules vivantes A — 5 lbs et plus 17c B — 4 lbs jusqu'à 5 lbs 15c C — 3 lbs jusqu'à 4 lbs 14c COQS 11c POULETS A ROTIR (sélectionnés) A—3'-_, et plus 21c B — 3 lbs jusqu'à 3'2 lbs 19c C — 2V2 lbs jusqu'à 3 lbs 17c POULETS A GRILLER A — 2 lbs jusqu'à 2\'2 lbs 16c B — l'i lbs jusqu'à 2 lbs 15c C — Pesanteur moindre et qualité inférieure 14c Oeufs »SCdeCOSGOSCCflOSCCaSOCCO»KOSCOSCCCCCOSCCCCGCCO J A — (gros» 33c A — ‘moyens) 30c B — 25c C — 21c POULETS ABATTUS (engraissés au lait) A — 6 lbs et plus 25c A — 5 lbs à 6 lbs 24c A — 4 lbs à 5 lbs 22c B — 6 lbs et plus 22c B — 5 lbs à 6 lbs 21c B — 4 lbs à 5 lbs 20c POULETS ABATTUS “sélectionnés” A — 6 lbs et plus 22c A — 5 lbs à 6 lbs 21c A — 4 lbs à 5 lbs 20c No 1 Pasteurisé No 1 non Pasteurisé No 2 4.00 3.50 3.00 No 1 No 2 FROMAGE Blanc Colore 26 7/16 25 15/16 25 7/16 14 3/8 13 3/8 No 1 14 7/16 No 2 13 7/16 Très important : Aucune com- mission ou frair d'emmagasinage à déduire de nos prix de remise de beurre et de fromage.Les mauvaises herbes sont un danger pour les endroits de villégiature L'herbarium des plantes indigènes, qui est confié aux soins du Service de la botanique, à la Ferme expérimentale centrale, du Ministère fédéral de l'Agriculture, constitue une superbe collection de végétaux.Quelques-unes des plantes qu'il renferme ont une valeur économique comme produits alimentaires, oléagineux ou textiles ou comme drogues, tandis que d'autres sont toxiques ou vénéneuses.L’herbarium est une source précieuse de renseignements pour tous ceux qui désirent connaitre les plantes ; c'est aussi un excellent instrument de protection pour le public canadien.Par exemple.1 am'orosie, vulgairement nommée herbe à poux, est la cause principale de la fièvre des foins, et tout récemment un agent du Service de la botanique qui s'occupe de recueillir des graines de semences pour l'herbarium dans l'Est du Canada, a profité de l’occasion pour faire une enquête sur la fréquence de l'herbe à poux et du sumac vénéneux ou mieux connu sous le nom d'herbe à la puce, spécialement dans le voisinage des endroits de villégiature.Il n'a trouvé ni herbe à poux ni herbe à la puce dans File d Anticosti.pas plus qu'à Brackley Beach et Summerside dans l'Ile du Prince-Edouard.Par contre, il a trouvé de l’herbe à poux datas tous les endroits qu'il a visités en Nouvelle-Ecosse : Chester.Port Mouton, Yarmouth, et Digby, et également de l'herbe à la puce à Port Mouton.Il se dépense beaucoup d'argent sur l’amélioration des chemins pour attirer les touristes, mais il ne semble pas que l'on fasse quoi que ce soit pour extirper l'herbe à poux.L'investigateur en question a trouvé également une petite colonie d’herbe à poux à St.Andrews, N.-B., que l’on pourrait facilement extirper.L’herbarium reçoit beaucoup de demandes de renseignements au sujet des champignons et il a reçu un grand nombre de collections de ces plantes pour identification ainsi que d’autres collections.SUR LA FERME! w “Comme loua le* «on* qui travaillent un grand air,” dit N.Siirrnziil, Cl’ 1.1 I-VATKUlt."je *ui* un «ru* innugour ot jo doi* pour cola surveiller ma di «ration.Un bon verre d< bière lllaek llnrse A tnlili agrémente mes repu* et aide A nui digestion.” jüa Êieta BIACK HORSE bonne pour la digestion Notes agricoles En 1936, parmi les produits que le Canada a envoyés sur l'Ile de Chypre, dans la Méditerranée orientale, il y avait pour S500 de fromage.Le tarif préférentiel sur le fromage ordinaire a Chypre est de trois piastres Chypres (quatre centins canadiens! par oke.L'oke de Chypre est différent de l'oke de l'Amérique du Nord parce qu’il représente 2.832 livres avoirdupois La livre sterling de Chypre est équivalente à la livre anglaise, et les importations du Canada en 1936 ont été évaluées à £18,053, soit environ $90,290.L’avoine vient Immédiatement j après le blé au point de vue de la production mondiale.C’est une plante qui se cultive sur toutes sor-! tes de sol et dans toutes sortes de climats et cependant six pays produisent à eux seuls près des trois quarts de la récolte mondiale totale d'avoine.Ce sont le Canada, le Koyaume-Uni, les Etats-Unis, l’Allemagne, la France et la Russie.• • • Il n’existe aucun moyen de mesurer exactement les dommages résultant de l’érosion du sol par les vents.On estime que l'enlèvement d'un pouce de la terre de surface d’une seule section de terre signifie la disparition de près de 100,000 tonnes de terre.Dans l'Oklahoma central, à la suite des grands vents qui ont soufflé sur les hautes plaines des Etats-Unis en mars et avril 1935, la poussière a été déposée à la quantité moyenne de 82 livres par acre.E N C OUR A GE Z nos ANNONCEURS “•CCOCCCCCCCOCCCOCCOCCiSC^” ^ Causerie de dimanche pluvieux # LE CAS DE Mlle URSULE •r: & -0-0-0- tPar CELIBER -a—a -a- Sur l’avenue, tantôt, j’ai croisé, et sous une pluie battante, l'ami Jules qui revenait du théâtre.— Hé ! vieux copain, j’ai une nouvelle pour toi.Tu sais, Mlle Ursule.— La vieille fille à qui nous avions joué un sale tour, il y a dix ans passés .— Exactement.— Eh bien ?— Morte et enterrée ! — Que le Bon Dieu ait pitié de son âme ! dis-je à mon insu.— T'as bien raison.C’est ça, mon vieux, que le Père Eternel va être bien renseigné sur ce qui se passe dans notre ville !.Vieille bavarde qu’elle était ! Cette boutade de l’ami Jules m'amusa sur le moment, et me revenait à la mémoire, moins d'une heure plus tard, quand je me trouvai seul dans mon cabinet de travail.Par cette fin de dimanche, le premier d’août s'il vous plaît, il pleut que c'en est désolant ! Le firmament est gris, le vent presque piquant, et depuis deux heures, il pleut, il éclaire.il tonne.Depuis une semaine, la température n'a pas d'autre menu à nous présenter, et le soleil semble bien ennuyé de tant de brouhaha dans son champ céleste.Qu'importe le temps ! Il fait bon ici, et dans mon petit coin, je me trouve à l’aise.De quoi donc causerais-je?De quelque aventure galante ?L’amour, sous l’orage, n’a rien de charmant.Analyserais-je quelque sentiment humain ?A quoi bon ! Cette pluie laverait sans pitié mes plus jolies ensées.Alors, si vous le voulez len, causons de Mlle Ursule.L'oubli a déjà pris son nom ; demain, la pluie effacera ce bout de prose que je consacre à sa mémoire.J’appris à détester Mlle Ursule dans des circonstances assez bizarres pour être rappelées.Il y a de cela dix ans.Un soir, l'ami Jules entra brusquement chez moi, un juron sur les lèvres.Comme il n'avait pas l’habitude de jurer, je m'en étonnai à prime abord, mais je me permis de l’absoudre quand il m’eut, en quatre phrases, narré son aventure.Jules revenait du théâtre avec sa petite amie, une charmante brunette de dix-neuf printemps, que je connaissais très bien et dont la beauté faisait mon admiration et celle de mes compagnons, des jeunes de vingt ans comme moi.Mlle Juliette était alors une de ces petites filles, assez grandes pour savoir qu'elles sont jolies, assez intelligentes pour se permettre quelques onces de coquetterie, qui provoquent par leurs allures, leurs airs câlins, et qui se dérobent prestement quand vous faites mine de vous pencher sur elles pour prendre vivement un baiser.Elle était sur ce point le désespoir de tous les galants du temps, mais tous l’aimaient tout de même.Elle avait des préférences pour Jules, et dame ! nous le trouvions bien fortuné.Or, l'ami Jules, sous les grands ormes qui surplombent le trottoir à la devanture de la résidence de Mlle Ursule, avait subitement scruté la rue déserte, et sans hypocrisie, en présence de toutes les étoiles du firmament, avait tout simplement embrassé sa bonne amie.Vous me direz qu'il n'y a pas de mal à ça ; je vous dirai qu’il y en a pour ce simple fait que Mlle Ursule qui se trouvait à sa fenêtre, tout probablement à l'affût de quelques événements sensationnels nocturnes, avait assisté à l’intéressant spectacle et violemment toussé pour annoncer sa présence.Mlle Ursule passait, je vous l’as- sure.pour la plus vilaine langue à dix lieues à la ronde.Toute la ville, dès l’aube, savait l’importante nouvelle.Pensez donc ! un baiser en pleine nuit, en pleine rue.sous des arbres touffus, devant une maison honnête, un garçon effronté, une jeune fille consentante, bref, le plus grand scandale des temps modernes ! Dès midi.le prebytère connaissait la stupéfiante affaire.Les curés — qu’on me permette cette digression — doivent sourire intérieurement quand ils voient de vieilles nitouches.sous le saint prétexte de la moralité, leur narrer les banales et ridicules escapades de la rue ! Mlle Ursule était dévote, même bigote.Il y a dix ans, elle était laide, ridée : une bouche mal taillée mettant en évidence quelques vilaines dents solitaires et si pointues que les mots s’y écorchaient fréquemment : un air de croque-mitaine en déroute, et sur un nez terminé en boule, des lunettes en sentinelle.Avec cela, si maigre qu'on voyait par endroits le jour à travers.Elle était exactement ainsi, il y a trois mois passés ; ses cheveux avaient bien un peu grisonné, sa taille perdu un peu de son caractère, mais sa langue avait, tout probablement à cause d’une gymnastique continuelle, conservé sa fraîcheur et sa jeunesse.Mlle Ursule se piquait de grands principes.Célibataire, elle tenait à ce saint état avec une scrupuleuse honnêteté.Son mauvais caractère avait éloigné d'elle de galants messieurs.Des hommes elle ne parlait que rarement ; elle les détestait tous et les qualifiait d'être néfastes et empoisonneurs.C’était du dépit en constante ébullition.Sa morale était d'ailleurs sévère, très peu élastique.et ses scrupules aussi variés que nombreux.Elle adorait les animaux.les chats de préférence.Elle suivait une rigoureuse diète, et ne faisait que deux légers repas par jour.Dévorer le prochain à pleines dents devenait son meilleur repas, et elle le digérait avec une étonnante facilite.Elle avait des sympathies marquées pour les nouveaux résidents, car elle se faisait gloire de posséder le record moral de chaque famille de la ville.Détestée, haïe, fuie comme la peste, Mlle Ursule n’en continuait pas moins sa lutte pour le respect de la morale et la sauvegarde des moeurs, et affirmait qu'il fallait dénoncer les personnes qui se rendaient coupables d'actes répréhensibles pour sur-le-champ les corriger.Les jeunes filles, quand elles se trouvaient en sa présence ou passaient devant sa résidence.prenaient des airs naïfs et surveillaient leur maintien pour ne pas devenir, le oir même, une cible aux traits empoisonnés de cette vieille fille désabusée.Mlle Ursule, quelques semaines après l'aventure de Jules, rapporta à mes parents le fait que j’avais assisté a une soirée qui réunissait jeunes filles et jeunes garçons, sans surveillance de parents où de personnes âgées, et que nous avions joué, des heures durant, au petit jeu de société bien connu dans le temps : “Les baisers".Comment avait-elle appris le fait ?Il faut avouer que le jeu n'avait été qu'un prétexte à un formidable gaspillage de baisers, et la vieille fille n’avait pas tort de le dire tout haut.Je résolus cependant de me venger, et J'en causai à Jules qui partagea d'emblée toutes mes propositions.Nous décidâmes, après un très discret caucus tenu dans le parc, de faire le compte à la satanée pimbêche.A la nuit, nous gagnâmes sa propriété.Il faisait noir comme dans un four, dans le petit enclos où nous nous glissâmes, a plat ventre et retenant notre respiration.Il en fut ainsi jusqu’à la fenêtre du vi-voir, de laquelle nous vimes Ursule, bien étendue dans une causeuse, en train de lire un minuscule livre, j Nous frappâmes.Un bruit de pas retentit sur-le-champ dans le vestibule, et la porte s'ouvrit.Au me- i me instant, le contenu d'un seau d'eau inondait de la tête aux pieds la vieille carcasse qui nous avait trahis.La vieille fille criait au meurtre, clamait, tempêtait, rageait; les jambes à la hauteur du cou, nous enfilions la rue voisine.L’aventure fit du bruit, beaucoup de bruit.La police fut même alertée.Jules et moi furent muets comme des carpes, mais nous éprouvions bien que toute la population se réjouissait de l’Incident et en , félicitait largement les héros mé- • connus.Il y a trois ans passés, une réunion d'amis me permit de rencontrer Mlle Ursule.Il faut que je vous dise tout de suite que Mlle Ursule me portait une admiration qui me flattait au superlatif, et que j’agissais de façon à ne pas la démériter.Premièrement, parce qu’il est important pour le maintien d'une réputation de ne pas compter de semblables gens au nombre de scs ennemis ; secondement, parce qu'une réputation y gagne largement à être exaltée par une langue de vipère.Mlle Ursule me vantait beaucoup, et je passais à ses yeux comme un triple bon garçon, ce qui ne faisait de mal à personne.En cette occasion.Mlle Ursule eut la parole les deux-tiers de la soirée.Elle en voulait tout d’abord aux hommes, ces "vilains, ces hypocrites, ces libertins.ces vauriens".Puis aux automobiles, et ne se gênait nullement pour déclarer que sont des “démons” tous ceux qui en possèdent munies d'un "rumble- cat".En français, on dit : le baquet, le poulailler, le siège d accommodation, etc Ursule l'avait nommé : le siège du vice."Les rumble-seats", disait-elle avec brio, ce sont les salons modernes du diable" "Je prie pour qu’il pleuve le dimanche, continuait-elle avec emphase ; de cette façon, notre jeunesse n’a pas l'occasion d'outrager les saintes lois de la morale.L'automobile, c’est l’oeuvre de Satan Les promenades en automobiles son des sacrilèges ; l’inventeur de l’auto, s'il vivait encore, il faudrait, le pendre, le cuire à petit feu, l'écarteler.C'est de sa faute à lui si tant de péchés se commettent, chaque jour, chaque soir, chaque nuit.".T'approuvais par de grands balancements de tête ces propos brûlants.Puis, sans aucune transition, elle bondit sur la mode.Selon elle, le gouvernement fédéral devrait étatiser la mode, décréter la longueur des robes, imposer le port obligatoire du corset, réglementer le décolletage, imposer des pénalités sévères aux règlements, et lever des équipes de dames sérieuses et surtout âgées pour l'observance des lois Voyez-vous les députés en train de légiférer sur de telles questions?Et.nos deux chefs de parti, deux bons célibataires endurcis, aux prises avec de si profonds dilemmes ! Tous les députes voteraient pour le st atu quo, c'est-à-dire pour le maintien de la mode moderne.Boit dit en passant, Il y a du relâchement dans les moeurs, personne ne sau- rait le nier ; les plages, l’automobile, les modes modernes trop américanisées, etc., exposent notre jeunesse à de graves périls.Si ce re-làenement prend encore de l’expansion, ou simplement demeure ce qu il est, il est à craindre pour l'avenir même du monde.Les éducateurs, les professeurs, les parents ne sauraient trop le répéter à la jeunesse.I Dans la bouche de Mlle Ursule, toutes ces condamnations devenaient pour le moins amusantes.Et la voilà subitement qui s'attaque aux femmes qui fument, avec une rage qui m'étonne.Elle ne parlait plus, elle ne discutait plus, elle n'argumentait plus : elle grondait.On aurait dit le tonnerre en opération."Elles fument comme des engins, criait-elle.Et vous verrez si elles ne prendront pas demain, uniquement pour imiter l'imbécile qu'est l'homme, le goût du cigare, de la chique, etc.C'est révoltant ! Et les hommes, ces saltimbanques, ces abrutis, ces chenapans ! Race de vautours, de sans-coeur, de débauchés ! Il n'y avait pas danger que j'en prisse un pour me faire rager, non, non ! ." Je ne riais plus, Je n'approuvais même plus.Elle remarqua sans doute mon visage tendu de contrariétés.Elle m'offrit des excuses, se leva, gagna la cuisine en trottinant comme une ombre qui aurait sauté sur le plancher, revint, demanda son chapeau et s'en alla.Je la sulvLs de loin.Elle se dirigea vers le parc, s’assit dans l'ombre sur un banc dérobé.Que faisait-elle là?Elle épiait.Je l'ai bien compris, un couple d'amoureux qui, serrés l’un contre l'autre, tissaient., sans redouter la presence d'un vautour tout près aux griffes effilées, l'étoffe de leur futur bonheur .Les saintes langues ! C'est ainsi qu’on nommait les bavardes dans ma ville natale.Il en existe tellement de nos Jours qu’elles pourraient avec succès se grouper en association.La chose est d’autant, plus à conseiller st le proverbe est vrai que l’union fait la force.Car les petites villes ou les villages possèdent des confréries de ces gens, femmes et hommes, qui usent de leur langue à tout propos et en lisent beaucoup trop pour rien.La langue est comme le feu : utile, nécessaire, et souvent nuisible.Tout dépend de l'usage que l’on en fait.Et vous connaissez sans doute l'histoire d’Esope sur la langue ?Le fabuliste grec, Esope, qui ne fut pas un fou et dont les succès auprès des rois tient presque a la légende, a défini la langue d'une façon peu banale.Son maître lui conseilla un jour, de préparer un festin et de n'acheter que les mets les meilleurs.Esope n'acheta que des langues.Les convives trouvèrent le festin délicieux mais ne manquèrent pas de souligner le peu de variété du menu.Xanthus en fit la remarque à Esope qui dit : "Qu'y a-t-il de meilleur que la langue ?C’est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l’organe de la vérité et de la raison ; par elle, on bâtit des villes et on les police, on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées; on s'acquitte du premier de tous les devoirs, qui est de louer les dieux".Xanthus pensa en lui-même qu'il avait une très belle occasion d'embrasser Esope et lui ordonna d'acheter pour le lendemain ce qu'il y avait de pire.Esope ne fit servir que des langues, disant à son maître : “La langue est la pire chose au monde.C’est la mère de tous les dégâts, la nourrice de tous les procès, la source des divisions et des guerres, et qui pis est, de la calomnie.Par elle, on détruit des villes ; si d'un côté, elle loue les dieux, elle est l'organe du blaspheme et de l'Impiété".Une parole suffit parfois à faire perdre une réputation.Pourquoi toutes nos paroles n'auraient-elles pas comme but que de louer ceux-la qui nous entourent ?Pourquoi dévoiler des secrets que nous sommes seuls à porter, quand nous savons d’avance qu'une Indiscrétion peut souvent être fatale à une réputation ?Trop parler nuit, dit le proverbe, et c’est si vrai.Personne n'admirera Mlle Ursule, et pourtant, sans atteindre peut-être le degré de malice qu'elle mettait dans son bavardage, combien de fois, tous tant que nous sommes, n'avons-nous pas causé du mal au prochain ?Fontc-nclle avait, bien quelque raison d'affirmer : "IjCs humains sont faits de langue comme les renards de queue • Sur ee point-là, Mlle Ursule eut pu souffrir l’entière comparaison.CELIBER- 1er août 1937.DROITS RESERVES. Saint-Jérôme, le 6 août 1937 L’AVENIR DU NORD Pagm eimq NOUVELLES DE PARTOUT (De nos correspondants) «S A Sainte-Thérèse — Dans le domaine sportif, le Sainte-Thérèse a subi une défaite, dimanche, aux mains de la formidable équipe du Cherrier qui l’a emporté par le score de 8 à 5.Des erreurs ont été la cause de la défaite de l'équipe locale, et par cette défaite, notre équipe a perdu la troisième position qu'elle détenait dans la Ligue Métropolitaine.C’est à la quatrième manche que nos joueurs locaux commirent les erreurs dont nous pariions tantôt.— M.Paul Jasmin, M.V., nommé tout dernièrement inspecteur sanitaire du comté de Terrebonne en La mouche des maisons dégoûtante et porteuse de maladies La mouche commune, qui porte le nom scientifique de ftiusca tlumes-lica et qui piaule pendant les mois chauds, de la mi-eté a l'automne, est un insecte a la lois gênant et uangereux.Lue est dangereuse pour la santé parce qu'eue se multiplie clans les ordures ménagères, le fumier ou les excrements et qu’elle peut passer directement de ces matières aux produits alimentaires, apportant avec elle des parcelles de matière organique en decomposition, des bactéries et d'autres organismes vivants qui adherent a son corps, u ses pattes poilues, a ses pieus gluants et a ses parties buc-caios, ou qui peuvent etre portes dans ses fientes et sa salive.La mouche commune est répandue dans le monde entier, elle s est acquis une triste reputation par le role qu elle joue dans lu propagation des maladies dangereuses comme la diarrhée infantile, la tuberculose, la typhoïde, le choiera et la dysenterie, nu Canada, c'est peut-etre de tous les insectes celui qui prend la plus grande part dans la transmission des maladies, et c’est pourquoi il importe au plus haut point que l’on prenne des mesures pour la combattre et l’empêcher de poser sur les produits dont i hom-ie se nourrit.*,-Le meilleur moyen de combattre la’ mouche domestique est de supprimer ou de réduire ses foyers de propagation en traitant le fumier et les ordures menageres ou en les supprimant.Le fumier frais de cheval est peut-etre la source la plus prolifique de mouches a ia campagne.Dans les villes, les ordures ménagères sont aussi un facteur important sous ce rapport.Les moyens répressifs ne peuvent être utiles que s lis sont employés en commun, car un tas de fumier ou d ordures négligé peut infester tout un voisinage.Les ecuries des villes devraient etre neitoyees de leur fumier au moins deux fois par semaine.A la campagne, quand cela peut se faire, le fumier devrait être enlevé tous les jours et épandu en mince couche dans les champs, ou l’effet desséchant du soleil et du vent empêche la multiplication des mouches.Un moyen alternatif consiste a profiter de la chaleur produite par la fermentation, lorsque le fumier est mis en tas bien foulés.Le tas de fumier doit être placé sur la terre dure ou du béton.Les côtés du tas doivent être coupés de façon nette, presque verticalement, mais en inclinant légèrement vers le centre.A mesure que l'on ajoute du fumier frais suivie tas, il faut le tasser fortement au moyen d'une pelle.La chaleur produite par la fermentation détruit tous les oeufs, les larves et les nyn\phes, sauf peut-être ceux qui sont près de la surface, mais on peut détruire ces derniers en arrosant ou en pulvérisant le las avec une solution de borax composée 1 lb de borax dans G gallons d'eau.Six gallons de cette solution suffisent pour traiter 30 pieds carrés de surface.Il faut aussi empêcher l’accumulation du fumier des autres animaux domestiques, comme les cochons, les vaches et les volailles, car les mouches se reproduisent également dans ces substances, mais moins librement.Tous les déchets organiques comme les ordures ménagères ou restes de cuisine doivent être enveloppés dans du papier et mis dans des boites étanches, jusqu’à ce que l'on puisse s’en débarrasser en les faisant brûler.L'accumulation des déchets dans les dépotoirs municipaux pendant les mois d’été est très mauvaise, car ces dépôts engendrent d’immenses quantités de mouches et d’autres vermine, et peuvent constituer un grand danger public.L’incinération est le seul moyen satisfaisant de se débarrasser des déchets pendant la saison des mouches.Il faut prendre des mesures pour exclure les mouches des maisons.L’emploi de grillages sur les portes et les fenêtres est très utile à cet égard.Quant aux mouches qui réussissent à s’introduire dans les n;aisons, il faut les tuer tout de suite.Les tue-mouches, les papiers collants ou empoisonnés, les appâts empoisonnés que l'on fait en mélangeant une cuillerée à thé de formaline à une tasse d’eau ou de lait sucré et que l’on expose ensuite dans des soucoupes, sont de bons moyens de tuer les mouches Los pulvérisations contenant de l'extrait de pyrèthre dans de l’huile minérale sont aussi très utiles et très employées.Pour plus amples renseignements sur la mouche domestique, s’adresser au Bureau de publicité et d'extension, Ministère de l'agriculture, Ottawa.remplacement de M.Adolphe Clark, est entré en fonctions comme tel, ces dernières semaines.Les dernières nouvelles, relativement au détournement dé la route no 11 en dehors des limites de notre ville, sont positives.Les contrats sont actuellement accordés : les droits de passage ont été obtenus des divers propriétaires intéressés, et on prétend que les entrepreneurs commenceront dès la semaine prochaine.- Les cultivateurs se plaignent très largement de la mauvaise température.La pluie des derniers jours a causé beaucoup de tort à la récolte, et les cultivateurs en sont pour le moins désappointés.M.Lionel Bertrand est actuellement dans la Mauricie où il assiste comme représentant officiel de l’Etoile du Nord, de Joliette, au conics régional de la presse canadienne-française de la province, qui s'est ouvert, ce midi, à Grand'Mère.Ce soir, les délégués sont les hôtes de la Shawinigan & Power à un grand banquet.Demain, les congressistes se rendent à La Tuque’ et de là à la Rivière-aux-Rats où seront tenues les plus importantes réunions de la convention.Dimanche, après une messe enteiidue à La Tuque, les congressistes tiendront d'autres réunions, et seront, dimanche soir, les hôtes de la ville de Grand’Mère à un grand, banquet.Le programme à la Rivière aux Rats comprend des excursions en forêt Une cinquantaine de directeurs de journaux assistent à cette convention.M.Bertrand y est accompagné de Madame Bertrand.THEATRE GEORGES LA TOMBOLA DE SAINT-HIPPOLYTE SE CONTINUE La grande tombola organisée au profit des oeuvres paroissiales de iSaint-Hippolyte, et ouverte au public, jeudi soir, le 29 juillet dernier, se continue avec succès.Des centaines et des centaines de personnes ont visité le coquet village de Saint-Hippoiyte en cette occasion, et toutes se sont déclarées enchantées au possible.Cette tombola se continue d'ici lundi soir prochain ; pour samedi soir, demain soir par conséquent, des numéros spéciaux sont au programme et on s’attend à une très nombreuse assistance.Si vous n’avez pas encore visité les terrains de cette tombola, faites-le ces soirs-ci, et vous ne regretterez certes pas votre promenade.UN VOYAGE A NEW YORK ET ATLANTIC CITY ORGANISE PAR LE CLUB l-O.DAVID, DE MONTREAL Du 15 au 22 août Sainte-Thérèse Samedi, dimanche et Lundi soirs, de môme que dimanche en matinée, outre un film américain mettant en vedette Gene Autry, un grand film français “La Bète aux sept manteaux".Ce film mystérieux, qui réunit les meilleurs artistes du cinéma moderne, est dramatique au possible.Les scènes qu'il nous offre sont de toute beauté, et aucun amateur de cinéma ne saurait critiquer jee film, un des meilleurs jamais filmés.Mardi et mercredi soirs, programme double de vues françaises Deux grandes vues aux prix populaires de vingt centins.Un programme très populaire.Le centenaire de Saint-Hermas La paroisse de Saint-Hennas a célébré, dimanche dernier, le centenaire de sa fondation par une grand'messe suivie d'un banquet et | d’une soirée récréative.La grand'-messo-'fut chantée par M le curé Rodrigue-C.Laude, de la Gatineau, assisté de MM.les abbés Oscar Ro-bitaille, comme diacre, et Fernand Fortier, comme sous-diacre.Le R.P.Louis Lalande, s.j., donna le sermon de circonstance.Le président du banquet, le maire W.Cyr, souhaita la bienvenue à tous les anciens de Saint-Hermas, puis il lit remarquer que le village a donné des hommes à toutes les pro- .fessions.| M.W.Léonard, curé de Saint-Hermas, fit l’historique du village, j I Dès 1834, dit-il.il y avait quelques j habitants à Saint-Hermas, mais ce ! ne fut qu’en 1837 que la première église fut construite.L’église ac- I tuellp.la seconde fut bâtie en 1850.1 Il eut 18 curés et 20 maires durant ce siècle L’orateur termina en rendant hommage à ceux qui nous ont précédés.Le curé de Sainte-Rose, M.U.Demers, ancien curé de Saint-Hermas, parla du bon vieux temps.Me Li-guori Lacombe.M.P., vanta les charmes de Saint-Hermas, son discours fut interrompu par l’orage.I M.le curé invita alors les gens à se rendre sous une immense tente ! dressée pour la soirée récréative qui j commença à 8 heures, avec le concours d’Ovila Légaré et autres.Le club L.-O.David, de Montréal, a organisé un voyage pour la semaine du 15 au 22 août, un voyage a New-York et Atlantic City.Il nous fait plaisir de donner ci-après l’itinéraire de ce voyage : Août 15 : 10 h.a.m.Départ Gare Windsor ; 2 h.p.m.Arrivée à Saratoga (arrêt 2 heures) ; 4 h.p.m.Depart de Saratoga ; 7 h.p.m.Arrivée à Albany (transport entre la gare et le bateau»; 9 h.p.m.Départ Albany par bateau (couchette et cabine).Rivière Hudson.Août 16 ; 7 h.a.m.Arrivée à New York ; Départ pour Atalantic City (par autobus»; Arrivée à Atlantic City, Hotel Monticello, chambre et repas (2 par chambre».Août 17 : Départ Atlantic City (par autobus).Arrivée à New York, Hotel Piccadilly, Chambre avec bain.Août 18 : A New York (sight seeing et une représentation à Radio City».Août 19 : A New York.Août 20 : 6 h.p.m.Départ New York, Rivières Hudson ( transport hôtel au bateau).Août 21 : 8 h.a.m.Arrivée à Albany (transport bateau a la gare»; 12 h.10 p.m.Départ Albany D.& H.; 6 h.30 p.m.Arrivée à Montréal.Le prix du voyage n’est que de S33.20.Pour informations, on peut s’adresser à Madame E.DAVID, 152 rue Notre-Dame Est, Montréal, HArbour 8501, ou à Mademoiselle L.DROUIN.4666 rue Saint-Denis, HArbour 4650.A la T.S.F.Radio-Canada L’ERECTION DE LA NOUVELLE STATION DE RADIO-CANADA Les recherches faites en vue de son emplacement.— Le phénomène rayonnant SAINT-CGLOMBAN CELEBRERA SON CENTENAIRE Le dimanche, 15 août prochain, la petite paroisse de Saint-Colomban fêtera le centenaire de sa fondation.Ce petit village, bien que situé à trente milles de Montréal, et à huit milles de Saint-Jérôme, n’a aucune communication par chemin de fer.M.l’abbé Bruno Pressault est son neuvième curé.Ce village qui compta près de 250 familles, n’en a actuellement que 66, soit une quarantaine de familles irlandaises et de canadiennes - françaises, quelques familles polonaises, ukraniennes, une slovaque, line tchèque, une roumaine et une russe.La principale industrie est celle du bois et, l'an dernier, une aciérie a rouvert ses portes.Il y a aussi quelques carrières de granit qui ont eu beaucoup d'activité.M.le curé Pressault a lui-mème restauré l’église qui date de 1853.A 9 h.30, dimanche le 15 août, S.E.Mgr G.Chartier y chantera la grand'messe et S.E.Mgr Gauthier prononcera le sermon de circonstance.A midi, un banquet en plein air sera servi.A trois heures on bénira une croix érigée dans le cimetière en commémoration de ce centenaire.La croix est de granit rouge qui vient des mines de Saint-Colomban.Le R P.Hall, o m.i., enfant de la paroisse, prononcera le sermon.La fête se terminera par un feu d'artifice.La fanfare du collège de Saint-Jérôme, sous la direction du R.Frère Raduiphus.se rendra à Saint-Colomban pour participer à ces fêtes.A L’Ascension — M.et Mme Allen Labre, M.et Mme Denis Labre.M.A.Véronneau., de Montréal, ont passé quelques I jours, chez M.Léo Labre.1 — M et Mme Cyriac Léonard, de Ferme-Neuve, étaient ces jours derniers.chez M.Art.Lavoie.— M.et Mme Adélard Legault, d'Amos, sont en promenade chez M.E.Legault.— Dernièrement, en notre église, fut béni le mariage de Mlle Lau-rette Lnfleur avec M.Ernest Perrier.Nos meilleurs voeux de bonheur aux nouveaux époux.— Mlles Y.Labre.Cécile Beauchamp.Jeanne Durant et Laurette Mayer, sont en vacances dans leurs familles.M.et Mme Valmore Tremblay, de Pittsfield.Mass., M.et Mme Albert Tremblay, de Ferme-Neuve, sont, venus au mariage Lafleur-Perrier.- M.et Mme Léo Labre.Mlle Yv.Labre, M.A.Richard, étaient de passage à Brébeuf et à La Concep-: tion, dimanche dernier.— Mme D.Séguin, de Montréal., [et ses enfants ont passé quelques' semaines chez MM.M.Godmer et I L.Séguin.j M.et, Mme Médéric Sarrazin sont allés chez M.Jules Neveu, au ! Lac Saguay, dernièrement.— M.Roger Boutiller.de Mont- j réal.à la Pension Lachapelle, en | fin de semaine.— De passage à L'Annonciation.¦ M.A Richard.M.et Mme Louis Sé- I guin, M.et Mme Léo Labre, Mlle Y.! Labre.Mme Wisset, d’Ontario, est en promenade chez MM.Eldège et l Athanase Labelle.UNE AUTRE INITIATIVE DE LA CNE La Caisse Nationale d’Economies lance sur le marché une nouvelle rente viagère Congrès d’été SERVANT DES < LIRE ET SUI VRE LES / INSTRUCTIONS ' ^«ATTENTIVEMENT Chnqnr piipicr tncrn iluv inotirlu'A toute In journée et elint|iic jour peinlnnt trois Min ait ton.3 Pnpiers dans eliaque Paquet.10 CKîNTS LE PAQUET dans les Pharmaeie*.1rs Epiceries et les Magasins Généraux.POURQUOI PAYER PLUS?Th.WII.SON 11.Y PAHCO- H.millnn.Om.Les organisateurs de districts de la Caisse Nationale d’Economie viennent de tenir leur congrès d’été au siège social de la société, à Montréal.Les séances d’étude, sous la présidence du surintendant général, M.J.-A.Constant, ont porté sur les nouveaux certificats de rentes viagères, que cette institution canadienne française vient de lancer sur le marché.Leur nombre porte à vingt-six ses modalités de placement en viager, dont elle a été la pionnière au Canada.Les nouveaux certificats comportent une rente viagère garantie, payable mensuellement, la vie durant, au moins pendant dix ans.Les paiements s'en effectuent non pas a 70, mais à 60 ans.même à 55 ans, voire plus tôt encore : cette rente différée peut en effet être conviât ie en rente proportionnelle à un âge moins avancé.Elle est grossie d'un dividende tous les cinq ans.Au décès du sociétaire avant la ma; unité du certificat, elle est remplacée par une annuité de $1.000.Ainsi ! il en coûterait $40.65 par année à un prospecté qui signerait sa pro! position à l'âge de 25 ans, pour re-I tirer à 55 ans, jusqu’à la fin de ses I jours, une rente viagère garantie de $10.par mois.Et multiplier la ! cotisation annuelle, c’est naturellement multiplier tous ces avantages.Comme le faisait remarquer Monsieur Constant.au cours d’une séance, "cette rente viagère est appelée jà rendre d’immenses services à la 'société, car elle permet au souscripteur de se suffire plus tard, ce qui n'est pas sans besoin, vu l'instabilité des fortunes.” Ont pris part au congrès : MM.J.-Théo.Poitras, Québec ; L.-H.Collet et, J.-B.Daigle, Sherbrooke ; Yvan Roy et.J.-Antonio Proulx, des Trois-Rivières ; Gustave Pelletier, Ottawa ; J.-B.Roux, Vlctoriaville; Ubald Lamhier.Saint-Jean; Antoine Fradet, Drummondville ; Rigo-bert Tessier.Joliette ; J.-B.-W.Beaudoin, Cap - de - la - Madeleine; Paul-E.Ouellet, Rivière-du-Loup ; Armand Desjardins.Saint-Jérôme; Lucien Meloche, Saint-Lambert ; J.-Paul Bolduc, Lévis ; J.-B.Béru-bé, Saint-Alexandre de Kamouras-ka ; Noël Descary, Dorval ; Alcide Patenaude.Georges-H.Rousseau.Arcade Noël, Gabriel Sarrazin, Pierre Haguette, Alexis Côté, A.-B.Charbonncau .J.-L.Théorct.Roger Deslauriers.Eudore Rousseau, Isidore Patenaude et Réal Brossard, tous de Montréal.Le congrès s’est clôturé par un banquet au chalet du Club de Golf de Laval-sur-le-Lac.Présidait M.V.-E.Beaupré, actuaire, président "pro tempore" du Comité d'administration de la Caisse Nationale d’Economie.Avaient pris place à la table d’honneur.Me Victor Morin.notaire, président de la Société Nationale de Fiducie, agent administrateur de la Caisse ; MM.J.-V.Desaulniers, directeur général de la Société Nationale de Fiducie; Henri Ouimet, sous-directeur; J.-A.Constant, surintendant général de la Caisse Nationale d’Economie; Alexandre Cousineau, Orphlr Robert et Ulric Carrière, surintedants adjoints.On remarquait encore parmi les convives, outres les congressistes.les membres suivants du personnel des deux sociétés : MM.Alexandre Houde.Daniel Meunier, Fernand Laverdure, Roger Poitras, Jean-Paul Barlteau.Marcel Minette, Adrien D.uhmé, Didier Gauthier, Roch Lapierre, René Jodoin.Bernard Jodoin, Eugène André, Maurice Giroux, Paul Vidal, Julien Archam-baut, Léon Saulnier, Gérard Chevrier, J.-H.-T.Bourassa et Honoré Lefebvre.Nerfs et muscles du groupe canadîen-français Il serait oiseux de revenir sur les déficiences nombreuses dont souffre l’élément canadîen-français.Nous les connaissons assez pour que, de partout, surgissent des organisations qui ont entrepris de les faire disparaître.Initiatives religieuses, politiques, nationales, économiques, éducationnelles, toutes démontrent l’existence d’un mal et la volonté de le guérir.Il serait regrettable que dans cette entreprise généralisée de restauration, quelqu’un s'imagine avoir l'unique remede et considère les autres comme inutiles.Il faut envisager la situation sous un angle plus large et comprendre que si le mal a pénétré nôtre vie politique, sociale, economique et nationale, il faut le guérir partout en tenant compte du fait que ni la politique, ni l'effort du relèvement national, ni les réformes éducationnelles, ni la poursuite de notre conquête économique, chacun pris isolément et à l’exclusion des autres, ne peut, seul, nous sauver.On doit également se convaincre de l’importance de chacun de ces a:;pects de notre vie.comme groupe.Les liens de solidarité qui les unissent les uns les autres sont si étroits que le seul fait d’en négliger un compromet gravement le succès des autres.Ce serait une erreur également grave de croire qu'un seul organisme peut entreprendre le travail de restauration qui s'impose dans ces différents domaines, quand, en réalité.il doit se partager entre des initiatives distinctes, en se rappelant toujours que chacune a un importance de premier ordre, soit par sa nature, soit par l'apport indispensable qu'elle doit donner aux autres.C'est en s'appuyant sur ces principes que La Ligue de l'Achat Chez Nous a entrepris son oeuvre de restauration économique dont la première phase consiste à créer un contact plus intime entre le consommateur et le fournisseur canadien-français, afin d'assurer dans notre milieu la circulation de l'argent.d’accroître notre force financière et d'assurer un marché aux produits de chez nous.La Ligue n’a jamais prétendu que son oeuvre, seule, fut susceptible de restaurer le groupe canadien-fran-çals dans la plénitude de sa vie nationale : au contraire, elle compte sur l’appoint des autres initiatives t politiques, sociales, éducationelles, etc.» pour faciliter son travail et assurer sa réussite ; mais, de même, les autres entreprises de restauration doivent tenir compte du travail de la Ligue et se convaincre à leur tour que sans notre relèvement économique, leur oeuvre court le risque d’etre vaine.M l’abbé Groulx l'affirmait explicitement dans le magistral discours qu’il a prononcé au Congrès de la Langue française : — “Aucun amour du parler maternel ne tiendra, par exemple, contre notre asservissement économique.” La Ligue considère que pratiquer l'Achat chez nous, c’est travailler directement à notre relèvement économique ; mais elle estime aussi que c'est donner un coup d’épaule à ceux qui bataillent dans l'arène nationale, éducationnelle, etc.» Pratiquer l’achat chez nous, c’est assurer des nerfs solides et des muscles vigoureux à notre corps social, afin de permettre à d’autres de refaire son âme.de fortifier son esprit et d'orienter son coeur vers des aspirations plus hautes et plus conformes au génie canadien-français.La Ligue de l'Achat Chez Nous.Les travaux de construction des deux nouveaux postes émetteurs de Radio-Canada a Verchères et à Hornby se poursuivent activement.Tout porte a croire qu’ils seront terminés avant le 1er octobre.C’est vers cette date que doit avoir lieu leur inauguration.On connaîtra ' bientôt les caractéristiques des nouveaux dispositifs émetteurs.Des ingénieurs avant d'arrêter le choix dennitif de l’emplacement des deux émetteurs ont lait de nombreuses recherches, de nombreux essais, de nombreuses expériences.Rien n’a été négligé à cet egard.Monsieur Gordon Olive, chef de l'équipe des ingénieurs qui a fait, sous ta tutelle du directeur général adjoint, Monsieur Augustin Frigon, le repérage en question a bien voulu nous entretenir de ce vaste et intéressant projet.Il a expliqué que les premiers essais ont porté sur un cycle de trois ans.Mais c’est surtout au cours de l’automne de 1936 et de l'hiver dernier que son équipe a poussé à fond des expériences qui, au point de vue technique, devaient être si concluantes.Il a fallu étudier le relief du sol, se rendre compte de la conductibilité des terrains, du libre rayonnement de l’émetteur.Au fait, comme le profane pourrait se l’imaginer, ce n’est pas à cause de sa situation géographique, à cause, par exemple, de la proximité de l'agglomération montréalaise que l'emplacement du nouveau poste de 50,000 watts entre Verchères et Contrecoeur a été choisi.C’est uniquement à cause de sa structure géologique.i Des camions munis l’un d’un dispositif de signalisation et les autres.d'appareils récepteurs, ont parcouru, pendant des mois, la rive nord et la rive sud du Saint-Laurent, en amont de Sorel, afin de mesurer les centres de rayonnement les plus favorables ; ce n'est pas une simple tâche que de répérer I un site capable de favoriser dans les ! meilleurs conditions possibles la ' propagation des ondes.Il n'est pas douteux que telle ou telle paroLsse de la rive nord ou de la rive sud aurait voulu voir chez elle l’installation de C.B.F., — ce sont les lettres d'appel du nouveau poste — en raison du prestige que comporte pareille entreprise, dans un voisinage immédiat, mais la science devait disposer autrement de toutes les ambitions.Les ingénieurs ont constaté, après mainte essais, que les bancs de sable sur la rive Nord et que l’écran constitué par les Laurentides, pour ne citer que ces deux cas géologiques, constituaient un sol.en quelque sorte réfractaire à la bonne conductibilité des ondes.Le site de Verchères favorisait mieux que tout autre le phénomène rayonnant, cela, grâce à la nature humide d’un sol que baigne le Saint-Laurent.Un problème se présentait à la solution duquel se sont employés les ingénieurs de Radio-Canada.Comment et dans quelle mesure les émissions du nouveau poste allaient-elles affecter la réception dans le voisinage immédiat ?Ils en sont venus à la conclusion que moins de 1% de la population de l'endroit subirait quelque déficience au point de vue de l'audibilité, mais comme l'a fait remarquer Monsieur Olive, il sera possible, au moyen de quelques truchements de corriger cette anomalie.Les ingénieurs de Radio-Canada ont eu à étudier les mêmes problèmes alors qu’il s'est agi de construire le poste de Hornby.Ils estiment qu'à une puissance "de 50.000 watts et en tenant compte de la structure du sol où s'élèveront les stations, le rayonnement couvrira une foule d'endroits qui.jusqu’ici étaient le plus souvent inaccessibles tant à cause de la pénétration des ondes parasitaires que de l’insuffisance de postes régionaux de faible puissance.ferment un Racine et un Corneille suffisent ; elles se passent des conventions du théâtre.Mais, à la radio, en raison de ce qu'on diffuse, les choses ne vont pas ainsi.Les directeurs artistiques de Radio-Canada, surtout lorsqu'il s’est agi d’opérettes, ont dû, au cours des deux dernières saisons, sinon faire des adaptations, du moins corriger, modifier les textes de façon à rendre intelligible tel ou tel passage d'une oeuvre que seule la scène avec ses conventions et ses moyens pouvait exprimer.Un décor, une toilette, ie maquillage, un mouvement de scène, un jeu de lumière, autant de choses dont la radiophonie, en attendant l'avenement ae la télévision, doit se passer.L’auditeur n'a pas, non plus, l’ambiance que l'on trouve dans une salle de spectacle, cette espèce de commun accord qui existe entre le parterre et l’acteur, cette communion de pensée en quelque sorte in-dispensaole a la conscience artistique de celui-ci.D'où il suit que les écrivains et les compositeurs en dirigeant leurs efforts vers la radio devront s'inspirer à de nouvelles sources, recourir aux seuls moyens dont elle dispose.Un criiique a écrit que la radio aura eu cet extraordinaire mérite d'obliger les dramaturges à préciser davantage leurs pensées, a les exprimer avec plus de clarté et d’eiégance, à comprendre enfin que le théâtre ne vaut pas uniquement par sa garde-robe et son décor, mais aussi et surtout par la langue qu'on y parle.La National Broadcasting Company et Radio-Canada tiennent ainsi compte de l’orientation de la T.S.F.vers un art radiophonique plus défini en s’appliquant a ne pas sortir des cadres ou peuvent s'exercer le mieux possible leurs moyens d'action.L H.VERS UN ART RADIOPHONIQUE La N.B.C.et le compositeur Menotîi — Radio-Canada, la scène lyrique et les adaptations.JACQUES GERARD, TENOR DANS WERTHER Monsieur Jacques Gérard, de l’Opéra-Comique de Paris, reviendra au micro de Radio-Canada, le lundi, 9, à 10 heures, dans le rôle de Werther qu'il a interprété nombre de fois en France.Ainsi donc, la demi-heure des Feux de la Rampe sera consacrée à l’oeuvre de Massenet.Madame Jeanne Desjardins et Monsieur Jacques Gérard nous en donneront du moins quelques extraits.Giuseppe Agostini sera au pupitre de chef d'orchestre.Les auteurs du livret, Paul Milliet et Edouar- Blau, se sont inspirés du roman uu même nom de Goethe.Fait typique, c'est en allemand que cet opera a été chanté pour la première fois.Alors que l’Opéra-Comique de Paris l'avait refusé, c’est à Vienne, en 1892.qu’il fut créé.On a dit que Goethe avait raconté dans ce roman une heure tragique de sa propre existence.Werther s’est épris de Charlotte qui est déjà fiancée.La déclaration subite et ardente de Werther n'a pas ébranlée la fiancée qui restera fidèle à Albert.Celui-ci épousera Charlotte.Werther n’a pas cru devoir s'éloigner et il est traité avec bonté par Albert qui ignore les sentiments de celui-ci pour Charlotte.Mais.Charlotte exigera de celui qu’elle ne peut pas aimer qu'il s'éloigne jusqu’à la Noël.Werther tiendra parole mais il ne manquera pas de revenir.Le conflit des devoirs obligera Charlotte à fuir.Albert, à la demande même du tragique amoureux, lui remettra l'arme qui mettra fin "aux souffrances du jeune Werther".Madame Desjardins et M.Gérard chanteront le duo du Clair de Lune, du premier acte et le Duo final du troisième acte.Madame Desjardins chantera les Larmes, du troisième acte et Monsieur Gérard, l'Invocation à la Nature.du 1er acte et Pourquoi me réveiller, du troisième acte.LES VARIETES INTERNATIONALES Un orchestre dirigé par Raymond Denhez.le quatuor des Grenadiers Impériaux et Madame Caro La-' moureux, soprano, constituent les entend le dimanche soir, à 9 heures.Au concert du 8, l'orchestre jouera entre autres airs, une sélection de folklore autriclen d’après un arrangement de Raymond Denhez, “Midnight in Mayfair” de Chase, un Tango de Bixio et "When a gypsy makes Ills violin cry” de Deutech.Le quatuor chantera "Quand une femme dit non", de Mario, “Les riens”, d'Allaire et Madame Caro Lamoureux, soprano, "Ouvre ton coeur” de Bizet et "Miarka”, de Boldi.A LA RECHERCHE DU TEMPS PASSE "A la recherche du temps passé”, c’est la rubrique d’une série d’émissions d'un nouveau genre que diffusera Radio-Canada et dont la premiere passera ce soir, vendredi, 6, de 8 h.30 à 9 heures.Le metteur au micro a voulu répondre, dans une suite de tableaux sonores, à cette question ; Vous souvient-il ?.Musique romantique.Effets de scène.Anecdotes, avec le concours de Mile Jeanne Desjardins, soprano, Mlle Marielle Provost, violoniste et C.-E.Brodeur, baryton.LES ECHOS D’UN VIENNOIS JARDIN Le vendredi, 6, de 9 h.30 p.m.à 10 heures p.m, aux studios de Radio-Canada, avec les Echos d’un jardin viennois que dirige Jean Deslauriers, concert consacré à Strauss, Stolz, Mozart, Brahms, etc, avec le concours de Richard Manning, ténor, et Joseph Delcellier, clarinettiste.RECITAL DE VIOLONCELLE Monsieur Jean Belland, violoncelliste, donnera un récital avec le concours de M.Edmond Trudel, pianiste, le vendredi, 6, à 10 h.30 du soir, à Radio-Canada.LA LEGENDE D’UN PEUPLE Le samedi soir, 7, de 9 h.30 à 10 heures, aux postes du secteur français de Radio-Canada, "La légende d'un peuple”, de Fréchette, avec le concours de MM.Jacques Auger, artiste dramatique et Alfred Mignault, organiste.LE PIANO MAGIQUE Allan Mclver.chef d’orchestre et pianiste, a préparé pour le concert que diffusera Radio-Canada, le dimanche, 8, à 8 heures du soir, sous la rubrique de "Piano Magique”, le programme suivant : Caravane, de Ettington, l’orchestre ; Régates vénitiennes, de Litz, Allan Mclver et Mat Heft, pianistes; “Rainbow on the River”, de Louis Alter, Gérald Duranleau, ténor ; Marche Militaire, op.51, no 3, de Schubert, Allan Mclver et Mat Haft ; Si tu le voulais, de Tosti, Gérald Duranleau, ténor ; "Russian Rag”, de Cobb, orchestre et pianos; T hear you calling me”, de Marshall, Gérald Duranleau, ténor; Marche Triomphale, de Goria, Allan Mclver et Mat Heft, pianistes.UNE IETE MUSICALE ENFANTINE A CRC M i José, Suzette et Bobby Forgues donneront à Radio-Canada, le vendredi, 13, à 7 h.15 p.m., une audi, tion pour le petit monde radiophile.Bobby Forgues.10 ans.sera l’animateur de cette demi-heure radiophonique puisque la feuille de service porte qu’il sera "maitre de cérémonie”.José dira des monologues et fera entendie des chansonnettes.Suzette jouera une oeuvre de Faure.M.JEAN BELLAND, VIOLONCELLISTE Monsieur Jean Belland, violoncelliste, à son récital du vendredi, 13, à 10 h.30 du soir, à Radio-Canada, jouera "Lamento” de Fio-rillo-Feuillard, “Menuet” de Haydn, "Montagnese et Chanson Murcien-ne” de Joachinin-Kochanski et Variétés Internationales que l’on l"Saltarello” de Vilengel.La National Broadcasting Company a chargé le compositeur italien Caro Ménotti d’écrire un opéra pour la radio.Bien que Ménotti ne soit âgé que de vingt-six ans.les directeurs de la N.B.C.ont découvert en lui un maitre de l’art radiophonique.Ils estiment, avec bien d’autres, que les oeuvres créées pour la scène ne donnent pas au micro ce que les compositeurs et les écrivains produisent spécifiquement pour la T S F.Les oeuvres de Ménotti répondent justement à la formule que l’on peut traduire en se servant du mot de Tristan Bernard : “II faut écrire du théâtre pour aveugles et faire en sorte que le dialogue même crée le décor dans les imaginations des auditeurs".Louis Veuillot estimait qu’il valait mieux lire les classiques que de les voir jouer sous prétexte que son imagination lui permettait de situer les scènes dans un décor autrement plus riche et plus neuf que ne pouvait le faire le plus habile accessoiriste.Les beautés que ren- RECEVEZ chaque SAMEDI SOIR avec la MOLSON il Epargnez de V argent mi TîiitlCj?Ecoutez à CKAC à 9 h.p.m.3 heures ininterrompues de musique de danse Les Goodyears sont toujours une bonne valeur.Considérez ces prix pour de véritables Goodyears.Voyez combien d'argent vous pouvez épargner.Autres dimensions à prix également bas.PNEUS MMHUiV Goodyear Dimension P™ OC 30x3 '/2 Dimension CC 4.40-21 O* * Dimension mW O C 4.50-21 / * GARAGE EMILE GIROUX Tél.181 — Saint-Jérôme Le samedi soir est maintenant la soirée Molson par excellence: non seulement avez-vous la Bière Molson pour vous rafraîchir, mais vous avez en plus la musique de danse Molson pour vous amuser.Vous n’avez qu’à écouter au poste CKAC à 9 h.du soir et vous avez de la musique populaire sans interruption jusqu’à minuit.Durant ces trois heures, deux excellents orchestres, dirigés par le fameux Lloyd Huntley, qui se fait présentement enten- dre à la Terrasse “Normandie’* de l’Hôtel Mont-Royal, exécutent pour vous les morceaux les plus nouveaux et les plus entraînants.Que vous soyez à la ville ou à la campagne le samedi soir, prenez l’habitude d’organiser une soirée Molson, avec la' Bière et la Musique Molson.C’est un bon moyen de s’amuser à peu de frais.Invitez des amis et surtout n’oubliez pas de faire au préalable une abondante provision de Bière Molson.MOLSON'S Ü,,:i Pas* mix L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 6 août 1937 OSCAR LANDRY, Pharmacien Annonçant ADRIENNE LES COSMETIQUES SCIENTIFIQUES ET HARMONISES qui, "par une introduction scientifique de tou.-, harmonieux” ont révolutionné, du jour au lendemain, l'art de la cosmétique Foudre pour la figure 5QC Naturelle.Blossom.Rachel, Ivoire, Rachel, Olive, Sun-glo.Rouge 60C Naturelle.Blossom, Grenade, Sunglo et Géranium Bâton à lèvres 60c Naturelle.Blossom, Grenade, Sunglo et Géranium Poudre comprimée 1.25 Poudre et fard 1.75 Parfum 25C et 50C CHOCOLATS LAURA SECORD NOUS PRENONS LES COMMANDES POUR FLEURS NATURELLES Pharmacie Oscar Landry LA PHARMACIE LA MIEUX ASSORTIE DU DISTRICT Service de 2 messagers de S h.a.m.à 10 h.p.m.Tél.193 et 671 339, rue Saint-Georges Voisin du marché, à Saint-Jérôme Poudre de talc 35c Crème détergente 50c Crème de nuit 50c Crème de jour 50c Crème de base 50c Crème nourrissante 50c Tonique de la peau 60c Lotion astringente 60c Lotion pour la peau 60c Poudre pour le bain 1.00 Nouvelles de Saint-Jérome Au conseil municipal VILLE DE SAINT-JEROME Une demande spéciale a été adressée à l’honorable F.-J.Leduc, ministre de la voirie, le priant de bien vouloir considérer le parachèvement de la rue Labelle, au nord de la ville de Saint-Jérôme, et ordonner que les travaux soient exécutés durant la présente saison.Cette partie de route est encore inachevée et dans un état lamentable pour le moins dangereux pour le tourisme.Pierre concassée Le prix minimum de 25c a été fixé pour la vente de poussière de pierre de 1 à 1000 livres et de 50c la tonne, plus la taxe, pour une quantité de 1000 à 2000 livres.Pour la pierre de *4 à 2" le prix minimum de 70c (taxe comprise) pour quantités de 1 à 1000 livres et de 1.30 la tonne, plus la taxe de vente 8^ — pour plus de 1000 livres.A ces prix, l’acquéreur doit prendre livraison de telle pierre sur le terrain de la ville.licences de commerce Quelques-unes des licences de commerce qui n'ont pas encore été réglées ont été remises entre les mains de Me Camille L.de Marti-gny, qui est chargé de prendre des procédures pour le recouvrement de telles licences.Travaux de voirie Vu qu'un grand nombre de sans-travail de Saint-Jérôme doivent I être employés aux travaux de voirie provinciale, permission a été accordée à la Piedmont Construction Co.| de se servir de la borne fontaine ; sise à l'extrémité sud de la rue de j Montigny, pour s'approvisionner d'eau.Ces travaux commencent à la sortie sud de la ville de Saint-Jérôme, en vue du détournement de la route 11.Bon ordre et discipline Des employés ayant été pris en état d'ivresse sur le travail, au concasseur de la ville, les contremaîtres ont été avisés de congédier immédiatement toute personne prise en état d'ébriété ou ayant des boissons en sa possession.'afin de maintenir le bon ordre et la discipline sur les chantiers municipaux.PETITES ANNONCES Maison à louer, à vendre, meubles usages, demande d'emploi, objets perdus, et«., ete.NOUVEAU TARIF 2 sous le mot, minimum 49e, ou 3 insertions pour 11.90.• • « LOGEMENT A LOUER Logement neuf.5 pièces, extra moderne, situe rue Saint-Hubert, près Labelle.Aussi.2 portes de garage à vendre.S'adresser à >L Lionel Themens, 38 rue Labelle, Saint-Jérôme.9-7-37.• • • TERRE A VENDRE Terre de 58 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Ford 2 Tonnes — 157” 1933 Ford 11 Tonne — 157’ 1933 Itco Speed Wagon 1934 G.M.G.l'A Tonne — Carrosserie à ridelles d'empattement d'empattement d'empattement d’empattement d'empattement ’ d'empattement S825.00 800.00 815.00 700.00 650.00 425.00 690.00 500.00 Dompeuses neuves et carrosseries de tous genres et de n'importe quelles marques peuvent être installées sur ces chassis qui ont été parfaitement reconditionnés.EXEMPLE : Camion Ford 1936, 2 tonnes, reconditionné S800.00 Dompcuse hydraulique, carrosserie de bois installée, taxes payées 395.00 Prix complet $1195.00 Conditions faciles pour chacun de ces modèles.Dépenses de voyage aller et retour seront remboursées, si vente conclue.S'ADRESSER A M.FRANCIS, GERANT.DEPARTEMENT DES CAMIONS GENEREUX MOTOR CO.LIMITED 2144 Bleary MONTREAL LA.G241 Les retraites pastorales La semaine prochaine aura lieu au Grand Séminaire de Montréal, la première retraite pastorale du diocèse.M.le curé Emile Dubois.M.l'abbé René Desjardins.M.l'abbé Jean-Paul Giraldeau et M l’abbé Bernard Desjardins, prendront part à cette retraite.La seconde retraite aura lieu la semaine du 22 août.Excursion de la Chorale Dimanche dernier.1er août, la chorale paroissiale faisait son excursion annuelle.Ils ont visité Grand'Mère et Shawinigan Falls.• • • Excursion de la fanfare Saint-Jérôme Dimanche dernier la fanfare Saint-Jérôme faisait son excursion annuelle.Le lac Connelly était l'endroit choisi à cette occasion.Disons tout de suite que ce voyage n'a rien coûté ni à la fanfare ni à la ville.De généreux amis du corps de musique ont rendu possible cette récompense biqn méritée par les musicens : MM J.-P.Rolland.H.Barrette, député provincial, J.-V.Rabouin.gérant de la Banque de Montréal.D -A.Desnoyers, représentant de Molson.et N.Caston-guay, président de la fanfare ont ouvert largement leur bourse pour la circonstance .le docteur Alfred Cherrien.M.Albert Cyr.cordonnier.M.Georges Wilson et M.Charles Larocque ont généreusement prêté leur automobile pour transporter les musiciens : MM C -A Robert, agent de la Cie Coca-Cola, et H.Cloutier, représentant de la Cie de Breuvage Jumbo ont fourni plusieurs douzaines de boissons douces.A tous ces vrais amis de notre fanfare, nous présentons publiquement nos plus sincères remerciements et leur présentons toute notre gratitude pour la journée inoubliable qu'ils nous ont fait passer dimanche dernier.Partis par une température douteuse.nous sommes arrivés au lac Connelly au grand soleil.Ce coin des Laurentides est des plus pittoresques, et tous nous avons su i'ap-précier.Presque en descendant des voitures.une bonne plonge dans les eaux invitantes du lac majestueux; après quoi, un excellent “apéritif", enfin, le succulent dîner aux ''beans canayennes".parfaitement apprêtées par M.et Mme Lavoie ou nous nous retirions.A la fin du repas, toasts et discours où notre président s'est surpassé .aidé de son sifflet .!!! Malgré la mauvaise température de l’après-midi, l’entrain n'a pas cesser de régner un seul instant : "piano automatique", “rat sup".chant, danse, etc., etc., chacun avait “quelquechose" pour l'intéresser.croyez-moi.chers lecteurs.Tous enchantés de leur voyage, les musiciens tiennent à remercier une fois de plus leur président.M.Napoléon Castonauay.qui leur a donné une nouvelle preuve de son esprit d'initiative en organisant cette excursion qui fut un succès sur toute la ligne.< Communiqué'.• • m Directeur de l'Union des Municipalités M.J.-Emmanuel Bertie, maire de la ville de Saint-Jérôme, vient d'être nommé directeur de l'Union des Municipalités de la province de Québec.Nos félicitations.m m m Congrès de la Caisse Nationale d'Economies M.Armand Desjardins, représentant de la Caisse Nationale d'Economie, a assisté au congrès d'été, au siège social de la société, a Montréal, ces jours derniers.Le stationnement à Saint-Jérôme Les réglements de circulation concernant le stationnement des automobiles sur la rue Saint-Georges.entre les avenues Parent, et, Le-gault devront être observés, et des amendes seront imposées aux personnes qui les enfreindront., En voyage M.et Mme Achille Beauchamp, Mlle Violette Paquette et M.Emile David, conduits par M.Lucien Bas: tien, se rendaient à Hull et à Ottawa.la semaine dernière.Fête anniversaire | Mercredi soir, un groupe d'amis ! se réunissaient à un "Surprise-Par-1 ty" chez Mlle Gécile Guay pour fêter le 21e anniversaire de naissance 1 de Mlle Yvette Lauzé.On remarquait : M et Mme Auguste Lauzé, M.et Mme Oscar Collins, de Saint-Jérôme ; M.et Mme Télesphore Leroux M.et Mme Roméo Guay.M.et Mme Rénti Che-vrefils.de Montréal ; Mlles Annette et Lucienne Forget.Georgette Lauzé.Pauline et Cécile Bureau, de Saint-Jérôme : Mlles Jeannette et Berthe Râtelle, et Madeleine Milot, de Montréal ; Mlles Laurette Des-ehènes.Bernadette Metthé, Berthe Drouin.Rita et Marie-Jeanne Collins et Jeannette Lauzon.de Saint-Jérôme ; MM.Roland Laporte.Paul et Georges Hamelin.Frédéric Aubin.Ronaldo Forget.Roméo Dolan.Raoul Forget.M.Binette.Jacques Lauzé, Roger Collins.Gérard Guay, Wtlbrod Guay, Alfred Auger, Emile Desforges, dè Saint-Jérôme ; Roger Râtelle, de Montréal.Le goûter fut servi par Mlles Annette Forget et Cécile Guay et plusieurs cadeaux furent présentes à l'heureuse jubilaire • • * Prochains mariages Trois mariages seront bénis à Saint-Jérôme, samedi prochain, 14 août ; A six heures.Mile Thérèse Si-gouin.fille de M.et Mme Josaphat Sigouin, avec M.Roland Brière.fils de M.et Mme.Joseph Brière.de Sainte-Sophie ; A sept heures, Mlle Edna Leroux, fille dé M.Eusèbe Leroux, décédé, et de Mme Leroux, avec M Alfred Rio-pel.de Montréal, fils de M.et Mme Aimé Riopel.de Saint-Jérôme ; A huit heures.Mlle Marguerite Laliberte.fille de M et Mme Jean-Baptiste Laliberté.avec M.Edouard Beaudry, fils de M.et Mme Alphonse Beaüdry, décédés • • • Décès de M.Frédéric Paiement Blessé par un auto Mercredi soir, vers 7 heures, M.Joseph Allard, âgé de 39 ans, de Saint-Jérôme, a été frappé par un automobile conduit par M.Georges Lauzon.de Montréal.La victime soullre de lésions à la figure et au dos mais son état n'est pas grave.Il reçut les soins d'urgence du Dr Duval, de Saint-Jérôme.C0IV 1*1101 Politique provinciale On trouvera ici quelques points importants soulignés par l'honorable Damien Bouchard, chef parlementaire de l'opposition libérale â Québec.Ces faits appartiennent â l'histoire politique du parti des farceurs cyniques qui gouvernent notre province depuis un an.Lundi dernier, 2 août, avaient heu à Saint-Jérôme, les funérailles de M.Frédéric Paiement, époux de Valentine Labelle.décédé samedi dernier.31 juillet, à l'âge de 38 ans.t • « Décès de M.Cédéon Lavictoire Mercredi soir, est décédé à l'hôpital Saint-Luc.à Montréal, à l'âge de 53 ans M.Gédéon Lavictoire.de Saint-Jérôme, époux de Albertine Gascon.M Lavictoire a succombé à une fracture du crane à la suite d'un accident d'automobile, survenu lun-i di dernier, alors qu'il fut frappé par une voiture conduite par M Harry Shal.de Montréal.I Les funérailles auront lieu demain matin, samedi.7 août, à 9 heures, en l'église de Saint-Jérôme.• » • Décès de M.Lionel Gauthier Demain matin, samedi, à 10 heures.auront lieu en l'église de Saint-Jérôme.les funérailles de M.Lionel Gauthier, âgé de 21 ans.fiLs de M.et Mme Télesphore Gauthier, née Marie-Anne Beauvais.Le jeune Gauthier est décédé à l'Hôtel-Dieu de Montréal, mercredi dernier.! Nos sincères sympathies a ces familles éprouvées.STIMULE ET KAFRAÎC 12 ONCES pénuAN" lïS r afrmS Une jeune bicycliste est frappé par un auto Mardi soir dernier, vers 9 heures 50, un jeune garçon en bicycle, Lionel Morand, de La Chapelle.paT roLs.se de Saint-Jérôme, a été frappé accidentellement par un automobile conduit par M Hector Lamarche, de Lachute L'accident est survenu sur la rue Montigny.près de Saint-Georges.Le blessé fut transporté immédiatement chez lui où il reçut les soins du Dr Bruno Rochon, de Saint-Jérôme.Il souffre de contusions de la jambe gauche.Un homme saute à bas d'un camion et se blesse grièvement Mardi dernier M.René Desjardins.de Saint-Jérôme, a été victime d'un malheureux accident, vers I midi et demi près du Garage Paquette .à la sortie de la ville de Saint-Jérôme Le jeune homme était monte sur le marche-pied d'un camion chargé de gravier, et en voulant descendre alors que la voiture était en mouvement.il glissa et une roue-double arrière lui passa ur une Jambe.B souffre d’une fracture double et compliquée et de contusions au corps.Son état est très grave Le docteur Bruno Rochon lui prodigua les soins d'urgence et la victime fut ensuite transportée à Montréal en ambulance, le lendemain.VAUT 2 FOI S SON PRIX Embouteillé par Les Liqueurs Select Enrg.Tél.139 SAINT-JEROME Violation des règlements Et que dire maintenant du respect que le premier ministre a des règlements et des usages assurant la liberté de parole II n'existe pas de loi du bâillon dans nos règlements de l'Assemblée législative.Mais le premier ministre a une majorité tellement servile et un contrôle si absolu sur les officiers de la Chambre qu'il n’a pas besoin de loi de bâillon pour empêcher ses adversaires et même ses partisans de parler.Ce despotisme est plus favorable au premier ministre qu'une loi de bâillon car une loi de cette nature permet au moins à tout député de se faire entendre sur toute question qui vient devant la Chambre pendant un temps raisonnable.Les gens sincères de l'Union Nationale s'attendaient pourtant à d'autres choses.Jamais on ne leur aurait fait croire au temps des élections que M.Duplessis dans le but d'empêcher des adversaires gênants de démasquer ses supercheries législatives et ses manigances administratives aurait l'audace de violer la liberté de parole d'une façon aussi réprouvable qu'il l'a fait à plusieurs reprises au cours de la dernière session.Je me permettrai de citer deux exemples typiques.La Chambre était à considérer l'adresse en réponse au discours du trône.On sait que pour précipiter l'adoption de cette adresse le premier ministre avait lui-même posé le bâillon aux députés ministériels en leur défendant de prendre part à la discussion qui suivrait la motion principale.Inutile de dire que les ordres du chef redouté furent suivis à la lettre par ses députés dociles.Il s'agissait d'empècher l'opposition de parler plus longtemps qu'elle avait pu le faire à un des premiers soirs du débat.La Chambre, en vertu d’un règlement existant à cette époque, s'ajournait automatiquement à onze heures du soir.La seule exception qu'il y avait à cette règle c'est que, advenant qu'à onze heures un vote était à se prendre, on devait terminer cette procédure avant l'ajournement.Le premier ministre s'organise pour prendre un vote et onze heures étant passé il soulève un point d’ordre pour forcer l'opposition à continuer le débat contrairement aux règlements.Le président favorise cette manoeuvre absolument illégale; l'opposition n'a qu'une chose à faire, c'est de se retirer de la Chambre pour protester contre un pareil déni de justice.La motion est adoptée à une heure où la Chambre n’avait pas le droit de siéger et c’est ainsi que M.Duplessis à empêché les députés de l’opposition de parler sur la motion proposant l'adresse en réponse au discours du trône.Dans aucun parlement de l'empire britannique et à aucune époque de notre histoire parlementaire on verra un pareil exemple d’abus de pouvoir si ce n'est à l'occasion d’un second incident qui s'est produit lors de l'adoption des résolutions précédant le bill concernant le Syndicat National d'Eiectricité.On était en comité plénier et la discussion qui avait été assez échauffée de part et d’autre s'était faite sur cinq des dix résolutions qu'il y avait à adopter Lecture n'avait été faite par le président du comité que de ces cinq résolutions Il en restait encore autant à lire et à adopter.A un certain moment une crise de névrose politique prend le premier ministre et il ordonne au président de déclarer toutes les resolutions adoptées Je fais remarquer que les cinq dernières résolutions n'ont pas même été lues et qu'il y a un règlement qui décrète qu’une résolution doit être lue avant d'être adoptée et qu'il en existe un autre qui empêche le président de déclarer un article adopté tant qu'il y a un député qui désire porter la parole et que les députés.en comité général, peuvent parler aussi longtemps et autant de fois qu’ils le veulent.L'opposition désire entendre la lecture de ces résolutions et en faire la discussion avant de donner son vote.M.Duplessis répond en incitant ses députés à hurler à qui mieux, mieux : Adopté, adopté.Il s’ensuit un vacarme d’enfer au milieu duquel, malgré les protestations énergiques des membres de l'opposition et en dépit des règlements, du bons-sens et de la décence, le président appelle l'Orateur et fait rapport que les résolutions sont adoptées sans amendements.Le bâillon Je veux me plaindre à l'Orateur de cette violation flagrante des ré- AVOCAT) LEGAULT U LEGAULT .L.L.Lcgault, C.R.Guy Legault, B.A., L.L.B.BoquMir» sfTicl.l du DUtrlct dt Terr.botm* AVOCATS et PROCUREURS Téléphone 60 — Boite Postale 93 LACHUTE ?appoooocoooooooooooooocQQt * Paul Larose L.L.B.AVOCAT 128 rue Hlainville SAINTE-THERESE Téléphone 50 ME JL Dr Bruno Rochon MEDECIN-CHIRURGIEN Rayons X et traitements électriques 307, S.-Georges Consultations : Saint-Jérôme 2 à 4 & 7 à 8 p.m.TéL 280 Excepté le dimanche «CCi&SOOMOOCOOObîOOCOKJîa RODOLPHE BEDARD Bureau établi en 1908 EXPERT-COMPTABLE LICENCIE ET AGREE (Chartered accountant) CONSULTATIONS PRATIQUES EN MATIERES COMMERCIALES ET FINANCIERES 425, avenue Viger, Montréal glements et de la liberté de parole et sa dualité de personne lui permet de décider qu'il n'a rien entendu, qu’il n'a eu connaissance de rien et qu’il ne peut prendre aucune action.Il m'empêche de parler à ce stage de la procédure.A la deuxième lecture des résolutions je veux signaler les procédés étrangers du comité général, le premier ministre soulève un point d'ordre.Comme d'habitude l’Orateur lui donne raison.La seule procédure qui me reste pour protester c’est d'en appeler a la Chambre Je le fais pour remplir un devoir bien ingrat jusqu'au bout Inutile de dire que je n'ai eu pour appuyer ma protection que les votes des membres présents de l'opposition officielle et de celle des dissidents.Je rappelle ces incidents que vous avez peut être tous à la mémoire pour vuos faire comprendre dans quelles conditions désavantageuses nous nous sommes trouvés pour remplir notre devoir de membres de l'opposition envers le peuple de la province et envers notre parti Les bandits embusqués aux coins des bois n'agissent pas plus injustement envers leurs victimes que nous avons été traités par le gouvernement qui devait cependant tout restaurer â l'Assemblée Législative en fait de légalité, de respect dû aux règlements assurant la liberté de parole, de contrôle des actes du gouvernement par l'opposition et de dignité dans la tenue des séances Je ne crains pas d'affirmer que jamais nous n'avons eu dans la province un gouvernement aussi déloyal envers les membres de l'opposition que celui que nous avons à l'heure actuelle.Cette déloyauté dégénère en lâcheté quand on considéré que c'est un gouvernement ayant une force numérique de six contre un qui se sert de procédés aussi condamnables que ceux qu'il a employés pour étouffer, par la force du nombre, la liberté de parole chez ceux que notre régime démocratique charge de la protection du public contre les JOSEPH FORTIER AVOCAT 349 rue lABEILE SAINT-JEROME Tel.258 & 201 — Ca.se postait 53( DEMERS y RAYMOND AVOCATS Me Maurice Demers Me Raymand Raymond Tél.lit 306, Saint-Georges, S.-JKROMI Bureau à SAINTE-AGATHE 7 rue Albert — Tél.181 reoooooocoooooooooocoo&ooot GASTON GIBEAULT AVOCAT de Bourassa Si Oibeault Tél.60 — 5 rue Préfontatm SAINTE-AGATHE-DES-MONTS O Fl 1 O Jules Jarry NOTAIRE 293 rue SAINT-GEORGES, Tél.53 SAINT-JEROME Bureau 11 Saint-Sauveur des Monts : rhfi M.Adolphe Hélatifrr, tec.-tréa.ie Jeudi aprêc-mldl Jusqu a I h p m erreurs de jugements, la dilapidation des deniers publics et les abus de toute nature du parti au pouvoir.Terrorisme Oit a voulu, par une espèce de terrorisme savamment organisé par les génies du mal qui Inspirent le gouvernement de l’ordre nouveau, nous empêcher de faire notre devoir comme nous avions décidé de l’accomplir et comme je l’ai déclaré au début de la législature au nom de mes collègues dont vous fêtez ce soir le succès d’un des non moins actifs, M Bastien, le député de Ber-thier.dont l'adversité politique nous a révélé les talents.Ce devoir nous avons déclaré que nous le remplirions sans peur et sans reproche Le gouvernement a cru à certains moments qu'il réussirait à nous faire changer d'attitude par le terrorisme et quatre ou Cinq députés ont été chargés de se joindre au premier ministre pour nous injurier de la façon la plus ignoble que peuvent le faire des goujats instruits.La terreur on s'en est servi en nous menaçant des foudres du Grand Inquisiteur national; ses foudres je les ai méprisées, comme l'ont fait mes collègues, sachant bien qu'il ne pouvait pas, malgré tout l'argent et le pouvoir dont 11 dispose pour organiser et faire fonctionner son système de délation et d'espionnage, la Guepéou nationale, faire passer pour un malhonnête homme celui qui n'a jamais préva-riquer, pas plus d'ailleurs qu'il ne réussira d'empècher la lumière de se faire un jour sur les tractations louches des grandes corporations électriques, les pots-de-vlns électo-| raux et les détournements de fonds I publics que j'aurais déjà mis au .jour si monsieur Duplessis ne m'aI vait pas empêché d'assigner cer-! tains gros poissons et quelques menus carplllons qui nagent dans ses eaux dont la limpidité est loin d’è-tre celle du cristal.(à suivre) Chacun est étonné de voir que: "Marie prend toujours des leçons de musique" — "Jacques poursuit ses études" — "Maman reçoit des chèques régulièrement chaque mois" — tout comme si Papa était encore vivant.Comment cela fut-il arrangé?THE CANADA LIFE ' Assurance Company — Fondée en 1847 — De* Alfred Cherrier Représentant SAINT-JEROME, P.Q.LIVRETS »E COMPTOIK manufacturés dans la province de Québec Imprimés à votre nom ou bien en blanc en vente à la douzaine ou à l'unité NATIONAL SALES CHECK BOOK CO .LlMl T EC) mont rrc al Vendus par IMPRIMERIE J.-IL-A.LABELLE Limitée Téléphone 12 303 Avenue PARENT 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