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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 22 octobre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1937-10-22, Collections de BAnQ.

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1897-1937 SEUL JOURNAL DU DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS ü 1897-1937 "LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT” (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : $2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, Limitée Saint-Jérôme LABELLE B ; 1 QUARANTE-ET-UNIEME ANNEE.NUMERO 43 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 22 OCTOBRE 1937 Le parti libéral est prêt à lutter pour ' à Québec son prestige perdu "La province de Québec est à un tournant de son histoire.Jamais elle n'a connu une situation aussi critique.Nous avons raison de nous demander ce que l'avenir nous réserve, ce qu’il adviendra à la classe laborieuse et surtout quel sera le sort de notre jeunesse.C’est le résultat de la politique d’ordre nouveau de l’Union nationale.La province, heureusement, aura assez de ressources pour subsister jusqu’aux prochaines élections et le peuple rendra alors son verdict".Une salve d’applaudissements a salué ces paroles de M.Adélard C-odbout, ancien premier ministre de la province, qui parlait devant une salle comple, au club libéral Mercier, de Québec, le 14 octobre."Et veuillez croire, poursuivit M.Godbout, que les libéraux seront prêts à affronter leurs adversaires.Nous avons un devoir à remplir à LETTRE DE MONTREAL A MONREAL COMME A QUEBEC “Purificare, non dolet.Notre jeune et vaillant confrère “LE JOUR” a publié, la semaine dernière, sous l’exergue : “Au balcon de l’Hôtel de Ville,” et le titre : Puri-fïcare, non dolet.un article qui révèle que.décidément, sous l’ORDRE NOUVEAU instauré à Montréal par M.le maire Adhémar Kaynault, député U.N.de l’Assomption, les fonctionnaires municipaux y sont .soumis au même “régime de terreur et d’espionnage (style Louis Francoeur) que leurs camarades provinciaux.Lisez plutôt.L.Depuis quelques semaines, l'at- provincial des propriétés Papineau, l'égard de notre province ec nous prendrons toutes les précautions et les mosphère est tellement dense et a Montebello, c’est-à-dire le manoir mesures nécessaires pour l'accomplir.Si M.Duplessis veut avoir une pliar8ée à l’hôtel de ville quil est familial, la chapelle funéraire et le consultation populate» ««ni,,*.I, « 1« Menvttmt.u» libéraux ne E“‘: ÎSt JSfeTSÎ tour- K& aeSÏ craignent pas cette consultation ; ils savent que le peuple est prêt a naise, un enfer.On s’espionne mu- destiné à préserver ces lieux comme faire son choix.La province s’est fait prendre une fois, mais elle ne se tuellement, on écoute aux portes i monuments historiques, fera pas prendre une seconde fois.” | comme de vulgaires soubrettes, on ne d’épuration, l’administration pa- Parlant de la politique libérale.M.Godbout dit qu’elle est la même et 011 ne falt nen UU1Ü1CI.lent que, malgré le relèvement économique que l’on constate ment par celui qui se sentait épié.Le rapport e entier, la province de Québec se débat dans une situation i Un fonctionnaire avait été chargé , coffre et .1 de "surveiller” certains fonction- du gros mo bafouer après lui avoir tant promis?Et les classes laborieuses, quelles j "maire , ________ a voué une haine im- impulsions suivront-elles après avoir vu le gouvernement non seulement placable au directeur des services leur apporter la misère, mais leur donner l’exemple même de l’injustice ?munnieipaux.Me Honoré Parent.La situation de la province, je ne le dis pas avec plaisir, mais avec un Présentement, une enquête secrète profond chagrin, est plus pénible qu’elle ne l’a jamais été.Nous avons en défaut.ULe maire'ne eu déjà eu cette province des gouvernements conservateurs qui ont peut pas pardonner à M.Parent commandé le respect et qui ont inculqué à la population les sentiments que ce ne soit pas un “raynaultva- nécessaires à l’avancement vers le progrès.Mais où sont-elles, actuelle- Jour clu* occupe le poste de direc-.„ teur des services municipaux, ment, ces garanties de notre avenir .Tous les hauts fonctionnaires dor- "Si le gouvernement qui nous dirige à Ottawa n’a pas craint d’imposer ment — ou plutôt ne dorment pas sa souveraineté dans le Canada, il n’a pas isolé notre pays par des - sur un lit d’épines.Constamment barrières infranchissables Malgré la disparition de l’article 98.il a su i^^encp11nnut'înn^mi^snif ^rehe rétablir la paix sociale.Nous n’avons pas entendu parler de marches sur ^ S'exerCe "par dessous", par des Ottawa depuis que le gouvernement libéral est au pouvoir.Il n’y a pas hommes déterminés à faire de la eu de révoltes ni d’émeutes.C'est qu'à la base de la politique canadienne place pour des amis politiques Au Contentieux municipal, l’ad- ! ministration Jeannotte - Raynault de paix et d’harmonie, quelle est la figure de ^^^Æon” atv^hôm-Est-ce que les Canadiens français ont raison mes a placer : MM.Penverne.Si- d’étudier la question il y a quelques nationaux seront invités à assister années, fit rapport à l’effet qu’une et à y adresser la parole.Mercredi usine d'épuration municipalisée dernier.M.Gouin a expliqué le but coûterait exactement la moitié du de ces déjeuners, montant que les promoteurs du pro- M.Gouin a annoncé que le conseil jet voulaient faire voter au conseil, économique officieux qu’il préconise de la commission fut sera prochainement sur pieds.Le 'on continua de parier parti demandera à tous ses adeptes montant.des comtés de l’ile de Montréal d’é- Aujourd’hui c'est encore du gros lire un président par comté et de les montant que l'on parle.Les con- déléguer à des assemblées qui au-seillers qui iront à New-Orleans en ront lieu une fois par semaine à reviendront convaincus qu'il n’y a Montréal.qu’une chose qui puisse sauver la Un peu plus tard, le groupe de M.ville : une usine d’épuration qui Gouin entreprendra toute une sé- coûtera deux fois ce quelle vaut .rie de conférences dans la province ou bien, une usine dépuration des à des dates et lieux qui seront an-moeurs municipales.\ noncés.("Le Jour”).I (Suite à la deuxième page> L’honorable Rodolphe Lemieux (Ecrit pour l’AVENIR DU NORD) Par l’abbé E LIE-J.AUCLAIR Personne, je crois, n'a jamais plus cun, connus et répandus dans les dignement porté ce titre d’honora- meilleurs milieux de notre société ble, qui s’ajuste si peu à certaines canadienne-française.physionomies, que le regretté Ro- Rodolphe fit ses classiques au sé-dolphe Lemieux, mort à Montréal, minaire de Nicolet, au temps où Mgr à près de 71 ans, dans les derniers Douville en était le supérieur et jours de septembre.Déjà, ici même, Mgr Brunault, plus tard évêque du l'autre semaine (8 octobre), le di- diocèse, le directeur ou le professeur recteur de ce journal, son collègue à de rhétorique.Il suivit ensuite son la Chambre Haute, M.Jules-Edou- ! cours de droit, à Laval de Montréal, ard Prévost, lui a rendu le plus dé- ' sous les hommes de savoir qu’étaient licat et le mieux mérité des hom- Chauveau et Jetté.Ecolier ou étu-mages.On sentait vraiment que la ; diant, il se faisait surtout remarquer plume que M.le sénateur Prévost j par son esprit sérieux, son applica- parlait de l’abondance de son coeur et il n'est guère possible de mieux nuancer un éloge funèbre, d’y mettre une plus sincère émotion.Je ne saurais ajouter beaucoup à ce touchant témoignage.Sur l’invitation de M.Prévost lui-même, j'y reviens pourtant, afin d'exprimer à mon tour .simplement, comme j'ai coutume de le faire dans mes modestes chroniques, tout le bien que je pense de M.Lemieux et les regrets que j’éprouve en voyant disparaitre fde la vie ce distingué concitoyen, qui m'honora de sa bienveillance et de son amitié.LETTRE D’OTTAWA Le Canada accepte l’invitation belge.— Les lois de l’Alberta.— Un ministre canadien à Bruxelles.— Uns élection complémentaire.— La visite de M.Hull.M.Lemieux était sans conteste, parmi nos contemporains, l'un des 1 hommes les plus en vue de notre province de Québec et même de tout ! le Canada.Il a occupé, pendant ; plus de quarante ans, dans notre ! vie politique et sociale, des postes de premier plan et, le moins qu'on tion au travail et son sens pratique.Doué certes de beaux talents, en particulier de celui de l’éloquence, mais plus solide encore que brillant, il promettait beaucoup, et, ce qui est plus rare, il a tenu ses promesses.Le baron Robert Siivercruys, mi- .nistre de Belgique au Canada, a Une rumeur veut que le colonel rendu visite, samedi, au très hono- Georges-P.Vanier.haut commis.rable Mackenzie King et lui a fait saire du Canada à Londres, soit i très grande majorité dégoûtés de ce part de l’invitation du gouverne- nommé prochainement ministre du genre ci’adminis’ration.L'opposi- ment belge aux Etats signataires Canada en Belgique, pos’e qui doit comme le disait si bien M.Lapointe, il y la justice et la charité.“Et dans cet ensemble la province de Québec ?E d’être fiers du gouvernement qu’ils se sont donné ?Est-ce que nous mard et Morissette.avons avancé en quelque façon ?Est-ce que le présent gouvernement1 Aussi, les conseillers sont-ils en impose le respect nécessaire à tout progrès ?” M.Godbout dit qu'on a trompa la ccr.fiance populaire et que rien ne uoii au conseil municipal compte du traité du 6 février 1922.~à se réu- être créé prochainement par le gou-sera négligé pour montrer a la province la face véritable de ceux qui maintenant plus de vingt echevins.mr en Belgique, le 30 du courant, vemement du Canada, dans l'inté- sont en cliartie de l’administration : "Si nous avons assez de respect pour .Ceux-ci complotent de renverser le aux fins d’examiner, conformément rêt de notre pays dont le commerce l'électorat et assez de patriotisme pour regarder au-dessus des luttes | ^^çuUfrt de forcer le mai-.-.¦ -.politiques la province que nous aimons et pour laquelle nous luttons, ceux i potlr garder les échevins en ligne, qui pour des avantages politiques ont ouvert des plaies vives dans le les administrateurs jouent d’infliïen-coeur de la population peuvent s'attendre de nous rencontrer et de «.On parle d’un voyage à New- recevoir des leçons nccessaiies et salutaires.nos échevins pourront visiter une "La province de Québec, comme tous les Etats du monde, a besoin usjne d’épuration dans le genre de d'un ordre nouveau L'ordre nouveau, c'est la politique constante du celle dont la construction est pro- parti libéral.Ii consiste à donner à tous une mesure de plus en plus jjetée pour Montréal large de justice.Et c'est le parti libéral qui la procurera à la province."Pour ma part, je suis orgueilleux de ma province.Je crois qu’elle a Avec la construction de cette usi- un rôle à jouer dans l’Amérique du Nord et c est pourquoi je ne veux pas que l’on nous isole dans la Confédération et parmi les autres pays.Le principe du parti libéral, c'est un principe d'union, de coopération.Nous avons, avec toute la population du Canada, des points communs d entente I! nous faut coopérer pour faire du Canada le pays le plus grand possible.Actuellement, on veut toujours chercher la chicane .M.Godbout dit que ces principes d’union et de coopération, qui sont ceux du parti libéral, sont de vrais principes chrétiens.Il reprend un peu plus loin : "A titre de club libéral, je ne veux vous demander qu'une chose : à l’article VII dudit traité, la situa- avec la Belgique se développe cha-tion actuelle en Extrême-Orient, que jour davantage.Le colonel aux fins également d'étudier les Vanier est bien connu en Europe moyens pacifiques qui pourraient et c'est un des héros canadiens de hâter la fin du conflit regrettable la guerre de 1914.qui y sévit.! On sait que le gouvernement King Le ministre de Belgique désirait a l'intention de développer de plus savoir si le gouvernement du Cana- en plus nos relations internationa-da serait disposé à participer à cette les, commerciales et diplomatiques, conférence.Le premier ministre a La création de la légation canadten-répondu qu'il apprécie l’invitation ne à Bruxelles sera un nouveau pas ____________ de son gouvernement, que le Cana- j dans cette voie." ' I da l’accepte avec nlaisir et sera re- Les traités commerciaux que le présenté à la conférence.I gouvernement fédéral a consentis Le très honorable M.King a dé- depuis 1935 sont assez nombreux, claré aux journalistes que les noms mais il est question en ce moment des représentants du Canada à cette de l’établissement de relations-com-conférence ne seraient probable- merciales plus étroites entre le Ca- ment pas annoncés avant quelques nada et la Belgique, à laquelle nous MONTEBELLO EST LE THEATRE jours.vendons pour vingt-six millions de D’UNE BRILLANTE CEREMONIE : .dollars par an.Nous importons pour PATRIOTIQUE I Le premier ministre Mackenzie _____ King a déclaré, lundi, qu'il n’y au- Une foule nombreuse, composée rait aucune décision touchant les en grande LE SOUVENIR DE L.- J.PAPINEAU EST COMMEMORE environ six millions de marchandi ses du pays belge.Il y a quelques mois, une déléga- .' et a la coopération, l'entente, l’union.Le parti libéral est basé sur l’union et c'est ce qui a fait sa force dans le passé comme ce qui fait sa force encore aujourd'hui.Coci n’exclut pas la liberté de parole et la libre expression des opinions.Quels que soient leur âge et les clubs auxquels ils appartiennent les libéraux sont toujours admis à exprimer librement leurs opinions C’est ça l’essence du parti libéral : liberté de parole et liberté de penser Mais entendons-nous.triomphe d’un parti, mais pour le triomphe des principes libéraux ”.de partie de pèlerins venus lois du Parlement de l'Alberta avant tion belge a visité le Canada c'est ce nii’oii appelle I rop facilement l’esprit, de par' i et que j'appellerai de Montréal cl des villages environ- le débu de la semaine prochaine.! commencé des négociations pout 1 “tu i i • nants a assisté, dimanche après-1 Le premier ministre a dit que le une entente commerciale entre les midi à Montoboilo à une brillante gouvernement avait été saisi des re- deux pays, avec l'espoir que le Ca-cérémonie en l'honneur de Louis- présentations du gouvernement de nada achèterait davantage de la Joseph Papineau à l'occasion du l’Alberta et des autres parties inté-, Belgique.On croit qu'un traité de centenaire des événements de 1837.ressées.j commerce sera sous peu annoncé C'est M Hector Dupuis, échevin du Deux des lois dont il s’agit concer- j par le gouvernement fédéral, quartier Papineau, qui présida le nent l’augmentation de la taxe sur j .ralliement en compagnie de M Ro- les institutions bancaires et le con- Le premier ministre a annoncé, unissons-nous, non pas pour le m(() Lorrain, député de Papineau à t rôle du crédit par le gouvernement mardi, que l'élection complémentai- l'Assemblée législative.Parmi les provincial d’Alberta.La troisième est | re dans Victoria.Coiombie-Britan-„ .hml, dit ,mil n’a nas recherché la direction du parti libéral, orateurs, on remarquait M.Adhé- relative au controledeja pmsse^pan nique.a été fixée au 29 novembre et Mais puisqu’on la lui a confiée, on peut être assure qu il ne négligera rien • F6]jx* DCSrôChers.bibliothécaire pr ” - -— .' .tltlon quo lc gouvernement fédéral a dé chirurgicale même 1 rieure, ancien député du comté de ” ~ ' Labelle ; M.Auguste Hébert, maire .de Montebello : MM.C.-A.Miller et i Jules Massé.I Une intéressante suggestion fut faite par M.Lorrain au cours de son En juillet 1891, M.Lemieux s’inscrivait au Barreau de Montréal, et, dès cette époque, tout en continuant à s’appliquer à l’étude, ayant bonne plume autant que parole facile, il se distingua dans le journalisme et à la tribune politique.En mai 1896, il se présentait aux examens de l'Université pour l’obtention du doctorat er.droit.Sa thèse sur La contrainte par corps lui valut les suffrages des maitres de l’heure et il conquit son grade avec grande distinction.Entre temps, en 1894, Rodolphe Lemieux avait épousé Berthe Jetté, la fille de son professeur.Quatre enfants sont nés de ce mariage.puisse dire, c’est qu’il y fit bonne Avec sa veuve éplorée, une seule figure.Avocat, professeur d'univer- fille aujourd'hui lui survit, qui est sité, député au fédéral, plusieurs fois ministre, orateur ou président religieuse aux Ursulines de Trois- Rivières.Son unique fils, qu’on ap- des Communes une dizaine d’an- pelait familièrement Roddy, est nées et.en ces derniers temps, mem- I mort lieutenant, à 20 ans, sur le bre de notre sénat, chargé souvent champ d’honneur, à la bataille de missions diplomatiques à l’étran- , d’Arras, pendant la grande guerre en vue de bien remplir les devoirs que celle charge lui impose.’’On peut fl)j parlement canadien, l’honorable être assuré qu’aucun sacrifice personnel, qu’aucune responsabilité à pren- , jUge H.-A.Fortier, de la cour supé-dre qu’aucune mesure nécessaire, qu’aucune mesure chiturgicale même nécessaire ne nous fera reculer.Nous avons un devoir à remplir a l’egard de la province, que je continue à aimer de plus en plus, et cc devoir, nous le remplirons."Si M.Duplessis veut appeler les élections dans un coin ou un autre de la province et si même, que Dieu le veuille, il voulait avoir une consultation générale, d’un bout à l’autre de la province, prêts, l’électorat est prêt”.ai.no- ni h i» ii mi i.i U.11U.UUC» ci jc mit- premier nui .ipineau à trôle du crédit parle gouvernement mardi que l’électi Jarmi !es provincial d’Alberta.La troisième est I re dans Victoria.’ ’ dative au contrôle de la presse par i nique, a été fixée i___________ .> même gouvernement.Les deux , ]a mjSe en nomination des candidats rentières lois n’etant qu’une repe- !au lundi précédent, soit le 22.Il ition des lois bancaires de l’Alberta .s'agit de donner un successeur à la les libéraux sont L’assiette au beurre Les appétits sont plus déchaînés que jamais dans la horde des l’urs.Ces grrrands "nationaux” qui dénonçaient le pa< rouage aux dernières élections et se proclamaient désintéressés et au-dessus de ces “netite.s questions”, se sont rués dans la crèche ou Ils se plongent le museau depuis un an.Tls en sont rendus à se disputer entre eux pour savoir qui aura le plus gros morceau de patronage.Un caucus des députés de File de Montréal est même convoqué pour discuter de celte question d’intérêt national ! M Maurice LeNoblet Duplessis, qui n’ose pas venir à Montréal pour y parler de son programme d’hier et de sa politique d’aujourd’hui, sera présent à ce caucus.I.e patronage, voyez-vous, c’est la principale affaire des Purs de l'Union dite natinale.Pouah ! Le agricole Un grand congrès de l'enseignement agricole a eu lieu à Québec cette semaine.Des discours importants ont été prononcés et des travaux utiles y ont été soumis S Em le cardinal Villeneuve y a déclaré qu'il est du devoir de l'autorité religieuse rie s'intéresser n l’enseignement agricole.Son Eminence a communiqué en même temps un important message aux congressistes L’archevêque de Québec a annoncé la publication prochaine d'u- ., ., Chambre des communes à l’honora- savouees.il esi a présumer quelles ble S-F.Tolmie.conservateur, décé-seront elles aussi désavouées.La lot dé il y a quelques jours, concernant les journaux esf nou- i Depuis les élections générales, voile.Lc lieutenant-gouverneur de c'est ]a deuxième élection complé-l'Alberta.M.Bowqp.a refuse do don- mentairo qui sera tenue dans ce .lier son assentiment a ces trois lois.j,-omté.Aux élections de 1935.M.allocution de bienvenue 11 proposa .les reservant au bon plaisir du gou- d.-B.Plunkett, conservateur fut l’acquisition par le gouvernement I vemement federal.|réélu, mais il succomba, l’année sui- vante.Le 8 juin 1936.l’honorable mais il arriva emain de la proro-présen'é au préambre des commu- ger.appelé à faire partie de l'Institut de France et même invité un jour à donner des cours en Sorbonne, il s'est montré partout à la hauteur de ces fonctions élevées et les décorations les plus enviables ont reconnu et souligné sa valeur, ses mérites et son prestige.Au physique, c’était un bel homme.de forte taille, à la figure pleine et bien vivante, aux yeux clairs et vifs, d'allure distinguée, de mine agréable et avenante.Esprit très ouvert, intelligent et probe, travailleur et cultivé, observateur et consciencieux, il fut de bonne heure en mesure de rendre de précieux services à l’intérêt public et il en a rendu de bien des sortes.Libéra! en politique.fidèle à son parti et au grand chef Laurier, dont il a été l’un des lieutenants marquants, il sut pourtant soutenir ses vues à lui et affirmer sa propre personnalité.Canadien français et catholique, il a fièrement servi sa race et vécu sa foi.sans jactance comme sans faiblesse, ne heurtant jamais les attaches ou les convictions de ses concitoyens d'autre origine et d’autre croyance, ne désobligeant personne et s'imposant quand même au respect de tous.Homme de loi Instruit, professeur disert, politique très au courant, souple et habile, orateur éloquent et puissant dans l'une et l’autre langues, la française ou l’anglaise.qu’il maniait avec une pareille aisance, et, en plus, homme de bonne compagnie toujours et de franche cordialité, il était vraiment quelqu’un et il a largement fait honneur à son sang et à son pays.micro session.En électeurs de Victoria pour la troisiè-ir un représentant " al.re a de nouveau session fédérale ier.mais la date été fixée.le 29 août 1918.En juin 1896, à 29 ans, M.Lemieux se faisait élire député au Parlement d'Ottawa, et, la même année, en septembre, il était nommé professeur de droit à l'Université Laval de Montréal.Simultanément, 11 allait poursuivre désormais,avec un égal succès, comme deux carrières : celle de la politique au Parlement et celle du professorat à l’Université.Rodoiphe Lemieux, l'un des ainés d’une belle famille canadienne, naquit à Montréal le 1er novembre 1866.Son père.M.H.-A.Lemieux, a été inspecteur des écoles puis era- C'est le lointain comté de Gaspé qui l’avait choisi pour être son représentant à Ottawa en 1896.M.Lemieux y fut.réélu en 1900.En 1904, il conquit deux mandats: celui de Gaspé et celui de Nicolet.Il opta pour Gaspé.En cette même année 1904, il était appelé à faire partie du cabinet Laurier.Aux élections de 1911, il se présenta dans Rouville et fut élu.En 1917, il se représenta dans Gaspé et posa aussi sa candidature dans Maisonneuve et il l’emporta dans ces deux comtés.Cette fois encore, il opta pour Gaspé.Aux élections suivantes, en 1921, 1925 et 1926.il fut réélu dans Gaspé.Enfin, en 1930, il entrait au sénat.Solliciteur général dans le gouvernement d'Ottawa en 1904, l’honorable Lemieux passa, en 1906, au ministère des postes et du travail, puis, en 1911.à celui de la marine et des pêcheries.Entre autres mesures législatives qu’il préconisa, il a attaché son nom à la loi, dite loi Lemieux, qui décrète l’enquête obligatoire en matière de conflits industriels.On lui doit également beaucoup pour le développement du service postal.En 1921, il fut choisi comme orateur ou président des Communes et il a occupé ce poste de confiance durant trois Parlements, soit en 1921-1925, 1925-1926 et 1926-1930.Lors de la crise de 1925.pendant quelques jours, il con- plové comme officier des douanes.; tinua sous M.Mtelghen, chef des Sa mère, Anne-Marie Bisaillon, était conservateurs, à remplir la fonction la soeur de l’avocat Bisaillon, l’un de président, ses adversaires politi-des maitres alors du Barreau de,qUes rendant ainsi hommage à sa Montréal.De leur mariage sont nés ' correction, à sa rectitude, à sa di-huit enfants, qui.ont vécu jusqu’à : gnité et à son impartialité, l'âge adulte, dont sept fils et une [ D’autre part, M.Rodolphe Le- jetés sur lc pavé.Vous eu connaissez.is’re a déclaré que Cordell Hull, secré-Etats-Unis, à Ottn-caractère officiel ofïert un ban-Club au distingué qui l’accompa-lendemain soir, il y Rideau Hall, offert général et lady OlTweedsmuir.il n'y a eu aucun dis-N | cours, excepté quelques mots de Avant les élections, 51.Duplessis promettait : aujourd'hui — IL EXECUTE.A LA GUILLOTINE ! bienvenue et l'échange de bons sou- Ilourrah ! junir les Furs ! Vive l’Union Nationale ! nellè des agriculteurs cooooopocooooh v ! halts.N j M.Hull a quitté Ottawa pour To-« iront o où il doit recevoir un titre Q : honorifique de l’université de Toft ronto.fille, mariée celle-ci au juge Pouliot do Québec.Les parents, eux-mêmes cultivés et amis de l’instruction, tinrent à honneur d’assurer à leurs enfants une éducation supérieure.Aussi, les sept frères Lemieux se sont-ils tous fort bien placés dans le monde ou dans la vie.Outre le regretté Rodolphe, à qui cette notice est consacrée.Alphonse, de Montréal, Auguste, avocat à Ottawa.Gustave, conseiller législatif, le Dr Arthur, de Montréal, le major Eugène, aussi de Montréal, et le Dr mieux s’intéressa toujours fortement à la vie de l'Université Laval devenue officiellement l'Université de Montréal en 1919.Titulaire de la chaire de l’histoire du droit en 1896, il fut promu en 1916 à celle du droit international, où il a professé jusqu’à 1929.Ses cours n’avaient rien de banal ni de monotone.Très nourri des meilleurs auteurs, il animait ses leçons de sa parole chaude et sympathique.Ses élèves l’appréciaient et l’almalent et ses collègues recouraient volontiers à ses conseils.Louis-Joseph, ancien représentant ! Outre sa thèse de doctorat La con-de la province à Londres, sont, cha- I (Sulte à la deuxième page) 5119 Page deux L’AVENIR DU NORD Saint-Jérôme, le 22 octobre 1937 L’HONORABLE RODOLPHE (Suite de la première page) Lemieux « Justice pour tous ml^rp rmcrPi * JJ trainte par corps, il a publié en un volume de 500 pages une compilation, Les origines du droit franco-canadien, très utile aux étudiants et aux chercheurs.Il représenta longtemps, si je ne me trompe, la faculté de droit dans l’administration générale de l’Université.Il faisait d'ailleurs figure dans le monde des lettres et de l'éloquence.Il se plaisait à revenir de fois à autre au journalisme et s'entendait à bien tourner l’article.Un recueil de ses discours constituerait un ou plusieurs volumes de choix.Il fut élu à la Société Royale du Canada en 1908, et il a été président de la section française en 1914-1915.puis président général en 1918-1919.L’un des premiers au Canada.M.Lemieux fut chargé de missions diplomatiques ou spécialement repré-sen.atives.En 1907, il allait au L’honorable T.-D.Bouchard, chef parlementaire de l'opposition, à Québec, a publié dernièrement, dans “EX AYAX'T," sous le titre : "Justice pour tous,” un article on ne peut plus éloquent au sujet de la campagne de chantage faite par le trust de l’électricité, article que tous devraient lire et faire lire.Souvenirs du passé L’histoire du mouvement musical au Canada (Suite) (1) -n-a-0- M.Gustave Smith écrivait dans l'ALBUM MUSICAL, de .Montréal, en octobre 1882 Une petite feuille rurale, qui vient adversaires ont dit que mes idées à peine de paraître pour la première s'étaient modifiées à la suite de mon fois, laisse entendre a ses lecteurs entrée dans le ministère Tasche-que je vais me plaindre à la Com- reau.C'était là une affirmation mission de l'Electricité, parce que gratuite, qui n'était étayée sur au-ies taux de la compagnie’Southern cane preuve Canada Power, à Saint-Hyacinthe, je suis entré dans le ministère à seraient trop bas.Le confrere joue ia condition que les réformes que je sur les mots.Je lui répondrai que préconisais en matière d'électricité si jamais je m'adresse à une telle seraient incorporées dans les sta-commission.ce sera pour lui de- tuts de la province.Il en est resuite mander détendre a toutes les mu- trois lois que j'ai soutenues et qui nicipalites desservies par la Sou-.ont ete édictées par le Parlement, thern .es taux de faveur que cette ices lois étaient excellentes, car elles compagnie n’accorde qu'à ses seuls répondaient aux besoins du temps abonnés de Saint-Hyacinthe.jet arrêtaient la mainmise des mo- rmon discuter avec les autorités de Ce Ile sera -que iu_?tice- Toas les nopoles privés sur le portefeuille des Japon discuter avec .es au-omes ae Clt0yens sont égaux devant la loi.et malheureux pavants ce pays la delicate question de 1 un- si un monopole enrichi à force de Cela cst vrai QUe le5 mononoles migration chez nous des Asiatiques, pressurer le peuple se sent mainte- 1 effravés s'empressèrent de déclen-En 1908 il représentait le gouverne- 1 ^ant de taille a ceder son électricité cher une formidable campagne con- Tnf.lf^0£,dtete,n'!^e le parti liberal, auteur des trois dmri?'h^ort°U^ 1-f1 °^¦ et souscrivirent d'un seul coup.««HMiSwÜfnt qAU !{, dmaeri ,no.n -d'après M.Lacroix, depute de Beau-pa^ seulement a ia \*lie de Saint- ,e au fédéral S150Ô00 au fonds no^leeffo^^^rn^tîi^mc V” ! efectoraîdela'soi-dS UnionSa-tVui munSinvle 1 tionale de M.Duplessis.Cela est si traie municipale.vrai que le gouvernement de l’U.N., .les ictees en matière d eiectricité une fois arrivé au pouvoir, s'empres-sont assez connues.Je les ai fait sa de substituer aux trois lois du connaître à de nombreuses assem- parti libéral trois prétendus bills blées tenues dans presque toutes les sauveurs qui, nonobstant les van-villes de la province.On a dit, mes tardises de M.Duplessis, étaient à ce point favorables au trust de l'é ment canadien à la convention postale de Berne en Suisse.En 1909.c'est aux Etats-Unis, pour les fêtes du troisième centenaire de la découverte du lac Champlain qu’il fut envoyé.En 1910, ce fut en Afrique du Sud.pour l’inauguration du Parlement de ce nouveau Dominion.Il fit au reste de nombreux voyages en Europe.En ces derniers vingt ans.depuis ia mort de son cher fils sur le champ de bataille d'Arras en 1918, il faisait presque tous les ans comme un pèlerinage à son tombeau.Au cours de ses voyages, il avait noué de belles relations en divers pays.Il était membre de plusieurs clubs importants de Londres et de Paris, notamment du Cercle InterAllié de cette dernière ville.Chevalier de la Légion d’honneur en 1906, il fut plus tard promu officier et succéda dans la suite au cardinal Mercier, à titre de membre étranger.à l’Académie des Sciences morales et politiques de l'Institut de France.En 1924.le Saint-Père Pie XI l’avait créé Commandeur de l'ordre pontifical de Saint-Grégoire le Grand.Ajoutons que.au Canada, dans les cercles sociaux d’Ottawa, de Montréal ou de Québec, M.Lemieux était très recherché et qu'il y tenait une place de premier rang.Bienveillant et élégant de manières, doux et amène, parfait gentilhomme, il n’entretenait avec tous, en dépit des luttes politiques, que des relations cordiales.On lui savait des adversaires.mais on ne lui connaissait pas d’ennemis.Au lendemain de la grande guerre, en mai 1919, à la réunion annuelle de la Société Royale à Ottawa, l’honorable Lemieux, qui en était le président général cette année-là.prononça en cette qualité un grand discours à la séance d’apparat du Château Laurier.Il avait choisi comme sujet La guerre, le Canada et demain.Ainsi qu’on s’y attendait, il le traita avec une maîtrise superbe, une hauteur de vue, un sens des réalités et une éloquence qui firent une impression profonde sur son auditoire, un auditoire d’élite bien entendu.Il sut se montrer chrétien et patriote tout ensemble.Qu’on me permette deux brèves citations qui l’établissent amplement.“Le rôle des intellectuels et le devoir des puissants à l'heure actuelle.disait-il, c’est de se pencher vers les humbles, les petits, les faibles, de se solidariser avec eux.Revenons à renseignement du Christ qui est de s’aimer les uns les autres.Tout homme a une âme immortelle et sa vie n'est qu’un passage, n est ici-bas pour atteindre, après la mort, un bonheur sans fin dans la posses- MELI-MELO (Suite de la première page) M.BOURASSA DENONCE LA PRO PAG AN DE SE PARAT I STE La Société des conférences de l'université d'Ottawa a inauguré, dimanche dernier, sa série annuelle leetneite qu'ils provoquèrent dès leur passation un notable mouvement de hausse des actions d'électricité sur le marché de la bourse.Si j'eus modifié mon attitude, comme mes adversaires le prétendent, si j'eus désarmé, le trust aurait mis bas les armes contre moi ; mais il n'a pas cessé de me combattre un seul instant, à preuve la IuLe qui! poursuit contre moi a Saint-Hyacinthe même.Sait-on de conferences.M.Séraphin Manon ^ i1 1 présidait.Le conférencier.M.Henri q.0tr0,p.3^®f£,snle nqrhn r * mnoroTn.-mf ®i» ^UX élection^ pTO\ incînic^» de sfparalS;ePdans Quebec dit emLnt novembre 1935, un employé de con- 'Le fait que la majorité des ca- fiance de la Southern Canada Po- wer s'introduisait dans une salle tàoiiques et des Canadiens-français ____ du Canada habitent la province de 5îiblî5.,îf, Québec nous Dorte à croire nue nous mc 1 a ala parler au peuple de la province par le truenement de la Quebec nous porte à croire que nous constituons un élément distinc-dans la Confédération.Ceux qui ont lancé le mouvement, ne se sont pas arrêtés à songer à ces compatriotes en minorité dans les autres provinces et pour lesquels ils ont combattu dans le passé '.M.Bourassa croit que le pays est radio, et tentait de saboter l'appareil de diffusion ?Il fallut l'intervention de mes amis pour venir à bout de cet énergumène.Nous avons municipalisé l'électricité à Saint-Hyacinthe.II en a coûté tout près de deux cent soi- Les élèves, en général, ne donnent point ce qu'elles pourraient produire.Peu de travail et trop de facilité à apprendre : voilà le défaut et la qualité que j’ai remarqués chez la plupart d’entre elles.De plus, elles ont une mémoire qui nuit beaucoup à leurs progrès.Elles retiennent promptement le morceau qu'elles étudient, et par cela même ne le finissent jamais, ou très rarement.Finir un morceau, c'est donner le style, le sentiment, à l’oeuvre.L'étude.chez elles, n’est qu'une ébauche incomprise de la composition de l'auteur, ce qui compromet entièrement les bons effets d'une bonne exécution Je le sais, s'astreindre à répéter un certain nombre de fois un passage est chose assez monotone ¦ mais par cela même que leur étonnante mémoire leur place presque subitement les notes sous les doigts, elles auraient d'autant plus de facilité pour perfectionner leur exécution en apportant une extrême patience et une grande attention en répétant certaines difficultés qui tiennent plus du doigté que du sentiment.C'est à ce qui a fait établir ces deux catégories — les ela\istes et les pianistes.Les clavistes ont des doigts excellents, une bonne touche, mais peu de style.tandis que les pianistes réunissent à l'agilité des doigts la perfection dans le sentiment à donner à l'oeuvre.Il faut donc être d'abord un excellent claviste pour devenir un pianiste remarquable.Je citerai un fait à l'appuie de ces dernières lignes : Un jour, une jeune personne, dont la profession est l'unique soutien de sa mère, se rendit chez Kalbrenner.le célèbre professeur de piano, et inventeur du guide mains : — Monsieur, lui dit-elle, j'ai étudié plusieurs de vos compositions, et je désirerais les exécuter en votre présence, pour connaître votre opi- as’ez erand oour nermettre à tous xante-quinze mille dollars aux ci-81?v?rs?SSL ‘n'SfrS"ï'vKf,««• paix.Il regre tendance du passé chez les nôtres de placer la langue avant la religion.et déclare que toute nationalité a le droit de survivre, mais on ne doit pas mettre en danger la religion pour des questions de race.Dans l'opinion de M.Bourassa.le temps n'est pas très éloigné ou tous, ca hoiiques et protestants, tous ceux qui croient en Dieu, auront le devoir de s’unir pour la restauration des forces spirituelles et pour ia lutte contre le matérialisme et le communisme.M.OSCAR DROUIN DIT QUE >L FISHER DEVRAIT DEMISSIONNER “Il y a dans le ministère Duplessis un ministre qui devrait démissionner : c'es le trésorier, l'honorable M Martin-B.Fisher Quand un ministre est blâmé par ses collègues publiquement et.a plus forte raison, par le premier ministre, il ne peut plus rester dans le cabinet.La solidarité ministérielle est un principe de parlementarisme brüanni-que.J'en sais quelque chose, moi.Lorsque j'ai cessé de m’accorder avec mes collègues, j’ai démissionné.C'est tout ce que M.Fisher peut faire a présent.Il en a non seulement le devoir mais l'obligation".Telle est la déclaration faite, dimanche dernier, à Donnacona.par l'honorable Oscar Drouin, ancien ministre des terres e forêts, devant un auditoire de plusieurs milliers de personnes réunies dans ia salle paroissiale de cette ville du comté de Portneuf L'honorable M Drouin faisait alors allusion a l'affaire du 'comité protestant du Conseil de .l instruc ion publique et aux démission de Dieu.Sur la terre, tout doit sions réclamées de ses membres être subordonné à ce but suprême.! .Développons chez le plus modeste NATIONAL AU ouvrier le sentiment de sa dignité 1 ' ' .j .et de sa vocation d’être humain, 1 Le parti national que dirigent le tout ce qui peut l’arracher au ser- Dr p Hamel.M.Oscar Drouin, le va« .'«.“TÆ £oSé?aÆ'.‘ ne devienne une machine, qu fi ou- | réap c’est ce comité qui organi te la bue son âme rachetée par le sang j grande assemblée politique qui sera d'un Dieu ’’ • tenue dimanche soir prochain, au •Tl est dans l'intérêt du neuD'e marché Saint-Jacques.Ce comité il est dans imteret au peup.e se compose ain.: président, le Dr canadien, disait-il ailleurs, dans ce .j .j Thibaudeau : secrétaire.M même discours, de resserrer ses re- Hermas Bastien; Edouard Rivard lations de toutes natures avec la avocat; Paul Guillet.notaire: J-P France et l’Angleterre, puisque c’est f Chauvin, Ernest Jb oitaille.de ces deux nations mères de la j,,\itOT*SSE MENSUEL nôtre que dérivent toutes nos idées ses.Le | Canada se doit d’aspirer à l’unité politiques, civiles et religieuses.Le , Sommaire du no 368 — Octobre 193.Alpinisme féminin, par M.Charles Vallot.— Bernardin de Saint- dans la diversité .U faut que nos Pierre à 111e de France, par M.Jac-deux races, par le souvenir des ques Levron.— Changement ; cograndes choses faites ensemble et vitesses des automobiles par M F ' Picard.— Henri Duvernois.par M par la volonté d en accomplir de Go ue Truc La oarde indi- nouveUes, trouvent la formule d un j gène par ]f, commandant Henri patriotisme vraiment canadien.Cammas — Influence de la lumière 1 i„„ Jacques de la pezel.— potasse d'Alsace, par sauvegarde de notre individualité canadienne .” Ce sont là, je pense, les idées mai-tresses qui ont guidé toute sa vie le regretté sénateur Lemieux.Encore M.F Quiévreux — Gabriel Signo-ret, par M.Jean Monval.— Touk-hatenevsky.par le général A.Nies-sel.—- Les Véhicules électriques, par M.Robert Dreyfus.Le mois littéraire, scientifique, historique et ju- que la dernière — l’unité nationale ; ridique, cinématographique, théâ- dans la diversité — ne doive pas I rai- musical, et artistique 54 gra- s'entenrire rianc le spns de l’aban- vures et 1 Pîanche en noir Mot' sentenare dans le sens ae iaDan (croisés Ia: numéro 4 fr 75 ; chez don des droits qui nous sont chers, tous les libraires et Librairie La- elles sont assurément, ces idées, no- ’ rousse, 13 à 21, rue Montparnasse blés et hautes, dignes d’un homme ; Paris (6e» d’Etat qui comprend notre vraie si tuation au Canada.“En la personne de Rodolphe Lemieux, écrit justement le Droit d’Ottawa (29 septembre), disparait un homme politique qui a jeté du lustre sur sa race, sur le Parlement, sur le pays.Il a fait fructifier au centuple les talents que Dieu lui L’ACA DEMIE SA INT- TI f O MA S D’AQUIN La 8e session annuelle de l'Académie Canadienne Saint Thomas d'Aquin, a eu lieu, la semaine dernière.a Québec, sous la présidence de S.Em.le cardinal Villeneuve.Les travaux présentés au cours de ces assises furent tous de haute tenue.A la séance de clôture, le 14 avait confiés.Par la dignité de sa Gc obre, l’honorable Tnibaudeau vie et par son assiduité au travail 11 Rinfret, juge de la cour suprême, a demeure un modèle pour notre jeu- intéressé un vaste auditoire en „ parlant du “Droit civil de la provin- nesse._ ce de Québec et du droit naturel tel L’abbé ELIE-J.AUCLA1R» qUe compris par saint Thomas.” centrale municipale qui a fonction né sans interruption depuis son installation.Cette centrale compte environ 350 abonnés, qui restent fidèles à la municipalisation en dépit des extraordinaires moyens de per-suation employés par là compagnie pour les en détacher.Je dis moyens extraordinaires et nous allons voir pourquoi.La compagnie Southern Canada Power s'est inclinée de bien mauvaise grâce devant le fait accompli.Eile s est donné pour mission, on dirait, de tuer la municipalisation si possible et tous les moyens lui sont bons.La concurrencé qu'elle fai; à notre centrale municipale est une concurrence déloyale, comme nous allons le voir.Elle a d'abord commencé par abolir le service au compteur et lui a substitué des taux fixes qui sont les plus bas dans l'histoire des compagnies électriques du Canada.Ces taux varient suivant les clients.Ils sont infimes lorsqu'il s'agit de détacher un client de la centrale municipale.C'est ainsi que nous avons de nombreux citoyens qui paient a la Southern un taux fixe de SI.07 par mois pour un service d'électricité comportant l'éclairage de plusieurs appartements, un radio, un poêle de cuisine, souvent une glacière électrique et je ne sais plus combien de chaufferettes.Car le taux étant fixe, sans compteur, on se chauffe à l'électricité.La compagnie prétend exercer un contrôle sur ce chauffage, mais ses inspecteurs ne peuvent pas être partout.d'au'ant qu'ils s'occupent bien plus de politique que de service électrique.et rien n'empêche un citoyen d'avoir et d'employer toutes les chaufferettes qu'il désire, pourvu qu'il n'en fasse pas étalage.Ainsi donc, une foule d'abonnés de la Southern Canada Power à Saint-Hyacintre paient leur électricité 51.07 par mois.Les autres abonnés paient des taux fixes qui varient de $1.27 à S2 50.On voit tout de suite la tentation qu'il y a pour un abonné de la centrale municipale qui paie son électricité au compteur bien qu'à un taux raisonnable, à redevenir un client de ia compagnie privée.La Southern ne borne pas là sa concurrence.Eile est de tous les mouvements politiques contre moi et soutient par une forte publicité deux journaux qui me combattent Elle a des agents qui font campagne à l'année contre la municipalisation et qui ne se gênent pas pour dire que si Bouchard était battu, la centrale municipale serait vendue pour du vieux fer.Le monopole ne veut pas de la municipalisation, car il sait qu’elle détermine la baisse des taux.Notre lutte pour la municipalisation.a Saint-Hyacinthe et ailleurs, a déterminé, c'est un fait, une baisse des taux d'électricité dans toute la province de Québec.Car la municipalisation, c'est la concurrence.S'il n’y avait pas de municipalisation, il n’y aurait pas de concurrence, et le trust serait libre de pressurer le peuple comme il le faisait autrefois.Dans ces conditions, notre situa-lion à Saint-Hyacinthe est 'oute particulière.Nous payons des taux d’électricité plus bas que partout ailleurs et nous nous en louons tout autant que nous en profitons, mais nous voulons prendre nos précau- , •ions pour l'avenir.Nous savons que la Southern fait cadeau de son électricité à Saint-Hyacinthe afin de tuer la municipalisation et nous savons que le jour où celle-ci disparaîtrait, nous en aurions fini avec les taux de faveur et la compagnie se vengerait sur nous de tous ses déboires passés.Nous voulons donc une concurrence raisonnable.Nous voulons que la Commission de l’Electricité détermine les taux de la Southern partout où elle vend de l’électricite, afin que s’il doit y avoir 1 des taux de faveur, tout le monde en bénéficie, afin que la munlcipallsa-tlon puisse vivre et tenir en échec les monopoles qui nous ont trop longtemps exploités. ’ talié au No 34 est Boulevard Sain -Joseph Tel ; LAncaster 6418 C'est là qu'ii faut s'adresser pour toutes questions se rapportant a l'adoo'éon et relevant de la région de Mon*ré- ; Nous attirons l'attention sur l'importance et les avantages de ! adoption des enfants abandonné’ Il se trouve nombre de foyers oui sont manifestement ineomolet parce qu'il y manque un cément est ’ tiel à leur bonheur : l'enfant Dans nos Crèches, il se trouve r grand nombre d'enfan's qui 'ont parfaitement qualifiés pour met:-?du soleil dans les f tyers dé ert Ce; petits chérubins n'attendent que l'occasion pour donner leurs caresses et leurs sourires en retour de la sollicitude affectueuse e- des soins attentifs qu'ils recevront des papas et des mamans auxquels la Providence les aura confiés.Epoux sans enfant, entendez l'ao-pe! de Dieu qui vous offre aujourd'hui par la voie de la charité ce que la nature vous a refusé.Rappelez-vous ce qu'il y a dit : "Ce que vous ferez aux pius petits d'entre les miens, c'est a Moi que vous le ferez.' En choisissant un de ces petits êtres abandonnés, n'hésitez pas à le croire, c'est Dieu Lui-même que vous accueillerez dans votre foyer Lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité.Il récompensera au centuple ce que vous aurez fait pour Lui Laissez-vous toucher par la grâce qui passe ; sans tarder adressez-vous à La Société d'Adoption et de Protection de l'Enfance, â l'adresse ci-haut mentionnée, avec une lettre de recommandation de votre paroisse et votre certifica't de mariage.! et vous serez dirigés vers une de nos (crèches où parmi les centaines de petits vous choisirez l'enfant qui manque à votre bonheur, i Communiqué! LIMITEE ¦ —1W, TOUS LES PERFECTIONNEMENTS CONNUS EN RADIOPHONIE Vous trouverez cet perfectionnements dans l’assortiment Westinghouse de 1938.1.Syntonisation automatique.Régulateur de fréquence automatique.2.Huit boutons syntonisateurs repérant votre poste préféré automatiquement.3.Compensateur automatique du timbre.4.Cadran "Atlas de l’Air.*' 5.Rayon syntonisateur cathodique.6.Haut-parleur curviligne de concert.7.Chambre de son orthocoustique.8.Lampe à rayon concentré.9.Régulateur de volume automatique.10.Régulateur de timbre continu.11.Filtre d’ondes éliminant automatiquement les bruits électriques.12.Syntonisation à double allure (rapide et lente).Condensateurs sur coussinets à billes.13.Repérage de précision (vernier ralenti dans un rapport de 90 à 1.) 1 4.Système de syntonisation aligné.15.Transformateurs F.I.à noyau de fer.16.Condensateurs tubulaires.17.Cadran de syntonisation élargi.18.Mécanisme de syntonisation monté sur coussins de caoutchouc.19.Régulateur de timbre haute-fidélité.20.Amplificateur à bouton assurant u* volume fortement augmenté.21.Stabilisateurs Lucite—assurance contre les changements de température.22.Châssis tout é+omé.23.Radiotrans toet-métol Westinghouse.24.Construction précise Weetmg-house.25.Beaux cabinet»—série des "Q>efv-d* oeuvre de la Radio." V o y • x et comparez avant de décider quel sera votre p r o c H a I n radio.DANS TOUTES LES PAROISSES DE LA PROVINCE AISONS qui font du radio Westinghouse le msITeur choix pour 1938 15 MODELES A COMPTER DE TOUS LES MODELES “WESTINGHOUSE” EN VENTE A CONDITIONS FACILES A LA Entrez voir et entendre les nouveaux radios Westinghouse— ils sont inégalés pour la qualité, le timbre, la reproduction.Laissez à vos oreilles le soin d’e n juger.236 rue SAINT-GEORGES — Tél.223 — SAINT-JEROME LA COMPAGNIE DE TRANSPORT PROVINCIALE Nouveau terminus d’auiGbus pour Montréal La Compagnie de Transport Provinciale construira prochainement un terminus d'autobus au coin sud-est des rues Drummond et Dorchester.Montréal, :ur le site ao uelle-ment occupe par l'église Presbytérienne Américaine ! a démo’ition de cette église, de même que des résidences au sud de celle-ci, commencera incessamment Les dimensions de l'édifice à trois étages, terminus et bureaux compris seront de 53 x 100 II sera cons-• rult en béton armé avec murs extérieurs en brique, finis en ciment lis’e blanc.La sa'Ie d’attente centrale pour 'es passagers sera de 50' x 60' A l'extrémité est de cette salle d'at-t< nte se trouveront les guichets pour billets, l'office de voyages et la consigne.Le côté ouest comprendra les débits a tabac, comptoirs de boissons douces, etc Des escaliers conduisent aux salles de toilettes et de repos, au soubassement L'entrée principale donnera sur la 1 rue Dorchester, au centre de l'édifice Au côté opposé, à l’arrière, seront les portes conduisant au quai | d'embarquement, qui s'étendra vers ! le sud jusqu'à l'arriére du terrain (des autobus.Ce quai sera recouvert ur toute sa longueur.Los autobus approcheront de la gare par i arrière et, au départ, passeront de chaque côté de l'édifice terminus.Ce projet provient d'un dessin de Messieurs Shorey & Ritchie, les architectes.e exprime la nature et le but de cet édifice, qui est en harmonie avec le mouvement moderne dans la construction, le dessin et l'équipement.Les étages supérieurs serviront à l'administration et aux employés des bureaux généraux.Le nouveau terminus sera le bureau chef de l'Est Canadien de la Compagnie de Transport Provinciale et des compagnies Colonial Coach Lines Limited, Champlain Coach Lines, Inc, Frontier Coach Lines.Inc Greyhound Lines et National Traihvays System.La vente de l'immeuble a été faite par l'en*remise de Messieurs C.-S.-W.Baker et J.-P Copland.QUELQUES REFLEXIONS Par CELIBER — Qu'est-ce que le sourire ?Le sourire est un reflet du ciel qui n’appartient qu’aux petits, parce que Dieu a voulu qu'fis aient seuls une ressemblance avec les anges du paradis.Le vrai sourire, ces dans le berceau qu'on le trouve.Le bébé sourit sous la chanson qui l’endort; il sourit quand fi agite ses bras fragiles ; U sourit'encore quand fi promène ses yeux ébahis sur le vaste monde qu’il découvre de son berceau ; il sourit même quand le vent secoue la maison et que le tonnerre gronde dans les firmaments chargés d’orages.Il ne connaît rien de l'existence, de ses misères, de ses souffrances ; la figure souriante de sa mère l'enchante et lui suffit.Il sourit à tout ce qu'il voit, entend, comprend.Même seul, il sourit.“A quoi ?” direz-vous.Dieu seul connaît les profondes pensées qui agitent ces cerveaux inconnus.Leurs yeux clignotants s’arrêtent brusquement et se fixent sur un point, là, sur le mur ou sur le plafond.Le bébé sourit toujours.Votre regard ne voit rien, ne remarque rien.Que voit-il donc ?Des anges probablement planent au-dessus de sa couchette, Invisibles à nos yeux parce que nos yeux sont souillés, visibles aux siens parce qu’fis sont pleins d’innocence.Même quand il dort, bébé sourit.Le sourire des petits, c'est, le parfum du ciel.Je m’explique maintenant peur quels motifs les grand’mamans sont si heureuses de s'approcher des berceaux.Bien des nuits durant elles ont bercé les êtres Tragiques que Dieu leur donna.Elles sentent ce besoin, elles sur qui le soleil décline un peu plus chaque jour, de regarder l'aurore se lever sur d’autres.Pourquoi ?Le savons-nous ?Dieu veut peut-être que des cheveux blancs se penchent sur des têtes blondes pour mieux nous confirmer la brièveté de la vie, court espace de temps entre un berceau et un cercueil.“Dieu, me confiait un jour une vieille grand'mère, est plus près de nous quand les bébés nous sourient”.— Qu’est-ce que la jeunesse ?La jeunesse ! Mot magique qui appartient aux vingt ans ! La jeunesse ! Ça ressemble au papillon qui flâne dans la plaine.Comme le papillon, la jeunesse a le charme et la beauté, comme horizon la liberté, et l’insouciance comme plaine.La jeunesse croit à la durée du bonheur ; comme l'oiseau, la jeunesse a des ailes : les illusions.Les rêves sont Immenses aux coeurs de vingt ans.Qui n'en a pas eu ?De toutes les sortes.La jeunesse recherche les plaisirs, les courses à travers champs, les escapades heureuses, les joyeuses rondes, la cueillette des roses même si elles se fanent en un jour, le vent qui ébourifle les cheveux ; insouciante, elle ne pèse rien, elle ne scrute rien, elle n’entend rien.Elle se moque des conseils, des avis ; elle veut jouir de la vie qui passe ; elle tend les bras à l'avenir avec une chanson aux lèvres.Elle dit : “Bah !.et en avant ! Elle appelle l'Amour ; il vient, et fis s’en vont tous deux, le coeur gonflé de désirs, d'espoirs, de rêves .L’automne fait tomber les feuilles.Pour mourir, les roses n’ont besoin que d’une heure.Il suffit d’une pmie pour chasser les oiseaux et d'un banal orage pour détruire leurs nids.Sur !e chemin de la vie, la jeunesse n'est qu'un coup de vent.Au beau milieu de la fête, même les plus esthousiastes éprouvent subitement l'instabilité de ce bonheur des vingt ans ; Ils s'arrêtent, étonnés, devant la réalité qui sans merci chasse leurs illusions comme le froid de l'automne chasse les hirondelles.Déjà, la jeunesse est finie ! C’est l’entrée dans la vie.c'est-à-dire dans la lutte.Je m'explique maintenant pourquoi les grand'mamans aiment tant la compagnie des jeunes.II semblerait d'ailleurs que les vieux ont besoin de la présence de ceux qui chantent leur printemps.Qu'importe les rides profondes, les cheveux blanchis par les hivers, les épaules courbées sous le poids des ans, les coeurs des vieilles mamans se conservent toujours Jeunes.Pourvu qu'elles aient l'estime et la sympathie des petits-enfants qui l'entourent, les vieilles mamans ne vieillissent pas.Cette satisfaction, la meilleure pour elles, adoucit leurs peines, leurs chagrins secrets, leurs douleurs physiques.Le soir, quand elles enfoncent leur corps usé et fatigué dans le grand fauteuil du vivoir et deviennent .subitement silencieuses après le récit d’une histoire du vieux temps, ne vous méprenez pas ; c'est au champ de leur jeunesse que se promènent leurs yeux rêveurs .• • • — Qu’est-ce que l'amour ?L’amour est de tous les âges.C’est un sentiment exclusif au coeur, et tant qu’il vibre le coeur est susceptible d'aimer.La jeunesse exalte et divinise l’amour ; rage-mûr le raisonne et l’amour devient la base de l'harmonie des foyers ; dans la vieillesse, c’est l’amour sanctifié, reconfort au seuil du crépuscule, selon l’expression d’un contemporain.L'amour ! Lacordaire disait, au cours d'une conférence ; "De Dieu à l'homme, et de la terre au ciel, l'amour seul unit et remplit tout.Il est le commencement, le milieu et la fin des choses.Qui aime sait, qui aime vit.qui aime se dévoue, qui aime est content ; et une goutte d'amour mise dans la balance avec tout l'univers, l’emporterait comme la tempête ferait d'un brin de paille”.Et le P.du Bosc d'affirmer : "Quand bien même nous allumerions la lampe, nous ne pourrions connaître la cause et la nature de l'amour.C'est un je ne sais quoi, qui vient de je ne sais où, se forme je ne sais comment, et nous enchante par je ne sais quelles choses" Et Madame de Staël dira quant à elle ; "Il est si beau d’aimer et d'être aimé que cet hymne de la vie peut se moduler à l'infini, sans que le coeur en éprouve de lassitude”.Trois opinions qui ouvrent tout un monde à la méditation.Et celle de Théophile Gautier : “Se livrer tout entier sans rien garder a soi, renoncer à sa possession et à son (bre ai bière, remettre sa volonté entre les bras d'un autre, ne plus voir par ses yeux, ne plus entendre avec ses oreilles, n'étre qu'un en deux corps, fondre et mêler ses à-mes de façon à ne plus savoir si vous êtes l'un ou l'autre, absorber et rayonner continuellement, etr-tantôt la lune et tantôt le soleil, voir tout le monde et toute la création dans un seul être, déplacer le centre de la vie.être prêt, a toute heure, aux plus grands sacrifices et a l'abnégation la plus absolue, souffrir à la poitrine de la personne aimée comme si c’était la vôtre ; o prodige, se doubler en sc donnant.Voilà l’amour !" Dieu a voulu créer le coeur humain pour qu'il puisse aimer.C'est ce qui fait sa grandeur et sa puissance.Enlevez-lui l’amour, et la source de tous les grands sentiments.des dévouements héroïques, des actions sublimes, devient entiè- rement tarie.L'amour, dans une vie humaine, c’est pour la jeune fille l'attente de l'ami qui tarde, les soupirs répétés, les regards à l’horloge, les moments d'anxiété .L'amour, c'est pour les amoureux les tourments de l'absence, les joies intimes du retour.Je bonheur secret de la venue d'une lettre, les promenades.les entretiens a voix basse, les déclarations premières, les aveux p us précis.; iressl en semble, les baisers pris en cachette, la grande demande .L’amour, c'est pour les mariés une bague qui glisse le long d'un doigt, un serment solennel, un beau matin, des cloches qui carillonnent.L'amour, c’est pour l’âge mur la maisonnette en bordure de la route, le riche appartement de ville ou le coquet logis de village, qui abritent, outre deux êtres épris l'un de l'autre, des cris d’enfants et des babillages joyeux.L'amour, c’est tout celai.Allez donc ensuite le définir ! Je comprends mieux maintenant pourquoi les vieux couples sont si profondément unis.Ils le .sont comme le lierre aux pans d'un vieux mur.Ensemble, ils ont traversé l’existence ; ils ont connu cie la jeunesse les douceurs et.les Joies profondes ; ils ont vu s'abattre au logis les enfants qui ont fait tout d'abord leur joie et qui font maintenant leur admiration : ils ont partagé en commun les joies et les deuil.:
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