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Titre :
L'Avenir du Nord
Hebdomadaire libéral fondé à Saint-Jérôme en 1897. [...]

Fondé à Saint-Jérôme en janvier 1897 par Wilfrid Gascon et le Dr Henri Prévost, L'Avenir du Nord est un hebdomadaire libéral de Saint-Jérôme créé pour rivaliser avec Le Nord, journal conservateur de la famille Nantel. La même année, Jules-Édouard Prévost, frère du Dr Prévost, est nommé rédacteur en chef et éditeur du journal.

Jules-Édouard Prévost crée une imprimerie commerciale afin de produire L'Avenir du Nord et d'ajouter à son offre commerciale de librairie et de papeterie, tentant ainsi de profiter de l'essor économique de Saint-Jérôme et de la région des Laurentides. Wilfrid Gascon participe au journal sous le pseudonyme de Francoeur jusqu'en mars 1902, année durant laquelle Jules-Édouard Prévost en devient propriétaire.

Par son appartenance à la famille Prévost de Saint-Jérôme, Jules-Édouard est héritier de la tradition des « Lions du Nord », notables et patriotes qui se sont imposés comme figures marquantes de Saint-Jérôme et des Laurentides au cours du XIXe siècle. Libéral modéré, il appuie Wilfrid Laurier à Ottawa et les libéraux à Québec. Jules-Édouard travaille de près avec son cousin Jean Prévost, député libéral de Terrebonne à Québec de 1900 à 1915, puis avec son influent successeur, Athanase David, de 1916 à 1936. Jules-Édouard Prévost est lui-même député libéral fédéral de 1917 à 1930, puis sénateur jusqu'à sa mort en 1943.

L'Avenir du Nord demande des réformes en éducation, domaine dans lequel Prévost est très impliqué. Cela l'amène à subir les foudres de la presse catholique et à se faire rabrouer à de multiples reprises par l'évêque de Montréal, Mgr Bruchési. Le journal profite de plusieurs occasions pour critiquer l'intervention politique du clergé.

L'Avenir du Nord est plus qu'un journal partisan. Il vise à couvrir l'actualité locale, régionale, nationale et internationale. En plus d'un contenu fortement politique, on y trouve des chroniques agricoles, médicales, ouvrières et littéraires. La colonisation, les transports, le commerce local et les industries régionales y trouvent aussi fréquemment leur place.

On trouve de nombreux textes littéraires dans les pages de l'hebdomadaire, qui publie les premiers textes de Claude-Henri Grignon (Claude Bâcle et Valdombre), du frère Marie-Victorin, de Robert Choquette et d'Adolphe Nantel. Louis Dantin est aussi un important collaborateur du journal. D'autres collaborateurs de renom passent au journal, comme Olivar Asselin, qui y fait ses premières armes au début du siècle, et le Térésien Lionel Bertrand, futur politicien et fondateur de La Voix des Mille-Isles, qui y participe de 1925 à 1936 à titre de chroniqueur, sous le pseudonyme de Céliber.

Des ennuis financiers et des problèmes de santé poussent Jules-Édouard Prévost à vendre L'Avenir du Nord aux frères Lucien et Jean-Berchmans Parent vers 1926. Les nouveaux propriétaires et leurs investisseurs sont d'allégeance conservatrice, mais Jules-Édouard Prévost conserve la direction politique du journal, ce qui occasionne des différends qui amènent les frères Parent à lui remettre le journal en 1935 pour fonder L'Écho du Nord. Les deux hebdomadaires mèneront une lutte acrimonieuse durant quelques années. Jules-Édouard Prévost quitte le journal en 1942, un an avant sa mort.

De 1940 à 1960, années durant lesquelles Hector Perrier, politicien et avocat, est propriétaire de L'Avenir du Nord, le journal demeure d'allégeance libérale et s'oppose à l'Union nationale de Maurice Duplessis. La concurrence de L'Écho du Nord et de la grande presse montréalaise rend la vie difficile au journal. Gérald Cyr lui donne un format tabloïd en 1965, mais le journal disparaît en 1969.

L'Avenir du Nord est tiré à plus de 2000 exemplaires dès sa première année de publication, nombre qui est maintenu durant de nombreuses années, puis le tirage augmente de façon régulière, passant de 4250 en 1933 à 6210 en 1960, puis à 7200 en 1965.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, vol. 4 : 1896-1910, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, p. 28-31.

BOURGUIGNON, Claude, « Région 15 - Laurentides », Histoire de la presse hebdomadaire au Québec, Montréal, Hebdos Québec, vol. 8, p. 9-16.

Fonds Famille Prévost (1734-1957), Bibliothèque et Archives nationales du Québec, BAnQ Vieux-Montréal (P268), Société d'histoire de la Rivière-du-Nord (P020).

LAURIN, Serge, Rouge, bleu - La saga des Prévost et des Nantel - Chronique d'un siècle d'histoire politique dans la région des Laurentides, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1999, 284 p.

Éditeur :
  • Saint-Jérôme :[s.n.],1897-1969, 1981-
Contenu spécifique :
vendredi 8 avril 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Avenir du Nord, 1938-04-08, Collections de BAnQ.

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U 1897-1938 SEUL JOURNAL DU DISTRICT de TERREBONNE EXISTANT DEPUIS PLUS DE QUARANTE ANS 1897-1938 ••LE MOT DE L’AVENIR EST DANS LE PEUPLE MEME ; NOUS VERRONS PROSPERER LES FILS DU SAINT-LAURENT" (Benjamin Suite) CHENIER SAINT-JEROME, P.Qué.Abonnement : S2.00 par année Directeur et Propriétaire Honorable JULES-EDOUARD PREVOST Publié par IMPRIMERIE J.-H.-A.LABELLE, l.tmttA» Saint-Jérôme mmijjt QUARANTE-DEUXIEME ANNEE, NUMERO 14 JOURNAL HEBDOMADAIRE — CINQ SOUS LE NUMERO LE VENDREDI, 8 AVRIL 1938 Au parlement fédéral A LA CHAMBRE DES COMMUNES Deux votes de confiance au gouvernement King Le 31 mars, la Chambre des députés a donné deux votes de confiance au gouvernement King, en battant les motions des crédit-sociailstes et des conservateurs par des majorités de 104 et de 125.Ces votes ont mis fin à un débat commencé 11 y a deux semaines sur une motion du leader crédit-socialiste Blackmore et un amendement du leader conservateur Bennett.La motion de M.Blackmore blâmait le gouvernement de ne pas avoir utilisé les ressources du pays pour mettre fin à la pauvreté et affirmait que la mise en pratique de la doctrine du Crédit Social constituait le seul remède.Elle fut battue par un vote de 157 à 53.La motion de M.Bennett admettait le bien-fondé des critiques de M.Blackmore, mais ajoutait que la politique crédit-socialiste n’apporterait aucune amélioration.Elle fut rejetée par un vote de 168 à 43.La motion conservatrice reçut l'appui de H.-H.Stevens, ancien ministre conservateur et leader du parti de la restauration ; de A.-W Neill, député indépendant de Co-mox-Albernl et de six députés CCF.Naturellement, les crédit-socialistes se joignirent aux libéraux pour voter contre.J.-S.Taylor, l’autre député Indépendant, vota avec le gouvernement.Le vote sur la motion Blackmore apporta de i’imprévu.Les conservateurs appuyèrent les crédit-socialistes aux rires et aux applaudissements moqueurs des libéraux.Les CCF se joignirent aux erédit-socia-iistes et aux conservateurs.Les deux députés indépendants et Mme George Black (cons., Yukon» votèrent avec le gouvernement.• • • L’aide aux chômeurs Parlant de la politique du gouvernement pour lutter contre le chômage, l’honorable Norman Rogers, ministre du travail, a dit que le gouvernement fédéral espère que les provinces comprendront la sagesse d’un amendement constitutionnel afin de permettre au gouvernement fédéral d’instituer et d’administrer un système d'assurance-chômage national avec, comme complément indispensable, un service national de placement.Le gouvernement, a-t-il dit, attend le rapport de la Commission Rowell avant de décider s'il doit assumer, comme le recommande la Commission nationale de placement, dans son entier, le coût de l'aide aux sans-travail après que le système d'assurance-chômage aura été mis en vigueur.Pour la même raison, le gouvernement fédéral est dans l'impossibilité de prendre attitude sur la proposition faite par certaines provinces d'assumer elle-même tout le coût de l aide aux chômeurs à la condition que le gouvernement fédéral leur abandonne certains impôts.M.Rogers n’a pas mentionné le nom de M.Hepburn, mais tout le monde a compris qu’il faisait allusion au premier ministre de l'Ontario.Celui-ci a proposé au gouvernement fédéral de se charger des secours aux chômeurs à la condition qu’Ottawa abandonne à sa province l'Impôt sur le revenu.Il ne conviendrait pas de négocier avec les provinces des amendements constitutionnels Importants avant que la Commission Rowell ait fait ses recommandations a dit M.Rogers.C'est pourquoi le gouvernement fédéral n'a pas encore pris de décision touchant la recommandation de la Commission nationale de placement, qu'Ottawa assume dans son entier l'aide aux sans-travail.L’cmploiement reste un problème majeur au Canada.Toutefois, l'a-mélloratlon de la situation permet d'être enthousiaste vis-à-vis de l’avenir, Le gouvernement ne s’en est pas remis à une politique de travaux publics pour remédier au problème, mais 11 s’est efforcé d'imprimer au commerce un nouvel essor et 11 a vu là la seule vraie façon d’aborder la difficulté.Le ministre a annoncé, entre autres choses, que le gouvernement allait continuer les octrois aux provinces pour secours aux chômeurs, l'aide à la Jeunesse et la contribution fédérale pour le retour à la terre.I* ministre a rappelé les grandes lignes de la politique d'aide aux sans-travail du gouvernement fé- déral au cours des trois dernières années et les recommandations de la Commission nationale de placement.Dans son rapport final, la corn-mission a indiqué l’industrie touristique comme se prêtant de façon idéale à faire disparaître le chômage par le moyen d’entreprises rémunératrices.Le ministre a dit qu’il trouvait excellente la suggestion de la commission et ajouté que le gouvernement allait annoncer des mesures pour le mettre en pratique.Peu de temps après l’accession au pouvoir du gouvernement King les octrois aux provinces furent augmentés de 75 pour 100 Le gouvernement fédéral ne s'occupe de secours direct que lorsqu’il est question de problèmes d’une portée nationale et lorsque les provinces et les municipalités ne peuvent s'en charger.D'abord, le fédéral, le provincial et les municipalités se divisaient le coût du secours direct à parts éga- | les En août 1934.le gouvernement: inaugura la politique des octrois j mensuels.Quand le gouvernement est arrivé au pouvoir, il y avait dans les camps de travail un nombre considérable de chômeurs.Il fit fermer ces camps I et procura de l’emploi aux sans! travail.Il posa la règle que dans j les entreprises de travaux de chômage, la moitié des hommes doivent être choisis parmi ceux qui reçoivent des secours directs.M.Rogers a parlé ici de la création de la Commission nationale de placement en 1936.C’était un orga- I nisme consultatif qui avait pour : mission principale de classer les ' sans-travail et de faire des recommandations au gouvernement., Le gouvernement travaille actuel- ' : lement à un vaste programme d'exploitation et de préservation de nos j richesses nationales.Une partie de j ce programme exige la collaboration ! des provinces.Le programme cora-prend des entreprises qui n'ont pas pour but premier de combattre !e [ chômage, mais de "développer le • I MELI-MELO UN PROJET DE LOI SUSPENDU Le bill Monette qui avait pour but de modifier la loi des accidents du travail de façon à remettre aux Juges de la cour supérieure le soin d’entendre des réclamations des accidentés a été suspendu Jusqu’à l’an prochain.Les syndicats ouvriers s’opposaient énergiquement à ce bill.• • • LES ETATS-UNIS ET LE MEXIQUE D'ACCORD Le Mexique a appris avec joie que son conflit avec les Etats-Unis, au ujet des expropriations de compagnies de pétrole est en bonne voie d'être réglé à l'amiable.Le secrétaire d'Etat Hull reconnaît que le gouvernement mexicain avait le droit légal d’exproprier les propriétés pétrolières des étrangers.On prétend aussi que le président Roosevelt est d'opinion que l'évaluation des Américains pour ces propriétés sera la somme des capi-iaux placés dans l'industrie, moins la dépréciation.• • • ADMIRABLE ANTHOLOGIE DES GRANDS AUTEURS CATHOLIQUES Sous la direction de Louis Chaigne et avec une préface de Paul Claudel, est publiée en souscription, pour paraître à Paris, à la fin du mois, une grande “Anthologie de la renaissance catholique" en deux tomes, l'un pour les poètes, l'autre pour les prosateurs.Dans sa préface.Paul Claudel présentera avec une satisfaction lyrique et passionnée la véritable floraison d'hommes d'immense talent, gloires des lettres françaises et souvent auteurs de l'avant-garde littéraire qui se vantent d'appartenir à la grande faT mille catholique.Le cas de Mauriac par exemple est frappant puisqu'il a publié des oeuvres très sombres dans une langue vigoureuse qui font de lui un des plus grands romanciers français et qu’il ne cache pas son entière soumission à la doctrine de l'Eglise.Un des buts de cette anthologie est précisément de montrer combien le catholicisme au lieu d'emprisonner les talents est favorable à leur éclosion.Le comte de Dampierre parle de la création d’un lycée français et catholique au Canada Le ministre de France proteste contre les mobiles ténébreux et suspects que certains prêtent au gouvernement français.pays, de préserver ses ressources et de créer du travail rémunérateur et durable”.Tout en restant dans la juridiction fédérale, il y a moyen de développer le pays de façon à créer de l'emploi et à augmenter le revenu national • • • AU SENAT La situation ferroviaire Un comité du Sénat composé de vingt sénateurs va étudier le problème ferroviaire.Le débat sur les chemins de fer s'est poursuivi au Sénat pendant plusieurs séances.Le 30 mars, le sénateur Raoul’ Dandurand, leader libéral, s'est déclaré opposé à l’unification de nos deux eompagnies-de chemins de fer.Il est d’avis qu'une administration unique ne pourra faire plus que le | comité chargé de réaliser aux deux réseaux des économiques par la collaboration.Le leader de la majorité conservatrice.l'honorable M.Arthur Meig-hen, a répété que si unification signifiait unification sous le contrôle de l'Etat, il y était opposé.Ce n'est qu'apres qu'un comité aura scrute le problème ferroviaire que le pays sera en état d’opter entre l’almalgamation et la coopération a dit le sénateur Dandurand.Personne n’est lié par les déclara-fions de sir Edward Beatty.“Nous savons qu’il conduit une campagne qui a pour but premier l'intérêt du Pacifique Canadien", a continué le leader du gouvernement."Mais il existe une chose qui domine le pays autrement plus que sir Edward Beatty et le Pacifique Canadien, et c’est l'intérêt général du Canada".Une des allégations en faveur de l'amalgamation que le comité devra scruter avec souci tout particulier est celle qui veut que l’amalgation fasse réaliser des économies de $75,000,000 par année.Touchant cette prétention, sir Edward Beatty évite de sortir des généralités.Jusqu'à présent il a eu le plancher pour lui .seul.Aucun officiel des chemins de 1er de l'Etat n'a encore exposé devant l'opinion le point de vue des chemins de fer de l'Etat.Les of-fields des chemins de fer de l’Etat dlllèrent d'opinion avec sir Edward Beatty à plusieurs points de vue et le comité devra dire s’ils ont ou non raison.L'honorable Arthur Sauvé, sur une question de privilège, a fait, le 31 mars, les remarques suivantes : "Ayant reçu quelques représentations commentant les remarques que j'ai faites sur la motion de l’honorable sénateur Beaubien, particuliérement celles relatives aux gares Viger et Moreau et au mauvais service, qu il me soit permis de donner une courte explication.Le Canadien Pacifique pourrait, jusqu’à un certain point, réparer l’injustice faite à l'Est de Montréal, en facilitant un arrangement avec le C.N.R.pour que la gare Viger serve au Canadien National, pour le réseau entre Québec et Montréal.Il deviendrait peut-être conséquemment possible alors pour le C.N.R.d'utiliser fructueusement l'hôtel de la Place Viger, surtout si le C PR.consentait à abandonner sa ligne entre Lanoraie et Joliette.Il y a comme cela, plusieurs cas de raccordement, de coopération, d’unification pour certaines brandies, et de classification.C'est ainsi que la petite ligne entre Salnt-Eus-tache et Saint-Thérèse, qui est sans profit pour aucune des parties intéressées, devrait être abandonnée pour faciliter une accommodation au public et un meilleur service au public par le C N.R.Il y a des échanges et des règlements possibles et faciles, avec du bon vouloir et du bon esprit public.• • • Le partage rationnel de la clientèle "Je le répété, nos voies de transport manquent de classification, de coordination et de la règlementation essentielle à leur indispensable rendement.Il devrait y avoir une entente entre toutes nos compagnies de transport pour le partage rationnel de la clientèle, non pour le contrôle des prix, en vue de taux plus élevés."On doit en finir avec ce genre de trust, mais pour une administration plus économique à base d'intérêt et de justice pour tous.Les gouvernements du pays ont un intérêt capital à s'entendre sur la classification de nos voles de transport et sur leur règlementation."Là est, la clef du règlement de la question de transport au Canada.Ce devrait être l'avis, la directive du Sénat qui est non pas une Chambre de démocratie mais un tribunal d’ordre et de Justice égale”."Je me garderai bien de prendre position à l’égard d’une question qui relève du domaine de l’éducation des jeunes Canadiens, que seules les autorités canadiennes ont le pouvoir de traiter.Mais, il ne m’est pas défendu, cependant, en me plaçant du point de vue français, d’exprimer le voeu que le projet de la création d’un collège français à Montréal se réalise pour améliorer nos rapports intellectuels”, a déclaré samedi dernier le comte Robert de Dampierre, ministre de France au Canada, après le dîner donné son son honneur au Cercle Universitaire.Le ministre de France a aussi protesté contre certaines arrière-pensées attribuées au gouvernement français.Il a dit que si ce dernier s’est montré en principe favorable à l'idée de la création du collège français et a promis de prêter éven-j tuellement son concours aux pro-I moteurs du projet, son seul désir [était de servir la cause de notre culture."Chercher dans son attitude d'au-I très mobiles, c'est méconnaître de la manière la plus injuste, et je dirais même la plus injurieuse, le sens patriotique et national des dirigeants j d'une France qui n'est pas ce que 1 certains pensent et qui n’a notamment jamais renoncé, que je sache, à affirmer dans le monde sa mission de puissance catholique.” .Le comte de Dampierre a même ajouté que “pour aboutir aux fins ténébreuses qu’on lui attribue, le Gouvernement de la République a pris pour intermédiaire l’éminente personnalité ecclésiastique qui dirige à Paris un établissement d'où sont sorti notamment Mgr d'Hulst, Mgr de Guébriand, le Général Gouraud.Denis Cobin, Edmond Rostand et tant d'autres .C’est tellement déraisonnable, dit-il, que je n'ai pas besoin d'insister.Je suis persuadé d’ailleurs avec le chanoine Méjecaze vous rassurera et vous laissera la conviction que la jeunesse canadienne ne court pas de notre fait un bien grand danger.” Le recteur de l’Université de Montréal, Mgr Olivier Mauralt, p.s.s., remercia le ministre de France et rendit hommage aux dons poétiques de la comtesse de Dampierre.Dans son allocution, il dit qu’il ne lui parait pas possible pour le Canada français de rester lui-même, s’il ne persiste pas à garder avec la France des relations étroites et continues et s'il renonce à se considérer, sous une allégeance britanninque, d’ail-leur loyalement consentie, comme une province intellectuelle de France.Il ajoute que l'empire français fondé par Champlain.Cavalier de la Salle et les missionnaires, n’est pas seulement un souvenir, c’est un privilège dont personne ne pourra nous dépouiller."Vous pouvez compter sur nous, monsieur le ministre : nous sommes ici pour y rester, avec notre âme, nos traditions.notre langue française, désireux de reprendre en cette partie du monde les gestes de la fille aînée de l’Eglise.Votre beau discours a été une promesse de collaboration.Nous n'avons jamais songé à attendre autre chose de vous.Mais vous nous tendez la main avec tant de grâce et tant de conviction que c’est un bonheur de la tenir chaudement dans la nôtre.” Le dîner, sous la présidence de M.Ernest Charron, réunissait une assistance aussi nombreuse que distinguée.On remarquait à la table d'honneur MM.René Turck, consul général de France à Montréal ; M.et Mme Ernest Charron, le sénateur Raoul Dandurand, le docteur et Mme W.Vignal, M.Richard Faivre, vice-président de la Chambre de Commerce française, et Mme Faivre, MM.Raymond Treuil, P.-P.le Comte, Arthur Barré, M.Léon Mercier Gouin, C.B.et Mlle Gouin.Les catholiques sont libres en France Une causerie du R.P.Bellouard, O.P.Ix> R.Père Bellouard, prédicateur du carême à Notre-Dame de Montréal.était l'hôte du club Saint-Denis.samedi dernier Le distingué religieux français y a fait une causerie intitulée : "Ce qui se passe là-bas”.Avec humour et une connaissance précise des faits, il a redressé les Idées fausses que trop de gens entretiennent au sujet de la France.Voici quelques extraits de la causerie du Père Bellouard : Injustices Parce qu'on volt dans les pays d'à côté des gens qui ont l'air dociles, qui suivent comme des moutons, qui semblent soumis à leurs gouvernements.ne disent jamais rien d’inquiétant, ne rouspètent jamais (comment d'ailleurs pourraient-ils le faire puisqu'il leur est défendu d'exprimer des opinions personnelles), on dit que le peuple français a perdu le sens de l'ordre, le sens de la discipline et celui de l'autorité ! En France, si vous avez envie de tousser dans un tramway, vous toussez.Si quelqu’un n’est pas content du gouvernement, il le dit.Ceux qui ont envie de rouspéter, ils rouspètent librement.Et chacun se soulage quand et comme 11 le veut de ses petites rancunes politiques.Mais cela n’a pas d’importance.Les principaux caractères de la race française, ce sont une belle spontanéité, une magnifique sincérité, une parfaite franchise.Les Français sont turbulents.Ils aiment se donner un petit air d’être un peu en révolution.Mais il y a au fond du peuple français une grande et rassurante stabilité et, dos qu’un mauvais vent s'annonce à l’horizon, l’unanimité se fait instantanément.Eh ! bien, J'aime mieux ceux qui disent tout haut ce qu’ils pensent, ceux qui rouspètent, que ceux qui ne disent rien.Le plus souvent c'est parce qu'ils n'ont rien à dire."La France est victime d’on ne sait quelle mauvaise volonté.Il y a, par exemple, cette Injuste publicité j qu'on donne aux mauvaises nou-[ velles qui viennent de France.Il y ! a eu des grèves en France.Et les journaux leur ont consacré des colonnes et des colonnes et en ont j parlé comme de choses terrifiantes.' Dans le même temps, il y avait aussi des grèves aux Etats-Unis.Elles [ont à peine fait l'objet d’entrefilets j dans les journaux.Or il est arrivé cette chose remarquable, et à mon 'sens admirable, que les grèves fran-j çaises se sont réglées sans qu’il y ait une goutte de sang versée.Aux Etats-Unis, à certains endroits, les agents de police ont du charger sur la foule.A un endroit, en particulier» il y eut de trente à cinquante morts.Les journaux ont simplement rapporté le fait, brièvement.Et les grèves en France, on leur ' consacrait de grandes pages.On commet des injustices dans les appréciations.Les catholiques français “Ainsi, on plaint beaucoup les catholiques français.Mon séjour au Canada est très agréable.Mais je ne serai pas puni, à mon retour en j France, d’avoir fait ici un séjour agréable.Les religieux sont bien au Canada.Us sont aussi très bien en France.Dans ce pays-là, vous savez, on n'est pas aussi bête o.u'on ! en a l’air ! “Les catholiques en France ont [ tout, ce qu'ils veulent et ils peuvent J entreprendre tous les apostolats qu'ils veulent.Us peuvent se dévouer tant qu'ils le veulent pour les oeuvres qu'ils choisissent.On est là dans une bonne atmosphère de liberté.Les catholiques, par exemple, ont leurs écoles comme ils les désirent.Us ont des collèges libres, dos maisons d’enseignement secondaire libres et, audessus, leurs universités."En France, il y a les lycées.Mais à côté des lycées, 11 y a les patronages.Et les lycéens ont des chape-iSuite à la deuxième page) LETTRE DE QUEBEC M.Duplessis abroge sa législation.— $50,000,000 pour la voirie.— La spoliation.— Des députés fonctionnaires.La semaine dernière, l'Assembléequi attente à la propriété privée.Il législative a pressé le travail de la session que Ton espère terminer avant Pâques.Le travail s'est fait parfois dans l'harmonie mais plus souvent en manifestant avec acrimonie ce qui sépare le gouvernement de l’opposition.Ce dernier a fait abroger la loi votée Tan dernier et qui donnait préséance au texte français dans l’interprétation des lois.Le premier ministre a expliqué ce changement ; M.Bouchard a rappelé qu’il avait prédit les difficultés relatés par le premier ministre.• • • Par un vote de 47 à 6.la majorité ministérielle a voté, le 1er avril, les résolutions et la loi autorisant le gouvernement à dépenser, en l’espace de quatre ans, pour des travaux de voirie, une somme de $50,000,000.Le vote a été pris lors de la deuxième lecture des résolutions.Les députés de l’opposition, MM.Bouchard, Bastien en tête, ont mené la lutte contre cette dépense qu'ils jugent extravagante, parce que disproportionnée aux moyens de la province, étant donné la dette.MM.Bouchard et Bastien ont soutenu que le gouvernement peut déjà disposer de $19,000,000., cette année, pour des travaux de voirie, et qu’il n’a pas besoin de ce montant de $50,000,000.M.Duplessis a nié cette prétention.• • • M.Duplessis a présenté une loi enlève aux propriétaires du pont de Bellefeuille une partie de leur revenu, sans expropriation ni compensation.MM.Bouchard et Bastien ont dit que M.Duplessis agissait comme au Mexique et en Russie.M.Bouchard a déclaré, au nom de l’opposition libérale : "Nous allons voter contre ce bill parce que nous sommes contre la spoliation.” • • • Deux lois nouvelles de l’Union dite Nationale, pour l’adoption desquelles le gouvernement a dû recourir au vote, consacrent le principe qu'un député de l’Assemblée législative peut être nommé fonctionnaire et recevoir une rémunération et le paiement des dépenses qu’il aura faites dans l’exécution de ses services, tout en restant député.Pour nommer M.Anatole Cari-gnan (U.N.Jacques-Cartier) président d'une commission qui établira l’étendue des exemptions et commutations de taxes municipales et scolaires, et pour nommer M.Laurent Barré (U.N.Rouvilie) président d'une deuxième commission qui négociera le rachat des rentes seigneuriales, le ministère suspend les clauses qui ont toujours garanti jusqu'à ce jour l’indépendance des députés, en défendant toute tentative directe ou indirecte de la part du gouvernement, de les détourner, par de l'argent, de leurs fonctions de législateurs et de représentants du peuple.Le faux catholicisme politique dénoncé la presse associée publie, en date du 2 avril, la dépêche suivante venant de la Cité du Vatican : Un nouveau facteur dans les relations entre le Vatican et l’Allemagne s'est manifesté au cours d’une émission radiophonique où le Vatican a fait allusion aux pasteurs qui “ne reconnaissent plus le loup sous les vêtements de l’agneau”.L’orateur — dont le nom ne fut pas mentionné à la radio — prononça son allocution en allemand.U dit que celle-ci avait trait à la lettre pastorale par laquelle le cardinal Théodore Innitzer, archevêque de Vienne demandait dimanche dernier un vote en faveur de l'union austro-allemande à l'occasion du plébiscite du 10 avril.L’orateur parla des prêtres qui "ont foi aux promesses en dépit des tristes expériences du passé et, par dessus tout, en dépit de l'avertissement donné par le Pasteur suprême.” Les autorités du Vatican ont conservé une réserve absolue au sujet de la portée de cette émission.Cette allocution vient à la suite d'une déclaration où le journal du Vatican, l’Osservatore Romano, affirmait que le Vatican n'avait pas été consulté par le cardinal autrichien avant ou après la publication de la lettre pastorale.Faisant allusion aux attaques portées contre le “catholicisme politique" par le national-socialisme, l'orateur dit : "Le catholicisme politique dans le véritable sens du mot signifie que le Pape ou l’évêque des fidèles doit voir | à ce que les dogmes du Créateur et Rédempteur soient pratiqués en ' tout ce qui a trait à la création, dans l’Etat comme dans la société."Quiconque désire attaquer et ' diffamer ce catholicisme comme religion et christianisme véritable I combat le christianisme avec toute [ la force criminelle du pouvoir de l’Etat.Faux catholicisme "U y a cependant, poursuit l’orateur, un faux catholicisme politique.Ce faux catholicisme politique est plutôt constitué de moeurs et manières d'agir des catholiques, qu'ils soient simples fidèles ou pourvus de fonctions publiques, qui n’agissent qu'avec une prudence excessive et en s’adaptant faiblement aux événements actuels ou anticipés.”11 ne fait pas de doute que ce faux catholicisme politique a souvent causé dans le cours de l’histoire un tort considérable à l’honneur et au prestlque de l’Eglise, partlculiè rement dans les périodes où les ad- versaires du christianisme se vantent de la fermeté de leurs propres principes et accusent les chrétiens de lâcheté spirituelle."Les dommages sont beaucoup plus considérables lorsque ceux qui ont été désignés comme gardiens de la loi morale de Dieu, sont guidés par cet esprit de faux catholicisme politique, particulièrement à l’instigation des puissants et des heureux du jour."Mais il se peut que les yeux de ces pasteurs ne reconnaissent pins comme c'est leur devoir, le loup sous les vêtements de l'agneau et aient foi dans les promesses en dépit des tristes expériences du passé et.par dessus tout, en dépit de l’avertissement du Pasteur suprême.” La déclaration dit qu’il n’est pas "du devoir des autorités ecclésiastiques de parler des succès économiques, sociaux et poUtiques d’un gouvernement et d’apprécier ces mêmes succès.” Continuant par une allusion aux pasteurs qui “font preuve d’imprévoyance en se joignant aux victorieux du Jour” alors que “les simples fidèles de toutes les classes, fatigués des enseignements fondamentaux de la parole de Dieu, embrassent le naturalisme”, l’orateur ajoutait : "Le faux catholicisme doit être condamné et flétri.“A cause de sa laideur intérieure, ce faux catholicisme ne peut être toléré devant le trône de juge du Christ." Une dépêche de la Cité du Vatican.en date du 4 avril, dit : Une agence de nouvelles du Vatican a annoncé samedi que la déclaration de Radio-Vatican sur la situation autrichienne vendredi soir a été irradiée hors la connaissance du secrétaire d’Etat de Sa Sainteté.Le secrétariat du Vatican a dit qu'il n’avait rien à déclarer officiellement au sujet de la causerie elle-même.L’Osservatore Romano n’en a fait aucune mention, ni avant ni après son émission.• • • Désaveu formel de l'attitude de l’Episcopat Autrichien”: C’est l’expression même qu'emploie La Croix, organe officieux de l’Eglise de France à propos de l’allocution diffusée par le poste radiophonique du Vatican.Cette mise au point ne suscita d’ailleurs aucune surprise dans les milieux sacerdotaux français en relation directe avec Rome qui, dès le début de la semaine dernière, étalent informés de l’accueil réservé par le Saint-Siège à l’Initiative du cardinal Innitzer. Saint-Jérôme, le 8 avril 1938 Page deux L’AVENIR DU NORD A L’ETRANGER EN ESPAGNE Franco sur le chemin du succès L'ofïensive nationaliste est entrée dans sa phase décisive, car l'armée de Franco suit maintenant la principale route qui conduit à Barcelone et à la vallée de l'Ebre qui mène à la Méditerranée, après s’être emparée de deux objectifs immédiats.Lérida et Gandesa.Durant la 4e semaine de l'offensive.et le 21e mois de la guerre civile d'Espagne, les légions franquistes ont pénétré dans la forteresse vitale de la milice du gouvernement.et espèrent s'emparer de Barcelone, la capitale provisoire.Les troupes navarralses du général Garcia Valino et la division italienne de la flèche noire s'avancent contre le village de Cherta.à envi- Les catholiques sont libres .(Suite de la première page) lains.Après les cours du lycée, les élèves catholiques se rendent au patronage.Et là ils sont instruits parfaitement au point de vue religieux.Les professeurs des lycées et ceux des patronages, sauf de rares exceptions, sauf de rares anti-catholiques militants, ne se cherchent pas chicane.A Lyon, par exemple, il y a une grande maison d’enseignement laïque qui compte je ne sais combien d’élèves.A côté, il y a un grand patronage dirigé admirablement par un père jésuite.Quatre ou cinq cents élèves du lycée fréquentent régulièrement le patronage et l’on n'a jamais entendu dire qu’un de ces jeunes catholiques ait été victime de brimades pour avoir fréquenté le patronage.Chacun fait sa petite affaire, chacun s’occupe de ce qui le regarde et tout le monde est libre, dans le domaine de l'enseignement, comme dans les autres “Les catholiques en France, c'est entendu, ne possèdent pas la protection officielle de l'Etat.Mais ils ne souffrent pas de persécution.Ils ne sont ni embêtés, ni protégés, et c'est peut-être la meilleure formule.H n’est pas bon d'être combattu, mais il n'est pas meilleur d’être trop protégé.Les bienfaits peuvent devenir aussi fatigants dans l’existence que les sottises.Il faut sans cesse dire merci.Les bienfaits créent des liens; il faut remettre.Il y a des compromissions.L'Eglise n'est pas très riche en France, mais elle est très agissante.Il existe entre l’Eglise et l’Etat une réelle bienveillance qui permet aux catholiques d'accomplir leur tâche en toute liberté.Et s’ils ne font pas plus qu'ils ne font, la faute n’en est pas à l’Etat.Si nous ne faisons pas plus de bien que nous en faisons, la faute n’est à personne, si ce n’est à nous.Car, encore une fois, nous sommes libres.Et je me suis laissé dire par quelqu'un qui est digne de confiance que Pie XI a déclaré un jour que la France était le pays qui lui avait causé le moins de tracas.Que ceux qui s'inquiètent de mon sort se rassurent.Ce n’est pas dans une "galère" que je retournerai, quand je retournerai en France.Le gouvernement français "Il y eut un temps où il faisait meilleur d’être Français que Canadien.Aujourd'hui, ce n’est pas la même chose.Vous êtes sûrement favorisés.Vous avez de la chance d’être dans le Nouveau-Monde étant donné que, l’Ancien, on ne sait pas trop sur quelle espèce de stabilité il a envie de s’établir.Sans doute, si un grand conflit se produisait, vous y seriez plus ou moins indirectement engagés, mais cela vous touchera beaucoup moins profondément que nous.Vous n’aurez pas les mêmes motifs que nous de combattre Quand vous parlez de la guerre, vos inquiétudes sont différentes de celles des Français qui en discutent.Elles n'ont pas le même poids.Vous êtes chanceux, mais, en France, nous ne sommes pas sombres.Nous sommes confiants.Nous nous fions à nos chefs.Et il faudrait que, de loin, on juge notre gouvernement avec quelque modération.Il est bien sûr que les chefs politiques de la France désirent le bien du peuple français comme chacun de nous.Et il faut bien admettre que la tâche des dirigeants des peuples sages, paisibles, qui veulent maintenir la paix au milieu de nations agitées et qui ne savent pas comment s’y prendre, n'est pas facile.S’ils tentent d’agir dans un sens, il sont critiqués.S'ils se reprennent et se dirigent dans un autre sens, ils sont encore critiqués.J'aime sincèrement mieux être à ma place qu’à la leur.Ils veulent bien faire des concessions pour conserver la paix, mais il ne faut pas que ces concessions aillent trop loin.Nos chefs sont intelligents.Ils le sont vraiment.Nous le savons.Et ils veulent indubitablement le bien du pays.Nous n’avons aucune espèce de raison de suspecter leur patriotisme et nous avons confiance en eux."Quelles que soient vos opinions politiques, au-dessous de votre loyauté britannique, pour laquelle j’ai le plus profond respect, il doit rester dans votre coeur un certain petit quelque chose qui vous rattache encore à la vieille France.Consldérez-la donc avec quelque indulgence.Ce serait une forme de reconnaissance.Et soyez-en fiers.La France n’est peut-être pas le premier pays du monde, mais ceux quhen sont, croyez-le, ne sont pas fâchés d’en être".ron 6 milles au-dessus de Tortose qui surplombe la Méditerranée, après avoir dépassé Gandesa hier.Les maures du général Juan Ya-gue, après être entrés dans Lérida, ont lancé des avant-gardes sur la route de Barcelone, située à 80 milles à l’est, tout en effectuant le nettoyage des derniers défenseurs de Lérida qui opposèrent une vive résistance.De chaque côté de ces deux principales lignes d’attaque, les deux ailes de l'armée de Franco s’avancent vers la frontière française des Pyrénées, au nord, et vers la côte méditerranéenne au sud-est, et menacent d'isoler et de conquérir la Catalogne.Corps-à-corps terribles Le gouvernement a dû céder Lérida, la clef historique de la Catalogne.après de terribles combats corps-à-corps.Les troupes de Ya-gue, qui cernaient la ville, ont été accueillies par une violente contre-attaque en poursuivant l'occupation.20 chars d’assaut du gouvernement et un corps de 10.000 hommes s'avancèrent le long de la rive droite de la Sègre et entrèrent dans Lérida pour attaquer les Maures et les soldats de la Légion étrangère.Les franquistes tinrent bon durant l'assaut, repoussèrent la milice et s'emparèrent des principaux endroits statégiques de la ville.Ils hissèrent leur drapeau au haut de la tour de la cathédrale.Les chars d'assaut et les autos blindées des franquistes roulèrent ensuite à travers la ville en crachant la mitraille sur les maisons et dans les rues tortueuses où la milice combattait en- Tristesses et sourires M.Duplessis, le chef des PURS, devait abolir toutes les commissions créées par le gouvernement libéral.Or, non seulement il les a maintenues sous des noms différents : “office", "bureau”, etc., mais il ne cesse d'en établir d’autres.sans parler des "commissions" qui arrondissent la bourse de ses nombreux contracteurs.Voici qu'il vient de fonder deux nouvelles commissions.L'une fera enquête sur les exemptions et commutations de taxes, et l’autre établira la valeur réelle des droits seigneuriaux.Cette contradiction “nationale" est aggravée par le fait que des députés très PURS feront partie de ces commissions et seront payés en plus de recevoir leur indemnité parlementaire.Ça va bien pour les PURS 1 core.Milliers de réfugiés en France L’exode des réfugiés en France, militaires et civils, se continue.Les gardes-frontières disent que 5,440 miliciens sont arrivés à Bagnères-de-Luchon.et ont été rapatriés, dont 258 dans l'Espagne nationaliste.par Hendaye.et les autres dans la Catalogne, par Cébère.Barcelone reste calme en face de l'offensive franquiste.Les aliments se font rares, mais, la situation générale n’est pas désespérée.La danse des millions.Le parti des grands hommes de la haute politique des réformes sociales et économiques jongle avec les millions qu'il emprunte.Après avoir emprunté 3126,000,000 depuis dix-huit mois, il vient de se faire voter 550,000.000 pour la voirie.C'est bien le plus sûr moyen, en effet, de nous mettre dans le chemin.A ce sujet, M.Bouchard, chef parlementaire de l'opposition, a dit à l'Assemblée législative, que le gouvernement devrait se contenter des dix-neuf millions mis à sa disposition dans le budget.II ajouta qu'on a déjà commencé à dépenser ces dix-neuf millions.Il regretta l'absence du ministre de la voirie.La Chambre, a-t-il dit avec raison, a le droit de savoir quel plan on lui propose.Au lieu de voter à l’aveuglette sur un plan qui n’existe peut-être que dans l’imagination du premier ministre, elle devrait être appelée à se prononcer sur le genre de dépenses qu'on veut faire.II répète que ce montant de 50 millions est exorbitant, qu’il n'a pas sa raison d'ètre.Et M.Duplessis et tous ses moutons de bêler ensemble : “Que nous importe ! Nous sommes les PURS qui avons reçu du peuple le mandat d'endetter la province pour un demi-siècle à venir".La grande comédie du salon de la race LA DISPARITION DE “L’ECHO DE PARIS” Deux grands journaux conservateurs modérés.I.e Jour et L'Echo de Paris, ont annoncé leur fusion à partir du 26 mars, tel est le résultat de la situation difficile dans laquelle se débattait depuis plusieurs mois L’Echo de Paris.Celui-ci avait été fondé le 12 mars 1884 par Aurélien Scholl et Valentin Simond.Il fut le premier des grands journaux littéraires du siècle dernier.Il comptait alors une collaboration éblouissante Edmond de Goncourt, Alphonse Daudet.François Coppée.Catulle Mendès.Octave Mirbeau.Anatole France.Paul Bourget.Paul Marguerite.Francisque Sarcev, Georges Courteline, Marcel Schwob.Jean Lorrain, Théodore de Banville, Jules Renard, Henri de Régnier.Alfred Capus.Maurice Barrés, J.-K.Huys-mans, Abel Hermant,, Marcel Prévost.Guy de Maupassant, etc .tandis que Forain, alors en possession de toute sa verve cruelle, contribuait des dessins quotidiens La fondation du Journal, il y a une quarantaine d'années, fut le premier coup porté à L’Echo de Paris, qui cessa d’ètre le premier journal littéraire de Paris.S'orientant alors davantage vers la politique, il devint l'organe des conservateurs catholiques modérés.A ce titre, il exerça jusqu'à l’année dernière une influence considérable sur la politique française.Les noms d’Albert de Mua, de Maurice Barrés, du général de Castelnau illustrèrent cette période Selon le mot de son directeur.Henry Simond.à François Mauriac; de l'Académie française, qui lui demandait de définir la position du journal ; “L’Echo de Paris.c'était une dame en grand deuil et dont le fils est à Saint-Cyr." Il y a quelques mois, des difficultés avec son conseil d’administration amenaient le directeur Henry Simond à démissionner et à fonder un quotidien de même tendance.l’Epoque, avec une partie de la rédaction de l’Echo de Paris qui l’avait suivi, Simond mourut deux mois plus tard L'Epoque, dirigée par Henry de Ké-rillis, chef du centre de propagande des Républicains nationaux, continue à paraître.Mais l'Echo de Paris, devant des difficultés sans cesse accrues, allait cesser de paraître.Il vient d’être racheté par Léon Bail-by, directeur du journal le Jour.Léon Bailby, ancien directeur de l'Intransigeant, a fondé le Jour il y a quatre ans en lui donnant la même tendance politique que l'Echo de Paris, mais avec un ton plus vif Trois des plus brillants collaborateurs de l’Echo de Paris : Henri Bordeaux, de l’Académie française, le député Louis Marin, président de la Fédération républicaine, et le général Duchéne, ancien membre du conseil supérieur de la défense nationale, passent à la rédaction du Jour.Les bureaux de l’Echo de Paris se trouvaient place de l’Opéra, au centre de Paris, et la foule était habituée, les soirs d’élections, à se masser devant l’immeuble de ce journal pour lire sur les transparents les résultats du scrutin.Sa disparition laissera un vide dans la vie parisienne.Depuis qu’il se dit moins de bêtises et de grossièretés à l’Assemblée législative on n’entend plus les députés René Labelle et Hermann Barrette.Ils n’ont plus rien à dire, les POVRES ! Et le banc de sable est toujours de boue ! Le marché du gravier est-il à la baisse dans le comté de Terrebonne ?Que de promesses d’un certain polichinel sont fondues en même temps que la neige ! L’entrepreneur de la route, de Saint-Jérôme au pont Bélair reçoit 10Ç£ sur le coût des travaux.Cela explique bien des choses .POLLUX.L’enquête des comptes publics qui s’est poursuivie depuis quelques semaines.n’a pas soulevé d’incidents bien sensationnels.M.Duplessis s’est pratiquement contenté de ressasser les vieilles histoires de Daigle et Paul et d’assigner de nouveau M.Charles Lanctôt.Jamais dans l’histoire parlementaire d’un pays, on n’avait assisté à de semblables procédés d'intimidation.Jamais auparavant on n’avait vu un chef de gouvernement se complaire à Jeter à intervalles réguliers de prétendus scandales en pâture à l'opinion publique.Il serait en réalité miraculeux de constater que pendant les quarante années de l'ancienne administration libérale.il ne se serait produit aucun scandale, il ne se serait glissé aucun abus.En 1936 le régime libéral de Québec, demeurait le plus vieux gouvernement du monde entier En face des accusations portées et des soupçons planant sur certains hauts fonctionnaires provinciaux.U incombait de nommer une commission impartiale présidée par un magistrat pour instituer j une enquête.Cette procédure avait1 été suivie par l'ancien premier mi- j nistre de la province Le "Devoir" j écrivait alors, qu'une commission parlementaire expédierait avec beaucoup plus de célérité cette pénible besogne.Au lieu d'ordonner une enquête devant un ou plusieurs juges, M.Duplessis jugea préférable de recourir à un comité de la Chambre domine par ses propres partisans.Si encore le premier ministre avait chargé un de ses collègues de conduire cette commission d’enquête ; mais non.il tint à diriger lui-mème les séances et à contre-interroger personnellement les témoins assignés.C'est la première fois datas les annales du régime parlementaire, qu'un chef de gouvernement, non seulement préside, mais agit lui-même comme accusateur.poursuivre.L'ancien premier ministre lui avait répondu : "Nous allons rencaisser, poursuivez-nous”.A la suite d’une seconde enquête, M 1 Duplessis a établi que M.Antoine Taschereau avait reçu une autre somme en intérêts.Mats il n’a pas encore encaissé un sou II n’a même pas envoyé de compte, ni intenté de poursuite civile ou criminelle.M.Duplessis n’avalt-11 pas affirmé au cours de la campagne électorale de 1936, que les scandales découverts en 1936, ne constituaient que un centième de un pour 100 des révélations à venir ?Depuis cette époque, aucun fonctionnaire ou protégé de l'ancien régime n'a été appréhendé, et pas un seul sou n'est rentré dans les coffres du trésor provincial.Fidèle CACAMBO (En Avant).REPANDANT UNE MAGIE de COULEURS La commission de placement recommande une politique de logements à bon marché U n’est pas nfeessatro a tire magicien pour apporter un embellUscmeat Initantané à votre maison, la marie de» 30 couleur» d'arc-en-cici NAKVO est un charme qui transforme.Une seule application suffit.Ideal pour tout genre de meubles, murs, planchers ou toute autre surface en bois ou en métal.NAIiVO est peu coûteux, facile d'application et sèche rapidement en un fini dur comme l'ébène et défiant l'usure.THE MURPHY COMPANY LIMITED Le rapport soumis aux communes préconise l’assurance - chômage nationale et la diminution des travaux publics.ESSOR AU TOURISME En outre, le comité des comptes publics ne siégera point en permanence durant la session de 1936; depuis plus d’un an et demi, ses membres n’ont tenu que des séances de quelques heures, pendant une quinzaine de jours lors de trois sessions consécutives.Après dix-neuf mois d’Union Nationale.M.Duplessis en est encore à exhumer la vieille affaire Lanctôt, qui aurait dû être vidée depuis plus d’un an.Son mi- j nistère a même continué pendant plus de douze mois à servir une pen- i sion à l’ancien assistant-procureur général de la province.Maintenant que ce dernier est gravement malade.le premier ministre parle de le faire appréhender A-t-on jamais assisté à semblable comédie ?Quant à M Antoine Taschereau, le gouvernement ne lui a pas encore fait parvenir son compte pour les intérêts qu'il aurait illégalement retirés.C’était le gouvernement Godbout qui avait perçu la somme de S15.000 de M.Antoine Taschereau.Ce dernier s'était présenté au bureau de M.Godbout avec un chèque de S15.00Û représentant les intérêts.et demandant de se faire L’INDUSTRIE TEXTILE Rapport de l’enquête fédérale Le rapport du juge W.-F.-A.Tur-geon sur l’industrie textile a été déposé sur la table de la Chambre des communes.11 comprend 180,000 mots et souligne la responsabilité que les employeurs assument envers le pays, lorsque leur industrie jouit d’une protection douanière.On trouve dans ce rapport, déposé de- devrait examiner l’à propos d'user de la protection douanière pour faire comprendre aux entreprises qui en bénéficient que cette protection est un privilège, et qu'elles pourraient en être privées, si elles ne sont pas à la hauteur de leurs responsabilités envers le public.L'assurance - chômage nationale, telle que déjà projetée par le gouvernement fédéral, exigera un système supplémentaire de secours-chômage, lequel ne saurait être mieux administré que par le Dominion.Voilà ce que déclare le rapport de la Commission nationale de placement, déposé le 1er avril, sur la table de la Chambre des communes par le ministre du travail, l'honorable Norman Rogers.Toutefois, la Commission reconnaît qu'il existe certains obstacles à ce que le gouvernement fédéral assume immédiatement la responsabilité des secours-chômage, et ajoute : “Il faudra pour cela que la Commission royale qui enquête sur les relations fédérales-provinciales détermine les bases financières d'un semblable système, et qu’à la lumière de toutes les opinions elle se prononce sur l’à-propos d'autres changements constitutionnels et financiers."
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